UN PROGRAMME POUR LA PRESIDENCE FRANCAISE DU G-20, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité.

Quel diagnostic et quel projet le nouveau président du G20 peut-il présenter à ses collègues européens ? L’Union Européenne est actuellement le modèle le plus avancé d’ordre politique et économique multinational démocratique. Voici une proposition :

1. La crise des subprimes provisoirement résolue par l’inflation des dettes publiques démontre l’absence de règles de solvabilité efficientes appliquée aux États, banques centrales et opérateurs financiers.

2. Des règles efficientes de contrôle du crédit auraient dû limiter a priori l’endettement de tout emprunteur à une évaluation robuste de sa capacité de production de valeur, auraient dû produire des signaux d’anticipation des dérives possibles et auraient dû garantir des moyens de désendettement non liés aux dettes publiques.

3. La réserve de valeur en dernier ressort substituable aux excès de crédit trop massifs pour être supportés par les prêteurs acheteurs de risque est la fiscalité ; or la matière fiscale s’évapore dans l’espace international hors de portée des États mis en compétition dans leur financement sur leur espace restreint de démocratie.

4. Le système financier mondialisé surplombe les États ; il peut sans limite économique et juridique domicilier la richesse produite hors des États de droit qui en sont la cause ; l’absence de responsabilité mondiale de régulation financière pousse la finance à détruire rationnellement ses sources de valeur nationales.

5. Les monnaies nationales traduisent le prix et le coût des souverainetés ; le dollar d’utilisation internationale est écrasé par un coût de souveraineté mondiale sans rapport avec le prix de la souveraineté des États-Unis ; l’équilibre entre prix et coût de la souveraineté est impossible en l’absence d’alignement d’une monnaie nationale sur les seuls intérêts nationaux d’émission.

6. L’Union Européenne est la seule communauté démocratique multinationale économiquement intégrée avec plusieurs monnaies (euro, livre et de fait franc suisse) ; la crise de la dette publique dans la zone euro démontre l’impossibilité de rééquilibrer des budgets nationaux avec une monnaie commune sans budget commun ; les intérêts nationaux à l’intérieur de la zone ne sont pas alignés sur la monnaie commune.

7. Il existe deux instruments financiers l’option de change et l’option de garantie de crédit (Credit Default Swap) qui permettent de garantir la valeur d’une monnaie et la valeur d’une dette ; le nominal de ces instruments signale le prix d’équilibre de la monnaie en dette (change) et de la dette en monnaie (CDS) ; ces instruments sont actuellement négociés hors d’un marché organisé qui identifie les opérateurs engagés, la nature et la mesure de leurs engagements.

8. Un marché international organisé d’option permettrait la cotation, indépendamment d’intérêts nationaux, des monnaies par les dettes et des dettes par les monnaies ; les taux de change, la valeur des dettes publiques et privées sous-jacentes et les primes de risque correspondantes pourraient être arbitrées pour que les primes de risque souscrites garantissent la valeur internationale des dettes en valeur internationale des monnaies.

9. Un marché international d’option organisé sous couvert de l’Union Européenne (s’il est impossible aux États-Unis de s’y associer) coterait les dettes et monnaies européennes par une négociation équitable entre tous les épargnants, les investisseurs et les emprunteurs publics ou privés sans restriction de nationalité ; il en ressortirait des normes potentiellement universelles de solvabilité et d’équilibre monétaire selon la production, les échanges et la consommation de valeur réelle.

10. La position de marché globale sous-jacente aux nominaux d’option de change et de CDS du marché commun d’options définirait une unité de compte internationale par l’équilibre effectif des échanges de capitaux et de dettes ; la monnaie universelle ne proviendrait plus d’un équilibre politique international introuvable mais d’un équilibre multinational de l’économie mondiale.

11. La valeur de la monnaie mondiale et des monnaies nationales seraient mise sous le contrôle de la démocratie européenne et mondiale par le marché ; les politiques d’émission monétaire seraient rationnelles et prévisibles selon des choix exprimés sur un marché soumis à la Loi du bien commun rationalisé par des engagements financiers garantis non révocables.

12. L’épargne réelle internationale serait massivement investie dans la nouvelle monnaie soustraite aux rivalités politiques et économiques par l’intermédiation d’un marché d’égalité de droit ; la nécessité pour les emprunteurs de chercher la liquidité là où elle serait collectée et garantie les soumettrait à la transparence et à l’honnêteté de leurs comptes et de leurs anticipations économiques.

La sortie de la crise est impossible sans la liquidation des pertes nationales et internationales accumulées dans les dettes publiques et bancaires et dans la création monétaire. Le mécanisme de l’option négocié sur un marché équitable et transparent générerait une répartition des pertes entre les emprunteurs solvables et les prêteurs prêts à prendre le risque de la croissance future. La crise actuelle exprime la confusion systémique entre la valeur réelle et sa mesure financière. Les pertes accumulées qui paralysent l’investissement et font exploser la volatilité implicite des prix sont des erreurs de mesure de la réalité. Elles reviennent aux acteurs qui ont promis au-delà de ce qu’ils pouvaient produire et aux contribuables pour le solde. Un marché honnête et transparent d’évaluation des emprunteurs défaillants ou potentiellement défaillants est la seule manière de réguler le crédit dans le passé et dans l’avenir entre la justice et la réalité. Le retour de la confiance produira la croissance partout où elle est vraiment réelle.

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231 réflexions sur « UN PROGRAMME POUR LA PRESIDENCE FRANCAISE DU G-20, par Pierre Sarton du Jonchay »

  1. @ PSJ,

    L’Union Européenne est actuellement le modèle le plus avancé d’ordre politique et économique multinational démocratique.

    C’est une plaisanterie ?
    Décidément, vous êtes soit aveugle soit de mauvaise foi, soit un grand manipulateur, soit encore dans un total déni de réalité ? Quelle option choisissez-vous ?

    Cdt.,

    1. C’est une plaisanterie ?
      Décidément, vous êtes soit aveugle soit de mauvaise foi, soit un grand manipulateur, soit encore dans un total déni de réalité ? Quelle option choisissez-vous ?

      1)C’est donc un QCM avec piège ! La réponse est Aucune puisque c’est tout simplement la stricte réalité, hélas.
      2) Je me suis permis de gicler votre ridicule « Cdt. ,« , de très mauvais gout, à mon gout.
      3) Si vous n’avez le temps, le courage ou l’envie de lire un texte, abstenez vous de tomber à bras raccourcis sur la première phrase (en l’occurrence la deuxième…) qui vous offrait l’opportunité, pensiez-vous, d’exprimer votre courroux jupitérien en la renvoyant aussi maladroitement que discourtoisement au visage de son auteur.

      Cessez de choir, je vous en prie.

      Cdt. ,

    2. @ VB

      C’est quoi pour vous alors « le modèle le plus avancé d’ordre politique et économique multinational démocratique »?

    3. J’avais préparé le copier-coller de la phrase… et j’ai été battu sur le fil !

      Décidément, nous n’avons pas la même conception de la démocratie et de la souveraineté citoyenne !

      Une BCE qui échappe à la volonté de tout peuple et de tout citoyen en Europe, un exécutif jamais élu et jamais responsable devant un parlement qui ne peut présenter des lois que s’il en a l’autorisation…

      Une Cour de justice qui n’a jamais été élue et qui n’est responsable devant aucune instance politique.

      Une défense pieds et poings liés à l’OTAN que seuls les USA dirigent.

      C’est cela votre démocratie et votre économie avancées ?

      Décidément, le néocapitalisme revient au galop très vite sous Aristote.
      Il faut dire que chercher la vérité du néocapitalisme dans Aristote signifie que le capitalisme est « naturel », de tous temps, que donc il ne peut qu’être aménagé grâce à quelques réformettes pseudologiques. Il ne reste plus qu’à moraliser le néocapitalisme, comme tous les marchands d’illusion le clament, pour qu’il soit présentable !

    4. @ Pablo,

      Sauf qu’ils n’ont de démocratique que le commerce fait au profit exclusif de quelques uns (mais c’est comme ça qu’ils se définissent)

    5. E pluribus unum !

      – Déclaration d’indépendance des États-Unis le 4 juillet 1776

      – Articles de la Confédération en 1781

      – Constitution américaine à la Convention de Philadelphie en 1787.

      11 ans pour faire de 13 colonies britanniques, pour un total de 2,5 millions d’habitants, des Nations et de leur Union fédérale « le modèle le plus avancé d’ordre politique et économique multinational démocratique ».
      La Confédération Helvétique, ça vous irait pas mieux en ersatz d’Union « multinationale », version miniaturisée, bracelet ou gousset, entrainement direct par mécanique subtile et démocrate avec ressort à remontoir référendaire ? Et dorée sur tranche s’il vous plait !

      On doit pas avoir la même définition de ce qu’est une Nation, Mme la souverainiste aux p’tits bras musclés.

    6. @ Pablo 75,

      Reprenons voulez-vous :
      Que les USA ne puissent finalement pas être considérés comme démocratique, je vous l’accorde, mais ils sont en revanche bien un ordre politique et économique multinational (avec l’UE comme filiale).
      Lorsque vous dites que j’ai tort d’avancer ce que je vous ai répondu sous prétexte que les USA ne remplissent pas cette définition non plus est un sophisme : ce n’est pas parce que les USA ne satisfont pas aux critères avancés par PSJ que l’UE les remplissent ; a priori, je ne vois AUCUN Etat au monde qui remplisse ces critères.

      Cdt.,

    7. @ PSJ,

      J’ai non seulement lu avec attention et intérêt le billet que vous mentionnez mais également ses commentaires, notamment ceux de l’auteur, ce que vous ne semblez pas vous-même avoir fait !
      Comment pouvez-vous asséner tranquillement que l’UE est dotée des attributs démocratiques et politiques que vous lui supposez ? C’est proprement incompréhensible.
      Et puis, sincèrement, je n’ai pas vraiment besoin que quelqu’un me donne un état de santé de l’Europe, j’ai de quoi évaluer moi-même cet état de santé, si l’on peut parler de santé pour un fantôme, qui menace toutefois de se solidifier mais vraisemblablement pas dans le sens de la démocratie pour les raisons que j’ai déjà mentionnées.

      Au plaisir,

    8. pablo75 dit :
      16 novembre 2010 à 00:32
      @ VB

      les USA?? mais ce n’est ni démocratique ni multinational…

      entre le vermont hawaï le texas ou la californie il y a un monde… un quart du territoire actuel était mexicains il y a à peine un siècle, des immigrés du monde entier forment un patchwork inédit ayant élu un président métis, le pays est le centre d’une alliance planétaire: rien de multinational.

      donc P.Sarton a raison…

      ouf! dans l’absolu? non, car l’u.e n’est pas indépendante, ses domaines de compétences et son budget son réduits, tout ou prèsque est non fonctionnel, elle n’existe pas. psj compare ce qui n’est pas comparable.

      espérons au moins que l’idée européenne soit définitivement acquise.

    9. @ PSDJ et VB

      Sur le thème « L’Union Européenne est actuellement le modèle le plus avancé d’ordre politique et économique multinational démocratique » et les projets de PSDJ d’instaurer une gouvernance monétaire du même type au niveau mondial…

      J’imagine que, pour PSDJ, la vertu de l’Europe réside dans son caractère démocratique : « on discute tous autour de la table au lieu de se taper dessus » tandis que, pour Valérie, le problème vient de ce qu’elle est trop libérale à votre goût, ou bureaucratique, ou anti-démocratique.

      Ce qui est curieux, c’est que vous pourriez avoir le même débat en ce qui concerne les Etats nationaux. Une politique publique qui convient à PSDJ ne conviendra pas à VB et vice-versa, celui qui apprécie cette politique se félicite du caractère « démocratique » de la décision, tandis que celui qui la rejette la trouve au contraire bureaucratique et autoritaire. C’est tout le problème de la « démocratie illimitée ». Voyez-vous que le problème est le même au niveau national et au niveau international ?

      Cdt,
      GSF

    10. Je constate à la lecture des commentaires que lorsque on sort des comparaisons internationales et que l’on argumente précisément, il n’y a ni réponse ni commentaire !

      C’est exactement ce qui s’est produit pendant l’hallucinant débat autour du TCE, avec des ouistes qui échappaient toujours soit vers les USA soit vers l’URSS, mais qui jamais ne répondaient sur les dispositions pratiques contenues dans le texte, qui nous font si mal aujourd’hui, et encore plus demain…

      C’est bien ce qui a permis le déni majeur de démocratie du traité de Lisbonne : ses auteurs le paieront très cher quand tout cela sera évident à tous… en attendant c’est nous qui payons à cette oligarchie la note du repas qu’elle a mangé. N’est-ce pas que tout le reste est blabla !

    11. @ GSF,

      Les choses ne sont déjà pas simples au niveau nationale, je vous l’accorde, alors si vous élargissez à l’international : on passe à l’infiniment grand où vous le savez, la matière réagit de façon particulière, les questions doivent dès lors s’y poser de façon différente.
      Je continuerai ma réponse plus tard.

      Cdt.,

    12. @ VB la repreneuse

      S’il y a une chose dont j’ai horreur, c’est de pinailler sur les mots (l’un de sports que vous avez l’air de préférer, vous, par contre – et pas mal de monde par ici, d’ailleurs). Je ne perdrai pas donc mon temps à discuter avec vous sur les mots « modèle », « ordre », « multinational », « état », « nation » ou « démocratique » (« la parole n’est qu’un tambour vide » – Rumi).

      Vous avez très bien compris ce que P.Sarton voulait dire, et vous savez très bien qu’il n’a pas tort, pour la très simple raison que l’Union Européenne est un modèle unique.

      Quant à « mon sophisme », je crois que vous devriez relire la phrase de Sarton: il a écrit « modèle le plus avancé », ce qui ne veut pas dire « modèle parfait », de la même façon que « démocratique » ne veut pas dire « gouverné par le peuple ».
      Donc, votre « je ne vois AUCUN Etat au monde qui remplisse ces critères » montre ou que vous n’avez pas compris l’affirmation en question en réagissant un peu trop vite (avec l’envie non dissimulée de vous « faire » notre ami PSJ – on se demande bien pourquoi, tellement il a l’air gentil et occupé à construire des labyinthes sémantiques pour le bien de nos neurones paresseuses), ou que vous pensez que l’Europe des 27 est une dictature abominable, ou alors qu’elle est composée non de nations mais de bantoustans.

      Pour finir, un conseil: arrêtez avec votre « Cdt. », ou alors commencez vos posts par un « Mon cher ami » symétrique. Tout le monde sait ici que nos échanges sont cordiaux – grâce en grande partie à Alexandre, il faut bien le dire (dont le rôle dans la transformation de la violence verbale en ironie mordante chez les intervenants au sang le plus chaud – et je ne regarde personne, surtout du côté des vignes 😉 -) n’est pas négligeable…

    13. @ Mon très cher Pablo 75 (puisque vous y tenez),

      1) Vous n’avez pas l’air de comprendre qu’il existe des gens pour qui les idées comptent et que le fait d’en parler ou autre ne met absolument pas en cause la personne qui les énonces ; mes critiques sont certes mordantes mais, contrairement à vos propres suppositions, n’ont aucunement pour objet « l’envie non dissimulée de vous « faire » notre ami PSJ » (pour reprendre votre propre terminologie) ; vous vous égarez ;
      2) je ne sais pas si vous êtes au courant, mais cela fait bientôt 40 ans que l’on nous bassine avec des belles idées, des beaux mots, etc. sans jamais que les gentils auteurs, qui assènent de gentilles vérités, n’aillent au bout de leur démonstration ni n’envisagent tous les effets de la problématique ; c’est en grande partie grâce à ce principe de fonctionnement que les peuples ont été politiquement dépossédés de toute ingérence dans le domaine politique, qui est dès lors devenu affaire de technocrate ; d’où mon acharnement à vouloir suivre le processus inverse ;
      3) sur la définition de la démocratie, je vous joins le lien suivant :
      http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/democratie/
      => vous constaterez vous-même que l’on est loin du compte s’agissant de l’UE, ou alors il faudra expliquer pourquoi.

      Cordialement,

    14. @ GSF,

      Je suis attachée à la démocratie, et l’UE est tout sauf démocratique, elle a été conçue par et pour les USA, renseignez-vous à ce propos. Par ailleurs, l’UE c’est un marché et en aucun cas un mode de gouvernement harmonieux des peuples. Et pour ce qui est de leur gouvernement, je crois fermement que les peuples doivent ou devraient avoir leur mot à dire.
      Je suis également très attachée à la diversité culturelle ; et même, du moment que la démocratie existe, à la diversité politique et économique. Je suis en revanche très hostile au gouvernement des hommes par la seule économie et à la suprématie anglo-saxonne rampante mais non moins réelle pour autant.
      Enfin, la monnaie pour moi doit rester un moyen d’échange et ne doit en aucun cas être ce qu’elle est aujourd’hui c’est-à-dire un moyen de faire de la politique. Pour moi, l’échange entre dans le champ d’action de la politique et non l’inverse.
      Voulez-vous d’autres explications à propos des valeurs en lesquelles je crois ?

      Cdt.,

    15. En effet, le sujet est difficile.
      Si la perfection était de ce monde, ça se saurait. J’en suis une preuve flagrante.

      On laisse le pouvoir aux financiers, ils construisent une FED.
      On retire le pouvoir aux politiques de faire n’importe quoi, on obtient une BCE.

      On ne peut même pas penser qu’entre les deux, mon coeur balance, car il ne me semble pas possible d’obtenir, cette fois, un compromis.

      MAIS dans tous les cas, les choses sont BIEN claires pour moi.
      La Grèce, avec un gouvernement de droite, a BIEN maquillé les comptes.
      L’Irlande, dans un fonctionnement de droite, a BIEN marché (du pied droit) dans un fonctionnement libéral.
      L’Espagne a foncé dans la bulle immobilière.
      L’Italie a mis la Mafia au gouvernement.

      Bref, cette joyeuse crise remet bien des choses à plat. Tout simplement. Et ça, ça valait le coup de le vivre.
      Medice curate ipsum.

    16. Ne perdons pas de vue qu’il a été très facile pour nous les pilleurs de se parer des attributs de la démocratie pendant la croissance économique et que maintenant cela va changer.

      En plus la réalité de la démocratie est discutable, bien que nous ayons les attributs de la démocratie (liberté d’expression, séparation des pouvoirs, suffrage universel, représentativité, droits et devoirs) ceux-ci sont dévoyés par notre ignorance et notre incapacité à imaginer ce que pourrait être la démocratie.

      – La liberté d’expression se réduit désormais à une pensée partisane et conformiste, les gens ne pensent plus par eux-mêmes, ils répètent des slogans prémâchés. > Il faudrait créer un désir de comprendre et un désir de libre arbitre chez le citoyen.

      – La séparation des pouvoirs a été transcendée par le pouvoir démesuré qui a été accordé à l’argent, un pouvoir tellement démesuré qu’il est capable de mettre en concurrence le passé, le présent et le futur, et l’ici et l’ailleurs. > Recentrons-nous et donnons à la démocratie l’occasion de reprendre le pouvoir via par exemple un protectionnisme éclairé et non opportuniste.

      – Le suffrage universel déçoit car l’axe politique bipartisan ne permet pas à grand-chose de s’exprimer. > Il faut en finir avec la particratie pour permettre à plus d’idées d’être débattues.

      – La représentativité atteint ses limites dans une société de masse d’individus où les hommes politiques en ont fait leur métier, alors que tout citoyen devrait participer au fonctionnement de la cité. > Je vote pour un service civil politique.

      – La démocratie n’est envisagée que sous l’angle des droits alors que ces droits ne sont le résultat que des devoirs auquel nous souscrivons tous ensembles. > Soyons donc raisonnables pour une fois.

      Vive une Europe vraiment démocratique … pour qu’elle devienne un phare !

    17. @M’dame X

      Pour ce qui est de la forme, et parce que j’aurais – mais ce n’est que mon avis – le plus grand mal du monde, à m’inclure spontanément dans un système de valeurs-croyances révélées, comme vous le revendiquez par votre significative formulation, « en lesquelles » je pourrais prétendre croire, je préfère de beaucoup tenter de croire à la justesse ou la véracité de propositions ou principes, à remettre en cause chaque jour que le bon dieu fait, par principe sceptique absolu et catégorique, quitte à gouter, seulement mais à pleine bouche, à toutes les croyances :

      « Les deux seules vertus auxquelles je crois: la hauteur et l’espérance. »
      Brasillach

      Et pour ce qui est du fond de votre polémique préliminaire, voire « préambulatoire » – et passablement trollatique; en espérant que cela (r)éveillera votre réflexion, du même (salopard) :

      « On a toujours les alliés de son adversaire pour alliés. »

      Et de ce qu’un délicat intellectuel normalien et amoureux de sa France éternelle – merveilleux écrivain et cinéphile, antisémite, royaliste puis collabo patenté et fasciste convaincu, ami d’un Gadenne ou d’un Mauriac et dont la grâce fut demandée à de Gaulle, en pure perte, par des Valéry, Claudel, Daniel-Rops, Camus, Marcel Aymé, Paulhan, Dorgelès, Cocteau, Colette… – a pu dire de la République, en vomissure d’exit de nausées si bien versée dans son infâme « je suis partout », et en 42 siou plait… :

      « En finira-t-on avec les relents de pourriture parfumée qu’exhale encore la vieille putain agonisante, la garce vérolée, fleurant le patchouli et la perte blanche, la République toujours debout sur son trottoir. Elle est toujours là, la mal blanchie, elle est toujours là, la craquelée, la lézardée, sur le pas de sa porte, entourée de ses michés et de ses petits jeunots, aussi acharnés que les vieux. Elle les a tant servis, elle leur a tant rapporté de billets dans ses jarretelles ; comment auraient-ils le cœur de l’abandonner, malgré les blennorragies et les chancres ? Ils en sont pourris jusqu’à l’os ».

      Que n’aurait-il dit de l’Europe et des technocrates, ce brave patriote
      Mais on est tous de braves républicains croyants et convaincus aujourd’hui, n’est-ce pas ? On est grand maintenant, n’est-ce pas ? L’Histoire est finie, n’es-ce pas ? M’dame…?

    18. l’écologie radicale ou comment adopter les positions les plus conservatrices et même extrémistes sans avoir l’air d’y toucher. personnellement je ne me sens absolument pas un ‘pilleur’, vos raisonnements sont suffisants, candides, mais surtout stupides apparemment.

      bref pour l’europe, nous sommes donc d’accords, l’édifice ne fonctionne pas, ces intérêts économiques n’étant pas soutenus par une défense commune: l’europe n’existe donc pas, la comparaison de psj est non recevable, son texte avec.

      il faut bien que quelques chantres la tiennent à bout de bras cette europe moribonde ressemblant de plus en plus à une ambulance sur laquelle les vrais entités puissantes de la planète se verraient tirer. la solidarité européenne à l’épreuve, nicolas va pouvoir gesticuler de plus bel avant d’être réélu.

    19. @ methode,

      A qui s’adresse votre commentaire, notamment sur l’écologie, qui n’a apparemment par de relation avec le reste ? Quelqu’un vous a-t-il qualifié de « pilleur » sur un autre commentaire ? Merci d’éclaircir ces incompréhensions.

    20. @ VB

      « Mon très cher Pablo 75 (puisque vous y tenez) »… Non, je tiens surtout à la disparition de votre « Cdt » final, parce que je n’aime pas les pléonasmes tout simplement – et aussi un peu, il faut bien l’avouer, parce qu’il a l’air de nous reprocher à tous notre impolitesse de mâles mal dégrossis qui n’ont aucun scrupule à couper brusquement leurs posts à la fin. Mais bon, si vous tenez absolument à obtenir le prix de la personne la plus polie du blog à la fin de l’année (le Nadine de Rothschild d’Or), Yvan ou Vigneron je ne sais pas, mais moi ça ne me dérange pas du tout…

      « Vous n’avez pas l’air de comprendre qu’il existe des gens pour qui les idées comptent ». Eh be, vous faites bien de me le dire: je croyais que la philosophie était la discipline qui traite des mariages entre des Philippe et des Sophie et qu’ici les gens parlaient de numismatique ou des économies qu’on peut faire sur l’habillement en échangeant des patrons de couture.

      Par ailleurs, si vous croyez que je ne fais pas l’effort surhumain de lire les batailles homériques d’idées pointues dans des domaines biscornus dont ce blog est le champ de bataille… vous avez raison ! J’avoue: je ne lis pas les tirades métaphysico-économiques de Pierre Sarton en entier (seulement le début pour voir si son style s’est paulvalérysé un peu), et, bien sûr, je lis encore moins ses commentaires aux commentaires des commentaires qu’elles suscitent.

      « Je ne sais pas si vous êtes au courant, mais cela fait bientôt 40 ans que l’on nous bassine avec des belles idées ».
      Ah non, pas du tout au courant. Moi je croyais que ça faisait 40 siècles seulement…

      « sans jamais que les gentils auteurs […] n’envisagent tous les effets de la problématique ». Je suis d’accord avec vous: je suis aussi contre tous les pollueurs qui s’enfichent des « effets de la problématique », dans quelque domaine que ce soit, y compris philosophique.

      « c’est en grande partie grâce à ce principe de fonctionnement que les peuples ont été politiquement dépossédés de toute ingérence dans le domaine politique ». C’est vraiment gentil de votre part de m’avertir qu’il y a des méchants anti-démocrates qui n’aiment pas que le peuple mette le nez dans ses propres affaires (j’avais lu il y a longtemps chez P.Valéry son célèbre: « La politique est l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde », mais je n’avais pas compris la phrase).

      « d’où mon acharnement à vouloir suivre le processus inverse ». Ah ok, j’ai compris: c’est donc vous la femme de Zorro (à moins que vous ne soyez la réincarnation de Jeanne d’Arc) ?

    21. @methode

      Je suis désolé mais je ne peux m’empêcher de percevoir le XXème siècle comme un pillage généralisé des ressources du globe, le tout organisé par et pour les pays puissants avec les américains en tête. Je considère que le neo-libéralisme a surtout servi aux riches (dont nous faisons partie) pour imposer aux pays pauvres de brader leurs ressources si il voulaient conserver une certaine respectabilité sur la scène internationale. Je ne dis pas que tout un chacun a décidé un jour de devenir pilleur mais que c’est ce que nous sommes devenus par la force des choses.

      Pensez-vous que le nigérian moyen se rejouisse que les pays riches s’intéressent tant à son pétrole ? J’en doute et je suis prêt à parier qu’il nous voit comme des pilleurs.

    22. @ Mon cher Pablo 75,

      Sur ce que vous appelez les pléonasmes, je ne peux que vous répondre ce que j’ai déjà cité à plusieurs reprises, Talleyrand, Congrès de Vienne 1814 : « ce qui va sans le dire va encore mieux en le disant ».

      Sur ce que vous appelez pinailler sur le vocabulaire et la terminologie, je vous répondrais que le langage est la seule chose qui puisse ici bas nous permettre d’exprimer notre pensée et de communiquer avec autrui, alors autant être aussi précis que possible. Et puis j’ai sans doute subi une sorte de déformation professionnelle : les juristes s’attachent, pour la raison indiquée plus haut (et surtout parce qu’ils sont sans cesse aux prises avec les conséquences pratiques des mots utilisés par écrit), à la précision du vocabulaire.

      Pour le reste, je n’ai rien à vous répondre sauf que l’on peut combattre des idées, même avec virulence (dans les mots), sans pour autant devenir haineux, grossier ou violent (ce que n’a, apparemment pas compris votre ami vigneron). Il y a une distinction à respecter entre les idées et les êtres qui les portes sinon, la parole (et l’écrit) ne servent plus à rien, seuls comptant les a priori et l’instinct.

      Pour « la femme de zoro », si l’on excepte l’ironie et le mépris accompagnant votre propos (ce qui demande un certain effort), il y a un peu de vrai en ce que j’aimerai bien trouver une solution pour que la vie en société puisse repartir sur des fondements solides et sains (je fais ce que je peux en ce sens avec les maigres moyens à ma disposition) : pas vous ?

      Cdt.,

    23. Bonjour Valérie,

      « l’UE est tout sauf démocratique, elle a été conçue par et pour les USA »

      Il y a beaucoup de théories à ce sujet, en voici une autre : l’UE serait une nouvelle forme d’Union Soviétique.
      http://www.youtube.com/watch?v=js40QG3UEE8

      Comme je ne suis pas en mesure de juger les intentions, je me contente d’examiner les actes. Certaines des actions de la CE sont (ont été…) positives de mon point de vue. J’ai un peu le choix de mon opérateur téléphonique (ouéééé!). D’un autre côté, je suis toujours soumis au monopole de la Sécu, entre autres. Je peux acheter facilement en Angleterre via Internet, mais pour acheter aux US il y a toujours la galère douanière. J’ai dans mon porte-monnaie une monnaie qui se déprécie moins vite que le franc, mais elle se déprécie quand même et incite certains gouvernements à jouer à la roulette russe avec leurs finances.

      J’ai voté oui en 2005 (et je m’en mords les doigts) et une majorité de mes concitoyens ont voté non. Pourtant, malgré leur vote, on leur a dit « allez vous faire voir ». Il y a quelque chose qui ne va pas.

      « Je suis en revanche très hostile au gouvernement des hommes par la seule économie »

      C’est la tendance de nos gouvernements depuis assez longtemps et je le déplore. A gauche comme à droite, on nous bassine avec la croissance, alors que ce devrait être un non-sujet. Je le déplore, mais c’est sans doute pour des raisons différentes de vous. Ce n’est pas parce que je considère qu’il y a d’autres valeurs plus importantes que l’argent, mais parce que je considère que le gouvernement n’a pas à nous imposer ses valeurs – fussent-elles votées par une majorité. L’Etat devrait être éthiquement neutre, sinon nous risquons ce que Tocqueville appelait la tyrannie de la majorité. Du moins dans une démocratie illimitée.

      Cdt,
      GSF

    24. L’Etat devrait être éthiquement neutre, sinon nous risquons ce que Tocqueville appelait la tyrannie de la majorité. Du moins dans une démocratie illimitée.

      Un Etat éthiquement neutre. et apolitique puisque rien n’est politique pour vous j’imagine.. ben ouais, comme le capitalisme et l’ordre naturel et spontanékoâââ ! Ben voyons…

      Alexis de Tocqueville TYRANNIE DE LA MAJORITÉ (1835) :

      Ce que je reproche le plus au gouvernement démocratique, tel qu’on l’a organisé aux États-Unis, ce n’est pas, comme beaucoup de gens le prétendent en Europe, sa faiblesse, mais au contraire sa force irrésistible. Et ce qui me répugne le plus en Amérique, ce n’est pas l’extrême liberté qui y règne, c’est le peu de garantie qu’on y trouve contre la tyrannie.

      Il avait, semble-t-il, vaguement saisi le caractère – pour le moins – corrélé de l’extrême liberté et de la tyrannie. Faites gaffe avec Tocqueville, c’était un esprit suffisamment libre pour que vous ne puissiez impunément l’appeler au secours de vos insinuations purement dogmatiques.
      Et n’oubliez pas qu’il existe, en France par exemple, un certain nombre de contre-pouvoirs institutionnels à la tyrannie majoritaire. le conseil Constitutionnel bien sûr, mais le sénat aussi à sa façon, sans parler bien sûr des droits d’expression des minorités.
      Régimes démocratiques dont, au demeurant, la tendance ultra-libérale et ultra-minoritaire que vous défendez s’est apparemment bien accommodée pour se développer si aisément malgré la tyrannie majoritaire…

  2. Et si çà repartait véritablement cette fois-ci !:

    Etats-Unis : nouveau signe d’amélioration de l’économie avec les ventes de détail

    Un centre commercial à Manhattan, à New York, le 8 février 2007
    © AFP/Getty Images/Archives Michael Nagle
    Les ventes de détail ont fortement progressé aux Etats-Unis en octobre, apportant un nouveau signe d’amélioration de l’économie américaine après une succession d’indicateurs encourageants.
    Elles ont augmenté de 1,2% par rapport au mois précédent, ce qui représente leur progression la plus forte depuis mars, selon des chiffres publiés lundi à Washington par le département du Commerce.
    Les analystes attendaient une hausse deux fois moins forte, de 0,6% selon leur prévision médiane.
    Comme le mois précédent, l’indice du ministère, qui mesure les ventes des détaillants et de la restauration, a été tiré par les ventes du secteur automobile, qui ont augmenté de 5,0%.
    Les chiffres d’août et de septembre ont été revus à la hausse, ce qui traduit un certain élan de la consommation.
    L’indice des ventes de détail est très suivi aux Etats-Unis car il donne un premier aperçu de l’évolution de la consommation des ménages, moteur traditionnel de la croissance américaine.
    Octobre marque le début de la saison des fêtes de fin d’année aux Etats-Unis, au cours de laquelle les commerçants réalisent une part très importante de leur chiffre d’affaires annuel.
    « La reprise économique se dirige vers la ligne d’arrivée telle la tortue », estime l’économiste Joel Naroff, de Naroff Economics Advisors, en notant que « les consommateurs commencer à dépenser de nouveau ».
    Plus d’un an après le début de sa reprise, l’économie américaine reste convalescente, mais l’annonce de la bonne progression des ventes de détail a suivi la publication de plusieurs indicateurs encourageants concernant l’emploi et le moral des ménages.
    Même si le chômage reste très élevé, à 9,6%, les données officielles ont montré que les entreprises américaines avaient fortement embauché en octobre, mettant fin à quatre mois consécutifs de baisse de l’emploi dans le pays. Et le nombre de nouveaux chômeurs est tombé début novembre près de son minimum de l’année.
    Les indicateurs d’activité de l’ISM ont montré une progression solide dans les services comme dans l’industrie en octobre, et la confiance des consommateurs est remontée un peu plus que prévue, selon les derniers chiffres publiés vendredi par l’Université du Michigan.
    « Le reprise des dépenses de consommation pendant l’été a été due en partie a une suppression des taxes pendant les vacances dans de nombreux Etats. Elle apparaît maintenant soutenue par des facteurs plus fondamentaux » comme l’amélioration de l’emploi et de la Bourse, qui augmentent les ressources des ménages, note Sal Guatieri, économiste de BMO Capital Markets.
    Comme plusieurs autres analystes, Chris Christopher, du cabinet IHS Global Insight, estime que les ingrédients sont réunis pour une saison des fêtes « relativement robuste » pour les commerçants.
    La publication lundi d’une chute de l’indice Empire State mesurant l’activité manufacturière dans la région de New York n’a pas trop inquiété les économistes, bien que les usines soient le fer de lance de la reprise.
    Pour Nicholas Tenev, de Barclays Capital, la chute de l’Empire State traduit « plus vraisemblablement une pause » qu’une rechute de l’activité manufacturière autour de New York après sa forte croissance d’octobre.

    1. Désolé de vous décevoir mais votre article n’est qu’une vaste escroquerie intellectuelle lisez plutôt ceci qui correspond mieux à la réalité

      Retail Sales Ex-Autos In Line With Expectations, As Empire Index Plunges: New Orders Drop Largest Since September 2001

      October advance retail sales came in at 1.2%, higher than expected 0.7%, and higher than a previously revised 0.7%. The bulk of the beat came from auto sales. Stripping for those, yields retail sales of 0.4%, right in line with expectations. Furthermore, the ever critical General Merchandise stores category in its Non-seasonally adjusted form, dropped from 50,010 to 46,189, hardly the SA beat that was reported.

      http://www.zerohedge.com/article/retail-sales-ex-autos-line-expectations-empire-index-plunges-new-orders-drop-largest-septemb

    2. j’ai bien taquiner le « bloggeur » cassandre et à l’occasion lui faire hérisser l’épiderme d’effroi !!!!

    1. @ Cedric,

      Merci ; le terme de « guidelines », très affectionné par les membres actifs de l’UE, se traduit juridiquement par du « droit mou », autant dire, du droit qu’il convient de suivre pour faire plaisir, pour faire bien, pour faire doux, mais qui n’est pas obligatoire, en parole toujours ; les contrevenants s’exposant à la vindicte de leurs copains qui respectent ces lignes de conduites.
      De la loi, encore de la loi, mais jamais du droit.

      De toutes façons, toute personne de bonne foi un peu informée ou qui réfléchit ne peut qu’être d’accord sur les tenants des aboutissants de l’UE : un asservissement à la finance américaine du début à la fin… Et la fin est enfin proche.

      Cordialement,

    2. Au fait, les « guidelines » européens, c’est la loi de l’intimidation : voilà comment on fonctionne chez les anglo-saxons : intimidation, délation, punition…

    1. Merci de signaler. Les deux parties sont excellentes.
      Les perspectives sont les seules réalistes:
      l’Etat se finance à nouveau directement auprès de la Banque Centrale,
      la dette est pour l’essentiel répudiée.
      Entre l’un et l’autre l’Etat dispose enfin des moyens d’une puissante relance de l’activité.
      Cerise sur le gateau: les prédateurs de la phynance font faillite.

  3. à bible,

    votre optimisme est touchant. Qu’attendez-vous donc comme miracle du pays le plus endetté, en valeur absolue, que le monde n’ait jamais porté ? Vous êtes vous posé ne serait-ce qu’un instant d’où pouvait provenir le « carburant » d’une reprise de la consommation si ce n’est des monceaux de dettes nouvelles créées ex nihilo ? Prendre l’amélioration de la bourse comme signe d’une santé retrouvée, êtes vous bien sérieux ?
    Le système est mort, définitivement mort, mais tant qu’il y aura suffisamment de crédules pour gober la propagande véhiculée par ceux qui profitent directement de cette crédulité (Barclays Capital, BMO Capital Markets, …. ) l’illusion pourra perdurer.
    Un conseil, si vous croyez si fort à l’avenir du système, n’hésitez pas à y investir vos modestes (ou moins modestes) économies. DIEU alias Llyod Blankfein vous le rendra au centuple, n’en doutez pas un instant !

  4. Je suis assez surpris que l’on ne disserte pas ou peu de la méga-crise se profilant , celle des énergies fossiles. Les énergies fossiles sur-exploitées depuis un siècle sont le socle de toutes nos richesses monaitaires et sur lesquelles repose en réalité nos économies modernes ( Pétrole = sur-consommation = bulle = crises )

    Il s’avère que la date du peak-oil serait déjà dépassée, autant dire que cette crise financière n’est qu’une mise en bouche en attendant le plat de consistance, la rareté du pétrole, sachant qu’une énergie de subtitution à si bon marché et à si fort rendement est loin d’être au point …

    Sans doute, les pouvoirs en place sont-ils si effrayés et sans réponse, qu’ils préfèrent en exclure tout débat et qui mériterait pourtant lui un g20 tous les mois .. un silence qui en dit long sur l’époque difficile qui s’annonce

    1. Le sujet de la crise énergétique à venir a souvent été évoqué ici et notamment par notre ami  »Peakoil’.

      Quant aux gouvernements « effrayés », je vous rappelle que nous les avons mis en place …
      Vous souvenez-vous que la dernière grève sur les retraites a avorté sur les vacances, les français voulant partir en bagnole ?
      L’important étant de partir coûte que coûte … même si à leur retour le dossier des retraites était plié ?
      Epoque bien difficile à venir en effet, bien au dela de ce que la majorité de nos concitoyens l’imaginent.

  5. Je vais attendre la version de Paul Jorion , puisqu’après tout le sujet mission du G20 est une bonne façon de tenter de faire ce point d’étape du blog parfois évoqué ( à l’occasion d’un autre programme , celui de l’acte 2 de la commission Attali ) .

    Je me demande d’ailleurs pourquoi il vous a laissé  » passer devant  » .

    Aussi prudent que les syndicats britanniques ?

    1. On rédigeait son texte chacun de son côté. Pierre a eu fini sa copie cinq secondes avant moi (j’avais cassé une plume, ce qui m’a fait perdre un temps précieux). Beau joueur, j’ai mis ma version du Programme à la corbeille. J’espère que cette explication ne vous décevra pas.

    2. @Paul Jorion :

      Par humilité ( ou par orgueil et amour propre ?) je ne suis plus déçu que par mes propres insuffisances .

      Je vais donc me contenter provisoirement de « la seule solution » conseillée au niveau de l’Europe qui déclenche les passions par ailleurs.

      Mais je reste dans l’espoir que votre plume nouvelle retrouvera assez d’encre pour gratter une ordonnance avant la fin de la présidence française du G 20.

    3. @Paul Jorion :

      Je m’étonne aussi que les détracteurs qui vous suspectent d’en rester à la recherche d’un nouveau costume pour le libéralisme , n’aient pas relevé que vous avez jeté cette ébauche de Programme à ….la corbeille .

    4. @Paul

      C’était superbe la parabole de l’écharpe rouge. Et son rappel ici tout autant. Mais vous pourriez carrément, et utilement je pense, la mettre en exergue et en permanence sur la page d’accueil; ça modèrerait, peut-être, quelques commentaires un peu rêches et à géométrie variable…
      Que celui qui n’a jamais péché me jette la première pierre.

      Au fait, pourquoi la barbe maintenant et pas la barbe avant ?
      Et pensez vous la couper un jour ?
      Et je suis sûr que vous allez la couper un jour ! Demain, je le sens ! Et pourquoi allez vous la couper demain ? Uh ? Sinon pourquoi pas ? Uh Uh ?
      Et puis c’est bien pratique la barbe ! C’est un camouflage commode ! Marx la portait comme Krugman, Stiglitz ou Walras…
      Sans barbe c’est pire, ok… 😉

    5. Vigneron, si vous avez regardé la petite vidéo américaine (sorry Yvan :)) sur le quantitative easing, vous savez désormais que pour diriger la FED, il faut avoir une belle barbe. Paul se prépare simplement à sa nouvelle mission.

    6. @Julien

      Certes certes ! Mais il faut aussi un crane d’oeuf (Bernie, Allan « Vert intervalle », Volcker ..).
      Faut passer chez le coiffeur. Tain ! J’appelle Paulo (Krugman) !

    7. Ah Ah …..

      Je comprends mieux pourquoi il est question de barbichette dans le dernier billet de François Leclerc !

      Si les ministres des finances mandatés par leurs (trop ?) multiples présidents parviennent à trouver une issue opérationnelle et avouable au merdier barbichien (euro)péen , ils aideraient bien à la définition des pistes utiles au programme pour la présidence française du G 20 .

      Peut être y en a-t-il au moins un(e) qui lit PSDJ ( puisque PJ ne veut pas s’y coller ) .

      Peter Hoopman pourrait faire le multi-traducteur fidèle dans toutes les langues de notre union .

    8. Julien… je maintiens. 😉
      C’est de l’anglais. Dans l’accent. Ce qui ne me surprend pas si l’on connait les accents déplorables des banlieues anglaises ainsi que l’accent adorable des Écossais. Qui surprend la première fois. Les Berrrichons me comprendront. Passons.
      Dans la réflexion, en effet, c’est de l’anglo-saxon, c’est le principal.

      Vigneron.
      Il me plairait de créer un menu pour accompagner la dégustation de ton vin. Donnes-moi un jour ton appellation AOC, j’ai une certaine perception des accords possibles.

      Parlons économie, ça changera. Et puis.. politique.
      http://www.agoravox.tv/actualites/politique/article/jean-claude-michea-critique-le-28396

    9. L’écharpe rouge trouée, défaite à la façon Pénélope, est réductible à un ensemble de bouts de fils rouges.
      « moi je reçois en sus des courriels… ». Je lis ça dans le texte « l’écharpe rouge ». Clair que ça déconne, mais que c’est incontournable que ça déconne. Ça s’appelle transfert ce genre de phénomène, ou transfert sauvage, syntagme qui a l’inconvénient de laisser croire qu’il y en aurait du domestiqué ailleurs, par exemple chez l’analyste ; ce n’est pas le cas. Le premier papillonne dans la répétition, l’autre dans l’effectuation. P. Jorion témoigne qu’il reçoit donc ça. Que peut-il en faire ? Le lire, c’est déjà beaucoup, puis poubelle.
      J’ai appris il y a peu en réponse à un de ces courriels évoqué, que « Billet invité » avait comme signification essentielle que le blog avait sollicité un auteur à publier un texte taillé sur mesure pour le blog, alors que je croyais jusqu’à là qu’un auteur avait l’initiative de proposer un texte au blog.
      J’en ai donc conclu que le phénomène PSDJ était récurrent sur demande du blog et non pas à son initiative propre, ce qui me permet de trancher la question que je posais à PSDJ dès son premier texte : « J’ignore si c’est à votre demande ou à celle de P. Jorion et François Leclerc que l’article de votre blog s’est trouvé une place ici, pas forcément déplacée puisque enjeu de débats ».
      Depuis, j’en conclu que PJ en redemande et PSDJ en reproduit.
      Mais qu’est ce qui fait que ces deux là s’adoptent ? à part en chercher la trace dans la textualité même de ce qui a été écrit sur ce blog, il n’y a bien heureusement aucune réponse à attendre à pareille question. Mais avec les fils rouges de l’écharpe de PJ et ceux que tricotent PSDJ, je ne vois pas du tout le profil de l’acheteur du produit de confection. Les coulisses de la bourse sont plus simples que celles du théâtre de la vie.

      1. « J’ai appris il y a peu en réponse à un de ces courriels évoqué, que « Billet invité » avait comme signification essentielle que le blog avait sollicité un auteur à publier un texte taillé sur mesure pour le blog, alors que je croyais jusqu’à là qu’un auteur avait l’initiative de proposer un texte au blog. »

        D’où tenez-vous cela ? Cela n’a jamais été le cas. Soit nous demandons à un commentateur s’il est d’accord que son commentaire change de statut pour devenir un « billet invité », soit nous publions un texte qui nous a été soumis. Tous les textes qui nous sont soumis ne sont pas publiés. En général, l’auteur d’un billet soumis admet très bien que nous ne publiions pas tous les textes envoyés. Dans quelques rares cas l’auteur d’un texte refusé en développe une immense amertume. Il ne devrait pas.

  6. Dans l’air du temps…
    « Plan de table, pour un diner sur le Titanic »
    le 15 novembre 2010
    blog Jacques Attali
    ————————–
    Il me regarde avec étonnement. Il est évident que quelque chose lui échappe. Il peine à comprendre ce qu’il voit. En arrivant à ma hauteur, il s’est arrêté net. Il a même lâché les sacs qu’il portait. Il est resté figé ainsi quelques instants. Je me suis retourné, croyant qu’il se produisait un événement dans mon dos. J’étais prêt à partager sa stupéfaction. Quelle chose étonnante ! Quel spectacle ! Quel scandale ! J’étais prêt à m’ébahir moi aussi, à m’indigner. Mais, dans mon dos, rien ni personne, un mur, un mur gris.
    Commentaire autorisé sur l’état de squelette Éric Chevillard

  7. @ PSJ. Tout celà est justement analysé. Un point central de la solution exposée pour réellement faire repartir le système financier et économique: » La sortie de la crise est impossible sans la liquidation des pertes nationales et internationales accumulées dans les dettes publiques et bancaires et dans la création monétaire. » Explicitement, une structure de défaisance ou caisse d’amortissement des dettes issues de création abusive de monnaie essentiellement virtuelle? Merci de vos éclaircissements sur ce point.

    1. @JPJM,
      Merci de cette question qui demande des éclaircissements essentiels.

      L’une des principales finalités d’une structure de défaisance est d’extraire d’un portefeuille d’actifs ce qui ne l’est plus sur le plan financier (non performing). Les actifs douteux ne produisant plus d’intérêts et de plus-values conformément aux intentions contractuelles initiales sont isolés pour être confiés à une structure de gestion spécifique destinée à vendre à la casse ce qui a encore de la valeur. Les finalités de gestion ne sont plus de transformer et de faire croître mais de donner un prix à ce qui peut encore se vendre pour limiter et solder la perte, c’est à dire figer le prix du risque.

      Une structure de défaisance sert à contractualiser entre deux entités distinctes un prix de cession qui tienne compte des pertes probables et confine le risque de liquidation des actifs cédés. L’adoption d’un étalon monétaire international défini comme sous-jacent universel d’options de change et de CDS revient à créer une bonne monnaie internationale et à convertir le système financier et monétaire actuel en autant de structures de défaisance qu’il y a de zones monétaires, d’Etats, de banques et d’emprunteurs en difficulté. La monnaie universelle issue d’un marché international régulé d’options devient la « good currency » face aux « bad currencies » nationales.

      Un marché d’option international fondé sur l’obligation de garantir tout crédit contractualisé en monnaie universelle (voir fondation de la monnaie internationale) présente l’intérêt de garantir toute épargne ou dépôt international par la vente des primes de tous les risques qu’ils impliquent (métayage financier de Paul Jorion érigé en principe de sûreté monétaire). Les opérateurs internationaux publics et privés qui souhaitent convertir leurs réserves de change en good currency pour échapper à l’incertitude de leur bad currency sont donc obligés de séparer leur avoirs en dépôts et primes de risque. Plus ils achètent des primes en monnaie internationale, plus ils obtiennent de dépôts monétaires sûrs.

      Les débiteurs internationaux qui veulent pouvoir se refinancer par l’épargne internationale garantie sont eux obligés de vendre leur prime de crédit et leur prime de change. En vendant leur prime de crédit (CDS), ils font évaluer par le marché international en monnaie universelle leur solvabilité en fonction de leur besoin de financement. Comme il faut aussi vendre sa prime de change pour convertir un emprunt en monnaie universelle en monnaie nationale, les emprunteurs internationaux obligent les zones monétaires dont ils dépendent à ajuster leur politique d’émission monétaire en fonction de la parité qu’elles souhaitent avoir.

      Ceux qui aiment un change surévalué du point de vue commercial pour importer à bon marché n’empruntent pas sur le marché international ou paient des primes de change plus élevées que s’ils visaient un change moins fort. Ceux qui aiment un change sous-évalué du point de vue de la compétitivité extérieure, empruntent massivement et paient des primes de change et de crédit sur les dépôts en monnaie universelle qu’ils accumulent en réserves. Le marché international d’option en monnaie universelle est un système de défaisance a priori des politiques de crédit et d’émission monétaire nationale. Chaque État fait ses choix de gestion sans compromettre les équilibres internationaux qui sont rendus obligatoires à proportion des primes que les opérateurs internationaux acceptent d’acheter en toute transparence.

      Un marché en monnaie internationale transparent d’option crée une good currency par l’obligation systémique d’évaluer le prix du risque séparément du crédit. Les relations entre États sont financièrement intermédiées par l’interdiction d’imposer son point de vue si les autres n’en achètent pas le risque. Et ce ne sont pas les États en tant que dépositaire de la Loi et de la force publique qui achètent le risque mais les communautés nationales en tant qu’opérateur économique. Ainsi, si le dollar n’a pas la valeur réelle qu’on lui croit, il sera dévalué ce qui permettra aux Etats-Unis de rembourser leurs dettes par des exportations réelles. Si le yuan est sous-évalué, la Chine devra le réévaluer ou acheter massivement des primes de risque permettant au reste du monde de disposer de liquidités garanties pour investir dans le remboursement de ses dettes internationales.

  8. Un marché honnete et transparent d’évaluation des emprunteurs passe par un service public, c’est à dire une nationalisation des banques ou plutot une « eurolisation  » des banques.Mais je vois déja les grincheux pointer le poids trop important de Berlin.Les esprits acceptent une majorité nationale mais pas une majorité européenne.Fondamentalement ou est le problème ? Qui sont les conservateurs?

  9. Bonsoir Pierre,

    Tout d’abord je vous remercie pour ce billet à la lecture et compréhension très accessible offrant d’intéressantes pistes de réflexion.

    Vous avez notamment écrit :
     »La sortie de la crise est impossible sans la liquidation des pertes nationales et internationales accumulées dans les dettes publiques et bancaires et dans la création monétaire. Le mécanisme de l’option négocié sur un marché équitable et transparent générerait une répartition des pertes entre les emprunteurs solvables et les prêteurs prêts à prendre le risque de la croissance future. »

    Je vous rejoins sur l’idée qu’il est nécessaire de faire une opération vérité sur les comptes, tous les comptes. Il existe une multitude de  »cadavres » dans les bilans financiers qu’il convient de mettre à jour.
    Cependant, je doute que l’opération vérité ait lieu car nous savons que les sommes sont gigantesques et risqueraient – si elles était révélées – de provoquer la révolte.
    Je ne sais pas si la société civile pourrait tolérer de telles révélations au vu de la cure d’autérité en cours.

    Néanmoins, imaginons que l’opération vérité ait lieu. Vous parlez de mécanisme d’option négocié sur un marché , etc …
    Peut-être ai-je mal saisi votre pensée, mais, envisagez vous la création d’un nouveau type de marché financier ? Dans l’affirmative, comment cela fonctionnerait-il ?

    Merci pour vos éclaircissements

    1. nécessaire de faire une opération vérité sur les comptes, tous les comptes.

      Je propose la levée mondiale du secret bancaire : cette opération vérité vous convient-elle ?

    2. @jeanpaulmichel,

      La réponse de Rosebud1871 introduit la logique d’un marché d’option équitable et transparent. Pour payer la prime la moins chère possible sur ses emprunts, il faut avoir des comptes transparents, tenir ses engagements et respecter les intérêts d’autrui. Cela implique au niveau international et dans le cadre d’une monnaie universelle d’adopter des règles de secret bancaire spécifique : ce qui est personnel est secret mais l’existence, la réalité et la légalité des richesses prêtées ou empruntées n’est pas secrète mais bien visible et contrôlable. Le marché est donc commun et également transparent pour tout opérateur quel que soit son statut et sa taille. Une nouvelle nuit du 4 aout à l’échelle du monde.

      Pour compléter ma réponse : @JPJM

    3. @VB 16 novembre 2010 à 08:45

      Oui je vous avais lu, ça va de soi.
      D’ailleurs pour le concours de la plus belle démocratie quels curieux résultats entre la Suisse et les States. Que deviendrais la Suisse à cesser d’être un coffre fort ? Et les States sans monnaie dominante et force de soutien de la liberté des nantis ?
      Sur un autre fil vous m’écriviez :
      « oui, le droit est et n’est qu’un instrument au profit de qui et de quoi l’instituer… »
      C’est un instrument, un outil mais comme tout autre il a été fabriqué, reproduit, transformé etc.
      Et cette façon de dire pose la question de : par qui ? Vous voyez le gouffre qu’ouvre pareille question !
      Car le droit est une façon de fonder un certain type de sujet qu’on nomme d’ailleurs « sujet du droit ». Si l’acte en droit est l’effet d’un sujet qui le cause, le sujet de la psychanalyse est une sorte d’envers, puisque celui là est effet du langage, sans cause donc.
      Mais passons, pour rejoindre une phrase de PSDJ ci-dessous :
      « ce qui est personnel est secret »
      C’est tout à fait conforme au droit dominant et intraitable sur le sujet de la propriété.
      Autant on peut lire à travers la saga en France des paris sur les fluctuations de prix, les errements des instances de jugement sur la question, liés aux statuts social même du parieur, et c’est montrer les limites de l’appareil législatif comme judiciaire, mais aussi comment se sont constituées une part de l’acquis accumulé aujourd’hui des propriétés.
      Le droit est évidemment au service de ce pourquoi il a été conçu.
      J’entendais ce soir le début du discours de notre président et j’ai entendu quelque du genre : « en tant que Président de la République, je représente l’intérêt général » à vérifier la transcription sera sur le site de l’Élysée, pas forcément identique à ce qu’il aura dit (j’ai vérifié une fois pour le discours d’Anthony sur la psychiatrie !).
      Ce n’est – comme vous le relevez souvent dans vos interventions pas le cas – puisque l’interpénétration des intérêts privés, et des représentants du peuple est majeure. Et au niveau international la même chose se reproduit par le biais soit des affrontements dits nationaux, soit dans les instances supranationales, celles de l’Europe incluses.
      Je ne sais plus arrivé là où je voulais en venir, au moins que les notions de démocratie, de propriété, de liberté, sont bien évidemment articulées entre elles, mais dans une aire sémantique qui comme toute signification est instable et sujette à évolution. Ces notions ne sont pas définies pour l’éternité. Elles viennent très largement des Lumières et encore pas de tous de la même façon, et de l’eau à coulé sous le Pont Neuf des savoirs depuis, ce qui n’est pas pris en compte dans ces articulations hautement théoriques, conceptuelles. Ça viendra bien un jour.

  10. J’ai encore le sentiment d’avoir lu une prose très libérale, qui spécule sur une responsabilisation qu’on aurait portant déjà peine à obtenir en éprouvette…

    Définitivement Lordon !

    1. PSDJ : Lordon Big Brother ? Vous n’y allez pas dans la dentelle ! Je ne vous surprendrai en vous assurant que ce que j’entends de ses écrits me séduit plus que vos efforts techniques d’inspiration morale.

    2. « expliquer ce qu’il propose fait de Lordon un libéral » Avec pareille baguette sémantique, je me sens métamorphosé à mon insu.

  11. L’Irlande discute avec l’UE
    .
    Reuters | 15.11.2010 | Mise à jour : 21:08
    Le premier ministre irlandais a déclaré que le coût élevé du financement du pays sapait les efforts faits par les banques pour soutenir la reprise, ajoutant qu’il discutait avec ses partenaires européens de la manière de soutenir la stabilité financière et bancaire.

    Réaffirmant que Dublin n’avait pas sollicité l’aide du Fonds européen de stabilité financière (FESF), il a ajouté qu’une réunion de responsables de ministères des Finances européens prévue demain allait aborder bon nombre de sujets, dont celui de la cherté du coût de financement.

    « Le loyer de l’argent tel qu’il est exprimé par le marché obligataire est très élevé, même s’il a quelque peu rebaissé aujourd’hui (…) Nous devons discuter avec nos partenaires (…) de la manière dont nous pouvons soutenir la stabilité bancaire et financière dans la zone euro », a déclaré Brian Cowen sur la radio publique RTE.

    « Si on devait avoir un tel coût de l’argent de manière permanente, les banques éprouveraient des difficultés à fonctionner comme moteurs de la reprise », a-t-il ajouté.
    De sources au sein de l’Union européenne, il se disait que des pourparlers étaient en cours sur un possible plan de sauvetage de l’Irlande et que Dublin envisageait de demander une aide pour son secteur bancaire. Cette option serait moins risquée politiquement que de demander une aide pour l’Etat.

    Paris pour un remboursement grec étalé
    .
    AFP | 15.11.2010 | Mise à jour : 22:27
    La France est « pour » un étalement du calendrier de remboursement des prêts accordés par la zone euro et le FMI à la Grèce, a affirmé lundi à Paris le Premier ministre grec Georges Papandréou à la presse grecque, dans un entretien diffusé par ses propres services.

    « La France est pour un prolongement du remboursement du prêt, ce qui va soulager la Grèce et créera la confiance sur les marchés », a indiqué M. Papandréou lors d’un entretien avec les journalistes grecs l’accompagnant à Paris, diffusé dans un communiqué par ses services à l’issue d’une rencontre avec le président français Nicolas Sarkozy.

    « En regardant l’évolution du prêt, il y a une accumulation d’un grand montant sur certaines années, donc, si le versement de ces montants était étalé sur une plus grande durée, la Grèce les rembourseraient plus facilement », a-t-il souligné.

    Arrivé à Paris lundi pour présider une réunion de l’Internationale socialiste (IS), M. Papandréou a eu un déjeuner de travail d’une heure et demie avec M. Sarkozy au cours duquel les deux hommes ont évoqué l’éventualité d’un prolongement du prêt de 110 milliards d’euros sur trois ans, que les pays de la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI) ont accordé en mai à la Grèce.

    Trente milliards d’euros de ce prêt ont déjà été versés au pays, un troisième versement de neuf milliards est prévu pour décembre 2010.

    http://www.jdf.com/flash-bourse/2010/11/15/97002-20101115FILWWW00757-paris-pour-un-remboursement-grec-etale.php

    Papandréou évoque la dette grecque
    .
    La France est « pour » un étalement du calendrier de remboursement des prêts accordés par la zone euro et le FMI à la Grèce, a déclaré à Paris le premier ministre grec Georges Papandréou à la presse grecque, dans un entretien diffusé par ses propres services.

    http://www.jdf.com/flash-bourse/2010/11/15/97002-20101115FILWWW00744-papandreou-evoque-la-dette-grecque.php

    1. Alexandre Adler a tout dit ce matin sur France Culture à propos de l’Irlande. Elle va sortir de la zone euro afin de rééquilibrer sa parité de change avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni avec qui elle a l’essentiel de ses échanges financiers. Comme la zone euro n’a pas les moyens de soutenir l’Irlande, il faudra bien que ses puissants voisins puissent dicter leurs conditions !

    2. OHHH ben pensez donc ! Avec l’onction du mari à Blandine, c’est plus des bruits de couloirs ma p’tite dame ! C’est d’l’info de première pogne !
      Et pi un oranger de Floride sous le ciel irlandais, on le verra très bientôt… Si si… Et pi les mouches à bretelles roses aussi.

  12. Comment peut-on cogiter, songer encore à se raccocher à l’ « Europe », « ce modèle le plus embourbé d’ordre non politique et économique de précarité et faillites multinationales et non démocratique!. » L’Europe du chômage et de l’incertitude, le futur pauvre du monde…

    Non, le modèle le plus avancé d’ordre politique et économique multinational démocratique, c’est bien évidemment la Suisse. La Suisse, modèle qui fonctionne bien, tout fait, tout prêt et tout près, où le principe de subsidiarité s’exerce pleinement faisant fonctionner une vraie démocratie et non pas une démocratie nominative fantoche. La Suisse où une roue de secours monétaire existe déjà et fonctionne bel et bien avec le Wir, 75 000 PME, PMI, artisans s’en servent concrètement avec succès. Le chômage y est inéxistant. Les Savoyards commencent à se demander, vu les vices de forme du traité du XIXème siècle qui les a rattachés à la France, s’ils pourraient demander leur rattachement à la Suisse, ce qui est faisable légalement. D’ailleurs c’est l’Europe qui devrait demander son rattachement à la Suisse!

    1. Voisin immédiat des suisses et haut savoyard , je vous affirme que vous avez tout faux ( sauf sur les pratiques démocratiques ) .

    1. Un spécialiste en géo-politique américain (et indépendant, donc), a déclaré mi-2009 que les US allaient un jour se réveiller sans aucun allié.
      source Contreinfo.

      Ca se vérifie.

  13. Une autre proposition.

     » Chers collègues,

    Nous ne devrions jamais oublier que nous sommes issus du peuple, que nous en faisons partie, que nous sommes élus par le peuple pour le servir, pour lui assurer sécurité et bien-être.

    La sécurité, je pense qu’aujourd’hui nous avons les moyens de l’assurer tant à l’intérieur de nos pays qu’au niveau international, si toutefois nous nous efforçons de comprendre ceux qui aspirent à une vie différente de celle que nous connaissons dans nos sociétés de consommation.

    Le bien-être de nos peuples ne peut advenir à mon sens que s’ils se le construisent eux-mêmes. Pour cela il faut que nous leur en donnions la possibilité. Nous, êtres humains, avons de tous temps choisi la solution de facilité face à notre incompréhension de l’existence et la peur qu’elle engendre : nous avons préféré nous laisser dicter notre vie par le groupe, nous réfugier derrière le groupe. Il devient aujourd’hui urgent et vital de chercher à former un groupe qui saurait intégrer nos différents choix de vie, nos choix personnels et conscients de mener notre existence. Pour cela il faut que, chacun dans le pays dont nous avons la responsabilité, nous mettions les questions existentielles que nous avons trop longtemps ignorées au centre du débat politique. Par exemple, le choix dans la manière de mener son existence, d’en être un acteur plutôt que de la subir, doit être un des principaux – sinon le principal – enseignements des parents et de la société à ses enfants. Ainsi, le travail devient-il une possibilité d’épanouissement au lieu d’une obligation.

    Chers collègues, la période de troubles que nous traversons est l’expression d’une crise de civilisation. Il en va de notre responsabilité d’en prendre conscience et de tout faire pour que nos peuples en prennent conscience. Cela signifie bien évidemment que la fonction que chacun d’entre-nous occupe actuellement va changer, qu’elle va passer de dirigeant à gestionnaire. C’est le prix de la démocratie. C’est le prix de la survie de notre espèce et de son environnement.

    Je vous remercie. »

    1. @ Fab dit : 16 novembre 2010 à 06:51

      Ainsi, le travail devient-il une possibilité d’épanouissement au lieu d’une obligation

      Vous venez de faire une découverte ?

      Savez-vous que la morale enseignée dans les familles, à l’église et à l’école laïque et républicaine jusqu’à la fin des années 60 visait à faire comprendre et assimiler par les très jeunes enfants que travailler était tout à la fois un devoir (une obligation) et une noble raison d’être, susceptible de procurer de très grandes satisfactions individuelles et collectives. L’instituteur, autant que le curé et les parents savaient très bien le faire comprendre.

      Votre formulation présente donc un inconvénient : elle laisse entendre que le travail peut ne pas être une obligation, ce qui ouvre la voie au parasitisme, à l’égoïsme, au cynisme, à la débrouillardise, et à tous les moyens permettant d’y échapper. Toutes ces attitudes se sont développées à cause de l’instauration d’un nouveau droit, celui à « jouir sans entrave » qui a présenté les obligations et les interdits comme des éléments culturels nuisant à l’épanouissement.

      Quelle grave erreur. En même pas un demi siècle on mesure le résultat obtenu : le manque de confiance généralisé, en les autres et en soi-même, avec la tentation de rechercher des boucs émissaires au lieu de se remettre en cause.
      Il me semble indispensable de nos jours de présenter le travail comme un devoir, une obligation, une responsabilité individuelle afin de faire en sorte que « l’Être » se construise autour de l’idée que c’est la condition incontournable de l’humain.

      « Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front »

      Bien évidemment, à titre de récompense pour son bon comportement au sein de sa communauté, il est tout à fait normal et recommandé de ne pas chercher à ne s’épanouir que dans le travail.

    2. jducac,

      Je respecte les civilisations ainsi que leurs croyances, sans elles et nos anciens nous ne serions pas là. Mais de là à affirmer que j’aurais préféré que nous discutions de ces sujets en charriant des pierres pour Pharaon ou pour le Sapa Inca, hum.

      Pourquoi alors nous arrêter en si bon chemin ? Pourquoi nous laisser si facilement convaincre que le salariat est incontournable, qu’il est l’aboutissement pour l’espèce humaine, le but suprême de la vie ?

      Pensez-y : vous « risquez » de faire une grande découverte ! Et de monter dans le train de la nouvelle civilisation qui vient. N’ayez-pas peur (j’ai déjà parlé de la peur, ici ou récemment : voyez où ça nous a menés), faites-vous confiance et essayez de convaincre vos proches qu’ils doivent se faire confiance, et tout va bien se passer.

    3. @Fab :

      Là où Jducac vous parle « travail » ( avec un contenu que je pressens multiple au travers des références chrétiennes sous jacentes ) , vous répondez salaire .

      Mettez vous d’abord d’accord sur l’énoncé du problème que vous prétendez tous les deux résoudre .

    4. juan nessy,

      Je lui en ai déjà fait la remarque il y a de cela fort longtemps.

      Le travail fait consciemment et, donc, librement n’a rien à voir avec le salariat : chacun fait ce qu’il veut de sa vie. En théorie pour l’instant encore.

    5. @ Fab dit : 16 novembre 2010 à 15:14

      Pourquoi nous laisser si facilement convaincre que le salariat est incontournable, qu’il est l’aboutissement pour l’espèce humaine, le but suprême de la vie ?

      Désolé, Fab, mais vous répondez doublement à côté du sujet auquel j’aurais aimé vous entendre et que vous me donnez l’impression de vouloir fuir.

      Le sujet qui est pour moi central, et ça n’est pas une question de religion, ni de salariat : c’est « l’obligation de travailler » quand on prétend être un homme humain.

      Ce serait bien si vous positionniez sur ce point.

    6. Géraard! Faut que j’te parle!

      Gérard, j’ai été trop bon avec toi quand tu as abandonné lâchement tes études.
      Tu aurais pu aller jusqu’au bac, pour faire plaisir à ta pauvre mère.
      Et puis, si t’avais eu ton bac, t’aurais pu rentrer … t’aurais pu être … heu…
      Hein ?
      Chômeur, oui.
      Au moins t’aurais été un chômeur honnête!

      http://www.youtube.com/watch?v=oInpyoQjioE

    7. jducac,

      Vous m’avez mal lu. Ma position est claire : un « homme humain » qui en venant au monde est obligé de faire quoi que ce soit, par exemple de vouer une confiance aveugle à ses ancêtres, n’est pas « humain » au sens où je l’entends. Et heureusement qu’il y a des hommes « humains », sinon la soumission aurait encore la forme de l’esclavage et nous ne serions pas en position de dialogue si propice à la prise de conscience du plus grand nombre de notre asservissement, de la délégation que nous faisons au groupe de la responsabilité de mener notre propre existence.

      La société n’admet pas les remises en question, par définition elle cherche à optimiser l’homogénéité. C’est ce qui fait une civilisation, les remises en questions y sont des anomalies, des utopies. Le rouleau compresseur de l’histoire, de l’habitude, de la norme, des croyances, agit dès la naissance et il est alors difficile d’avoir un avis « humain ». Que vous considériez l’obligation de travailler comme un bien, je le comprends et le respecte, le « Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front » entre autres est bien ancré et fait partie de notre liquide amniotique : mais l’approche que vous avez de la vie est amniotique, elle est civilisationnelle, mais pas « humaine ».

      Je ne dis pas que nous avons mieux à faire sur Terre que travailler, mais que nous avons mieux à faire que de nous croire obligés de travailler. Et le travail n’est qu’un exemple, un détail. Nous avons mieux à faire que de ne pas être conscients de notre existence, hors cadre s’entend.

    8. fujisan,

      C’est une autre façon de le dire ! Je la préfère, mais les comiques encore moins que les poètes ne sont entendus.

      Une civilisation qui se prend au sérieux : laissez-moi rire !

      « L’humour et les blagues peuvent non seulement avoir un effet thérapeutique à court terme mais aussi sauver des civilisations tout entières. » Bernard Werber

      Alphonse Allais :

      « A quoi bon prendre la vie au sérieux, puisque de toute façon nous n’en sortirons pas vivants ? »

      « C’est l’humanité qui a perdu l’homme. Dire que cet idiot-là aurait pu être le plus heureux des animaux, s’il avait su se tenir tranquille. Mais non… il a inventé la civilisation. »

      « L’homme est si peu le roi de la nature qu’il est le seul de tous les animaux qui ne puisse rien faire sans payer. »

      « Les gens qui ne rient jamais ne sont pas des gens sérieux. »

      « L’homme est plein d’imperfections, mais ce n’est pas étonnant si l’on songe à l’époque où il a été créé. »

      « Dieu a sagement agi en plaçant la naissance avant la mort ; sans cela, que saurait-on de la vie ? »

      « Dans sa volonté de supprimer les intermédiaires, il cherchait le moyen de passer directement du foin au lait sans passer par la vache. »

    9. jducac,

      Vous êtes allé exposer votre point de vue à juan nessy sur un autre billet. Vous y avez été reçu cordialement, mais je ne suis pas sûr que vous y retourniez de sitôt.

      Pourquoi rabâcher-vous sans cesse le même discours et vous défilez-vous à la moindre mise en lumière d’une contradiction ou d’une incongruité ?

      Ce n’est pas seulement une critique, puisque certains ne prennent même pas la peine ou le risque de s’aventurer hors de leur cadre ! Il y a les frileux, les aveugles, les dogmatiques et les conservateurs…

      Certains pensent qu’il est impossible que l’homme devienne maître de sa propre existence, et c’est pour ça qu’ils sont là, qu’ils tentent de lui améliorer ses conditions de servitude, de dépendance. Alors qu’il suffirait de pas grand chose, d’un déclic, d’une étincelle. Mais non, on préfère rester comme avant : la société, la civilisation à force, qui montre la direction, et tous derrière, et gare à ceux qui ne suivent pas ! Alors que vont faire ces « certains » ? Et bien ils vont chercher à améliorer les conditions de ceux qui ne suivent pas, à leur améliorer leurs conditions matérielles de vie…

      Pourquoi ne pas dire à tous « Personne n’est obligé de suivre ! », et « celui qui ne suit pas ne sera pas rejeté, dénigré, ignoré, soutenu financièrement… » ?

      L’aventure humaine a une sale gueule de routine, et c’est le refus de cette routine qui est la partie visible de la crise de civilisation… « Tais-toi et rame ! »

    10. Pour les frileux, les aveugles, les dogmatiques et les conservateurs…pour tous ceux pour qui le cadre est immuable, pour qui les choses ne peuvent pas changer « comme ça », pour qui le cadre qu’ils ont reçu de leurs anciens doit être le cadre qu’ils transmettront à leurs enfants, etc. :

      Ce n’est qu’un début !

    11. @ Pierre Sarton du Jonchay dit : 18 novembre 2010 à 12:31

      Pouvez-vous nous dire quelle morale vous convient ? Si elle me convient également, j’aurais plaisir à l’adopter. Sinon, voyons en quoi nous divergeons.
      Etes-vous partisan de dire, comme semble le laisser penser Fab, que l’homme de la nouvelle veine, est tellement libre et totalement sans appartenance, qu’il ne doit rien à personne du présent, du passer, ou du futur ? Mais est-il encore un être humain ? A-t-il un avenir ?

      @ Fab dit : 18 novembre 2010 à 05:10

      J’ai répondu à juan nessy sans le moindre problème. J’admets très bien que nous n’ayons pas le même avis. Ce qui m’importe c’est de comprendre pourquoi, connaître ce qui justifie les différences de perception, quels sont les arguments qui appuient telle ou telle prise de position.

    12. Bonjour,

      Le style est celui de la lassitude.

      Corinne Lepage… Non ! Elle ne répond pas aux questions. Je ne cherche pas d’exemple mais en gros je lui demandais « Produire et financer quoi, et pourquoi ? »…J’attends toujours ! Le mieux c’est qu’on continue comme ça, qu’on l’élise (elle ou un(e) autre) et après tout ira mieux, on répondra aux questions, on apportera les bonnes solutions (les seules possibles !) aux problèmes, et tout ça.

      jducac… Et bien quoi la Chine ? Quoi l’URSS ? Leur expérience n’a pas fonctionné : l’opposition était trop forte : trop nombreuse et trop tentante. Et puis, il semble que les méthodes bien connues des Allemands de l’Est en 1984 : « La guerre c’est la paix », « La liberté c’est l’esclavage », « L’ignorance c’est la force » se diluent encore mieux, en douceur, dans les démocraties à l’occidentale, les sociétés de consommation. C’est bien ça le problème jducac : si la vie se résume à se plier au choix entre « Tais-toi et rame ! » ou « Consomme et rame ! », entre droite et gauche, comment voulez-vous que l’on s’en sorte ?

      J’ai donné ce lien, pas de réaction ! Si vous ajoutez les gens qui sont restés en RDA quand le mur est tombé et ceux qui ensuite furent et sont nostalgiques, vous serez surpris. Ça s’appelle le conditionnement : pour la Chine, l’URSS, la RDA, etc. il est assez récent, mais pour nous il remonte à des siècles, des siècles pendant lesquels nous avons patiemment enfoui nos peurs primaires. Et demandez autour de vous, ou à Paul Jorion, le temps et le travail que demande une psychanalyse ! Car il ne s’agit pas d’autre chose : c’est mon (le seul) point d’accord avec PJ, et que je lui reproche néanmoins de ne pas mettre en avant ouvertement, directement, mais en essayant d’y accéder par des chemins détournés pour ne pas dire alambiqués. Il y a un film, « La vie des autres », où un des acteurs qui fait partie de la Stasi se laisse aller à réfléchir, à penser par lui-même. Savez-vous quelle fut sa punition ? Etre affecté à une tâche ne demandant aucune réflexion : ouvrir des lettres en l’occurrence. Faites le compte jducac, je vous en prie, du nombre d’emplois équivalents qu’offre notre société : vous verrez, c’est effarant. Notre société pour perdurer se doit de faire participer le maximum de gens à son jeu, même – et surtout – si la plupart jouent les pions : pendant ce temps-là ils ne font pas de conneries. Et savez-vous comment notre société parvient à ce résultat ? Pensez-y je vous en prie, c’est…stupéfiant ! Ça s’appelle le conditionnement, le poids de la civilisation, et on en arrive à un stade où le nombre de suiveurs, de pions, dépasse, et de loin, le nombre d’acteurs.

      Vous nommez ça morale : c’est votre croyance. Tant mieux pour vous. Mais tout le monde n’a pas la chance d’accepter la morale qu’on lui propose, d’y croire. Marche ou crève ! On peut mettre toute son énergie et consacrer sa vie à faire des choses inutiles, mais si on n’en a pas conscience, alors on le vit mal, on traîne les pieds : ça s’appelle le salariat, c’est donner sa vie, son esprit, au groupe. Non pas comme le don d’une singularité, mais pour qu’il, le groupe, s’occupe de ce lourd fardeau qu’est la vie ! Quelle horreur… Et ça jducac, ce n’est pas digne d’une espèce évoluée.

      Qu’un artiste soit condamné à vendre sa production, sa vie, en est une triste preuve. Et on y revient : l’argent et sa gestion, l’économie, ne sont que des moyens, des liens entre les membres d’une (ou des) société(s), alors qu’ils devraient être l’accumulation des vies, des envies, de chacun. C’est le contraire qui se passe jducac !!! L’argent est posé dans le jeu de chaque homme dès sa naissance :

      – « Bonjour et bienvenu sur cette Terre. Le jeu consiste à travailler. Tu peux en être fier : la morale est à ta disposition pour cela. Tu peux t’en plaindre : l’esclavage est à ta disposition. La Terre qui travaille pour travailler : on l’aime ou on la quitte ».

      – « Merci de votre accueil. Et si je ne veux pas travailler, si je ne veux pas participer à ce jeu par obligation, mais par envie ? Si je veux y participer par envie, par plaisir, par bonheur de vivre, je vais nécessairement vite me rendre compte que la plupart des occupations qui existent ont été créées pour que le jeu continue mais qu’elles n’ont aucune valeur…morale. Alors..? »

      – « C’est comme ça que tu nous remercies de t’accueillir ? Avec tout ce que tes ancêtres ont fait pour toi ? »

      -« Pardonnez-moi maître, mais si je n’ai pas le choix de vivre comme je l’entends, comme me le dicte mon esprit encore pour le moment relativement vierge, n’est-ce pas que je suis contraint ? Si dès le début vous me dites que pour que ma vie ait une valeur il faut que celle-ci soit convertible en points de jeu, cela ne signifie-t-il pas que ce sont les points de jeu et donc le jeu qui dictent ma vie ? Et donc que ce n’est pas moi qui apporte ma pierre à la construction de l’édifice, ma caractéristique au jeu ? »

      – « Mais puisqu’on te dit qu’il ne peut en être autrement ! Que c’est dans la nature de l’homme que le jeu soit posé d’entrée (de jeu), et que certains se dévouent pour en assurer le bon déroulement alors que d’autres acceptent d’y participer pour assurer son bon fonctionnement, à l’insu de leur plein gré soit mais quand même. Si tu veux et si tu es sage tu auras une image. Par exemple tu pourras devenir un de ceux qui se dévouent pour que le jeu continue, tu pourras être un maître du jeu ! »

      –  » Houaaaaâ ! Trop cool, c’est vrai ? »

      – « Ouioui ! Promis ! »

      – « Non, c’était pour rire : je m’en fous de ton jeu ! J’en veux pas ! Et tes subterfuges de pseudo-maître du jeu, tu peux les filer au Père Noël pour qu’il les emballe avec la poupée qui tousse, et qu’il apporte tout ça à tous ceux qui crèvent de l’injustice de ton jeu, de son inhumanité, de son totalitarisme, de sa religion. Afin qu’eux aussi soient contents, qu’il sachent bien qu’on ne les oublie pas, et qu’ils puissent alors sourire pour la photo de groupe qu’on enverra aux autres habitants de l’univers, ou à Dieu. »

    13. @ Fab dit : 19 novembre 2010 à 12:24

      Quelle longue réponse ! Vous n’avez pas ménagé votre peine et je comprends que la lassitude arrive.

      Vous semblez gêné par ce qui vous est imposé dans notre société, par une règle du jeu qui ne vous semble pas nécessairement bonne et qui de ce fait vous amène à imaginer autre chose.

      Soit, c’est votre choix, mais je vous souhaite beaucoup de courage. Vous risquez de vous épuiser à la tâche sans jamais atteindre votre objectif et en final de gaspiller votre vie en vous berçant d’illusions inatteignables.
      Par expérience, je crois qu’il est plus efficace de s’assoir à la table de jeu que le hasard a placé devant vous à la naissance et d’entrer dans la partie en respectant les règles sans les discuter quitte ensuite, quand vous aurez démontré votre habileté, votre grand art, l’évidence de votre supériorité sur les autres joueurs, à tirer profit de votre autorité pour insuffler l’idée d’une variante correspondant à une étape vers votre idéal.

      C’est très dangereux de vouloir faire table rase du passé, surtout quand on se croit supérieur par ses idées et que l’on considère ceux qui nous ont précédé comme des êtres dépassés agissant sans raison, sans réflexion, sans analyse préalable, sans sagesse.
      Par nature, je ne suis ni rebelle, ni révolutionnaire, sans pour autant être hostile aux évolutions à condition qu’on les justifie et qu’on en analyse préalablement les risques.

      Quand je vois ce qu’on a fait dans le domaine de l’éducation en voulant innover et que maintenant, il faut 2 ans pour apprendre à lire là où il ne fallait que deux trimestres. Quand on est obligé de prévoir des cours de rattrapage à l’entrée de certaines universités ou grandes écoles.
      Quand je vois où nous ont entraîné les mots d’ordre (ou de désordre plutôt) lancés à la fin des années 60 et qui ont contribué à dévaloriser l’autorité, à favoriser l’individualisme, à instaurer le règne du chacun pour soi, l’existence personnelle au détriment de la l’harmonie dans la communauté qu’on ignore, sauf quand il s’agit de se défausser sur les autres, les mauvais, ceux qui n’ont pas de cœur parce qu’ils en appellent plus aux devoirs qu’aux droits.

      Quand je vois tout ce qui a été gâché et tout ce qui est à réaliser pour remettre les choses en place afin de donner un futur à ceux qui nous suivent, je leur souhaite pragmatisme, modestie, courage et persévérance, en évitant de s’en remettre aux grandes théories qui ont échoué.

    14. Jducac,

      Vous risquez de vous épuiser à la tâche sans jamais atteindre votre objectif et en final de gaspiller votre vie en vous berçant d’illusions inatteignables.

      Comme tout le monde (pour ceux qui ont encore de illusions en tout cas !).

      Par expérience, je crois qu’il est plus efficace de s’assoir à la table de jeu que le hasard a placé devant vous à la naissance et d’entrer dans la partie en respectant les règles sans les discuter

      C’est votre expérience ! Allez dire ça les yeux dans les yeux (pour ceux qui les ont encore !) aux enfants de Manille, de Paris ou d’Alger ! Non jducac, ce n’est pas plus efficace. C’est seulement plus facile !

      quitte ensuite, quand vous aurez démontré votre habileté, votre grand art, l’évidence de votre supériorité sur les autres joueurs, à tirer profit de votre autorité pour insuffler l’idée d’une variante correspondant à une étape vers votre idéal.

      Des exemples historiques ? La maison, les pantoufles, le verre de vin, la femme, l’enfant, le chien et le chauffage : les armes du révolutionnaire ?

      C’est très dangereux de vouloir faire table rase du passé, surtout quand on se croit supérieur par ses idées et que l’on considère ceux qui nous ont précédé comme des êtres dépassés agissant sans raison, sans réflexion, sans analyse préalable, sans sagesse.

      Le seul exemple de « table rase du passé » qui me vienne est celui de l’homme qui a décidé de se distinguer des autres espèces, et qui ce faisant a considéré la Nature comme dépassée et donc exploitable, violable, puisque agissant sans raison, sans réflexion, sans analyse préalable, sans sagesse.
      Vous mettez tout le monde dans le même sac jducac, c’est de l’inconscience :
      Les indiens : « Mes jeunes gens ne travailleront jamais. Les hommes qui travaillent ne peuvent rêver et la sagesse nous vient par les rêves. » (Smohalla, indien nez-percé)
      Et les drogués : « Le travail est l’opium du peuple et je ne veux pas mourir drogué. » Boris Vian, ou ça encore :
      « La retraite d’Eric Woerth ou de Martine Aubry est la récompense d’une vie de labeur. Avec une petite différence : tu seras mieux payé par la retraite de Martine Aubry(…)
      Woerth a compris la lutte des classes : pour que les rentiers engrangent, il faut que les travailleurs travaillent(…) Martine pense que la lutte des classes doit être tempérée par la redistribution(…)
      Mais la question n’est pas là. La question n’est pas celle de la retraite mais celle du travail. Il faut abolir le travail. Le vieux rêve marxiste, la vieille utopie fouriériste, sont brûlants d’actualité. L’horreur du travail vient de ce qu’il est subi, forcé, aliéné, et qu’il n’apporte pas, le plus souvent, de plaisir(…)
      Alors ? Rien à foutre al país ? Roupiller au soleil en attendant que ça passe ? Se vautrer dix heures par jour devant la télé ? Pas du tout. L’homme est un animal actif et agité(…)
      Le premier pas vers l’abolition du travail passe par la coopération. Le travail subi est celui où la hiérarchie t’impose les tâches. La coopération relève de la démocratie, et ce n’est pas simple(…) A cela vous répondez : les hommes aiment être dirigés. Oui sans doute, ils aiment rester des enfants. C’est tellement commode de le rester, autant que de se soumettre à l’autorité de la pointeuse. C’est un vrai problème.
      Le deuxième pas vers l’abolition du travail est l’éducation. Tous les gens prêts à partir à la retraite ont quelque chose à enseigner, à dire ou à écrire, sinon on ne les retrouverait pas bossant avec bonheur dans les assocs.
      Le troisième est la « papillonne » de Fourier. Il faut que les métiers circulent comme la parole circule dans la démocratie. Qu’est-ce qui t’interdit de devenir journaliste à cinquante ans ? Le fait que des journalistes aient accaparé le secteur et le vérouillent(…)
      La question des retraites est le chiffon rouge qui te fait oublier le travail qui te tue à petit feu. Parlons du travail et laissons la retraite au cimetière. » (Bernard Maris in charlie hebdo)

      Par nature, je ne suis ni rebelle, ni révolutionnaire, sans pour autant être hostile aux évolutions à condition qu’on les justifie et qu’on en analyse préalablement les risques.

      Je comprends tout à fait. Et je respecte. Mais que n’avez-vous pas analysé « préalablement les risques » avant de vous engager puis d’engager votre famille et votre descendance dans cette voie qui vous a été imposée ! C’était à ce moment-là (c’est un sinon le point-clé) qu’il fallait remettre en cause le système qu’on vous proposait (en théorie, en pratique : qu’on vous imposait) : c’est sûr qu’une fois engagé sur le chemin il est plus facile de s’appliquer (sa morale) que de critiquer.

      en évitant de s’en remettre aux grandes théories qui ont échoué

      Et bien voilà ! Enfin ! Nous sommes d’accord ! Et parmi les grandes théories qui ont échoué…tan tan…roulement de tambour…non, je ne tombe pas dans le panneau en disant « le capitalisme » ou « la société de consommation », qui ne sont que des dérives, des symptômes…Non : la grande théorie qui soutient notre civilisation est qu’il est préférable que l’homme ne se retrouve pas trop longtemps en face de l’incompréhension de sa réalité qui pourrait lui faire peur, peuchère, et donc que la société lui trouve constamment une occupation. Nous avons ainsi « décidé » de jouer au marchand, de croire en Dieu, en Allah, au Veau d’Or, etc. la liste est longue.

      Et donc, « pour remettre les choses en place afin de » PROPOSER « un futur à ceux qui nous suivent », vous leur souhaitez « pragmatisme, modestie, courage et persévérance », alors que je nous souhaite d’en prendre conscience et de passer à l’action. Par exemple, en parlant ouvertement, ensemble, tous, enfants surtout – ce sont eux qui peuvent encore avoir une part de rêve en eux, de vie ! – des peurs que nous cachons depuis trop longtemps (c’est un euphémisme). Que souhaiter de mieux à ses enfants qu’ils puissent rêver leur vie ? Une idée jducac ? Qu’ils acceptent le jeu imposé et qu’éventuellement, peut-être, si les conditions le permettent, ils essaient de s’occuper des autres quand ils auront accompli leur chemin de croix ? Hum… Des exemples historiques jducac ? J’en connais quelques-uns : ils ont fini en posters, en statuettes ou sur un tee-shirt, le meilleur moyen pour qu’on pense à eux mais pas à leur message.

      Quelle longue réponse !

      Je préfère faire court, les aphorismes, mais je me suis rendu compte que ça ne marchait pas : celui qui veut aller au bout de l’analyse du message est déjà convaincu, l’autre, il faut lui mâcher le travail.

      PS : vous ne répondez pas sur l’aspect pratique : les emplois sont créés pour intégrer les nouveaux arrivants mais pas pour leur permettre de s’accomplir.
      PPS : même si Paul Jorion ne veut pas prendre de risque pour sa cohérence en s’aventurant hors du cadre actuel, je le cite :
       » Et si l’on reprenait la question dans l’autre sens ? En partant plutôt du fait qu’il faudrait que les gens soient heureux. Et en déduisant tout le reste à partir de là : le travail, l’argent, etc. Juste pour voir !  »
      Si si ! C’est lui qui l’a écrit ! Et puis il est vite retourné dans sa coquille. Dommage.

    15. @ Fab dit : 20 novembre 2010 à 06:07
      Votre insistance, le mal que vous vous donnez pour vous faire bien comprendre a quelque chose de touchant. Vous me donnez l’impression de vous débattre comme un bon diable pour prouver qu’il peut y avoir de multiples façons de concevoir la vie et que la marche de l’humanité devrait être orientée de manière différente pour vous satisfaire.

      Il y a de multiples raisons de souhaiter une évolution allant dans le sens de l’amélioration des conditions humaines les plus pénalisées. Mais, quoi que nous fassions, les inégalités se perpétueront. Ceux qui prônent l’égalitarisme sont des imposteurs qui prêchent pour leur chapelle. Le mieux que nous puissions faire, c’est d’éviter à certains de tomber trop bas. Le message des Nuls, auquel vous renvoyez, montre que la tâche est immense tant la co…..ie est ce qu’il y a, de nos jours, de plus facile à propager.

    16. jducac…

      Si vous doutez qu’il puisse effectivement « y avoir de multiples façons de concevoir la vie », si vous doutez qu’il soit possible à l’homme d’avoir une conscience suffisamment éveillée pour proposer au groupe ses propres idées, alors oui la tâche qui m’attend est immense.

      Je n’ai que faire de l’égalitarisme et de ceux qui le prêchent. L’égalité existe : c’est la naissance à la vie. Il y a ensuite des sociétés, que certains défendent bec et ongles, qui font plus ou moins ressortir telle ou telle qualité…et avec le temps on finit par croire à l’importance de ces différences : et on voit (si on le souhaite) où ça peut mener.

      En complément, si toutefois l’envie vous prenait – on ne sait jamais, ça prend comme une envie… – de jeter un oeil hors de la caverne à Tonton : ma réponse à Souvarine, vers là.

    17. @ Fab dit : 20 novembre 2010 à 19:06

      L’égalité existe : c’est la naissance à la vie

      Mais pas du tout, chacun de nous dépend de ceux qui ont existé avant que nous naissions à la vie. Ils nous appartiennent autant que nous leur appartenons par nos gènes, par la culture commune qui est née et a survécu aux vicissitudes des temps passés. Il faut être très égoïste et prétentieux pour avoir une attitude méprisante à leur égard. C’est faire preuve d’un manque de savoir vivre, d’ingratitude et d’un égo surdimensionné pour penser que ceux qui ont existé avant nous ne sont pour rien dans ce que nous sommes.

      Quand on en arrive à cette conviction, pas étonnant qu’on soit en panne face au futur puisqu’on n’a même pas été capable de se connecter et de s’intégrer au passé de manière intime, viscérale. Alors on se trouve tel un orphelin parachuté au milieu d’autres orphelins dans un monde inconnu, le nôtre, tel qu’il est bien présent et réel, mais qu’on ne peut comprendre et que par réflexe on rejette parce qu’incompris.

      Vous me suggérez la lecture de l’allégorie de la caverne de Platon pensant peut-être qu’il me manque des connaissances essentielles. Bien évidemment, chacun de nous est incomplet au regard de ce que la totalité des hommes a pu observer, déduire, comprendre, et faire savoir autour d’eux.
      A cet égard, compte tenu d’un cursus ultra réduit, mes connaissances livresques, celles qu’ont peut ressortir pour participer à la sélection implacable qui s’opère au sein des êtres vivants, pourraient m’inciter à fuir la confrontation d’idées. Et bien non, comme je l’ai toujours fait, muni de d’un simple couteau suisse de réflexion et de raisonnement, je ne lâche pas prise car par expérience, beaucoup de ceux qui ont ingurgité de volumineuses connaissances ne les ont pas suffisamment réfléchies et se trouvent parfois embarrassés quand on ose les aborder sans complexe.
      Quand je lis : http://fr.wikipedia.org/wiki/All%C3%A9gorie_de_la_caverne et que l’on y déclare « La création d’une cité juste est la fin ultime de Platon dans la République, laquelle est elle-même la condition de la justice dans les individus. Or, cela n’est possible que si les philosophes prennent les rênes de l’État ou, comme le dit Platon dans une formule célèbre, uniquement si les rois se font philosophes ou les philosophes rois. Cette idée tient à ce que, selon Platon, seuls les philosophes disposent par leur connaissance des Idées, et plus particulièrement de l’Idée de Bien, les compétences nécessaires pour diriger la Cité. » permettez-moi de m’interroger.

      Faut-il être philosophe pour avoir des idées ? Les autres sont-ils des sous hommes ? Personnellement, j’en doute ; l’expérience m’aillant montré que beaucoup de personnes simples, n’ayant fait aucune étude philosophique, sont capables d’avoir des idées très pertinentes et profondes, notamment en ce qui concerne le Bien.

    18. jducac,

      L’égalité, c’est de naître. Bien évidemment qu’il y a une différence entre naître sur un trottoir à Manille ou avec une cuillère dorée à Gstaad, vous êtes marrant ! Mais qu’est-ce qui fait que cette différence existe si ce n’est la valeur que porte, qu’impose le système actuel ? Système que certains, par croyance, habitude, héritage ou ce qui vous conviendra, défendent bec et ongles. C’est donc normal qu’il soit difficile de leur faire accepter la remise en cause du salariat, puisqu’il sous-tend le système. Et la cause du salariat est la même pour toutes les soumissions, religieuses entre autres, c’est le refus d’affronter la peur devant l’incompréhension de l’existence. On peut faire ce qu’on veut de quelqu’un qui a peur, surtout s’il ne le sait pas. Et s’il l’ignore c’est en majeure partie dû à son conditionnement, au conditionnement de la société.

      C’est faire preuve d’un manque de savoir vivre, d’ingratitude et d’un ego surdimensionné pour penser que ceux qui ont existé avant nous ne sont pour rien dans ce que nous sommes.

      Ne pensez-vous pas plutôt que c’est cette affirmation qui est la preuve d’un manque de savoir-vivre ? Ne pensez-vous pas que la meilleure manière de les respecter et de leur rendre hommage pour tout ce qu’ils nous ont laissé de bon soit de tout faire pour lutter contre ce qui a pu freiner leur épanouissement, leur prise de conscience et donc leur liberté ? Pour la plupart ils n’ont pas eu le temps de se questionner sur leur existence ou s’ils l’ont fait, sur la manière dont leur prise de conscience aurait pu influer sur la société de manière à ce que leurs enfants ne se trouvent pas dès la naissance face au totalitarisme de la société qu’ils ont eux dû affronter.

      Quant à l’allégorie de la caverne, vous êtes sur la bonne voie puisque vous vous interrogez. Quand on naît dans un cadre, qu’on y grandit, qu’on y est éduqué il est bien difficile d’imaginer qu’un autre cadre puisse exister. Et si l’on s’aventure à l’imaginer, aux premiers pas on risque d’être cruellement ébloui par une lumière qu’on « n’a pas l’habitude de supporter ». Je comprends donc votre hostilité.

      N’attendez pas La Vérité de Platon ou d’un autre, c’est une des bases de la philosophie ! Il n’est effectivement nul besoin d’avoir tout lu pour être sensé, il s’agit de le vouloir. Or pour le vouloir encore faut-il le pouvoir, croire que cela est possible. Et le système actuel est organisé de telle façon qu’il enlève cette croyance au plus grand nombre, ou pour le moins qu’il fait tout pour la masquer. Ce qui maintien et renforce la soumission, et accessoirement crée des complexes d’infériorité…

      Faut-il être philosophe pour avoir des idées ?

      Oui. Au sens où vous entendez philosophe, à savoir la réflexion avec le couteau suisse et non le diplôme. Oui, pour avoir des idées il faut prendre le temps de la réflexion, il faut avoir le temps de la réflexion. Et encore une fois la société s’applique à occuper au maximum ses membres…, avec le salariat par exemple.

      Finalement, vous voyez qu’il existe un autre cadre, plus philosophique, plus spirituel, mais pour le moment il vous fait encore peur. Ayez confiance, en vous notamment, en vos capacités et en votre couteau suisse que la vie vous a offerts, et la peur vous parviendrez à vaincre. Et vous pourrez alors venir m’aider, nous serons deux égoïstes et prétentieux à penser que les autres aussi peuvent et doivent l’être afin que nous tous devenions des rois-philosophes et qu’enfin l’on puisse vivre en démocratie.

      Ramen

    19. @ Fab dit : 21 novembre 2010 à 13:24

      C’est donc normal qu’il soit difficile de leur faire accepter la remise en cause du salariat, puisqu’il sous-tend le système

      Nous y voila. Il faut s’en prendre au système. Ce fameux système auquel s’en prennent tous ces insatisfaits de naissance qui ne supportent pas de vivre dans le monde qui s’est offert à eux à leur naissance et qui, sans même prendre conscience de ce qu’ils en retirent, se mettent à baver dessus, que dis-je, à cracher dans la soupe qui les nourrit.

      Comment vivez-vous ? Qui vous nourri ? Qui vous procure ce dont vous avez besoin pour exister ? Qu’est-ce qui vous permet de critiquer tout dans ce système que les autres, vivants où morts, ont contribué à faire exister grâce à leur travail, qu’il soit salarié ou non? Qu’est ce qui a implanté dans votre esprit le fait que ça ne va pas et qu’il faut tout reprendre à zéro ? Des criminels contre l’humanité ? Des malades ? Des prétentieux ? Des utopistes professionnels?

      Par expérience, à moins que vous soyez un génie que les autres n’auraient pas encore détecté, pourquoi voulez vous vous attaquer à un problème global comme s’il s’agissait d’apporter une solution à un problème mathématique clairement et complètement posé ?

      Je vous l’ai déjà dit. Vous avez été mis devant une table de jeu avec des règles. Montrez ce que vous êtes capable de faire pour vous imposer dans ce cadre de départ et si vous êtes en mesure de vous imposer aux autres vous pourrez alors prétendre à orienter différemment le cours des choses. C’est admettre d’entrer dans le processus naturel de sélection qui s’opère dans notre communauté, que cela vous plaise ou non. Le reste est du baratin inutile.

      Par contre, ce qui est à votre portée, c’est de faire en sorte que, dans le cadre en place, vous vous employiez à rendre votre vie et celles de ceux qui dépendent de vous la plus heureuse possible.
      A l’inverse, dire à tous vents que ça ne va pas, que le système est à revoir et qu’il faut pour cela s’attaquer au problème fondamental qu’est le travail, cette inutilité, cette aliénation, surtout quand il s’agit de travail salarié, c’est s’employer à être malheureux et à rendre les autres malheureux.
      C’est s’en prendre au fondement même de ce qui a rendu l’homme différent des animaux.

      Le travail et la morale universelle, s’imposent à la communauté des hommes. Ils conditionnent notre survie, s’y attaquer est à mon sens, suicidaire. Mais je veux bien en discuter si vous êtes convaincu du contraire. Exposez vos arguments.

    20. jducac,

      Je viens de lire les avis de Moi : là et plus haut et de Crapaud Rouge sur le travail. Ça commence à faire une brave équipe !

      Je résume votre pensée :

      Morale universelle, fondement même de ce qui a rendu l’homme différent des animaux : la sélection naturelle se fait grâce à notre bon système qui nous a été légué par nos ancêtres, ce qui est un gage de qualité. Ce système, on l’aime ou on le quitte. Seulement si on l’aime on peut l’améliorer.

      C’est pratique et passepartout, ça marche aussi bien pour le système que vous chérissez que pour les armées, les églises, les partis politiques, les entreprises à papa, les mafias, l’équipe gouvernementale birmane, et quelques autres. Allez expliquer aux milliards de malheureux sur Terre qu’ils ne se sont pas bien adaptés au « processus naturel de sélection » : ils vont vous manger !

      Si le travail est le « fondement même de ce qui a rendu l’homme différent des animaux » je me demande bien où est passée la conscience… A moins que le travail ne se soit assis dessus, et que chemin faisant nous ne nous sentions plus animaux. Oui, c’est ça ! Et encore une fois nous sommes d’accord : c’est l’obligation du travail, le salariat, qui nous a désanimalisés. Nous sommes donc en cela différents des animaux qui eux occupent leur vie à vivre.

      Le travail occupe l’homme, pouvez-vous me dire avec quoi il a rempli sa conscience au cours de sa désanimalisation ?

      Ma réponse : avec l’illusion. L’illusion de la religion : ça peut aider et c’est tant mieux, mais ça ne devrait pas empêcher d’avoir conscience que c’est une illusion. L’illusion du travail : même chose ! Activez-vous si ça vous chante, n’obligez pas les autres à le faire : ce n’est pas très humain, même les animaux ne le font pas ! Passer sa vie à ouvrir des lettres, à coller des timbres, à fabriquer des voitures pour que l’homme puisse aller à son travail, fabriquer ou coller des timbres par exemple, qui est loin parce qu’on a inventé la voiture, bien sûr qu’on peut y trouver du bonheur et de la morale. Bien sûr. Mais je ne sais pourquoi, intuitivement je me dis qu’il doit y avoir autre chose de possible, d’au moins aussi intelligent, d’au moins aussi peu aliénant pour nous et surtout pour ceux qui ne sont pas bien entrés des deux pieds dans cette histoire, avec en plus, cerise sur l’estouffe-chrétien, la possibilité de mettre quelque chose dans ce sac qui peut-être nous différencie des autres animaux et que l’on appelle conscience.

      Je termine : pourquoi nous illusionnons-nous allez vous me demander ? La peur… ! Bouh ! Et tant qu’à interdire, il serait peut-être temps de lever le voile que nous avons mis sur cette peur…

      J’attends votre réponse.

      Bonne journée.

      PS : une question me turlupine, de cheval : les Allemands de RDA, les Birmans, les Nord-Coréens, la liste est longue (c’est un euphémisme), les rangez-vous dans la catégorie « animaux » ou « hommes », qu’ils s’en prennent ou non « au système. Ce fameux système auquel s’en prennent tous ces insatisfaits de naissance qui ne supportent pas de vivre dans le monde qui s’est offert à eux à leur naissance et qui, sans même prendre conscience de ce qu’ils en retirent, se mettent à baver dessus, que dis-je, à cracher dans la soupe qui les nourrit. » ?

    21. @ Fab dit : 22 novembre 2010 à 06:32
      Vous n’êtes pas heureux, vous êtes insatisfait, c’est manifeste. Et, ce qui semble vous donner du baume au cœur c’est de constater que vous êtes au moins 3 sur ce blog a être dans le même état d’esprit.

      Ça commence à faire une brave équipe !

      C’est le processus classique de constitution des sectes. Créer un mouvement par le rassemblement des mécontents et des malheureux, en s’appuyant sur un thème qui peut séduire le plus grand nombre, les plus fragiles, les plus paumés psychologiquement ou matériellement et si possible les deux à la fois. En cherchant bien, il est possible de trouver d’autres sujets permettant de fédérer des êtres mal dans leur peau pour les entraîner à faire corps, à faire « brave équipe » à s’isoler du monde.
      Un monde qui, systématiquement est présenté négativement alors que bien évidemment, tous les adeptes de cette vision oeuvrent pour le bien et le salut des peuples, car leurs sentiments sont purs, d’ailleurs n’évoquent-ils pas à chaque occasion les malheureux sur cette terre, comme si les autres n’y étaient pas sensibles tout autant qu’eux.

      En ces temps difficiles, ce fond de commerce est très prometteur. Rien ne s’oppose à le voir prospérer car le combustible pour nourrir le foyer que ces pyromanes s’emploient à allumer a toutes les chances d’arriver spontanément. Ce combustible, c’est le manque de travail dans les pays développés.
      Puisque ce manque « travaille » pour la cause défendue par ceux qui s’opposent au travail, il suffit d’aider à l’amorçage d’une réaction en chaîne assurée de produire l’effet recherché, à savoir, l’extinction de l’humanité qui amène la fin du travail, ou l’inverse, peut importe puisque c’est la fin, le suicide de notre espèce.

      D’autres « braves équipes » se sont lancées dans la carrière et ont parfaitement réussi. Sans analyser précisément leur marche vers le succès, ni quel filon elles ont exploité, je pense entre autres à celle du Temple des Peuples et du Temple Solaire.

      Pour me rassurer et me montrer que vous ne vous engagez pas dans un processus similaire, je vous serais gré de bien vouloir énoncer les arguments que j’ai déjà sollicités de vous, et qui justifient de faire opposition au travail, salarié ou non.

      En particulier, je suis intéressé de savoir comment vous envisagez de nourrir, vêtir, chauffer, soigner, éduquer les près de 7 milliards d’être humains de la planète dont près de 50% vivent en zones urbaines. Tant que vous y serez, dites nous donc d’où vous-même actuellement, tirez vos revenus pour vivre.
      Bénéficiez-vous déjà de ce merveilleux revenu d’existence à vie, imaginé par ce bon monsieur B. Friot ?
      Qui alimente la caisse, ceux qui ne travaillent pas ?

    22. jducac,

      Le travail occupe l’homme, pouvez-vous me dire avec quoi il a rempli sa conscience au cours de sa désanimalisation ?

      J’attends votre réponse.

      Rien…

      les Allemands de RDA, les Birmans, les Nord-Coréens, la liste est longue (c’est un euphémisme), les rangez-vous dans la catégorie « animaux » ou « hommes », qu’ils s’en prennent ou non « au système. Ce fameux système auquel s’en prennent tous ces insatisfaits de naissance qui ne supportent pas de vivre dans le monde qui s’est offert à eux à leur naissance et qui, sans même prendre conscience de ce qu’ils en retirent, se mettent à baver dessus, que dis-je, à cracher dans la soupe qui les nourrit. » ?

      Rien…

      N’avez-vous pas de réponse ou d’avis, ou avez-vous peur de vous laisser enrôler par cette secte étrange ? Notez que mises bout à bout, « les armées, les églises, les partis politiques, les entreprises à papa, les mafias, l’équipe gouvernementale birmane, et quelques autres », toutes ces petites sectes finissent par en faire une grosse ! Et elle a un gros avantage, un énorme avantage, c’est que l’endoctrinement commence dès la naissance, et est, c’est bien normal, assuré pas les membres : ni vu ni connu ! Vous en êtes un exemple parmi tant d’autres, mais la brèche dans votre conditionnement s’ouvre au fur et à mesure de vos messages. J’ai bon espoir.

      Je pensais avoir exposé mes arguments à chacun de mes messages depuis plus de deux ans maintenant ! Mais surement voulez-vous du pratique ? C’est ça ? Vous voulez savoir comment notre secte assurera la vie de tous ? Comment les responsables de cette secte vont gérer les membres passifs, hébétés, en totale admiration devant ces élites qui leur auront donné la lumière et qui vont les guider vers le bonheur en leur ouvrant les portes de la Vérité…c’est ce qui vous turlupine, n’est-ce pas ?

      Vous confondez le but et le chemin, et vous avez lu ce que vous aviez envie de lire, à savoir, à mon avis, une contradiction à votre vision, à votre vie, qui vous permettait uniquement de converser, de vous occuper.

      Mais je comprends (notez tout de même la tolérance de notre secte). Et je vais donc essayer de vous rassurer. Mais jducac, je n’irai pas très loin : apporter des solutions clés en main n’a à ma connaissance (et à celle de PYD non plus semble-t-il !) jamais permis une prise de conscience. Prise de conscience dont nous avons besoin, et qui sera la meilleure garantie contre tout enrôlement sectaire : le vôtre ou le mien !
      Encore une fois ce n’est pas le travail qui est visé. Et à la limite le salariat non plus en tant que conséquence. Mais plutôt ce qui permet au salariat de nous asservir, ce qui a permis également l’émergence de toutes les religions, sectes et autres croyances qui soumettent les peuples à des idées directionnelles, directives. L’activité physique semble être, vous avez raison, parfaitement indispensable à l’humanité. De même que l’activité cérébrale, sinon vous ne seriez pas là. Les proportions varient suivant les individus, et il est clair que celui qui est occupé une grande partie de son temps à pomper, à coller des timbres ou à fabriquer le dernier modèle d’instrument de châtiment (à voir…qui ne dit rien consent dit-on, si ça se trouve elles aiment ça) des drosophiles, celui-là sera moins enclin à s’imaginer qu’il a pu se faire endoctriner à l’insu de son plein gré et de celui de ses parents. Ce n’est pas une théorie du complot, relisez-moi s’il vous plaît en gardant cette idée à l’esprit, c’est une méthode d’autogestion de groupe. Une méthode civilisationnelle qui a pu s’installer, je le répète, parce que nous n’avons pas voulu ou pu affronter nos peurs. Peurs que nous avons préféré masquer par des croyances, par la soumission à des croyances. Le salariat entre autres. Et la boucle est bouclée, je vous en prie.

      Vous voyez : le raisonnement est simple, libre à chacun de se l’approprier ou pas. Personne n’est obligé. La seule condition est que les versements soient faits à l’ordre de Fab. Peut-être qu’ensuite, qu’alors, la manière dont chacun occupera sa vie, en toute conscience, ne permettra plus d’activités destructrices de l’environnement, asservissantes pour quiconque,… Peut-être parviendrons-nous à nous nourrir de manière plus sensée, que la production de nourriture redeviendra liée à notre quotidien et ne sera plus une activité s’apparentant à l’élevage industriel et déshumanisé. Peut-être que l’éducation sera une activité à part entière, un chemin, et non plus un but ayant pour objectif (c’est fait exprès) de former des employés. Peut-être qu’on se décidera à construire les villes à la campagne, l’air y est plus pur. Peut-être que l’enfant qui naît à la vie gardera (un peu plus longtemps qu’aujourd’hui…) ses rêves, continuera à croire que la vie est merveilleuse, qu’elle est une aventure formidable et non un bagne récompensé par une retraite bien méritée.

      Au plaisir, que je souhaite réciproque,

      Bonne journée.

    23. @ Fab dit : 23 novembre 2010 à 07:22

      Encore une fois ce n’est pas le travail qui est visé. Et à la limite le salariat non plus en tant que conséquence.

      Désolé Fab vous fuyez sans cesse. Maintenant vous êtes acculé à devoir reconnaître que l’homme ne peut pas ne pas travailler alors que précédemment vous vous déclariez contre le travail. Et vous n’avez toujours pas répondu aux questions que je vous ai posées. Où voulez vous nous conduire ?

      Votre démarche ne peut, selon moi, que conduire qu’au suicide et, malgré mon âge, je crois avoir mieux à faire qu’à adhérer au « Temple de la conscience » pour faire suite aux deux autres temples devenus célèbres.
      Je vous suggère ce nom qui n’est peut-être pas déposé. Vérifiez néanmoins sur le net, Google donne 2 500 000 pages sur le sujet, car il est probable que les gourous abondent.

      Bonne chance !

    24. La démarche pour faire marche arrière et admettre qu’on s’est fait leurrer toute sa vie n’est pas facile, je l’admets. C’est vous qui fuyez jducac, à ne pas répondre à mes questions et avec votre amalgame travail/salariat. C’est le fait que le salariat existe, puisse exister, qui est un problème. C’est le fait que l’on puisse se servir d’une arme pour tuer son prochain qui est un problème, pas l’arme elle-même. Vous ne voulez pas comprendre ou ne pouvez pas comprendre à cause de votre endoctrinement, je ne sais pas. Celui qui est prisonnier du Temple de la servitude ne peut faire un tour dans le Temple de la conscience que s’il le veut vraiment, c’est une démarche personnelle et certainement pas facile. Vous ne voulez pas, c’est votre choix.

      La manière dont vous ne répondez pas à mes questions montre que vous êtes à bout d’arguments (mis à part « secte », « utopie », « nature humaine »…), et il est tout à fait logique que vous défendiez bec et ongles le seul système que vous connaissiez et qui est donc nécessairement le meilleur à vos yeux. Ce qui n’empêche pas que vous y mettiez un zeste de morale.

      Vous avez le bonjour des milliards de crève-la faim et de malheureux de cette Terre, qui aimeraient pouvoir se nourrir de morale.

    25. Gourous à tendance suicidaire dans l’histoire, jducac 2010, éditions du Capital.

      Lao Tseu : « Prendre conscience, c’est transformer le voile qui recouvre la lumière en miroir. »

      Siddhartha Gautama, (et les autres Bouddhas) : « Nous sommes ce que nous pensons. Tout ce que nous sommes résulte de nos pensées. Avec nos pensées, nous bâtissons notre monde. »

      Friedrich Nietzsche : « Veux-tu avoir la vie facile ? Reste toujours près du troupeau, et oublie-toi en lui. », « La croyance que rien ne change provient soit d’une mauvaise vue, soit d’une mauvaise foi. La première se corrige, la seconde se combat. »

      Jean-Jacques Rousseau : « Tout est bien sortant des mains de l’Auteur des choses, tout dégénère entre les mains des hommes. »

      Gandhi : » A l’instant où l’esclave décide qu’il ne sera plus esclave, ses chaînes tombent. »

      Jiddu Krishnamurti : « La peur bloque la compréhension intelligente de la vie. »

      Boris Vian : « Je ne veux pas gagner ma vie, je l’ai. », Si le travail c’est l’opium du peuple, alors je ne veux pas finir drogué… »

      Martin Luther King : « I Have a Dream. »

      Mère Térésa : « Insistons sur le développement de l’amour, la gentillesse, la compréhension, la paix. Le reste nous sera offert. »

      Jésus de Nazareth : A ses disciples qui lui demandaient quel jour le Royaume viendrait, Jésus répondit : « Ce n’est pas en guettant qu’on le verra arriver. On ne dira pas : le voici, il est ici ! ni : voici le moment ! Le royaume du Père s’étend sur la terre, mais les hommes ne le voient pas. »

      « Liu An » : « ‘L’homme est quiet (jing) de naissance : c’est la nature qu’il tient du Ciel. Sous l’influence des choses, le mouvement (dong) se produit en lui ; c’est là une détérioration de sa nature. Son esprit répond aux choses qui se présentent, et ainsi sa connaissance entre en mouvement. Celle-ci le met au contact avec les choses, et ainsi naissent en lui l’amour et la haine, qui font prendre corps aux choses; et la connaissance, attirée vers l’extérieur, ne peut plus revenir à elle-même. C’est ainsi qu’est détruit en lui l’ordre céleste (tianli). Ceux qui sont initiés au Tao n’échangent pas le Céleste contre l’Humain.

      Thomas More : « Partout où la propriété est un droit individuel, où toutes choses se mesurent par l’argent, là on ne pourra jamais organiser la justice et la prospérité sociale, à moins que vous n’appeliez juste la société où ce qu’il y a de meilleur est le partage des plus méchants, et que vous n’estimiez parfaitement heureux l’État où la fortune publique se trouve la proie d’une poignée d’individus insatiables de jouissances, tandis que la masse est dévorée par la misère. »

      Etienne de la Boétie :  » La première raison de la servitude volontaire, c’est l’habitude. »

      Michel de Montaigne : « Mon métier et mon art, c’est vivre. », « Il est impossible de faire concevoir à un homme naturellement aveugle qu’il ne voit pas. », « Je réponds ordinairement à ceux qui me demandent raison de mes voyages : que je sais bien ce que je fuis, et non pas ce que je cherche. »

      Erasme : « Critiquer les moeurs des hommes sans attaquer personne nominativement, est-ce vraiment mordre? N’est-ce pas plutôt instruire et conseiller? »

      Thomas Hobbes : « L’oisiveté est la mère de la philosophie. »

      Spinoza : « C’est aux esclaves, non aux hommes libres, que l’on fait un cadeau pour les récompenser de s’être bien conduits. », « Les hommes se trompent quand ils se croient libres ; cette opinion consiste en cela seul qu’ils sont conscients de leurs actions et ignorants des causes par lesquelles ils sont déterminés. »

      Bob Marley : « Emancipate yourself from mental slavery, none but ourselves can free our mind. », « When you smoke the herb, it reveals you to yourself. », « La politique et l’église, c’est la même chose. Elles maintiennent les gens dans l’ignorance. Ces prêtres sont des imposteurs. La seule bonne chose qu’ils vous annoncent, c’est la mort. Parce que, après tant de souffrances, tout ce qu’ils ont à proposer, c’est de mourir et d’aller au paradis. »

      Théodore Monod : « Il faut faire passer l’homme avant le profit, la croissance spirituelle avant le PNB. », « Il y a dans nos sociétés un système de mise en condition des êtres humains qui nuit à la réflexion. Si on se laisse domestiquer par la presse, la publicité et la télévision, on perd tout recul face au monde. »

      Albert Jacquard : « Le véritable remède contre le chômage est qu’il n’y ait plus de travail pour personne, mais pour chacun une place dans la société. », « Mon objectif, ce n’est pas de construire la société de demain, c’est de montrer qu’elle ne doit pas ressembler à celle d’aujourd’hui. », « L’oisiveté est, dit-on, la mère de tous les vices, mais l’excès de travail est le père de toutes les soumissions », « Ce n’est pas une crise économique, c’est beaucoup plus : la façon de vivre les uns avec les autres est remise en question. »

      Albert Einstein : « Eintein: Pour marcher au pas, le cerveau est superflu, la moelle épinière suffit. »

      Jean Ziegler : « Étant donné l’état actuel de l’agriculture dans le monde, on pourrait nourrir 12 milliards d’individus sans difficulté. Pour le dire autrement, tout enfant qui meurt actuellement de faim est, en réalité, assassiné. »

      Copie de la page http://www.homme-moderne.org/rienfoutre/divers/cita.html :

      « Il n’est pas d’individu plus fatalement malavisé que celui qui consume la plus grande partie de sa vie à la gagner. »
      Henry D. THOREAU : La vie sans principes.

      « Le propre du travail, c’est d’être forcé »
      ALAIN

      « Rien ne sert d’être vivant, s’il faut que l’on travaille. »
      André BRETON

      « L’esclavage humain a atteint son point culminant à notre époque sous forme de travail librement salarié. »
      George BERNARD SHAW

      « La vie n’est pas le travail : travailler sans cesse rend fou. »
      Charles DE GAULLE

      « L’Homme est un être de désir. Le travail ne peut qu’assouvir des besoins. Rares sont les privilégiés qui réussissent à satisfaire les seconds en répondant au premier. Ceux-là ne travaillent jamais. »
      Henri LABORIT : Éloge de la fuite.

      « Que reste-t-il d’étincelle humaine, c’est-à-dire de créativité possible, chez un être tiré du sommeil à six heures chaque matin, cahoté dans les trains de banlieue, assourdi par les fracas des machines, lessivé, bué par les cadences, les gestes privés de sens, le contrôle statique, et rejeté vers la fin du jour dans les halls de gare, cathédrales de départ pour l’enfer des semaines et l’infime paradis des week-ends, où la foule communie dans la fatigue et l’abrutissement ? (…) De la force vive déchiquetée brutalement à la déchirure béante de la vieillesse, la vie craque de partout sous les coups du travail forcé. »
      Raul VANEIGEM : Traité du savoir-vivre à l’usage des jeunes générations.

      « L’amour du travail bien fait et le goût de la promotion dans le travail sont aujourd’hui la marque indélébile de la veulerie et de la soumission la plus stupide. »
      Raul VANEIGEM : Ibid.

      « L’organisation du travail et l’organisation des loisirs referment les ciseaux castrateurs chargés d’améliorer la race des chiens soumis. »
      Raul VANEIGEM : Ibid.

      « Se rendre à un travail, c’est se constituer prisonnier. »
      Anonyme

      « Si tu as envie de travailler, assieds-toi et attends que ça passe. »
      Proverbe corse

      « Le travail est l’opium du peuple… Je ne veux pas mourir drogué. »
      Boris VIAN

      « On dit qu’il y a trois millions de personnes qui veulent du travail. C’est pas vrai, de l’argent leur suffirait. »
      COLUCHE

      « En napolitain, le mot travailler n’existe pas. On dit fatigare. »
      Roberto ROSSELLINI

      « L’homme est né pour le travail comme l’oiseau pour voler. »
      La bible (Le livre de Job)

      «Arbeit macht frei » (Le travail rend libre)
      Inscription à l’entrée des camps nazis

      « Travail, famille, patrie »
      Devise du régime de Vichy

      « Le travail est, dans notre société, pour nous, au cœur du lien social. Nous ne voulons pas une société d’assistance, mais une société fondée sur le travail et l’activité productrice. »
      Lionel JOSPIN

      « La « société du travail » de Jospin a deux slogans ; travailleurs, craignez le chômage et fermez vos gueules ! Chômeurs, humiliez-vous pour mendier un emploi que vous n’aurez pas.
      Pas de « plein emploi », une vie bien remplie ! »
      Des chômeurs/meuses actifs/ves de l’Assemblée de Jussieu.

      « J’avais pris l’habitude de regarder autour de moi, d’observer ceux que je côtoyais dans la rue, dans le métro, au petit restaurant où je prenais mes repas de midi. Qu’avais-je vu ? des gueules tristes, des regards fatigués, des individus usés par un travail mal payé, mais bien obligés de le faire pour survivre, ne pouvant s’offrir que le strict minimum. (…) Des êtres connaissant leur avenir puisque n’en ayant pas. Des robots exploités et fichés, respectueux des lois plus par peur que par honnêteté morale. Des soumis, des vaincus, des esclaves du réveille-matin. J’en faisais partie par obligation, mais je me sentais étranger à ces gens-là. Je n’acceptais pas que ma vie soit réglée d’avance ou décidée par d’autres. »
      Jacques MESRINE

      « Nous n’avons plus de travail à perdre.
      Qu’attendons-nous ? »
      Un chômeur (Bourg-en-Bresse, le 18/01/98)

      « Quand le travailleur s’endort il est bercé
      par l’insomnie
      et quand son réveil le réveille
      il trouve chaque jour devant son lit
      la sale gueule du travail
      qui ricane qui se fout de lui »
      Jacques PREVERT : « Le paysage changeur », Paroles.

      « Le travail est probablement ce qu’il y a sur cette terre de plus bas et de plus ignoble. Il n’est pas possible de regarder un travailleur sans maudire ce qui a fait que cet homme travaille, alors qu’il pourrait nager, dormir dans l’herbe ou simplement lire ou faire l’amour avec sa femme. »
      Boris VIAN

      « Chômeurs, salariés, feignants, chenapans
      même combat »
      Slogan de la manifestation du 27 janvier 1998 à Paris.

      « « Le travail rend libre » disait-on. Eh bien non !
      On reconnaît le niveau de liberté d’un individu non à sa capacité à travailler servilement, afin de consommer servilement, mais à son degré d’épanouissement dans les activités et les loisirs qu’il aura définis librement et en toute conscience.
      Laissons tomber le partage du travail,
      et vive le partage des bons moments !
      Pour une révolution ludique et choisie ! »
      GIGN (Groupe d’Intervention Gaillardement Nuisible), Bordeaux, février 1998

      « Si le chômeur est malheureux, ce n’est pas parce qu’il n’a pas de travail, mais parce qu’il n’a pas d’argent. Ne disons donc plus demandeur d’emploi mais « demandeur d’argent » ; plus « recherche active d’emploi », mais : « recherche active d’argent ». »
      Chômeurs heureux de Berlin : Rapport d’inactivité n°1, 1996.

      « Le travail est un meurtre en série, un génocide. Le travail tuera, directement ou directement, tous ceux qui lisent ces lignes. Dans ce pays, le travail fait chaque année entre 14 000 et 25 000 morts, plus de deux millions d’handicapés, 20 à 25 millions de blessés. C’est bien ce qui s’appelle un meurtre ! »
      Bob BLACK : Travailler, moi ? Jamais !

      « Les économistes s’en vont répéter aux ouvriers : travaillez pour augmenter la richesse nationale ! Et cependant un économiste, Destutt de Tracy, répond : les nations pauvres, c’est là où le peuple est à son aise ; les nations riches, c’est là où il est ordinairement pauvre. Mais assourdis et idiotisés par leur propres hurlements, les économistes de répondre : travaillez, travaillez toujours pour créer votre bien-être ! Travaillez pour que, devenant plus pauvres, vous ayez plus de raisons de travailler et d’être misérables. »
      Paul LAFARGUE : Le Droit à la paresse

      « Jamais nous ne travaillerons. »
      Arthur RIMBAUD

      « Abolition du travail aliéné. »
      Guy DEBORD

      « Dès qu’il n’existe pas de contrainte physique ou autre, le travail est fui comme la peste. »
      Karl MARX : Manuscrit de 1844

      « Dans la glorification du « travail », dans les infatigables discours sur la « bénédiction du travail », je vois la même arrière-pensée que dans les louanges des actes impersonnels et conformes à l’intérêt général : la crainte de tout ce qui est individuel. On se rend maintenant très bien compte, à l’aspect du travail — c’est-à-dire de ce dur labeur du matin au soir — que c’est là la meilleure police, qu’elle tient chacun en bride et qu’elle s’entend vigoureusement à entraver le développement de la raison, des désirs, du goût de l’indépendance. Car le travail use la force nerveuse dans des proportions extraordinaires, et la soustrait à la réflexion, à la méditation, aux rêves, aux soucis, à l’amour et à la haine, il place toujours devant les yeux un but minime et accorde des satisfactions faciles et régulières. Ainsi une société, où l’on travaille sans cesse durement, jouira d’une plus grande sécurité : et c’est la sécurité que l’on adore maintenant comme divinité suprême. »
      Friedrich NIETZSCHE : Aurore

      « Les pauvres croient […] que le travail ennoblit, libère. La noblesse d’un mineur au fond de son puits, d’un mitron dans la boulangerie ou d’un terrassier dans une tranchée, les frappe d’admiration, les séduit. On leur a tant répété que l’outil est sacré qu’on a fini par les en convaincre. Le plus beau geste de l’homme est celui qui soulève un fardeau, agite un instrument, pensent-ils. « Moi, je travaille », déclarent-ils, avec une fierté douloureuse et lamentable. La qualité de bête de somme semble, à leurs yeux, rapprocher de l’idéal humain. Il ne faudrait pas aller leur dire que le travail n’ennoblit pas et ne libère point ; que l’être qui s’étiquette Travailleur restreint, par ce fait même, ses facultés et ses aspirations d’homme ; que, pour punir les voleurs et autres malfaiteurs et les forcer à rentrer en eux-mêmes, on les condamne au travail, on fait d’eux des ouvriers. Ils refuseraient de vous croire. Il y a, surtout, une conviction qui leur est chère, c’est que le travail, tel qu’il existe, est absolument nécessaire. On n’imagine pas une pareille sottise. La plus grande partie du labeur actuel est complètement inutile. Par suite de l’absence totale de solidarité dans les relations humaines, par suite de l’application générale de la doctrine imbécile qui prétend que la concurrence est féconde, les nouveaux moyens d’action que des découvertes quotidiennes placent au service de l’humanité sont dédaignés, oubliés. La concurrence est stérile, restreint l’esprit d’initiative au lieu de le développer. »
      Georges DARIEN : La Belle France

      « Les hommes travaillent généralement trop pour pouvoir encore rester eux-mêmes. Le travail : une malédiction que l’homme a transformée en volupté. Oeuvrer de toutes ses forces pour le seul amour du travail, tirer de la joie d’un effort qui ne mène qu’à des accomplissements sans valeur, estimer qu’on ne peut se réaliser autrement que par le labeur incessant — voilà une chose révoltante et incompréhensible. Le travail permanent et soutenu abrutit, banalise et rend impersonnel. Le centre d’intérêt de l’individu se déplace de son milieu subjectif vers une fade objectivité ; l’homme se désintéresse alors de son propre destin, de son évolution intérieure, pour s’attacher à n’importe quoi : l’œuvre véritable, qui devrait être une activité de permanente transfiguration, est devenue un moyen d’extériorisation qui lui fait quitter l’intime de son être. Il est significatif que le travail en soit venu à désigner une activité purement extérieure : aussi l’homme ne s’y réalise-t-il pas — il réalise. »
      Emil CIORAN : Sur les cimes du désespoir

      Désolé pour les oubliés de cette « liste ».
      Jérémie : p’tit joueur !

  14. Bonjour,

    Une remarque mineure : vous expliquez que la crédibilité des monnaies contemporaines dépend de la capacité des gouvernements à prélever des impôts, ce qui est tout à fait exact. Plus les perspectives de rentrées fiscales sont certaines, moins la tentation de la planche à billets existe. Mais vous avez tort d’en faire exclusivement un phénomène international. Mais…

    « la matière fiscale s’évapore dans l’espace international hors de portée des États »

    C’est une vieille antienne marxiste : la concurrence fiscale internationale limite la capacité de prélèvement des Etats. C’est tout à fait exact, mais il faut rappeler que, même en l’absence d’économie ouverte, le papier-monnaie sape ses propres fondations. En provoquant des bulles et des crises au niveau national, il crée une tendance à l’interventionnisme qui détruit progressivement la production et la capacité de l’Etat à prélever des ressources. Le besoin de recourir à la planche à billets devient de plus en plus pressant. En économie ouverte, le processus de destruction ne peut pas aller aussi loin qu’en économie fermée (ce qui est une bonne nouvelle), mais il existerait aussi en économie fermée. L’idée que c’est la concurrence fiscale internationale qui a eu raison de nos beaux papiers-monnaies nationaux est une illusion.

    « Un marché international d’option organisé sous couvert de l’Union Européenne (s’il est impossible aux États-Unis de s’y associer) coterait les dettes et monnaies européennes par une négociation équitable entre tous les épargnants, les investisseurs et les emprunteurs publics ou privés »

    C’est votre nouveaux projet ? Vous renoncez à une monnaie de réserve internationale ? C’est un scoop ?

    Apparemment, vous proposez de lui substituer un système de contrôle des prix sur les dettes et les monnaies, utilisant des produits dérivés ou un équivalent. Le mécanisme précis n’a pas beaucoup d’importance. En termes simples, cela s’appelle un système de contrôle des prix internationaux pour les dettes et les monnaies. Avez-vous la moindre idée du chaos qu’un tel système provoquerait ?

    Je vous le dis sans ambages, ce projet est une énorme bêtise, et une belle illustration de la « prétention de la connaissance ».

    Au passage, pourriez-vous nous dire pourquoi vous avez abandonné le projet initial de monnaie de réserve internationale ? Pour être une monnaie, elle devait être soit une marchandise utile, soit une créance convertible en marchandise, soit du papier-monnaie à cours forcé. Philippe Simonnot vient de publier un édito dans Le Monde où il opte pour la première possibilité. Et vous ?
    http://tinyurl.com/2uwhcuz

    Cdt,
    GSF

    1. @GSF,

      Dans une option, il y a un nominal et un prix. Le nominal et le prix définissent une marchandise utile en contrepartie du crédit qui naît du fait que le nominal et le prix sont livrables et réglables à terme. Dans la prime d’option, il y a un autre prix variable jusqu’à l’échéance de l’option si elle est cotée sur un marché organisé. Le lien garanti par le nominal de l’option entre un prix stable et une marchandise définit l’étalon monétaire universel (il n’a donc pas disparu). Si donc un fond monétaire européen émet de la monnaie universelle à proportion du nominal qu’il achète sur le marché international des options la masse monétaire internationale est strictement contrainte par des crédits garantis.

      Nous sommes toujours sur une monnaie internationale matérialisée par des créances convertibles en marchandises. Mais des créances garanties par du capital (primes d’option) qui s’accroît ou qui décroît (appels de marge en temps réel sur la variation du prix des primes) selon la probabilité de livraison à terme de la marchandise sous-jacente au crédit. J’opte donc pour votre deuxième possibilité mais avec la garantie du système de métayage financier proposé par Paul Jorion (c’est une application que je propose du métayage présenté dans Le prix, à valider).

    2. @ PSDJ

      Merci pour votre réponse. Vous avez un certain talent pour répondre de façon compliquée à des questions simples. Toutefois, le deuxième alinéa donne quelques indications que je vais essayer de décrypter…

      Cdt,
      GSF

      « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement – Et les mots pour le dire arrivent aisément. »
      Boileau, L’Art poétique (1674)

    3. @GSF,
      Je n’arrive pas à comprendre ce que vous ne comprenez pas. Alors je vous donne des explications qui vous sont inutiles. Pourriez-vous me dire ce qui vous pose problème ? Un concept en trop, un concept manquant, une déduction ou une induction abusive ?

    4. @ PSDJ

      Je vais essayer de préciser ma question en vous montrant comment le lecteur moyen peut se perdre dans votre terminologie, avec humour SVP 😉

      « Dans une option, il y a un nominal et un prix. »
      Les termes consacrés en matière d’options sont sous-jacent, prix d’exercice (ou strike), quotité, échéance, prime, etc. Je ne vois pas à quoi correspond ce que vous appelez « nominal ». Le plus plausible est que vous utilisez le terme « nominal » pour désigner le strike, et que vous appelez « prix » la prime ou valeur de l’option.

      « Le nominal et le prix définissent une marchandise utile »
      Quelle curieuse tournure de phrase : le strike et la prime sont des prix, que signifie le fait qu’ils « définissent » quelque chose ? Par marchandise utile, je suppose que vous voulez dire « sous-jacent ». Si vous voulez parler du sous-jacent, il suffit de dire que l’option a un sous-jacent, i.e. un actif financier ou une matière première à laquelle elle se réfère.

      « le nominal et le prix sont livrables et réglables »
      Là je suis perdu. Si le nominal est le strike, alors le strike n’est pas à proprement parler « livrable ». Pas plus que la prime, si vous désignez ainsi la prime d’option. Ce qui est livrable à l’échéance, c’est le sous-jacent ou, à défaut, une différence entre le cours du sous-jacent – le spot – et le prix d’exercice.

      « Dans la prime d’option, il y a un autre prix variable jusqu’à l’échéance de l’option si elle est cotée sur un marché organisé. »
      Je suis complètement largué. Je croyais que « prix » plus haut désignait la prime ou valeur cotée. Manifestement ce n’est pas le cas. « Prix » plus haut devait vouloir dire « prix d’exercice ». Dans ce cas, que voulait dire « nominal » ? Par élimination, cela pourrait être le sous-jacent. Quelle drôle de terminologie : « nominal » = sous-jacent ? Première fois que je vois ça.

      « Si donc un fond monétaire européen émet de la monnaie universelle à proportion du nominal »
      Ca a vaguement un sens. Si « nominal » signifie sous-jacent, le fonds peut acheter du sous-jacent et émettre une monnaie convertible en ce sous-jacent. OK on avance.

      « qu’il achète sur le marché international des options »
      Pourquoi achèterait-il le sous-jacent sur un marché d’options ??? Ca doit être un blip, passons !

      « la masse monétaire internationale est strictement contrainte par des crédits garantis »
      Que vient faire le crédit dans cette histoire ? Ah oui, ça doit être la monnaie convertible qu’on appelle « crédit » parce qu’elle représente une créance sur l’émetteur. S’il veut éviter une ruée bancaire, l’émetteur doit limiter la quantité de monnaie – de créances – émise selon le montant de ses réserves.

      « Nous sommes toujours sur une monnaie internationale matérialisée par des créances convertibles en marchandises. »
      Qui est « nous » ? Paul Jorion et PSDJ ? Le lecteur et PSDJ ? Bon… En tout cas ça se tient : on parle ici de ce qu’on appelle habituellement de la monnaie de banque. Le porteur de cette monnaie a le droit d’échanger (convertir) sa monnaie à tout moment contre une marchandise.

      « Mais des créances garanties par du capital (primes d’option) qui s’accroît ou qui décroît (appels de marge en temps réel sur la variation du prix des primes) selon la probabilité de livraison à terme de la marchandise sous-jacente au crédit. »
      Bon je vais me refaire du café… Alors : d’où vient le capital ? Ce serait la prime d’option ? D’où vient l’option ? La prime d’option fluctue, c’est normal puisque c’est son prix coté sur le marché. Mais quel rapport avec les appels de marge ? Attention au mot « probabilité »… Je suis de nouveau perdu. Le premier alinéa parle d’options, mais il concluait sur la monnaie sans qu’on voie le lien entre les deux. Je relis le premier alinéa. Je ne vois toujours pas le lien. Il y a un lien entre l’option et son sous-jacent. Il y a un lien entre la monnaie de banque et la marchandise dans laquelle elle est convertible. On n’a pas indiqué en quoi cette monnaie avait un rapport avec une option. Continuons.

      « J’opte donc pour votre deuxième possibilité »
      Ca fait toujours plaisir. Je ne sais plus de quoi on parle, mais on est d’accord. C’est sympa.

      … »métayage »…
      Qu’est-ce que le métayage vient faire ici ??? Ah la vache, là ça m’a achève !

      Quelques définitions ne feront pas de mal. Wikipédia est mon ami :

      « Une option est un produit dérivé, en finance de marché, qui donne le droit, lorsqu’on l’achète, ou l’obligation, lorsqu’on la vend, d’acheter ou de vendre un actif sous-jacent à un prix fixé à l’avance (strike) pendant un temps donné ou à une date fixée, dans une optique de spéculation ou d’assurance. »

      « La monnaie est un instrument de paiement spécialisé accepté de façon générale par les membres d’une communauté en règlement d’un achat, d’une prestation ou d’une dette. »

      Premier constat : une option n’est PAS une monnaie a priori. C’est pratique : on a deux définitions qui désignent deux choses différentes. Sinon, ce serait du gaspi !

      « Le métayage est un type de bail rural dans lequel un propriétaire, le bailleur, confie à un métayer le soin de cultiver une terre en échange d’une partie de la récolte. »

      C’est pas tout, ça, mais il faut réveiller les enfants. Je vous laisse en espérant éclaircir ce mystère avec vous.

      Cdt,
      GSF

    5. @ PSDJ

      Cette histoire de changement de terminologie, ça me rappelle une bd de Gaston Lagaffe où il « nettoie » la machine à écrire de Fantasio. Extrait :

      Nettoyer la machine à écrire de Fantasio, en voilà une idée!

      Mais le grincheux remarque: «Quand je tape A elle tape O, quand je tape O, elle tape I, quand je tape I, elle tape U, quand je tape U, elle tape L, quand je tape L, elle tape P, quand je tape P, elle tape Q, quand je tape Q, elle tape R, quand je tape R, elle tape X:»

      Lagaffe lui répond le plus naturellement du monde: «Ben, puisque tu le sais, pour faire O, tu tapes A, pour faire I, tu tapes O, pour faire U, tu tapes I, pour faire L, tu tapes U, pour faire…»

      🙂

    6. @ GSF,

      Bravo pour votre dernière démonstration à PSJ : impeccable, on n’est pas d’accord sur tout, loin s’en faut, mais là, chapeau, j’adhère pour le coup à 100%.

      Cdt.

    7. @VB et GSF,
      Très intéressant que vous soyez d’accord sur ce coup-là parce que vous vous expliquez l’un par l’autre ce qui va me permettre, je l’espère, de vous être plus transparent. Imaginez que Paul Jorion m’a fait faire une grande découverte dans Comment la vérité et la réalité furent inventées. Page 217 :

      Si la Réalité-objective est la manière dont l’Existence-empirique est représentée automatiquement par tout discours codifié selon les règles de la logique, alors le miracle de leur concordance s’explique aisément : la Réalité-objective est le discours sur l’Existence-empirique qu’engendre la logique grâce à la vertu qui lui est propre d’éliminer de son compte rendu l’illusion à laquelle est sujette la perception, prévenant ainsi l’apparition du paradoxe en son sein. Cette élimination est automatique, car fondée sur les trois termes du syllogisme : les deux extrêmes mis en communication par le moyen terme. […] Le mystère de l’harmonie préétablie entre la logique et la réalité objective n’en est pas un, puisque c’est la première qui engendre la seconde, en la présupposant simplement conforme au principe de ses règles.[…] Aristote codifie cette structure [l’harmonie préétablie par le discours logique] d’une manière si complète que Hegel, à la suite de Kant, constate qu’il n’a pas été possible au cours de vingt siècle de parfaire sa tâche.

      Permettez-moi de reformuler pour expliquer le lien avec l’option. La réalité-objective est la forme que l’intelligence humaine projette dans la matière, représentation formelle dans notre esprit de l’existence-empirique. Le discours (logos) contient en lui-même la logique par laquelle nous modélisons notre perception de l’existence-empirique et notre intuition de l’être-donné (« réalité ultime et irréductible ») ; parce que c’est la fin que tout homme sensé donne au discours d’exprimer son modèle de perception de l’existence-empirique qui est sa vie à lui. La finalité que tout sujet locuteur met dans le discours qu’il tient est de s’exprimer dans son existence-empirique et son être-donné subjectifs. Celui qui ne parle pas de ce qu’il veut croire qu’il comprend qu’il perçoit passe pour fou. Dans ce cas l’effet du discours est la folie, une situation sociale de rupture entre l’existence-empirique, la réalité-objective et l’être-donné (réalité ultime invisible du sujet et de l’objet). Notons (Jorion est explicite là-dessus) que la relation établie par le langage entre la réalité-objective et l’existence-empirique d’une part et la réalité objective et l’être-donné d’autre part est analytique. Ces relations sont des fictions produites par notre intelligence qui sépare ce qui nous vient exclusivement par la sensibilité. Cela signifie que l’existence-empirique est dans le monde sensible, que la réalité-objective est dans notre intelligence et que l’une et l’autre sont reliées par notre jugement, vrai ou faux, et non par une mécanique immuable en soi. La codification aristotélicienne du discours logique repose sur l’enchainement réciproque de l’effet, de la fin, de la forme et de la matière.

      Qu’est-ce que l’option dans la logique de la langue aristotélicienne ? D’abord un nominal, un morceau de discours sans verbe, nommé par un sujet pour désigner un élément de l’existence-empirique. Ensuite un prix qui ordonne l’objet formé par le sujet dans le nominal à d’autres nominaux qui représentent d’autres prix. Le nominal associé au prix (le strike dit GSF) qui désigne une matière réelle objectivée est rassemblé dans le terme de sous-jacent. Le sous-jacent nominal avec son prix contiennent une matière (l’objet futur auquel est attribué un prix), une forme (la relation anticipée entre l’objet et son prix) et une fin qui est l’objet réalisé au prix anticipé à l’échéance du nominal. Notons au passage que la réalité désignée dans le sous-jacent de l’option est un certain objet, à un certain prix, à un certain instant du temps pour un certain sujet qui nomme.

      Le sous-jacent nominal d’une option est une fiction associant un sujet nommant à une matière, une forme et une fin. Et l’effet ? A l’origine du sous-jacent nommé, l’effet se trouve uniquement dans le sujet qui nomme. La parole est la seule existence qui exprime l’objet évoqué dans le futur et le rend accessible aux sens avant l’échéance. A l’échéance du sous-jacent nommé, l’effet se trouve dans la livraison à l’acheteur de l’option au prix anticipé de l’objet nommé. L’effet de l’option est l’effet du temps pour l’acheteur et le vendeur. L’effet de l’option est de transférer l’incertitude réelle du prix de l’acheteur au vendeur, de transformer l’incertitude du vendeur en certitude pour l’acheteur. L’effet du temps de l’option est de transformer l’incertitude du prix d’origine en réalité certaine pour l’acheteur et en réalité incertaine pour le vendeur. L’effet de l’échéance du temps de l’option est de transformer l’incertitude du temps de l’option en certitude de la réalité pour le vendeur. La certitude de la réalité du prix nominal du sous-jacent de l’option est la prime. La prime est le prix de l’effet du nommage incertain de la réalité dans le temps.

      La prime d’une option est l’effet de la réalité incertaine d’une réalité choisie certaine dans son prix à terme. La prime a un prix négociable de l’origine à l’échéance de l’option ; un prix qui résulte de la fixité du prix nominal sous-jacent à l’option ; d’une fixité en RÉALITÉ et non seulement nominale. Par quel miracle la nominalité (réalité-objective) se transforme-t-elle en réalité (existence-empirique) ? Par quel miracle encore la réalité incertaine de la prime et du nominal se transforme-t-elle en réalité et prix certain de cette réalité ? Par le miracle de la logique qui exprime la réalité-objective distincte de l’existence-empirique. Grâce à l’option dans la réalité-objective, l’acheteur et le vendeur anticipent la réalité avant qu’elle ne soit objectivement perceptible dans l’existence-empirique du sous-jacent.

      Le miracle de la certitude de la réalité-objective hors de l’existence-empirique ne se produit qu’à certaines conditions dont on va voir qu’elles ne sont évidemment pas remplies dans l’existence-empirique actuelle de l’économie de marché sans loi réelle. Première condition : justement l’acceptation de la logique du langage. Un sujet parle pour être écouté par un autre sujet dans des termes (des formes) communs à une société de langage. Si un vendeur d’option attribue un prix nominal à un sous-jacent dont il achète la prime à l’acheteur de l’option, il faut que le nominal renvoie à une même réalité empirique pour l’acheteur et le vendeur. Une même réalité empirique nommée signifie qu’un tiers parlant la même langue désignera le sous-jacent de l’option selon les termes exacts employés par l’acheteur et le vendeur ; les mêmes termes entre trois sujets de l’origine à l’échéance de l’option.

      Deuxième condition : la réalité du prix nominal. L’option certifie le prix à terme d’un objet qui ne peut être que réel c’est à dire distinct de l’existence-empirique mais néanmoins rattachable visuellement à l’existence-empirique, c’est à dire devant témoin à un instant défini du temps. Cela implique que pendant toute la durée d’une option pendant laquelle le sous-jacent est invisible en tant que tel puisque son existence est future, l’acheteur et le vendeur soient bien autonomes dans leur intelligence du nominal sous-jacent ; donc que leur autonomie soit constatée par un tiers qui nomme le sous-jacent par lui-même et distingue clairement l’acheteur et le vendeur qui le nomment identiquement. Cette deuxième condition signifie que l’option négociée sans intermédiaire entre l’acheteur et le vendeur n’est pas une réalité objective mais subjective manipulable de façon invisible par l’un ou par l’autre. Cette deuxième condition signifie aussi qu’il existe un garant de la production du sous-jacent (emprunteur du prix nominal) pour fournir quoiqu’il arrive la contre-réalité du prix nominal.

      Troisième condition : la matérialité de la réalité. Un prix est un nombre d’une réalité quantifiable donc limitée par le temps et la physique (physis pour Aristote). Si le sous-jacent ne peut être compté dans l’existence-empirique et le nominal porté dans le temps par un intermédiaire métreur objectif du temps de l’acheteur et du vendeur, le prix ne peut pas exister hors de l’intelligence des négociateurs d’option. Alors en effet le prix ne dit rien à l’acheteur ou au vendeur de l’option, car au moment de la livraison du sous-jacent l’un ou l’autre n’a aucune certitude d’existence d’une relation entre le prix garanti et la chose livrée. Les trois conditions d’existence de l’option se résument dans l’existence d’un marché organisé où les objets et sujets engagés soient visibles et réunis par une même loi de correspondance entre la réalité-objective et l’existence-empirique.

      L’option dont je parle n’a pas de sens pour GSF s’il ne sort pas de l’existence-empirique du monde financier actuel. Un monde qui confond par le langage la réalité-objective et l’existence-empirique, qui ne connaît pas dans l’effet la quatrième dimension de la réalité humaine, celle qui accepte une réalité humaine non réduite par la fin, la forme et la matière. La plupart des options (produits dérivés) négociées aujourd’hui (notamment option de change et CDS) sont des fictions absolues réconciliables avec aucune réalité faute d’un marché (chambre de compensation) où les contrats soient déposés chez un tiers indépendant des contractants qui puisse être rapprochés d’un sous-jacent lui-même négociable en transparence. GSF montre très bien comme la terminologie contemporaine nominaliste des options est auto-référencée sans aucun rattachement à une quelconque réalité effectivement observable.

      Et VB est d’accord avec GSF qui lui dit que le langage se suffit à lui-même. Il n’a pour fin d’exprimer une existence-empirique qui serait déjà la réalité-objective en soi. La perfection du Droit et du discours juridique est pour VB de ne jamais être confronté aux faits, c’est à dire à des effets qui soient distincts et transcendant au discours qui les nomme (si vous avez perpétuellement besoin d’affirmer le contraire et de m’accuser de ne pas voir les faits, c’est que vous doutez et pour cause de la logique de votre discours). Discourir de la réalité-objective sans la distinguer de l’existence-empirique permet d’annuler soit les fins soit les effets. Ainsi les scientifiques et les financiers peuvent théoriser les effets sans s’occuper des fins (pourquoi discutez-vous ce prix ou cette réalité qui ne dépendent pas de vous ?) et les philosophes et juristes peuvent théoriser les fins sans s’occuper des effets (pourquoi discutez-vous de ce que je vous dis alors que vous ne connaissez rien aux fins que je théorise ?).

      Confondre la fin et l’effet a pour conséquence concrète de supprimer le choix humain dans la réalité physique ou de supprimer la vie humaine personnelle subjective dans la discussion des fins. L’option est l’outil financier, juridique et scientifique qui garantit l’existence distincte de la fin et de l’effet en maintenant la cohérence dans le temps et entre des sujets libres, autonomes et responsables de leurs fins, de leurs formes et de leur matière commune d’humanité. Le vrai scientifique dans n’importe quel domaine considère toujours sa théorie comme l’option d’un nominal dont l’expérience lui donnera le prix réel. L’option scientifique produit en connaissance de la réalité la prime de confiance dans l’être-donné de l’homme toujours observé jamais asservi.

    8. @ PSDJ

      On vous supplie de moins jargonner, et vous en remettez une plâtrée. On vous prie de parler le français que tout le monde comprend, et vous nous servez ce qui, pour les oreilles, est du volapuk. Je crois que ces demandes étaient légitimes et vous ne les entendez pas. Vous ferez vos raisonnements tout seul dans un langage que vous seul comprenez. Je passe sur ce coup-là. Comme dit Ricet Barrier :
      http://tinyurl.com/26w5wfy

      GSF

    9. P.S. @ PSDJ

      Une recherche rapide m’indique que le mot « monnaie » n’apparaît pas dans votre dernière réponse. Cela me semble assez symptomatique : en jargonnant, vous risquez de monologuer en oubliant vos interlocuteurs. Le sujet était la monnaie. Vous vous mettez à parler d’options, je demande le rapport avec la monnaie. Vous me répondez Aristote, expliquez le lien qu’il y a selon vous entre Aristote et les options, et… vous oubliez la monnaie. Que dire de plus ?

      « C’était quoi la question, déjà ? »
      Anonyme, 3500 B.C.

      Cdt,
      GSF

    10. @GSF,
      Pourquoi l’économie mondiale s’enfonce dans la crise de G20 en G20 ? Parce que les grandes nations se rencontrent en utilisant chacune leur jargon. Chaque intérêt particulier est supposé être général. Et les Etats-Unis ricanent car en utilisant leur dollar pour faire les comptes internationaux, ils sont sûrs qu’on ne puisse pas ne pas comprendre ce que sont leurs intérêts. Tout passe par la matérialité monétaire et tout ce qui n’est pas matériel n’est pas partageable. Le bonheur des gens n’est même plus pensé.

    11. @ GSF,

      Pourquoi l’économie mondiale s’enfonce dans la crise de G20 en G20 ? Parce que les grandes nations se rencontrent en utilisant chacune leur jargon. Chaque intérêt particulier est supposé être général. Et les Etats-Unis ricanent car en utilisant leur dollar pour faire les comptes internationaux, ils sont sûrs qu’on ne puisse pas ne pas comprendre ce que sont leurs intérêts.

      =>
      LE G20 restera vain parce qu’il ne fait que mettre en lumières la confrontation d’intérêts économiques divergents, irrémédiablement divergents (pourquoi ne voulez-vous pas le voir ?). Vous avez d’un côté, l’Occident qui s’écroule pour avoir été trop gourmand (enfin parce que une infime minorité a été trop gourmande) et avoir trop spéculé et, d’une façon générale, trop légalisé les malversations. Vous avez, de l’autre côté, les émergents qui ne veulent plus être floués ni pris pour les dindons de la farce. Croyez-vous vraiment que ces points de vue soient conciliables ? Vous vous heurtez, ici encore, au mur des réalités.

      Tout passe par la matérialité monétaire et tout ce qui n’est pas matériel n’est pas partageable. Le bonheur des gens n’est même plus pensé.

      =>
      Vous vous contredisez : car, non, justement tout ne passe pas par la matérialité monétaire (et heureusement), en particulier le mode de vie des gens. Quant au bonheur, il est si fugace… doit-il vraiment être pensé ? Permettez moi d’en douter. Soit vous êtes un utopiste (ce qui est possible mais n’amène à rien), soit vous souffrez d’un déni de réalité. Je ne sais pas quelle hypothèse est la plus fâcheuse mais je sais que le déni de réalité était, jusqu’à hier très généralement répandu, et qu’aujourd’hui les yeux sont en train de se dessiller, ce qui fait mal.

      Cdt.,

    12. @GSF,
      Vous maîtrisez parfaitement tout le vocabulaire actuel économique et financier. Vous avez bien compris que je cherche à en déconstruire la signification pour identifier ce qui nous manque ou nous égare dans une situation que nous qualifions de crise. Si nous disons que quelque chose ne va pas, c’est que nous en cherchons la cause parce que nous croyons que ce qui ne va pas n’est pas inéluctable. Si nous ré-expliquons toute l’économie, la finance et la politique telle qu’elle se trouve dans le discours de connaissance d’aujourd’hui, nous ne pourrons pas découvrir autre chose que ce que nous savons déjà. Je veux bien réutiliser le vocabulaire comme vous en avez l’habitude, mais il faut que ce soit pour discuter l’analyse d’une solution alternative à celles que je propose au débat. J’entends les remarques et demandes que vous me faites ; mais si la seule conclusion que nous tirons de nous en tenir aux concepts que vous appréciez est que ce que nous voyons est inéluctable ou inintelligible, vous comprendrez ma faible motivation à vous satisfaire.

    13. @ PSDJ

      Oui, c’est ce que j’avais cru comprendre, et c’est aussi un point central très intéressant du livre de Jorion : le lien entre langage, catégories, représentations, et vérité.

      Deux remarques viennent à l’esprit :

      Je ne suis pas très calé en philo mais il me semble qu’il y a des références contemporaines sur le sujet. Je pense par exemple à Wittgenstein et la philosophie analytique. J’espère que vous les connaissez mieux que moi, car l’idée de reconstruire 2500 ans de philosophie sur les épaules d’Aristote en court-circuitant ses successeurs serait franchement déraisonnable.

      Le projet est tout à fait défendable en soi : critiquer le vocabulaire actuel, les idées qu’il véhicule automatiquement, tout cela est très bien. Je ne peux qu’y être favorable, qui suis intervenu plusieurs fois dans des commentaires pour pester de l’expression « guerre des monnaies » par exemple. Mais pourquoi bon sang critiquer un vocabulaire censé nous embrouiller les idées en introduisant un tel volapuk ??? Si vous voulez remettre de la clarté dans le débat, je crains que le jargon que vous utilisez soit contraire à l’objectif. Si en revanche vous vouliez pratiquer l’hermétisme pseudo-scientifique, je le comprendrais (sans approuver) mais là c’est assez contradictoire.

      Cdt,
      GSF

    14. Pour compléter le dernier point, je dirais que le problème est que vous êtes impossibles à réfuter. Non que vos hypothèses soient inattaquables et votre raisonnement sans faille, mais parce qu’on ne les comprend pas.

      En procédant ainsi, vous vous exposez sans cesse à des critiques sur la forme, mais jamais à des critiques sérieuses sur le fond. Vous pouvez toujours vous rassurer en vous disant : ils ne m’ont pas compris. Et pour cause ! C’est une approche parfaite si vous craignez que les idées qui vous tiennent à coeur puissent être attaquées, si vous redoutez de voir votre credo mis en cause.

      Mais vous pourriez dire la même chose avec des mots compréhensibles ! Sans renoncer pour cela à vos valeurs, mais en donnant à vos lecteurs la possibilité de les mettre en cause, au moins potentiellement.

    15. Je ne suis pas très calé en philo mais il me semble qu’il y a des références contemporaines sur le sujet. Je pense par exemple à Wittgenstein et la philosophie analytique. J’espère que vous les connaissez mieux que moi, car l’idée de reconstruire 2500 ans de philosophie sur les épaules d’Aristote en court-circuitant ses successeurs serait franchement déraisonnable.

      On voit effectivement que vous ne n’y connaissez rien.

      Vous avez l’air de penser que les progrès de la recherche fondamentale en philosophie se font par accumulation, un peu comme dans les sciences de la nature. Mais ce n’est pas le cas. Les choses ne se passent pas du tout comme ça.

      Par exemple, on pourrait dire:

      – « Toute l’histoire de la pensée occidentale se réduit à des annotations dans les marges de Platon et d’Aristote. »
      Ou:

      – « L’histoire de la pensée occidentale, en son fond, n’est rien d’autre que l’histoire du sujet de la métaphysique occidentale comme volonté de volonté (du « vivant doué de parole » à « l’imago dei » puis à l' »animale rationale » et ensuite à l' »égo volo »), histoire qui a déterminé le destin de toutes les branches de la connaissance (ne serait-ce que parce qu’elle conditionne le sens du concept de vérité, le sens du concept d’homme, nos catégories de pensée, et in fine la façon dont la réalité est découpée en champs d’investigation pour telle ou telle discipline, de la théologie aux sciences de la nature). »
      Ou:

      – « Après les positions réalistes aristotéliciennes et les travaux de la première scolastique, on n’enregistre qu’une longue et lente agonie de la philosophia perennis. Depuis Descartes inclus tout n’est que décadence. D’ailleurs on n’aurait pas de mal à montrer que Descartes est bien en deça d’un Thomas d’Aquin, qui avait, comme par hasard, par avance envisagé et réfuté tous les arguments soutenus dans le discours de la méthode… Les thèses les plus absurdes, jusqu’au subjectivisme radical qui culminera sous une forme ou sous une autre dans la « phénoménologie » et une certaine forme de « philosophie analytique », sont maintenant soutenues dans toutes les universités…
      blabla blablabla

      Bien sûr vous pourriez trouver bien d’autres discours… mais le plus important, c’est surtout de bien comprendre
      J’admets que ça puisse être assez troublant, surtout quand on réalise avec horreur que la philosophie reste en dernière alternative le Tribunal de la raison, en gros le videur de boite de nuit qui vient dire au scientifique, quel que soit sa discipline, « qui qui rentre et qui qui rentre pas ».
      Wittgenstein est un des chouchous de la pensée économique autrichienne… en y réfléchissant un peu on comprend vite pourquoi… Mais ce qu’il a pu dire ou écrire n’est en aucun cas plus utile ou important que ce qu’aurait pu dire ou écrire Aristote ou Spinoza, sous prétexte qu’il viendrait « après » dans l’échelle du temps historique.

  15. Une seule question : qui garantit les dérivés ? car si je ne me trompe certains devront jouer donc combien d’AIG en perspective aussi là ?
    La répudiation des dettes me semble la seule option.

    1. Le marché lui-même garantit les dérivés. Un vendeur d’option n’est pas accepté sur le marché s’il n’a pas tout le capital requis pour couvrir son risque. L’actionnaire d’un vendeur d’option est obligatoirement acheteur d’option de capital afin de couvrir le besoin en fonds propres du vendeur d’option. Un vendeur d’option dont la prime d’option de capital devient négative est automatiquement mis en liquidation et obligé de racheter son portefeuille d’options donc d’en revendre les primes sur le marché. Sur un marché organisé complet d’option, on n’est pas mis en faillite à cause de l’impossibilité d’emprunter mais à cause de l’insuffisance de ses fonds propres par rapport aux risques qu’on a achetés (aux crédits qu’on a vendus).

      Si on autorise la répudiation des dettes, êtes-vous prêt à ce que votre banque vous annonce une amputation de 10 à 50% de l’argent que vous lui avez confié ? Si vous arguez que vous êtes trop pauvre pour assumer les pertes de votre banquier, comment fait-on pour inventorier la richesse réelle de chacun pour établir la limite entre ceux qui épongent les dettes répudiées et ceux qui sont épargnés. Une créance est une créance que l’on soit riche créancier ou pauvre créancier. Quelles sont les dettes qu’on répudie ? Si vous séparer les banques de crédit des banques d’investissement et que vous obligez les banques d’investissement à racheter toutes les pertes des banques de crédit à travers des primes de risque, alors vous faites supporter les pertes financières exclusivement par le capital.

      Pour développer l’apurement des pertes par les options.

    2. @ PSJ,

      Une créance est une créance que l’on soit riche créancier ou pauvre créancier.

      Mais il existe, dans le droit des procédures collectives, des créances préférentielles et des créanciers prioritaires ; il devrait être possible d’évaluer de façon judicieuse le degré de priorité des titulaires de créances bancaires. Je ne connais pas suffisamment le droit bancaire mais peut-être un tel mécanisme est-il déjà prévu (sans aucune certitude) ?

      Cdt.,

    3. @ VB

      Il n’existe pas à ma connaissance de procédure similaire. On peut relever toutefois l’existence de garanties d’Etat pour ce qui concerne les dépôts.

      Pour le crédit foncier en particulier, voir le point 2 ici

      Et le point I 2 ici en complément.

      Pour le reste, no idea !

    4. @ tous,

      Rien n’interdit d’imaginer, en cas de liquidation d’une banque, une hiérarchie entre les titulaires de créances bancaires, qui pourrait s’appliquer pour l’avenir (lorsque la loi retrouverait le statut de droit) : une modification législative (improbable à faire passer il faut bien l’avouer). Imaginons la quand même. Sachant quand même que toute hiérarchie est contrainte par le niveau d’argent à récupérer (qui peut éventuellement s’avérer dérisoire).

      Cdt.,

    5. @VB,
      Effectivement la loi établit dans tous les États de droit modernes une hiérarchie des créanciers en cas de faillite d’un débiteur qui n’a plus assez à vendre pour rembourser ce qu’il a emprunté. La question n’est pas résolue pour les banques quand les actifs ne sont pas suffisants pour rembourser les déposants. Imputer des pertes financières aux déposants signifie que la monnaie qui est un bien collectif de même valeur pour tous ses utilisateurs peut finalement ne pas avoir la même valeur pour les malchanceux qui ont fait confiance à une banque en faillite en dépit des contrôles rigoureux de la force publique. Perdre de l’argent dans un dépôt, c’est admettre que la loi commune n’a pas la même valeur nominale pour tout le monde.

    6. @ PSJ,

      Lorsque les actifs ne sont pas suffisant, la hiérarchie entre les créanciers peut elle-même s’avérer illusoire : c’est aussi vrai pour les banques que pour toute société en liquidation. Cependant, étant donné l’énormité que le secteur bancaire a pris, les conséquences d’une carence d’actifs peuvent effectivement s’avérer colossales : d’où le fameux TBTF.

      Quant à évoquer l’existence d’un contrôle rigoureux du secteur public (vous parlez de force publique ?) sur les banques : vous faites, sourire, pour le moins. Sûrement encore une manifestation de votre utopisme.

      Cdt.,

    7. J’en aurais bien un système de répartition des pertes sur créances pour les déposants. Ce serait de garantir les dépôts différemment selon le taux d’intérêt qui leur sont octroyés. Cela semble logique puisque cet intérêt est sensé rémunérer le risque pris par le déposant, en sus du déficit de liquidité éventuel qu’il supporte.
      Sur cette base, j’imaginerais assez bien une garantie totale sur les dépôts non rémunérés (dépôts à vue), de 80 % sur les dépôts rémunérés au niveau de l’inflation, et une garantie dégressive au-delà suivant une échelle indexée sur le taux réel offert en tenant compte de l’inflation.
      Par exemple aujourd’hui avec un taux d’épargne du livret A de 1,75 %, supérieur de 40% au taux d’inflation (1,25 %), on garantit les livrets à hauteur de 60%, et des assurances-vie offrant des taux de 3,50 %, supérieur de 180 % au taux d’inflation, on garantit les contrats à hauteur de 10 % seulement. Le tout bien sûr en conservant les plafonds de garantie. ce n’est qu’un exemple évidemment, juste pour expliquer le mécanisme général. l’objectif étant de « mouiller » tout le monde dans le bazar, de responsabiliser ces pauvres épargnants qui aiment tant cracher sur les ignobles financiers et passent pourtant leur temps à faire jouer la concurrence et à demander toujours plus de rémunération du capital et plus de sécurité, quand ce n’est pas en plus une totale liquidité de leurs actifs financiers. L’exemple massif étant le livret d’épargne pas énorme sur les sommes engagés globalement, autour de 150 mds d’euros en France je crois, mais qui cumule défiscalisation totale, liquidité presque totale et rendement réel du capital, puisque le taux servi est supérieur au taux d’inflation. Une aberration si l’on pense que l’épargne devrait seulement protéger de la dévaluation monétaire (et qu’elle n’a longtemps même pas pu assurer cela, et loin de là, en période de forte inflation par exemple), et qu’au demeurant ces placements sans risque sont sensés permettre, par exemple, le financement à bas cout du logement social… Grosso-merdo, je crache à la gueule du banquier cupide qui m’engraisse et je plains – de bonne foi en plus ! – les familles à la rue…

      Les contrats (les nouveaux et les existants, à faire transformer) informeraient les épargnants du risque encouru et leur laisserait l’alternative entre la sécurité du dépôt (rémunération du capital à hauteur de l’inflation, garantie à hauteur de 80 %) ou le risque rémunéré ( rémunération réelle du capital, au dessus du taux d’inflation et faible garantie). cela suppose évidemment une indexation stricte et en continu des taux d’intérêts versés sur l’inflation réelle.
      J’ai comme l’impression que ça changerait la donne et que tout le monde pourrait s’y retrouver. Épargnants comme institutions financières ou investisseurs, privés ou publics… et même les SDF…

    8. @VB,
      Nous vivons bien dans des mondes parallèles. Votre réalité n’est pas la mienne. Votre vocabulaire n’est pas le mien. Votre droit n’est pas le mien. Par quel miracle nous retrouvons-nous à échanger des mots sur le Blog de Paul Jorion ? Y a-t-il un Paul Jorion dans chacun de nos mondes ? Ou alors il est un pont…

    9. Je rappelle que sur les 3500 mds d’avoirs financiers bruts des ménages (2500 nets en sortant les crédits), seuls 270 sont des dépôts à vue (M1), 520 de l’épargne et des dépôts à terme de moins de 2 ans (M2), le reste étant constitué de placements spéculatifs (assurances-vie, OPCVM, actions,etc) soit 2700 mds euros.

    10. @ PSJ,

      Je pense en effet qu’il y a un problème de vocabulaire. Le monde dans lequel nous vivons est bien le même (à moins que vous n’habitiez sur Jupiter ou sur une autre planète du système solaire ?), mais peut-être habitons nous des pays différents ou parlons nous des langues différentes (vos textes étant le résultat de traduction), auquel cas, notre différence d’appréciation des choses s’expliquerait par une différence de systèmes intrinsèques. J’avoue que cette solution ne me satisfait pas car il me semble que la toute puissance bancaire et la suprématie de l’oligarchie européenne s’impose, du moins en Europe, dans des termes similaires sinon parfaitement identiques.
      Lorsque vous parlez de contrôle rigoureux de la force publique qui s’impose aux banques, que désignez-vous par là ? Soit vous prenez ceci comme postulat ; qui ne s’avère pas vraiment réalisé dans les faits : ça serait même plutôt l’inverse : les contraintes bancaires s’imposent à la puissance publique. Soit vous parlez théorie idéale sans vous préoccuper de la pratique réelle. Soit, je ne sais pas : à vous de me, de nous, dire de quoi il s’agit…

      Cdt.,

  16. pardon mais les ‘réformes’ suggérées par psj sont-elles envisageables sans engager de profonds boulversements politiques, identitaires, militaires?

    1. PSDJ 16 novembre 2010 à 19:33

      la prédation financière et la menace des armes sont-elles des fatalités ?

      Tant que les prédateurs y compris financiers n’auront pas été éliminés, (je ne dis pas comment…mais nous ne sommes pas dans un supposé état de « nature » équilibré, où les prédateurs auraient une fonction de type homéostatique) la menace des armes persistera. Cette menace sous sa parure nationaliste, ne défend que l’intérêt de la petite frange nationale possédante des richesses nationales. Jaurès en est mort. La globalisation a modifié les apparences mais pas la structure du problème.
      P.S. Je suis désolé de lire que le Venezuela sacrifie une part de sa richesse à acquérir des armes pour se défendre, car il a mieux à faire ; ailleurs aussi.

  17. Le point d’inflexion de la crise mondiale et l’urgence du debat planetaire sur les solutions du monde d’apres ,pour en finir avec le capitalisme :

    Contre la pulsion de mort et de renoncement vehiculée par les etats majors auto proclamés,qui se sont enchainés au calendrier institutionnel, l’espoir credible repose desormais sur la participation active des humains revoltés et leur imagination collective contre les institutions nationales et internationales completement depassées .

    Toute taxation mondiale,des banques comme des flux financiers, qui ne definit pas le mode de repartition,ONU,gouvernements ou citoyens actifs,individus comme associations, devient alors une imposture de plus.

    Toute reforme qui occulte le type de monnaie mondiale en debat : speculative ou pas, participe au developpement de la crise.

    GEAB N°49 est disponible! Alerte Crise systémique globale – Premier Trimestre 2011 : Franchissement du seuil critique de la dislocation géopolitique mondiale

    – Communiqué public GEAB N°49 (15 novembre 2010)

    http://www.leap2020.eu/GEAB-N-49-est-disponible-Alerte-Crise-systemique-globale-Premier-Trimestre-2011-Franchissement-du-seuil-critique-de-la_a5443.html

  18. @ Pierre

    1. La crise des subprimes provisoirement résolue par l’inflation des dettes publiques démontre l’absence de règles de solvabilité efficientes appliquée aux États, banques centrales et opérateurs financiers.

    D’accord, mais est ce que c’est une causse ou un effet?

    2. Des règles efficientes de contrôle du crédit auraient dû limiter a priori l’endettement de tout emprunteur à une évaluation robuste de sa capacité de production de valeur, auraient dû produire des signaux d’anticipation des dérives possibles et auraient dû garantir des moyens de désendettement non liés aux dettes publiques.

    5%, 10%, 15% 25% 75% ou on va mettre les limites et qu’est que sont ces limites?

    Est ce que on doit mettre limits au profits comme au credit?

    Mettre de règles efficientesde contrôle de credit doit être possible. Mais tout ce là fait parti d’un système ou tôt ou tard les mêmes problématique vont recomencer. Comment dire, la système elle même est obliger de passer des limits pour trouver des nouveau resources parfois bien, parfois moins bien. Dans cette forme de gérance nous ne réussions pas de créer un lien entre l’homme de se sentir concerner par la vie même. On reste dans une monde de ciffres comptable, dans laquelles ces ciffres sont devnu un but et non pas un serviteur.

    Si notre analyse de la crise reste dans cette monde de ciffres et des percentages on va continuer de tourner en rond parceque dans notre analyse nous sommes rester dans les effets et la causse reste pour le moment inappercu.

    Si on a vraime,nt compris la causse d’actuel crise, là ça devient utile de formuler « des règles efficientes de contrôle du crédit auraient dû limiter a priori l’endettement de tout emprunteur à une évaluation robuste de sa capacité de production de valeur »

    Parceque on a trouvé un repair pour mieux comprendre la causse et les effets. Sans cette repair de la compréhension l’origine de la crise, les meilleurs intentions pour cadrer la système financier ne seront pas durable façon parler.

    3. La réserve de valeur en dernier ressort substituable aux excès de crédit trop massifs pour être supportés par les prêteurs acheteurs de risque est la fiscalité ; or la matière fiscale s’évapore dans l’espace international hors de portée des États mis en compétition dans leur financement sur leur espace restreint de démocratie.

    idem que la réponse chez 2

    4. Le système financier mondialisé surplombe les États ; il peut sans limite économique et juridique domicilier la richesse produite hors des États de droit qui en sont la cause ; l’absence de responsabilité mondiale de régulation financière pousse la finance à détruire rationnellement ses sources de valeur nationales.

    Si tu sais traduire ça en mots dans laquelle le boulanger, entrepreneur, politicien et scientifique se retrouvent, nous pouvons sortir finalement l’auberge de Platon. 😉

    5. Les monnaies nationales traduisent le prix et le coût des souverainetés ; le dollar d’utilisation internationale est écrasé par un coût de souveraineté mondiale sans rapport avec le prix de la souveraineté des États-Unis ; l’équilibre entre prix et coût de la souveraineté est impossible en l’absence d’alignement d’une monnaie nationale sur les seuls intérêts nationaux d’émission.

    Théoriquement tout à fait d’accord Pierre. Mais sans trouver l’origine de la crise, ni théoriquement, ni en pratiques on va sortir la crise.

    6. L’Union Européenne est la seule communauté démocratique multinationale économiquement intégrée avec plusieurs monnaies (euro, livre et de fait franc suisse) ; la crise de la dette publique dans la zone euro démontre l’impossibilité de rééquilibrer des budgets nationaux avec une monnaie commune sans budget commun ; les intérêts nationaux à l’intérieur de la zone ne sont pas alignés sur la monnaie commune.

    Idem repons que chez 5

    7. Il existe deux instruments financiers l’option de change et l’option de garantie de crédit (Credit Default Swap) qui permettent de garantir la valeur d’une monnaie et la valeur d’une dette ; le nominal de ces instruments signale le prix d’équilibre de la monnaie en dette (change) et de la dette en monnaie (CDS) ; ces instruments sont actuellement négociés hors d’un marché organisé qui identifie les opérateurs engagés, la nature et la mesure de leurs engagements.

    C’est cette latin-économique qui va continuer de créer la fossée entre dirigeants et peuple. L’abus de pouvoir par compliquer les choses pour maîtrise les peuples en les gardent ignorant. La dévise: Sème la confusion pour mieux gérer!

    Pierre je sais techniquement tu veut justement la clarté et la justesse par l’alignement et équilibrium, mais tu créer juste un nouveau classe élitair qui va faire ça pour nous par pur altruïsme. 😉 Oui je suis cynique ici. Avec les meilleurs intentions (ça je sais!!!!!) tu veut moraliser la système, qui au fond (de la système) a rien à fautre de cette tentation de moralisation. Garder l’injustice et l’illusion de base intact en disant, nous allons lui moraliser!

    C’est ce que la classe politique actuel dans leurs meilleurs moments essaie de faire aussi. Ton, notre morale est mieux pour le faire ;-), mais sans toucher à l’injustice de la base, c’est aussi une batalle perdu à l’avant même si on pense notre morale et régulation est mieux que celle de la classe politique actuel.

    8. Un marché international organisé d’option permettrait la cotation, indépendamment d’intérêts nationaux, des monnaies par les dettes et des dettes par les monnaies ; les taux de change, la valeur des dettes publiques et privées sous-jacentes et les primes de risque correspondantes pourraient être arbitrées pour que les primes de risque souscrites garantissent la valeur internationale des dettes en valeur internationale des monnaies.

    Peut être un bonne solution Pierre, mais encore sans comprendre l’origine de la crise actuel on va contuner de mélanger causse et effets.

    9. Un marché international d’option organisé sous couvert de l’Union Européenne (s’il est impossible aux États-Unis de s’y associer) coterait les dettes et monnaies européennes par une négociation équitable entre tous les épargnants, les investisseurs et les emprunteurs publics ou privés sans restriction de nationalité ; il en ressortirait des normes potentiellement universelles de solvabilité et d’équilibre monétaire selon la production, les échanges et la consommation de valeur réelle.

    Ces sont des solutions/manipulations ‘techniques’ Pierre ou est l’homme dans ton histoire!!!!!!!! En attent de cette merveilleux régulation?

    10. La position de marché globale sous-jacente aux nominaux d’option de change et de CDS du marché commun d’options définirait une unité de compte internationale par l’équilibre effectif des échanges de capitaux et de dettes ; la monnaie universelle ne proviendrait plus d’un équilibre politique international introuvable mais d’un équilibre multinational de l’économie mondiale.

    Descendu sur terre tes idées partiellement vont être intéressant et même applicable.

    11. La valeur de la monnaie mondiale et des monnaies nationales seraient mise sous le contrôle de la démocratie européenne et mondiale par le marché ; les politiques d’émission monétaire seraient rationnelles et prévisibles selon des choix exprimés sur un marché soumis à la Loi du bien commun rationalisé par des engagements financiers garantis non révocables.

    Oui, si on a compris l’origine de la crise monétaire.

    12. L’épargne réelle internationale serait massivement investie dans la nouvelle monnaie soustraite aux rivalités politiques et économiques par l’intermédiation d’un marché d’égalité de droit ; la nécessité pour les emprunteurs de chercher la liquidité là où elle serait collectée et garantie les soumettrait à la transparence et à l’honnêteté de leurs comptes et de leurs anticipations économiques.

    C’est la vrai challenge et tout à fait d’accord, mais parfois je me pose la question si nte resens un peut comme l’homme fonctionne?

    La sortie de la crise est impossible sans la liquidation des pertes nationales et internationales accumulées dans les dettes publiques et bancaires et dans la création monétaire.

    Tout à fait d’accord! Mais ça deviens que utile si on a compris la système monétaire et économie actuel.

    Le mécanisme de l’option négocié sur un marché équitable et transparent générerait une répartition des pertes entre les emprunteurs solvables et les prêteurs prêts à prendre le risque de la croissance future.

    La système actuel ne veut pas de la transparence. Pourquoi pour toi cette transparance dans la nouveau système va étre si fa

    La crise actuelle exprime la confusion systémique entre la valeur réelle et sa mesure financière. Les pertes accumulées qui paralysent l’investissement et font exploser la volatilité implicite des prix sont des erreurs de mesure de la réalité. Elles reviennent aux acteurs qui ont promis au-delà de ce qu’ils pouvaient produire et aux contribuables pour le solde. Un marché honnête et transparent d’évaluation des emprunteurs défaillants ou potentiellement défaillants est la seule manière de réguler le crédit dans le passé et dans l’avenir entre la justice et la réalité. Le retour de la confiance produira la croissance partout où elle est vraiment réelle.

    Catégories : Constitution pour l’économie, Economie, Finance, monnaie

    1. Merci Yvan, en espèrant que Pierre voit tout celà comme un tentation d’améliorer son analyse.

      Parce que je sais il fait tout ça avec les meilleurs intentions pour améliorer notre société.

      Mais si on ne prend pas le bon départ, ça ne marchera pas.

    2. @Peter Hoopman,

      Il y a deux hypothèses sous-jacentes à ce programme :
      1. L’homme organise ses relations avec lui-même (amour, haine, solidarité, prédation) à l’intérieur d’Etats de droit nationaux où la civilisation qu’on choisit s’exprime en lois appliquées par une autorité publiques commune
      2. C’est la règle que l’homme s’applique à lui-même dans son espace national qui fait la valeur qu’il produit pour lui-même et les autres nations

      La cause de la crise actuelle est déduite du non respect de ces deux hypothèses. Les Etats nationaux ont admis qu’ils n’accordaient pas le même statut de dignité à leur non-résidents qu’à leurs ressortissants. Il est possible d’être non-résident pour ses obligations économiques face à sa nationalité tout en étant ressortissant pour les droits que la nationalité reconnaît. Ainsi l’économie échappe-t-elle à la loi et la fiscalité ne peut plus être le prix économique de l’application de la loi. La richesse se produit là où le prix de la loi est fiscalement meilleur marché. Faute de fiscalisation possible de la richesse qui profite de la loi sans en payer le prix économique, on supprime le maximum de règles afin de conserver la richesse chez soi. La logique financière subvertit par l’internationalité la logique d’égalité du prix du droit pour tout citoyen qui en bénéficie. Les riches sont protégés par les États de droit mais exportent leur richesse dans les paradis fiscaux (dissociation de la loi et du prix de la loi).

      En instaurant un système de garantie internationale des dépôts monétaires dans un étalon non national, on oblige les déposants internationaux bénéficiaires de l’Etat de droit dont il achète la monnaie sous différents actifs à payer des primes de risque transparentes et rationnellement fiscalisables. La même transparence demandée aux emprunteurs pour payer les primes de risque les moins chères possible sert à les fiscaliser quand ils reçoivent le paiement de leurs ventes par lesquelles ils remboursent leurs emprunts. Et la transparence est nécessaire parce qu’elle est demandée par des épargnants qui veulent conserver un pouvoir d’achat objectif non appréhendable par un pouvoir politico-financier non économiquement contrôlable.

      Les États qui hébergent le marché international d’option en monnaie universelle (en l’occurrence l’Europe qui a des lois et affiche la volonté de réguler la finance) ont intérêt à trouver le bon équilibre entre la loi, la fiscalité et le potentiel économique réel qui en découle. Trop de fiscalité dissuade les capitaux de se domicilier sous sa souveraineté. Pas assez de fiscalité rabaisse la valeur des services publics et de la solidarité sociale ; l’attachement à la loi est faible, la civilité inexistante et la sécurité du capital physique des riches et des pauvres sous-jacent au capital financier mal assurée. Les États qui dissocient l’économie des hommes qui l’animent s’exposent à la fuite des capitaux et à des primes de risque internationale élevées.

    3. PSdJ,

      La cause de la crise actuelle est déduite du non respect de ces deux hypothèses.

      Qu(i)’est-ce qui vous a fait plonger dans l’actualité de la sorte, et fait que vous parlez de causes secondaires ?

    4. @ Pierre,

      Merci de ta reponse et je doit dire j’aime bien ta formulation:

      1. L’homme organise ses relations avec lui-même (amour, haine, solidarité, prédation) à l’intérieur d’Etats de droit nationaux où la civilisation qu’on choisit s’exprime en lois appliquées par une autorité publiques commune
      2. C’est la règle que l’homme s’applique à lui-même dans son espace national qui fait la valeur qu’il produit pour lui-même et les autres nations

      La cause de la crise actuelle est déduite du non respect de ces deux hypothèses.

      Pierre, est ce que dans notre système/structure financière, il y a un programmation qui mets chroniquement ce non respect en cause?

      Si tu trouve la reponse sur cette question, ta vision idéaliste 😉 peut prendre racines et commencer à vivre. 🙂

    5. PSdJ,

      Avec plaisir !

      Je pensais avoir compris de vos précédentes interventions que vous placiez la crise à un autre niveau qu’économique. Les solutions que vous proposez dans ce billet sont économiques, elles s’appliquent aux causes économiques de la crise économique.

      Pourquoi un tel changement ? Pourquoi un tel revirement ?

    6. @Fab,
      J’essaie de dire que l’économie physique est la conséquence de l’économie métaphysique, qu’on peut aussi appeler système de valeur. L’économie physique exprime l’économie de la valeur que nous avons dans nos têtes et dans nos cœurs, lesquels nous sont personnels et nous obligent à concevoir la vie en société. Je suggère qu’un marché international d’options permettrait de faire cohabiter plusieurs économies de la valeur différentes dans une même économie physique. Ainsi ne revenons-nous pas sur la mondialisation économique qui apporte des bienfaits concrets mais pouvons-nous discuter de nos valeurs (de ce à quoi chacun accorde de la valeur) à l’intérieur des sociétés et entre des sociétés nationales et des cultures différentes. La relation entre économie physique et économie métaphysique reprend de la souplesse en chaque personne pour que l’une progresse par l’autre.

    7. PSdJ,

      J’avais donc mal compris votre position, et j’en suis déçu.

      « L’économie physique est la conséquence de l’économie métaphysique, qu’on peut aussi appeler système de valeur ». Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? De quoi l’économie métaphysique est-elle la conséquence ?

      Les valeurs « que nous avons dans nos têtes et dans nos cœurs » : pensez-vous sincèrement qu’elles viennent librement chez chacun ? Le conditionnement de la société, de la civilisation, ne donnent-ils pas cette illusion ?

      Faisons faire de la «  » »philo » » » à nos enfants, parlons ensemble de ce que nous attendons de la vie, ouvrons des grands débats publics sur ces sujets, et vous verrez que l’économie physique se fondra dans l’économie métaphysique, et que les solutions seront à la fois économiques, écologiques, démocratiques et humaines.

      C’est simple comme bonjour et ça a l’avantage, la nécessité, que tout le monde y participe. Contrairement à votre méthode qui j’en suis sûr (j’attends toujours les contre-exemples de PYD…), en fermant de mauvaises portes ouvrira de nouveaux refuges à nos âmes apeurées. Et la soumission reprendra le dessus. Et de nouvelles déviances s’installeront. L’Histoire quoi !

      Qu’est-ce qui nous retient ? La peur peut-être…

  19. Le mécanisme de l’option négocié sur un marché équitable et transparent générerait une répartition des pertes entre les emprunteurs solvables et les prêteurs prêts à prendre le risque de la croissance future.

    La système actuel ne veut pas de la transparence il vie de cette non transparence. Pourquoi pour toi cette transparance dans la nouveau système va étre si facile à créé?

    La crise actuelle exprime la confusion systémique entre la valeur réelle et sa mesure financière.

    Cent pourcent d’accord! Pierre pour toi ou commence cette confusion?

    Les pertes accumulées qui paralysent l’investissement et font exploser la volatilité implicite des prix sont des erreurs de mesure de la réalité. Elles reviennent aux acteurs qui ont promis au-delà de ce qu’ils pouvaient produire et aux contribuables pour le solde.

    Ca continue pas de créer la confusion chronique?

    Un marché honnête et transparent d’évaluation des emprunteurs défaillants ou potentiellement défaillants est la seule manière de réguler le crédit dans le passé et dans l’avenir entre la justice et la réalité. Le retour de la confiance produira la croissance partout où elle est vraiment réelle.

    C’est dans la pratique un jeux de pouvoir comment rendre transparant et honnête cette jeu de pouvoir? Je ne voit pas. C’est du rêve idéalist Pierre.

    1. @Peter Hoopman,

      Je suis d’accord, c’est idéaliste. Mais il faut voir d’où l’on vient. La finance actuelle est complètement idéelle. Il suffit d’être patron ou trader d’une banque centrale ou d’une mégabanque, directeur d’un trésor public pour qu’une seule parole sans aucune vérification possible d’aucun juge, aucun parlement, aucun citoyen et aucun client pour imposer son prix et obliger l’humanité entière à faire comme si cela correspondait à une réalité aussi indiscutable que le soleil au-dessus de nos têtes. Adopter un marché international des options, c’est juste dire que quand on agit pas dans la monnaie de son pays et qu’on vend quelque chose alors le prix qu’on pratique n’est pas fixé dans sa monnaie mais dans une monnaie qui appartient à tout le monde. Et qui pour appartenir à tout le monde oblige à vendre sa prime de risque à chaque fois qu’on promet de payer à terme.

      Vous allez voir que nous allons y venir non pas par générosité ou philanthropie mais parce que c’est la seule possibilité logique de continuer à commercer et se faire crédit entre pays différents. Les Etats-Unis gagnent du temps en inondant la planète de dollars mais personne n’est dupe. La Chine et le Brésil sont paniqués par les faillites en chaine que vont provoqué les bulles spéculatives en cours de formation à cause de l’excès de liquidité provoqué par les afflux de capitaux. Les gouvernants chinois ou brésiliens savent qu’ils y risquent leur tête. Il n’y pas mieux pour s’offrir une révolution que de ruiner des bourgeoisies naissantes. Les Tea Parties étatsuniens ne passent pas inaperçus à Washington. La régression des services publics en Europe n’a pas encore montré tous ses effets.

      La virtualité financière dans laquelle nous avons vécu depuis les années 70 a atteint ses limites absolues. Nous allons nous heurter à un mur très dur et très massif : l’incapacité de sociétés développées ou en voie de développement à retourner à la misère. Sans système de comptabilité internationale des engagements transfrontaliers, le commerce international va s’effondrer et la régression du niveau de vie sera brutale et violente dans le monde entier. L’alternative d’aujourd’hui n’est plus entre justice et injustice mais entre rationalité et guerre civile. Or il se trouve que le prix de la rationalité est la justice et le prix de l’injustice est la guerre. Donc la finance choisira la rationalité parce que la guerre lui coûtera trop cher. Nos gouvernants le savent. Ou alors on a rien appris de la crise de 29 et de la Deuxième Guerre Mondiale. L’idéalisme de la réalité n’est pas le moins raisonnable.

    2. Il suffit d’être patron ou trader d’une banque centrale ou d’une mégabanque, directeur d’un trésor public pour qu’une seule parole sans aucune vérification possible d’aucun juge, aucun parlement, aucun citoyen et aucun client pour imposer son prix et obliger l’humanité entière à faire comme si cela correspondait à une réalité aussi indiscutable que le soleil au-dessus de nos têtes.

      Même question que plus haut. Il suffirait donc de couper le doigt pour que tout le monde se mette à regarder la lune ?

    3. @Peter Hoopman,
      Votre dernier commentaire à Souvarine n’est pas du plus, mais du plus, plus, plus. 🙂 🙂 🙂
      Vous dites exactement ce que je comprends de Paul Jorion. Paul nous dit que notre raison repose sur notre foi (ce que nous croyons en nous-mêmes, le bottom). La raison politique, économique, scientifique qui nous relie dans le langage est construite sur les convictions de chaque personne. Tous ceux qui parlent aujourd’hui pour conduire les sociétés croient comme nous tous que la vie est plus simple à diriger quand on ne discute pas en quoi l’on croit. L’autre à des convictions dont je ne parle pas et qui ne m’intéressent pas : ainsi sommes-nous des individus juxtaposés les uns aux autres qui s’imaginons (je ne dis pas « nous imaginons » pour marquer que nous sommes divisés en nous-mêmes) communiquer mais ne partagent en fait rien. Le bien commun n’existe pas et je fais ce que je crois vouloir en dehors de toute réalité humaine, en dehors de toute intelligence de la relation à l’autre. Du coup la réalité nous échappe et c’est la crise. Pas seulement dans le domaine de la vie politique et sociale mais dans notre capacité à percevoir la réalité telle qu’elle est particulière et générale. Même la science objectiviste qui pense avoir une démarche rigoureuse d’adhésion au réel se découvre en porte à faux, faute d’avoir établi les conditions subjectives d’une connaissance réelle.
      Absolument d’accord avec vous Peter : il faut réconcilier le top-down et le bottom-up. C’est un travail personnel qui passe par l’apprentissage d’une langue commune. Il va nous falloir du temps et du courage.

    4. Pierre Sarton du Jochay écrit:

      Il va nous falloir du temps et du courage.

      On vie dans un ocean de temps et courage, si on croit subjectivement ou objectivement. Bon courage à nous tous!

  20. @PSJ :

    La sortie de la crise est impossible sans la liquidation des pertes nationales et internationales accumulées dans les dettes publiques et bancaires et dans la création monétaire.

    Quel corpus de lois ou « de droits à » pourraient invoquer les nations européennes pour en arriver à promulguer la sortie de crise en explosant littéralement les traités de Maastricht et de Lisbonne ?

    La sortie de crise par la liquidation des pertes nationales ne signent-t-elle pas un retour momentané à la case « nation européenne contre nation européenne » ? dès lors « l’union » n’est-il pas qu’un vain mot ?

    1. N’avons-nous pas des parlements pour discuter des lois ? La cour constitutionnelle de Karlsruhe n’exerce-t-elle pas une surveillance étroite sur la conformité des traités européens aux principes allemand du droit. Les traités de Maastricht et de Lisbonne sont caduques parce qu’ils dépassés par la réalité présente.

    2. @ PSJ,

      Les parlements pour voter, avec le minimum de débat (quand ils existent et ne se limitent pas à de l’obstruction parlementaire stérile), des textes préparés par Bruxelles, par les lobbies des ou par l’administration centrale interne et ayant pour objet de répondre à une préoccupation électorale (pour ne pas dire électoraliste) conjoncturelle ; ça peut aussi aller plus loin, à l’occasion.
      Le pouvoir politique a été retiré au peuple qui ne fait plus que veauter en croyant encore (un peu) à l’utilité de son acte dérisoire autant qu’inutile. Les partis politiques et la discipline de veaute qu’ils supposent, dans un premier temps, et les organes bureaucratiques Bruxellois, dans un deuxième temps, ont détourné la fonction populaire du vote de son objet initial qui était de faire participer le peuple aux règles qui le régissent.
      Cela vous échappe-t-il, est-ce différent en Allemagne, oubien estimez-vous indigne de vous de descendre dans ce détails bassement matériels du fonctionnement de la Société ?

      Cordialement,

    3. @PSJ :
      Je ne vous contredirai pas sur ce point, mais sur la transparence de nos dirigeants :
      Les instances européennes ont-elles décrété devant leurs peuples que les traités étaient devenu caduques ? Nos Etats ont-ils une procédure bien établie pour nous annoncer la « réalité présente » concernant les traités que les gouvernements ont signé en notre nom ?

    4. bonjour!
      à VB : cet hold up de démocratie ne semble faire ni chaud ni froid chez beaucoup.
      fatalisme ou fascination morbide pour la matière et ses problématiques de
      distributions spatiales?

      à ce sujet, je n’ai pas compris les railleries sous bienveillance de certains dont
      vous avez fait l’objet. la confusion entre les droits de l’économie et l’économie
      comme seule expression du droit semble courante dans ce blog.

      mr Hoopman en bon pragmatique le pointe régulièrement à sa manière :
      la métaphysique de l’économie libérale et le droit qu’elle inspire empêche la réalisation
      de valeurs autres que matérielle.
      quid de la responsabilité ou de la confiance ou du vote démocratique même? (« quid » n’a
      même plus de sens : il n’y a plus quiddité!^^)

      bcp d’autres ici achoppent à cette frontière : admettre l’ordre matériel en seul axiome
      empêche de voir le monde et l’homme autrement que comme des mécanismes.
      et bcp est fait pour faire peur…ne serait ce qu’utiliser la décadence de l’église chrétienne
      depuis le concile de nicée, ou comme j’ai pu le lire, les invectives d’une prostituée à
      une autre… ou jorion « mourir pour des idées=nihilisme ». enfin, moi çà me fait 🙂 !
      et même si les ombres chinoises font leurs effets, cela semble être un des clivages
      structurant majeur de ce blog.

      et j’ai l’impression que ceci point de vue matérialiste non réellement conscient est à l’origine
      de bien des illusions concernant la démocratie européenne (sans parler de cette
      mondialisation…)…et des désillusion bien sûr. « l’écart entre la valeur réelle et le prix d’échange »
      qui fonde le risque systémique…

      cordialement

    5. jorion « mourir pour des idées=nihilisme »

      Ooops !
      Contresens ce me semble.
      Il défendait au contraire l’idée de l’adhésion à un principe universel, général, jusqu’à cette extrémité sacrificielle, ou héroïque plutôt, contre le nihilisme bushien.
      De mémoire, « mourir pour des idéaux, c’est très beau, c’est ce qui fait que nous sommes une espèce animale différente. »Ce qui aurait dû vous complaire, j’imagine.
      Attention, à force de fièvre idéaliste, de ne pas tomber dans la philoopsophie !

    6. Effectivement : dire « mourir pour des idées » est un nihilisme puisqu’il s’agit de réduire « mourir pour un idéal », impliquant qu’il y a une gradation dans les idées, des sublimes aux médiocres, à « mourir pour des idées » impliquant qu’il n’y a pas d’idéaux : il n’y a pas de « grandes » idées, elles se valent toutes. C’est exactement ce que dit Brassens.

      Mourir pour des idées, c’est bien beau mais lesquelles ?
      Et comme toutes sont entre elles ressemblantes

      (Georges Brassens, Mourir pour des idées)

      Maintenant, j’en suis sûr, chers malheureux tontons,
      Vous, l’ami des Tommi’s, vous, l’ami des Teutons,
      Si vous aviez vécu, si vous étiez ici,
      C’est vous qui chanteriez la chanson que voici,

      Chanteriez, en trinquant ensemble à vos santés,
      Qu’il est fou de perdre la vie pour des idées,
      Des idées comme ça, qui viennent et qui font
      Trois petits tours, trois petits morts, et puis s’en vont,

      Qu’aucune idée sur terre est digne d’un trépas,
      Qu’il faut laisser ce rôle à ceux qui n’en ont pas,
      Que prendre, sur-le-champ, l’ennemi comme il vient,
      C’est de la bouillie pour les chats et pour les chiens

      (Georges Brassens, Les deux oncles).

    7. …mr jorion confirme…
      je me rappelle même de la suite de l’amalgame :
      « mourir pour des idées »= »heidegger »= »ontologie »= »post modernisme »= »nihilisme  »
      et toujours de mémoire : « je préfère les animaux aux hommes »

      de votre part…vigneron :
      « De mémoire, « mourir pour des idéaux, c’est très beau, c’est ce qui fait que nous sommes
      une espèce animale différente. »Ce qui aurait dû vous complaire, j’imagine. »
      du fait vous pouvez vous rendre compte de votre erreur. et je n’aime pas la complaisance.

      pour les fièvres idéalistes, les matérialistes dogmatiques font suffisamment de danse de st gui.
      les vignobles du seigneur n’ont plus toute leur noblesse…
      je sais que j’ai « ri » d’une brebis qui me semblait égarée, mais quand même…
      si ces amalgames me font rire en privé, dans l’espace public, non.

      et pour répondre au maître de céans(bonjour), cette gradation est bien celle que vous
      effectuez avec ce dogme matérialiste. qui est un idéalisme…n’est ce pas?

      et à part la contrainte ou le lavage de cerveau…qui meure pour ses propres idées?
      quelques chimistes explosent encore, mais très rarement. en plus mourir n’est jamais le but…

      les guerres entre les tommies et les teutons que vous entonnez était à la face de l’histoire
      une guerre d’idées?
      les enjeux de puissance matérielle et l’orgueil de la domination sont plus effectifs comme
      concepts d’analyses…

      un dernier point : « les idées se valent toutes »…une définition du nihilisme donc.
      venant d’un matérialiste…c’est piquant. même s’il est vrai que le matérialisme est un
      relativisme menant au nihilisme, je ne me lasse pas de l’aveu…

      merci néanmoins de répondre. c’est ma façon d’écrire qui rebute,
      et qui pousse certains à mettre un nez rouge et détourner le fond pour du détail?
      ou vous mr jorion à déployer ces sophismes mêlés de pathos?

      toutes les élites mondiales sont d’accord d’avec votre dogme matérialiste et de son incarnation
      dans une bourse et une banque centrale mondiale.
      il n’y a pas 50 positions logiques : soit le déni soit l’accompagnement passif ou actif.
      votre position nécessite entre autres d’introduire la « démocratie de marché » dans les pays
      détenteurs de ressources naturelles ou de résidus de service public, de gré ou de force.

      certains ont le chic pour envoyer d’autres mourir pour leurs idées…

      je ne fais que souligner les contradictions logiques et le mécanisme enclenché.
      et je suis près à entendre des arguments…matérialistes comme d’autres d’ailleurs.
      un jour peut être?

    8. bonjour!

      à fab

      …l’assertion encadrée sur fond bleu pâle est vraie (à ce sujet, comment fait on ce genre
      de fantaisie?)

      est ce un matérialisme (et donc un dogme de l’essence dénommée « matière »)?

      ici la réponse dépend de la définition de « économie » :

      si l’économie réelle (têtes pensantes et têtes agissantes…et donc institutions et
      programmes et actions politiques et donc notre réalité matérielle), si elle est issue
      d’une philosophie à la métaphysique matérialiste…comme la plupart(même si certains me
      semblent laisser encore la place involontairement à autre chose) des théories depuis le
      19ème….pas tous mais la plupart…la réponse est oui

      si l’économie réelle (têtes…^^) est issue d’une « carte » métaphysique plus complète, du
      moins en ce qui concerne l’homme (esprit et matière donc, minimum), ce sera non.
      le dogme si il y en a un qui surgit un jour sera plutot une « adoration » de l’homme pour
      parler comme les prêtres.

      de même si l’économie est issue d’un spiritualisme (où la matière peut encore nous ramener
      sans trop de mal à la réalité^^)…autre type d’adoration sachant que si il y a un Esprit,
      on ne peut presque rien en savoir. réponse non.

      donc, concernant les bases des discussions économiques contemporaines, et la
      définition qui semble admise par l’usage, la réponse est oui.

      pour ma part, j’utilise « économie » dans son sens manifeste et étymologique :

      étymologique :
      équilibre (ou frontières) entre les valeurs chez les grecs et (c’est la même chose)
      traçage par le souverain pour les peuples et leurs dirigeants respectueux de l’esprit de la
      loi des frontières physiques et spirituelles entre le « royaume » où les hommes font la loi,
      et celui où des… »forces supérieures »(dieu dieux et leurs incarnations naturelles, lieu
      où l’homme ne maîtrise pas même sa vie, faute de connaissances suffisantes voire de
      capacitées suffisantes de connaissance), chez les égyptiens…et j’imagine avant
      en mésopotamie.
      et manifeste :
      en ce sens l’économiste est un métaphysicien, son travail étant d’encadrer le monde des
      hommes pour le rendre « harmonieux » d’avec celui des…forces supérieures.
      c’est bien me semble t il ce que font ces beaux parleurs depuis plus de deux cents ans.
      la place de l’église était à prendre…de charrybe en scylla^^ me semble t il…
      ils ont juste fait basculé l’ordre des valeurs essentielles (tête en bas) autour du
      pivot qu’est l’homme de l’humanisme. reprenant aussi le flambeau des tares de l’église,
      la tiare et les tares^^, qui était depuis longtemps corrompue (concile de nicée) par le
      pouvoir et l’or, comme toute religion (« athée » ou non) qui prétend régner.

      et de fait je pense qu’une métaphysique conciliant les points de vue et leur offrant
      un lieu d’expression est un préalable nécessaire pour prévenir les conflits.
      pour cela la réalité doit être comprise par cette métaphysique, du mieux possible et
      dans « toutes » ses facettes, principalement lorsque l’on « fait voeu » d’universalisme (guil
      lemets parce que c’est pour moi un horizon inatteignable par l’homme).

      certains emploient le terme de « métapolitique » pour désigner les idées non politiques
      qui inflent sur la politique…j’imagine que le terme de métaphysique leur semblait
      trop connoté « spiritualité »…ce qui est un choix lourd de conséquences politiques…^^
      mais bon, c’est déjà regarder dans la bonne direction.

      y trouvez vous réponse(s)?
      je me suis permis de développer quelque peu pour précisez que je ne suis pas
      religieux…ou spiritualiste…
      et car certains paraissent imaginer que le fanatique n’est pas le raisonnable et paisible
      matérialiste.
      pour moi c’en est un de plus.dénué de morale qui plus est.
      et souvent inconscient de lui même en plus.

      pour ne citer que deux exemples récents :

      par exemple la foi en la « meilleure démocratie actuelle » qu’est l’europe ou le monde
      occidental…si l’on se paie de mots, tant que çà marche…mais appeler cela « démocratie »…

      la meilleure dictature possible de l’homme par l’homme à la rigueur, çà a qq sens.
      comme çà organise l’état de nature. un léviathan dirait Hobbes…des léviathans même.
      régissant des golems…

      ou les qualificatifs de « nihiliste » qui sont octroyés par des matérialistes qui sont
      en toute bonne logique…nihilistes eux même…
      comme le rappelle jorion dont les sauts quantiques ne cessent de m’étonner, accorder la
      primeur absolue à une idée, c’est relativiser toutes les autres.

      ce qui mène à une ontologie matérialiste (seule la matière existe, grosse baisse de moral
      sans morale^^) et puis au nihilisme celui qui veut croire en cet unique dogme.
      entre les deux ce croyant passe par de nombreux stades de « destruction créatrice »,
      révélant les luttes entre les anciennes valeurs attachés intrinsèquement à l’esprit, et la
      nouvelle croyance adoptée. de même les sociétés.

    9. @ Sylla

      …l’assertion encadrée sur fond bleu pâle est vraie (à ce sujet, comment fait on ce genre
      de fantaisie?)

      Utilisez la dernière icône qui vous est proposée pour le formatage quand vous cliquez sur « répondre », avec les signes <> (code).
      Néanmoins, je vous conseille d’utiliser plutôt les guillemets (« ) blockquote pour mettre en exergue un commentaire d’un autre intervenants, qui est l’outil approprié, les balises « code » servant comme leur nom l’indique à introduire plutôt du code html.

    10. bonsoir!

      merci mr alexandre de cette précision informatique…j’envisageais de l’utiliser pour des
      schématisations logiques (+,-,=>, etc…c’est assez courant en math)
      pour le texte, je reste sur les guillemets^^

      à fab
      pardon, mais je ne retrouve pas votre citation au lien que vous donnez.
      ce qui ne retranche rien à ma réponse…mais
      pour gu si fang, il cherche une cause dans l’ordre temporel ou dans l’ordre matériel,
      sans envisager par exemple que la cause puisse être intrinsèque.
      la question de l’ordre, n’aurait pas vraiment de sens alors.
      je ne sais s’il est bloqué dans les outils qu’on lui a appris
      ou si c’est sa façon de penser. sa « tendance à fuir les contraintes des lois » pourraient
      laisser penser que çà l’est en partie. enfin…a vue de binocles de non psy^^
      d’où les railleries confuses de vigneron sur ses contorsions logiques où il utilise
      une vérité historique pour contredire toute vérité historique. l’enchainement et les
      conclusions perdent en crédibilité. restent quelques assertions que vigneron se garde
      bien d’attaquer.

      jorion quant à lui s’expose peu…mais que lui un matérialiste qualifie quelqu’un de
      dogmatique est comique ^^. encore que ces projections lui arrivent souvent…
      la mauvaise foi comme produit dérivé (sic!) lui va assez bien.
      la suite adressée à mr du Jonchay parle de ce sujet aussi

      à mr du jonchay : concernant votre citation de « comment la vérité… », un peu plus
      haut.

      « Si la Réalité-objective est la manière dont l’Existence-empirique est représentée
      automatiquement par tout discours codifié selon les règles de la logique, alors le miracle
      de leur concordance s’explique aisément… »

      la citation de mr jorion reprend avec d’autres mots les principes de
      wittgenstein ou de carnap. eux n’ont même plus réellement besoin de logique…
      puisque l’énoncé y est considéré analogue et concomitant de l’action qu’il provoque.
      pas besoin de trois termes : la logique rentre dans ce cadre. c’est un simple attribut
      de l’autorité.
      pour la position d’Aristote, c’est légèrement différent : le « noûs » est l’intelligence
      organisatrice de tout…comme le cosmos chez certains prédécesseurs de l’est (notamment
      anaxagore de Milet et anaximène). pour un universaliste (ce qu’est d’une certaine façon
      un matérialiste ou le naturaliste physicien Aristote), l’harmonie préétablie du monde
      est…naturelle. même les spiritualistes sont d’accord. de toute façon, notre survie est
      bien la preuve d’une certaine efficience dans le monde…^^
      cette histoire d’harmonie n’a pas besoin de preuve supplémentaire.

      pour la logique d’ailleurs, il est clair que ni kant ni hegel n’étaient des créateurs.
      il y a eu au moins Gotlob Frege et sa logique formelle des prédicats au XX.

      la logique des propositions des stoïciens est aussi un outil plus utile que celle
      d’Aristote pour les longs raisonnements…parce qu’avec les prédicats d’esti d’Aristote,
      c’est la tortue à très grande lenteur…^^

      pour finir, ce syllogisme cité est un simple sophisme :

      un attendu implicite étant que la réalité matérielle est seule juge.
      la conclusion de même, de fait.

      là ce n’est plus un rasoir d’Ockham, juste sa caricature.
      avec une faux pareille, on décapite toute prétention morale. et toute volonté…
      reste l’éthique et ses belles déclarations…parce que la bonne volonté, son existence
      reste à prouver…^^ pareil pour la justice ou l’idée d’humanité…çà reste à prouver
      concrétement…^^
      une des conséquences en logique de ce type de sophisme est par exemple la définition de
      torture comme la douleur des corps physiques (la cia est très friande de cela,
      parmi d’autres…)…le cynisme ou le nihilisme n’est pas loin.
      ce type d’argument n’a de validité que concernant les sciences expérimentales de la matière.

      vieille ficelle de matérialiste…à manier prudemment devant un public averti.

      car elle peut être retournée contre l’utilisateur facilement :

      en avez vous une preuve matérielle de cette belle assertion?
      universalisable cela va de soit…

      ou si la preuve matérielle est bien une preuve d’existence, l’absence de preuve matérielle
      est elle une preuve d’inexistence? çà fait sophisme pour un matérialiste^^, non?
      ou plus court la matière est elle la seule essence existante?

      et plus lointainement, que penser d’un discours qui parce sa constitution est un ordre
      dissimulé de soumission à ce discours (le lecteur étant bien dans un jeu « d’existence
      empirique » d’avec l’auteur qui lui décrit la « réalité-objective »…avec cet argument
      « logique » en tête, il n’y a plus qu’à suivre le guide…)…et donc à celui qui le tient?

      en gros, ce n’est pas un argument car étant auto référencé. juste une pétition de
      principe. il peut se résumer à : « si il n’y a que de la matière, alors, il n’y a que de la
      matière ». comme dans le syllogisme du menteur, l’énoncé se nie comme vérité…

      l’empirisme a produit aussi bien des délires…Hume a même réfuté le principe de causalité
      matérielle ou d’implication logique…lui était encore croyant, au moins, il pouvait
      se rattacher à qq chose…à manier prudemment donc.

      parce que ce raisonnement s’auto dissout en quelque sorte, niant le sens du language, il se
      nie lui même… du passe passe pour être vulgaire.

      et juste d’un point de vue de structuration du citoyen et de la politique, puisque tous cela
      ne sont que des croyances, je ne comprends pas qu’on puisse préférer se voir et voir les
      autres juste comme des tas d’atomes…de tels « citoyens » (zombifiés pour moi) sont
      incapables d’engendrer une quelconque société. en tous cas j’ai peine à l’imaginer.

      à la question bête du matérialiste qui se demande à quoi peut servir de savoir qu’on est
      libre, puisque çà ne change rien en réalité? (je dis « bête » car il nie ainsi son humanité…)
      une réponse est : « à choisir le type d’homme ou de peuple que l’on veut être », l’éducation
      en raccourci. ce qui change bcp de choses dans la réalité…les matérialistes l’ont très
      bien compris depuis Hegel…

      en même temps, j’ai l’impression que mr jorion ne vous laissera pas facilement sortir de
      son cadre…dans ce cas, concentrez vous sur cette réalité, la matière…
      il est inutile de parler de souveraineté de qui que ce soit…ou du G20 ou de liberté ou
      un quelconque humanisme, cela rendra certainement les lectures plus sèches, mais aussi
      plus claire.
      sinon je vous conseille de vous munir de quelques bases kantiennes au moins
      lu compétement (avec les liens^^)et réfléchi, c’est suffisant :
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Emmanuel_Kant çà permet de jongler mieux avec les
      différentes métaphysiques, et de voir certaines de leurs limites de légitimité et
      d’applicabilité…juste une proposition, bien sûr

      en espèrant que mes remarques sur la logique ou la métaphysique vous soient utiles.
      cdt

      P.S. : merci pour l' »analyse ». sans lauriers, car je n’ai rien inventé^^

    11. sylla,

      Ce n’était pas une citation, c’était juste pour pointer ce dogmatisme du doigt !

      Si je vous attrape en train d’introduire du code, qu’il soit html ou pas, ça va péter !

    12. à fab

      je n’avais pas saisi que votre question était seulement rhéthorique^^
      bon…mr du Jonchay a été intéressé, c’est déjà çà…

      sinon, çà fait pas mal d’interdits sur ce blog, c’est comme en religion^^.c’est ma
      maladresse dansles mises en page qui fait menaçant? c’est pourtant vous qui avez attiré
      mon attention sur ces possibilités en les utilisant sous mon nez…
      de toute manière, comme je l’ai écrit à mr Alexandre, j’en réserve l’usage aux calculs
      logiques formels, s’ils sont noyés dans du texte.
      ce qui m’arrive rarement rassurez vous^^

      P.S. : à mr Alexandre : j’essaye de caler la longueur des lignes d’avec celles du blog…
      çà ne marche pas toujours^^, mais je persévère…après qq ajustements çà devrait cadrer.

  21. Et pourquoi pas organiser un Grenelle international de la crise systémique ? A Bercy.
    Je sens qu’on tient quelque chose de bien, là. L’espoir renaît.

    1. Philippe,

      Oui, mais pour cela devient utile on doit voir de quoi on parle.

      Les bonnes idées ça ne suffit pas!!!

      Pour le moment les bonnes idées nourit le satus quo que les soi disant élites et les gend d’en bas gardent dans leur/notre position/prison conditioné.

      cdt,

      Peter

  22. @ PSJ,

    Merci pour votre vidéo : excellente, oui, nous y sommes : l’UE = parfaite synthèse des méfaits du capitalisme financier et du communisme (je l’ai toujours dit et pensé).

    Pour le reste, vous craignez l’Etat omnipotent, mais je le répète, il n’y a pas de liberté sans règles ; la liberté est très largement surévaluée depuis quelques temps, et les règles aussi. On confond liberté et asservissement comme on confond règles et droit.

    Vous craignez la dictature de la majorité, et que dites vous de la dictature de la minorité ? La majorité peut aussi gouverner sans dictature et c’est justement l’avantage de la démocratie (la vraie) de pouvoir corriger ses propres erreurs en restant ouverte sur des changements d’idées ; nos modalités de gouvernement actuels rendent la politique irrémédiablement coagulée sur ses excès, sur ses erreurs et ses errements (physiques, avec les paradis, et moraux). Il me semble que Hayek craignait aussi le Tout Etat, et voici que nous avons maintenant le Tout finance. On pourrait peut-être éviter les excès et choisir la voie médiane : ne croyez-vous pas que ça vaille la peine d’au moins essayer ?

    Au plaisir,

    1. bonjour!

      pardonnez moi de vous taquiner, mais la voie médiane des deux faces
      de la même pièce (état fort, marché fort, ou autrefois église forte/état fort),
      c’est…?
      la BCE semble quelque peu d’accord, la philosophie la régulant unifiant
      l’état et le marché…l’ue et les usa et la chine aussi à leur manière : (état=marché)=>efficience.

      plus sérieusement, l’état auquel vous semblez aspirer n’a de sens qu’en termes de
      souveraineté réelle (langue, pays, monnaie, peuple) du prince.
      la défaisance de ses attributs par le souverain n’est motivée que par l’appât du pouvoir
      et par son espérance partagée de progrès, dans l’ordre du pouvoir.
      et perd paradoxalement en apparence tout pouvoir réel, par ignorance.

      je doute que quiconque se satisfasse réellement d’une oligarchie irresponsable, « libérale » ou
      totalitaire…irresponsable au sens ou ce terme perd substance en droit.
      pour la france, un cas célèbre à la eichman est le « responsable mais non coupable » de
      fabius…ou le choix plus récent de largardère de l’incompétence plutot que de la
      malhonnêteté…ou le plaider coupable : le pardon contre $$. un truc similaire avait
      amené la révolte protestante contre le pape et sa sixtine…

      la crise a attiré bcp de curiosité et les personnes logiques finiront par lever le lièvre,
      chacun dans son domaine d’abord, puis sur la place publique.
      quant à la démocratie correcte mondialisée…c’est pas pour demain.

      en tant que juriste et vraisemblablement humaniste, que pensez vous de l’égalité de
      droit entre les personnes, physique ou non : les S.A. et autres et les individus réels?
      les droits formels et réels étant qq peu différents pour chacun de par leur nature : un
      immatériel et un corps. ou est ce une méconnaissance des équilibres de droit de ma part?
      (en droit européen, et français, aux usa peut être…)

      cordialement

    2. @ Valérie

      « il n’y a pas de liberté sans règles »

      Oui. Le minimum minimorum est le droit de propriété. Mais on peut faire beaucoup de choses si l’on use de son droit de propriété sans autre règles. Trop de choses ! On peut être égoïste, avare, et bien d’autres tares. Il faut d’autres règles, je suis d’accord. « Bien se conduire » ne consiste pas simplement à respecter la propriété d’autrui.

      Mais bien se conduire n’a plus de sens si un pouvoir édicte des règles en vous contraignant à y obéir. Une conduite morale suppose un acteur autonome et responsable. Si j’aide une personne en difficulté, j’agis de façon morale. Si j’ai exactement le même comportement sous la contrainte, parce qu’une autorité m’y contraint, je n’agis pas de manière morale. C’est aussi simple que cela.

      Sur l’autre point, si la finance est aussi puissante et omniprésente aujourd’hui, c’est largement en raison des privilèges légaux dont elle jouit, et en particulier le monopole de la monnaie. Ce point nécessiterait de longs développements, mais je crois que je vous ai déjà donné mes raisons de le penser 😉

      Cdt,
      GSF

    3. @ Sylla,

      La voie médiane est celle-ci : un gouvernement (notez que je n’emploi pas le terme anglo-saxon de gouvernance) doté de têtes pensantes et de durée, des contrepouvoirs laissant la parole à tous les mouvements d’idées nés dans la population, une souveraineté financière de l’Etat. La difficulté réside dans le fait de trouver la juste mesure entre trop de pouvoirs au gouvernement, susceptible de le rendre tyrannique, et pas assez, qui le paralyserait. Tout ceci pourrait s’éclaircir si une vaste consultation populaire permettait de fixer les attentes principales de la population : quel type de société et de valeurs mettons-nous collectivement avant les autres ?
      Les contre-pouvoirs doivent exister à chaque fois qu’un pouvoir important est donné à un organisme.
      Les méthodes d’instruction doivent être revisitées, de même que la notion de programme éducatif : on passe trop de temps à l’école avec des profs absolument pas motivés et/ou compétents, ceux qui le sont étant stigmatisés, et qui sont par ailleurs tout-puissants pour décider qui est ou non un bon élève. Laissons revenir les vocations à l’enseignements et laissons chacun (chaque élève) donner libre cours à ou développer ses propres compétences dans les domaines d’activité qui l’intéressent sans le culpabiliser sous le prétexte qu’il n’est pas bons en ci ou en ça (personne ne peut être bon partout : ou alors c’est de l’arnaque). Et puis l’enseignement secondaire a beaucoup trop bifurqué vers la propagande commercialise et financiariste, dans tous les domaines : au point qu’être instruit aujourd’hui peut vouloir dire être toxique à la Société ( dénué d’esprit critique, de moralité et de faculté de penser par soi-même). Vous le voyez, mon constat est sans concession.

      N’hésitez pas à me demander des précisions supplémentaires.

      Bien cordialement,

    4. @ GSF,

      Vous vous enfermez vous-même dans un dilemme impossible à résoudre. Vous admettez qu’il faut des règles mais vous refusez qu’on vous en impose. Réglez d’abord votre problème, après on en reparlera.

      Cdt.,

    5. à VB
      personnellement, je vote pour (je n’ai pas le talent synthétique des bons juristes…^^)
      mais faut sortir de l’ue alors…
      pour le tyran, tant qu’on le soumet au vote et que les informations réelles circulent.
      comme je le disais à peter hoopman, le curseur entre le particulier et le général dépend
      néammoins bcp de ce qui se passe en dehors des regards :

      par exemple la décision de retirer en partie la france de l’indochine puis de l’algérie était dûe,
      outre dans le fil de la souveraineté des peuples chère à de Gaulle, à l’action appuyée de la cia,
      pour l’essentiel…depuis de gaulle la France a pris le relai d’ailleurs, sous supervision us.
      j’y ai laissé ma rancoeur contre le monarque républicain qu’il nous a laissé…
      (a priori, il n’imaginait pas possible un bipartisme en france ou les conséquences des
      apparentements électoraux. et puis faire confiance aux rothschild via pompidou après avoir
      nationalisé « leur » banque de france, c’est un pari quasi pascalien…
      l’ère gorbatchov, moscou à visage humain, et la chute du mur
      ont permis à la « gauche » PS de vampiriser le centre comme ils l’avaient fait du PC.
      mitterrand savait que le fn ne serait jamais élu (sauf improbable)…la comédie de 2002 l’a
      rappelé.)

      le problème de l’information du citoyen atteint un niveau problématique alors. à un certain
      niveau (à part pour un peuple de Socrate^^) la confiance temporaire reste nécessaire.
      ce qui n’empêche pas de réfléchir.

      l’éducation, c’est principalement de la formation métaphysique et de la langue…de la
      rhéthorique et des vérités. le reste c’est de la pratique. les arts et techniques…
      l’esprit analytique et synthétique des formations de droit pourrait d’ailleurs être un
      support pédagogique au même titre que les math ou la physique, tout aussi pratique.
      pour les vérités partielles, c’est un peu un lot humain. mais autant ne pas se réduire à un bout
      du puzzle. en dehors de tout prosélytisme, les textes religieux fondateurs ou les mythologies
      sont l’imaginaire de base de chacun. à la lumière d’une métaphysique laïque ils perdent
      leurs caractères matériels (ce qui évacue la matière comme argument), sans perdre leur sens.
      les oppositions métaphysiques de chacun étant « bien comprises » de chacun, et le gros
      des ficelles sophistiques connu, il s’avérera que seuls les penchants matérialistes sont
      possiblement dommageables à autrui…l’état devant rester si il est juste la seule violence
      autorisée…
      quand je dis « chacun », je pense plutôt à des groupes sociaux, du moins au départ…

      votre constat est partagé par presque tout le monde, mais chacun y voit midi à sa porte :
      les « libéraux » ou marxistes qu’il n’y a pas assez de réalisme, les humanistes et les
      croyants aussi, somme toute. l’impératif budgétaire met tout le monde d’accord.
      l’on doit former certes des citoyens « citoyens » (raffarinerie…), mais aussi des acteurs du
      marché…réalisme blablah mondialisation blablah.
      comme disait al capone, il vaut mieux être poli avec un fusil…^^

      pour les concessions^^… mafia est un mot correct lorsque l’on a un aperçu de l’édifice.
      un euphémisme pour constitution fragile même.
      les chrétiens qui qualifie cela d’oeuvre du diable, ne font que lire correctement la bible.
      pour un matérialiste qui ose se regarder en face, çà doit paraître dans l’ordre des choses.
      (le mouton au milieu du troupeau ne peut pas bouger, celui sur l’aile se sent déjà en danger,
      celui devant est poussé, et celui derrière, il marche dans la m… ^^)

      peut être une question, notamment en rapport avec le précédent §…dans une guerre
      ouverte dans le « cadre de la loi », comme aujourd’hui, vous pensez que les vocations
      seront suffisantes en nombre?
      il est vrai qu’une telle volonté qui s’incarne par l’état, c’est déjà une bonne chose en soi.
      et qu’un interet des parents à ce que leurs enfants puissent y participer aussi, eux avec^^
      çà s’appelle un service public, au nom des droits de l’homme, je crois^^
      pas très européouistes donc là aussi, c’est une sortie de l’ue.

      cdt

  23. bonjour!

    quelqu’un aurait une idée de ce qu’un dollar 1937 investi de manière avisée
    aurait pu faire comme capital aujourd’hui (une grosse fourchette bien sûr^^)?

    à mr du jonchay

    je ne comprend pas que vous continuiez à tenter le grand écart :

    pour mémoire : http://fr.wikipedia.org/wiki/Banque_de_France#Articulation_avec_la_BCE
    et le résumé historique qui suit. les banques centrales européennes sont actionnaires
    de la BCE. Toute banque centrale est conformée de la même façon. bien souvent avec
    les mêmes actionnaires. l’anonymat de ceux ci est garanti par le secret d’état.
    parmi eux, des banques, et des personnes privées (actionnaires en partie de ces mêmes
    banques, ils ne jouent pas aux dés…^^). ce n’est bien sûr qu’un avatar « réussi » du
    système Laws que le régent permit au début du 18ème…la banque des pays bas et celle
    d’angleterre étant les premiers prototypes nationaux.

    d’abord un survol de votre argumentaire, quelques remarques, puis peut être un remède^^ :

    1&2 : pas d’efficience de la loi efficience ou non, de toute façon,
    la police (la SEC aux usa) est
    inactive…
    3&4 : le contribuable sans capitaux « libres »
    en est de sa poche.

    conclusion : cela reporte les luttes de
    l’Etat doit être mondial, pour contrôler l’économie, souveraineté aux niveau du groupe
    qui elle l’est (surtout pour les milliards.^^) social ou ultimement de l’individu,
    non? privé de l’état de droit…

    5&6 : la monnaie est instrument de souveraîneté
    l’égoïsme national est contre productif celui des banques centrales, des
    banques et assurances (finance), ou
    des entreprises internationales et
    celles qui veulent le devenir?
    l’impératif de développement et
    son reflet, l’écrasement et/ou
    l’absorption?

    L’Union Européenne est (…) communauté démocratique je l’avais oubliée…^^ en terme
    de contre-productivité…lanterne
    rouge de la croissance mondiale
    (malgrè l’Allemagne et la croissance
    de certains états…)
    balance commerciale positive grâce
    à…l’Allemagne (haut la main!^^)

    quant à « communauté » et pire,
    « démocratique »…çà semble l’être
    pour ceux qui la suive sans se
    retourner jamais…
    (« l’autre europe » est un slogan
    vieux d’une 50aine d’année…)

    7&8&9&10&11 : La valeur de la monnaie mondiale
    seraient mise sous le contrôle de la démocratie un marché de CDS? des bonnes
    par le marché. subprimes donc. la taille actuelle
    émission monétaire serait rationnelle et de ce marché (en gros^^) : 600 000
    prévisible selon des choix exprimés sur un marché milliards $…vous croyez à cette
    soumis à la Loi du bien commun rationalisé par des fable du marché comme expression
    engagements financiers garantis non révocables démocratique? avec ces déséquilibres
    évidents voire phénoménaux entre
    les « votants »? ou pensez vous
    ces acquis transmissibles mérités et
    ayant valeur de droit?
    pour le rationnel…quand la raison
    s’y croie…^^
    c’est le bien commun que vous
    souhaitez « rationnalisé »?
    ou le marché…je m’y perds dans
    cette grammaire^^

    conséquence et conclusion : 12
    épargne réelle investie si les valeurs apportées en capitaux
    sont de les 10aines de 1000 milliards
    de la finance actuelle ou des biens
    achetés par elle, comment
    parler d’égalité des droits ou d’
    équilibre démocratique?

    nouvelle monnaie soustraite aux rivalités fin des états et avénement d’un seul
    politiques et économiques état, dont la « raison » de naissance
    marché d’égalité de droit et de maîtriser le serpent
    soumettrait à la transparence et à l’honnêteté économique et donc les spasmes que
    des comptes des emprunteurs et de leurs anticipations l’inintelligence humaine » donne
    économiques. à ce trop sensible reptile.
    liberté aux S.A. donc qui
    incarneront le sujet de droit par
    excellence (l’Etat n’étant qu’un
    calque de ceux ci…)

    1. ^^
      laissez choir le survol…décidément la mise en page est un point que je dois travailler…
      avant « 1&2 », au moins c’est du français^^

  24. …en moins melting pot…^^

    …suite…

    remarques générales :

    vous présentez cette crise comme résultant du fait de la faillite de l’état nation,
    et de fait sembez rejoindre la position de mr rocard qui déclarait lors d’une de ses
    conférences récentes au MEDEF que « les états étaient entrés dans leur période de nuisance »,
    définitivement pour lui, et que les chefs d’entreprises, les plus à même de savoir et
    d’agir, devaient prendre les rênes…une position qui suit la définition du fascisme par
    benito mussolini… (le fascisme est l’intégration des forces de marchés (capitalistes) à
    l’état. le communisme, c’est le contraire…^^).

    cette assertion, en plus de son poison latent, est fausse : les jeux de marchés ont bien
    faillits ; des comptes ont été falsifiés; les gendarmes de la bourse…paix à leurs âmes^^ ;
    les banques centrales ont des comportements…étranges…à part les institutionnels,
    l’intéret accordé aux impacts sur les vies humaines est nul dans les milieux financiers.

    notez qu’elle devient vraie si l’on considère que la formation des politiques et celle
    des « grands acteurs du marché », est la même. sans compter que politique, somme toute, çà
    peut être de l’intérim (de beaux contrats attendent surement nos avocats élus dès leurs
    retour au privé). mais dans ce cas, ce n’est pas la distribution de souveraineté qui est en
    cause, mais ce qu’en font ceux qui en sont pourvus par le droit ou le mandat.

    elle devient vraie aussi si le pouvoir économique infléchit par la ruse ou la force les
    choixdu pouvoir politique. quel chef d’état n’est pas soumis à la direction de sa banque
    centrale, UE et USA plus qu’ailleurs? Napoléon Bonaparte rappelait déjà que « la main qui
    donne est au dessus de la main qui commande » (lui donc était conscient de sa subordination)

    pour moi, ces deux cas de vérité de votre assertion sont avérés : formation et soumission.
    les maîtres réels étant de fait les actionnaires des banques centrales.
    les représentants de banques en hantant les gouvernements et dictant des lois
    ne font que suivre leurs employeurs…
    vous me semblez faire de même puisque vous croyez dans l’expression démocratique des
    marchés.
    un achat=un vote ; un emprunt « rationnel »=un vote ; et peut être encore, pour sauvegarder
    les apparences, un citoyen de plein droit=un vote (vote dilué et influencé par les
    précédents, l' »anticipation rationnelle » poussant à voter avec de l’argent (et donc
    en avoir plus…^^), plutot qu’une fois tout les sais-pas-combien pour des réalisations
    encore plus incertaines…)

    dans la suite de mes précédentes remarques, je vous incite à vous reporter aux
    métaphysiques des libéraux que vous défendez.
    si la liberté n’est pas fondée en droit, disparaissent la responsabilité et la démocratie,
    du moins comme réalités, non comme fantasmes…

    on peut d’ailleurs observer les grands écarts axiomatiques que vous devez faire pour
    parler de la liberté et de l’économie (économie qui définie au sens moderne est pro liberté,
    égalité ou tout ce que l’on veut, même la paix dans l’univers^^ dans la mesure où les
    marchés de capitaux et de biens et l’ordre y afférent, le veulent. un minimum de dignité
    pour tous est facilement matérialisable aujourd’hui, c’est donc bien une non volonté :
    la dignité provient des valeurs spirituelles, comment un ordre matérialiste unifié pourrait
    y préter ne serait ce que valeur d’existence? toute idée morale, n’ayant pas de
    racine réelle (l’âme pour les croyants), perd pertinence et ensuite valeur, puis existence.
    dans la réalité matérielle et dans celle spirituelle (où l’esprit se nie lui même)).

    l’idée de l' »intéret bien compris de chacun » développée par des matérialistes des 2
    siècles précédents, cette idée qui rationnalise l’égoisme, faisant des vices de chacuns
    la vertu des nations par un tour d’alchimie philosophale, que vous promouvez dans la longue
    suite des ricardo/smith, est aussi une incantation à l’individualiste matérialiste.

    avec un tel principe, la corruption devient naturelle…parlant de chimie^^

    d’ailleurs, l’on pourrait facilement en venir à se demander si l’aveuglement matérialiste et
    l’avénement de vastes zones de « libre échanges » ne sont pas les deux faces de la même pièce.

    l’illusion démocratique serait de fait auto-entretenue par le sujet.

    vos épithètes concernant l’ue et les usa me semblent symptomatiques. pour mémoire, la
    philosophie des ordo libéraux est à un poil près la même que celle des autres libéraux du
    20ème siècle. cette métaphysique qui règle la bundesbank depuis adenauer (sous « protection »
    us) est celle de la banque centrale européenne. et de la « constitution » européenne, et
    de l’organigramme de pouvoir, (et des écoles formant nos élus, du marxiste au nationaliste,
    en passant par la plupart des libéraux, aux us itou…pensez vous que tout cela sort de
    terre tout seul?).

    associer « démocratie » et ces réalisations est un mensonge (même si une partie du peuple
    suit..carotte (pain et jeux) et bâton). les guerres d’irak et d’afghanistan, l’enterrement
    de la souveraineté des peuples sont pourtant des événements récents et plus lourds de sens
    que toute déclaration verbale…de même l’aide lors de la crise économique qui ne sert qu’à
    prendre à la victime de quoi dédommager le criminel de ses exactions…quelques boucs sont
    sacrifiés sur l’autel…
    si l’économie repart, ce qui reste douteux, ce sera la preuve auto satisfaite,
    dernière juge, que l’aide versée l’a été à la bonne personne…si çà foire,
    le peuple oublieux aura d’autres chats à fouetter…d’ailleurs les marchands de chats et
    de fouets fleurissent…financés par ce même criminel quelque peu requinqué…^^
    à qui on finit même par demander conseil…merci wall street et la fed…

    si on prend cette perspective matérialiste oubliant l’histoire, on ne peut qu’être d’accord
    avec cette idée de banque centrale mondiale et de monnaie mondiale, détenue par on ne sait
    qui…mais dans ce cas, il faut être d’accord avec les largesses accordées par les états
    au système économique. avec une exploitation optimum des corps et cerveaux. les exactions
    des services secrets et les guerres. avec tout ce qui participe de l’ordre rationnel de
    la matière, le marché le palais et le temple étant unifiés. sans chercher à y voir
    une quelconque valeur que celle du décompte des flux de matières (équilibre uchronique mais
    dumment chiffrée de l’offre et de la demande), et donc une quelconque morale aux
    histoires. encore moins aux personnages pris dans ces fables ( comme dorian gray : beau à
    l’extérieur, laid à l’intérieur, ou au mieux comme le roi d’espagne qui adressa une prière
    à dieu pour la crise économique…voeux pieux emportés dans la tourmente).
    sinon, c’est de l’acrobatie métaphysique, du contorsionnisme, voire de la torture pour les
    sincères.

  25. …et fin

    j’ai lu quelques propos sur la métaphysique…et encore une fois, j’apprécie que vous
    essayiez, hors de vos discours sur l’économie, de veiller de laisser de la place pour tous,
    ceux réprouvent la violence (tant qu’on ne pousse pas à bout ou qu’on endoctrine pas…).

    cependant, après une mise au point de vocabulaire et d’ordre :

    1/ l’ontologie est la science de l’être en tant qu’être, duquel procèdent les essences
    (idées, type Platon)

    2/ la métaphysique est : l’étude de ces mêmes essences ; ou la constitution d’un corpus
    d’idées en vue d’enseigner (ou d’hypnotiser^^) ; ou le corpus que chacun peut recevoir et/ou
    bricoler dans son esprit.

    3/ si ces idées sont réelles dans votre sens, au sens où l’esprit correspond à la matière
    (ce qui est une définition de « essence ») {votre exemple du couteau : en tant qu’outil par
    exemple, il est considérable comme essence (représentation et réalité en même temps pour un
    matérialiste^^)…en tant que couteau, il peut servir a beaucoup de chose, y compris à
    décorer…}, alors ces idées, en plus d’être efficientes dans l’analyse du monde, sont
    aussi efficientes dans l’analyse des comportements (encore plus lorsqu’il s’agit de
    grand groupes sociaux (états, religions, économie), voire les individus lorsque l’on
    perçoit la dynamique de ces idées.

    4/ de fait, la métaphysique est l’instrument privilégié de la connaissance et du pouvoir.
    car la métaphysique qui est dans les esprits est bien celle que ces mêmes esprits, avec leur
    parole et leur corps vont tendre à « réaliser », puisqu’elle est la racine du monde que ces
    esprits perçoivent.

    5/ la matière, comme l’esprit est une de ces essences (la plus contondante!^^) est la seule
    que tolèrent les matérialistes (ou autres « pragmatiques »), rejetant l’esprit dans
    l’anormalité (pour lui à la fin : la folie ou l’annihilation).
    la qualifier de réelle ou de preuve est le lot des êtres humains. mais y réduire la
    réalité (comme ces fous valsants du cercle de Vienne…ou leurs proches), c’est prendre
    position.

    6/ ces essences, comme l’homme doit vivre aussi dans l’ordre de la matière, s’y matérialise,
    sous le travail des hommes.

    7/ la métaphysique, cad un corpus d’essence, prends donc bien corps dans le monde que
    l’homme domine : en ce sens, ce corpus s’incarne dans la matière et organise tel un dieu
    la vie des hommes.

    les lumières des raisons qui devaient prendre le relais des lumières des fois (parfaitement
    corrompus par le pouvoir ou l’argent par chez nous…certains huguenots ont malheureusement
    comme les protestants pris la suite) déroulent bien à travers l’histoire leur
    résonnement (^^) et le mouvement est régulier.
    pour oser une analogie matérielle, notre métaphysique, c’est notre système d’exploitation
    mental. choisir une seule essence comme prince, réduit beaucoup les possibilités du
    logiciel : bon gré ou mal gré, conscient ou non, l’animal religieux qu’est l’homme exécutera
    son programme (il dira alors « explorer les possibilités offertes »).

    le matérialisme est une telle métaphysique.et son travail est visible à travers les âges
    (cf Hegel par ex) et tout spécialement dans notre « modernité ». de la révolution française à
    l’économie mondiale et pour certain un état mondial…

    les bases de la liberté chez Locke (ou leur version actualisée)me semblent être de loin
    le terrain d’entente métaphysique le plus rassembleur concernant la liberté économique et
    toutes les autres.

    même si son universalisation doit procéder par zones de même niveau qui par
    « système d’écluses » égaliseraient à peu près l’ensemble, sur une longue période.
    (c’est d’ailleurs la voie où Lordon Todd et peut être Chouard (comme le front de gauche,
    vu de loin et quelques vrais libéraux) semblent se rejoindre même s’ils rêvent encore d’une
    autre UE, la réalité institutionnelle finira par s’imposer…ce sont des gens logiques.

    aussi bien les croyants que les humanistes et 95% des matérialistes (et leurs cohortes
    de spiritualisme et de transcendance à 10$) si çà prend l’aspect d’un capital minimum dont
    le montant est sujet de débats régulièrement seraient pour.

    et à moins de restaurer un suffrage censitaire(comme l’est une démocratie représentative)
    où le marché exprime effectivement le vote démocratique, la dotation de chacun d’un
    fondement à sa liberté équivalent à celui des autres est une pierre de touche inévitable
    pour qui pense l’économie en terme de progrès humain.
    chez keynes, je n’en connais pas la forme, mais chez smith, ricardo et les physiocrates,
    Marx (accumulation primitive de capital), les mercantilistes, il y a bien un souverain
    (roi, peuple ou individu) (qu’ils incitent à s’enrichir^^moyennant paiement des conseils
    pour certains… après, « l’état c’est moi! » n’est plus qu’une question de temps…^^).

    la transmission la diffusion des connaissances et le débat des valeurs
    (celles réelles, métaphysiques, pas les prix des objets ou actions^^) me semblent un autre
    passage obligé pour penser l’économie ou le droit, passé présent ou futur.

    l’école, le temple, le palais, le marché (qui confine la guerre économique dans le temps
    et l’espace), l’agora et le foyer doivent rester distincts de même que les pouvoirs de
    chacune de ces instances comme le préconise Montesquieu.

    cordialement

    1. @ Sylla,

      Je trouve que vous avez souvent des analyses très justes et fines ; il faut seulement s’y retrouver.
      Peut-être qu’entre les matérialistes et les non-matérialistes la différence est une différence de génération ? ça me semble probable et, dans ce cas, difficilement « réparable » et contournable ; si cela s’avérait exact, nous aurions, par la même occasion, un bel exemple de la force du conditionnement qui pèse sur chaque individu.

      Bien cordialement,

    2. @ VB

      La matérialisme et non-matérialisme est de tous les temps. C’est une « chose » de (non-) individualisme. (Les deux sont nécessaire!)

      Mais c’est vrais on vie un point charnière unique ou la matérailisme est en crise et nous n’avons pas encore trouver la nouveau équilibrium de vivre mieux ou on est capable de rélativiser le matérialisme actuel un petit peut.

      Un challenge concrète est notre attachement au propriété! J’ai rien contre la propriété mais ça n’a aucun importance pour la vie. Si la propriété est sacré comme un dogme intouchable, nous avons créé une bombe à retardement:

      Dans un monde où la population est relativement réduite, les effets secondaires néfastes de la « concurrence » se font bien moins sentir. Dans un monde ne comptant qu’un demi-milliard d’habitants, il est tout à fait supposable que chacun pourra trouver une place au soleil. Par contre, dans un monde de plus en plus peuplé, les effets secondaires de la « concurrence mutuelle » seront clairement plus notables.

      Mais ce n’est pas la concurrence mutuelle qui est en soi cruciale. Nos la question cruciale c’est, est ce qu’on veut vivre ensemble et si oui comment qui est cruciale?

      Ou sommes nous et ou est l’état (de droit?)

      On fait du blabla (utile!!!!!???? ) sur un blog. 😉

    3. @ Peter,

      Bien sûr, vous avez raison, la véritable question est : dans quel monde voulons-nous vivre, quelles valeurs voulons-nous, prioritairement, défendre.
      Pour l’instant, les valeurs que l’on nous prie, contraints et forcés, de défendre sont les valeurs bancaires et les valeurs spéculatives ; nous sommes devenus, à notre corps défendant, les soldats des « chevaliers de l’apocalypse » comme dit Liervol.
      Nous avons, en France, un président américanophile qui ne demande pas l’avis des français pour nous embarquer dans l’américanisation des non-valeurs, qui s’avèrent pourtant être un échec, et nous avons, en Europe une « gouvernance » américanophile qui ne demande l’avis de personne pour nous subordonner aux intérêts américains. Le tableau est sombre et sans l’ombre d’un contre-pouvoir.
      Demain est un autre jour. De quoi l’avenir sera-t-il fait ? Nul ne le sait vraiment, la seule certitude est qu’il ne ressemblera en rien à aujourd’hui. Parions que le culte de la matérialité a vécu, et qu’il est déjà, sans le savoir lui-même, mort et enterré.
      La matérialité sans culte de la matérialité est, à mon sens, la même chose que la spiritualité sans culte de la spiritualité : une conception nouvelle et équilibrée de l’homme.

      Cdt.,

    4. Assez d’accord avec toi VB. 😉

      Un vrai challenge est de trouver la confiance en nous même et de couper les barierres q’on a fait vers l’autre.

      Qui ont créé des moulins à vent qu’on essaie de battre aujourd’hui.

      Contre pouvoir, oui mais dans la sens de construire ensemble, autrement on continue de détruire la société avec nos meilleurs intentions. A lire comme l’habitude avec un clin d’oeil.

      Ou comme George Greestein a dit/écrit:

      Pose des nouvelles questions et on va apprendre des nouvelles choses.

      http://lafindel-apartheideconomique.midiblogs.com/archive/2010/11/12/quelques-questions-visant-a-approfondir-le-debat-economico-j.html

      Ces sont des question qui essaient de mettre notre popre fonctionnement à n’importe quelles position qu’on a dans la société en question. Je crois c’est la seule possibilité de voir et de transformer notre propre conditionnement (les moulin à vent) 😉

      Mais il y plein des chemins à Rome pour y arriver! 🙂

    5. bonjour tous deux!

      pour le problème générationel, c’est effectivement un problème d’environnement des valeurs.

      la transmission et l’école sont censés être un domaine préservé, mais l’activisme politique
      et éducatif (ducere : conduire) de certains, plus lourdement financés que le naîf amoureux
      des savoirs et du bien être des peuples…fait la différence
      financés en connaissance de cause du moins du préteur.

      « porter les lumières de la civilisation » est juste le ruban du paquet cadeau.
      vous avez un aperçu du dit cadeau un peu partout, aujourd’hui…

      et pour ce qui est de réparer…tout l’éventail politique et les programmes éducatifs, notre
      culture moderne même est touché : le dernier grand affrontement se passe entre les peuples
      qui s’obstinent à exister et les personnes qui veulent tout fluidifier tout de suite. c’était du moins
      la clameur du 20ème et le 21ème m’a l’air bien parti.

      ceci dit la résistance des peuples au milieu de ce carnaval de faux nez est au moins
      admirable…le terreau plein de bonne volonté est toujours là, pour parler jardinage…
      et même beaucoup pensent encore porter la flamme…
      le reste est affaire de logique et de choix. généralement, l’appel de la liberté réelle finit par
      l’emporter…
      une démocratie réelle donc, avec frontières et monnaie en attendant une monnaie unique
      juste ; et un rapport aux autres peuples basés sur…j’espère une base métaphysique adaptée
      à la paix, mais ne se voilant pas la face sur les réalités.

      « suffit » de sortir de l’ue actuelle déjà…

      bien à vous

    6. à peter :
      sur la propriété, vous êtes d’accord avec les marxistes qui nous gouverne en europe…^^
      je la vois comme nécessaire personnellement. à l’indépendance et donc à la liberté et
      donc la responsabilité. sinon les choix s’opèrent sous la contrainte (matérielle ou spirituelle
      d’ailleurs).
      qu’elle ne fasse au moins pas l’objet d’accumulation transgénérationnelle.
      ce serait une propriété de l’individu en nom et prénom propre, sans transmission du moins
      matérielle.
      mr Louis Chauvel tente d’aborder les problèmes liés à la distribution temporelle de
      l’économie. il y a pas mal de lien sur google, et il parle tjrs de la même chose.
      à part le corps et l’esprit, ce sont les seuls biens terrestres de l’homme.

      le premier moulin qui mouline çà me semble donc être l’illusion de démocratie au
      sein de de l’ue. les institutions sont irréformables de l’intérieur (à 27 calendriers et interets propres, puisque le but c’est la croissance…
      à part suivre le détenteur de l’armée et de la monnaie, donc les usa…
      j’ai lu ce matin que la russie souhaitait rejoindre l’otan…^^ ou une blague du gouvernement
      russe?).
      si le peuple se satisfait de ne voter qu’avec son maigre (pour 99,99%) porte monnaie en plus,
      c’est sûr, çà n’aide pas^^.
      les 0,01% ne sont pas les plus négligeables pourtant…

      un article du traité récapitulatif de lisbonne (« constitution »), le 49 je crois me souvenir, établit
      les procédures de sortie de l’ue. la constitution française reste quelque démocratique elle.
      et pour le monarque républicain, ce n’est pas de mon goût, mais considérant les 0,01%…
      c’est un rempart utile si la séparation des pouvoirs est respectée.

      pour l’angleterre ou les pays bas ou l’allemagne, le problème est plus profond.
      de part la religion et l’ancienneté des institutions qui lient le gouvernement, notamment.

      les impératifs jorionesque de l’utopie (pas de pratique, c’est son domaine réservé…^^) et
      du matérialisme, çà vide beaucoup de chose de leur sens :
      pour le blablah, il y a de çà, mais faut bien accorder les violons avant…et vu la masse de
      domaines impliqués par l’économique, forcément il y a des couacs!^^.

      et…le lien ne fonctionne pas… je reste sur ma faim ^^

      en palindrome : romamor 😉 la terre est ronde, pas moyen de se perdre…^^
      cordialement

    7. Bojour Sylla,

      Quelques questions

      en espérant ça marche maintenant?

      sur la propriété, vous êtes d’accord avec les marxistes qui nous gouverne en europe…^^
      je la vois comme nécessaire personnellement. à l’indépendance et donc à la liberté et
      donc la responsabilité. sinon les choix s’opèrent sous la contrainte (matérielle ou spirituelle
      d’ailleurs).
      qu’elle ne fasse au moins pas l’objet d’accumulation transgénérationnelle.
      ce serait une propriété de l’individu en nom et prénom propre, sans transmission du moins
      matérielle.

      Il y a tellement des choses dans cette petite observation que je suis très très prundent te repondre directement.

      Alors je vais commencer de te demander qu-est ce que dit avec ta observation?

      tu écrit: « qu’elle ne fasse au moins pas l’objet d’accumulation transgénérationnelle »

      Dans l’abstrait je suis assez d’accord, mais à la même temps très prudent de prendre comme vérité façon parler absolut. Qu-est ce que tu veut dire toi avec celà? Et comment tu voit ça dans la vie quotidien?

      Je dit ça parcque je voit quand même quelques ours promener sur le chemin. (Expression Néelandais litéralement traduit en français en espérant il est clair?)

      le premier moulin qui mouline çà me semble donc être l’illusion de démocratie au
      sein de de l’ue. les institutions sont irréformables de l’intérieur

      La sorti de l’EU, ce n’est pas trop mon truque, même si je peut très bien comprendre pourquoi il y a tellement d’opposition contre le moloch bureacratique européen. En plus pour le plus grand part très justifié!!! Mais pour moi c’est un peut le faux combat. 😉 La mélange encore entre effets et cause.

      Mais je suis entierrement d’accord avec l’absence quasi totale de la démocratie en Europe et aussi dans les états individuelle. Pour le moment c’est que de mauvais publicité/markering sans contenu!

    8. @ Sylla,

      Toujours aussi intéressants et pertinents vos commentaires. Merci.
      Oui, il faut sortir de l’UE, c’est la condition préliminaire à toutes les autres. Après, on espère que tout se passera bien, le moins mal possible en tout cas, et surtout que l’on pourra reconstruire une Société plus sereine, plus équilibrée et préservant mieux l’individu. Il n’y a pas grand chose à faire de plus qu’espérer.

      Cordialement,

    9. à peter

      je vois bien des ours^^ sont ce les mêmes?^^

      pour les causes et les effets…qui se ressemblent s’assemblent…^^

      à mon sens la construction européenne actuelle est issue de projets à philosophie
      matérialiste, y ont adhérer ceux qui croyaient en ce dogme.que les politiques n’aient
      pas vu ou voulu ou su voir que ce dogme vide de sens à peu près tout est un peu gros :
      ils leurs faut se convertir au théâtre ou à la science physique s’ils veulent continuer
      en politique suivant cette logique (math et informatique aussi^^).
      c’est bien en connaissance de cause qu’ils ont choisi cette voie…l’inconscience de la
      logique mis en place ne peut guère expliquer à elle seule le silence total sur la
      question.
      du coup, des expressions telles que « pour le moment » ou « autre europe(changée de
      l’intérieur) », n’ont pas de sens : c’est l’essence en quelque sorte de cette construction ;
      le conseil d’état est non-manoeuvrable par aucun des membres, le plus petit dénominateur
      commun l’emportera toujours (au choix : les élections ou le chef du commerce international).

      les rênes s’il y en a sur un train, sont dans les mains de la commission (barrosso grosso
      modo, autre plus petit dénominateur commun) ou des deux chosen one ^^ von rompuy et je
      sais plus (ashton?). les critères de leurs choix sont assez clairs : « libéraux » en diable et
      sans aucune goutte de sang dans les veines…(surtout rompuy^^) technocrates pantins
      de la finance et du conseil.
      le conseil d’état à 27 où ont lieu en moyenne 5 changement par an (de ~20% en moyenne donc).
      chaque état possède 3% des voix. et une majorité absolue est requise pour modifier les
      statuts actuels…qui ne sont pas tombés du ciel, ceux qui les ont amenés ne vont pas
      les lâcher facilement…du coup, le contenu, c’est économie « libérale » obligatoire,
      effacement des états (y compris européen s’il existe un jour), et la démocratie sera celle
      du « compte en banque », c’est à dire des préteurs. en france on a un avocat d’affaire,
      toujours actionnaire de son cabinet, comme « chef d’état » (cette notion de chef me rappelle
      celle appliquée aux chefs indigènes par les colons…). de toute façon on pourrait avoir
      un mainate, çà ne changerait pas grand chose…la belgique le prouve régulièrement.
      l’ue aussi, et quelque part, les states…le politique, en dehors de la fonte de l’état
      suite au réchauffement financier(^^), où il surfe plus qu’il ne contrôle, est un figurant.

      pour mon « observation », rien de malin. l’ue est gouvernée depuis la bce dont les statuts
      sont copiés-collés sur ceux de la deutschbank. Statuts issus de la doctrine économique des
      ordo-libéraux (prix nobel en même temps que keynes). doctrine issue d’une philosophie
      matérialiste…ce qui vide toute autre notion de sens, à part l’ordre…tout un programme.
      entre autre, ils considèrent la propriété privée comme formelle, rendue nécessaire seulement
      par le système actuel…en clair, il n’y en a plus pour longtemps…c’est vrai qu’à force
      de dettes…^^…d’où l' »observation » sur votre position.

      en toute bonne logique, des absolus sont néanmoins nécessaires,ne serait ce que la logique^^.
      sans les faire rentrer dans le domaine du sacré…plutot comme un habeas corpus
      (et spiritus^^) ou une constitution : d’où le vague et le flou.

      le curseur de ce qui peut et dans quelle limite être transmis ou non, étant du ressort
      du législateur (parlement, referendum…etc…). si la loi est une expression réelle de la
      démocratie, le curseur devrait être grosso modo accepté par le peuple, jusqu’à la
      prochaine élection. pour les « zones riquées » où la légilation risque de déranger, la
      démocratie étant assez lente, ceux qui veulent transmettre du patrimoine s’éloigneront
      de cette zone, soit géographiquement, soit en modifiant leur patrimoine.
      un problème est donc des paradis fiscaux…en droit international, on pourrait faire
      primer la domiciliation la plus redistributrice…^^ enfin bon, là, c’est un peu hors de mes
      compétences.

      plus concrètement, dans notre quotidien, pas d’accumulation transgénérationnelle pris au
      sens strict est synonyme de : pas d’héritage matériel. ou encore, que les biens gagnés par
      l’individu au jeu économique sont remis en jeu à son décès.
      voire que ceux qui « héritent » de « mauvais »gènes, ou de conditions de croissance difficiles,
      ou d’un retard accidentel, bénéficie d’un genre de compensation, pour participer sans
      soucis à la vie en société.
      la monnaie circule mieux, et les individus « misent » d’avantage sur la connaissance.
      les liens entre génération deviennent plus spirituels (dans les trois sens du terme^^).
      l’on se concentre plus sur l’important, l’héritage devenant ce qu’il doit être : la
      transmission du monde et de la société d’une génération à l’autre.
      ce qui n’empêche pas la production ou l’investissement, ou les négociations…mais dans
      l’ordre des choses, sauf petit génie, les préteurs seront les plus anciens, les
      entrepreneurs un peu plus jeune, et ainsi de suite, le savoir faire se transmettant en
      formation continue.
      du coup, impôts et taxes peuvent devenir inutiles, sauf état d’urgence.
      il est vrai que c’est déjà ce qui se passe quelque part, sauf que ce sont les dynasties et
      les clans financiers qui sur plus de deux cents pour certains ont accumuler des montagnes
      titanesques (un héritage de 2400 milliards de $ par ex, pour le plus gros dont j’ai la
      trace (très très gros ours sur le chemin, celui là^^)), et non pas des individus dont
      la gloutonnerie cesse avec le trépas…
      et donc à l’instar de ces pantagruels je serais pour que (la monnaie et donc) la banque
      centrale ait ses actions distribuées à égalité entre tous les citoyens, si une banque est
      nécessaire.

      votre question étant elle même vaguouillette et très générale, j’espère avoir bien
      visé avec mon tromblon et mes lorgnons^^

      au moins sur votre phrase au sujet des causes et des effets. la construction européenne
      est un puzzle qui se tient tout seul maintenant. les causes réelles sont historiques et
      idéologiques.
      les idées viennent de france, les corpus idéologiques d’allemagne et
      d’angleterre, les bras armés étants ‘l’urss (encore un ours^^) et les états unis (après
      la quasi annihilition réciproque des trois précédents et de la chine et du japon et de
      l’empire ottoman un peu avant. pareil pour la corée.). et les capitaux des actionnaires des
      banques (centrales principalement) en nombre très réduits au final, si l’on considère cela
      à travers des patrimoines dynastiques, l’héritage deux § plus haut en est un superbe
      exemple. (la première banque centrale au monde est née aux pays bas, non? la banque
      d’amsterdam je crois…la main invisible qui guide les marchés est plus ancienne…Venise,
      au moins…)
      l’europe étant un dominion américain via l’allemagne-angleterre-france et ceux qu’appeure
      la russie, aujourd’hui le seul debout, chancelant depuis des décennies, mais debout,
      ce sont les usa…la russie étant encore bien ligotée…les chinois et les indiens aussi
      (leurs banques centrales ne sont pas à seuls capitaux d’état ( au moins 1/3 pour la
      chine…c’est très flexible le matérialisme^^)) pour les pays bas, vu le rôle de la reine
      (le premier ministre est bien dévoué à la reine, n’est ce pas?), via shell et bp ou
      les groupes d’influences qu’elle fréquente…çà doit être la même chose…(mais je ne
      connais pas les bases de droit aux pays bas.)

      comme « faux combat » et « mélange », du coup, j’ai vu bien pire…
      et pour un démocrate, c’est un point de passage obligé malheureusement.
      sinon pourriez vous spécifier ce mélange, ces causes et ces effets?
      ou vos perspectives concrètes quant à la modification de l’ue de l’intérieur?
      pas les bonnes idées, mais les moyens institutionnels réels pour atteindre quoique ce soit
      d’autre que l’ordre économique de la libre concurrence et non faussée.
      (« l’autre ue » est un slogan vieux de 50 ans en france…au pays bas aussi j’imagine.
      pour ma part, l’article 74 ou 72 du traité de Lisbonne dépénalisant la bavure policière
      m’aurait suffit pour voter non. et de voir le vote referendaire nonsuivi d’effets, comme
      dans les autres pays à qui il a été donné l’occasion de s’exprimer, çà m’inquiète.)
      car j’imagine mal la constitution d’un esprit européen ou la maîtrise par les peuples
      souverains de leurs lois, monnaies ou destins avec les entraves actuelles. ne parlons
      pas d’une civilisation. une décivilisation plutôt.

      bien à vous

    10. @ Sylla

      Si vous évitiez de vous endormir sur la touche « entrée » de votre clavier tous les 5 mots lorsque vous rédigez un commentaire, cela faciliterait grandement la lecture de ceux-ci 😉

      Pensez-y !

    11. @ Sylla,

      Je suis assez d’accord sur la problématique. Je pense quand une pomme redeviens une pomme je pens on va arriver plus au moins au même endroit. Je préfère que la pomme redeviens un pomme (ça va être très compliqué aussi!!!!!!!!!) que de faire la bataille avec les technocrates, qui à mon sens va étre trèèèèèèèèèèèèèès difficile parceque qu’ils se sens attaquer personnelement. Avec la pomme c’est parreil, mais peut être le sujèt deviens un petit peut moins ‘personel’, mais qui peut aider de garder le vrai sujèt central.

      Encore, ça va être trèèèèèèèèèèèèès difficile aussi.

    12. à peter : pardonnez moi, mais ces histoires de pommes…?
      guillaume tell? le jardin d’eden?^^ je préférais les ours^^

      pour les technocrates, ce sont de bons petits bureaucrates, à part essayer de freiner, ils ne
      vont pas faire grand chose…ceux qui les ont faits, financièrement et socialement (le cas
      Barrosso est…exemplaire), m’inquiètent plus. néanmoins, les referendums poussifs de leurs point
      de vue montrent que même eux ont de fortes limites dans leurs actions,ne serait ce que l’anonymat.
      et les illusions qu’ils ont mis aux peuples : le mensonge enferme aussi le menteur…
      pour vous, ce « problème central », c’est lequel? le mythe de l’optimum de la concurrence, couplé
      avec une démographie encore croissante?

      pour les solutions( http://www.solution-simple.com/fr/comment_faire.html )…malgrè http://www.leleurre.com/fr/communique.html
      de loin vous retournez pour le cadre de proposition au cadre uniquement matériel, ce qui vous
      expose à la question de la primauté des valeurs (le monde n’étant que matériel (dans l’analyse),
      les valeurs deviennent vides et paraissent vitent imposées, et le deviennent de fait, même si
      le dictateur s’appelle jésus…même si çà doit bien être le « moins pire »^^). de loin, encore une
      fois, car les articles auquels vous me renvoyez (j’ai lu une partie des lien dans l’encadré vert
      à droite) couvrent de vastes domaines…
      çà me fait penser à un nouveau « traité théologico-politique »…sinon dans l’esprit vous me
      semblez sur une bonne route : concilier les contraires est le chemin. moi, le jésus ou autre
      politique platonicien, je le vois plutot proposer les essences (idées qui existent) et pourquoi
      pas les différents chemins traçables entre elles…le reste, c’est le choix et la loi des hommes.

      dans « comment faire? », vous (tous les articles sont de vous?) proposez avec sagesse de laisser
      tomber le mythe du « maximum pour chacun, par chacun » pour un « minimum pour tous, par tous »…
      j’avoue que c’est tentant…mais : sur quelle zone géopolitique? qui décide?
      ne retomberait on pas dans des évaluations statistiques absurdes comme les manipulations des
      chiffres de l’inflation? en france, il y a JC (^^) Michéa qui soutient cette position :
      http://www.lepoint.fr/actualites-chroniques/2007-09-06/entretien-integral-jean-claude-michea-et-la-servitude-liberale/989/0/199481

      personnellement, je suis plutôt démocrate, et peut être la situtation est différente aux pays
      bas d’en france, mais ici les programmes scolaires sont tenus par l’efficacité matérielle…
      j’ai peine à imaginer un réveil spontané, ne serait ce que de la part des élus dirigeants.
      ils sont englués dans ce dogme…au mieux, ils ont choisis le stoïcisme, une philosophie de corps
      vide aussi (esclave et empereur, Epictète et Marc-Aurèle) d’une certaine façon, s’ils sont
      croyants…il y en a bien qui ont encore quelques spasmes vaillant à l’évocation de la république,
      mais ce sont aussi des matérialistes, quand on leur dira que maintenant, c’est la république
      européenne voire mondiale, ils se calmeront, c’est juste une question de temps.
      je n’ai pas eu le plaisir de visiter les universités de « sciences » humaines dans les pays
      protestants, je ne sais pas l’état des différents corpus philosophique…
      vous voyez çà comment, la propagation des bonnes idées?

      et la théorie de Rawls qui tente de réconcilier liberté et égalité, à laquelle vous semblez vous
      référer, son principe de « voile d’ignorance » nécessaire à la justice me rend on ne peut plus
      sceptique…car l’on peut considérer facilement que l’on y est déjà. le voile d’ignorance est
      titanesque…mais tant que le peuple ne se révolte pas, c’est parce qu’il est d’accord et qu’il
      y a consensus…Rawls est assez intéressant, mais il reste incomplet : je ne crois pas qu’il
      propose de réflexion sur un éventuel recul de ce voile…

      dans la common law, l’equity est une justice rendue au nom de Dieu au départ. on met le voile
      des coulisses où on peut en même temps^^. « juste ET équitable » par exemple est une expression
      curieuse(les maj. sont de ma pomme^^)…
      en même temps, si vous avez un jésus sous la main, il aura du travail…^^ lui au moins propose
      un chemin pour lever le voile…mais bon, votre interet pour Rawls est juste une extrapolation
      hypothétique de ma part. sans réelle valeur donc^^

      quel est le problème central selon vous?
      qui est est droit d’énoncer l’equity, tjrs selon vous?
      à part le ressort démocratique, quel(s) chemin(s) possible(s) voyez vous?
      et ces pommes^^?

      cordialement

    13. @ Sylla,

      à peter : pardonnez moi, mais ces histoires de pommes…?
      guillaume tell? le jardin d’eden?^^ je préférais les ours^^

      Que tu es plus attaché aux ours ça se voi!? 😉

      Dans une autre sujet sur cette blog j’ai essayé d’expliquer l’histoire de la pomme, entre autre:

      reponse à Souvarine

      En espèrant ça clarifié un peut l’histoire de pomme.

      pour les technocrates, ce sont de bons petits bureaucrates, à part essayer de freiner, ils ne
      vont pas faire grand chose…ceux qui les ont faits, financièrement et socialement (le cas
      Barrosso est…exemplaire), m’inquiètent plus. néanmoins, les referendums poussifs de leurs point
      de vue montrent que même eux ont de fortes limites dans leurs actions,ne serait ce que l’anonymat.
      et les illusions qu’ils ont mis aux peuples : le mensonge enferme aussi le menteur…
      pour vous, ce « problème central », c’est lequel? le mythe de l’optimum de la concurrence, couplé
      avec une démographie encore croissante?

      Intelectuellement tu n’a pas tort Sylla, mais si nous ne comprenons pas que nous faissions parti de cette même « faux » bateau on va continuer de créer des ours/balleines sur la route.

      Ou de moulins à vents, autre histoire même problématique/challenge!

      Avec l’histoire de la pomme j’ai aussi essayer de dire que Barosso, moi et toi sont sur cette même bateau avec la même croyance bureauratique illusoir. Si on continue de dire que c’est l’autre qui ne voit pas bien les têtes de Dragon coupé vont se multiplier.

      Compréhensible?

      pour les solutions( http://www.solution-simple.com/fr/comment_faire.html )…malgrè http://www.leleurre.com/fr/communique.html
      de loin vous retournez pour le cadre de proposition au cadre uniquement matériel, ce qui vous
      expose à la question de la primauté des valeurs (le monde n’étant que matériel (dans l’analyse), les valeurs deviennent vides et paraissent vitent imposées, et le deviennent de fait, même si
      le dictateur s’appelle jésus…même si çà doit bien être le « moins pire »^^). de loin, encore une
      fois, car les articles auquels vous me renvoyez (j’ai lu une partie des lien dans l’encadré vert
      à droite) couvrent de vastes domaines…

      La vrai dictateur peut être c’est la vie même ou la question comment vivre ensemble?

      Si cette question ne vient de notre intérieur, ou on va continuer de chercher les dictateurs ailleurs. Dieu, l’argent, Jesus et Barosso. 😉

      çà me fait penser à un nouveau « traité théologico-politique »…sinon dans l’esprit vous me
      semblez sur une bonne route : concilier les contraires est le chemin. moi, le jésus ou autre
      politique platonicien, je le vois plutot proposer les essences (idées qui existent) et pourquoi
      pas les différents chemins traçables entre elles…le reste, c’est le choix et la loi des hommes.

      Allez y, faites ta contribution dans un sens individo-commun! 😉

      dans « comment faire? », vous (tous les articles sont de vous?) proposez avec sagesse de laisser
      tomber le mythe du « maximum pour chacun, par chacun » pour un « minimum pour tous, par tous »…
      j’avoue que c’est tentant…mais : sur quelle zone géopolitique? qui décide?

      Si on recommence de construire localement, la politque va perdre un peut de ça ‘grosse tête’ et peut être la sens commun (moins de peur de soi et l’autre) va être un peut plus présent dans la géo-politiqie.) Mais on doit continuer de reste réaliste sur ce point et de n’est pas trop rêver non plus.

      ne retomberait on pas dans des évaluations statistiques absurdes comme les manipulations des
      chiffres de l’inflation? en france, il y a JC (^^) Michéa qui soutient cette position :
      http://www.lepoint.fr/actualites-chroniques/2007-09-06/entretien-integral-jean-claude-michea-et-la-servitude-liberale/989/0/199481

      Les risques sont toujours là et vont rester là!!! Même avec une transformation très constructive!!!

      Vu dans l’abstrait l’inflation égale le taux d’intérêt. Dans un langange quotidienne, ça vuet dire une pomme redeviens une pomme. 😉

      personnellement, je suis plutôt démocrate, et peut être la situtation est différente aux pays
      bas d’en france, mais ici les programmes scolaires sont tenus par l’efficacité matérielle…
      j’ai peine à imaginer un réveil spontané, ne serait ce que de la part des élus dirigeants.
      ils sont englués dans ce dogme…au mieux, ils ont choisis le stoïcisme, une philosophie de corps
      vide aussi (esclave et empereur, Epictète et Marc-Aurèle) d’une certaine façon, s’ils sont
      croyants…il y en a bien qui ont encore quelques spasmes vaillant à l’évocation de la république,
      mais ce sont aussi des matérialistes, quand on leur dira que maintenant, c’est la république
      européenne voire mondiale, ils se calmeront, c’est juste une question de temps.
      je n’ai pas eu le plaisir de visiter les universités de « sciences » humaines dans les pays
      protestants, je ne sais pas l’état des différents corpus philosophique…
      vous voyez çà comment, la propagation des bonnes idées?

      Les bonnes idées ne vont pas nous sauver, ni l’argent, ni dieu, ni jésus, même pas Barosso.

      et la théorie de Rawls qui tente de réconcilier liberté et égalité, à laquelle vous semblez vous
      référer, son principe de « voile d’ignorance » nécessaire à la justice me rend on ne peut plus
      sceptique…car l’on peut considérer facilement que l’on y est déjà. le voile d’ignorance est
      titanesque…mais tant que le peuple ne se révolte pas, c’est parce qu’il est d’accord et qu’il
      y a consensus…Rawls est assez intéressant, mais il reste incomplet : je ne crois pas qu’il
      propose de réflexion sur un éventuel recul de ce voile…

      Aucun idée, ce que je resens c’est qu’on a besoin de réconcillier liberté et sens de résponsabilité. Et bien sur Sylla avec Barosso!!!!

      dans la common law, l’equity est une justice rendue au nom de Dieu au départ. on met le voile
      des coulisses où on peut en même temps^^. « juste ET équitable » par exemple est une expression
      curieuse(les maj. sont de ma pomme^^)…
      en même temps, si vous avez un jésus sous la main, il aura du travail…^^ lui au moins propose
      un chemin pour lever le voile…mais bon, votre interet pour Rawls est juste une extrapolation
      hypothétique de ma part. sans réelle valeur donc^^

      Bon courage!

      quel est le problème central selon vous?

      Aujourd’hui je repond: Accepter q’on vie, accepter la réalité et essaie à ma petit façon de me accepter moi même et de contribuer que je trouve c’est utile.

      qui est est droit d’énoncer l’equity, tjrs selon vous?

      Jéremia 31: 31-34 si je me trompe pas! 😉

      à part le ressort démocratique, quel(s) chemin(s) possible(s) voyez vous?
      et ces pommes^^?

      Conscience, vivre, laisse à la pomme qui est à la pomme. Laisse à Sylla………. excusé moi mon blablablablablabla

    14.  » « quel est le problème central selon vous? »
      Aujourd’hui je repond: Accepter q’on vie, accepter la réalité »
      c’est une des raisons de mes insistances sur ce blog : « réalité » renvoie à beaucoup de choses
      différentes, et pour la plupart, nous avons oublié d’où viennent toutes ces acceptions.
      sinon, je ne puis que constater que c’est ce que chacun essaye de faire. ce blog pour preuve…
      et ce depuis longtemps (à voir les gens que je connais). mais ce n’est pas le sens de l’histoire
      qu’ont choisis nos politiques pour nos « démocraties ». ils ont pour la plupart l’esprit miné par
      la tautologie matérialiste de Hegel. eux aussi acceptent la vie et la réalité…à leur manière.

      vous me répondez presque que le problème central est que le centre n’est plus au centre 😉

      et vous dites vouloir réconcilier la liberté d’avec la responsabilité…si l’individu est moral
      l’un s’articule nécessairement avec l’autre à travers l’honneur et/ou le respect.
      comment vous le faite sortir de terre, cet individu? la conscience que vous semblez espérer.
      en plus un par un (individu), çà va prendre du temps^^

    15. je vous suis en partie dans vos analyses et dans vos synthèses, par exemple la concurrence ou
      la pomme ou ce que j’en comprend (mais pas la poire^^), ou les règles comptables (un des attributs
      de la bureaucratie), mais concernant l’action…

      (donc) »pas de bonne idées », »pas de démocratie », pas de morale, pas d’actions autre que celles que
      toutes les personnes de bonne volonté pratiquent déjà…à peine un peu de pub pour votre approche?
      pardonnez moi si çà fait ours, mais je m’y perd. tao ko tao, le chemin n’est pas le chemin…
      (lao tseu)?^^

      bien à vous

    16. @ Sylla

      vous me répondez presque que le problème central est que le centre n’est plus au centre 😉

      Cette aliénantion c’est très grave et pour restaurer en a besoin d’enléver un grand bout du voile/matrix d’ilussion politic-économique. Techniquement c’est très simple, mais parce que c’est que technique, c’est important de comprendre/voir pourquoi. Autrement on crée une chaos déstructive inimaginable. Celà j’ai apris pendant Quatre ans bataille juridique jusqu’au cour suprème en Pays Bas. Ajourd’hui je réflichi si je vais au Cour Européen de droit de l’homme en Strassbourg.

      La plus grand bataille pour moi/société c’est dans cette phrase de Johan Cruyff:

      « On ne voit les choses qu’une fois qu’on les a comprises.»

      Enlever la peur pour voir les choses en façe, mais on cherche plutôt de nourir cette peur.

      Je suis pour la démocratie, mais aujourd’hui c’est une grande masquarade.

      « Les institutions » sont devenu des institutions de pouvoir isolé en croyant ils ont besoin de garde le « status quo » in tact pour éviter le chaos. Mais ils ont plus contact avec intérêt général.
      Ils travaillent aujourd’hui tous contraire à leur intention de l’origine.

      Le PS cherchent les formulations plus juste « l’égalité réelle » mais si nous ne regardons pas comment la système fonctionne et comme nous fonctionne dans cette système, ça sert à rien.
      C’est facile à dire bien sur et très difficile à changer, mais si on va pas ou fondation de la système elle même on va déplacer du vent sans rien faire.

      Si on veut que moraliser la système, dans mon sense c’est une perte du temps énorme parceque on change rien au fond et on comprend/voit rien façon parler.

      Bien à toi,

      Peter

    17. bonjour peter !

      « moraliser la système, dans mon sense c’est une perte du temps énorme parceque on change rien au fond et on comprend/voit rien façon parler »

      c’est sûr, si c’est pour prêcher la morale républicaine, autant s’attaquer à la question technique… mais cette problèmatique, son versant matériel, comme son versant moral, nous vient bien à l’esprit pour des raisons morales…non? le bien, le mal, et tout ce blabla…? notez que sans l’idée d’une âme immortelle ou d’un juge supérieur infaillible, des esprits, ou équivalents, on ne qu’avoir au mieux l’égoïste interet bien compris (version bande organisée keynésienne… http://www.youtube.com/watch?v=WuBZojzW8ro mafia presque l' »efficacité » aidant) de « chacun » qui sert de « morale » au matérialisme (marxisme ou libéraux modernes). cela reste la source de cette problématique, dès lors une première questions est : qu’est ce qui fait se poser ces questions? esprit ou égoïsme matériel? ensuite seulement vient l’analyse, qui sera différente, des mécanismes. sans perdre de vue les causes du questionnement. par essence, la liberté, la responsabilité, et la démocratie, sont des idées morales, car elles n’ont pas de sens dans le seul ordre matériel. sinon, il reste la position « john nash » au mieux^^ « amorale » où la logique est instrument de pouvoir « amorale ».

      pour moi la question (non naïve) quelle métaphysique avez vous en tête, concernant le pouvoir est un instrument de compréhension bien plus efficace sur le moyen et long terme (^^) pour comprendre et penser que n’importe quel rapport d’information. pour expliquer aussi.
      pour agir, n’ayant pas de compétences juridiques particulières…je me reporte sur ma voix : parole, vote et puisque çà compte mes dépenses (pas facile^^). le vote restant en droit premier, vous comprenez de fait mon souhait de faire cesser cette mascarade de démocratie européenne.
      je ne connais pas les raisons de votre bataille, mais pour modifier les textes, c’est impossible.
      à mon humble avis.
      pour les axiomes qui ne bougeront pas : ordre de l’économie matérialiste de l’homme par et pour lui… et des valeurs chrétiennes… comme je l’explique souvent, en bonne logique, en dessous du costume, c’est le matérialisme. la libre concurrence n’est qu’une conséquence de cela, comme la croissance (surtout dûment chiffrée^^).

      d’où leur corpus doctrinal :
      * l’existence d’une monnaie stable (premier des principes constituants) ;
      * le libre accès au marché ;
      * la propriété privée, conçue moins comme un droit que comme une exigence du système ;
      * la liberté des contrats et son corollaire, la pleine responsabilité civile et commerciale des entreprises ;
      * la stabilité de la politique économique, nécessaire au développement des investissements et à la prévision économique.

      la responsabilité des entreprises se limitant à ce qu’elles sont : chiffres et papiers. seul l’égoiste interet bien compris (l’arrangement) ou l’exemplarité pour les moins nantis restent.
      la défense, comme la police sont aussi très gênées. au delà de çà, les institutions ony qq marges.
      ces axiomes et principes sont des explications bien puissantes de la situation politico- économique depuis cinquante ans chez nous européens. en tracer la génèse et les ramifications est tout aussi utile à la compréhension du 20ème siècle. pour l’ue, les distributions étant telles et les axiomes tels, l’environnement des échanges tel que : pente+neige+skis+un pied et une main=casse gueule sans entrer dans le détail. de loin, cela peut faire penser à la politique agricole commune : suppression des bocages et remembrement des parcelles…ou celle de la pêche : endettez vous, avec un gros bateau vous vous enrichirez…tellement de poissons mordent que la banque subventionnée peut afficher ses têtes de vainqueurs…pendant qq années…puis passe à d’autres marchés.

      le matérialisme étant illogique et inhumain, il s’effondrera un jour comme dirait marx…
      pourquoi attendre? la procédure de sortie est déjà préparée, juridiquement parlant.

      d’un coté vous déplorez l’absence de démocratie, de l’autre vous allez en justice…sachant que même le parlement est inutile ou prou. la chasse à l’ours seul avec la loi écrite par les ours 😉
      c’est vrai qu’ils ne sont pas super-intelligents 🙂

      vous pensez réellement (lisez les cynismes matérialistes ou les scepticismes inquiets sur ce blog, ou même votre remarque citée plus haut) pouvoir convaincre ou seulement trouver une niche? (remarquez que je suis d’accord avec vous sur les contradictions internes du « système européen » américain ou chinois. la solution des matérialistes semble être : puisqu’on a qu’une planète, alors la population doit diminuer…bien sûr, les chosen ones on peut deviner qui en priorité.)
      vous convenez même que des zones géographiques plus à taille humaine seraient préférables, et qu’il est nuisible de multiplier les étages bureaucratiques…

      concernant le cadre d’applicabilité des droits de l’homme en europe… : http://www.wikiberal.org/wiki/index.php?title=Ordo-libéralisme
      je ne sais pas à quel point c’est déjà décisif dans les décisions de justice européenne, mais comme c’est là depuis le début de la construction, çà doit être une des racines du droit, non?
      si c’est le cas, c’est en fait la seule.

      vous portez quoi à strasbourg comme cause?

      cordialement

    18. bonjour Sylla,

      « moraliser le système, dans mon sens c’est une perte du temps énorme parce qu’on change rien au fond et on comprend/voit rien façon parler »

      c’est sûr, si c’est pour prêcher la morale républicaine, autant s’attaquer à la question technique… mais cette problématique, son versant matériel, comme son versant moral, nous vient bien à l’esprit pour des raisons morales…non? le bien, le mal, et tout ce blabla…? notez que sans l’idée d’une âme immortelle ou d’un juge supérieur infaillible, des esprits, ou équivalents, on ne qu’avoir au mieux l’égoïste interet bien compris (version bande organisée keynésienne… http://www.youtube.com/watch?v=WuBZojzW8ro mafia presque l’ »efficacité » aidant) de « chacun » qui sert de « morale » au matérialisme (marxisme ou libéraux modernes). cela reste la source de cette problématique, dès lors une première questions est : qu’est ce qui fait se poser ces questions? esprit ou égoïsme matériel? ensuite seulement vient l’analyse, qui sera différente, des mécanismes. sans perdre de vue les causes du questionnement. par essence, la liberté, la responsabilité, et la démocratie, sont des idées morales, car elles n’ont pas de sens dans le seul ordre matériel. sinon, il reste la position « john nash » au mieux^^ « amorale » où la logique est instrument de pouvoir « amorale ».

      à voir ………?! 😉

      pour moi la question (non naïve) quelle métaphysique avez vous en tête, concernant le pouvoir est un instrument de compréhension bien plus efficace sur le moyen et long terme (^^) pour comprendre et penser que n’importe quel rapport d’information. pour expliquer aussi.
      pour agir, n’ayant pas de compétences juridiques particulières…je me reporte sur ma voix : parole, vote et puisque çà compte mes dépenses (pas facile^^). le vote restant en droit premier, vous comprenez de fait mon souhait de faire cesser cette mascarade de démocratie européenne.

      La démocratie pour moi, ce sont les (absence des) choix qu’on fait chaque jour de nous tous et qui donnent le contrat social dans laquelle nous vivons.

      La démocratie le quelle tu parle c’est le partie « technique », très important mais c’est que la parti technique de la démocratie.

      je ne connais pas les raisons de votre bataille, mais pour modifier les textes, c’est impossible.
      à mon humble avis.
      pour les axiomes qui ne bougeront pas : ordre de l’économie matérialiste de l’homme par et pour lui… et des valeurs chrétiennes… comme je l’explique souvent, en bonne logique, en dessous du costume, c’est le matérialisme. la libre concurrence n’est qu’une conséquence de cela, comme la croissance (surtout dûment chiffrée^^).

      d’où leur corpus doctrinal :
      * l’existence d’une monnaie stable (premier des principes constituants) ;
      * le libre accès au marché ;
      * la propriété privée, conçue moins comme un droit que comme une exigence du système ;
      * la liberté des contrats et son corollaire, la pleine responsabilité civile et commerciale des entreprises ;
      * la stabilité de la politique économique, nécessaire au développement des investissements et à la prévision économique.

      Ce notre grande challenge de conceptualiser nos idées.

      La plus grand difficulté c’est cadré les choses ! Et c’est quoi on essaie de cadrer ?! 😉

      Peut être ce n’est pas une cadre, mais pour oser d’aller au dessert de mes pensées (cette trou noir inconnu) j’ai essayer de cadrer cela par distinguer la communication indirect et la communication direct.

      Ce n’est pas pour dire que la communication indirect est faux, mais au moins dans notre communication indirect on doit garder contact avec ce qui est essentielle pour ne pas continuer de créer éternellement des monstres intello-bureaucratiques (en vie publique et privé) avec peut de lien sincère avec la vie quotidienne. Difficile à déconstruire parce que ce sont des monstres de peur par la peur de perdre nos acquis/pouvoir.

      En résumé :

      La communication indirect en soi est sans fin !

      La communication direct essaie dans l’intention de cadrer l’essentiel.

      la responsabilité des entreprises se limitant à ce qu’elles sont : chiffres et papiers. seul l’égoiste interet bien compris (l’arrangement) ou l’exemplarité pour les moins nantis restent.
      la défense, comme la police sont aussi très gênées. au delà de çà, les institutions ony qq marges.
      ces axiomes et principes sont des explications bien puissantes de la situation politico- économique depuis cinquante ans chez nous européens. en tracer la génèse et les ramifications est tout aussi utile à la compréhension du 20ème siècle. pour l’ue, les distributions étant telles et les axiomes tels, l’environnement des échanges tel que : pente+neige+skis+un pied et une main=casse gueule sans entrer dans le détail. de loin, cela peut faire penser à la politique agricole commune : suppression des bocages et remembrement des parcelles…ou celle de la pêche : endettez vous, avec un gros bateau vous vous enrichirez…tellement de poissons mordent que la banque subventionnée peut afficher ses têtes de vainqueurs…pendant qq années…puis passe à d’autres marchés.

      Très bonne décortication du système !!! 🙂

      le matérialisme étant illogique et inhumain, il s’effondrera un jour comme dirait marx…
      pourquoi attendre? la procédure de sortie est déjà préparée, juridiquement parlant.

      d’un coté vous déplorez l’absence de démocratie, de l’autre vous allez en justice…sachant que même le parlement est inutile ou prou. la chasse à l’ours seul avec la loi écrite par les ours
      c’est vrai qu’ils ne sont pas super-intelligents

      T’enferme pas trop dans ta lutte contre la matérialisme, même si à fond tu as cent pourcent raison :

      Sur le plan juridique, le changement suivant dans l’ordre des priorités aura alors lieu :

      De la situation actuelle (en majeure partie inconsciente) les principaux critères de décision, qualifiables de « logiques », consécutifs à la concurrence réciproque :

      1. propriété
      2. protection du monde politique et financier
      3. droits fondamentaux de la constitution néerlandaise et de la Convention européenne des droits de l’homme

      Vers :

      a. vie (en société)
      b. liberté, prise de conscience et responsabilité (au sein de l’ensemble)
      c. propriété

      vous pensez réellement (lisez les cynismes matérialistes ou les scepticismes inquiets sur ce blog, ou même votre remarque citée plus haut) pouvoir convaincre ou seulement trouver une niche? (remarquez que je suis d’accord avec vous sur les contradictions internes du « système européen » américain ou chinois. la solution des matérialistes semble être : puisqu’on a qu’une planète, alors la population doit diminuer…bien sûr, les chosen ones on peut deviner qui en priorité.)
      vous convenez même que des zones géographiques plus à taille humaine seraient préférables, et qu’il est nuisible de multiplier les étages bureaucratiques…

      Ce qu’on croit deviens réalité ! Regarde autour de toi ! 😉

      Alors changer l’orientation de notre croyance et la réalité va se transformer dans la direction de notre nouvelle croyance. 😉

      On sous-estime largement notre propre influence sur la réalité !!!

      Regarde autour de nous 😉 Oui, je sais c’est cyniqo-réalist, mais cette cyniqo-réalisme pouvais aussi nous aider de changer l’orientation de notre priorités de notre société :

      Aujourd’hui : Profit

      Demain : Vivre (bien sur en formulant un cadre ce qui est vivre en société)

      concernant le cadre d’applicabilité des droits de l’homme en europe… : http://www.wikiberal.org/wiki/index.php?title=Ordo-libéralisme
      je ne sais pas à quel point c’est déjà décisif dans les décisions de justice européenne, mais comme c’est là depuis le début de la construction, çà doit être une des racines du droit, non?
      si c’est le cas, c’est en fait la seule.

      vous portez quoi à strasbourg comme cause?

      cordialement

      Sylla, peut être c’est très important de comprendre, que nous avons exprimé les idéales juridiques (constitution et droit de l’homme) et qu’on vie dans un contexte largement conditionné par le passé/histoire. Cette histoire/conditionnement est à la même temps notre sécurité (au moins psychologique) et notre prison (la caverne de plato/l’illusion.)

      La transformation de notre réalité/conditionnement devient que possible si l’homme se réveille dans cette illusion/notre histoire. Pas en opposent mais en acceptant !

      En opposent on nourrit que cette conditionnement de cette illusion (en nous même et conséquence dans la société)

      En acceptant nous donnons à nous même le pouvoir nécessaire de changer la cours de notre destin individo-commun.

      Ce que j’ai essayer d’exprimer dans un procédure juridique (un peut coléreux je doit dire) vers la cour suprême de Pays Bas avec toutes mes doutes aussi. Les doutes sert à ne pas prendre trop au sérieux nos pensées abstraite, autrement le fascisme intellectuelle se installe plus vite qu’on pense.

      Que je vais peut être amener à Strassbourg ?

      La mort de conscience dans l’homme dans la vie quotidienne à n’importe quelle place il prend dans l’hiérarchie de la société ? 😉

      Quelle blabla, j’espère tu prends pas trop au sérieux, ni la tienne.

      Autrement l’essentiel que nous partageons tous sans s’acchrocher va se perdre!

    19. c’est très sérieux le blabla^^ nietszche disait que « les grecs étaient superficiels par profondeur.
      je pense qu’on se comprend dans les grandes lignes…

    20. je n’ai pas lu toute la procédure juridique mais je ne pense pas que cette contradiction interne d’avec le réel (l’usure en gros) soit innocente : les échanges monnétaires sont de papier et d’informatique, de fait la multiplication des marchés virtuels n’est que l’absorption de ce taux. c’est en fait un outil mathématique de concentration de pouvoir, in fine. c’est au final sa seule raison d’être. si vous démontrez, ce qui est assez facile, qu’il est en contradiction d’avec la mission de l’état-providence(qui peut aussi être source de problèmes) ou des « droits de l’homme ». le pouvoir public sera confronté à deux actions : reconnaître et défaire l’ue de ses droits, puis le système financier, ou modifier l’état et passer les droits à la trappe (cas de l’europe). la défaisance provoquera…de vastes mouvements économiques : seul un gouvernement à base démocratique large pourrait le faire convenablement, gouvernement qui n’existe qu’au niveau des pays…

    21. et pour la caverne de Platon, c’est justement aux essences qu’ils essayait de ramener ses concitoyens, c’est à dire aux idées de la métaphysique, celles qui nous font penser le monde et y agir. la façon dont se pense le matérialiste fait de lui et du monde une chose, et lui n’est gouverné que par la jouissance ou la peur, et ainsi il voit les autres. notez que ce sont les restrictions que je réprouve en premier lieu : la réduction de l’homme et du monde à cette chose…
      je suis sûr que votre voix résonne plus dans l’espace public qu’entre les murs du tribunal.

    22. je reste têtu : la conscience est un attribut de l’esprit, et donc du domaine de la métaphysique (puis de la religion avec ses « bonnes volontés » puis de gens sans esprits depuis le 19ème)… de même la justice…^^
      je lirai cette procédure attentivement^^

      bien à vous

    23. 22 novembre 2010 à 18:34
      c’est très sérieux le blabla^^ nietszche disait que « les grecs étaient superficiels par profondeur.
      je pense qu’on se comprend dans les grandes lignes…

      Oui, le blabla est sérieux, mais si on (je) prend trop au sérieux l’essentiel se perd par l’overkill intelectuelle ou fanatisme. 🙂

      22 novembre 2010 à 18:35
      je n’ai pas lu toute la procédure juridique mais je ne pense pas que cette contradiction interne d’avec le réel (l’usure en gros) soit innocente : les échanges monnétaires sont de papier et d’informatique, de fait la multiplication des marchés virtuels n’est que l’absorption de ce taux. c’est en fait un outil mathématique de concentration de pouvoir, in fine. c’est au final sa seule raison d’être. si vous démontrez, ce qui est assez facile, qu’il est en contradiction d’avec la mission de l’état-providence(qui peut aussi être source de problèmes) ou des « droits de l’homme ». le pouvoir public sera confronté à deux actions : reconnaître et défaire l’ue de ses droits, puis le système financier, ou modifier l’état et passer les droits à la trappe (cas de l’europe). la défaisance provoquera…de vastes mouvements économiques : seul un gouvernement à base démocratique large pourrait le faire convenablement, gouvernement qui n’existe qu’au niveau des pays…

      Chapeau!!!!! 🙂

      et pour la caverne de Platon, c’est justement aux essences qu’ils essayait de ramener ses concitoyens, c’est à dire aux idées de la métaphysique, celles qui nous font penser le monde et y agir. la façon dont se pense le matérialiste fait de lui et du monde une chose, et lui n’est gouverné que par la jouissance ou la peur, et ainsi il voit les autres. notez que ce sont les restrictions que je réprouve en premier lieu : la réduction de l’homme et du monde à cette chose…
      je suis sûr que votre voix résonne plus dans l’espace public qu’entre les murs du tribunal.

      C’est que la juge du tribunal qui je doit dire était très curieux de comprendre le sujèt m’a proposé. De mettre le sujèt au debat public. Peut être c’était aussi un façon de lui pas confronter avec sa propre responsabilité. 😉

      je reste têtu : la conscience est un attribut de l’esprit, et donc du domaine de la métaphysique (puis de la religion avec ses « bonnes volontés » puis de gens sans esprits depuis le 19ème)… de même la justice…^^
      je lirai cette procédure attentivement^^

      bien à vous

      Si tu as des choses « sérieux » à me dire, n’hésitez pas! 🙂

  26. @ PSJ,

    La perfection du Droit et du discours juridique est pour VB de ne jamais être confronté aux faits, c’est à dire à des effets qui soient distincts et transcendant au discours qui les nomme (si vous avez perpétuellement besoin d’affirmer le contraire et de m’accuser de ne pas voir les faits, c’est que vous doutez et pour cause de la logique de votre discours)

    =>
    Alors là : vous n’hésitez pas. Puis-je vous rappeler, par exemple, ça : http://www.pauljorion.com/blog/?p=18395#comment-123444
    Où voyez-vous que je doute de ce que j’avance ? Et où avez-vous répondu à cette harangue, Vous qui savez mieux que tout le monde ? Où avez-vous répondu à mes questionnements sur la mise en musique pratique de votre monnaie internationale ? Où, où tout cela se trouve-t-il ?
    Je vous soupçonne d’être un fervent partisan de la technocratie non représentative, de l’oligarchie en un mot.
    Pas de conception subjective de la réalité qui tienne (n’allez pas chercher à manipuler les gens), juste le constat, collectivement fait, notez bien, que le peuple a été et sera floué. Peut-être pas une fois pour toute cependant…

    Cordialement,

    1. @ PSJ,

      Suite et fin,

      Et puis, savez-vous que c’est tout le contraire de ce que vous assénez : le droit est sans cesse confronté aux faits (à l’inverse de la pseudo science économique peut-être ?), avez-vous entendu parler du syllogisme juridique ?
      Avant de vous avancer sur le terrain des faits et de leur interprétation, il faudrait être sûr de savoir de quoi vous parlez. Vous avez, ce me semble, une tendance à la manipulation afin de faire coller les événements à vos idées, qui ne me convient pas.

      Cordialement,

    2. @VB,
      Quand je vois dans les faits que vous rapportez la même chose que vous et que j’en tire les mêmes conclusions que vous mais que néanmoins quand nous confrontons nos interprétations vous comprenez le contraire de ce que je veux vous dire : que se passe-t-il ? Suis-je intrinsèquement incompréhensible où y a-t-il quelque chose dans ce que je dis qui vous soit désagréable ?

    3. @ PSJ,

      Je trouve vos théories suspectes au regard de l’intérêt général et de l’idée selon laquelle le peuple a le droit de se gouverner lui-même à la faveur d’un intérêt général, qui est le contraire de l’intérêt particulier défendu par et pour l’oligarchie. Est-ce que je me fais bien comprendre ? C’est pourtant simple, je parle un langage compréhensible et rien de ce que je dis dans ce message est nouveau par rapport aux deux précédents ci-dessus énoncé.

      Cdt.,

  27. @ PSJ,

    Vous voulez dire pas de « point » commun au lieu de « plan » commun ?
    Je pense que l’intérêt général doit prévaloir sur les intérêts particuliers, quels qu’ils soient.

    1. @ VB

      Je pense dans l’abstrait 😉 c’est nécessaire d’essayer de synchroniser les deux.

      Avec la communisme on a essayé de prevaloir l’intérêt général sur celle de particuliers. Le capitalisme fait l’invers. Les deux son déstructive, par la peur de leur perte de leur domination.

      Et si l’indvidu essaie de servir (aligner) li’intérêt personel avec l’intéret général.

      Comme la découverte de John Nash en l’homme d’exception:

      http://www.youtube.com/watch?v=WuBZojzW8ro

    2. @ Peter,

      Mieux vaut, je pense, penser dans le concret que dans l’abstrait, ça me semble mieux préserver l’avenir.
      Sur la définition que vous donnez du communisme au regard de l’intérêt général, on ne peut que remarquer qu’il y avait un monde entre la théorie et la réalité.
      Sur la relation entre intérêt général et intérêt particulier : si vous cherchez à aligner l’intérêt général sur l’intérêt particulier vous allez rapidement vous heurter à la diversité des intérêts particuliers ; c’est d’ailleurs de là que vient, à mon sens, la naissance du concept d’intérêt général.
      Il faut simplement un équilibre : ni trop, ni trop peu d’intérêt général.

      Cdt.,

    3. Le bien commun c’est une chose.
      L’intéret général une autre.
      Si on commence à concevoir le bien commun en terme d’INTERET (fusse t-il général), alors le ver est déjà dans le fruit. En réalité partisans de l’intérêt général et défenseurs des intérêts particuliers ont déjà abandonné l’idée de « communauté » politique. Il n’y a plus de fraternité, aucun citoyen, aucun gouvernant mais seulement une « société » civile, des « individus », des gestionnaires et des stratèges, et parfois de la « solidarité » (l’équivalent de l’aumône).

      Le bien commun ce n’est pas une question de maximisation des intérêts, qu’on balance les uns avec les autres, qu’on additionne, qu’on agglomère… Ce n’est pas une question de « bien-être ». C’est une question de fidélité à des principes politiques/moraux qui s’imposent comme des devoirs non négociables et qui fixent la manière dont les citoyens sont tenus de se rapporter les uns aux autres (seule exception: la raison d’État et tout ce qui menace l’existence de la communauté politique en tant que telle). Le Bien Commun, c’est avant tout la Loi, la formule qui transforme en Peuple une collection d’individus. Quand on parle d’une démocratie, cette formule qui subsume le multiple à l’un s’appelle « souveraineté ».

  28. Le pensé abstrait est nécessaire pour créer des bon fondations dans la réalite.

    VB, pourquoi aujourd’hui il y a un tel diversité des différents intérêts, il y a un très simple cause, à celà!!!!???

    1. Tu n’a pas compris ma reponse ou moi je comprend la tienne.

      tu repond avec cette citation de Paul Jorion:

      Dans un compromis, on se met d’accord sur une position « moyenne ». Dans le type d’accord que je préconise on combine tout ce que l’une des parties n’acceptera jamais de sacrifier. Mais la position « moyenne » du compromis se définira en fonction du rapport de force existant, donc ne changera rien (voir le « Financial overhaul » américain) et c’est pour cela que 1) vous préférez le compromis, 2) affirmez qu’il n’y a pas d’accord qui ne soit un compromis.

      Je l’ai déjà dit : vous êtes en faveur d’un conservatisme extrémiste, en faveur du retour d’un régime aristocratique (ce que certains lecteurs ici ont pris pour un compliment !).

      Ah oui maintenant je voit pourquoi tu repond avec cette citation.

      Pour moi ce n’est pas une reponse, c’est continué de vivre dans la brouillard intelectuel façon parler, qui continue de négliger chroniquement la quotidien.

      Mais peut être on a encore besoin quelques biblothèques d’information pour arriver. 😉

    2. @ Peter,

      La pensée abstraite a ses avantages et ses inconvénients, elle peut créer les fondations d’une société ou les saper, alors : il doit être possible de suivre une voie qui ne soit pas préformatée, la pensée abstraite se matérialisant au fur et à mesure des choix qui sont fait. Croyez-vous que cela soit possible ? Je le souhaite.

      Bonne soirée,

    3. Bien sur, c’est façon parler la vie même que tu parle.

      Ta citation de Paul Jorion est en soi très juste et plein de sens commun.

      pourquoi aujourd’hui il y a un tel diversité des différents intérêts

      La recherche vers la cause on ne va pas trouvé par un compromis.

      Je pens on ne parle pas tout à fait de la même chose, j’ai l’mpression? Peut être je me trompe!

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