L’actualité de la crise : DEUX POIDS, DEUX MESURES, par François Leclerc

Billet invité.

« Nous avons deux petits mois devant nous pour réussir » : voilà ce que doivent se dire les hauts fonctionnaires et sherpas qui négocient actuellement la préparation du Conseil européen des 23 et 24 mars prochains, par ailleurs veille d’une importante échéance électorale allemande dans le Bade Wurtemberg. Voilà le répit qu’ils souhaitent se voir accordé par les marchés, qui témoignent d’une relative expectative tant qu’ils croient possible une heureuse issue à cette échéance.

De quoi s’agit-il ? D’aboutir à un compromis conjuguant un renforcement du dispositif de sauvetage financier européen – qui suppose une implication allemande plus poussée – et une cohérence fiscale plus affirmée, nécessitant que le gouvernement français s’engage dans une rigueur que – fin politique – il a jusqu’à maintenant cherché à repousser à plus tard.

Ces deux mois vont être longs à tenir, le succès à l’arrivée n’étant pas garanti, les libéraux allemands du FDP tentant de se refaire une petite santé électorale en jouant la carte de l’intransigeance. Les marchés, à qui beaucoup a déjà été raconté, n’entendant pas cette fois s’en laisser conter. Aujourd’hui, ils viennent de donner deux signaux clairs, en se précipitant massivement pour souscrire à l’émission obligataire du fonds de stabilité et en retendant parallèlement les taux des pays de la zone des tempêtes. Favorables à des euro-obligations qui diminueraient leur risque, ils craignent que les Européens ne se mettent finalement pas d’accord. La signature de l’Europe est confortée, mais il reste à ce qu’elle soit apposée…

Rencontrant tant de difficultés et d’obstacles dans la mise au point d’un nouveau mécanisme opérationnel de sauvetage des Etats en péril, les dirigeants européens n’en sont pas moins à la tâche pour tenter d’en faire autant pour les banques les plus malades. L’un ne va pas sans l’autre, il a fallu des mois et bien des rebondissements pour que cette vérité soit enfin admise, bien qu’à mi-mot. Mais ils s’y prennent avec aussi peu de bonheur, faisant là aussi les choses à moitié et reculant devant l’obstacle comme un cheval qui sait qu’il ne parviendra pas à le franchir. Aiguillonnés par une BCE qui n’a de cesse que de se désengager et ne veut plus jouer les pompiers au risque d’y perdre ce qu’elle revendique être son âme, cette indépendance formelle qui n’est que façade tout en étant son principal viatique.

La situation des banques les plus malades réclament en effet des mesures qui ne peuvent attendre, car elles atteignent la crédibilité du reste. Les Espagnols ne peuvent plus affirmer que leur système bancaire est sain, comme ils l’ont longtemps effrontément fait. Les Irlandais continuent de peiner à la tâche avec le leur, les Grecs et les Portugais ne devraient pas tarder à reconnaître plus ouvertement les mêmes difficultés. C’est le moment que choisit la BCE pour menacer de retirer son filet de protection, les Etats à nouveau en première ligne. Le jeu de la patate chaude continue.

Ses règles sont toutefois en train d’évoluer, sous la pression des faits. Pas encore en Espagne, où le gouvernement espagnol cherche à séparer le bon grain de l’ivraie, en donnant à ses Cajas jusqu’à septembre prochain pour se recapitaliser, faut de quoi il les nationalisera partiellement. Ce qui reviendra à emprunter le chemin déjà parcouru par les Irlandais, avec le succès que l’on sait. Il espère au final ne devoir recapitaliser que le moins possible de Cajas, et à moindre frais.

Mais les marchés n’ont pas attendu longtemps pour faire savoir qu’ils ne croyaient pas à l’enveloppe de 20 milliards d’euros prévue à cet effet par la ministre des finances, largement sous-estimée par rapport aux analyses convergentes des mégabanques qui s’y sont intéressées. Séance tenante, les valeurs financières ont chuté à la Bourse de Madrid. Le problème du gouvernement sera de trouver les ressources financières nécessaires, dans ce contexte de contraction obligatoire du déficit. Les estimations du marché tournent autour de 80 milliards d’euros de besoin de recapitalisation.

Le cas de l’Irlande est plus prometteur de renouveau, tout en étant très scabreux. La BCE a utilisé une disposition intitulée Emergency Liquidity Assistance, qui autorise les banques centrales nationales de la zone euro à aider financièrement leurs banques, en faisant tourner la planche à billets. Elle permet à la banque centrale irlandaise de financer les siennes en prenant la succession de la BCE qui le souhaitait ardemment.

Willem Buiter, chef économiste de Citigroup, a mis en évidence le flou qui entoure cette opération. La disposition en question vise en effet, comme son nom l’indique, à résoudre des problèmes de liquidité, alors que les banques sont en pleine crise caractérisée de solvabilité. Les aides ne peuvent être que provisoires, ce qui pose le problème de la suite. Enfin, si la pénurie de collatéraux éligibles par la BCE était bien à l’origine de cette décision, on peut s’inquiéter sur la nature des garanties apportées par les banques irlandaises à leur banque centrale. Une interrogation qui en amène une autre : la banque centrale irlandaise a déjà prêté aux banques 49 milliards d’euros, soit la valeur d’un quart de son bilan, à comparer avec le montant de son capital et réserves : 1,5 milliards d’euros. Si l’Etat irlandais se révélait incapable de la renflouer, comme cela pourrait en prendre vite le chemin, c’est l’Eurozone qui devrait y pourvoir, c’est à dire la BCE et les banques centrales de l’Union européenne qui en sont membres. On reviendrait au point de départ.

Parler d’expédients n’est donc pas forcer le trait. Dire que les dirigeants européens ont autant de difficulté à colmater les brèches de la dette privée que celles de la dette publique, ainsi qu’à trouver des mécanismes de soutien tant aux Etats qu’aux banques, ce n’est en rien exagérer.

Un tabou avait commencé à vaciller, à l’initiative des Allemands, qui ne font pas preuve d’audace sur tous les fronts. Un processus de restructuration de la dette souveraine était lancé par eux, qui a été pour l’instant remisé dans les tiroirs. Que va-t-il se passer pour la Grèce, dont la situation était à l’origine de cette réflexion qui a tourné court, devant la vive réaction des marchés ? L’issue des débats sur le nouveau mécanisme de sauvetage en décidera.

Tout est sur la table, sauf précisément une restructuration de dette, qu’il semble maintenant falloir à tout prix éviter. Rien n’est décidé, mais on ne parle que de rééchelonnement des prêts accordés par l’Union européenne et le FMI, de baisse des taux élevés auxquels ils ont été accordés, ou bien encore de possibilité d’achats obligataires sur le marché secondaire, par le fonds de stabilité ou par le pays lui-même, en l’occurrence la Grèce. Cela revient à tenter de se faufiler par le chas de l’aiguille.

Qu’apprend-on également, de Paul Taylor de Reuters ? Que la sensibilité des banques à une éventuelle décote de la dette souveraine est à analyser finement. En premier lieu parce que la BCE en détient beaucoup, soit pour l’avoir achetée sur le marché secondaire, soit pour l’avoir prise en pension dans le cadre de ses distributions de liquidité (sur ce sujet, aucune donnée n’est disponible). En second parce que les banques détentrices auraient comptablement imputé la valeur de 80% de leurs obligations souveraines dans leur Banking Book, ce qui les dispense de les dévaluer tant qu’elles ne sont pas arrivées à maturité. Cela ne règle rien, mais permet de voir venir.

Il ressort de toutes ces nouvelles découvertes que la loi n’est pas la même pour tous. Les bilans des banques sont plus permissifs que ne l’est la comptabilité des Etats. Et, comme cela est désormais largement dénoncé, que les conditions dans lesquelles les premières peuvent se financer ne sont pas symétriques avec celles réservées aux secondes. Deux poids, deux mesures.

La situation prend une drôle de tournure. Le retrait annoncé de la BCE – menace ou bien prochaine réalité ? – aurait pour conséquence de reporter sur les épaules des Etats le poids du sauvetage de leur système bancaire. Est-ce bien tenable, comme l’exemple irlandais est là pour montrer le contraire ? Pour en justifier l’éventualité, Jean-Claude Trichet s’appuie sur la menace de l’inflation, refusant de séparer la hausse des prix des matières premières de celle des autres produits mesurés. Il persévère aussi en affirmant de manière péremptoire qu’une rigueur budgétaire sans faiblesse est à la base de la relance de l’économie.

La BCE joue un jeu dangereux, amenant à se demander si elle ne considère pas désormais que pour sauver l’euro, il faut retailler les frontières de la zone euro en faisant ainsi la part du feu. A moins qu’elle ne se contente d’exercer une pression maximum pour obtenir plus de rigueur budgétaire, une cure d’austérité à la manière des saignées d’autrefois. C’est dire l’état de l’art de cette science économique là.

Pendant ce temps, l’inflation grimpe au Royaume-Uni et la croissance baisse, tandis que la dette en fait autant. Un autre monstre est aux portes, reconnaît-on ouvertement : la stagflation.

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43 réflexions sur « L’actualité de la crise : DEUX POIDS, DEUX MESURES, par François Leclerc »

  1. Beau comme un cours de finance:
    http://wikileaks.ch/cable/2010/01/10AMMAN219.html

    Ou comment employer des sous-traitants sur les théâtres de guerre tout en faisant la manche pour trouver quelqu’un de sympa et un peu niais qui pourrait payer le sous-traitant. A noter aussi, le sous-traitant paye d’une main ses troupes et fait la manche de l’autre pour se faire aider ou rembourser. On avait compris le fonctionnement du déni chez les économistes mais là on a une illustration d’une autre pathologie: la dépendance.

    1. Combattre les paradis fiscaux : notre économie y survivrait-elle ? Peut-on encore se le permettre? On peut réellement se poser la question quand on voit la nature du château de carte financier qui nous soutient depuis 30 ans.

  2. Il ressort de toutes ces nouvelles découvertes que la loi n’est pas la même pour tous. Les bilans des banques sont plus permissifs que ne l’est la comptabilité des Etats. Et, comme cela est désormais largement dénoncé, que les conditions dans lesquelles les premières peuvent se financer ne sont pas symétriques avec celles réservées aux secondes. Deux poids, deux mesures.

    « Parce qu’elles le valent bien » et que les dirigeants « le veulent bien »

  3. Quelqu’un pourrait il m’expliquer la chose suivante :

    Sachant que le service de la dette cumulé depuis 1980 nous a fait dépenser un montant sensiblement égal à la dette actuelle, soit 1300 Milliards €, pourquoi la BCE ne prête t’elle pas aux états directement à taux quasi nul afin de se libérer du poids des intérêts ?

    (Elle prête aux banques à ce taus ~0 qui elles mêmes reprêtent entre 3 et 15% aux états se faisant ainsi du gras sur notre dos)

    Et donc faire sauter l’article 123 de Lisbonne, qui est issu de Maastrich art 104…

    1. Parce que les banques achètent de la dette souveraine pour la refourguer aux créanciers en prenant au passage une commission. Vous êtes peut être content d’avoir placer vos économies dans une assurance vie pour assurer vos vieux jours?

    2. @CHR

      Cela ne répond pas à la question !

      Je parle en fait de revenir au système d’avant 1973 qui permettait à la banque de France de faire des prêts à taux 0 à l’état mais uniquement pour faire des investissements collectifs, investissements qui sont « utiles » et pas « facultatifs » comme peuvent l’être par exemple un achat privé d’un écran plat à crédit où là je trouve recevable de « limiter les dégâts » par le jeu des taux d’intérêts.
      De plus je réponds à l’objection classique qui est de soutenir que ce serait générateur d’inflation, ce qui me parait faux car je parle bien de prêts remboursables et non pas d’augmentation de la masse M3 (la fameuse planche à billet !).

    3. Soyons fou ; on pourrait même penser qu’un état agissant pour le bien collectif ( genre recherche fondamentale, médicale, énergies alternatives….) le fasse à base d’argent créé ex-nihilo (j’adore cette expression qui met les ordo-libéraux en transe).

  4. Et bien merci messieurs Jorion et Leclerc à tenir informé un pauvre militant communiste révolutionnaire ayant en ce moment son attention braqué plus sur le Maghreb que sur l’Europe.

    Les évenements se précipitent en Tunisie.

    On parle ce soir de la mise en place d’un « Comité des sages » en lieu et place du gouvernement honni.

    C’est quoi un comité des sages ? Quels personnalités ou « sages » le composeront ? Quel légitimité démocratique pourra avoir ce type de structure ad-hoc ?

    Une fois de plus la responsabilité de la direction bureaucratique de l’UGTT est pleinement engagée. Que cette direction syndicale continue de tergiverser, de refuser d’aller de l’avant, est l’armée aura beau jeu de prétexter une vacance du pouvoir et instaurer une dictature.

    Il faut bien noter que le général à la mode du moment, au delà de la démagogie de son discours, a réitéré avec fermeté la volonté de l’armée d’agir dans et pour la survie de la constitution bonapartiste de Bourguiba-Ben Ali. A gentiment conseillé aux manifestants de rentrer chez eux. Sans doute pas le meilleur moyen de faire bouger les choses ces conseils là !

    Le corps des officiers -bourgeois- de l’armée, aime les révolutionnaires, mais eux ne le sont certe pas. Ils sont conservateurs et ils le disent.

    Les manifestants crient: « Dégage RCD ! ». Et eux susurrent: « Dégage peuple, rentre chez toi ! ».

    Cette contradiction ne peux pas ne pas être explosive à terme.

    La menace directe vis à vis du peuple tunisien ce soir, ce n’est pas l’Islam, c’est l’Etat d’urgence de la Constitution réactionnaire du moment, c’est l’état major de l’armée.

    Seul l’UGTT peut dénouer la situation et déjouer la menace des militaires. Elle doit immédiatement appeller à l’organisation d’une Conférence à Tunis, réunissant les délégués élus de l’ensemble des comités populaires installés dans le pays.

    Ces délégués doivent:

    – Elirent un Conseil provisoire de la Révolution.
    – Fixer comme seul mandat à ce Conseil l’organisation d’une élection Constituante (à la proportionnelle intégrale avec interdiction des partis réactionnaires RDC et Islam), à la date du premier jour du printemps: le 21 mars.
    – Cette Constituante aura jusqu’au premier jour de l’été, le 21 juin, pour rédiger un projet de nouvelle République et la soumettre au suffrage du peuple tunisien.

    Que le gouvernement, le « comité des sages », choisi et défendu par les militaires, en clair les militaires, expédient les affaires courantes de l’Etat. Qu’il paye la dette aux charognards capitalistes, qu’il paie aussi les fonctionnaires.

    Qu’importe, l’UGTT en mettant en place une dualité de pouvoir assumée; En ouvrant une perspective politique au peuple tunisien, assure d’un coup d’un seul, un avenir démocratique, et pourquoi pas, Socialiste, à la jeunesse et aux travailleurs tunisiens.

    L’armée n’a pas à être l’ami de la Révolution. Elle doit se soumettre à elle, et à la volonté du Peuple. .
    Eninel

    Messages: 86
    Date d’inscription: 31/07/2010, sur le forum « Marxiste Révolutionnaire »

    C’est sympa de nous tenir informé du grand mal que se donnent les banqueroutiers pour éviter la faillite banqueroutière inéluctable qui vient.

    c’est la même logique qui prévaud à Tunis, lorsque les ministres et les généraux de Ben Ali essaient de dénouer les noeuds de Ben Ali. Impossible !

    Il leurs restent deux petits mois pour réussir nous assurez-vous ! Ou en sera la Révolution au Maghreb d’ici ce délai ?

    Il serait parfaitement déraisonnable de saucissonner le Monde, continent par continent, pays par pays. La lutte des classes est internationale dans son contenu et il y a une interdépendance entres les évenements en Tunisie et dans l’ensemble de l’Afrique du Nord et en Europe.

    Le courage et la détermination des masses tunisiennes influencent nettement la manière de re-penser politique, des masses algériennes et égyptiennes .

    Et bientôt les masses grecques , irlandaises, espagnols, portugaises, belges et françaises.

    2011 …. La fin des Bonzes ! Ben Ali n’est que le premier sur la liste. Il va y en avoir d’autres !

    Fichtre ! Comme les futures générations seront difficile à gouverner. Espérons-le bien !

  5. J’ai de plus en plus l’impression que les dés sont jetés pour l’avenir : ruine des pays occidentaux et montée tous azimuts des régimes d’extrême-droite. Si quelqu’un entrevoit une autre issue, j’aimerais bien la connaître.

    1. Les « philosophies sociales » du « care », de la « frugalité volontaire » – Arnsperger-, tout comme comme le « convivialisme »-le Mauss- manquent singulièrement d’être ancrées dans l’analyse des rapports sociaux qu’elles induisent; par exemple, le dernier bouquin d’ A.Caillé et alii  » zappe », la problématique de la néodomesticité (Gorz).

      Avons-nous une lecture des classes sociales qui soit adaptée à l’analyse des rapports sociaux issus de la redistribution ?

    2. En disant que les « dés sont jetés », je pensais à cette phrase de François : « Un processus de restructuration de la dette souveraine était lancé par eux, qui a été pour l’instant remisé dans les tiroirs. » C’est pas inquiétant ? L’on voit bien que les problèmes sont inextricables, mais quand même, on ne sent nulle part une volonté quelconque de démêler l’écheveau. Sans doute, comme déjà dit, parce que ceux qui le voudraient ne le peuvent pas, et ceux qui le pourraient ne le veulent pas. Les premiers cherchent donc à gagner du temps, et les seconds du fric. Et quand ça pètera, on verra peut-être la foule descendre dans la rue, mais ce n’est pas la démocratie qui en tirera profit.

    3. on pourra rejoindre Vigneron dans le maquis, réécrire des tables de lois nouvelles pour engendrer un nouveau Dieu, belge barbu aux tempes grises.
      Crapaud, je me remets entre vos palmes !

    4. @Karluss : je me demande parfois si l’humour n’est pas encore la meilleure solution. Penser trop sérieusement à tous ces problèmes, qui ne sont pas nôtres mais nous touchent en plein cœur, a quelque chose de déprimant. Je crois du reste me rappeler que François est passé par de durs moments à faire sa chronique.

    1. Dans l’article : « Cette importante création de jobs ne suffira toutefois pas à réduire le taux de chômage, mais juste à le stabiliser ». Tout est dit.

  6. Qui peut me dire ce qu’il faut faire,s’il est encore temps, de son assurance vie ,PEL,livret A…. ?
    pour essayer de limiter les dégats.

    Merci pour vos réponses.
    Un épargnant à la (petite) retraite et ne disposant que de ce type d’économies.

    1. Bonjour philou…J’ai bien une idée philoute…Mais je craints, quelle ne vous séduise guère…Enfin je me lance …Claque tout très vite, sans regret, ni remord…Juste un dépassement de soi-même…Rien de plus…Rien de moins.

    2. Diversifiez vos placements, méfiez vous des frais annexes (droits d’entrée, de sortie etc) et tenez vous informé. Par exemple vous pouvez trouver sur wikipédia l’instructif pédigré des différentes institutions financières.

  7. a philou

    Vous avez 20000 euros.Exemple les espagnols soldent leur voiture pour payer leur appart.
    Benef 25%.Déjà 2 ans d’inflation de récupéré(à10%).Achetez un poele à bois ils vont augmenter avec le barril.Investissez dans des biens durables.ET ayez une pensée compatissante
    pour vos confréres qui gérent 2000 milliards de papiers monnaie pour le compte des fnds de retraites de l ‘illinnois ou de californie.

  8. Jeudi 27 janvier 2011 :

    Mauvaise surprise matinale pour les investisseurs et les marchés. L’agence de notation Standard and Poor’s a en effet décidé d’abaisser la note de la dette à long terme du Japon d’un cran.

    L’économie nipponne est désormais noté « AA – », la quatrième meilleure possible sur une échelle de 22 notations.

    Pour les experts de Standard & Poor’s, la situation financière du pays, déjà lourdement endetté, devrait empirer dans le futur. Et d’expliquer que les déficits budgétaires du pays resteront élevés dans les années qui viennent, grevant d’autant pour l’Etat une souplesse budgétaire d’ores et déjà limitée.

    Sans surprise, cette annonce a fait l’effet d’une bombe sur les marchés et relancé les craintes des investisseurs sur le poids des dettes souveraines dans les pays développés.

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0201105315141.htm

    1. Il faut bien plus que ça pour mettre le Japon à genou. Renseignez vous de la situation qui était la leur fin 1945. Dans ce même ordre d’idée je suis certain que la situation de la Chine dans la première moitié du 20ème siècle à cimenté une unité nationale des chinois que l’on sous-estime grossièrement.

  9. Est-ce qu’il n’y auraIt pas une nécessité François de se pencher sur la réalité de la stagflation,
    le Royaume-Uni n’étant que la partie visible de l « Iceberg », puisque tous les chiffres concordent
    pour la signaler imminente ou déclenchée en Europe en 20111 ?

    1. Pour l’instant, nous avons un peu de croissance sans emploi, peut-être demain aurons-nous beaucoup d’inflation sans croissance.

  10. Jeudi 27 janvier 2011 :

    Crise financière : les USA constatent l’échec collectif face aux spéculateurs.

    La Commission d’enquête sur la crise financière américaine a conclu à un échec collectif jeudi, celui des Etats-Unis qui n’ont pas su ou voulu brider les spéculateurs qui sévissaient sur le marché du prêt immobilier et ses dérivés.

    Son rapport de plus de 600 pages se veut le « récit historique » et fidèle d’une crise née avec des prêts immobiliers à risque, qui a gagné l’ensemble du système financier et a été lourdement payée par tous les Américains.

    « La machine à prêts immobiliers », « La folie », « L’explosion », « La chute de l’économie »… les titres de chapitres rappellent les épisodes d’un drame qui n’est pas vraiment fini, vu l’ampleur du chômage aux Etats-Unis et le marasme de l’immobilier.

    Si des prêteurs sans scrupules sont les premiers coupables, il leur a fallu des complices: les agences de notation, et les autorités de régulation.

    « La débâcle d’une sphère des marchés financiers a entraîné des défaillances dans d’autres sphères par le biais d’interconnexions et de vulnérabilités que les banquiers, les responsables publics et d’autres ont manquées ou écartées », écrit la Commission.

    « En tant que Nation, nous devons aussi accepter notre responsabilité. Collectivement, mais certainement pas unanimement, nous avons acquiescé à ou nous nous sommes impliqués dans un système, un ensemble de politiques et de mesures, qui a causé nos difficultés », ajoute-t-elle.

    Cela implique des torts, parfois graves, pour certaines personnes encore en place dans le monde de l’entreprise et à Washington.

    Sont rappelées les déclarations du président de la banque centrale (Fed) Ben Bernanke selon lesquelles la crise aurait des répercussions limitées. Mais aussi l’inertie de l’institution face à l’explosion du crédit immobilier, malgré les preuves qu’une bulle spéculative était en train de gonfler.

    Secrétaire au Trésor aujourd’hui, le président de la Fed de New York Timothy Geithner est décrit comme incapable d’adopter une ligne claire sur l’aide aux géants de Wall Street en train de s’effondrer : Bear Stearns en mars 2008, puis Lehman Brothers et AIG en septembre de la même année.

    Au fil de son enquête, avec l’audition de 700 témoins et l’examen de millions de pages de documents, la Commission a glané une pléthore d’indices selon lesquels beaucoup savaient qu’il y avait un problème, mais refusaient d’en voir l’ampleur.

    « La crise a été la conséquence d’actions et d’une inaction humaines, non pas de Mère nature ou de modèles informatiques qui se seraient détraqués. Les capitaines de la finance et les gardiens de notre système financier ont ignoré les avertissements et ont été incapables de s’interroger, de comprendre et de gérer les risques », lit-on dans la préface.

    « Nous avons été parfois fascinés, surpris et même choqués par ce que nous avons vu, entendu et lu », affirme la Commission.

    Le langage n’est pas toujours chaste : « Les gars, vous m’avez filé un sac à merde », aurait dit M. Geithner quand le régulateur d’AIG abandonnait ses responsabilités et passait le dossier à la Fed de New York.

    La Commission ne fait aucune proposition particulière, se comparant à l’autorité qui enquête sur les causes des accidents d’avions, mais laisse au législateur le soin de remédier aux manquements.

    « Il y a eu des signes annonciateurs. La plus grande tragédie serait d’accepter la rengaine selon laquelle personne n’aurait pu prévoir cela et donc il n’y avait rien à faire. Si nous acceptons cette idée, cela se reproduira », a affirmé dans un communiqué le président de la Commission, Phil Angelides.

    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=a1dec1bb38d2844a737474c9280020b6

    1. Ce rapport explique-t-il que : cette fois le sauvetage était au dessus des moyens des états et que c’est pour ça que ça a mal tourné?

  11. Espagne : le chômage atteint 20,33 % fin 2010, son plus haut niveau depuis 13 ans.

    Le chômage est reparti à la hausse en Espagne, atteignant fin 2010 un taux de 20,33 %, son plus haut niveau depuis 13 ans, et un record parmi les pays industrialisés, dépassant largement l’objectif fixé par le gouvernement socialiste.

    Deux chiffres restent inquiétants : le chômage des moins de 25 ans, qui dépasse les 40 %, et le nombre de foyers dont aucun membre n’a un emploi, qui atteint 1,3 million.

    Et le problème est que la croissance n’est toujours pas au rendez-vous.

    « L’activité ne reprend pas », a souligné à la radio un reponsable du syndicat UGT, Toni Ferrer.

    Cette semaine le Fonds monétaire international (FMI) a revu à la baisse ses prévisions de croissance, attendant 0,6 % en 2011 (contre 0,7 % avant) et 1,5 % en 2012 (contre 1,8 %).

    Dépêche AFP

  12. La stagflation est la pire chose qui puisse nous arriver. Et pourtant elle est à nos portes depuis 6 mois. En France l’inflation est constatée (+1,8%) et la reprise économique est nulle sinon en régression et une croissance sous réanimation pour ne pas dire « nulle ».. Constat humiliant.? Non même pas car notre Gouvernement qui nous ment régulièrement, refuse de voir les choses comme elles sont. .Monsieur Fillion est le plus heureux des hommes, Mme Lagarde chante « tout va très bien Mme la Marquise… » et notre Président parcourt la planète pour faire la leçon aux autres pays au lieu d’appliquer ses maximes à lui-même. Alors, What’s to be done.?

    1. Et bien tout simplement en arrêtant de se faire rouler.

      Un exemple parmi d’autres :
      Un fond de retraite, ou d’assurance vie…

      La promesse est des millions à l’échéance. Hors, vu les dépôts au fil des ans, calcules le retour REEL soit loin des 15% que ce font les fonds sur les marchés.
      Mais pour cela, il faut savoir tenir compte des intérêts tout comme dans un calcul d’emprunt, puis SURTOUT ne pas oublier l’usure de l’argent, soit l’inflation.
      Et là, on se rend compte que l’on se fait ROULER dans les grandes largeurs.
      Tout en se croyant futur multi-millionnaire… comme quoi, c’est bien fait.

      Ce qui m’écoeure est que personne ne sache calculer.

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