BUSINESS AS USUAL, OUI OU NON ?

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

J’étais hier soir à l’émission Ce soir (ou jamais !) sur France 3. Les sujets dont Frédéric Taddéi souhaitait que nous parlions étaient l’économie japonaise (il avait été question des Japonais eux-mêmes dans l’émission de la veille) et la part des excellents bénéfices des entreprises du CAC 40 qui se retrouveraient en salaires du vulgum pecus, à savoir des miettes.

Parler de l’économie japonaise sans parler de la tragédie des Japonais est un exercice difficile dont seul l’économiste présent parvint à s’acquitter sans peine. Même l’auteur de Pour sortir de la crise, le capitalisme préféra dire que ce n’est pas uniquement une question de combien de puces pour téléphone mobile on arrivera à produire dans les semaines à venir. Quoi qu’il en soit, tout Japon et CAC 40 confondus, le débat de la soirée se découvrit vite la question à laquelle il s’agissait pour les invités de répondre : « Business as usual, oui ou non ? ».

Et là, signe des temps ou intention délibérée des organisateurs de la soirée, le résultat du vote fut celui-ci : « Business as usual, oui ! » : deux voix, « Non » : quatre. À quoi il faut ajouter le vote du sociologue, qui consista à dire que la manière dont nous concevons notre rapport à la nature a changé au cours des derniers jours. Les autres eurent beau lui rappeler que les tremblements de terre, tsunamis, et autres volcans et météorites font partie de la carte d’identité de notre bonne vieille planète, il était clair que pour lui les centrales nucléaires relèvent de la nature. Faute de comprendre sa Weltanschauung, je compte son vote comme un vote blanc.

J’imagine que même les partisans du business as usual m’accorderont qu’il y a eu comme un flottement au cours des années récentes, mais il était clair qu’à leurs yeux, les bons résultats des entreprises du CAC 40 et leur détermination à considérer les bénéfices comme butin plutôt que comme aboutissement d’un effort commun, apportent la preuve que les efforts pour reconstruire à l’identique le monde d’avant 2008 ont rencontré un franc succès. À mes propres yeux, cette « bonne santé » des entreprises qui échappent à la logique de la redistribution par leur volonté affirmée d’offrir à ceux qui ont déjà beaucoup, encore davantage, lance un message : « Nous sommes toujours là ! Et si jamais nous devions partir, ne vous inquiétez pas : le jour où vous ouvrirez les coffres, ils seront vides ! »

Qui étions-nous, les quatre du « Non » ? Une actrice, un romancier et, quand on m’ajoute, ça fait trois saltimbanques. La quatrième était une banquière. Quand je vous disais que les choses avancent !

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction sur support numérique en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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176 réflexions sur « BUSINESS AS USUAL, OUI OU NON ? »

  1. Question aux fins limiers de la finance, en premier lieu M. Leclerc… Le Japon est un grand acheteur de bons du Trésor US. Devrait-il le rester à l’aune des événements dans ce pays (il faudra bien financer la reconstruction…) ? En cas de réponse négative, quelles seraient les conséquences financières pour les “gringos” ?

    1. Pas bien grave, la FED imprimera des billets. On n’est plus à un quantitative easing près !

      1. Certes, mais le dollar comme valeur refuge et transactionnelle mondiale, à force de QE, ça ne devrait plus être trop “bandant” à la longue, non ? 😉

      2. Bonjour VB,

        C’était une boutade. La perspective d’un QE3 semble difficilement concevable en l’état actuel, mais la FED pourrait être poussée dans ses retranchements si des circonstances encore plus exceptionnelles qu’à l’heure actuelle prenaient le pas sur le statu quo plus ou moins bien accepté. Mais avec évidemment des conséquences prévisibles (et certaines imprévisibles) graves pour l’économie en général et probablement le statut des relations avec la Chine.

      3. @ Julien,

        Oui, évidemment ils naviguent à vue, comme d’habitude pourrait-on dire. Reste que le dollar comme monnaie de réserve me semble vivre ses derniers instants, quoi qu’il en soit par ailleurs des QE. C’est juste une question de temps, de fourchette de temps plus précisément.
        Quand on pense que le FMI se permet, officiellement et officieusement, de donner des leçons de morale à la Grèce…

  2. A vrai dire, je fus un peu dépité hier soir. Car pamis les trois “saltimbanques”, les deux “autres” ont plus parlé que Paul Jorion et contribués à un dialogue de sourd certain avec le monsieur grand chef des centres d’appels (qui constitue un progrès notoire pour l’humanité). Je me souviens de l’avoir vu il y a quelques années sur un plateau (peut-être pendant la dernière présidentielle), présenté comme un jeune entrepreneur talentueux.
    L’économiste et la banquière ont fait un peu de pédagogie, rien de bien méchant, voire un peu rassurants par leur manière d’aborder les sujets.
    Le chef d’entreprise m’a paru malheureusement très convainquant sur l’idée qu’on allait en reprendre pour 20 ans (mini). Ceux qui dirigent le monde sont minoritaires, l’oublier me semble une erreur. En bref, je n’ai pas ressenti “l’accélération d’un processus” juste évoquée par Paul (mais peu explicitée), mais plutôt une stabilisation de la domination de la situation actuelle. Je comprend bien que c’est faux, mais je voulais simplement dire que ce n’est pas, à mon avis, ce qui ressort de l’émission.
    Ce n’est là qu’un ressenti (je suis peut-être aveugle ou con mais on est tellement nombreux dans mon cas).

    1. Nos politiciens belges ont toujours eu le mot pour rire , surtout Reynders qui est le seul dans tout le pays a croire ce qu’il dit .

  3. Je trouve encourageant que des individus s’interrogent sur les dérives de notre société..et encore bravo à tous ceux qui écrivent pour les dénoncer..;
    c’est pourtant assez rassurant pour ceux qui en sont responsables:pas de grandes craintes d’actions qui ne soient maitrisées sans grande difficulté…
    toutes ces gesticulations ,certes saines,n’engendrent aucune action..pire ,lorsque qu’une proposition émerge ,nous nous ingénions a la neutraliser; (la bonne idée aurait-elle poussé sur un autre terreau que le mien!!!???)
    La synergie est une vertu trop rare
    Nos élites ,ou supposées telles ,fonctionnent à la manière de diode ,alors q ‘elles devraient mettre leur intelligence à la disposition de la collectivité. et ,après avoir semé,ne pas s’attendre à recueillir seulement que des louanges …la germination est souvent ailleurs…
    Enfin pour ceux qui considèrent que nous” baignons”dans le capitalisme je rappelle qu’un de ses principaux arguments voulait que lorsque les riches devenaient plus riches ..les pauvres étaient moins pauvres…Le capitalisme n’existe plus ,nous sommes rentrés dans l’ère du profit..

  4. Allègre: “Il n’y a pas de catastrophe nucléaire” au Japon

    Claude Allègre était l’invité de RTL ce jeudi matin pour débattre des conséquences du séisme au Japon et notamment du nucléaire.

    “Je voudrais vraiment qu’on remette les choses en place, il n’y a pas pour l’instant au Japon de catastrophe nucléaire, il y a une catastrophe sismique, tragique”. Claude Allègre, ancien ministre de l’Education, était l’invité de RTL, ce jeudi matin, pour parler des conséquences du séisme et tsunami japonais.

    Qualifiant “d’indécent” le débat ouvert en France sur le maintien ou non du nucléaire, le scientifique a affirmé que “nos centrales – françaises, ndlr – sont beaucoup plus évoluées qu’au Japon”. “Aucun pays n’a autant de compétence que la France en matière de nucléaire.”

    Soulignant que le bilan humain de la castastrophe japonaise était sous-estimé, Claude Allègre a prédit “plus de 30 000 morts”.

    1. Rien que la perte d’une demi-douzaine de réacteurs, c’est déjà une catastrophe, sans parler des personnels sur le site, dont beaucoup ont certainement déjà pris des doses très sévères !

      Ce qui me dépasse, c’est qu’on invite encore ce gros prétentieux à élucubrer dans les médias; il doit y en avoir qui le trouvent amusant, comme autrefois Marchais.

  5. ça obligé de le poster: Kenzaburo Oe
    Entretien: Philippe Pons (Le Monde, 17/3/2011)

    « Et puis nous sortirons pour revoir les étoiles. »

    « Depuis quelques jours, les journaux japonais ne parlent que du désastre que nous vivons et le hasard a fait qu’un de mes articles, écrit à la veille du séisme, a été publié dans l’édition du soir du quotidien Asahi, le 15 mars. J’évoquais la vie d’un pêcheur de ma génération qui avait été irradié lors de l’essai de bombe à hydrogène dans l’atoll de Bikini. Je l’avais rencontré lorsque j’avais 18 ans. Par la suite, il consacra sa vie à dénoncer la duperie du mythe de la force de dissuasion nucléaire et l’arrogance de ceux qui en sont les chantres. Est-ce un sombre présage qui m’a poussé à évoquer ce pêcheur précisément à la veille de la catastrophe ? Il avait en effet lutté aussi contre les centrales nucléaires et dénoncé les risques qu’elles présentent.

    « Je caresse depuis longtemps le projet de retracer l’histoire contemporaine du Japon en prenant comme référence trois groupes de personnes: les morts des bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki, les irradiés de Bikini – dont ce pêcheur était un des survivants -, et les victimes des explosions dans des installations nucléaires. Si l’on se penche sur l’histoire du Japon avec le regard de ces morts, victimes du nucléaire, la tragédie qui est la leur est une évidence.

    « Aujourd’hui nous constatons que le risque des centrales nucléaires est devenu une réalité. Quelle que soit l’issue du désastre que nous sommes en train de connaître – et avec tout le respect que j’éprouve pour les efforts humains déployés pour l’enrayer -, sa signification ne prête à aucune ambiguïté: l’histoire du Japon est entrée dans une nouvelle phase, et une fois de plus nous sommes sous le regard des victimes du nucléaire, de ces hommes et de ces femmes qui ont fait preuve de grand courage dans leur souffrance. L’enseignement que l’on pourra tirer du désastre actuel dépendra de la ferme résolution de ceux auxquels il est accordé de vivre de ne pas répéter les mêmes errements.

    « La grande leçon que nous devons tirer du drame d’Hiroshima, c’est la dignité de l’homme, de ceux et de celles qui sont morts sur le coup comme des survivants, atteints dans leur chair, et qui pendant des années durent endurer une extrême souffrance que j’espère avoir pu rendre dans certains de mes écrits.

    « Les Japonais, qui ont fait l’expérience du feu atomique, ne doivent pas penser l’énergie nucléaire en termes de productivité industrielle, c’est-à-dire qu’ils ne doivent pas chercher à tirer de la tragique expérience d’Hiroshima une “recette” de croissance. Comme dans le cas des séismes, des tsunamis et autres calamités naturelles, il faut graver l’expérience d’Hiroshima dans la mémoire de l’humanité: c’est une catastrophe encore plus dramatique que les désastres naturels – car elle est due à la main de l’homme. Récidiver, en faisant preuve avec les centrales nucléaires de la même inconséquence à l’égard de la vie humaine, c’est là la pire des trahisons de la mémoire des victimes d’Hiroshima.

    « Le pêcheur de Bikini dont j’ai parlé précédemment n’a cessé d’exiger l’abolition des centrales nucléaires. L’une des grandes figures de la pensée japonaise contemporaine, Shuichi Kato (1919-2008), évoquant les bombes atomiques et les centrales nucléaires dont l’homme perd le contrôle, rappelait l’expression célèbre d’un ouvrage classique, L’Oreiller d’herbes, écrit il y a mille ans par une femme, Sei Shonagon. L’auteur y évoque quelque chose qui semble à la fois très loin mais qui, en fait, est très proche. Un désastre nucléaire paraît une hypothèse éloignée, improbable, elle est pourtant toujours avec nous.

    « L’ambiguïté du Japon que je soulignais [en recevant le Nobel en 1994, NdT] n’a été que renforcée par ce qui se passe actuellement. En ce moment, ce Japon ambigu dans les valeurs qu’il défend est complètement bloqué, dans une impasse. L’antonyme d’ambiguïté, c’est la clarté. Lorsque j’ai parlé du Japon ambigu en 1994, mon pays était encore dans une période de grâce, un temps suspendu qui lui permettait de différer les choix et les orientations claires: en d’autres termes, il pouvait se payer le luxe de rester dans le vague. Et le Japon pensait que ce report sine die de ses choix était accepté des autres pays. Ce faisant, il n’assumait ni son histoire ni ses responsabilités dans le monde contemporain. Pensant qu’ils pouvaient s’autoriser ce manque de clarté en politique, les Japonais ont fait preuve de la même attitude en matière économique en adoptant un modèle de développement dont ils ne savaient pas très bien où il les menait. Et une conséquence fut la bulle financière du début des années 1990.

    « Aujourd’hui, le Japon doit clarifier sa position. La Chine le contraint à assumer ses responsabilités vis-à-vis du reste de l’Asie, et les habitants d’Okinawa, où se trouve la plus forte densité de bases militaires américaines dans l’Archipel, attendent une orientation claire du gouvernement sur la question de la présence des troupes américaines déployées sur son territoire. Okinawa base militaire américaine, cette situation n’est plus acceptable pour les Japonais comme pour les Américains. Il est grand temps de redéfinir le rôle de ces bases. Ce flottement dans les choix n’est plus permis car les survivants des victimes de la guerre à Okinawa exigent une attitude claire du gouvernement. La période de grâce au cours de laquelle le Japon différait ses choix et ses décisions est désormais révolue.

    (Pensez-vous que le désastre actuel réveillera une conscience contestataire ?)

    « Au moment de la défaite du Japon, j’avais dix ans. Une année après a été promulguée la nouvelle Constitution et en même temps a été adoptée la loi-cadre sur l’éducation nationale, sorte de reformulation en termes plus simples des grands principes de la Loi fondamentale destinée à être plus facilement compris par des enfants.

    « Pendant les dix ans qui ont suivi la défaite, je me suis toujours demandé si le pacifisme constitutionnel, dont le renoncement au recours à la force est un élément, puis les trois principes antinucléaires (ne pas posséder, ne pas fabriquer et ne pas utiliser des armes atomiques) traduisaient bien les idéaux fondamentaux du Japon de l’après-guerre. Si l’adolescent que j’étais avait des doutes, je pense qu’a fortiori les adultes devaient se poser des questions.

    « Et de fait, le Japon a progressivement reconstitué une force armée tandis que les accords secrets avec les Etats-Unis ont permis d’introduire des armes atomiques dans l’Archipel, vidant de leur sens les trois principes antinucléaires officiellement affichés. Cela ne veut pas dire pour autant que l’on négligeait les idéaux des hommes de l’après-guerre. Les Japonais avaient conservé la mémoire des souffrances du conflit et des bombardements nucléaires. Les morts qui nous regardaient nous obligeaient à respecter ces idéaux. Le souvenir des victimes d’Hiroshima et de Nagasaki nous a empêchés de relativiser le caractère pernicieux des armes nucléaires au nom du réalisme politique. Nous nous y opposons. Et en même temps, nous acceptons le réarmement de fait et l’alliance militaire avec les Etats-Unis. Là réside toute l’ambiguïté du Japon contemporain.

    « Au fil des années, cette ambiguïté, fruit de la coexistence du pacifisme constitutionnel, du réarmement et de l’alliance militaire avec les Etats-Unis, n’a été qu’en se renforçant car nous n’avions donné aucun contenu précis à nos engagements pacifistes. La confiance totale des Japonais en l’efficacité de la force de dissuasion américaine a permis de faire de l’ambiguïté de la position du Japon (pays pacifiste sous le parapluie nucléaire américain) l’axe de sa diplomatie. Une confiance en la force de dissuasion américaine allant au-delà des clivages politiques qui a été réaffirmée par le premier ministre démocrate, Yukio Hatoyama, lors de l’anniversaire, en août 2010, du bombardement atomique sur Hiroshima, alors que le représentant américain avait plutôt souligné dans son allocution les dangers de cette arme.

    « On peut espérer que l’accident à la centrale de Fukushima permettra aux Japonais de renouer avec les sentiments des victimes d’Hiroshima et de Nagasaki et de reconnaître le danger du nucléaire, dont nous avons une nouvelle fois sous les yeux un tragique exemple, et de mettre fin à l’illusion de l’efficacité de la dissuasion prônée par les puissances détentrices de l’arme atomique.

    « J’ai écrit Dites-nous comment survivre à notre folie quand j’avais atteint l’âge qu’on dit mûr. Je suis dans ce qu’on appelle le troisième âge et j’écris un “dernier roman”. Si je réussis à survivre à cette folie actuelle, le livre que j’achèverai commencera avec une citation de la fin de L’Enfer de Dante qui dit à peu près: “Et puis nous sortirons pour revoir les étoiles.” »

  6. C’est pas terminé !

    Une centrale nucléaire sous-marine : entre génie et folie

    Flexblue : c’est le nom qu’a donné l’entreprise française DCNS à cette nouvelle unité de production d’énergie nucléaire… sous-marine ! Le leader européen des systèmes navals de défense met ici la technologie de ses sous-marins nucléaires au service de la production d’électricité civile. L’eau de mer remplace l’eau des rivières pour refroidir la centrale déposée à même le fond marin.
    La construction du premier prototype devrait commencer dès 2013 à Cherbourg.

  7. Si on projette d’utiliser de l’acide borique, cela veut-il dire que les barres de zirconium sont déjà fondues d’où la production d’hydrogène ?

    1. Les barres ont déjà commencé à fondre dans plusieurs réacteurs.
      L’acide borique pourrait avoir comme utilisation ultérieure de retarder des processus de fission résultant de la déformation de la géométrie des assemblages de combustible dans les piscines, créant des risques de criticité.

  8. Bonjour Paul,
    Dommage que vous n’ayiez pas eu le temps de répondreà l’entrepreneur néolibéral de service qu’entre 1980 et 2006, la part des salaires dans la valeur ajoutée des entreprises est tombée de 67 % à 57 % en moyenne dans les 15 pays les plus riches de l’OCDE, soit, pour la seule France, environ 190 milliards d’euros par an.
    Continuez (en travaillant plus maintenant sur les solutions, le diagnostic est fait) !

  9. A-t-on bien intégré dans le prix de revient du KWA nucléaire le cout des catastrophes et le prix du démantèlement des centrales actuellement en service.?
    De plus,sans jouer les Cassandre,je ne vois pas ce qui permet d’affirmer que nos centrales sont au dessus de tout soupçon ,du fait même de la diversité des causes de catastrophes possibles.
    Là encore ,les conseilleurs ne seront pas les payeurs ,ils détaleront sous d’autres cieux!!!!

    1. Bonsoir à tous

      En réponse à Bonnet.

      “ils détaleront sous d’autres cieux!!!!”. Lesquels?.

      Tout le monde aura compris maintenant que pour détruire un réacteur nucléaire il n’est pas nécessaire de s’attaquer au réacteur lui-même, mais à son système de refroidissement qui est vital et dont on peut dire qu’il n’est protétégé contre rien puisqu’il n’est pas protégé contre tout. Prévoir, c’est prévoir qu’il faut prévoir.

      Tout y est électrique, de l’automatisation à la motorisation et pour n’envisager que le cas d’un caprice de la nature qui pourrait se manifester par une très forte éruption solaire, dont la probabilité est loin d’être nulle, qui aurait le même effet qu’une arme IEM à grand rayon d’action, tous les circuits électriques ainsi que ceux du secours du secours seront grillés d’une manière irréversible. Pour la France par exemple, nous aurions sur les bras 58 réacteurs incontrôlables!!! Et plus aucun moyens de communications. Quel physicien nucléaire peut garantir que cela ne se produira pas?

  10. @ tous,

    A propos de business as usual, que dites-vous du dernier article d’Eric Verhaeghe : http://www.eric-verhaeghe.fr/post-scriptum-a-laffaire-renault/

    Certes il s’agit de droit du travail, de salariés de grosses multinationales, mais cela donne une idée de ce qui se passe aussi dans ces grosses boîtes où certains disent que les employés sont financièrement mieux traités tous les autres salariés : mieux traités, financièrement peut-être (encore que cela resterait à démontrer de façon sérieuse au vu de la baisse générale du pouvoir d’achat) mais certainement pas humainement à ce qu’il paraît.

    1. depuis que les financiers ont pris le pouvoir, le droit du travail est chaque jour bafoué …des armées de juristes sont payées pour contourner la Loi.
      dans le privé ( droit du travail ) , le salarié n’est pas à égalité, comme le dit Verhaeghe, mais sous dépendance de l’employeur. les IRP (CE, DP, CHSCT ) avaient été mis en place pour faire contre-pouvoir, mais sont chaque jour plus “empêchés”, discriminés voire plus.( documents donnés la veille pour le lendemain, intimidations …etc, etc ).
      le fait – je ne parle pas là de “barbouzerie”, mais le fait pour l’employeur de pouvoir lire les courriels de chaque salarié, vient du droit anglo-saxon. En France, cela devait bien se faire, mais chacun savait que l’employeur n’avait pas de prise légale. Maintenant, c’est passé dans les moeurs. Et même dans la Loi.
      voir aussi les cameras de surveillance, placées un peu partout dans l’entreprise, et notamment devant les bureaux syndicaux, et, ou, le service médical ….
      quant à la maltraitance dans les multinationales, elle est institutionnalisée ( pression de l’actionnaire sur la direction …et ainsi de suite…organisation du travail mise en place souvent par des “consultants externes”, issues de groupe anglo-saxons …et ne connaissant pas les métiers….
      il y a, comme toujours, quelques “managers” qui résistent, faisant tampon : mais ceux-là sont rares, souvent trés compétents, et solides humainement : ils ne sont pas légions …
      bon, je m’arrête. je pourrais faire un roman fleuve, pas trés drôle.

      1. Bonsoir M,

        Je sais que vous avez malheureusement raison, et plus encore…
        Les relations de travail dans la plupart des grandes entreprises sont devenues catastrophiques et la catastrophe s’est banalisée au point de devenir un mode “normal” de fonctionnement (de gestion des ressources humaines faut-il dire) sous l’égide des pratiques anglo-saxonnes.
        Ce que vous dites des délégués du personnel et autres est vrai ; à quoi s’ajoute l’attrait bien réel de certains salariés (censés défendre les autres) pour cette mode du cost-killing et du franglais = qui donne des gens inhibés et n’osant pas trop dire un mot plus haut que l’autre de peur de passer pour démodés.
        Les salariés résistants (et il y en a à tous les niveaux hiérarchiques mais très peu) sont de véritables résistants, des héros ignorés des temps modernes.
        C’est une des raisons pour laquelle je pense qu’il serait urgent de repenser le concept juridique même d’ ‘entreprise et les relations que doivent entretenir les différentes catégories de personnes nécessaires à la réalisation de l’objet social (salariés, dirigeants et apporteurs de capitaux)

        Bonne soirée

      2. Je partage totalement l’opinion de Valèrie :
        Le « Droit des Entreprises » n’existe pas. Les règles, normes et jurisprudences qui régulent les rapports entre les « personnes morales » et ses parties prenantes sont pour l’essentiel contenues dans le « Droit des Sociétés » en particulier de capitaux.
        Les textes sont nombreux et touffus, les réponses aux questionnements juridiques qui se posent réparties entre le Droit Civil, des sociétés, code du travail, droit des contrats, code de commerce…ect, créent un manque de cohérence globale laissant pendantes des questions pourtant essentielles.
        Depuis le Code Civil de 1804 les codes cités plus haut se sont considérablement complexifiés. L’influence des « Lawyers » américains qui ont suivis l’expansion mondiale de leurs clients transnationaux depuis 30 ans, et leur bras armé lobbyistes, n’y est pas étrangère.
        Le résultat de cette ingérence des conceptions anglo-saxonne du Droit a en premier résultat une opacité croissante fort propice aux arrangements de toute nature avec la réglementation et, au premier chef, d’organisation « légale » de l’évasion fiscale.
        Ce droit qui se taille sur mesure pour les multinationales ne bénéficie qu’aux seuls capitalistes à partir d’une boulimie législative exponentielle qui s’exerce de manière insidieuse par des amendements à des lois « fourre-tout » proposées par les parlementaires, mais aussi directement par l’Elysée, Matignon et/ou les Ministères en violation du principe constitutionnel de séparation des pouvoirs.
        Outre la perte de crédibilité du pouvoir législatif, dont on ne perçoit les bénéficiaires qu’à la publication des décrets d’application, cette inflation de textes ne résous pas les questions essentielles que nous avons évoquées plus haut sur le statut juridique des différentes composantes interagissant avec la personne morale mais trouve une victime expiatoire en la personne des petites et moyennes entreprises.
        En effet ces dernières n’ont d’aucune façon la capacité adaptative des multinationales financiarisées et sont toutes désignées pour subir les foudres tant du politique que des Administrations compétentes pour défaut de respect de la réglementation, des lois et autres initiatives normatives européennes. (pour mémoire, dès sa création, une entreprise doit faire face à 225 taxes diverses et variées, droits, impôts et prélèvements obligatoires…).
        Gommer l’aspect « humain » de l’Entreprise n’est pas une des moindres incongruités de la législation en vigueur. Rappelons que y compris « l’actionnariat » au sens large est in fine composé d’hommes et même dans le cas de Holding ou fonds divers, il y a toujours des personnes physiques derrière les structures.
        L’ensemble, comme toute construction humaine, doit relever d’une organisation équilibrée assortie de contre-pouvoirs, définis en fonction de l’utilité sociale du rôle de chaque participant au projet. L’Entreprise s’insère dans un tissu économique mais son incidence est aussi sociale, environnementale et sociétale.
        Dans ce cadre, la « propriété » de l’Entreprise entre dans l’analyse des contre-pouvoirs nécessaires à l’équité et à la stabilité requise.
        Faute d’y parvenir, et à l’occasion d’une éventuelle implosion du capitalisme financiarisé, ce sont les peuples qui risquent d’exiger violemment la fin de l’injustice. . C’est en préparant « l’après capitalisme financier » qu’on peut espérer avoir des solutions à proposer susceptibles de fédérer certainement pas en attendant opportunément sa fin annoncée qui risque surtout d’apporter le chaos.

      3. @ Alain Loréal,

        Vous partagez mon opinion ? Vous m’en voyez flattée ; et, la suite ?
        Je sais que L’organisation (association) à laquelle vous appartenez travaille là dessus, mais allez-vous assez loin dans l’analyse du problème et dans les solutions à apporter, ou avez-vous des freins en interne ?
        Par ailleurs, je crains que la rénovation de l’entreprise, on pourrait parler de création du droit de l’entreprise, n’entre en aucune façon dans les projets de notre chère (à tout point de vue) UE et, je le crains également, pas non plus dans ceux de la corporation du droit des affaires, plus connue sous le nom d’affairistes.

        Au plaisir,

    2. @VB

      certains disent que les employés multinationales sont financièrement mieux traités tous les autres salariés, encore que cela resterait à démontrer de façon sérieuse au vu de la baisse générale du pouvoir d’achat

      Au delà des salaires, si l’on prend l’exemple des salariés de Total, sachez qu’ils bénéficient de nombre d’avantage qui leur permettent d’augmenter considérablement leur pouvoir d’achat.

      Entre autres : la cantine du midi quasiment donnée. Le comité d’entreprise qui permet de bénéficier de réduction substantielle sur plein de loisirs avec des bons à prix réduits, style cinéma, achat FNAC, voyages organisés, stage de toute sorte (photo, vidéo….) , colonie de vacances de luxe pour les enfants à bas prix, dividendes offerts, 13ème mois, prime.
      Sur place dans la tour de la Défense : piscine et salle de sport.
      Par ailleurs formation continue gratuite et à volonté, grosse indemnisation lors des départs à la retraite

      Etc …

      Y a pas photo …

      1. @ Enigma,

        Société de l’énergie ! Total est Total, pourriez-vous démontrer que tous ces avantages existent (dans les mêmes proportions) pour les salariés dans toutes les multinationales ?
        Etes-vous sûrs que ces avantages n’ont pas été gagné sur les salaires (c’est-à-dire au détriment d’une augmentation desdits salaires) ?
        Il faut aussi noter que le pourcentage de part variable dans les revenus a été croissant pendant que décroissait, dans le même temps, la part fixe (pourtant plus sûre).

        Il serait par ailleurs intéressant de calculer la part de ce qui revient, de façon directe ou indirecte (les avantages en nature que vous mentionnez), aux salariés de ces grosses boîtes au regard de la totalité des revenus générés.

        Au-delà de ces considérations matérielles, l’exemple de Renault (qui suit certains autres problèmes récents) montre assez bien, selon moi, le malaise “managerial” (c’est décidément un terme que je n’aime pas !) pour les salariés français des multinationales.

        Cdt.,

      2. @VB

        Pour vous répondre je dirais que oui ces avantages, par le biais des comités d’entreprises, existent dans quasiment toutes les multinationales, genre celles qui possèdent des grande tours à La Défense, grandes banques, assurances, automobiles … idem pour Areva à Issy les Moulineaux.
        Et oui, cela existe depuis très longtemps, même bien avant la politique de modération salariale. Ce qui n’empêche pas, bien évidemment, que cela puise dans une part infime de leurs bénéfices.

        Pour l’anecdote, ils ont même des masseurs qui viennent faire des massages assis aux employés.
        Il y aussi les primes de naissance etc. la crèche sur place pour les employés.

        Par ailleurs, à l’époque de la politique des départs en pré-retraite, les sommes versées étaient extrêmement avantageuses au point que des tas de salariés, ont quasiment arrêtés de bosser vers les 50 ans avec quasiment le même salaire jusqu’à la retraite.
        Vraiment, par rapport à l’ensemble des salariés, leur pouvoir d’achat est beaucoup plus avantageux.

      3. @ Enigma,

        Vraiment, par rapport à l’ensemble des salariés, leur pouvoir d’achat est beaucoup plus avantageux.

        Ce qui nous renvoi au débat sur la rupture du pacte social et l’émission sur France 3 du 16 mars dernier que Monsieur Jorion a bien voulu mettre en ligne.
        Le gigantisme, la mondialisation et bientôt la pénurie d’énergie.

        Mais votre constat n’amoindri en rien la pénibilité des conditions de travail dans les grosses boîtes, non pas en raison de la lutte des salariés contre la matière (fabrications pénibles) mais bien de leur lutte pour la survie contre leur hiérarchie, ce qui, avouez-le est un comble !

        Cdt.,

      4. @VB

        Et bien, disons que ma compassion sur les salaires et conditions de travail se dirige plutôt vers les employés style, Call center, ou France Telecom que ceux de Google ou de TF1. C’est juste ce que je voulais signifier …

  11. @Paul

    Quelle a été la réaction de Roux de Bézieux, vice-président du Pôle-Emploi (entre autres multiples casquettes) lorsque vous lui avez froidement annoncé que les demandeurs d’emploi n’existaient pas? Cela n’apparaît pas à l’image…

    (soit dit en passant je suis très content de vous l’avoir entendu dire en public).

  12. Le gars qui exigeait le sacrifice d’autrui pour jeter un peu d’eau sur le toit d’un réacteur sans savoir si ce serait possible et efficace devrait apprendre à garder ses obsessions pour lui même avant de les balancer à la face du monde.
    Il a dit des choses moins stupides par la suite, la barre n’était plus trop haute.

    1. Je pense que ce qu’il voulait dire c’est poser la question de savoir si on voulait vraiment tout faire ou si on faisait tout dans cette affaire. Car il y a effectivement toujours des personnes pour vouloir se sacrifier. Et d’ailleurs, je ne sais pas si l’émission était en direct, mais il a eu le nez fin car les hélicos sont venus juste après l’émission !!

      Mais je pense que les personnes sont mieux protégées quand même qu’à Tchernobyl où on les a envoyé à l’époque sans aucune protection

      http://www.lecourrier.ch/index.php?name=News&file=article&sid=447794

  13. Cynisme affiché mais peut être volontaire lorsque le chef d’entreprise invité sur le plateau a avoué combien les augmentations des salariés relevaient d’un calcul savant : juste ce qu’il faut pour éviter une révolte.
    Business as usual of course !
    Pouvait-on parler salaire sans aborder les mi-temps imposés, les contrats précaires qui augmentent le sentiment d’insécurité et font augmenter encore plus la pauvreté. Heureusement il y a les blogs où peuvent s’exprimer les salariés mécontents pour se soulager : remarque du même chef d’entreprise inspiré, responsable au Medef et à UNEDIC. Business as usual, vous dis-je !
    Tout va très bien Madame la Marquise.
    Devant cette mondialisation de l’injustice, un projet alternatif porté par un responsable politique semble manquer cruellement.

  14. Business as usual,
    oui, mais la base reste fragile, terriblement fragile même. Les grands comptes profitent des bulles chinoises, entre autres. Le seul pays européen qui se met en relief, c’est l’Allemagne, pour des raisons multiples. Mais elle sait que cela peut être temporaire, le monde économique étant devenu incalculable. La position de la France s’est significativement affaiblie: sans son partenaire allemand, auquel elle s’accroche, elle n’aurait pas son triple A. Elle serait évaluée au même titre que l’Espagne, par exemple.

  15. Personnellement je ne vois non seulement aucune volonté politique mais encore aucun pouvoir politique;Je ne vois donc par qui pourrait porter un projet alternatif.
    Ceux qui prennent les décisions poursuivent des objectifs situés aux antipodes de nos préoccupations.
    Et ce n’est pas en votant que nous rendrons le pouvoir aux politiques qui l’ont perdu depuis longtemps.
    Pour cela ,il faut ,paradoxalement ,sortir des clivages politiques ,et utiliser les propres armes du capitalisme:manifestations et,grèves sont des combats d’arrière garde qui nous affaiblissent encore plus;nous avons besoin de leaders charismatiques et intègres (et il en existe) ,d’outils de communication ,de relais médiatique pour appliquer une stratégie rigoureuse .
    il faut créer un mouvement ,le structurer ,expliquer notre démarche ,réaliser rapidement un recrutement de qualité et atteindre une taille critique qui soit en parfaite adéquation avec l’action.
    alors nous pourrons agir
    Si vous considérez qu’il faut agir ,si vous êtes intègre,si vous n’avez pas un égo sur-dimensionné,si vous êtes capable d’organiser ,de former de définir des objectifs simples et réalistes dans la seule perspective de les atteindre ,tout est possible.
    malheureusement j’ai approché plusieurs personnalités qui me paraissait répondre à ces critères???j’ai franchement l’impression de m’être fourvoyé;
    Bien sûr ce serait prématuré et dommageable de révéler ici ma stratégie mais je sais que ce projet réunira une forte majorité d’individus qui veulent que ça change enfin.
    A bientôt 70 ans et maitrisant mal internet et les techniques de communication je suis à la recherche de bonnes volontés

  16. Bonjour M. Jorion,
    Je viens de terminer de regarder l’emission enregistrée au préalable grace à vos indications sur ce blog, J’ai bien aimé votre intervention et félicitations à vous et à l’artiste car vous avez été très crédibles face aux pro-capitalistes.
    A bientot (et continuez de nous alerter de ce genre d’excellentes emissions)
    Francois

      1. j’ai peur de mal comprendre ? le capitalisme serait il aussi inévitable que la mort elle même ? ou alors c’est le capitalisme qui serait mort (ce que jorion, non seulement ne dit pas dans la mesure ou “à l’agonie” ce n’est pas mort), mais en plus il se propose de le requinquer via le bancor et l’interdiction des paris sur les fluctuations des prix). enfin il me semble…

      2. oui, c’est écrit dedans :

        Notez bien : ce n’est pas moi qui suis en train de changer d’opinion et de passer de C à D : c’est le monde, avec l’aide bienveillante – et j’en suis sûr, sonnante et trébuchante – de la US Chamber of Commerce.

        de fait jorion croit toujours qu’il est possible de sauver le capitalisme en le faisant évoluer (et évoluer veut dire là revenir a un capitalisme keynesien)…

      3. de fait jorion croit toujours qu’il est possible de sauver le capitalisme en le faisant évoluer (et évoluer veut dire là revenir a un capitalisme keynesien)…

        Si ça peut vous permettre de mieux dormir la nuit…

      4. c’est gentil à vous de vous inquiéter de la qualité de mon sommeil, je pense par contre qu’en occurrence c’est vous qui dormez mieux en sachant qu’il existe une figure paternelle, bienveillante, dotée d’une rassurante barbe blanche et qui aura la solution adéquate quand tout partira à vau l’eau…

        cela dit dans le doute, il vaut mieux demander à l’intéressé : camarade jorion, lorsque arrivera le jour du grand soir, serez vous dans sur la barricade A, B, C ou D ?

      5. @von der blob

        Message reçu: Si je vous présente la preuve corroborant mes assertions, vous changez la question afin qu’elle ne corresponde plus à la réponse fournie. Je ne jouerai pas à ça avec vous, désolé. Amusez-vous bien tout seul.

    1. quelle preuve ? les messages disent en substance : le capitalisme a reçu un coup qui lui sera fatal à terme. ceci est une hypothèse, qui se réalisera. ou pas… et c’est pas parce que jorion a dit que le capitalisme était mort qu’il l’est effectivement, d’ailleurs si le dernier bouquin s’appelle “le capitalisme à l’agonie” c’est parce que le titre “le capitalisme est mort” aurait du mal à être pris au sérieux…

      mais ceci est une chose, la question de départ n’était même pas là, c’est vous qui faites un raccourci entre la question “jorion est il anti-capitaliste (par opposition aux pro-capitalistes dont parle boule) ?” et votre assertion “puisque le capitalisme est mort, jorion ne peut pas le soutenir”.

      or il se trouve que si. jorion veut revenir au capitalisme gentil et souriant des publicités des années 60, celui qui amenait du progrès, de la prospérité, des filles en mini jupe et des voitures qui avaient de la gueule. et comment veut il s’y prendre ? par le retour à la régulation, le détournement de l’argent de la finance vers la production voire même par l’interventionnisme de l’état sur des projets stratégiques. exactement comme dans les années 60…

      pour finir je ne sais pas comment vous voyez le capitalisme, mais je vous jure qu’il est pas fait comme nous, c’est à dire qu’il peut mourir, ressusciter, changer de forme, se multiplier etc. si bien que même après sa mort (si la prophétie se réalise), il se pourrait quand même qu’on soit encore dans du capitalisme…

  17. à crapaud rouge

    Je n’ai aucun gout pour l’utopie et,ne vous en déplaise , suis bien ancré dans la réalité;votre réaction ne me surprend guère : juché sur le piédestal de l’inefficacité ,vous pérorez ,gorgé de ce que vous avez lu ..sans même vous apercevoir que naviguant depuis si longtemps sur la barque de la suffisance ,vous ne vous rendez même plus compte que des nombreuses voies d’eau vous ont échoué sur les fonds sableux de l’inertie ):
    certes cela me fait plutôt sourire car je me doute bien ne pas pouvoir compter sur des profils comme le votre..vous représentez ,par votre scepticisme, l’obstacle le plus nuisible…
    Las ,vous n’êtes pas une exception et discuter ,avec vous ,revient à ”se taper”t un véritable parcours du combattant; je vous laisse à vos lectures ”utopiques ”vous pourrez au moins exister en les critiquant
    L’heure est à l’action innovante et concertée, basée sur une analyse précise de notre situation actuelle.
    Quand j’entends, ou lis, que bientôt les gens en auront marre ..ça c’est une utopie ,car les capacités ‘d’endurance ‘de l’homme sont insoupçonnables (cf les dictatures en cours)
    cela m’amène à la conclusion que nous ne pouvons demander aux commun des mortels que des participations basiques sans grand engagement ,sans ostentation et qu’il y a obligation de résultat.
    Cela exige du professionnalisme de la rigueur et beaucoup de pédagogie.

    1. Ben mon Bonnet, si vous prenez les choses comme ça, vous ne risquez pas de vous faire beaucoup d’amis… M’avez tout l’air d’avoir été militaire toute votre vie, je me trompe ?

      1. ne confondez vous pas rigueur et militarisme?
        je sens bien que vous êtes en ”pays de connaissance” ,entouré d’amis avec lesquels vous conversez ,toisant ce qui, tout à coup semble vous dérangez, et votre première réponse en est un exemple éloquent …
        je ne cherche pas votre amitié,,mais plutôt débattre avec qui le souhaite ,ou en a la volonté voire la capacité;je ne crois pas que vous faites partie de cela ,mais je peux aussi me tromper;pour l’instant je vous perçois comme une personne dont la première tendance serait de scier les branches sur lesquelles d’autres sont assis..;
        vous vous permettez de juger jusqu’à en déduire même ma profession (ce qui, je l’avoue, m’a bien fait rire.)
        en résumé ,je n’ai rien contre vous personnellement et je suis persuadé que dans la vie vous êtes tout autre,cependant j’ai tenu à répondre à une outrance par une autre outrance ,je n’y peux rien si vous l’avez pris au premier degré…

      2. Bonnet, moi j’y pige couic à votre éloquence !

        je sens bien que vous êtes en »pays de connaissance » ,entouré d’amis avec lesquels vous conversez ,toisant ce qui, tout à coup semble vous dérangez, et votre première réponse en est un exemple éloquent …

        Je me suis donné la peine de vous répondre, j’ai été le seul à le faire, j’ai pris des précautions en mêlant, dans la même phrase, utopie et réalisme, car je ne pouvais pas deviner comment vous prendriez le texte dont je vous proposais la lecture, mais je m’attire une espèce de procès stalinien pour cause de pessimisme et d’utopie ! Mais mon colon ! Si pour la “rigueur” il faut se faire bastonner dès qu’on ouvre la bouche, vous devinez ce que j’en fais.

  18. Audrey Vernon est d’une fraicheur! Elle dit des choses simples avec des mots simples, directe, et à bien du mal face à des logiciels bien rodés.

    Régis Jauffret ses propos m’ont dérangé au début. Par la suite il met le doigt où ça fait mal, de manière brute de décoffrage.

    Michel Maffesoli, on l’aime on ne l’aime pas peu m’en chaut, cela dit il dit des choses justes et très fines. Si le mot nature dérange, évoquons le vivant, l’ordre naturel des choses et le rapport au temps, aux cycles. Il dit des choses à entendre entre les mots. L’Homme est dans la nature, la nature est dans l’Homme, changer de rapport à la Nature c’est changer de rapport à l’Homme.

    Quand il parle d’esprit, il tape juste, accéder à la mondialisation suppose de pouvoir penser sur plusieurs niveau et dimensions, penser globale suppose de pouvoir synthétiser ces différents niveaux et dimensions………..dur……..dur. Nos outils intellectuels ne suivent pas.

    La preuve, on parle du monde, mais celui ci semble se limiter à la capacité du logiciel de chacun. Or le monde déborde des logiciels en hauteur, en profondeur et en largeur.Le temps du monde n’est pas celui du marché mais celui des cycles de la matière.

    Vers la fin le monsieur il part en live, avec ses histoires de tsunami plus vrai que celui qui a frappé le Japon. Et quand il confond équité et égalité.Il se perd dans ses rêves.

    Geoffroy Roux de Bézieux…….faussement consensuel.
    Mathilde Lemoine…..Bon chic, bon genre,charmante, didactique.

    Quant à Augustin Landier,on se demande si il est vrai tant on dirait une image de synthèse.

    Monsieur Jorion ,un raisonnement scientifique au milieu des saltimbanques rétablit l’équilibre face aux disciples du Marché de part son expérience dans le “Milieu” , son parcours atypique, sa formation universitaire.

    Quelques expressions:
    Catastrophe humanitaire……non……….humaine.
    Il y aurait moins d’équité…………..non………. pas d’équité.
    Les fondamentaux………..c’est nous, les humains, écosystèmes dans l’écosystème,dans l’écosystème…..

    Et puis surtout sortir de ce mode binaire de pensée du style : croissance ou décroissance. Comme si il fallait choisir entre aller à cloche pied sur la jambe droite ou sur celle de gauche, entre la vision d’un oeil contre celle de l’autre, entre l’hémisphère droit et l’autre, couper le bras droit ou l’autre? Garder la tête , se couper les mains et jeter les guiboles, à moins que l’inverse.?…………c’est idiot!

    L’aspect dit salutaire de la catastrophe japonaise prouve que nous passons et que la connerie demeure, il nous faut des sacrifices humains pour commencer le début d’une ébauche de comprenette…………et encore.

    Chacun à sa calculette pour évaluer les dégâts, on compte les morts, cloue les cercueils alors que des millions de japonais se préparent à survivre sans eau sans chauffage, sans nourriture, sans soins………..Bof y en a tellement, un peu plus ou un peu moins. Plus besoin de fiction on a du vrai en live. Chacun derrière son écran avec son mouchoir, c’est si triste, si beau, si vrai! Encore mieux qu’Haïti le suspens de la cata nucléaire en plus, on en tremble de trouille……….L’odeur de la mort nous redonnerait le gout de la vie…..tu sais que je t’aime toi…….. Curieuse engence!

    Business is business. Commence à nous courir sur le haricot le business!! Entre le règne absolu du business et la vie, j’opte pour la mort du tyran.

    Marre!

  19. @ Bonnet :

    J’ai essayé de comprendre ce qui pouvait motiver une critique aussi agressive contre Crapaud Rouge.

    J’ai relu vos et ses interventions et je n’ai rien vu, peut-être il y a-t-il des antécédents, je voudrai cependant vous dire ces quelques mots :

    Vous semblez vouloir créer ou participer à la création d’un mouvement structuré afin d’influer sur les politiques que vous ne jugez pas capable de prendre de bonnes décisions, vous en avez semble-t-il contacté un certain nombres qui vous ont déçu.

    Si les mots que vous utilisez, si votre manque de souplesse, votre sens hyper développé du recentrage sur vous transparait dans toutes vos interventions, bien évidemment vous serez et resterez à jamais le seul et unique membre de votre association …

    Sur un blog, apparait les divergences de vues, de réflexions, de langages, la convivialité veut, pour qu’un blog fonctionne, que le respect de l’autre soit primordial.

    Par définition nous n’avons ni vécu, ni expérience, ni esprit en accord total, c’est d’ailleurs ce qui fait la richesse de la vie, je voudrai juste vous dire Monsieur Bonnet, je ne ferai pas de jeu de mot un peu facile, qu’il me semble que vous manquez fondamentalement de la souplesse d’esprit nécessaire pour créer ou participer au mouvement dont vous rêvez…

    Dans la vie il faut savoir faire des choix, vous avez un but semble-t-il, si vous souhaitez le réaliser, tâchez de réfléchir à ce que je viens de dire, vous me semblez, pour le moment, manquer totalement de souplesse et d’ouverture d’esprit..

    1. Vous dites à Bonnet:
      “J’ai essayé de comprendre ce qui pouvait motiver une critique aussi agressive contre Crapaud Rouge.”
      Je crois avoir une réponse, elle tient au style du Batracien plutot qu’au fond, lequel se plait à donner des injonctions du genre : ” Commendez par lire un tel………..”
      Notre amical crapaud a un peu l’habitude de passer en force, c’est son style………que nous connaissons, mais quant on parvient à lire entre les lignes on s’aperçoit qu’il n’est pas si hussard que cela .

      1. Bernard, en écrivant : “Monsieur Bonnet, commencez par…“, je ne fais qu’employer une formule lapidaire. Je lui ai donné un titre, j’allais pas ajouter : “je vous suggère de bien vouloir commencer par”. On n’en sortirait plus ! Mon style est ramassé, c’est tout, et plus d’un commentaires, de quelques lignes seulement, m’ont demandé beaucoup de temps, ce qui ne se voit pas, évidemment. Sans compter, bien souvent aussi, le travail nécessaire pour retrouver une adresse et la mettre en lien.

      2. Ben oui, “Une injonction n’est pas une invitation“. La prochaine fois je dirai : “Monsieur Bonnet, à mon humble avis, si je puis me permettre, il serait peut-être bon de votre part, (si toutefois j’ai bien compris le sens de votre demande), que vous vous plongiez dans la lecture de ce livre que j’ai lu moi-même avec la plus grande attention, et dont je peux vous assurez que, sauf erreur de ma misérable personne, il est susceptible de vous apporter une aide précieuse dans votre noble dessein, à tout le moins de vous éclairer sur le chemin ardu que vous avez choisi.”

    2. Bourdon, la réponse cinglante de Bonnet m’a littéralement scié, mais ne m’a pas du tout énervé. Entre le réalisme et l’optimisme dont il se revendique, je devine un inextricable emmêlement de pinceaux. Autant laisser tomber. Merci quand même pour votre intervention.

    3. Merci pour vos conseils
      cependant ,comme crapaud rouge vous avez pris ma réponse au premier degré..”;l’empilement “de métaphores ,pour le moins foireuses aurait quand même du vous alerter
      Ceci étant dit ,je ne veux nullement influencer les politiques et rien ,dans ce que j’ai ecrit n’accrédite cela.
      De plus en plus ,au sujet des politiques ,progressent l’idée qu’ils sont tous pourris..ce sentiment s’appuyant sur les “affaires “”que d’aucuns se plaisent à faire fleurir…
      Nous devrions ,quand même ,convenir que la classe politique satisfait largement la loi de Pareto si on considère l’intégrité et l’abnégation de la classe politique ,dans son ensemble.
      Malheureusement ,les politiques ne détiennent aucun pouvoir…
      L’un de mes objectifs est de le leur redonner (vous saisissez la différence?)
      Pour ces raisons ,le mouvement que je souhaite initier ne doit pas avoir de coloration politique et s’inscrire en dehors de ce clivage…
      Cela suppose que les objectifs que nous nous fixons apparaissent comme dénominateur commun à toute politique…
      je suppose que vous discutez régulièrement avec des personnes de tout bord et que vous vous êtes rendu compte que nombre de nos aspirations sont ressenties par une très grande majorité.
      De plus le discours ne doit pas être démagogue ,mais rassembleur.
      L’action que je préconise est essentiellement économique (faites moi grâce du discours qui me démontrerait que toute action économique est politique:je suis d’accord ,mais à un degré moindre..
      de plus ,tout mouvement doit se munir d’une charte et si je sais ce que je ne veux pas(et qui concerne l’intégrité ,les protections contre toute récupération )je compte beaucoup sur des contributions extérieures pour son établissement.
      Je ne prétends pas non plus diriger ce mouvement sans partage ,mais plutôt attirer des intelligences qui pourront y exercer leur talent.
      Les liens hiérarchiques n’ont aucun sens ce qui importe c’est la bonne décision au bon moment .
      pour réussir il faut une force ,un levier ,un point d’appui
      le point d’appui réclame des talents diverses qu’un seul homme ne peut posséder (tous les dictateurs en ont fait les frais)
      Il faudra donc ,des analystes financiers ,des économistes ,et des communicateurs et des pédagogues ,travaillant en synergie.je ne vois vraiment pas comment je peux y arriver tout seul
      et conscient de tout cela ,vous imaginez vous une seconde que je veuille imposer toutes mes visions!!!!
      Enfin ce serait long de déployer ici le projet ..
      ma démarche est d ‘intéresser quelques personnes influentes à ce projet,de les convaincre et dans ce cas établir une feuille de route ..voilà
      Après avoir entendu mr Jorion(sur FR3)) j’ai pensé qu’il pourrait peut-être m’écouter, d’où ma venue sur ce site ,si cela semble être voué à l’échec je n’en ressens aucune aigreur
      voila c’est tout simple….

      1. Monsieur Bonnet,

        Il me semble que votre idée correspond à ce que l’on appelle un “think tank” ou quelque chose comme ça. On en a déjà parlé sur ce blog : tapez “think tank” (avec guillemets) dans la fenêtre de recherche et vous aurez la liste des billets concernés. Personnellement, je considère comme une excellente idée de former un “think tank” à condition qu’il se donne une stratégie, comme le recommande le livre que j’ai cité. Il est axé sur le renversement des dictatures, mais les mêmes principes devraient pouvoir s’appliquer pour le remplacement de n’importe quel régime. A mon humble avis, seule une stratégie globale, (structurée en “sous-stratégies”), est à même de convaincre les gens d’agir car, sans cela, les actions ne sont que des coups d’épée dans l’eau. Face à l’ordonnancement du capitalisme, face à ses structures, les actions non coordonnées se présentent comme des coups portés au hasard. Elles peuvent avoir un effet local et/ou momentané, mais qui se dilue très vite.

        Il faut savoir aussi que des internautes posent régulièrement sur ce blog la question du que faire, et que ça n’avance pas sur ce plan.

        Je n’ai toujours pas compris votre attaque contre moi, mais qu’importe : ne sachant pas qui vous êtes, j’aurais tort de m’acharner contre vous. Ce long post vous montre que je suis prêt à collaborer, mais il ne faut pas trop m’en demander : non parce que je suis pessimiste, c’est simplement que je n’aime pas agir. Chui fait comme ça, et je n’ai pas choisi.

        Cordialement

      2. Cher Crapaud Rouge.

        Il faut savoir aussi que des internautes posent régulièrement sur ce blog la question du que faire, et que ça n’avance pas sur ce plan.

        L’herbe, on ne la voit pas pousser et pourtant, des choses se passent. Mon compagnon n’a pas l’âme d’un patron, c’est pourquoi dés que nous avons pu embauché quelques personnes de qualités nous sommes passés en société(toute petite). Afin de fonctionner en équipe.

        Au début il a fallu freiner les ardeurs et faire comprendre que dans notre domaine il ne fallait pas s’imaginer faire fortune. Le but est de faire un travail de qualité en dégageant une marge nous permettant de vivre décemment et de tenir la distance. De travailler en synergie tout en permettant à chacun de s’épanouir autant que possible et de trouver un équilibre entre vie personnelle et vie de famille. En adaptant les plannings au fur et a mesure des projets, des obligations familiales et des nécessité de souffler ou de se soigner.

        C’est amusant de voir les personnalités de chacun s’affirmer:

        notre Sandra a pris en main le bureau qu’elle a merveilleusement organisé, elle assure des cours de code de soutien pour les personnes en difficultés ( et oui nous sommes une auto-école).

        Matthias,c’est l’intellectuel et le créatif de l’équipe, il a imaginé l’enseigne, les logos. Très gentleman farmer et zélé, il faut parfois le freiner. Il excelle dans le relationnel pour trouver d’éventuelles débouchés pour nos prestations.
        Actuellement il est engagé dans une formation pour tenter un BAFM ( Le Brevet d’Aptitude à la Formation des moniteurs d’enseignement de la conduite des véhicules terrestres à moteur).

        Jean-Jacques est le responsable du petit parc automobile, actuellement sur le carreau après une mauvaise chute en ski qui lui a explosé le genou. Mal pris en charge d’ailleurs, on est inquiet, il nous manque.

        D’où l’arrivé de Vincent, “le petit dernier”. Il débute dans la profession, un an après avoir passé son BEPCASER (Brevet pour l’Exercice de la Profession d’Enseignant de la Conduite Automobile et de la Sécurité Routière).
        Ayant accepté d’entrée de jeu une période de formation et de remise à niveau avant de commencer, il nous a agréablement surpris en ajoutant une autre approche de l’élève à notre éventail. Comme il vient d’arriver, il n’a pas encore de spécialité.

        Ca risque de devenir tendu au niveau des charges, on verra.

        Bref tout ça pour dire que nous avons inventé une autre façon de travailler ensemble de constituer un tout, de communiquer beaucoup et de partager les responsabilités dans une ambiance un peu familiale. Jorge et moi tenons le rôle de “papa et maman” qui assurent et veillent au grain.

        Le candidat est considéré comme une personne singulière qu’il faut accompagner vers un objectif son permis de conduire, avant d’être un client. On n’imagine pas les difficultés que peuvent rencontrer certaines personnes dans cet apprentissage. Rien à voir avec le niveau intellectuel de la personne ,on a pas mal ramé avec des ingénieurs et des enseignants.

        Dans le quartier ou nous sommes il y a une population de tous âges, de toutes origines , en majorité des classes populaires. Ils sont incroyables! Avec une petite poignée d’enquiquineurs.
        Nos plus belles victoires furent les permis les plus difficiles, voire improbables. Parfois se sont des accouchements dans la douleur, étant donné l’enjeu. Il faut déployer des trésors de communication, d’imagination et de psychologie se montrer résistant face aux pressions et aux récalcitrants à toutes règles.

        Je ne suis pas monitrice, je travaille en bénévole remplaçant au pied levé à l’accueil, faisant parler tout le monde, tentant de dénouer les noeuds. Je gère les comptes.
        Au début ce fut très dur, trop de pressions de toutes sortes et puis j’ai du mal avec l’argent. J’ai beaucoup appris sur tous les plans.

        En espérant ne pas vous avoir ennuyé.

      3. vous savez ..dire à d’autres:
        “”commencez par “” ;
        ou encore
        “le subjonctif ne s’emploie pas dans ce cas”
        “”je ne comprends pas votre éloquence ”etc etc
        relève de la prétention..
        ne vous étonnez donc pas que certains vous remettent en place …(c’est un peu l’arroseur arrosé)
        J’ai trouvé assez savoureux que vous me confondiez avec un autre internaute!!!
        De plus les procès d’intention (militaire!!!stalinien!!)auquel vous vous prêtez ne vous grandissent pas …
        Je vous ai donc répondu sur le même registre …./
        pour ce que je propose ,il ne s’agit pas d’une énième “think tank”
        Je me situe en aval ..en fait dans l’action
        Les” think tank”mettent à notre disposition des réflexions qui peuvent effectivement présider à l’élaboration de certaines actions ,d’où l’obligation d’une réflexion synthétique;
        Je suis donc à la recherche de personnes médiatiques déterminés et prêtes à agir
        (à tort ou à raison,je considère les actions violentes inutiles, et trop facilement récupérables)

        comme nous évoluons dans un monde ou l’intention vaut l’action ,il convient d’agir pour démontrer l’efficacité de l’action puis de déclarer ses intentions ..c’est le jeu de la spéculation qui préside aux OPA ,OPE etr autres opérations boursières..
        le tout c’est de parvenir à se positionner sur le flux monétaire ..et ça c’est possible ..voilà..;

  20. @ paul Jorion

    A mes yeux, le sociologue de l’émission a signifié une évolution des consciences occidentales plus ou moins aboutie sur le rapport de l’individu a tout ce qui constitue son environnement naturel ou artificiel , nature, énergie, consummérisme, ressources. Il s’etait d’emblée situé hors de l’économie ou de la finance, se méttant un peu hors sujet.
    Son regard m’a interessé et me semble juste.

  21. @timiota

    J’envie votre optimisme mais j’ai pour l’impression que l’on se profile plutôt vers un délitement qu’autre chose. En regardant l’horizon je crains une perte de contrôle qui nous plongerait dans l’abandon et la désolation et qui verrait une multiplication des zones de non-droit. Je crains la perte de légitimité des instances dirigeante celle-ci perdant toute légitimité à cause de la généralisation du mécontentement. Nous serions alors tous livrés à nous-mêmes face à un vide glacial ou seuls certains bien organisés et ayant accès aux ressources minimales s’en sortiraient. Pas besoin de dire que cela ne ferait qu’accélérer l’effondrement de notre société qui a fait de la complexité de masse (et de l’énergie dont dépend cette complexité) son socle. C’est le scénario du pire et j’espère bien sûr me tromper.

    Ce genre de vision m’amène à penser qu’il va falloir mettre un peu de dictature (Devoir) dans notre démocratie (Droit) si on veut éviter la dictature pure et dure (Full Devoir Zéro Droit) ou carrément le chaos (Zéro Devoir Zéro Droit). Perdre un peu pour ne pas tout perdre, ce qui se vérifie tant pour l’accès à l’énergie que pour nos droits sociaux et démocratiques si chers.

    Pour en revenir à la lame de fond qui m’intéresse, notez que la courbe descendante de la production pétrolière a toutes les chances d’être bien plus irrégulière et chaotique que la courbe qui l’a précédée, c’est cela qui m’amène à entrevoir un avenir assez sombre. Nous passons d’un âge d’une continuité relative à un âge qui a toutes les chances d’être caractérisé par de grandes discontinuités (volatilité).

    En post peak on va être confronté aux effets cumulés de la production nette et de la chute des exportations qui toutes deux amplifient le risque systémique sur la finance et la mondialisation

    – La courbe de Hubbert Nette tente de distinguer la production mise à disposition de l’utilisateur final de la production totale, elle distingue la part utile de la production de toute la production. Ceci explique pourquoi le pic introduit la fin de l’énergie bon marché car il faut de plus en plus d’intrants (financiers, énergétiques, infrastructures) pour une production qui tend irrémédiablement à baisser.

    http://www.theoildrum.com/files/Net%20Hubbert_6.png

    – La chute des exportations tient du nationalisme des ressources et aussi de la part croissante de la consommation de la production par les pays producteurs. Le nationalisme des ressources sera un élément majeur de la décroissance des exportations et risque de provoquer une suite d’événements qui ne manqueront pas d’atteindre la mondialisation en profondeur comme on l’entrevoie déjà ces dernières années. La tentation du nationalisme des ressources se heurtera à la dépendance à la mondialisation pour ceux qui ne peuvent pas faire sans et qui n’ont pas d’hydrocarbures mais sera une véritable tentation pour les producteurs d’hydrocarbures qui auront alors la possibilité de s’offrir tout ce que les autres ont à offrir en échange de la fameuse ressource. Au cours de la longue descente thermo-industrielle mondialisée les hydrocarbures seront un atout inégalable qui risque d’éveiller des désirs de puissance et de domination par ceux qui ont le contrôle de LA ressource devenue monnaie d’échange par excellence.

    A propos de la discontinuité évoquée notons que nous ne sommes pas à l’abri d’un blocage qui verrait s’effondrer la production de façon dramatique à cause d’un effet domino lié au Big One (Krach: évaporation de 80% de la finance). L’offre et la demande seraient alors détruites de concert, à cause de l’insolvabilité d’un côté et à cause de l’incapacité de maintenir la production à un prix économiquement viable de l’autre (l’exploitation du pétrole étant fonction de la capacité économique à extraire ce qu’il reste à extraire au niveau géologique).

    Au fil de la longue descente nous devrions être confrontés à une multitude de rétroactions positives qui vont stimuler la décroissance. Le seul moyen de freiner la décroissance est selon moi de décroître plus vite que ce qu’elle nous impose (financièrement et énergétiquement parlant) et ceci afin de dégager des marges de croissance qui pourront être réinvesties dans une résilience et dans de nouvelles structures pour éventuellement stabiliser la situation voire pour rebondir.

    Nous devons anticiper la décroissance si nous voulons éviter le risque de voir la grande rétroaction positive de la décroissance qui est la perte de contrôle prendre le dessus sur un “nous” qui aurait de moins en moins de son sens, ce qui aurait immanquablement pour effet d’accélérer tout le processus décroissant.

  22. J’ai bien l’impression que votre sujet M. Leclerc n’a pas été trop bien perçu, vous parliez d’une catastrophe qui devrait amener enfin à dire qu’il est des risques que nous ne pourrions plus avoir le droit de prendre …

    Je crois que la nature humaine est ainsi faite, le Titanic était insubmersible n’est-il pas, j’ai dirigé une entreprise plus de 30 ans où j’ai essayé de penser à la suite de toutes mes décisions, j’ai pu goûter au rôle des autres dans ma décision, bref juste dire que lorsque l’on est seul il est aisé et facile de prendre une décision en éliminant tous les risques auxquels on peut penser, sauf que je dois bien vous avouez que je me suis noyé, submergé par les idées et comportements des autres…

    Juste dire à travers ma petite expérience que la complexité du monde a atteint un seuil où trop de personnes pas forcément compétentes doivent donner leurs avis …

    Juste voir le dernier vote de l’ONU, Italie et Allemagne pas dans le sens de la marche pour empêcher le génocide des anti-Kadhafi et pourtant la Miss Merkel elle nous fait souvent la morale…

    Je voudrais vous poser une question, dans cette crise de Fukushima, j’ai l’impression qu’il y a deux périodes, l’une où disons l’équipe qui gère le crash de la centrale semble agir au plus pressé, subissant les évènements, suis surpris de voir la centrale 4 logiquement stoppée devenir brutalement elle-même un des problèmes principaux, je suis surpris de voir que les hélicoptères ne se mettent pas en action le Mardi, et curieusement le Mercredi on voit apparaitre les hélicoptères, les pompiers et l’électricité en cours d’installation…

    Je ne sais mais j’ai comme l’impression que la Sté Tepco n’a pas été très à la hauteur et que nous avons une reprise en main de la lutte par le gouvernement suite à l’action de l’empereur et l’arrivée de kamikazes prêts à tout pour sauver le pays, bref comme si après un abattement légitime suite à cette catastrophe, les japonais avaient repris leurs esprits…et étaient repartis de l’avant…

    Ensuite même si la surface touchée est monstrueuse, même si un certain nombre de centrales sont touchées, cette partie du Japon ne compte que pour 6/7% du PIB du pays, ce me semble les pénuries annoncées un peu partout me semblent tout aussi excessives que les premiers bilans des victimes étaient ridiculeusement faibles…

    N’avez vous pas aussi l’impression, cette crise va sans doute remettre bcp de choses en place, comme on dit le retour d’expérience, j’aime cette formule alors que les jeunes n’en veulent pas et que les vieux sont jetés des usines justement avec leur expérience, oui mon questionnement, cette crise ne va-t-elle pas déboucher sur la prise en compte des limites de la mondialisation, laisser au Japon et à l’Allemagne, Corée aussi, la production de certains composants n’est-elle pas une grave erreur, le retour d’expérience ne serait-il pas :…..

    Attention la Mondialisation est dangereuse, si demain on ne fabrique pas certains composants et que pour X raisons on ne peut plus avoir ces composants, toutes les productions s’arrêtent dans notre pays …

    Bon WE et merci pour le suivi que vous nous avez permis d’avoir sur cette crise et j’espère pour la suite également.

  23. En fait mon post concernait un autre débat de M. Leclerc, vous est-il possible de le mettre sur l’autre discussion S’ARRETER TOUT Net

    Merci

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