SCHEMA DE DEMANTELEMENT DE LA CIVILISATION, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité

Déséquilibre irréversible de l’économie mondiale par la crise des produits dérivés subprimes

Enchainement des causes depuis 1945 :

Fonctionnement asymétrique du dollar dans le système monétaire international de Bretton Woods

Accumulation de créances internationales sur l’économie étatsunienne afin d’alimenter l’économie mondiale en liquidités

Concentration des risques de crédit mondiaux sur les emprunteurs étatsuniens ayant accès au refinancement de la Fed

Réexportation, par la titrisation, des risques de nationalité étatsunienne sans compensation de capital

Crise générale de solvabilité du système financier occidental par destruction de sa capitalisation réelle

Mise en œuvre des garanties publiques partiellement libérées par la relance budgétaire et monétaire

Crise de solvabilité publique, maintien de la liquidité nominale du système par le quantitative easing

Déconnexion de politique monétaire et financière de l’économie réelle

Enchainement des causes financières :

Accumulation de pertes financières latentes non comptabilisés dans les bilans bancaires adossées aux déficits et dette publiques

Stimulation de la liquidité financière par les dettes publiques et refinancement illimité des banques centrales aux États et banques « too big to fail »

Fuite de la liquidité hors des économies occidentales, croissance mondiale réelle inférieure à la croissance de la masse monétaire

Inflation dans les pays émergents, augmentation des prix nominaux à terme des actifs durables dans les pays développés

Chômage et déflation par insuffisance de la demande dans les pays développés, trappe fiscale de liquidité

Impossibilité de dévaluer les monnaies occidentales par rapport aux monnaies en excédent de balance des paiements, valeur des monnaies déconnectée de la réalité visible

Pas de régulation des déséquilibres financiers par ajustement rationnel et négocié des parités de change.

Déstructuration des équilibres politiques internationaux et domestiques

–      Énonciation des résultats probables ou avérés :

–      Tension entre les États débiteurs pour la captation de l’épargne mondiale

–      Instabilité des changes par transferts financiers internationaux non négociés des pertes de crédit non calculées

–      Baisse du niveau de vie des classes moyennes et inférieures, accroissement des écarts de revenu

–      Démantèlement des solidarités sociales publiques de répartition des revenus vitaux

–      Divergence des économies de la zone euro, éclatement à terme par impossibilité de dévaluation dans les pays insolvables

–      Menace d’effondrement général économique et politique par illiquidité des monnaies et des échanges monétisés, avènement de la sauvagerie financière universelle

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81 réflexions sur « SCHEMA DE DEMANTELEMENT DE LA CIVILISATION, par Pierre Sarton du Jonchay »

  1. bravo !

    C’est super cet enchainement d’étapes qui met bien en valeur ce qui nous a amené au point de non retour.

  2. Clair, net précis. Droit au but. Bravo pour cet enchaînement logique, qui espérons le permettra à un grand nombre des lecteurs d’y voir plus clair, de discerner les tenants et les aboutissants.

    La fin reste à débattre toutefois: prévoir l’avenir, que ce soit « l’agonie du capitalisme » ou autre, est risqué. Mieux vaut tenter d’aborder le problème sous forme de probabilités (aussi difficile cela soit-il)

    – Avènement de la sauvagerie financière universelle: probabilité faible?
    Les gens ne vont-ils pas se mettre à « voter » pour contrer cela? A force d’appauvrir la population, il vient un moment où la population se rebiffe et vote… Vote pour quelqu’un lui promettant de tout changer. Pour le mieux ou pour le pire d’ailleurs.

    – Avènement du Protectionnisme, et effondrement économique: probabilité moyenne?
    Quelqu’un surfant sur la vague du « c’est la faute des autres pays, ils nous ont volé nos emplois, manipulent leurs taux de change pour détruire notre économie, et nous réduisent en esclavage avec la Dette » pourra t’il arriver au pouvoir aux USA ou en Europe? Répudiation des dettes à nouveau, protectionnisme…

    – Avènement du Nationalisme: probabilité faible?
    Idem qui ci-dessus, excepté les relents guerriers: dettes répudiées, accords internationaux déchirés sur fond de menace de guerre et pouvoir de frappe nucléaire…

    – Accords internationaux pour « temporiser, sauver les meubles financièrement encore quelques années », suivi pendant ces années d’une effervescence technologique grâce aux pays émergents: probabilité moyenne?
    Le progrès technologique s’accélère: le « pouvoir d’achat » qui diminue dans nos pays développés pourra-t’il être « compensé » par une amélioration du niveau de vie via la technologie? Invention d’énergies propres et bon marché, de moyens de recycler et/ou exploiter la planète plus efficacement, etc etc.

    Bref, on ne manque pas de scénarios. Je préfèrerai le scénario optimiste, évidemment…

    1. @G.

      Votre dernier scénario, celui qui a votre préférence. n’est pas « optimiste », c’est juste celui qu’on essaye de nous vendre à prix d’or, précisément et « préférentiellement ».

    2. Et un subtil mélanges de toutes les hypothèses, avec des parts quotidiennement variables, ne serait-il pas possible, à défaut d’être probable ?

      1. je vous cite sherlock..

        Et un subtil mélanges de toutes les hypothèses, avec des parts quotidiennement variables, ne serait-il pas possible, à défaut d’être probable ?

        J’ajoute 2 oeux ,du fromage rappé (je vis seul subsidier par ma famille c’est pour cela que le fromage!)
        Bref.
        du beurre à fondre,ajouter le fromage rappé (une préférence pour le Gouda Vieux)n’oublions pas le sel svp,le poivre éventuellement..
        des que rissolent le beurre non salé de préférence ,ajouter le fromage rappé ..
        Pas de panique.
        les oeux chacun pour soi les casser dans une jatte pour rester en famille,des que le parfum demande les oeux,n’hésitez pas de les balancer,mais svp
        parsemer de fromage ..
        A feu vif de préférence.
        Les tomates sur pour une autre fois.

    3. G. Ton point me parait peu crédible.

      « une amélioration du niveau de vie via la technologie? Invention d’énergies propres et bon marché, de moyens de recycler et/ou exploiter la planète plus efficacement, etc etc. »
      La technologie n’améliore en rien le niveau de vie. Au contraire, elle creuse les inégalités dans l’utilisation qui est en actuellement faite.
      L’énergie « propre » pourrait être inventée dans … quelques décennies. Voir Iter.
      Recycler, oui. Mais cela va devenir contraint et forcé. Voir les périodes de guerre physiques.
      Exploiter la planète plus efficacement est une bonne idée :
      le poids d’un poisson péché a diminué de 66% en 50 ans,
      l’atmosphère est de plus en plus polluée,
      les désertifications avancent bien (bravo au chef de chantier pour son encadrement des bucherons)
      Les nappes phréatiques saines baissent de niveau. (on cherche encore la fuite)
      La nourriture abordable devient de plus en plus artificielle.
      La responsabilité politique n’existe plus.
      Les peuples sont déresponsabilisés par la propagande.

      Pour te résumer en quelques mots : il nous faut un clash style « prise de conscience ».

      1. @ Yvan :
        Encore moins crédible que tu ne le penses .
        La technologie n’est rien sans l’energie et ITER n’a aucun avenir (J’ai bossé sur la fusion ds les années 72 (Orsay sur la géné Rioux ) et ce n’est qu’ un leurre des russes , on n’ a pas avancé d’ un iota depuis …
        La solution de NOS problèmes passera par des moyens societaux en faisant croire a l’attente de moyens techno …Dictature provisoire , ça a déja marché !
        Sur fr culture ce matin : un livre qui développe la thèse que l’esclavage n’a pu etre aboli que grace au développement du charbon et de la vapeur …….

      2. Mettre le feu aux manufactures, et aux banques.
        Casser les machines.
        Revenir à la traction animale.
        Travailler juste ce qu’il faut pour assurer les besoins élémentaires.
        Etc.

      3. @kercoz
        Les physiciens prétendent qu’une nouvelle constante en physique a été découverte : le temps qui nous sépare du moment où nous disposerons de l’énergie de fusion.

      4. Hhmm… Kercoz.

        Tout comme je le vois dans Linux et OpenOffice, il FAUT afficher les résultats obtenus pour récolter l’intelligence collective qui permet d’avancer.

        Je suis depuis longtemps persuadé que les riches ont oublié que l’on ne nait pas obligatoirement riche ET intelligent.

        Encore faudrait-il que les oligarchies soient renversées auparavant afin de montrer qu’il reste un espoir dans l’Humain.

    4. Nationalisme ?
      Au cours d’une réunion récente avec des managers anglais (du Sussex, ce sont les pires !), on a abordé cette question, eux disant que les Français étaient les pires dans ce domaine… Je tripotais machinalement une canette de Coca (Cola, light) quand je lus dessus : Made in UK…
      La conversation sur ce sujet s’est rapidement arrêtée.

  3. Article fort. Chaque assertion sonne comme un coup de poing. J’espère qu’il sera relayé dans les chancelleries qui ont tout l’air de chanceler sous le poids de leurs responsabilités.

  4. Pour paraphraser Mae West* : quand vous faites long, vous êtes bon. Quand vous faites court vous faites meilleur.

    * « quand je suis bonne, je suis bonne. Quand je suis mauvaise, je suis meilleure »

    1. Schéma de démantèlement de la civilisation ?
      Civilisation de schémas tellement déments !
      À démonter comme la mer de Davos (Raymond !)

  5. Dans la « Déstructuration des équilibres politiques internationaux et domestiques », la spéculation sur les matières premières va provoquer une envolée des prix des denrées alimentaires de base et des énergies, d’où des famines pour les pauvres (des pays pauvres et des pays riches). Il y aura alors (ou probablement déjà) des achats massifs de terres agricoles et de forêts y compris dans les pays riches.

    Devant cet envolée des prix, il y aura une chute de la consommation des biens de luxe (en gros tout ce qui ne fait pas parti des biens de base : se nourrir, se loger et se chauffer), cela sonnera la fin du consumérisme (vous savez ces cochonneries en plastique pleines d’électronique que nous achetons, et bien entre dépenser de l’argent pour les acheter ou se nourir, on préférera se nourir).

    Cette fin du consumérisme entrainera que les capitalistes perdront des plumes, certains diparaitront d’autres seront seulement moins riches, parmis une population elle aussi moins riche, cela n’entrainera pas la fin du système. Les pays pauvres ayant une stratégie de sous traitance pour les riches (la Chine entre autres) subiront eux aussi un chômage sans protection sociale et de là auront probablement des troubles internes (nous aussi d’ailleurs).

    Se superposera à cela la crise énergétique conséquence du dépassement du pic pétrolier (ayant lieu entre 2007 et 2012 Source Contreinfo ), là c’est la grande incertitude, si la demande s’effondre le volume de production restera en adéquation avec la demande, si la demande ne s’effondre pas, le prix montra à des sommets. Restera à pouvoir payer ce pétrole et a avoir des structures et des gens pour le rafiner.

    1. La Chine, comme les autres pays pauvres (en terme de PIB exprimé en parité de pouvoir d’achat par tête de pipe bien sûr) sera dans les premiers sur la liste de ceux qui en prendront plein la gueule. Eux ça va être du genre très sévère au niveau vautrage en règle ! Doivent sucrer les fraises les cocos qui mènent la barquasse chinoise, vous dis pas ! Tu parles de futurs dominants !
      Et même ! serait-ce miraculeusement le cas, qu’est-ce qu’on en a à battre de qui sera empereur à la place de l’empereur ?

      1. Excusez-moi, les gars, mais pour une fois, vous écrivez quelque chose de pertinent.

        Là, la Chine étend tout ce qu’elle peut en achat planétaire de surface cultivables, mines et autres exploitations.

        Et vous croyez que ça va durer avec juste les promesses faites de récoltes de sacrifices du peuples avec un baril à 120 USD..???

        Déjà, le Japon vient de nous faire un B2-E4 : touché-coulé.
        Mais la Chine était déjà une poudrière sans avoir besoin d’un incident de centrale négligeable.

      2. @ Vendez vendez

        le commentaire qui suit l’article est bien vu.

        Les Etats Unis ne peuvent se laisser trop distancer en matière d’armement par la Chine.
        Et encore, ce que l’on sait « officiellement » sur les efforts qu’elle fait, est sans doute minimisé par rapport à la réalité.

    2. La Chine est clairement devenue la plus grande manufacture du monde, grâce à pas mal de capitaux venus de l’extérieur et exportant vers le monde entier. Si la modèle OMCien se vautre, ça ne sera pas facile pour la Chine de se reconvertir vers la satisfaction de son marché intérieur, mais je crois qu’ils pourront y arriver (je l’espère pour le bien de 1,3 milliard d’humain). Comme dit par ailleurs, leur gros problème sera la raréfaction de l’eau de qualité…

      Je me demande si un bon test ne va pas être l’impact du rapatriement nécessaire de moyens financiers de Chine vers le Japon suite au Tsunami et Fukuyama.
      Quelqu’un a-t-il des infos sur comment la Bourse de Shanghai se prépare à ce mouvement?

  6. Il est temps de trouver des idées pour reconstruire un nouveau paradigme, présenter une vision et des idées de reconstruction… Nous n’allons tout de même pas rester les bras croisés et assister à ce désastre sans rien faire… Mais quoi ?

  7. Très intéressant. A mon avis, il serait utile de faire également le même exercice en le transposant de nos jours à 1950. Quel est l’enchaînement qui nous a amené à 30 ans de croissance économique et de plein emploi ?
    Deux guerres, et en Europe une occasion unique : un patronat trop mouillé dans le nazisme (en Allemagne) et la collaboration (partout ailleurs) et qui fait profil bas en tentant de passer entre les gouttes, occasion unique et exceptionnelle qui permit au CNR et à d’autres de faire les réformes sociales en France.

    Faudra-t-il vraiment repasser par tout ça pour que nos petits enfants aient une petite chance de vivre mieux ?

    1. Et la trouille du communisme , enfin de l’URSS, enfin du poids des PC européens , enfin du PCF à la libération…
      Parce que c’est à la chute du rideau de fer que le néocapitalisme s’est envolé …

  8. Monsieur Sarton du Jonchay.

    Permettez-moi tout d’abord de vous exprimer mes remerciements pour ce résumé de la situation ainsi que de son enchainement parfaitement décrit.

    Mais aussi, et ce n’est pas un détail, vous remercier pour prouver que les points importants de l’économie peuvent tenir sur une feuille A4 et non dans un rapport de 2300 pages hors annexe.
    Soit, la pratique américaine habituelle de noyage de poisson.

    Juste deux petits points qui n’engagent que moi.
    « Démantèlement des solidarités sociales publiques de répartition des revenus vitaux »
    Cela, c’est déjà fait.
    Et non seulement d’un point de vue répartition (car les minima ne peuvent QUE garder dans la misère)(voir « aumône religieuse »), mais aussi et surtout un handicap flagrant sur les domaines de l’éducation et de la santé.

    « Menace d’effondrement général économique et politique par illiquidité des monnaies et des échanges monétisés, avènement de la sauvagerie financière universelle »
    Là, vous vous plantez grave. Si je puis me permettre.
    Car le revers de la médaille de l’économisation de l’ensemble de la société va obliger à ce que vous retiriez le mot « financière » de l’équation.

    Et là, je souhaite beaucoup de chance à un paquet de décadents.

  9. Je trouve que le mot civilisation n’a pas toute sa place dans le titre, c’est plutôt les moyens de prédominance d’une civilisation (au regard des 50 dernières années). Même économiquement faible, la culture, la perception d’une civilisation a une durée supérieur à son apogée, quoique on me relisant je viens de me rendre compte que je valide le titre et me contredit tout seul… 🙂

    1. @Génissel :
      Je ne suis pas d’accord avec vous , c’est la civilisation qui est menacée ….L’espece devrait survivre .
      A regarder les civilisations passées , on constate qu’elles s’effondrent toutes par épuisement d’une resource essentielle . On constate aussi qu’elles n’ont pas de marche arriere , elles ne peuvent régresser ….Le plus souvent elles s’effondre doucement (sur Fr Cult , les archéo souligne, pour la fin de l’empire romain , l’absence de charnier , de traces de violence , et que le signe le plus significatif est la multiplication des monnaies locales (reparcellisation du système) .
      Perso je vois une constante dans le phenomene civilisationnel que je considère comme une tentative perverse de l’espece humaine : passage du système morcelé a un centralisme progressif de certaines composantes qui se greffe sur un système morcelé persistant …sauf pour notre bref essais qui parcellise carrément tout en repartant de l’individu « nu » .

      1. C’est toujours bizarre de ce dire que des civilisations avancés (Maya, Perse, Égypte, grecque, Romain, bon l’Orient n’est perçut que par nos invasions, Macédonienne ou Anglaise) disparaisse ou plutôt alimente la civilisation d’après (la Chine), sauf que la mondialisation et internet change une partie de l’hypothèse en même temps qu’avons nous fait qui nous mérite la sympathie des autres au niveau des ressources et de l’exploitation de la dette des anciens (et toujours) pays en développement.

      1. Merci de te soucier de mon sort, le problème reste pourtant entier (durée réalité du marché pour le producteur et le consommateur).
        On devrai avoir un prix Européen (modifiable à la hausse pour les bios et le lait AOP), mais puisque il n’est toujours pas de bon ton de mettre de l’état dans tous ça, l’office du lait serait une bonne solution (surtout que les consommateurs valident la démarche, en y arrive Zébu), mais les syndicats nationaux, les laiteries et surtout nos coopératives n’aiment pas construire l’Europe, ça va être compliqué.
        Pour résumé nos coopératives (on est les actionnaires…) souhaitent baisser le prix du lait (à 320 € actuellement, c’est-à-dire en dessous du prix de revient, on est les actionnaires les plus idiots du monde), pour investir dans la transformation de beurre/poudre industriel et augmenter de 15% la production (qui affame les paysans du sud et nous fragilise de stock idiot). C’est un peu comme si il n’y avait jamais eût de grève de lait, comme dit Jorion, on accélère la fin du système en poursuivant les mêmes logiques qui pourtant nous mène à de nouvelles crises (sans la trésorerie qui nous a aider à tenir la première fois)…

  10. La civilisation industrielle commence son déclin. Nos ancêtres ont vu une hausse du niveau de vie et aussi un progrès fulgurant des technologies grâce à la découverte des énergies fossiles. Nous, les générations actuelles et futur on va voir la situation inverse, l’homme va retourner dans une société moins technologique et beaucoup agricole, mais avec un réchauffement, la destruction de la biosphère, ressources épuisées etc.. La période que nos ancêtres a connu n’a pas du tout été calme, la nôtre va pas l’être aussi, la poudre commence déjà à être mis et bientôt le feu va y être mis, car la situation des gens et de la planète commence a se tendre a l’extrême. Qu’elle événement va mettre le feu au poudre ? D’abord, je pensais que c’était les révoltes arabes, mais pour l’instant se n’est pas le cas.. mais une chose nous a été apprise de ses révoltes arabes, surtout en Lybie, les dirigeants occidentaux savent que le pétrole commence à être épuisée et qu’il y a aucune énergie renouvelable qui peut le remplacer totalement, parce que sinon comment expliquer cette résolution de l’ONU qui arrive quand Kadhafi reprend du terrain et dit que dans l’avenir il va plutôt négocier avec la Russie et la Chine pour le pétrole et quand Kadhafi reprend des villes portuaires là ou passe le pétrole ses derniers jours, les pays occidentaux veulent armée les rebelles !

    Les tensions augmentent de jours en jours dans le monde, la période à venir va être difficile pour tout le monde

  11. Imaginons une catégorie d’humains à tendance suicidaire, mais qui n’auraient pas le courage de passer à l’acte sans entraîner tous les autres, ils seraient obligés d’utiliser leurs armes à eux pour arriver à leur fin.

    On voit souvent ce cas dans les rubriques « faits divers » des journaux, un homme ou une femme, qui supprime sa famille et se suicide après. Généralement c’est avec un fusil, mais là, un fusil c’est un peu « court ».

    Alors, il faut voir ça à l’échelle « mondiale ».

    Ne vous inquiétez pas, … Ce n’est rien qu’un scénario de film que j’imaginais hier soir, et dont je trouvais la substance dans la vie de tous les jours.

    Dommage que je n’ai pas les fonds pour en faire un film dit « à grand spectacle » 😀

  12. Bien PSJ ! … à part le titre peut-être… Démantèlement c’est un peu rude quand-même. Destruction du système, des sous-systèmes, des éléments, des sous-éléments… pfouhh ! Et pi bon, ça sonne un peu centrale nucléaire à l’agonie le truc. Beurk. Ça surfe un peu opportunément sur les mots du buzz en plus.
    Non j’sais pas moi ! Pourquoi pas démantibulation ? D’abord c’est plus joli, ça tintinabule, et si on on est sûr de jamais pouvoir remonter le même bazar, au moins il restera des morceaux…

    1. @Vigneron,
      Je suis allé voir le sens exact de « démantèlement » dans le dictionnaire. Il s’agit bien de l’élimination totale d’une construction jusque dans ses fondations. Démanteler la civilisation signifie supprimer toute raison du vivre ensemble. C’est bien sûr une proposition qui nous est faite de l’actuel système financier. Aucune obligation bien sûr ; nous sommes libres. C’est bien notre raison qui se détruit dans l’actuelle rationalité financière de la « libre circulation du capital » et du flot de monnaies flottantes (admirez ce beau concept de la monnaie qui flotte sur elle-même !).

  13. Bien PSJ ! … à part le titre peut-être… Démantèlement c’est un peu rude quand-même. Destruction du système, des sous-systèmes%2

  14. Un billet de plus à ranger dans la catégorie diagnostic et prospective (subversion de recherche et développement sans doute). Ce classeur là déborde tandis que celui dans lequel on range les solutions concrètes prend la poussière…

    Votre dernière partie en particulier me laisse un goût amer: Le théâtre brûle de toute part mais qu’à cela ne tienne, les acteurs iront au terme de leur représentation. Le pire étant sans doute que vous ayez probablement raison.

    1. En Tunisie, la résistance, (plus que la révolution), continue sur Facebook. Article11 vient d’en parler, dans un article d’excellente qualité (comme toujours) : De Tunis : « Il faut éradiquer cette culture de la peur ». Extrait :

      En Tunisie, la culture du « Dégage ! » marque une véritable coupure épistémologique, un changement fondamental. Ce mot est devenu notre emblème. Il s’agit de couper tout ce qui relève de la dictature, de faire le ménage.

      Sans violence. Faute de pouvoir éliminer d’un coup tous les affidés de Ben Ali, – qui forment un vaste réseau ramifié dans tous les coins et recoins -, ils s’efforcent d’exercer un contre-pouvoir à grand renfort de manifs pour faire dégager les têtes les plus repoussantes.

      1. @Crapaud

        Sans violence.

        Mouais. Tout dépend de quel côté de la matraque on place son point de vue, car l’article que tu cite contient aussi un paragraphe qui parle d’emprisonnements arbitraires, de torture et de mort de manifestants.

        Dans ces conditions, ne plus avoir peur revient en fait à se résoudre au martyr, un mot que l’interviewé attribue aux jeunes justement, qui constituent 80% des victimes de ce mouvement selon lui…

        Sacrifier une part de sa jeunesse pour un résultat dont on est même pas certain (autre élément évoqué dans l’article), on est en droit de trouver ça trop cher payé même dans la perspective d’atteindre le sacrosaint régime démocratique.

        Pire, si l’on pose la question suivante: « La démocratie immunise-t-elle le peuple contre l’oligarchie? », aux vue de la pratique démocratique occidentale de ces dernières décennies la réponse semble évidente et fait apparaître le printemps tunisien sous un jour tout autre, celui d’un paradoxe sans pareil.

      2. Suis horrifié par ta conclusion : « le printemps tunisien sous un jour tout autre, celui d’un paradoxe sans pareil. » ! Élucubration d’un nanti, inconscient de la violence, de l’arbitraire et de la corruption policière des dictatures.

      3. inconscient de la violence, de l’arbitraire et de la corruption policière des dictatures.

        Plus c’est gros mieux ça passe non? Relis bien mon commentaire, il met précisément en avant la violence du régime, celle que tu n’évoques pas dans ton commentaire initial, lui préférant la non-violence des manifestants.

        Quoi qu’il en soit, je ne pense pas que ça enlève quoi que ce soit à mon commentaire: De la violence brutale d’un régime totalitaire, les tunisiens tentent de passer dans un régime qui n’est pas exempt de ses propres déviances violentes, certes plus feutrées et sournoises, mais certainement pas moins condamnables. Là est le paradoxe.

        Dans un langage certes plus fleuri que celui de Churchill (« la démocratie est le pire régime à l’exception de tous les autres »), je suis parfois tenté de dire que pour jouir pleinement des bienfaits de la démocratie, il faut marcher dedans du pied gauche…

        @Antoine

        En vantant successivement Greenspan et Hayek dans vos commentaires, vous m’ôtez d’emblée toute envie de vous répondre. Néanmoins une remarque: Au constat de l’impossibilité de réguler la finance (ou quoi que ce soit d’autre), il y a plusieurs réponses alternatives contrairement à ce que vous semblez penser:

        – Puisqu’on ne peut pas réguler, dé-régulons.
        – Puisqu’on ne peut pas réguler, laissons faire (ce qui revient grosso modo à la première proposition).
        – Puisqu’on ne peut pas réguler, interdisons.

        J’adhère pour ma part à la troisième option. Manifestement vous non. Je ne pense pas qu’on puisse un jour tomber d’accord sur de telles bases.

      4. DISSONNANCE,

        Il se trouve en effet que j’adhère, en tout cas pour partie, à la pensée d’HAYEK, que j’ai découvert aujourd’hui grâce à VIGNERON.

        Et en effet, je crois que vos alternatives sont absurdes: déréguler quelque chose que l’on ne peut réguler, c’est sans objet. Et pour pouvoir interdire, il faut déjà pouvoir contrôler la chose.

        Maintenant, je ne vante personne. Je partage des points de vue et ne prétends pas répandre la bonne parole. Et si je vous ai interpellé, c’est que je vous lis régulièrement et souhaite avoir votre réaction à mon opinion, pour moudre mon grain.

    2. Dissonnance,

      Le prix à payer du changement vers ce dont on ne sait pas encore quoi, c’est sûr, ça paraît toujours cher.
      Une fois de plus, il s’agit de trouver un système pour des lendemains qui chantent.
      Une fois de plus, il me semble, que l’on regarde trop loin, et qu’on devrait cesser de vouloir se projeter dans l’avenir, en prétendant qu’aujourd’hui ça ne marche pas et qu’il faut que ça change pour le futur.
      Ca, on le dit depuis trente ans et plus. On voit où ca mène.
      Il faudrait selon moi cesser de croire en la notion de présent, de passé et de futur tel qu’on la conçoit. Le présent est insaisissable, le futur est aléatoire, et le passé, on ne peut y revenir.
      Croire que le progrès technique, les sciences sociales et compagnie, c’est maîtriser l’espace et le temps, c’est absurde selon moi.
      Je reprendrai bien volontier l’idée de GREENSPAN pour la régulation en matière de finance. (voir la traduction de François LECLERC dans le poste de Paul JORION concernant le marchand de soupe), comme quoi on ne peut réguler quelque chose qui part dans tous les sens. Moi, j’étends même cette idée au sciences exactes.

      Qu’est ce qu’on sait de la vie au fond? Il faudrait je pense se reposer ce genre de question existentielles, pour constater que les besoins peuvent être facilement appréhendables.

      1. Antoine,

        Je vous ai répondu ici, le temps de passer sous les fourches caudines de l’idéologie dominante – plus de 24 heures !- il en reste néanmoins quelque chose de vaguement compréhensible…

      2. En effet, ce que je raconte ressemble à ce que raconte HAYEK. En réalité, mon propos a germé par la conjonction de la traduction de GREENSPAN par François LECLERC et du billet de DISSONNANCE.
        Je suppose que le propos de GREENSPAN devait être guidé par la pensée dHAYEK pour que j’en arrive là.

        Mais je ne me retrouve pas dans le libéralisme pour autant! L’individu ne me paraît pas le centre de tout. Une société se crée pour un confort de vie personnel, certes, mais s’il s’agit d’une société, cela signifie que ce confort ne peut être sans la présence de l’autre. ..

        Le but de mon billet, plutôt banal, est de rappeler l’importance de se poser des questions fondamentales et aussi bêtes, comme pourquoi l’on vit… On serait surpris de trouver des réponses simples, et « à portée de main », sans avoir à « se tirer les cheveux ».
        Bien sûr, s’il faut s’en tenir aux réponses apportées, je crains qu’il faille aussi mettre « son orgueil en poche ».

      3. Le but de mon billet, plutôt banal, est de rappeler l’importance de se poser des questions fondamentales et aussi bêtes, comme pourquoi l’on vit… On serait surpris de trouver des réponses simples, et « à portée de main », sans avoir à « se tirer les cheveux.

        Celle là je la garde en réserve pour les longs et mornes jours du Seigneur hivernaux. Le blog Jorion est une mine d’or. Les pépites y foisonnent. Celles d’humour impayable y sont gratuites. Merci vraiment.

      4. VIGNERON,

        A vous lire, je ne sais si c’est de l’humour ou du mépris.

        Bon, je choisirai la première option.

      5. VIGNERON,

        J’ai l’impression que dans mon propos, vous y voyez le bon vieux message, « vivons d’amour et d’eau fraiche », ou encore celui des peace and love.

        Et réflexion faite, vous avez raison.

        Même si ce sont des choses évidentes, galvaudées, pitoyables ça reste du fondamental.

        J’aurais tout aussi bien pu vous sortir des adages en latin ou autre ayant la même teneur, mais bon, si c’est pour dire la même chose…

        VIGNERON, auriez-vous l’amabilité de dévoiler votre raison d’être? Qu’est ce qui vous anime ici et ailleurs? Où et quand avez vous eu le sentiment que la vie vaille le coût d’être vécu?

        Moi, le meilleur moment de la journée, c’est le soir sur le canapé, la satisfaction du devoir accompli. Le devoir? Avoir fait le nécessaire pour que les miens ne soient pas dans le besoin. Ca va pas plus loin.

  15. merci pour cette analyse synthetique de la situation, je suis cependant surpris que le modele ne soit pas plus critique dans son fondement : le paradigme capitaliste de la croissance infinie, du systeme financier reposant sur celle-ci par le mecanisme des interets composes qui requierent de poursuivre cette fuite en avant de la croissance pour la croissance.
    Dans un monde fini ou la croissance vient surtout du pillage des ressources naturelles, le probleme ineluctable est celui du tarissement des resources. Le decalage entre cette realite et le principe de notre systeme financier ne peut mener qu a une crise systemique
    Ceci est d’aillleurs tres bien decrit par le bulletin LEAP (www.leap2020.eu) du Geab, comme d’ailleurs dans le blog de Chris Martenson ou les conferences de R. Heinberg.

    1. @Loic,
      Votre commentaire met en lumière l’ambiguïté qui court sur la notion de croissance. Le démantèlement de la civilisation repose sur l’interprétation purement quantitativiste de cette notion. Le système financier produit des prix dont il ne qualifie pas la contre-réalité. Au lieu de modéliser objectivement la réalité physique et humaine pour la soumettre à la subjectivité des personnes et des sociétés qui hiérarchisent et quantifient leurs jugements par des prix, la finance élabore des modèles parfaitement subjectifs qui déterminent des prix. Puis elle distille un catéchisme politico-mathématico-scientifique pour faire croire à l’objectivité du prix et à l’impérative obligation de s’y soumettre sans discussion. Le pillage des ressources naturelles découle d’une ontologie d’infinité du nombre qui ne peut pas connaître les limites de la nature réelle.

      La vraie croissance existe dans la réalité humaine qualitative avant toute abstraction de quantité. La croissance est un choix éclairé par l’intelligence des limites du monde terrestre et donc de l’homme qui y vit concrètement. Une fois que l’homme s’est donné la peine de s’informer des limites de sa vie terrestre, il peut accéder à la vraie croissance qui fait monter les nombres à l’intérieur du possible et du raisonnable dans les limites d’un monde matériellement défini pour sa prospérité.

      1. PSDJ n’est pas décroissant mais altercroissant, Croissant vert quoi. 🙂
        PS : Pour les daltoniens dislexiques, ne pas confondre avec notre Crapaud qui est, lui, un coassant rouge.

  16. Excellent, Monsieur SDJ, excellent !!
    Je suis zému, zému de tant de concision et de clarté.
    Je vous demande l’autorisation de réécrire votre texte à la façon bouillie pour les débiles (je vous le soumets avant, promis) et de faire un max de buzz avec auprès des journaleux et des politiques.
    Une prise de conscience aiguë 1 an avant les élections présidentielles, y’a pas mieux pour vous réveiller les programmes politiques! Et il faudra des engagements écrits et argumentés de la part de ces galeux, y compris de la part de poissonnière récemment intronisée (on va rire).

    1. @Bill Quicksilver

      Je suis zému, zému de tant de concision et de clarté.
      Je vous demande l’autorisation de réécrire votre texte à la façon bouillie pour les débiles

      Je ne voudrais pas préjuger de la réponse dé PSDJ, mais pour vous donner une opinion correspondant à celles dont vous pourriez prétendre être un expert rémunéré, voici la mienne, soit celle d’un débile standard : si vous vendez leur consommé de légumes et par là vos grosses ou petites légumes de clients aussi bien que votre soupe et vous même, vous me voyez, Mister Bob Oxbow, au mieux, très dubitatif.

  17. Bonjour Pierre.

    Ce dont vous parlez ne semble que tourner autour du fric. La civilisation n’est donc que cela?

    Dieu (ou qui vous voudrez) se moque de ceux qui se plaignent des conséquences dont ils chérissent les causes.

    Un démentélement semble tout compte fait urgent.

    1. Bonjour Marc,
      Je ne parle pas du fric mais de la monnaie qui signifie la civilisation et qui par conséquent disparaît quand la civilisation est détruite. La civilisation est la construction humaine de la vie sociale plus riche que la vie individuelle. Nous sommes bien dans un processus de destruction de la civilisation par la promotion de l’individualisme généralisé sous le fétichisme du prix produit par un marché anonyme où la responsabilité personnelle n’existe pas.

      1. Bonsoir Pierre.

        Vous parlez effectivement de la monaie mais très peu en faisant référence aux accords de Bretton Woods (1944, un piège à con prévisible). La monaie, outil d’échange, contre valeur n’existe plus en tant que telle depuis le 15 aout 1971, date à laquelle le dollar à cessé unilatéralement d’etre convertible en or. Depuis cette date, nous sommes définitivement entrés dans le domaine de la croyance, de la tricherie, du vol,de l’argent vulgaire le fric. Vous ne pouvez donc pas parler d’autre chose.

        Vous en parlez même comme d’un sentiment religieux (la monaie) enfermé dans les dogmes d’une religion en déclin qui se voudrait toujours universelle en faisant l’état de ses rites incohérents et d’un autre age, de l’incurie de son clergé et de l’état de délabrement de ses temples. Je pense que vous serez d’accord avec cette analogie.

        La croyance, il n’y a que ça de vrai. Quel Dieu prie t’il celui qui espére, en grattant un jeu, devenir riche pour se libérer par l’argent et se placer ainsi au dessus et en dehors du carcan d’une civilisation qui n’a plus rien d’autre à lui apporter?

        Le démentélement ne suffira pas, il faudra aussi reéduquer et donner des raisons d’y croire..

      2. Pierre,

        Tenue d’été (Pour Lisztfr)…

        Tenez, ceci est mon corps (mais rions un peu !) :

        Les mécanismes nécessaires au fonctionnement du système vous les transformez (en constatant a posteriori l’échec du système) en causes de l’effondrement : m’étonne pas que Paul invite vos billets !

        « Vous » ne vous prononcez pas sur ma propre cosmogonie : comment voulez-vous que « La civilisation [soit] la construction humaine de la vie sociale plus riche que la vie individuelle » si la considération de l’autre, de sa verbalisation, se limite a priori, les abeilles ne font pas autre chose avec leur miel et leur reine ! Le groupe a pondu une valeur propre quasi-unique, l’échange monétisé : la disséquer sans cesse c’est lui accorder l’importance que vous vous efforcez de lui enlever ! Et oublier l’homme…

        « Vous » dialoguez avec un filtre unique : ce n’est pas bon. Tout comme le salaire précède et impose l’échange monétisé et donc la monnaie – qui se doit de le lui rendre ne serait-ce que pour sauver sa peau, vous imposez la discussion sur une cause que vous postulez sans jamais la mettre en doute : c’est une erreur basique, donc très dommageable, l’Histoire pour preuves.

        Discours DE LA METHODE, Pour bien conduire sa raison, et chercher la vérité dans les sciences :

        Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée : car chacun pense en être si bien pourvu, que ceux même qui sont les plus difficiles à contenter en toute autre chose, n’ont point coutume d’en désirer plus qu’ils en ont.

        … la diversité de nos opinions ne vient pas de ce que les uns sont plus raisonnables que les autres, mais seulement de ce que nous conduisons nos pensées par diverses voies, et ne considérons pas les mêmes choses. Car ce n’est pas assez d’avoir l’esprit bon, mais le principal est de l’appliquer bien. Les plus grandes âmes sont capables des plus grands vices, aussi bien que des plus grandes vertus; et ceux qui ne marchent que fort lentement peuvent avancer beaucoup davantage, s’ils suivent toujours le droit chemin, que ne font ceux qui courent, et qui s’en éloignent.

        … Et ainsi encore je pensai que, pour ce que nous avons tous été enfants avant que d’être hommes, et qu’il nous a fallu longtemps être gouvernés par nos appétits et nos précepteurs, qui étaient souvent contraires les uns aux autres, et qui, ni les uns ni les autres, ne nous conseillaient peut-être pas toujours le meilleur, il est presque impossible que nos jugements soient si purs, ni si solides qu’ils auraient été, si nous avions eu l’usage entier de notre raison dès le point de notre naissance, et que nous n’eussions jamais été conduits que par elle.

        Bonne journée

      3. Ne sachant pas si les liens de mon message vont réapparaître et afin que vous puissiez en saisir la sustantificque mouelle :

        À rechercher sur un moteur :

        Pour Lisztfr : le-curieux-short-de-riri

        ceci est mon corps : Monty Python – Vie de Brian – La crucifixion

        rions un peu : Monty Python la vie de Brian – Biggus Dickus

        valeur propre : Valeur Propre

        DISCOURS DE LA METHODE : discours_methode uqac

        Bonne journée : Ceylan 2009 Les cueilleuses de thé

      4. @Marc,
        Rien à redire sur votre commentaire. Nous sommes en phase. Keynes a bien senti que Bretton Woods avait déraillé avec le rejet du bancor (Cf Gilles Dorstaler).

        @Fab,
        Dites-moi quel est mon filtre unique. Vu de chez moi, la seule chose que je crois unique c’est la parole que j’exprime. Mais cette parole doit certainement passer par de multiples filtres. Le plus important me paraît que nous dialoguions et que nous puissions inter-changer nos filtres. Il me semble que la monnaie qui ne peut pas exister en dehors des civilisations est justement un outil d’échange de filtres. Évidemment il est possible comme aujourd’hui de détourner la monnaie pour filtrer l’échange et détruire tout dialogue réel. Serait-ce cela ce filtre unique qui ne vous convient pas ?

    2. Le temps c’est de l’argent mais aussi l’argent c’est du temps :
      Dans une « civilisation » agraire 80% des gens doivent travailler la terre pour que les famines ne soient pas trop rude et c’est un progrès par rapport à l’époque de la cueillette où 100% du temps était mobilisé à ne pas mourrir de faim.
      On peut dire ce que l’on veut de notre époque mais il n’y a jamais eu autant de temps disponible pour la réflexion. Ce temps est-il bien utilisé?

  18. Je suis tentée de vous écrire :
    « Pour le meilleur et pour le pire. »…Nous voici belle et bien unis par des liens paradoxaux…Mais combien pratiqués par chacun et par tous. …(°$°)…

  19. L’économie se fonde sur le schéma : investissements –> production –> échanges –> profits, de sorte que les dépenses faites pour les vrais besoins se présentent comme des pertes (consommation). Tant qu’il en ira ainsi, il ne sera pas possible d’investir dans la protection de l’environnement, la réparation des dégâts, la dépollution, la santé, l’éducation, etc. Ne serait-il pas temps que les économistes, atterrés ou non, conjuguent leurs efforts pour théoriser un autre schéma de base ?

    1. Non Crapaud, le schéma de la « pensée économique » actuelle est bien pire que le tien qui place le profit comme une fin, voire éventuellement une des fins de l’activité économique, puisqu’elle place la recherche du profit – individuel bien sûr – à l’origine même de toute action économique, en tant que cause première et unique, préalable incontesté, de tout le processus de production et d’échange. Et ses tenants te diront que de,toutes façons,l’investissement n’existe que parce que le profit lui préexiste. Le désir de profit individuel comme le profit individuel sont donc initiaux, radicaux , racines pivot de tout système économique viable. Touchez à cette racine, l’arbre dépérit ou s’abat. Ugh !

  20. Monsieur, la forme de votre article est dans la lignée d’une question cruciale: Comment faire passer le message au plus grand nombre? Comment informer le peuple?

    Vous avez résumé la situation actuelle, ses tenants et aboutissants. C’est un travail salutaire, dont la lecture est a la portée de beaucoup de monde. C’est une première étape pour ceux qui veulent « changer les choses », ou les faire évoluer vers du « mieux ».

    Les lecteurs (ou auteurs) de ce blog qui souhaiteraient changer les choses se sont sans doute déjà posé (ou devraient se poser?) le problème en ces termes:

    – Nous vivons en Démocratie. L’histoire a montré que c’était le « moins pire » des systèmes.

    – la Démocratie fonctionne via le vote du peuple. Si le peuple vote massivement en faveur de quelque chose, ce quelque chose devient Loi et action.

    – Pour corriger les dérives d’un système, il faut donc d’abord que les gens comprennent ces dérives et/ou adhèrent aux solutions préconisées. A partir de là, les gens peuvent soit voter pour défendre ces idées (élection d’un parti politique), soit faire pression sur le gouvernement (manifestations et/où menace de voter contre le gouvernement).

    – Pour que les gens comprennent les dérives et solutions, il faut qu’on leur communique d’une manière adéquate: simple, compréhensible, crédible, et commerciale.

    C’est là que le problème se complique: Les lobbys financiers, les intérêts privés et certains partis politiques ont les moyens de faire une contre-communication, une désinformation, une propagande efficace. Un livre peut être dénigré (voir commentaires récents du journaliste radio dont nous parlait Paul Jorion), un débat télévisé manipulé par un « expert en communication » ou un « faux » expert citant des contre-vérités…

    Comment lutter? Messages clairs, simples, répétés, argumentés avec des chiffres incontestables qui touchent le peuple et lui « parle ». Démontage systématique des contre vérités en montrant ce qu’elles sont: des mensonges. En gros, pour faire bouger les choses il semble que nous ayons besoin d’experts en communication et d’arguments en béton…

    1. Cher G.

      Dans une de ses dernières vidéos du vendredi, Paul Jorion a mis en avant un fait de communication très intéressant de la blogosphère et du web 2.0. Je l’appellerais « objectivité numérique interpersonnelle du langage ». Le phénomène est certainement important pour expliquer la soudaineté et la nature des révolutions arabo-musulmanes.

      Une intervention sur un blog est nécessairement personnelle et objective : le sujet qui s’exprime n’est identifiable que par ce qu’il dit indépendamment de sa vie et de ses intérêts concrets. La communauté qui prend connaissance d’un commentaire ne voit que le sens objectif de la parole hors de tout autre rapport affectif avec le commentateur. Si un commentaire suscite des réponses ou des mots d’ordre, c’est uniquement pour le sens qu’il exprime à ceux qui le lisent indépendamment de tout intérêt. Le web crée donc une discussion désintéressée sur le bien commun où chaque intervenant existe pour lui-même sans subir la pression physique d’une foule manipulée par un communicateur.

      Pour faire bouger les choses, il n’est donc plus besoin d’experts en communication mais bien d’arguments en béton que la communauté élabore progressivement par la conviction formée à l’abri des rhéteurs et des manipulateurs. Votre avis est donc par construction un avis d’expert en s’exprimant en langage humain.

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