ALLUMER LA LUMIERE DANS LA CHAMBRE NOIRE, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité

Imputer les pertes abyssales du système financier sur ses créanciers, c’est allumer la lumière dans la chambre noire où la ploutocratie nous a enfermés. Au premier dollar ou premier euro de dette restructurée, c’est la réalité vraie qui est restaurée derrière son masque financier. En l’occurrence, la vraie valeur est politique, sociale et économique et n’a pas grand chose à voir avec les modèles de prix abstraits imposés par des marchés financiers captés par des intérêts particuliers sans nationalité et exonérés de toute responsabilité de bien commun.

Dans l’actuel système financier mondialisé non régulé capté par des intérêts particuliers, la loi est achetée par la finance pour créer des dettes sur des obligations sans valeur réelle. Les lois sont votées pour acheter une réélection mais ne sont pas financées par la fiscalité et l’économie réelle. La seule façon de donner un début d’application aux promesses électorales est depuis la crise des subprimes d’emprunter sur le marché mondialisé en dollar et euro et de mettre la chose publique sous le contrôle de la finance internationale hors de toute régulation par les lois nationales. Tout abandon d’intérêt ou de principal sur les dettes contractées revient à restaurer le principe du bien commun au-dessus de la finance et à refonder la loi comme compromis d’intérêt général et non comme paravent des intérêts particuliers des ploutocrates.

Les opinions publiques qui n’ont pas complètement perdu le sens des réalités comprennent de mieux en mieux que les responsables publics qui refusent la restructuration des dettes sont soit dépassés par leurs engagements d’État soit privilégiés de la ploutocratie. Une fois que ce diagnostic sera partagé par l’essentiel de l’opinion publique, il faudra mettre en œuvre un procédé international d’évaluation des pertes financières en fonction de la valeur réelle des démocraties nationales. Ce procédé est le marché commun international des CDS et primes de change cotées en bancor. Il organisera une dévaluation concertée de la valeur nominale des dettes par une restructuration internationale des changes fondée sur une cotation en bancor des matières premières et des économies réelles.

Le bancor est la seule solution pour restaurer l’État de droit en contrepartie de l’émission monétaire. Il suppose une révolution démocratique qui consiste à poser l’égalité des sociétés politiques devant l’obligation de remplir ses engagements monétaires régulés par la démocratie. Cette révolution est en marche par la vacuité non dissimulable des politiques monétaires et financières actuellement mises en œuvre pour différer la cessation de paiement des États et des banques. Pour que l’issue de cette révolution ne soit pas la disparition des régimes démocratiques, il faut que les peuples réclament l’égalité des nations devant la monnaie. Il faut abolir tout privilège d’émission monétaire et définir la démocratie internationale comme régime de couverture systématique de tout engagement financier par une prime d’option négociée sur un marché de droits transparents garantis par les réserves de change internationale.

La révolution engagée dont l’issue est en suspens pour peu de temps encore consiste à redéfinir la monnaie comme comptabilité du droit humain et non comme privilège d’opacité financière.

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70 réflexions sur « ALLUMER LA LUMIERE DANS LA CHAMBRE NOIRE, par Pierre Sarton du Jonchay »

  1. Excellent! Mais « la révolution engagée » passe nécessairement par une révolution politique…: « la redéfintion de la monnaie comme comptabilité du droit humain » sera le résultat de cette révolution politique induite par la destructuration du système financier.

  2. Du fait que mon ‘esprit est occupé avec FUKUSHIMA, je n’avais plus à l’esprit signification du bancor

    Wikipedia :
    «  »Bancor
    Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre.
    Aller à : Navigation, rechercher

    Le bancor est une proposition d’étalon monétaire international.

    À l’occasion du sommet de Bretton Woods en 1944, deux plans de création de système monétaire international s’affrontent. Il s’agit, d’une part, du plan de Harry Dexter White qui rétablit le Gold Exchange Standard et, d’autre part, du plan de John Maynard Keynes. Ce dernier propose la création d’une Union internationale de compensation et d’une monnaie supranationale, le bancor, à laquelle les monnaies auraient été rattachées.

    Le bancor perdit face à la puissance américaine d’après guerre.  »

    Google cite aussi un article de Paul Jorion.
    Par ailleurs, j’ai retrouvé dans un numéro de 2009 de  » Vendredi 24 avril » votre traduction d’1 article de Simon JOHNSON
     » Comment Wall Street a pris le contrôle des USA « 

  3. bonjour,

    je ne comprends pas cette histoire de bancor : ceux-là qui défendent sa mise en place sont exactement les mêmes que ceux qui ont conduit à la crise, et personne n’y trouve rien d’anormal ? Vous allez bientôt voir les Etats-Unis, la Chine, le FMI et la banque mondiale se « résigner » à ce bancor, alors que c’est exactement cela qu’ils souhaitent : http://calebirri.unblog.fr/2011/01/19/leconomie-contre-le-social-leurope-joue-un-jeu-dangereux/

    Nous sommes loins d’atteindre ainsi l’impossible « comptabilité du droit humain » :
    http://calebirri.unblog.fr/2011/03/27/la-valeur-de-lhomme-une-erreur-de-calcul-capitaliste/

    1. Hello Caleb Irri…Je viens de visiter votre site blog et j’ai choisis le texte de la « la double-pensée »
      “Connaître et ne pas connaître. En pleine conscience et avec une absolue bonne foi, émettre des mensonges soigneusement agencés. Retenir simultanément deux opinions qui s’annulent alors qu’on les sait contradictoires et croire à toutes deux. Employer la logique contre la logique. Répudier la morale alors qu’on se réclame d’elle. Croire en même temps que la démocratie est impossible et que le Parti est gardien de la démocratie. Oublier tout ce qu’il est nécessaire d’oublier, puis le rappeler à sa mémoire quand on en a besoin, pour l’oublier plus rapidement encore. Surtout, appliquer le même processus au processus lui-même. Là était l’ultime subtilité. Persuader consciemment l’inconscient, puis devenir ensuite inconscient de l’acte d’hypnose que l’on vient de perpétrer”.
      George Orwell
      Ce texte nous éclaire surtout sur votre vision personnelle de l’immanence du monde, rien de plus, rien moins…Ne dit-on pas que : « Dieu est la cause immanente de toutes choses ».

    2. @Caleb Irri,

      L’analyse que vous faites sur votre blog des propositions relatives au bancor reflètent bien l’état actuel des réflexions sur cet étalon monétaire international. Mais vous n’intégrez pas la suggestion que nous discutons sur ce blog de définir le bancor comme unité monétaire nominale d’un marché d’option internationale. Keynes avait proposé une chambre de compensation internationale de crédit en bancor qui déterminait les parités monétaires par les arbitrages d’une gouvernance monétaire classique ; c’est à dire par une banque centrale mondiale accordant des crédits de compensation en fonction d’une politique négociée entre les grands États. La proposition de Keynes a été refusée par les États-Unis pour imposer le dollar mais aussi parce qu’il était apparu une trop grande divergence entre les conceptions monétaires des différentes nations pour qu’une politique mondiale fût possible.

      Le contexte d’aujourd’hui est différent : le capitalisme financier international s’est emparé de la politique monétaire mondiale par l’unification et la privatisation du marché des capitaux. Les Etats et banques centrales n’ont plus le contrôle réel de la monnaie ni qualitatif ni quantitatif. Les opérateurs privés maitrisent le crédit par les produits dérivés à partir des paradis fiscaux. La création d’un marché international de produits dérivés unifié et compensé en bancor aurait pour but de fonder un système international de comptabilité du capital réglé par le droit des démocraties qui accueilleraient les banques du bancor. La loi de l’offre et de la demande s’appliquerait dans les échanges internationaux. Le bancor d’option est impérativement tracé et mesuré par les systèmes juridiques nationaux sous le contrôle des pouvoirs judiciaires nationaux.

      La fondation du bancor par un marché défini par la règle de la couverture de tout prix nominal par une prime entraîne l’ancrage de la monnaie dans l’engagement effectif du Droit par des personnes identifiables et solidaires dans la valeur du réel humain. La valeur d’une prime n’est pas révélée par un calcul individuel mais par une compensation de marché. Tous les points de vue sur un même objet s’équilibrent non par une confrontation de subjectivités mais par la part du risque de non réalité du nominal effectivement pris en charge par un capital explicite. La réalité du capital investi n’est pas déclaratoire mais attestée par le marché-même sous le contrôle d’une loi indiquée à l’origine de toute opération. La compensation est publique et transparente en réel effectivement livrable, en prix effectivement liquide et en intérêts de négociation effectivement déposés.

      Le bancor issu d’un marché d’option est dérivé de contrats portant sur une réalité juridiquement définie et appliquée par les démocraties nationales. La politique monétaire mondiale étalonnée par le bancor représente l’économie du droit discutée par la concurrence des lois nationales dans un projet démocratique commun aux nations responsables et solidaires par un même marché. Il y a bien comme vous le supposez une révolution mais qui est la subordination du capital à la démocratie, de la démocratie à ses réalisations nationales et des régimes nationaux à une délibération commune du bien humain par un marché financier commun.

      Le central banking après la crise

      1. Ce système est-il à l’abri d’une éventuelle prise de contrôle par une nouvelle oligarchie ? Et sinon, quelles nouvelles règles faudrait-il ajouter pour prévenir, ou du moins limiter la probabilité de, cela ?

      2. @Jean-Luc Mercier,
        Un marché international d’option installé dans l’espace des démocraties, dont la chambre centrale de compensation est garantie par un capital souscrit par les démocraties (en lieu et place du rachat a posteriori des pertes financières par les budgets publics), dont les transactions sont tracées et contestables devant les juges nationaux et les pénalités judiciaires réglées par une fiscalité que les intermédiaires de marché incluent dans la compensation-même (recouvrement fiscal garanti par le marché), n’a besoin d’aucune autre règle que celles qui existent déjà mais ne sont pas appliquées à cause de la mise en concurrence des États par l’opacité financière internationale.

        Pour qu’un tel marché fonctionne, il suffit que les démocraties fonctionnent conformément à leur constitution : égalité devant la Loi, protection publique des plus faibles, séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, indépendance et financement de la justice par les citoyens.

      3. @ PSJ

        « Il suffit que les démocraties fonctionnent conformément à leur constitution… »

        hum hum, vous en connaissez une, vous, dans ce cas ?

      4. @ Pierre Sarton du Jonchay

        bonjour,

        le problème justement, c’est de savoir qui contrôle cette monnaie. Si ce sont ceux-là mêmes qui s’accaparent déjà toutes les richesses, une union de tous, au travers d’une chambre de compensation « géante » (chapeautée par qui, contrôlée par qui ? cela n’augure rien de bon. Cela signifie la mainmise de quelques uns sur la politique du monde entier, et sans doute pas pour le bien de tous. Comment serait-il possible de rendre les transactions transparentes quand nos propres dirigeants n’ont aucun intérêt à ce que soient dévoilés les dessous de la politique internationale, et aussi nationale (corruption, pots de vins, rétro-commissions, ventes d’armes…..)

        Le véritable problème du bancor n’est pas sa théorie mais sa pratique : au même titre qu’il ne suffit pas d’une bonne Constitution pour garantir la démocratie, le bancor pourrait très bien servir d’alibi pour concentrer un peu plus encore le pouvoir et les richesses entre les mains de quelques uns.

        Le capitalisme ne supporte aucune subordination. Mais la démocratie peut-elle supporter le capitalisme ?

      5. @Caleb Irri,

        Le problème justement, c’est de savoir qui contrôle cette monnaie.

        Oui, c’est le vrai problème. Auquel vous donnez la seule solution possible : la démocratie. Qui doit contrôler la monnaie ? Le citoyen, le citoyen et le citoyen. Le citoyen qui produit, le citoyen qui finance et le citoyen qui gouverne. Et financer ou gouverner, ce n’est pas capter la production ; cela c’est le régime actuel de la ploutocratie. Financer en démocratie, c’est actualiser la fin véritablement humaine de toute production. Gouverner en démocratie, c’est potentialiser l’attribution d’une fin humaine à toute production. La monnaie en démocratie est la comptabilité des fins humaines droites produites et à produire (au sens le plus concret du terme) par tout citoyen égal en dignité à n’importe quel autre citoyen.

        La proposition du bancor sous-jacent à un marché international d’options reconstruit la monnaie sur la démocratie. Subordonner l’émission monétaire, c’est à dire la représentation comptable du capital, à la formulation d’un nominal auquel est attribué un prix est l’instauration du calcul monétaire comme relation entre une chose et un prix réglée par un engagement juridique.
        1) Contraindre l’émission monétaire par des contrats explicitement déposés dans un régime national de Droit soumis à l’arbitrage d’un juge national, c’est la subordination concrète du prix à la réalité d’une démocratie nationale qui ne soit pas seulement un concept abstrait.
        2) Garantir toute émission monétaire nominale par une prime d’option négociée qui engage les acheteurs à combler l’écart à l’échéance entre le nominal et le réel, c’est la mise en relation universelle de la réalité nommée avec la réalité effectivement produite.
        3) Engager plusieurs démocraties dans un même marché qui soumette chacune à l’évaluation de toutes les autres, c’est la réalisation de la primauté du citoyen sur le droit national qui se soumet réellement aux droits universels de l’humain.

        Le bancor sous-jacent à un marché d’option international étalonne toute monnaie par la réalité humaine droite engagée par le citoyen et non par le capital anonyme exempt de tout ordre politique. La compensation en bancor optionnel ne portera pas seulement sur des prix dont on ignore en quoi ils sont des primes, des nominaux ou des réalités concrètes mais bien sur des prix attachés à des contrats portant sur des flux réels visibles de valeur livrable garantis par des primes effectivement engagées en droit humain. La compensation internationale d’options de réalité nommée, déposée et livrable est à la fois l’origine et la fin du bancor qu’aucun citoyen, aucun État national, aucun capital anonyme ne peut posséder à soi seul.

        Il est bien évident que le bancor ne peut pas advenir sans une pression ferme et amicale sur les possédants, les sachants et les crédules. Le plus dur ennemi de la démocratie est la ploutocratie parée en démocratie.

    3. @ PSDJ

      quand vous dites « …Tous les points de vue sur un même objet s’équilibrent non par une confrontation de subjectivité mais par la part du risque de non réalité du nominal effectivement pris en charge par un capital explicite….

      vous persistez dans la dénégation du fait radicalement humain de la dimension subjectivite de TOUTES transactions inter- humaines.

      je comprends que vous souhaitiez écarter ce facteur , combien il est encombrant et difficile à gérer quand on essaye d’imposer à tous un point de vue tout à fait personnel , mais il EST comme nous SOMMES.

      ensuite : « ..Le bancor issu d’un marché d’option est dérivé de contrats portant sur une réalité juridiquement définie et appliquée par les démocraties nationales… »
      …il faudra donc attendre , et c’est le préalable , que toute la planète soit organisée politiquement sur un mode démocratique , ce qui est loin d’être le cas …

      concentrez vous sur cet aspect des choses (le développement de la démocratie) , le reste viendra « naturellement » après , a mon avis

      cordialement

      1. vous persistez dans la dénégation du fait radicalement humain de la dimension subjectivité de TOUTES transactions inter- humaines.

        Nous disons la même chose et vous me placez dans une position opposée à la vôtre quant à la reconnaissance de la subjectivité humaine. Pourquoi croyiez vous que je veuille éluder la subjectivité humaine quand j’entends au contraire lui rendre toute sa valeur ? Dois-je comprendre que vous ne trouvez pas de raison de faire confiance à la subjectivité humaine. Et si l’on instaure la règle qu’une promesse ne mérite confiance que si la prime qui en garantisse la réalisation effective doit être librement achetée par un marché où tout objet de promesse est déposé en transparence ? Le défi de la démocratie n’est-il pas que toute parole identifie la réalité qu’elle engage ? Et que tout sujet de parole soit engagé par la réalité qu’il nomme ?
        Ma réponse à G vous éclaire-t-elle ?

      2. @ PSDJ

        manifestement je ne comprends rien à ce que vous dites….

        expliquez moi ce que vous entendez par « confrontation de subjectivité » , par exemple , syntagme qui me laisse à penser ce que j’écris ci dessus quand j’utilise le terme de « dénégation »..

      3. @Sentier198,
        J’entends par confrontation des subjectivités un rapport de force où un sujet cherche à imposer son appréciation sans rechercher la satisfaction de sa contrepartie. Où la finalité de l’échange n’est pas la valeur mais l’expropriation de toute plus-value à sa contrepartie ; ce qui revient à produire du risque pour diminuer la part certaine de valeur livrable à sa contrepartie.

    1. Terme de finance et de jurisprudence. Porter en compte, appliquer un payement à une certaine dette ; déduire une somme, une valeur sur une autre, l’en rabattre (le sens propre du latin imputare étant porter sur le compte de). L’avancement d’hoirie doit être imputé sur la quotité disponible.
      Le littré;imputer
      Désolé.

  4. Vous semblerait-il exagérer, impropre d’affirmer que nous sommes en guerre. une guerre non conventionnelle où la ligne de front est indiscernable, où les belligérants ne possèdent pas de profil bien défini. Caractéristiques d’un conflit non déclaré qui ne le rend que plus difficile à supporter car ses effets se font sentir insidieusement. Comme la radioactivité en quelque sorte. Rappelons à toutes fins utiles cette citation attribuée à Warren Buffet, milliardaire américain, 1ère fortune des Etats-Unis :

    « Il y a une guerre des classes, c’est un fait, mais c’est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner. »

    1. Oui, nous sommes en guerre d’intention : les ennemis sont les prédateurs du bien commun dont la destruction tout à fait réelle n’est pas visible en tant que telle ni attribuable à des individus identifiables. Le marché international du bancor oblige à l’identification des acteurs et des transactions financiers. La dissimulation dans l’internationalité devient un acte explicite par la non-utilisation des règles de transparence du bancor. La démocratie est alors fondée à qualifier ses ennemis par l’actuation financière de leurs intentions.

  5. « il faut que les peuples réclament l’égalité des nations devant la monnaie. »…Merci là c’est clair…Je souhaite lire ces trois lignes dans tous les programmes des participants aux grand jeu des élections 2012…Je ne plaisante absolument pas…Si toutefois nous avons la chance et le temps de lire et d’élire les bons candidats.

  6. Je fais une petite incise à propos d’une expression qui revient souvent aujourd’hui, celle des « générations futures ». C’est plutôt une question d’ordre général :

    Les générations futures, il faut bien avouer qu’on en a rien à faire. Michaux exprime bien cette ambivalence quelque part, du genre, « comme nous vous haïssions », ceux du futur, et cependant, l’inverse aussi. Mais l’argument des déchets nucléaires, du monde qu’on laisse au générations futures nous est totalement indifférent en tout cas à moi, qui n’ai pas d’enfants. Maintenant beaucoup de gens ont des enfants et pourtant, cela ne les empêche pas de ne se soucier en rien de l’avenir du monde.

    A bien y regarder, nous ne nous soucions même pas de notre propre avenir. Tout occupé a obéir aux contraintes sociales, aux exigences du présents, au joies du présent, carpe diem aussi, personne ne songe même à son propre futur. A la limite oui, le souci d’obéir au contraintes professionnelles etc. Passif !

    Et pourtant nous sommes la somme des instants passés.

    Ce n’est pas une grande nouveauté de dire que nous sommes plusieurs comme l’écrivent les auteurs de « Milles plateaux », Deleuze et Guattari dans leur préface, mais nous sommes aussi plusieurs diachroniquement. Non seulement synchroniquement dans le présent, mais à travers le temps. On ne se baigne jamais dans le même fleuve est encore une fois la mauvaise façon de dire les choses, la fausse évidence. Nous somme le fleuve. La personne qui se baigne change plus que l’eau. Ce sont ces êtres diachroniques qui nous échappent.

    Nous ne pensons même pas à notre propres futur, comment vouloir penser aux générations à venir ?

    Mais imaginez vous l’année prochaine… Cet être-là existe déjà potentiellement, de manière problématique, mais s’il existe, ce que vous faites aujourd’hui le concerne, vous mettez à chaque instant l’aiguillage de son passé à lui, elle. On n’y pense pas mais ce futur de soi, on peut avoir une immense influence sur lui. L’enfant est le père de l’homme, mais l’adulte est également le père de son futur « moi », et il peut en être conscient ou pas. Faute de pouvoir se projeter dans son propre avenir, comment demander aux gens de se soucier de générations futures, abstraites, qui ne leurs rendront rien en échange de leur abnégation ? Le futur attendra, qu’ils se disent, je préfère encore me soucier des futures générations de petits hommes verts…. Le Rwanda n’a empêché personne de dormir, ni Hiroshima.

      1. En fait c’était l’option inverse de Proust, qui dit dans Albertine :

         » Le plus pressé était de lire la lettre d’Albertine puisque je voulais aviser aux moyens de la faire revenir. Je les sentais en ma possession, parce que, comme l’avenir est ce qui n’existe que dans notre pensée, il nous semble encore modifiable par l’intervention in extremis de notre volonté. Mais, en même temps, je me rappelais que j’avais vu agir sur lui d’autres forces que la mienne et contre lesquelles, plus de temps m’eût-il été donné, je n’aurais rien pu. À quoi sert que l’heure n’ait pas sonné encore si nous ne pouvons rien sur ce qui s’y produira ?  »

        =========

        On ne peut sans doute pas réparer ce genre rupture entre deux personnes mais l’avenir n’est pas complètement clos pour autant. Si je dis bonjour à la dame en bas ou si je ne le fais pas.. si j’apprends une langue étrangère chaque soir.. ou pas. Notre « avatar » futur est modifié par cela. Et cet avatar ne va pas s’en aller, patience…
        Un jour, j’ai rencontré un « pile-ou-faciste », qui jouait sa vie à pile ou face comme son nom l’indique. Il m’avait raconté qu’il avait été obligé, à cause de cette philosophie taquine, d’aller à pied au supermarché éloigné de 10 km (puisqu’il avait joué le trajet voiture à pile ou face) , de dire bonjour aux filles et finalement à toutes le femmes quelque soit leur âge… c’était rigolo.

    1. Lisztfr,

      « Le Rwanda n’a empêché personne de dormir, ni Hiroshima. » : Et ça continue encore et en gore !

      Pierre,

      « la monnaie [qui] ne peut pas exister en dehors des civilisations » : c’est sûr, mais l’inverse n’est vrai que si l’on y croit. Je n’y crois pas. Vous si : filtre !

      « la monnaie [qui] signifie la civilisation » : mais elle n’est pas la seule ! Vous croyez en la prééminence de l’échange marchand : filtre ! Je n’y crois pas, c’est un point de vue qui permet notamment de considérer le salariat comme le défenseur actuel de cet échange monétisé, qui en créant la monnaie avant la demande d’échange monétisé l’impose.

      Si votre bancor est capable d’intégrer ma cosmogonie et donc de lui donner la possibilité de s’exprimer et accessoirement de donner à l’homme la possibilité de refuser la suprématie, que dis-je, la déité de l’échange monétisé, alors je signe. Sinon non !

      Que l’humanité continue à consommer-produire-polluer-détruire bref, à se dénaturer sous prétexte qu’elle s’emmerde et qu’elle n’a rien de mieux à faire : non ! Que vous lui fabriquiez un outil, une monnaie, qui lui permette de le faire en nivelant les inégalités entre les hommes et entre les pays : non plus, malgré le beau sentiment qui vous motive !

      Je ne crois pas en dieu – à part l’homme-, je ne vais pas croire en la monnaie !

      « T’inquiète ! Quand tu seras vieux on te donnera ta dose, ton paradis ! » :

      La question des retraites est le chiffon rouge qui te fait oublier le travail qui te tue à petit feu. Parlons du travail et laissons la retraite au cimetière. ((Mais où est donc) Bernard Maris…)

      Paul en parle régulièrement…qu’il faudrait en parler : « Et si l’on reprenait la question dans l’autre sens ? En partant plutôt du fait qu’il faudrait que les gens soient heureux. Et en déduisant tout le reste à partir de là : le travail, l’argent, etc. Juste pour voir ! » (Ibid) : étonnant non ?

      Accessoire : Les centrales nucléaires sont là pour fournir l’énergie indispensable au salariat et à la monnaie : « Si on les supprime comment va-t-on produire ? »

      Bonne journée

      1. Pierre,

        La musique qui marche au pas cela ne me regarde pas, mais les braves gens n’aiment pas que l’on suive une autre route qu’eux ! Le dialogue devient difficile : en plus de votre filtre 🙂 (je suis un rebelle : je tente l’insertion d’un smiley !), je suis privé de liens et de mise en forme (gras et italique !) ! Comme quoi, la psychanalyse a encore de beaux jours devant elle : le taulier ne supporte pas qu’on lui remplace un A par un A prime (allusion au billet LES MAUVAISES HABITUDES : un « dissident » qui refuse la dissidence dans son église ça s’appelle comment ?), mais dénaturer les messages des autres ne le gêne pas, probablement parce que l’autre est supposé incapable d’être précis dans le choix de ses mots, de sa ponctuation et cætera, et que ses associations d’idées pendant la rédaction de son message n’ont aucun sens en comparaison de la sacro-sainte raison aristotélicienne !

        Je vous ai répondu sur le billet ALLUMER LA LUMIERE DANS LA CHAMBRE NOIRE, vers le message 8. J’avoue que ça n’est pas clair sans liens ni mise en forme. Je reprends (vous allez voir : sans liens ni mise en forme ça va être super clair !)

        (Je vous cite) « la monnaie [qui] ne peut pas exister en dehors des civilisations » : c’est sûr, mais l’inverse n’est vrai que si l’on y croit. Je n’y crois pas. Vous si : filtre !

        (Je vous cite) « la monnaie [qui] signifie la civilisation » : mais elle n’est pas la seule ! Vous croyez en la prééminence de l’échange marchand : filtre ! Je n’y crois pas, c’est un point de vue qui permet notamment de considérer le salariat comme le défenseur actuel de cet échange monétisé, qui en créant la monnaie avant la demande d’échange monétisé l’impose.

        (En gras) Le salariat en créant la monnaie avant la demande d’échange monétisé l’impose.

        Si votre bancor est capable d’intégrer ma cosmogonie et donc de lui donner la possibilité de s’exprimer et accessoirement de donner à l’homme la possibilité de refuser la suprématie, que dis-je, la déité de l’échange monétisé, alors je signe (allusion à un précédent message resté sans réponse de votre part (???) dans le billet LA PRETENDUE « THEORIE DE LA VALEUR » D’ARISTOTE : « Y sait faire ça le bancor ? »). Sinon non !

        Que l’humanité continue à consommer-produire-polluer-détruire bref, à se dénaturer sous prétexte qu’elle s’emmerde et qu’elle n’a rien de mieux à faire : non ! ( En gras : l’humanité continue à se dénaturer sous prétexte qu’elle s’emmerde et qu’elle n’a rien de mieux à faire). Que vous lui fabriquiez un outil, une monnaie, qui lui permette de le faire en nivelant les inégalités entre les hommes et entre les pays : non plus, malgré le beau sentiment qui vous motive !

        Je ne crois pas en dieu – à part l’homme-, je ne vais pas croire en la monnaie !

        « T’inquiète ! Quand tu seras vieux on te donnera ta dose, ton paradis ! » (c’est de moi) : « La question des retraites est le chiffon rouge qui te fait oublier le travail qui te tue à petit feu. Parlons du travail et laissons la retraite au cimetière. (Bernard Maris, extrait d’un mien message dans votre billet UN PROGRAMME POUR LA PRESIDENCE FRANCAISE DU G-20)

        Paul en parle régulièrement…qu’il faudrait en parler : « Et si l’on reprenait la question dans l’autre sens ? En partant plutôt du fait qu’il faudrait que les gens soient heureux. Et en déduisant tout le reste à partir de là : le travail, l’argent, etc. Juste pour voir ! » (Ibid) : étonnant non ?

        Accessoire : Les centrales nucléaires sont là pour fournir l’énergie indispensable au salariat et à la monnaie : « Si on les supprime comment va-t-on produire ? »

        Pierre, je résume : vous ne croyez pas en l’homme, alors que toutes les religions – hormis celle du Tout Raison chère à certains- désignent à la base l’homme (Jésus, Yahvé, … lire Je suis) : comment voulez-vous qu’on s’en sorte !

        Bonne journée (je vous la souhaitais déjà bonne hier, agrémentée du morceau nommé Fool’s Overture du groupe Supertramp au Queen Mary College en 1977).

        Ni Dieu ni maître.

      2. Bonjour Fab,

        Je ne sais comment vous répondre. Il m’avait semblé que nous étions d’accord sur quelques points essentiels comme la primauté de la personne physique en relation de société dans tout échange économique. Et puis la traduction de cette vérité partagée en langage monétaire vous pose problème. Pourriez-vous me ré-interpeller sur les points qui vous posent problème à partir des points que vous jugez acquis entre nous ?

        Je reconnais au passage que pour le moment, nous avons à peine effleuré la question du travail et du salariat bien qu’elle soit au cœur de nos problématiques. Nous allons y entrer progressivement.

      3. Pierre,

        « Et puis la traduction de cette vérité partagée en langage monétaire vous pose problème » : je ne pense pas avoir dit ça !

        S votre bancor est capable de se contraindre à une place non totalitaire dans l’échange, de manière à ce que l’échange monétisé soit une possibilité comme une autre d’échanger, choisie librement par l’individu, alors je signe. Et adieu la société marchande (consumo ergo sum), au sens échange monétisé imposé (je ne reviens pas sur la cause de l’émergence de cette société dans la civilisation mais suis prêt à y revenir sur simple demande 🙂 ) !

        Le salariat en créant la monnaie avant la demande d’échange monétisé l’impose : c’est l’assurance-vie de la société de consommation, nucléaire compris. C’est l’expression actuelle de la servitude volontaire à l’organisation pyramidale. Il est en effet plus que temps d’en parler.

      4. Bonjour Fab,
        Ok, je comprends mieux. Est-ce que l’ordre de causalité suivant vous agréerait ?
        Société -> confiance -> individu -> choix -> mesure matérielle -> salaire individuel -> monnaie -> partage de la valeur -> croissance humaine
        Mon idée est que le bancor sous-jacent au marché mondial d’option peut (mais ce n’est pas certain) réaliser cette chaîne de causalité. Qu’en pensez-vous ?

      5. Pierre,

        Individu + temps de cerveau disponible (Goodbye salariat) => possibilité d’emprunter le chemin de la prise conscience (par la raison et la spiritualité, dualisme nécessaire) => démocratie possible, possibilité de verbaliser sa cosmogonie personnelle => possibilité d’échanger sur un champ de valeurs personnel (allant du dialogue au travail rémunéré si besoin) => partage des valeurs => monnaie (votre bancor) servant à l’échange monétisé seulement si désiré => disparition de l’excédent de monnaie => disparition des ponctions nécessaires à l’absorption de l’excédent (finance par exemple). Etc.

        Pour cela, il est primordial de rendre public le débat sur le salariat (ce n’est pas gagné : il faudra passer par-dessus les « économistes » de toutes nations qui sont tenus par la peur de voir disparaître leur outil de travail !), afin qu’entre autres et au final votre bancor apparaisse à tous comme évident et incontournable.

        Pratiquement, je pense qu’une société qui dans un premier temps limiterait le travail imposé à deux jours par semaine serait capable de produire le nécessaire pour tous et y gagnerait sur tous les plans : démocratie, respect de l’autre et de l’environnement, éducation, etc. Votre monnaie serait alors une barrière naturelle afin que ceux qui désirent utiliser leur temps (de cerveau) disponible à consommer/produire ne puissent plus ni imposer leur volonté aux autres (humains ou pas), ni détruire l’environnement (le travail comme taxe à la consommation).

        Le constat est simple : nous dérivons sur une poussière d’univers, nous ne savons pas d’où nous venons et si nous allons quelque part, pourquoi alors se contraindre sous prétexte que nous avons peur d’en prendre conscience ! Dieu, le Papa Noël, la Salariat…, ça peut avoir son charme mais il faut arrêter de nous prendre que pour des cons !

        Concernant votre dernier billet : « Le développement de l’intelligence personnelle requiert la confiance, la responsabilité et la loyauté », et du temps ! C’est l’abus qui est potentiellement dangereux, c’est valable pour l’alcool comme pour la spiritualité ou la raison (http://www.vipassana.fr/Bibliographie/MathieuRicardEtTrinhXuanThuan.htm) : le chemin de la prise de conscience, de l’éveil, ne doit pas être imposé, par définition.

      6. @Fab,
        Oui d’accord ; le salaire est un moyen d’acheter le temps d’intelligence humaine et de priver ainsi les personnes du sens de leur travail. Mais le salaire est aussi le prix de l’intelligence humaine sans quoi il n’est aucune économie de valeur qui réponde aux besoins exprimés par l’être humain concret. C’est la raison pour laquelle la monnaie ne doit pas se définir comme une matière mais comme un travail effectivement limité par la matière et le temps humains mais proportionné aux fins humaines libres. Le bancor sous-jacent à l’option achetée, vendue et garantie par des sujets de travail instaure la monnaie comme salaire de tout travail ; salaire qui contienne et le temps, et l’intelligence, et la finalité et la citoyenneté de tout individu au service de sa personne par le service des autres.

      7. Pierre,

        Le salaire, si vous le considérez aussi comme « le prix de l’intelligence humaine » n’est pas pour autant synonyme de monnaie. C’est précisément parce que la monnaie est systématiquement créée par le salaire qu’elle doit être utilisée (échange monétisé imposé : « besoins exprimés par l’être humain concret » imposés) et qu’elle est excédentaire (l’excédent doit être absorbé : ponctions).

        L’économie de valeurs n’a précisément pas à passer par l’unique intermédiaire qu’est la monnaie : les valeurs peuvent être mises en commun, partagées, échangées à titre gratuit ou par le troc…, et l’échange monétisé ne doit intervenir qu’en cas de demande expresse des deux parties et la monnaie créée uniquement pour cet échange : le salaire comme taxe de la consommation.

        Ainsi : « Le bancor … instaure la monnaie comme salaire de tout travail » : non !, car le travail sera une nouvelle fois synonyme de monnaie qu’il faudra dépenser et qui ne pourra être qu’excédentaire !

  7. Question d’un béotien sophiste.
    Quand les fonctionnaires et les pensionnés d’un pays sont payés avec de l’argent emprunté par l’état, ils consomment du travail des générations passées ou du travail des générations futures?
    Je pose la question car si les préteurs prêtent de l’argent qui existe c’est donc un surplus du travail des générations passées et comme elles n’existent plus elles n’en ont plus besoin…

  8. Bonsoir Pierre.

    On tourne en rond, nous voci de nouveau à l’embouchure de la nasse: Qui va encore dire la messe pour tout le monde et cette fois-ci donner l’estocade?

    Le bancor, encore et toujours de l’argent dette! Keynes n’a jamais été un philanthrope.

    Quelle organisation, composée de qui et au profit de qui, va s’arroger le droit d’emettre par l’intermédiaire d’une banque supranationale cette devise, en raison des nécessités du moment, aux états membres signataires de ce « Bretton Woods BIS ».
    Ceux qui ne voudront pas donner allégeance seront des terroristes?

    Rien de ce qui sera mis en place à l’occasion de l’intronisation du bancor ne sera fait de manière dite démocratique, tous ceux qui en seront à la tête seront DESIGNES. Je n’y vois qu’une structure suplémentaire de gouvernance et d’asservissement de masse après le dollar et l’euro qui n’étaient que des coups d’essais.

    Les temps ont changés, avant les grands argentiers du monde avaient besoin des états comme rempart, aujourdh’ui ce n’est plus le cas, ce sont eux qui font les lois, qui disent la loi, la chose politique s’exécute et l’état est devenu un outil aux mains des banquiers et des multinationales. Que ce soit le bancor ou autre chose, de toute façon on passera à la moulinette.

    « Pour que l’issue de cette révolution ne soit pas la disparition des régimes démocratiques, il faut que les peuples réclament l’égalité des nations devant la monnaie. Il faut abolir tout privilège d’émission monétaire et définir la démocratie internationale comme régime de couverture systématique de tout engagement financier par une prime d’option négociée sur un marché de droits transparents garantis par les réserves de change internationale ».

    -Un régime démocratique n’est en aucun cas un gage de bonne gouvernance, c’est même le système politique le plus apte à berner la population et ce avec son assentiment. Si elle s’estime flouée, elle ne peut dans les faits que s’en vouloir d’avoir mal voté, ce système assurant ainsi une irresponsabilité totale aux politiciens. Elle est pas belle la vie?
    Un constat: Sur une masse de 1000 électeurs, avec un taux d’abstention, de votes blancs et de bulletins nuls de 55 %, un élu obtenant 51% des voies n’est élu qu’avec 22,9% de la masse électorale. Il y a tromperie car cet élu qui exercera le pouvoir au non de tous n’est en rien représentatif des aspirations d’une population. La démocratie n’est pas démocratique dans le sens idyllique que l’on pourrait s’en faire.

    -L’égalité des nations devant la « monaie » avec LE PRIVILEGE DE L’EMISSION du bancor on va l’avoir, mais l’égalité des individus devant la monaie, qui en parle? Parceque le fond du problême il est là et pas ailleurs. Rien dans ce monde ne devrait fonctionner autrement que sous forme d’association loi 1901 et ce n’est pas demain le veille.

      1. Bonsoir Pierre.

        J’en conclue que le fait d’avoir raison ne sert à rien si on a raison tout seul.

      2. Mon n+1 m’a même sorti une fois : « avoir raison ne suffit pas, ce serait trop simple ».

      3. Avoir raison serait trop simple

        –> Rajouter une dimension d’affect (cf Levy-Bruhl)
        –> Assurer l’homéostasie de ladite raison dans un « milieu associé » (Stiegler)
        c’est à dire un milieu où il y a co-individuation entre supports techniques et sujets (contre exemple : la télé, exemple (ape génial) l’agora dans la mesure où elle était restreinte à des citoyens « éduqués ».
        Autre exemple, l’imprimé (ce qui n’a pas empêche la prolifération des libelles et pamphlets en XVIIe siècle, une part un peu « désublimante » de ce beau support de mémoire)

  9. Un constat: Sur une masse de 1000 électeurs, avec un taux d’abstention, de votes blancs et de bulletins nuls de 55 %, un élu obtenant 51% des voies n’est élu qu’avec 22,9% de la masse électorale…Donc ces élus ne sont pas élus logiquement…Il est là le problème…Virez moi tous ces connards toute de suite …Non d’un petit bonhomme…Dehors les imposteurs vite….Plus vite…Ces slogans devraient êtres les nouvelles bannières des citoyens…Au lieu de cela tous et chacun leurs fond des ronds de jambes…Et oui !…Donc j’ose dire…

    1. Tout à fait d’accord, le vote blanc ou bulletin nul est un vote pour la non représentation, ou la représentation individuelle ; en tout cas, contre la déportation des pouvoirs.

      Ce vote blanc pour moi a une réalité politique applicable : l’absence de gouvernement, et a forciori la démission de celui en court.

  10. « Imputer les pertes abyssales du système financier sur ses créanciers, c’est allumer la lumière dans la chambre noire où la ploutocratie nous a enfermés. Au premier dollar ou premier euro de dette restructurée, c’est la réalité vraie qui est restaurée derrière son masque financier »

    Cette déclaration de PSDJ doit être inscrite en lettre d’or en préambule du prochain livre de Paul

  11. Un bancor serait un excellent début, au moins une tentative de changement intéressante, en attendant un signe monétaire marqué par le temps reconnu dans chaque nation. En attendant aussi que la problématique économique soit davantage considérée dans ses aspects de surproduction et de gaspillage; que dans les échanges iniques formés par la finance.

    Dans l’actuelle guerre économique, l’émission monétaire massive rappelle une course aux armements capable d’engloutir le peu de richesses produites par les nations: la FED et l’industrie financière se substituant à l’industrie militaire pour assurer un équilibre avantageux perdu depuis longtemps…

  12. Qd on sort la mondialisation par la porte , elle rentre par la fenetre .
    Le « BANCOR » est une autre tentative de « gouvernance » mondiale (euphémisme désaffecté).
    C’est dans la logique « immédiate » humaine de vouloir mettre « en ordre » ce qui n’est pas forcément « rationnel »( puisque la pluspart des equa diff qui nous gèrent n’ont pas de « racines ») .
    C’est Perette et le pot au lait …. raisonnement immédiat qui parait évident au premier raz bord , logique qui pourtant nous met ds le mur depuis des lustres …
    Il n’ y a pas de solution centralisée , meme partielle a nos problèmes de gestion économique ou autre ….chaque artifice qui parait remèdier a un problème , ne fera que le déplacer et l’aggraver .
    mépriser les études de modélisation , c’est facile et évite d’ y regarder de plus pres . L ‘approche philo est tellement plus aisée .
    Marx disait que la philo etait a la réalité ce que l’onanisme est a l’amour …Il aurait aussi pu dire que c’est de l’expressionisme ou du cubisme au regard de la réalité.

  13. @ Pierre Sarton du Jonchay .

    Je crois que tant que nous n’aurons pas mis la clef de voûte du système sur la table en grand débat public , nous n’arriverons pas à résoudre l’équation impossible , et la clef de voute n’est pas la monnaie en tant que telle , mais bien le droit de la créer : service régalien vendu par Giscard aux banques privées en 1973 en ce qui concerne la France . Aux USA , il faut remonter au XIXème siècle .

    Les dettes européennes n’existent que par la manière dont sont organisées les finances.

    Si les Etats nationalisaient leurs banques, ils annuleraient de fait sans doute plus de 50% de leurs dettes , détenues souvent en majorité par leurs banques nationales , puisque de ce fait les états se devraient de l’argent à eux mêmes. L’irlande a fait le premier pas avec la nationalisation .

    Comme les banques sont en grandes difficultés financières , cela ne changerait rien du tout pour elles et leurs actionnaires qui ont déjà tout perdu mais ne le savent pas car les cours sont totalement soutenus artificiellement par l’intermédiaire des robots et des dark pools .

    Le truquage comptable qui permet aux banques de ne pas passer de dépréciations d’actifs pour la perte de valeurs de leurs actifs fonds euros , repose uniquement sur les produits fantoches du nom de CDS qui n’ont aucune valeur réelle , puisqu’ils ne sont contregarantis pas rien . C’est d’ailleurs l’énorme problème des majors américains qui en sont les émetteurs à 97% . Personne ne doit déclarer de cessation de paiement , sinon l’effet domino entrainerait de facto la cessation de paiements des majors US puisque les 211 000 milliards d’encours de CDS ne sont inscrits nulle part .

    Les seuls pour qui çà changerait quelque chose , ce sont les USA , qui doivent une fortune aux banques étrangères , et qui se priveraient d’une source de revenus plus que confortables, intérêts versés et primes des CDS en particulier .

    Le Japon ainsi que l’Irlande devraient nous faire réfléchir sur le sujet :
    Depuis plus de trois semaines maintenant , les japonais se battent pour essayer de limiter les conséquences de ce qui est sans doute la plus grande catastrophe planétaire connue . Les autorités japonaises ont cru bon d’injecter 700 milliards (chiffre d’hier) pour soutenir les marchés financiers et les indices , mais TEPCO , la société en charge de gérer la centrale de Fukushima est à court d’argent , son personnel n’est pas relevé et elle a été dégradée cette semaine par les agences de notation américaine .
    Les banquiers sont en train de discuter des prêts à lui faire , et le gouvernement japonais pourrait la nationaliser (ce n’est pas encore fait) .

    Vous trouverez sur le blog de Jacques Attali , un commentaire sur les motivations des décisions d’implantation , d’entretien et d’intervention de la catastrophe japonaise : http://www.attali.com/actualite/blog/geopolitique/branle-bas-de-combat

    Voici cinq jours , l’AEIA , a demandé l’évacuation des populations civiles dans un périmètre de 40 KM , le japon n’a toujours pas effectué cette évacuation pour des questions de gros sous .. la priorité des milliards injectés sont bien pour les marchés financiers .

    Pour en terminer avec le Japon qui est tout sauf terminé puisque la situation n’est toujours pas stabilisée et que malgré l’omerta médiatique , les informations catastrophiques continuent de défiler sur les écrans de ceux qui s’y intéressent , sachez simplement que cette semaine , l’union européenne a décidé , sans vous en informer , de relever les limites des seuils de radiation auxquels nos enfants peuvent être exposés , pour une simple histoire de gros sous , et pour ne pas risquer d’entrainer les banques assurance dans des risques d’indemnisation qui les dépasseraient . L’union européenne a pris cette décision en violation totale d’une décision du Parlement Européen qui n’avait qu’un mois d’existence , puisqu’elle datait du 15 Février dernier .
    http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT TA P7-TA-2…

    En language clair , cela s’appelle un déni de démocratie . Voter ne sert plus à grand chose puisque les décisions des élus sont bafouées immédiatement .

    Le cas irlandais est d’ailleurs un cas d’école sur le sujet .

    Vendredi 1er Avril (non ce n’est pas un poisson) , le gouvernement irlandais a décidé une fois de plus de sauver ses banques qui ne passaient pas les stress tests européens mis en place par la BCE . Il a donc rajouté immédiatement 24 milliards d’euros pour effectuer ce sauvetage , montant qui vient de s’ajouter à sa dette .

    Le montant global aujourd’hui versé par le peuple irlandais pour le sauvetage de ses banques (en d’autre termes ce que l’on appelle sa dette) , représente aujourd’hui 50% de son PIB . La spéculation financière a donc détruit 50% des richesses produites par la population irlandaise .
    Pour rembourser cette dette , on a baissé le salaire des smicards irlandais , on a diminué les allocations versées pour les études supérieurs de leurs enfants , on a diminué leurs soins de santé : cela correspondait au plan de « relance » exigé par le FMI et la BCE pour que l’irlande ne soit pas déclarée en cessation de paiements et que les fonds nécessaires à son sauvetage immédiat puissent lui être versés .

    Aucune proposition de réforme financière n’a été faite pour autant pour empêcher les banques de continuer ce cirque .
    Et cette absence de réforme est tout à fait logique puisque la finance détient tous les pouvoirs : elle ne va quand même pas se tirer une balle dans le pied .

    Elle a un droit de regard sur :
    Nos priorités sociales (fonction publique , retraites , éducation ) et le cas irlandais en est un exemple du genre
    Nos priorités stratégiques : sécurité civile , développement durable , énergie (et le cas japonais est également un autre exemple)
    Nos priorités de politique étrangère : ce sont eux qui peuvent décider si une guerre est juste ou pas , à travers les besoins de financement qu’une guerre représente.

    Et nos politiques qui vont quémander tous les mois le moyen de faire leurs fins de mois par l’intermédiaire de l’agence France Trésor (dont vous regarderez par curiosité les SVT) , en sont réduits à n’obtenir ces allocations de ressouces qu’à condition de se montrer dociles et complaisants .

    Avant de parler de la monnaie , essayons tout simplement de redonner un sens au terme démocratie .

    1. Le deuxième référendum islandais (sur la loi sur l’accord Icesave) qui se tiendra le 9 avril 2011 prochain est symptomatique des rapports de force en présence (oligarchie vs démocratie) entre des politiques au pouvoir et les aspirations majoritaires légitimes d’une population : http://www.robert-schuman.eu/oee.php?num=685

      « Nous avions anticipé que le président de la République signerait la loi sur l’accord Icesave, celui-ci a été approuvé à la majorité du Parlement et il n’est pas commun qu’un chef de l’Etat s’oppose à un accord adopté à une telle majorité »

      « La décision du président Grimsson de soumettre la loi sur l’accord Icesave à un référendum va entrainer un blocage de l’économie, un recul de la capacité de l’Etat à assurer les prêts financiers et une augmentation du chômage »

      « Le président pense que si la majorité du parlement était opposée à la majorité de la population, il se devrait alors d’écouter la population »

  14. Réformer la monnaie et la dette internationalement pour résoudre la crise? J’ai hélas bien peur que cela ne suffise pas:

    N’oublions pas que les Etats sont en concurrence les uns avec les autres. Nous ne sommes pas dans un jeu a somme nulle: certains Etats sont d’avantage débiteurs que d’autres envers les banques de leurs voisins. Un système de négociation internationale comme vous le suggérez, pourquoi pas, mais qu’est-ce qui empêchera les luttes de pouvoir de rentrer en jeu à nouveau, et d’opacifier les négociations? Vous parlez d’une « restructuration internationale des changes fondée sur une cotation en bancor des matières premières et des économies réelles », mais cette cotation est subjective, comme l’ont souligné d’autres lecteurs: elle serait le fruit des luttes de pouvoir entre pays.

    Vous ne réglez pas non plus la question de la « libre circulation des capitaux ». Cette libre circulation est à l’origine de beaucoup de progrès (sortir de la pauvreté certains pays via investissements?), mais aussi d’inégalités de plus en plus grandes: fuite des capitaux vers les pays les moins-disant sociaux, utilisation de cette faille pour échapper aux taxes, création d’une plutocratie internationale.

    Solution: harmoniser les taxes entre les pays? Mais il faudrait du même coup harmoniser le système de contrôle des prélèvements (lutte contre fraude fiscale). Et harmoniser les politiques de subvention pour ne pas qu’il y ait de baisse des taxes déguisées… Si vous parvenez à le faire, alors se pose un ultime problème: les capitaux se jetteront alors vers les pays les moins « risqués », à défaut de trouver des pays plus « rentables ». Les capitaux iront dont vers de gros pays riches, et fuiront les petits pays pauvres… problème insoluble donc, ce n’est pas la bonne approche.

    A défaut de réguler la façon dont les taxes et les capitaux se répartissent, on pourrait au moins lutter internationalement contre le vrai problème, le vrai risque: l’accaparement des richesses par une minorité d’individus. Cet accaparement est synonyme de paupérisation des masses, et est nuisible a la bonne marche de l’humanité. Si l’on veut que chaque être humain ait une chance d’exprimer son potentiel, il faut qu’il ait accès à l’éducation et des conditions de vie décentes. Ceci est incompatible avec une mauvaise répartition des richesses. Une solution contrôlable internationalement serait de fixer un montant (richesse) maximum que peut posséder un individu.

    Fixer ce montant, c’est espérer que l’humanité est capable de dépasser l’égoïsme fondamental gravé dans nos gènes. Cela ne corrigerait pas les déséquilibres entre les pays, mais pourrait au moins limiter les déséquilibres au sein des pays. Brider ainsi l’avidité des individus les rendrait peut-être plus prudents ou plus « humains » dans la façon dont ils gèrent la finance et les entreprises…

    1. @G.,
      Toutes vos remarques et réserves sont recevables dans une cosmologie platonicienne où l’idée ne peut pas rejoindre la réalité ; où l’intelligence humaine est enfermée dans son individualité incapable de se coordonner volontairement dans un vivre ensemble coopératif qui démultiplie les capacités humaines. Si la réalité n’est en rien distincte des modèles que nous utilisons pour la saisir, alors effectivement rien ne se passera parce que nous n’imaginons pas un monde qui soit autre que formé par la mythologie économiste que la finance a instillée dans notre intelligence.

      Si nous admettons l’existence d’une cosmologie aristotélicienne qui contient des effets hors de notre intelligence individuelle, alors nous devenons capables de concevoir réellement et pas seulement abstraitement ce qu’est le risque et ce qu’est le faire ensemble. Le risque est la réalité future que nous n’avons pas conçue mais qui nous apporte la plus-value de la vie prudente. Le faire ensemble est la plus-value de la vie sociale qui dépasse nos représentations individuelles. Pendant que nous doutons de la réalité aristotélicienne, la finance platonicienne peut nous exproprier de la plus-value de notre vie responsable en société. Quel est votre intérêt ? Quel est votre choix ?

    2. @G.

      Une solution contrôlable internationalement serait de fixer un montant (richesse) maximum que peut posséder un individu.

      Pour réaliser cela, il faut une unité de mesure universelle de la richesse ; c’est à dire une monnaie. Il faut un marché pour évaluer objectivement et contradictoirement les patrimoines. Il faut des intermédiaires de marché pour enregistrer la propriété des patrimoines et les transferts. Il faut des intermédiaires de crédit pour prêter ou vendre à terme les excédents de patrimoines en excédent sur le maximum défini par individu. Il faut des intermédiaires de risque pour garantir les évaluations et prélever les primes pour répartir les excédents de richesse à ceux qui en font bon usage dans le respect des normes publiques contrôlées par les États. Il faut une chambre de compensation internationale pour répartir les capitaux excédentaires vers les pays déficitaire. Donc on retombe sur le marché d’option généralisée des prix du capital, des biens et des services en bancor.

      1. Bonnes remarques!… Mais on retombe alors dans un système relativement complexe, si l’on cherche a tout changer. Entre la résistance au changement, les égoïsmes privés et le « pouvoir » de certaines minorités, si la réforme n’est pas « simple » elle ne verra jamais le jour. Je suis assez pessimiste sur ce sujet… Limiter tant bien que mal la « quantité » de richesse qu’un individu peut posséder limite sa capacité à « monopoliser » de plus en plus de richesses par le phénomène d’Usure et d’exploitation. Et accessoirement limite le « pouvoir » de cet individu (pouvoir économique, politique,…).

        En faisant une digression, en admettant (pour les besoins de la discussion) que la répartition des richesses entre les individus soit bien le problème et le risque fondamental, il ne faut pas oublier l’aspect psychologie des foules. Je digresse, mais je me suis toujours demandé s’il n’existait pas un « syndrome du rêve de royauté » inconsciemment enfoui en chacun: l’existence d’un roi, d’une reine, d’un individu vivant dans l’opulence parfaite permettrait de rendre « concret » le rêve de tout un chacun. Une population dépourvue de tels « riches individus » ne pourrait pas rêver à « une vie parfaite », n’aurait pas « d’objectif à atteindre » (même s’il est irréalisable, c’est le désir qui compte!). Des sociologues ont déjà dû se pencher sur la question… Entre l’amour de certains anglais pour la reine d’Angleterre et les salaires mirobolants des footballeurs, il pourrait y avoir un point commun.

      2. @ PSDJ

        « …il faut une unité de mesure universelle de la richesse… »

        peut-on mesurer la richesse , un mot tellement polysémique ?

        j’ai l’impression que votre souci pointilleux de tout réduire à des arragements de mots vous écarte de l’essentiel

      3. @sentier198

        A défaut d’avoir une mesure exacte de « la richesse », on peut déjà faire de bonnes et salutaires estimations monétaires. Par exemple, « la richesse » d’un smicard est très différente de celle de quelqu’un avec plusieurs millions d’euros sur son compte en banque, un yacht, deux châteaux et une villa dans le sud de la France…

        A trop dire que les choses ne « sont pas mesurables », on en oublie que l’essentiel c’est de les mesurer « approximativement », car les écarts de « richesse » entre les individus sont tellement énormes qu’on peut se permettre une bonne marge d’erreur…

  15. Personnellement, il me semble que donner explicitement un rôle, une responsabilité sociale à ceux de la finance serait peut-être une voie. Il me semble que pour l’instant, à travers la lectures que l’on peut faire de l’Histoire, ils n’ont eu qu’un rôle de destruction, rôle qui leur a été attribué comme « naturel » dans le cadre encore actuel de nos sociétés très hiérarchisées.

  16. Les créanciers privés doivent se faire une raison : ils vont perdre de l’argent !
    Après tout, selon la doctrine la plus orthodoxe du capitalisme, une des fonctions principales des détenteurs d’actifs financiers est d’assumer les risques, c’est précisément pour cela qu’ils demandent des primes de risque. La variable d’ajustement en cas de pertes est censée être eux, et non pas l’État et les contribuables.
    Les citoyens doivent également se donner raison : ils n’ont pas à assumer les dettes privées, ni les dettes publiques aux taux d’intérêts exorbitants !

    Le bancor est la seule solution pour restaurer l’État de droit en contrepartie de l’émission monétaire.
    […]
    Il faut abolir tout privilège d’émission monétaire et définir la démocratie internationale comme régime de couverture systématique de tout engagement financier par une prime d’option négociée sur un marché de droits transparents garantis par les réserves de change internationale.

    Pourquoi, tout simplement et dans un premier temps, ne pas redonner aux États la possibilité de faire ce que font actuellement les banques privés : emprunter à taux nul ou très faible à la banque centrale.
    Cette pratique couramment utilisée dans le monde (notamment aux États-Unis) est interdite dans la zone euro depuis le traité de Maastricht (ce qui est contre-nature car historiquement les banques centrales ont justement été créées pour financer les États).
    La Banque Centrale Européenne est sortie de ce carcan cynique pour sauver les banques privées, puis la Grèce, et maintenant le système bancaire irlandais (en somme pour sauver la ploutocratie nous gouvernant dans l’ombre).
    Pourquoi ne pas aller plus loin dans cette logique salvatrice afin de permettre aux États européens de retrouver leurs prérogatives monétaires qu’ils ont progressivement abandonnées sournoisement depuis 30 ans au profit des banques privées ?
    Si le contexte d’exception a pu être invoqué pour sauver le système financier, ne peut-on utiliser ce même argument impératif pour restaurer le principe du bien commun tout en sortant par là-même occasion de l’asservissement ploutocratique actuel ?
    La politique monétaire redeviendrait dès lors un instrument de politique économique à part entière. Les États seraient libérés des humeurs et de la tutelle des marchés, disposeraient d’une plus grande autonomie en pouvant de nouveau emprunter à bas taux et pourraient ainsi dégager des marges de manœuvre financières pour préparer l’avenir sans entraves iniques.

  17. N’ayant reçu aucune objection, je me permets de poursuivre mon argumentation en proposant une solution technique pragmatique simple (celle-ci respecte la lettre des traités européens actuels et pourrait être mise en œuvre très rapidement en France) qui permettrait simultanément de relancer le débat sur la possibilité pour les états européens d’emprunter directement à leur banque centrale :

    Utiliser l’article 123-2 du traité de Lisbonne :

    Aujourd’hui, l’article 123-1 du traité de Lisbonne (anciennement l’article 104 du traité de Maastricht) interdit de façon très claire toute relation financière directe entre les États membres de la zone euro et le système européen des banques centrales.

    « Article 123-1 : Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées  »banques centrales nationales », d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l’Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres ; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite. »

    Par contre, l’alinéa 2 du même article ouvre une possibilité afin de permettre de dégager de nouvelles ressources financières hors marchés pour que les États européens puissent financer à couts réduits des investissements « productifs » (exemples non limitatif : rénovation ou construction de logements sociaux et de bâtiments publics basse consommation, investissement pour réduire la consommation des ressources, substituer les  »énergies renouvelables et propres » aux  »énergies fossiles et nucléaires », …)

    « Article 123-2 : Le paragraphe 1 ne s’applique pas aux établissements publics de crédit qui, dans le cadre de la mise à disposition de liquidités par les banques centrales, bénéficient, de la part des banques centrales nationales et de la Banque centrale européenne, du même traitement que les établissements privés de crédit. » (certes cet article limite la non-interdiction de l’acquisition de dettes publiques aux cas de demandes de liquidités, mais celui-ci semble être également utilisable pour financer des projets « productifs » qui demandent in fine… des liquidités — en argumentant que ce type d’investissement reste bien par là-même dans le cadre de la lettre de cet article)

    La solution technique pragmatique simple :

    L’État crée une agence publique que nous appellerons « Agence d’Investissement Public Productif » (AIPP).

    L’État crée un établissement public de crédit spécifique que nous appellerons « Banque d’Investissement Public Productif » (BIPP) et la capitalise (en pratique en autant de fois que nécessaire). La BIPP obtient comme une banque normale d’être éligible au refinancement par la Banque de France.

    Supposons maintenant que l’État ait besoin de 100 milliards pour rénover et construire des logements sociaux. Ce montant ainsi que sa destination a auparavant été approuvé par l’AIPP. Il est attribué par l’État à l’AIPP de sorte que le montant soit géré de manière clairement identifiée. L’État prépare une émission de titres de dettes à terme indéfini, par l’intermédiaire d’Obligations Assimilables du Trésor (OAT), pour ce montant et pour l’agence AIPP, et fait alors ensuite appel à la BIPP.

    La BIPP prête, à mesure des besoins et de ses moyens en capital, les 100 milliards indirectement à l’État par l’intermédiaire de l’AIPP et demande un refinancement du même montant à la Banque de France en donnant les titres correspondants en garantie. (il s’agit des titres de dette de l’État qui sont donnés en garantie à la Banque de France tout en restant la possession de la BIPP). Elle renouvelle, ensuite, cette opération jusqu’à atteindre le montant prévu, au fur et à mesure des besoins de l’État. La BIPP possède donc des titres de dette de l’État qui doit lui payer des intérêts. Cependant, comme la BIPP est une banque publique, les intérêts versés par l’État restent dans le secteur public. La BIPP, n’ayant pas de guichet, ses frais sont limités : il s’agit essentiellement des intérêts qu’elle verse à la Banque de France pour son emprunt garanti. En général, le taux de ces intérêts est faible (de l’ordre de 1% par an) et en tout cas nettement plus faible que le taux habituel des emprunts d’État sur le marché.

    Tout se passe donc comme si l’État profitait d’un taux équivalent au taux de refinancement de la Banque de France, ce qui n’est pas la gratuité, mais tout de même un très faible coût. Ajoutons enfin que la Banque de France appartenant à l’État, les intérêts finiront par lui revenir intégralement que ce soit sous forme d’impôt sur les sociétés ou sous forme de dividendes.

    Une alternative serait de décider directement que l’État et donc la BIPP empruntent à taux zéro. L’intérêt d’une telle démarche serait de sortir totalement de la logique de calcul économique classique. Cela semble pertinent pour des investissements de long terme dont une grande partie n’apparaît justement pas comme rentable au regard des calculs économiques actuels.

    La logique d’un tel mécanisme est de « ponctionner » une partie de la création monétaire réalisée par la Banque Centrale pour financer (à taux nul ou très faible) des investissements « productifs » définis et gérés par une ou plusieurs agences ad hoc, et ce via une banque secondaire, pour rester conforme au Traité de l’Union Européenne. Ce financement ne conduit pas à augmenter la charge de la dette même si formellement il conduit à un déficit public. En effet, les taux d’intérêt envisagés sont soit nuls, soit très faibles, et en tout état de cause reviennent à l’État. Les effets budgétaires liés aux impacts macroéconomiques d’un tel programme d’investissement sont, en outre, de nature à régler les problèmes liés à la sous-activité actuelle, aggravés par la politique de rigueur, et peut être ainsi considéré comme un plan de relance de l’activité par de l’investissement public « productif ».

  18. @(r)évolutionnaire
    Dans l’exemple hypothétique que vous soumettez, l’Etat crée un établissement AIPP pour construire du logement social. Vous parlez de 100 milliards d’euros. Vous émettez la condition que ces investissements de l’Etat soient productifs. Comment saurez-vous si ces investissements sont productifs ou, au contraire, peu productifs?

    Le prix a une signification lorsque le propriétaire de la monnaie l’échange contre la marchandises achetée à son propriétaire. Si l’acheteur n’est pas le vrai propriétaire de l’argent, ou si le vendeur n’est pas le vrai propriétaire de sa marchandise, le prix est n’est pas un signal de rareté, ni un signal de valeur. Le prix devient une information arbitraire.

    L’impact d’une dépense de 100 milliards sur l’économie signifie une demande en augmentation sensible. Donc une augmentation des prix. Cette augmentation des prix sera-t-elle ensuite compensée par une offre de marchandises dont le prix serait égal à ces 100 milliards? Si une telle offre de marchandises n’est pas produite, la hausse des prix perdurera. Cette hausse des prix durable sera une inflation des prix.

    1. En ce qui concerne la construction de logements sociaux en France l’objectif est de résorber un déficit historique de 900.000 logements :
      La France ne parvient pas à résorber le déficit de 900.000 logements qui s’est constitué depuis le début des années 1980 (estimation de l’économiste de Paris X Michèle Mouillard, qui fait autorité, très souvent reprise dans la presse). Ce déséquilibre du marché a généré une puissante ponction sur le pouvoir d’achat (en 15 ans, les prix du logement ont augmenté de 134% et les loyers de 37% contre une inflation générale de 27%) et sur l’économie en général (la dépense totale en logement représente 22,5% du PIB en 2008 contre 18,5% en 1988). Ce déficit contribue aussi à générer de l’exclusion. Selon le rapport 2009 de la Fondation Abbé Pierre, la France compte 100.000 sans abris et plus de 500.000 personnes vivant sous un toit mais sans logement personnel (hébergées par un tiers ou par une structure d’insertion, hôtel). Il est aussi estimé que le « mal logement » (logement insalubre, sous équipé ou très mal isolé) touche 2,04 millions de personnes.
      La montée des prix du logement a enfin des conséquences écologiques puisqu’elle a, en repoussant les ménages modestes à la périphérie des villes, là où le foncier est moins cher, favorisé l’étalement urbain qui accroit la consommation d’énergie et l’artificialisation de l’espace. Les chiffres du ministère (depuis 2005, la construction neuve de logements allie ruralité et proximité des grands pôles urbains – SESP en bref n°30, Oct 2008. Voir aussi compte du logement 2007 – croissance des maisons individuelles situées dans l’espace rural) montrent ainsi que, depuis 1999, la croissance du parc de logement s’est surtout localisée dans les villes de moins de 100.000 habitants.
      La tension du marché devrait persister lors de la prochaine décennie. Le ministère du logement (notes de synthèse du SESP N° 165, « La demande potentielle de logements : un chiffrage à l’horizon 2020 », 2007) estime que, pour la période 2010-2020, la demande en logement supplémentaire sera comprise entre 320.000 et 370.000 logements par an. Cela correspond au rythme moyen de construction de logements neufs sur ces quinze dernières années (SESP en bref N°9, « Hausse générale de la construction neuve de logements, détente du marché dans les villes moyennes », 2006). Au mieux, les besoins nouveaux seront donc satisfaits mais le déficit de 900.000 logements resterait en état.
      L’histoire de ces trente dernières années montre que le seul recours au marché, et aux incitations fiscales envers les particuliers, n’a pas permis de résorber le déficit. Les pouvoirs publics doivent donc assumer ce rattrapage. Il faudrait à minima réduire de 500.000 logements le déficit historique ce qui couterait environ 100 milliards d’euros sur 10 ans (en 2008, selon le compte national du logement, le coût de construction d’un logement neuf est proche de 150.000 euros. Pour 500.000 logement cela représente 75 milliards que nous portons à 100 milliards par l’actualisation et les caractéristiques écologiques – très basses consommations, proche des centres villes). Ces créations devront être orientées, en priorité, vers le logement social, contribuer à la re-densification de l’habitat afin de ne pas consommer davantage d’espace et obéir à des normes de performance énergétique élevées.

      Que ces logements sociaux soient loués, ou vendus par une offre quelconque d’accession à la propriété, ceux-ci sont dans les deux cas productifs et répondent à une demande existante réelle que le marché seul n’arrive pas à résorber.

  19. @(r)évolutionnaire
    Je ne connais pas le marché de l’immobilier. J’ai du mal à imaginer un manque de 900000 logement manquants sans offre pendant 30 ans! D’ou vient ce chiffre de 900000 ? et comment a-t-il été évalué?

    Vincent Benard est un économiste libéral, spécialiste de l’immobilier. son site est http://www.objectifliberte.fr/
    quand j’aurai du temps, je regarderai le site de Vincent Benard sur ce sujet de l’immobilier français. Ce manque de logement me semble suspect. je soupçonne que la demande a été évaluée à un prix sous le prix de marché. Sinon, les entrepreneurs auraient construit des logements pour les vendre et obtenir un profit.

    Si vous prenez un marché que vous évaluez la demande en dessous du prix du marché, vous aurez toujours une évaluation de logements en demande. C’est une évidence de la loi de l’offre et de la demande. Et le nombre obtenu de demande de logements n’ara aucune signification économique.

    Un dysfonctionnement du marché trouve presque toujours son origine dans une loi inadaptée, dans une intervention maladroite de l’Etat. Je parierais que c’est le cas ici.

    On m’a dit que l’Etat français est l’Etat européen qui dépense le plus pour le logement. Et la France serait le seul pays qui a une telle crise du logement. Il semble que la case de cette crise du logement français soit précisément l’intervention de l’Etat dans ce secteur. je veux bien le croire.

    1. Je ne connais pas le marché de l’immobilier. J’ai du mal à imaginer un manque de 900000 logement manquants sans offre pendant 30 ans! D’ou vient ce chiffre de 900000 ? et comment a-t-il été évalué?

      La proposition d’investir 100 milliards sur 10 ans ne visent d’ailleurs que la construction de 500.000 nouveaux logements, soit approximativement la moitié des 900.000 logements manquant estimés.

      Et bien ce manque est pourtant une réalité, c’est malheureusement le cas… ouvrez un peu les yeux, lisez les sources documentaires fournis plus haut, ou faites plutôt, pour vous en convaincre par vous-même, la tentative de chercher un logement social dans votre « sacro-saint » marché dysfonctionnel par nature pour ce type de demande…

      Les marchés ne savent, en effet, peu ou pas financer les projets socialement et écologiquement utiles mais économiquement peu rentables, voire pas rentables à court terme.

      C’est justement pour faire évoluer le modèle économique que l’apport d’argent ou de garanties
      publics est nécessaire : cela permettra de faire émerger les filières et les emplois de l’avenir
      qui peinent aujourd’hui à trouver des financements. Bien sûr, il faut, parallèlement, changer
      les régulations économiques pour qu’elles incitent les agents privés à investir dans ces secteurs mais les deux dimensions sont nécessaires.

      L’intervention de l’Etat est donc essentielle pour pallier à ces défaillances des marchés.
      C’est pourquoi, il est impératif de mettre à la disposition de l’Etat des modalités de financement
      peu onéreuses. C’est tout l’objet de la présente proposition.

  20. @ Psdj

    « ..J’entends par confrontation des subjectivités un rapport de force où un sujet cherche à imposer son appréciation sans rechercher la satisfaction de sa contrepartie. Où la finalité de l’échange n’est pas la valeur mais l’expropriation de toute plus-value à sa contrepartie ; ce qui revient à produire du risque pour diminuer la part certaine de valeur livrable à sa contrepartie… »

    merci de la réponse.

    elle permet de voir où se situe la faille dans vos raisonnements , à savoir le concept de valeur que vous souhaitez réduire au point de lui enlever sa part de risque , à savoir l’espérance d’une « plus-value »à priori hypothétique.

    reste à savoir ensuite comment vous appréciez le fait qu’ un « sujet » cherche à imposer , plutôt que cherche à faire valoir un point de vue tout en essayant d’évaluer ce que le sujet partenaire (et non la contrepartie qui me parait quelque chose de très réducteur) propose en contre-partie.

    1. @Sentier198,

      Imaginons qu’il n’y ait pas de faille dans mon raisonnement mais qu’il soit simplement faillible. La faillibilité de mon raisonnement est le risque que je prends à affirmer quelque chose et à essayer de vous en convaincre. La cause de cette faillibilité est mon intelligence limitée par rapport au réel infini qu’elle veut embrasser. Vous êtes dans cette réalité infinie une cause de risque par la liberté que vous conserverez éternellement de m’approuver ou non. Le concept de valeur est irréductible par son risque. Sans le risque, la valeur disparaît. Car l’absence de risque est l’absence du choix qui fait la valeur.

      C’est la raison pour laquelle je propose l’option pour harmoniser la plus-value du risque avec le choix de la valeur. Avant l’échéance de l’option, la valeur nommée est incertaine bien que réelle. La prime évalue la part de la valeur à terme qui garantit le prix nominal hypothétiquement certain grâce au vendeur engagé du nominal. La variation du prix de la prime jusqu’à l’échéance de l’option traduit la certitude en production par le vendeur du nominal. La prime devient plus-value entre les mains de son acheteur si le vendeur du nominal livre effectivement le sous-jacent au prix convenu. La prime devient moins-value entre les mains de son acheteur si la réalité l’oblige à verser au vendeur du nominal la valeur manquant par rapport au prix nominal engagé à l’origine de l’option.

      L’option permet au vendeur du nominal de faire valoir son point de vue à l’acheteur de la prime au lieu de le lui imposer. La conséquence est que l’acheteur de la prime fait valoir la réalité du nominal à son acheteur à terme ; et que l’acheteur à terme fait valoir le prix du nominal à son vendeur nominal qui a vendu la prime du prix. L’option réunit par le raisonnement comptant et la réalité à terme la prime, la plus-value et la valeur. L’espérance se fonde sur la réalité à terme et non sur une spéculation sans échéance.

      Voyez-vous toujours la faille ou s’est-elle réduite dans la faillibilité ?

    2. bien sùr qu’elle y est toujours la faille , mais , bon , « qu’il manque » , c’est vivre…

      « ..faire valoir son point de vue à l’acheteur de la prime au lieu de le lui imposer… »

      il serait intéressant que vous développiez maintenant le « comment » vous comptez dépasser le stade de la proposition de « l’option » afin qu’elle s’impose à tous.

      1. @Sentier198,
        Il y a faille du raisonnement si la finalité de ses interlocuteurs est d’imposer d’une manière ou d’une autre son propre raisonnement indépendamment de la réalité objective commune. La faille provient de la confrontation des sujets qui se détruisent réciproquement en n’ayant pas d’objet commun de négociation autre qu’eux-mêmes. Si vous me demandez

        comment je compte dépasser le stade de la proposition afin que l’option s’impose à tous

        , je risque de vous démontrer que l’option n’existe pas en vous l’ayant imposée.
        Il vaut mieux que nous discutions en direct pour que je vous propose une synthèse de ma participation à ce Blog selon votre problématique à vous. Ainsi resterez-vous propriétaire de la prime et du prix que vous accordez au nominal que je vous vends pour que nous le partagions.

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