MESURES PROPOSÉES PAR LE PARTI SOCIALISTE FRANÇAIS

Il faudra attendre plus tard dans la journée pour avoir un texte définitif, j’utilise en attendant le texte proposé par Marianne2 ainsi que le résumé qu’en offre un article en ligne dans Les Échos. Comme il s’agit d’un texte provisoire, dont on nous dit qu’il s’agit d’« une version de travail non encore amendée par les pontes du Parti socialiste », il va de soi qu’il faudrait faire pression pour que des mesures approuvées ci-dessous dans le perspective du Blog de Paul Jorion, qui disparaîtraient en cours de route, soient réintroduites.

Je ne passe pas en revue ci-dessous la totalité du programme, seulement les points sur lesquels l’attention du Blog de Paul Jorion a eu l’occasion de se focaliser.

  • La réforme de la taxe professionnelle serait corrigée : elle serait ciblée sur les seuls industries exposés à la concurrence internationale.

Très bien.

  • L’impôt sur le revenu serait prélevé à la source et fusionné avec la CSG, ce qui impliquerait la suppression de la plupart des niches fiscales qui lui sont rattachées.

Très bien

  • Les revenus du capital (actions, plus-values) seraient soumis au barème de l’impôt sur le revenu, et non plus au taux forfaitaire de 19 %.

Dans la bonne direction, mais insuffisant : ces revenus du capital doivent être taxés davantage que l’impôt sur le revenu.

  • Les Français de l’étranger gagnant plus de 200.000 euros par an acquitteraient une taxe de 5 %, dès lors que leur expatriation leur permet de payer moins d’impôts qu’en France.

Très bien : il faut décourager le chantage du type « Si l’impôt devient plus juste, moi je m’en vais ».

  • « Le PS veut « reconstruire un droit du travail protecteur des salariés » en annulant certains assouplissements des 35 heures (détaxation des heures supplémentaires, extension du forfait jours aux non-cadres, etc.) et la loi sur le travail du dimanche. Il promet aussi de « favoriser le recours aux CDI » en supprimant les exonérations de cotisations aux entreprises qui emploient beaucoup de précaires et de renforcer les moyens des CHSCT et des inspecteurs du travail. Le projet prévoit aussi de renforcer la présence de salariés dans les conseils d’administration, les conseils de surveillance et les comités de rémunération des grandes entreprises. » (Les Échos).

Très bien

  • Encourager les entreprises réinvestissant leurs bénéfices par « une modulation de l’impôt sur les sociétés : son taux passera de 33 % à 20 % pour celles qui le font intégralement et montera jusqu’à 40 % pour celles qui privilégient les dividendes des actionnaires ».

Très bien

  • « L’égalité salariale femmes-hommes ainsi que le non-recours abusif aux emplois précaires seront une condition pour bénéficier des exonérations de cotisations patronales »,
  • Renchérir « le coût des licenciements collectifs pour les entreprises qui versent des dividendes ou qui rachètent leurs propres actions » et instaurer une « obligation de remboursement des aides publiques en cas de licenciements collectifs ».

Très bien

  • « Nous réserverons les stock-options aux entreprises naissantes pour que les dirigeants d’entreprise regardent plus l’avenir que la Bourse. Nous limiterons les rémunérations variables, les bonus et les parachutes dorés au montant de la part fixe et nous plafonnerons les écarts de rémunérations de 1 à 20 au sein des entreprises qui ont une participation publique dans leur capital. »

Excellent

  • « L’accès au crédit à la consommation « classique » est aujourd’hui fortement limité : réservé aux clients fortement solvables, il est exclu pour au moins 25 % des Français, notamment les familles modestes et les jeunes qui se tournent vers les crédits dits « renouvelables » (revolving), crédits extrêmement coûteux et véritable trappe à endettement. La régulation de ce marché est donc une priorité. Nous interdirons les crédits renouvelables et, en contrepartie, nous mettrons en place un crédit social à la consommation assorti d’une formation à la gestion de ses finances personnelles. »

Très bien

  • « Il faut revenir à une stricte distinction des métiers bancaires et séparer activités de dépôt et activités financières. Les banques traditionnelles ne doivent plus prêter l’argent des épargnants et des clients aux banques d’affaires, ni acheter des titres structurés par ces banques d’affaires. »

Très bien, c’est le Glass-Steagall Act américain, introduit en 1933 et supprimé partiellement en 1980 et dans son intégralité en 1999.

  • « Dans la loi de finances pour 2013, nous appliquerons une surtaxe de 15 % de l’impôt sur les sociétés acquitté par les banques et les établissements financiers. Son produit sera intégralement affecté au financement des retraites de la nation.’

Très bien

  • « Avec le Parti socialiste européen (PSE), nous proposons d’instituer une taxe sur les transactions financières de 0,05 % (taxe Tobin). »

Le principe n’est pas condamnable mais il vaudrait beaucoup mieux que cette mesure ne soit pas même nécessaire parce que les activités d’intermédiation et assurantielles des banques seraient encouragées, alors que leurs activités nocives de paris sur les fluctuations de prix seraient purement et simplement interdites.

  • « Il n’est pas légitime que trois « agences de notation » contrôlent plus de 85 % du marché mondial de l’estimation des risques pris par les banques, les entreprises, les collectivités locales et les Etats emprunteurs, et que le coût du crédit oscille selon la note qu’elles attribuent. Pour assurer un contrôle effectif du risque encouru par le secteur bancaire en Europe, nous proposons d’établir une agence de notation publique sous l’égide de l’Eurogroupe. »

Très bien

  • « Dans le cadre de l’action concertée des Etats membres de l’Union européenne, la France mènera une lutte acharnée pour la suppression des paradis fiscaux. Le secret bancaire devra être interdit au sein des Vingt-Sept pour permettre à l’Europe d’obtenir sa disparition progressive dans tous les Etats qui vivent de l’évasion et de la fraude fiscales. »

Très bien

  • « Les organes de contrôle et de supervision doivent être étoffés et la vente à découverte (sic) sans contrepartie interdite. »

Question : pourquoi le Parti Socialiste français qui – comme le suggèrent les paragraphes ci-dessus – semble connaître sur le bout des doigts les recommandations faites au fil des années sur Le blog de Paul Jorion, ainsi que dans mes livres, ne préconise-t-il pas l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix, plutôt que de prendre à ce sujet des demi-mesures qui « tournent autour du pot » ?

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178 réflexions sur « MESURES PROPOSÉES PAR LE PARTI SOCIALISTE FRANÇAIS »

  1. « Renchérir « le coût des licenciements collectifs pour les entreprises qui versent des dividendes ou qui rachètent leurs propres actions » et instaurer une « obligation de remboursement des aides publiques en cas de licenciements collectifs ». »

    Toujours le même thème rabaché des licenciements boursiers….. Y a t-il des évidences du lien stricte entre licenciements et hausse du cours?

    « Nous réserverons les stock-options aux entreprises naissantes pour que les dirigeants d’entreprise regardent plus l’avenir que la Bourse. »

    Pas très nuancé comme proposition. Et la toujours même demi « idée » que la bourse et développement s’opposent.

    Enfin…..

    1. Toujours le même thème rabaché des licenciements boursiers….. Y a t-il des évidences du lien stricte entre licenciements et hausse du cours?

      A court terme, oui, et il y a de nombreux exemples (Michelin, Danone, Moulinex, Continental, etc.) : lors de l’annonce, les marchés réagissent spontanément et les actions ont tendance à s’envoler. A long terme, le lien est plus ténu, étant donné que dans le temps, d’autres variables viennent impacter le cours boursier.

      « Nous réserverons les stock-options aux entreprises naissantes pour que les dirigeants d’entreprise regardent plus l’avenir que la Bourse. »

      Pas très nuancé comme proposition. Et la toujours même demi « idée » que la bourse et développement s’opposent.

      Vous avez raison, il faut faire plus nuancé et surtout plus simple : interdire purement et simplement les stock-options dont la seule finalité et de faire converger les intérêts des dirigeants et des cadres supérieurs avec ceux des actionnaires, en n’ayant l’oeil rivé que sur le cours de l’action, représentation objectivée de la richesse potentielle.

      1. Je ne trouve plus votre spirituelle vidéo censée résumer ma façon de voir : je vous réponds ici (tout en constatant que vos penchants socialistes apparaissent clairement : tout ça, pour ça );
        Pour vous, comme pour de nombreux commentateurs sur ce blog, l’Homme est un être naturel:
        L’homme, l’individu isolé, sortant d’on ne sait où, dépourvu de culture, livré à ses instincts, le Sauvage en somme. Mais cela est une fiction : il n’y pas de Sauvages, il n’y a pas d’individus libres de toutes communauté et exempts de toute culture. L’homme à l’état de nature est une imbécilité.
        Vous semblez confondre avec une insouciance bizarre état et organisation sociale.
        Diriez-vous que les Pygmées sont dans l’état de nature, les Inuits, etc…pourtant aucun état dans ces cultures, mais pour vous civilisation= état, et donc pas d’état=nature& prédation, en laissant, bien entendu de côté que les rapports existant au sein de la nature ne sont pas seulement des rapports de prédation (la fameuse loi de la jungle). Les bêtes vraiment quelle cruauté !

        Votre point de départ est absolument faux, le reste suit inexorablement porté par ces balivernes d’état de nature et de civilisation comme protection contre la « barbarie »; Contre toute évidence vous associez l’état de nature (qui n’existe pas et n’a jamais existé) à la prédation et à la domination (ce qui est déjà tout autre chose) brutale des hommes entre eux. Vous semblez totalement aveuglé sur le fait têtu que c’est justement les peuples civilisés et à structure étatique qui ont produit les plus grandes catastrophes humaines et les plus gros dégâts sur la nature.
        Pas civilisés les Allemands en 1940 ? pas civilisés les Japonais en 2011 ?pas civilisés les esclavagistes, les colonisateurs, les exterminateurs des amérindiens ?
        Donc M . Julien Alexandre votre humour, un brin à côté de la plaque, servez-le à vos apparemment amis du P.S. pour revenir, malheureusement à eux.
        C’est vrai ils ont le sens de l’état, sont très pour la Civilisation, contre la barbarie capitaliste, absolument, et contre tout désordre, depuis longtemps : d’ailleurs qui a dit que l’ordre régnait à Berlin, après le meurtre de Rosa Luxembourg et de Liebnecht, et plus récemment « l’Algérie, c’est la France, la seule négociation : la guerre. » Plus près de nous qui a traité les grévistes de Peugeot « d’islamistes » parce que ces ouvriers étaient pour la plupart marocains et algériens, puis qui fit assassiner dans la grotte d’Ouvéa, et qui poser la bombe sous le rafiot de Greenpeace en Nouvelle-Zélande, puis qui parla de  » charter » et entama la politique d’expulsion des hommes, femmes étrangement sans-papiers…Oui un programme d’ordre et de progrès social, comme dirait ces reliques. Le problème c’est comment s’en débarrasser;
        Je vous laisse à vos lieux communs, c’est cela que vous partagez avec eux, avec tout les politiciens que vous voudriez convaincre, pour leur bien, pour le nôtre, et bien sûr pour la Civilisation en péril d’effondrement. Oui en péril de Communisme.

      2. @ M.Paul Jorion : À tel point que nous cherchons tous à comprendre de quel lieu vous parlez.

        Ne vous cassez plus la tête : communisation est ce lieu.

        Je ne me trompe pas d’adversaire, car pour le moment, je ne suis pas votre adversaire.
        L’ennemi c’est encore nous. 😉

      3. De quel lieu parle-t’il ?
        Du siège de l’improbable Parti Amutio-Anarcho-Stal. Du Parti de la société consensuelle post-marxiste a-étatique post-étatique post-industrielle et post-post-moderne… Du « Clastres stalinisé pour les nuls ».

      4. @vigneron : vous a-t-on jamais dit que vous aviez une mentalité de flic de la pensée ? sinon, c’est fait. Bien à vous

      5. @prosper pépère

        Oh que si ! Plutôt deux fois qu’une même. On va s’gêner ! Et j’vais m’gêner !
        C’est même pire que ça – ou mieux selon certains ! Suis un ripou de chez ripou que j’vous dis même pas ! Me vends au plus offrant. M’active coupablement au gré des vents dominants. Si si. Mais, malgré votre pseudo appétissant, je ne vous ferai pas d’offre de service tant vous me paraissez excellemment outillé en la matière, policée comme de bien entendu.
        Cdt. Un collègue.

      6. @ AMUTIO Denis

        Vous êtes anarchiste, ou prônez la mise en place d’autre chose que l’Etat, ou ai-je mal compris? Je vous invite à envisager la suite d’idées suivantes (au moins à y réfléchir):

        – L’homme a par nature (oui oui, nature, gènes, chromosomes!) une part d’égoïsme et de paresse. Ces deux traits ont été des avantages compétitifs par le passé, nous somme les descendants des individus qui en étaient porteurs.

        – Les individus égoïstes, paresseux mais aussi Sociables ont un au avantage compétitif supérieur. Les « organisations sociales » que vous mentionnez sont issues de cette sociabilité, et sont l’instrument qui a permis à ces hommes (nos ancêtres) d’être plus compétitifs que les autres. Mais ils étaient toujours paresseux et égoïstes, en plus d’être sociables. La sociabilité n’a pas fait des hommes des fourmis…

        – Parmi les « organisations sociales », celles qui ont survécu ont été les… plus compétitives. C’est à dire les sociétés guerrières d’abord, et accessoirement civilisées. Or pour survivre, notamment survivre lors d’une guerre, il faut avoir des moyens et être nombreux. Très nombreux, et organisé vers un seul but (pas de division interne). Vos tribus pygmées ne tiendraient (et n’ont pas tenu) un an face à l’un des grand Etats du monde. L’Etat est en fait un regroupement de plus petites « organisations sociales » (villes, puis départements, puis régions, puis sous-Etats). Sans Etat, les plus petites organisations sociales ne pourraient pas s’organiser militairement, et seraient détruites/envahies par un des Etats voisins. C’est la réalité pure et dure: la dernière guerre mondiale date d’il y a moins de 70 ans, ce qui est « infime » à l’échelle de l’histoire des guerres de l’humanité. Les petites organisations ont toujours été subordonnées aux plus grosses.

        – En imaginant que vos « Etats voisins » laissent en paix votre organisation non-étatique, je suis au regret de vous dire que l’Histoire nous apprend que les intérêts particuliers ressurgissent toujours. La lutte pour le pouvoir. Une minorité d’individu arrivistes chercheront à remplir le vide vacant, à « dominer » les autres, car c’est hélas dans la nature humaine (égoïsme, paresse, voir ci-dessus). L’Etat de droit (et non pas l’Etat tout court) est ce qui, dans nos sociétés « civilisées », est censé éviter que des individus trop dangereux/égoïstes ne s’emparent du pouvoir, car le pouvoir n’est pas vacant justement: on en confie une partie aux « moins pires » des gens qui se proposent. On sépare le pouvoir en morceaux, pour mieux éviter les dérives. On met en place la liberté d’expression, pour vite détecter quand quelque chose se trame…

        Alors non, le système « étatique » n’est pas parfait, mais c’est un système bien meilleur que le « vide atroce » laissé par une absence d’Etat. Sans Etat, vous aurez sur les bras soit une guerre avec vos voisins, soit une dislocation du pays, soit une prise de pouvoir dictatoriale et des millions de morts (cf ce qui s’est passé en URSS). L’homme est trop égoïste pour qu’un autre système ne fonctionne…

      7. @.G:
        //////Sans Etat, les plus petites organisations sociales ne pourraient pas s’organiser militairement, et seraient détruites/envahies par un des Etats voisins. C’est la réalité pure et dure: /////
        Militairement peut etre , é&conomiquement et sociétalement surement ………Mais ce constat est il suffisant pour attribuer a la dynamique centralisatrice la vertu et la fatalité ?
        Ce que vous décrivez est peut etre un déterminisme fatal mais ça n’en fait pas un modèle espéré .
        Ce n’est que le schéma « classique » de la dynamique civilisatrice, a issue catastrophique programmée , et qui peut aussi etre présenté comme une déviance systémique et tres récente des structurations humaines .

      8. @Kercoz dit : 5 avril 2011 à 14:40
        Vous dites que les plus petites institutions seraient envahies par un État voisin. Une petite institution n’a pas besoin de territoire pour exister. Une société commerciale ou philanthropique peut exister sans territoire. Son siège social peut être situé dans n’importe quel pays. Ou même situé sur un bateau en pleine mer. Sans territoire à défendre, il ne craint pas un envahisseur.

        Un micro-Etat peut est une telle société commerciale et philanthropique. Un micro-Etat sans territoire. Une petite société solidaire et néanmoins commerciale. Ce micro-Etat peut être un paradis fiscal. Ou bien au contraire avoir une forte solidarité entre ses membres. C’est à chacun de choisir. Ensuite chaque membre de ce micro-Etat peut vivre dans le pays qu’il veut pour la durée qu’il veut.

      9. @Kercoz

        Si on parle de jacobinisme, centralisation à la française donc, je crois qu’en espérer le retour perfectionné et adapté relève presque aujourd’hui de la rêverie paradisiaque, du moins pour moi. Il était pas si mauvais ce modèle. Il était même très bon !

      10. @gdm

        Mais bien entendu. Et l’expérience des communautés soixante-huitardes a montré combien ce modèle était durable. Libertariens, communistes, unissez-vous ! :))

      11. @ G. dit : 5 avril 2011 à 13:47

        Belle argumentation ! Je l’approuve.

        Malheureusement vous ne traitez pas du risque d’élimination du fait de guerre économique. Quelle parade envisagez-vous pour qu’un Etat s’en protège et évite d’être annexé, asservi en final ?

      12. @ jducac

        Question difficile… la guerre économique passe par plusieurs choses:
        – protectionnisme plus ou moins déguisé
        – défense de secteurs clefs (subventions, …) et annihilation de la concurrence étrangère (dumping puis monopole, prise de contrôle et « transfert/vol » des technologies), …
        – négociations entre pays pour obtenir les contrats, les marchés…
        – achat à bas coût de ressources utiles, vente de biens médiocres à prix forts.
        – monopolisation des ressources critiques / rares (énergie, métaux, …)
        – avancées technologiques, monopoles technologiques
        – alliances économiques pour avoir d’avantage de poids.
        – utilisation des moyens militaires pour obtenir des avantages économiques ou faire pression.
        – etc etc

        Je ne fais qu’ébaucher quelques unes des techniques utilisées, je ne suis pas du tout un expert en ce domaine.
        Comment s’en protéger? Si vous êtes confrontés à des blocs puissants (USA, Chine, etc.), alors à terme mieux vaut être soi-même puissant: très riche ou très gros. Prenez le cas des pays européens: la plupart, pris isolément, auraient du mal à gérer une vraie négociation économique d’égal à égal avec les USA. Mais groupés au sein de l’Europe, si l’Europe avait une vraie politique économique extérieure unifiée, alors la négociation prendrait une toute autre tournure. Vous refusez d’acheter notre fromage, amis américains? L’Europe (aussi riche et grosse que vous) refusera d’acheter vos bananes. Tout est question de rapport de force dans ce cas.

        Ou alors (et c’est la que la chose devient drôle) vous tentez de livrer une guerre non pas économique, mais Financière. Prenez l’exemple de certains pays ou paradis fiscaux isolés, tels la Suisse: trop petit pour avoir des ressources ou une population suffisante pour bien négocier. Mais par contre suffisamment riche au départ, ayant investi dans le bancaire, attirant les riches étrangers cherchant un placement sûr… ou à fuir l’impôt… Le levier de négociation se joue alors sur la richesse du pays et le pouvoir des « investisseurs » qui vous ont confié leur argent. Quand un riche homme politique étranger vous a confié en douce ses économies, il vous soutiendra certainement par la suite.

        Reste le point clef de départ de la discussion: les petits groupes sociaux, dans une guerre économique, finissent par être racketés, appauvris, vassalisés, ou rachetés. En forçant un peu le trait, imaginez un petit producteur local de tomates, avec ses moyens artisanaux d’exploitation, face à une multi-nationale de l’agro-alimentaire. Il perdra à coup sûr la guerre des prix. Sauf s’il devient fournisseur de la muti-nationale, ou fonde une coopérative avec d’autres petits exploitants… Une fois encore, on en conclut que pour survivre il faut se regrouper, ou trouver une « niche économique » avec les risques que cela comporte.

      13. Amutio Denis

        Le débat à propos de l’Etat de nature a déjà eu lieu, maintes fois sur le blog, et la réponse de Paul Jorion a été de dire qu’il s’agit d’une expérience de pensée, une fiction philosophique qui permet de dire que notre humanité, à travers ce que l’on nomme civilisation, n’est pas donnée une fois pour toutes, mais qu’au contraire elle est toujours à faire. L’état de nature est en réalité une idée empruntée à la philosophie politique, apparue au XVIII ème siècle, qui en projetant un passé historique indéfini d’état de nature, fait la critique de ce qui serait l’état le plus dégradé de la civilisation, tellement dégradé que prime le principe de la lutte de tous contre tous, exactement ce qui forme aujourd’hui le cœur de l’idéologie néo-libérale. L’état de nature c’est donc ce qui permet de distinguer et penser son contraire : la civilisation, perfectible par nature.

        C’est là du moins la version de l’état de nature selon Hobbes, très différente est celle de Rousseau, qui aborde l’état de nature comme nature humaine non corrompue par la civilisation, la civilisation étant l’ensemble des règles qui étouffent la vie individuelle car, pour Rousseau, et c’est son apport spécifique, l’expression de toute idée rationnelle ne peut se comprendre, avoir de sens qu’à l’aune de cette vie individuelle avec ses élans, ses sentiments, dimension de la vie sans laquelle, toute expression, idée collective ne saurait avoir de réelle signification.
        D’une certaine manière, Rousseau est un des premiers a avoir implicitement articulé pensée du collectif et de l’individuel, l’individuel ne devant pas se comprendre ici comme le comportement objectif des individus, mais comme la capacité individuelle de se transformer, condition nécessaire pour transformer le monde. En somme Rousseau pense éthique et politique sans solution de continuité. Toute une part de la philosophie antique ne parlait que de cela, on l’a souvent oubliée pour ne garder souvent que les aspects théoriques comme si ceux-ci pouvaient être pensés hors de la vie pratique et vécue, et je ne parle pas ici de la vie objective, biologique (même si celle-ci a son importance, on ne le voit que trop bien aujourd’hui, toujours plus gravement menacée), mais la vie que chacun vit, du fait d’être en vie, d’avoir cette sensation du vivre, tellement évidente que nous en oublions le caractère essentiel, que ne devrait jamais perdre de vue toute réflexion politique, économique.
        La société n’est pas un agrégat d’individus isolés comme le pense l’individualisme méthodologique, mais elle n’en est pas moins constituée d’individus vivants, qui en font sa véritable valeur. Faute de s’adresser à ces individus vivants, singuliers, en théorie et par le langage choisi, la réflexion, les discours politique et économique donnent des gages à la réification de l’humain et donc à son asservissement à un autre ordre que lui-même. C’est donc un combat qu’il faut aussi mener, parfaitement d’actualité.

    2. Bonjour,

      En tant que lecteur assidu de votre blog, je me permets de vous poser une question : pourquoi un sujet aussi intéressant que l’immobilier n’est pas souvent traité ?

      Ces derniers temps, on assiste à des contradictions hallucinantes. Entre ceux qui vivent de ce marché et qui le défendent jour et nuit et les autres.

      En tant que citoyen qui s’intéresse à ce sujet, l’avis des intervenants de ce blog serait une très bonne chose.

      Merci

      1. L’immobilier, c’est magique.
        Le même bien, inchangé et toujours le même, a lui seul fait de la croissance!

        Si cela vous intéresse vraiment, je pourrais vous dire facilement pour combien d’heures de mise en œuvre de matériaux, bien que plus difficilement combien d’heures et d’énergie nécessitent la mise à pied d’oeuvre de ces matériaux, sont nécessaires pour construire un logement, une maison par exemple.

        En regard, le nombre d’heures dispensées pour le remboursement d’une construction sont consternants.
        L’Abbé Pierre avait décidé, suivant un tel constat, l’auto-construction sans autorisation, pour production forcenée de quelques logements, une fois quand même le foncier acquis…

        Oui, l’immobilier, c’est foncièrement magique!
        Il y a là toute l’immensité des déperditions….

  2. Bon, ben… »y a plus qu’à… », comme on dit.

    Mais, enfin, tous ces points, sur ce blog, sont très clairement préconisés depuis des mois, des années, même…
    Alors pourquoi cela sort-il seulement aujourd’hui « au grand public », quand partout, on allait répétant que « le PS n’a pas de programme », et que le PS laissait honteusement dire?
    Alors ma question est : ce « programme » ne tient-il pas plutôt de la posture électorale?

    Et j’ai, bizarrement, le sentiment que le chemin n’a jamais été aussi long, de la coupe aux lèvres…
    Nos amis Anglais ont coutume de dire « Hope for the best and expect the worst » , n’est-il pas?

  3. pourquoi le Parti Socialiste français…des demi-mesures qui « tournent autour du pot »

    Parce que ce texte est le résultat de compromis. Ce n’est d’ailleurs pas terminé. Après discussion au niveau du Conseil National, le texte sera soumis aux militants ce qui donnera lieu à des (possibles ?) modifications et/ou précisions en mai prochain.
    Ensuite les candidats à la candidature ne retiendront de ce projet que ce qu’ils voudront bien en dépit des affirmations de l’ineffable Hammon. Comme le projet repose en très grande partie sur les propositions des candidats déclarés (pour ceux qui en ont : Montebourg, Hollande) ces derniers auront tendance à privilégier leur contribution.
    Au final il y aura donc un projet présidentiel fort éloigné de ce texte dont les militants ont appris l’existence au 20h00 d’A2 alors qu’on ne leur soumettra qu’en mai : bonjour la démocratie interne…

    1. Arrête tes jérémiades de petit militant PS mesquin, l’Oréal ! Va plutôt verser un larme sur ce pauvre Calvin Russel !
      C’est comme ça que le seul militant PS déclaré du blog défend une plate-forme de propositions de son parti quasiment marquée du sceau de l’imprimatur du taulier ? En nous annonçant à l’avance que ces propositions sont mort-nées ? Qu’elles n’auraient pas – quelle horreur ! – été présentées aux braves militants de base avant leur annonce au bon peuple de France par la voie ignoble d’une chaîne de télé nationale ?
      Nous emmerde pas avec tes tout petits états d’âme de vague grenouilleur solférinien. Elle te plaisent oui ou merde ces propositions ? Tu les défends oui ou merde ?
      Avec des militants comme toi, oui, effectivement, j’me fais du souci pour l’avenir de ce programmé. DSK ou pas. J’vois arriver le moment où ce blog devra les défendre contre les militants PS. Que dis-je devra ! C’est déjà le cas .

      1. @ Vigneron

        Tu tires plus vite que ton ombre.

        Je n’ai jamais dit ni écrit que je désapprouvait les mesures préconisées dans cette plateforme qui est la synthèse (molle) des débats qui ont eu lieu à l’occasion de trois « conventions » auxquelles j’ai activement participé et d’idées proposées par un think tank de gauche et les candidats armés d’un programme révélé (ceux cités).
        Donc je défends la plupart des propositions.
        Ce qui ne m’empêche pas d’être critique vis à vis de celles qui ne sont que des voeux pieux ou d’autres dont on n’a pas la moindre idée de comment elles seront financées mais qui font tellement plaisir aux petits militants mesquins, surtout les vagues grenouilleurs solfériniens.
        La sainte bénédiction du taulier n’est pas garantie de réalisation surtout par DSK.
        Et puis mon cher Vigneron, ta vision du militant PS est quelquepeu anachronique, vraisemblablement influencée par quelqu’expérience passée douloureuse, Le PS est un parti supposé démocratique et la critique n’y est pas interdite -ce que d’aucun déplorent- les partis « godillots » étant tellement plus confortables…
        Pour Calvin :

    2. il faut etre naif pour croire que la parti socialiste est de gauche ou européen, peut etre Jacques Delors?
      Je rapelle que les socialistes ont préféres la bourse à l’immobilier refuge frileux de la droite, et sauf érreur ce sont les socialistes qui inventerent les cours à la cloture et à l’ouverture.

  4. Parce que c’est le parti socialiste, Paul. De plus, le candidat socialiste qui émergera des primaires si elles ont lieu ne sera aucunement tenu par un programme. Nous vivons, je le rappelle, sous la 5eme république qui organise un plébiscite présidentiel tous les 5 ans. Le résultat de cette élection est un rapport direct entre une personne et le peuple, sans intermédiaires. Une fois élue, cette personne n’a aucune obligation de respecter ses promesses (voir Sarkozy) et le peuple n’a aucun moyen de lui faire rendre gorge.

    Les propositions du PS ne sont donc que ce qu’elles sont: des propositions. Pour le vrai changement, il faudra probablement casser la machine à plébiscite.

    D’autre part, il ne faut s’étonner de rien maintenant et pour l’année qui vient quant à la manipulation des idées. Chaque parti ira puiser là ou il lui semble bon pour définir quelque chose qui ne semble pas trop incohérent vis à vis des français. Ce que fait d’ailleurs le FN entre autres sur le plan économique. On est pas au bout des volte-faces.

    C’est le prix de la personnalisation du pouvoir.

  5. Pour répondre à votre question Monsieur Jorion, deux possibilités :
    1 – Rien n’est jamais parfait !
    2 – Les cadres du Partis Socialiste perdraient beaucoup financièrement à voir la spéculation interdite. Ils ont plein d’amis ; eux aussi ! Ils font partie de l’oligarchie, même s’ils prétendent le contraire.

  6. – Rien sur le revenu de base
    – Fiscalité toujours basée sur le foyer
    – Des taxes qui se rajoutent avec des conditions : sous prétexte d’équité on rend la perception des impôts de moins en moins rentables et compliqués pour le citoyen qui n’a pas les moyens de se payer un conseiller fiscal.
    – Des tranches, des abattements, toujours les mêmes recettes qui font le folklore de notre beau pays : à quand une courbe continue pour établir son impôt sur le revenu ?

    Le parti socialiste reste un vieux truc poussif, incapable de proposer du neuf, une vieille arche de Noë qui ne prend plus que des éléphants et éléphanteaux à son bord.

    Alors quand on pense que cela reste encore un document de travail …

    1. Patrick Roy a évoqué un  » revenu citoyen garanti  » de 850 Euro avec Dominique De Villepin, hier à Denain -Valenciennois –

    2. La fonction en question EST continue ! Seule sa dérivée ne l’est pas (mais c’est un inconvénient mineur). Si la « modernité » est d’avoir une fonction indéfiniment dérivable, les formules seraient bien plus compliquées (pour avoir une famille paramétrable permettant des réglages fins) -ça n’irait pas franchement dans le sens d’un démocratisation…
      Quand on se permet des jugements aussi péremptoires et méprisants que le votre, on essaie de ne pas faire de contresens grossiers au sujet des seuils d’imposition !

      1. Une courbe avec en abscisse son revenu et en ordonné son imposition (ou inversement), je ne vois vraiment pas quel est le problème.
        Pour ce qui est du mépris, je vois que j’ai affaire à un connaisseur.

  7. Toujours rien sur la TVA comme outil politique de gestion de la consommation/production?

    Je propose une TVA-CICU comme impôt indirect à injustice ajustable.

    La TVA a la réputation d’être l’impôt le plus injuste parce qu’il n’est pas progressif. Toutefois, si on y songe, tous les prélèvements (prélèvements sociaux et impôts divers) qui sont faits sur le travail se retrouvent intégralement dans les biens et services sans que la moindre progressivité puisse intervenir. Que vous ayez des hauts ou des bas revenus, si vous achetez une table, par exemple, son prix sera le même et la proportion d’impôts et cotisations diverses que son prix intègre sera le même (A ne pas confondre avec la progressivité des prélèvements sociaux employeur sur les salaires qui a un léger rôle vis à vis de la compétitivité et vis à vis de la quantité globale de prélèvements incorporés dans les produits). Vouloir taxer le travail ou les entreprises revient donc à militer pour un mode de prélèvements sans la moindre possibilité de progressivité. Le seul résultat qui est obtenu à vouloir s’acharner à taxer le travail (en ayant comme ligne de mire les patrons, peut-être un résidu de la lutte des classes ou un avatar des suites de la dernière guerre et de la décision du CNR d’écarter les patrons de la négociation?), c’est une moindre compétitivité à l’export, sur le marché interne et une plus grande difficulté à créer et maintenir une entreprise. C’est donc au bout du compte faire un choix très contre-productif pour l’emploi (puisqu’en plus des impôts, les cotisations sociales alourdissent le coût du travail et qu’il vaut mieux acheter une machine ou délocaliser qu’embaucher).

    Ceci étant démontré, décharger massivement (voire complètement) l’entreprise et charger la consommation au moyen de la TVA (TVA+TVA sociale) ne modifiera que le prix des produits importés (ou la marge des importateurs qui devront s’adapter à la situation) mais pas celui des produits fabriqués en France (c’est le gain de compétitivité, et à condition que le SMIC et les salaires soient revalorisés à hauteur de la réduction de charges sur l’entreprise lors du changement de mode fiscal). La TVA n’est pas progressive et les bas revenus n’y trouveront pas leur compte. Le CICU (crédit d’impôt sur la consommation unique) que je propose apportera la progressivité qui manque à la TVA. Il sera calculé de façon à rembourser une part importante de la TVA payée par ceux qui ont les revenus les plus modestes (ajustable suivant la couleur politique). Alain Godard fait un premier calcul d’un montant possible du CICU, malheureusement sans replacer l’augmentation de TVA dans le cadre d’un transfert massif des prélèvements de l’entreprise vers la consommation.

    De même que les propositions de remises à plat des impôts directs sur le revenus sont discutés (cf par exemple la proposition de Piketti en ligne), afin qu’ils puissent à nouveau jouer leur rôle de correction des inégalités, le dispositif TVA-CICU pourrait redonner le moyen de gérer efficacement une politique de consommation/production. Les taux de TVA pourraient y être ajustés dans le but de favoriser les produits s’inscrivant dans une politique d’économie durable ou toute autre politique, par exemple l’ensemble tourisme-écoagriculture-gastronomie qui serait particulièrement porteur pour la France.

    Pour plus de détails sur la TVA je recommande particulièrement ce billet très détaillé émanant d’un spécialiste de gauche (c’est assez rare) de l’entreprise et de la fiscalité.

    Il va de soi que toute politique qui viserait à introduire la TVA sociale dans le cadre d’un transfert des prélèvements du travail vers la consommation se heurtera à une forte résistance de toutes les parties prenantes de notre système paritaire de gestion des caisses solidaires, puisqu’une telle modification de notre fiscalité déplacerait la gestion de la solidarité vers le budget, c’est-à-dire sous le contrôle des députés et du gouvernement et non plus sous le contrôle des organismes paritaires actuels (qui de fait aujourd’hui, n’ont plus aucun rôle, puisque l’État finit toujours par imposer ses choix, comme on l’a vu encore récemment avec les retraites). On pourrait cependant aider les syndicats à retrouver le rôle social qu’ils ont perdu par rapport au monde du travail, en prenant exemple sur ce qui se passe au Danemark et en leur accordant une grande place au Conseil économique et social qu’ils n’ont pas aujourd’hui. La situation actuelle place les défenseurs de la solidarité dans une situation paradoxale : défendre les caisses de solidarité (et les places qu’ils ont dans les directions paritaires) au détriment de l’emploi. C’est un des nœuds paradoxaux que la TVA sociale se propose de résoudre, le CICU (ou tout autre moyen de redistribution des richesses) apportant le moyen de rendre la TVA progressive d’une façon très simple

      1. Le quidam règle sa TVA, mais lorsqu’il déclare ses revenus cette TVA n’est à priori jamais déduite …

        De là, la TVA est d’un double-avantage, pour les plus aisés
        -d’une part, elle prélève directement dans chaque petits porte-monaies, même les vides …
        -d’autres part, le quidam ne pouvant à priori pas soustraire l’imposition collectée des taxes à la consommation de ses revenus, elle plombe tout aussi génialement les classes moyennes …

        Vivement que toute la collecte de l’impôt, et de la sécurité sociale soit entièrement sous-traitée, décentralisée, délocalisée, privatisée entre les mains de la distribution des biens et des services, enfin les plus aisés auront une vraie chance de réussir ce dont ils aspirent le plus, en finir enfin avec les derniers maillages de l’état providence pour construire leur société à deux vistesses, si merveilleuse dans laquelle les riches sont si bons, si généreux, si perspicaces, si lucides, si raisonnables, si responsables, si tout que tout sera idéal, parfait, réaliste, pragmatique ….

      2. antageux pour les petits porte monnaie? Mais tout à fait Odile… c’est un impôt qui permet surtout de répartir le poids des 54% (au moins) des ressources de l’état que représente la TVA y compris sur les foyers non imposables… Entre une TVA basse à 7% comme en Suisse et une taxe à 19.6%, touchant tout le monde de la même manière, ou un impôt véritablement relatif au revenus, il faut quand même donner très fort dans la langue de bois pour prétendre que c’est l’impôt qui ne fait pas de différence entre les revenus qui est plus avantageux pour les plus démunis.

        Que l’on touche 450€ de minimas sociaux ou la rente de Liliane, la TVA est la même. Lilianne dépense plus, certes, mais elle n’a pas de soucis à se faire pour pouvoir se nourrir correctement et payer sa facture EDF ou le loyer… Immanquablement, la TVA pèse plus sur le budget vital des faibles ressources… Puisqu’elle l’ampute de 19.6% … Le budget vital des personnes aisés, lui, est suffisamment extensible pour s’adapter.

        C’était juste une mise au point.

    1. Allez vous faire voir avec votre idée morte de TVA sociale, RIP magnifique piège à con !
      Laissez ça à Parisot et à la fondation Concoirde, ou mieux, à qui de droit, Sarkozy. N’a t-il pas dit en 2007 sur TF1 à son propos « S’il y a un responsable, d’abord c’est moi ! » ?

      1. Pas de temps à perdre avec vos balivernes. Les plus pressés se feront une idée des contre-arguments tous seuls ou en allant sur Wiki. Ils sont tellement évidents. Vous en rajoutez un énorme en voulant défendre maladroitement votre bébé mort-né puisque vous réussissez à cumuler l’avantage compétitif à l’exportation, plus le bénéfice sur pouvoir d’achat par la baisse des prix HT sur la production nationale, plus, cerise sur le gâteau, l’augmentation des salaires, le tout autorisé par la seule baisse des charges salariales.Il me semble que la baisse de la TVA sur la restauration comme les innombrables exonérations sur les bas salaires depuis 15 ans nous avaient montré où partaient en réalité les diminutions de charges, fiscales ou sociales, offertes aux entreprises. Dans les profits.

      2. Vous ne raisonnez que pour les grosses boîtes qui de toutes façon savent utiliser toutes les combines de l’optimisation fiscale et de la délocalisation et qui se trouvent fortement avantagées vis à vis des petites et moyennes. Vous faites comment pour les en empêcher?

      3. Arrêtez votre char nymphéa rouge ! Méga boite supranationale le restaurateur qui empoche 10% sur la baisse de la TVA ? Idem l’artisan qui se gâve des exonérations de charges ou de suppression de taxes prof? Itou le viticulteur plein aux as qui paye 0 de charges patronales sur ses ouvriers saisonniers payés au mieux au SMIC et quasiment autant de taxes foncières sur ses Hectares de Grand Cru ? Etc etc etc.

      4. Monsieur Vigneron,
        Le principal problème est celui du chômage qui conduit à un rapport de forces très défavorable à l’employé. On ne peut pas dire que l’offre et la demande soient équilibrés sur le marché de l’emploi. Transférer les charges du travail sur la conso facilitera la création d’entreprises.
        Il n’y a aucune raison que les uns soient exonérés et pas les autres pour cause de lobbying ou chantage à l’emploi.
        En outre, le système actuel ne permet de gérer aucune politique de conso/production.
        Comment comptez-vous désamorcer le conflit de génération qui se pointe entre ceux qui travaillent (enfin qui essaient de travailler, les jeunes) et qui cotisent et les rentiers ou pensionnés (plutôt moins jeunes) qui ne cotisent pas?

        Dernier point, vous êtes très mal éduqué, vos remarques sont en général à la limite de l’insulte. J’imagine que celà fait partie de votre personnage et qu’être poli est pour vous synonyme de faux-cul. La moindre des choses serait que vous le fassiez sous votre nom. Et puis, si vous êtes si fort, faites donc un site de propositions, je me ferais un plaisir d’y déposer des commentaires.

      5. @Michel Martin

        Pourquoi donnez-vous du « Monsieur » au dénommé « Vigneron », petit chef autoproclamé du Département de la promotion de la vertu et de la répression du vice, sur le blog de Paul Jorion ?

      6. Monsieur Vigneron,
        Je vous précise ce que j’entends par « mal éduqué » d’une façon un peu littéraire qui ne saura vous échapper.
        L’éducation des enfants ne consiste pas à leur apprendre que les dragons existent, ils le savent déjà. Elle consiste à leur apprendre qu’on peut les vaincre.
        Chacune de vos interventions nous démontre que vos dragons ont le dessus, mais nous n’y sommes pour rien. Dire tout haut ce que chacun serait censé penser tout bas n’est ni plus ni moins qu’un encouragement pervers à laisser le champ libre à nos dragons. Certains partis politiques se font les champions de cette révélation qui ne peut être que mortifère.

      7. @ Michel Martin,

        Je pense qu’essayer d’expliquer à M. Vigneron quoi que ce soit à propos de la TVA sociale est voué à l’échec. C’est facile à comprendre, ce monsieur s’informe dans Wikipedia, qui a censuré 5 tentatives pour leur expliquer que les modèles qu’ils reprennent sur la TVA sociale sont stupides ; notamment parce qu’il existe au moins 10 autres possibilités de fiscalisation des prélèvements sociaux qui n’ont pas les effets pervers du modèle allemand ou danois.

        Donc, je vous suggère de laisser tomber, on ne peut pas convaincre des gens qui pratiquent l’argumentaire politique comme s’ils étaient en religion.

        Bien cordialement.

        P.-S. : je mets sur mon pseudo, le lien de l’article que j’y ai consacré, on ne sait jamais…

  8. Ne faut-il pas ménager les groupes financiers ; avec la déglingue des États, les Municipalités ne renforcent-elles pas toujours davantage le Partenariat Public Privé ?

  9. Quelle est la valeur de ces propositions si le PS ne remet pas e cause les dogmes européens qu’il a lui-même mis en place avec Jacques Delors depuis 1986 au moins avec le traité de de l’Acte unique. L’Europe qui s’impose ainsi à tous, c’est la dérégulation tous azimut, le libre échange mondialisé et la privatisation des services publics. Au Parlement européen comme à l’Organisation mondiale du commerce avec Pascal Lamy, le PS vote comme un seul homme aujourd’hui encore toutes les directives qui vont dans ce sens. Si ce cadre européen n’est pas remis en cause, cette « réalité » ne permettra pas au PS la mise en œuvre de leur beau programme. Quelle sera la crédibilité d’un Strauss Kahn avec ce programme, alors qu’à la tête du FMI il applique aux pays en difficulté une potion qui va exactement à l’inverse du programme du PS. Les autres candidats qui ne remettent pas en cause les prescrits européens ne sont pas plus crédibles.
    Quelle différence avec le bonimenteur Sarkozy qui avait un si beau programme en 2007 et qui a charmé jusque nombre de gens de gauche.

    1. Remarque pertinente. Tant que le cadre européen est ce qu’il est, les partis peuvent faire toutes les promesses qu’ils veulent, ils auront un prétexte universel pour ne pas les respecter : les traités européens…

    2. @ fleens

      Tout à fait d’accord : tout embryon de programme qui postule un accord préalable, ou qui l’assume comme déja fait, des « partenaires » européen est soit une dangereuse utopie ou un mensonge carabiné.
      Rien ne se fait en europe et le PS n’y changera rien. Qu’il commence par expliquer comment il va faire pratiquement pour convaincre les autres gouvernements (ou le parlement) de voter dans le sens d’un intérêt général qu’il semble être le seul à percevoir.
      L’exemple de la régulation financière nous démontre tous les jours la vacuité de prétentions à faire « bouger les choses »…

    3. Entierement d’accord:
      Le PS joue du flutiot pour nous faire croire qu’il mettra en musique son programme.
      Même ce programme, tout fade qu’il soit, ne sera pas mis en oeuvre s’il gagne en 2012.
      leur reponse est toute prête:
      -« on ne peut pas tout faire tout de suite »
      -« on n’est pas seul au monde, nous devons d’abord convaincre nos partenaires européens »
      En attendant les députés européens du PS votent ou s’abstiennent sur les propositions de la droite européenne :
      Un des derniers exemples en date: les deputés du parlement européen se sont voté une augmentation de 1500 euros mensuels pour frais pour leurs collaborateurs.
      Qui en verra la couleur?.
      Qui a voté contre à part le GUE/NGL?

    4. C’est clair… Mais bon nous à notre niveau on n’a pas le choix.
      Il faut qu’on trouve un parti qui va dans ce sens-là, pour limiter cette concurrence libre et non faussée érigée stupidement en dogme en Europe, et qu’on espère que côté allemand le futur chancelier sera lui-aussi de la même sensibilité que notre futur président.

      Si le couple franco-allemand est prêt à avancer, comme d’habitude tout sera possible. Et là on pourra mettre en place des taxes sur les marchés financiers au niveau européen.
      Si ce n’est pas le cas, effectivement là ben il faudra qu’on avance dans notre coin au mépris des accords européens (quand ce sera possible).

      Mais là où je suis carrément d’accord avec vous, c’est par rapport à votre jugement sur DSK. Voter PS je serai sans doute prêt à le faire, mais si c’est pour voter DSK là j’aurais peur de voter pour le gentil soldat des marchés financiers… or cela me semblerait très désagréable.

      1. @ Jaggy
        Si le paradigme européen auquel vous vous résignez n’est pas changé, la politique du PS ne sera qu’une emplâtre sur une jambe de bois. DSK ne sera que la plus mauvaise emplâtre. Quoi que le PS fasse sans changer le logiciel européen, préparer vous à voir fondre votre pouvoir d’achat et les espérances de vos enfants.
        Pour le moment, seul le Front de gauche annonce qu’il veut s’attaquer à ce problème. Cela mérite l’intérêt de tous.

    5. @fleens

      Quelle différence avec le bonimenteur Sarkozy qui avait un si beau programme en 2007 et qui a charmé jusque nombre de gens de gauche.

      Ben voyons. Petit rappel aux oublieux sans malice…Résumé du « si beau » programme du candidat bonimenteur-bonneteur de l’UMP en 2007 :

      * Économie/ emploi
      – ramener en cinq ans la dette publique sous les 60% du PIB. Réduction à moyen terme de 4% du PIB des prélèvements obligatoires,
      – création d’un système de capital-risque public et de prêt à taux zéro pour les créations d’entreprises,
      – relance des négociations sur la baisse de la TVA sur la restauration,
      – bouclier fiscal sur 50% des revenus à l’horizon 2009. Défiscalisation totale des emplois de services à la personne. Exonération des droits de succession pour les patrimoines « petits et moyens »,
      – réservation d’une partie des marchés publics aux PME,
      – conditionnement des exonérations de charges à la hausse des salaires,
      – création d’un contrat de travail unique, à durée indéterminée, à droits progressifs, plus souple en matière de licenciement économique,
      – tout minimum social sera obligatoirement assorti d’un travail d’intérêt général (TIG),
      – l’allocation-chômage ne pourra être inférieure au SMIC, mais un demandeur d’emploi ne pourra pas refuser plus de trois offres correspondant à ses compétences,
      – augmentation de la prime pour l’emploi et exonération de charges pour les heures supplémentaires.

      * Éducation
      – augmentation du budget de l’enseignement supérieur de 50%. Augmentation du budget de la recherche de 40% d’ici à 2012,
      – scolarisation de tous les enfants handicapés d’ici cinq ans,
      – suppression progressive de la carte scolaire, simplification de l’inscription dans le privé,
      – division par deux des effectifs des établissements les plus dégradés. Création d’une note de discipline dans les écoles,
      – augmentation des bourses ; les revenus des étudiants qui travaillent seront défiscalisés et ne seront pas pris en compte dans le calcul de leurs ressources pour l’attribution de bourses et de logements,
      – prêts à taux zéro pour les étudiants contre l’engagement de suivre un programme d’accès à l’emploi,
      – renforcement de l’éducation civique, doublé de la création d’un service civique de six mois, pouvant devenir obligatoire après expérimentation,
      – création de filières d’excellence dans les lycées pour les meilleurs élèves. Doublement des places en IUT et en licences professionnelles.

      * Institutions/ réforme de l’État
      – limitation de la présidence de la République à deux mandats ; responsabilité du Président devant le Parlement. Limitation du nombre de ministres à quinze,
      – financement des dépenses courantes de l’État assuré uniquement par l’impôt,
      – augmentation de la productivité et instauration du service minimum dans les services publics. Suppression des organismes inutiles. Non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, augmentation des salaires et de la formation dans la fonction publique,
      – création d’un « guichet unique » pour les démarches administratives des PME.

      * Sécurité/ justice
      – création de peines-plancher pour les multirécidivistes,
      – placement sous tutelle des allocations familiales pour les parents qui n’assument pas leurs obligations,
      – introduction d’un jury au tribunal correctionnel pour les affaires importantes,
      – réforme de l’ordonnance de 1945 sur la responsabilité pénale des mineurs.

      * Politique étrangère/ défense
      – politique ferme sur la question du nucléaire iranien, dans le cadre de l’Onu,
      – réduction de la présence militaire française en Afrique,
      – maintien du budget de la défense à son niveau actuel,
      – développement de nouvelles armes (armes antimissiles),
      – création d’un conseil de sécurité national, rattaché au président de la République, et d’une agence de sécurité civile,
      – lancement d’une réflexion sur la doctrine de dissuasion nucléaire.

      * Union européenne/ Europe
      – vote sur un nouveau traité européen simplifié par voie parlementaire : présidence stable du Conseil européen, création d’un ministre des Affaires étrangères de l’Union,
      – augmentation du budget consacré à la défense européenne,
      – renforcement de la préférence communautaire en matière économique. Réévaluation de l’euro,
      – opposition à l’intégration de la Turquie dans l’Union européenne.

      * Santé/ retraites
      – encouragement financier pour les médecins qui assument des tâches pour la collectivité. Alignement des honoraires des médecins généralistes sur ceux des spécialistes,
      – renforcement de l’autonomie des établissements hospitaliers,
      – instauration d’une franchise sur les actes médicaux. Augmentation à 50% du remboursement des soins dentaires et optiques,
      – alignement des régimes spéciaux des retraites sur le régime général. Revalorisation du minimum vieillesse,
      – prise en compte du temps passé à l’éducation des enfants dans le mode de calcul des retraites.

      * Immigration/ intégration
      – instauration de l' »immigration choisie »,
      – modification du regroupement familial : un immigré ne pourra faire venir sa famille en France que s’il a un revenu provenant d’un travail et un logement décent,
      – obligation pour les immigrés d’apprendre à lire et à écrire le français,
      – mise en place de la discrimination positive,
      – réforme des lois sur la laïcité : l’État pourra participer à la formation et au financement des cultes.

      * Logement/ famille
      – instauration d’une discrimination positive fondée sur des critères socio-économiques et éducatifs,
      – objectif de zéro SDF dans deux ans,
      – création de prêts immobiliers garantis par l’État,
      – construction en dix ans des 700 000 logements manquants pour résorber la crise du logement,
      – extension des allocations familiales aux familles avec un enfant,
      – privilégier l’union civile au mariage pour les couples de même sexe.

      * Environnement
      – promotion d’un droit international de l’environnement,
      – maintien de la production d’énergie nucléaire pour limiter les rejets de gaz à effet de serre,
      – taxer la pollution plutôt que le travail.

      Sources : Politique.com, sites web des candidats, Le Monde, Les Echos.

      Et chacun remarquera que les pires de ces mesures ont bien été mises en œuvre, en tout ou partie, contrairement à ce que dit sempiternellement la vieille antienne populiste qui voudrait que les programmes de campagne ne soient jamais appliqués et les promesses jamais tenues.

  10. Le PS : en progrès, mais peut mieux faire…

    – Pourquoi ressent-on toujours la vieille rengaine croissantiste derrière ces propositions ?
    – Pourquoi l’environnement semble-t’il accessoire, et surtout déconnecté de la sphère socio-économique ?

    1. C’est rien de le dire : le budget « dépenses » (on remarquera que les propositions du PS commencent toujours par là) repose sur une espérance de croissance de 2,5 à 3% du PIB sur les 5 années à partir de 2012…Un pur délire.
      A Terra Nova (pas un think Tank néo-libéral à ma connaissance) les estimations budgétaires les plus « optimistes » laissaient une marge de manoeuvre égale à 70 milliards (la suppression des niches fiscales), peanuts quoi. On est très loin des 100 milliards par an estimés par Michel Rocard pour remettre la France à niveau….

      1. L’imposition à la source ne supprimera pas les niches fiscales
        (comment peut-on rêver que de sous-traiter la collecte de l’impôt au sources peut être à l’avantage du citoyen ou de l’état ???
        est-ce que les partenariats public-privés sont à l’avantage des citoyens et des communes ???
        de qui les socialistes se moquent ??? )

      2. QuanT à Michel Rocard… (laissons le vivre paisiblement une retraite qu’il devrait tout de même se décider à prendre en méditant les ravages causés par sa deuxième gauche)

  11. La retraite à 60 ans est passée aux oubliettes dans ce programme ! Il y a 18 mois pourtant le PS tenait un autre discours .Les promesses s’enterreraient-elles si vite au PS ?

      1. Exact et désolé, j’avais juste regardé les 20 principales propositions du projet pour 2012
        http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20110403.OBS0674/les-20-propositions-du-projet-du-ps-pour-2012.html,
        en fouillant un peu, voilà la proposition 16 ( dernière proposition du chapitre  » Redresser la France et proposer un nouveau modèle de développement » ):
        « Pour les retraites, nous rétablirons l’âge légal à 60 ans et nous engagerons la réforme des retraites promise aux Français, fondée sur des garanties collectives, permettant des choix individuels et assurant l’avenir des régimes par un financement du premier au dernier euro. Pour organiser sa vie, chaque Français disposera d’un compte temps-formation. »
        En espérant que cette proposition fasse l’unanimité au sein du parti…

      2. Monsieur Jorion:
        Les promesses n’engagent que ceux qui les recoivent.
        Une vraie promesse politique non tenue devrait entrainer une sanction lourde . Or jusqu’a present une promesse politique non tenue ne permet, au mieux, que de ne pas revoter pour le candidat en question. Mais d’ici là…..
        Du flutiot, vous dis-je.

      3. à Goboul
        le compte-temps formation, en partenariat public-privé ????
        (parce que la privatisation des facs, avec par exemple l’attribution de chaires universitaires à Véolia et co, subventionnées par l’Europe,
        -dont l’ingénierie développe le lavage de l’eau, se désintéressant totalement d’autres connaissances, parce que largement moins ou non rentables des intérêts financiers à promouvoir et faire valoir de ses bonnes performances financières qu’exigent la séduction son actionnariat …. )

      4. @Jean XXIII

        Une vraie promesse politique non tenue devrait entrainer une sanction lourde .

        Ah ouais ? super. Ça porte un nom, le mandat impératif et ça s’inscrit dans une vision politique bien particulière qui prétend que le « peuple » ne peut pas se tromper ou agir contre ses intérêts. Et que donc cette démocratie populaire ne peut sé concevoir sans contre-pouvoir d’aucune sorte. Exit la Cour constit, exit la séparation entre exécutif et législatif, exit toute indépendance de la justice, exit la liberté de la presse. Bref, exit Montesquieu et vive Rousseau ! Le « peuple » a parlé, majoritairement bien sûr, et toute autre considération que cette parole divine et impérative est de fait comme de droit nulle et non recevable, point. Dans ce régime là, je vous en conjure, priez pour être du coté de la majorité des veauxtants. Du coté du manche quoi. Sinon bon courage. Moi je déménage,aussi sec, quelle que soit cette majorité.
        Les délices de la démocratie directe, ça viendra un jour, mécaniquement, comme la collectivisation massive des ressources et des moyens de production avec l’extinction inéluctable de la propriété privée qui seule légitime et soutient la logique des États Nations. Obligé. Pas le choix. Question de survie de l’espèce. Mais pour l’instant, contentons nous de la souveraineté nationale, des errements du fédéralisme européen, de la démocratie représentative et du long labeur de ré-invention d’une citoyenneté effective.
        Une nouvelle Constitution pour une nouvelle République pourrait en donner un cadre renouvelé. Ça n’est pas apparemment à l’ordre du jour et ça non plus ce n’est pas bon signe. Notre régime semi-monarchique est en décrépitude depuis longtemps. Avril 2002 avait sonné le glas, mai 2007 fait retentir la sonnerie de la charge des organismes saprophytes, 2012 psalmodie déjà les berceuses de la liquéfaction. C’est donc la nécessité qui imposera une VIè république, dans l’urgence comme d’hab…
        Le renouvellement des pratiques et des idées démocratiques n’en est que plus retardé dans ce pays. Il n’est que de voir le nombre toujours grandissant des béato-nostalgiques de la légende gaullienne. Comme si un énième homme providentiel venu tout droit de la droite conservatrice et catholique du XIXè arrangée à la sauce personnaliste de l’entre-deux guerres pouvait encore faire autre chose pour ce pays que le pire imaginable.
        Il est vrai cependant que j’ai l’impression parfois, en lisant les commentaires de ce blog, d’assister à des débats post-crise de 29 entre partisans de clubs de pensée personnalistes arbitrés par un Mounier du troisième millénaire… Alors… 🙂

      1. avec les japonais qui nous ont accidentellement mais néanmoins inauguré de leur machine à vapeur radioactives,
        cependant que le conseil de sécurité à autoriser les puissances militaires à poursuivre les bombardements chirurgicaux à l’uranium appauvri
        nous allons avoir plus de mortalité et de morbidité, plus de cancers, plus de gosses malades, plus de naissances d’anormaux ….
        (surtout surtout, l’important c’est que personne n’en parle …
        car gouverner, c’est prévoir, et prévoir aujourd’hui se calcule en terme d’une rentabilté plate, froide et abstraite de chiffres de banques ou de cotes en bourses qui non rien à voir avec la vie
        mais qui font critère pour les agences de notation et co ….
        lesquels font grande autorité sur les politiques …
        lesquels se doivent de professer de gouverner avant toute chose en sorte de prévoir d’ avoir une bonne note …
        donc surtout, surtout, chut, chut, chut, ne parlons pas de l’absurdité évidente, ubuesque de la gestion de l’économie telle qu’elle sévit actuellement ….
        il ne faut surtout pas interdire la construction de centrale nucléaire en zone sysmique, encore moins les armes à l’uranium appauvri …
        d’ailleurs est-ce que l’OMS s’en préoccupe ???
        est-ce que l’ONU a convoqué une réunion pour aider le Japon ???
        soit peut-être je n’ai pas vu, ni entendu, mais sur la vaccination contre le H1N1, franchement j’avais pas pu éviter de savoir, alors que bon ..
        combien Roselyne Bachelot a-t-elle dilapidé pour l’alerte du H1N1 ???,
        combien l’OMS encourage-t-elle les états d’investir pour l’interdiction des armes à l’uranium appauvri et encore .. ???
        combien l’OMS encourage-t-elle pour aider le Japon de réussir à ne pas métamorphoser sa machine à vapeur en une super-extra-bombe atomique, largement plus délétère à l’échelle de l’humanité entière que l’accident de Tchenobyl ???
        et pour bien donner le ton, notre président à nomer Juppé, un repris de justice, comme ministre …
        est-ce quil ne s’agit pas de ce même Juppé qui a démissionné parce que le peuple français ne voulait pas de sa réforme pour les retraites ???
        et notre président nous le remet, et même, cela devrait ce concevoir normal ???
        pour moi, les politiques sont complètement impuissants, ils n’ont plus d’autonomie, nous serions comme la Belgique sans gouvernement, ce serait à la limite moins grave, que d’avoir notre actuel président aux manettes du tout petit minuscule pouvoir de la France ..
        Les socialistes eux-aussi sont dans les choux ….
        si ça se trouve, ils vont en être d’interdire de fumer parce que fumer c’est tellement mal pour la santé …..
        le nucléaire, les OGMs, les nanos …
        ça sera chut, chut, chut …..
        surtout n’en parlons pas ….

    1. Sauf erreur de ma part, interrogée par Pujadas au 20h Fr 2 du 4 avril, M. Aubry a répondu, avec un soupçon de vergogne, mais têtue, que bien sûr l’age de la retraite resterait relevé (j’ai oublié la sauce autour. Qui pouvait croire à la bonne foi du P »S », pendant les manifestations contre le relèvement de l’âge de la retraite ?

  12. Cet exercice qui consiste pour Paul, à commenter point par point ce programme politique me plait et m’intéresse beaucoup. Et j’espère que cet exercice sera étendu à d’autres programmes pour en analyser la pertinence, en souligner les bonnes idées et les défauts. Je pense en particulier aux programmes du Front de Gauche, d’Europe Ecologie les Verts, et pourquoi pas de l’UMP.
    La question que je me pose, c’est quand on veut remettre l’économie au service de l’humain, peut on s’abstenir de toute considération plus « politique » ?
    Ainsi, Paul, irez vous jusqu’à commenter les mesures (ou absences de mesures) concernant la pérennité de notre système de retraite solidaire, de notre système de santé, de nos services publics, bref, tout ce qui fait le cœur de notre vivre ensemble.
    Le grand enjeu, au-delà du catalogue de mesures proposé par les uns et les autres, n’est-il pas la lutte à mort entre le système solidaire basé sur les cotisations et la redistribution sans intérêts, et le système de gestion tous azimuts par des intérêts privés ? Ce dernier étant fortement encouragé voire imposé par l’Europe.

    1. Cet exercice qui consiste pour Paul, à commenter point par point ce programme politique me plait et m’intéresse beaucoup. Et j’espère que cet exercice sera étendu à d’autres programmes pour en analyser la pertinence

      Sur le programme du Front de Gauche, je pense qu’on va se prendre un 20/20.

      😉

    2. tout ce qui fait le cœur de notre vivre ensemble.

      Notre « vivre ensemble »… Pas compliqué, quand j’entends ce genre de fadaises, de mots fourre-tout brandis à tous propos, je sors mon revolver. PAN !

      1. @ vigneron:
        Mr vigneron vous n’avez pas compris, ou avez fait semblant de ne pas comprendre, mon commentaire :
        Le mandat impératif désigne un pouvoir octroyé à un élu dans lequel ses décisions sont liées à un ensemble d’instructions obligatoires auxquelles il ne peut déroger. Il s’oppose au mandat représentatif. L’actuelle Constitution française indique dans le titre consacré au Parlement que « tout mandat impératif est nul » (article 27).
        Il ne s’agit pas dans mon commentaire d’une quelconque instruction obligatoire mais d’une promesse électorale librement exprimée par un candidat ou un parti, ce qui est totalement différent. Si le candidat ne tient pas ses promesses il s’agit, au mieux, d’une publicité mensongère, et donc dans ce cas ,d’une façon ou d’une autre ,ce candidat devrait être moralement sanctionné (mais pas guillotiné ,Lol).

      2. @jean XXIII

        Le mandat impératif s’oppose au mandat représentatif par essence même et se trouve donc exclu constitutionnellement sous toutes ses formes dans un cadre de démocratie représentative (voir l’affaire du pacte d’allégeance inconditionnelle auquel, selon Bayrou et dénoncé par lui, se seraient soumis les députés « centristes » envers l’UMP entre les deux tours des élections législatives de 2007). Une « promesse électorale » qui soumettrait un candidat élu à ses électeurs sous la forme d’un contrat de délégation avec obligation de fin pour le premier en est l’expression dans un cadre de démocratie populaire. C’est très exactement ce que j’ai compris et ce que vous ne comprenez pas.

  13. Sur le papier, très bien. En réalité, l’UMPS, pour répondre aux besoins de financement de ses campagnes politiques et de ses ploutocrates fera comme d’habitude : les promesses n’engageant que ceux qui y croient.
    L’histoire récente de ces partis nous montre qu’ils sont toujours d’accord pour couvrir les gabegies, soutenir les multinationales qui polluent, pratiquer le colonialisme et taire les dangers du nucléaire.

    1. il faut bien comprendre que le nucléaire dépasse les partis ..
      la thèse de la dissuasion nucléaire -que personnellement je trouve absurde- n’est pas une propagande nationnale, elle est un package basique …
      sinon tout devient si compliqué ….
      (-le coup d’état au Honduras est très bien passé, l’ONU ne l’a même pas ouvert …
      -Bébé Doc est arrivé en Haiti avant Aristide, c’est bien parce que le scandale du retour de Bébé Doc que la communauté internationale n’a plus pu argumenter sa lubie de lui refuser un simple passeport …
      C’est toujours très dangereux à notre époque d’être un politicien honnête ….

      1. et de cette élection en Haîti, l’ONU n’a rien à redire, c’était tout vraiment bien, absolument démocratique et tout et tout ….

  14. le droit à la santé pour tous n’est pas évoqué dont coup de frein aux redevances mutuelles et dépassements d’honoraires.Revenir sur les multiples taxes crées sous Sarkozy et enfin redéfinir son role par rapport à la politique européenne ,l’Europe restant une amicale des misanthropes…. et puis pourquoi ne pas envisager quelques réformes électorales affectant les cumuls des mandats voire supprimer le sénat

    1. Le sénat représente le territoire, il ne faudrait pas l’oublier
      je suis un peu d’accord, le sénat ne représente pas très bien le territoire ..
      mais supprimer le Sénat, c’est ne plus représenter du tout ni la montagne, ni le rural désertifié, c’est une erreur grave qui sied aux multinationales, aux usuriers, aux rentiers et co …
      (il mériterait de réfléchir avant d’agir ….

    1. oui, enfin ….lisons attentivement !

      « … »la balance penchera, au moins un peu, moins en faveur du marché et davantage de l’Etat », a déclaré M. Strauss-Kahn…. »

      « au moins un peu » = grrrrrande prudence verbale !
      un chouia, mais petit petit …
      un brin
      une larme
      un soupçon ( je soupçonne un soupçon )
      une brindille
      une poussière
      de l’infinitésimal
      Bref, nous n’en verrons pas la q—- d’un changement ! libéralisme sans frein, quand tu nous tiens !

    1. à 4 Août
      Ces propositions ne me suffisent pas, j’espère autrement plus d’une mélenchonisation ..

  15. @ Paul Jorion

    « Question : pourquoi le Parti Socialiste français qui – comme le suggèrent les paragraphes ci-dessus – semble connaître sur le bout des doigts les recommandations faites au fil des années sur Le blog de Paul Jorion, ainsi que dans mes livres, ne préconise-t-il pas l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix, plutôt que de prendre à ce sujet des demi-mesures qui « tournent autour du pot » ? »

    Nul part dans leur texte, ils ne remettent en cause les traités européens. Le nom « Lisbonne » n’apparait que 2 fois, pour parler d’une directive sur le handicap, et pour se plaindre que la stratégie de Lisbonne n’a pas été tenue concernant la R&D. De plus, la VIème république a disparu. Traduction: rien ne doit changer, et le PS, en bon soc-dem, se contente de mettre des pansements sur les méfaits du capitalisme. C’est son boulot depuis toujours: ne pas lutter contre le capitalisme, mais juste le rendre supportable. Les demi-mesures permettent de se donner les moyens de NE PAS tenir ses promesses tout en donnant l’impression d’agir. Je les connais les « socialos », c’est pour ça que je suis au Front de Gauche. Si vous saviez comme j’en ai marre de ces usurpateur…

    1. Le système est pervers, Mélenchon a quelques bonnes idées, mais il est suffisamment intelligent pour savoir qu’elles ne sont qu’un réservoir destiné à capter des votes, qu’il remettra au PS le moment venu, lorsqu’il faudra discuter du partage des sièges (donc de sources de financement pour les partis). Il y a longtemps que le PC excelle dans ce genre de deals avec le PS qui leur permet de conserver un groupe parlementaire.

      C’est toujours l’électeur qui sera dupé, car il n’y a qu’un seul consensus assorti de quelques variantes: la défense du capitalisme dans son état actuel!

      Si nous voulons avoir le choix, il faudrait qu’ils s’en aillent tous comme le dit Mélenchon, mais vraiment tous et lui avec!

      1. @Cavalier Ponzi:
        Je ne sais pas si vous le savez, mais Mr Melenchon a dit texto dans un entretien à la revue : REGARDS, que l’on peut telecharger sur le net sur le site de MEDIAPART,
        « je n’irai dans aucun autre gouvernement que celui que je dirigerai » .
        Lorsque l’ondit qu’untel ou untel travaillent pour finalement négocier telle ou telle chose , il faut au moins donner toute l’information, …même si elle vous deplait.

      2. je suis parmi tant d’autre un électeur quidam …
        je suis d’accord, je ne suis sans doute pas représentatif de l’électorat ..
        mais je vote, sans tricher ..
        et si je ne vois pas pour qui voter, je sais qu’il existe le bulletin nul
        alors je réfléchis et j’écris, une courte phrase qui connecte bien le cerveau de ceux qui dépouille
        Pour le vote entre Jacques Chirac et Jean-Marie Lepen
        mon bulletin était manuscrit, j’avais écrit « Jacques Chirac, nous voilà, devant toi le sauveur de la France »

        J’ai vérifié et négocié autour de mes proches avant de voter nul
        parce que quoiqu’il en soit même si le vote utile m’agace, je sais très bien parce que je lis les programes que celui deJean-Marie Lepen était encore pire à mes yeux que celui de Jacques Chirac

        ce que je constate, c’est que ma position de voter franchement, jusqu’à voter nul n’a plus de sens, si le citoyens ne veut même plus dépouiller
        A chaque élection, je dépouille, je regrette très fort qu’au deuxième tour les abstentionistes ne soient pas capables de s’accorder sur un même message, manuscrit même si ce message sera interpréter comme un vote nul
        au dépuoillement tous les votes nuls sont gardés dans une enveloppe pour justifier de l’honnêteté du dépouillement …
        les abstentionistes seraient surtout bien avisés de dépuoiller seulement une fois dans leur vie avant de s’abstenir, dès fois que avant que de fuir ils auraient l’idée de s’accorder sur un même message à faire passer ..

      3. @ Juan

        Que Mélenchon n’aille pas (lui-même) au gouvernement n’empêche en rien les tractations pour les autres membres du parti, c’est d’ailleurs « le jeu » institutionnel, le plus important ce sont les sièges qui apportent surtout des sous.
        Ce que je dis: C’est que le système n’offre pas de choix différent, un petit parti (FG à 85% PC n’oublions pas!) émet donc des idées, dont certaines ciblent au mieux les segments que le parti principal (PS) est obligé d’éluder pour ne pas froisser sa cible principale, mais dont il a besoin pour s’assurer une suffisante majorité. Mr Mélenchon sait parfaitement que certains concepts sont inapplicables, voire impopulaires, excepté pour ce segment là que l’on doit rallier au parti principal.

        Résultat: l’électeur est « dirigé » ou dupé selon la manière dont il appréciera la politique réellement menée par ceux qu’il a mis au pouvoir.

        Je pense que les déplorables taux d’absention que nous connaissons en sont la principale conséquence, les électeurs n’y croient plus, ils démissionnent que ce soit par rage, dégout, lassitude, ou même par simple esprit de fronde, ou bien ils vont aux extrêmes.

        Mr Mélenchon n’apporte rien de neuf au système que les communistes pratiquent depuis des lustres, ah si, sa gueule et sa gouaille, ça compte quand même!

  16. @ Paul Jorion :

    Nicolas Quint : « Il est quand même assez navrant qu’un livre, qui a été conçu comme une réflexion globale et citoyenne, non dénuée d’arrières-pensées politiques certes (mais peut-on l’être ?), entraîne un débat aussi pauvre chez les politiques. Thomas Piketty l’avouait à demi-mots sur France Inter en expliquant que le livre était finalement plus destiné aux citoyens qu’aux politiques et que l’objectif était d’obliger ces derniers à se positionner de façon claire et précise sur les enjeux fiscaux. »
    http://resultat-exploitations.blogs.liberation.fr/finances/2011/02/revfisc.html

    Au vu de certaines dispositions fiscales du pré-programme du PS (notamment la fusion CSG-impôts sur les revenus prônée par Piketty & Co), on ne peut que constater que le fait même de mettre la pression sur les politiques en mettant le débat au centre ‘du jeu politique’, par un nombre important de consultations sur un site internet (et de ‘formatage’ de politiques fiscales par les citoyens, soit l’aspect interactif et créatif) de citoyens est effectif.

    Pour répondre à votre question, si vous voulez donc que l’interdiction des paris sur les fluctuations des prix soit intégrée dans des programmes politiques, il est encore temps : il faudra pouvoir produire le même type d’action, à savoir placer cette mesure au centre des débats politiques, en générant un grand nombre de consultations sur un site internet et de productions créatives de solutions par les citoyens.
    Le nombre, c’est cela qui fera impact.

    Je reviens donc à ma proposition de ‘petite annonce‘.
    On ne peut que constater l’effet, Paul.
    La question n’est pas ‘quand’ : on voit bien que c’est effectivement le moment. après, ce sera trop tard (désignation des candidats, pas de poids dans les débats, …).
    Mais bien ‘comment’.

    ???

  17. Pour un embryon de programme cela manque tout de même d’originalité ou plutôt d’idées nouvelles et plus encore, de fermes convictions.
    En effet, ce qui me frappe c’est l’aspect bien trop consensuel des idées émises, ces dernières ayant vocation à être discutées, il n’en restera rien ou quasiment, le capital d’adhésion populaire étant misé sur les mesures emblématiques (emplois jeunes, adaptation Loi Tepa, IR retouché) qui vont dans le bon sens, mais ne restent que du saupoudrage social.

    Ce n’est qu’un programme adapté pour gagner, même en cas de forte absention (votons pour les moins pires)!

    Pour la réforme du capitalisme dans sa forme actuelle, il n’y a rien ou presque, le peu proposé reste difficilement possible à imposer à l’Europe et au reste du Monde,

    Encore un attrape-couillons basé sur la croissance à tout prix, taillé pour le Messie du FMI!

  18. j’imagine DSK lisant ce texte, avec un gros stylo-feutre noir à la mai, Pascal Lamy par dessus son épaule….il ne restera pas beaucoup de blanc sur la feuille…

  19. des demi-mesures qui « tournent autour du pot » ?

    parce-que leur candidat potentiellement « gagnant-gagnant » est un proche du FMI …
    (n’en déplaise à Julien)

  20. Paul Jorion
    Entre le néo-libéralisme et la ligne étatique style bolchévique il existe bien une direction qu’on appelle le libéralisme démocratique,non.? Pour moi c’est la première condition pour vivre dignement et en liberté. Qu’on en renforce quelques règles oui bien sûr, en particulier l’interdiction des paris sur les fluctuations des prix qui est une véritable « ouverture » à la spéculation sur quoi que ce soit..

  21. Cet embryon de programme lutte (un peu) contre les effets de l’ultralibéralisme mais pas contre les causes.

    En effet, à titre d’exemple la ratification du traité de Lisbonne n’est pas évoquée alors qu’il s’agit d’une décision digne d’une dictature puisque contraire au résultat du référendum correspondant.
    Autre exemple (lié au premier certes), pourquoi n’évoque t’on pas la possibilité d’autoriser à nouveau à la banque de France les avances au trésor sans intérêts ?
    On économiserait à terme les 40 Milliards d’intérêts de la dette payés à la finance….

  22. Je reste dubitatif sur la mise en oeuvre de certaines mesures. Comment imposer la rémunération des dirigeants dans les entreprises où l’état, pour être présent, n’en est pas moins minoritaire? Quelle est, au demeurant, la portée réelle d’une telle mesure ? Quelques dizaines de millions d’euros ?

    Oui, il manque, et de beaucoup, une régulation de la spéculation, mais il manque aussi une forme de protectionnisme contre le moins disant social et écologique. On sent des mesures de technocrates compétents mais pas les personnes appropriées pour une réelle remise en cause du cadre. Ce programme est rempli de bonnes choses, pas toutes insignifiantes, mais à peu de frais (parions que la réponse de l’UMP en comportera aussi…). Ce qu’il faut, c’est plutôt quelque chose comme le programme du Yeti !

    http://yetiblog.org/index.php?post/Cinq-conditions-pour-voter-en-2012

    1. Moi je trouve qu’on devrait imposer cette mesure à tous les employés, il est inutile de s’arrêter aux entreprises en partie possédées par l’État français.
      Le SMIC s’impose à tous les employés, alors pourquoi ne pourrait-on pas imposer un salaire maximum à tous ? Et on fait payer les fraudeurs dès qu’on les trouve.
      Et je me fiche bien de l’excuse habituelle : « ils vont tous partir ». Si on écoute ce genre d’argument on ne fait rien, et même tant qu’on y est on peut rétablir le travail des enfants, le travail forcé et supprimer les congés payés.

      1. Je suis très étonnée de ce que cet argument de partir soit tellement important pour nos politiques …
        alors que ceux-là qui partent, finalement, .. ???
        sont-ils vraiment irremplaçables ???
        est-ce que ce ne serait pas finalement et en fin de compte bon débarras ???
        est-ce que … ???

        Je crois que notre président UMP a dit, donc oser dire, quelque chose du genre « désormais, quand il y a des grèves en France personne ne s’en aperçoit  »
        http://video.google.com/videoplay?docid=8963678083877048291#
        j’attendrais que le PS ose de dire quand les extra-riches font leur caprice, de menacer de partir, parce que l’attraction fiscale et co
        que ces ultra-riches ne sont pas irremplaçables, et que s’ils partent ni le peuple ni l’état ne les regrettera, parce que …
        (on a bien gelé les comptes de Ben Ali, de Moubarak, de Khadafi …
        par ex : les comptes de Saddam Hussein toujours gelés n’ont évidemment pas été ré-attribué au peuple irakien, la finance a tellement d’autre chose a en faire ..
        donc de là si les politiques s’y metaient …
        mais bon ….
        les politiques, visiblement ne savent pas ce qu’ils veulent, ….
        sur quoi ils apparaissent de se laisser acheter beaucoup plus que de gouverner quand ils sont au pouvoir ….
        et de faire des campagnes à côté de la plaque, beaucoup plus sponsorisées par des intérêts très particiculiers, d’un type PUB ….
        alors voilà ….
        après comment les obliger à s’occuper de traiter normalement de politique, de débattre des vrais problèmes, d’oser dire …..
        alors comment s’y prendre et ne pas être taxer de « dictateur » ..
        je ne sais pas, je pense qu’il n’y a qu’à attendre, la dictature
        (sachant que ce mot même a été manipulé parce que « Marx et la dictature du prolétariat »
        par ex la résistance libyenne, ni élue de Dieu, ni élue du peuple est si elle accède au poiuvoir parce que le conseil de sécurité ne reconna^t plus l’autorité de Khadafi, sera une dictature, qui la dénoncera comme étant une dictature ???
        autant parlez du coup d’état au Honduras ??
        il en faudrait du courage à nos politique pour se vouloir d’être politique, mais ils n’en sont pas là …
        ils savent que si on l’ouvre trop à vouloir le bien des peuples ou de l’humanité, il n’y a pas photo, c’est bien vite fait d’être assassiné …
        il y en a pour s’étonner des procès contre le sergent Manning, Julien Assange …. ???

  23. Renchérir « le coût des licenciements collectifs pour les entreprises qui versent des dividendes ou qui rachètent leurs propres actions »

    « Nous réserverons les stock-options aux entreprises naissantes pour que les dirigeants d’entreprise regardent plus l’avenir que la Bourse. Nous limiterons les rémunérations variables, les bonus et les parachutes dorés au montant de la part fixe et nous plafonnerons les écarts de rémunérations de 1 à 20 au sein des entreprises qui ont une participation publique dans leur capital. »

    Chiche ! Rappelons que c’est DSK, alors ministre de l’économie sous Jospin, qui a détaxé les stock-options et autorisé le rachat de leurs actions propres par les entreprises. Sans oublier que la déréglementation des marchés financiers a été largement l’œuvre du gouvernement Bérégovoy. Les socio-démocrates ne sont pas à une contradiction près.

  24. « Avec force, nous nous battrons pour un nouveau pacte commercial fondé sur la réciprocité des règles et des sauvegardes. Les autres puissances qui veulent commercer avec l’Europe doivent être soumises aux mêmes obligations sociales, sanitaires, environnementales, technologiques que nos entreprises, nos ingénieurs, nos travailleurs, nos territoires. En cas d’échec durable des négociations sur les normes dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), nous augmenterons les droits de douane au niveau européen sur les produits ne respectant pas les normes internationales en matière sociale sanitaire ou environnementales, le temps nécessaire pour que celles-ci soient respectées. Oui à l’Europe ouverte, non à l’Europe offerte ! Dans la mondialisation, la France et l’Europe doivent défendre des valeurs, elles doivent aussi défendre leurs intérêts. »

    Quel lyrisme ! Mais ils oublient aussi qu’on nous concocte un beau Marché transatlantique. Chassez le néolibéralisme par la fenêtre, il revient par la porte :

    L’Europe, une société anonyme transatlantique ?
    « L’Union européenne (UE) a fait du néolibéralisme son credo politique. A présent qu’un marché concurrentiel unit ses 27 pays membres, l’UE veut imposer cette logique marchande au monde entier. Elle a choisi pour se faire un partenaire privilégié (les Etats-Unis), fixé un calendrier (grand marché transatlantique pour 2015) et prend ses conseils auprès de puissantes multinationales. »

    Transatlantisme contre humanisme
    « En 1995, avec la signature du « nouvel agenda transatlantique » l’Union européenne et les Etats-Unis décidaient de négocier entre eux un grand processus de rapprochement. Leur objectif était alors d’opérer une harmonisation (voire une fusion) de leurs politiques, sécuritaires et commerciales notamment. En quinze ans, cet agenda a connu des fortunes diverses, marqué par des ralentissements et des accélérations sans toutefois connaître une remise en question par quelque pouvoir que ce soit. Le projet poursuit donc son chemin. Et il nous semblait opportun de voir où nous conduit ce chemin. »

    Multinationales et Union Transatlantique
    « Les États-Unis et l’Union Européenne travaillent depuis des années à un rapprochement politique. Cette union transatlantique est le fruit d’un changement fondamental des rapports de force : les multinationales sont en train de prendre le pouvoir. Et, nous allons le voir, le marché qui s’installe ne se réduit pas à la seule dimension économique. »

    1. et il est question de »management » jusque dans la direction d’école primaire ??
      (comme ça ne marche vraiment pas, il y a eu le premier « management » saborder tout à la base, alors après se construit un nouveau management, saborder tout petit à petit, découper en mission de » management » …

    1. Je suis d’accord avec vous sauf en ce qui concerne l’odeur. Je trouve ce vent loin d’être inodore. Il apporte avec lui toute la puanteur d’un vieux mensonge rance de plus en plus mal assumé. Voici ce que nous dirait un dirigeant socialiste s’il était libre, décomplexé et inconscient : « nous savons que nous sommes catalogués à gauche et nous sommes bien obligés d’y mettre les formes pour des raisons purement électoralistes mais notre coeur et notre porte monnaie sont définitivement à droite avec les Grands de ce monde ».

    1. Le monde des banquiers et financiers ira mieux, et on sera dans dans le pire DK pour ceux qui espèrent une autre politique!

  25. « Les Français de l’étranger gagnant plus de 200.000 euros par an acquitteraient une taxe de 5 %, dès lors que leur expatriation leur permet de payer moins d’impôts qu’en France. »

    La mesure initiale c’était ça :
    http://www.francetransactions.com/actualites/info-epargne-0005722.html

    Du n’importe quoi. Un expatrié ne s’expatrie pas toujours de gaieté de cœur. Il y a des coûts annexes nombreux à une telle opération, les coûts de transport pour revenir voir sa famille et amis…

    D’autre part les impôts payés dans son pays d’accueil ne recouvrent pas les mêmes prestations qu’en France, le système scolaire, de santé, le système fiscal y est différent, TVA…

    Je suis loin de gagner 200 000 euros par an, mais le principe d’une double imposition me parait injuste. Si je travaille à l’étranger, c’est que je ne trouvais pas en France, et si j’étais resté j’aurai coûté aux assedics qui m’avaient promis une aide au déménagement si je trouvais un emploi éloigné. Quand je leur ai montré mon contrat allemand, ça a été niet, ou plutôt nein, nicht, sans même se justifier d’un quelconque texte de loi ou directive que je leur ai demandé de me montrer.

    C’est pas de ma faute si mes études françaises m’ont permis de trouver à l’étranger et pas en France où j’ai aussi payé pas mal d’impôts avant de la quitter.

    D’autre part les autres pays pourraient décider de prendre des mesures similaires, avec des calculs différents, ce annulerait l’intérêt d’une telle mesure, à part alourdir le mille feuilles administratif.

    1. Ca va, ça va …
      mon beau frère du côté de mon époux, ma soeur du fait de son mari ont travaillé ou travaille encore à l’étranger, ….
      Ils nous parlent ou nous ont parlé des expatriés, ils faudraient arrêter de pleurer, c’est pas vraiment …..
      (je préfère me taire , …)

  26. … mais ce n’est qu’un programme….. électoral ! qui a dit que les programmes électoraux étaient appliqués ………..ou même applicables ?

  27. Certaines de ces propositions semblent très intéressantes en effet, et d’une grande justesse économique et financière. Il y a fort à parier que ces propositions là seront meilleures que ce que nous proposera l’UMP (j’attends de voir pour comparer!). Mais soyons honnêtes: une élection ne se joue en grande partie pas sur le programme. Elle se joue sur le charisme du leader, le charisme du représentant. Si vous me permettez un avis de lecteur lambda, de français lambda ne sachant pas trop encore pour qui voter, et qui donne un « feeling »:

    – Martine Aubry a l’air trop austère, trop « old school », trop coincée. Pas assez claire dans la situation de son parti et de ses idées dans le grand schéma de la mondialisation. Et avec des mots bêtes comme le « Care », aheum…

    – François Hollande, laissez moi rire: lui, charismatique? Cherchez le sens de « charisme » dans le dictionnaire. Il n’a pas une tête qui donne confiance, son visage donne une impression d’indécision… ou d’enfant têtu et colérique.

    – Ségolène Royale a raté son heure. A présent, les gens la considèrent trop comme quelqu’un ayant perdu, s’étant brouillé avec tout le monde, et orienté désormais vers… une forme de propagande ubuesque, une méthode de « communication » limite sectaire.

    – DSK: Ah ah ah! Il a dirigé le FMI, le truc international bien à la botte des libéraux du monde entier. Ses adversaires politiques ont bien joué en tablant là dessus: il a l’air à présent d’un traitre, un « faux homme de gauche », un loup sous une apparence de sauveur.

    – Hamon: trop jeune. Sa voix est aussi un peu énervante, hélas, voire parfois agressive. C’est dommage, car il dégage une conviction, une certitude dans ses propos. On voit qu’il « vit » ce qu’il dit. C’est un passionné.

    – Fabius: n’inspire pas confiance.

    – Les autres: quels autres?

    Bref, pour comparaison et comprendre les précédentes élections, prenez Sarkozy: assez jeune, dynamique, sûr de lui, il dégage une aura d’amour propre et d’assurance. Un roi de la communication, en prime. Il était clair à le voir que « des » choses bougeraient, et qu’il ne laisserait pas faire.

    Ce que j’essaye de dire, c’est qu’aussi bon que soient certaines propositions, si le charisme et la communication ne suivent pas, c’est perdu d’avance.

    1. – Pour François Hollande, j’en suis le premier surpris d’ailleurs, mais je le trouve bien plus charismatique depuis qu’il a perdu du poids. Donc je dirais qu’il ne serait pas un mauvais candidat, et qu’il a pour lui le fait qu’il semble assez sincère, et qu’il doit bien connaitre ses dossiers (il a eu le temps de se préparer).
      – Martine Aubry est « old school » c’est vrai, mais franchement une personne comme ça est tellement différente de Sarkozy… qu’elle pourrait vraiment avoir du succès aujourd’hui. En effet, je pense qu’une majorité d’électeurs sont comme moi devenus allergiques à Sarko. Alors plus un candidat sera différent (sérieux, calme, réfléchi), plus il aura des chances de succès face au président bling-bling de Mme Bettancourt. Dans son genre, Aubry n’est pas sans rappeler Angela Merkel.
      – Pour moi, Sarko a maintenant des casseroles. Un certain nombre d’électeurs ne voteront pas pour lui, quoi qu’il puisse dire ou faire. Le président branché sur TF1 pour trouver de nouvelles idées de lois sécuritaires, moi je l’ai assez vu. Seul un changement de candidat pourrait me faire voter pour l’UMP.

      1. donc on en reste à toujours, du niveau de Fanfan, Riri, Lolo …
        (l’oncle Picsous lui , qui n’en parle … ???)

  28. L’imposition à la source vise
    -à faire assurer la collecte de l’impôt par la et les sources, donc aussi le privé (qui n’oublieront pas dans faire payer le temps perdu, et tout et tout ….)
    -à indoloriser l’impôt, le mensualiser, (dans un but évident, celui de l’augmenter …)
    -à individualiser son prélèvement (il est bien évident que le prélèvement de l’impôt à la source obligerait à signaler à la source, ou les sources, la nature et l’état de son foyer, enfants, conjoint, … dont divorse, handicap, dépendance …. )
    -….
    Cette mesure dont la volonté est parrallèlement celle de sous-traiter la fiscalité pour la remmettre tout entière dans l’escarcelle des sources,
    -dont il appparaît que s’il peut y avoir des niches fiscales abusives ou excentriques à expurger, c’est justement là, dans cette escarcelle qu’il conviendrait tout au contraire de les rechercher, plutôt que de leur confier la collecte de la caisse en s’imaginant naïvement et niaisement que pour le quidam, la justice fiscale va s’en retrouver améliorer …
    n’a rien de socialiste

  29. Ca? Un programme? Plutôt une addition de mesurettes hypocrites comme autant d’emplatres sur une jambe de bois.
    Aucune vision du monde, aucune mise en perspective, aucun projet de société manifestant ne serait ce que l’embryon du début d’une prise de conscience de la gravité de la situation. Il n’y a rien à attendre de ce parti et des notables qui le composent. D’ailleurs en attendait on quelque chose?

    1. Votre message résume parfaitement ma pensée.
      On promet des changements dont plus de la moitié ne seront jamais mis en oeuvre et dont l’autre moitié ne provoquera aucun impact réel, si ce n’est que nous payerons plus d’impôts, encore et toujours.

      1. à Daniel
        Soit mais on représente qui ou quoi ???
        en menant large, nous comptons pour 2 à 3 % des voix exprimées, soyons magannime allons jusqu’à 5 % …
        (car 4% représente possiblement d’une minorité agissante …
        mais et après ….. ???

  30. Sur le fond, le programme semble bon, le problème que relève beaucoup c’est sa véritable application n’est ce pas?
    Pour reprendre une citation de Clémenceau : »Le destin de notre pays est une chose bien trop grave pour la laisser aux mains des politiques! »
    Alors qui d’entre nous est prêt à se présenter aux primaires socialistes pour mener à bien ce programme? C’est possible, il suffit de monter notre propre parti et d’inscrire notre candidat aux primaires car apparemment en passant par la voie du PS, c’est beaucoup plus compliqué : quota de signatures d’élus etc, enfin la démocratie telle qu’ils la conçoivent.

    1. Perso, pas pour moi, cette messe là ne m’intéresse pas plus que ça, le prêcheur peut bien s’appeler Martine, François, Dominique ou je ne sais encore, ce n’est pas parce que Domique ou Martine ou François ou qui que …
      (je me demande vraiment à quoi peut bien servir toute cette publicité autour de ces primaires PS, les adhérents du parti socialiste ne peuvent-ils pas se décider paisiblement et tranquillement entre eux du choix de leur candidat ???

  31. Effectivement, M. Jorion, il faut lire ce programme du PS… Qui pourrait être contre les analyses et l’énumération des problèmes auxquels, il est censé s’attaquer ?
    Seulement, ça devient beaucoup moins consensuel quand on passe aux solutions proposées… Malheureusement, on constate qu’il y a beaucoup de blabla et très peu de vraies solutions.

    C’est là que l’on se dit que ce parti a définitivement renoncé à changer la société aux endroits où elle a le plus besoin de l’être. Dommage…
    Au lieu de se gargariser avec le mot « changement », force est de constater qu’on est plutôt dans la continuité, avec des ajustements à la marge, comme d’habitude… Le PS ne se présente pas autrement que comme un gestionnaire du capitalisme, tout juste un peu moins cruel que la droite.

    C’est bien de constater la faillite de l’Europe telle qu’elle est ou les ravages du libre-échange… mais, pourquoi quasiment pas un seul mot sur leur propre responsabilité dans ces désastres ?
    Difficile de faire confiance à ces oublieux de leur propre histoire…
    Il n’y a qu’une seule ligne d’autocritique sur tout ce qu’a fait le PS quand il était au pouvoir : « La responsabilité de la gauche en général et du Parti Socialiste en particulier est historique : il nous revient de redonner la foi (Sic !!!) dans la possibilité d’un nouveau départ. »
    Ce timide aveu (?) se situe page 5, totalement isolé au point qu’on peut se demander comment il a atterri là.
    Sur 110 pages, oublier à ce point que nombre de problèmes énumérés ont été créés par le PS au pouvoir ou à cause de leurs votes d’élus (libéralisation des marchés financiers, traité du Luxembourg, création de l’OMC, oui au TCE puis au traité de Lisbonne, et cetera, et cetera), c’est passer un peu vite sur leurs anciens (???) choix.

    En tout état de cause, quand je détaille les mesures mises en face des problèmes, cela me fait penser à des alcooliques qui diraient à partir de demain, nous ne boirons plus que 4 litres de gros rouge par jour au lieu de 5… C’est pas crédible…
    Sans oublier que personnellement je ne demande pas à « croire » encore en eux (qu’est-ce que vient faire la « foi » en politique ?), mais qu’ils démontrent par des faits concrets qu’ils ont changé et pour l’instant, franchement, je ne vois strictement rien à ce niveau-là et encore moins dans leurs propositions.

  32. Les Français de l’étranger gagnant plus de 200.000 euros par an acquitteraient une taxe de 5 %, dès lors que leur expatriation leur permet de payer moins d’impôts qu’en France.

    C’est la porte ouverte à toutes les fenêtres. Taxer les Français qui s’expatrient pour protéger leur patrimoine, ou qui continuent à bénéficier d’avantages comme la Sécurité Sociale en France tout en profitant d’une fiscalité moins lourde, très bien. Mais taxer tous les Français qui partent travailler hors de France s’ils payent moins d’impôts ?? Si l’on parle d’impôts sur le revenu, c’est une aberration complète !

    1. C’était une proposition… de DSK en 2007 ! On critique le boss Julien ? 😉

      Plus sérieusement, pourquoi cela a du sens dans l’état actuel des choses (qui pourrait être remis en question si l’on changeait le mode de taxation du travail sur la consommation par exemple) : lorsque l’État prend en charge l’éducation des citoyens (dans un État où c’est l’école républicaine publique bien sûr qui constitue l’ossature du système d’enseignement), cela a un coût énorme. La contrepartie, ce sont certes des citoyens éduqués, avec un sens critique aigu, mais ce sont aussi des contribuables qui par leur contribution fiscale future participent à la perpétuation du système. Or si ces citoyens vont exercer leurs talents à l’étranger, à part le rayonnement de la France à l’étranger, il s’agît d’une perte sèche qui n’est pas naturellement compensée parfaitement par les étrangers venant travailler et payer leurs impôts en France.

      Bref, il me semble que cela peut-être envisagé du point de vue du principe comme une contribution citoyenne générationnelle, à condition de la moduler et qu’elle soit bien évidemment progressive en fonction des revenus. Je sais, ça fait beaucoup de gros mots pour une seule phrase !

      1. Sauf que ça existe déjà, ça s’appelle la « retenue à la source » sur les rémunérations versées à l’étranger !!! Sauf qu’elle n’est quasiment jamais appliquée compte tenu des accords fiscaux entre pays !!!
        Alors qu’est-ce qu’ils veulent taxer exactement ?
        Si ce sont les salaires perçus par des Français résidants à l’étranger et versés par des entreprises de ces pays, ils rêvent totalement.
        Si ce sont les salaires versés par des entreprises françaises à des expatriés, là encore, je ne vois pas bien comment ils peuvent modifier les règles de territorialité et dénoncer 50 ans d’accord avec tous les pays du monde.

        Cette mesure, c’est de la flute… ou du pipeau si vous préférez.

      2. Les expatriés basiques (pas ceux qui fuient, les comme vous et moi)
        payent pour la scolarisation de leur-s enfant-s

        Ce qui ne m’empêche pas de voir que la réforme qui est en cours de cette injustice, ne vise certainement et en aucun cas à la résoudre, et visiblement certainement pas ..
        les ultra-riches ne payent plus la taxe d’écolage, c’est bien pour eux …
        par contre il faut bien que l’argent soit prélevé ici ou ailleurs …
        donc à la fin, c’est très finalement comme d’hab de toutes ces réformes très sarkosistes, dans le transfert, il y a ceux qui profitent et ceux qui raquent,
        qui se réalise comme d’hab dans la droite ligne de toutes les réformes mises en oeuvres de ce gouvernement qui se concrètise principalement de ce que entre l’avant et l’après, statisquement plus on en a moins on paye, moins on n’en a plus on paye
        (après c’est vrai, pourquoi les petits enfants ou petits neveux de l’ultra-riche Bollore devraient être taxés pour leur scolarité des frais d’écolage
        alors que par exemple le pauvre pekin du coin qui arrivait à peine à bien vivre parce que concierge du lycée et donc de ce fait jouissant d’un logement de fonction,
        parce que la suppression des frais d’écolage et qu’il faut bien équilibrer les budgets est désormais taxé d’un loyer proportionnellement à son misérable salaire , proprement exorbitant
        Est-ce que cela n’est pas, une bonne résolution en vue de la meilleur application de la justice même

      3. Comment ? Mon maître à penser à l’origine de cette proposition ? Forcément, au FMI il ne paye pas d’impôts… facile à dire pour lui ! J’aimerais savoir s’il pense toujours la même chose.

        Je comprends votre argument concernant l’éducation Julien, mais vous oubliez d’inclure dans ce système les étrangers qui viennent travailler en France, et y payent des impôts (et donc perpétuent directement le système éducatif). Je ne dis pas que la somme soit nulle, mais la France serait le seul pays avec les Etats-Unis à imposer ses ressortissants où qu’ils se trouvent dans le monde ! Ensuite, comme le souligne, incognitototo il y a déjà des accords fiscaux entre pays pour éviter ce genre de double imposition, et si la fiscalité française a besoin de quelque chose, c’est avant tout d’être simplifiée ! On pensera ensuite à l’alourdir ou l’alléger…

      4. Salut Julien

        Je vis en Allemagne, y ai mes revenus et y paye mes impôts, Ich habe einen deutschen Vertrag.

        Si j’étais resté en France, je serais resté un bon bout de temps au chomdu, je cherchais en France, mais les allemands immédiatement m’ont embauché pour beaucoup plus de salaire. Les boites françaises procrastinaient et m’obligeaient à payer tous mes frais de déplacement. Les allemands m’ont remboursé tous mes frais de déplacement.

        J’ai économisé à la France, par mon exil, pas mal d’alloc chômage, sans compter qu’ils m’avaient promis une aide au déménagement refusée lorsque j’ai montré mon contrat allemand.

        L’Assedic, Pôle Emploi maintenant, est en fait pas très pro européenne.

        Actuellement, mon salaire me permet de rembourser mon prêt immobilier français et même d’épargner un peu en France. Mon exil a été tout bénef pour la France, en plus je fais travailler des boites françaises pour mon employeur, pas rancunier le gus.

        Et maintenant, on va me demander de payer des impôts en France sur mes revenus allemands, alors que je paye déjà en Allemagne pour la sécu et le reste qui ne couvrent pas les mêmes risques.

        Vous le pro européen, ça vous semble normal ?

      5. Ah, cher Fnur, nous ne devons plus « aller nous faire foutre » avec notre « clique pourrie » sur le blog, en tant « qu’imposteurs » ?

        Votre cursus éducatif, vous l’avez effectué en France, non ? C’était gratos, non, jusqu’à 18 ans au moins (perso, ça l’a été jusqu’à la fin de mes études, merci les écoles publiques françaises et les bourses d’État) ? Et maintenant, vous allez vendre cette compétence acquise en partie grâce à la République aux Allemands. C’est votre droit. Est-il normal que l’on envisage que les expatriés qui font la richesse d’autres pays après avoir profité du système de leur pays d’origine puissent être amenés, en fonction de leur niveau de revenus, bien entendu, à payer des impôts en France pour que d’autres aient accès aux mêmes services d’éducation, de santé, de sécurité, etc ? Et bien oui, c’est parfaitement légitime. Je suis moi-même expatrié, et j’ai envie de vomir quand je vois la communauté française aisée de mon pays de résidence actuel réclamer que les frais de scolarité de l’école française soient payés par le contribuable français, alors que eux paient désormais leurs impôts dans leur pays d’expatriation .

        Profiter de tout sans jamais rien devoir en retour. Le même genre de belle mentalité qui amène à envoyer se « faire foutre » la « clique pourrie » de ce blog d’imposteurs.

      6. Salut Julien

        Me moque éperdument de fnur. Non ce que j’aime bien en réalité c’est lire ceci :

        Votre cursus éducatif, vous l’avez effectué en France, non ? C’était gratos, non, jusqu’à 18 ans au moins (perso, ça l’a été jusqu’à la fin de mes études, merci les écoles publiques françaises et les bourses d’État) ?

        et d’un coup lire :

        à payer des impôts en France pour que d’autres aient accès aux mêmes services d’éducation,

        « Gratos » puis « à payer » ! 😀

        Un service gratos payant quoi … Y a de l’idée.

      7. Vincent, vous pensiez que les services publics étaient financés par le Saint-Esprit ? Et puis vous oubliez une chose : une grande partie des Français ne paie pas d’impôts. C’était le cas de mes parents, donc pour ce qui me concerne, ce fut gratuit-gratuit.

      8. Julien

        Me moque aussi éperdument de Vincent.

        Si je ne m’abuse, mes parents ont payé et payent des impôts qui financent ces services publics.

        D’autre part, une des formations que j’ai, qui a été décisive lors de mon embauche, je l’ai payée de mes deniers, pas gratos du tout.

        Quand je travaillais en France, je payais aussi des impôts qui permettaient de financer ces services pour d’autres. Donc il n’y a rien de gratos dans tout ça, contrairement à ce que vous prétendez.
        Les profs ne sont pas des bénévoles, ni ceux qui construisent les écoles.

        D’autre part, si la France décide de faire payer des impôts à ses expatriés sur leurs revenus étrangers, eh bien les autres pays feront par réciprocité de même avec leurs expats.
        Donc le bilan est nul, à part de rajouter des opérations bureaucratiques coûteuses.

  33. Avec des « propositions ».

    Comme :

    « Ce programme présidentiel prévoit d’encadrer les salaires dans les entreprises où l’Etat est présent (…). Le salaire le plus élevé ne pourrait pas dépasser 20 fois le salaire le plus bas. Ce qui signifierait par exemple que Carlos Ghosn (Renault) et Henri Proglio (EDF) divisent par deux ou plus leurs salaires fixes ».

    Rendez-vous alors compte que le pauvre Carlos Ghosn ne toucherait plus par an que 4 petits et dérisoires et ridicules millions d’euros par an. Comment le pauvre homme peut-être seulement espérer s’en sortir ??? Heureusement pour lui, il pourra toujours se rattraper sur les stock-options pour faire bouillir la marmite mais quand on pense à sa pauvre famille…
    Cette misère révolte, à la fin.
    Non ?

    Bon.
    Nous serons miséricordieux et n’allons pas commenter une à une les minables réformettes que le Parti qui n’a plus de socialiste que le nom, et ce pour une raison fort simple : dans l’hypothèse d’une quelconque alternance, il n’est même pas certain que seulement la moitié serait appliquée. Voire le quart. Voir le dixième. Voire même une seule…

    Nous allons plutôt nous pencher sur ce qu’il n y a pas. Ce sur qui est absent. Ce qui fait défaut. Parce ce que en l’occurrence, ce qui est le plus parlant n’est pas un pseudo-plein mais bel et bien un vrai vide.

    Ce programme déjà nul et non-avenu parle t-il :

    * De revenir sur la scélérate réforme des retraites pour revenir aux 60 ans ?

    Non.

    * De revenir sur les privatisations soit déjà effectuées – y compris par les « socialistes » – soit en cours ?

    Non.

    * De même ne serait-ce qu’un tout petit peu de juste timidement dire aux banques que ça suffit à la fin et qu’il va falloir filer doux ?

    Non.

    * De même ne serait-ce qu’un tout petit peu de juste timidement dire aux agences de notation d’aller se faire ?

    Non.

    * De même ne serait-ce qu’un tout petit peu de juste timidement de ponctionner la finance prédatrice ?

    Non.

    * D’exprimer à l’industrie pharmaceutique un certain agacement et lui signifier que la fête est finie ?

    Non.

    * De dire aux exilés fiscaux qu’ils ont sacrément intérêt à ramener leur cul dans leur pays d’origine pour contribuer à l’effort collectif sinon ça va chier pour leurs gueules ?

    Non.

    * De remettre en cause le Traite de Lisbonne ainsi que dans la foulée les caprices néolibéraux de l’Union Européenne ?

    Non.

    * De menacer de prison ferme les vautours de la spéculation immobilière ?

    Non.

    * De clairement signifier aux entreprises privées gavées de subventions publiques qu’ils ont intérêt à rendre la maille et fissa sinon on envoie le GIGN ?

    Non.

    * De nationaliser pour créer des monopoles publics afin que d’en finir avec la gabegie du privé ?

    Non.

    * De faire comprendre au MEDEF qu’ils ont vraiment intérêt à carrément moins la ramener et d’ailleurs fait péter tous les livres de comptes qu’on y regarde de plus près ?

    Non.

    * De faire comprendre aux patrons tentés par de bonnes petites délocalisations sauvages qu’ils font ce qu’ils veulent, très bien, mais que quand ils verront débarquer l’armée pour confisquer tous leurs avoirs faudra pas pleurer, hein ?

    Non.

    * De durcir et le plus cruellement possible les législations sur le harcèlement moral au travail afin que chefaillon tremble dans son coin ?

    Non.

    * De pareillement durcir les législations sur les racismes, par exemple en promettant aux actes de violences homophobes, entre autres, de permettre à leurs auteurs d’explorer de nouvelles facettes de leur propre sexualité sous les douches de prisons ?

    Non.

    * De régulariser massivement du sans-papier ?

    Non.

    * De recruter à tour de bras de l’inspecteur du travail pour aller fourrer leur nez dans ces entreprises pour qui la précarité est devenue tellement naturelle qu’elle va complètement de soi ?

    Non.

    * De nationaliser TF1 ?

    Non.

    * De supprimer le bouclier fiscal ?

    Non.

    Ce programme. Ces « propositions ». Ces…trucs, là, qu’Aubry nous présente comme l’acmé de la « modernité » sympa tournée vers l’avenir, vous savez ce que c’est ?
    De la merde.
    Voilà ce que c’est.
    La même sempiternelle merde « socialiste » faite par des bourgeois déconnectés de la réalité qui écoutent des technocrates en train de se tripoter la nouille dans des think-tanks comme Terra Nova. Rien sur les salaires. Rien sur le pouvoir d’achat. Rien sur le racisme. Rien sur la Sécu. Rien rien et encore rien sur ce qui touche et préoccupe vraiment la population.

    Et le vrai grand rien, le Rien définitif, c’est exactement ce qu’il y a à attendre du Parti « Socialiste ».

    http://comite-de-salut-public.blogspot.com/

    1. à Wuwei
      Je pense qu’on serait assez d’accord pour voter pareil, donc du pourqui, car pourquoi ???
      (je propose qu’on en reparle un de ces jours quand ce sera le moment …
      en attendant essayez de rester calme,car inutile de trop se ruiner la santé non plus …
      sinon merci …
      A+, Cécile

  34. Dîner d’exception au Château de Versailles préparé par 60 grands chefs français pour 650 convives (890 euro /personne).

    1. on ne m’a même pas invité, en plus que déjà que j’ai pas eu mon enveloppe kraft de Lialiane, sans dire que j’ai même pas encore de rolex et que peut-être j’en aurais jamais ..

      1. Les gueux ne vont pas à Versailles sur invitation, mais sur un grand coup de colère, et avé des piques !

  35. « Excellent », sa part de réalité, sa part de vérité!

    -Il était question d’un établissement public financier d’aide au développement des TPE, PME?
    -Je n’ai rien entendu en au moins propos symboliques pour la politique Européenne, pourtant…l’Europe semble constituer toujours un noeux:
    quelles propositions renouvelées, considérant nos partenaires, ce dont aucun programme ne se passerait?

    Cela me rassure que vous trouviez « très bien », les propositions relevées.
    Comme je croyais être de gauche!
    Cela nous change de 1€=1franc de la Marine…

  36. Le Parti Socialiste ne fait pas le bilan de la construction européenne ?

    Le Parti Socialiste ne fait pas le bilan de l’euro ?

    Le Parti Socialiste ne fait pas le bilan de l’appauvrissement du peuple français ?

    Je me rappelle ce que le Parti Socialiste et Jacques Delors disaient en 1982 :

    « Maintenant, nous allons faire l’Europe sociale. »

    Depuis 1982, le Parti Socialiste répète ce slogan :

    « Maintenant, nous allons faire l’Europe sociale. »

    Je me rappelle les années 1990 : presque tous les gouvernements étaient socialistes en Europe. Et pourtant, qu’ont fait les gouvernements socialistes en Europe ?

    Ont-ils fait cette fameuse « Europe sociale » ?

    Non, ils n’ont pas fait cette « Europe sociale » dont j’entends parler depuis 1982.

    Les dirigeants socialistes sont devenus de grands bourgeois, et ils ne veulent surtout pas changer de système. Ils sont pour le maintien du système actuel.

    Nous devons donc voter contre le Parti Socialiste.

    BA, ancien électeur du Parti Socialiste pendant des années.

    1. Soit, mais ???
      (donc perso, je pense que voter pour un peu plus pour des actes, beaucoup moins pour des noms propres … )

  37. « L’interdiction des paris sur les fluctuations de prix » serait-elle plus déterminante que toutes les mesures envisagées par le programme 2012 du PS ?

  38. Bonsoir.

    La difference entre le PS et l’UMP c’est le deplacement de 2% de pib dans un sens ou dans l’autre.

    L’accord des partis de gouvernement sur quasiment tous les sujets est un fait, apres on ne les apellent pas du meme nom selon qu’on soit de gauche ou de droite.

    De mon point de vue les programmes a ralonge ne servent a rien, c’est a une refondation a laquelle il faut se livrer.

    En toute logique il faut commencer par les fondations c’est a dire une reforme constitutionelle.

    Neanmoins si l’on reste statique sur ce point il y a trois sujets a aborder durant cette campagne presidentielle a venir: l’emplois, le logement et l’education.

    Le reste n’est que du remplissage destine a satisfaire les particularismes.

  39. la réponse a votre question est simplissime. les socialistes font dans la réforme et non dans le radical, ils traitent les symptômes et non la maladie. l’interdiction des paris est déjà par trop radicale. Rien de sérieux ne pourra se faire avec eux et s’ils venaient à diriger le pays en 2012, ils placeraient les système sous perfusion, attitude qui mènera au chaos.

  40. Pour tous les politiques, le soucis s’est de se faire élire. Après on fait avec.
    La gauche caviar et les partis socialistes européens furent loin de réaliser leurs annonces. Mitterand lui-même malgré son expérience politique a dû faire marche arrière face aux désastres engagés par sa politique. Faut-il retrouver un Staline pour imposer une changement de comportements et de règles du jeu? La france n’en a pas les moyens. L’Europe peut-être mais quand? A la saint glinglin.
    Alors le programme socialiste. Cela permet de causer…..

  41. Bon.
    Au vu des réactions, on ne peut que constater la désaffection, la méfiance, la défiance, la suspicion que ce programme du PS provoque.
    Où on constate qu’à l’inverse des politiques, les citoyens ont la mémoire longue, notamment des politiques menées par le PS, depuis la participation à l’élaboration d’une Europe libérale en passant par les politiques de privatisations, le rejet de la taxe Tobin, etc etc etc, parfois par les mêmes qui souhaitent être ardemment désirés pour être le candidat du PS.
    De sorte qu’à la limite, quelque soit le programme du dit PS, il sera sujet, à minima, à suspicions, tant le décalage entre les désirs politiques des citoyens et ce que peut proposer un parti social-démocrate de type PS est patent.
    Parler de ‘décalage’ est par ailleurs peu adéquat : ‘gouffre’, ‘césure’, ‘fossé’, etc, serait plus parlant.

    Reste que la politique du pire est pire que rien : « le mieux est l’ennemi du bien ».
    Vigneron a bien fait de rappeler l’étendu du désastre sarkozyen. Il faut ainsi être bien conscient de savoir d’où nous sommes et où nous pouvons (ou non) aller. Refuser le mieux sous prétexte qu’il ne serait pas assez bien repousse la définition du bien à une hypothétique transcendance citoyenne, où l’immense majorité serait d’accord, forcément d’accord avec une définition commune du bien.
    A l’inverse, sous prétexte que le pire est déjà en cours, il serait nécessaire de faire abstraction de toutes réflexions critiques pour pouvoir accepter tout et n’importe quoi, alors même que le contexte, plus que critique, nécessiterait un autre ordre de réponse.

    Entre les deux, entre Charybde et Scylla, il y a une voie, navigable.
    Il est donc nécessaire pour chacun de définir les limites de l’acceptabilité et du refus de propositions politiques.
    Pour ma part, ce programme n’est pas le pire qu’a pu faire le PS (remember 2007 …). Il est clairement d’inspiration ‘réformiste’, à la sauce sociale-démocrate.
    Ce n’est pas son plus grand inconvénient ni même avantage.
    Pour ma part, je considère comme important la volonté de réforme fiscale, même si, comme le note Paul Jorion, elle ne place toujours pas une fiscalisation supérieure des revenus financiers par rapport aux revenus du travail.
    Néanmoins, la fiscalité n’est qu’un outil ‘palliatif’, redistributif, nécessaire mais insuffisant : il ne corrige pas les inégalités en amont, de production des richesses.
    De même, la modulation de l’IS est intéressante mais insuffisamment aboutie (tenir compte de la situation de l’emploi par exemple : licenciements, qualité des contrats, …).
    De même, l’interdiction du crédit revolving et la création d’un crédit ‘social’ (qui existe déjà mais qui n’est pas accessible uniformément sur l’ensemble du territoire pour tous).
    De même, un Glass Steagall Act, nécessaire mais insuffisant au vu de la mondialisation financière (possibilités d’utiliser les paradis fiscaux, notamment).
    De même la suppression des exonérations de cotisations patronales pour l’utilisation ‘importante’ de contrats précaires : les notions ‘d’importance’ et de ‘précaire’ sont évidemment floues à souhait et le PS peut crédible sur ce point, tant il a pu utiliser lui aussi ce type d’avantage fiscal nécessaire à la ‘compétitivité internationale’ des entreprises (sachant qu’un artisan du Loiret est forcément en compétition avec Gazprom …). C’est bien mais réaliser la modulation des cotisations patronales au vu de la qualité des emplois, c’est encore mieux et proposer, de même que le PS propose la ‘suppression’ des niches fiscales, la suppression des exonérations de cotisations patronales et sociales, dont 90% profitent aux employeurs, qui représentent bon an mal plus de 35 milliards d’euros par an …
    Pour ne parler que de certaines mesures.

    Par contre, on pourra critiquer bien plus vivement certaines dispositions :
    Ainsi de la Taxe Tobin sur les transactions financières, que DSK avait rejeté lui-même en 2000 contre la proposition de son propre groupe à l’Assemblée Nationale et que le PS n’a jamais réellement accepté et défendu : quelle crédibilité ? le PS est-il prêt à l’imposer uniquement en France ou doit-il attendre le feu vert de ses partenaires européens ? No sabemos.
    Ainsi de l’agence de notation européenne que l’on décrit comme publique mais dont on ne dit rien de son rôle quant à la notation, juge et partie, des obligations d’Etats.
    Ainsi de la suppression des paradis fiscaux, que le PS lie à une ‘action concertée des Etats membres de l’Union européenne’ : autant faire une croix sur cette ‘action concertée’, tant nombre de pays en UE possèdent des paradis fiscaux … et un pouvoir de veto en matière fiscale, ce dont se garde bien de rappeler le PS … Ni même de rappeler que la France pourrait balayer devant sa porte, que ce soit pour son pavillon des Kerguelen ou son ‘paradis fiscal’ de Wallis et Futuna, par exemple. Idem pour la ‘disparition du secret bancaire’, par un tour de magie politique.

    Etc etc etc.

    Bref, le PS avec ce programme se situe bien dans la continuité d’un système qu’il analyse comme étant en bout de course mais dont il persévère à affirmer qu’il est réformable dans son cadre, sans opérer qui plus est de véritable ruptures ni même, surtout parler des choses qui fâchent.
    A savoir : de vilains mensonges sur les retraites (maintien à 60 ans mais allongement de la durée de cotisation), absence de modularité progressive (comme l’impôt sur les revenus) pour les cotisations patronales et sociales et surtout l’Europe et la monnaie, l’Euro, ces impensés politiques collectifs au PS.
    Alors même que l’UE et l’Euro sont une des causes des effets que le PS s’engage à ‘soigner’ …
    Décidément, le référendum de 2005 n’a toujours pas été analysé.
    Que dire aussi, d’un des éléments les plus essentiels, la refonte de la vie politique, dont les français ne supportent plus qu’elle continue à être réalisée de la même manière ?
    Rien sur la VIème République.
    Rien non plus sur une véritable Référendum d’Initiative Populaire (au contraire, on laisse le même dispositif en place mais ‘amélioré’, sans dire ‘comment’).
    Rien sur le l’interdiction d’un cumul de mandat, qu’il soit exécutif ou législatif : un mandat, un seul, quelqu’il soit.

    De sorte que les citoyens vont continuer à signer des chèques en blanc aux élus, à chaque élection, pour la durée de chaque mandat. ce qui est inadmissible car on constate tous les jours là où une politique répressive et régressive actuellement menée nous conduit, sous prétexte que nous avions voté il y a 4 ans pour le programme annoncé (ce en quoi, il est vrai, fallait être profondément désespéré pour opter pour ce genre de ‘solution’, il est vrai aussi après 12 ans (!!) de chiraquisme …).

    De sorte que ce programme, nonobstant le fait qu’il ne comporte pas non plus une véritable politique de lutte contre les causes des effets financiers (interdiction des paris) n’est pas un ‘bon’ programme.
    C’est le minimum syndical. Pour pouvoir continuer avec le même système.

    Pour moi, c’est non.
    En l’état actuel.
    Or, c’est bien là le pire : sachant que cette proposition de programme n’est qu’une … proposition, dont les multiples négociations auront pour objectif de le rendre ‘acceptable’ à tous les socialistes, il y a de fortes ‘chances’ pour le voir s’affadir encore plus dans les mois à venir, sans compter qu’un tel programme ne lie pas non plus l’éventuel ‘candidat’ qui sera retenu lors des ‘primaires’ du PS …

    Au pire du pire et selon les circonstances, j’irais sans doute voter en mon âme et conscience au second tour.
    Pour éviter le pire.

    Mais il n’est plus possible de continuer ainsi.
    Le PS doit en être conscient : sil advient au pouvoir, par le plus grand des hasards (quand plus d’un citoyen sur deux ne va pas voter, on peut parler de ‘hasard’), il affrontera très rapidement des mouvements sociaux qui lui demanderont des comptes.
    Et l’ardoise est lourde …

    1. Ce n’est pas ce programme qui pose problème, il va dans le bon sens. C’est le PS ! Depuis qu’il n’est plus une force d’opposition, on n’a plus ni opposition ni politique de gauche.

      1. Héhé…
        Fais gaffe aux petites phrases en matière politique, Crapaud. Même si l’exercice est tentant – contrairement à la prolixité Zébuesque souvente fois rebutante, isn’t it ? 😉 – il y faut un peu de prudence. Le probleme comme l’avantage du truc, c’est que ça marque les memoires autant que les esprits, même des plus naïfs. Et quelquefois ça s’télescope.
        Là tu nous dis « Ce n’est pas le programme le problème. Il va dans le bon sens. Le problème c’est le PS !  » et il y a deux jours tu as ou aurais pu dire, voire plussoyer un autre disant, de la même cavalière façon « Le programme du PS ? Mais quel programme ? De toute façon, programme UMP ou PS, ce sera BBBB (bonnet blanc…) à un iota, une chiure de mouche près ! »
        M’dis pas le contraire, on t’croira pas. 😉

    2. Très bon tour d’horizon, il n’y a rien a attendre du PS son seul plan, gagner les élections, et conserver le AAA à tout prix. La méthode: Après avoir défini un programme définitif assorti de quelques aménagements pour plaire aux partenaires et assurer le report des voix, je te le donne en mille Emile: il faudra faire un audit qui révèlera, que certaines mesures ne peuvent être appliquées, qu’il faut continuer à soutenir les banques, qu’il faut réduire les déficits, comme avant l’élection quoi!

      La seule option qui puisse être un tant soit peu sécurisante pour les électeurs que nous sommes, serait de diluer le pouvoir législatif aux élections qui vont suivre, en donnant un contre-pouvoir aux autres partis de la sphère progressive à l’assemblée, mais je suis prêt à parier que les listes aux législatives seront déjà prêtes d’avance.

    3. @Zébu,

      Comme souvent je partage tes vues. Même, vu de l’intérieur, c’est souvent encore plus désolant…

      Tu as raison, ce programme dont je peux affirmer qu’il a péniblement été enfanté dans la douleur et avec un déni de démocratie consistant, pour chaque « convention » au thème imposé par Solférino, à laisser la parole aux militants pendant 8 jours et, de toute manière, à ne rien prendre en compte, est le MINIMUM syndical. Ces conventions et la pseudo « approbation » des militants (qui furent moins de 40% à se déplacer pour voter) orchestrées par le Germanopratin Moscovicci sont le résultats de l’élucubration des apparatchiks Solférinesques et la projection des fantasmes datés 1997 des Barons locaux aux mandats reconductibles ad vitam.
      C’est mieux que rien et moins pire que le pire mais quand la majorité des militants d’un parti doutent (c’est un euphémisme) de la faisabilité de ce qui est proposé par une Direction dont l’existence même est sujette à caution (élections ?) on peut s’interroger sur l’avenir même du mouvement.
      Tu as l’air de considérer que le programme de 2007 de Ségolène était une catastrophe. Ca n’a pas été le cas pour près de 70% des socialistes et 47% des français. On peut d’ailleurs le mettre en parallèle avec ces propositions pour constater qu’elles en reprennent l’essentiel.
      Dans toutes les propositions que je vois naître et prospérer au travers de différentes chapelles du Parti, des équipes des candidats, des « motions », des groupes de travail; ect…celles qui me semble le mieux reflèter ce que devrait être un « véritable » programme socialiste moderne sont émises par Montebourg (Des Idées et des Rêves) -consultables sur son site- Mais, j’avoue, je suis de parti-pris…

      1. @ Alain :
        « moins de 40% à se déplacer pour voter » : c’est déjà beaucoup, 40% … 🙂

        « des Barons locaux aux mandats reconductibles ad vitam » : excellent.
        Des barons Münchausen, en quelque sorte.
        D’où l’importance, vitale, du mandat UNIQUE, exécutif ou législatif, pour qu’enfin un parti ait son utilité : relier les maires avec les députés, les militants avec les conseillers généraux, etc.
        Cela me fait halluciner à chaque fois, d’entendre des élus ‘préserver’ leurs doubles mandats sous prétextes ainsi de mieux faire ‘remonter l’information’ à d’autres niveaux décisionnels sur des réalités différentes : eh bordel, un parti, ça sert à ça, justement !!
        Bande de tiques en goguette …

        Concernant le programme 2007, oui, je considère que cela a été une catastrophe car il aurait pu en comporter la moitié ou même 10% seulement : le problème n’est pas telle ou telle ‘mesure’ (c’est dingue ce terme, combien de fois il est utilisé par le PS : un problématique de ‘taille’ pour ce parti, à vouloir se ‘mesurer’ sans cesse ?) mais bien l’absence totale de cohérence des ‘mesures’ entre elles. Soit l’absence même d’une définition politique (selon moi).
        Pour Montebourg, je ne sais pas, je ne suis pas allé voir son site (j’y jetterais un oeil).
        En attendant, Libé l’allume aujourd’hui :
        http://www.liberation.fr/politiques/01012330023-montebourg-se-noie-dans-les-milliards

      2. Je suis allé voir le site de Montebourg « des idées et des rêves » avec ses 100 propositions. Il me semble que c’est une des premières fois, sinon la première (je ne suis pas féru de l’histoire des programmes émanant du PS), qu’un socialiste tendance socio-démocrate propose de développer l’autogestion, enfin, le capitalisme coopératif et mutualiste pour reprendre son langage, sans doute pour se démarquer un peu de l’histoire de l’autogestion.
        Il s’en démarque d’ailleurs par cette proposition à laquelle j’adhère:
        Je ne propose pas de généraliser ce mode d’exploitation et de remplacer le CAC 40 par des phalanstères. Je ne suis pas un révolutionnaire qui proposerait que la totalité de la propriété soit transmise aux salariés ou que soit abolie toute hiérarchie dans les entreprises. Non, l’économie a besoin d’entrepreneurs, de personnes qui prennent des décisions économiques risquées et qui en portent la responsabilité.
        Parcours à suivre…

      3. @Michel MARTIN le 8 avril 2011 à 13 h 55
        « autogestion » première !? De toute évidence vous n’êtes pas féru en socialisme, même PS.

      4. méa culpa, Schizosophie, il y a en effet un assez riche passé sur le sujet, par exemple ce dossier de 15 thèses sur l’autogestion au PS de 1975.

        Pour ma défense, je ne suis né à la politique en autodidacte que très récemment, vers 1990 et l’autogestion n’a pas donné grand chose jusqu’ici sur un plan pratique.

        Ce qui me semble nouveau dans l’approche de Montebourg, c’est qu’il n’est pas anti-hiérarchie. C’est aussi un point que je défends en tant que partisan d’un capital autogéré.

      5. Michel Martin

        La hiérarchie, et d’abord sa justification idéologique est pourtant une des plaies du capitalisme

        Si l’on en fait pas la critique comment espérer ne serait-ce que seulement en atténuer les effets ?
        Pour le coup je trouve le positionnement de Montebourg malvenu, sur ce point précis.
        C’est un mauvais signal envoyé aux capitalistes : « dormez tranquilles, la démocratie continuera de s’arrêter aux portes des entreprises. »

        Montebourg reprend à son compte l’antienne classique – d’inspiration libérale — du caractère central des entrepreneurs et des entreprises, comme si le monde tournait autour d’eux !

      6. Tout à fait Pierre-Yves. Tout petit bras sur le coup le Nono. On est assez loin de l’autogestion du PSU de Rocard puis du PS après son adhésion… Manquerait plus qu’il ait Michel Martin en soutien, et là, c’est sûr, il perd le mien ! 😉

      7. Pierre-Yves et Vigneron,
        D’un point de vue affinité, l’autogestion égalitaire et démocratique a ma préférence, mais d’un point de vue pratique, je crois que ça ne marche pas. Votre version de la quasi disparition de l’autogestion du PS depuis le début des années 80 après l’embellie des années 70 m’intéresse. On trouve des documents sur le sujet comme celui-ci, mais vous avez certainement des idées sur la question.

      8. Nono ne remet, effectivement, pas en cause l’organisation telle qu’elle existe dans les entreprises actuelles (en dehors de soutenir les propositions du PS dont la sempiternelle participation de 30% aux conseils de surveillances).
        Son idée c’est de soutenir vigoureusement le développement des Scop, en particulier lors de la reprise d’entreprises défaillantes, mais aussi en cas de créations et de prises de participations étatiques. Je lui ai proposé (ainsi qu’à PJ d’ailleurs) l’idée de la création d’un statut « d’entreprise équitable » dans laquelle actionnaires et salariés pèsent chacun pour 50% et partagent, en conséquence la VA. L’idée fondatrice c’est qu’au départ d’une boite salariés et actionnaires partagent équitablement les risques et surtout que les deux « collèges » sont indissociables et ne peuvent réaliser, l’un sans l’autre, l’objet social.
        Personnellement je ne crois pas que la Loi puisse imposer un partage du pouvoir dans la structure juridique actuelle des sociétés de capitaux. Les actionnaires sont les propriétaires et ont donc le pouvoir .Point barre.
        150 ans de luttes syndicales n’y ont rien changé et le projet PS(repetitam) non plus car c’est le Droit de Propriété qu’il faudrait amender.

      9. Loréal,
        Bon, je crois que je vais soutenir Montebourg s’il peut nous aider à nous sortir du cul de sac autogestionnaire radical qui a fait les preuves de son impuissance. Je soutiens les projets de capital autogéré et je travaille dans une entreprise de ce type. Ce n’est pas ultra-démocratique, un collège d’une dizaine d’actionnaires qui ont des parts égales et dont le total fait plus que 50% élit un président (statut SAS) et fixe les objectifs. Tous les salariés sont encouragés à entrer dans le capital via un PEE avec abondement assez favorable. Toutes les parts sociales sont détenues par les employés. On se développe régulièrement sur un secteur en déclin avec une implantation internationale.

  42. Dans ce cas là : Front de gauche. Le parti de gauche est rempli en partie de petits bourgeois exfiltrés du PS aux ambitions bien plus tièdes que celles affichées par Mélenchon mais le programme existe et il présente l’avantage d’offrir un véritable projet ambitieux sous forme de fil conducteur qui consiste en la République sociale ou comment rendre ses armes à la souveraineté populaire en partant du constat qu’elle est foulée aux pieds par les ploutocrates et leurs instances nationales, européennes et internationales.

  43. Alors si tout est bon et et « tres bien » voir « excellent » on peut arrêter de réfléchir sur le futur et par la meme ce site non? on est sauver !!ca faisait longtemps qu’on attendait en même temps. Je suis soulagé…on peut etre sur de compter sur le PS, n’ont-ils pas jamais failli dans leur taches.

  44. Bonsoir Paul

    • »La réforme de la taxe professionnelle serait corrigée : elle serait ciblée sur les seuls industries exposés à la concurrence internationale ».

    Ce qui signifie que les entreprises du CAC40 seront bénéficiaires, sur le plan de l’équité on peut mieux faire.

    •L’impôt sur le revenu serait prélevé à la source et fusionné avec la CSG, ce qui impliquerait la suppression de la plupart des niches fiscales qui lui sont rattachées.

    L’impot sur le revenu DU TRAVAIL, c’est à dire des salariés parceque pour les autres ce ne sera pas possible. Quelles sont les niches fiscales rattachées aux salariés?

    •Les revenus du capital (actions, plus-values) seraient soumis au barème de l’impôt sur le revenu, et non plus au taux forfaitaire de 19 %.

    Ce qui signifie que l’imposition sur ces revenus sera fonction du quotien familial, je ne vois pas où on veut en venir.

    « Nous réserverons les stock-options aux entreprises naissantes pour que les dirigeants d’entreprise regardent plus l’avenir que la Bourse. Nous limiterons les rémunérations variables, les bonus et les parachutes dorés au montant de la part fixe et nous plafonnerons les écarts de rémunérations de 1 à 20 au sein des entreprises qui ont une participation publique dans leur capital. »

    C’est une absurdité, la plupart du temps les stock-options sont en unité de compte de l’entreprise et dont la valeur dépend donc du cours de bourse!
    Supression des bonus, alignement du montant des parachutes dorés sur la législation du travail concernant la rupture de contrat de travail. D’autre part, personne ne peut prétendre être aussi indispensable à une entreprise pour gagner 5 fois plus que le salarié de base qui plus est si c’est un sympatisant du PS qui est nommé à la tête d’une telle entreprise.

    « L’accès au crédit à la consommation « classique » est aujourd’hui fortement limité : réservé aux clients fortement solvables, il est exclu pour au moins 25 % des Français, notamment les familles modestes et les jeunes qui se tournent vers les crédits dits « renouvelables » (revolving), crédits extrêmement coûteux et véritable trappe à endettement. La régulation de ce marché est donc une priorité. Nous interdirons les crédits renouvelables et, en contrepartie, nous mettrons en place un crédit social à la consommation assorti d’une formation à la gestion de ses finances personnelles. »

    Dans la loi de finances pour 2013, nous appliquerons une surtaxe de 15 % de l’impôt sur les sociétés acquitté par les banques et les établissements financiers. Son produit sera intégralement affecté au financement des retraites de la nation.’

    D’accord pour un crédit social mais au taux du marché exclusivement et pour financer les retraites, il y a mieux à faire que de surtaxer les banques, le produit de cette taxe étant trop aléatoire. Réserver exclusivement l’activité de crédit à la consommation aux caisses de retraite en y adossant cette activité ainsi chaque français qui empruntera pour s’équiper saura que les intérêts versés serviront à la solidarité entre les générations au lieu d’enrichir des parasites. Les caisses de retraite ne seront plus jamais déficitaires. C’EST UNE PROPOSITION QUI VAUT LA PEINE DE SE BATTRE.

    J’arrète là..

  45. Une exécution en rase campagne du programme du PS par Jean-Luc Mélenchon

    Le blog de Jean-Luc Mélenchon décortique le programme du PS dans le début de la note à lire ici:
    http://www.jean-luc-melenchon.fr/2011/04/06/ny-a-t-il-pas-trop-de-gueant-en-france/.

    Il y relève un projet déjà mis en œuvre par Sarkozy et toute une série de promesses impossibles sans remettre en cause les Traités européens, à propos desquels ils ne parlent pas de toucher.

  46. Je cite:

     » Les Français de l’étranger gagnant plus de 200.000 euros par an acquitteraient une taxe de 5 %, dès lors que leur expatriation leur permet de payer moins d’impôts qu’en France.

    Très bien : il faut décourager le chantage du type « Si l’impôt devient plus juste, moi je m’en vais ».  »

    Je vous (leur) conseille de faire la différence entre les Français qui travaillent à l’ étranger (expatriés), qui ont pour employeur une société étrangère et qui s’ acquittent de leurs impôts dans le pays de résidence ET donc certains Français qui tirent leur revenus d’ activités en France et transfèrent des fonds pour se payer à l’ étranger (en y étant domicilié).

    Parce que la rengaine de certain politique concernant les joueurs de foot: de toute façon vous avez quitté votre pays (la France) pour ne pas payer d’ impôt, ce n’ est pas du niveau de ce site.
    Bon ces joueurs professionnels sont employés par exemple par la Juventus de Turin pour travailler pour la Juventus de Turin et donc résident en Italie et y payent leurs impôts. Ils vont quand même pas payer des impôts à la France sous prétexte de ne pas habiter en France!

    J’ espère ne pas avoir été trop confus en raison de l’ heure tardive.

    1. @Günther LeSpountz
      Excellent exemple le joueur de foot…
      Pas difficile d’être sûr qu’il ne part pas jouer à l’étranger pour profiter de l’avantage fiscal… Il suffit de lui faire payer en France la différence entre ce qu’il paye à l’étranger et ce qu’il payerait en France pour ses revenus d’expatrié. Je pense que les clubs français ne trouveraient rien à redire à cette mesure et garderaient, pour un peu moins cher, un peu plus de leurs meilleurs joueurs.
      Joueurs, au demeurant, qui ont bel et bien été formés, éduqués, soignés, etc, en partie grâce aux services d’un État français qui lui furent octroyés en raison de sa nationalité française et qui lui seront à nouveau offerts lorsqu’il voudra redevenir résident français.
      Les USA l’ont bien compris qui appliquent ce système fiscal de double imposition aux citoyens américains, jusqu’aux marines en activité à l’étranger.
      Il suffirait de revoir les conventions fiscales entre la France et les pays de résidence des citoyens français (140 me semble-t-il) pour instaurer cette double imposition qui me parait relever de la simple justice. Pas la mer à boire.
      5% c’est mieux que rien, mais insuffisant. C’est un véritable principe de double imposition qu’il faut mettre en place. Un français expatrié doit être imposé globalement au même taux d’IRPP que celui qui serait le sien comme résident français, point.

  47. A votre question : « pourquoi le parti socialiste n’interdit-il pas les paris sur la fluctuation des prix ? » je peux répondre que les hommes de partis , lorsqu’ils sont « hors pouvoir » promettent tout et n’importe quoi , et même des choses intelligentes piquées sur le blog de Paul Jorion , par exemple , qu’en aucun cas ils ne comptent passer à l’application de leur séduisant programme . Il suffit d’écouter avec attention les hommes de pouvoir , droite comme gauche , au moment où ils perdent leur poste (Rocard,raffarin…) , perdant au même moment leurs  » éléments de langage  » ; il est intéressant de noter à ce propos combien la nomination du « viré » à un poste de « pantouflage » dès le lendemain évite bien des désagréments à l’oligarchie en place . Reste ici , sur ce blog , un travail théorique passionnant .

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