MESURES PROPOSÉES PAR LE PARTI SOCIALISTE FRANÇAIS

Il faudra attendre plus tard dans la journée pour avoir un texte définitif, j’utilise en attendant le texte proposé par Marianne2 ainsi que le résumé qu’en offre un article en ligne dans Les Échos. Comme il s’agit d’un texte provisoire, dont on nous dit qu’il s’agit d’« une version de travail non encore amendée par les pontes du Parti socialiste », il va de soi qu’il faudrait faire pression pour que des mesures approuvées ci-dessous dans le perspective du Blog de Paul Jorion, qui disparaîtraient en cours de route, soient réintroduites.

Je ne passe pas en revue ci-dessous la totalité du programme, seulement les points sur lesquels l’attention du Blog de Paul Jorion a eu l’occasion de se focaliser.

  • La réforme de la taxe professionnelle serait corrigée : elle serait ciblée sur les seuls industries exposés à la concurrence internationale.

Très bien.

  • L’impôt sur le revenu serait prélevé à la source et fusionné avec la CSG, ce qui impliquerait la suppression de la plupart des niches fiscales qui lui sont rattachées.

Très bien

  • Les revenus du capital (actions, plus-values) seraient soumis au barème de l’impôt sur le revenu, et non plus au taux forfaitaire de 19 %.

Dans la bonne direction, mais insuffisant : ces revenus du capital doivent être taxés davantage que l’impôt sur le revenu.

  • Les Français de l’étranger gagnant plus de 200.000 euros par an acquitteraient une taxe de 5 %, dès lors que leur expatriation leur permet de payer moins d’impôts qu’en France.

Très bien : il faut décourager le chantage du type « Si l’impôt devient plus juste, moi je m’en vais ».

  • « Le PS veut « reconstruire un droit du travail protecteur des salariés » en annulant certains assouplissements des 35 heures (détaxation des heures supplémentaires, extension du forfait jours aux non-cadres, etc.) et la loi sur le travail du dimanche. Il promet aussi de « favoriser le recours aux CDI » en supprimant les exonérations de cotisations aux entreprises qui emploient beaucoup de précaires et de renforcer les moyens des CHSCT et des inspecteurs du travail. Le projet prévoit aussi de renforcer la présence de salariés dans les conseils d’administration, les conseils de surveillance et les comités de rémunération des grandes entreprises. » (Les Échos).

Très bien

  • Encourager les entreprises réinvestissant leurs bénéfices par « une modulation de l’impôt sur les sociétés : son taux passera de 33 % à 20 % pour celles qui le font intégralement et montera jusqu’à 40 % pour celles qui privilégient les dividendes des actionnaires ».

Très bien

  • « L’égalité salariale femmes-hommes ainsi que le non-recours abusif aux emplois précaires seront une condition pour bénéficier des exonérations de cotisations patronales »,
  • Renchérir « le coût des licenciements collectifs pour les entreprises qui versent des dividendes ou qui rachètent leurs propres actions » et instaurer une « obligation de remboursement des aides publiques en cas de licenciements collectifs ».

Très bien

  • « Nous réserverons les stock-options aux entreprises naissantes pour que les dirigeants d’entreprise regardent plus l’avenir que la Bourse. Nous limiterons les rémunérations variables, les bonus et les parachutes dorés au montant de la part fixe et nous plafonnerons les écarts de rémunérations de 1 à 20 au sein des entreprises qui ont une participation publique dans leur capital. »

Excellent

  • « L’accès au crédit à la consommation « classique » est aujourd’hui fortement limité : réservé aux clients fortement solvables, il est exclu pour au moins 25 % des Français, notamment les familles modestes et les jeunes qui se tournent vers les crédits dits « renouvelables » (revolving), crédits extrêmement coûteux et véritable trappe à endettement. La régulation de ce marché est donc une priorité. Nous interdirons les crédits renouvelables et, en contrepartie, nous mettrons en place un crédit social à la consommation assorti d’une formation à la gestion de ses finances personnelles. »

Très bien

  • « Il faut revenir à une stricte distinction des métiers bancaires et séparer activités de dépôt et activités financières. Les banques traditionnelles ne doivent plus prêter l’argent des épargnants et des clients aux banques d’affaires, ni acheter des titres structurés par ces banques d’affaires. »

Très bien, c’est le Glass-Steagall Act américain, introduit en 1933 et supprimé partiellement en 1980 et dans son intégralité en 1999.

  • « Dans la loi de finances pour 2013, nous appliquerons une surtaxe de 15 % de l’impôt sur les sociétés acquitté par les banques et les établissements financiers. Son produit sera intégralement affecté au financement des retraites de la nation.’

Très bien

  • « Avec le Parti socialiste européen (PSE), nous proposons d’instituer une taxe sur les transactions financières de 0,05 % (taxe Tobin). »

Le principe n’est pas condamnable mais il vaudrait beaucoup mieux que cette mesure ne soit pas même nécessaire parce que les activités d’intermédiation et assurantielles des banques seraient encouragées, alors que leurs activités nocives de paris sur les fluctuations de prix seraient purement et simplement interdites.

  • « Il n’est pas légitime que trois « agences de notation » contrôlent plus de 85 % du marché mondial de l’estimation des risques pris par les banques, les entreprises, les collectivités locales et les Etats emprunteurs, et que le coût du crédit oscille selon la note qu’elles attribuent. Pour assurer un contrôle effectif du risque encouru par le secteur bancaire en Europe, nous proposons d’établir une agence de notation publique sous l’égide de l’Eurogroupe. »

Très bien

  • « Dans le cadre de l’action concertée des Etats membres de l’Union européenne, la France mènera une lutte acharnée pour la suppression des paradis fiscaux. Le secret bancaire devra être interdit au sein des Vingt-Sept pour permettre à l’Europe d’obtenir sa disparition progressive dans tous les Etats qui vivent de l’évasion et de la fraude fiscales. »

Très bien

  • « Les organes de contrôle et de supervision doivent être étoffés et la vente à découverte (sic) sans contrepartie interdite. »

Question : pourquoi le Parti Socialiste français qui – comme le suggèrent les paragraphes ci-dessus – semble connaître sur le bout des doigts les recommandations faites au fil des années sur Le blog de Paul Jorion, ainsi que dans mes livres, ne préconise-t-il pas l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix, plutôt que de prendre à ce sujet des demi-mesures qui « tournent autour du pot » ?

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178 réflexions sur « MESURES PROPOSÉES PAR LE PARTI SOCIALISTE FRANÇAIS »

  1. « Les Français de l’étranger gagnant plus de 200.000 euros par an acquitteraient une taxe de 5 %, dès lors que leur expatriation leur permet de payer moins d’impôts qu’en France. »

    La mesure initiale c’était ça :
    http://www.francetransactions.com/actualites/info-epargne-0005722.html

    Du n’importe quoi. Un expatrié ne s’expatrie pas toujours de gaieté de cœur. Il y a des coûts annexes nombreux à une telle opération, les coûts de transport pour revenir voir sa famille et amis…

    D’autre part les impôts payés dans son pays d’accueil ne recouvrent pas les mêmes prestations qu’en France, le système scolaire, de santé, le système fiscal y est différent, TVA…

    Je suis loin de gagner 200 000 euros par an, mais le principe d’une double imposition me parait injuste. Si je travaille à l’étranger, c’est que je ne trouvais pas en France, et si j’étais resté j’aurai coûté aux assedics qui m’avaient promis une aide au déménagement si je trouvais un emploi éloigné. Quand je leur ai montré mon contrat allemand, ça a été niet, ou plutôt nein, nicht, sans même se justifier d’un quelconque texte de loi ou directive que je leur ai demandé de me montrer.

    C’est pas de ma faute si mes études françaises m’ont permis de trouver à l’étranger et pas en France où j’ai aussi payé pas mal d’impôts avant de la quitter.

    D’autre part les autres pays pourraient décider de prendre des mesures similaires, avec des calculs différents, ce annulerait l’intérêt d’une telle mesure, à part alourdir le mille feuilles administratif.

    1. Ca va, ça va …
      mon beau frère du côté de mon époux, ma soeur du fait de son mari ont travaillé ou travaille encore à l’étranger, ….
      Ils nous parlent ou nous ont parlé des expatriés, ils faudraient arrêter de pleurer, c’est pas vraiment …..
      (je préfère me taire , …)

  2. … mais ce n’est qu’un programme….. électoral ! qui a dit que les programmes électoraux étaient appliqués ………..ou même applicables ?

  3. Certaines de ces propositions semblent très intéressantes en effet, et d’une grande justesse économique et financière. Il y a fort à parier que ces propositions là seront meilleures que ce que nous proposera l’UMP (j’attends de voir pour comparer!). Mais soyons honnêtes: une élection ne se joue en grande partie pas sur le programme. Elle se joue sur le charisme du leader, le charisme du représentant. Si vous me permettez un avis de lecteur lambda, de français lambda ne sachant pas trop encore pour qui voter, et qui donne un « feeling »:

    – Martine Aubry a l’air trop austère, trop « old school », trop coincée. Pas assez claire dans la situation de son parti et de ses idées dans le grand schéma de la mondialisation. Et avec des mots bêtes comme le « Care », aheum…

    – François Hollande, laissez moi rire: lui, charismatique? Cherchez le sens de « charisme » dans le dictionnaire. Il n’a pas une tête qui donne confiance, son visage donne une impression d’indécision… ou d’enfant têtu et colérique.

    – Ségolène Royale a raté son heure. A présent, les gens la considèrent trop comme quelqu’un ayant perdu, s’étant brouillé avec tout le monde, et orienté désormais vers… une forme de propagande ubuesque, une méthode de « communication » limite sectaire.

    – DSK: Ah ah ah! Il a dirigé le FMI, le truc international bien à la botte des libéraux du monde entier. Ses adversaires politiques ont bien joué en tablant là dessus: il a l’air à présent d’un traitre, un « faux homme de gauche », un loup sous une apparence de sauveur.

    – Hamon: trop jeune. Sa voix est aussi un peu énervante, hélas, voire parfois agressive. C’est dommage, car il dégage une conviction, une certitude dans ses propos. On voit qu’il « vit » ce qu’il dit. C’est un passionné.

    – Fabius: n’inspire pas confiance.

    – Les autres: quels autres?

    Bref, pour comparaison et comprendre les précédentes élections, prenez Sarkozy: assez jeune, dynamique, sûr de lui, il dégage une aura d’amour propre et d’assurance. Un roi de la communication, en prime. Il était clair à le voir que « des » choses bougeraient, et qu’il ne laisserait pas faire.

    Ce que j’essaye de dire, c’est qu’aussi bon que soient certaines propositions, si le charisme et la communication ne suivent pas, c’est perdu d’avance.

    1. – Pour François Hollande, j’en suis le premier surpris d’ailleurs, mais je le trouve bien plus charismatique depuis qu’il a perdu du poids. Donc je dirais qu’il ne serait pas un mauvais candidat, et qu’il a pour lui le fait qu’il semble assez sincère, et qu’il doit bien connaitre ses dossiers (il a eu le temps de se préparer).
      – Martine Aubry est « old school » c’est vrai, mais franchement une personne comme ça est tellement différente de Sarkozy… qu’elle pourrait vraiment avoir du succès aujourd’hui. En effet, je pense qu’une majorité d’électeurs sont comme moi devenus allergiques à Sarko. Alors plus un candidat sera différent (sérieux, calme, réfléchi), plus il aura des chances de succès face au président bling-bling de Mme Bettancourt. Dans son genre, Aubry n’est pas sans rappeler Angela Merkel.
      – Pour moi, Sarko a maintenant des casseroles. Un certain nombre d’électeurs ne voteront pas pour lui, quoi qu’il puisse dire ou faire. Le président branché sur TF1 pour trouver de nouvelles idées de lois sécuritaires, moi je l’ai assez vu. Seul un changement de candidat pourrait me faire voter pour l’UMP.

      1. donc on en reste à toujours, du niveau de Fanfan, Riri, Lolo …
        (l’oncle Picsous lui , qui n’en parle … ???)

  4. L’imposition à la source vise
    -à faire assurer la collecte de l’impôt par la et les sources, donc aussi le privé (qui n’oublieront pas dans faire payer le temps perdu, et tout et tout ….)
    -à indoloriser l’impôt, le mensualiser, (dans un but évident, celui de l’augmenter …)
    -à individualiser son prélèvement (il est bien évident que le prélèvement de l’impôt à la source obligerait à signaler à la source, ou les sources, la nature et l’état de son foyer, enfants, conjoint, … dont divorse, handicap, dépendance …. )
    -….
    Cette mesure dont la volonté est parrallèlement celle de sous-traiter la fiscalité pour la remmettre tout entière dans l’escarcelle des sources,
    -dont il appparaît que s’il peut y avoir des niches fiscales abusives ou excentriques à expurger, c’est justement là, dans cette escarcelle qu’il conviendrait tout au contraire de les rechercher, plutôt que de leur confier la collecte de la caisse en s’imaginant naïvement et niaisement que pour le quidam, la justice fiscale va s’en retrouver améliorer …
    n’a rien de socialiste

  5. Ca? Un programme? Plutôt une addition de mesurettes hypocrites comme autant d’emplatres sur une jambe de bois.
    Aucune vision du monde, aucune mise en perspective, aucun projet de société manifestant ne serait ce que l’embryon du début d’une prise de conscience de la gravité de la situation. Il n’y a rien à attendre de ce parti et des notables qui le composent. D’ailleurs en attendait on quelque chose?

    1. Votre message résume parfaitement ma pensée.
      On promet des changements dont plus de la moitié ne seront jamais mis en oeuvre et dont l’autre moitié ne provoquera aucun impact réel, si ce n’est que nous payerons plus d’impôts, encore et toujours.

      1. à Daniel
        Soit mais on représente qui ou quoi ???
        en menant large, nous comptons pour 2 à 3 % des voix exprimées, soyons magannime allons jusqu’à 5 % …
        (car 4% représente possiblement d’une minorité agissante …
        mais et après ….. ???

  6. Sur le fond, le programme semble bon, le problème que relève beaucoup c’est sa véritable application n’est ce pas?
    Pour reprendre une citation de Clémenceau : »Le destin de notre pays est une chose bien trop grave pour la laisser aux mains des politiques! »
    Alors qui d’entre nous est prêt à se présenter aux primaires socialistes pour mener à bien ce programme? C’est possible, il suffit de monter notre propre parti et d’inscrire notre candidat aux primaires car apparemment en passant par la voie du PS, c’est beaucoup plus compliqué : quota de signatures d’élus etc, enfin la démocratie telle qu’ils la conçoivent.

    1. Perso, pas pour moi, cette messe là ne m’intéresse pas plus que ça, le prêcheur peut bien s’appeler Martine, François, Dominique ou je ne sais encore, ce n’est pas parce que Domique ou Martine ou François ou qui que …
      (je me demande vraiment à quoi peut bien servir toute cette publicité autour de ces primaires PS, les adhérents du parti socialiste ne peuvent-ils pas se décider paisiblement et tranquillement entre eux du choix de leur candidat ???

  7. Effectivement, M. Jorion, il faut lire ce programme du PS… Qui pourrait être contre les analyses et l’énumération des problèmes auxquels, il est censé s’attaquer ?
    Seulement, ça devient beaucoup moins consensuel quand on passe aux solutions proposées… Malheureusement, on constate qu’il y a beaucoup de blabla et très peu de vraies solutions.

    C’est là que l’on se dit que ce parti a définitivement renoncé à changer la société aux endroits où elle a le plus besoin de l’être. Dommage…
    Au lieu de se gargariser avec le mot « changement », force est de constater qu’on est plutôt dans la continuité, avec des ajustements à la marge, comme d’habitude… Le PS ne se présente pas autrement que comme un gestionnaire du capitalisme, tout juste un peu moins cruel que la droite.

    C’est bien de constater la faillite de l’Europe telle qu’elle est ou les ravages du libre-échange… mais, pourquoi quasiment pas un seul mot sur leur propre responsabilité dans ces désastres ?
    Difficile de faire confiance à ces oublieux de leur propre histoire…
    Il n’y a qu’une seule ligne d’autocritique sur tout ce qu’a fait le PS quand il était au pouvoir : « La responsabilité de la gauche en général et du Parti Socialiste en particulier est historique : il nous revient de redonner la foi (Sic !!!) dans la possibilité d’un nouveau départ. »
    Ce timide aveu (?) se situe page 5, totalement isolé au point qu’on peut se demander comment il a atterri là.
    Sur 110 pages, oublier à ce point que nombre de problèmes énumérés ont été créés par le PS au pouvoir ou à cause de leurs votes d’élus (libéralisation des marchés financiers, traité du Luxembourg, création de l’OMC, oui au TCE puis au traité de Lisbonne, et cetera, et cetera), c’est passer un peu vite sur leurs anciens (???) choix.

    En tout état de cause, quand je détaille les mesures mises en face des problèmes, cela me fait penser à des alcooliques qui diraient à partir de demain, nous ne boirons plus que 4 litres de gros rouge par jour au lieu de 5… C’est pas crédible…
    Sans oublier que personnellement je ne demande pas à « croire » encore en eux (qu’est-ce que vient faire la « foi » en politique ?), mais qu’ils démontrent par des faits concrets qu’ils ont changé et pour l’instant, franchement, je ne vois strictement rien à ce niveau-là et encore moins dans leurs propositions.

  8. Les Français de l’étranger gagnant plus de 200.000 euros par an acquitteraient une taxe de 5 %, dès lors que leur expatriation leur permet de payer moins d’impôts qu’en France.

    C’est la porte ouverte à toutes les fenêtres. Taxer les Français qui s’expatrient pour protéger leur patrimoine, ou qui continuent à bénéficier d’avantages comme la Sécurité Sociale en France tout en profitant d’une fiscalité moins lourde, très bien. Mais taxer tous les Français qui partent travailler hors de France s’ils payent moins d’impôts ?? Si l’on parle d’impôts sur le revenu, c’est une aberration complète !

    1. C’était une proposition… de DSK en 2007 ! On critique le boss Julien ? 😉

      Plus sérieusement, pourquoi cela a du sens dans l’état actuel des choses (qui pourrait être remis en question si l’on changeait le mode de taxation du travail sur la consommation par exemple) : lorsque l’État prend en charge l’éducation des citoyens (dans un État où c’est l’école républicaine publique bien sûr qui constitue l’ossature du système d’enseignement), cela a un coût énorme. La contrepartie, ce sont certes des citoyens éduqués, avec un sens critique aigu, mais ce sont aussi des contribuables qui par leur contribution fiscale future participent à la perpétuation du système. Or si ces citoyens vont exercer leurs talents à l’étranger, à part le rayonnement de la France à l’étranger, il s’agît d’une perte sèche qui n’est pas naturellement compensée parfaitement par les étrangers venant travailler et payer leurs impôts en France.

      Bref, il me semble que cela peut-être envisagé du point de vue du principe comme une contribution citoyenne générationnelle, à condition de la moduler et qu’elle soit bien évidemment progressive en fonction des revenus. Je sais, ça fait beaucoup de gros mots pour une seule phrase !

      1. Sauf que ça existe déjà, ça s’appelle la « retenue à la source » sur les rémunérations versées à l’étranger !!! Sauf qu’elle n’est quasiment jamais appliquée compte tenu des accords fiscaux entre pays !!!
        Alors qu’est-ce qu’ils veulent taxer exactement ?
        Si ce sont les salaires perçus par des Français résidants à l’étranger et versés par des entreprises de ces pays, ils rêvent totalement.
        Si ce sont les salaires versés par des entreprises françaises à des expatriés, là encore, je ne vois pas bien comment ils peuvent modifier les règles de territorialité et dénoncer 50 ans d’accord avec tous les pays du monde.

        Cette mesure, c’est de la flute… ou du pipeau si vous préférez.

      2. Les expatriés basiques (pas ceux qui fuient, les comme vous et moi)
        payent pour la scolarisation de leur-s enfant-s

        Ce qui ne m’empêche pas de voir que la réforme qui est en cours de cette injustice, ne vise certainement et en aucun cas à la résoudre, et visiblement certainement pas ..
        les ultra-riches ne payent plus la taxe d’écolage, c’est bien pour eux …
        par contre il faut bien que l’argent soit prélevé ici ou ailleurs …
        donc à la fin, c’est très finalement comme d’hab de toutes ces réformes très sarkosistes, dans le transfert, il y a ceux qui profitent et ceux qui raquent,
        qui se réalise comme d’hab dans la droite ligne de toutes les réformes mises en oeuvres de ce gouvernement qui se concrètise principalement de ce que entre l’avant et l’après, statisquement plus on en a moins on paye, moins on n’en a plus on paye
        (après c’est vrai, pourquoi les petits enfants ou petits neveux de l’ultra-riche Bollore devraient être taxés pour leur scolarité des frais d’écolage
        alors que par exemple le pauvre pekin du coin qui arrivait à peine à bien vivre parce que concierge du lycée et donc de ce fait jouissant d’un logement de fonction,
        parce que la suppression des frais d’écolage et qu’il faut bien équilibrer les budgets est désormais taxé d’un loyer proportionnellement à son misérable salaire , proprement exorbitant
        Est-ce que cela n’est pas, une bonne résolution en vue de la meilleur application de la justice même

      3. Comment ? Mon maître à penser à l’origine de cette proposition ? Forcément, au FMI il ne paye pas d’impôts… facile à dire pour lui ! J’aimerais savoir s’il pense toujours la même chose.

        Je comprends votre argument concernant l’éducation Julien, mais vous oubliez d’inclure dans ce système les étrangers qui viennent travailler en France, et y payent des impôts (et donc perpétuent directement le système éducatif). Je ne dis pas que la somme soit nulle, mais la France serait le seul pays avec les Etats-Unis à imposer ses ressortissants où qu’ils se trouvent dans le monde ! Ensuite, comme le souligne, incognitototo il y a déjà des accords fiscaux entre pays pour éviter ce genre de double imposition, et si la fiscalité française a besoin de quelque chose, c’est avant tout d’être simplifiée ! On pensera ensuite à l’alourdir ou l’alléger…

      4. Salut Julien

        Je vis en Allemagne, y ai mes revenus et y paye mes impôts, Ich habe einen deutschen Vertrag.

        Si j’étais resté en France, je serais resté un bon bout de temps au chomdu, je cherchais en France, mais les allemands immédiatement m’ont embauché pour beaucoup plus de salaire. Les boites françaises procrastinaient et m’obligeaient à payer tous mes frais de déplacement. Les allemands m’ont remboursé tous mes frais de déplacement.

        J’ai économisé à la France, par mon exil, pas mal d’alloc chômage, sans compter qu’ils m’avaient promis une aide au déménagement refusée lorsque j’ai montré mon contrat allemand.

        L’Assedic, Pôle Emploi maintenant, est en fait pas très pro européenne.

        Actuellement, mon salaire me permet de rembourser mon prêt immobilier français et même d’épargner un peu en France. Mon exil a été tout bénef pour la France, en plus je fais travailler des boites françaises pour mon employeur, pas rancunier le gus.

        Et maintenant, on va me demander de payer des impôts en France sur mes revenus allemands, alors que je paye déjà en Allemagne pour la sécu et le reste qui ne couvrent pas les mêmes risques.

        Vous le pro européen, ça vous semble normal ?

      5. Ah, cher Fnur, nous ne devons plus « aller nous faire foutre » avec notre « clique pourrie » sur le blog, en tant « qu’imposteurs » ?

        Votre cursus éducatif, vous l’avez effectué en France, non ? C’était gratos, non, jusqu’à 18 ans au moins (perso, ça l’a été jusqu’à la fin de mes études, merci les écoles publiques françaises et les bourses d’État) ? Et maintenant, vous allez vendre cette compétence acquise en partie grâce à la République aux Allemands. C’est votre droit. Est-il normal que l’on envisage que les expatriés qui font la richesse d’autres pays après avoir profité du système de leur pays d’origine puissent être amenés, en fonction de leur niveau de revenus, bien entendu, à payer des impôts en France pour que d’autres aient accès aux mêmes services d’éducation, de santé, de sécurité, etc ? Et bien oui, c’est parfaitement légitime. Je suis moi-même expatrié, et j’ai envie de vomir quand je vois la communauté française aisée de mon pays de résidence actuel réclamer que les frais de scolarité de l’école française soient payés par le contribuable français, alors que eux paient désormais leurs impôts dans leur pays d’expatriation .

        Profiter de tout sans jamais rien devoir en retour. Le même genre de belle mentalité qui amène à envoyer se « faire foutre » la « clique pourrie » de ce blog d’imposteurs.

      6. Salut Julien

        Me moque éperdument de fnur. Non ce que j’aime bien en réalité c’est lire ceci :

        Votre cursus éducatif, vous l’avez effectué en France, non ? C’était gratos, non, jusqu’à 18 ans au moins (perso, ça l’a été jusqu’à la fin de mes études, merci les écoles publiques françaises et les bourses d’État) ?

        et d’un coup lire :

        à payer des impôts en France pour que d’autres aient accès aux mêmes services d’éducation,

        « Gratos » puis « à payer » ! 😀

        Un service gratos payant quoi … Y a de l’idée.

      7. Vincent, vous pensiez que les services publics étaient financés par le Saint-Esprit ? Et puis vous oubliez une chose : une grande partie des Français ne paie pas d’impôts. C’était le cas de mes parents, donc pour ce qui me concerne, ce fut gratuit-gratuit.

      8. Julien

        Me moque aussi éperdument de Vincent.

        Si je ne m’abuse, mes parents ont payé et payent des impôts qui financent ces services publics.

        D’autre part, une des formations que j’ai, qui a été décisive lors de mon embauche, je l’ai payée de mes deniers, pas gratos du tout.

        Quand je travaillais en France, je payais aussi des impôts qui permettaient de financer ces services pour d’autres. Donc il n’y a rien de gratos dans tout ça, contrairement à ce que vous prétendez.
        Les profs ne sont pas des bénévoles, ni ceux qui construisent les écoles.

        D’autre part, si la France décide de faire payer des impôts à ses expatriés sur leurs revenus étrangers, eh bien les autres pays feront par réciprocité de même avec leurs expats.
        Donc le bilan est nul, à part de rajouter des opérations bureaucratiques coûteuses.

  9. Avec des « propositions ».

    Comme :

    « Ce programme présidentiel prévoit d’encadrer les salaires dans les entreprises où l’Etat est présent (…). Le salaire le plus élevé ne pourrait pas dépasser 20 fois le salaire le plus bas. Ce qui signifierait par exemple que Carlos Ghosn (Renault) et Henri Proglio (EDF) divisent par deux ou plus leurs salaires fixes ».

    Rendez-vous alors compte que le pauvre Carlos Ghosn ne toucherait plus par an que 4 petits et dérisoires et ridicules millions d’euros par an. Comment le pauvre homme peut-être seulement espérer s’en sortir ??? Heureusement pour lui, il pourra toujours se rattraper sur les stock-options pour faire bouillir la marmite mais quand on pense à sa pauvre famille…
    Cette misère révolte, à la fin.
    Non ?

    Bon.
    Nous serons miséricordieux et n’allons pas commenter une à une les minables réformettes que le Parti qui n’a plus de socialiste que le nom, et ce pour une raison fort simple : dans l’hypothèse d’une quelconque alternance, il n’est même pas certain que seulement la moitié serait appliquée. Voire le quart. Voir le dixième. Voire même une seule…

    Nous allons plutôt nous pencher sur ce qu’il n y a pas. Ce sur qui est absent. Ce qui fait défaut. Parce ce que en l’occurrence, ce qui est le plus parlant n’est pas un pseudo-plein mais bel et bien un vrai vide.

    Ce programme déjà nul et non-avenu parle t-il :

    * De revenir sur la scélérate réforme des retraites pour revenir aux 60 ans ?

    Non.

    * De revenir sur les privatisations soit déjà effectuées – y compris par les « socialistes » – soit en cours ?

    Non.

    * De même ne serait-ce qu’un tout petit peu de juste timidement dire aux banques que ça suffit à la fin et qu’il va falloir filer doux ?

    Non.

    * De même ne serait-ce qu’un tout petit peu de juste timidement dire aux agences de notation d’aller se faire ?

    Non.

    * De même ne serait-ce qu’un tout petit peu de juste timidement de ponctionner la finance prédatrice ?

    Non.

    * D’exprimer à l’industrie pharmaceutique un certain agacement et lui signifier que la fête est finie ?

    Non.

    * De dire aux exilés fiscaux qu’ils ont sacrément intérêt à ramener leur cul dans leur pays d’origine pour contribuer à l’effort collectif sinon ça va chier pour leurs gueules ?

    Non.

    * De remettre en cause le Traite de Lisbonne ainsi que dans la foulée les caprices néolibéraux de l’Union Européenne ?

    Non.

    * De menacer de prison ferme les vautours de la spéculation immobilière ?

    Non.

    * De clairement signifier aux entreprises privées gavées de subventions publiques qu’ils ont intérêt à rendre la maille et fissa sinon on envoie le GIGN ?

    Non.

    * De nationaliser pour créer des monopoles publics afin que d’en finir avec la gabegie du privé ?

    Non.

    * De faire comprendre au MEDEF qu’ils ont vraiment intérêt à carrément moins la ramener et d’ailleurs fait péter tous les livres de comptes qu’on y regarde de plus près ?

    Non.

    * De faire comprendre aux patrons tentés par de bonnes petites délocalisations sauvages qu’ils font ce qu’ils veulent, très bien, mais que quand ils verront débarquer l’armée pour confisquer tous leurs avoirs faudra pas pleurer, hein ?

    Non.

    * De durcir et le plus cruellement possible les législations sur le harcèlement moral au travail afin que chefaillon tremble dans son coin ?

    Non.

    * De pareillement durcir les législations sur les racismes, par exemple en promettant aux actes de violences homophobes, entre autres, de permettre à leurs auteurs d’explorer de nouvelles facettes de leur propre sexualité sous les douches de prisons ?

    Non.

    * De régulariser massivement du sans-papier ?

    Non.

    * De recruter à tour de bras de l’inspecteur du travail pour aller fourrer leur nez dans ces entreprises pour qui la précarité est devenue tellement naturelle qu’elle va complètement de soi ?

    Non.

    * De nationaliser TF1 ?

    Non.

    * De supprimer le bouclier fiscal ?

    Non.

    Ce programme. Ces « propositions ». Ces…trucs, là, qu’Aubry nous présente comme l’acmé de la « modernité » sympa tournée vers l’avenir, vous savez ce que c’est ?
    De la merde.
    Voilà ce que c’est.
    La même sempiternelle merde « socialiste » faite par des bourgeois déconnectés de la réalité qui écoutent des technocrates en train de se tripoter la nouille dans des think-tanks comme Terra Nova. Rien sur les salaires. Rien sur le pouvoir d’achat. Rien sur le racisme. Rien sur la Sécu. Rien rien et encore rien sur ce qui touche et préoccupe vraiment la population.

    Et le vrai grand rien, le Rien définitif, c’est exactement ce qu’il y a à attendre du Parti « Socialiste ».

    http://comite-de-salut-public.blogspot.com/

    1. à Wuwei
      Je pense qu’on serait assez d’accord pour voter pareil, donc du pourqui, car pourquoi ???
      (je propose qu’on en reparle un de ces jours quand ce sera le moment …
      en attendant essayez de rester calme,car inutile de trop se ruiner la santé non plus …
      sinon merci …
      A+, Cécile

  10. Dîner d’exception au Château de Versailles préparé par 60 grands chefs français pour 650 convives (890 euro /personne).

    1. on ne m’a même pas invité, en plus que déjà que j’ai pas eu mon enveloppe kraft de Lialiane, sans dire que j’ai même pas encore de rolex et que peut-être j’en aurais jamais ..

      1. Les gueux ne vont pas à Versailles sur invitation, mais sur un grand coup de colère, et avé des piques !

  11. « Excellent », sa part de réalité, sa part de vérité!

    -Il était question d’un établissement public financier d’aide au développement des TPE, PME?
    -Je n’ai rien entendu en au moins propos symboliques pour la politique Européenne, pourtant…l’Europe semble constituer toujours un noeux:
    quelles propositions renouvelées, considérant nos partenaires, ce dont aucun programme ne se passerait?

    Cela me rassure que vous trouviez « très bien », les propositions relevées.
    Comme je croyais être de gauche!
    Cela nous change de 1€=1franc de la Marine…

  12. Le Parti Socialiste ne fait pas le bilan de la construction européenne ?

    Le Parti Socialiste ne fait pas le bilan de l’euro ?

    Le Parti Socialiste ne fait pas le bilan de l’appauvrissement du peuple français ?

    Je me rappelle ce que le Parti Socialiste et Jacques Delors disaient en 1982 :

    « Maintenant, nous allons faire l’Europe sociale. »

    Depuis 1982, le Parti Socialiste répète ce slogan :

    « Maintenant, nous allons faire l’Europe sociale. »

    Je me rappelle les années 1990 : presque tous les gouvernements étaient socialistes en Europe. Et pourtant, qu’ont fait les gouvernements socialistes en Europe ?

    Ont-ils fait cette fameuse « Europe sociale » ?

    Non, ils n’ont pas fait cette « Europe sociale » dont j’entends parler depuis 1982.

    Les dirigeants socialistes sont devenus de grands bourgeois, et ils ne veulent surtout pas changer de système. Ils sont pour le maintien du système actuel.

    Nous devons donc voter contre le Parti Socialiste.

    BA, ancien électeur du Parti Socialiste pendant des années.

    1. Soit, mais ???
      (donc perso, je pense que voter pour un peu plus pour des actes, beaucoup moins pour des noms propres … )

  13. « L’interdiction des paris sur les fluctuations de prix » serait-elle plus déterminante que toutes les mesures envisagées par le programme 2012 du PS ?

  14. Bonsoir.

    La difference entre le PS et l’UMP c’est le deplacement de 2% de pib dans un sens ou dans l’autre.

    L’accord des partis de gouvernement sur quasiment tous les sujets est un fait, apres on ne les apellent pas du meme nom selon qu’on soit de gauche ou de droite.

    De mon point de vue les programmes a ralonge ne servent a rien, c’est a une refondation a laquelle il faut se livrer.

    En toute logique il faut commencer par les fondations c’est a dire une reforme constitutionelle.

    Neanmoins si l’on reste statique sur ce point il y a trois sujets a aborder durant cette campagne presidentielle a venir: l’emplois, le logement et l’education.

    Le reste n’est que du remplissage destine a satisfaire les particularismes.

  15. la réponse a votre question est simplissime. les socialistes font dans la réforme et non dans le radical, ils traitent les symptômes et non la maladie. l’interdiction des paris est déjà par trop radicale. Rien de sérieux ne pourra se faire avec eux et s’ils venaient à diriger le pays en 2012, ils placeraient les système sous perfusion, attitude qui mènera au chaos.

  16. Pour tous les politiques, le soucis s’est de se faire élire. Après on fait avec.
    La gauche caviar et les partis socialistes européens furent loin de réaliser leurs annonces. Mitterand lui-même malgré son expérience politique a dû faire marche arrière face aux désastres engagés par sa politique. Faut-il retrouver un Staline pour imposer une changement de comportements et de règles du jeu? La france n’en a pas les moyens. L’Europe peut-être mais quand? A la saint glinglin.
    Alors le programme socialiste. Cela permet de causer…..

  17. Bon.
    Au vu des réactions, on ne peut que constater la désaffection, la méfiance, la défiance, la suspicion que ce programme du PS provoque.
    Où on constate qu’à l’inverse des politiques, les citoyens ont la mémoire longue, notamment des politiques menées par le PS, depuis la participation à l’élaboration d’une Europe libérale en passant par les politiques de privatisations, le rejet de la taxe Tobin, etc etc etc, parfois par les mêmes qui souhaitent être ardemment désirés pour être le candidat du PS.
    De sorte qu’à la limite, quelque soit le programme du dit PS, il sera sujet, à minima, à suspicions, tant le décalage entre les désirs politiques des citoyens et ce que peut proposer un parti social-démocrate de type PS est patent.
    Parler de ‘décalage’ est par ailleurs peu adéquat : ‘gouffre’, ‘césure’, ‘fossé’, etc, serait plus parlant.

    Reste que la politique du pire est pire que rien : « le mieux est l’ennemi du bien ».
    Vigneron a bien fait de rappeler l’étendu du désastre sarkozyen. Il faut ainsi être bien conscient de savoir d’où nous sommes et où nous pouvons (ou non) aller. Refuser le mieux sous prétexte qu’il ne serait pas assez bien repousse la définition du bien à une hypothétique transcendance citoyenne, où l’immense majorité serait d’accord, forcément d’accord avec une définition commune du bien.
    A l’inverse, sous prétexte que le pire est déjà en cours, il serait nécessaire de faire abstraction de toutes réflexions critiques pour pouvoir accepter tout et n’importe quoi, alors même que le contexte, plus que critique, nécessiterait un autre ordre de réponse.

    Entre les deux, entre Charybde et Scylla, il y a une voie, navigable.
    Il est donc nécessaire pour chacun de définir les limites de l’acceptabilité et du refus de propositions politiques.
    Pour ma part, ce programme n’est pas le pire qu’a pu faire le PS (remember 2007 …). Il est clairement d’inspiration ‘réformiste’, à la sauce sociale-démocrate.
    Ce n’est pas son plus grand inconvénient ni même avantage.
    Pour ma part, je considère comme important la volonté de réforme fiscale, même si, comme le note Paul Jorion, elle ne place toujours pas une fiscalisation supérieure des revenus financiers par rapport aux revenus du travail.
    Néanmoins, la fiscalité n’est qu’un outil ‘palliatif’, redistributif, nécessaire mais insuffisant : il ne corrige pas les inégalités en amont, de production des richesses.
    De même, la modulation de l’IS est intéressante mais insuffisamment aboutie (tenir compte de la situation de l’emploi par exemple : licenciements, qualité des contrats, …).
    De même, l’interdiction du crédit revolving et la création d’un crédit ‘social’ (qui existe déjà mais qui n’est pas accessible uniformément sur l’ensemble du territoire pour tous).
    De même, un Glass Steagall Act, nécessaire mais insuffisant au vu de la mondialisation financière (possibilités d’utiliser les paradis fiscaux, notamment).
    De même la suppression des exonérations de cotisations patronales pour l’utilisation ‘importante’ de contrats précaires : les notions ‘d’importance’ et de ‘précaire’ sont évidemment floues à souhait et le PS peut crédible sur ce point, tant il a pu utiliser lui aussi ce type d’avantage fiscal nécessaire à la ‘compétitivité internationale’ des entreprises (sachant qu’un artisan du Loiret est forcément en compétition avec Gazprom …). C’est bien mais réaliser la modulation des cotisations patronales au vu de la qualité des emplois, c’est encore mieux et proposer, de même que le PS propose la ‘suppression’ des niches fiscales, la suppression des exonérations de cotisations patronales et sociales, dont 90% profitent aux employeurs, qui représentent bon an mal plus de 35 milliards d’euros par an …
    Pour ne parler que de certaines mesures.

    Par contre, on pourra critiquer bien plus vivement certaines dispositions :
    Ainsi de la Taxe Tobin sur les transactions financières, que DSK avait rejeté lui-même en 2000 contre la proposition de son propre groupe à l’Assemblée Nationale et que le PS n’a jamais réellement accepté et défendu : quelle crédibilité ? le PS est-il prêt à l’imposer uniquement en France ou doit-il attendre le feu vert de ses partenaires européens ? No sabemos.
    Ainsi de l’agence de notation européenne que l’on décrit comme publique mais dont on ne dit rien de son rôle quant à la notation, juge et partie, des obligations d’Etats.
    Ainsi de la suppression des paradis fiscaux, que le PS lie à une ‘action concertée des Etats membres de l’Union européenne’ : autant faire une croix sur cette ‘action concertée’, tant nombre de pays en UE possèdent des paradis fiscaux … et un pouvoir de veto en matière fiscale, ce dont se garde bien de rappeler le PS … Ni même de rappeler que la France pourrait balayer devant sa porte, que ce soit pour son pavillon des Kerguelen ou son ‘paradis fiscal’ de Wallis et Futuna, par exemple. Idem pour la ‘disparition du secret bancaire’, par un tour de magie politique.

    Etc etc etc.

    Bref, le PS avec ce programme se situe bien dans la continuité d’un système qu’il analyse comme étant en bout de course mais dont il persévère à affirmer qu’il est réformable dans son cadre, sans opérer qui plus est de véritable ruptures ni même, surtout parler des choses qui fâchent.
    A savoir : de vilains mensonges sur les retraites (maintien à 60 ans mais allongement de la durée de cotisation), absence de modularité progressive (comme l’impôt sur les revenus) pour les cotisations patronales et sociales et surtout l’Europe et la monnaie, l’Euro, ces impensés politiques collectifs au PS.
    Alors même que l’UE et l’Euro sont une des causes des effets que le PS s’engage à ‘soigner’ …
    Décidément, le référendum de 2005 n’a toujours pas été analysé.
    Que dire aussi, d’un des éléments les plus essentiels, la refonte de la vie politique, dont les français ne supportent plus qu’elle continue à être réalisée de la même manière ?
    Rien sur la VIème République.
    Rien non plus sur une véritable Référendum d’Initiative Populaire (au contraire, on laisse le même dispositif en place mais ‘amélioré’, sans dire ‘comment’).
    Rien sur le l’interdiction d’un cumul de mandat, qu’il soit exécutif ou législatif : un mandat, un seul, quelqu’il soit.

    De sorte que les citoyens vont continuer à signer des chèques en blanc aux élus, à chaque élection, pour la durée de chaque mandat. ce qui est inadmissible car on constate tous les jours là où une politique répressive et régressive actuellement menée nous conduit, sous prétexte que nous avions voté il y a 4 ans pour le programme annoncé (ce en quoi, il est vrai, fallait être profondément désespéré pour opter pour ce genre de ‘solution’, il est vrai aussi après 12 ans (!!) de chiraquisme …).

    De sorte que ce programme, nonobstant le fait qu’il ne comporte pas non plus une véritable politique de lutte contre les causes des effets financiers (interdiction des paris) n’est pas un ‘bon’ programme.
    C’est le minimum syndical. Pour pouvoir continuer avec le même système.

    Pour moi, c’est non.
    En l’état actuel.
    Or, c’est bien là le pire : sachant que cette proposition de programme n’est qu’une … proposition, dont les multiples négociations auront pour objectif de le rendre ‘acceptable’ à tous les socialistes, il y a de fortes ‘chances’ pour le voir s’affadir encore plus dans les mois à venir, sans compter qu’un tel programme ne lie pas non plus l’éventuel ‘candidat’ qui sera retenu lors des ‘primaires’ du PS …

    Au pire du pire et selon les circonstances, j’irais sans doute voter en mon âme et conscience au second tour.
    Pour éviter le pire.

    Mais il n’est plus possible de continuer ainsi.
    Le PS doit en être conscient : sil advient au pouvoir, par le plus grand des hasards (quand plus d’un citoyen sur deux ne va pas voter, on peut parler de ‘hasard’), il affrontera très rapidement des mouvements sociaux qui lui demanderont des comptes.
    Et l’ardoise est lourde …

    1. Ce n’est pas ce programme qui pose problème, il va dans le bon sens. C’est le PS ! Depuis qu’il n’est plus une force d’opposition, on n’a plus ni opposition ni politique de gauche.

      1. Héhé…
        Fais gaffe aux petites phrases en matière politique, Crapaud. Même si l’exercice est tentant – contrairement à la prolixité Zébuesque souvente fois rebutante, isn’t it ? 😉 – il y faut un peu de prudence. Le probleme comme l’avantage du truc, c’est que ça marque les memoires autant que les esprits, même des plus naïfs. Et quelquefois ça s’télescope.
        Là tu nous dis « Ce n’est pas le programme le problème. Il va dans le bon sens. Le problème c’est le PS !  » et il y a deux jours tu as ou aurais pu dire, voire plussoyer un autre disant, de la même cavalière façon « Le programme du PS ? Mais quel programme ? De toute façon, programme UMP ou PS, ce sera BBBB (bonnet blanc…) à un iota, une chiure de mouche près ! »
        M’dis pas le contraire, on t’croira pas. 😉

    2. Très bon tour d’horizon, il n’y a rien a attendre du PS son seul plan, gagner les élections, et conserver le AAA à tout prix. La méthode: Après avoir défini un programme définitif assorti de quelques aménagements pour plaire aux partenaires et assurer le report des voix, je te le donne en mille Emile: il faudra faire un audit qui révèlera, que certaines mesures ne peuvent être appliquées, qu’il faut continuer à soutenir les banques, qu’il faut réduire les déficits, comme avant l’élection quoi!

      La seule option qui puisse être un tant soit peu sécurisante pour les électeurs que nous sommes, serait de diluer le pouvoir législatif aux élections qui vont suivre, en donnant un contre-pouvoir aux autres partis de la sphère progressive à l’assemblée, mais je suis prêt à parier que les listes aux législatives seront déjà prêtes d’avance.

    3. @Zébu,

      Comme souvent je partage tes vues. Même, vu de l’intérieur, c’est souvent encore plus désolant…

      Tu as raison, ce programme dont je peux affirmer qu’il a péniblement été enfanté dans la douleur et avec un déni de démocratie consistant, pour chaque « convention » au thème imposé par Solférino, à laisser la parole aux militants pendant 8 jours et, de toute manière, à ne rien prendre en compte, est le MINIMUM syndical. Ces conventions et la pseudo « approbation » des militants (qui furent moins de 40% à se déplacer pour voter) orchestrées par le Germanopratin Moscovicci sont le résultats de l’élucubration des apparatchiks Solférinesques et la projection des fantasmes datés 1997 des Barons locaux aux mandats reconductibles ad vitam.
      C’est mieux que rien et moins pire que le pire mais quand la majorité des militants d’un parti doutent (c’est un euphémisme) de la faisabilité de ce qui est proposé par une Direction dont l’existence même est sujette à caution (élections ?) on peut s’interroger sur l’avenir même du mouvement.
      Tu as l’air de considérer que le programme de 2007 de Ségolène était une catastrophe. Ca n’a pas été le cas pour près de 70% des socialistes et 47% des français. On peut d’ailleurs le mettre en parallèle avec ces propositions pour constater qu’elles en reprennent l’essentiel.
      Dans toutes les propositions que je vois naître et prospérer au travers de différentes chapelles du Parti, des équipes des candidats, des « motions », des groupes de travail; ect…celles qui me semble le mieux reflèter ce que devrait être un « véritable » programme socialiste moderne sont émises par Montebourg (Des Idées et des Rêves) -consultables sur son site- Mais, j’avoue, je suis de parti-pris…

      1. @ Alain :
        « moins de 40% à se déplacer pour voter » : c’est déjà beaucoup, 40% … 🙂

        « des Barons locaux aux mandats reconductibles ad vitam » : excellent.
        Des barons Münchausen, en quelque sorte.
        D’où l’importance, vitale, du mandat UNIQUE, exécutif ou législatif, pour qu’enfin un parti ait son utilité : relier les maires avec les députés, les militants avec les conseillers généraux, etc.
        Cela me fait halluciner à chaque fois, d’entendre des élus ‘préserver’ leurs doubles mandats sous prétextes ainsi de mieux faire ‘remonter l’information’ à d’autres niveaux décisionnels sur des réalités différentes : eh bordel, un parti, ça sert à ça, justement !!
        Bande de tiques en goguette …

        Concernant le programme 2007, oui, je considère que cela a été une catastrophe car il aurait pu en comporter la moitié ou même 10% seulement : le problème n’est pas telle ou telle ‘mesure’ (c’est dingue ce terme, combien de fois il est utilisé par le PS : un problématique de ‘taille’ pour ce parti, à vouloir se ‘mesurer’ sans cesse ?) mais bien l’absence totale de cohérence des ‘mesures’ entre elles. Soit l’absence même d’une définition politique (selon moi).
        Pour Montebourg, je ne sais pas, je ne suis pas allé voir son site (j’y jetterais un oeil).
        En attendant, Libé l’allume aujourd’hui :
        http://www.liberation.fr/politiques/01012330023-montebourg-se-noie-dans-les-milliards

      2. Je suis allé voir le site de Montebourg « des idées et des rêves » avec ses 100 propositions. Il me semble que c’est une des premières fois, sinon la première (je ne suis pas féru de l’histoire des programmes émanant du PS), qu’un socialiste tendance socio-démocrate propose de développer l’autogestion, enfin, le capitalisme coopératif et mutualiste pour reprendre son langage, sans doute pour se démarquer un peu de l’histoire de l’autogestion.
        Il s’en démarque d’ailleurs par cette proposition à laquelle j’adhère:
        Je ne propose pas de généraliser ce mode d’exploitation et de remplacer le CAC 40 par des phalanstères. Je ne suis pas un révolutionnaire qui proposerait que la totalité de la propriété soit transmise aux salariés ou que soit abolie toute hiérarchie dans les entreprises. Non, l’économie a besoin d’entrepreneurs, de personnes qui prennent des décisions économiques risquées et qui en portent la responsabilité.
        Parcours à suivre…

      3. @Michel MARTIN le 8 avril 2011 à 13 h 55
        « autogestion » première !? De toute évidence vous n’êtes pas féru en socialisme, même PS.

      4. méa culpa, Schizosophie, il y a en effet un assez riche passé sur le sujet, par exemple ce dossier de 15 thèses sur l’autogestion au PS de 1975.

        Pour ma défense, je ne suis né à la politique en autodidacte que très récemment, vers 1990 et l’autogestion n’a pas donné grand chose jusqu’ici sur un plan pratique.

        Ce qui me semble nouveau dans l’approche de Montebourg, c’est qu’il n’est pas anti-hiérarchie. C’est aussi un point que je défends en tant que partisan d’un capital autogéré.

      5. Michel Martin

        La hiérarchie, et d’abord sa justification idéologique est pourtant une des plaies du capitalisme

        Si l’on en fait pas la critique comment espérer ne serait-ce que seulement en atténuer les effets ?
        Pour le coup je trouve le positionnement de Montebourg malvenu, sur ce point précis.
        C’est un mauvais signal envoyé aux capitalistes : « dormez tranquilles, la démocratie continuera de s’arrêter aux portes des entreprises. »

        Montebourg reprend à son compte l’antienne classique – d’inspiration libérale — du caractère central des entrepreneurs et des entreprises, comme si le monde tournait autour d’eux !

      6. Tout à fait Pierre-Yves. Tout petit bras sur le coup le Nono. On est assez loin de l’autogestion du PSU de Rocard puis du PS après son adhésion… Manquerait plus qu’il ait Michel Martin en soutien, et là, c’est sûr, il perd le mien ! 😉

      7. Pierre-Yves et Vigneron,
        D’un point de vue affinité, l’autogestion égalitaire et démocratique a ma préférence, mais d’un point de vue pratique, je crois que ça ne marche pas. Votre version de la quasi disparition de l’autogestion du PS depuis le début des années 80 après l’embellie des années 70 m’intéresse. On trouve des documents sur le sujet comme celui-ci, mais vous avez certainement des idées sur la question.

      8. Nono ne remet, effectivement, pas en cause l’organisation telle qu’elle existe dans les entreprises actuelles (en dehors de soutenir les propositions du PS dont la sempiternelle participation de 30% aux conseils de surveillances).
        Son idée c’est de soutenir vigoureusement le développement des Scop, en particulier lors de la reprise d’entreprises défaillantes, mais aussi en cas de créations et de prises de participations étatiques. Je lui ai proposé (ainsi qu’à PJ d’ailleurs) l’idée de la création d’un statut « d’entreprise équitable » dans laquelle actionnaires et salariés pèsent chacun pour 50% et partagent, en conséquence la VA. L’idée fondatrice c’est qu’au départ d’une boite salariés et actionnaires partagent équitablement les risques et surtout que les deux « collèges » sont indissociables et ne peuvent réaliser, l’un sans l’autre, l’objet social.
        Personnellement je ne crois pas que la Loi puisse imposer un partage du pouvoir dans la structure juridique actuelle des sociétés de capitaux. Les actionnaires sont les propriétaires et ont donc le pouvoir .Point barre.
        150 ans de luttes syndicales n’y ont rien changé et le projet PS(repetitam) non plus car c’est le Droit de Propriété qu’il faudrait amender.

      9. Loréal,
        Bon, je crois que je vais soutenir Montebourg s’il peut nous aider à nous sortir du cul de sac autogestionnaire radical qui a fait les preuves de son impuissance. Je soutiens les projets de capital autogéré et je travaille dans une entreprise de ce type. Ce n’est pas ultra-démocratique, un collège d’une dizaine d’actionnaires qui ont des parts égales et dont le total fait plus que 50% élit un président (statut SAS) et fixe les objectifs. Tous les salariés sont encouragés à entrer dans le capital via un PEE avec abondement assez favorable. Toutes les parts sociales sont détenues par les employés. On se développe régulièrement sur un secteur en déclin avec une implantation internationale.

  18. Dans ce cas là : Front de gauche. Le parti de gauche est rempli en partie de petits bourgeois exfiltrés du PS aux ambitions bien plus tièdes que celles affichées par Mélenchon mais le programme existe et il présente l’avantage d’offrir un véritable projet ambitieux sous forme de fil conducteur qui consiste en la République sociale ou comment rendre ses armes à la souveraineté populaire en partant du constat qu’elle est foulée aux pieds par les ploutocrates et leurs instances nationales, européennes et internationales.

  19. Alors si tout est bon et et « tres bien » voir « excellent » on peut arrêter de réfléchir sur le futur et par la meme ce site non? on est sauver !!ca faisait longtemps qu’on attendait en même temps. Je suis soulagé…on peut etre sur de compter sur le PS, n’ont-ils pas jamais failli dans leur taches.

  20. Bonsoir Paul

    • »La réforme de la taxe professionnelle serait corrigée : elle serait ciblée sur les seuls industries exposés à la concurrence internationale ».

    Ce qui signifie que les entreprises du CAC40 seront bénéficiaires, sur le plan de l’équité on peut mieux faire.

    •L’impôt sur le revenu serait prélevé à la source et fusionné avec la CSG, ce qui impliquerait la suppression de la plupart des niches fiscales qui lui sont rattachées.

    L’impot sur le revenu DU TRAVAIL, c’est à dire des salariés parceque pour les autres ce ne sera pas possible. Quelles sont les niches fiscales rattachées aux salariés?

    •Les revenus du capital (actions, plus-values) seraient soumis au barème de l’impôt sur le revenu, et non plus au taux forfaitaire de 19 %.

    Ce qui signifie que l’imposition sur ces revenus sera fonction du quotien familial, je ne vois pas où on veut en venir.

    « Nous réserverons les stock-options aux entreprises naissantes pour que les dirigeants d’entreprise regardent plus l’avenir que la Bourse. Nous limiterons les rémunérations variables, les bonus et les parachutes dorés au montant de la part fixe et nous plafonnerons les écarts de rémunérations de 1 à 20 au sein des entreprises qui ont une participation publique dans leur capital. »

    C’est une absurdité, la plupart du temps les stock-options sont en unité de compte de l’entreprise et dont la valeur dépend donc du cours de bourse!
    Supression des bonus, alignement du montant des parachutes dorés sur la législation du travail concernant la rupture de contrat de travail. D’autre part, personne ne peut prétendre être aussi indispensable à une entreprise pour gagner 5 fois plus que le salarié de base qui plus est si c’est un sympatisant du PS qui est nommé à la tête d’une telle entreprise.

    « L’accès au crédit à la consommation « classique » est aujourd’hui fortement limité : réservé aux clients fortement solvables, il est exclu pour au moins 25 % des Français, notamment les familles modestes et les jeunes qui se tournent vers les crédits dits « renouvelables » (revolving), crédits extrêmement coûteux et véritable trappe à endettement. La régulation de ce marché est donc une priorité. Nous interdirons les crédits renouvelables et, en contrepartie, nous mettrons en place un crédit social à la consommation assorti d’une formation à la gestion de ses finances personnelles. »

    Dans la loi de finances pour 2013, nous appliquerons une surtaxe de 15 % de l’impôt sur les sociétés acquitté par les banques et les établissements financiers. Son produit sera intégralement affecté au financement des retraites de la nation.’

    D’accord pour un crédit social mais au taux du marché exclusivement et pour financer les retraites, il y a mieux à faire que de surtaxer les banques, le produit de cette taxe étant trop aléatoire. Réserver exclusivement l’activité de crédit à la consommation aux caisses de retraite en y adossant cette activité ainsi chaque français qui empruntera pour s’équiper saura que les intérêts versés serviront à la solidarité entre les générations au lieu d’enrichir des parasites. Les caisses de retraite ne seront plus jamais déficitaires. C’EST UNE PROPOSITION QUI VAUT LA PEINE DE SE BATTRE.

    J’arrète là..

  21. Une exécution en rase campagne du programme du PS par Jean-Luc Mélenchon

    Le blog de Jean-Luc Mélenchon décortique le programme du PS dans le début de la note à lire ici:
    http://www.jean-luc-melenchon.fr/2011/04/06/ny-a-t-il-pas-trop-de-gueant-en-france/.

    Il y relève un projet déjà mis en œuvre par Sarkozy et toute une série de promesses impossibles sans remettre en cause les Traités européens, à propos desquels ils ne parlent pas de toucher.

  22. Je cite:

     » Les Français de l’étranger gagnant plus de 200.000 euros par an acquitteraient une taxe de 5 %, dès lors que leur expatriation leur permet de payer moins d’impôts qu’en France.

    Très bien : il faut décourager le chantage du type « Si l’impôt devient plus juste, moi je m’en vais ».  »

    Je vous (leur) conseille de faire la différence entre les Français qui travaillent à l’ étranger (expatriés), qui ont pour employeur une société étrangère et qui s’ acquittent de leurs impôts dans le pays de résidence ET donc certains Français qui tirent leur revenus d’ activités en France et transfèrent des fonds pour se payer à l’ étranger (en y étant domicilié).

    Parce que la rengaine de certain politique concernant les joueurs de foot: de toute façon vous avez quitté votre pays (la France) pour ne pas payer d’ impôt, ce n’ est pas du niveau de ce site.
    Bon ces joueurs professionnels sont employés par exemple par la Juventus de Turin pour travailler pour la Juventus de Turin et donc résident en Italie et y payent leurs impôts. Ils vont quand même pas payer des impôts à la France sous prétexte de ne pas habiter en France!

    J’ espère ne pas avoir été trop confus en raison de l’ heure tardive.

    1. @Günther LeSpountz
      Excellent exemple le joueur de foot…
      Pas difficile d’être sûr qu’il ne part pas jouer à l’étranger pour profiter de l’avantage fiscal… Il suffit de lui faire payer en France la différence entre ce qu’il paye à l’étranger et ce qu’il payerait en France pour ses revenus d’expatrié. Je pense que les clubs français ne trouveraient rien à redire à cette mesure et garderaient, pour un peu moins cher, un peu plus de leurs meilleurs joueurs.
      Joueurs, au demeurant, qui ont bel et bien été formés, éduqués, soignés, etc, en partie grâce aux services d’un État français qui lui furent octroyés en raison de sa nationalité française et qui lui seront à nouveau offerts lorsqu’il voudra redevenir résident français.
      Les USA l’ont bien compris qui appliquent ce système fiscal de double imposition aux citoyens américains, jusqu’aux marines en activité à l’étranger.
      Il suffirait de revoir les conventions fiscales entre la France et les pays de résidence des citoyens français (140 me semble-t-il) pour instaurer cette double imposition qui me parait relever de la simple justice. Pas la mer à boire.
      5% c’est mieux que rien, mais insuffisant. C’est un véritable principe de double imposition qu’il faut mettre en place. Un français expatrié doit être imposé globalement au même taux d’IRPP que celui qui serait le sien comme résident français, point.

  23. A votre question : « pourquoi le parti socialiste n’interdit-il pas les paris sur la fluctuation des prix ? » je peux répondre que les hommes de partis , lorsqu’ils sont « hors pouvoir » promettent tout et n’importe quoi , et même des choses intelligentes piquées sur le blog de Paul Jorion , par exemple , qu’en aucun cas ils ne comptent passer à l’application de leur séduisant programme . Il suffit d’écouter avec attention les hommes de pouvoir , droite comme gauche , au moment où ils perdent leur poste (Rocard,raffarin…) , perdant au même moment leurs  » éléments de langage  » ; il est intéressant de noter à ce propos combien la nomination du « viré » à un poste de « pantouflage » dès le lendemain évite bien des désagréments à l’oligarchie en place . Reste ici , sur ce blog , un travail théorique passionnant .

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