LE CAPITALISME À L’AGONIE, en librairie

Mon éditeur me fait gentiment observer que je n’ai pas véritablement annoncé le 16 mars la sortie de mon dernier livre. C’est vrai, on était quelques jours seulement après le tremblement de terre et le raz-de-marée au Japon, on découvrait Fukushima, cela m’aurait paru indécent d’attirer alors l’attention sur mes misérables petites affaires.

Le livre s’achète, et j’espère, se lit. L’un de mes co-auteurs m’a signalé qu’il était hier N° 18 dans les ventes sur Amazon.fr – ce qui est assez inattendu, je dois bien le dire, mais me fait néanmoins très plaisir.

Argumentaire du livre

À la chute du mur de Berlin en 1989, le capitalisme triomphait : privé d’ennemis, il cessait d’être un système économique parmi d’autres pour devenir la manière unique dont un système économique pouvait exister. En 2007, dix-huit ans seulement plus tard, autrement dit pratiquement au même moment à l’échelle de l’histoire humaine, il devait être aspiré lui aussi dans le maelström d’une destruction prochaine. Le capitalisme est aujourd’hui à l’agonie. Qu’a-t-il bien pu se passer ?

A posteriori, les dix-huit ans qui séparent la chute du capitalisme de marché à l’occidentale de celle du capitalisme d’État de type soviétique, apparaîtront anecdotiques, et les explications produites durant ces dix-huit années pour expliquer la supériorité intrinsèque du système qui a survécu de peu à son rival, anecdotiques elles aussi. L’Histoire retiendra l’ironie de cette conjonction. Une hypothèse rarement émise s’impose du coup : capitalisme et communisme furent-ils terrassés par le même mal ? La cause alors serait la complexité : l’organisation des sociétés humaines atteindrait un seuil dans la complexité au-delà duquel l’instabilité prendrait le dessus et la fragilité étant devenue excessive, le système courrait à sa perte.

Une autre explication éventuelle est que le capitalisme avait besoin de l’existence d’un ennemi pour se soutenir. L’existence d’une alternative vers laquelle les citoyens des démocraties pourraient se tourner par leur vote aurait maintenu le capitalisme dans les limites d’une certaine décence de la part de ceux qui bénéficient essentiellement de son fonctionnement. En l’absence de cette alternative, ses bénéficiaires n’auraient pas hésité à pousser encore plus leur avantage, déséquilibrant le système tout entier, et le menant tout droit à sa perte.

Autre explication possible encore : du fait du versement d’intérêts par ceux qui sont obligés de se tourner vers le capital, c’est-à-dire d’emprunter, pour réaliser leurs objectifs en termes de production ou de consommation, le capitalisme engendrerait inéluctablement une concentration de la richesse telle que le système ne pourrait manquer de se gripper tout entier un jour ou l’autre.

Entre ces hypothèses, il n’est pas nécessaire de choisir : les trois sont vraies, chacune à sa façon, et ont conjugué leurs effets dans la première décennie du XXIe siècle. Et c’est cette rencontre de facteurs mortifères qui explique pourquoi nous ne traversons pas en ce moment l’une de ces crises du capitalisme qui lui sont habituelles depuis deux siècles mais sa crise majeure, celle de son essoufflement final, et pour tout dire, celle de sa chute.

Nous examinerons les différents moments d’une époque qui voit une immense machine, ralentir d’abord, avant de s’arrêter.

Cette particularité nouvelle de l’absence d’un concurrent sérieux au capitalisme nous interdit de nous représenter avec clarté ce qui viendra à sa suite. Pour nous aider, il faut réfléchir à ce que nous entendons par ce bonheur que nous nous souhaitons à nous-mêmes, à nos enfants et aux enfants de nos enfants ; nous examinerons aussi la contradiction qui existe entre deux soucis dont ni l’un ni l’autre ne nous semble pouvoir être sacrifié : l’éthique, la vie morale, et la propriété privée, le droit de posséder, sans que cette possession ne puisse être légitimement remise en cause ; nous analyserons ce que signifie un monde où le travail devient rare mais où nous avons encore besoin pour vivre des revenus qu’il procure.

Certains phares de la pensée humaine avaient deviné que notre espèce se trouverait un jour confrontée à des questions sinon insolubles, exigeant du moins qu’elle amorce un tournant du même ordre de grandeur que celui qui nous fit passer du paléolithique au néolithique, ou des sociétés agraires aux sociétés industrielles. Nous tenterons de tirer profit de la réflexion de Robespierre, Saint-Just, Hegel, Marx, Lévy-Bruhl, Freud et Keynes, en particulier.

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147 réflexions sur « LE CAPITALISME À L’AGONIE, en librairie »

  1. Je l’ai commencé hier soir. Même si je m’attendais à un bon bouquin, je suis très favorablement surpris, c’est du solide, c’est tout ce que je peux dire pour le moment.

      1. Pour moi ce sera à la page 110. Passionnant. J’ai choisi quelques extraits pour mes lycéens… je voulais faire une petite expérience auprès de jeunes pas du tout habitués (lycée pro). Hé bien ils ont a-do-ré : incroyable !

  2. et re-fe-le-me-le- 1*2=2 , achété à credit 30 ans = 6 , dévalué de moitié = 0,50 , l’écart est de 12 fois.
    30 ans * 12 = 360 ans.
    Chérie j’ai obtenu le crédit , j’ai hypothéqué nos descendants jusqu’en 2371.

  3. Les clients achètent cet article avec Capitalisme, désir et servitude de Frédéric Lordon Broché EUR 11,40
    Il faudrait faire un pack cadeau…
    Je contacte les éditeurs…

    1. Moui, la plume de Lordon est certes percutante.
      Mais le conatus désincarné, ca reste un peu philosophique.
      Pour moi le « conatus », c’est l’énergie libidinale.
      Et la « Récommune », c’est en rapport avec la co-individuation, la « sublimation » chez Stiegler et Simondon.

      Tiens, puisque c’est le quart-d’heure livre, ça vaut-y le coup d’ouvrir le volume du jeune allemand Pertsch :  » Est-ce que je suis, et si je suis, je suis … COMBIEN ?  » ? Il a bcp de succès en Allemagne (n’est-ce pas Lisztfr?)
      Est-ce que ce « combien… » nous ramène aux « joies » du « Le Prix ? »

  4. Monsieur Jorion,
    plusieurs éléments motivent ma réaction d’aujourd’hui.
    1°) votre référence aux quakers;
    2°) le titre de votre livre;
    3°) l’écoute d’une interview de vous en 2009, proposée par Dailymotion à la suite de votre billet du vendredi;
    4°) le croisement qui se fait, consciemment ou non, sur ce blog, entre Fukushima et le système financier et qui me rappelle un peu la technique employée sur François Desouche qui se contente de juxtaposer des échos sur l’immigration à d’autres sur la délinquance;
    5°) un billet récent de Michel Rocard dans le Monde annonçant la fin de l’espèce humaine (ou en dénonçant le risque ?).

    J’ai l »impression, que sur son champ, et alors même que je partage un grand nombre de vos analyses, vous participez à un courant millénariste en train de se propager, via le web, dans nos consciences :
    « Mes Frères, la Fin est proche ! »
    Fin du capitalisme, fin de la société de consommation, fin de la domination de l’occident chrétien, et, pour les courants religieux, fin du monde en général… Peu importe, la fin est proche !

    Comprenez moi bien, ce n’est pas sur le fond de vos propos, que je partage,( tant sur la nécessité de bâtir un nouveau système économique que de cesser de parier sur une technologie que sa complexité non maîtrisable) que je m’interroge. Ce n’est pas sur le fond que s’impose à moi cette comparaison entre ce blog, que je fréquente régulièrement, et des cypto-racistes, religieux allumés ou ex politiciens vaticinants.

    C’est sur la forme et la tournure que prend votre blog. Déjà la violence des propos contre Eric Le Boucher, qui avait fait son travail ordinaire de défenseur du système en place en conseillant de ne pas lire votre livre, m’avait fait penser à un comportement sectaire où chacun des intervenants de ce blog se devait de fustiger le coupable pour vous faire allégeance.

    Mais l’extrait de Kurozawa que vous nous proposez me fait craindre un réel dérapage de votre site.

    « Jésus, a écrit A. Loisy, annonçait le royaume, et c’est l’Eglise qui est venue. » Tandis que l’on attend une fin, sans cesse remise au prochain épisode, le monde lui ne cesse de s’organiser.

    Il est donc temps, je pense, pour ce blog de quitter les passions tristes et la schadenfreude. Il est temps que vous entriez, que nous entrions dans le siècle et que nous commencions à construire. Formaliser autant que possible les différentes propositions qui ont été faites ici et les articuler, réfléchir aux différents moyens de diffuser ces solutions et de les faire admettre, via des canaux et des stratégies diversifiés, comme légitimes par le plus grand monde possible. En particulier par des décideurs.

    Ceci suppose qu’après un diagnostic partagé, nous entrions dans une phase de cristallisation de la pensée politique collective de ce blog ou d’autres blogs amis, phase toujours difficile, pleine de polémique et de distensions et excommunications sont nombreuses. Étape néanmoins impérativement nécessaire. Il m’a semblé que vous l’appeliez de vos vœux en 2009, mais qu’elle n’a pas vraiment progressé depuis.

    Cordialement,

    R.

    1. S’agissant de M. Le Boucher qui exécute un livre en moins d’une minute ,le procédé est d’une rare inélégance, qui mérite d’être dénoncée…

      1. Remarquez qu’il y en a qui avaient pour idole Friedmann, ils l’ont suivi comme le joueur de pipo, en chantant « la mondialisation heureuse » …..et nous ont amenés là où nous sommes.

        Évidemment ça n’était pas un blog,
        évidemment il fallait ingurgiter de force que nous étions heureux, alors que tout se dégradait, se délitait dans notre vie sociale et professionnelle.

        C’est bizarre, mais je me sens plus libre et moins exposée en suivant ce blog, qu’en suivant de gré ou de force les adeptes du marché et de la concurrence libre et non faussée.

        ya pas péril en la demeure va !

    2. bonsoir
      en réponse à votre attaque ridicule car excéssivel, si vous lisez l’anglais…
      http://www.commondreams.org/further/2011/04/08-1
      Bref, en face on ne partage rien de collectif, on ne construit pas en commun mais bien au nom de … … qui vous voulez, le miséricordieux ou l’unique, ou…??? Car « dieu est à nos côtés » dixit Dylan il y a déjà longtemps!!!
      Chris

      1. Merci francisco,
        pour cette image et pour son commentaire qui vont me servir un jour ou deux d’éphémère fond d’écran.
        Je ne pense pas avoir lancé une attaque excessive. Mais simplement, sans me soucier de ce qui se passe « en face », je propose que nous passions à l’action.
        Exemple :
        PJ dénonce un système bâti sur le pari, pari nucléaire, pari financier. Que faire pour imposer dans le débat des alternatives (sortie réelle du nucléaire, interdiction des ventes à découvert,…) ?
        La simple jouissance à avoir raison, ou à avoir eu raison avant les autres, ne suffit pas. PJ, par blog, livres, émisssions diverses, diffuse ses constats, ses analyses. Comment les décliner en propositions et en actes ? Comment les réaliser ?
        Si nous ne nous posons pas ces questions et ne tentons pas d’y trouver des réponses, nous devrons nous contenter d’un simple rôle de voyeur de la fin des temps.

      2. Paul Jorion n’a pas qu’un regard critique sur le capitalisme, il propose des solutions concrètes intéressantes pour en éliminer ses principales tares.

    3. Il y a manifestement en ce moment même un « truc qui ne tourne plus rond » dans l’économie occidentale, on peut l’interpréter de diverses façons, comme la fin de l’humanité pour certains, pourquoi pas, ou simplement comme la fin d’un système, l’ultra-capitalisme, je crois qu’on est nombreux ici à y penser.
      En tout cas il y a un avant-après chute du mur de Berlin, et un avant-après 2007.

      Pour le moment personne ne sait au juste quel nom donner à cette époque et les années qui vont suivre. PJ pense (semble penser) qu’un (seul) type nouveau de système éco va s’imposer, je pense qu’il y en aura plusieurs, simultanément, selon les grandes régions et la classe sociale.
      Un système descendant de l’actuel, une élite éco via de grandes firmes mondialisées toutes puissantes combattues par des associations de gens et de travailleurs recherchant un peu de justice et une vie décente.
      Un système de gens cherchant à ne plus dépendre du reste de la société mondialisée, vivant en petites communautés (groupes) dans les campagnes et les villes, presque en autarcie.
      Et, selon les endroits et les époques, une infinité de tentatives intermédiaires, avec et sans violence.

      1. Ce n’est peut-être pas la fin du monde qui s’annonce, ou qui se passe, mais d’un monde.
        Ce monde-là fut créé par des protestants adeptes du libéralisme économique, où seuls le gain, l’argent, son accumulation, et le prestige socio-professionnel qui en découle, au détriment de tout, priment. Le monde s’est désanchanté, a perdu son/ses sens…
        Ils ont été trop loin, leur machine casse.
        Le jeu qu’ils ont construit se détruit – Paul Jorion, à mon sens, ne fait qu’en faire le constat, au minimum… C’est même sain, et c’est pour cela qu’il est très écouté. N’est-ce pas normal.

        Après, « il faut que », etc… « On est con, il est débile » ! C’est la question du pouvoir ! Seule une insurrection permettra de trier. Qui saura instaurer la démocratie, comment ? Relisez Auguste Blanqui… et Theodor Kaczinsky.

      2. @ancestral

        Ce monde-là fut créé par des protestants adeptes du libéralisme économique, où seuls le gain, l’argent, son accumulation, et le prestige socio-professionnel qui en découle,

        Ah ! Bien sûr. Saleté d’engeance parpaillote… Sus aux huguenots !

      3. @ vigneron

        Ancestral fait manifestement référence à Max Weber. Il ne s’agit pas de s’en prendre aux RPR (Religions Prétendument Réformées) mais à une éthique fondatrice du capitalisme rhénan puis anglo-saxon.
        La question désormais est de savoir si un autre capitalisme sortira de la fournaise actuelle ou bien si un nouveau type de rapports socio-économiques arrivera à en émerger.
        Je préfèrerais la seconde solution, mais elle n’a pas la faveur des pronostics. A nous d’introduire les composants nécessaire à son émergence. La révolte, insurrection, révolution est une belle chose, certes. Mais un autre regard sur la réalité est autrement plus puissant.

    4. @ Renard

      Sur le fond, j’aurais tendance a approuver ce que vous dites. Verser dans le sensationnalisme, le démontage systématique des opposants, et ne pas rester aussi neutres et impartiaux que possible, cela n’est pas très souhaitable. Ne serait-ce que parce qu’on pourrait tomber un jour dans l’excès inverse de ce qu’on dénonce aujourd’hui: l’humanité est très forte pour ça, passer d’un excès à l’autre tel un balancier, sans jamais s’arrêter vraiment au juste milieu.

      D’un autre coté, réfléchissez aux moyens de communication et de propagande modernes: sans un peu de « com », de démagogie, de démontage de l’adversaire, arrivera t’on à faire passer le message au plus grand nombre des citoyens?
      Entre des économistes et blogueurs convaincus et un peu caustiques et sensationnalistes, et des économistes et blogueurs doux rationnels et modérés, je sais qui gagne la lutte de communication. Je regrette même parfois que Paul Jorion ne soit pas d’avantage « un roi de la com’ « . Je l’ai vu une seule fois à la télé (hélas), et je l’avais trouvé trop technique, pas assez percutant, et surtout bien trop « gentil » face à ses adversaires libéraux qui assénaient les contre vérités avec un aplomb total… Mais bon, on est rarement bon économiste et bon vendeur de tapis à la fois.

      1. @ G.

        Observons la façon dont les Trolls réagissent à l’émotion, fut elle légitime.
        Un excellent exemple en est donné par l’intervention de Yves (41) dans le fil du temps qu’il fait du 8 avril.
        1°) Ne pas heurter
        – éviter les invectives
        – ne jamais prendre le lecteur, ou l’auteur de front
        – faire passer les affirmations sous forme de questions.
        2°) Dépassionner
        – en faisant long et chiant;
        – en multipliant les chiffres et les références.
        3°) Materner
        – en montrant le confort de la situation actuelle
        – en soulignant la vanité et les risques qu’il y aurait à s’écarter du sens commun.

        Ce type de post s’est multiplié sur la toile dès le lendemain de la catastrophe de Fukujima, nous montrant que l’industrie nucléaire s’était depuis longtemps préparé une communication de crise (et sans doute qu’elle estime statistiquement ces crises inévitables).

        Aller vers le domaine de la « com » et de la « démagogie » ne me semble pas pertinent, tout simplement parce qu’en face, ils y sont meilleurs que nous.

        Alors, c’est par d’autres moyens que nous devons faire en sorte que les analyses développées ici soient comprises et intégrées par ceux qui organisent cette société. Quitte à l’organiser nous même, allez savoir.

        Quant à l’utilité qu’il y aurait pour PJ à ‘être un « grand communicant », j’ai des tas de choses interessantes à dire là dessus, mais, ce soir, j’ai un livre à lire.

      2. Merci Renard, mais vos interventions antérieures ici nous ont convaincu que vous faites vous-même partie du commando « com » que vous évoquez. Aussi quand vous dites à vos amis : « en face ils sont meilleurs que nous », il me semble que la discussion que nous avons ici depuis un mois vous donne entièrement raison. Et pour ce soir : bonne lecture ! Quand la journée est terminée, il faut en effet se délasser.

      3. @Renard : à propos du post de « Yves (41) dans le fil du temps qu’il fait du 8 avril » : ce que vous en dites, (vos points 1, 2 et 3), me semble tellement juste qu’on pourrait croire que Yves avait ces recommandations sous les yeux au moment de poster !

    5. Renard,

      J’ai de la peine à vous comprendre. Vous reprochez à ce blog d’être une église dont le gourou est Paul Jorion. Vous le faites sur la base de 5 éléments non liés entre eux de façon logique. Le seul terme justificatif de votre opinion est une citation d’une autorité (argument d’autorité ?) et votre nez bouché aux réactions à ce que dit Eric Le Boucher du dernier livre de Jorion. Tout cela ne tient pas ensemble.

      Quitter les passions tristes et la Schadenfreude est justifié. J’ai un souvenir de vidéo du vendredi où Jorion le recommande. Donc le gourou de cette église a les pieds sur terre. Il vous contredit avant votre message actuel

      J’ai parcouru les autres réactions de ce billet. Je vous ai trouvé méprisant envers différents intervenants et toujours aussi pauvre en justification pour votre mépris. Votre autorité n’est pas établie et même si elle l’était, je vous demanderais des explications précises, surtout si vous méprisez les intervenants. C’est la chose que je déteste le plus au monde.

      Vous avez le droit de démolir une idée idiote. Mais je vous signale que mépriser son auteur est, selon moi, une erreur, une faute.

      Si j’ai raison, vous me trouverez choquant et agressif sans raison valable. Vous saurez alors ce qui a motivé cette réaction à défaut de me comprendre.

      1. @ DidierF

        Je ne vous répondrai pas puisque PJ vient de m’exclure, ci-dessus, de la sphère du nous.
        C’est assez douloureux, mais légitime, puisqu’il est ici chez lui.
        Souhaitez lui bonne chance de ma part.

    6. En 1787, Charles Alexandre de Calonne, contrôleur général des finances, face à la situation catastrophique de l’économie française, tentat de convaincre l’aristocratie règnante qu’il fallait absolument abolir leurs privilèges pour redresser la situation. On connaît la suite: il s’est fait virer et la bêtise absolue a poursuivi sur sa lancée jusqu’à la révolution.
      Qu’en est -il aujourd’hui devant une situation encore plus désastreuse? Il y a bien Sarkozy, coup de poing sur la table pour vouloir dompter le capitalisme et ses dérives. Résultats? lui aussi, et de la part de ses pairs s’est fait répondre « Cause toujours… »
      Dans les deux cas, la tentative venait de l’intérieur et s’est heurté à un mur. Alors de l’extérieur tout cela m’apparaît être un très vaste chantier, parce que ceux qui tirent avantage de ce systême sont ceux qui détiennent tous les pouvoirs: les fortunes, les politiques, les journalistes alignés.
      Il faudra beaucoup de temps et de bonne volonté…et un peu de foi, pour qui peut encore.

  5. À la chute du mur de Berlin en 1989, le capitalisme triomphait : privé d’ennemis, il cessait d’être un système économique parmi d’autres pour devenir la manière unique dont un système économique pouvait exister. En 2007, dix-huit ans seulement plus tard, autrement dit pratiquement au même moment à l’échelle de l’histoire humaine, il devait être aspiré lui aussi dans le maelström d’une destruction prochaine. Le capitalisme est aujourd’hui à l’agonie. Qu’a-t-il bien pu se passer ?

    A posteriori, les dix-huit ans qui séparent la chute du capitalisme de marché à l’occidentale de celle du capitalisme d’État de type soviétique, apparaîtront anecdotiques, et les explications produites durant ces dix-huit années pour expliquer la supériorité intrinsèque du système qui a survécu de peu à son rival, anecdotiques elles aussi. L’Histoire retiendra l’ironie de cette conjonction. Une hypothèse rarement émise s’impose du coup : capitalisme et communisme furent-ils terrassés par le même mal ? La cause alors serait la complexité : l’organisation des sociétés humaines atteindrait un seuil dans la complexité au-delà duquel l’instabilité prendrait le dessus et la fragilité étant devenue excessive, le système courrait à sa perte.

    Ce n’est pas pareil que mon propre analyse, mais en lisant je suis assez d’accord que la complexité el l’instabilité que ça peut créer est la cause de la chute du capitalisme.

    L’origine de la complexité est un sujèt intéressant à debattre!!!

    Une autre explication éventuelle est que le capitalisme avait besoin de l’existence d’un ennemi pour se soutenir. L’existence d’une alternative vers laquelle les citoyens des démocraties pourraient se tourner par leur vote aurait maintenu le capitalisme dans les limites d’une certaine décence de la part de ceux qui bénéficient essentiellement de son fonctionnement. En l’absence de cette alternative, ses bénéficiaires n’auraient pas hésité à pousser encore plus leur avantage, déséquilibrant le système tout entier, et le menant tout droit à sa perte.

    Quand nous avons besoin de vivre par soi-même c’est beaucoup plus compliqué (et plus simple aussi 😉 ) que de survivre par rapport une adversaire « idélogique ». Dans les deux cas on nourit l’idéologie des deux qui nous avons éloigné de la réalité.

    « La réalité » est l’intégration des deux idéologies, raciné dans la vie quutidienne.

    Autre explication possible encore : du fait du versement d’intérêts par ceux qui sont obligés de se tourner vers le capital, c’est-à-dire d’emprunter, pour réaliser leurs objectifs en termes de production ou de consommation, le capitalisme engendrerait inéluctablement une concentration de la richesse telle que le système ne pourrait manquer de se gripper tout entier un jour ou l’autre.

    Aussi très valable. La fuit à l’avant sans fin! Si j’intrerprète bien!

    Entre ces hypothèses, il n’est pas nécessaire de choisir : les trois sont vraies, chacune à sa façon, et ont conjugué leurs effets dans la première décennie du XXIe siècle. Et c’est cette rencontre de facteurs mortifères qui explique pourquoi nous ne traversons pas en ce moment l’une de ces crises du capitalisme qui lui sont habituelles depuis deux siècles mais sa crise majeure, celle de son essoufflement final, et pour tout dire, celle de sa chute.

    Comprendre l’origine de la crise aide de nous voir le leurre que nous avons créé.

    Nous croyons dans une illusion bureaucratique et c’est celà qui est en crise. Si nous continuons de croire et s’attacher à cette illusion la crise va continuer d’exisiter.

    Nous examinerons les différents moments d’une époque qui voit une immense machine, ralentir d’abord, avant de s’arrêter.

    Oui c’est vrai! C’est quoi qui s’arrête? 😉

    Cette particularité nouvelle de l’absence d’un concurrent sérieux au capitalisme nous interdit de nous représenter avec clarté ce qui viendra à sa suite. Pour nous aider, il faut réfléchir à ce que nous entendons par ce bonheur que nous nous souhaitons à nous-mêmes, à nos enfants et aux enfants de nos enfants ; nous examinerons aussi la contradiction qui existe entre deux soucis dont ni l’un ni l’autre ne nous semble pouvoir être sacrifié : l’éthique, la vie morale, et la propriété privée, le droit de posséder, sans que cette possession ne puisse être légitimement remise en cause ; nous analyserons ce que signifie un monde où le travail devient rare mais où nous avons encore besoin pour vivre des revenus qu’il procure.

    Un bonne demarche!

    Certains phares de la pensée humaine avaient deviné que notre espèce se trouverait un jour confrontée à des questions sinon insolubles, exigeant du moins qu’elle amorce un tournant du même ordre de grandeur que celui qui nous fit passer du paléolithique au néolithique, ou des sociétés agraires aux sociétés industrielles. Nous tenterons de tirer profit de la réflexion de Robespierre, Saint-Just, Hegel, Marx, Lévy-Bruhl, Freud et Keynes, en particulier.

    Personellement je pense, croit 😉 nous avons besoin une intégration des trois grands:

    Montesquieu,
    Adam Smith
    et
    Marx

    qui va democratiser l’economie et donner corps au état de droit avec chaque individu comme pierre de base.

    1. Peter Hoopman,

      Le « doux commerce » de Montesquieu a été intégré par Adam Smith. Selon Michea, c’est une impasse. Marx a intégré ce qu’Adam Smith défendait dans son analyse (si j’ai compris quelque chose). L’intégration me semble faite. Elle a donné un résultat, au mieux, incomplet.

      Chaque individu est une pierre de base de ce qui se passe actuellement. Chaque individu est invité, encouragé, poussé et même forcé à devenu un démiurge se créant lui-même. Les lois sont faites pour permettre à ces individus de se réaliser. Toute discrimination est vigoureusement combattue car elle pourrait empêcher ce but. L’économie est dans toutes les relations humaines et placée avant la personne avec qui on est en relation.

      Votre programme est réalisé. Nous y vivons. Il va dans le mur.

      Je vous présente mes condoléances pour vos espoirs.

  6. Bonjour

    je l’ai déjà acheté (contrairement aux précédents, mon (petit) libraire l’avait déjà (en 3 ex.) et je n’ai pas eu besoin de le commander) mais je ne l’ai pas encore lu.

    Paul, connaissez-vous les livres de John Saul ?

    Car je crois que je trouverai dans votre livre bien des parallèles avec le très bon livre ‘Mort de la mondialisation » de ce canadien dont j’ai parlé plusieurs fois chez moi. http://zgur.20minutes-blogs.fr/tag/john+saul et dont certains ont cité ici « Les bâtards de Voltaire ».

    Et encore merci pour votre blog (je le lis toujours même si je n’interviens que rarement) et pour vos livres.

    Zgur_

      1. Je vous encourage vraiment à le découvrir. Romancier et essayiste, j’ai lu plusieurs de ses essais (mais aucun de ses romans- et attention, il a un homonyme étatsunien) dont « Le compagnon du doute » et bien sûr « Mort de la mondialisation »

        Je suis certains que vous aurez beaucoup de choses intéressantes à vous (et à nous) dire.

        Et puis tiens ! Y a t il un organisateur dans la salle pour provoquer une rencontre ?

        Zgur_

      2. @Zgur

        Le livre de John Saul s’appelle « Mort de la globalisation et pas « Mort de la mondialisation »

        Dans une recension très critique de ce livre ( http://www.jacquesbgelinas.com/index_files/Page1177.htm ), on lit ceci :
        « Quand on lui demande s’il voit une différence entre globalisation et mondialisation, John Saul répond par une esquive : «La terminologie n’est pas importante»… ».

        Votre malheureux lapsus me fait croire que, pour vous aussi, la terminologie n’a pas d’importance!

      3. @André

        Si vous aviez été voir sur mon blog où je parle bien du livre « Mort de la globalisation » et non de la mondialisation, comme je l’ai fait ici par erreur en écrivant trop vite mon commentaire.

        Par ailleurs, c’est uns particularité française (ou francophone ?) de parler de mondialisation quand les anglo-saxons parlent de globalisation. Et j’avais lu l’article critique que vous citez, il me semble particulièrement léger, mais ce n’est là que mon avis.

        Lisez plutôt John Saul.

        Arf !

        Zgur

    1. « Les bâtards de Voltaire » de John Saul, il y a bien 20 ans de cela, est un des livres qui m’a beaucoup marqué. Il y dénonce l’excès de rationalité qui en devient… déraisonnable. Les énarques sont une des cibles principales de ce livre très critique et on ne peut qu’applaudir quand on voit où cette caste conduit la France…

    2. Je vous conseille « Les Bâtards de Voltaire ». Il montre que la Raison a ses déviations et que le résultat n’est pas toujours glorieux. Ce livre m’a marqué. Ses exemples (il y en a trop) m’ont convaincu que la Raison seule (cette faculté fabuleuse d’organiser mes connaissances pour les retenir ou les présenter ou encore les utiliser) a ses ratés.

      Il y a là un portrait de McNamara où il est accusé d’avoir fait perdre la guerre du Vietnam aux USA. Ce personnage est comparé avec Richelieu. Le second s’en sort mieux. Il y a aussi un portrait de Voltaire pas du tout convenu. J’en connais qui vont détester.

      Ce livre montre que l’usage exclusif de la Raison en négligeant les réalités du « terrain » où elle s’exerce ne donne que des mauvais résultats. Des exemples de négligences de ce type sont énoncées. Leurs auteurs sont traités de « Bâtards de Voltaire ». Ce dernier n’avait pas que des qualités, mais il savait respecter ce qui se passait sur le terrain.

      J’ignore si John Saul vit encore. Mais je vois dans les mouvements Tea Party, les think tanks et les actes des défenseurs des marchés des applications exclusive de la Raison. Je vois dans ces exemples et d’autres non cités ici des « Bâtards de Voltaire » en action.

      Ils me convainquent que nous attendons trop de la Raison. Il me convainquent qu’il est possible d’être intelligent, sincère, engagé, etc… et défendre ce qui m’apparaît insensé, stupide, suicidaire, cruel, etc… Ils me rappellent que la Raison ne peut pas aller au-delà des conséquences qu’elle peut tirer des axiomes de base. La Raison est un moyen fabuleux d’explorer les conséquences d’observations ou d’axiomes. C’est aussi une prison car elle ne sort jamais du domaine qu’elle permet d’explorer.

      Appliquer rationnellement des axiomes à des problèmes hors de leur domaine d’action (la courbe de Gauss en finance) donne des catastrophes.

      1. Appliquer rationnellement des axiomes à des problèmes hors de leur domaine d’action (la courbe de Gauss en finance) donne des catastrophes.

        Et c’est surtout une preuve d’incompétence.

  7. Il ne suffit pas d’agencer des analyses connues pour aller de l’avant face à une situation que nous sommes nombreux plus à sentir qu’a comprendre.
    C’est votre grand mérite « taulier » que de vous y essayer, de nous le faire non seulement partager mais aussi d’échanger entre nous et avec vous. Malheureusement il n’y a semble t’il pas souvent dépassement possible sur le blog des deux horizons intellectuels tabous du 20 ème siècle : Darwin et Freud. Dommage. Car ce serait bien nécessaire. Car après tout, ce que vous nommez « capitalisme », qu’est ce d’autre au final que les conséquences de leurs conceptions dans la vie sociale et économique?
    Ceux qui le peuvent en sont déjà plus loin avec « la première vision positive
    du XXIe siècle »
    , semble t’il.
    On ne surmonte évidemment pas collectivement du premier coup des habitudes de pensée bien ancrées et il faudra un peu de temps pour prendre vraiment en compte cette approche qui est plus fondée qu’on ne le croiera d’abord.
    Malheureusement, pour les seuls francophones, il y aura en plus l’obstacle de la langue, mais après tout ni Marx, ni Freud, ni Darwin n’ont écrit en français.
    Le site http://revenudebase.free.fr/ propose une certain nombre de documents traduits en français pour ceux qui ont besoin « d’air sous les ailes »

  8. Monsieur P. Jorion
    Je vais commander ce livre de suite mais croyez moi je vais être difficile à convaincre. Depuis des siècles tout au moins depuis les 4 derniers, c’est à dire ceux à partir desquels on a commencé à étudier l’Economie, Adam Smith et jusqu’à nos jours, en passant par l’époque de la Révolution (de Saint Just- Robespierre) en voulant bien survoler Marx, tout le monde me prédit la « Fin du Capitalisme ». J’ai beaucoup lu vos reportages qui explique les différents phénomènes des causes et des conséquences des crises « La crise du capitalisme américain » – « La crise » (des subprimes aux seïsmes financiers) – « L’implosion ». Mais là, bien que je sois libéral et démocrate, j’espère pouvoir être convaincu car le « Capitalisme financier international et ravageur de civilisations n’a pas le droit de survivre. C’est le Point commun que nous possédons.

  9. Ah…je comprends pourquoi les marchés sont à la hausse … afin que votre livre ne devienne pas un bestseller 🙂

  10. Je ne suis pas sûr qu’il y ait un rapport, mais tout de même, ce genre de papier donne à réfléchir, question « agonie du capitalisme »…

  11. @Renard, bien sur qu’il est bon d’etre toujours en vigilance par rapport aux derives sectaires dans tous les groupes humains porteurs de pensée, d’idée, de croyances… ; même Freud de 1900 à 1920, années qui representent les debuts de la Psychanalyse, a du evincer des éléves contestataires qui attaquaient sa theorie naissante et pas encore consolidée. s’il ne l’avait pas fait, la psychanalyse aurait été detruite dans l’oeuf de l’interieur . Les propositions de Paul JORION sont subversives au regard des detenteurs du pouvoir (politique et economique) , elles sont à contre-courant du politiquement correct. Ses propositions bruissent dans le landerneau médiatico-politique mais sont loin d’etre consolidées et toujours attendues au coin de la rue au bazouka, à la moindre occasion par une armée de bons petits soldats experts-specialistes-commentateurs qui pressentent un potentiel dansger mais n’ont pas l’intention de s’en laisser compter par un OVNI d’anthropologue exterieur au sérail. A ce titre, il est indispensable, que NOUS, lecteurs et lectrices assidus de ce Blog depuis sa creation, défendions, contre les attaques outrancieres et remachées, l’approche atypique de Paul JORION , qui, parce qu’il est un homme-libre doublé d’un libre-penseur est en quelque sorte un homme-à-abbattre pour la nomenklatura bien-pensante. TOUTES PENSEES SUBVERSIVES ET NOVATRICES DOIT COMPORTER “UNE DOSE” DE PROTECTIONNISME POUR SURVIVRE (d’autres appelle cela Sectarisme à dessein de disqualification)

    Pour finir, les idées de Paul JORION essaime, il suffit pour s’en convaincre de lire le tout nouveau programme du Parti Socialiste

    Constance DAERDENNE
    Présidente de la Republique de Sanglongie
    dont Paul JORION a accepté d’etre CITOYEN D’HONNEUR
    http://www.facebook.com/profile.php?id=100000769085996

    1. Bonsoir Constance,
      dans un premier temps, j’ai cru que votre post en forme de génuflexion était au second degré, car j’estime personnellement qu’un débat fécond suppose qu’on discute des propositions divergentes voire hérétiques, plutôt que d’évincer du groupe les mauvais esprits.
      Mais de toute façon, ce n’était pas le sujet de mon intervention. J’attirais simplement l’attention sur un millénarisme qui tournait au lieu commun, et sur la nécessité, ici ou ailleurs de formaliser des solutions et de les porter.
      De plus, j’ai bien ri quand j’ai lu que le « tout nouveau » programme du PS avait été influencé par les idées développées sur ce blog ou dans les livres de PJ. Merci de nous préciser en quoi, car la chose m’a échappé à un tel point que je n’y ai personnellement vu qu’une vague resucée de catalogues fin de siècle.

      1. @Renard dit « resucée de catalogues fin de siècle »
        Ce n’est pas avec des argument de ce niveau que vous convainquerez quiconque. . Aristote et Platon ne sont en rien démodés, depuis 30 ans, on ne cesse de redécouvrir Spinoza, le marxisme n’a pas dit son dernier mot… Une idée vraie ne cesse de l’être parce que le niais la qualifie de fausse. L’âge des idées n’a rien à voir avec sa pertinence, mais si elle est reprise, c’est plutôt qu’elle est bonne.

      2. @ Pol
        Droit d’inventaire:
        Aristote, à la rigueur.
        Platon, sans moi.
        Spinoza, matin et soir et entre les deux.
        Le marxisme a depuis longtemps lâché son dernier mot, mais nous avons toujours beaucoup à trouver chez Marx.
        Il est vrai qu’une idée ne cesse pas d’être vraie parce que le niais (moi ?) la dit fausse. Simplement, je n’en ai rencontré aucune dans le laborieux listing consensuel qui nous a été servi.
        Aucune des 30 propositions faites ne me déplait, certaines me semblent indispensables, mais :
        Sortie du nucléaire, bof. Interdiction de casino financier, nib. Nationalisations, connais pas.
        Et le tout appuyé sur un taux de croissance de 2,5%, sorti d’on ne sait où.
        Que le PS avance dans sa stratégie électorale est légitime.
        Simplement, ici, ça n’est pas le sujet.

      3. Va pour un tx de croissance bidon, reste que la sortie du nucléaire est programmée, pour la raison qui justifie son existence. « L’atout économique » du nucléaire deviendra vite pour nous français (52 réacteurs) et 1er pays agricole de la CEE un « boulet économique » nos produits agro-alimentaires seront ostracisés (je citai ailleurs l’incidence d’une fuite à la centrale de Nogent/Seine et son impact sur le champagne: 150 ans d’interdiction ) L’exemple du Japon signe la fin du nucléaire civil pour des raisons économiques, les seules qui marchent en ce monde déraisonnable.
        Pour les nationalisations à l’égard desquelles nous nous gaussions il y a encore peu de temps, nous redécouvrons toutes leurs vertus, pour peu qu’elles soient relookées…
        Je suis plutôt étonné par la pertinence des idées émises par certains soc ( voir Montebourg) encore que je ne sois encarté, et plutôt écolo. Quant à votre avis, je ne peux en lever l’ambiguïté puisque vous adhérez aux 30 propositions des soc, tout en les jugeant démonétisées.

      4. @ Pol

        Je suis en accord avec ce que vous dites sauf que le projet du PS ne le dit pas.
        Je ne vois pas de programmation de sortie du nucléaire dans ce programme. Simplement un rééquilibrage au profit d’énergies renouvelables. J’ai la même confiance dans cette proposition qu’envers un fumeur qui prétend qu’il va diminuer ses doses.
        Le mot en N n’est même pas prononcé. Il est juste question d’une « banque publique d’investissement » dont on voit mal comment elle sera financée, sauf à se contenter de phagocyter des structures déjà existantes.
        Quand à la dette, le problème est écarté par deux articles hilarants, l’un qui prévoit de lui affecter la moitié de « marges financières » improbables, l’autre supposant que nos partenaires soient partants pour endetter l’Europe en plus des États insolvables qui la constituent…
        Je n' »adhère » donc pas à ces propositions. Sans ambiguïté.
        Je prends ce projet pour ce qu’il est, un crédo capable de créer un consensus (c’est à dire l’apparence d’un consensus) interne et externe. Une marche vers l’accession à un pouvoir politique déclinant. Et je suis heureux qu’il existe.
        De plus un certain nombre de propositions vont dans le sens d’une redistribution capital/travail, et je crois qu’il y a un accord global sur ce site pour dire que la part croissante accordée aux revenus du capital est la cause des dernières crises du système financier.
        Le travail diffus qui a eu lieu sur ce blog (où d’ordinaire j’interviens peu) a eu pour pour moi l’avantage de dégager de nouveaux paradigmes, de m’ouvrir de nouveaux angles de vue, et même de me contraindre à réfléchir à des sujets que j’avais soigneusement évités jusque là.
        Ce travail le PS ne l’a pas accompli. Ou alors, il se garde bien de le faire savoir.

      5. @renard, j’ai relu plusieurs fois votre poste croyant qu’il était au 5eme degré .
        Mais non, apparemment. Aussi, je vous rappelle qu’un « DEBAT FECOND » existe sur ce blog depuis plus de 3 ANS avec des contradicteurs de qualité.

        Dans tous débats le FOND a autant d’importance que la FORME puisque celle ci est le marqueur du respect que l’on a pour son contradicteur.

        Aussi, Un TON triomphal et meprisant rend tout débat VAIN. Il est donc sage de ne pas perdre son temps ; Il y’a tant de débatteurs de qualité à rencontrer !

        le Renard est rusé pas méprisant …

      6. @ Constance DAERDENNE

        Madame la Présidente,
        je vous prie de croire que mon intention n’était nullement de vous heurter et et que mes propos, certes ironiques, ne contenaient aucun mépris à votre encontre.
        Cependant, à vous voir charger telle la laie défendant son marcassin, je me rends compte qu’ils ont du vous toucher plus que j’en avais l’intention. S’ils vous ont blessée, je vous présente mes sincères excuses.
        D’autant que, plus que de vous contredire, ils avaient pour but de vous poser une question que je renouvelle ici :
        En quoi le programme du PS démontre-t-il l’essaimage des idées de PJ ?
        Respectueusement,
        R.

      7. Renard
        Mais le millénarisme annonce la fin du monde, surtout aux dates ronde du calendrier (an 1000 ou an 2000). Ici certains annoncent, espèrent ou redoutent la fin d’un système qui plonge le monde dans une perte de sens et une déshumanisation profonde depuis près de 2 siècles. Ce n’est pas une fin mais un début. Espoir et attente et pas tête sous le sable à la manière de l’autruche. Pas de millénarisme donc (surtout en 2011 chiffre absolument banal…; quoique, selon les tenants du New Age…).

      8. @ Alain A

        Le millénarisme ne fait pas (sauf peut-être étymologiquement) référence à une date se terminant par 000. Cependant nous pouvons remplacer le terme par celui, plus pédent d’ eschatologie.
        Nous attendons, observons, sur ce blog la fin d’un système, pour reprendre vos mots. La question que je persiste à poser est :
        Que faisons nous pour que le système à venir soit celui que nous espérons plutôt qu’une simple évolution vaguement moralisée (plus efficiente) de l’actuel ?

    2. Mme Constance, en parlant de Freud, lisez « la mort d’une idole » et vous comprendrez que de sectarisme il faut se prémunir à tout prix. Si Freud n’avait pas existé, je ne crois pas qu’on s’en porterait plus mal, et certains se porteraient bien mieux. Il n’a pas inventé l’inconscient et un autre aurait sans doute mieux fait. D’ailleurs, d’autres depuis on essayé d’améliorer un peu, de prendre ce qu’il y a d’intéressant pour sortir du sectarisme la psychanalyse, c’est-à-dire de sortir de Freud et ses obsessions, mais c’est pas gagné apparemment. Ce n’est que mon avis.

  12. MR Jorion;

    Puisque vous parlez et soutenez le mouvement de decroissance, j’aurai besoin de vous, puisque aucun broker ma repondu a ma question. Peut etre vous pourriez m’aider avec votre connaissance de la finance.

    La seule maniere d’obtenir une decroissance saine,et de modifier ce capitalisme a l’agonie; est la suivante: il faut faire s’ecrouler toute la finance. Le CAC a 500 points, WST a 4500 point, etc…. maximun. Vous parlez de l’inteligence artificielle, je vous ai deja ecrit sur ce sujet sans reponse de votre part. Il me faut votre aide pour savoir combien il faut investir sur les marches pour pouvoir faire bouger l’indice boursier de 1 pip; et surtout combien est le delai temps informatique pourque l’ordre puisse faire bouger 1 pip l’indice boursier. Personne veut me repondre dans le milieu financier; pouvez vous m’aidez??????

    Sachez que toute la finance est basee sur une struture geometrique et statistique fixe, un patron , une regle universelle. Le mouvement revolutionnaire qui est en train de naitre n’obtiendra aucun resulta via manifestations, casse, etcc, il faut ataquer dans le sens d’Eric Cantona.

    Sachez aussi que l4esprit Saint dont vous parlez est present surtout a partir de 01 H AM tout les jours; la vient toute inspiration saine.

    Je comprendrai votre non reponse.

    Salutations.

    1. Zavez misé tant que ça á la baisse pour en arriver là ?

      Sachez aussi que l’esprit Saint dont vous parlez est present surtout a partir de 01 H AM tout les jours; la vient toute inspiration saine.

      Heure d’été, d’hiver, GMT, de Djakarta, du soleil ? Ou p’têt « cette heure arrêtée au cadran de la montre, que serais-je sans toi, que ce balbutiement » ?

      Je comprendrai votre non reponse.

      Moi auss et vous avez bien fait de mettre le futur simple plutôt que le conditionnel.

  13. Jorion, sans rire ( 🙂 ), comme prévenir vaut mieux que guérir, agir que réagir, et au vu de la tournure que prend la com du FN sur son « programme économique » , je ne saurais trop vous conseiller d’annoncer solennellement que vous condamnez à l’avance toute tentative de récupération de vos travaux, de vos idées ou de vos propositions par le FN ou des membres de ce parti qui feraient pour cela directement référence à votre nom.
    Parce que mine de rien, devant le fiasco médiatique et sondagier de leurs propositions économiques et compte tenu du caractère fantômatique de l’équipe d’économistes qui en seraient la caution « scientifique » – un prof de Dauphine élu FN plus deux ectoplasmes ânonymes (because peur des représailles professionnelles « maccarthystes » dixit la Martine Nationale) – ils essayent de réquisitionner rapidos le ban et l’arrière-ban de ce qui fait un peu de buzz. Piketty, Sapir, Gréau, Cotta, Saint-Etienne et même Artus, fédéraliste s’il en est ! Ça braconne sévère et tous azimuts !
    Évidemment réactions outrées des intéressés (voir le Parisien qui les a interrogés).
    Bon j’ai du mal à voir ce qu’ils pourraient piocher dans vos bouquins où sur le blog. La preuve, vous êtes pas sur la liste. Pas encore…
    Et pi ça f’rait p’têt encore un p’tit buzz…

    http://www.boursier.com/forum/thematique/bistrot/le-fn-et-sa-difficile-recherche-de-credibilite-economique-i155806.html

    1. Dès l’instant où des scientifiques, des politiciens, des philosophes, etc. répètent et habitent la même théorie, ils s’adorent entre eux, mais haïssent ceux qui en récitent une autre. La théorie prend une fonction de clan et non plus de pensée. Cyrulnik Boris, Dialogue sur la nature humaine, avec E. Morin, p.40, Éd. de l’Aube, 2000

      1. @Mike
        Ah ouaiiiis d’accoooooord… Passionnant. Si si, vraiment.
        Sauf que là on cause pas théories mais positionnement politique basique et je ne suis pas certain que les Morin et Cyrulnik se rangeraient spontanément à l’endroit où vous les placez là, en l’occurrence sur une frontière très floue, pour le moins.
        Je vois par ailleurs que votre relativisme n’est effectivement pas qu’historique…..

  14. Bonjour M. Jorion,

    vos livres seront-ils publiés dans des collections plus abordables (livres de poche, folio) ?

    19 € est au-dessus de mes (modestes) moyens, hélas !

    Et merci d’exister M. Jorion ; )

    1. Les éditeurs essaient de faire vivre les auteurs, ce dont ceux-ci leur sont toujours reconnaissants. Ceci dit, les personnes qui disent n’avoir que des moyens modestes devraient s’abstenir de communiquer des adresses mail bidon. Si vous voyez ce que je veux dire.

      1. Voilà qui pourrait engager un débat fleuve sur les questions de propriété intellectuelle… Ceci dit là j’ai pas vraiment le temps de m’y coller là tout de suite.

        Quoi qu’il en soit je vous trouve un peu dur sur ce coup monsieur Jorion. On pourrait en effet facilement trouver d’autres raisons que la malveillance pour expliquer l’absence d’une adresse mail valide, et notamment chez des personnes aux revenus modestes. La personne qui n’a pas de connexion internet personnelle et qui surfe occasionnellement depuis un cybercafé, par exemple…

      2. ok
        vous cites(situer)
        =================
        Les éditeurs essaient de faire vivre les auteurs, ce dont ceux-ci leur sont toujours reconnaissants. Ceci dit, les personnes qui disent n’avoir que des moyens modestes devraient s’abstenir de communiquer des adresses mail bidon. Si vous voyez ce que je veux dire.
        =====================
        Pourquoi perdre votre temps ?
        Peut importe la bêtise sur internet ou alieur .cool barbichu,apprenez à aimer….
        demande à JA comment il décapite?
        Kasteel trop sucrée,cette bierre avec JS BACH à fond la caisse et ok,je pense à Mort à Venise .
        Bien le bonjour à votre épouse.

      3. regoris, si on modère quelquefois vos commentaires, c’est pour que l’état dans lequel vous êtes quand vous les écrivez ne devienne pas de notoriété publique… des fois qu’un voisin vous reconnaisse derrière votre pseudo.

      4. Euh… un internaute trop pauvre pour avoir une adresse mail ?

        Trop pauvre pour avoir une connexion personnelle, nuance. Et sans connexion personnelle, l’obtention d’une adresse mail procède d’une démarche volontaire, qui suppose une connaissance déjà effective de l’outil informatique en général et de l’internet en particulier. En clair, tout le monde n’est pas tenu de connaître les solutions type g-mail et autres. J’en connais plus d’un dans mon entourage plus ou moins proche dans ce cas.

        Reste que j’ignore la condition de Jean_Voeux. Ce n’est peut-être qu’un troll de plus. Mais en tant qu’observateur extérieur, je serais tenté de lui laisser le bénéfice du doute…

      5. Oui, j’avais répondu à votre commentaire :

        « Bonjour M. Jorion,
        vos livres seront-ils publiés dans des collections plus abordables (livres de poche, folio) ?
        19 € est au-dessus de mes (modestes) moyens, hélas ! »

        en vous proposant de vous en offrir un exemplaire. Je me suis alors aperçu que votre adresse mail était fantaisiste, elle change d’ailleurs à chacune de vos interventions. Celle que vous associez au message auquel je réponds : « unidentified@anonymous.org », ne me paraît pas plus sérieuse que les autres. Alors, sachez-le Bonnes Gens ! le « vos livres seront-ils publiés dans des collections plus abordables (livres de poche, folio) ? », de Jean-Voeux, ce n’était que du trollisme de bas étage. Adieu Jean-Voeux : allez vous faire pendre ailleurs.

    2. Je ne saurais mieux conseiller à Jean-Voeux que de proposer à sa bibliothèque municipale d’acheter ce livre (attention débat trollesque en vue sur le prix d’achat des livres des bibliothèques).

      Mais peut_être va t il nous dire maintenant qu’il habite trop loin de la première bibliothèque la plus proche de chez lui.

      Et ça coute cher d’y aller.

      Au prix où est l’adresse e-mail !

      Arf !

      Zgur_

    3. Jean Voeux,
      Je ne sais si vous avez la télé, mais si c’est le cas, débarrassez vous en et avec ce que vous économiserez sur la redevance, vous pourrez acheter des bons livres.
      Idem pour le téléphone portable, la bouffe industrielle toute prête sous barquette, etc, etc…
      Au pire, les livres ça s’emprunte, ça s’échange.

    4. @ Jean_Vœux
      Il existe heureusement une solution simple pour les impécunieux.
      Avez vous songé à emprunter ? ;=)

  15. pas triste ,je suis comme vous et vous en veut pas.
    me suis bien amuser quand même avec vos truc de Capitalisme à la traine,BRAVO.

    Merci
    bonne route

  16. M. Paul Jorion,

    Je dois avouer être déçu ( 😉 ) par vos explications de l’assouplissement quantitatif pp. 93-95.

    Le principe présidant à cette création monétaire est simple : l’État émet de l’argent neuf en contrepartie d’une richesse qui a été créée indépendamment de par le monde et dont l’apparition a été constatée. Comme la valeur de ce nouvel argent a pour contrepartie cette richesse nouvellement créée, la richesse préexistante ne se déprécie ni ne s’apprécie : son prix reste stable.

    J’imagine que vous faite référence au PIB (une prétendue « richesse » qui est très contestable et constestée).
    Et puis, il me semblait que la « valeur » est « une fiction méthodologique ».

    Lorsque les banques centrales achètent de la dette publique dans le cadre de l’assouplissement quantitatif et qu’elles créent à cette fin l’argent nécessaire à cet achat, ce qui a été acquis par la banque centrale n’est pas de la richesse, mais une reconnaissance de dette : une promesse de remboursement, c’est-à-dire, en réalité, l’inverse d’une richesse – le simple constat d’une somme d’argent qui manquait là où elle était nécessaire.

    1. A ma connaissance, même pour la création monétaire « normale », les banques centrales achètent toujours des actifs (en principe des dettes publiques). Attendu que l’un comme l’autre ont pour contrepartie une dette, il me semble hasardeux de distinquer une création monétaire « normale » qui résulterait d’une création de « richesse » préexistante dûment constatée et un assouplissement quantitatif qui aurait pour contrepartie une richesse « en trop peu ».
    2. L’objectif annoncé de l’assouplissement quantitatif est aussi de maintenir bas les autres taux à LT qui s’alignent par contagion sur les rendements à LT des bons d’État (ce serait le cas du moins aux États-Unis pour les taux hypothécaires).
    3. Cet argent est dépensé par l’État qui le met en circulation ce qui crée de la « richesse ». Paul Jorion, un anti-keynésien qui s’ignore ?

    Cet argent surnuméraire fait que le prix des produits s’adapte, augmente en fonction de la somme qui a été indûment ajoutée à la masse monétaire préexistante : il y aura inflation.

    Paul Jorion, un monétariste qui s’ignore ?

    1. Après consultation de vos autres ouvrages :

      Comment conciliez-vous ceci

      Cet argent surnuméraire fait que le prix des produits s’adapte, augmente en fonction de la somme qui a été indûment ajoutée à la masse monétaire préexistante : il y aura inflation.

      avec ce que vous avez écrit dans L’argent, mode d’emploi, pp. 224-225 ?

      L’inflation se manifeste par une augmentation générale des prix. L’explication simpliste que l’on en offre est qu’il y a trop d’argent en circulation, et trop d’argent étant disponible pour toutes les choses, chaque chose en sera d’autant plus chère : il faudra davantage d’argent pour l’acheter. Cela paraît trop simple pour être vrai, et c’est bien le cas effectivement ; il n’empêche que Milton Friedman a un jour écrit que « l’inflation est toujours et partout un phénomène monétaire », et cela ne l’a pas empêché de recevoir un jour un prix Nobel d’économie…

      Et ceci :

      Comme la valeur de ce nouvel argent a pour contrepartie cette richesse nouvellement créée, la richesse préexistante ne se déprécie ni ne s’apprécie : son prix reste stable.

      Avec une version remaniée de l’« apologue de la Dame de Condé » (L’argent, mode d’emploi, pp. 374-381) pour y substituer les dettes par des achats au comptant (PIB, création de « richesse ») ?

      Nous sommes à Condé-sur-Gartempe. Son hôtel de la Gare est réputé pour ses ortolans et sa discrétion…! Un vendredi après-midi débarque une jeune femme, d’apparence convenable, bien qu’un peu trop fardée. Elle réserve une chambre pour la nuit et, comme elle n’a pas de bagage, elle laisse en acompte un billet de 100 euros, tout neuf. Puis elle s’en va visiter la vieille ville. L’hotelier en profite pour acheter au comptant 100 euros une pièce montée pour la communion de votre fille. Le pâtissier en profite pour acheter au comptant 100 euros au minotier… qui en profite pour acheter autant au garagiste… qui en profite pour acheter autant au boucher… qui régle 100 euros un nouvel achat au représentant de la maison Erlida… lequel paie à son tour 100 euros d’arrhes pour réserver une chambre à l’hôtel de la Gare. Il redonne donc le billet au patron de l’hôtel. Notre Dame revient de promenade. Elle annonce, qu’ayant fait une rencontre, elle annule sa réservation. Ce qui arrange bien l’hôtelier qui, entre temps, a eu une demande d’un de ses vieux clients. L’hôtelier lui rend donc son billet qu’elle brûle aussitôt. « Il était faux », dit-elle en souriant.

      Moralité de cette histoire :

      – Le PIB du village a augmenté puisque les commerçants, ayant été payés au comptant, ont pu inclure leurs ventes dans leur comptabilité…
      (…)
      – La Dame de Condé, en réservant sa chambre, a accru de 100 euros la masse monétaire du village, ce qui a permis à six personnes d’acheter et payer comptant pour un montant total de 600 euros. La « qualité » de la monnaie utilisée, bonne ou mauvaise, est indifférente, mais la quantité de monnaie en circulation dans une zone est importante.

      1. Pour le cas de l’inflation, dans L’argent, mode d’emploi vous ne faites en effet qu’y réfuter la thèse monétariste en donnant un contre-exemple. Donc je n’ai rien dit, mais un petit renvoi aurait été le bienvenu.

        Pour la création monétaire vs création de « richesse », c’est encore une histoire de poule et d’œuf, dans Le Capitalisme à l’agonie vous parlez de « richesse préexistante», « dont l’apparition a été constatée »… alors qu’avec une relance keynésienne (variante de l’« apologue de la Dame de Condé » jouant le rôle de la banque centrale), l’émission de nouvelle monnaie précède, permet et engendre la création de « richesse » avant qu’elle ne soit constatée, ou pour vous paraphraser : « Ce qui intrigue, dans cette histoire, c’est qu’un unique billet (vrai ou faux) ait pu avoir un tel effet : transformer un village avec une activité économique morose voire nulle en un autre florissant. (…) Le moment exact de cette monnaie fiduciaire préalable à l’incident ne nous importe pas – appelons-le A. Au moment où la dame offre son billet à l’hôtelier, l’argent disponible dans le village passe donc de A à A + 100 €. C’est là le montant de la masse monétaire qui y est présente à partir du moment où elle annule sa réservation et où la masse retombe à A. (…) Alors que s’est-il passé ? On nous dit que le billet de 100 € déposé comme arrhes à l’hôtel a permis en quelques heures d’augmenter le PIB de 600 €, et le mécanisme nous en est connu : il existait une chaîne d’achats au comptant partant de l’hôtelier et lui revenant en fin de circuit, et le billet de 100 € a permis de proche en proche la création de toutes les nouvelles richesses alors qu’auparavant l’économie du village était bloquée par manque d’argent. »

        Dit autrement, ce contre-exemple réfute la thèse monétariste que vous reprenez peu ou prou dans Le Capitalisme à l’agonie. Une création monétaire de X ne va effectivement provoquer de l’inflation que pour autant qu’elle circule, alors que personne ne contrôle effectivement sa « vitesse de circulation », pas même un banquier central, l’effet levier des réserves fractionnaires étant si bas (2%) que le taux directeur a fort peu d’influence. L’inflation n’est pas automatique, elle est latente, en puissance, je suis d’accord, mais rien prouve qu’elle soit inéluctable. Pour contrer une hyper-inflation, une banque centrale pourrait décider d’augmenter le taux de réserves fractionnaires afin de geler l’argent surnuméraire (j’espère qu’ils auront au moins cette intelligence-là !). Selon wikipédia, c’est d’ailleurs un instrument utilisé par la Banque de Chine, en bons pragmatiques.

        Pour mieux me faire comprendre, je vais accoler des phrases de vos deux livres cités « L’explication simpliste que l’on en offre est que » « Cet argent surnuméraire fait que le prix des produits s’adapte, augmente en fonction de la somme qui a été indûment ajoutée à la masse monétaire préexistante : il y aura inflation. » « Cela paraît trop simple pour être vrai, et c’est bien le cas effectivement. »

    2. Oui, mais où est la difficulté ?
      Dans un système monétaire basique, la masse de biens/services est représentée par une masse monétaire. Les 2 masses doivent varier proportionnellement pour que les prix restent constants : Si le PNB croît de 2%, la masse monétaire doit croitre de 2%. Or, dans la monde actuel, la masse monétaire s’accroit ex-nihilo, sans la contepartie croissante de bien/service (elle est par exemple utilisée par la spéculation…) Donc, il faudra plus de signes monétaires pour acquérir un même bien/service, il y a donc inflation

      1. Pardon, mais je crois que nous avons actuellement inflation ET déflation.
        Inflation, sur TOUS LES PRODUITS COTES, blé, mais, matières premières, or, pétrole, argent, actions, métaux, etc….car elles permettent la spéculation grace aux quantités phénoménales de monnaie cree et mis à la disposition des banques, qui « se refont » ainsi….
        Déflation sur les autres, NON-COTES. Car il y a concurrence acerbe entre commerçants afin de vendre des produits sur des marchés sinistrés depuis le debut de la crise. Allez acheter une voiture, vous verrez quelles remises on obtient….

  17. nous examinerons aussi la contradiction qui existe entre deux soucis dont ni l’un ni l’autre ne nous semble pouvoir être sacrifié : l’éthique, la vie morale, et la propriété privée, le droit de posséder, sans que cette possession ne puisse être légitimement remise en cause

    Je vais acheter votre livre pour cette analyse-là.

    Comment conciler éthique (ou vie morale) et propriété privée quand l’avidité de certains est sans limite ? Cela me semble le coeur du problème. Quel contre-pouvoir mettre en place pour juguler cette avidité. Conforter l’Etat de Droit composé de représentants du peuple élus démocratiquement ? Mais comment assurer son indépendance, sa neutralité, le rendre soucieux avant tout de l’intérêt général, de la « bonne vie » pour l’ensemble des gens dans le court, moyen et long terme ?

    1. une souris verte ……………….
      merci Chantal.
      Pour le court pas de suschis.
      ………le moyen c’est le BON..
      ……..le Long ,c’est le pardon..
      Chantal sans contradictions ,j’adore..
      et Vlan vla JA …………

  18. « Si un pauvre penseur amateur, un esprit spéculatif chimérique, qui, comme un pauvre locataire, habite une mansarde dans un immense bâtiment, assis là dans son petit réduit, plongé dans ses pensées, apparemment pénibles, si, sans pouvoir comprendre ni approfondir comment, il avait le soupçon qu’il doit y avoir quelque part une faute de construction dans les fondations, si, aussi souvent qu’il regarde par la fenêtre de sa mansarde, il remarquait avec effroi les efforts redoublés et ardents pour embellir et agrandir le bâtiment, si, après avoir vu et avoir frissonné, il retombait, découragé, dans l’état d’esprit d’une araignée qui dans son obscure coin mène une vie misérable depuis le dernier nettoyage de la maison, tandis qu’elle remarque en elle même avec angoisse qu’il y a un orage dans l’air, si, chaque fois qu’il fait part de ses appréhensions à quelqu’un, il voyait sa façon de s’exprimer différente de la mode intellectuelle ayant généralement cours….. »

    Kierkegaard, Sur Lessing.

    1. J’aime beaucoup, merci, je connais peu Kierkegaard, mais Lessing oui..
      Je pensais que tous ce débat bien occidental sur la fin du monde, est en fait un débat sur la fin de leur monde, celui des riches, environ six cent millions d’hommes, en regard des bientôt 7 milliards. Un peu comme ces châtelains ruinés attendant celui qui a acheté leur domaine et qui s’émeuvent et redoutent d’être mis à la porte.
      Cordialement

      1. C’est bien plus grave que ça, l’interdépendance économique mondiale fait que l’écroulement d’une partie significative du monde économique (fut-il occidental) entraîne de facto la ruine de tous ceux qui en dépendent, ne serait pas exemple que quasiment tous les pays arabes ou situés au sud de la méditerranée qui ont besoin de vendre leurs ressources énergétiques pour s’acheter la nourriture qu’il ne peuvent pas produire sur leur territoire (80% de dépendance alimentaire compte tenu de leur expansion démographique).
        .
        Nous sommes tous embarqués sur le même navire, de la première à la troisième classe, et il n’y a pas de canot de sauvetage.

  19. Mr Jorion,
    J’ai été un des premiers à avoir commandé votre livre sur Amazon.com, et l’ai bien reçu. Je vais en commander un certain nombre, à offrir à mes amis, car je le trouve très interessant.
    Je n’ai qu’une question: dans quoi placez vous vos économies actuellement, compte tenu de tout ceci ? Or ? Argent ? Bons du Trésor ? actions ? Obligations ? immobilier ????
    merci par avance de votre réponse
    Stéphane

    1. J’ai terminé récemment un livre, qui est une expansion de mon petit texte « Comment on devient l’anthropologue de la crise ». Si ce livre avait déjà paru, vous ne me poseriez pas la question, car il serait clair pour vous que pas plus que je n’ai droit à une retraite, je n’ai pas eu l’occasion dans ma vie de réunir des économies. Cela m’épargne (sans jeu de mots) – si vous avez lu Le capitalisme à l’agonie – la tyrannie qu’une somme d’argent, à protéger (ou le devoir « moral » de la faire grossir !) pourrait exercer sur moi. Si les amis à qui vous comptez offrir mon livre sont extrêmement nombreux, les choses pourraient bien entendu changer pour moi ! 😉

      1. Que gagnez-vous par an ? – Par an ? Ma foi, Monsieur,
        Dit avec un ton de rieur,
        Le gaillard Savetier, ce n’est point ma manière
        De compter de la sorte ; et je n’entasse guère
        Un jour sur l’autre : il suffit qu’à la fin
        J’attrape le bout de l’année :
        Chaque jour amène son pain.
        – Eh bien que gagnez-vous, dites-moi, par journée ?
        – Tantôt plus, tantôt moins

        J’aurais aimé vous envoyer, Monsieur Jorion, la morale de cette fable. Mais, chose étrange chez La Fontaine, elle n’en a pas !

    2. M Pasquier, quelques petits conseils d’un petit rentier avisé.
      D’abord, M Pasquier, subodorant qu’elle sera bientôt recommandée en haut lieu, n’hésitez pas à investir dans la brioche. Mais surtout, surtout, diversifiez vos investissements ! Placez dans des paroles d’argent, dans du silence d’or, des trésors de bonté, des bonnes actions, des obligations morales, l’immobilisation contemplative et la mobilité vif-argent.
      Bien à vous.
      Marc Touati.

  20. les islandais font voir au monde le chemin à suivre.
    No remboursement , t’as placé ton fric à l’étranger ? tu le perds , c’est tout………..et c’est surtout pas celui qui n’est pas concerné qui doit te rembourser………….

    1. Voyages, partis et urgences – Paul Jorion

      Vous devez vous souvenir qu’en juin, Pascal Canfin, eurodéputé Vert, avait lancé un appel à la mise sur pied d’un contre-lobby financier. J’avais fait remarquer à l’époque que Le blog de Paul Jorion joue déjà un rôle de groupe de pression dans ce domaine. En réponse sans doute à ma remarque de l’époque, Canfin disait hier que ce qu’il a en tête est très différent : un lobby capable d’émettre une opinion circonstanciée sur toutes les propositions réglementaires dans le domaine financier dans le cadre européen. Alors là, d’accord, on sort entièrement de ce que nous entendons faire dans le cadre du blog. Depuis trois ans, la quasi-totalité de ces propositions sont soit de purs exercices de propagande, soit des diversions grossières, et nous n’avons certainement pas de temps à perdre à gloser là-dessus. Vous nous voyez éplucher les 2 300 pages du « financial overhaul » américain dont le but officieux est – comme il a été dit – d’« avoir l’air de faire quelque chose » ?

      J’ai posé deux questions à Pascal Canfin. La première : le « lobby » est-il vraiment une forme d’institution qu’il est souhaitable de vouloir reproduire ? La seconde – et là je rejoins ma remarque précédente sur le sens de l’urgence – l’espérance de vie de la finance justifie-t-elle l’effort nécessaire à la mise en place d’un contre-lobby ?

      1. Sûr que les propositions du blog de Paul Jorion ne sont ni des « diversions grossières » ni des bouts de ficelle, mais il est tout aussi sûr qu’il est isolé. Je le vois comme une pierre posée dans l’angle d’un goban, et qui aurait grand besoin d’être reliée à d’autres pour commencer à former un territoire.

  21. @P. Jorion
    serait-il possible de vous acheter un exemplaire décicacé ? Et oui, on a parfois un coté midinette.
    Je vous mettrai au chaud entre JF Kahn et E. de Montgolfier.

      1. Mais non, je lui dis mon petit nom, je lui envoie un chéquos à une boite postale avec les frais de port, et il me renvoie le bouquin par colissimo.

      2. mais non, la planche graphique avec le stylo (enfin je ne sais plus comment ça s’appelle). Port gratuit, reste plus que la main d’œuvre qui peut grimper du coup.

      3. je possède un exemplaire dédicacé de l’Implosion, la dédicace c’est une affaire de concours sur titres ! 😉

  22. Une info passée ‘inaperçue’ : les islandais ont rejeté l’accord sur le remboursement des créances étrangères avec la faillite d’Icesave, à presque 60%.
    Remboursement jusqu’en … 2046 (!!) et représentant presque 12 000€ par tête de pipe (ceci n’est pas une pipe).
    Et pour la seconde fois, le gouvernement et près de 70% des députés ayant validé cet accord sont désavoués par référendum.
    A priori, la plainte à l’autorité de régulation à l’AELE va suivre son cours.
    Selon les opposants, il n’y a pas de raison légal que des citoyens soient obligés de rembourser une dette privée.
    Et une bonne partie de la dette dû devrait pourvoir être remboursée par la vente d’actif de la banque mère d’Icesave.

    A préciser : les banques faillies ont été partiellement nationalisées (pour éviter la déroute financière) puis revendues au privée, évitant à l’Etat une déroute publique.
    Evidemment, un autre chemin que ceux pris par l’Irlande et la Grèce (et maintenant, le Portugal).

    http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5i6eQcNLwACjGvtCCds2fotk2f55A?docId=CNG.01ba7052ccf0b0a93b2a30cd0803344e.5d1

    1. Dans l’ensemble, les dettes, privées et publiques, ne seront jamais remboursées.
      La question est de savoir jusqu’à quand les intérêts seront versés.

      1. Punaise …
        Faut guetter tous les fils maintenant.
        Petite question (ehe) pour ceux qui suivent : la plainte va donc suivre son cours au sein de l’autorité de régulation, qui ensuite, si je comprends bien, va transmettre le cas à la Cour de justice de l’AELE.
        A supposer que la dite Cour tranche en faveur de l’Angleterre et des Pays-Bas, qu’est-ce que risque l’Islande ?

      2. Quelqu’un pourrait-il me dire sur quelle base juridique on réclame de l’argent à l’Etat islandais pour des pertes d’une entreprise privée?

      3. @ Moi :
        Question d’interprétation d’une directive européenne.
        Sur l’obligation faite à une banque d’un pays appliquant cette directive (UE mais aussi EEE, à laquelle appartient l’Islande, où la liberté des capitaux est une des 4 libertés reconnues par les 3 pays membres de l’EEE : Lichtenstein, Norvège, Islande) de garantir les avoirs des épargnants, y compris étrangers, de l’EEE.
        L’Islande a garanti les avoirs des épargnants en Islande mais pas des étrangers. L’Angleterre et les Pays-Bas ont donc garanti les avoirs des épargnants de leurs pays concernés par Icesave et réclamé à l’Islande la participation à un fond de garanti, soit le remboursement de leurs propres garanties. Accord en premier lieu, avec un taux fixe lié au PIB puis second accord, plus ‘léonin’ (disparition du taux fixe), premier refus par référendum, renégociation, second refus par référendum.
        De plus, l’Angleterre a fait jouer une loi anti-terroriste pour éviter que Landsbanki ne fasse rapatrier ses avoirs en Angleterre pour rembourser les épargnants en Islande, ce qui n’a évidemment pas ‘arrangé’ la ‘négociation’ et avec les Pays-Bas, fait pression sur le FMI pour que celui-ci n’accorde pas de prêt à l’Islande, ce en quoi la Norvège, membre de ce même EEE a fait pression pour que le FMI accorde bien le prêt et la Suède a considéré que finalement les torts étaient partagés …
        Un vrai sac de noeuds.

        En fait, la réglementation européenne impose l’existence d’un fond de garantie (ce que l’Islande a fait en 1999), afin de bénéficier de la possibilité d’ouvrir des activités dans des pays étrangers au sein de l’EEE : toute la question est de savoir si Icesave est ou non une succursale ou une filiale.
        Dans le premier cas, la garantie fonctionne.
        Dans le second, apparemment, non.
        « Les systèmes de garantie des dépôts instaurés et officiellement reconnus dans un État membre couvrent les déposants des succursales * créées par des établissements de crédit dans d’autres États membres. »
        « Succursale: un siège d’exploitation qui constitue une partie dépourvue de personnalité juridique d’un établissement de crédit »
        http://europa.eu/legislation_summaries/internal_market/single_market_services/financial_services_banking/l24012b_fr.htm
        Landsbanki a ainsi pu ouvrir les activités d’Icesave, banque par internet, en Angleterre et aux Pays-Bas, grâce à l’application de la réglementation européenne.
        A priori, Icesave serait une FILIALE de Landsbanki et non une SUCCURSALE, au sens strict (autonomie juridique et financière). Si on suit la réglementation européenne donc, il n’y aurait de garantie que … de l’Angleterre et des Pays-Bas, pays où la filiale est implanté (ce qui explique d’ailleurs pourquoi ces deux pays ont dédommagé les épargnants de leurs pays).

        Mais ces deux pays viennent maintenant demander la note à l’Islande parce que Landsbanki … a été nationalisée en 2008 !!

        ça a l’air délirant mais c’est important car en fonction de la réponse donnée à ce cas, on saura alors si dans l’EEE (soit dans l’UE), une filiale d’une banque française qui se scratche en pays étranger fera intervenir les fonds de garantie pour les déposants étrangers des pays concernés, avant que les dits pays étrangers ne viennent apporter la facture à la banque française en question … ou à la France si celle-ci fait faillite.
        Bref, le risque systémique dans ses grandes largeurs, ce que d’ailleurs les partisans islandais du ‘non’ réfutent, disant que la réglementation européenne ne parle pas d’un tel risque : compliqué à défendre, devant des institutions ‘européennes’ … mais pas de l’UE.
        La Cour de justice de l’AELE peut très bien ne pas avaliser l’interprétation de la réglementation par l’UE, auquel cas, il faudra une ‘conciliation’ entre l’AELE et l’UE.

        Le vrai bordel, le cas échéant.
        Car il n’existe pas de FDIC ‘européen’.

      4. « L’Islande a garanti les avoirs des épargnants en Islande mais pas des étrangers. » : correction.
        ‘mais pas des étrangers hors de l’Islande’. Mais bien des étrangers en Islande.

      5. La jurisprudence sur le sujet risque d’être d’importance, non pas pour les succursales (la réglementation règle déjà cette question) mais bien pour les multiples filiales des banques européennes en Europe.

        Exemple : Emporiki, en Grèce, filiale de Crédit Agricole.
        Imaginons qu’Emporiki fasse faillite. Cette banque est une filiale de CA, pas une succursale. De sorte que, si la jurisprudence de l’AELE décide que non, un pays ou une banque (dans le cas de Landsbanki, c’est l’Islande, vu la nationalisation) d’un pays étranger n’a pas à financer la garantie des dépôts de ses filiales, ce sera pour la pomme de l’Etat grec. Et le ‘feu vert’ pour toutes les banques européennes pour pouvoir faire déposer le bilan de leurs filiales à l’étranger : risque systémique maximal, avec récupération sur la dette publique dans chaque pays, dette qui n’en peut mais.
        Dans le cas contraire, les banques européennes feront plus que gaffe à leurs filiales et feront tout pour que celles-ci de fassent pas faillite. Soit faire passer l’ardoise aux états étrangers concernés (exemple : le Portugal). Avec un risque systémique, toujours public.
        L’aléa moral est différent selon les cas mais l’effet reste le même : refiler l’ardoise aux états.

        Autre cas de figure, plus ‘direct’ : le cas des banques européennes nationalisées.
        Je pense à HRE (Hypo Real Estate), nationalisée par l’Allemagne et qui possède de nombreuses filiales en Europe.
        L’Allemagne n’aurait pas trop intérêt à ce que le cas de l’Islande aboutisse à une sanction, finalement.
        Mais on peut aussi se poser la question pour Dexia, la France, la Belgique et le Luxembourg …

      6. @Moi

        Ok, tu te demandes pourquoi l’état islandais devrait payer la dette de Icesave aux états britannique et néerlandais. Demande toi plutôt pourquoi ces deux derniers états se sont empressés d’indemniser les 340 000 épargnants britanniques et néerlandais qui étaient dedans de 3,9 milliards après la faillite de la banque en ligne Icesave…
        Demande toi aussi comment les gentils citoyens de ce petit pays avaient pu se retrouver avec un PIB par tête de pipe sur le podium mondial, ou quasiment, ainsi qu’un des meilleurs IDH (indice de développement humain) au monde après avoir été le pays le plus pauvre d’Europe jusque dans les années 40… Comptez pas sur moi pour m’extasier sur les « pauvres pêcheurs islandais ». Aux innocents les mains pleines…
        Qui pleurerait ici sur le sort des citoyens du Liechtenstein, de la Suisse ou du Luxembourg si leurs banques étaient mises en faillite ? Pas moi.
        C’était aux citoyens anglais et hollandais ou à leurs représentants de s’opposer à cette « intervention divine » de leurs états pour sauver la mise de leurs heureux 340 000 concitoyens, point.

        http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/04/10/l-islande-rejette-l-accord-icesave_1505601_3234.html

      7. @zébu: merci pour les infos. Dans le cas où ils obligeraient l’Islande à payer, j’ai l’impression qu’ils vont ouvrir une boite de Pandore. Les Pays-Bas et la GB vont faire sauter tout le système pour récupérer quelques malheureux milliards (ouarf). Comme tu dis, je sais pas ce qu’en pensent certains pays, mais ils feraient bien d’y regarder à deux fois point de vue des conséquences…

        @vigneron: ouaip, c’est tout à fait mon avis aussi. Les anglais et hollandais ont merdé les premiers en indemnisant leurs épargnants (donc des créanciers d’une entreprise privée faillie). Et puis, les islandais, habitants d’une île paumée où il y’a juste des harengs et de l’eau chaude, qui tout à coup roulent tous en gros 4×4…
        Y’a pas de gentils dans cette histoire. Ceci dit, ces naïfs islandais ont au moins l’avantage d’être cohérents avec l’idéologie libérale. Ils pourraient dire : « Si c’est privé, c’est privé. Ou alors fallait pas nous vendre les salades thatchériennes. ». 🙂

      8. @ Moi :
        « Les anglais et hollandais ont merdé les premiers en indemnisant leurs épargnants  » : pas vraiment, d’après ce que j’ai (peu) compris.
        En fait, ils n’avaient pas le choix, du fait qu’apparemment ce n’est une succursale mais bien une filiale, soit, sous le coup de leurs propres (pseudo) régulations nationales et fonds de garanties.
        Ce n’est qu’ensuite qu’ils ont présenté la facture à l’Islande.
        Mais la jurisprudence qui suivra risque d’être ‘rigolote’ quand même …

  23. Il existe d’autres problèmes sur lesquels bute le capitalisme :
    – la limitation des ressources qui est incompatible avec la dynamique de croissance de la consommation matérielle : la pression humaine dépasse les capacités de la planète depuis le début des années 90 et nous en sommes actuellement à 1,3 terre. Le système économique humain est fondamentalement de type prédateur, et il ne peut marcher sur le long terme qu’en maintenant un équilibre avec sa proie.
    .
    – l’accélération des possibilités de basculement économiques rendues possible par la technologie et facilitées par la globalisation qui sont désormais plus rapide que les capacités d’adaptation de la plupart des sociétés et organisations en difficulté (la Chine est passé du rang d’économie négligeable à deuxième puissance mondiale en moins de 30 ans tandis que des secteurs industriels entiers ont été entièrement liquidés en moins de 20 ans en Europe)

  24. Sortie de l’euro.
    Lors d’une réunion fin 2010 sur les conséquences probables dans les 2 premières années d’un retour au Franc suite à une décision unilatérale de la France de sortir de l’euro, les intervenants ont évoqué le sujet de la dette de l’état Français (1200 milliards d’euro).
    Celle ci étant pour les deux tiers détenue pas des investisseurs étrangers, la dévaluation de ce nouveau franc par rapport à l’ancien euro nous pénaliserait d’autant sur le poids de notre dette publique nous faisant passer illico d’une dette de 80% du PIB à des sommets ingérables.
    L’impossibilité de faire face à ce surplus de charge et à l’augmentation des intérêts sur le renouvellement de la dette existante (les marchés perdant totalement confiance comme dans le cas de la Grèce) nous obligerait alors à devoir faire défaut comme l’argentine en 2002.
    Répudier notre dette souveraine entrainerait comme conséquence immédiate la faillite de l’ensemble du système bancaire Français et sa nationalisation (conversion des dettes et des créances trop défavorable). Dans le même temps l’épargne accumulée par les particuliers (fonds en euros, dépôts à terme, livrets d’épargne aidés…) et par les investisseurs étrangers (dans notre dette) disparaitrait comme celle des investisseurs d’Icesave sauf que, dans ce cas, l’état Français serait bien entendu dans l’impossibilité de les indemniser.
    J’avais noté quelques chiffres :
    La déflation sur les biens tangibles (par exemple -50% sur l’immobilier) et les salaires (-15%)et la dépression qui s’en suivrait serait d’une ampleur sans commune mesure aux conséquences de la faillite de Lehman, provoquant dans les 2 premières années une baisse du PIB de l’ordre de 15%, des faillites en masse pour cause d’inactivité et de manque de financement (assèchement du marché interbancaire), un chômage de plus de 20%, une baisse des revenus de toute nature (loyers, BIC, BNC…), une hausse de l’essence à l’équivalence de 2€ et une augmentation de l’ensemble des prix des biens consommables et MP importés (et comme on importe quasiment tout…). Notre PIB serait aussi impacté par l’incapacité à court terme de l’état de soutenir l’activité du pays du fait de la chute énorme de ces recettes fiscales.
    Les tenants de la sortie de l’euro ne niaient pas les conséquences à court terme (eux voyaient plutôt 1 an de galère et n’apportaient pas de chiffres) de cette décision mais soulignaient qu’une fois les premiers mois de purge passés, une fois les pertes constatées, une croissance durable mais très faible pourrait s’installer dès de la 2em année avec une balance commerciale positive du fait de la dévaluation et avec un niveau d’endettement viable. De plus, eux ne voyaient pas l’euro survivre à la décision de la France de sortir de l’euro ce qui atténuait les conséquences pour la France puisque dans ces conditions, l’ensemble des pays de la zone euro en supporterait le fardeau. Par contre les conséquences, dans ce cas de figure, seraient mondialement plus importantes. Déflation mondiale, dépression mondiale même chez les émergents, chute du commerce international, protectionnisme tout azimut, éclatement des grandes zones économiques, et des fédérations etc etc.

    A votre connaissance, y a-t-il eu une analyse assez détaillée et faite par un institutionnel (et non pas par un mouvement politique partisan d’un bord ou de l’autre) concernant les conséquences prévisibles pour la France d’une sortie unilatérale de l’euro ?

      1. Lisztfr

        C’est un sujet sensible.
        Perso, je pense qu’il vaut mieux jouer la montre et continuer à avancer sur la mise en place progressive de règles budgetaires, fiscales, sociales, productives,… communes, car les turbulances que vont traverser la Grande Bretagne, les Etats Unis et le dollar supplanteront sous peu les difficultés que nous traversons depuis plusieurs mois.
        Le problème reste toujours que nos dirigeants manquent d’ambition, d’imagination, de courage politique et ne réagissent que dans l’urgence.
        Le projet socialiste décline timidement quelques pistes.
        Il faudrait un gros travail de fond sur le volet politique et le volet social.
        La gouvernance de la zone euro doit passer par une forme de parlement européen spécifique aux 17, il nous manque clairement une validation démocratique des règles ce cette nouvelle gouvernance.
        Mais surtout les services et acquis sociaux, les fonctionnaires, la propriété publique et la formation des jeunes ne doivent pas être les seules variables d’ajustement du redressement des finances publiques, ça ne pourra pas durer éternellement, l’eau commence à bouillir. Les jeunes générations sont vraiment pour l’instant les grands cocus de l’Europe, ces BAC + 5 à 1200€ par mois, cette génération sacrifiée. Il va falloir être très attentif à ce qui va se passer en Grande Bretagne.
        Alors, comment faire accepter au système et aux agences de notation que le capital et les investisseurs doivent eux aussi mettre la main au porte monnaie et si possible sans attendre 2013 ?

  25. « La fin du capitalisme est pour bientôt, écrit l’anthropologue Paul Jorion. Une thèse érudite et brillante, mais guère convaincante. »

    http://www.lesechos.fr/journal20110407/lec1_idees/0201284311057-faut-il-enterrer-le-capitalisme-.htm

    Guère convaincante ? Il y a encore des gens qui sont aveugles, hallucinant. L’épuisement des ressources minérales et énergétiques, une biodiversité mise a mal, réchauffement climatique etc.. actuellement, le pétrole remonte on est certainement plus très loin de la 2eme crise pétrolière qui va de nouveau mettre a mal l’économie et des gens continuent à dire que le capitalisme va bien !!

    J’ai l’impression que beaucoup de personnes ne se trouve pas sur Terre, car complètement déconnecter de la réalité et surtout de la période actuelle.. attention, la gifle va faire très mal a ses gens la.

  26. Plus de contre-poids, de contre modèle régulateur après la chute du mur, dites vous.
    Je vois les BRIC qui avancent leurs contre-modèles plus ou moins autonomes faits de despotisme politique, de capitalisme juvénile débridé, de ressources humaines inépuisables (pour l’instant), de protectionnisme pas trop tempéré, de préférence nationale bien affirmée sur les plans juridique, écologique ,économique et monétaire.
    Sauf à les considérer comme des sous-systèmes dépendant du nôtre, je les vois bien prospérer pour les 20 ans qui viennent.
    Il est vrai que nous n’y avons pas grand chose à y glaner, mais ils ne s’en soucient guère.

    1. – deux blocs qui s’intimident mutuellement, en se cherchant des poux dans la tête …
      – une seule hégémonie, dont on voit les ravages commis, les guerres provoquées, le désir d’alignement à une règle d’airain, soit le consumérisme qui rend idiot, et de puissance sans limites ( tous les moyens sont bons!: pas pour la majorité de l’humanité, mais, passons)

      – ou l’acceptation de plusieurs pôles complémentaires, avec des entr’aides, de façon à ce que les populations aient partout paix, minimum vital, càd : besoins fondamentaux , dont santé + éducation pour toutes et tous. Donc négociation de façon à diminuer le gaspillage dans les Pays « riches » en voie de paupérisation, et partage … profitez ( au lieu d’imposer ) de l’apport des différentes cultures, donnant lieu à échanges et brassages d’idées …

  27. A Paul Jorion . J apprends par un de vos blogs que vous êtes interdit d antenne un certain 15 avril. Voilà qui est de bon augure ! Commenceriez vous à être craint ? ………. Cependant,bien que je suive votre travail avec plaisir,je suis très sceptique à propos de vos positions sur L Etat , par exemple, la propriété également…. Je ne veux pas ici me lancer dans un trop long discours. Ainsi je m en tiendrai aujourd hui seulement à ceci à propos de la propriété,rapport au monde essentiel d après vous: vous semble t il admissible qu on puisse posséder plusieurs maisons (voire 32 maisons comme l a indiqué récemment Berlusconi ) à l heure où tant de gens dorment dehors ?( QU IL SOIT , DANS UN PREMIER TEMPS ,INTERDIT DE POSSEDER DEUX MAISONS,C EST SI SIMPLE ! ) Bien plus , je prétends que nous pourrions tous parfaitement nous passer de propriété , de quelque nature que ce soit, d autres l ont prétendu avant moi. Encore faudrait il qu un début de sens COMMUNAUTAIRE commence à se pratiquer… L état (tiens, le voilà celui là! ) et ses bureaucrates ont su organiser la séparation des gens : le tout bagnoles contre les TRANSPORTS EN COMMUN, merveilleuse expression et réalité que j ai pu connaître , vu mon grand âge.

  28. @Paul

    Tiens, entendu la nuit derniére sur TF1 (Club de l’économie), Marc Fiorentino (banquier d’affaire, ex directeur Europe de BoA, polytechnicien et HEC, ancien prof de l’ESSEC et ex collègue-chroniqueur à vous sur BFM) qui s’exprimait sur les prix des matières premiéres et particulièrement du pétrole.
    Je cite à peu près, de mémoire : « Les niveaux de prix atteints par le pétrole aujourd’hui n’ont rien à voir avec un quelconque déséquilibre entre production et consommation,, ou avec la Lybie, il faut le savoir ! Il est le fait d’intervenants qui n’ont rien à faire sur ce marché, qui ne sont pas concernés par un quelconque approvisionnement en pétrole et qui jouent sur le marché à terme grâce au leveraging qui leur permet de miser 100 avec 10 ! Interdisons le leveraging pour ces acteurs là et vous verrez les prix du pétrole descendre de 15 à 20% . »
    C’est pas une interdiction de paris sur les variations de prix en bonne et due forme, certes, loin de là même, mais bon, les convergences s’accumulent…

    1. Il rejoint aussi Lordon, sur le deleveraging. Il fait le joint avec pas mal de trucs, Fiorentino.
      Ceci dit, venant d’un banquier d’affaire et ayant ses tribunes à BFM et à La Tribune, sa position prend une saveur particulière …

      1. Fiorentino.

        il circulait après le krach,plus ou moins courant 2008, me semble-t-il, une video, avec notamment Fiorentino, et un autre de sa catégorie, expliquant : « retenez-nous, ou nous faisons un malheur »…l’idée était celle-là : à partir du moment où déréglementation totale, et où ce que nous faisons n’est pas « poli », mais possible, nous n’allons pas nous « contraindre » nous mêmes …les potitiques sont fous.

        bon, j’ai un peu translaté à ma manière, mais l’idée était bien celle-là !

      2. Fiorentino !

        Ou celui qui expliquait à ces clients fortunés et sur Boursorama début 2008 que si les marchés ne faisaient pas +++% sur l’année il arrêterait ces chroniques et peut être son activité de « conseiller financier »…
        Impressionnant comme il a changé son fusil d’épaule ces 3 dernières années sur les rémunérations des traders et la spéculation entre autre sur les MP, un vrai caméléon opportuniste cet homme là et qui en plus passe très bien à la télé. Cf LCI, le journal de l’économie.

  29. Le Fonds Monétaire International a compris qu’il allait devoir payer pour sauver plusieurs Etats européens en faillite : Grèce, Irlande, Portugal, Espagne, Italie, Belgique, France, etc, etc (liste non exhaustive).

    Le FMI a compris que plusieurs Etats européens allaient continuer à s’effondrer, les uns après les autres, comme des dominos.

    Problème : le FMI n’a plus assez d’argent pour sauver tous ces Etats européens. Le FMI ne dispose que de 671 milliards de dollars. C’est très insuffisant pour sauver tous les Etats européens en faillite.

    Pourtant, de 2009 à 2011, les 187 Etats membres du FMI avaient triplé les ressources du FMI. Malgré ce triplement, le FMI n’arrive plus à sauver de la faillite les Etats qui s’effondrent les uns après les autres. Les sommes nécessaires deviennent trop énormes.

    Conclusion : jeudi 7 avril 2011, le FMI a demandé à pouvoir emprunter directement des dizaines de milliards sur les marchés financiers.

    Conclusion numéro 2 : les Etats européens sont en faillite. Ils sont écrasés sous des montagnes de dettes. Le FMI va donc s’endetter lui-aussi ! Le FMI va rajouter des montagnes de dettes par-dessus les montagnes de dettes déjà existantes !

    Conclusion numéro 3 : le système financier international est mort.

    Lisez cet article :

    Le FMI prêt à aller emprunter directement aux banques.

    http://www.lexpress.fr/actualites/1/economie/le-fmi-pret-a-aller-emprunter-directement-aux-banques_980692.html

    1. C’est à se plier de rire, tellement c’est absurde ! Ces gens-là se regardent-ils dans le miroir, le matin en se rasant ?

  30. Une petite vidéo intéressante sur les marchés.

    Le compositeur italien Fabio Cifariello Ciardi s’est branché sur le système informatique de la première bourse mondiale électronique, le Nasdaq, et en a tiré une étonnante installation numérique. Son oeuvre met l’auditeur en prise directe avec la dynamique de la bourse. Un clic, et le Nasdaq chante, tandis que Ciardi décrypte cette mélopée boursière…

    http://videos.arte.tv/fr/videos/contre_attaque_quand_l_art_prend_l_economie_pour_cible-3815950.html

  31. Mr. Jorion vous êtes coauteur, en bonne compagnie si je ne m’abuse, d’un ouvrage publie ces derniers jours sur des rencontres gravitant autour de l’économie, organisées par l’IHEST… qui a obtenu une excellente critique dans le même numéro des Echos que celle de votre ouvrage sur le capitalisme a l’agonie. Un hasard que vous devriez mentionner, car certaines interventions de ce livre sont vraiment tres bonnes…
    http://www.lesechos.fr/opinions/livres/0201275386104.htm

  32. Très Cher Monsieur Paul Jorion,

    Merci pour cet ouvrage d’une rare lucidité – ne vous sacrifiez pas sur son autel – vous
    n’êtes pas économiste… vous résidez bien plus haut, vous êtes bien plus !..
    (Sans pommade, sans cirage… je vous l’assure !)

    De mon côté, j’ai acheté en bibliothèque dix de vos « Le Capitalisme à l’Agonie » dont neuf distribués « à qui de droit… »

    Vous conviendrez que ce n’est pas si mal pour un blogueur-claviériste en herbe qui cherche
    par tous ses moyens à vous apporter son meilleur soutien.

    Je suis à la deuxième relecture de l’exemplaire que j’ai conservé et après avoir achevé la première, je me suis exclamé  » enfin un Grand encore vivant ! « : on me fait souvent le reproche de ne m’intéressé qu’aux morts… Restez, je vous en prie, vivant le plus longtemps possible !

    Votre diagnostic du monde de la finance: époustouflant !… Je le soupçonnais, mais selon votre description éclairée le réel dépasse le virtuel: je tente un pourcentage pour le décrire: 50% de schizophrénie pour les voix venues d’ailleurs, 25% de paranoïa pour l’anxiété du délire et 25% de phobie pour l’irrationalité des peurs = Skynet (La toile du ciel) les deux cent mille intouchables.

    Je me permets de vous réserver quelques réflexions sur les propos de votre livre où je n’ai pas toujours percuté…

    A bientôt… Cordialement

  33. Excellent livre que je n’arrête pas de lire et relire…Très cohérent d’un point de vue intellectuel
    On peut juste regretter qu’il n’explore pas le lien entre capitalisme et militarisme ( est ce que le militarisme est une sorte de consumérisme ? à t il d’autres rôle ? Est ce que le militarisme jouera un rôle dans l’effondrement du capitalisme? ) ni le lien entre capitalisme et mondialisation qui méritait au moins quelques mots.

    Livre a recommander car très éclairant… Merci infiniment Monsieur Jorion

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