LE CAPITALISME À L’AGONIE, en librairie

Mon éditeur me fait gentiment observer que je n’ai pas véritablement annoncé le 16 mars la sortie de mon dernier livre. C’est vrai, on était quelques jours seulement après le tremblement de terre et le raz-de-marée au Japon, on découvrait Fukushima, cela m’aurait paru indécent d’attirer alors l’attention sur mes misérables petites affaires.

Le livre s’achète, et j’espère, se lit. L’un de mes co-auteurs m’a signalé qu’il était hier N° 18 dans les ventes sur Amazon.fr – ce qui est assez inattendu, je dois bien le dire, mais me fait néanmoins très plaisir.

Argumentaire du livre

À la chute du mur de Berlin en 1989, le capitalisme triomphait : privé d’ennemis, il cessait d’être un système économique parmi d’autres pour devenir la manière unique dont un système économique pouvait exister. En 2007, dix-huit ans seulement plus tard, autrement dit pratiquement au même moment à l’échelle de l’histoire humaine, il devait être aspiré lui aussi dans le maelström d’une destruction prochaine. Le capitalisme est aujourd’hui à l’agonie. Qu’a-t-il bien pu se passer ?

A posteriori, les dix-huit ans qui séparent la chute du capitalisme de marché à l’occidentale de celle du capitalisme d’État de type soviétique, apparaîtront anecdotiques, et les explications produites durant ces dix-huit années pour expliquer la supériorité intrinsèque du système qui a survécu de peu à son rival, anecdotiques elles aussi. L’Histoire retiendra l’ironie de cette conjonction. Une hypothèse rarement émise s’impose du coup : capitalisme et communisme furent-ils terrassés par le même mal ? La cause alors serait la complexité : l’organisation des sociétés humaines atteindrait un seuil dans la complexité au-delà duquel l’instabilité prendrait le dessus et la fragilité étant devenue excessive, le système courrait à sa perte.

Une autre explication éventuelle est que le capitalisme avait besoin de l’existence d’un ennemi pour se soutenir. L’existence d’une alternative vers laquelle les citoyens des démocraties pourraient se tourner par leur vote aurait maintenu le capitalisme dans les limites d’une certaine décence de la part de ceux qui bénéficient essentiellement de son fonctionnement. En l’absence de cette alternative, ses bénéficiaires n’auraient pas hésité à pousser encore plus leur avantage, déséquilibrant le système tout entier, et le menant tout droit à sa perte.

Autre explication possible encore : du fait du versement d’intérêts par ceux qui sont obligés de se tourner vers le capital, c’est-à-dire d’emprunter, pour réaliser leurs objectifs en termes de production ou de consommation, le capitalisme engendrerait inéluctablement une concentration de la richesse telle que le système ne pourrait manquer de se gripper tout entier un jour ou l’autre.

Entre ces hypothèses, il n’est pas nécessaire de choisir : les trois sont vraies, chacune à sa façon, et ont conjugué leurs effets dans la première décennie du XXIe siècle. Et c’est cette rencontre de facteurs mortifères qui explique pourquoi nous ne traversons pas en ce moment l’une de ces crises du capitalisme qui lui sont habituelles depuis deux siècles mais sa crise majeure, celle de son essoufflement final, et pour tout dire, celle de sa chute.

Nous examinerons les différents moments d’une époque qui voit une immense machine, ralentir d’abord, avant de s’arrêter.

Cette particularité nouvelle de l’absence d’un concurrent sérieux au capitalisme nous interdit de nous représenter avec clarté ce qui viendra à sa suite. Pour nous aider, il faut réfléchir à ce que nous entendons par ce bonheur que nous nous souhaitons à nous-mêmes, à nos enfants et aux enfants de nos enfants ; nous examinerons aussi la contradiction qui existe entre deux soucis dont ni l’un ni l’autre ne nous semble pouvoir être sacrifié : l’éthique, la vie morale, et la propriété privée, le droit de posséder, sans que cette possession ne puisse être légitimement remise en cause ; nous analyserons ce que signifie un monde où le travail devient rare mais où nous avons encore besoin pour vivre des revenus qu’il procure.

Certains phares de la pensée humaine avaient deviné que notre espèce se trouverait un jour confrontée à des questions sinon insolubles, exigeant du moins qu’elle amorce un tournant du même ordre de grandeur que celui qui nous fit passer du paléolithique au néolithique, ou des sociétés agraires aux sociétés industrielles. Nous tenterons de tirer profit de la réflexion de Robespierre, Saint-Just, Hegel, Marx, Lévy-Bruhl, Freud et Keynes, en particulier.

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147 réflexions sur « LE CAPITALISME À L’AGONIE, en librairie »

  1. Sortie de l’euro.
    Lors d’une réunion fin 2010 sur les conséquences probables dans les 2 premières années d’un retour au Franc suite à une décision unilatérale de la France de sortir de l’euro, les intervenants ont évoqué le sujet de la dette de l’état Français (1200 milliards d’euro).
    Celle ci étant pour les deux tiers détenue pas des investisseurs étrangers, la dévaluation de ce nouveau franc par rapport à l’ancien euro nous pénaliserait d’autant sur le poids de notre dette publique nous faisant passer illico d’une dette de 80% du PIB à des sommets ingérables.
    L’impossibilité de faire face à ce surplus de charge et à l’augmentation des intérêts sur le renouvellement de la dette existante (les marchés perdant totalement confiance comme dans le cas de la Grèce) nous obligerait alors à devoir faire défaut comme l’argentine en 2002.
    Répudier notre dette souveraine entrainerait comme conséquence immédiate la faillite de l’ensemble du système bancaire Français et sa nationalisation (conversion des dettes et des créances trop défavorable). Dans le même temps l’épargne accumulée par les particuliers (fonds en euros, dépôts à terme, livrets d’épargne aidés…) et par les investisseurs étrangers (dans notre dette) disparaitrait comme celle des investisseurs d’Icesave sauf que, dans ce cas, l’état Français serait bien entendu dans l’impossibilité de les indemniser.
    J’avais noté quelques chiffres :
    La déflation sur les biens tangibles (par exemple -50% sur l’immobilier) et les salaires (-15%)et la dépression qui s’en suivrait serait d’une ampleur sans commune mesure aux conséquences de la faillite de Lehman, provoquant dans les 2 premières années une baisse du PIB de l’ordre de 15%, des faillites en masse pour cause d’inactivité et de manque de financement (assèchement du marché interbancaire), un chômage de plus de 20%, une baisse des revenus de toute nature (loyers, BIC, BNC…), une hausse de l’essence à l’équivalence de 2€ et une augmentation de l’ensemble des prix des biens consommables et MP importés (et comme on importe quasiment tout…). Notre PIB serait aussi impacté par l’incapacité à court terme de l’état de soutenir l’activité du pays du fait de la chute énorme de ces recettes fiscales.
    Les tenants de la sortie de l’euro ne niaient pas les conséquences à court terme (eux voyaient plutôt 1 an de galère et n’apportaient pas de chiffres) de cette décision mais soulignaient qu’une fois les premiers mois de purge passés, une fois les pertes constatées, une croissance durable mais très faible pourrait s’installer dès de la 2em année avec une balance commerciale positive du fait de la dévaluation et avec un niveau d’endettement viable. De plus, eux ne voyaient pas l’euro survivre à la décision de la France de sortir de l’euro ce qui atténuait les conséquences pour la France puisque dans ces conditions, l’ensemble des pays de la zone euro en supporterait le fardeau. Par contre les conséquences, dans ce cas de figure, seraient mondialement plus importantes. Déflation mondiale, dépression mondiale même chez les émergents, chute du commerce international, protectionnisme tout azimut, éclatement des grandes zones économiques, et des fédérations etc etc.

    A votre connaissance, y a-t-il eu une analyse assez détaillée et faite par un institutionnel (et non pas par un mouvement politique partisan d’un bord ou de l’autre) concernant les conséquences prévisibles pour la France d’une sortie unilatérale de l’euro ?

      1. Lisztfr

        C’est un sujet sensible.
        Perso, je pense qu’il vaut mieux jouer la montre et continuer à avancer sur la mise en place progressive de règles budgetaires, fiscales, sociales, productives,… communes, car les turbulances que vont traverser la Grande Bretagne, les Etats Unis et le dollar supplanteront sous peu les difficultés que nous traversons depuis plusieurs mois.
        Le problème reste toujours que nos dirigeants manquent d’ambition, d’imagination, de courage politique et ne réagissent que dans l’urgence.
        Le projet socialiste décline timidement quelques pistes.
        Il faudrait un gros travail de fond sur le volet politique et le volet social.
        La gouvernance de la zone euro doit passer par une forme de parlement européen spécifique aux 17, il nous manque clairement une validation démocratique des règles ce cette nouvelle gouvernance.
        Mais surtout les services et acquis sociaux, les fonctionnaires, la propriété publique et la formation des jeunes ne doivent pas être les seules variables d’ajustement du redressement des finances publiques, ça ne pourra pas durer éternellement, l’eau commence à bouillir. Les jeunes générations sont vraiment pour l’instant les grands cocus de l’Europe, ces BAC + 5 à 1200€ par mois, cette génération sacrifiée. Il va falloir être très attentif à ce qui va se passer en Grande Bretagne.
        Alors, comment faire accepter au système et aux agences de notation que le capital et les investisseurs doivent eux aussi mettre la main au porte monnaie et si possible sans attendre 2013 ?

  2. « La fin du capitalisme est pour bientôt, écrit l’anthropologue Paul Jorion. Une thèse érudite et brillante, mais guère convaincante. »

    http://www.lesechos.fr/journal20110407/lec1_idees/0201284311057-faut-il-enterrer-le-capitalisme-.htm

    Guère convaincante ? Il y a encore des gens qui sont aveugles, hallucinant. L’épuisement des ressources minérales et énergétiques, une biodiversité mise a mal, réchauffement climatique etc.. actuellement, le pétrole remonte on est certainement plus très loin de la 2eme crise pétrolière qui va de nouveau mettre a mal l’économie et des gens continuent à dire que le capitalisme va bien !!

    J’ai l’impression que beaucoup de personnes ne se trouve pas sur Terre, car complètement déconnecter de la réalité et surtout de la période actuelle.. attention, la gifle va faire très mal a ses gens la.

  3. Plus de contre-poids, de contre modèle régulateur après la chute du mur, dites vous.
    Je vois les BRIC qui avancent leurs contre-modèles plus ou moins autonomes faits de despotisme politique, de capitalisme juvénile débridé, de ressources humaines inépuisables (pour l’instant), de protectionnisme pas trop tempéré, de préférence nationale bien affirmée sur les plans juridique, écologique ,économique et monétaire.
    Sauf à les considérer comme des sous-systèmes dépendant du nôtre, je les vois bien prospérer pour les 20 ans qui viennent.
    Il est vrai que nous n’y avons pas grand chose à y glaner, mais ils ne s’en soucient guère.

    1. – deux blocs qui s’intimident mutuellement, en se cherchant des poux dans la tête …
      – une seule hégémonie, dont on voit les ravages commis, les guerres provoquées, le désir d’alignement à une règle d’airain, soit le consumérisme qui rend idiot, et de puissance sans limites ( tous les moyens sont bons!: pas pour la majorité de l’humanité, mais, passons)

      – ou l’acceptation de plusieurs pôles complémentaires, avec des entr’aides, de façon à ce que les populations aient partout paix, minimum vital, càd : besoins fondamentaux , dont santé + éducation pour toutes et tous. Donc négociation de façon à diminuer le gaspillage dans les Pays « riches » en voie de paupérisation, et partage … profitez ( au lieu d’imposer ) de l’apport des différentes cultures, donnant lieu à échanges et brassages d’idées …

  4. A Paul Jorion . J apprends par un de vos blogs que vous êtes interdit d antenne un certain 15 avril. Voilà qui est de bon augure ! Commenceriez vous à être craint ? ………. Cependant,bien que je suive votre travail avec plaisir,je suis très sceptique à propos de vos positions sur L Etat , par exemple, la propriété également…. Je ne veux pas ici me lancer dans un trop long discours. Ainsi je m en tiendrai aujourd hui seulement à ceci à propos de la propriété,rapport au monde essentiel d après vous: vous semble t il admissible qu on puisse posséder plusieurs maisons (voire 32 maisons comme l a indiqué récemment Berlusconi ) à l heure où tant de gens dorment dehors ?( QU IL SOIT , DANS UN PREMIER TEMPS ,INTERDIT DE POSSEDER DEUX MAISONS,C EST SI SIMPLE ! ) Bien plus , je prétends que nous pourrions tous parfaitement nous passer de propriété , de quelque nature que ce soit, d autres l ont prétendu avant moi. Encore faudrait il qu un début de sens COMMUNAUTAIRE commence à se pratiquer… L état (tiens, le voilà celui là! ) et ses bureaucrates ont su organiser la séparation des gens : le tout bagnoles contre les TRANSPORTS EN COMMUN, merveilleuse expression et réalité que j ai pu connaître , vu mon grand âge.

  5. @Paul

    Tiens, entendu la nuit derniére sur TF1 (Club de l’économie), Marc Fiorentino (banquier d’affaire, ex directeur Europe de BoA, polytechnicien et HEC, ancien prof de l’ESSEC et ex collègue-chroniqueur à vous sur BFM) qui s’exprimait sur les prix des matières premiéres et particulièrement du pétrole.
    Je cite à peu près, de mémoire : « Les niveaux de prix atteints par le pétrole aujourd’hui n’ont rien à voir avec un quelconque déséquilibre entre production et consommation,, ou avec la Lybie, il faut le savoir ! Il est le fait d’intervenants qui n’ont rien à faire sur ce marché, qui ne sont pas concernés par un quelconque approvisionnement en pétrole et qui jouent sur le marché à terme grâce au leveraging qui leur permet de miser 100 avec 10 ! Interdisons le leveraging pour ces acteurs là et vous verrez les prix du pétrole descendre de 15 à 20% . »
    C’est pas une interdiction de paris sur les variations de prix en bonne et due forme, certes, loin de là même, mais bon, les convergences s’accumulent…

    1. Il rejoint aussi Lordon, sur le deleveraging. Il fait le joint avec pas mal de trucs, Fiorentino.
      Ceci dit, venant d’un banquier d’affaire et ayant ses tribunes à BFM et à La Tribune, sa position prend une saveur particulière …

      1. Fiorentino.

        il circulait après le krach,plus ou moins courant 2008, me semble-t-il, une video, avec notamment Fiorentino, et un autre de sa catégorie, expliquant : « retenez-nous, ou nous faisons un malheur »…l’idée était celle-là : à partir du moment où déréglementation totale, et où ce que nous faisons n’est pas « poli », mais possible, nous n’allons pas nous « contraindre » nous mêmes …les potitiques sont fous.

        bon, j’ai un peu translaté à ma manière, mais l’idée était bien celle-là !

      2. Fiorentino !

        Ou celui qui expliquait à ces clients fortunés et sur Boursorama début 2008 que si les marchés ne faisaient pas +++% sur l’année il arrêterait ces chroniques et peut être son activité de « conseiller financier »…
        Impressionnant comme il a changé son fusil d’épaule ces 3 dernières années sur les rémunérations des traders et la spéculation entre autre sur les MP, un vrai caméléon opportuniste cet homme là et qui en plus passe très bien à la télé. Cf LCI, le journal de l’économie.

  6. Le Fonds Monétaire International a compris qu’il allait devoir payer pour sauver plusieurs Etats européens en faillite : Grèce, Irlande, Portugal, Espagne, Italie, Belgique, France, etc, etc (liste non exhaustive).

    Le FMI a compris que plusieurs Etats européens allaient continuer à s’effondrer, les uns après les autres, comme des dominos.

    Problème : le FMI n’a plus assez d’argent pour sauver tous ces Etats européens. Le FMI ne dispose que de 671 milliards de dollars. C’est très insuffisant pour sauver tous les Etats européens en faillite.

    Pourtant, de 2009 à 2011, les 187 Etats membres du FMI avaient triplé les ressources du FMI. Malgré ce triplement, le FMI n’arrive plus à sauver de la faillite les Etats qui s’effondrent les uns après les autres. Les sommes nécessaires deviennent trop énormes.

    Conclusion : jeudi 7 avril 2011, le FMI a demandé à pouvoir emprunter directement des dizaines de milliards sur les marchés financiers.

    Conclusion numéro 2 : les Etats européens sont en faillite. Ils sont écrasés sous des montagnes de dettes. Le FMI va donc s’endetter lui-aussi ! Le FMI va rajouter des montagnes de dettes par-dessus les montagnes de dettes déjà existantes !

    Conclusion numéro 3 : le système financier international est mort.

    Lisez cet article :

    Le FMI prêt à aller emprunter directement aux banques.

    http://www.lexpress.fr/actualites/1/economie/le-fmi-pret-a-aller-emprunter-directement-aux-banques_980692.html

    1. C’est à se plier de rire, tellement c’est absurde ! Ces gens-là se regardent-ils dans le miroir, le matin en se rasant ?

  7. Une petite vidéo intéressante sur les marchés.

    Le compositeur italien Fabio Cifariello Ciardi s’est branché sur le système informatique de la première bourse mondiale électronique, le Nasdaq, et en a tiré une étonnante installation numérique. Son oeuvre met l’auditeur en prise directe avec la dynamique de la bourse. Un clic, et le Nasdaq chante, tandis que Ciardi décrypte cette mélopée boursière…

    http://videos.arte.tv/fr/videos/contre_attaque_quand_l_art_prend_l_economie_pour_cible-3815950.html

  8. Mr. Jorion vous êtes coauteur, en bonne compagnie si je ne m’abuse, d’un ouvrage publie ces derniers jours sur des rencontres gravitant autour de l’économie, organisées par l’IHEST… qui a obtenu une excellente critique dans le même numéro des Echos que celle de votre ouvrage sur le capitalisme a l’agonie. Un hasard que vous devriez mentionner, car certaines interventions de ce livre sont vraiment tres bonnes…
    http://www.lesechos.fr/opinions/livres/0201275386104.htm

  9. Très Cher Monsieur Paul Jorion,

    Merci pour cet ouvrage d’une rare lucidité – ne vous sacrifiez pas sur son autel – vous
    n’êtes pas économiste… vous résidez bien plus haut, vous êtes bien plus !..
    (Sans pommade, sans cirage… je vous l’assure !)

    De mon côté, j’ai acheté en bibliothèque dix de vos « Le Capitalisme à l’Agonie » dont neuf distribués « à qui de droit… »

    Vous conviendrez que ce n’est pas si mal pour un blogueur-claviériste en herbe qui cherche
    par tous ses moyens à vous apporter son meilleur soutien.

    Je suis à la deuxième relecture de l’exemplaire que j’ai conservé et après avoir achevé la première, je me suis exclamé  » enfin un Grand encore vivant ! « : on me fait souvent le reproche de ne m’intéressé qu’aux morts… Restez, je vous en prie, vivant le plus longtemps possible !

    Votre diagnostic du monde de la finance: époustouflant !… Je le soupçonnais, mais selon votre description éclairée le réel dépasse le virtuel: je tente un pourcentage pour le décrire: 50% de schizophrénie pour les voix venues d’ailleurs, 25% de paranoïa pour l’anxiété du délire et 25% de phobie pour l’irrationalité des peurs = Skynet (La toile du ciel) les deux cent mille intouchables.

    Je me permets de vous réserver quelques réflexions sur les propos de votre livre où je n’ai pas toujours percuté…

    A bientôt… Cordialement

  10. Excellent livre que je n’arrête pas de lire et relire…Très cohérent d’un point de vue intellectuel
    On peut juste regretter qu’il n’explore pas le lien entre capitalisme et militarisme ( est ce que le militarisme est une sorte de consumérisme ? à t il d’autres rôle ? Est ce que le militarisme jouera un rôle dans l’effondrement du capitalisme? ) ni le lien entre capitalisme et mondialisation qui méritait au moins quelques mots.

    Livre a recommander car très éclairant… Merci infiniment Monsieur Jorion

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