11 réflexions sur « DÉSAUTELS, RADIO-CANADA, MARDI 4 MAI 2011 »

    1. Merci Igor, je le soundcloudise de ce pas pour en faire profiter tout le monde sans taxer votre serveur.

  1. Bravo Michel Desautels. Au moins, vous avez compris!
    André Lorimier
    Deux-Montgnes Québec

  2. Après écoute de l’émission, il y aurait de l’argent (illégitime car au mausvais endroit) qui pourrrait être investi dans des entreprisse et rémunéré légitimement pour celà.

    J’ai du mal à suivre votre propre pensée. Mais où est passé l’horrible « père de famille » qui aurait économisé illégitimement (car au mauvais endroit) un maigre pécule pour l’investir dans ces entreprises qui en aurait besoin (le bon endroit).

    Comme père de famille, a-consumériste responsable, (au sens de « simplement raisonnable ») et n’ayant acquis ce que je possède qu’au prix de ma sueur (une vie de salarié) je vous ai souvent repris sur votre réfutation de cette attitude (et faux prétexte selon vous, cf. « l’argent mode d’emploi ») de père de famille que vous avez villipendé dans nombre de vos écrits.

    Auriez vous évolué oui ou non ? Quelle est votre position réelle vis a vis du produit de la sueur, même s’il est au dessus du minimum vital ?. Est ce que prévoir des temps difficiles pour soi même et pour ses enfants (excuse minable ou faux prétexte si j’ai bien compris) est selon vous une tare ?

    1. Ne mélangez vous pas plusieurs choses ? De mémoire, Paul :

      – a repris d’Aristote la différence entre l’approche du père de famille et du marchand, pour montrer que le premier ne doit pas faire des profits une priorité dans sa vie alors qu’on ne peut reprocher au second de s’en souciez. Figuratively speaking, of course, puisqu’on comprend bien qu’au cas par cas certains marchands son père de famille, et réciproquement.

      – a produit une classification par éléments de ce qui organise l’activité – au demeurant assez classique puisqu’on y retrouve travail, patronat et capital. Là encore cette classification est analytique et bien qu’on puisse la rapprocher d’une classification sociale, ce n’en est pas une. Paul n’a pas manqué de faire remarquer à plusieurs reprises que le capital, c’était souvent la retraite ou l’épargne de salariés.

      Il me semble que vous vous méprenez sur ce lien qui vous amène du type d’idée qui sont remuées ici à une culpabilisation toute personnelle. C’est effectivement le genre de raisonnement culpabilisant que propose par défaut notre culture : s’il y a du chomage, c’est parce que ceux qui travaillent ne sont pas assez flexibles, s’il y a de la pollution, c’est parce que les gens consomment trop, s’il y a une crise économique, c’est parce que les gens ont fait des placements déraisonnables (encore entendu cette semaine dans la bouche d’Alain Gerard Slama face à Lordon). Bon, loin de moi l’idée de vous dissuader de battre votre coulpe si c’est votre goût, mais il me semble qu’ici on a mis de coté ce type d’approche qui à bien y regarder n’est pas ce qui va solutionner les problèmes. Ce qui va solutionner les problèmes, c’est de les solutionner, en fait (c’est simple, hein, mais il fallait y penser). S’il y a du chomage, c’est parce que la conjonction d’une économie productiviste et du progrès technique font que, Dieu ayant oublié de faire une loi divine qui équilibrerait constamment consommation et production par la vertu du Saint Esprit, il n’y a pas depuis longtemps de travail rentabilisable à court ni même à moyen terme pour l’ensemble des actifs (et ça va en se creusant, fort logiquement). S’il y a de la pollution, c’est parce que les moyens d’actions de l’humanité sont essentiellement dans les mains d’intérêts privés et que ceux ci sont eux même pris dans un système où ils ne peuvent ni choisir de produire moins, ni d’inciter à consommer moins, ni faire des activités écologiquement utiles mais non rentables. S’il y a une crise économique, c’est parce que la concentration du patrimoine induite par le capitalisme amène le capital cherchant à se placer à excéder et de loin les possibilités de placement rentabilisables dans l’économie productive et à chercher de nouveaux débouchés déconnectés de l’économie productive tels les paris sur les fluctuations de prix. Quand on a dit ça, on a la tête à réformer le système, pas à essayer de sauver le monde en plaçant son argent d’une manière dont on n’aurait pas honte. Vous devez bien savoir, au fond de vous, qu’où que vous placiez vos économies l’état du monde ne changera pas sensiblement 😉

      1. A me relire, je suis un peu abrupt mais ce n’était pas mon intention. Je ne culpabilise pas car je conduit ma vie au mieux, mais me sens concerné par certains propos.

        Votre intervention m’éclaire un peu et il est probable que je me sois mépris sur la position de Paul Jorion. Pour aller dans ce sens (votre sens) j’avais aussi noté dans des billets sa prudence sur les solutions à apporter à la crise (terme simplificateur) et ses réticences à proposer une nième utopie.

      2. @Gregory :
        ////////////////Vous devez bien savoir, au fond de vous, qu’où que vous placiez vos économies l’état du monde ne changera pas sensiblement ///////////////////

        C’est bien là le problème . Nous sommes partis d’un modèle ou votre avenir immédiat et a moyen terme , dépendait de VOS choix (type de semence , de plantes cultivées , de stock de bois , de bètes vendues ou conservées ) ….. et aboutissons a un modèle ou vous n’avez aucune prise sur votre avenir …. le seul « JE » de vos chaines est un mythe que l’on vous expose : « souveraineté populaire « 

  3. C’est vrai que j’ai toujours trouvé
    que Michel Désautels allait droit au but
    en étant clair et intelligent.

    Et deux hommes intelligents ensemble…

  4. @4:30 « Une révolution, il vaut mieux ne pas en faire : ça part dans toutes les directions, ça fait des victimes, etc. Quand je parle de ça, c’est un petit peu pour prévenir, pour dire « Ecoutez, il faut être sérieux » Il faut discuter de ces choses là pour ne pas tomber justement dans la violence. »

    Où est-il écrit qu’une révolution serait violente, un bain de sang, la prise de la Bastille ou du palais d’hiver… ?
    Si les anglais avaient été un peu intelligent, ils n’auraient pas provoqué la guerre d’Indépendance aux USA, ce n’en aurait pas moins été une révolution. Quand vous dites à juste titre que la prime de 1000 € est révolutionnaire car elle change le point de vue de l’employé pour le considérer non pas comme une « ressource humaine » utilisée par l’entreprise et qui lui coûte de l’argent, mais comme un associé qui apporte son travail afin de produire en association avec les actionnaires et dirigeants. Là aussi c’est révolutionnaire, mais sans victimes. Ou encore B. Friot qui voit dans le système de retraite par répartition une déconnexion entre travail et salaire qui est déjà une preuve par l’exemple que le travail peut être heureux du moment qu’il n’est pas lié à un emploi. Etc.

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