CRISE DE LA ZONE EURO : CHANGER DE MÉTHODE, AUJOURD’HUI-MÊME !

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Dans ma chronique mensuelle du Monde – Économie qui paraîtra lundi, j’attire l’attention sur le fait que dans les négociations qui ont lieu depuis 2008 en vue d’une réforme de la finance, il existe une prémisse implicite selon laquelle les représentants des milieux financiers ont la capacité de s’identifier à l’intérêt général. Quelques illustrations empruntées à la période 2007-2009 me suffisent pour montrer que cette hypothèse a été infirmée par les faits. Je propose alors que les mesures qui s’imposent soient dorénavant mises en application sans consultation des milieux financiers.

Si j’anticipe sur ma chronique à venir, ce n’est pas sans raison. Dans le billet le plus récent de François Leclerc, il dresse le bilan calamiteux de la réunion hier à Luxembourg des ministres des finances européens, la ennième réunion depuis le début de l’année dernière visant à résoudre la crise de la zone euro. Ce n’est pas sans raison que François intitule son billet : « C’est raté ! », et le fait est qu’il aurait pu intituler la suite de ses billets consacrés à la crise de l’euro : « C’est raté ! (I) » … « C’est raté ! (XIV) », comme il le fait dans son feuilleton brillant consacré à la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima. Et ceci veut dire que, comme dans le cas d’une réforme de la finance, le moment est venu de tirer les conséquences de l’incapacité des interlocuteurs en présence à résoudre les problèmes : des occasions en nombre suffisant leur ont été offertes de trouver une solution et ils ne sont arrivés à rien… pardon, si : à retarder une solution – bancale – jusqu’en 2013 en raison de préoccupations électorales des gouvernements des uns et des autres.

En février de l’année dernière, je publiais ici-même un billet intitulé « Feu en la demeure ! ». Plus d’une année s’est écoulée, le feu couve toujours et l’embrasement final est imminent. Le choc qui résulterait d’un embrasement final de la zone euro équivaudrait en ordre de magnitude à celui consécutif à la faillite de Lehman Brothers dont on sait aujourd’hui que le système financier mondial n’y a survécu que par miracle et au prix de la santé économique des nations.

Si les interlocuteurs qui se sont réunis hier en secret à Luxembourg ne sont, une fois de plus, parvenus à rien, malgré l’imminence de l’embrasement, la conclusion qui s’impose est qu’ils n’y arriveront jamais : ils se sont disqualifiés eux-mêmes au fil des mois, de réunion sans résultat, en réunion sans résultat. Il faut donc, comme dans le cas de la réforme financière, changer entièrement la formule : le moment est venu de « think out of the box », comme on dit en anglais, de faire appel à la pensée « latérale », et vite, très vite. Les anciennes manières de penser et de faire n’ont abouti à rien, sinon à nous mener inexorablement vers l’abîme. Il faut changer de méthode, aujourd’hui-même !

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction numérique en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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192 réflexions sur « CRISE DE LA ZONE EURO : CHANGER DE MÉTHODE, AUJOURD’HUI-MÊME ! »

  1. Comme l’Eurogroupe a toujours une crise de retard et les chriffres de maturité de la dette grecque sont terribles, j’imagine pas seulement que la restructuration est nécessaire, mais que la sortie de l’euro est aussi nécessaire. En fait ils n’auraient jamais du entrer. Le probleme est le risque de défaut desordonné à al Lehmqn brothers.
    L’autre pays qui a des chances de sortie de l’euro et l’Irlande, a cause de sa relation traditionnelle avec le Royaume Uni. Por le Portugal ou l’Espagne la sortie serait beaucoup plus problématique. En tout cas je ne vois pas de politicien qui a des idées ni la possibilité de les faire appliquer.

  2. Bonsoir à tous

    l’analyse que tyler durden de zero hedge fait de la situation grecque est que pour sauver la deutsche bank et les autres banques européennes, il n’est pas question qu ela grèce restructure sa dette ou sorte de l’euro. En conséquence de quoi, lorsqu’elle ferait banqueroute – dans plus de un an au minimum, l’europe fera main basse sur la grèce en s’appropriant tout!
    je n’ai pas la compétence requise pour juger de cette analyse mais j’ai pensé utile de vous la faire connaître.
    Cordialement.

  3. « Rien ne se fera avec les banquiers, ou ceux qui leur sont proches ».

    Et ils sont nombreux dans les cercles du pouvoir.
    C’est une citation approximative tirée d’un commentaire du blog,
    printemps 2008 si les souvenirs ne sont pas trop embrouillés.

    Le quidam moyen sait depuis longtemps que la « haute » banque
    n’est en rien le représentant de l’intérêt commun.
    Dans la représentation du pouvoir, il y a les réformateurs
    et les réformés. Nous sommes les réformés, sans fin: prestations
    sociales indues, salaires trop élevés, impôts trop faibles…
    L’industrie du pognon reste en position de clamer que la réforme,
    et son ardente nécessité, s’adresse au peuple.
    Et le peuple est bien élevé, il « supporte » sans émotions populaires
    toutes les atteintes à ses acquis sociaux.
    Que cette dégradation ait pour but de protéger la portion
    de la population la plus riche, voilà une réalité sans écho, comme morte.

    1. @Daniel

      Superbe tirade mais fausse en partie. Nos représentants politiques sont aux hauts représentants de la finance ce que les quidams et « représentés » moyens sont à leurs co-représentants locaux de la finance. Des obligés, des affidés. Des pue-la-trouille, des compromis, des sépulcres blanchis à la moelle verdâtre, des mous du genou plombés à la dette douteuse ou, pire, à la créance vérolée.

      Quel est encore aujourd’hui le seul titre de gloire dont s’enorgueillit notre monarque démocratique et ses sbires ? Quel seul mérite lui reconnait encore une bonne part de l’électorat français ? D’avoir su se présenter comme le principal artisan du sauvetage des banques en 2008 et d’avoir relevé, d’un coup de baguette magique, de deux coups de bluff et de trois coups de menton, le plafond de la garantie sur les comptes bancaires ! La belle affaire ! Bravo l’artiste ! Merci pour nous, merci pour eux.

      Ces gens là défendent l’intérêt commun, oui, sans aucun doute, si et seulement si défendre l’intérêt commun c’est défendre les milliers de milliards accumulés par les français – et pas seulement Arnault ou Prot ou mon notaire ou mon dentiste – par la seule grâce de la mondialisation et du capitalisme financier qui a triplé la fortune des ménages français entre 2000 et 2007 pour faire de ce pays, soi-disant tellement rétif au capitalisme, le grand pays le plus riche du monde par tête de pipe ; devant les US et juste derrière quatre minables petits pays de pure rente comme la Suisse, la Norvège, l’Australie et Singapour.
      Et ces gens là ne défendent pas la France ? Allons donc Jorion ! Parlez nous de démagogie pro bourgeois, ok. De déni de démocratie pur et simple, mon œil.
      Il est passé où votre questionnement Hegelien sur l’antagonisme citoyen vs bourgeois ? Votre transition ? Le Citoyen héritier du Maître et le bourgeois du serf ? Ou alors croiriez-vous, vous aussi et en désespoir de cause, en l’homme providentiel pour renverser les équilibres du désastre et culbuter les inerties ? C’est à se demander parfois dans vos saintes colères…

      1. Certes, Vigneron.

        La philosophie est un sport de ventres pleins. Sauf que les déséquilibres font qu’il y a de moins en moins de ventres pleins…
        Pourquoi crois-tu que tous les pays qui pouvaient le faire ont renforcé leur sécurité intérieure..??

        Ca flippe sec, sur les tendances à court terme…

      2. Il est passé où votre questionnement Hegelien sur l’antagonisme citoyen vs bourgeois ? Votre transition ? Le Citoyen héritier du Maître et le bourgeois du serf ?

        Tu * le fais bien, brillamment même, pourquoi Paul devrait-il en rajouter une louche à chacune de ses interventions ? Le « peuple » des purs crierait à la trahison, au matraquage ! Si une palme de l’ordre du Jorion existait, tu l’aurais ! Même si, bien évidemment, tu ne pourrais que la refuser. Ce en quoi encore une fois tu aurais raison car tu n’es pas homme à se laisser corrompre. 🙂

        * Je suis d’humeur guillerette, je te gratifie donc aujourd’hui exceptionnellement de mon tutoiement qui te vaut mon assentiment et mes plus vifs encouragements.

    1. Lau

      Je sais, c’est lassant pour les habitués du blog, pas très romantique, les interdictions des paris sur les fluctuations de prix et autres autres mesures « techniques », mais c’est du concret, du dur, du coriace, des forces qui nous dépassent, raison de plus pour s’y attaquer, résolument, et donc d’en parler. Avec toujours à l’esprit l’idée que ces paris insensés impriment directement le cours de nos vies en leur imposant des contraintes réelles et pourrissent la vie de bien des gens. Cela paraît abstrait de prime abord mais rien de plus concret !

      Pour le reste, d’autres approches, d’autres points de vue philosophiques, d’autres modes d’action, sont possibles, mais alors c’est à chacun de nous de les promouvoir, en paroles et en action. Moi-même j’ai évoqué par exemple la nécessité pour chacun de se réapproprier le temps, de se considérer comme le créateur de sa propre vie en abordant les diverses activités humaines sous cet angle, plutôt que se considérer comme simple rouage d’un système économique, partant du principe que l’économique procède de la vie et non l’inverse. Dans le cadre de l’économie actuelle c’est très difficile, mais en pratiquant un art, ou tout autre forme d’activité humaine où l’investissement humain est réel, il y a moyen d’initier un processus en ce sens. C’est une façon d’aborder la construction de la nouvelle civilisation à venir par le versant éthique et esthétique, tout un.
      Entre parenthèses Paul dit quelque chose d’approchant lorsqu’il propose de substituer la notion d’offreur d’emploi à celle de demandeur d’emploi. C’est du même ordre d’idée. Stiegler évoque une économie de la contribution à substituer à celle de la consommation, c’est encore une autre façon de dire un peu la même chose.

      Et toi quelle idée voudrais-tu promouvoir ?

      1. Nous pensons la même chose Pierre-Yves, tu le sais…

        Mais ces ‘appels’ répétés sont lassants parce que leur auteur n’intervient jamais dans le fil de l’échange à leurs suites…..

        Perso, j’ ADORE le concept de répudiation pour ‘dette odieuse.

        (Cela n’enlève rien aux autres propositions….)

      2. Lau,

        « Monsieur Jorion, que proposez-vous???? »

        Excusez-moi, mais quand on me pose cette question, ma première réaction, c’est de me dire qu’on se fiche de moi.

      3. @ Laurence
        2 434 articles et 160 686 commentaires plus tard… :

        « Que proposez-vous ? »

        Il fallait oser la faire celle-ci !

      4. @Julien Alexandre

        2 434 articles et 160 686 commentaires plus tard… :
        « Que proposez-vous ? »
        Il fallait oser la faire celle-ci !

        dans l’autre sens c’est curieux aussi de s’en offusquer … ça fait beaucoup
        ce n’était sas doute pas cynique (ne pas voir le mal, ni le dire, ni l’écouter)

        lau, ici c’est le blog(de paul jorion) de la résistance qui s’organise
        2 434 articles et 160 686 plus ses livres, histoire de « parcourir le domaine » de cette nécessité à résister
        on sait pas encore si on fait sauter le pont des paris sur les fluctuations
        ou bien si l’on sape la dette odieuse pour la réduire
        ou bien …
        alors ça baratte !! 😉

      5. Répudier la dette comme on répudiait jadis, avant les ravages du féminisme marchand, les femmes infidèles : que l’image est belle !

      6. Marlowe dit :
        8 mai 2011 à 17:08

        « répudier la dette » (odieuse) a un côté parfaitement jouissif …il ne s’agit, somme toute, que de menue monnaie virtuelle .

        répudier une femme ( mais, pourquoi pas un homme ? ), c’est d’un autre ordre, me semble-t-il !
        cela vous a un côté dominateur, et par là même méprisant.
        le consentement mutuel me parait plus civilisé .

        ah, tiens, se séparer de la dette (odieuse) à l’amiable, voilà qui serait plus aimable, plus doux aux populations .
        slogan : les populations, avant le pognon !

    2. Trop aimable Pierre Yves !
      Pour le tutoiement, je vous en prie, même si je n’oserai sans doute pas m’y résoudre moi même . Que voulez-vous ! J’éprouve une telle délectation à me sustenter de votre style limpide, de votre maîtrise didactique, que la révérence s’impose naturellement, la timidité faisant le reste. 🙂

      Tiens, en parlant de « vous », ou de « tu » plutôt, savez-vous quelles étaient les trois seules personnes que l’on ait entendu Mitterrand tutoyer ?
      Des amis de jeunesse uniquement : Roger-Patrice Pelat, ami de stalag, Pierre Guilain de Bénouville et Jean Védrines, tous deux amis cagoulards. Le tout rapporté par le fils du dernier nommé, proche de Tonton lui même, Hubert Védrines.
      Alors ? Amis de tutoiement de l’Ordre des fidèles « joriono-cagoulards » ? Ou de stalag du Capitalisme Agonisant ? 🙂

  4. C’est facile à dire « il faut changer de méthode ». Les gouvernements sont coincés. La fin de l’aventure « Euro » aurait des conséquences désagréables et impacts directs sur tous les gouvernements concernés, ainsi que sur les grecs, mais une sortie de la Grèce paraît inéluctable si le pays souhaite sortir de son marasme actuel. Mieux vaut une fin avec terreur qu’une terreur sans fin. Ce qui plaîde contre une sortie: des considérations géopolitiques et l’effondrement des banques concernées en cas d’une sortie. Il faut en effet agir vite; plus on attendra, plus la chose s’aggravera. Il faut opérer à une restructation drastique de la dette ou bien signaliser à la Grèce qu’une sortie de la zone euro serait la meilleure solution.
    La politique préférée de Merkel qui consiste à attendre, à louvoyer, à repousser les échéances, à dissimuler les problèmes…… n’a pas payée. Elle a fait perdre du temps.

      1. Bon allé, j’me lance, mais je m’arrêterai au point crucial (pour faire durer le plaizir bien sur)

        On entend souvent « le nouveau prolétariat se sont les precaires.
        En juxtaposant les deux concepts de prolétariat et de précarité on constate qu’ils recouvrent, à des époques différentes, les mêmes stigmates sociaux.
        En effet voici ce que nous dit wikipedia de la precarité:
        « La précarité est une forte incertitude de conserver ou récupérer une situation acceptable dans un avenir proche. C’est une notion développée et étudiée en sciences sociales. C’est aussi une notion subjective et relative, puisqu’elle est définie par rapport à une « situation acceptable », au sein d’une société donnée. »

        Cette « situation acceptable » constitue le seuil qu’Hegel dans la ‘Philosophie du Droit’ envisage lorsqu’il décrit le « glissement d’une grande masse d’homme au dessous d’un certain niveau de subsistance […] necessaire à un membre de la societe » qui mene à « la perte du sentiment du droit, de l’honneteté et de l’honneur de subsister par sa propre activité » puis vers « la production de la polulace, production qui d’autre part comporte une facilité plus grande de concentrer entre peu de mains des richesses disproportionnées ». Nous voici arrivé au proletariat selon Hegel.

        Toutefois la précarité est un concepte autrement plus fourre-tout que le proletariat, et on voit maintenant comme celle-ci est un sabot qui sied parfaitement au pied du proletariat dans la mesure ou il taille meme plutot grand…
        Petit rappel (toujours selon wikipedia) que « le prolétariat est, selon Karl Marx, la classe sociale opposée à la classe capitaliste. Le prolétaire ne possède pas de capital (ou de moyens de production) et doit donc, pour subvenir à ses besoins, avoir recours au travail salarié. »
        S’il est vrai que nous vivons une crise de basse pression salariale (Cf Frédéric Lordon : La crise est celle du « capitalisme de basse pression salariale ») qui s’est développée insidieusement en parallèle d’une croissance basé sur le credit facile, alors on peut aisément ajouter dans le panier de la précarité toute la « classe moyenne » (sur)endettée.

        [A SUIVRE…]

    1. Le proletariat, c’est ceux qui n’ont que leur force de travail à vendre pour vivre.
      Autrement dit, ceux qui travaillent pendant que les autre profitent.
      Avec la diminution de la petite production, notamment agricole,
      dans les pays industrialisés, cela fait 90 % de la population,
      en gros le salariat, quoique sous des statuts très variés.
      Dans les autres pays, notamment les pays dits émergeants,
      le processus est très avancé, de la même façon,
      de telle sorte que le prolétariat représente beaucoup plus que la moitié de l’humanité.
      Dit comme Coluche, une fois de plus:
      « c’est ceux qui savent travailler, les patrons sachant pourquoi… »

      1. à Charles A.

        La définition du prolétariat que tu présentes est vraie et fausse à la fois : le prolétariat semble être, sociologiquement, l’ensemble des salariés autres que dirigeants, mais c’est aussi ceux qui sont sortis, par le chômage ou l’âge, et ceux qui n’y sont pas encore entré et qui ne pourront y entrer.

        Il me semble aussi que si nous recherchons une définition active du terme prolétaire, en dehors de la vieille définition des romains, il faut comprendre : ceux qui n’ont aucun emploi de leur vie et qui le savent.

    2. Personne ne veut être prolo, tout le monde se croit et se veut classe moyenne.
      Le mot lui-même n’a plus beaucoup de sens pour la plupart.
      Wiki dit :

      Le prolétariat est, selon Karl Marx, la classe sociale opposée à la classe capitaliste. Le prolétaire ne possède pas de capital (ou de moyens de production) et doit donc, pour subvenir à ses besoins, avoir recours au travail salarié.
      Le mot prolétaire désigne à l’origine un citoyen romain qui n’a que ses enfants comme richesse. Il forme la classe la moins considérée de la civitas (ensemble des citoyens), constituée de ceux qui ne peuvent s’acheter aucune pièce d’armure et qui ne possèdent le droit de vote qu’en théorie. C’est la dernière classe sociale.

      A peu près tout le monde est prolo de nos jours, directement ou via prestations sociales.
      Pour classe moyenne, voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Classes_moyennes
      Voir aussi http://fr.wikipedia.org/wiki/Petite_bourgeoisie
      En pratique il est difficile de classifier quelqu’un en particulier ce sont plutôt des représentations faciles d’emploi.
      Il reste tout de même des classes sociales, qu’on peut définir en négatif par ceux qui ne veulent pas ou ne s’y reconnaissent pas. L’école publique, la sécu puis la télé ont beaucoup contribué à homogénéiser à la fois les classes sociales et les populations.

      1. Les prolétaires ont été remplacés par des robots…Donc « robot-prolot » et le prolétaire c’est retrouvé au « repos-chômage »…Soit le prolétaire a évolué pour devenir artisan et autonome, soit il a sombré et il est devenu SDF…Ou alors il est devenu un bandit de grand chemin, genre Robin des Bois, pourquoi pas ou peut être est-il devenu curé.

      2. Marx considérait que, sous le règne du capitalisme, il existait deux classes pures : la bourgeoisie et le prolétariat.

        Paul Jorion, si je ne trompe, explique que la classe bourgeoise se décline en trois grands groupes : les propriétaires encore appelés actionnaires, les dirigeants et les marchands.
        Ces trois groupes ont en commun une conscience de classe et se partagent les profits, formant ainsi la classe qui pourrait être nommée celle des profiteurs.

        Pour les prolétaires, il me paraît nécessaire de renvoyer aussi à la conscience de classe.
        Là le chemin est plus dur, car le prolétariat est le lieu où règnent les illusions.

    3. Le prolétariat, ce sont les salariés. Il n’a pas disparu. C’est comme les dinosaures et les oiseaux. Le fait d’avoir une haute opinion de soi-même ne change rien à la nature des choses.

      1. Et pourtant, comme disait Chaval « Les oiseaux sont des cons. », pas mieux qu’des ptèrodactiles du crêtinacés, nos gallinacés.

      2. Le prolétariat :
        En France, il a réapparu lentement mais sûrement – ce qui donne une conscience de classe moins forte – depuis que la dérégulation est apparue, que les licenciements boursiers ont fait florès, que l’écart entre les salaires s’est creusé de façon considérable [ 1 à 4 était équilibré …et ne permettait pas une augmentation de tout ce qui est vital : coût des loyers exhorbitant, notamment : c’est une des raisons de l’endettement inévitable des prolétaires ; cela accentue la ghettoïsation, qui est une plaie majeure …et tout cela n’a pas eu lieu par hasard ] …
        La perte d’une certaine reconnaissance ( collectif de travail, conscience de sa propre « valeur », par connaissance et maîtrise d’une profession ) a aggravé le sentiment de chute .
        Nous retournons, sauf sursaut, vers le XIX°siècle : la régression n’est pas chose normale pour un être humain; d’où déni, souvent, de sa propre situation, déni suivi d’une juste colère …mais, prolétariat « fractionné » . Reste à s’organiser.

      3. Faut pas confondre , les larbins aussi sont des salariés, pareil pour les flics ….le prolétariat est du genre masculin . Les employés sont des ouvriers …chatrés , sans les C.. ..par une trop grande proximité avec leur maitres .

    4. Bon, Bob, je m’y colle pour rappeler la définition de Bernard Stiegler :

      Est prolétaire celui qui est privé de son savoir-faire / savoir-vivre.
      Ce fut les cas des ouvriers manufacturiers de base arrivés de l’exode rural, paupérisé, et à qui on demanda en gros les taches des « Temps Modernes » de Chaplin que ce soit dans des ateliers rudimentaires ou sur des chaines.
      Taylor « grammatisera » leurs gestuelles, ce qui les privera une seconde fois de leur savoir-faire.

      Aujourd’hui, le cadre de France-Télécom est tout aussi prolétarisé dans ce sens : le travail qu’on lui demande ne correspond pas à son savoir-faire. On peut souvent le dire des boites ou le management se fait par une méthode « importée » et on le savoir-faire du cadre disparait,
      ce genre de vue s’étend à des patrons dont on se doute qu’ils n’avaient pas en main un savoir-faire applicable, comme Tchuruk par exemple, derrière l’impression de responsabilité immense en façade.

      Moi, je me sens prolétarisée devant un rayon d’hypermarché, où aucune étiquette ne me donne les infos que je cherche, et où aucun produit ne satsifait au type que je sais pourtant « techniquement possible », qu’il s’agisse de céréales ou d’accessoire auto ou que sais-je..

      Le salarié peut donc être une des forme « oiseaux » du dinosaure « prolétariat » , mais il me semble que d’autres filiations sont possible, peut être en ligne moins directe, mais très très opérante.

      Cette notion fait partie des « perles » de Stiegler pour moi (au milieu de textes trop jargonnants).

  5. C »est la Tunisie qui est en pointe, il faut bien observer ce qui s’y passe…

    Ci dessous, début d’une dépêche AFP

    De Kaouther LARBI et Sonia BAKARIC (AFP) – Il y a 2 heures

    TUNIS – Le gouvernement a décrété samedi un couvre-feu nocturne à Tunis et dans sa banlieue après des « violences et pillages », signe d’un malaise persistant en Tunisie quatre mois après le renversement du régime autoritaire du président Ben Ali.

    Dans la journée, la justice tunisienne a prononcé sa première sentence contre un membre de l’ex-famille présidentielle en condamnant Imed Trabelsi, neveu de l’épouse du président déchu en janvier, à deux ans de prison.

    Le couvre-feu instauré dans la soirée s’applique de 21H00 à 05H00 (22H00 à 06H00 GMT) et est en place pour une durée indéterminée, ont déclaré les ministères de l’Intérieur et de la Défense dans un communiqué cité par la télévision et l’agence TAP.

    « Le ministère de l’Intérieur et le ministère de la Défense annoncent qu’un couvre-feu a été décidé avec interdiction de circuler dans Tunis et sa grande banlieue à partir d’aujourd’jui de 21H00 jusqu’à 05H00 en raison des violences et pillages commis dans la banlieue de Tunis vendredi et samedi et surtout dans la nuit de vendredi à samedi », selon le texte.

    Selon une habitante, des jeunes ont saccagé et pillé un grand magasin d’électro-ménager, une pharmacie et ont incendié plusieurs véhicules dans la banlieue défavorisée d’Ethadamen, où des manifestations s’étaient déroulées en janvier, avant la chute du président Zine El Abidine Ben Ali, le 14 janvier.

    Des informations non confirmées font aussi état de violences dans la ville de Gabes, dans le Sud, et à Sidi Bouzid, dans le centre, d’où était parti le mouvement de contestation en décembre.

    Avenue Bourguiba, dans le centre de Tunis et épicentre de la contestation, aucun véhicule à part quelques voitures de police ne circulait samedi soir. Des barbelés bloquaient les accès au ministère de l’Intérieur, a constaté une journaliste de l’AFP.

    Des manifestations anti-gouvernementales se sont déroulées chaque jour depuis jeudi à Tunis. Samedi, un rassemblement a réuni plusieurs centaines de personnes avant d’être dispersé au gaz lacrymogène par les forces de l’ordre.

    Massés devant le ministère de l’Intérieur, les manifestants scandaient des slogans comme « Gaz lacrymogènes et cartouches, les Tunisiens n’ont pas peur », « Peuple tunisien révolte-toi », « ministère de l’Intérieur, ministère terroriste ».

    1. Ca me parait logique : les Tunisiens se sont rendus compte que leur révolution s’était faite bloquer au stade de la révolte.
      Soit, business as usual. On prend les mêmes et on recommence. Seule l’apparence de la tête a changé.

      Et pendant ce temps, en Egypte, nous avons une guerre de religions qui démarre.
      Ca va les occuper et ils n’auront pas le temps de gêner le système en place au niveau mondial.

      1. Les Tunisiens se sont fait baiser pour être clair.
        Ben Laden ne sera pas mort pour rien.
        Sa mise à mort va servir aux forces du Dieu Dollar à combattre ses ennemis, réels et imaginaires.

  6. En février de l’année dernière, je publiais ici-même un billet intitulé « Feu en la demeure ! ». Plus d’une année s’est écoulée, le feu couve toujours et l’embrasement final est imminent.

    Couvre feu tout les soirs jusqu’à nouvel ordre à Tunis sur fond de rumeur de coup d’état militaire en cas de victoire « islamiste » aux prochaine élections.
    L’odeur du « jasmin » synthétique ne vient plus trop planer sur ce blog me semble-t-il…..
    « Les premiers seront les derniers. »?

    1. @Sylvie, parfois les esprits se rencontrent, le décalage de la modération m’avait privé de vos infos…. d’où le doublon.

  7. La grece ne pourrait elle pas faire defaut sur les interets de sa dette (les annuler purement et simplement) ? En contre-partie, elle pourrait garantir de payer la dette elle-meme au plus vite.
    Nul doute que si ces lourds interets ne sont plus dans le budget national pendant plusieurs annees de suite, et avec qqes efforts supplementaires (reductions d’achats d’armes, legere augmentation des prelevements fiscaux en se basant sur les salaires par exemple, …) elle pourrait assainir sa situation sans flinguer son appareil d’etat/sa democratie.

    Par ailleurs une telle methode n’aurait que tres peu d’impact direct sur le systeme bancaire puisque seul le pret (le « nominal » je crois) est comptabilise dans les livres de compte bancaires, les interets n’existant pas encore.
    Par contre le systeme financier en patirait bigrement car si une telle restructuration se produit, elle pourrait se reproduire de nouveau (sic). Des lors la garantie de cette enorme manne d’argent s’envole et exit les « X% garantis par an » des assurance-vie et touti-quanti, qui passeraient de facto dans la categorie jeu/pari. qui sait cela pourrait nous mener vers une separation des systemes bancaires et financiers …

  8. Ça n’existe pas la « vraie démocratie »

    (vigneron)

    Tain, v’la aut’chose ! Il faut changer de méthode, vous m’entendez, aujourd’hui-même ! La vraie démocratie existe, ne serait-ce que l’idée à partir du moment où on en parle (cogito ergo sum (je pense donc jésus), mais pas que : cogité ergo est itou) : le chemin c’est le but.

    Méthode : Mantra (le matin avec le salut au soleil et le soir avant ou après le boogie-woogie, ou le contraire) :

    La démocratie c’est possible
    C’est la seule possibilité
    Elle se construit
    Jour après jour
    Il faut du temps
    Pour s’investir
    Le temps c’est la vie
    Et la vie c’est la démocratie
    Directe donc.

    Le changement de méthode est de se dire que la démocratie existe, en tant que chemin (au moins), qu’elle est en construction permanente autour de tous, et qu’il faut pour cela notamment passer la soumission volontaire puisque facile et réconfortante qui permet aux élites non seulement d’exister mais surtout d’accaparer la gestion de leur spécialité systématiquement, et qui mène d’autres à croire et à dire que la démocratie n’existe pas. La soumission volontaire c’est de croire que la démocratie n’existe pas.

    Pour cela il faut du temps. Le temps, on l’a, le problème vient du fait qu’il n’est pas utilisé à construire la démocratie mais à faire tourner l’usine à gaz shadokienne de l’échange monétisé déifié, déshumanisante, a-démocratique, capitaliste (le temps n’est pas là où il pourrait être socialement (parce qu’humainement) utile). Le temps est utilisé à entretenir l’a-démocratie, le capitalisme (ici et ).

    Méthode (la mienne, ma participation à la démocratie) : dans un premier temps, deux jours de travail imposé.

    Par mois ?

    Julien : pardon pour le nombre de liens

  9. CRISE DE LA ZONE EURO : CHANGER DE MÉTHODE, AUJOURD’HUI-MÊME !

    Il me semble que tout le monde, grâce à votre travail et celle de votre équipe, en a conscience.

    Mais qui pour prendre les rênes, et pour quelle direction? Assainir les finances, c’est une chose, mais pour financer quoi?

    Sans toucher le fond (un peu comme ce qui se passe dans la bulle immobilière) personne se bougera pour remettre en question le mode de vie. Mais là le fond, du fait de la technologie et de la mondialisation, peut être pus que jamais dévastateur.

    BIGARD (clin d’oeil à REIISHIDO) « C’est au pied du mur qu’on voit mieux lemur ».
    PS: Je ne suis pas fan non plus de ce comique.

  10. Il faut changer de méthode, aujourd’hui-même !

    Yl me semble que cela sera « encore raté »! Préparons nous plutôt au choc…

  11. Tiens, c’est une semaine trop tard et les brins de muguet finissent de pourrir dans les poubelles, composteurs verts ou usines de traitement d’ordures, mais petit rappel sur le 1er Mai. Wiki :

    En France, au début du xxe siècle, il devient habituel, à l’occasion du 1er mai, d’offrir un brin de muguet, symbole du printemps en Île-de-France. Une tolérance de l’administration fiscale permet aux particuliers et aux organisations de travailleurs de vendre les brins de muguet sans formalités ni taxes.
    Le 23 avril 1919, le Sénat ratifie la journée de huit heures et fait du 1er mai suivant une journée chômée.
    Le 24 avril 1941, le maréchal Pétain, instaure officiellement le 1er Mai comme « la fête du Travail et de la Concorde sociale ». À l’initiative de René Belin, ancien dirigeant de l’aile anticommuniste de la CGT (Confédération générale du travail) devenu secrétaire d’État au travail dans le gouvernement de François Darlan, le jour devient férié, chômé et payé. La radio ne manque pas de souligner que le 1er mai coïncide aussi avec la fête du saint patron du maréchal, saint Philippe. L’églantine rouge, associée à la gauche, est remplacée par le muguet.
    En 1947, le 1er mai devient, dans le code du travail, un jour férié chômé et payé pour tous les salariés sans conditions (mais il n’est pas officiellement désigné comme fête du Travail). Ce n’est que le 29 avril 1948 qu’est officialisée la dénomination « fête du Travail » pour le 1er mai.
    Beaucoup à gauche voudraient que la fête du Travail redevienne la fête des Travailleurs, rejetant les mesures de Pétain. Par contre l’églantine rouge (d’origine révolutionnaire) n’est plus vraiment une revendication, d’autant que la vente libre du muguet par tous ce jour-là donne l’occasion aux syndicats de rencontrer la population et de faire connaître leurs activités et revendications.

    Pas de commentaires.
    Si. Quand même.
    Vive la Fête du Travail ! Vive la Saint Philippe ! Vive la France !

  12. En un WE et une semaine, un mariage princier, une béatification, un enterrement en haute mer et, dans la foulée, la menace de la Grèce de quitter la zone euro.
    Lundi dernier, la City de Londres fermée comme la + importante place asiatique boursière et une attaque en règle contre l’Argent papier.

    La JP Morgan & Cie qui manipulent depuis des semaines l’Or et l’Argent à la baisse voient leurs efforts récompensés par des appels de marges initiés par la Comex (pas moins de 5 en 8 jours, du jamais vu !).
    84% des titres et contrats sur l’Argent métal changent de mains et baissent de 33% pendant que l’Or résiste aux alentours des 1.500 $ l’once.

    Goldman S. réapparait publiquement .. pour intoxiquer à la baisse du compartiment matières premières !
    http://000999.forumactif.com/t12392-gs-reapparait-publiquement-pour-intoxiquer-a-la-baisse-du-compartiment-matierespremieres#43351

    Et aussi le décryptage fatal de Marie sur le même forum :
    http://000999.forumactif.com/t6359-etf-argent-slv-decryptage-fatal#43355

    Vous avez dit manipulation ?

    Sûrement. Lundi dernier aux aurores, les 4 plus grosses banques – dont Goldman S., JP Morgan et HSBC – (la City étant fermé et la place boursière Chinoise en congé), semble démontrer qu’il y ait eu entente complice et suspecte :

    » Ils vont donc faire des offres très nettement en dessous des cours qu’ils vont pouvoir, en l’absence des autres traders, se racheter entre eux… puis recommencer la même manœuvre, poussant toujours le cours à la baisse … »

    Lire en remontant le fil de discussion sur le suivi du rapport mensuel CFTC des banques : http://000999.forumactif.com/t10655p30-suivi-rapport-mensuel-cftc-des-banques-us-marches-a-terme-futures-or-et-argent-metal#43348

    Lire aussi l’article de fond sur la baisse des métaux précieux et des matières premières en dollars US, sciemment organisée par les USA :
    http://www.forum-monetaire.com/?p=4108

    Pour ce qui est de la Grèce, c’est fait, quoi que c’est une affaire à rebondissement.
    Poudre aux yeux, détournement de l’attention et de l’opinion publique.
    Joli coup Blythe Masters !

  13. @Paul Jorion
    En cas de restructuration de la dette grècque , les CDS ne couvriraient plus cette restructuration par « l’obligation d’accélération » et qui permettrait à l’Allemagne de sortir de l’euro la tête haute sans aucune pénalité. Pourriez vous nous donner un explication claire de cette « obligation d’accélération ». Merci à vous.

  14. I made a dream:
    Et si la bce rachetait toutes les crèances…jusqu’à en être ras « la gueule », Elle serait alors too big to fall pour la chine et les us… Et là il faudrait passer à l’etape suivante, vrai banque et monnaie mondiale unique !, avec un épurement de la dette des états et un gouvernement mondial…

  15. Lenteur coupable et inacceptable d’une « non assistance à une économie en danger »

    1 million de $, c’est l’amende infligée à Trillium Brokerages Services en septembre 2010 pour avoir, via leurs traders introduit des ordres sur le NYSE et le Nasdaq en vue de créer l’illusion d’un achat ou de vente pour bénéficier des meilleurs prix. Les faits se sont passés entre le 1 novembre 2006 et le 31 janvier 2007. 46 000 ordres générant 575 000 $ de profit, tout ça en mode automatisé. Ce fut la première condamnation impliquant le trading haute fréquence.

    Depuis (en passant par les crises des subprimes et des dettes souveraines!) le phénomène s’est amplifié à une rapidité égale aux systèmes employés. Actuellement il représente plus de 60% des échanges « actions » aux Etats-Unis et de 30 à 35% sur les marchés Européens.

    L’AMF semble sortir de sa torpeur ce 27 avril 2011 et publie un rapport et promet un régulation fin 2011.

    Bon sang que c’est long. Il semble que nos décideurs ne se rendent pas compte qu’il y a péril en la demeure.

    Maintenant la question: jusqu’où iront ces mesures?

    Le rapport de l’AMF:
    http://www.lesechos.fr/medias/2011/0427//0201328884858_print.pdf

  16. Inside job a servi d exergue a la réunion de Bruxelles. Une petite phrase de rien du tout m a frappé dans ce film. Au plus fort de la crise de 2008 un banquier énonce tranquillement : croyez vous que la banque soit prête à perdre un seul dollar ? …………. J imagine des manifs avec des slogans HALTE AUX PARIS SUR LA FLUCTUATION DES PRIX ! ……j ai l air de me moquer et cependant je SENS qu il se passe qqchose ici

  17. Juste deux remarques :
    – L’une concernant la crédibilité des économistes.
    – L’autre le jeu des finanicers.

    Sur le premier point, il me semble que les économistes sont, symboliquement, dans la même situation que les médecins de molières. Des parrentis sorcier qui se nourrissent du besoin de comprendre une économie malade. Malgré votre analyse avérée de la crise des subprimes, comment trouver le moyen de distinguer un économiste sérieux d’un économiste « hagiographe ».

    Sur le second point : On nous met souvent en avant que les milieux financiers sont hanté par le désir de prédation. Il est possible de voir que sur les réseaux et organisations mis en oeuvre pour produire cette prédation, certains sont de simples rouages plus ou moins cyniques, et quelques uns (quel proportion ?) de pure prédateurs sans scrupule. La prédation n’est pas une affaire de catégorie sociale, elle se rencontre dans toutes les classes sociales. Nous pourrions croire que ces prédateurs savent se qu’ils font et que leurs résultats en terme de gain fait d’eux les penseurs juste du jeu financier. Mais aujourd’hui, il se constate que les financiers eux même sont aux prises avec une machinerie financière qu’il ne comprenne pas et surtout qu’il sont incapables de faire évoluer vers un bien commun.

    Ces deux points m’amènent à me dire que nous aurions grand besoin d’un homme ou d’un collectif d’homme tel que vous capable d’intervenir sur cette machinerie financière sans provoquer les désastres sociaux que nous redoutons (certians financiers inclus) si d’un seul coup, nos monnaies s’effondrent.

    Il me semble qu’il y a la deux éléments d’une controverse que vous semblez aujourd’hui mettre en oeuvre pour trouver une issue positive à cette situation désastreuse.

    Merci pour vos activités et pour votre travail de pédagogie !

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