CRISE DE LA ZONE EURO : CHANGER DE MÉTHODE, AUJOURD’HUI-MÊME !

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Dans ma chronique mensuelle du Monde – Économie qui paraîtra lundi, j’attire l’attention sur le fait que dans les négociations qui ont lieu depuis 2008 en vue d’une réforme de la finance, il existe une prémisse implicite selon laquelle les représentants des milieux financiers ont la capacité de s’identifier à l’intérêt général. Quelques illustrations empruntées à la période 2007-2009 me suffisent pour montrer que cette hypothèse a été infirmée par les faits. Je propose alors que les mesures qui s’imposent soient dorénavant mises en application sans consultation des milieux financiers.

Si j’anticipe sur ma chronique à venir, ce n’est pas sans raison. Dans le billet le plus récent de François Leclerc, il dresse le bilan calamiteux de la réunion hier à Luxembourg des ministres des finances européens, la ennième réunion depuis le début de l’année dernière visant à résoudre la crise de la zone euro. Ce n’est pas sans raison que François intitule son billet : « C’est raté ! », et le fait est qu’il aurait pu intituler la suite de ses billets consacrés à la crise de l’euro : « C’est raté ! (I) » … « C’est raté ! (XIV) », comme il le fait dans son feuilleton brillant consacré à la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima. Et ceci veut dire que, comme dans le cas d’une réforme de la finance, le moment est venu de tirer les conséquences de l’incapacité des interlocuteurs en présence à résoudre les problèmes : des occasions en nombre suffisant leur ont été offertes de trouver une solution et ils ne sont arrivés à rien… pardon, si : à retarder une solution – bancale – jusqu’en 2013 en raison de préoccupations électorales des gouvernements des uns et des autres.

En février de l’année dernière, je publiais ici-même un billet intitulé « Feu en la demeure ! ». Plus d’une année s’est écoulée, le feu couve toujours et l’embrasement final est imminent. Le choc qui résulterait d’un embrasement final de la zone euro équivaudrait en ordre de magnitude à celui consécutif à la faillite de Lehman Brothers dont on sait aujourd’hui que le système financier mondial n’y a survécu que par miracle et au prix de la santé économique des nations.

Si les interlocuteurs qui se sont réunis hier en secret à Luxembourg ne sont, une fois de plus, parvenus à rien, malgré l’imminence de l’embrasement, la conclusion qui s’impose est qu’ils n’y arriveront jamais : ils se sont disqualifiés eux-mêmes au fil des mois, de réunion sans résultat, en réunion sans résultat. Il faut donc, comme dans le cas de la réforme financière, changer entièrement la formule : le moment est venu de « think out of the box », comme on dit en anglais, de faire appel à la pensée « latérale », et vite, très vite. Les anciennes manières de penser et de faire n’ont abouti à rien, sinon à nous mener inexorablement vers l’abîme. Il faut changer de méthode, aujourd’hui-même !

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction numérique en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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192 réflexions sur « CRISE DE LA ZONE EURO : CHANGER DE MÉTHODE, AUJOURD’HUI-MÊME ! »

  1. « CHANGER DE MÉTHODE, AUJOURD’HUI-MÊME ! » Autant leur demander de se saborder ou de suicider collectivement.
    Depuis 2007 les décisions prisent conjointement par les banquiers et leurs fondés de pouvoir à la tête des états dominants de la planète n’ont pas desservi leur intérêt bien au contraire. Tant que le rapport de force sera en faveur de la classe dominante la crise du capitalisme occidental sera payé par les peuples.
    Alors, »dés aujourd’hui », faire de la politique, sortir de la torpeur ambiante.

    1. Autant leur demander de se saborder ou de suicider collectivement.

      oui, l’image que j’utilise pour ma part, c’est « autant expliquer à un musulman qu’il peut manger du cochon, ou à un chrétien que finalement, oui, on n’est pas obligé de manger du poisson le vendredi, etc. (mettez ce que vous voulez, je ne suis pas très fort en religion)

      1. Des chrétiens qui ne mangent pas du poisson le Vendredi, il y en a beaucoup, et pas excommuniés pour autant.

    2. Un Putsch… au niveau européen ? Et pour commencer…non, je rêve…
      Nous ne sommes pas encore assez maigres… encore trop à perdre…
      Cependant, dos au mur il sera certainement trop tard…
      Dilemme de conscience, seulement de conscience… dommage !

      Cordialement

      1. Ce n’est pas la conscience et l’intelligence qui manquent, mais leur usage : la stratégie.

    3. Mon Cher Marlowe,

      Si j’ai bien lu:

      « CHANGER DE MÉTHODE, AUJOURD’HUI-MÊME ! »

      Le mot stratégie est dérivé du grec stratos qui signifie « armée » et ageîn qui signifie
      « conduire », puis de l’ Italien strategia.
      Ce terme recouvre plusieurs significations qui ne sont pas strictement équivalentes
      du fait de leur emploi dans des domaines distincts.

      La tactique est l’art de diriger une bataille, en combinant, par la manœuvre, l’action
      des différents moyens de combat en vue d’obtenir le maximum d’efficacité.
      En dehors du domaine militaire et par extension, ce terme s’applique à toute
      confrontation (économique, commerciale, sportive, ludique, diplomatique, etc.)
      et décrit l’art d’utiliser de manière optimale les modes opératoires et les moyens
      dont on dispose, pour emporter un gain ou une décision.
      Contrairement à la tactique dont l’enjeu est local et limité dans le temps
      (gagner la bataille), la stratégie à un objectif global et à plus long terme : c’est l’art de coordonner l’action de l’ensemble des forces pour gagner la guerre ou préserver la paix.

      Monsieur Jorion au travers de l’ensemble de son œuvre a très lucidement démontré
      que, pour faire simple, tout réside dans le rapport de force. Et cette force opposable,
      où la trouver ? Par la voie politique, électorale: nenni, le « peuple » est trop dupe,
      trop faible, il confiera toujours les rênes du pouvoir à ceux qui lui proposent la
      meilleure narcose.

      La stratégie est certainement valable, mais elle ne peut survenir qu’après la tactique.

      Se trouve-t-il en France 2500 braves pour marcher sus à L’Elysée ? Disons pour mettre
      un peu d’ambiance: avec les tripes de 500 Jorion, 500 Marlowe, 500 Geronimo,
      500 Cantona et 500 Mike Hammer.
      En Allemagne, en Italie, en Espagne, au Portugal, en Grèce, en Irlande: idem…
      pour commencer… Gardons les Anglo-Saxons pour la fine bouche !

      DSK l’a dit magnifiquement: qu’est-ce qui limite l’appétit des voraces ? « La Peur ! »

      Donc… faisons peur !

      Rien ne s’explique, rien n’est prouvé, tout « se voit ».
      E.M. Cioran.

      Bien à vous .

      1. Cher contradicteur,

        Il me paraît que vous avez une grande culture et un esprit indéniable.

        Par contre en ce qui concerne la culture du polar « hard-boiled » vous êtes nul, ou alors franchement mal intentionné.
        Mike Hammer est un héros de roman de Mickey Spillane dont un des traits dominants est d’être une sorte d’anticommuniste primaire.
        Bien que son héros, le privé Mike Hammer, reproduise quelques traits apparents des héros de Chandler et d’Hammet, ce privé là ne me semble pas trop fréquentable.
        Autant les personnages de Chandler et Hammet ont en commun de savoir que l’argent et toutes les passions qu’il suscite est l’ennemi de l’humanité, autant Hammer est « de droite », pour faire simple.

        Il ne s’agit pas que 300, ou 2.500 braves marchent sur l’ Elysée ou sur la Bourse, il s’agit que des individus sachent contre quoi, et qui, ils doivent lutter pour espérer qu’eux mêmes, leurs proches et leurs descendants puissent vivre.

        Libre à vous d’inverser la stratégie et la tactique, mais méfiez vous de Cioran, c’est une arme qui se retourne volontiers contre celui qui la manie.

      2. 500 Cantona et 500 Mike Hammer.

        terrible : vous venez de mettre votre brillante démonstration à terre …j’en suis toute atterrée …

      3. @JRCS, on parie !!!

        le « peuple » est trop dupe,
        trop faible, il confiera toujours les rênes du pouvoir à ceux qui lui proposent la
        meilleure narcose.

        La MASSE est un potentiel nul comme chacun sait, mais elle accumule patiemment du négatif invisible/un conscient inconsistant non représentable et le 1er électrochoc électoral va révéler l’étendue de cette négativité dans la représentation NATIONALE déjà largement délocalisée, elle aussi et qui ELLE s’affiche gentiment chaque jour dans le style « carrefour, je positive car je me fous du monde  » le spectateur singulier deTF1 peut atteindre lui aussi un certain taux de saturation,une baisse tendancielle du taux de croyance par overexposure, la grande dépression comme farce dans son remake.
        Lisez aussi « la transparence du mal » essai sur les phénomènes extrêmes 1990 de Beaudrillard chez Gallilée, remplacez le mot signe par marchandise dans son bouquin et çà ira encore mieux.
        Dernière phrase du livre.

        « L’autre est ce qui me permet de ne pas me répéter à l’infini. »

        Après le terminator il y a le média tord, diabète versus cure amaigrissante, 2 symptômes de la même richesse appauvris-sante.

    4. Mon Cher Marlowe,… que j’adore…

      Féroce, vous êtes beau !… Plein d’espoir… désarmant !

      Les cinq personnes que je viens de citer me paraissent bien burnées et tripées…
      Voilà tout ! Et c’est ce qui manque ! A droite, à gauche, au centre et sur les bords…

      J’aurais pu prendre d’autres exemples, bien ou mal intentionné, comme Michael Myers
      d’Halloween, Freddy Krueger des Griffes de la nuit, Jason, Chucky, etc…

      Tout de même : faire peur n’est pas terrifier… comme un de vos « H » mentionné
      précédemment dans le blog.

      Tous sauf Schwartzie, Le Terminator, ces burnes sont nickel-chrome-hi-tech !
      Au service de Big Brother… Je ne sache pas que vous ne connaissiez pas
      la cible, l’ennemi pour être un tantinet militaire…

      Trêve de bavardages, il ne s’agit pas d’inverser, mais de mettre dans l’ordre
      les concepts, et d’agir !

      Bien à vous.

  2. Des mesures techniques de l’ordre de la régulation, comme l’interdiction des paris sur la fluctuation des prix suffiraient t’elles encore ?

    Faut t’il désormais envisager des mesures plus drastiques, telles que la saisise des banques envisagée par Frédéric Lordon (entre autres mais peu nombreux), ou encore tout en conservant l’Euro envisager l’émission en parallèle de monnaies locales « flottantes » …

    Il reste un substrat économique qui fonctionne encore (industries, commerces, services) et qu’on doit pouvoir plus ou moins épargner et sauver des forces de prédation, éventuellement en modifiant certaines règles (protectionnisme raisonnné, relocalisations,..).

    1. A moins de mettre un terme à la dictature du capital, c’est à dire socialiser et mettre tous les secteurs clés de l’économie sous gestion démocratique (travailleur, usager, collectivité publique, de la commune jusqu’à la nation et au delà), l’hydre dite capitalisme renaitra toujours, toujours plus blessée et plus barbare dans son agonie.
      Mais c’est la révolution ce blog ? Non, seulement un peu de bon sens.

      1. Eh sacré charle magne toi, arrête ta dictature du capital, de l’argent suffirait, ce crime qui permet tous les crimes même Beusancenot n’en peut plus, la charrue de l’histoire est passé devant ses bœufs.

    1. Passe donc au triple sec

      Si tu vis longtemps

      C’est pas de vichy-fraise

      Mais d’un différent

      Avec le Pèr’Lachaise

      Dans l’zinc ou dans l’bois

      Un mort ça boit pas

      1. Triple boucle piqué suivi d’un joyeux splash sur la glace fondante,cause panne de refroidissement.

      2. Jamais de la vie, Bob, mon triple A, je le veux juteux,
        tout glamour, à la vanille et sirupeux ; et sans glace,
        Piotr, même fondue, sans acrobaties non plus.
        Je le déguste, par les vertus du benefit privatis
        et du faillit mutualis.
        … en tout cas, rarement cul sec

  3. C’est utile de le dire, mais ça ne servira bien sûr qu’après la catastrophe. Et encore, à supposer que celles et ceux qui tiennent les rennes soient suffisamment sonnés pour les rendre sans qu’il soit trop nécessaire de hausser le ton.

  4. Ah oui ? Je commence a être un peu fatigué par ce blog en particulier et par le web en général .

    Pendant que nous perdons notre temps en bavardages inutiles et sans fin, sans jamais effleurer les sujets qui fâchent sous peine de modération, les choses se font inexorablement sans nous et contre nous .

      1. Euh…OUI.

        Quelle action concrète ???

        Depuis plus d’un an je désespère de voir exprimée ici cette volonté d’action concrète.

        Puis sa réalisation.

      2. Si vous voulez faire quelque chose, militez dans un parti de la gauche anticapitaliste avec une volonté de gouverner tel que le Parti de Gauche. Je suis bien conscient que tout n’est pas parfait dans un parti, y compris dans celui-là, mais c’est le seul moyen que des citoyens comme nous ont de changer le rapport de force. Il faut que des gens désinteressés, des citoyens sans passé politique, se mettent à entrer dans les partis de la gauche anticapitaliste.

      3. Il est injuste de demander à Paul l’impossible. Il a souvent dit qu’il n’était pas un parti politique.
        C’est un démineur de talent.
        C’est déjà énorme.
        C’est à chacun de prendre ses responsabilités, en protestant quand il peut,
        en s’engageant dans les actions à sa mesure, que cela soit dans sa ville,
        dans son association, son syndicat, son parti, pour rassembler et agir
        contre la dictature du capital, car « nos vies valent mieux que leurs profits. »
        Ces résistances trouveront un moment de convergence vers une révolte d’ensemble,
        une révolution.
        Elle ne se commande pas, elle se prépare, chacun à son poste.

    1. paul-émile,

      cromwell pensait tout comme vous en dissolvant le parlement un jour d’avril 1653…

      « Allons, Moi, ou plutôt le Seigneur, nous en avons assez. Je vais mettre fin à votre bavardage. Il ne convient ni de l’intérêt de ces nations, ni au bien public, que vous siégiez ici plus longtemps. Je vous déclare donc que je dissous ce Parlement. »

      les sujets qui fâchent sont bien souvent des actes factieux.

    2. sans jamais effleurer les sujets qui fâchent sous peine de modération

      C’est totalement injuste vis à vis de la modération, travail très difficile.
      Qu’il aille voir ailleurs…
      Mais n’effleurez pas, soyez clair et net, please…

    3. Bonsoir Paul-Emile.

      Bien dit OUF! Je me sens moins seul concernant la conclusion. Par contre ce blog en particulier dont je tiens à remercier tous les acteurs est un bien précieux pour le basculement des mentalités et il sera certainement pour beaucoup dans les événements à venir.

      La patience a des limites et vous verrez que ce qui est modéré aujourd’hui le sera de moins en moins au fil du temps et au fur à mesure que la situation sera de plus en plus insuportable.

      Pour l’instant il est urgent d’attendre et comme je le disais dernièrement, on ne peut pas avoir raison tout seul.

      NE DESARMEZ PAS.

      1. « Il y a des batailles que l’on gagne en évitant de les engager »
        Juan Antonio Samaranche dans « rendez-vous avec X » sur Inter ce samedi.
        Beau portrait du pape de l’olympi-business. Tout un petit monde !

    4. Ce n’est pas la conscience qui manque, ni l’intelligence, mais leur usage : la stratégie.

      La question, essentielle pour changer de paradigme et créer une organisation sociale humaine, c’est à dire un lien social en guerre avec les ennemis alliés que sont l’Economie et la Technique, est celle de la radicalité de la critique.
      De cette radicalité peut découler une stratégie, déjà visible dans certains comportements individuels.
      Sans cette radicalité, rien ne sera possible, tant ce monde n’est plus réformable quoiqu’ en disent certains.

      1. Ce changement de paradigme et cette radicalité de la critique ne vont pas de soi. En effet ce qui prennent cette voie en ce moment peuvent être considérés comme des précurseurs. On peut penser aussi que les circonstances, les faits amènent nos contemporains à réagir. L’atteinte au portefeuille (hélas, j’en conviens, avant une prise de conscience communautaire) incite aujourd’hui à rechercher des solutions économiques mutualistes et plus respectueuses de l’environnement.
        Personnellement, je suis attentif aux initiatives du type « Village vertical » (Villeurbane) , concrétisant justement cette radicalité et ce changement de paradigme que vous évoquez. Pour ma part j’aimerais lancer un tel projet sur Pontivy (56). A Rennes un projet est en bonne voie: « Les graines urbaines »
        Ce blog, par sa large audience, a une fonction d’éducation – je n’ose pas écrire éducation des masses à la manière d’une action métapolitique façon « Gramsci ».

      2. à Perceval,

        Merci pour le lien.
        Je connais le principe directeur et je pense que tout comportement quotidien qui s’oppose à la survie programmée par d’autres est souhaitable et doit être encouragé, comme par exemple la consommation de produits non pollués, c’est à dire « nature » ou « bio » et produits artisanalement à proximité.
        Cela n’est pas suffisant pour changer le monde ou changer la vie, ce qui est équivalent.
        La conscience doit s’emparer de la critique qui connaît « le centre même du monde existant » c’est à dire l’économie séparée et les illusions que cette économie a mis en place.

        Bien à vous.

        marlowe@orange.fr

      3. A propos de stratégie révolutionnaire, dont on ne peut se passer dans la nouvelle ère des révolutions qui avance, un lieu de débat ouvert de débat stratégique:
        http://www.europe-solidaire.org/spip.php?rubrique1063
        Il serait intéressant d’en signaler d’autres, car cela devient effectivement urgent.
        Il faudra bien passer de la résistance, autrement dit, de la guerre de position,
        à la guerre de mouvement.

      4. perceval,

        Ce changement de paradigme et cette radicalité de la critique ne vont pas de soi. En effet ce qui prennent cette voie en ce moment peuvent être considérés comme des précurseurs.

        c’est vrai qu’il est diablement difficile ce rôle de précurseur, osciller entre incompréhension et ostracisme, aller contre les idées reçus, se faire insulter, être hors-la-loi, ce n’est pas forcément simple à assumer.

    5. Je ressens aussi un peu ça, Paul-Emile. Le film « La vie de Brian » est passé sur Arte il y a quelques jours. Les groupuscules révolutionnaires religieux en train de discuter de ce qu’il fallait faire me faisaient penser à tous ces discussions sur les blogs (y compris le mien).
      A la fin du film, Brian, le seul qui se soit mis à agir (un peu contre son gré), se retrouve crucifié, et tous les adeptes du groupe viennent le remercier pour son sacrifice pour « la cause », alors que rien ne les empêcheraient de le détacher de la croix.
      Je crois pourtant que c’est différent avec les blogs, beaucoup de gens sont formés à la discussion démocratique et les arguments sont bien échangés. La maîtrise de l’information et de la formation politiques échappent aux dirigeants et aux partis. Avant les blogs, les idées de PJ auraient touché tout au plus quelques milliers de personnes déjà bien averties. Elles en touchent quelques centaines de milliers qui lui renvoient des objections, de nouvelles pistes…

      1. Oui ce blog est une tentative de rendre accessible la critique de l’économie en laissant s’exprimer des consciences différentes et en donnant des pistes solides.
        La vraie limite d’un blog ou forum doté d’un « esprit démocratique », c’est qu’il est difficile d’y dégager une stratégie, d’autant plus que demeure la vieille opposition entre « réformateurs » et « révolutionnaires ».

      2. vieille opposition entre « réformateurs » et « révolutionnaires

        le côté « révolutionnaire » est indispensable à la recherche d’un équilibre …Les « réformateurs » ayant trahi Jaurès (intelligence ouverte, brillante, ayant le soucis de la chose publique) depuis fort longtemps …compromis =) compromissions …et obsession pour le pognon .

        les vrais réformateurs = ceux qui cherchent à amender le monde, à améliorer le sort de chacun au sein d’une Société, à tenir compte d’un « égalitarisme » ( à la française ) nécessaire, doivent garder en tête, sans s’endormir, un côté révolutionnaire. Cela va de soi.
        En un mot, les estampillés-réformateurs devront se réformer en priorité : y’a du boulot !

    6. Si vous voulez faire quelque chose, militez dans un parti de la gauche anticapitaliste avec une volonté de gouverner tel que le Parti de Gauche. Je suis bien conscient que tout n’est pas parfait dans un parti, y compris dans celui-là, mais c’est le seul moyen que des citoyens comme nous ont de changer le rapport de force. Il faut que des gens désinteressés, des citoyens sans passé politique, se mettent à entrer dans les partis de la gauche anticapitaliste.

      1. Vous avez sans doute voulu écrire que militer dans un parti qui prône le changement dans les urnes est un bon moyen de ne rien changer.

    1. merci pour ces liens !
      Mais comment le concept de la « dette odieuse » pourrait il etre transpose a la Grece ??
      On ne peut pas selon moi comparer la dette contractee par l’Equateur dans les annees 80-90 a celle de la Grece … Certes les Grecs ont trop emprunte par le passe (mais que dire alors de l’italie, la belgique, la france, …), mais la population a profite de ces prets au contraire des equatoriens qui n’ont pas vu l’ombre d’un kopeck.

      1. Les Grecs ont camouflé une partie de leur dette pour rentrer dans les critères de la monnaie unique. C’est pourquoi on en fait un dra(ch)me.

      2. Pour Jacques,
        Aidé par Goldman Sachs, oups !!! Et qui s’est fait du fric dans l’affaire.
        Faudrait-t-il aller fouiller un peu dans le dossier ?

      3. @ Jacoti
        toute banque « se fait du fric » lorsqu’elle prete de l’argent (on appelle cela les frais de dossier et les interets) … en quoi Goldman Sachs serait elle a blamer (du moins plus que les autres banques) ? Qu’esperez vous donc trouver en fouillant un peu dans le « dossier » ??

      4. Avec les transactions de swaps effectuées en 2001, le gouvernement a hypothéqué l’avenir afin de maquiller le présent avec un bien meilleur bilan factice. Elle a fait artificiellement baisser la dette du pays en convertissant un prêt en Yen en Euro et en se basant sur un taux de change passé. Pour aider à faire cette cuisine, c’est Goldman Sachs qui a mis la main à la pate, empochant au passage des millions dans ce deal.

      5. Goldman, juge et partie, a spéculé à la baisse sur le marché des CDS (Grèce / AIG même combat) et ses swaps de crédit avaient été contractés contre des redevances sur ex-services publics (dont on peut donc discuter la légitimité) ; par ailleurs, comme le montre bien Eric Toussaint du CADTM, il est également possible d’examiner la légitimité du budget militaire et son étonnante immunité face aux plans d’austérité : frégates et sous marins contre dévastation de l’Etat social…. Il y a là matière à discuter le bout de gras, vous ne croyez pas, Romain ?

      6. …. surtout lorsqu’on sait qu’en matière d’armement, France et Allemagne sont les principaux fournisseurs…. Il faut bien remplacer Kadhafi…

      7. @ Jacoti et Oysterhead
        je suis bien d’accord avec vous: Golman Sachs a aide a maquille les comptes de la grece, et les achats d’armes (contraints ?) de la grece a la france et l’allemagne sont une honte.
        Mais peut on qualifier l’integralite de la dette greque comme « odieuse » seulement d’apres sur la base de ces 2 elements. La est mon interrogation.

      8. Que voulez-vous dire par « la population a profité de ces prêts ? » Je ne sais pas pour l’Italie et la Belgique mais je peux parler de ce qui se passe en France .

        Quand les gens travaillent à plein temps en habitant dans un quartier défavorisé non rénové parce qu’ils ne peuvent se payer un loyer plus élevé, qu’ils sont payés au SMIC ou au-dessous du SMIC ( précaires), donc sans gagner de quoi manger correctement jusqu’à la fin du mois, sans avoir droit à aucune aide sociale, (population française de souche, donc pas réfugiée politique et par conséquent classée « non prioritaire »par les offices de HLM, et qui n’a donc pas droit à un confortable logement social), comment ose-t-on leur dire qu’ils ont profité de ces prêts ?

        Dites plutôt qu’une minorité de la population française a profité de ces prêts . Mais pour tous les smicards, les précaires et les privés d’emploi, soit la majeure partie de la population, il s’agit d’une dette odieuse .

      9. @miasme

        sans avoir droit à aucune aide sociale, (population française de souche, donc pas réfugiée politique et par conséquent classée « non prioritaire »par les offices de HLM, et qui n’a donc pas droit à un confortable logement social),

        Zêtes « Française de Souche » apparemment ? Oui ou non, peu importe. Savez qu’il existe des sites spécialisés pour ce genre de « préoccupations fondamentales », ma chère de souche ?
        Allez-y voir et restez y si possible, pas moi qui vous retiendrez.

  5. changer de méthode….les faits , depuis quelques décennies les gouvernants de nos pays soit disant démocratique , de droite comme de gauche soit disant….ont mis nos pays en faillites….
    je pense que le problème de fond est la démocratie….il ni a pas de sauveur….tous ensemble on peu , mais comment les citoyens peuvent ils prendre le pouvoir , imaginer sur tous les sujets importants des débats de fonds et in fine le vote du citoyen , cela suppose de croire en l humain , aujourd hui nous avons les moyens techniques d une véritable démocratie , moi citoyen ordinaire je ne vois pas pourquoi je ne me prononce pas directement sans passer par un député…merci pour votre blog…. et votre livre

  6. C’est la première fois que j’entends parler de ce terme « dette odieuse ». Du coup je me suis mis à lire Eric Toussaint : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ric_Toussaint

    Cette idée fait son chemin en Grèce ces derniers mois, et certaines personnes demandent un audit de la dette grecque, pour déterminer la partie légitime et illégitime, (Le travail du Comité en Équateur a été récemment mentionné au Parlement grec par la députée, Sofia Sakorafa)

    http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=22890

    http://sos-crise.over-blog.com/article-grece-tout-un-symbole-de-dette-illegitime-par-eric-toussaint-65318046.html

    Serait-ce une solution de créer un audit sur la légitimité de la dette ?

    1. La dette la dette la dette…
      Mais la dette de quoi? la dette de qui? la dette a qui?
      Vous! Vous vous sentez responsable de cette foutu dette?
      Pas moi!
      Ni le grec lambda, ni le Portugais lambda, ni l’Irlandais lambda, ni l’Islandais lambda, etc…!
      Que les capitalistes aient joué a qui perd gagne ne nous regarde pas!
      Cette histoire de dette c’est encore pour plus nous plumer!
      Et si ils continuent, il va falloir leur faire avaler leur dette et qu’ils s’en étranglent!

    2. Que les dieux de l’Olympe vous entendent!

      Avez vous entendu parler de la commission chargée d’étudier la possibilité de revendre les vieux sous-marins Grecs a la Bolivie?Il y a une mer en Bolivie? Ça a coute 1 900 000 euro aux contribuables Grecs!
      Une magouille parmi tant d’autres des seigneurs de la Grèce.

  7. Bonjour
    on peut peut-être citer Einstein à ce niveau de « fausse » incompétence voulue involontairement volontairement, non??
    « On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l’ont engendré! »

    Chris

    1. En Equateur ils ont fait un audit de leur dette, ils étaient sous le joug du FMI, et ils se sont libérés.
      Eric Toussain en faisait partie, si vous êtes curieux, lisez-le !!
      Croyez-moi je vis en Grèce et ce n’est pas facile de voir le quotidien des travailleurs, enfin ceux qui travaillent encore, depuis que la troiqua a mis le pied dans le pays.
      Correa a dit « L’equateur n’est plus à vendre ».
      Jacques Meystre

      1. Grâce à l’audit, auquel a participé encore un autre valeureux belge (décidément !),
        Eric Toussaint, l’Equateur en effet déclaré comme odieuse une bonne partie de sa dette.
        La valeur des titres de la dette s’est effondrée, et l’Equateur a racheté.
        Les banquiers en ont été pour leur frais.
        Pour la Tunisie et la Grèce, le CADTM mène campagne pour un audit.
        Pour la Grèce ici:
        http://www.cadtm.org/spip.php?page=recherche&recherche=gr%C3%A8ce
        Ces petits tours de chauffe et mises en jambes préparent la Grande Répudiation des dettes
        vis à vis des banquiers, prélude à l’expropriation des expropriateurs.
        La démocratie sera devra s’imposer par la force à la dictature du capital.
        Courage à tous.
        Rien n’indique que l’espèce humaine doive disparaître au XXIème siècle….

    2. Très juste, Farncisco.
      Mais là, tu restes au niveau du « pouvoir ».

      Or, (j’ai pas écris hors… 😉 ), or, donc, il existe AUSSI le « vouloir »…

      Et là, il est évident que les intérêts de tous les servants du système semblent clairs…

  8. « Je parle espagnol à Dieu, italien aux femmes, français aux homme et allemand à mon cheval. » Charles Quint

  9. La zone euro ne parvient pas à s’extirper de la crise de la dette : le plan de prêts en faveur du Portugal à peine bouclé, elle doit de nouveau se porter au chevet de la Grèce, toujours très fragilisée un an après avoir appelé à l’aide internationale.
    A l’issue d’une réunion tenue en catimini à Luxembourg vendredi soir, le chef de file des ministres des Finances de l’Union monétaire, Jean-Claude Juncker, a exclu une sortie du pays de la zone euro ou une restructuration de sa dette, scénario sur lequel spéculent les marchés financiers.
    En revanche, il a jugé nécessaire un nouveau programme d’économies dans le pays. Et selon des sources proches des discussions, l’éventualité pour l’Europe et le Fonds monétaire international d’aider ce pays plus longtemps que prévu, au-delà de 2012, a été discutée.
    En matière budgétaire, « nous pensons que la Grèce a besoin d’un programme d’ajustement supplémentaire », a déclaré M. Juncker. « Cela devra être discuté en détail » lors de la prochaine réunion des grands argentiers européens le 16 mai, a-t-il ajouté.
    Le ministre grec des Finances George Papaconstantinou a du reste été convoqué vendredi soir à la réunion pour se l’entendre dire. Y participaient: ses homologues des quatre plus grands pays de l’Union monétaire (Allemagne, France, Italie, Espagne), ainsi que M. Juncker, le président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet et le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn.

    http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iW0sqeolFR6d-rDd4NzJzO0JG4rA?docId=CNG.a628e4d5e53e3996e1c0a9a5e3762df1.3f1

  10. http://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_odieuse

    Plus récemment en 2003, un rapport du Centre for International Sustainable Development Law défini trois critères qui fondent le caractère « odieux » d’une dette:
    1.l’absence de consentement : la dette a été contractée contre la volonté du peuple.
    2. l’absence de bénéfice : les fonds ont été dépensés de façon contraire aux intérêts de la population.
    3. la connaissance des intentions de l’emprunteur par les créanciers.

    1. Voilà un concept qui mérite d’être plus largement diffusé il me semble…

      Peut-on appliquer cette définition aux dettes contractées pour « acheter la paix sociale » ou pour repousser l’échéance d’une restructuration inévitable ?

      1. Je ne comprends pas ????!!!!!!!!
        Il faut demander des comptes à ceux qui ont emprunté(le gouvernement) , et avec qui ils l’ont fait ( Goldman Sachs).

  11. Pour en arriver à 89, il a fallut l’empilement de la renaissance, avec toute ses merveilles, des débuts de la science avec tous ses métamorphoses de l’esprit, puis le siècle des lumières avec ses montagnes de réflexions et de créations… tout cela pour se vautrer lamentablement en 89, sans commencer même à comprendre la queue du problème.

    Alors, maintenant, dans l’immense gouffre de l’esprit où nous sommes tombés, comment pourrions nous penser un problème dont les bases même ne pouvaient pas être abordées en 89. C’est absurde. C’est ridicule.

    Nous, les citoyens continuerons à voter pour des clowns de papier, des faux-nez rouges et il ne peut en être autrement puisque jamais, personne n’a posé le problème en termes corrects, c’est-à-dire en terme de dominance sociale.

    C’est à peine si les citoyens comprennent la dominance animale, alors sa dérive sociale chez l’homme… attendons encore un millénaire. Peut-être alors, si l’humanité survit, comprendrons nous que la richesse est un crime au delà de la limite de décence.

    Ce ne sera de toute évidence pas possible dans ce millénaire-ci. Même des gens dotés d’un cerveau en état de marche comme Todd, par exemple, ne semble pas comprendre pourquoi, comme il le disait récemment, « les coopératives ne marchent pas ». La règle des vingt chèvres lui est semble-t-il étrangère… Booofffff.

    Ici même, on a vu Paul parler de la bourse comme pourvoyeuse de capitaux, capitaux qui seraient nécessaires à l’industrie… comme si une telle aberration était concevable. Comme si le tout premier métier de toute entreprise n’était pas de produire de l’argent.

    Eh béh, béh, béh… après ça, parler de faire quelque chose tout de suite… Comment ? Avec qui ? Sur la base de quelle théorie ? De quelle pratique ?

    1. Bétov,

      Pourtant l’approche sociale de l’économie en termes de rapports de forces c’est bien la théorie d’un certain Paul Jorion, non ? Je ne vois pas en quoi parler de dominance sociale serait faire une avancée théorique supplémentaire. La dominance sociale et le rapport de forces c’est la même chose !

      A propos de la bourse, il me souvient que Paul avait aussi clairement exprimé son doute quant à sa nécessité absolue. Vous êtes assez intelligent pour comprendre que Paul, sans se contredire, est amené à présenter la bourse sous ses divers aspects positifs ou négatifs selon qu’il se place du point de vue des dégâts potentiellement mortels que l’hyper finance génère ou selon le point de vue strict de l’analyse des rapports de classe pour laquelle elle demeure un instrument de domination sociale. Tous les implications de la théorie ne se situent pas dans un même rapport de priorités. C’est une question de timing et Paul vise un public large. L’urgence aujourd’hui c’est de mettre hors d’état de nuire une finance arme de destruction massive. Il faut procéder par paliers, laisser infuser la théorie ! Au final son effet n’en sera pas moins puissant !

      Que la « science économique » en vienne à reconnaître l’existence de ce rapport de forces, serait déjà en soi une révolution ! C’est par là qu’il faut commencer. L’idée, bonne, de définir un revenu maximal n’est qu’une conséquence de la dite théorie.

      1. La finance et sa folie sont des symptomes plus que des causes.
        Les causes sont ailleurs.

      2. Marlowe

        Honnêtement, pensez-vous que Paul a tord de dire ce qu’il dit et de la façon dont il le dit ?
        Répondre par la négative à cette question reviendrait pour moi à admettre que l’effort de conceptualisation d’un donné social n’a aucune valeur pratique. Or tous son propos, même s’il ne semble pour vous ne se concentrer que sur des symptômes, est mis au service de cet effort de conceptualisation.

        Il faut y insister, il ne s’agit pas fondamentalement de légitimer une sphère économique autonome mais de faire la critique sociale de l’économie, ce qui n’est pas du tout la même chose. Mais pour faire la critique il faut bien faire référence à ce que la doxa en dit parce que c’est cette doxa qui est dans la plupart des esprits de nos contemporains.
        Si Paul ne fait pas de rappel épistémologique à chacune de ses interventions, c’est il me semble parce que la pédagogie passe nécessairement par une mise en perspective du symptôme.
        Faire la critique du symptôme n’est pas avaliser un ordre social c’est le placer devant ses propres contradictions. Ne voyez-vous pas que c’est cette façon dialectique de procéder qui transparaît dans la plupart des billets de Paul (mais aussi de François.) ?

        Bref, je considère que l’apport de théorique de Jorion et les l’effort pédagogique constant qu’il déploie justifient amplement de son emploi du temps. Pourquoi voudriez-vous qu’il renonce à ce qui constitue le coeur de son action pour des objectifs (pour lui) secondaires ?

      3. @Marlowe

        Vous avez raison, il est clair « payer les poufs » de la finance, en lui avançant de la « belle et bonne monnaie » afin qu’elle rachète le Pirée et tout reste, il fallait que nous fussions tous ensemble, victimes consentantes, d’une mise en scène dont l’armée de terre cuite n’était encore qu’une maladroite amplification bureaucratique.

      4. Merci Pierre-Yves. Il m’arrive en effet de rappeler à quoi sert la Bourse. En général, c’est pour répondre à une proposition de Frédéric Lordon que je résumerais un peu brutalement par « Commençons par fermer la Bourse ». Je ne pense pas personnellement que ce soit par là qu’il faille commencer : il faut commencer pour moi par une interdiction des paris sur les fluctuations de prix.

        Puisque l’occasion m’est donnée de parler de ce qui me rapproche de Lordon et de ce qui m’en différencie, je commence par m’insurger contre deux types de commentaires que l’on voit quelquefois ici, et aussi ailleurs. Le premier va comme ceci : « Quoi ! vous n’êtes pas d’accord avec Lordon sur ceci-cela ! Infâme crapule, il faut que vous soyiez pendu ! » ; le second va comme cela : « Quoi ! vous dites la même chose que Lordon sur ceci-cela ! Infâme plagiaire, il faut que vous soyiez pendu ! »

        Parmi les gens qui s’expriment sur les problèmes de l’heure, Lordon est celui dont je me sens le plus proche. C’est une chose que j’ai déjà eu l’occasion de dire publiquement et en sa présence, en particulier durant un débat organisé par Marianne et présidé par Jean-François Kahn. Le fait que nos analyses convergent constitue une force pour les idées que nous défendons. Ceux qui s’offusquent quand nous ne disons pas exactement la même chose, ou qui s’indignent quand nous disons exactement la même chose sont, dans le meilleur des cas, des imbéciles, et dans le pire des cas, des provocateurs.

      5. à Pierre-Yves D.

        Les analyses de Paul Jorion sont intéressantes et exemplaires, surtout en ce qu’elles sont un retour à la critique de l’économie telle qu’elle a été initiée par Karl Marx et poursuivie par d’autres.
        Cette critique, de nouveau très vivante depuis son retour dans les années 60, rencontre cependant une difficulté en ce que l’économie ne pouvant plus prospérer en fabricant et en vendant des marchandises a développé depuis les années 70 dans les pays occidentaux dans un premeir temps et ensuite à l’échelle de la planète, une finance que je considère être le stade de l’économie devenue folle, c’est à dire sans conscience stratégique, donc sans lendemain.
        Les contradictions du capitalisme sont connues depuis longtemps.
        La classe dominante a tenté de les résoudre par le développement insensé du crédit dont on voit, au jour le lour sur ce blog, où il nous a amené.
        Certains pensent et veulent faire croire qu’un retour à un « capitalisme social » ou « raisonné » ,comme l’agriculture, est possible et même souhaitable, et cela pour faire l’économie de révolutions qui seront nécessairement extrêmement violentes tant il est de la nature d’un pouvoir attaqué de se défendre par tous les moyens (pensez aux bombes italiennes de 1969 par exemple)
        J’ai une certitude différente : ce sera le socialisme ou la barbarie.

      6. Ceux qui devraient être entendus …entre autre …

        un Généreux ( sais pas pourquoi on oublie cet homme ) Jor-Don …

        chacun est important …et prend en compte, sans compter, mais en contant parfois fort bien, la part d’Humanité, d’Analyse, de Technique ( et de démontage de la …) indispensable à une vie d’équilibre.
        pourquoi aller déterrer ceux qui nous ont enterrés sans remord ?
        RIP

        passons à autre chose !
        mais va falloir en empêcher certains de nuire : s’ils s’accrochent, faudra voir l’option Marlowe .

  12. ils (= les politico-financiers) se sont disqualifiés eux-mêmes au fil des mois, de réunion sans résultat, en réunion sans résultat. Il faut donc, comme dans le cas de la réforme financière, changer entièrement la formule. Les anciennes manières de penser et de faire n’ont abouti à rien, sinon à nous mener inexorablement vers l’abîme. Il faut changer de méthode, aujourd’hui-même !

    On ne peut qu’être d’accord avec ceci, mais il faudrait
    – que les politiques oublient qu’ils sont les porte-paroles en politique des financiers pour faire passer les intérêts de leurs donneurs d’ordres au détriment de l’intérêt commun,
    – que les adeptes de l’ultra-lib se convertissent subitement à une religion fraternelle en abandonnant leurs avantages personnels.
    Mieux vaut espérer qu’une intervention extra-terrestre fasse changer les choses.
    Comme on dit « aide-toi et le ciel t’aidera », il faudrait bousculer le ronronnement des braves gens qui décident pour nous et les pousser dehors avec une certaine énergie. Mais je crains que là aussi une intervention divine ne soit nécessaire…
    Pas de crash bien visible pas de chocolat, ni de changement de mentalité sur les choses importantes.

    Les dernières élections ont été dramatiques pour Merkel il y a quelques semaines et pour Cameron ces derniers jours, en Finlande l’extrême-droite soft a reçu un fort soutien populaire, l’Islande refuse toujours de payer, le Portugal est en affaires courantes, et en Irlande ça n’a pas l’air d’avancer…

    Quelles sont les prochaines échéances et à quoi faut-il s’attendre?
    A mon avis les politiques (et électeurs) modérés ont du souci à se faire. Les promoteurs politiques qui proposeront des solutions « out of the box » prendront un bon bonus électoral.
    J’ai le sentiment que les gens souhaitent « plusse d’état », considéré comme une protection contre les prédateurs financiers et mondialistes.

      1. La provocation est facile, surtout avec si peu de mots ?
        Avez-vous seulement regarder le documentaire ?

      1. @ Jacoti
        oui je l’ai regarder (il est tres bien).
        Mais ce « et ? » n’etait pas de la provocation … juste une invitation a nous donner votre opinion (et pas seulement un lien). Desole si cela vous a offusque.

  13. Les dirigeants actuels n’entendront pas raison. Il faut les destituer. Par quels moyens ?

      1. Restons français. Les commandos de marine de pas loin de chez Paul conviendront très bien, s’ils reviennent de Libye. Sinon les Spetsnaz russes, c’est pas mal dans j’genre expéditif, et plus aguerris pour les coups tordus…

  14.  » Mais surtout ne surestimons pas l’importance du problème économique, ou ne sacrifions pas à ses nécessités supposées d’autres questions dont l’importance est plus grande et plus durable. Cela devrait être une affaire spécialistes, comme la dentisterie. Si les économistes pouvaient parvenir à ce qu’on les considère comme des gens humbles, compétents, sur le même pied que les dentistes, cela serait merveilleux ! »
    Conclusion de « Perspectives économiques pour nos petits enfants » (1930) John Maynard Keynes.

    1. Le dentiste que je voyais est passé à l’implantologie …
      à 2000€ la dent en implant il a vite fait son calcul
      marre de reboucher des caries pour 30€ ou de recoller mon vieil appareil en plastoc pour guerre plus

      ceci dit c’est une pointure, son travail est impec mais c’est les blindés de thunes qui profitent en fin de compte de son expérience et il est très content de décorer son cabinet avec les photos de ses safaris touristiques

      c’est ça le problème du fric pour les pauvres: plus les compétences et le niveau de vie s’améliorent, plus ce merveilleux modernisme technologique s’éloigne de ton salaire qui ne bouge jamais

      1. HiHi, quand ils auront « implanté » – je n’ai pas dit « planté » ( soupir) – tous les friqués, que feront-ils ?

        les gueux n’auront pas d’artiche pour les ratiches …

        soupe populaire pour tout le monde ! tralalalalère !

  15. «…
    Monsieur le président, les banquiers ont compris
    Qu’il nous est interdit de les laisser faillis.
    Craignez donc qu’ils ne prennent la sinistre habitude
    De nous faire payer leurs propres turpitudes.
    Pour désigner ce kidnapping de bas étage,
    Au lieu de mots trop clairs comme « prise d’otage »,
    Toujours aussi prudents nos chers économistes,
    Craignant le dérapage et la sortie de piste,
    Ont trouvé le doux mot de l’ « aléa moral »
    Pour du capitalisme ne dire aucun mal.
    … »
    Acte II scène 3 « D’un retournement l’autre » de F. Lordon.
    Le deuxième conseiller qui s’exprime ainsi, sera renvoyé…
    Plus loin, le nouveau deuxième conseiller (la réalité qui s’impose) :
    « …
    Or contre vous, messieurs, les voilà qui spéculent,
    A moins qu’il faille dire un autre mot en « ule »
    Quand à vos propres frais vous êtes massacrés
    Par celles qu’on croyait être vos obligées.
    … »

  16. Oui, je réclame des blogs en alexandrins !
    Tant qu’à douter , le faire en beauté .
    Bien sûr cela peut paraître taquin
    Mais le débat utile se joue de la complexité .

    1. @Boson

      Alors dites le donc en vrais alexandrins !

      Si nous devons douter, faisons le en beauté.
      Donnez nous aujourd’hui de beaux alexandrins !
      Devrais-je pour cela vous paraître taquin,
      Le vrai débat fait miel de la complexité !

      1. Le concours est ouvert, point ne faut s’arrêter.
        La finance exaspère, il faut la réguler.
        François, Paul et les autres, nous montrent le chemin,
        Et nous, les bons apôtres, donnons un coup de main.

      2. Que ne savons-nous bien encore ce qu’il faut faire !
        Rien cependant de ce qui était loué encore hier
        Ne sera plus demain ni flagrant ni certain
        Il faut donc croire amis ; l’avenir est mutin !

      3. Point de concours, je crois, mais l’espace est ouvert…
        S’éloigner des claviers, arpenter les marchés
        Et, bravant la tempête, s’arrêter discuter.
        Comment trouver les mots qui enfin feront faire ?

        Comment donc partager la lecture de ces pages ?
        Ce que l’on lit ici stimule l’intellect
        Oui certes, mais aussi paraît bien trop direct
        Quand il faut illustrer les vols, les outrages

        Commis en notre nom, citoyens écrasés
        De reproches sans fin. Partout suinte le dégoût
        Des pratiques licites, dévoilées après coup,
        Le forfait accompli. Le pire envisagé

        Quand la vie est si rude, renforce le déni,
        Suscite une attitude agressive à l’égard
        De l’oiseau de malheur. Et alors ce regard
        Effrayé contredit : ‘Oh, putain, tu m’ennuies !’

        On préfère le patron qui parle de reprise,
        Qui rabote les salaires et annule les ‘primes’
        Y en a tant, là, dehors, qui veulent que tu trimes,
        Surpris que l’on renie la belle leçon apprise.

      4. Supplique tragicomique

        Pourquoi diable toujours parler de la finance ?
        C’est un sujet sérieux objet de tant de tours
        Que la tête s’y perd et l’on crie alentour
        Lagarde, mon amie, pense bien à la France.

      5. Marquise et la cour du sous-vers-rien-du-tout,
        Devraient bien arrêter de nous mettre à genoux,
        Car le Peuple excédé par tous ces financiers,
        Pourrait bien, avant peu, vouloir les supprimer.
        L’hagarde, prends garde à trop nous agacer,
        Le populo, vois-tu, risque d’être fâché;
        A bien trop avaler vos discours mensongers,
        Les gueux trop fatigués d’être « rime » en « outer »;
        Un beau jour, affranchis de toutes vos simagrées,
        Enfin, de vos trichets, pourraient bien se passer;
        Et, de l’oligarchie, à temps, se libérer.

  17. Les USA et l’Europe vont finir par se retrouver « out »…. est-ce seulement possible, sans entraîner tout le reste de la planète dans la chute ? La Chine est encore loin de pouvoir se passer de nos marchés intérieurs, l’Inde et le Brésil sont encore en émergence et ont leurs propres défis à relever, quoiqu’on en dise….

    Vous dîtes que la chute de l’Europe serait du même acabit que celle de Lehman Br. . J’ai plutôt l’impression que c’est incomparable : qu’un des trois principaux acteurs économique/culturel/militaire de la planète se casse la gueule, dans l’état de faiblesse où se trouve le système, et que l’on ait au final qu’une nouvelle crise systémique est à mon avis inconcevable. J’ai plutôt l’impression que l’Humanité va se prendre la plus magistrale baffe de son Histoire…..
    [ Avant d’être taxé « millénariste catastrophiste » j’ai quand même envie de dire que j’ai une immense confiance dans la capacité de l’homme à se relever sur le long terme…. dans un système complètement différent (pas de résilience !) ]

      1. Ça n’existe pas la « vraie démocratie », Là en-d’sous/Marlowe.
        C’est un beau rêve à réinventer et à confronter toujours aux multiples pouvoirs contingents. Mais surement pas quelque chose qui puisse s’instituer formellement ou même un simple état stable de règlement des conflits qui pourrait être atteint miraculeusement comme constitutionnellement.
        La démocratie c’est pour moi le régime du conflit ouvert, du bordel potentiel, du potentiel bordélique, celui de la parole conflictuelle de la minorité qui peut claquer à tout moment. Celui de Rancière. C’est le domaine de la minorité rendue viable.
        C’est le pays de l’inouï soudain audible, du jamais pareil, du déséquilibre vital entretenu, de l’incertain et de l’incertitude, du dépassement, du dépassé et du dépaysement permanents. de l’instable et du fragile essentiel, de l’évanescent et de la cristallisation, des changements d’états physiques improbables rendus possibles, de la métamorphose implicite…
        Une femme belle qui passe et qui repasse, qui repasse toujours et qu’on attrape pas. Qu’on regarde et qu’on suit, ou qu’on se fatigue à suivre, qu’on abandonne du regard, et qui repasse encore. Et vous la voudriez dans votre lit ? Pauvre fou. Laisse la donc avancer. Qu’elle s’arrête et elle meurt. Et elle n’est pas morte, ni arrêtée; elle marche encore devant nous. Regarde donc sa chevelure et marche, sans même sussurer son nom. Elle n’aime pas et presserait le pas. Et tu t’arrêterais…
        Le pays des rêves… et des marchands de sable.

      2. Ah, la « vraie démocratie » ! La belle-soeur de l’Arlésienne ! Je l’attends toujours. Et puis, qu’est-ce que çà serait, la « vraie démocratie » en occident au début du 21ème siècle ? Référendum à tout va ? Votations sur tout et sur rien ? Plébiscites de tout poil ? Pas praticable, nous sommes trop nombreux. Il faut passer par la représentativité. Mais alors ? Si le changement désiré relève d’une énième organisation institutionnelle obscure, inintéressante voire incompréhensible pour le citoyen, qui continuerait à tirer un blanc-seing général de la légitimité conférée par le vote, alors zut. Il ne s’agit pas de « vraie » démocratie mais d’autre chose. Quoi, me direz-vous ? Des pis-allers, toujours des pis-allers, rien que des pis-allers… Tout çà (encore) pour maîtriser au mieux les instincts de la plèbe en soignant les apprences. En lui donnalt l’impression qu’elle compte pour autre chose que du beurre et qu’on se soucie de son bien-être. Des nèfles, oui ! Et au final, reste un seul sentiment, amer, du style ‘mieux vaut entendre çà que d’être sourd’…

      3. Baudelaire:
        A une passante

        La rue assourdissante autour de moi hurlait.
        Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
        Une femme passa, d’une main fastueuse
        Soulevant, balançant le feston et l’ourlet ;

        Agile et noble, avec sa jambe de statue.
        Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
        Dans son oeil, ciel livide où germe l’ouragan,
        La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.

        Un éclair… puis la nuit ! – Fugitive beauté
        Dont le regard m’a fait soudainement renaître,
        Ne te verrai-je plus que dans l’éternité ?

        Ailleurs, bien loin d’ici ! trop tard ! jamais peut-être !
        Car j’ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
        Ô toi que j’eusse aimée, ô toi qui le savais !

      4. à games,

        Bien vu et bien venu pour ce très beau poème de Baudelaire et l’usage que vous en faites.

      5. @Marlowe et games

        Adorable « la passante », moins heureux le dandy Baudelaire en héraut de la démocratie…

        Le noir est l’uniforme de la démocratie.

        Et comme chacun sait, depuis Cocteau au moins, le noir comme le blanc sont le contraire de l’élégance. Puisqu’ils sont toujours élégants…

        Et encore, dans son texte-hommage à son ami peintre – très oublié, comme très oubliable, barbouilleur dandyesque, et soi-disant « Peintre de la vie moderne », Constantin Guys. Toute sa tendresse inavouèe pour la démocratie…

        Que ces hommes se fassent nommer raffinés, incroyables, beaux, lions ou dandies, tous sont issus d’une même origine; tous participent du même caractère d’opposition et de révolte; tous sont des représentants de ce qu’il y a de meilleur dans l’orgueil humain, de ce besoin, trop rare chez ceux d’aujourd’hui, de combattre et de détruire la trivialité. De là naît, chez les dandies, cette attitude hautaine de caste provoquante, même dans sa froideur:
        Le dandysme apparaît surtout aux époques transitoires où la démocratie n’est pas encore toute-puissante, où l’aristocratie n’est que partiellement chancelante et avilie. Dans le trouble de ces époques quelques hommes déclassés, dégoûtés, désœuvrés, mais tous riches de force native, peuvent concevoir le projet de fonder une espèce nouvelle d’aristocratie, d’autant plus difficile à rompre qu’elle sera basée sur les facultés les plus précieuses, les plus indestructibles, et sur les dons célestes que le travail et l’argent ne peuvent conférer.
        Le dandysme est le dernier éclat d’héroïsme dans les décadences; et le type du dandy retrouvé par le voyageur dans l’Amérique du Nord n’infirme en aucune façon cette idée: car rien n’empêche de supposer que les tribus que nous nommons sauvages soient les débris de grandes civilisations disparues. Le dandysme est un soleil couchant; comme l’astre qui décline, il est superbe, sans chaleur et plein de mélancolie.
        Mais, hélas! la marée montante de la démocratie, qui envahit tout et qui nivelle tout, noie jour à jour ces derniers représentants de l’orgueil humain et verse des flots d’oubli sur les traces de ces prodigieux mirmidons. Les dandies se font chez nous de plus en plus rares, tandis que chez nos voisins, en Angleterre, l’état social et la constitution (la vraie constitution, celle qui s’exprime par les mœurs) laisseront longtemps encore une place aux héritiers de Sheridan, de Brummel et de Byron, si toutefois il s’en présente qui en soient dignes.

        Mais très belle notre passante, quand même. Evidemment, chacun y voit la sienne.

        Ô toi que j’eusse aimée, ô toi qui le savais !…

    1. @jacques

      Je me demandais un peu la même chose. Précisons quand même, un type bien particulier de démocratie: La démocratie représentative, car c’est bien là que le bat blesse: Lorsque les représentants ne représentent plus rien d’autres qu’eux-mêmes. D’autant qu’aucun dispositif ne permette directement à la population de débarquer ceux qu’elle juge incompétents, et que les crises aigües et récurrentes d’abstentionite ne sont jamais interprêtées à la mesure de ce qu’elles expriment pourtant assez clairement.

    2. La Démocratie sans doute une autre enfant de plus gatée par la vie et le commerce, et
      dire que beaucoup de vieux schnocks recherchent à la gâter davantage par leur conduite.

      Je voulais pourtant tant faire sa vertu comme mon propre bien, car ce nétait pas toujours
      non plus une meilleure chose à vivre au quotidien, hélas elle a préféré d’abord se montrer davantage rebelle et infidèle envers mes vieux principes bien dépassés.

      Ma pauvre enfant à quoi ressembles-tu maintenant, sans doute encore une fois à quelque chose de bien trompeur et illusoir à la fois pour le genre humain. Savoir mieux se vendre !

      C’est ça aussi mieux faire le bien des êtres au fil du temps ? Mon pauvre Roi, Ma pauvre Reine, Mon pauvre Fou, Ma pauvre Alice, si tu pouvais voir encore dans le beau pays aux merveilles,
      à quel point la France à su si bien vendu son Ame, que des vendus, des parvenus, des privilégiés et j’en passe et des meilleurs depuis le temps, que la démocratie ne rassure
      plus grand monde, surtout dans un tel monde de marchands et de valets de première.

      1. Cher Jérémie,

        Vous devriez citer vos sources.

        Ce texte repire l’air du Nord de la France, et pour tout dire il aurait pu être écrit par Bernanos.

        Pouvez vous nous en dire plus ?

  18. Parmi les 17 Etats membres de la zone euro, quels sont les Etats les plus endettés ?
    Réponse :
    1- Grèce : la dette publique est de 328 milliards d’euros, soit 142,8 % du PIB.
    2- Italie : la dette publique est de 1843 milliards d’euros, soit 119 % du PIB.
    3- Belgique : la dette publique est de 341 milliards d’euros, soit 96,8 % du PIB.
    4- Irlande : la dette publique est de 148 milliards d’euros, soit 96,2 % du PIB.
    5- Portugal : la dette publique est de 160 milliards d’euros, soit 93 % du PIB.
    6- Allemagne : la dette publique est de 2079 milliards d’euros, soit 83,2 % du PIB.
    7- France : la dette publique est de 1591 milliards d’euros, soit 81,7 % du PIB.

    Comme si leur situation n’était pas suffisamment désespérée, les Etats européens vont se surendetter encore plus pour pouvoir prêter 25 milliards d’euros supplémentaires à la Grèce !

    De toute façon, la Grèce ne pourra pas rembourser ses dettes !

    Alors autant continuer à verser des dizaines de milliards d’euros dans le tonneau des Danaïdes !

    On s’en fout : ce sont les CONtribuables européens qui paient !

    Lisez cet article ahurissant sur la folie du système européen et la fuite en avant des dirigeants politiques :

    « Les Européens prêts à aider davantage la Grèce.
    D’après les participants à la réunion, George Papaconstantinou a été convaincant quant à la volonté de son gouvernement de hâter la mise en oeuvre des mesures nécessaires.
    De leur côté, les Européens se sont montrés disponibles, en échange de cela, à remettre la main au portefeuille en cas d’échec du dispositif renforcé. La somme additionnelle en jeu serait de l’ordre de 20 à 25 milliards d’euros, selon nos informations. »

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0201353315492-les-europeens-prets-a-aider-davantage-la-grece.htm

    1. La dette Irlandaise a dépassé les 100 pct aux dernières nouvelles et se dirige rapidement vers les 125 pct d’après la presse locale(independent.ie) en incluant le bailout des banques.
      Il y a d’autres critères qui jouent aussi comme en Belgique ou le taux d’épargne est énorme ce qui n’est pas le cas du tout des pays de la périphérie.En Belgique la dette a déja été de plus de 130 pct par le passé et était retombée dans les 80 pct (vers le bas) juste avant la crise de 2008.
      Donc certains pays ont plus de crédibilité que d’autres quand ils disent être capables de baisser le niveau de la dette car ils l’ont déja fait par le passé, c’est aussi un élément important.

      Cela vient juste de tomber: L’agence S&P ne baissera pas la note de la Belgique.
      Pour une fois une ‘non dégradation’ devient une information.
      C’est dire la dictature imposée par ces agences.

      L’agence de notation américaine Standard & Poor’s ne va pas abaisser à court terme la solvabilité de la Belgique, a appris la rédaction du Belang van Limbourg à bonne source.

      L’information se trouve également dans la Gazet van Antwerpen Les raisons sont les bonnes prestations économiques de notre pays. Ce qui joue aussi un rôle, ce sont les négociations sur la réforme de l’État, dans lesquelles le transfert des leviers sociaux-économiques est pris en compte. C’est important pour l’assainissement des finances des autorités, le renforcement de l’emploi et la réforme des pensions.

      http://www.lesoir.be/actualite/belgique/elections_2010/2011-05-07/l-agence-sp-ne-baissera-pas-la-note-de-la-belgique-838811.php

      1. Je ne comprends pas pourquoi l’italie inquiète si peu les investisseurs (du moins j’en ai l’impression), avec des chiffres pareils…?

    2. La Grèce pourrait payer ses dettes et bien plus encore… en vendant un peu de son capital aux enchères : îles désertes, oeuvres d’art…. Aussi en exigeant une juste compensation pour les oeuvres d’art grecques emportées à l’étranger pas très légalement.

      Comme un particulier qui porte ses bijoux de famille chez « ma tante », une variante serait de les mettre en gage.

      1. L’idée qui fait son chemin est de mettre en vente des actifs et de faire financer cette vente pour en avoir le produit immédiat !

      2. Une variante qui simplifiera bien le problème
        Pourquoi ne pas saisir la Grèce comme il restera rien aux grecs
        Apres il suffira de vendre les grecs comme esclave
        Ca vaut combien un esclave grec ?
        Car de toute façon c est quoi leurs avenir
        Et le notre aussi

      3. @François

        Les conditions d’un « marché léonin » semblent donc réunies … mais pour plaider devant qui ?

  19. Paul,

    Vous dîtes que ce qui couve est du même niveau que lors de la chute de Lehman Brothers …

    Permettez moi d’en douter, je pense que ce sera pire et que nul ne peut anticiper le point bas qui sera atteint.

    Si l’inéluctable se produit, la campagne électorale de 2012 risque d’être pliée d’avance avec un candidat – DSK – qui sera complétement disqualifé et discrédité, n’ayant pas réussi à  »sauver » l’euro et le système financier.
    Face à cela les peuples n’auront que peu d’alternatives politiques et nous irons probablement droit vers un cataclysme politique et démocratique.

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