LE MONDE ÉCONOMIE, « e-G8 : un monde nouveau, sosie de l’ancien », lundi 6 juin 2011

« Sans les réseaux, Internet n’est rien … Internet n’est pas qu’une question de libertés, c’est une question d’argent ». Quand ces paroles sans ambiguïté furent prononcées par Stéphane Richard, patron d’Orange, l’un des principaux sponsors de l’e-G8 qui s’est tenu à Paris les 24 et 25 mai, un soupir d’aise s’exhala des chaumières de France et de Navarre : le débat relatif aux libertés sur l’Internet, dont Bernard Kouchner aurait voulu faire le thème central de cet e-G8, était bien remis à plus tard, tandis que le cours inexorable de sa marchandisation se poursuivait lui sans encombre.

Lawrence Lessig, professeur de droit à Harvard, l’un des rares invités à cet événement appartenant à la société civile, ironisa sur la philosophie sous-jacente à la tenue de l’e-G8 : « Je n’ai que de vagues souvenirs de la philosophie, dit-il, mais j’imagine mal un philosophe français affirmant : « Demandons au monde des affaires de définir la politique de l’État » », et d’ajouter cruellement : « Nous avons récemment tenté l’expérience aux États-Unis en matière de finance, et l’on ne peut pas parler d’un franc succès ».

Une chape de plomb est tombée sur l’Internet lors de ces comices agricoles que fut l’e-G8. Sa première composante est celle de la marchandisation. La seconde, se lisait dans le rapport final du G8 qui – pour respecter la tradition – circulait avant même que les festivités ne commencent : la chape de plomb du maintien de l’ordre, déjà lisible en clair ou en filigrane dans certains législations nationales, et en France en particulier, dans LOPPSI et HADOPI 2. Aucun des prétextes invoqués ne manque bien entendu de dimension éthique et ce sont les mêmes qui justifient partout la mise en place d’une surveillance globale : la lutte contre le terrorisme et la protection de l’enfance, comme si celles-ci justifiaient en soi la mise en place d’un système d’espionnage généralisé des citoyens par leurs gouvernements.

John Perry Barlow, l’un des fondateurs en 1990 de l’EFF, l’Electronic Frontier Foundation, le syndicat américain des utilisateurs de l’internet, l’une des rares personnalités présentes à l’e-G8 à défendre des valeurs qui ne se traduisent pas immédiatement par un prix, évoqua une autre justification à l’appareil répressif proposé : la propriété intellectuelle, qu’il caractérisa à juste titre comme une notion distincte de celle du « droit d’auteur » : comme un brevet pris par une société commerciale sur la pensée de quelqu’un qui ne récoltera, lui ou elle, in fine que des miettes des sommes récoltées.

Point commun entre ces volontés diverses d’enserrer l’internet dans un carcan juridique destiné à maintenir l’ordre commercial des marges bénéficiaires substantielles et l’ordre plus prosaïquement policier : la peur devant ce que l’Internet représente désormais. Ses capacités, d’une part, à imposer la gratuité et le don comme les formes par défaut du rapport social, et d’autre part, à balayer en quelques semaines des régimes politiques où, comme l’e-G8 l’illustre si bien, la direction de l’État a été confiée au monde des affaires, licites ou illicites.

La communauté des internautes n’est heureusement pas désarmée devant de tels diktats, du moins sa composante que la programmation n’intimide pas. Ici aussi, c’est Barlow – on n’en attend pas moins du parolier du groupe The Grateful Dead – qui a le dernier mot, lui qui eut un jour l’occasion de dire : « La communauté Internet traite toute tentative de mise au pas comme une simple avarie qu’il s’agit banalement de contourner ».

==================
Bénédicte a traduit cette chronique sur le blog en anglais.

Partager :

117 réflexions sur « LE MONDE ÉCONOMIE, « e-G8 : un monde nouveau, sosie de l’ancien », lundi 6 juin 2011 »

  1. Mais que faire? En passant, pour le plaisir:
    « L’institutionnalisation (sérieuse) du capitalisme ne s’envisage que sur des territoires politiquement clos par un principe de souveraineté (quelle que soit son échelle). Car sans la force politique, seule à même de faire tenir debout des institutions, la question de l’enforcement comme disent les anglo-saxons, c’est-à-dire du pouvoir de rendre des règles contraignantes exécutoires, reste sans solution. Que ces territoires de souveraineté soient de la plus grande extension possible, au-delà de l’échelle nationale, il est très légitime de le désirer, à supposer qu’on sache trouver le point d’équilibre entre le volontarisme-créateur et l’illusion qui fait prendre son désir pour la réalité. L’Union européenne tombe-t-elle sous cette catégorie d’un territoire politique outre-national possible ? En son état actuel, non à l’évidence. Est-il symétriquement exclu qu’elle y tombe jamais à horizon raisonnable ? Pas davantage. La crise pourrait-elle être l’opportunité de ce progrès ? Sans doute – à la condition cependant d’un événement politique que son ampleur qualifierait indiscutablement comme révolution : liquidation des élites politiques, économiques et médiatiques libérales, annulation des traités, authentique constituante, reconstruction à neuf des institutions européennes, soit le comble même du rêve éveillé… dont les prodromes se font pourtant connaître chez les manifestants d’Athènes, les uncut de Londres, les indignados de Madrid, ceux de la Bastille, en attendant (rêvant) un mouvement de contagion qui réunirait tous les peuples européens pour un coup de pied au cul de format continental. Auquel la décomposition endogène de la construction monétaire européenne, telle qu’elle s’opère sous nos yeux, pourrait venir donner un bel élan. »
    F. Lordon

    1. « en attendant (rêvant) un mouvement de contagion qui réunirait tous les peuples européens pour un coup de pied au cul de format continental. » dit Lordon

      « les pouvoirs en place dans les régimes démocratiques sont-ils prêts à voter une telle mesure ou bien ne le feront-ils que quand les peuples qu’ils représentent en principe les auront rappelés au sens du devoir par un appel du pied extra-parlementaire ? » dit Jorion

      1. Et dire que le spécialiste du pied dans ce gouvernement de bras cassés vient de démissionner!

  2. Emprunter à 1% à l’Etat pour prêter à 4%… à l’Etat ! Un doux rêve de spéculateur, devenu réalité de banquier, grâce à la crise.

    Les banques ont frôlé la faillite. Pour les sauver, l’Etat zunien (comme bien d’autres) a dégainé des plans d’aides d’urgence à plusieurs milliers de milliards de dollars. Mais voilà, comme le cash manquait, le pays a dû emprunter… à ces mêmes banques, qui ont ainsi pu replacer leurs rutilants biffetons, au lieu de financer l’économie : L’Etat prêtait à 0.5%, pendant qu’il empruntait à 3.5 ou 4%. Ce qu’on appelle un plan qui se déroule sans agios.

    C’est une étude du Congressional Research Service, commandée par le sénateur Bernie Sanders, qui vient de le confirmer (au cas où certains en doutaient encore). Au coeur de la crise, alors que la FED distribuait les aides d’urgence aux banques pour relancer l’économie, les banques se gavaient de bons du trésor.

    En tout, plus de 3000 milliards de dollars ont été prêtés aux institutions financières, sans aucun engagement de leur part. Par exemple, à 33 reprises, neuf entreprises ont ainsi pu emprunter entre 5,2 milliards et 6,2 milliards de dollars au taux réel de… 0,0078%, sur quatre semaines. Autant dire, rien ! De l’argent gratuit, en somme, qui était censé être réinjecté dans l’économie via des prêts aux entreprises et aux particuliers. Las, une bonne partie de cette manne était simplement placée en bons du trésor, dont la rémunération dépassait largement les 3%.

    Et pendant ce temps là, les entreprises en manque de flouze se cassaient les dents sur le zinc des guichets des banquiers… Peut-on faire plus cynique ?

    http://www.huffingtonpost.com/2011/04/26/fed-lending-helped-wall-street_n_853884.html

    1. @dissy
      On le sait , c’est idem en Europe, mais le voir confirmé une xème fois et écouter les médias généralistes du jour est vertigineux.
      -On bombarde Tripoli (on ne parle même plus depuis 2 à 3 semaines de protéger qui que ce soit, on bombarde, point barre)
      -Les bénéficiaires du RSA devront travailler 5 heures par semaine.
      -Luc Ferry est payé 4500 € par mois pour ne pas assurer ses cours à la Fac.

      Tout ça est à vomir.

      1. « …Nous en avons la preuve tangible, celle qu’a publiée la Cour des comptes. Il s’agit d’une lettre de mission adressée le 1er octobre 2007 par Sarkozy et Fillon au ministre des comptes publics, à l’époque Eric Woerth. Cette lettre explique cyniquement que «même si les enjeux financiers les plus importants sont liés à la lutte contre la fraude aux prélèvements, le chantier de la lutte contre la fraude aux prestations sociales […] est celui pour lequel les efforts les plus importants sont à mener ». Leur chasse aux pauvres était donc préméditée bien avant le ballon d’essai de Wauquiez contre les allocataires du RSA…. »
        http://www.jean-luc-melenchon.fr/2011/06/08/l%E2%80%99histoire-se-cherche-vous-ne-trouvez-pas/

    1. Et surarmée par qui?….Pas par ceux qui en sont le fossoyeur quand même !!? …Si ??

    1. pas une émission sur cet homme, non, mais sur un esprit de résistance qui est là, ou pas:

      juste une phrase, trés touchante sur Semprun

      … »Des voix s’éteignent qui nous ont été si chères, si proches, et tellement nécessaires pour apprendre comment résister à la honte, à l’injustice, à la peureuse indifférence. Des voix, comme celle de Jean-Pierre Vernant, merveilleux helléniste, héroïque colonel Berthier durant l’Occupation allemande, lui qui, le jour même de la Libération de Toulouse, déposa les armes et retourna à ses héros grecs. Des voix comme celle de Jorge Semprun, résistant à 19 ans, déporté à Buchenwald, qui vient de mourir et sera, comme il le voulait, enterré dans le drapeau de la république espagnole pour laquelle il poursuivit la lutte contre le franquisme tout en devenant un magnifique écrivain. Etre un intellectuel, et mettre sa vie en jeu quand il le faut. Il paraît, entend-on, qu’intellectuel est devenu péjoratif aujourd’hui. A voir la télévision, on peut comprendre…. »

      http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/humeurvagabonde/
      du Jeudi 9 juin., à l’écoute pendant un mois.

  3. Marinaleda, une utopie vers la paix :
    Pas de chômeurs, pas de promoteurs. Collectivisation des terres et des moyens de production. Et la démocratie, la vraie, la directe ! C’est tout ce dont nous parlons depuis fort longtemps. C’est ce dont parlent également les Indignés espagnols. Il y a un endroit où cela fonctionne depuis 1978. C’est le village de Marinaleda.
    Un reportage de daniel Mermet avec Antoine Chao
    http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2200
    « Marinaleda, un village en utopie », le film de Sophie Bolze sera projeté au cinéma La clef mardi 14 juin à 20h. (34 rue Daubenton 75005 Paris. Métro Censier-Daubenton. Entrée Libre)

  4. Tout de suite, ça s’épaissit grave… :

    http://www.lemonde.fr/technologies/article/2011/06/08/les-etats-unis-elaborent-une-loi-plus-repressive-contre-les-sites-pirates_1533410_651865.html

    « En outre, en tant que sociétés privées de droit américain, elles s’interrogent sur leur légitimité à agir contre des étrangers résidant hors des Etats-Unis. Lors d’un discours prononcé à Londres en mai, Eric Schmidt, directeur exécutif de Google, a été très clair : « Si une loi exige que les DNS fassent une chose avec laquelle nous sommes en désaccord, et si cette loi est votée par le Congrès, et même si le président des Etats-Unis la signe, nous continuerons à la combattre. »

    M. Schmidt va jusqu’à comparer PIPA aux mesures répressives prises par les gouvernements dictatoriaux contre la liberté d’expression : « Allons-y, taillons en pièces les DNS (…), mais cela créera un mauvais précédent, car un autre pays va pouvoir dire « je n’aime pas la libre parole, alors je vais couper tel ou tel DNS » – et ce pays serait la Chine. » Ses propos ont provoqué des réactions indignées de la part des majors d’Hollywood, qui accusent Google de devenir une entreprise hors-la-loi. »

    Bonjour l’ambiance…

  5. @TOUS

    Je suis médusé. J’apprends que la FED n’est en aucun cas une banque d’état comme la banque de France mais une sorte de machin privé.

    Est-ce vrai?

  6. Oui, c’est dans cet article de wikipedia que j’ai pu lire ceci:

    « G. Edward Griffin dans son livre qui fut un bestseller populaire9,10 ainsi que dans les milieux des affaires11,12 The Creature from Jekyll Island: A Second Look at the Federal Reserve et qui en est à sa sixième édition, va dénoncer « les banques privées qui possèdent effectivement la Réserve Fédérale ».

    Et sur le lien consacré à Griffin, on peut lire:

    « Griffin explique que la Réserve fédérale a été créée en 1910 sur Jekyll Island dans un club très privé de milliardaires…
    …Parmi les sept personnes présentes sur l’île pour fonder la Réserve, Griffin cite Nelson Wilmarth Aldrich chef de la commission monétaire du Congrès et associé de John Pierpont Morgan ainsi que beau-père de John D. Rockefeller, Abraham Piat Andrews, assistant du secrétaire au Trésor, Frank A. Vanderlip président de la National City Bank of New York représentant les intérêts des Rockefeller et de la Kuhn, Loeb & Co, Henry Davison, senior partner de la J.P. Morgan & Co., Charles Norton président de la First National Bank of New York, Benjamin Strong, tête de la JP Morgan’s Banker’s Trust Company et qui deviendra 3 ans plus tard en 1913 le premier président de la Fed et finalement Paul Warburg représentant partenaire d’affaires de la Kuhn, Loeb & Co, représentant les intérêts des Rothschild de France et de Grande-Bretagne et conservant des liens étroits avec son frère Max Warburg gérant le consortium bancaire Warburg d’Allemagne et de Hollande2.

    Lorsque que le système de la fédérale réserve a été accepté aux États-Unis, des années après le vote de la Federal Reserve Act, les participants à cette réunion sur l’île Jekyll en 1910 ont écrit des livres et des articles. Chacun voulait tirer parti de ce qu’il avait fait. C’est la raison pour laquelle nous savons maintenant tous les détails. Ce qui est intéressant au sujet de la Federal Reserve Act, c’est que cette loi était supposée casser le cartel des banques. En fait, la loi a été écrite par les membres de ce cartel. »

    Griffin serait-il un soucoupiste? Ces informations n’en seraient pas?

    1. Griffin = libertarien complotiste à deux balles (Google is your friend). Ce sont des clowns qui essaiment sur wikipédia sur les sujets de création monétaire, de la FED, etc. A force de forcer les mises à jour, les contributeurs de bonne foi et bien informés se résignent à laisser ces inepties passer. C’est la technique dite « Bogdanov » pour ceux qui connaissent l’affaire 😉

      1. Julien Alexandre est un vrai âne bâté, cornaqué par Paul Jorion (son maître à « néo-pensée unique »), qui ne cherche nullement à comprendre la vérité et la réalité des faits, mais à mettre (préalablement à toute réflexion personnelle) des étiquettes (conforme, non-conforme, complotiste, libertarien, …) sur les contenants (auteurs) avant de daigner étudier les contenus (textes, liens, documents) qui lui sont présentés à la modération (censure) !

        Même la propagande officielle de la FED (page 7) admet l’évidence du « Federal Reserve Act », à savoir que celle-ci est effectivement détenus par des actionnaires privés (banques commerciales) :

        The Reserve Banks are quasi-governmental, or legally private but functionally public, corporations. Reserve Banks are “owned” by commercial banks in their region (that is, banks hold stock in their Federal Reserve Bank) but serve public goals and are overseen by the Board of Governors, a government entity.
        While these member banks are considered “owners” of the Fed, they do not have many of the usual rights of stockholders. For example, although 6 percent of their capital is invested in the Reserve Banks, their dividend return on this investment is fixed at 6 percent by law. The purpose of this quasi-governmental arrangement is to ensure a central bank that is both accountable to the American people and insulated from political pressure.

        Le véritable pouvoir des actionnaires privés de la Fed n’est évidement pas dans le montant des dividendes qu’ils touchent de celle-ci.

        LE RÉEL POUVOIR DES ACTIONNAIRES SECRETS DE LA FED EST AILLEURS !!!

      2. @ Assurancetourix

        La FED n’a aucun « actionnaire secret ». Elle est détenue par les 12 banques régionales fédérales. Ce sont ces 12 banques régionales fédérales dont sont actionnaires les banques commerciales. Ce que vous semblez ignorer, c’est que l’actionnariat des banques commerciales ayant une couverture nationale n’est pas un choix : c’est une obligation. Seules les banques commerciales ayant une couverture régionale ont le choix de devenir ou pas actionnaire. Les parts possédées dans la FED régionale, contrairement aux établissements privés, ne peuvent ni être changées, ni vendues, ni gagées.

        Les banques commerciales ne participent pas à l’élaboration de la politique monétaire de la FED. Ce sont les 7 membres du « board of governors » de la FED qui élaborent les politiques suivies par l’institution.

        Il est intéressant de noter que les 7 membres du « board of governors » sont nommés par le POTUS, et non pas par les conseils d’administration des banques commerciales. Vous en connaissez beaucoup des entreprises privées dont les dirigeants sont nommés par les pouvoirs publics ? Moi pas. Les banques commerciales élisent en revanche 6 des 9 gouverneurs des FED régionales.

        Les banques commerciales sont également solidaires de façon indivisible des pertes qui pourraient intervenir dans l’exercice des missions de la FED.

        38 % des banques américaines sont actionnaires de la FED. Ils sont où les « actionnaires secrets » ? 😉

        Que des devoirs, aucuns droits ou presque, et comme seule compensation pour le caractère obligatoire de leur participation et les responsabilités légales qui leur échoient un coupon de 6 %.

        Voyez comme ceci nuance le raccourci simplet « les banques commerciales possèdent la FED qui est privée et n’a rien de fédérale » et toutes les interprétations complotistes (j’adore les étiquettes, surtout quand elles collent bien) qui l’entourent.

        La qualification juridique correspondante en France serait très certainement celle de GIP (groupement d’intérêt public).

      3. @ Julien Alexandre

        C’est quand même hallucinant d’être obligé de vous insulter (via d’autres blogs interposés) pour réussir à avoir un commentaire, habituellement systématiquement censurés (blacklistés par adresse IP) par vos soins de « modérateurs », enfin publié sur le blog de Paul Jorion.

        Je ne cherche pas à avoir constamment raison, je cherche à appréhender la vérité, et lorsqu’il m’arrive de me tromper, je l’admets volontiers.

        Je viens de découvrir plusieurs documents intéressants (en anglais) que je vais étudier tranquillement et qui vont me servir de base pour une prochaine réponse argumentée (ou un article) sur la vérité sur la Fed:
        Money and the federal system : Myth and reality (rapport du Congrès US, 1996)
        The Federal Reserve System : Purposes & functions (FED, 2005)
        Debunking the Federal Reserve Conspiracy Theories (démystificateur, 2000) 😉

        Bonjour chez vous.

      4. @ Assurancetourix

        Très astucieux d’avoir « glissé » parmi les liens celui d’un site qui prétend « révéler la vérité secrète sur la FED » et qui commence son article avec une pieuvre… Un hasard éditorial sans doute 😉

        Vos efforts de compréhension (exceptés ceux qui consistent à m’insulter ici ou ailleurs et qui ne donnent pas beaucoup de crédit à la posture) sont louables et les liens que vous pointez, hormis celui cité plus haut qui a été égaré en cours de modération, vous permettront de prendre connaissance des éléments que je vous ai exposés ci-dessus et qui ne sont que de l’information publique accessible à qui veut bien se donner la peine de chercher des sources sérieuses.

      5. @ Julien Alexandre,

        Bonjour,

        Sans faits ni preuves, une question légitime de logique:

        Vous soulignez la faiblesse de la contrepartie privée (le coupon de 6%) octroyée par les pouvoirs publics à leurs obligations et devoirs envers ceux-ci.

        Paul a décrit les tricheries vécues personnellement (1% de falsification du CA informatiquement si mon souvenir et ma compréhension sont exacts)…Corrigez moi si nécessaire

        Vu l’avidité des banques, et sans présumer des différents montages juridiques possibles et existants, n’est-il pas patent que la finance génère poids et pouvoir économique, politique, gravité permise par les capacités théoriques et légales à forger des produits financiers démultipliant le réel à grand coût de risque, pour leur aise de caste d’in touchable inversée, sous couvert d’argument quasi de droit divin (dieu est dans la pluie, la liquidité, petite blagounette)?

        C’est littéraire, je sais, je serai curieux de voir la reformulation façon Pierre Sarton du Jonchay.

        Des pistes…de conscience

        A creuser…ensemble

      6. @ Julien Alexandre,

        Re bonjour,

        Le mot oligarchie se banalise, signe des temps?

        Principe de domination du marché, articulé:

        Eléments: temps, argent, levier, existence de droits souverains en interactions.

        La finance, à la différence de l’action politique contrainte à l’évaluation comparative dans le réel, et limitée dans ses expériences pratiques, par la sanction du vote (limite p.du rejet citoyen), agit avec levier, joue à terme à la hausse ou à la baisse (accès relatif au futur et au passé), sur les différentes places locales de droit.

        Palais de « larme stratégique ultime », à l’apostrophe près?

        Le pouvoir n’a pas de drapeau, pas de nation, il ronge le coeur des hommes, ou leur suce les os, question de positionnement individuel dans l’inter-jeux du réel supposé imposé.

        Maladie habituelle, transformée dans ses formes politiques et géographiques par les « contingences matérielles et collectives ».

        Cela vous parle-t-il?

      7. @ Julien Alexandre,

        Et maintenant, « avocat du diable » en tête, une lecture-« démonstration » inversée.

        (Le diable c’est toujours l’autre)

        La finance à démontré, chiffres à l’appui, qu’elle surclassait les entités Etats, à créer efficacement de la richesse sur leur divisions souveraines, géographiques et légales. Détachée des gens, des morts, des votes, tout est mathématiquement correct, allons jusqu’à dire légal excepté peut être la clause d’amoralité, qu’elle ont en partage avec les Etats souverains, les petits secrets d’histoire, soumis à un demi-siècle de silence, fort pratique en ce cas de nécessité particulière.

        Elle vient réclamer son tribut, faute de mieux à acheter, la peau des souverainetés. Personne n’y est pour rien, circonstance de la réalité.

        Sa force relative à ses objets d’exercice de domination réside dans l’existence de la division juridique de ceux-ci.
        Théoriquement dissoute avec l’abolition de cette division.
        Big brother est il gentil?

        Pourquoi tout le monde a peur? En silence plus ou moins exprimés

        A retravailler je sais

  7. En Tunisie c’est « la révolution de jasmin », somme toute assez pacifique, révolution ou plutôt évolutions/réformes, l’avenir nous le dira.

    Par contre en Syrie c’est effectivement une réelle révolution, mais sanglante où le courage absolu des citoyens est immense (enfants et femmes inclus) face à un pouvoir toujours plus assassin et torturant sans limites.
    France 24 y consacrait son 19h00 ce mardi avec un plateau exceptionnel.
    1.200 morts, 13.000 disparus, système violent défié par une mobilisation populaire. Le frère du Pdt avec « des voyous » est à la tête de l’unité la plus féroce qui commet des massacres.
    Il y aurait des défections au sein de l’armée, des soldats sont assignés dans leurs casernes. Toute vie associative, syndicale est interdite.

    http://www.france24.com/fr/20110607-debat-syrie-partie2
    http://www.france24.com/fr/20110607-debat-syrie

    Guerre de communications. La censure passera moins bien.
    Les prisonniers sont torturés pour qu’ils indiquent leur mot de passe d’accès à Facebook afin de repérer leurs amis, …….
    Les moyens technologiques actuels sont des supports précieux pour aider les opprimés et pourchassés à s’exprimer et témoigner.
    Les téléphones portables filment et retransmettent en direct vers des sites éloignés qui ne peuvent être muselés par le pouvoir. Chaque citoyen devient reporter.
    Le fils a plus de peine à commettre ses crimes que son père, tout ne peut plus être masqué.

    Ce mercredi, suite, France24 aurait elle été mystifiée par l’ambassadrice de Syrie en France ou celle ci aurait elle subit des pressions ?
    Vrai ou fausse démission ? manipulation du régime ?
    En tous cas France 24 est devenu personna non grata contrairement à la 2.

    Sur ARTE une soirée était consacrée à la cyber-guerre ce mardi.
    On y décrivait l’attaque russe sur l’Estonie et d’autres cyber-attaques.comme celle contre les centrifugeuses iraniennes ou les secrets du F35.
    Stuxnet une arme nouvelle.
    Le cyber-espace est devenu un domaine militaire ou règnerait une nouvelle dissuasion à l’image de celle du nucléaire.
    La méga technologie est bien vulnérable lorsqu’elle st ouverte au réseau Internet.
    C’est pourtant l’ABC en matière de sécurité, de confidentialité d’isoler les composant vitaux de tout contact avec l’immensité de la toile. l’Intranet d’entreprise ne date pas d’aujourd’hui.
    Pour avoir mené des audits de sécurité j’en ai rencontré des aberrations comme le maintien des mots de passe constructeur connus par tout un chacun, détail anodin) !

    http://videos.arte.tv/fr/videos/la_guerre_invisible-3945070.html
    La guerre invisible
    « Finie l’époque des hackers solitaires. L’heure est aux équipes d’ingénieurs, parfois d’anciens pirates informatiques, et de militaires, recrutés par les États, qui leur allouent des moyens colossaux. À travers le monde, ils façonnent la guerre de demain, un conflit invisible et lourd de menaces, dont le terrain d’affrontement est le cyberespace. Menée aux États-Unis, en Russie et en France, cette enquête captivante raconte les dessous de cette guerre souterraine. Elle revient sur le premier conflit en ligne, mené contre l’Estonie en 2001, et raconte la cyberguerre froide entre les États-Unis et la Chine, dans laquelle Internet sert à espionner mais aussi à nuire. Le Web est en effet devenu une redoutable arme de sabotage, la distribution de l’eau ou les transports en dépendant. Des opérations malveillantes, parties de simples ordinateurs, pourraient dès lors fragiliser les économies modernes voire les conduire à l’effondrement ».

    Et aussi un petit panorama des hackers et en passant du non sens de Hadopi et des agissements des Anonymous.

    Monde horizontal (en réseau) contre monde vertical (hiérarchisé).
    Il y a des êtres supérieurs qui pour être supérieurs veulent tout contrôler et maîtriser.
    Et cependant on ne peut pas demander la régulation de la finance et accepter l’anarchie sur la toile.
    http://videos.arte.tv/fr/videos/hackers_ni_dieu_ni_maitre-3945076.html

Les commentaires sont fermés.