L’actualité de la crise : LES ENCHÈRES SONT OUVERTES, par François Leclerc

Billet invité.

Après avoir raccroché leurs téléphones, les financiers du G7 se sont rappelés l’autre soir, a révélé à Reuters le ministre canadien… Qu’avaient-ils oublié de se dire ? L’hypothèse est qu’ils ont voulu mieux prendre la mesure des conséquences d’un défaut grec, ce qui montrerait – si cela est exact – avec quelle confiance en leur capacité de résoudre la crise ils abordent les jours et semaines qui viennent.

Un bras de fer se poursuit en vue d’obliger les parlementaires grecs à voter le nouveau plan de rigueur, afin qu’une tranche du prêt déjà décidé soit versée. Les banques, et d’une manière générale les créditeurs privés de la dette grecque sont mieux traités, puisqu’il n’est question que de leur participation volontaire pour la suite des opérations.

Pour marquer le coup, l’idée un instant évoquée de ne débloquer que partiellement la tranche n’a pas été adoptée, et tout a été renvoyé au 3 juillet prochain, à l’occasion d’une nouvelle réunion extraordinaire de l’Eurogroupe. Une nouvelle mission impromptue de la Troïka a été envoyée à Athènes, le jour même où le Parlement doit voter, afin de symboliser la vigilance européenne alors que des manifestations sont prévues devant le Parlement. Enfin, les plus fortes pressions sont exercées sur le président de Nouvelle Démocratie pour qu’il s’associe positivement au processus. La date du 3 juillet a été finement choisie afin de pouvoir dans les temps verser les fonds, afin d’éviter le défaut : selon une note des finances grecques, les besoins financiers seront couverts jusqu’au 18 juillet, cela laisse 15 jours pour l’ordonnancement du virement si les fonds sont disponibles  !

Sur le second terrain, la situation connaît un prévisible et singulier renversement. Via leur organisations professionnelles respectives, BdB et VöV, les banques allemandes privées et publiques ont commencé à faire savoir leurs revendications. Puisque leur concours est demandé, il va falloir le payer, disent-elles sans ambages. Différentes suggestions émergent, soit qu’elles bénéficient de la garantie de l’Etat quand elles souscriront à de nouvelles obligations grecques, les leurs arrivant à maturité, soit que les nouvelles obligations soient assorties d’un coupon plus avantageux… Dans le premier cas, cela reviendrait à ce que tout le fardeau du nouveau plan de sauvetage repose sur l’Etat, dans l’autre qu’un coût supplémentaire serait imposé aux Grecs, chargeant encore le plateau de la balance.

Quand aux banques françaises, elles ne s’expriment pas publiquement, muettes par constitution.

Wolfgang Schaüble, le ministre allemand des finances, n’a pas attendu pour déclarer que de telles incitations n’étaient pas nécessaires, « tout le monde ayant intérêt au développement stable de la Grèce », mais il ne fallait pas accepter de se placer dans cette position de demandeur vis à vis des banques… Leur participation volontaire va être durement monnayée et la rendre absurde à l’arrivée. Les créanciers n’ignorent pas, en effet, ce qui les attend au bout du chemin : une décote en bonne et due forme.

Il en a été pourtant été tenu compte autrement par les ministres, qui le savent également. Une décision prise durant leur longue réunion nocturne de 7 heures de dimanche à lundi aurait pu passer inaperçue, et cela aurait été bien dommage. Le futur Mécanisme Européen de Stabilité (MES), qui verra le jour en 2013 après adoption d’un amendement au Traité de Lisbonne sur lequel les ministres se sont mis d’accord, n’aura pas le statut de créancier privilégié, ce qui signifie qu’il sera placé au même rang que les créanciers privés en cas de problème.

Cette modification aux conditions initialement envisagées est présentée comme devant faciliter le retour sur le marché des pays bénéficiant des prêts du MES. Elle prélude en réalité au partage des pertes qui devront être constatées un jour ou l’autre. Nos ministres voient loin, quand il s’agit de faire des cadeaux.

Ils tendent aussi le cou pour tenter d’apercevoir, non plus les jeunes pousses de la reprise, comme dans l’épisode précédent, mais les signes avant-coureurs de l’extension de la zone des tempêtes à de nouveaux pays. Une compétition d’un genre nouveau est à ce propos engagée, pour savoir qui de l’Espagne ou de l’Italie y entrera en premier. Les inconvénients des deux solutions sont soupesées, ayant en commun de rendre obsolète le mécanisme sur lequel repose ce MES qui n’est pas encore opérationnel. Les besoins financiers correspondant au sauvetage de chacun de ces deux pays ne seraient pas dans ses moyens et imposeraient l’adoption d’un nouveau mécanisme financier.

Sous les auspices de la BCE et de Jean-Claude Trichet, le débat sur la relance de l’intégration européenne est parti sur les bases étriquées, inconvenantes et économiquement injouables d’un renforcement de la discipline budgétaire. De timides tentatives apparaissent ici ou là pour essayer de le déplacer au moins partiellement sur un autre terrain.

Didier Reynders, le ministre belge des finances, a apporté sa pierre en déclarant « on a une banque européenne mais on n’a pas vraiment de politique budgétaire et ça, c’est ce qui nous manque ». Guy Verhofstadt, ex-Premier ministre de la Belgique, a expliqué que « chaque jour rend plus urgent le passage à une étape supérieure avec notamment la création d’un grand marché obligataire unique pour les dettes publiques des Etats » (impliquant la création d’euro-obligations).

Les socialistes allemands et français se réveillent de leur côté, Sigmar Gabriel et Martine Aubry co-signant un article dans la Frankfurter Allgemeine. Ils reprennent leur proposition de taxe sur les transactions financières, l’inscrivant dans la perspective d’une politique fiscale européenne commune, et l’assortissent d’un plan destiné à renforcer les pays les plus faibles. Enfin, ils estiment à la fois nécessaire la création d’euro-obligations et la participation des créanciers privés à l’effort.

Venant de représentants de partis pouvant prétendre accéder aux affaires (comme ils disent) dans les deux pays piliers de la zone euro et de l’Union européenne, cette prise de position pourrait amorcer une réflexion, une fois sorti des généralités et entré dans le vif du concret. Mais il y a loin de la coupe aux lèvres avec les partis de gouvernement, comme l’on sait.

L’agence Fitch vient d’apporter sa contribution au très délicat exercice d’équilibre que les dirigeants européens ont engagé, mettant à son tour en garde à propos de tout ce qui pourrait être de près ou de loin considéré comme un événement de crédit, apportant de l’eau au moulin de banques déjà portées à la surenchère. Les négociations ne sont pas gagnées d’avance, les ministres ont eu raison de se repasser un deuxième coup de fil.

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224 réflexions sur « L’actualité de la crise : LES ENCHÈRES SONT OUVERTES, par François Leclerc »

    1. Quand on ne peut pas accéder youtube, vos simples smiley ne donnent aucunes indication sur le contenu donc impossible de savoir de quoi vous pouvez bien parler.

  1. La Grèce, menace potentielle pour la finance mondiale

    La crise économique en Grèce pourrait constituer une menace pour la stabilité du système financier mondial si une solution n’était pas trouvée, a affirmé mercredi le président de la banque centrale des Etats-Unis (Fed), Ben Bernanke.

    S’il y avait une incapacité à résoudre cette situation, cela constituerait une menace pour les systèmes financiers européens, le système financier mondial et pour l’unité politique de l’Europe, a affirmé M. Bernanke lors d’une conférence de presse à Washington.

    Je pense que les Européens apprécient l’importance incroyable de résoudre la situation grecque, a-t-il souligné.

    C’est évidemment très important. C’est une situation très difficile, a estimé le président de la Fed.

    Nous avons été en communication étroite avec nos collègues en Europe. Evidemment pas impliqués dans les négociations, mais nous avons été bien informés, a-t-il précisé.

    Le comité de politique monétaire de la Fed, réuni pendant deux jours à Washington, en a discuté, a-t-il rapporté. C’est l’un des quelques risques financiers auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui.

    Nous sommes principalement en train de suivre la situation de près et nous faisons de notre mieux pour que nos propres institutions soient bien positionnées par rapport à la dette publique de ce qu’on appelle les pays périphériques de la zone euro (Grèce, Irlande et Portugal), a expliqué M. Bernanke.

    Un défaut de paiement désordonné dans un de ces pays secouerait sans doute les marchés financiers dans le monde. Cela aurait de grandes répercussions sur les écarts de taux sur les marchés du crédit, sur le prix des actions et ainsi de suite, a-t-il estimé.

    http://www.romandie.com/news/n/_La_Grece_menace_potentielle_pour_la_finance_mondiale_220620112106.asp

    Crise de la dette : Trichet met en garde contre des risques de contagion.

    Le président du Comité européen des risques systémiques (CERS), Jean-Claude Trichet, également président de la Banque centrale européenne (BCE), a mis en garde mercredi contre des risques potentiels de contagion de la crise de la dette dans l’Union Européenne et au delà.

    La plus sérieuse menace qui pèse sur la stabilité financière dans l’Union Européenne vient de l’interaction entre les vulnérabilités des finances publiques de certains Etats membres et le système bancaire, avec des effets de contagion potentiels dans l’Union et au delà, a déclaré M. Trichet.

    Le président de la BCE a appelé toutes les autorités concernées à prendre leurs responsabilités, lors d’une conférence de presse à Francfort du CERS, qualifié d’autorité morale et créé afin de prévenir une crise financière de l’ampleur de celle de 2008.

    Refusant de citer nommément la Grèce, il a évoqué les difficultés de la mise en place des programmes (d’austérité, ndlr) dans certains pays comme un défi pour le système financier.

    Parmi les facteurs de transmission de la crise de la dette à d’autres Etats, le CERS a notamment cité l’exposition du secteur privé aux obligations.

    http://www.romandie.com/news/n/_Crise_de_la_dette_Trichet_met_en_garde_contre_des_risques_de_contagion220620112006.asp

  2. USA : la Fed dégrade ses prévisions, croissance inférieure à 3 %

    La banque centrale des Etats-Unis (Fed) a abaissé mercredi ses prévisions de croissance, entre 2,7 % à 2,9 % en fin d’année, et relevé ses prévisions pour le chômage (8,6 % à 8,9 %) et l’inflation.

    Grèce : feu vert gouvernemental pour l’ensemble du plan d’austérité

    Le conseil grec des ministres a donné mercredi son feu vert pour l’ensemble du plan budgétaire d’austérité 2012-2015 ainsi que pour les lois d’application, a-t-on appris de source gouvernementale.

    Bernanke (Fed) : la Grèce menace potentielle pour la finance mondiale

    La crise économique en Grèce pourrait être une menace pour la stabilité du système financier mondial si une solution n’était pas trouvée, a affirmé mercredi le président de la banque centrale des Etats-Unis (Fed), Ben Bernanke.

    agences lesoir.be

  3. Question à Mr Trichet: ou sont passés les ‘stress tests’ de vos banques Version 2.0 ??

    Nous avons envie de rire un peu avant la fin du mois de juin.

    L’opacité des chiffres sur l’engagement réel des banques se retrouve partout, y compris en ce qui concerne la BCE. Selon certains, le risque grec pour la Banque centrale européenne s’élève à 45 milliards d’euros. Le Wall Street Journal parle de plus de 120 milliards d’euros. Qui croire ? Cette situation traduit un état de fait. En dépit de la crise, de toutes les promesses de régulation et de contrôle, le système bancaire européen reste une “boîte noire”.

    Arguant de la crise, les banques ont obtenu de déroger à toutes les règles comptables pour établir leurs comptes comme elles le voulaient. Les tests de résistance réalisés l’an dernier pour jauger de la solidité des 90 plus grandes banques européennes ont illustré jusqu’à la caricature l’opacité du système. Trois semaines après avoir passé haut la main toutes les épreuves, trois banques irlandaises faisaient faillite!

    Cette situation est la conséquence des choix faits par la BCE et les gouvernements européens au moment de la crise. Au lieu d’obliger les banques à faire la transparence sur leur bilan, à nettoyer leurs comptes de tous les produits toxiques, au lieu de les contraindre à se recapitaliser, les responsables ont préféré jouer la montre.

    De son côté, la BCE leur a prêté à 1% tout l’argent qu’elles souhaitaient. Et en reprêtant à des taux de 3%, 5% voire 8%, il était aisé aux banques de dégager de nouvelles marges. La plupart des établissements ont ainsi pu afficher, dès l’an dernier, des résultats mirobolants, faisant croire à tous que les effets de la crise avaient été totalement effacés. Il s’agissait là d’une illusion, le système bancaire n’ayant pas été réformé.

    http://www.presseurop.eu/fr/content/article/727821-la-politique-obstinee-de-la-bce

    1. L’opacité des chiffres sur l’engagement réel des banques se retrouve partout, y compris en ce qui concerne la BCE. Selon certains, le risque grec pour la Banque centrale européenne s’élève à 45 milliards d’euros. Le Wall Street Journal parle de plus de 120 milliards d’euros. Qui croire ? Cette situation traduit un état de fait. En dépit de la crise, de toutes les promesses de régulation et de contrôle, le système bancaire européen reste une « boîte noire ».

      Et oui, cette situation traduit un état de fait : celui de l’état absolument pitoyable du journalisme d’investigations financières français : il faut se coltiner des tableaux et des tableaux de chiffres, les analyser, quelle horreur! et ce dont cette Mme Orange est totalement incapable. Donc on se contente de copier coller, de bruits qui courent, de untel a dit…

  4. Parlement européen:
    Dépenses des eurodéputés, un scandale prêt à éclater.
    Europe braced for MEPs’ expenses storm

    Publication of suppressed report could undermine efforts to deal with eurozone debt crisis.

    “L’Europe bientôt face au scandale des dépenses des eurodéputés”, titre The Independent. Selon le quotidien, le Parlement européen s’apprête à publier un rapport sur les dépenses abusives des eurodéputés. Un rapport qu’il tente de cacher depuis 2008. The Independent explique que cette publication fait suite à la décision de la Cour européenne de justice qui a estimé qu’il existait un “intérêt public prépondérant” à rendre public ce document. En partie révélé par le Sunday Times en 2009, puis sujet d’une longue bataille judiciaire, il comporte des détails sur les factures excessives présentées par les eurodéputés pour payer leurs collaborateurs et le détournement d’une partie de cet argent. “Etant donné les difficultés qu’éprouve l’UE à persuader les pays comme la Grèce, l’Irlande et le Portugal à accepter de difficiles mesures d’austérité”, le quotidien souligne que “les informations sur le détournement de fonds publics par les eurodéputés ne risquent pas d’être bien reçues ni à Athènes ni dans toute l’Union.” Mais le député britannique Chris Davies, qui est à l’origine des fuites du rapport, estime que c’est aujourd’hui un grand jour pour l’UE car “petit à petit, le Parlement est amené à se battre pour réclamer à corps et à cris la transparence”.

    http://www.independent.co.uk/news/world/europe/europe-braced-for-meps-expenses-storm-2300806.html

    Secret report reveals how MEPs make millions

    http://www.timesonline.co.uk/tol/news/politics/article5780750.ece

    1. A cor et à cris, non?
      Mais comment voulait-on qu’il en soit autrement pour le parlement européen, quand le lien de ce qu’on y discute avec la réalité et/ou avec les mandants est si distendu ? On retrouvera les 10% de vertueux incorrigible, les 40% de pas idiots et inutiles contre leurs gré, les 30% de suiveurs, et les 20% de profiteurs qui n’imagineraient même pas de laisser passer des occasions pareilles.

      Et pourtant, il y a bien du grain à moudre à qui veut s’aider du potentiel diversifié de l’E U pour brasser des solutions qui n’émergeraient pas au niveau national par simple ignorance, ou paussi souvent par fatuité.
      Idéalement, c’est l’Europe qui tient entre ses mains les clés de futurs modèles non consuméristes, car le terreau de ce point de vue y est bien meilleur qu’aux USA, et on pourrait penser à une forme du “principe de la nation la plus favorisée”, qui voudrait qu’on généralise à l’EU le fonctionnement de la nation la moins “consumérisée”, de façon à recréer des tissus sains.
      Le protectionnisme européen est l’enveloppe extérieur de ce beau combat intérieur qui nous manque.

  5. Analyse
    La tour de Babel de Bruxelles

    L’euro risque de suivre le même sort que la tour de Babel, constate la Frankfurter Allgemeine Zeitung, pour qui les Européens ont perdu le langage qui leur permettait jadis de parvenir aux célèbres compromis bruxellois. Si, avant la crise de l’euro, l’Europe avançait en effet au rythme de ces marchandages – “si tu lâches du lest sur la politique agricole, j’ouvre plus vite mes frontières aux travailleurs en provenance de ton pays” – ce procédé ne peut plus être appliqué aujourd’hui. Tout comme les ouvriers de la tour biblique, les Européens ne se comprennent plus, car les préjugés ont pris le dessus. Ainsi :

    “Les hommes politiques allemands ne peuvent plus ignorer la résistance de leurs électeurs contre des aides supplémentairesà la Grèce. Ils formulent donc des exigences dont ils savent pertinemment qu’elles sont dépourvues de sens économique”. Parallèlement, la Grèce n’est pas en situation de négocier cette aide dont elle a besoin et “le Premier ministre Papandréou est ainsi obligé d’ignorer les conséquences sociales néfastes de l’austérité”. N’ayant rien à demander à son tour, “il se transforme en ennemi de ses propres administrés. Et à la fin, les citoyens des deux Etats se sentent dupés.”

    Mais il n’est pas possible de trancher des questions existentielles comme la survie de l’euro selon cette méthode, note la “FAZ” : en hésitant entre la fermeté et la disponibilité vis-à-vis de la Grèce, ils ne résolvent rien. “Personne ne commande à Bruxelles”. A force de vouloir ménager tout le monde – électeurs déçus, marchés, Banque centrale européenne – l’UE cherche des compromis qu’elle n’est plus capable de trouver et ne parvient pas à trancher.

    http://www.presseurop.eu/fr/content/article/731991-les-citoyens-ont-droit-la-verite

    1. J’ai noté cette phrase :

      La démocratie est née à Athènes quand Solon a annulé les dettes des pauvres envers les riches. Il ne faut pas autoriser aujourd’hui les banques à détruire la démocratie européenne, à extorquer les sommes gigantesques qu’elles ont elle-même générées sous forme de dettes. Comment peut-on proposer un ancien collaborateur de la Goldman Sachs pour diriger la Banque centrale européenne ? De quelle sorte de gouvernements, de quelle sorte de politiciens disposons-nous en Europe ?

  6. C’est parti….

    Aide à la Grèce : la Belgique discute avec les banques.

    Selon De Tijd, la Banque nationale de Belgique aurait entamé un dialogue avec plusieurs banques pour financer le deuxième plan d’aide à la Grèce.

    La Banque nationale de Belgique aurait entamé un dialogue avec plusieurs banques concernant le montant, assigné sur base volontaire, pour financer le deuxième plan d’aide à la Grèce, écrit mercredi De Tijd sur son site internet. Ailleurs en Europe, les banques sont également sondées afin de livrer un montant. De Tijd rappelle qu’il ne s’agit encore que de premières négociations.

    La semaine dernière, la France et l’Allemagne se sont accordés sur le fait que, pour le deuxième plan d’aide à la Grèce, le secteur privé devrait également livrer un financement, sur base volontaire.

    Concrètement, il serait demandé aux institutions disposant de bons d’Etat grecs dans leur comptabilité d’investir à nouveau dans des obligations d’Etat immédiatement à leur échéance.

    Selon De Tijd, la Banque nationale de Belgique a entamé un dialogue avec toutes les institutions disposant d’au moins 50 millions d’euros de ces obligations. L’objectif étant que ces groupes prolongent leur investissement pour une période de cinq ans à l’échéance de leurs bons d’Etat grecs. Selon des sources proches du dossier, les banques auraient de prime abord réagi positivement.

    Les institutions belges avec le plus de bons d’Etat grecs en poche sont Dexia (4,3 milliards d’euros), KBC (600 millions d’euros) et Ageas (1,8 milliard d’euros).

    (belga)

    http://www.lesoir.be/actualite/economie/2011-06-22/aide-a-la-grece-la-belgique-discute-avec-les-banques-847075.php

  7. Extrait

    Bâtissons ensemble une Europe nouvelle ; une Europe démocratique, prospère, pacifique, digne de son histoire, de ses luttes et de son esprit. Résistez au totalitarisme des marchés qui menace de démanteler l’Europe en la transformant en tiers-monde, qui monte les peuples européens les uns contre les autres, qui détruit notre continent en suscitant le retour du fascisme.

    Le Comite Consultative du Mouvement de Citoyens Indépendants. « L’Etincelle », créé à l’initiative de Mikis Theodorakis.

    Merci dissy!

    http://www.youtube.com/watch?v=TEmnhCpaQkI
    Melina Mercouri, Athènes ma ville (Athina)

    Je l’ai écouté et j’ai pleuré.

    http://www.youtube.com/watch?v=YCFXGanTx4A&feature=related
    Melina Mercouri – Ta pedia tou Pirea
    Celle ci pour le plaisir.

  8. Wolfgang Schaüble, a déclaré que « tout le monde ayant intérêt au développement stable de la Grèce »,

    Tout le monde sauf les grecs, faut il le rappeler ?

    1. extrait article ci-dessus :

      …”Y a-t-il une solution?

      Que faudrait-il faire? Lors de ma dernière visite à la Bourse de Minneapolis, j’ai demandé à des traders ce qui se passerait si le gouvernement fédéral interdisait aux banques d’investissement de miser sur les marchés agricoles. Ils ont éclaté de rire. Un coup de fil à un bona-fide hedger comme Cargill ou Archer Daniels Midland et un échange d’actifs plus tard et il devient impossible de distinguer sur le marché à terme la position d’une banque de celle d’un acheteur international de blé. Je leur ai alors demandé: «Et si le gouvernement interdisait les produits dérivés long-only?». Ils se sont de nouveau esclaffés. Il leur suffit cette fois de donner leurs ordres à la bourse de Londres ou de Hong Kong. Les nouveaux produits dérivés ont atteint des proportions supranationales et sont hors de portée de la législation des Etats souverains.”

      1) les préconisations proposées par Paul Jorion permettraient-elles de juguler ce genre de chose, après effondrement du Système ?
      Merci d’avance!

      2) que faire de tous ces ex-pseudo-inventeurs délirants, après l’effondrement du Système ?:
      les promener, lingots en forme de boulets aux pieds, à travers les régions dévastées par ces spéculations : je pense en particulier à l’Afrique …afin de leur mettre du plomb dans la cervelle
      (au figuré …quoique …) ?

  9. au fond, le défaut est toujours déjà consommé;
    le point délicat est politique:
    Comment expliquer au petit épargnant allemand que ses économies ont été englouties par les riches grecs qui ne payent pas d’impôts?

    1. englouties

      bon, il faudrait pas exagérer non plus.

      Si l’état Grec finit par faire défaut sur 50% de ses obligations ça nous donne 175 milliards d’euros à répartir sur un patrimoine financier net, rien que pour l’Allemagne plus la France, d’environ 10,000 milliards d’euros. Soit 1,75%, même pas ce que les petits épargnants Allemands et Français (et les plus gros) ont gagné en intérêts l’année dernière!

      Franchement si la presse à scandale fait ses choux gras sur la faillite grecque qui va détruire l’euro pour choquer les petits épargnants Allemands (c’est de la faute de ces fraudeurs de grecs!) ce n’est que pour occulter le vrai problème, qui est que c’est tout les états surendettés de l’occident (USA,Japon, GB, Zone Euro Allemagne compris) qui vont devoir éventuellement faire défaut d’une grande partie de leurs obligations.

      Et là, se sera vraiment une grosse partie de leurs économies qui seront englouties (et pas que par les riches grecs qui ne paient pas d’impôts).

  10. Didier Migaud actuellement sur FR Inter.

    Avec philippe Fremeaux, Olivier Pastré du cercle des économistes…

    Le thème, la RGPP, le déficit public. Il faut bien sûr continuer toutes ces politiques. Et réduire le nombre de fonctionnaires, les dépenses publiques. Peut-on être optimiste par comparaison avec la Grèce, l’Irlande… oui mais par rapport à la moyenne européenne nous sommes en deça.

    Il faut se comparer à l’Allemagne. Et ne pas dépenser davantage.

    Migaud distille le rigueur, selon Pastré. Pastré devient kyenesien……….prône l’investissement d’Etat. A trop serrer la visse on risque de ralentir la croissance…

    Maitriser la dépense publique… mieux cibler les dépenses. Eviter l’endettement excessif…

    David, patron-esclave méprisé: l’Etat dépense trop. Nos enarques doivent limiter les charges des entreprises à 23%. Les PME vont être en désuétude ou partir en Afrique.

    Migaud : pas de diff essentielle de fiscalité RFA/FR. Mais les cotisations salariales sont diff. Il faut rester compétitif dans le cadre d’une compétition mondiale.

    Auditeur : pas de serrage de ceinture pour les députés, sénateurs, dirigeants….

    Migaud : une part de démagogie…. les représentants doivent être correctement payés pour que tous puissent y prétendre.

    Esther : apprend des choses…. comment remplir les caisses de l’Etat ?

    Alain Bazot (association de consommateur) : on taxe trop la consommation, les éco taxes, la TVA, la TIPP, la taxe carbone… velléité, TVA sociale, 7 milliards… inégalité selon les ménages, question de la TVA.

    Migaud : moins de fiscalité environnementale qu’en RFA. (10M).

    Tout n’est pas une question de moyens !

    La politique de l’eau (Bazo)… fustigée par la Cours des Comptes…

    1. Le tout magistralement orchestré par Giordano, un concentré de propagande et de critiques insignifiantes promptes à la lobotomie matinale pour peu qu’en plus, vous travailliez en écoutant l’émission…
      La volonté de Rance Inter de circonscrire le débat dans ses acceptions les plus ineptes, et les piètres performances de ses animateurs les plus dévoués ne suffiront pas à endiguer la critique radicale déjà à l’oeuvre.
      Écoutez plutôt Mermet, qui bien qu’insupportable, demeure signifiant en la matière.

    2. Bonjour,

      A

      trop serrer la visse on risque de ralentir la croissance…

      Ah oui, on en est bien là : ralentir une croissance qui n’existe plus depuis déjà un bon moment ! Parler du sexe des anges pendant que la ville brûle : c’est là que l’on en est et nulle part ailleurs…

  11. @ nos 4 administrateurs / modérateurs

    Ça serait vraiment topissime si on pouvait, d’un clic, voir les nouvelles contributions par rapport à sa dernière consultation du blog.

    Intérêts multiples :
    – voir instantanément les nouvelle idées
    – voir les réponses à ses posts
    – mieux organiser ses propres contributions

    Évidemment, cela demande une sorte de compte utilisateur mais n’est-ce pas déjà un peu le cas avec le mail obligatoire ?

    1. @ Thom

      C’est une bonne idée. Néanmoins, elle n’est techniquement possible qu’à la condition express d’une inscription de chaque utilisateur en bonne et due forme, avec un nom d’utilisateur et un mot de passe (à l’instar des forums), ce qui permettrait de gérer des profils d’utilisateurs. L’adresse email fournie ici n’est pas vérifiée automatiquement, nous ne nous rendons compte de sa validité que lorsque nous essayons de contacter un commentateur.

      Cela pourrait être une possibilité dans le futur pour ceux qui le souhaitent, mais l’accès au blog doit rester libre.

      1. @ Julien,

        Bonjour,

        Suffit d’un adressage temps création absolu / post, + temps absolu relatif unité-compte mail consultant,
        tu mets-crées ainsi un espace-temps relatif personnalisé par dual e-mail // (rapport-consult) // blog…mal dit mais c quoi ton langlog de prog ça sent la routine temporelle facile à intégrer en soluce-requête.

      2. Ahhh, super !
        Eh bien qu’à cela ne tienne !

        – Ceux qui le souhaitent ont accès à cette fonctionnalité et s’inscrivent en bonne due forme,
        – Les autres continuent comme avant

        On gagnera sûrement en efficacité car quand je vois que certains posts ont plus de 200 commentaires (comme celui-ci), cela devient vite ingérable et chronophage à titre personnel. Pour vous, je ne sais pas si ça vous apportera quelque chose, en dehors de meilleures contributions, ce qui n’est déjà pas si mal 🙂

        Voilà de beaux travaux de vacances en perspective !

      3. > JA, 23 juin 2011 à 12:53 | Thom, 23 juin 2011 à 15:10

        En attendant l’éventuel mécanisme dont parle Julien, vous pouvez, Thom, le faire à la main :

        quel que soit votre navigateur, faites CTRL + f, f pour find, une zone de texte s’ouvre pour y taper du texte à rechercher. Vous pourrez y taper la date du jour (e.g : 23 juin) et les contributions du jour seront surlignées. Il ne reste qu’à les parcourir à coup de touches ENTER, sans cliquer dans la page (le scrolling avec la souris reste utilisable).

        Méthode bancale mais qui aide à ne pas re-parcourir une centaine de commentaires avant d’en trouver de nouveaux.

  12. Lisez également cet article…

    La Grèce au bord du précipice

    La Grèce, le patient le plus mal en point de la zone euro, semble proche de l’inévitable. La majorité des financiers, des banquiers et des économistes est convaincue qu’Athènes ne pourra plus éviter le défaut de paiement. Peu importe le degré (défaut technique ou insolvabilité totale), mais la Grèce n’est plus en mesure de rembourser ses dettes…

    http://www.news-26.com/econmie/699-la-grece-au-bord-du-precipice.html

  13. Désolé si cela a déjà été discuté.
    Que sait on de la répartition principal/intérêts de la dette de la Grèce?

  14. Choses vues au parlement européen

    Par alain Krivine. Janvier 2000

    Chasse, boeuf anglais, euro, privatisations… aucun doute : pour la grande majorité de l’opinion publique, l’europe existe et décide. Oui, mais comment ? là, le mystère s’épaissit. On entend presque jamais parler du parlement européen, sauf lors des élections puis, peu de temps après, au moment de la démission des tête de liste. Placé en Juin 1999 par les électrices et les électeurs, avec quatre de mes complices de la LCR et de LO, au coeur du dispositif européen, je voudrais, modestement, lever une partie du voile.

    Le décor est connu et immuable. Une semaine par mois, les élus siègent en assemblée plénière à Strasbourg. Le reste du temps est occupé par des réunions de commissions ou de groupes à Bruxelles. C’est donc en plénière que sont votés las avis ou les codécisions et c’est là que commence le parcours du combattant du député naif qui croit encore à la valeur des écrits et du débat démocratique.

    Depuis qu’il existe, ce parlement est dominé par un esprit de consensus. Jusqu’à présent, la droite et la gauche se partageait la présidence en milieu de législature. Les débats y sont feutrés. Encore aujourd’hui on croit bien faire en discutant en réunion de groupe de motions avant de s’apercevoir qu’a la dernière minute, les dirigeants de groupe se sont mis d’accord sur un compromis qui aboutit généralement à un texte inodore, incolore et insipide. Près de 80% des résolutions sont votées en commun par la droite, les socialistes, les verts et, malheureusement souvent, la gauche unitaire européenne (GUE).

    L’ordre du jour des travaux est fixé plusieurs jours avant la séance par la conférence des présidents de groupe, mais il est généralement chamboulé la veille. Qu’importe : on ne reçoit les documents (textes et amendements) -souvent plus de 100 pages- que la veille au soir, parfois même à l’ouverture de la séance, et pas toujours traduits à temps. Les sujets sont variés : du vote du budjet à la taille des skis en passant par la reconstruction du Kosovo. Pour aider le débutant, toujours avide de démocratie citoyenne, le monceau d’amendements reçus fait souvent référence à un document absent du dossier mais parfois encore présent dans la sacoche ” des anciens ” qui s’était penchés sur le texte en première lecture lors de la précédente mandature. Et ainsi, du lundi au jeudi, les débaats s’enchainent, dans un cérémonial parfaitement huilé et réglé par les horaires stricts et légitimes des traducteurs.

    Débats ? Plutôt succession de monologues lus dans hémicycle désespérément vide. Paresse ou mauvaise volonté des élus ? non, c’est simplement une question de rationalité. Chaque sujet traité donne droit à un temps de parole global par groupe politique, selon son importance numérique. A charge pour chacun de répartir ce précieux temps entre collègues. Les intervention vont de 1 à 3 minutes. Chaque intervenant, qui a dû s’inscrire quelquefois plusieurs jour avant l’ouverture de la session, a un oeil fixé sur son texte et l’autre, sur les secondes égrenées par une hologe qui trone au-dessus du président. Ce dernier peut accorder 20 secondes de dépassement avant de couper le micro. J’ai pu ainsi bénéficier d’une minute –ô combien précieuse ! – pour tirer le bilan de Seattle et Arlette Laguiller du même temps sur les suppressions d’emploi chez Michelin, lors d’un débat d’urgence sur les restructurations, imposé par la GUE aux autres groupes et accepté à la condition que le nom de Michelin ne fût pas cité…

    Ce système a certe un avantage considérable : pas de bavards ni de discours fleuves. Mais il a le petit inconvénient d’empêcher tout vrai débat, ce qui explique que seul le publique au balcon, à raison d’un roulement toutes les demi-heures par car et visites guidée, occupe l’hémicycle. Les séances durent souvent jusqu’à minuit mais peu d’élus veillent. Le moment le plus intense des sessions a lieu le jeudi entre midi et 13 h 30, lors des votes, tous regroupés. Moment drandiose où se révèle la nature de cette institution mais aussi de tous ses acteurs. Car là, l’hémicycle est plein ; Dix minutes avant, une sonnerie retentie pour alerter tous les députés, qui pouvaient suivre les débats grâce à la télévision interieur. D’un seul coup, le parlement revit. Des dizaines de portes claquent. Tous et toutes se précipitent et prennent d’assaut les ascenseurs bondés pour aller accomplir leur devoir de citoyens élus. Mais pas seulement. Pour toucher la totalité des indemnités journalières, il faut avoir participé à la moitié des votes nominaux ! A ce moment précis, le parlementaire européen se rend compte que si son vote à peu de poids politique, il a au moins un prix.

    C’est donc en général à midi tapant que que commence la caricature la plus désolante de ce qui pourrait être l’aboutissement d’un processus démocratique. La centaine de votes se déroule à la cadence surprenante d’environ un par minute. La présidente, dont il faut reconnaître le calme et la dextérité à diriger ce bâteau ivre, lit l’intitulé du vote et le numéro de l’amendement puis procède en quelques secondes au vote à main levée ou par un système électronique, si la demande en est faite. Les députés ont sous les yeux trois listes : la liste officielle des votes, celle annotée par leurs assistants, qui y ont ajouté leur consigne, et enfin celle du groupe politique pour les plus disciplinés. Alors commence l’opération la plus délicate : savoir sur quoi on vote. Non pas sur le contenu, c’est humainement impossible – seul l’assistant le sait, il y a travaillé souvent des heures avant, mais parfois aussi à la dernière minute. Toute la difficulté consiste à suivre la cadence infernale sans se tromper. Le bras droit près à se lever pour voter et le doigt de la main gauche fixé sur la ligne de l’intitulé des motions. Le rythme est harassant et la moindre erreur de ligne pourrait faire basculer en une seconde la subvantion au Kosovo vers les prducteurs de chocolat sans sucre.

    Les vieux routiers s’en sortent. Au bout de 10 minutes, les novices sont perdus. Certains copient sur leurs voisins. Heureusement, tout a été prévu pour ceux qui n’arrivent plus à s’y retrouver. A chaque vote, on peut regarder son président de groupe, qui, assis en bas de l’hémicycle, donne par un geste la consigne aux collègues perdus – le pouce en l’air signifie pour, le pouce en bas contre, la main tendue à plat, l’abstention. Voilà comment, à un rythme endiablé, le destin de l’Europe se joue un jour par mois à Strasbourg.

    Certes, le travail en commission est heureusement tout autre, le temps de parole y est libre et on peut étudier plus sérieusement les dossiers. Mais là encore, le fonctionnement est aberrant : des mois et parfois des années s’écoulent entre la première discussion d’un projet et l’avis définitif. En outre, moins de la moitié des des députés assiste à ces commissions. Paperasserie sans limites, débat sans moyens, fonctionnement lent, bureaucratique et administratif, avec, en prime, l’utilisation d’un personnel de service précaire et surexploité : telles sont les dominantes d’un parlement sans contrôle, totalement coupé de ses électeurs et souvent ignoré par la commission européenne.

    A ce théâtre d’ombres s’ajoute la gabegie financière du fonctionnement illustrée par la construction d’un nouveau bâtiment à Strasbourg pour la modique somme de 3 milliards de francs alors que l’essentiel de l’infrastructure se trouve à Bruxelles véritable centre de liaison de l’Europe. Mais on n’hésite pas à payer le déplacement en Alsace, et pour 5 jours par mois, de 3000 députés, fonctionnaires et secrétaires, sans parler de la noria de camions transportant les centaines de malles des élus, soit environ 800 millions de francs payés chaque année par les contribuables pour flatter le caprice nationaliste des gouvernement français.

    Alors démissionner, comme d’autres ? Il n’en est pas question. Il y a la promesse faites aux électrices et aux électeurs, mais il y a surtout la volonté et aussi la possibilité de mener des batailles. Déja, une délégation de sans papiers a pu pénétrer dans la cour, à Strasbourg, les ” Michelin ” ou le leader du mouvement des sans terre du Brésil ont été reçus par les verts et par la GUE et ont pu s’asseoir dans les tribunes. Quant à Xanana gusmao, le leader du Timor-Oriental, c’est un parlement debout, unanime, qui lui a remis le prix Sakharov. Certes après sa victoire…

    Pourtant, si on veut que les peuples s’emparent de l’idée européenne, il faudra faire plus : leurs assemblées doivent être dotées de vrais poivoirs et être contrôlées. Tout cela nécessitera une véritable rupture démocratique et sociale avec le système actuellement en vigueur

    .

    Pour vous donner une idée de la façon dont les votes se deroulent :
    http://fr.youtube.com/watch?v=mCNI5oO1_9o
    ou encore :
    http://www.dailymotion.com/relevance/search/parlement%2Beurop%25C3%25A9en%2Bvote/video/x5fjyk_bei-vote-rapport-jeanpierre-audy_news

  15. La faillite de la Grèce est “inexorable” alors pourquoi toutes ces “seances de cinéma ^politiques.? Allons directement jusqu’au final, ça nous évitera de voir gesticuler des financiers attirés uniquement par l’appât du gain. Plus ça traine et plus ça leur rapporte. Alors que si ça se termine par ce qui doit arriver il faudra qu’ils mettent la main à la poche.

  16. @ hubert,

    Bonjour,

    La confusion déclarative est telle qu’il devient inconvenant de répartir ses principes europé-uns en intérêts drachmatiques…au court-bouillon monétaire, les banquiers en caleçons ce n’est pas une leçon utile, bien que d’apparence drôle..accaparation morale et légale de la dette au prorata de l’hubris?

    venid a ver la gente por las calles..

  17. @ Michel P.,

    Bonjour,

    Quelle hâte? Transformer légalement une montagne de dette en religion indivuelle et universelle du bonheur, rater les préliminaires c’est un peu gâcher son capital plaisir consciemment, boudeur?

    Ca dévisse les compteurs chiffrés dans le rétro, hein, bizarre?

    High speed taxing, les mathématiciens programmeurs en stage schizoologique sont attendus au petit train! Station morale du chiffre étoilée…

  18. L’épitaphe de Kazantzakis :
    « Je n’espère rien, je ne crains rien, je suis libre.

    La Grèce, mon berceau détruit par l’Europe des capitaux, je ne pleure pas car je suis de cette sorte d’enragéEs seul le peuple peut se libérer.
    A quand la France merde …plus que la vigilance. Appelons à la réaction

  19. BONNIE

    ” A quand la France merde …plus que la vigilance. Appelons à la réaction ”

    La réaction ? mais elle est déjà au pouvoir !

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