L’actualité de la crise : SORTIE PAR LE HAUT, par François Leclerc

Billet invité.

Sortir par le haut d’une crise qui se poursuit selon des rebondissements sans fin est une question que l’on ose à peine formuler, à laquelle on s’essaye encore moins à répondre tellement elle paraît, à tort, hors de portée.

La fort sombre sortie par le bas qui nous est présentée comme inévitable est moins indécise, en dépit de précautions oratoires ou de délais électoraux de circonstance. Visible en filigrane quand elle n’est pas encore revendiquée, elle est composée de plans de réduction accélérés de la dette publique, assortie de sévères mesures d’austérité durables, d’une récession économique prolongée et de l’élargissement d’une financiarisation destinée à renouveler les terrains de jeu de la finance. Accentuant les contours prononcés de sociétés déjà marquées par de larges inégalités sociales structurelles, encore destinées à s’accroître, et par une lente mais irrésistible dégradation par le bas de la situation des classes moyennes. Conjuguant l’affaiblissement de la protection sociale, de la couverture médicale et de la retraite par répartition avec le déploiement d’assurances privées destinées aux plus fortunés.

Le décor est planté, est-il pour autant incontournable ? Venant d’horizons dont on ne les attendait pas toujours, des craquements se font entendre. C’était avant-hier à Madison, dans le Wisconsin américain, hier dans toute l’Espagne et à Athènes. Plusieurs dizaines de milliers de Polonais ont depuis suivi leur exemple pour défiler dans les rues de Varsovie avec un slogan sans appel « Voleurs ! Voleurs ! », sous une banderole proclamant « Nous sommes des travailleurs et pas des esclaves ». Le président du syndicat Solidarité déclarant : « Les travailleurs, c’est la plus grande richesse de l’économie polonaise et c’est dans ce capital humain qu’il faut investir ». Venant de prendre les rênes de l’Union européenne, le gouvernement polonais de droite critique en leur faisant écho les plans de sauvetage de la Grèce, de l’Irlande et du Portugal : « il faut changer de philosophie » a-t-il expliqué, « un programme devrait être perçu clairement comme un pas vers le redressement économique ».

Déjà en cours d’installation, ce tableau d’austérité non partagée qui se voudrait inamovible est plus vite dressé que celui qui pourrait lui être opposé, prématurément classé au rang des rêves inatteignables et des utopies irréalistes. Car le réalisme a changé de camp : les rebondissements d’une crise financière qui n’en finit pas et dont les coûts s’accroissent le démontrent par défaut. Ainsi, être réaliste aujourd’hui consiste à sortir d’ornières idéologiques, encore vivaces sur leur lancée, pour engager une réflexion et une action collective en faveur d’une autre société, reposant sur d’autres bases. Sans avoir besoin de lui donner un nom ronflant, pour s’attacher à lui procurer un contenu concret.

Mais les stratégies qui sont toujours défendues en notre nom, qui privilégient à n’importe quel prix la défense des intérêts d’un système financier qui a implosé et de ceux qui en profitent, dressent un obstacle qui paraît insurmontable tant que d’autres pistes n’ont pas été clairement formulées et explorées. La résistance acharnée et victorieuse que les acteurs américains du système financier opposent ouvertement aux tentatives pourtant timides de réglementer leur activité, bien qu’elle ait fait fait la preuve de sa parfaite nocivité, en est la manifestation la plus impressionnante, permettant au passage de comprendre que, plus souterraine ailleurs, elle n’en est pas moins aussi tenace. La question est d’en venir à bout, mais comment ?

En vue d’agir, trois grands axes de réflexion et d’initiative peuvent être dégagés et proposés, afin de briser le redoutable encerclement de la fausse raison, selon laquelle il n’y a rien d’autre à faire que de se résigner. En vue de s’indigner, et plus si affinités.

Nous sommes entrés dans la phase II de la crise. Dans un premier temps, des bulles financières reposant sur l’immense échafaudage du crédit ont explosé, semant leur dévastation au sein d’un système financier faisant preuve d’une extrême fragilité, le rapport entre ses immenses engagements enchevêtrés et leur faible contrepartie portés en garantie ne permettant pas de faire face. L’opacité de ses comptes arrangeants et de ses opérations rocambolesques se retournant momentanément contre lui.

Dans la deuxième période, au sein de laquelle nous nous trouvons, les États se sont révélés incapables d’assurer le relais financier qu’ils sont intimés de prendre en dernier ressort, contradictoirement sommés de combler les trous et de réduire la dette publique. Afin de faire place nette aux créanciers privés devant reconstituer leurs fonds propres en vue de retrouver leur assise. A l’arrivée, l’ensemble de ce système solidaire en pure perte ne parvient pas à retrouver son équilibre. Ce qu’il prétend gagner en solidité financière, il le perd en croissance économique, enclenchant dans sa logique une spirale descendante qui ne fait que débuter.

Dégonfler la dette publique devient une nécessité, la dette privée n’ayant pas attendu pour faire de même en raison de l’impécuniosité avérée des débiteurs. De l’une comme de l’autre, le système financier a longtemps fait son miel, encaissant sa rente avant de spéculer grâce à ses dividendes, mais les meilleures prébendes ont une fin et nous y voici arrivés. Démesurément hypertrophiée, c’est l’ensemble de la sphère financière qui est déséquilibrée.

La question est dorénavant posée, à laquelle il ne va pas pouvoir être possible d’échapper, de trouver les moyens de procéder dans l’ordre à une gigantesque restructuration de la dette publique, après que la dette privée s’y soit engagée dans le plus parfait désordre.

Les méthodes ne manquent pas, en dépit des impossibilités derrière lesquelles se réfugient ceux qui veulent l’éviter. Elles ont pour nom, suivant les cas, compensation, décote et échanges contre de nouvelles obligations, pour ceux qui doivent être protégés. La question suivante étant celle de l’autorité qui pourrait mener à bien cette gigantesque opération de nettoyage par le vide. Il a été beaucoup question de nouvelle gouvernance mondiale, avant que le sujet ne soit remisé pour cause de chacun pour soi. La restructuration de la dette publique devrait cependant être sa première mission. Reste à la bâtir…

Un deuxième ordre de problème doit être appréhendé, qui associerait à la mise sur pied d’un nouvel ordre monétaire international une mondialisation d’un type nouveau, qui n’aurait pas pour pierre angulaire la libre circulation des marchandises et des capitaux. Par opposition aux stratégies de repli sur soi, conservatrices et protectionnistes, qui prétendent isoler des îlots de félicité d’autres implicitement condamnés au malheur. A la logique financière d’une mondialisation qui aboutit à beaucoup de désastres serait substituée une logique toute autre partant de la satisfaction des besoins élémentaires de tous et du partage des ressources, le travail productif étant l’une d’entre elles. Dans le cadre d’une division internationale du travail dont l’objectif est de produire en priorité les biens socialement nécessaires et de favoriser une production agricole locale permettant d’éradiquer la faim tout en fournissant à ses acteurs une rémunération.

Quant à la sphère monétaire, elle devrait adopter comme outil une monnaie type bancor pour les échanges internationaux, afin de réguler ceux-ci, et encadrer le marché monétaire afin d’y proscrire au nom du libre échange des monnaies la spéculation génératrice de grands désordres économiques, notamment inflationnistes. La source primaire majeure de l’inflation étant la spéculation financière sur les devises comme sur les matières premières, énergétiques et alimentaires.

Dans un tel cadre, il serait possible de repartir sur des bases complètement nouvelles. En premier lieu, afin que les mêmes causes ne reproduisent pas les mêmes effets, l’interdiction de tout pari sur les fluctuations des prix devrait être promulguée, l’activité financière remise une fois pour toute à sa juste place : celle de favoriser l’activité économique. Afin de stopper cette étrangeté que nos successeurs contempleront dans l’avenir avec perplexité, qui a fait pour un temps de l’argent une nouvelle divinité et du marché une religion dont les prêtres sont les dépositaires de la vérité et les grands bénéficiaires, comme d’autres églises en leur temps.

Repartir sur de nouvelles bases consiste aussi à partir des besoins, afin ensuite de définir leur financement. Nous sommes irrévocablement entrés dans une ère de raretés. Tant de biens aussi indispensables que l’eau et la terre que d’une autre ressource qu’il faut aussi partager et qui s’appelle le travail (au fur et à mesure des avancées technologiques). C’est pourquoi la démocratie élargie de demain doit englober la vie de la cité sous tous ses aspects, y compris l’activité économique.

Il y va de la manière dont vont pouvoir être réparties les ressources devenues rares ou en passe de l’être et qu’il faut préserver au mieux, afin qu’elles puissent se reconstituer quand c’est le cas. L’égalité de ces allocations est une exigence qui n’est pas seulement morale – pour ceux qui la partagent – mais elle devient consubstantielle de la vie sociale, faute de quoi naîtraient des sociétés fondées sur l’exclusion, les nantis se protégeant des démunis par tous les moyens en leur possession, tel qu’on en observe déjà les prémices.

C’est d’une membre de la Fed, une institution au sein de laquelle on ne s’attendrait pas à un tel constat, qu’est venue la reconnaissance que l’inégalité grandissante des revenus et du patrimoine chez les Américains ces trente dernières années « est déstabilisante et sape la capacité de l’économie à croître durablement et efficacement ». Nouvellement désignée par Barack Obama à la Fed, Sarah Bloom Raskin a relevé que « la crise financière a laissé beaucoup d’Américains à revenus inférieurs ou moyens en danger », pour s’en alarmer.

Définir les besoins de base, ne plus en soumettre l’allocation à la rémunération d’un travail, c’est aussi jeter les bases d’une fiscalité qui vise à les financer, sans qu’il soit nécessaire de recourir à l’emprunt ou à la création monétaire “ex nihilo” des banquiers centraux. C’est organiser les circuits financiers en fonction des besoins définis par la société, et non procéder comme c’est actuellement le cas à l’inverse. C’est remiser la machine à faire de la dette et à produire de la rente, qui ne génère que des catastrophes.

Enfin, à ceux qui prétendent justifier l’emploi sans entraves du marché comme meilleur moyen de structurer la vie sociale, en se servant de l’épouvantail des systèmes administrés et bureaucratiques, il faut opposer toutes les formes d’organisation collective et de délégation de pouvoir encadrées. L’État n’a de raison d’être que s’il est dépositaire d’un pouvoir contrôlé, chargé de réguler et réglementer l’activité économique et sociale, alors qu’il est actuellement l’expression du système qu’il défend. Au “moins d’État” des libéraux, il faut opposer le “moins d’État” qui lui substitue la prise en charge par la société elle-même de sa propre organisation.

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180 réflexions sur « L’actualité de la crise : SORTIE PAR LE HAUT, par François Leclerc »

  1. Une seule réponse à tous ces commentaires : FAIRE DU FRIC-DE LA MARGE-DES BENEFICES-DU POGNON-DE L’ARGENT.
    Bien + difficile que des phrases.

  2. “Je suis convaincu, qu’il n’existe pas d’autre Enfer que l’incapacité d’aimer.” se plaisait à écrire Dostoïeski…Il semble avoir eu le dernier mot.

    1. salut

      voici ce que vous écrivez..

      Je suis convaincu, qu’il n’existe pas d’autre Enfer que l’incapacité d’aimer

      C’est pas AIMER que vivre sur une molécule ?
      L’enfer de la naissance suffit.
      bisous jolie damoiselle..

  3. Repartir sur de nouvelles bases consiste aussi à partir des besoins, afin ensuite de définir leur financement. Nous sommes irrévocablement entrés dans une ère de raretés. Tant de biens aussi indispensables que l’eau et la terre que d’une autre ressource qu’il faut aussi partager et qui s’appelle le travail (au fur et à mesure des avancées technologiques). C’est pourquoi la démocratie élargie de demain doit englober la vie de la cité sous tous ses aspects, y compris l’activité économique.

    C’est, je le crains, se mettre le doigt dans l’œil, se bercer d’illusion. Les réalistes partent toujours des moyens et font au mieux avec. Les besoins doivent se satisfaire de ce qu’on peut leur offrir.
    Que s’est-il donc passé lors de la dernière crise, durant toutes les années 40 ?
    Il faut aussi ne pas oublier l’essentiel pour entretenir la vie, l’énergie. Où nous la procurons nous aujourd’hui ? En échange de quoi ?

    1. Je ne suis pas d’accord, il faut partir des besoins essentiels (eau pure, nourriture saine, habit solide et peu énergivore ainsi que l’habitat)
      Pour ce qui est des déplacements, il faut relocaliser l’économie près du citoyen.
      Aujourd’hui, on part des moyens et ceux ci sont accaparé par une minorité.
      Ce n’est pas pour rien que dans l’entreprise qui m’emploie j’installe des pompes à chaleur dans des maisons pourvues de piscine, j’en suis à ma troisième cette année.
      Mes compétences seraient beaucoup mieux utilisées pour répondre techniquement aux besoins des plus démunis.
      Qui va financer cela alors que justement l’oligarchie en place s’accapare l’argent des plus démunis dont ils auraient grandement besoins.

  4. L’État n’a de raison d’être que s’il est dépositaire d’un pouvoir contrôlé, chargé de réguler et réglementer l’activité économique et sociale, alors qu’il est actuellement l’expression du système qu’il défend. Au « moins d’État » des libéraux, il faut opposer le « moins d’État » qui lui substitue la prise en charge par la société elle-même de sa propre organisation.

    Je le prends pour moi : c’est gentil. Non seulement l’État se doit de “réguler et réglementer” le vivre-ensemble, mais il doit l’inventer : “la prise en charge par la société elle-même de sa propre organisation”. C’est beau ! La vie économique n’est pas indépendante de la vie sociale : les économi(ci)stes veulent convaincre du contraire. Les humanistes (qu’ils se nomment, qu’on en finisse !) veulent leur montrer qu’ils mettent une nouvelle fois dans l’Histoire la charrue avant les boeufs, sous-entendu : ça ne marche pas.

    Réguler et réglementer c’est bien. Qui régule et réglemente si ce n’est “la société elle-même” ? Un organisme économique ? : ça ne tient pas, le ver est dans le fruit : l’économisme est dans le fruit : a-t-on déjà vu un oiseau sur une branche la scier ? A-t-on déjà vu un individu ou un groupe d’individus s’appuyant sur une base, la détruire pour laisser une chance à “une autre société, reposant sur d’autres bases” d’émerger ?

    Ce ne sont pas seulement les banquiers, spéculateurs et autres ponctionneurs qu’il faut décrier, mais la base sur laquelle ils s’appuient : l’économisme. Parce qu’à force cette base s’est imposée comme seule approche possible : “L’organisation est économique : tout réflexion partira de là !”… Et qui ose encore parler de sciences humaines ?

    On ne parle jamais d’activité sociale sans passer par l’économie. Et on voudrait “procurer un contenu concret” à cette autre société en laissant la main à cette “religion dont les prêtres sont les dépositaires de la vérité et les grands bénéficiaires, comme d’autres églises en leur temps” ?

    PS : Je m’imagine me promenant avec “vos” manifestants polonais, et m’entendre crier dans l’oreille : « Nous sommes des travailleurs et pas des esclaves… Les travailleurs, c’est la plus grande richesse de l’économie polonaise et c’est dans ce capital humain qu’il faut investir »… Rire ou pleur ? Vodka c’est sûr.

    1. Salut Fab,
      Et la semaine des quatre jeudis pour décider de tout cela qu’est ce qu’on en fait?
      Deux jours de travail obligatoire et tout le reste pour décider quelle est la nature de nos besoins cela me botte.
      Effectivement, nous n’avons pas besoin d’autant de travail monétisé, et c’est comme vous le dites sur la base qu’il faudra se reposer, mais d’ici là, il y a un travail gigantesque d’information à réaliser. C’est à cela que servent des blogs comme celui ci.

      1. Michel,

        Ce billet est fédérateur (le contraire de l’écclésiastisme). Il représente un travail (non salarié) gigantesque d’information. Les interventions de Pierre-Yves itou. Et notre présence à défendre nos points d’observation y participe je l’espère aussi. Le gars qui sort la tête par la fenêtre dans la vidéo du dissident anglais doit pouvoir observer tous les points de vue en regardant le monde, qu’il sache par exemple que s’il veut quitter son office il le peut, il ne se retrouvera pas seul, et ne sera pas obligatoirement – c’est la croyance en des classes, des églises, des tribus ou des écoles qui crée la lutte, brrr – embrigadé dans une lutte : il peut sortir tranquille.

        Le reste suivra, espérons-le. Une question par exemple, que beaucoup se posent par inquiétude (ils feraient bien de chercher eux-mêmes leur réponse, leur proposition !) : comment faire, en pratique ? Une réponse par exemple : la répartition des tâches ! Corvée de chiottes pour tout le monde, après on voit : quartier-libre, que si des fois nous faisions une connerie – par exemple en jouant tous à la marchande… – on ne soit pas tous à la faire !

        Et, pour ne pas “préjuger de quoi de la transformation de nos représentations ou des nouvelles règles du jeu avec ce qu’elles comportent de mesure techniques, viendrait en premier” (PYD), il pourrait tout à fait se former une équipe passionée d’économie monétisée et qui essaierait de mettre en place une règle pour son jeu.

        La démocratie c’est le dialogue, le dialogue passe par la prise en compte du point de vue de l’autre, et le fait que l’autre ait à prendre en compte mon point de vue m’oblige à le verbaliser au mieux, clairement, donc à prendre conscience de sa légitimité : la démocratie c’est la prise de conscience. Je connais quelques réacs qui vont dire que c’est cucul la praline, mais comme ils préfèrent la version clownesque de l’english dissident, de l’anarchiste ou du philosophe français, tout va bien ! À tel point qu’il est peut-être temps de parler de la semaine des 5 jeudis pour rester dans le coup !

        D’toute façon ça va pas durer, ça va être interdit la vente forcée comme ils font. Parce que si on vous passe des conneries, des conneries toute la journée, vous finissez par les acheter. Vous n’êtes pas raisonnables non plus. Quand on pense qu’il suffirait que les gens ne les achètent plus pour que ça se vende pas ! (Misère)

        A+

      2. Ce billet est fédérateur (le contraire de l’écclésiastisme). Il représente un travail (non salarié) gigantesque d’information. Les interventions de Pierre-Yves itou. Et notre présence à défendre nos points d’observation y participe je l’espère aussi.

        Ne dit on pas que ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières, je reste persuadé que notre présence à tous n’est pas le fait du hasard.
        Si je reste sur ce blog, c’est que je pressent qu’il y a quelque chose à construire.

    2. Le fait que plaisir est lié au manque , et qu’ a saturation , le manque n’est plus ressenti comme un besoin …….fait que la démocratie votera pour des bagnoles et ecrans plats , alors qu’il faudrait simplement garantir l’ eau au robinet …ce qui n’est plus du tout évident ..

  5. GRANDE-BRETAGNE. 40.000 familles risquent la rue .

    Environ 40.000 familles britanniques risquent de se retrouver à la rue en raison de la réforme des allocations sociales prévue par le gouvernement britannique, selon un document du ministère des Collectivités locales révélé dimanche 3 juillet par The Observer.

    Dans cette lettre adressée à Downing Street, le ministère fait part de son inquiétude sur le plafonnement prévu des allocations sociales à 500 livres (552 euros) par semaine et par foyer. Ces aides englobent notamment les allocations familiales, logement et chômage.

    Environ 40.000 familles pourraient se retrouver sans abri si la réforme est appliquée, affirme dans ce courrier Nico Heslop, chef de cabinet du ministre des Collectivités locales, le conservateur Eric Pickles, qui s’adresse à son homologue à Downing Street, Matthew Style.

    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110703.OBS6346/grande-bretagne-40-000-familles-risquent-la-rue.html

  6. Superbe plaidoyer et d’exprimer ainsi la société à créer.
    Tous le savent.
    Malheureusement utopique, tant les intérêts de certains sont à contrario de ces évidences.
    Les accoudés du café du commerce ont bien compris que cette voie est sans issue et proposent d’autres chemins plus sombres pour y parvenir.
    Pas à pas, les idées noires émergeront et il suffira d’un séduisant monstre pour les mettre en branle.
    C’est l’éternel histoire de l’humanité.
    C’est une défaillance de la démocratie, un manque de carrures politiques et non les systèmes libéraux, ultra libéraux ou encore la sociale démocratie qui en sont les vrais responsables.
    Le vide politique crée un appel des cupides, carrieristes, profiteurs de toutes sortes.

  7. merci François Leclerc!

    biensmalacquis
    http://owni.fr/2011/07/03/lumiere-sur-les-biens-mal-acquis-bongo/
    http://app.owni.fr/biensmalacquis/

    « Une voix sera toujours plus révélatrice qu’une écriture. C’est la “voxologie” qu’il faut inventer, en délaissant l’approximation prétentieuse de la graphologie. » (Le Sanglier des Ardennes)
    http://audioblog.arteradio.com//faureetreclusalelysee/frontUser.do;jsessionid=BB9543CD7A9C26C98CE886E8B636F0A7?method=getPost&blogName=faureetreclusalelysee&postId=3048101

    http://www.liberation.fr/economie/01012346473-a-monaco-un-mariage-souverain-pour-se-refaire-une-virginite

    Loukanikos… In Dog we trust !
    Greece’s front-line riot dog
    http://www.youtube.com/watch?v=yAsyxoaDGuI&feature=player_embedded

    1. Val de Suza – municipalisme libertaire-

      très intéressant merci

      .

      Du 21 au 26 juin, de nombreuses activités animaient la Commune de la Maddalena : du théâtre politique (à tendance communiste), des concerts anarcho-punk, des chorales anarchistes et communistes, des débats et conférences, les Assemblées quotidiennes à 18h, les repas collectifs, l’atelier des barricades mobiles et des boucliers, des séances de découverte des étoiles et d’astronomie, etc.
      Les Assemblées Populaires sont intéressantes : ce ne sont pas des AG typées « à la française » comme on les connaît tant, avec des tours de parole et des temps de parole, des tribunes et des votes, si bureaucratisées et formalisées. Au contraire les Assemblées Valsuzaines n’ont ni tribune, ni tour de parole, ni temps de parole. Si effectivement (et c’était plus qu’avéré) cela favorisait des monopolisations exclusives de la parole par quelques petits-chefs auto-décrétés, d’un autre côté cela permet une transformation radicale sur la prise de décision : on ne cherche pas alors à convaincre à coups de slogans-chocs percutants et finalement assez vides dans une fonction théâtrale et spectaculaire, représentative et figée dans un temps et tour de parole castrateur, mais, réellement, à s’exprimer, le temps que cela prendra pour chacun. D’où un véritable échange. De fait, par la quasi-absence d’applaudissements et de huements, chacun interprète et analyse pour lui-même, refuse ou approuve pour lui-même, ce qui évite tant que possible les phénomènes grégaires. Enfin, tout se décide au consensus, non décrété mais de fait.

      A+

  8. Quand on voit à quel point l oligarchie au pouvoir se fout éperdument des peuples ( il suffit de suivre l histoire du Val Susa , à la frontière franco italienne , la percée de 50 kms de tunnel dans la montagne pour y faire passer un TGV , ils sont 50 000 à se battre contre les flics en ce moment , cette histoire dure depuis 10 ans…. que ceux qui veulent connaître cette histoire consultent le site du Jura libertaire ) Nous sommes , sur ce blog, en train de refaire le monde , transformer le capitalisme pour qu il n en reste plus que le nom ! qui peut croire que cette nouvelle ( et ancienne ) bourgeoisie mondiale lâchera une once de ses prérogatives sans qu il y ait des luttes terribles ? Courage , Paul et les autres ! Je voudrais tellement voir le monde de la finance bouger dans la direction que vous indiquez …mais , encore une fois , qd je vois ce que l état peut déployer comme moyens face à une résistance populaire lourde et déterminée (à Val Susa ) ou encore en Grèce où j imagine bientôt un couvre feu……… Va falloir se battre , les ptits zamis !

    1. Bonsoir,

      si les manifestants grecques etaient rentrés dans l’assemblée des parlementaires et avaient tout détruit la-dedans est ce que ce serait la révolution en Gréce ? il y aurait eu couvrer feux, autorisation de tirer à vue comme en Syrie ?

      cordialement

  9. Etats-Unis : en faillite, le gouvernement du Minnesota cesse ses activités.

    Faute de pouvoir équilibrer son budget, comme le lui ordonne la Constitution, l’État américain du Minnesota a été forcé de fermer la plupart des services publics. Peuplé de 5,3 millions d’habitants et grand comme la moitié de la France, le Minnesota présente un trou de 5 milliards de dollars dans ses caisses.

    Triste week-end de fête – celle de l’Indépendance américaine lundi 4 juillet 2011 – pour les habitants du Minnesota. Les parcs nationaux, les musées et le zoo sont fermés, ainsi que les aires de repos sur les autoroutes. Impossible aussi de pêcher dans les lacs de l’Etat, les services délivrant les permis étant fermés.

    En faillite, le gouvernement a dû mettre la clé sous la porte, renvoyant chez eux 22 000 fonctionnaires, et suspendant les activités de la majorité des services publics. Avant de rouvrir, ceux-ci devront attendre la fin de la bataille entre le gouverneur démocrate et la législature républicaine.

    Le Minnesota est en faillite : il a un trou de 5 milliards de dollars dans son budget. Or au 1er juillet 2011, date du nouvel exercice fiscal, l’État devait – selon sa Constitution – avoir comblé son déficit. Pour ce faire, le gouverneur Mark Dayton voulait augmenter les impôts des riches, et les républicains voulaient couper les dépenses publiques. C’est le même débat qui se tient en ce moment au niveau national entre Obama et les élus républicains du Congrès. Personne ne voulant céder, Mark Dayton a décidé de mettre le gouvernement à l’arrêt, comptant sur le mécontentement populaire pour forcer les républicains à accepter une augmentation des impôts pour les plus aisés.

    http://www.rfi.fr/ameriques/20110702-faillite-le-gouvernement-minnesota-cesse-activites

    1. @BAH

      Ça serait sympa que vous vous partagiez le taf et vous coordonniez un peu, les deux ragotteurs d’apocalypse, les champions départementaux incontestés de pêche au (mauvais) scoop, Dissy et BA. Avec les deux qui pêchent le même poisson pourri… Ça éviterait les doublons, ça nous f’rait ça d’moins de bien chiant à lire…

  10. @ François,

    Merci, c’est mon plus beau cadeau de fête de Saint-Thomas que j’ai jamais eu.
    Merci et bravo.
    Continuez, la base s’élargit.

    1. Question @ François Leclerc,

      J’ai récemment eu une conversation avec un ami qui me parle de l’infaillibilité du dollar comme d’une certitude absolue pour l’avenir. Puis nous avons dérivé sur la dette US où j’étais un peu armé mais j’ai buté sur un os.

      Sauriez-vous nous dire quelle perte de valeur approximativement a encaissé le dollar depuis les entrées en application du QE1 et QE2 svp ?

      L’idée est d’essayer d’estimer ce que des détenteurs de dettes US ont perdu en valeur depuis le lancement de ces programmes. Pourquoi ? Parce qu’il serait intéressant de mettre en regard ce qui a vraiment été créée comme richesse sur cette même période US.

      Ainsi, par approximation très simplificatrice, pourrait-on dire qu’un détenteur de dette US qui a acheté une part de celle-ci disons en 2007, se retrouve aujourd’hui avec un titre ayant perdu 30% de sa valeur ? Admettons que sur la même période, 5% de richesses aient été créées, quelqu’un qui aurait acheté 100 $ de dette US aurait donc 100 – 30 + 5, soit 75 $ potentiel (en admettant qu’il y ait un acheteur).

      Ce raisonnement extrêmement simplificateur (il ne tient pas compte du dollar à l’extérieur des US, etc.) peut-il être tenu s’il est affiné ?

      Dans ce cas, pourriez-vous faire un papier dessus, svp ?

      1. Si votre ami a de telles certitudes, il prend des risques !

        Condamné à perdre tôt ou tard son statut privilégié au sein du système monétaire international – résultat de la puissance de l’économie américaine aux lendemains de la seconde guerre mondiale – le dollar est resté pour les investisseurs une valeur sure, mais par défaut. L’assurance d’un moindre risque par rapport aux autres monnaies. Tout comme l’est la dette américaine. Question d’arbitrage !

        Le calcul que ceux-ci font n’est pas celui que vous décrivez. Tel un équilibriste sur son fil, ils cherchent en permanence à compenser leurs pertes d’équilibre (financières) par une nouvelle répartition de leur masse (de leurs actifs).

        Ils sont placés devant la perspective de la disparition progressive de leurs points d’appuis, les actifs réputés zéro risque, dont les fleurons sont les obligations de la dette américaine et le dollar dans laquelle elles sont pour leur quasi-totalité libellés.

        Le sort des Chinois, à qui on pense immédiatement à propos de cette problématique, est plus complexe encore à régler, ne pouvant prendre le risque supplémentaire d’accélérer le processus en se délestant trop brutalement de leur réserve gigantesque de dollars. Ils ont comme objectif le passage en douceur à un autre système monétaire, au sein duquel ils pourront prétendre convertir au meilleur taux leurs dollars.

      2. Merci pour votre réponse.
        Bon, admettons que ma question soit mal formulée.

        Tout de même, ceux qui ont investi massivement dans des dettes in fine garanties en dollars en sont pour leurs frais aujourd’hui, non ? Iriez-vous soutenir qu’aujourd’hui les 3 000 milliards de dollars de dettes américaines dans les caisses des chinois valent autant qu’en 2007 ? Par quel miracle ? Parce que ces dettes sont progressivement distribuées dans le monde entier et qu’elles trouvent preneur ?

        Si je vous comprends bien, cela reste vrai tant qu’il n’y a pas eu big crash ? En fait, ces monceaux de dettes valent bien leur équivalent dollar parce que tout le système tient encore ?

        Il faudrait m’expliquer – simplement svp – comment une monnaie qui a été délibérément imprimée par milliards, sans contrepartie, vaut toujours autant qu’avant. Est-ce uniquement parce qu’on tente encore artificiellement de différencier dettes et monnaie (dollar) ? Tout le monde sait ce qu’il en est aux US, non ?

      3. Vous entrez dans le débat sur d’un côté la valorisation des actifs et de l’autre ce qu’est leur valeur. Sur quoi repose en effet celle-ci, en dernière instance ? Par quels chemins tortueux et masqués se détermine la première ? Ne pas confondre !

        Mais il est exact que le dollar, monnaie de référence et de paiement du commerce international, vaut de moins en moins que la quantité qui en est émis et qui circule. Plus gagé, à défaut de l’or qui n’en est plus capable, sur une richesse économique correspondante.

      4. Plus gagé, à défaut de l’or qui n’en est plus capable, sur une richesse économique correspondante.

        Eh bien nous y voici ! S’il est gagé sur une richesse économique à la fois US et d’autres pays, comment s’y retrouver ? C’est juste une question d’offre et de demande de dollars satisfaite ? Juste cela ? C’est un pouvoir complètement dément. Ils peuvent tout aussi bien étalonner la valeur des actifs français que ceux du monde entier, c’est bien ça ?

  11. @ François Leclerc

    Je critiquerai vos propositions en questionnant leur réalisation et en partant de l’alternative entre libéralisme et le protectionnisme, pour la sortie de laquelle, vous proposez un tertium :

    une division internationale du travail dont l’objectif est de produire en priorité les biens socialement nécessaires et de favoriser une production agricole locale permettant d’éradiquer la faim tout en fournissant à ses acteurs une rémunération.

    Première critique, vous vous situez dans la logique -non conflictuelle – comparable à celle de la taxe Tobin, acceptable « si tout le monde joue le jeu », laquelle, par construction, est mort née.

    Et l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix me direz-vous, j’y viens, c’est une mesure qui fragmente l’existant pour le changer. Votre approche globalise les réponses, elle le soude sans l’avoir d’abord fracturé, sans en avoir complètement fait sortir le négatif qui précisément le fait marcher de travers.

    Deuxièmement, comment s’entendre sur « les biens socialement nécessaires », il s’agit d’une notion. Bien entendu nous pouvons adopter l’échelle de Maslow et nous arrêter besoins « physiologiques ou bien pousser jusqu’au niveau du besoin de sécurité. Mais pourquoi s’arrêter à ce niveau … ? Supposons que par étapes successive, un réseau de territoires (A) en viennent à s’accorder sur la notion de biens socialement nécessaires, « le bon vivre » cette accrétion crée mécaniquement le sous-ensemble (B) qui ne partage pas cette règle-là, lequel se trouve donc en situation du « dumping à la satisfaction des besoins de niveau +1 chez eux , il sont toute liberté de baisser au minimum les niveaux de besoins socialement nécessaires pour une partie de la population et de piller les dernières ressources naturelles dont il dispose» (en sens inverse, les frontières n’arrêtent pas les trafics, elle les génèrent). Dès lors, l’ ensemble (A) devra établir un protectionnisme lui permettra de garder sa « pureté idéologique ». Je schématise, mais vous aurez compris le fond de l’argument. En pratique, ne vaut-il pas mieux annoncer la couleur, oui nous nous servirons de protectionnismequand nous le jugerons nécessaire -, Sans ce genre de réserve nous nous engageons dans la voie de l’idéalisme abstrait, pour employer un grand mot !

    En prenant la question par l’autre bout, nous voyons que la notion de « socialement nécessaire » peux traduire un impératif catégorique encore inédit, lorsque nous aurons tous reconnus que, cette fois, ce n’est pas le bateau qui coule, mais l’océan qui sombre. Toutefois, l’accord ne semble pas prêt de se faire sur cette base non plus.

    Bien entendu, il s’agit d’évaluer vos propositions, non pas, les unes après les autres, mais dans leur dynamique d’ensemble, sur laquelle je me permets de poser une question. Sur quelle géométrie de groupes sociaux voulez-vous vous appuyer pour porter l’ensemble du paquet à bout de bras et jusqu’au bout !

    Certes, vous constatez que la classe moyenne déclassée (à l’occidentale ) en a marre et se cherche un avenir ; comme elle est éduquée votre « paquet » séduit, la preuve, seuls quelques égarés dans un siècle qui n’est plus le leur, les contestent : la classe moyenne sera prolétarisée menacent-ils! Votre sortie par le haut répond à tous les critères du cours de morale et s’insère dans un rapport de force dont elle tire son prix, sans cela « elle resterait en l’air ». Ce n’est absolument pas le cas , il faut donc s’occuper du négatif qu’elle comporte, c’est à dire ce qu’elle emporte du passé pour formuler l’avenir et sans lequel elle ne serait qu’un rêve.

    Dans le jeu des forces qu’est-ce qui inévitablement la tire vers le bas?

    Dans quelles autres tensions vos propositions peuvent-elles s’insérer pour prendre sens ; sinon entre la tension qui soude les classes moyennes et l’oligarchie La classe moyenne n’est pas la seule à se chercher un avenir, l’oligarchie plus encore – laquelle manifestement a perdu tout sens stratégique, cherche un avec « ardeur », l’échappatoire dont votre chronique montre quotidiennement que sa fébrilité ne recouvre que le vide ! Paul Jorion le constate, il y a comme un frémissement.

    Je consulte le bas de mon écran, il est bien tard, je reviendrai peut être avec l’idée de vous prendriez également plaisir à débusquer le négatif des classes moyennes, leurs fidélité à l’oligarchie et les conditions du renversement de cette fidélité : voici le terrain que je vous propose pour la manœuvre, je diviserais les armées en quatre camps (provisoires, le mouvement de la bataille peu modifier la donne) .. Seriez-vous en accord avec cette distribution des pièces, ou voulez-vous en proposer une autre ?

    – ceux qui souhaitent un affrontement de classe dur et pur,

    – ceux qui, à gauche comme à droite, se frottent les mains, rien qu’à l’idée d’utiliser la peur d’un affrontement de classe dur et pur afin de jouer double jeu et en profiter pour faire leurs affaires comme à l’habitude et pour les plus malins, à inventer les mouvements qui leur permettront de s’emparer des bonnes places de la société qui vient

    – les écologistes benêts, lorsqu’ils imaginent qu’en se retirant du jeu ils casseront les jeux des deux premières..

    – ou encore, dans une quatrième catégorie, ceux qui s’éveillent à ces évidences et feront éclater les idées reçues …

    A+

    1. L’avenir des guerres chirurgicales est entre les mains des anesthésistes.
      La pensée entre celles des prothésistes de l’intelligence artificielle.
      L’épave de l’humanité se négocie bien plus chère en pièces détachées.
      Bienvenue à la casse départ …..
      Benêt ?

    2. Je réponds tardivement à vos questions, faute d’en avoir eu auparavant le temps.

      La problématique des « besoins socialement nécessaires » pose évidemment autant de questions qu’elle prétend régler de problèmes. Quels sont-ils et qui en décide ?

      Ce n’est qu’une première approche destinée à mettre en valeur la nécessité d’adopter comme règle de base le respect de la dignité humaine.

      Quant à définir les alliances sociales qui pourraient être le moteur de cette transformation, je crains de vous décevoir car je ne me vois pas tenter de vous répondre en trois paragraphes, ou même cinq !

  12. comment s’entendre sur « les biens socialement nécessaires »

    OH que oui et cela nécessitera bcp de bavardage pratique, j’adore. L’internationalisme commence à la maison…..et pas chez les autres.

    1. @simple

      l’impératif catégorique absolu radicalement nouveau est ;

      de ton passage sur terre, tu ne dois laisser de trace écologique qu’aussi légère qu’ une plume“tu dois changer ta vie

      L’idée est que nous avons un butoir commun, et que nous pouvons travailler à nous entendre à partir de lui; ça fixe quelque peu le cadre du débat !

      Remarque, je ne cite pas Sloterdijck , (à lettre).

      A+

    2. Les biens socialements nécessaires , n’auront pas besoin d’etre discutés …. au champs les bavards ! , ça s’imposera : qd il te faudra choisir entre ta TV et l’eau sur l’évier , tu choisiras l’eau ….Il est probable que nous allons passer par des périodes de survie ….dans le cas contraire , c’est que nous serons en dictature …parce qu’une réopartition “moyenne” de l’énergie restante ” imposera un modèle proche de la survie .

  13. svenmark vous faites allusion à :la nouvelle grille d’henri Laborit!!!!ce que dit F L y fait penser aussi !!

  14. bonsoir ,

    j’ai plus en plus l’impression en ce moment que on discute le sexe des anges………….

    la source de tout les problemes est tout simplement la depletion d’energie dans le monde…..
    (ou la vraie fin de l’energie bon marché)

    voir svp la théorie d’odulvai et oléocene…….

    le reste est que conneries

    1. Si on ne supprime pas ce qui crée cette déplétion c’est à dire le capitalisme, on ne va pas s’en sortir.
      A y regarder de plus près, le capitalisme n’est rien d’autre que le prêt à intérêts et c’est ce qu’il faut supprimer.
      A mes yeux, il faut remplacer l’intérêt financier par l’intérêt énergétique, oui, mais comment y arriver?

      1. Chester a raison , c’est la pénurie d’énergie qui a induit la crise économique et la déplétion devient structurelle ….ce n’est plus une crise , mais un constat ………Le problème politique sera la répartition de cette déplétion sur la population .

      2. @chester

        40 ans que l’on se schtroumpfe (mépris de la prospective des limites à la croissance)

        7 ans que l’on se schtroumpfe (mépris du peak oil ou de la plus centrale des limites à la croissance)

        Et que nous propose-t-on ? Acheter un temps qui est sur le point de devenir inabordable !

        Et bien Soit ! Tant qu’à se schtroumpfer, faisons-le à fond et jusqu’au bout du bout.

      3. @michel lambotte

        Si la seule sortie du capitalisme permettait de régler nos problèmes de base (demande trop forte par rapport à une offre qui ne peut que décroître) il y aurait bien plus de monde qui rallierait l’une ou l’autre forme d’un communisme qui serait pour une fois salutaire … mais voilà tout indique qu’il est trop tard …

      4. Non, car amha le très gros problème c’est que avec la déplétion mondiale d’énergie , la crise est d’abord économique , par la suite c’est le reste est touche . Ors d’après la théorie d’odulvai la déplétion d’énergie doit être énorme après 2012 (comme la croissance énorme des trentes glorieuses ).

        Le gros soucis c’est que avec des quantités énormes d’énergie en moins , comment le système économique capitaliste puisse se maintenir ? Et surtout avoir l’énergie de faire la maintenance du monde actuel (infrastructures , système de santé , retraites )

      5. @chester,

        si la théorie d’Olduvaï est correcte cela sera moins le capitalisme qui sera remis en question dans les décennies qui viennent (quelle importance cela aura t’il?) que l’existence sur terre de plus de 95% des humains…

        @peak.oil.2008,

        s’il est déjà trop tard, à quoi cela sert il de le répéter?

      6. @chris06.

        Pour que les humains qui survivront à la grande purge aient au moins accès à une partie des connaissances accumulées au cours des siècles et pour qu’ils aient des éléments pour comprendre comment nous étions et ce qui a foiré chez nous … Je propose donc une encyclopédie en granite dans laquelle on pourrait même y recopier des pages de blogs.

      7. @chris06.
        Et aussi parce que reconnaître qu’il est trop tard pour sauver des vies est le meilleur moyen d’en sauver le maximum. Or je crains que notre orgueil nous pousse vers le tout ou rien et que cela ne revienne au final à se disputer les bateaux de sauvetage et donc à maximaliser les pertes.

      8. Aucun des trois ne répondez à ma question.
        C’est le capitalisme qui a engendré la croissance qui a permis le progrès technologique mal utilisé, j’en ai conscience depuis une trentaine d’années.
        Nous aurions du arrêter la machine dans les années 60, poser nos valises et bifurquer mais cela n’a pas été le cas et il faut faire avec.
        Si nous ne dépassons pas le capitalisme, il n’y aura aucune possibilité de répartition de la déplétion , ce sera un jeu de chaises musicales où les plus faibles seront éliminés les uns après les autres, c’est ce qui se passe pour l’instant.
        Quand je dis qu’il faut remplacer l’intérêt économique qui ne mène qu’à la concentration de richesses dans les mains de quelques uns par l’intérêt énergétique qui n’est autre que de faire mieux avec moins, vous ne répondez pas et vous assénez qu’il est déjà trop tard.
        On se fout pas mal de savoir combien d’humains vont passer à la trappe, c’est secondaire , ce qui est en jeu ici c’est la survie de l’espèce humaine et de la planète.
        J’ai étudié le pic oil sur oléocène mais j’ai bien du me rendre à l’évidence que sans une transformation radicale du système économique il n’est pas possible de résoudre cette question.
        Je suis convaincu que par des mesures économiques adéquates que nous pouvons diviser par dix notre consommation d’énergie sans perte de bien être bien au contraire (à ne pas confondre avec le niveau de vie)
        En dépassant le capitalisme il faut aussi changer de fond en comble le système de création des richesses, sortir l’industrialité (réalité industrielle) du subconscient des gens et y loger un autre plus adéquat.
        Je suis technicien près de la retraite et j’ai du dépanner des machines et des processus durant toute ma carrière, je sais par expérience, qu’il faut éliminer la cause réelle de la panne ou du mauvais fonctionnement.
        On ne peut pas éliminer le pic oil, donc c’est autre chose qu’il faut éliminer, d’où mon affirmation qu’il faut éliminer le prêt à intérêt qui provoque la croissance de la consommation et par delà le pic oil.
        Prouvez moi le contraire
        Ce qui fait que je suis de tout coeur avec ceux de ce blog qui veulent dépasser le capitalisme et c’est en dialoguant sur un blog tel que celui ci que nous construirons quelques chose d’autre.

      9. @M. LAMBOTTE.
        //////////C’est le capitalisme qui a engendré la croissance qui a permis le progrès technologique mal utilisé,/////////////
        Non ! .. Je ne suis pas pro -capitalo , mais tu te trompes ….Le problème n’est pas idéologique mais structurel . C’est le “système ” centralisé dynamiquement globalisant qui nécessite une croissance …… Ca démarre avec la spécialisation , l’agriculture et ça se booste avec l’énergie gratos …La bifurcation date de l’agriculture et des empires …
        Ce qu’il faut comprendre c’est que c’est la structure centralisée qui induit cette perversion : un groupe de 100 millions d’hommes est énormément plus couteux en énergie et en déperdition qu ‘un million de groupes de 100 hommes …… L’ idéologie n’a rien a y voire …les 2/3 de la popu ne peuvent pas bosser derriere un écran …sans esclaves ou sans exploiter d’autres humains , sans souiller la planète .

      10. @ lambotte

        je ne suis pas d’accord avec vous car le systeme communiste comsommait encore plus que le systeme capitaliste (les fameuses trabant 🙂 ) on aurat beau faire de toute facon c’est la fin des haricots…..

      11. @ michel lambotte 5 juillet 2011 à 21:53
        Arrêtez avec vos descentes en piqué sur le capitalisme. Vous vous trompez de cible.

        La marche du monde, qui est capitaliste par nature, est d’une extraordinaire simplicité physique.

        Il faut de l’énergie pour vivre et, parce qu’elle aime vivre le mieux possible, l’humanité en est arrivée à consommer plus d’énergie que ce qu’elle capte. Nous sommes tombés dans cette ornière il y a très peu de temps et nous sommes tous responsables. Cela fait seulement 2 siècles, c’est-à-dire pratiquement rien à l’échelle des temps.

        Tels des inconscients, des inconséquents, des êtres qui ne voient pas très loin, nous nous sommes mis, nous les humains, à puiser dans ce que la terre avait stocké en son sein, sans vraiment nous soucier du tarissement des réserves non renouvelables. Mais, dans cette dérive d’irresponsabilité, il y a des individus, des groupements d’individus, des pays qui ont été plus irresponsables que d’autres. Ce sont ceux qui se sont endettés pour bien vivre, pour payer moins d’impôts, ils ont préféré emprunter à ceux qui stockaient une pseudo énergie, un substitut d’énergie, de l’argent, ce moyen d’échange universel qui permet de vivre donc de consommer de l’énergie.

        Ils ont dit à leurs créanciers, « ne vous en faites pas, aujourd’hui nous avons des difficultés à boucler nos fins de mois mais demain nous vous rembourserons (principal et intérêts) tout ce que nous vous empruntons. Ce furent des promesses d’ivrognes, des promesses d’êtres faibles qui ne cherchent qu’à repousser à plus tard leur totale déchéance, laquelle les conduit à accélérer leur disparition et à mettre un terme à leur consommation d’énergie.

        Quand on est en manque de ressources, il n’y a pas d’autre solution que de diminuer la consommation et de s’employer à investir dans des moyens d’accroître la captation d’énergie à terme, lorsque les moyens nouveaux de captation produiront. Il faut se serrer la ceinture, probablement pendant longtemps, pour espérer une fois la disette passée, trouver une situation plus conforme aux attentes.

        Il est logique de réduire les dépenses, sur tout ce qui n’est pas essentiel à la vie, sur le superflu, par exemple sur les dépenses d’agrément, les loisirs et les vacances auxquels les occidentaux d’Europe de l’ouest s’adonnent. Du coup, cela rend vulnérables les pays qui tirent de ce secteur d’activité, une part non négligeable de leur captation d’énergie. Pas étonnant alors, que les pays du pourtour méditerranéen apparaissent comme étant ceux qui auront le plus de difficulté à rembourser leurs emprunts.

        On ne peut pas éliminer le pic oil, donc c’est autre chose qu’il faut éliminer, d’où mon affirmation qu’il faut éliminer le prêt à intérêt qui provoque la croissance de la consommation et par delà le pic oil.

        Je vais plus loin que vous. Je crois qu’il faut limiter drastiquement le recours à la dette qui accélère la consommation, donc l’épuisement de l’énergie disponible. En fait, l’intérêt est un outil de régulation quand il est actionné par ceux qui consomment moins que les autres par instinct d’accumulation, c’est-à-dire par ceux qui ont la fibre capitaliste. C’est cet esprit sensible à la capitalisation en vue d’investir pour décupler les possibilités de captation d’énergie, qui a permis à l’homme de devenir homme et de s’élever au dessus du monde animal.
        Il ne faut pas arrêter le capitalisme sauf à vouloir stopper l’évolution de l’homme, ce qui l’amènerait à un rapide retour à ses origines. http://www.pauljorion.com/blog/?p=13534#comment-95198
        Il faut par contre remettre à l’honneur une fonction essentielle « l’épargne » qui mène à la constitution du capital, lequel ouvre la voie à l’évolution par le progrès. http://www.pauljorion.com/blog/?p=25587#comment-198136

      12. ça , faudrait l’ encadrer : Ducac-Dar-win :
        //////////////C’est cet esprit sensible à la capitalisation en vue d’investir pour décupler les possibilités de captation d’énergie, qui a permis à l’homme de devenir homme et de s’élever au dessus du monde animal.//////////////////

      13. @michel lambotte

        Je considère que notre problème est plus profond que celui posé par le capitalisme car la logique de croissance préexiste à tout système idéologique de type capitaliste ou communiste.

        Je ne prends pas position pour ou contre un capitalisme qu’il faudrait déjà réussir à définir, je dis juste que le débat sur le capitalisme et le communisme est secondaire à celui sur la croissance car plus qu’une crise idéologique c’est une crise de l’expansion humaine que nous vivons. Notons par ailleurs que nous avons déjà été de nombreuses fois victimes de nos succès au cours de notre brève histoire mais cette fois la crise de la croissance a une autre magnitude que celles que nous avons déjà connues car elle se joue à l’échelle de la Terre et en cela elle est décisive. Assumons donc que nous ne pouvons plus aller voir ailleurs et procrastiner comme on le fait si bien d’habitude.

        Cette prise de recul ne m’empêche pas de voir le capitalisme moderne et particulièrement le capitalisme financier comme de véritables plaies à combattre car ils amplifient la logique de croissance et la logique inégalitaire. Cela ne m’empêche pas non plus de rêver d’un communisme global doublé d’un capitalisme local mais je trouve que cela est devenu trop inatteignable que pour s’éterniser là-dessus. Je propose juste de hiérarchiser nos problèmes pour sauver quelques meubles et des vies au passage en prenant acte de ce qui va de toutes façons nous tomber dessus (démondialisation, protectionnisme, fin de l’hypocrite libre échange, repli sur soi, retour de l’Etat Nation, troc entre Nations, méta dépressions, famines, guerres, pôles de survie avec semblant d’Etat et pôles de chaos, retour rapide à un niveau de vie type XIXème, etc).

        Pour comprendre cela il faut intégrer que la croissance et la décroissance sont deux aspects inséparables du Vivant. Le combat que se livrent ces deux forces est même un signe de bonne santé du vivant dont nous faisons partie. L’oscillation entre croissance et décroissance, une oscillation signe de vie, permet au vivant de graviter autour d’un inatteignable équilibre et donc quelque part de l’atteindre sans jamais l’atteindre. C’est de cette oscillation que naît la précieuse résilience, ou capacité d’adaptation, ou intelligence. Mais tout est dans la mesure et le moins que l’on puisse dire c’est que l’homme a perdu tout sens de la mesure depuis la révolution industrielle et qu’il s’est perdu dans des illusions démesurées.

        Quand l’amplitude de l’oscillation augmente de trop comme lorsque l’on est confronté à une croissance exponentielle on s’éloigne tellement de l’équilibre que cela crée les conditions d’un retour de balancier d’une importance relativement équivalente à la précédente croissance exponentielle. Il arrive même parfois que dans ces conditions un cycle s’interrompe net car l’écart pris par rapport à l’équilibre ne permet plus de le rejoindre. Mais quelque part, au final, une forme d’équilibre est toujours retrouvée mais redistribuée, avec ou sans tel ou tel élément, avec ou sans telle ou telle espèce, avec ou sans l’homme, voire avec ou sans le vivant.

        Je suis convaincu qu’une population humaine qui n’est pas contrainte de façon proactive (émancipation, contraception, limitation des naissances) ou de façon subie (famines, maladies, guerres) tend à croître naturellement à l’image de ce qui se passe pour la plupart des espèces. A la différence des espèces qui ne peuvent que subir la régulation, l’homme a ce luxe merveilleux de pouvoir prendre conscience de cet état de fait et donc d’agir en conséquences.

        Or l’homme que nous sommes devenus a cette prétention démesurée de s’extraire de sa condition de nature, ce qu’il fait d’ailleurs avec talent mais sans en assumer les conséquences, et cette échappée illusoire vers un semblant de divin n’est pas sans risque comme nous le remarquons aujourd’hui. En décuplant sa capacité à croître, et donc à être contraint, l’homme a tellement décroché de l’équilibre qu’il a tout simplement perdu le sens de l’équilibre par rapport à ce qui le conditionne et il risque l’extinction pure et simple. L’homme décroche tellement qu’il s’égare et sombre dans l’illusion totale (discuter du superficiel ou du sexe des anges). La preuve se trouve pour moi principalement dans le fait qu’il en est arrivé à croire que sa prolifération était bénéfique (cfr. idéologies des religions du Livre et politiques natalistes de l’économie de la croissance).

        Plutôt que de se concentrer sur le répartition des richesses (des pouvoirs … d’achat) que l’on devra toujours améliorer et qui nous poursuivrons tant que l’homme existera il faut donc se concentrer sur ce qui fait problème maintenant ; les limites à la croissance qui devraient nous amener à conclure qu’il faut en finir avec l’économie de la croissance ou la Ponzi-économie (l’intérêt dépendant de la croissance économique et la croissance économique dépendante de la croissance de la consommation et de la production via la démographie). La seule croissance qui devrait être tolérée est celle qui se calcule par capita et avec l’apport minimun de ressources, histoire de tendre vers l’équilibre quitte à ne jamais l’atteindre, histoire d’être résilient, histoire d’être vivant.

        En fin de compte je considère que le capitalisme n’est qu’un spectateur tout comme le serait le communisme dans une situation équivalente de limites à la croissance mondiale, c’est pour cela que le débat gauche droite est au point mort et ne peut nous mener que vers plus de désolation que celle que l’on s’est déjà promise.

      14. @jducac
        Je suis totalement d’accord avec vous, comme si souvent.
        Merci pour votre sagesse.

        @michel lambotte
        Merci pour la sincérité et la gentillesse qui transparait chez vous,
        j’avais juste envie de le dire.

      15. @ Peak.Oil.2008
        Merci pour le compliment et permettez moi de vous le retourner.
        Merci pour votre long post très intéressant.
        Il y a quelque chose d’important qui nous sépare, vous essayez de sauvez des meubles et j’essaye d’en construire de nouveaux.
        Je voudrais d’abord éclaircir un point qui je pense n’a pas été compris concernant mes positions, il ne s’agit un aucun cas de communisme que je considère comme un ersatz de capitalisme encore plus industrialisé, et enrégimenté.
        Développer un open source technologique relocalisé n’a rien à voir avec le communisme que nous avons connu, mais avec ce que dit kercoz:

        un groupe de 100 millions d’hommes est énormément plus couteux en énergie et en déperdition qu ‘un million de groupes de 100 hommes …

        Il est possible et pour pas cher en énergie et matières premières de faire communiquer électroniquement ces millions de groupe de 100 hommes quand c’est nécessaire.
        Vous considérez jducac comme un sage mais quand il dit

        Je crois qu’il faut limiter drastiquement le recours à la dette qui accélère la consommation, donc l’épuisement de l’énergie disponible. En fait, l’intérêt est un outil de régulation quand il est actionné par ceux qui consomment moins que les autres par instinct d’accumulation,

        C’est contradictoire, ceux qui actionnent l’intérêt ne sont pas ceux qui consomment le moins puisqu’ils augmentent leur capital pour consommer plus sur le dos de ceux qui travaillent pour créer la richesse, lorsqu’il n’y aura plus de dettes il n’y aura plus de capitalisme.
        L’intérêt financier n’est pas un régulateur mais bien un agent de croissance exponentiel.
        Par contre ce que je propose, l’intérêt énergétique, est lui un agent régulateur puisqu’il induit une amélioration du bien être en consommant moins de ressources.
        La question est de savoir comment traduire cet intérêt sur le plan économique, à mes yeux rien n’existe encore.

    2. @chester

      Le fait que la grosse majorité des gens ne voit pas cette énorme météorite a quelque chose de fascinant même si dans le fond c’est extrêmement tragique. En fait c’est presque logique. D’une part il semble que lorsque l’on est trop prêt du mur on ne voit pas le mur, c’est classique. En outre l’invincible croyant qui a passé se vie à nier l’existence du mur (des limites) considère qu’il a plus à gagner à conserver cette posture en attendant que tout le monde retourne sa veste au même moment, quand nier sera impossible. Donc au lieu de parler de la vraie crise, 99% des gens passent 99% de leur temps à parler des symptômes et des conséquences de la crise mais pas de ses causes. Trop gênant. Et dans peu d’années on parlera du fait que nous avons passer un temps des plus précieux à nous perdre dans des considérations tout à fait hors de propos au regard de la vraie crise. L’homme quoi !

      Nous vivons la crise des limites à la croissance depuis 7 ans déjà, mais shuuuuut, ne brisons pas trop vite les innombrables illusions accumulées au cours du XXème sièce, ça pourrait faire mal aux égos des désabusés sceptiques qui se considèrent plus que jamais au-dessus de la mêlée. Ah pauvres de nous qui voulons être quelqu’un … nous ne pourrons qu’être déçus.

  15. le pauvre n’agresse le riche que lorsque le charme est rompu ou lorsque le pauvre s’appauvrit dangereusement , le reste du temps ils ne se connaissent meme pas……………..

    1. “”Qd un pauvre tend la main , …crache dedans , la prochaine fois il tendra un couteau “”
      Boris Vian

  16. Au fait, que dit le parti communiste chinois (c’est un pléonasme, là-bas) ?
    Quelle est sa théorie sur le marxisme et la répartition de richesses ?
    A-t-on une idée de la façon dont ce parti écoute nos élucubrations ?

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