131 réflexions sur « Dans l’oeil de la tempête, le 29 août 2011 »

    1. @ Thom :
      Je serai toi, je ne me réjouirai pas trop vite.
      A voir les mécanismes invoqués, on peut que se poser des questions, surtout venant de l’auteur (institut Montaigne).
      Tout comme le discours de Toulon, on perçoit bien ce que les libéraux feront de ces solutions.

    2. Une banque mondiale ?!!!
      … et qui en prendrait les commandes ?
      Pour mener quelle politique exactement ?
      Après quel débat ?
      Mondiale… donc gouvernant tous les pays ? … tous… vraiment ?
      Compte tenu de tous les exemples que nous avons jusqu’à maintenant, Fed, Bce, Fmi etc… et de leur politique…
      je suis juste horrifiée à cette idée !
      Quant à me convaincre que désormais, par je ne sais quelle illumination, tous les acteurs potentiels seraient soudainement frappés de sagesse et de mesure et s’élanceraient d’un même élan, main dans la main, pour le bonheur de l’humanité, il faudrait redéfinir pas mal de choses à commencer par la notion de démocratie.

  1. Bonjour Paul ,

    Puisque tu utilises des métaphores , je te signale un livre passionnant : « la fosse aux vents » de R. Vercel …

    D’une immense richesse , que je relis périodiquement ….

    Il est question des grands voiliers d’avant la guerre 14 … Le livre s’arrête pendant ce conflit sur une ultime péripétie tout à fait extraordinaire ….

    C’est un triptyque : « ceux de la Galatée « , « la peau du diable » (où il est question d’un cyclone au large de la nouvelle Calédonie , ) et Atalante .

    Je pense que la dernière fois qu’il a été édité , c’est chez Omnibus …

    Pur chef d’oeuvre qui je l’espère permettre à ceux qui le lisent de faire un lien avec le drame économique qui se joue actuellement .

    Je n’ai pas envie de t’en dire plus , sinon que quand on s’y plonge difficile de ne pas rester scotché jusqu’au bout …

    Cdt.
    Bn.

      1. Et bien , ces romans de la mer sont parfaits !

        Sache que R. Vercel a écrit aussi Capitaine Conan .

        R. Vercel , prof de lettres à Dinan , qui passait son temps à parler avec les témoins de la haute pêche et de la marine marchande à voile …

        R.Vercel dont le patronyme était…Crétin et dont un décret l’a libéré de cette injustice .

        Bn.

  2. Inspirés par les techniques des swaps, les dérivés de crédit ont fait leur apparition dans les années 1990. Il s’agit d’un marché en très forte croissance, dont l’encours a progressé de près de 55% en 2004 selon l’ISDA.
    L’instrument principal est le credit default swap le fameux CDS. Il s’agit d’un contrat entre un vendeur de protection et un acheteur de protection sur une entité (entreprise, collectivité locale, pays, etc.) de référence pour une durée fixée par lequel

    * l’acheteur s’engage à payer un montant périodique et régulier pendant la durée du swap
    * en échange du paiement par le vendeur d’une certaine somme dans le cas où se produirait, pendant la durée du swap, un certain type d’événement, prévu par le contrat, affectant le crédit de l’entité de référence (défaut de paiement d’intérêts, surtout).

    Le but original était généralement :

    * pour les acheteurs, de répliquer, mais dans l’autre sens, le coût de détention d’une obligation de l’entité de référence en cas de faillite ou défaut de paiement de celle-ci;
    * pour les vendeurs, de recevoir les revenus d’un prêt à l’entité de référence sans avoir à engager les capitaux correspondant aux montant du prêt.

    On retrouve là la même dynamique que celle déjà vue sur les transactions à terme : des professionnels en couverture d’actifs d’un côté, et de l’autre des spéculateurs intéressés par le risque sans engager de capitaux. Les credit default swaps ont notamment permis le transfert massif de risques de crédit détenus par des banques d’investissement vers d’autres institutions financières : banques commerciales, caisses de retraites et surtout compagnies d’assurance.
    Il existe plusieurs indices synthétiques de CDS. Principalement l’iTraxx (en Euro) et le CDX (en USD). Chacun est composé d’un panier de CDS représentatif. Il existe donc l’iTraxx/CDX « Main » (composé de noms investment grade corporate); « HiVol » (high volatility: composé des noms avec les spreads les plus élevés parmi le « main »); « Xover » (CrossOver: composé de noms High yield).
    Des dérivés plus élaborés sont basés sur ces CDS:

    * les options sur spread: l’option donne le droit _mais pas l’obligation_ de vendre ou d’acheter de la protection sur une entité de référence. Ainsi, l’acheteur d’une option ‘Payer’ achète le droit de pouvoir acheter le CDS (la protection) sur l’entité à une date déterminée, et l’acheteur d’une option ‘Receiver’ achète le droit de vendre le CDS sur l’entité.

    Ces options permettent donc de jouer sur la volatilité des CDS, tout comme les options sur actions. Le pricing des options sur spread est basé sur la formule de Black & Scholes.

    * les tranches: L’acheteur de protection sur la tranche [0-3%] achète la protection contre les n premiers défauts sur un portefeuille, jusqu’à une perte sur le portefeuille de 3%. L’acheteur de protection sur la tranche [12-22%] est protégé pour des défauts allant jusqu’à 22% du portefeuille mais exposé au delà.

    Les tranches permettent donc de se protéger ou de parier sur l’évolution de la corrélation entre les noms du portefeuille. Les tranches sur iTraxx se décomposent comme suit: 0-3%; 3-6%; 6-9%; 9-12%; 12-22%.

  3. Habitant au voisinage de l’Abbaye, Nous nous promenions ce week-end dans le parc de Sainte-Anne d’Auray :
    Mécréants, nous apprécions le parc et saluons la mémoire affichée des milliers de bretons assassinés par la guerre de 14-18…et nous pensions aux millions de morts au nom des religions quelqu’elle soit ; près de nous la catholique : conversion forcée des infidèles, les guerres menées contre les hérétiques, les Croisades, les guerres de religion, l’Inquisition, la chasse aux sorcières etc…
    L’Eglise catholique donna sa bénédiction aux colons espagnols qui massacrèrent les Indiens d’Amérique du Sud. Elle fut complice de l’esclavage et de la colonisation.
    En France, elle fut un des piliers de l’Ancien Régime, puis tout au long du dix-neuvième siècle elle soutint la réaction monarchiste, la répression violente de la Commune de Paris et la droite nationaliste et anti-sémite.
    inutile de priez les « dieux » et d’afficher des « ex-voto » !

    Assumons notre humanité jusqu’au bout et luttons contre les dictatures : financières, religieuse, ou autres…comme disait MARX « … la religion remplit un besoin, et que ce besoin trouve ses origines dans l’organisation matérielle de la société…. »

    Aujourd’hui le retour du religieux anesthésie les luttes des Hommes !

    1. Marx disait que la religion est l’opium du peuple, le coeur d’un monde sans coeur, le soupir de la créature accablée. Comme l’on sait ce qu’on fait les épigones de Marx il s’en retournerait dans sa tombe! C’est pourquoi les religions ont un bel avenir pour consoler les hommes ( le genre humain) de ses misères présentes et à venir que cela plaise ou non.

      1. Ce que Marx, et d’autres à sa suite, a bien compris, c’est que les racines des religions sont les misères, économiques, intellectuelles et morales des humains ce qui signifie que l’origine des religions est avant tout sociale.
        Le dernier fétichisme dont il nous faut nous débarrasser est celui de la marchandise, l’argent étant la marchandise reine, celle pour lquelle l’humain lui-même est amené à être une marchandise.
        Plus concrétement, l’illusion qu’un gouvernement mondial résoudrait certaines difficultés contemporaines est terriblement nocive.
        Nous avons déjà, avec cette mondialisation qui est en panne, un gouvernement mondial.

      2. @ Marlowe

        effectivement dans mon idée les religions mettent en place un code moral définissant les rapports idéaux entre individus ainsi que des rituels de bienséances permettant une reconnaissance d’autrui.

        Mais la religion n’est pas que cela. Il existe aussi dans chaque religion une partie mystique laissant l’individu seul face dieu.

        Il va sans dire que pour moi, l’athéisme correspond aussi une religion dont le dieu est absence laissant l’être humain face à son propre néant ( existentialisme athée de Sartre )

        L’athéisme peut correspondre parfois une spiritualité immanente primaire dont le dieu néant n’exprime pas avec des mots compréhensibles à l’être humain comme cela peut être entendu dans les premiers Véda ou en écoutant une chanson dans une langue étrangère ( dieu dansant de Nietzsche ou dieu musique de Steiner ). Il s’agit d’un dieu étrange voir paradoxal comme peut l’être celui qu’il est possible de ressentir à la lecture de Cioran mais aussi chez les mystiques rhénans tel que maitre Ekchart dont s’est inspiré Hegel.

        Si Dieu est oublié, il ne reste que la bible dont seule la mains des scribes ou la rotative des imprimeurs est apercue au loin.

      3. à francois2,

        Je n’ai pas plus besoin de Dieu qu’il n’ besoin de moi.
        Opposer ou réunir croyants et athées n’est pas ma préoccupation actuelle.
        Lisez donc ce quatrain d’Omar Khayyam :

        Pour parler clairement et sans paraboles,
        Nous sommes les pièces d’un jeu que joue le Ciel ;
        On s’amuse avec nous sur l’échiquier de l’être,
        Et puis nous retournons, un par un, dans la boîte du Néant.

      4. bonjour Marlowe.

        Je connais un peu la litterature soufis.

        la première strophe en est la clef. Les mystiques s’exprime souvent dans un langage un peu abscon.

        bonne journée.

    2. Le pasteur Martin Luther King et le Mahatma Ganhi étaient des hommes plutôt religieux semble-t-il…
      Comme anesthésique on a trouvé mieux…

      1. Exceptions qui confirment la règle. Des hommes et femmes beaucoup trop rares. Qui nous manquent terriblement d’ailleurs. Mais si la religion est l’opium du peuple, l’argent est devenu l’héroïne des peuples.

    3. « Si l’athéisme se propageait, il deviendrait une religion aussi intolérable que les anciennes. » Gustave Le Bon

      « L’athéisme a aussi ses fanatiques, intégristes et dogmatiques, particulièrement dangereux puisqu’ils officient dans les médias et dans les universités, là où l’on façonne la pensée du peuple et de ses élites. » Romain Guilleaumes

      Source: http://www.horaz.com/

      1. « Non seulement Dieu n’existe pas, mais il est impossible de trouver un plombier le dimanche »
        Woody Allen

        « Dieu a créé les riches pour donner aux pauvres le paradis en spectacle. »
        Christiane Singer

        « Les religions sont comme les vers luisants :
        pour briller, il leur faut de l’obscurité. »
        Arthur Schopenhauer

      2. « Si je me fais analyser ? Oh, depuis quinze ans seulement. Encore un an, et après j’essaie Lourdes. » Woody Allen

    4. La religion a bon dos, combien de morts au nom de la liberté ou des droits de l’homme depuis 2000 ?

      Le progrès technologique,… le communisme sont aussi des religions; l’occident a imposé sa religion car il fut le plus fort à une époque, si les plus forts s’étaient trouvés des autres côtés ils ne se seraient pas privés pour nous imposer les leurs.

      Concernant l’analyse de Marx, des hommes enterraient leurs morts bien avant « l’organisation matérielle de la société ».

    5. @ morvandiau

      La guerre de 1870 est elle religieuse ? La guerre de 1914-18 est elle religieuse ? La guerre de 1939-45 est elle religieuse ? Les guerres multiples qui secouent le monde depuis 1945 sont elles religieuses ?

      La déviance générale de l’humanité et plus particulièrement celle des financiers, dirigeants politiques, dirigeants des grandes entreprises depuis les années 1970 est foncièrement religieuse, c’est évident, ces gens respirent l’amour de Dieu.

      Ne trouvez vous pas étonnant cette coïncidence historique de l’abandon de l’éducation religieuse et civique à l’école et de l’avènement du consumérisme de masse ? La publicité de Mr Séguéla n’a t’elle pas remplacé le prêche de l’homme d’église ?

      Bien entendu, votre bienpensance forcenée vous donne automatiquement raison, n’est ce pas ?

      1. « Bien entendu, votre bienpensance forcenée vous donne automatiquement raison, n’est ce pas ? »
        non ! et vous avez le droit de penser ce que vous voulez, comme moi et pas plus !!

      2. @ morvandiau,

        « non ! et vous avez le droit de penser ce que vous voulez, comme moi et pas plus !! »

        Vous faites un peu plus que PENSER ce que vous voulez (voir n°6 un peu plus haut), on ne vous avait rien demandé ! Ne vous attendez pas après une telle diatribe à une absence de réaction, mais je ne pense pas que l’absence de réaction soit ce que vous recherchiez, n’est-ce pas ?

    6. Jacobin, donc bien évidemment laïc, je ferais remarquer aux croyants, contre qui je n’ai rien individuellement, que la religion commence à poser problème quand un clergé rentre en scène, quand il y a intercession. Autrement dit, tant que la croyance est personnelle, pas de soucis. Mais ça n’a pas souvent été le cas…Je verrais d’un oeil très inquiet le retour des superstitions collectives, surtout monothéistes, qui ont tout de même bien servi aux dominants pour faire accepter la condition humaine, la vallée de larmes tout ça…

      1. La croyance est de l’ordre du privé . Elle est respectable, au même titre que toute conviction .
        La séparation du public et du privé est nécessaire et salutaire : elle évite aux gens malintentionnés
        ( suivez mon regard …) de provoquer des divisions artificiellement organisées.
        Interdire l’idée même du religieux est aussi totalitaire que de l’imposer.
        Quels sont les besoins fondamentaux communs à l’Humanité en son entier, voilà ce qui est important !
        « Liberté, Egalité, Fraternité » est ce vers quoi il faut sans relâche revenir, même si ce n’est jamais atteint ! Nous sommes, en ce moment même, et pour ne parler que de notre Pays, en grande régression sur ce plan … en être conscient, c’est douloureux, mais, raison de plus pour ne pas céder, ne pas caler, ne pas s’avouer vaincu(e)s.

  4. Paul
    Vous expliquez souvent dans vos billets comment et pourquoi le capitalisme va mal, très mal, et est quasi à l’agonie. Ici vous nous dites qu’on serait seulement à la moitié de la tempête 2007/20?? .
    Mais je suis effrayé de voir que beaucoup de réactions sur le blog sont du genre « Chouette, chouette, la bête va mourir, bon débarras ». Cela me fait peur car je crains que ceux-là ont oublié que le capitalisme est un parasite qui vit sur le corps de la société mondiale et que, si sa capacité à sucer du sang diminue, c’est parce que son hôte (plus moins volontaire/involontaire) est de plus en plus exsangue.
    Je crois aussi que les parasites ne ménagent jamais leur hôte (comme dans la fable du scorpion et de la grenouille) et que donc ce qui risque bien de mourir avant le capitalisme, ce sera la société humaine et ce qui sera terriblement abimé seront les écosystèmes de cette Planète.
    Pas de quoi se réjouir, donc. Et ce qui est également terrible, est le concert de critiques dès que quelqu’un propose une piste de solution. Comme si une réponse, évidemment incomplète, différente de leurs préférences, ne pouvait être acceptée par beaucoup et qu’il fallait à toutes forces continuer vers le pire.
    Vous savez qu’avec pas mal d’autres, je pense que la voie de l’objection de croissance est une bonne manière, concrète, immédiate et surtout possible sans attendre que la majorité en soit d’accord, d’éviter ce pire. Mais quand d’autres tentent d’éviter autrement le désastre, où de le modérer, j’ai plutôt tendance à leur souhaiter bonne chance en espérant qu’ils aient raison.
    A cet égard, ne croyez-vous pas que tous pourraient (devraient) soutenir les voix qui s’élèvent pour dire aux décideurs: « Vous parlez de taxer les riches pour réduire les déficits publics? Chiche, mais pas pour rire alors, sérieusement et dans la durée ». En effet, il me semble que cela n’est pas une mesure cosmétique mais une modification de la répartition de la plus-value, c’est-à-dire de la partie de l’énergie créée qui reste dans le corps social et de celle qui va vers le parasite qu’est le capitalisme… En effet, ne nous dites-vous pas régulièrement que la cause de fond des déséquilibres actuels est la répartition de plus en plus inéquitable de la richesse créée entre ceux qui la produisent (les travailleurs) et ceux qui la captent (les investisseurs et rentiers)?

    1. @Alain A : Le pire ? Le balancier a bougé en 15 ans entre 1929 et 1944, non ?
      Et c’est relativement stabilisé (dans un monde qui avait d’autres défauts, écologiques, colonialistes, maccarthyste ici, stalinien là…) pour les trente glorieuses. Question ouverte
      et que Krugman taquine aussi à sa façon, fallait-il une guerre pour faire ce chemin ?

      Un peu de lucidité quand même dans le dernier numéro de Marianne, que je vous recommande, une fois n’est pas coutume :
      – Entretien avec Onfray, au sujet du passage de Montebourg à Argentan cet été (démondialisation).
      – Long entretien avec l’inclassable Emmanuel Todd, relativisateur de relativisation, assez bon aux tourniquets de la démographie à teinte anthropologique, sûrement déclencheur d’aversion épidermique chez plus d’un.
      – Billet de Petit (le journaliste qui fait le coin philo) sur Bernard Stiegler et son « école » du Cher à epineuil-le-fleuriel (non loin du village du Grand Meaulnes, je crois)
      Y-z-auraient ajouté un Richard Sennett qu’ils m’eussent frisé le quinté plus.

      Aux gens de passage : remontez aussi au billet sur la Desexcellence de Olivier Gosselain.
      Comment éviter qu’on deviennent des hamsters dans les masters ?

    2. Il est rare de lire ici, en tout cas pas de la part de Paul,
      que le capitalisme à l’agonie va mourrir tout seul.
      Encore moins de sa « belle » mort, ce qui serait objet de bombance sur le blog…

      L’expérience du siècle passé démontre que les crises de suraccumulation du capital
      conduisent aux guerres et aux pires régimes.
      De plus, comme le rappelle Alain A, crise ou pas, nous savons désormais
      que le capitalisme détruit non seulement les hommes,
      depuis l’exploitation jusqu’aux guerres, en passant par les régimes fascistes,
      mais qu’il détruit aussi la nature.

      Bref, le bon sens exige que les peuples s’en mêlent.
      Il est temps d’anesthésier non pas seulement les rentiers,
      ce qui ne résoudrait rien, mais la bête blessée, plus dangereuse que jamais.
      C’est encore possible. Chacun à son poste, selon son information et ses moyens.

    3. Bonjour,
      Penser que la crise financiere actuelle pourrait être résolue par un simple ajustement des richesses dont le signe comme on le voit en France est un retour de la lutte des classes (faisons payer les riches!) est vraiment le signe malheureux d’une décadence avancée…
      Bien sur il y a toujours nécessité au ajustement (salaire indécents aussi bien haut que bas, efficiences des investissements,partage des biens, etc.) mais il demeure toujours aussi vrai que l’humanité vit toujours dans la pénurie … A moins dun choc providentiel intervention divine, energie infinie (fusion ?) réduction dratique de la population mondiale, évasion spatiale, le mot partage est a utiliser avec intelligence…

      1. Quand je disais que toute piste de solution trouvait ici ses critiques négatifs et ses contempteurs catastrophistes, Apocalypse33 (sic!) le prouve à l’instant.
        Quant à dire que l’on envisage le retour de la lutte des classes, c’est un peu comique: il est clair qu’elle n’a jamais cessé et Warren Buffet (encore lui) a dit que c’était la sienne, de classe, qui emportait cette lutte haut la main. On ne peut pas lui donner tort…

        L’humanité vit toujours dans la pénurie? Non seulement entre 1/4 et 1/3 de celle-ci et cela à cause du 1/10ème qui se baffre indécemment. D’où ce souhait des objecteurs de croissance adressé à ce 10ème (dont nous faisons ici en majorité partie): « Vivre simplement pour que d’autres puissent simplement vivre… »

        Et plutôt que d’évoquer une réduction drastique de la population mondiale (Malthus back, épidémie, guerre ?) ou d’évasion spatiale luttons contre l‘évasion fiscale (solution partielle, certes mais allant aussi dans le bon sens je crois).

  5. Il me semble que pour le sujet des méduses, le principale probleme n’est pas comme vous l’indiquez le probleme des hormones et de la féminisation des océans mais les changements physico-chimiques de ceux-ci.

    Le cycle de la méduse est certe pour le moment mal compris mais il semble que le polype (sorte de plante-annimal) d’ou proviennent les méduses se mets à éclore (produire des méduses plus exactement puisqu’il peut en produire plusieurs) au changement de condition physico-chimique (diminution du taux d’oxygene dans la mere, augmentation du ph etc) bien que cela reste tres mystérieux puisque certains d’entre eux atteignent la maturation en 5, 10 ou 50 ans, on peut voir l’augmentation de la production de ces polypes corrélée aux grands changements de l’état de certains océans comme c’est le cas en mère de chine. D’ailleur il semblerait que les conditions favorables pour les méduses ne soit pas du tout les même que ceux des autres especes amphibiens si bien que pour la mere de chine là ou les poissons ont le plus grand mal a se reproduire les méduses y trouvent là un térrain favorable a la production deleur polype et désert de leur prédateur naturel.

    Bref, il me semble que en ceux qui concerne les méduses que le probleme est plus lié a nos activités industriel qu’a nos méthodes contraceptives.

    1. à propos de la prolifération des nuisibles http://fr.wikipedia.org/wiki/Campagne_des_quatre_nuisibles

      Les « nuisances » animales c’est vieux comme le monde et remonte aux 7 plaies d’Egypte.

      comme si l’animal n’avait pas le droit de se manifester.

      Que mange la méduse et qui la mange? Je crois que c’est un super prédateur du plancton, qui elle même n’a plus de prédateur, étant donné que l’homme ne la mange même pas

      Très souvent fuie à cause de ses cellules urticantes, la méduse a néanmoins des prédateurs.

      Les deux plus grands consommateurs de méduses sont la tortue Luth dont elle est le mets favori, et le Poisson lune. Le thon rouge en est aussi très friand. Dans une moindre mesure, des crustacés apprécient le cadavre de certaines espèces. Certaines espèces peuvent manger des congénères plus petits qu’elles.

      L’Homme peut aussi être qualifié de prédateur, étant donné qu’elle est consommée dans des pays d’Asie tels la Chine ou le Japon. Les méduses sont consommées séchées en Asie, en particulier au Japon (kurage), notamment coupées en lamelles sous forme de salades. Chaque année les Japonais en consomment environ 13 tonnes. En Chine, en Thaïlande et en Malaisie, les méduses sont également consommées séchées, notamment sous forme de brochettes.

      Sans aller chercher aussi tordu que le sexe des poissons anges, une partie de la réponse est en tout cas: « il y a moins de thon rouge et de tortues dans la mer. »

      1. Et il y a , dans les océans, de plus en plus de matières plastiques. Contrairement à ce qu’on pensait, ces matières se décomposent et vont entrer dans la chaîne alimentaire.
        On coupe même les crédits ( Suède) à certaines études scientifiques trop dérangeantes sur des observations relatives à des changements de certaines mensurations chez l’homme.

        Prenez n’importe quel produit d’entretien pour les chaussures, c’est écrit en toutes lettres, cela présente un danger pour la faune aquatique.

        Je ne suis pas opposée au progrès mais pas à n’importe quel prix, il suffit de se rappeler qu’il n’y a pas si longtemps, le lobby des industries chimiques a réussi à dénaturer une directive européenne.

        Je propose l’organisation d’ un « méprix » attribué chaque année à une société irrespectueuse des droits sociaux et environnementaux.
        C’est évidemment rêver que d’en faire « un méprix Nobel » mais un jury d’ONG et de journalistes spécialisés pourrait s’y coller.

  6. La fébrilité se fait toujours ressentir tel que l’on peut le constater dans les déclarations de tous bords, et singulièrement aux alentours de la cabine de pilotage :

    http://finance.blog.lemonde.fr/2011/08/29/les-lumineuses-contre-verites-de-laurence-parizot-et-du-medef/

    Quant à lui, Maurice Lévy, le patron de Publicis initiateur de l’appel des quelques personnalités fortunées volontaires à une augmentation de leurs impôts n’a pas voulu se prononcer explicitement sur le niveau de prélèvement décidé par le gouvernement :

    http://www.franceinter.fr/emission-le-79-maurice-levy

    Les augures diront…

  7. « …on connait les solutions… » dites vous. Et certes vous les évoquez souvent au fil de ce blog; Puis-je suggérer de les lister sur un seul billet? (pour ceux qui comme moi manquent de mémoire, ou d’esprit de synthèse, ou de ce que vous voudrez.)

  8. Plus de vent, le bateau en rade.
    L’équipage se dispute déjà. Il se déchirera dans la tempête.
    Les attaques tragi-comiques ci-dessous du MEDEF sont bienvenues.
    Elles annoncent des conflits inter-impérialistesaffaiblissant les bourgeoisies,
    à condition de ne suivre aucun des politiciens professionnels en piste,
    tous nationalistes à divers degrés.

    Source: LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 29.08.11

    La présidente du MEDEF, Laurence Parisot à l’issue d’un entretien avec le premier ministre, François Fillon.

    La présidente du Mouvement des entreprises de France (Medef), Laurence Parisot, estime que la crise de la dette en Europe a été « orchestrée » par les Américains pour détourner l’attention des marchés de leur propre problème d’endettement, dans un entretien au Figaro.

    « La situation s’est tendue quand la Chine a commencé à faire la leçon aux États-Unis sur leur dette. Les Américains ont sans doute voulu alors repasser le mistigri à l’Europe », résume la responsable du principal syndicat patronal français.

    « On a assisté à une sorte de guerre psychologique et à une tentative de déstabilisation de la zone euro », analyse Mme Parisot, parlant d’une « orchestration » outre-Atlantique des rumeurs sur les difficultés européennes. « Voyez les rumeurs sur les banques françaises qui se sont diffusées immédiatement alors qu’elles étaient absolument infondées », relève-t-elle, dans une allusion notamment aux difficultés de la Société générale.

    « SI L’EUROPE A ÉTÉ ATTAQUÉE, C’EST PARCE QU’ELLE EST FORTE »

    « Nos banques sont parmi les plus solides au monde. Des ‘unes’ de médias américains annonçaient pourtant la mort de telle ou telle et même la fin de la zone euro. Nous sommes passés d’attaques sur l’Espagne à des attaques sur l’Italie, puis sur la France, jusqu’à des rumeurs de dégradation de l’Allemagne la semaine dernière ! », déplore-t-elle.

    « Quand des publications américaines très lues par les investisseurs et les analystes financiers titrent sur de fausses annonces dramatiques, des questions se posent », fait valoir la responsable patronale.

    « Les marchés ont surréagi, étant par nature très sensibles aux rumeurs, même organisées. La morale de l’histoire, c’est que nous ne devons pas être naïfs et tomber dans le panneau de l’autodisqualification : si l’Europe a été attaquée, ce n’est pas parce qu’elle est faible mais parce qu’elle est forte », résume-t-elle.

    1. Bonjour Charles.A,

      J’ai bien compris que vous êtes vous aussi internationaliste.
      Comment peut-on être internationaliste s’il n’y a plus de nations, c’est à dire plus d’histoire ?

      1. Salut Marlowe!
        Exact. Suis internationaliste, donc pas nationaliste.
        Les nations, comme les cultures, font la diversité, les circonvolutions et la richesse de l’histoire humaine. A préserver et savourer.
        Les politiciens et bonimenteurs professionnels en font de vulgaires appâts pour pêcher dans les urnes.
        Parisot entre dans le lot.

      2. La fin des nations signifie peut être la fin de l’histoire politique, pas la fin de l’histoire humaine…

      3. Il y a eu une histoire (politique notamment) avant les nations (4 siècles d’existence pour les premières, à ce jour) et il y en aura une après (sous quelle forme, ça c’est une autre histoire…).

      4. Question Nation contre Internation? connaît pas, hors sujet, hors de propos. Rien.
        Dans les années 1933-1936, un journaliste français de politique internationale
        très célèbre écrivait:
         » Si l’ Allemagne désarme, nous devons désarmer; un niveau d’armement
        au plus bas garanti la Paix.
        Et si l’ Allemagne réarme, nous devons désarmer; cet désarmement montre
        notre bonne foi et notre résolution pacifique. »
        Après guerre , on a su qu’il était payé mensuellement par les organes de propagande
        allemande à l’étranger.
        ( la citation est en substance. Un peu de Google devrait donner le nom du journaliste
        et du torchon.)
        Bref, faut quand même faire attention à ne pas tendre la joue alors que le type
        d’en face ne veut en rien abandonner son flingot de gros calibre.

        J’attire l’attention sur la contribution de Pierre Sarton du Jonchay
        « Mur de la dette, désintégration du système monétaire international »
        du 19 aout. Sa première partie est d’une valeur informative inestimable.

        Si on rapproche la déclaration de la M.e du CNPF avec l’article cité -première partie-,
        on se rend compte que les deux informations se confirment mutuellement.
        Ceux d’en face se sont dotés d’ armes destinées à nous amoindrir, à nous blesser et
        à nous tuer. Normalement, quand les crocodiles se battent dans le marécage,
        la seule question valable, c’est de savoir si l’eau boueuse est devenue bien rouge.
        Plus c’est rouge plus j’applaudis . Mais ici les dégats collatéraux seront plus étendus:
        les plus faibles seront comme d’hab les plus touchés.

        Ce n’est pas anodin. Et cela jette une lumière crue sur la finance au point
        de la dénaturer. Il existe une superstructure, aux USA pour faire court,
        qui ne peut pas vivre en laissant les autres vivre leur propre vie.

      5. Cette bourgeoisie existe aux USA comme en France.
        Dresser le peuple français contre les autres peuples a toujours été la stratégie de la classe dominante pour détourner le peuple de ses exploiteurs.
        La ficelle, pour ce blog en tout cas, est un peu grosse…

      6. Il restera l’histoire de l’internationalisme. Accrochez vos ceintures.
        Les nations conserveront quelques beaux restes d’usages démocratiques, c’est déjà l’enjeu européen actuel.
        Dans ce cadre la démocratie de l’Etat devient de la démocratie locale. Elle ne satisfait plus grand monde, il faut donc la perfectionner.
        Le gros trou noir c’est l’absence de démocratie dans les instances internationales et l’absence de relais de nos démocraties locales , qui perdent ainsi leur crédibilité citoyenne, vers ces instances internationales oû pèse exclusivement le poids des multinationales tout aussi peu démocratiques.
        Diagnostic ? Si les instances de décisions internationales ne se démocratisent pas, le populisme s’accroîtra comme la vérole sur le bas-clergé.

      7. Oups…Correction de mon message ci-dessus:
        « détourner la lutte du peuple contre ses exploiteurs »

    1. La femme, toujours FAUSSEMENT accusée de tous les malheurs depuis l’autisme de ses enfants jusqu’à la disparition des poissons ? Maintenant ce serait leur urine, à cause de la pilule ? On tait le fait que les plus nombreuses, à part les ados, portent un stérilet ! On ne parle surtout pas de la « responsabilité » de l’urine des hommes qui deviendraient, en moyenne, de plus en plus féminins et de moins en moins fertiles si l’on en croit certaines revues scientifiques.

      J’avais entendu dire qu’après la surpêche des poissons carnassiers, la surpêche s’attaquait maintenant aux poissons végétariens de moins en moins nombreux d’où la prolifération de certaines algues qui bloquent la lumière et asphyxient les mers…

      Par leur avidité, les membres du C.A. de sociétés propriétaires de bateaux-usines, tout comme les autres gros spéculateurs avides sur les ressources naturelles, détruisent toute vie y compris celle de leurs futurs descendants . Bêtise, quand tu nous tiens …

  9. En plus des prières à sainte Anne, on pourrait peut être se tourner vers sainte Rita, patronne des « causes désespérées ». :p
    Que le ciel vous préserve 😉

    1. Attendons un peu pour Sainte Rita…..Elle est déjà très « débordée »……

      Mais que les Princes Qui Nous Gouvernent ( G 20) se rendent au Sacré Cœur, pour chanter comme cela été fait en Juin 40 : « Sauvez, sauvez, la France* au nom du Sacré Cœur…!!! »….,
      Je sais, ça n’a pas vraiment marché, mais quand même…!!!!…
      Il me semble que la cérémonie avait lieu à N.Dame de Paris….Et non au S.Cœur……Mais à mon âge, on a la mémoire qui flanche…..

      Quant à la disparition des poissons je conseille la relecture d’
      ‘Avant que nature ne meure. »
      de Jean DORST. ( Delachaux & Niestlé)…..1965…
      .Nous pouvons pas dire que nous savions pas….!!!!!
      * remplacer par le monde…ou simplement : nous……

  10. Ma maman me disait toujours: « Ne tourne jamais le dos à un Anglo-saxon »

    http://www.20minutes.fr/economie/776858-laurence-parisot-denonce-operation-destabilisation-etats-unis-contre-europe

    Et moi je vous dis que les Humains ont 10 ans d’âge mental moyen..
    « Touche pas à ma suprématie, sinon, ggrr, je te mords !! »

    LAMENTABLE!! Mais on n’attaque pas des Peuples impunément.
    Déjà un tremblement de terre et un ouragan sur la côte Est des Etats Unis..
    La Terre n’est plus d’accord…

  11. Prendre ses références dans ce que l’humanité peut produire de plus immonde – la religion – ne risque pas de relever le débat, monsieur l’anthropologue. Que le clergé moderne soit composé de banquiers n’excuse en rien l’invocation des anciennes perversions.

    1. Il viendra un jour un (ou une) anthropologue qui prendra sur lui (sur elle) d’ignorer entièrement l’apport des religions dans les sociétés humaines. L’accueil que lui réserveront ses collègues sera frais – c’est le moins qu’on puisse dire – je ne serai en tout cas pas celui-là. Les religions sont notre première invention pour vivre avec la peur qui vient dès que nous prenons conscience du sort qui nous est réservé. Les institutions qu’elles ont mises en place n’ont pas été à la hauteur de ce qu’on aurait pu espérer d’elles mais cela n’autorise pas à les mettre entièrement entre parenthèses.

      1. « Les institutions que les religions ont mises en place n’ont pas été à la hauteur de ce qu’on aurait pu espérer d’elles »

        Je ne vois pas ce qu’on aurait pu espérer ni d’une institution ni d’une religion.

        Toutes les religions, même les orientales, sont résolument d’extrême droite. La seule chose à attendre d’une organisation d’extrême droite est le renforcement de la dominance sociale.

        Quant au contenu qualifié de « spirituel » pour le gogo-culcul-bizounours, il est strictement vide et les religieux seraient bien les derniers à pouvoir comprendre la dimension mystique, dimension qui est rigoureusement incompatible avec quelque forme d’institution sociale que ce soit.

      2. @ Betov,
        Peut-être pourriez-vous regarder du côté de chez René Girard et de sa mimesis, de la permanence des mécanismes de résolution des crises de mimesis, qui ne manquent pas de se produire dans toute société, par le bouc-émissaire. La religion joue l’opéra de la crise et de la phase de réconciliation qui suit avec beaucoup moins de dégâts que si on laisse la crise inévitable évoluer et se résoudre spontanément. Elle tente d’apprivoiser et d’initier aux crises du désir mimétique d’appropriation (mimesis).
        La mimesis et ses diverses figures n’est peut-être pas la panacée que tente de nous vendre Girard, mais c’est un point de vue puissant qui mérite attention.

      3. Personnellement, je pense que les religions une survalorisation des unes par rapport aux uns, aux débuts et des uns par rapport aux unes, ensuite. Cette survalorisation , à mon sens, a permis de « trouver » l’énergie pour que les sociétés humaines avancent malgré leurs rancoeurs dûes à des violences entre humains devenues insupportables et autres diverses peurs. Sur cette énergie se sont créées, je pense, des dynamiques de fonctionnement des « vivre ensemble ».

        Toujours personnellement, actuellement, je ne vois que la voie du sortir du « je me valorise en dévalorisant autrui », mais ne sait comment procéder précisément, hormis, et pour commencer, l’établissement du revenu inconditionnel de vie . A mon sens, c’est la seule voie pour éteindre l' »incendie » des souffrances issues de nos cultures discriminantes, souffrances qui nous touchent tous. Je note que des religieux, pour exemple, utilisent, de plus en plus la dénomination: « père/mère » pour désigner le divin. J’observe l’impact des découvertes scientifiques, notamment celles de la physiques quantique, sur nos spiritualités. J’approuve les progrès des lois concernant les discriminations. Il me semble que le chemin serait de sortir de nos logiques guerrières.

        Pour moi, la question est: réussirons-nous encore une fois à avancer, mais cette fois sans violence?

        Humaniarcalement

      4. Betov !
        Bon sang de bois, on s’ennuyait de votre style péremptoire inimitable, vous savez !

        Vigneron c’est différent, on sait qu’il est intelligent.
        Tandis qu’avec vous, le mystère demeure : on ne cesse de se demander si Betov est un chieur concave ou un chieur convexe.

        Je vous avoue qu’après deux ans de lecture assidue, j’hésite encore.
        Il va vraiment falloir que le détective Marlowe m’aide… !

      5. mystique Jorion ? Aie aie ça ne s’arrange pas ! Après les déclarations d’indignation autour de DSK le gros méchant loup contre la petite brebis ……

      6. Paul,

        « Les religions sont notre première invention pour vivre avec la peur qui vient dès que nous prenons conscience du sort qui nous est réservé » : (Hallelujah ! Vive le Blog de Paul Jorion 2.0 !) Puis vint la société.

        Betov,

        Sont immondes ceux qui font de la religion une chose immonde et ceux qui en parlent comme d’une chose immonde. Vous devez confondre avec église.

        Les religions sont comme des routes différentes convergeant vers un même point. Qu’importe que nous empruntions des voies différentes, pourvu que nous arrivions au même but.

        En réalité il existe autant de religions que d’individus. [L’union pacifique des religions est la démocratie.]

        Chaque homme est responsable de sa religion.

        Celui qui est parvenu au coeur même de sa religion est aussi parvenu au coeur des autres religions. (MKG)

        Martine,

        Qu’un gars con ne relève pas un défi, passe encore. Mais un gascon, non.

        CARBON
        C’est un Gascon pourtant !

        LE PREMIER
        Un faux !… Méfiez-vous !
        Parce que, les Gascons… ils doivent être fous
        Rien de plus dangereux qu’un Gascon raisonnable. (Cyrano de Bergerac)

        (Intelligent := qui cueille le bon grain. Hic !)

        (Ainsi parlais-je, Saratoga : http://www.pauljorion.com/blog/?p=24304#comment-184202)

    2. Immonde ?
      Zêtes pas trop constructif là pour construire quelque chose avec l’ énorme majorité de gens qui ne pensent pas comme vous et qui ont une croyance.
      Comment allez vous leur faire partager votre point de vue ?
      Et si vous n’ y parvenez pas vous faites quoi ?

      Des idéologies de toutes sortes ont conduit a ce que vous condamnez.
      Gardez vous bien que la votre ne vous mène pas aux mêmes excès.

      1. Qui a parlé de croyance ? Je ne vois pas le rapport.

        Personnellement, je n’ai aucun besoin de faire partager mon point vue. Les goûts et les couleurs des autres m’indiffèrent totalement. Les idiots peuvent croire aux elfes ou en la vierge Marie si cela leur chante. Grand bien leur fasse.

        Quand à la religion, c’est un crime à plusieurs titres. Crime contre l’esprit tout d’abord puisque la chose consiste à croire collectivement que ce qui n’existe pas existe. Crime contre la mystique, ensuite, puisque la religion est sa négation pratique, faisant d’une technique de libération purement individuelle, un outil d’oppression collective. Crime contre l’humanité, enfin, comme en témoigne la multitude des morts violentes causées par cette monstruosité.

      2. a Betov

        Vous dites  » Personnellement, je n’ai aucun besoin de faire partager mon point vue. Les goûts et les couleurs des autres m’indiffèrent totalement … »
        J’ avoue ne pas vous comprendre : que faites vous ici alors ?
        Vous devez être bien seul et donc bien malheureux ( ou alors très jeune et un peu provocateur, ce que j’ espère pour vous).
        Je suis sincèrement triste pour vous.

    3. Mon avis est que le nationalisme, comme la religion, font parti de l’histoire du monde et ne pourront jamais être rayés d’un coup de baguette magique, et encore moins par des décrets.
      Ceux qui veulent en sortir doivent les dépasser, la question étant de décider comment et pour faire quoi.
      La vieille opposition entre les réactionnaires et les progressistes est depuis longtemps dépassée. Nous ne sommes pas contre le changement, mais nous sommes opposés à la nature du changement de ces dernières décennies et pour être plus précis nous ne voulons pas que la mondialisation remplace l’internationalisme, ni que la religion du Capital remplace les anciens dieux.

      1. « …le nationalisme, comme la religion, … »

        Ne pas oublier, à ce sujet, que le mot « catholique » vient du grec catholicos (καθολικός), « universel »…

      2. @Marlowe
        blockquote>La vieille opposition entre les réactionnaires et les progressistes est depuis longtemps dépassée.
        Ah ouais ? Sans blague ? Et pi la bataille des Anciens et des Modernes aussi elle est finie ?
        Allez Marlowe, on va dire ouais, les réacs ont gagné. Pi les vieux aussi. Pi les riches. C’est uncle Warren qui l’a dit.
        Libertarienne, ou néocons, ou marxiste, ou décroissantiste, ou écolo ou c’que vous voudrez, y’aura toujours une église à leur convenance pour les accueillir à bras ouverts les réacaméléons… Sont tellement nombreux… Ya rien de plus adaptable, de plus poymorphe que la réaction, ni plus porté sur la révolution aussi, les contre-revolutions en l’occurrence, les plus courantes, et de loin, et durables ! j’lui dis pas ! à Marlowe…
        Mais j’raconte des balivernes, la « question est dépassée »…

    4. Quel autre principe auriez vous voulu pour féderer les forces humaines d’Europe après la chute de l’Empire Romain et au cours du moyen Age ? Jean Gimpel a montré comment les abbayes cisterciennes notamment ont exploité les innovations technologiques de l’époque (l’énergie hydraulique). Les institutions religieuses ont simplement pris la place des « aggrégateurs de néguentropie », disons de principe organisationnels, sans lesquels il n’y avait rien d’assez émergent pour le faire mieux.
      L’aspect « extrême droite », dans les croyances de ces âges là, bof bof (Lisez Richard Sennett par exemple, sur l’architecture dans « La Conscience de l’Oeil ») . La ville autour des cathédrales était bien un vaste boxon informe sans brigade en chemise brune, la religion servait un ensemble plus subtil de causes, même matérielles in fine, que la simple exploitation autoritaire d’une ressource. Pinochet a été bien pire à sa façon (faire table rase, avec les Chicago boys, et aussi avec les escadrons etc) que les cliques religieuses de l’époque, qui, à mon avis, la majorité du temps, « faisaient avec », et exploitait ce que l’idéologie laissait comme noyau de stabilité communément accepté (les abbayes), sans vouloir plier un monde entier à sa guise, à part quelques fous dont l’histoire s’est plue à reconnaitre le nom.
      C’est que la « résilience » aux malheurs ordinaires avait déjà inscrit moults aspects de savoir-faire et de savoir-vire (aussi irrationnels nous semblent-ils aujourd’hui) dans la vie quotidienne, aspects par dessus lesquels la religion instutionnel était une colonne vertébrale, un parasite relativement symbiotique, pas forcément un monstre doux omniprésent dans chaque acte de la société. Faudrait que je me relise Le Goff, aussi, tiens.

    5. @ Bretov (ou brest litovsk ?)
      Sans doute confondez-vous idéologie et religion, cher ami.
      Sans doute oubliez-vous aussi que toutes les grandes religions (ou philosophies) placent l’AMOUR au centre de leurs préoccupations. A ma connaissance, les banquiers ne vous parlent pas d’amour sauf quand c’est pour prendre votre argent, ce qui reste bassement matériel.

      1. Les banquiers au moins ne vendent pas des « indulgences »
        Pour moi, chacun croit ce qu’il a besoin de croire pour son équilibre.
        Suis absolument mécréante mais je n’oblige personne à penser comme moi. Je n’éprouve pas tellement de hargne contre les religions, elles m’indifférent, sauf par leurs implications historiques, les meilleures ( les abbayes du Moyen-âge ) et le pire ( l’Inquisition).
        L’exemple cité dans un post précédent est à charge, catholique = universel, c’est du totalitarisme et toutes les religions prétendent détenir « la vérité ». N.B. Le Bouddhisme n’est pas vraiment une religion.

        Pour calmer les fanatismes:
        http://www.do-not-zzz.com/

      2. @ Béotienne, 29 août 2011 à 23:49

        N.B. Le Bouddhisme n’est pas vraiment une religion

        .

        Tout dépend de la définition que vous donnez à « religion ». C’en est une, si vous entendez religion par « système de croyances ». Si vous comparez le bouddhisme aux « religions » occidentales, c’est différent. Pourquoi faudrait-il que l’occident soit la mesure de toute chose ?

      3. @ Thom Bilabong, 29 août 2011 à 18:40

        … toutes les grandes religions (ou philosophies) placent l’AMOUR au centre de leurs préoccupations

        Pour quiconque a fait des études de théologie, il est difficile de trouver où il y a encore de l’amour dans le dogme (la loi) catholique… Chez les protestants, il y a plus de liberté d’interprétation de la Bible, mais cela laisse libre court aux interprétations fantaisistes, du genre « Dieu donne les richesses à ceux qui l’aiment » = si je suis riche, c’est que Dieu m’aime et que je suis sauvé.

        Mon point de vue :
        – Paul a raison, les humains ont eu besoin de religion, certains chefs en ont profité pour dominer leur congénères au nom de la religion
        – Marx a raison, « La religion, c’est l’opium du peuple ». En promettant le bonheur dans l’au-delà, la religion a empêché beaucoup de gens de prendre leur sort en main et de se soulever contre les oppresseurs (dernier exemple éloquent : la papauté face à l’hitlérisme)
        – Les Jésuites s’en sortent par une pirouette, leur mot d’ordre étant : « Tout faire comme si Dieu n’existait pas, mais savoir qu’en dernier ressort, c’est lui qui fait tout ». Je trouve cela bien, car cette attitude permet aux catholiques de travailler avec les marxistes, sans arrière-pensée; la deuxième partie de leur devise restant purement privée.
        On comprend pourquoi, à une certaine époque, la papauté et les royautés ont lutté contre les Jésuites. « Tout faire comme si Dieu n’existait pas » enlève toute légitimité au pape « représentant de Dieu sur terre » et au roi de « droit divin ».
        On comprend aussi pourquoi certains catholiques rejettent les hiérarchies catholiques auxquelles dans l’histoire nombre Jésuites se sont opposés. La « Théologie de la libération » qui justifiait la révolte des opprimés, a été violemment combattue par la hiérarchie catholique, au XXe siècle.

        Ce principe jésuite permettrait à Betov de garder son point de vue sur les religions, même s’il était catholique, croyant et pratiquant – ou musulman croyant et pratiquant..

      4. On comprend aussi pourquoi certains catholiques rejettent les hiérarchies catholiques auxquelles dans l’histoire nombre de Jésuites se sont opposés. La« Théologie de la libération » qui justifiait la révolte des opprimés, a été violemment combattue par la hiérarchie catholique, au XXe siècle.

        Depuis Vatican II, il me semble que ce sont d’abord les intégristes comme Lefebvre et sa confrérie Saint Pie X ou la droite ultra-conservatrice autour de l’Opus Dei qui ont combattu les options réformatrices de Jean XXIII jusqu’à Jean Paul I, puis effectivement le favori de cet Opus Dei comme des Reagan ou Thatcher, i.e Jean Paul II, qui mit fin à l’indulgence vaticane pour la théologie de la liberation et ses subversives experiences; remenber le Nicaragua, la tabula rasa de l’oeuvre de Don Helder Camara au Brésil imposée par J.P. II, les assassinats de Mgr Romero en 80 au Salvador – qui va peut-être enfin être canonisé par Benoit XVI, trente ans après, ça avait été plus rapide pour cette rognure d’echafaud de Balaguer, fondateur de « l’oeuvre »… – de Mgr Gerardi en 98 au Guatemala, etc.
        Il aura fallu la mort de l’infâme, i.e Jean Paul II, pour que les jésuites retrouvent un peu de lustre au Vatican.
        Pendant plus de 25 ans on a eu le règne – concomitant avec le triomphe néolib… – de l’Opus Dei, de la congrégation des Legionnaires du Christ du pédophile-fondateur Marcial Maciel, avec un soupçon de dominicains, plus un vernis spiritualiste new-age de Mouvement charismatique de mes deux… Putain d’âge noir pour l’Église catholique romaine… Et pas de quoi s’en réjouir.

    6. Personnellement, en tant que chrétien pratiquant, je me sens agressé par ce type de propos. Je voudrais bien savoir ce que cette prose a à faire sur ce site, il s’agit bien blog sur l’économie, je ne me trompe pas ? Je trouve la modération de ce site extrêmement sélective et assez orientée, c’est dommage !

      1. a Jean Valjean

        Vous ne devriez pas vous sentir agressé, car il n’ a insulté personne.
        Vous ne devriez pas vouloir le faire taire
        Vous devriez ressentir de la compassion pour lui si bien sûr, vous êtes ce que vous dites être.
        Quel appui inespéré a la position de Betov !
        Chapeau l’ artiste.

      2. Mais non, mais non.
        Paul Jorion relatait l’expérience d’un ancien pêcheur breton. Lorsque l’homme devient impuissant devant le peril marin il prie.
        Il ne reste donc plus aux banquiers qu’ à reciter des patenôtres pour que la providence résolve la crise.
        Si P.J. avait évoqué la danse de la pluie, seuls les Amérindiens auraient pu s’offusquer.

      3. Vous devriez vous réjouir au contraire que le commentaire initial de Bétov suscite autant de commentaires venant apportant des arguments à décharge pour la religion. Les religions ont suffisamment de ressources en elles-mêmes pour pouvoir supporter les critiques. Ou alors c’est qu’elles revendiquent le monopole de la vérité et réduisent leur rôle à la seule défense des rites et de l’institution. Mieux vaut-il donc une Eglise inquisitoriale jalouse de ses prérogatives ou bien une Eglise affaiblie mais dont le message de paix et d’amour rayonne largement au delà de son périmètre ? Nous touchons là me semble-t-il toute la question du rapport entre l’existence du spirituel et l’institution censée le porter, le propager. Les Eglises catholiques sont aujourd’hui désertées, les curés sont vieux, mais le leg culturel et spirituel de l’Eglise est immense. Autrement dit les valeurs chrétiennes se sont sécularisées, ce qui représente la victoire historique du catholicisme. Evidemment, on peut toujours se poser la question de savoir si le message évangélique demeurerait transmissible en dehors de toute institution religieuse en tant que celle-ci comporte une dimension collective sans laquelle le religieux perd de sa substance. Autrement dit une religion totalement sécularisée n’est plus une religion. Il faut bien le dire, bon nombre d’athées et d’incroyants demeurent fascinés par le symbolique religieux, preuve qu’il ne manque pas de ressources.

      4. @ Tigue

        « Vous ne devriez pas vous sentir agressé, car il n’ a insulté personne. » C’est vous qui le dites et je crois que vous avez mal regardé.

        « Vous ne devriez pas vouloir le faire taire » Je ne cherche pas à le faire taire, si c’était le cas, je m’y prendrais autrement, je dis que la modération est sélective, c’est très différent.

        « Vous devriez ressentir de la compassion pour lui si bien sûr, vous êtes ce que vous dites être. »
        Je crains que le temps de la compassion ne soit passé, vous devriez demander à Jérémie.

        « Quel appui inespéré a la position de Betov ! Chapeau l’ artiste. »
        Vous prenez vos désirs pour des réalités, Betov n’a aucune position, ce qu’il dit est une bouillie idéologique mal digérée, un relent bouffe-curé à la mode dans un milieu qui se croit à gauche mais qui n’est nul part tellement il est indigent intellectuellement.

      5. Ce n’est pas non plus parce que Julio Iglesias a survécu à Brassens qu’il faut se mettre soudain à douter de l’existence de Dieu.

    1. @ Jean Valjean, 30 août 2011 à 00:33
      Vous avez écrit :

      tellement il est indigent intellectuellement

      Betov n’a insulté personne, mais vous …

      1. @ Alain V

        « Betov n’a insulté personne, mais vous … »

        -Prendre ses références dans ce que l’humanité peut produire de plus immonde – la religion –
        -Toutes les religions, même les orientales, sont résolument d’extrême droite.-
        -Quant au contenu qualifié de « spirituel » pour le gogo-culcul-bizounours, il est strictement vide-
        -Les idiots peuvent croire aux elfes ou en la vierge Marie si cela leur chante.-
        -Quand à la religion, c’est un crime à plusieurs titres. Crime contre l’esprit tout d’abord puisque la chose consiste à croire collectivement que ce qui n’existe pas existe.-

        Si ça n’est pas insultant, je suis le Pape !

        « Pour quiconque a fait des études de théologie, il est difficile de trouver où il y a encore de l’amour dans le dogme (la loi) catholique… »

        Nous y sommes ! Mais ceci est une affirmation purement gratuite, maintenant, je ne vais pas défendre l’église, je suis Chrétien-Anarchiste (mais pratiquant, il faut encore que ça ai un sens !) pas un défenseur du dogme, je n’ai qu’un seul maître et il ne porte pas de mitre mais une couronne d’épine.

    1. Si on lit bien il est écrit déficit interdit sauf dans tous les cas où il est nécessaire…
      Paroles, paroles… (pour rassurer Les Marchés? ).

  12. On ne sait pas où on va mais on y va !

    Après tout qu’importe la destination ne dit on pas que c’est le voyage qui est le plus intéressant ?

    Pour les banquiers centraux il reste encore quelques possibilités : les oeufs à Sainte Claire où les
    prières à Sainte Rita, patronne des causes désespérées.

    Il suffit (mais c’est indispensable) d’y croire…

    1. On ne sait pas où on va mais on y va !

      Je me dois d’avertir d’autres gens à mon autre façon de décrire la crise, on se dirige en fait vers une plus grande tribulation mondiale.

      Beaucoup de gens vont grandement défaillir sur place, ça ne sera pas non plus du cinéma, de la science-fiction, de la radio, du people, du pipo, mais bien quelque chose de plus en plus réel et visible, bien plus inévitable pour l’humanité vendue de ce temps là, peut-être même que nous en sommes plus très loin d’une plus grande vente au rabais.
      Il suffira même de très peu de minutes pour en ressentir déjà les premiers effets de convulsion et puis ensuite un peu partout au niveau des pattus et de l’estomac, que se disent déjà certains banquiers en coulisses et un peu dans la grande tremblante du mouton.

  13. Les poissons de mer avalent la “pilule”
    Les hommes politiques font avaler la pilule au peuple.
    C’est la méthode Jean-Claude Juncker, Premier ministre, ministre des finances du Paradis Fiscal luxembourgeois, gouverneur de la Banque mondiale de 1989 à 1995, ancien gouverneur de la BERD et du FMI:

    « D’abord nous décidons quelque chose, ensuite on le lance publiquement. Ensuite nous attendons un peu et nous regardons comment ça réagit. Si cela ne fait pas scandale ou ne provoque pas d’émeutes, parce que la plupart des gens ne se sont même pas rendus compte de ce qui a été décidé, nous continuons, pas à pas, jusqu’à ce qu’aucun retour ne soit possible… « . (Jean-Claude Juncker dans une interview Der Spiegel n°52/1999 p.136)

    Crise systémique, capitalisme à l’agonie … Et pourtant, trop gentils d’y voir hommes face à la tempête. Aucun mot sur l’euthanasie. Uniquement sauvetage financier et endettement publique sans contrôle publique. Ils n’ont pas tout dit et ils ont fait …

    Prions pour que la « féminisation industrielle » des poissons que nous nourrissent nous prépare à l´émancipation, l’échange (troc) et le don.

    1. Ce week-end à propos de la crise, j’évoquais avec des amis ces propos de J-C Juncker.
      Ne trouvez vous pas que ce Monsieur, président de l’Euro-groupe si je ne me trompe, est étrangement silencieux en ce moment alors qu’il était plutôt du genre expansif au début de la crise ?

      Là où je suis d’accord avec lui c’est qu’aucun retour en arrière ne sera possible car cela va lui (nous) pêter à la figure prochainement.
      Les émeutes dans les divers pays étrangers sont une répétition de ce qu’il risque de se passer ici.

      Ils ne l’avait pas prévu et pourtant ils ont tout fait pour y arriver : là-bas comme ici.

  14. Donc pour résumer:
    Interdiction des paris sur les fluctuations des prix.
    Bancor.
    Quotas de pêche.
    Cochons sur paille.
    Poules en plein air.
    Prairie temporaire.
    Maison à énergie positive.
    … Et cabane pipi au fond du jardin avec épandage sur roseaux.
    Ce n’est qu’un début, mais c’est déjà tout un programme!

    1. @Michel Martin

      Cochons sur paille.
      Poules en plein air
      Prairie temporaire.
      Maison à énergie positive…
      Et cabane pipi au fond du jardin avec épandage sur roseaux.

      Pfouuu… C’est tout ? Pas un peu gourmand le décroissant-pur beurre bio là ? Va en falloir d’la place sinon pour loger les 30 millions de foyers français… La SAU en France c’est beaucoup, 27 millions d’hectares, mais à ce régime… Et l’Europe des 27, avec ses misérables 172 millions d’hectares, ses 13 millions d’exploitations agricoles dont 2,5 millions d’une taille supérieure à 12 équivalents hectares-blé, n’en parlons pas.

      1. Très juste, Vigneron : les productions animales consomment 12 fois plus d’énergie sous forme d’alimentation concentrée (céréales, soja…), 25 fois plus d’eau et 10 fois plus de surface agricole que les productions végétales.
        Donc, vive les végétariens et, nous, qui sommes encore carnivores, essayons de modérer notre ruée vers la bidoche (en plus c’est moins cher, meilleur pour la santé et cela diminue l’agressivité).
        Adieu veaux, vaches, cochons couvées et allons vers les potagers, urbains ou autres.

      2. @Alain A

        Ya pire que l’omnivore lambda. Ya aussi le bio-puriste neuneu à la Marlowe qui se pique de ne bouffer que du boeuf bio, boeuf bio qui doit se bouloter son hectare de bonne prairie pendant trois ans mini, plus le reste bien sûr, avant de mériter son label casher-bio. Sans jamais avoir tiré le moindre brabant évidemment…
        Bref, du boeuf pour les boeufs. Et friqués ces boeufs là, mais fiers, très contents d’eux, et très cons aussi.

      3. @Saint Martin

        Si t’es écolo, alors abstiens toi de promouvoir la maison individuelle et la ville à la campagne, please. Vive les villes verticales, les grands ensembles, la concentration urbaine, les tours ! Ça suffit ! Rasons ces immondes, tentaculaires et foisonnants lotissements de sam’suffit !

      4. @Martin-pêcheur

        Au fait, tu dois être tout joisse, non ? Excité comme une puce. Avec ta nouvelle amie Pécresse qui nous ré-exhume ta chère TVA sociale… enfin « ta », celle du programme à Sarkome quoi…

      5. @u cercle aviné de l’apôtre disparu,

        Bonjour,

        La vendange grogne, sans circonscrire la vigne ronde au cercle du chiffre appauvrissant…

        Besoin de m’refaire un squelette, tu partages ton fief un peu, j’te prête ma double paire bras jambe?

        Quitte à se labelliser, mousse t’a chu du conte cistercien..

        Belle journée, mes plates pour le toutoiement.

        Con, frottons nos exigences salutaires?

        Un petit canon peu exigeant.

        jeromecristina@hotmail.com

      6. @ Vigneron,
        Pour Saint Martin, je suis d’accord avec toi sur le meilleur bilan écologique urbain, comparé aux petits royaumes lotis. Mais la question de l’effet du pipi sur les poissons reste entière.

        Pour Martin-pêcheur et la TVA dite sociale, ça m’étonnerait que ce qui est proposé me convienne pour plusieurs raisons: 1) c’est l’ensemble de la proposition fiscale et de la protection que je propose qu’il faut juger, et elle est beaucoup plus progressive que ce qui existe.
        2)la TVA de Valérie sera sans doute en plus et non pas dans le cadre d’un transfert entreprise vers citoyen.
        3)je propose d’assortir la TVA d’un crédit d’impôt sur la conso qui rend la TVA très progressive.
        Mais bon, tu sais tout ça et tu préfères sans doute taper sur les patrons amalgamés à l’entreprise sans vraiment saisir que tu touches aussi l’emploi. Rappelles toi: 28% pour les PME, 11% pour les grosses et 8% ou moins pour les très grosses. Comment tu comptes faire pour aligner les Grosses sur les PME en matière de cotisation citoyenne?

  15. Les origines de la crise.

    (…) Mais la gratitude est ici aussi inutile que le blâme. Il est bien plus urgent de comprendre que la crise des marchés financiers, loin d’être causée par la spéculation, est plutôt, à un niveau bien plus fondamental, le fruit d’une contradiction structurelle dans le mécanisme de la reproduction capitaliste. Cette prise de conscience pourrait s’avérer essentielle pour les conflits sociaux à venir.

    Un excellent article de Norbert Trenkle, datant de mai 2008, intitulé :
    Séisme sur le marché mondial. Des causes sous-jacentes de la crise financière.

    disponible sur http://palim-psao.over-blog.fr parmi d’autres articles non dénués d’intérêt pour ceux qui veulent compléter leur information et discuter des origines de la crise.

    1. Quand un fusible pète , c’est un peu rapide d’ impliquer la cause du défaut au fusible (contradiction structurelle ..etc ..)

      1. @ Kercoz,

        Bonjour,

        Amha, ce texte mérite une lecture tranquille.

        Douze page ne font pas une cène économique..certes

        La redistribution sémantique opérée sur les termes communément usités en écodogmie offre à elle seule un aspect intéressant pour une dichotomie de réflexion personnelle.

        Ce lapidaire fusible me remémore encore ce besoin de sens, étendu « directionnellement » à l’électricité où il me reste un indécrottable doute en résonnance forme de non-sens, ou encore cette perception sensuelle du temps horloge, re-confortée en permanence par la pratique, la vie quotidienne, les autres…

        Kercoz souvent vous écrivez force réflexions intéressantes, chacun peut devenir un maître architecte dans le cadre de son alphabet conceptuel personnel, le plus ardu étant d’échanger avec bonheur nos constructions avec autrui dans le cadre de nos individualités, rimerait ici pour moi avec cette « insoutenable légèreté de l’être » de Kundera, transverse méta expression dans ma géognosie perso par exemple dans notre contexte particulier d’échange virtuel en temps sub luminique.

        D’où la sagesse nécessaire de l’humilité à humour partageable d’un « je sais que je ne sais pas », qui respect les crètes chaotiques de nos entités en sollicitation permanente.

        Votre approche « fractale », si mon appellation « réductrice » ne vous heurte pas, des groupes humains organisés socialement, contient beaucoup, le terrain pratique ou réel de son expression la rend pénible pour vous à partager et pour beaucoup à considérer avec ouverture d’esprit.

        Elle rappelle également la forme la plus pérenne d’organisation sociale humaine à ma connaissance, les aborigènes, quasi automatiquement irrecevable comme exemple intéressant ou modèle fut-ce partiellement « exploitable », car ces cas nous resituent dans nos carcans structurellement acquis par notre réel individuel social, culturel, historique and so on…

        Je me permets de postuler, en toute bonne foi et espiègle malice, que la hauteur et la capacité d’éloignement au réel subjectif commun de votre esprit, dispose des leviers conceptuels nécessaires à l’accueil de ce texte qui les premières pages, je l’avoue, m’a « gratté » un tantinet..

        …L’ai donc laissé en paix, pour revenir plus courtoisement comprendre mes préventions en sa compagnie. Ne sollicitant pas d’adhésion à un dogme nouveau, il m’a semblé acceptable de lui laisser élargir le champ sémantique intérieur, enfin cette permissivité pourrait, par humour, s’identifier à un phénomène électrique, et non une délibération égotique de mon petit tribunal schizophrénique intérieur.

        C’que j’en dis, cher Kercoz, c’est, sans préjudice, la foi irrationnelle en votre intelligence, sans vous « canoniser » d’office, bien entendu..vous l’aurez saisi, votre prévention me fait simplement vous tendre « une perche », une main. La suite, à vôtre interprétation réactionnelle…

        Il est vrai que d’oeil de haricot en fin de cyclone, nous aurions souvent tendance à chercher un petit trou de ver pour y planqueter nos graines de raison individuelle.

        A vous lire

  16. Quand c’est pas de Karl Marx c’est encore de religion et de prière que Paul Jorion préfère plutôt me causer sur son blog, du coup je me sens vraiment de plus en plus inutile à quoi que ce soit.

    Si j’étais le Pape j’essaierai surtout de moins faire dormir les gens à l’église, on ne sait jamais quand même s’il était parfois question de savoir mieux également prendre ses jambes à son cou, si si je vous assure je crains vraiment le pire dans un tel monde de fous.

    En matière de Refuge on ne fait guère mieux de nos jours pour le meilleur ami de l’homme, mon pauvre petit chien à toi aussi on te demande bien plus de choses pour pouvoir encore y échapper Corps et Ames.

  17. a Betov

    Je vous conseille de voir ou revoir, le film Contact avec Jodie Foster.

    http://www.youtube.com/watch?v=-FbSPXC4btU&feature=youtube_gdata_player

    L histoire est celle d’ une scientifique pour qui la religion est un simple folklore.
    Elle cherche des preuves de l’ existence d’ une vie extra terrestre.
    Elle a en horreur les fanatiques religieux qui veulent imposer leur point de vue extrême a tous.
    Or ceux ci ne veulent pas qu’ une non croyante soit l’ émissaire des humains pour le premier contact avec la civilisation extra terrestre qui vient de se dévoiler.
    Elle parvient a faire le voyage.
    La fin est surprenante. Ce n’ est finalement pas un film de science fiction, c’ est un film qui parle des hommes et de leur capacité à croire. C’ est sans doute ce qui les caractérise.

      1. a Chris

        « La théière de Russell, parfois appelée théière céleste, est une analogie évoquée par Bertrand Russell (1872–1970), pour contester l’idée que c’est au sceptique de réfuter les bases « invérifiables » de la religion. »

        Mais pourquoi faudrait-il les réfuter ? Ou ne pas les réfuter ?
        Une croyance religieuse n’ obéit pas a cette logique là.

        C’ est comme pour le paradoxe de l’ œuf et de la poule : « lequel fut le premier des deux ? » est une question qui n’ a pas de sens dans le cadre ou elle est posée.

        Un œuf (« de poule ») qui ne viendrait pas d’ une poule, ne serait pas un œuf, et une poule qui ne viendrait pas d’ un œuf ne serait pas une poule.

        On aboutit a une impossibilité parce qu’ une telle configuration n’ existe pas (ainsi). Il est donc inutile d’ en discuter la valeur de vérité sur de telles bases.
        Si vous croyez qu’ il existe une « poule primitive » qui génère un œuf, alors cette croyance est vraie, mais d’ une autre façon. Il faut accepter de définir cette poule primitive, et d’ imaginer qu’ elle n’ a pas d’ ailes, ni de bec, qu’ elle comporte des parties métalliques, des tubes, des centrifugeuses, des colones de chromatographie… Un labo de génie génétique en gros…

        Ce qui est intéressant c’ est de savoir si vos spaghettis volants vous aident a vivre, s’ ils donnent un sens a votre vie. Ou tout au moins, s’ ils peuvent donner une explication raisonnable aux phénomènes physiques ou conceptuels. Ça c’ est moins sûr.

      2. @Tigue,

        un peu de respect pour ceux qui croient au monstre de spaghettis volant!
        Je n’y crois pas, mais je respecte ces croyances tout autant que celles basées sur des mythes inventés par des gardiens de chèvres il y a plus de deux mille ans.

    1. Une scientifique américaine brillante à la recherche d’une intelligence extraterrestre se heurte sans cesse à l’incrédulité des personnes les plus cartésiennes et concrètes de son temps, qu’elle croise dans son monde et cela même après avoir fait une autre rencontre plus surprenante dans sa vie et autre part par le biais d’un nouveau procédé scientifique. Et si les petits hommes verts ou gris de l’univers avaient au contraire un rapport et un contact au divin ou à la vie bien plus méritant que la plupart des hommes les plus bornés et limités de notre temps ? La c’est sur on ferait déjà beaucoup moins les fiers et les gros bras en société.

      1. Bien vu Jérémie.
        Faut pas trop vous prendre la tête Jérémie.
        Il y a pleins de chemins, et cette scientifique a trouvé le sien pour arriver au même endroit que vous. Vous voyez, la réflexion a avancé depuis le nom de la Rose.
        Respectueusement.

  18. Nous avançons vers le cygne noir saxo bank numéro 1


    La Réserve fédérale sera sur le banc des accusés au deuxième semestre. Sa politique monétaire a conduit au déclenchement des crises immobilière, bancaire et de la dette publique. Le Congrès devrait empêcher la Réserve fédérale de doubler son bilan et l’amener peut-être même à remettre en cause son double mandat de stabilité des prix et de faible chômage.

    1. Un seul mot pour décrire la situation, un mot de mer:

      vague scélérate.

      Une vague énorme, incommensurablement grande, gonflée par la force de plusieurs catastrophes à la fois hautement improbables et pourtant simultanées. P Jorion avait parlé à juste titre il y a quelques temps de « soliton ».

      Et pourtant tous ces événements concommitants avaient été annoncé de longue date. L’internet est une hune incomparable pour celui qui sait en tirer partie.

      C’est bien pratique les solitons, car ils permettent de parfaitement nier l’évidence de ce qui est en train d’arriver, puisque de toute évidence, un soliton « ça ne se peut pas »

  19. Par rapport à la surpêche, on s’est aperçue que les zones abîmées, si laissées telles quelles, se repeuplaient très rapidement (quelques années) mais cerise sur le gâteau, en recréant des écosystèmes quasi similaires en terme de complexité !! Bon ça ne résout pas le problème des hormones (qui ne concerne pas plutôt les fleuves ? dilution oblige) mais pour une fois que je lisais une bonne nouvelle, je me suis dit que ça valait le coup de partager…

    1. C’est le concept de réserve naturelle, pas très nouveau. On sait faire une résevre là où la vie était mal en point, on sait la préserver. Mais cela n’est pas la planète et ça ne nourrit pas 7 milliards de personnes.
      Ou bien on invente la jachère maritime? Pour ce qui est de la diversité/complexité il s’agit surtout des zones littorales je crois. Pour ce qui est des quotas, c’est plus un jachère dans le temps… Ce qui cause le plus de problèmes sur ce point encore, c’est pas de savoir comment faire, c’est sa compatibilité avec notre économie actuelle, et sa mondialisation. Demandez aux baleines, elles vous diront!

      1. Non, non, rien à voir avec le concept de réserve naturelle (encore qu’on devrait multiplier les zones sanctuaires sur la planètes, tant sur terre que sur mer,AMHA). Là on parle de milieux TRES dégradés qui se reconstituent en peu de temps à l’identique. Une résilience exceptionnelle !

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