LE DÉMENTI PAR LES FAITS

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

M. Geithner, le Secrétaire au Trésor, le ministre des finances américain, est récemment venu se joindre à une réunion de ses homologues européens pour leur expliquer qu’ils ne comprennent pas grand-chose à la finance. Le Fonds Européen de Stabilité Financière s’apprêtait à mettre en garantie les sommes que les Européens de la zone euro ont péniblement réunies pour venir en aide aux nations les plus exposées de leur club. Utilisez la formule de rehaussement du crédit propre aux produits financiers structurés, leur dit-il, et par un effet de baguette magique encore appelé « effet de levier » vos fonds de garantie seront multipliés par le facteur X. « Voilà ! », comme s’exclament les Américains quand ils veulent exprimer l’enthousiasme qui accompagne une évidence irréfutable.

M. Geithner aurait dû dire : « Utilisez la formule de rehaussement du crédit propre aux produits financiers structurés qui nous a si bien servis jusqu’ici ». Il ne l’a pas dit, retenu sans doute par une pudeur quelque peu excessive.

Quoi qu’il en soit, certains Européens furent immédiatement convertis. Mais pas le ministre des finances allemand, Wolfgang Schaüble, qui a parlé lui d’« une idée stupide » qui « n’a aucun sens ».

M. Schaüble n’a pas partagé mon expérience « de terrain » dans le monde des produits structurés mais cela ne l’empêche pas apparemment d’être parvenu aux mêmes conclusions : que la logique assurantielle qui sous-tend ces formules de rehaussement du crédit est inappropriée et fautive. Fautive sur le plan logique : les « événements de crédit » de la dette souveraine, le risque de défaut des États, ne sont pas rares et dispersés comme les sinistres que couvre le secteur traditionnel de l’assurance mais, soit absents durant les périodes de vaches grasses, soit fréquents et regroupés aux temps de vaches maigres (*). Fautive aussi sur le plan « expérimental » puisque démentie par les faits durant la période 2007 – 2008.

Le démenti par les faits est donc une valeur en baisse : la « science » économique l’a exclu de sa méthodologie dès sa mise en place dans le dernier quart du XIXe siècle et les autorités financières l’ignorent elles aussi depuis la même époque. Tous nos vœux les accompagnent dans ce téméraire défi à la dure réalité !

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(*) Pour une démonstration complète voir mon L’implosion (Fayard 2008), pages 89-96.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction numérique en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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101 réflexions sur « LE DÉMENTI PAR LES FAITS »

    1. Mais si, mais si.

      Vous verrez. Il s’en trouvera toujours une armée pour élaborer un montage permettant de gagner un peu de temps.

      Le problème est que le temps est devenu de plus en plus cher. Et avec la somme d’argent qui vous permettait d’acheter 6 mois de temps. Vous ne pouvez plus acheter que quelques semaines voir quelques jours.

  1. En parlant de démenti par les faits : voilà un beau non-démenti en préparation : le sénat passe à gauche mais l’ineffable Philippe Marini ne va pas finir de sévir : extrait du journal le monde :

    Le groupe UMP entend en effet que cette présidence revienne à Philippe Marini, sénateur de l’Oise et ancien rapporteur général de la commission des finances, aux convictions libérales très ancrées.

    Conclusion : il y a des projets en préparation qui ne doivent en aucun cas s’arrêter en SI bon chemin…

    1. Est-il possible de donner aux français le conseil de vérifier attentivement la teneur des prochaines Lois qui seront passées par les mains du Grand Marini ?

    2. Fabius a déjà répondu à la revendication de l’UMP sur la présidence de la commission des finances au sénat : c’est niet. En substance, son argument est simplissime : « on verra pour un strapontin à l’UMP quand les palais de l’Elysée et Bourbon seront à nous… ». Et Marini peut aller se rhabiller, préparer ses cartons et son jardin pour ses tristes vieux jours, son temps a passé, il est plus que temps de mettre quelques individus au rancart.

      1. Le Monde du 06.10.2011 : « Philippe Marini élu (sic) président de la commission des finances du Sénat »
        vous disiez ?

      2. Au moins c’est un message clair envoyer aux alliés du PS pour la présidence du sénat:

        Pour toutes discussions ou remises en cause au sujet du libéralisme c’est niette.

        Pourtant nos amis les communistes devraient être habitué à se faire enfler ou marcher sur le pied mais ils qualifient cette erreur de première erreur grave de la présidence, alors que le message est claire « Nous sommes aux manettes, merci pour vos voies, laissez nous faire. » E

        La déclaration de Fabius est tout de même marrante voilà un éléphant qui croyait encore avoir du pouvoir alors qu’il n’a plus visiblement que celui des rares journalistes encore attaché à son titre de Ministre qui date maintenant de combien de temps déjà? Bientot sa voix ira rejoindra celle de jack Langue on lui souhaite de garder le sourire !

  2. Recapitaliser les banques et payer pour les grecs et personne pour s’insurger ????????
    les peuples sont ils fous ???????????

      1. Ce ne sont pas les peuples qui sont devenus fous mais les pouvoirs en place qui nous tiennent bien ferrés dans leur poigne. Les peuples eux sont en état de sidération.

    1. Les peuples ne sont sans doute pas fous mais ont peut-être d’autres centres d’intérêt plus immédiat. Il me semble que les gens « politisés » sont complètement minoritaires. Je ne leur jette pas la pierre ni ne les juge. Il y aurait un grand effort d’éducation populaire à faire, non ?

  3. Wolfgang Munchau (cité par Krugman et d’autres) dit au sujet de ce « CDO européen » :
    « This is the equivalent of putting explosives into a can, before kicking it down the road. « 

  4. La question est de savoir si M. Schaüble a été convaincant auprès des autres ministres européens ou s’il représente l’unique voix de raison ! Si la piste américaine est privilégiée, cela aboutirait à des nuisances.

      1. Quid de M. François Baroin ? 😉 le charme de M. Geithner pourrait s’avérer irrésistible pour ses homologues espagnol, italien, grec…

  5. C’est drôle ces gens qui comprennent peu les statistiques et voient des courbes en cloche partout, peut que c’est en se regardant dans un miroir. Remarquez ils ne sont pas les seuls, on voit ça ailleurs.

  6. Il y a aussi « l’analyse fractale des marchés » de Mandelbrot qui aborde le sujet de la concentration des événements. L’auteur en a tiré, selon ses dires, la théorie des fractales.

    1. Il y a eut aussi l’analyse mélodique, qui consiste à repérer les séquences d’événements qui se répètent, et puis on peut faire appel aux corrélations également, mais tout cela l’explique pas le rebond d’aujourd’hui qui est dû à des décisions politiques, qu’aucun programme ne peut anticiper. La bourse est à la joie, et le contribuable à la peine, mais c’est le scandale de trop !

    2. La TH. du Chaos ne peut fonctionner sur les marchés ….Pour qu’elle fonctionne , il faut que le système soit complexe des le début ….Le marché passe par une phase de linéarisation primaire …spécialisation a outrance qui fausse le modèle , et ne peut autoriser les bénefs de la complexité ultérieurement (stabilité par les attracteurs par ex) …les fractales sont des caracteristiques d’invariances d’échelle qui permettent l’hypertrophie d’ un groupe de groupes en absorbant les déviances qui devraient les interdire ….mais au départ il faudrait des groupes non spécialisés , en autarcie forte .

  7. Un minimum d’éthique dans un monde de brutes.
    Les vertus du protestantisme sont à la hausse, ces temps-ci.
    Leur vraie valeur, et donc leur seul problème, est qu’elles n’assurent à aucun la certitude d’être sauvé.

  8. Il n’y a que F.Barouin et sa suite pour jalouser un T. Geithner. Faut pas s’étonner que ce dernier la ramène, faut pas s’étonner de l’état de délabrement de la maison Bercy.

  9. Rappelez-nous SVP un peu, Monsieur Paul, ce que vous appeliez « fait » il y a quelque temps ici-même. Il y était question du domaine du sensible, du partagé, etc.

    J’avais un de mes mentors au début de ma carrière de consultant en organisation qui répétait souvent « les faits sont têtus ». Et pourtant, ceux que nous avions en face de nous étaient souvent des gens très brillants, très instruits, très diplômés (J’avais le sentiment de ne pas l’être). Curieusement, ce public avait effectivement l’habitude de construire des réalités complètement différentes de ce qui était factuellement constaté et s’étonnait des conclusions présentées, voire s’y opposait farouchement pour mieux défendre la leur qui généralement avait été vraie 10 ou 20 ans auparavant.

    Je crois que vous avez rencontré ce genre de situations à maintes reprises.

    1. La théorie est toujours confrontée aux faits et à la manière dont on peut les tester. Darwin revient toujours aux faits.
      http://www.lenouveleconomiste.fr/culturellement-nous-sommes-formes-pour-creer-des-entreprises-12279/

      Il faut décloisonner l’université grâce à des approches transversales de plusieurs diciplines académiques. Pour cela, on a besoin d’anthropologues, de sociologues mais aussi de professeurs en management, en économie !

      Du boulot pour P Jorion ?

  10. http://www.lefigaro.fr/international/2011/10/03/01003-20111003ARTFIG00762-allemagne-face-a-la-crise-schuble-veut-plus-d-europe.php

    « Pour le très europhile ministre chrétien-démocrate, pilier du gouvernement d’Angela Merkel et dernier dinosaure de l’ère Helmut Kohl, « . «Sans notre ancrage dans l’Union européenne, la réunification pacifique de l’Allemagne aurait été rendue infiniment plus compliquée, sinon impossible», écrit Schäuble dans une tribune au quotidien Die Welt.

    … »«Sans un renforcement limité des institutions européennes, nous allons perdre à la longue la force de négociation européenne», prévient Schäuble. »

    «Personne ne peut contredire le fait, que l’État national a perdu le monopole de la régulation, et ce depuis longtemps, écrit-il. Et, de l’autre côté, personne ne veut d’un super-État européen qui essaierait seulement de transférer ce monopole vers une plus grande union. C’est pourquoi nous avons besoin d’une nouvelle forme de collaboration des États, de la “gouvernance”. Ainsi, l’État national n’est ni remplacé ni superflu.» Schäuble affirme également que «la mise en commun de la politique financière dans la zone euro doit désormais être complétée par des pas en direction d’une union politique, comme elle avait été réclamée au moment de la création de la monnaie unique.»  »

    Comme quoi, on peut être réaliste en économie, et idéaliste en politique : entre  » l’état a perdu le monopole de la régulation » (ah bon? s’il l’avait, il ne l’a pas perdu : il l’a transféré à des instances qui dérégulent.), et « la réponse à la crise actuelle «ne peut être que plus d’Europe» » (le « régulateur »?!?), j’ai l’impression qu’il y a un second problème : comme « personne ne veut d’un super-État européen », la solution est un numéro d’équilibriste de la plus pure langue de bois : « C’est pourquoi nous avons besoin d’une nouvelle forme de collaboration des États, de la “gouvernance”. Ainsi, l’État national n’est ni remplacé ni superflu. ».
    Encore un coup de l’Aufhebung!!!

    Sans compter la comparaison réunification allemande/union européenne et les trémolos pour attacher les allemands à l’UE…

      1. http://www.lalibre.be/debats/opinions/article/689950/le-terrorisme-financier-aura-t-il-raison-de-la-democratie.html

        à zerodeconduite
        6 octobre 2011 à 09:24

        dans l’absolu oui : la gouvernance est au gouvernement ce que le manager est au chef d’entreprise : un manager politique, c’est à dire un technicien de gestion, c’est à dire le contraire d’une volonté générale.
        cf raffarin I II III IV, et sa « bonne » « gouvernance » « citoyenne » (un adjectif de plus au dico. à la place de civique…on se demanderait presque pourquoi… 😉 ) dont la décentralisation est en train de remonter à la surface via l’affaire Dexia.

        Transposé à l’UE, c’est carrément une formule magique pour faire passer la pilule : Schäuble veut plus d’état mais pas un état européen ni un état national : en gros il parle de coopération internationale…mais sans nations.

        Cette histoire de gouvernance ne prend sens que quand tous le monde concerné est à peu près d’accord sur le but et les moyens (pour filer la métaphore, par exemple lors d’un périple en bateau : l’art de naviguer n’implique pas les décisions ou les avis des passagers ; ils ne s’accordent « que » sur le but.). Et elle ne surgit dans l’Histoire que lorsque les accords de commerce internationaux (typiquement, l’OMC, ou plus local, la banque centrale quand elle est indépendante du pouvoir politique (le contraire n’étant pas vrai)) commence à contraindre les gouvernements. Par exemple la « règle d’or ».

        La gouvernance n’est pas vraiment mauvaise en soi (on peut avoir raison contre la majorité), mais clairement, elle est non démocratique, d’autant plus complétée avec la croyance en une science économique holistique et indépassable.
        (Et avoir raison contre la majorité, si cela arrive (un peu comme aujourd’hui), cela pose aussi bcp de problèmes quant à la réalisation des décisions, jusqu’à une inapplicabilité parfois.)

        « gouvernance = anti-démocratie » en gros oui. Mais je préfère préciser en quoi, sinon je trouve que l’on retombe vite dans le discours slogan (déformation due à ma formation aussi sans doute) : les moyens, la technique ou la raison, ne savent pas définir une fin, seule la volonté le peut.

      2. @ sylla,

        En gros et en détail -> gouvernance = anti-démocratie. Pour toutes les bonnes raisons que vous avez parfaitement éclaircies mais aussi et surtout parce que ce terme ne signifie rien d’autre que le fait que le gouvernement (cad le pouvoir) n’est plus là on tout le monde le voie c’est-à-dire dans les institutions faisant l’objet d’un consensus social et politique depuis, disons, les lumières mises en application dans les Républiques, avec une élection qui sanctionne la volonté du peuple.

      3. oui : de fait le manager suit l’assemblée des actionnaires…

        « c’est-à-dire dans les institutions faisant l’objet d’un consensus social et politique depuis, disons, les lumières mises en application dans les Républiques, avec une élection qui sanctionne la volonté du peuple. »
        100% d’accord (sauf « depuis les lumières » : on peut changer d’avis ou de paradigme, par exemple la banque de france fut nationalisée) :

        ajouté récemment à la constitution, avec l’adoption par le parlement du traité de lisbonne contre le referendum :
        ARTICLE 88-1.
        La République participe à l’Union européenne constituée d’États qui ont choisi librement d’exercer en commun certaines de leurs compétences en vertu du traité sur l’Union européenne et du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, tels qu’ils résultent du traité signé à Lisbonne le 13 décembre 2007.
        ARTICLE 88-2.
        La loi fixe les règles relatives au mandat d’arrêt européen en application des actes pris par les institutions de l’Union européenne.
        Article 88-4.
        Le Gouvernement soumet à l’Assemblée nationale et au Sénat, dès leur transmission au Conseil de l’Union européenne, les projets d’actes législatifs européens et les autres projets ou propositions d’actes de l’Union européenne.

        texte de 1789, intégré à la constitution française :
        Art. 2. –
        Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression.
        Art. 6. –
        La Loi est l’expression de la volonté générale. Tous les Citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs Représentants, à sa formation.
        Art. 16. –
        Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n’est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution. (à comparer avec la « constitution européenne »…et ce qu’elle mène en Grèce…)

      4. Je préfère cependant les élèments de réflexion de Sylla , aux raccourcis flous de Zérodeconduite .

        Sur le fond , si j’ai bien reperé la critique de la gouvernance voire de la démocratie , je n’ai pas noté de contre-proposition acceptable sauf à évoquer « le peuple » . C’est un peu court comme règle de vie ensemble .

        Sur le fond toujours , je réaffirme que je préfère un sytème hiérarchique que l’on bouscule quand il déconne , que l’A -narchie ( au sens premier de sytème ) où personne n’est responsable devant personne , et qui a pour moi le même vice que le capitalisme fou : le loup dans la bergerie .

        Alors je reste pour une forme de gouvernance par commodité opérationnelle , même si je reste , avec mon russe favori , convaincu que ce ne sont pas les gouvernants ( ni le jus de cervelle des blogs) qui font l’histoire .

      5. à juan nessy
        6 octobre 2011 à 21:56

        « Sur le fond , si j’ai bien reperé la critique de la gouvernance voire de la démocratie , je n’ai pas noté de contre-proposition acceptable sauf à évoquer « le peuple » . C’est un peu court comme règle de vie ensemble . »
        C’est vrai, c’est court, mais c’est un peu le problème : qu’est ce qui relève de compétence technique (gouvernance, technocratie, gouvernement scientifique, qu’importe le nom), du nécessaire, et a contrario, qu’est ce qui relève de la volonté humaine (l’espace de liberté) ; ensuite vient la question de la coordination des volontés (je suis d’accord pour dire que « la volonté générale », c’est, aussi, (très) court : in fine il devrait y avoir accord aussi sur les modalités (avec ce problème supplémentaire que cet accord nécessite aussi un mode de décision).).
        Cela rejoint par exemple la discussion de mr Jorion sur « la science économique existe t elle? » : si oui, et qu’on la connaît, alors elle sera la gouvernance libérale, sinon…

        « Sur le fond toujours , je réaffirme que je préfère un sytème hiérarchique que l’on bouscule quand il déconne , que l’A -narchie ( au sens premier de sytème ) où personne n’est responsable devant personne , et qui a pour moi le même vice que le capitalisme fou : le loup dans la bergerie . »
        Tout système réel tend à être hiérarchique : une anarchie nécessiterait encore des instances de contrôle, pour vérifier si il y a ou non un ordre (cf certains indignés qui finissent par souci d’horizontalité par générer des gardes-horizontalité, ces derniers se voyant de facto octroyé un droit supérieur, et organisant les débats, puis les thématiques etc…) ; sauf confiance (mais dès lors, pas besoin pas besoin d’anarchisme…) : comme beaucoup de systèmes qui se basent sur « tous les Hommes de bonne volonté » (dans ce cas, qu’importe le régime : mauvais il tombera, bon il perdura).
        Je vous rejoins facilement sur la connivence théorique et pratique entre les deux systèmes qui sont des faces du libéralisme, ainsi que sur une hiérarchie non voilée

        « Alors je reste pour une forme de gouvernance par commodité opérationnelle , même si je reste , avec mon russe favori , convaincu que ce ne sont pas les gouvernants ( ni le jus de cervelle des blogs) qui font l’histoire . »

        Il y a quand même hiérarchie et hiérarchie : vous ne bousculez pas Stalline comme on a pu bousculer de gaulle. Ce ne sont pas les même constitution, et ce n’est pas le même bois. Vous n’avez pas non plus la même commodité opérationnelle entre bousculer sarkozy et bousculer barrosso…c’est pourtant ce dernier qui est à convaincre en premier…Justement, je pense que la gouvernance n’est que la partie visible de l’iceberg (comme zérodeconduite quand il dit « ce terme[gouvernance] ne signifie rien d’autre que le fait que le gouvernement (cad le pouvoir) n’est plus là on tout le monde le voie ») : là encore je vous rejoins, du moins en ce qui concerne l’UE : ce ne sont pas nos dirigeants qui font l’histoire…ils ont eu une occasion historique pourtant…

        Et quant à ce qui fait l’Histoire…bienheureux celui qui sait : n’est ce pas en fait un confort certain que cette « commodité opérationnelle »?

      6. @ Juan nessy,

        Sur le fond , si j’ai bien reperé la critique de la gouvernance voire de la démocratie , je n’ai pas noté de contre-proposition acceptable sauf à évoquer « le peuple » . C’est un peu court comme règle de vie ensemble .

        Vous rigolez ou quoi ? On a vécu des centaines d’années avec un gouvernement et sans gouvernance, parfait néologisme fédéraliste, et vous ne voyez sur le fond pas de contre-proposition à la gouvernance ? Relisez Montesquieu et sa théorie de la séparation des pouvoirs (sur lequel, sur le fond, on est gentillement en train de revenir au point de le rendre caduc) pour ce qui concerne les lumières.
        Pour le reste, je vous invite à renouveler votre étude concernant l’avènement de la République d’une part et le vote, censitaire avant de devenir populaire d’autre part.
        La gouvernance n’est rien d’autre que le rapt du pouvoir par une oligarchie qui prétend même plier le vocabulaire et la philosophie à sa façon de voir afin de trouver sinon une adhésion du moins le moins de contestation possible à cette prise de pouvoir ! Mais ces gens là n’ont pas tenu compte de toutes les leçons de l’histoire : la manipulation des masses ne suffit pas, il leur faudra aussi lutter contre des habitudes ancestrales et contre des repères ancestraux.
        L’avenir est souvent imprévisible pour les apprentis sorciers.

    1. extrait de l’excellent dernier livre « Nous on peut ! » de Jacques Généreux (page 33)
      _________________________________________
      Ceux qui nous content la prétendue mort de l’Etat nation semblent ignorer ou feignent de ne pas comprendre la différence entre une contrainte apparente et une contrainte réelle. Cette différence est pourtant d’une évidence simplissime. Prenez un enfant qui se passe des menottes en plastique pour jouer au prisonnier. En apparence, il est vraiment entravé et ses «marges de manœuvre» sont fortement réduites. En réalité, il se libère quand il veut, d’un simple tour de clé. Éventuellement, s’il a besoin de faire croire à ses camarades de jeu qu’il a les mains liées « pour de bon», il jette la clé aux égouts, sans dire bien sûr qu’il en possède un double. Et quand bien même il n’aurait plus de clé, il n’aura aucune difficulté à casser des menottes en plastique!
      Les gouvernements des grands pays capitalistes sont comparables à cet enfant. Ils ont fabriqué des menottes qui limitent leurs marges de manœuvre apparentes, mais qui, en réalité, les aident à mener le jeu qu’ils souhaitent. Tous ceux qui veulent nous convaincre de la fin du pouvoir politique national arrêtent leur argument aux apparences; ils se contentent de nous montrer en gros plan les menottes qui, à première vue, réduisent le champ des décisions possibles pour un gouvernement; ils négligent en revanche les questions essentielles. En a-t-il toujours été ainsi et, sinon, pourquoi, quand et comment les choses ont-elles changé ? Qui a passé des menottes aux États ? Dans quel but ? Avec quels effets réels sur le pouvoir des uns et des autres ? Le but du jeu a-t-il été atteint ?

      1. à RV
        Je ne suis guère convaincu par ces menottes en plastique pour parler des traités internationaux.

        « Tous ceux qui veulent nous convaincre de la fin du pouvoir politique national arrêtent leur argument aux apparences ». les apparences sont des traités signés au nom de la france. Le Fdg peut faire l’enfant et casser ces engagements, qu’il ne s’étonne pas des réactions internationales.

        Si dans l’absolu, un pays, d’autant plus s’il est démocratique (preuve d’un large consensus), peut envoyer bouler même ses partenaires historiques, il est irresponsable de la part de politiques de faire croire que cela se fera sans conséquences.

        « Nous on peut »

        .
        à part le resucé de la campagne d’obama (pas au FdG pourtant…), je cherche.
        Ils peuvent quoi…? désobéir? Une proposition politique d’une maturité déconcertante.

        Il prétend rester dans l’UE, tout en ne respectant pas les traités constituants l’UE.
        La bonne blague. A part une série de séance devant les tribunaux européens, pour manquement à nos engagements, que nous fera t il récolter?

        Sans compter que la soumission (« libre ») aux textes européens est maintenant inscrite dans la constitution française : un président FdG qui ne les respecterait pas serait rapidement contraint par le conseil constitutionnel (Giscard, Chirac, etc…) que quelques députés ou sénateurs ne manqueraient pas de saisir, avec au pire une démission du président (contraint qu’il est de respecter la constitution française.) FdG.

        « Ceux qui nous content la prétendue mort de l’Etat nation semblent ignorer ou feignent de ne pas comprendre »
        « ARTICLE 88-1.
        La République participe à l’Union européenne constituée d’États qui ont choisi librement d’exercer en commun certaines de leurs compétences… »
        Où l’état a disparu? Il a transféré, à peu près tout, mais n’a pas disparu.

        Qualifier ces traités de contraintes apparentes, c’est qualifier le droit de contrainte apparente, un exemple à suivre…du grand politique. Les contraintes réelles, c’est comme le dit Stalline, « combien de divisions? »? ou la dominante de Généreux : l’économie?

        Le verrouillage n’est pas qu’économique, loin de là.
        à moins que la constitution soit aussi en plastique…(retour à Stalline : « combien de division ».) : où s’arrêteront ils? Les droits de l’Homme, c’est du plastique aussi?

        Tous ceux qui prétendent changer l’europe ne prennent jamais en compte les 26 autres souverainetés (ni même l’état de leur propre droit : yaka faucon) : un délire franco français.

        Généreux devrait s’en tenir à l’économie…

  11. Inadmissible hausse des bourses aujourd’hui ! Les marchés n’ont même pas eu la décence de s’offrir une journée ou deux de forte baisse après deux événements majeurs comme ceux d’hier : faillite de Dexia et forte dégradation de la note italienne. A quoi bon puisque la divine sainte de la bourse, Angela Merkel, vient d’annoncer qu’elle était favorable à une recapitalisation des banques! En somme, c’est encore le contribuable qui va payer. En ce qui me concerne, j’ai largement dépassé le stade de l’indignation et je pense que je vais réunir quelques volontaires dans mon quartier pour informer les citoyens et les inciter à véritablement agir.

    1. Ne vous inquietez pas meme les traders n’y comprennent plus rien.Les mouvements sont manipules,j’ai croise un texte qui faisait etat de la creation, a l’epoque de Reagan, d’une sorte de brigade anti krach boursier,je pense que ces pratiques sont meme privatisees aujourd’hui.Amities a tous

      1. la bourse n’est pas le thermomètre de la vie économique ,c’est simplement un endroit ou on rase gratis . Une table de poker ou vous rentrez avec 1€ alors que les autres joueurs sont cavés à 10000€ .La Gréce dit ok à la troïka en ce qui concerne la mise au chômage de 30000 fonctionnaires -5% , Dexia va déposer son bilan +5% . Le caca-rente prend 4 points le pétrole prend 3 et vice versa . De quoi devenir GROGNARD

      2. Beaucoup de ces thèmes ont été largement abordés ici même.

        La BCE : ce qui est dit sur son rôle …ce qu’il en est réellement [ ce que nous connaissons, avec l’histoire allemande : et son obsession par rapport à l’inflation =) mais ne pas confondre inflation et hyperinflation =) l’inflation ( modérée, normale) tuant le rentier =) ce que refuse le Système. ( le brouillage des cartes entre la montée des prix , qui fait peur aux gens les plus modestes, et qu’on agite comme un épouvantail, et l’inflation, avec salaires indexés sur l’augmentation du coût de la vie, et croissance, baisse du chômage )

        =)

        ce que cela induit sur le plan politique, et notamment sur le blocage froidement décidé des politiques de Gauche =) dont la forte augmentation du chômage intégrée et voulue par le Système

        )

        suite d’un reportage d’utilité publique ( 4 à ce jour, et à suivre ) : l’émission commence vraiment vers 15 à 20°mn.

        «  Nous pensons tous les deux à l’Europe, mais pas à la même Europe« .

        http://www.franceinter.fr/emission-la-bas-si-j-y-suis-francfort-capitale-du-capital-iv
        puis sur là-bas.org

  12. Un peu d’économie politique (il n’y a pas que la crise boursière, dans la vie) : http://www.article11.info/spip/fetichisme-de-la-marchandise. On y lit comment la capitalisme moderne s’échafaude, et on y cherche comment s’y opposer. Très loin de la crise boursière, de l’euro et du reste. Très près de ce qui se passe en ce moment. Je dis ça ou je ne dis rien, c’est pareil, mais parfois j’ai l’impression que ça ronronne d’autosatisfaction, sur ce blog.

    Et aussi, puisque ça ronronne d’autosatisfaction et du sentiment narcissique que nous sommes en train d’expérimenter la fin du monde, il se trouve que la fin du monde (la fin d’un monde, en tout cas) était déjà là : http://www.thomassankara.net/spip.php?article351 (c’est une vidéo, dont la retranscription est ici : http://fr.wikisource.org/wiki/Discours_de_Thomas_Sankara_%C3%A0_la_vingt-cinqui%C3%A8me_Conf%C3%A9rence_au_sommet_des_pays_membres_de_l%27OUA. Étonnant, non ?

    1. Thomas Sankara était assassiné lors d’un coup d’état moins d’un mois et demi après ce discours. Hasard de l’histoire ?

    2. A propos de l’assassinat de Thomas Sankara, une pétition est en ligne à http://www.thomassankara.net/spip.php?article866 pour demander la vérité et notamment l’ouverture des archives en France.
      Le premier résultat de cette campagne, c’est qu’une demande d’enquête parlementaire vient d’être déposée au parlement français (voir à http://www.thomassankara.net/spip.php?article1097). Pour un savoir plus sur cette affaire voir un dossier complet à http://www.thomassankara.net/spip.php?article1104

  13. Bonsoir à tous

    Un politicien français de la troisième république avait répliqué, en pleine assemblée nationale, à un de ses contradicteurs qui lui opposait les faits:

     » Un fait, un fait! Qu’il y a t’ il de plus méprisable qu’un fait? »

     » Il y a là, n’est ce pas, de quoi se la peindre en vert! » ( Frédéric Dard)

    Cordialement.

    1. Les têtus sont donc méprisables…

      Quand on se cogne, ou on se les cogne, aux faits, c’est pas toujours plaisant.

    2. La citation est :
      «Je ne connais rien de plus méprisable qu’un fait.»

      Auteur : Pierre-Paul Royer, dit Royer-Collard, 1763-1845
      philosophe (!) révolutionnaire (!) adepte de la « Raison » (!)

  14. Rehaussement du crédit?
    Ambac a fait faillite fin 2010.
    Geithner n’aurait-il pas la mémoire courte et/ou sélective?

  15. Bonsoir mr Jorion,
    Je voudrais vous poser une question.
    Je comprends (sans doute mal) un point de votre article ainsi:
    Monsieur Geithner souhaite livrer à la spéculation cette somme collectée par des états européens lors d’une procédure de mise
    en garantie.
    Si c’est cela, pourquoi mr Geithner suit-il une logique de trader,
    et pas mr Schaüble ? (puisque je pars de l’idée qu’il y a soumission des
    dirigeants aux diktats du marché)
    Merci de votre travail sur ce blog.

    1. …peut-être parce que les « rigides » Allemands, « profiteurs » de l’euro et contempteurs du « Club Med », ont gardé, en bons archaïques qu’ils sont, un peu des conceptions capitalistes d’antan, d’avant le TINA Thatcher-Reagan-Chicago Boys, mais du temps du capitalisme rhénan.
      Bien sûr, ils se sont eux aussi globalement convertis au néo-libéralisme (leurs banques ont bouffé des « sub-primes » autant ou plus que les autres ; et il y a Hartz IV qui fait marner les prolos chômeurs à 1 euro de l’heure) mais il leur reste un fond de solidarité nationale (si les capitalistes de l’Ouest se sont rués sur l’ex-DDR comme la vérole sur le bas clergé, les gens de l’Est n’ont pas tout perdu au change, ayant pu échanger leur monnaie de singe communiste contre autant de marks sonnants et trébuchants) et ils restent producteurs de produits tangibles et recherchés.
      Comme l’aurait dit l’aimable Angela à l’homoncule Bush, qui s’extasiait devant la bonne santé de l’économie teutonne : « Vi kontinue to make Dings » !

      1. (si les capitalistes de l’Ouest se sont rués sur l’ex-DDR comme la vérole sur le bas clergé, les gens de l’Est n’ont pas tout perdu au change, ayant pu échanger leur monnaie de singe communiste contre autant de marks sonnants et trébuchants)

        Pour les économies des allemands de l’est (?), ce change était intéressant, pas pour les travailleurs qui d’un coup voyez leur travail sur évalué (+concurrence avec l’ouest=chômage)…

        Pour les entreprises, le taux de change fut différent (je n’ai plus le taux, en tout cas à l’avantage des racheteurs d’actifs). La petite histoire racontée par les médias allemands est que ce sont les allemands de l’ouest qui ont payé la réunification, la réalité à ma connaissance, c’est que ce sont d’abord ceux de l’est, et que les vrais grands gagnants (du pt de vue économique) furent…les grandes banques allemandes.
        http://www.monde-diplomatique.fr/1997/04/ROWELL/8076 « Qui a profité de l’unification allemande ? »

        Ce modèle s’étant exporté (pas tout seul bien sûr), fort de sa « réussite », à l’ensemble de l’europe, comme schéma d’intégration. mêmes causes, mêmes effets.

    1. On voit rien et c’est haché.
      Merci de mettre un meilleur lien si vous voulez qu’on en profite.

  16. Un fait : les ultra-libéraux ont gagné la bataille idéologique. Télés, radios, journaux, tous les éditoriaux leur sont acquis. Depuis 15/20 ans, je n’ai pas le souvenir d’avoir vu ou écouté ou lu un contradicteur de leur thèse à une heure de grande écoute ou dans un journal à grand tirage.

    Il leur reste une dernière bataille à mener : celle de la réalité. Contrairement à eux, j’en connais l’issue…

    1. Vous avez raison. C’est une langue morte, des images prédigérées qui tournent en boucle depuis longtemps et qui ne veulent rien dire.
      Pour nous laisser en fin de compte seuls devant un monde sec.
      Le corps & l’esprit ont faim.

    1. Très bonne émission j’ai trouvé!!! Les idées qui sont sur ce site semblent se propager, et émerger à d’autres endroits! 😀

  17. 37 eurodéputés soutiennent la lettre de l’eurodéputée Gabrielle Zimmer demandant à la mairie de bruxelles de laisser les indignés s’installer à Bruxelles

    1. Encore heureux! Espérons que les administrations policières n’entraveront pas la bonne marche du mouvement!

    2. Cette Marche des Indignés restera dans las annales comme un exemple de parfaite occultation médiatique…

  18. @Slane Je ne suis pas Paul Jorion mais la réaction de M Schaüble s’explique par le fait que l’allemagne fait parti de ces rares pays ou la rigeur budgétaire a encore un sens au niveau de l’état, ou on ne nomme pas des personnes au poste de ministre des finances juste parce que c’est des copins, tous les pays ne sont pas complètement pourris par la finance au même niveau que le royaume unis et les usa des pays ou l’industrie financière a plus d’importance et d’influence que dans tous les autres pays. D’autre part les allemands on été pour certains profondément irrités par la présence de Tim Geithner au sommet européen, c’est vrai qu’il n’a aucun conseil a donner vu la panade dans laquelle se trouve les USA et utiliser un effet de levier pour assurer les états contre la faillite c’est magnifique tellement c’est bête, ca revient a faire encore plus de dette mais ca fait joli sur le papier 2000 milliards d’euros en effet de quoi euphoriser les marchés , voila ou Tim en est chercher un bel effet d’annonce pour épater la gallerie, et Angella qui dit que l’europe est prete a recapitaliser toutes les banques si nécessaire ca ressemble aussi a un effet d’annonce on en est la….Mais non tout le monde n’est pas pourri ou incompétent ou corrompu mais dans la masse ca ne pèse pas lourd surtout quand il s’agit de faire des réformes de grande ampleur, c’est surtout la frilosité et le manque de courage politique qui domine car les élections c’est pour bientot il ne veulent pas avoir a assister au dénouement de cette crise en fin de mandat ,plutot en début de mandat ou plus reposant dans l’opposition -:).

  19. bonsoir, merci pour l’article

    juste deux remarques suite à la lecture des divers commentaires :

    1/concernant la bourse et ses mouvements, ils répondent à des règles techniques d’une part, et mettent du temps avant d’arriver à leurs objectifs d’autre part – je m’explique : croyez-vous que les « tenanciers » de la place vont aller d’un point A à un point B en ligne droite, et conformément à la nature de la situation économique ou à la lueur d’une publication macro, d’une faillite ou autre événement ? Bien sur que non, regardez le mouvement spéculatif de 2009, en 2010 et jusqu’à juin 2011, le « boss » a distribué du papier à qui en voulait, des centaines de milliards ne se passent pas sur le marché en 3 jours ni 3 mois, faut trouver de la contre-partie qui accepte de perdre (ca peut etre des banquiers qui font des erreurs, des hedge et toute la masse ou presque des petits porteurs du monde entier – ensuite, la trappe est tirée et les insouciants sont coincés
    conclusion : la volatilité actuelle peut déboucher sur un rebond technique qui durera, mais si la logique du fondamental doit l’emporter, sans réaction miracle des politiques voire de la société civile, la bourse finira par boucler son cycle de l’ère ultralibéral, vers 1750 ou 1000 points (plus bas 983 sur le cac je pense, depuis sa création)

    2/ beaucoup écrivent que les peuples doivent bouger, que c’est la société civile qui doit reprendre les rênes, mais vous-même, feriez-vous grève générale pendant un mois si on vous le demandait ? oui ? deux trois mois ?
    nous sommes tous coincés ou presque – et la décroissance, vous le feriez, abandonnez vos jouets électroniques et autres objets inutiles, faire le carré de jardin en bas de l’immeuble avec les voisins, éviter de consommer du 100% importé etc, etc ?

    je crois que la majorité d’entre-nous tient trop au confort (ou au peu qui lui reste pour beaucoup aussi) pour se révolter, attendons donc de voir où sera la limite entre le comportement du mouton qui s’en fout tant qu’il n’est pas lui-même touché et le comportement de la hyène, qui défend son territoire social et son bout de gras … ca pourrait durer quelques lustres encore …

    bon courage à tout le monde, et quand c’est ok pour la grève générale, prévenez-moi j’en serai 🙂

    1. à la question 2 je répond oui tout de suite, je dirai même que j’envoie des chèques aux caisses de grèves comme je l’ai fait plusieurs fois ces deux dernières années même si j’ai eu l’impression de le faire en pure perte, ce qui n’est pas une folie quand vous recevez, souvent plusieurs semaines plus tard les remerciement des dites caisses . . . donc oui c’est ok pour la grève générale . . . mais alors il faut organiser la sortie de crise parce que la contestation, même légitime, n’a jamais enfanté ex-abrupto un programme de gouvernement, donc oui, je suis preneur d’une « révolution citoyenne », ce qui n’est pour l’instant, au pire qu’un slogan et au mieux une idée généreuse et fédératrice, encore faut-il trouver les moyens de donner la parole aux citoyens, pas sur un blog, mais dans la cité, dans les affaires publiques, alors oui je suis preneur d’une constituante ici et maintenant en France . . . mais comment ne pas en rester au discours ? là est toute la question !

    2. « mais vous-même, feriez-vous grève générale pendant un mois si on vous le demandait ? oui ? deux trois mois ? »
      Oui, nous dans les Antilles, on l’a fait en 2009. Mais on était un peu seul quand même… Pays trop petits.

  20. Steve Jobs est mort ce soir. 1955/2011 RIP

    http://www.20minutes.fr/article/800574/steve-jobs-mort-annonce-apple

    Steve Jobs, the co-founder of Apple, has died, according to the company. He was 56.

    The hard-driving executive pioneered the concept of the personal computer and of navigating them by clicking onscreen images with a mouse. In more recent years, he introduced the iPod portable music player, the iPhone and the iPad tablet — all of which changed how we consume content in the digital age.

    Jobs had battled cancer for years, took a medical leave from Apple in January and stepped down as CEO in August because he could « no longer meet (his) duties and expectations. » cnn

    1. Et avec lui la fin du rêve américain ; sa disparition prématurée sonne comme un prélude à la fin de l’empire…
      La question « de quoi l’avenir politique sera-t-il fait ? » reste en suspend. Bien malin qui pourra répondre

  21. La dexiolite ne se soigne pas en augmentant la dose quotidienne de crédits avariés.
    seul un dexiolitique puissant permet d’assainir la situation.

    Dans un premier temps il suffit d’échanger le contrat souscrit par le débiteur par un prêt à taux zéro style BCE-Banque Privé.

    Dans un second temps il faut remonter maillon par maillon la chaine des créanciers et placer en situation de faillite le créancier ( dealer de substances dexioligène) qui se verra immédiatement retirer le droit d’émettre des titres de créances sur le marché européen.

    Nul doute que la chaine convergera très vite vers quelques responsables faciles à identifier e n’aura donc pas les conséquences cataclismiques que certains nous annoncent pour faire durer leur plaisir depuis trois ans.

  22. Il se pourrait que ni la flamboyance de Geithner ni la « solidité souabe » de Schäuble ne soient en mesure de nous tirer d’affaire.
    Evidemment, à continuer le jeu de rouler la dette avec des astuces toujours nouvelles ne peut que susciter la méfiance des investisseurs.
    De même, arriver à arrêter tout cela (« option allemande ») conduira d’une façon certaine à une crise systémique.
    Autrement dit, à se référer au bon sens et aux expériences du passé, la crise systémique est certaine.
    Sauf que la crise systémique est désormais si énorme que tous se tiennent par la barbichette.
    C’est un peu comme une menace nucléaire, il ne faut pas que qui que ce soit ne tire le premier.
    Palpitant, tout cela.
    Au fond, sous sommes, en quelque sorte, entrés dans une nouvelle ère. Une ère où tous découvrent que la monnaie n’est pas très solide. Aucune monnaie, nulle part, même pas le franc suisse.
    Et pour ne pas trop la fragiliser, il faudra bien prendre soin d’elle. Heureusement, nous avons du papier et de l’encre.
    Tous ceux qui détiennent ces énormes masses de monnaie liquide, pour l’essentiel destinées à des coups spéculatifs, à l’évasion fiscale et aux autres activités criminelles, savent aussi de mieux en mieux qu’il faut devenir très prudent dans la réinjection des ces fonds (je rappelle: au moins 90% de la monnaie liquide ne circule pas et est détenue par des particuliers ou les banques centrales sous forme de devises), car, sinon, une hyperinflation peut démarrer à tout moment, et cela détruira en premier lieu la valeur de ces mêmes détentions liquides massives.
    Autrement dit, la monnaie « réserve de valeur » est menacée par où elle à pêché:
    L’excès d’émission de monnaie centrale (obtenu du fait de la contrainte de la menace systémique permanente partout dans le monde) rend la notion réserve de valeur de plus en plus fragile et intenable.
    En quelque sorte, la menace d’effondrement et de destruction monétaire massive met la monnaie dans un état de liquidité supercritique:
    Un grain de sable pourrait la transformer en phase gazeuse (hyperinflation) ou la geler encore davantage au cas où les banques centrales refuseraient l’expansion continue de la masse émise (les banques centrales sont sous la menace du pistolet sur la tempe d’un effondrement systémique provoqué au cas où (velléité de la BCE de temps en temps) les banques centrales ne se plient pas aux « circonstances »).

    Il reste que cette situation est très hautement instable.
    Quelle simplicité et quelle stabilité pourrait-on obtenir instanément en passant au régime SMT!
    Mais cela nécessiterait que nous réalisions que nous ne sommes pas obligés de subir toujours et encore un régime monétaire qui, après avoir créé d’immenses dommages, finira en état hypercritique avant de s’effondrer toujours.
    Que nous réalisions que nous ne sommes pas obligés de subir le diktat d’une définition de la monnaie foireuse qui remonte à Aristote (moyen d’échange et réserve de valeur à la fois, ce qui est totalement foireux et intenable!) et que nos grands penseurs de l’univers économique sont infoutus de réviser!
    Non, la monnaie ne peut être réserve de valeur, sinon, elle n’est plus monnaie.
    J’en dirai plus à qui qui veut en savoir plus: johannes.finckh@wanadoo.fr

    1. Pourquoi affubler la monnaie de l’épithète foireuse ? Les causes de cette crise n’ont pas grand chose à voir avec la monnaie.
      Jacques Généreux explique très bien ce à quoi nous assistons depuis quelques années dans son dernier livre « Nous on peut ! », je cite (page 34 et suivante) :
      _____________________________________________________
      1) Notre régime économique actuel n’est ni naturel ni invariable. Il est issu d’une transformation historique des rapports de force en faveur d’une oligarchie déterminée à déconstruire tous les compromis sociaux et politiques construits dans l’après-guerre.
      2) Toutes les contraintes économiques censées limiter les marges de manœuvre des gouvernements ont été mises en place par les gouvernements eux-mêmes ; tous les prétendus pouvoirs des marchés et des gestionnaires de capitaux leur sont délibérément concédés par le pouvoir politique.
      3) Le but et l’effet partiellement atteints étaient de briser la résistance des peuples au modèle néolibéral en les soumettant à la pression d’une guerre économique mondiale entre les territoires

      4) Dans les pays initiateurs de ce processus, le poids et le pouvoir de l’Etat n’ont pas reculé, mais progressé. L’Etat a été privatisé au service des intérêts d’une minorité de privilégiés. c’est donc le pouvoir des peuples et la démocratie qui ont régressé, et non le pouvoir des gouvernements nationaux. De ce constat, il faut tirer une conclusion essentielle : ce n’est pas le pouvoir du politique sur l’économie qu’il faut restaurer (puisqu’il n’a jamais disparu), mais le pouvoir souverain des citoyens sur leurs gouvernements.

      5) Le but des néolibéraux est loin d’avoir été pleinement atteint. Dans bien des domaines , la mondialisation néolibérale n’a toujours pas eu lieu, parce qu’elle se heurte à la résistance des sociétés. C’est bien pourquoi, aujourd’hui en Europe, au lieu de protéger les peuples contre la crise du capitalisme, les gouvernements instrumentalisent la menace d’une catastrophe financière pour faire passer en force un modèle honni par les peuples qui ont commencé d’y gouter.

      1. Les causes de la crises sont pourtant exclusivement le résultats de la monnaie actuelle si mal fichue, réserve de valeur ultime qui s’oppose radicalement et totalement à la fonction échangeante!

  23. A ceux qui connaissent de près les agences de notation.

    On entend tout et n’importe quoi ces temps-ci à propos de Dexia et des conséquences de sa faillite.
    Il est question notamment des pronostics quant à la baisse ou pas de la note Française à cause des garanties apportées par la France aux déposants et ayant-droit.

    Est-ce que quelqu’un ici connaît les règles d’appréciation des agences, qu’on sache une fois pour toute de quoi l’on parle, nom d’un chien ? Ça éviterait les délires verbeux abondamment repris et commentés dans la presse qui fait ce qu’elle peut mais qui n’a elle non plus aucune grille de lecture des risques encourus.

    Dans le même registre, on a entendu ce matin Montebourg à France Inter dire n’importe quoi et glorifier le modèle d’endettement japonais. Pitiés, un volontaire pour aller lui parler.

  24. Meredith Withney, analyste « star » de Wall Street, sur CNN :

    « Beaucoup de banques européennes ne survivront pas »

    En pleine euphorie animée par les rumeurs d’une éventuelle recapitalisation bancaire en europe, pour ne pas l’appeler sauvetage, Meredith Withney déclare, sur CNN, »Beaucoup de banques européennes ne survivront pas »
    Cet expert qui avait prédit les nombreux problèmes pour Citigroup, avant la crise de 2008 et avait annoncé un possible effondrement du marché des obligations municipales aux Etats-Unis, a précisé que « de nombreuses banques européennes ne survivra pas aux prochaines une ou deux années ».
    « Les gouvernements européens ne peut pas sauver toutes les banques», justifie le président de Meredith Whitney LLC qui a noté que les politiciens européens seront contraints de «choisir des gagnants» et laisser tomber les petites institutions financières. « Si l’on regarde la composition des bilans des comptes de banques européennes, nous pouvons voir comment les banques américaines sont mieux capitalisées que les banques européennes », a t-il dit.
    De fait, Antonio Borges, directeur général du Fonds monétaire européenne, département international, estimait entre 100.000 et 200.000 millions d’euros, les exigences de capital pour les banques dans l’UE. Ces derniers jours, les analystes de Merrill Lynch Bank of America ont suggéré qu’en cas de récession, les institutions financières du Vieux Continent auraient besoin jusqu’à 100.000 millions d’euros, tandis que JP Morgan a soulevé la figure à 230.000 millions d’euros dans le cas d’un scénario de stress extrême.
    Whitney ajoute qu’au cours des 18 prochains mois, le défi sera de tracer une ligne entre les banques européennes soumises à un risque systémique ou non, pour élire les banques européennes qui auront un rôle dominant dans le secteur bancaire au cours des prochaines 10 ou 15 années.
    Lorsqu’on lui a demandé de savoir si les États-Unis pourrait résister à une chute de certaines banques régionales européennes, l’analyste a déclaré que, avec la valeur actuelle, « Wall Street serait prêt à faire face à la faillite de petites banques européennes».
    Toutefois, de leur point de vue, la question clé réside dans les perspectives de croissance économique ont considérablement diminué et la confiance qui s’est fortement dégradée. « L’Europe et les Etats-Unis ont subi un ralentissement de l’activité (?) Nous ne devons pas oublier que 80 pour cent du chiffre d’affaires de Wall Street sont venus des États-Unis et d’Europe, et maintenant les deux continents souffrent d’une détérioration structurelle qui prendra du temps à corriger »
    « D’autre part, en ce qui concerne les problèmes rencontrés par Morgan Stanley dans les dernières semaines, Whitney a déclaré que les chutes sont « inexplicables » parce que la situation dans le Vieux Continent et la volatilité des marchés ne justifie pas les doutes qui ont surgi autour de l’entité américaine qui a dû appeler au calme devant la chute des prix de l’action et de sa solvabilité. »

    1. ne justifie pas les doutes qui ont surgi autour de l’entité américaine qui a dû appeler au calme devant la chute des prix de l’action et de sa solvabilité. »

      !!!

      Ben voyons !
      Ah les innocents !

      les zuesses couleront avec nous, si s’obstinent à continuer la guerre financière !
      en tout cas, ce n’est pas la propagande dans nos medias mainstream, qui nous fera croire ce qu’ils disent ! la méthode coué ne marche pas !
      decryptons plus que jamais !
      Le Monde a soif d’autre chose !

  25. Un autre fait contredisant la juste conclusion de Paul Jorion, par, au moins, deux fois :

    le Parlement Européen actuellement majoritairement issu des rangs de la droite la plus conservatrice, et de la Gauche – PSE – la plus molle qui soit, a entériné la « retraite par capitalisation » en Europe !!
    =) ce qui veut dire, rappelons le =) peanuts et peau de banane pour les gueux, au bout du compte !
    nous voyons comme les « actions » se portent bien ! et combien tous les coups les plus foireux sont permis, ne correspondant en rien à la valeur réelle de l’Entreprise côtée !
    Ah les Plans Epargne Entreprise, et les Plans Retraites par capitalisation : PERCO !! des multinationales = vaste arnaque pour les petits et moyens salaires, puisque « autorisant » une non augmentation des salaires réels ! et encore ne s’agit-il là que de compléments à la retraite par répartition =) nous allons vers sa disparition pure et simple, grâce à l’UE, et au lobbying infect des
    coyotes qui font la loi ( à leur avantage exclusif ) =) il est fort inquiétant d’avoir un Parlement aussi anti-démocratique : les rustines n’y suffiront pas !

    Au fait, que pense Canfin à ce sujet ?

    Quant aux stock-options, pour pouvoir continuer à les distribuer sereinement aux cadres dirigeants, en contournant la législation, « on »distribue quelques actions gratos à l’ensemble des salariés ( = monnaie de singe à ce niveau ).

    « Nous pensons à l’Europe, mais pas à la même Europe ».

    1. « le Parlement Européen…a entériné la « retraite par capitalisation » en Europe !! »
      j’ai raté çà?!? un lien? je ne le trouve pas…

      1. « Toute l’Europe en débat a accueilli sur son plateau Inigo Mendez de Vigo, député européen espagnol, membre du Parti populaire européen, Liem Hoang Ngoc, membre du groupe des socialistes et démocrates et Patrick Le Hyaric, Vice président du Groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne. »

        P.Le Hyaric / GUE, vers la 12° mn :
        retraites par capitalisation … » un des réglements adopté hier, mais pas par nous, pas par la Gauche » …

        http://europarlement.touteleurope.eu/vivez/actualites/details-actualite/actualite/touteleurope-en-debat-n-17-retour-sur-le-vote-du-paquet-sur-la-gouvernance-economique.html

      2. merchi!

        RV : JLM : « Attention! Bien comprendre:
        Quand l’UE dit que les Etats membres sont compétents en matière de retraite, elle fait allusion au système de retraites privé, pas public! Le système de retraite public ayant une incidence potentielle sur la stabilité budgétaire de l’Etat, celle-ci peut s’en mêler.

        Mais les systèmes de retraite privés étant partie intégrante du marché intérieur…c’est finalement l’UE qui a la main. Vous avez bien compris: selon la Commission européenne, les retraite n’est pas une compétence exclusive des Etats membres. Loin de là! »
        il a lu les traités? on peine à trouver une compétence exclusive des états…
        http://fr.wikisource.org/wiki/Trait%C3%A9_sur_le_fonctionnement_de_l%27Union_europ%C3%A9enne#Titre_I_:_cat.C3.A9gories_et_domaines_de_comp.C3.A9tence_de_l.27Union
        « Article 2
        1. Lorsque les traités attribuent à l’Union une compétence exclusive dans un domaine déterminé, seule l’Union peut légiférer et adopter des actes juridiquement contraignants
        2. Lorsque les traités attribuent à l’Union une compétence partagée avec les États membres dans un domaine déterminé, l’Union et les États membres peuvent légiférer et adopter des actes juridiquement contraignants dans ce domaine. Les États membres exercent leur compétence dans la mesure où l’Union n’a pas exercé la sienne. Les États membres exercent à nouveau leur compétence dans la mesure où l’Union a décidé de cesser d’exercer la sienne. »

        En clair, dès lors, s’agissant de la compétence partagée, c’est l’UE qui partage ses pouvoirs…celle exclusive est…une exclusivité européenne…

        « Article 3
        1. L’Union dispose d’une compétence exclusive dans les domaines suivants:
        a) l’union douanière;
        b) l’établissement des règles de concurrence nécessaires au fonctionnement du marché intérieur;
        c) la politique monétaire pour les États membres dont la monnaie est l’euro;
        d) la conservation des ressources biologiques de la mer dans le cadre de la politique commune de la pêche;
        e) la politique commerciale commune.

        2. L’Union dispose également d’une compétence exclusive pour la conclusion d’un accord international lorsque cette conclusion est prévue dans un acte législatif de l’Union, ou est nécessaire pour lui permettre d’exercer sa compétence interne, ou dans la mesure où elle est susceptible d’affecter des règles communes ou d’en altérer la portée.

        Article 4
        1. L’Union dispose d’une compétence partagée avec les États membres lorsque les traités lui attribuent une compétence qui ne relève pas des domaines visés aux articles 3 et 6.
        2. Les compétences partagées entre l’Union et les États membres s’appliquent aux principaux domaines suivants:
        a) le marché intérieur;
        b) la politique sociale, pour les aspects définis dans le présent traité;
        c) la cohésion économique, sociale et territoriale;
        d) l’agriculture et la pêche, à l’exclusion de la conservation des ressources biologiques de la mer;
        e) l’environnement;
        f) la protection des consommateurs;
        g) les transports;
        h) les réseaux transeuropéens;
        i) l’énergie;
        j) l’espace de liberté, de sécurité et de justice;
        k) les enjeux communs de sécurité en matière de santé publique, pour les aspects définis dans le présent traité.

        3. Dans les domaines de la recherche, du développement technologique et de l’espace, l’Union dispose d’une compétence pour mener des actions, notamment pour définir et mettre en œuvre des programmes, sans que l’exercice de cette compétence ne puisse avoir pour effet d’empêcher les États membres d’exercer la leur.

        4. Dans les domaines de la coopération au développement et de l’aide humanitaire, l’Union dispose d’une compétence pour mener des actions et une politique commune, sans que l’exercice de cette compétence ne puisse avoir pour effet d’empêcher les États membres d’exercer la leur.

        Article 6
        L’Union dispose d’une compétence pour mener des actions pour appuyer, coordonner ou compléter l’action des États membres. Les domaines de ces actions sont, dans leur finalité européenne:
        a) la protection et l’amélioration de la santé humaine;
        b) l’industrie;
        c) la culture;
        d) le tourisme;
        e) l’éducation, la formation professionnelle, la jeunesse et le sport;
        f) la protection civile;
        g) la coopération administrative. »
        etc…
        pas d’article sur les compétences des états…(« Les États membres exercent à nouveau leur compétence dans la mesure où l’Union a décidé de cesser d’exercer la sienne.« )

        Le parlement européen peut bien voter contre, çà lui aurait de nouveau été proposé…ainsi va la commission depuis longtemps.

        JLM : « J’ai voté contre ce texte. [le livre vert]
        Voici mon explication de vote:
        Ce rapport prône de façon irresponsable l’augmentation de l’âge légal du départ à retraite tout en suggérant hypocritement un « dialogue social et civique » sur le sujet soit mis en place et qu’il soit dûment tenu compte du résultat. Le référendum nécessaire est malheureusement encore loin…
        Comme attendu, c’est aussi une ode à la privatisation du système de retraite par répartition qui a pourtant fait ses preuves. La retraite transformée en produit financier sur le marché intérieur des fonds de pensions où règne la concurrence libre et non faussée: voilà ce que nous propose ce rapport! Je vote contre et condamne absolument ce texte. »
        …ce texte est une conséquence de maastricht…auquel JLM a voté OUI. Le rapport de la commission est mis en place à sa suite depuis 2003 (« préconisant » un âge de retraite à 64-67 ans, et « préconisant » une adoption de ces mesures pour 2010 : ce que sarkozy a exécuté…en 2010…).
        Comme les syndicats affiliés à la confédération européenne des syndicats (CES), JLM semble découvrir ces injonctions cette année…
        Perso j’hésite entre l’inconséquence ou la duplicité…

        à M :
        « » un des réglements adopté hier, mais pas par nous, pas par la Gauche » … »
        je note le dédouanement, reste qu’ils ont soutenu le texte constitutionnel, bien souvent au seul nom d’une union européenne (style qu’importe la loi (le vin), pourvu qu’on ait l’UE (l’ivresse) : les règlements ne font qu’en découler. Il me semble paradoxal d’être pour une loi fondamentale, mais contre ses applications. (même si j’apprécie Liem Hoang Ngoc, qui ne (se) cache pas les obstacles législatif, je trouve qu’il rêve un peu trop encore quant à leur aplanissement. Ce vote pour la capitalisation en est une xième preuve.)

  26. Ces hommes politiques n’ont tout simplement pas compris.
    Le manque de culture économique, de recul, de bon sens paysan leur fait défaut.

    A moins que ce soient des conseillers mal avisés qui agitent les lèvres des hommes politiques par tapuscrits interposés.

    Ceci est un affront pour celui qui pense que chaque sou durement gagné correspond à du travail et à de la sueur.

  27. Bonjour,
    Je suis lecteur assidu de ce blog depuis qq années et donateur occasionnel.
    Je ne sais pas si cette question a deja été posée quelquepart, je ne l’ai en tout cas jamais vue : ce blog est essentiellement constitué de critiques sur ce que les decideurs font et de propositions de solutions a apporter. Mais jamais je ne vois de prise de position politique.
    En cette période electorale, ne pourriez vous pas vous mouiller un peu et dire quels sont les candidats les plus a meme de porter vos idées ? Apres tout, en démocratie c’est essentiellement par les urnes que nous pouvons espérer obtenir gain de cause.
    Cette question s’adresse en particulier a Paul Jorion et Fraqncois Leclerc.
    Merci pour votre travail.

  28. Bernanke reconnaît le rôle joué par Wall Street dans la crise et comprend le mouvement de protestation actuel contre Wall Street.

    Senator Bernie Sanders (I-VT) and others questioned Federal Reserve Chairman Ben Bernanke on Tuesday about the ongoing « Occupy Wall Street » protest in lower Manhattan.

    « Chairman, as you know, there are people demonstrating against Wall Street in New York City and other cities around the country, and I think the perception on the part of these demonstrators and millions of other Americans is that as a result of the greed, the recklessness and the illegal behavior on Wall Street, we were plunged into the horrendous recession that we’re in right now, » Sanders said at a Joint Economic Committee hearing on the economic outlook.

    « Do you agree with that assessment? » he asked Bernanke. « Did Wall Street’s greed and recklessness cause this recession, that lead to so many people losing their jobs? »

    Bernanke responded that excessive risk taking on Wall Street and the failure of financial regulators « had a lot to do » with the recession.

    « You see protests both on the right and the left, » said another member of the Joint Economic Committee, Rep. Michael Burgess (R-TX). « The protests you see right now getting the headlines are on the left in New York. What is the protest saying to you? What are you hearing from that activity in New York right now? »

    « Well, I would say very generally I think people are quite unhappy with the state of the economy and what’s happening, » Bernanke said. « They blame, with some justification, the problems in the financial sector for getting us into this mess, and they’re dissatisfied with the policy response here in Washington.

    « And at some level, I can’t blame them, » he added. « Certainly 9 percent unemployment and very slow growth is not a very good situation. » Raw Story (cité par PressTV.ir)

  29. Démenti par les faits : comment comparer ?

    C’est une question que je me pose très souvent depuis très longtemps: comment juge-t’on de l’effet d’une mesure quand on ne peut pas comparer avec ce qui serait produit si la dite mesure n’avait pas été appliquée.

    Je ne parle pas ici des ridicules discutions entre majorité et opposition dans les campagnes électorales (on dirait qu’ils s’ingénient à prouver que de toute façon…), je pense par exemple au tests médicaux où l’on compare systématiquement un groupe de patients n’ayant pas reçu les soins à évaluer avec un groupe les ayant reçu pour pouvoir faire une comparaison significative.

    La plupart des sciences passent leur temps à comparer ce qui se passe quand A avec ce qui se passe quand B, les économistes semblent être réduits à se contenter de la foi du charbonnier quand ils sont d’accord et aux guerres de religion quand il ne le sont pas.

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