LE DÉMENTI PAR LES FAITS

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

M. Geithner, le Secrétaire au Trésor, le ministre des finances américain, est récemment venu se joindre à une réunion de ses homologues européens pour leur expliquer qu’ils ne comprennent pas grand-chose à la finance. Le Fonds Européen de Stabilité Financière s’apprêtait à mettre en garantie les sommes que les Européens de la zone euro ont péniblement réunies pour venir en aide aux nations les plus exposées de leur club. Utilisez la formule de rehaussement du crédit propre aux produits financiers structurés, leur dit-il, et par un effet de baguette magique encore appelé « effet de levier » vos fonds de garantie seront multipliés par le facteur X. « Voilà ! », comme s’exclament les Américains quand ils veulent exprimer l’enthousiasme qui accompagne une évidence irréfutable.

M. Geithner aurait dû dire : « Utilisez la formule de rehaussement du crédit propre aux produits financiers structurés qui nous a si bien servis jusqu’ici ». Il ne l’a pas dit, retenu sans doute par une pudeur quelque peu excessive.

Quoi qu’il en soit, certains Européens furent immédiatement convertis. Mais pas le ministre des finances allemand, Wolfgang Schaüble, qui a parlé lui d’« une idée stupide » qui « n’a aucun sens ».

M. Schaüble n’a pas partagé mon expérience « de terrain » dans le monde des produits structurés mais cela ne l’empêche pas apparemment d’être parvenu aux mêmes conclusions : que la logique assurantielle qui sous-tend ces formules de rehaussement du crédit est inappropriée et fautive. Fautive sur le plan logique : les « événements de crédit » de la dette souveraine, le risque de défaut des États, ne sont pas rares et dispersés comme les sinistres que couvre le secteur traditionnel de l’assurance mais, soit absents durant les périodes de vaches grasses, soit fréquents et regroupés aux temps de vaches maigres (*). Fautive aussi sur le plan « expérimental » puisque démentie par les faits durant la période 2007 – 2008.

Le démenti par les faits est donc une valeur en baisse : la « science » économique l’a exclu de sa méthodologie dès sa mise en place dans le dernier quart du XIXe siècle et les autorités financières l’ignorent elles aussi depuis la même époque. Tous nos vœux les accompagnent dans ce téméraire défi à la dure réalité !

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(*) Pour une démonstration complète voir mon L’implosion (Fayard 2008), pages 89-96.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction numérique en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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101 réflexions sur « LE DÉMENTI PAR LES FAITS »

  1. La dexiolite ne se soigne pas en augmentant la dose quotidienne de crédits avariés.
    seul un dexiolitique puissant permet d’assainir la situation.

    Dans un premier temps il suffit d’échanger le contrat souscrit par le débiteur par un prêt à taux zéro style BCE-Banque Privé.

    Dans un second temps il faut remonter maillon par maillon la chaine des créanciers et placer en situation de faillite le créancier ( dealer de substances dexioligène) qui se verra immédiatement retirer le droit d’émettre des titres de créances sur le marché européen.

    Nul doute que la chaine convergera très vite vers quelques responsables faciles à identifier e n’aura donc pas les conséquences cataclismiques que certains nous annoncent pour faire durer leur plaisir depuis trois ans.

  2. Il se pourrait que ni la flamboyance de Geithner ni la « solidité souabe » de Schäuble ne soient en mesure de nous tirer d’affaire.
    Evidemment, à continuer le jeu de rouler la dette avec des astuces toujours nouvelles ne peut que susciter la méfiance des investisseurs.
    De même, arriver à arrêter tout cela (« option allemande ») conduira d’une façon certaine à une crise systémique.
    Autrement dit, à se référer au bon sens et aux expériences du passé, la crise systémique est certaine.
    Sauf que la crise systémique est désormais si énorme que tous se tiennent par la barbichette.
    C’est un peu comme une menace nucléaire, il ne faut pas que qui que ce soit ne tire le premier.
    Palpitant, tout cela.
    Au fond, sous sommes, en quelque sorte, entrés dans une nouvelle ère. Une ère où tous découvrent que la monnaie n’est pas très solide. Aucune monnaie, nulle part, même pas le franc suisse.
    Et pour ne pas trop la fragiliser, il faudra bien prendre soin d’elle. Heureusement, nous avons du papier et de l’encre.
    Tous ceux qui détiennent ces énormes masses de monnaie liquide, pour l’essentiel destinées à des coups spéculatifs, à l’évasion fiscale et aux autres activités criminelles, savent aussi de mieux en mieux qu’il faut devenir très prudent dans la réinjection des ces fonds (je rappelle: au moins 90% de la monnaie liquide ne circule pas et est détenue par des particuliers ou les banques centrales sous forme de devises), car, sinon, une hyperinflation peut démarrer à tout moment, et cela détruira en premier lieu la valeur de ces mêmes détentions liquides massives.
    Autrement dit, la monnaie « réserve de valeur » est menacée par où elle à pêché:
    L’excès d’émission de monnaie centrale (obtenu du fait de la contrainte de la menace systémique permanente partout dans le monde) rend la notion réserve de valeur de plus en plus fragile et intenable.
    En quelque sorte, la menace d’effondrement et de destruction monétaire massive met la monnaie dans un état de liquidité supercritique:
    Un grain de sable pourrait la transformer en phase gazeuse (hyperinflation) ou la geler encore davantage au cas où les banques centrales refuseraient l’expansion continue de la masse émise (les banques centrales sont sous la menace du pistolet sur la tempe d’un effondrement systémique provoqué au cas où (velléité de la BCE de temps en temps) les banques centrales ne se plient pas aux « circonstances »).

    Il reste que cette situation est très hautement instable.
    Quelle simplicité et quelle stabilité pourrait-on obtenir instanément en passant au régime SMT!
    Mais cela nécessiterait que nous réalisions que nous ne sommes pas obligés de subir toujours et encore un régime monétaire qui, après avoir créé d’immenses dommages, finira en état hypercritique avant de s’effondrer toujours.
    Que nous réalisions que nous ne sommes pas obligés de subir le diktat d’une définition de la monnaie foireuse qui remonte à Aristote (moyen d’échange et réserve de valeur à la fois, ce qui est totalement foireux et intenable!) et que nos grands penseurs de l’univers économique sont infoutus de réviser!
    Non, la monnaie ne peut être réserve de valeur, sinon, elle n’est plus monnaie.
    J’en dirai plus à qui qui veut en savoir plus: johannes.finckh@wanadoo.fr

    1. Pourquoi affubler la monnaie de l’épithète foireuse ? Les causes de cette crise n’ont pas grand chose à voir avec la monnaie.
      Jacques Généreux explique très bien ce à quoi nous assistons depuis quelques années dans son dernier livre « Nous on peut ! », je cite (page 34 et suivante) :
      _____________________________________________________
      1) Notre régime économique actuel n’est ni naturel ni invariable. Il est issu d’une transformation historique des rapports de force en faveur d’une oligarchie déterminée à déconstruire tous les compromis sociaux et politiques construits dans l’après-guerre.
      2) Toutes les contraintes économiques censées limiter les marges de manœuvre des gouvernements ont été mises en place par les gouvernements eux-mêmes ; tous les prétendus pouvoirs des marchés et des gestionnaires de capitaux leur sont délibérément concédés par le pouvoir politique.
      3) Le but et l’effet partiellement atteints étaient de briser la résistance des peuples au modèle néolibéral en les soumettant à la pression d’une guerre économique mondiale entre les territoires

      4) Dans les pays initiateurs de ce processus, le poids et le pouvoir de l’Etat n’ont pas reculé, mais progressé. L’Etat a été privatisé au service des intérêts d’une minorité de privilégiés. c’est donc le pouvoir des peuples et la démocratie qui ont régressé, et non le pouvoir des gouvernements nationaux. De ce constat, il faut tirer une conclusion essentielle : ce n’est pas le pouvoir du politique sur l’économie qu’il faut restaurer (puisqu’il n’a jamais disparu), mais le pouvoir souverain des citoyens sur leurs gouvernements.

      5) Le but des néolibéraux est loin d’avoir été pleinement atteint. Dans bien des domaines , la mondialisation néolibérale n’a toujours pas eu lieu, parce qu’elle se heurte à la résistance des sociétés. C’est bien pourquoi, aujourd’hui en Europe, au lieu de protéger les peuples contre la crise du capitalisme, les gouvernements instrumentalisent la menace d’une catastrophe financière pour faire passer en force un modèle honni par les peuples qui ont commencé d’y gouter.

      1. Les causes de la crises sont pourtant exclusivement le résultats de la monnaie actuelle si mal fichue, réserve de valeur ultime qui s’oppose radicalement et totalement à la fonction échangeante!

  3. A ceux qui connaissent de près les agences de notation.

    On entend tout et n’importe quoi ces temps-ci à propos de Dexia et des conséquences de sa faillite.
    Il est question notamment des pronostics quant à la baisse ou pas de la note Française à cause des garanties apportées par la France aux déposants et ayant-droit.

    Est-ce que quelqu’un ici connaît les règles d’appréciation des agences, qu’on sache une fois pour toute de quoi l’on parle, nom d’un chien ? Ça éviterait les délires verbeux abondamment repris et commentés dans la presse qui fait ce qu’elle peut mais qui n’a elle non plus aucune grille de lecture des risques encourus.

    Dans le même registre, on a entendu ce matin Montebourg à France Inter dire n’importe quoi et glorifier le modèle d’endettement japonais. Pitiés, un volontaire pour aller lui parler.

  4. Meredith Withney, analyste « star » de Wall Street, sur CNN :

    « Beaucoup de banques européennes ne survivront pas »

    En pleine euphorie animée par les rumeurs d’une éventuelle recapitalisation bancaire en europe, pour ne pas l’appeler sauvetage, Meredith Withney déclare, sur CNN, »Beaucoup de banques européennes ne survivront pas »
    Cet expert qui avait prédit les nombreux problèmes pour Citigroup, avant la crise de 2008 et avait annoncé un possible effondrement du marché des obligations municipales aux Etats-Unis, a précisé que « de nombreuses banques européennes ne survivra pas aux prochaines une ou deux années ».
    « Les gouvernements européens ne peut pas sauver toutes les banques», justifie le président de Meredith Whitney LLC qui a noté que les politiciens européens seront contraints de «choisir des gagnants» et laisser tomber les petites institutions financières. « Si l’on regarde la composition des bilans des comptes de banques européennes, nous pouvons voir comment les banques américaines sont mieux capitalisées que les banques européennes », a t-il dit.
    De fait, Antonio Borges, directeur général du Fonds monétaire européenne, département international, estimait entre 100.000 et 200.000 millions d’euros, les exigences de capital pour les banques dans l’UE. Ces derniers jours, les analystes de Merrill Lynch Bank of America ont suggéré qu’en cas de récession, les institutions financières du Vieux Continent auraient besoin jusqu’à 100.000 millions d’euros, tandis que JP Morgan a soulevé la figure à 230.000 millions d’euros dans le cas d’un scénario de stress extrême.
    Whitney ajoute qu’au cours des 18 prochains mois, le défi sera de tracer une ligne entre les banques européennes soumises à un risque systémique ou non, pour élire les banques européennes qui auront un rôle dominant dans le secteur bancaire au cours des prochaines 10 ou 15 années.
    Lorsqu’on lui a demandé de savoir si les États-Unis pourrait résister à une chute de certaines banques régionales européennes, l’analyste a déclaré que, avec la valeur actuelle, « Wall Street serait prêt à faire face à la faillite de petites banques européennes».
    Toutefois, de leur point de vue, la question clé réside dans les perspectives de croissance économique ont considérablement diminué et la confiance qui s’est fortement dégradée. « L’Europe et les Etats-Unis ont subi un ralentissement de l’activité (?) Nous ne devons pas oublier que 80 pour cent du chiffre d’affaires de Wall Street sont venus des États-Unis et d’Europe, et maintenant les deux continents souffrent d’une détérioration structurelle qui prendra du temps à corriger »
    « D’autre part, en ce qui concerne les problèmes rencontrés par Morgan Stanley dans les dernières semaines, Whitney a déclaré que les chutes sont « inexplicables » parce que la situation dans le Vieux Continent et la volatilité des marchés ne justifie pas les doutes qui ont surgi autour de l’entité américaine qui a dû appeler au calme devant la chute des prix de l’action et de sa solvabilité. »

    1. ne justifie pas les doutes qui ont surgi autour de l’entité américaine qui a dû appeler au calme devant la chute des prix de l’action et de sa solvabilité. »

      !!!

      Ben voyons !
      Ah les innocents !

      les zuesses couleront avec nous, si s’obstinent à continuer la guerre financière !
      en tout cas, ce n’est pas la propagande dans nos medias mainstream, qui nous fera croire ce qu’ils disent ! la méthode coué ne marche pas !
      decryptons plus que jamais !
      Le Monde a soif d’autre chose !

  5. Un autre fait contredisant la juste conclusion de Paul Jorion, par, au moins, deux fois :

    le Parlement Européen actuellement majoritairement issu des rangs de la droite la plus conservatrice, et de la Gauche – PSE – la plus molle qui soit, a entériné la « retraite par capitalisation » en Europe !!
    =) ce qui veut dire, rappelons le =) peanuts et peau de banane pour les gueux, au bout du compte !
    nous voyons comme les « actions » se portent bien ! et combien tous les coups les plus foireux sont permis, ne correspondant en rien à la valeur réelle de l’Entreprise côtée !
    Ah les Plans Epargne Entreprise, et les Plans Retraites par capitalisation : PERCO !! des multinationales = vaste arnaque pour les petits et moyens salaires, puisque « autorisant » une non augmentation des salaires réels ! et encore ne s’agit-il là que de compléments à la retraite par répartition =) nous allons vers sa disparition pure et simple, grâce à l’UE, et au lobbying infect des
    coyotes qui font la loi ( à leur avantage exclusif ) =) il est fort inquiétant d’avoir un Parlement aussi anti-démocratique : les rustines n’y suffiront pas !

    Au fait, que pense Canfin à ce sujet ?

    Quant aux stock-options, pour pouvoir continuer à les distribuer sereinement aux cadres dirigeants, en contournant la législation, « on »distribue quelques actions gratos à l’ensemble des salariés ( = monnaie de singe à ce niveau ).

    « Nous pensons à l’Europe, mais pas à la même Europe ».

    1. « le Parlement Européen…a entériné la « retraite par capitalisation » en Europe !! »
      j’ai raté çà?!? un lien? je ne le trouve pas…

      1. « Toute l’Europe en débat a accueilli sur son plateau Inigo Mendez de Vigo, député européen espagnol, membre du Parti populaire européen, Liem Hoang Ngoc, membre du groupe des socialistes et démocrates et Patrick Le Hyaric, Vice président du Groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne. »

        P.Le Hyaric / GUE, vers la 12° mn :
        retraites par capitalisation … » un des réglements adopté hier, mais pas par nous, pas par la Gauche » …

        http://europarlement.touteleurope.eu/vivez/actualites/details-actualite/actualite/touteleurope-en-debat-n-17-retour-sur-le-vote-du-paquet-sur-la-gouvernance-economique.html

      2. merchi!

        RV : JLM : « Attention! Bien comprendre:
        Quand l’UE dit que les Etats membres sont compétents en matière de retraite, elle fait allusion au système de retraites privé, pas public! Le système de retraite public ayant une incidence potentielle sur la stabilité budgétaire de l’Etat, celle-ci peut s’en mêler.

        Mais les systèmes de retraite privés étant partie intégrante du marché intérieur…c’est finalement l’UE qui a la main. Vous avez bien compris: selon la Commission européenne, les retraite n’est pas une compétence exclusive des Etats membres. Loin de là! »
        il a lu les traités? on peine à trouver une compétence exclusive des états…
        http://fr.wikisource.org/wiki/Trait%C3%A9_sur_le_fonctionnement_de_l%27Union_europ%C3%A9enne#Titre_I_:_cat.C3.A9gories_et_domaines_de_comp.C3.A9tence_de_l.27Union
        « Article 2
        1. Lorsque les traités attribuent à l’Union une compétence exclusive dans un domaine déterminé, seule l’Union peut légiférer et adopter des actes juridiquement contraignants
        2. Lorsque les traités attribuent à l’Union une compétence partagée avec les États membres dans un domaine déterminé, l’Union et les États membres peuvent légiférer et adopter des actes juridiquement contraignants dans ce domaine. Les États membres exercent leur compétence dans la mesure où l’Union n’a pas exercé la sienne. Les États membres exercent à nouveau leur compétence dans la mesure où l’Union a décidé de cesser d’exercer la sienne. »

        En clair, dès lors, s’agissant de la compétence partagée, c’est l’UE qui partage ses pouvoirs…celle exclusive est…une exclusivité européenne…

        « Article 3
        1. L’Union dispose d’une compétence exclusive dans les domaines suivants:
        a) l’union douanière;
        b) l’établissement des règles de concurrence nécessaires au fonctionnement du marché intérieur;
        c) la politique monétaire pour les États membres dont la monnaie est l’euro;
        d) la conservation des ressources biologiques de la mer dans le cadre de la politique commune de la pêche;
        e) la politique commerciale commune.

        2. L’Union dispose également d’une compétence exclusive pour la conclusion d’un accord international lorsque cette conclusion est prévue dans un acte législatif de l’Union, ou est nécessaire pour lui permettre d’exercer sa compétence interne, ou dans la mesure où elle est susceptible d’affecter des règles communes ou d’en altérer la portée.

        Article 4
        1. L’Union dispose d’une compétence partagée avec les États membres lorsque les traités lui attribuent une compétence qui ne relève pas des domaines visés aux articles 3 et 6.
        2. Les compétences partagées entre l’Union et les États membres s’appliquent aux principaux domaines suivants:
        a) le marché intérieur;
        b) la politique sociale, pour les aspects définis dans le présent traité;
        c) la cohésion économique, sociale et territoriale;
        d) l’agriculture et la pêche, à l’exclusion de la conservation des ressources biologiques de la mer;
        e) l’environnement;
        f) la protection des consommateurs;
        g) les transports;
        h) les réseaux transeuropéens;
        i) l’énergie;
        j) l’espace de liberté, de sécurité et de justice;
        k) les enjeux communs de sécurité en matière de santé publique, pour les aspects définis dans le présent traité.

        3. Dans les domaines de la recherche, du développement technologique et de l’espace, l’Union dispose d’une compétence pour mener des actions, notamment pour définir et mettre en œuvre des programmes, sans que l’exercice de cette compétence ne puisse avoir pour effet d’empêcher les États membres d’exercer la leur.

        4. Dans les domaines de la coopération au développement et de l’aide humanitaire, l’Union dispose d’une compétence pour mener des actions et une politique commune, sans que l’exercice de cette compétence ne puisse avoir pour effet d’empêcher les États membres d’exercer la leur.

        Article 6
        L’Union dispose d’une compétence pour mener des actions pour appuyer, coordonner ou compléter l’action des États membres. Les domaines de ces actions sont, dans leur finalité européenne:
        a) la protection et l’amélioration de la santé humaine;
        b) l’industrie;
        c) la culture;
        d) le tourisme;
        e) l’éducation, la formation professionnelle, la jeunesse et le sport;
        f) la protection civile;
        g) la coopération administrative. »
        etc…
        pas d’article sur les compétences des états…(« Les États membres exercent à nouveau leur compétence dans la mesure où l’Union a décidé de cesser d’exercer la sienne.« )

        Le parlement européen peut bien voter contre, çà lui aurait de nouveau été proposé…ainsi va la commission depuis longtemps.

        JLM : « J’ai voté contre ce texte. [le livre vert]
        Voici mon explication de vote:
        Ce rapport prône de façon irresponsable l’augmentation de l’âge légal du départ à retraite tout en suggérant hypocritement un « dialogue social et civique » sur le sujet soit mis en place et qu’il soit dûment tenu compte du résultat. Le référendum nécessaire est malheureusement encore loin…
        Comme attendu, c’est aussi une ode à la privatisation du système de retraite par répartition qui a pourtant fait ses preuves. La retraite transformée en produit financier sur le marché intérieur des fonds de pensions où règne la concurrence libre et non faussée: voilà ce que nous propose ce rapport! Je vote contre et condamne absolument ce texte. »
        …ce texte est une conséquence de maastricht…auquel JLM a voté OUI. Le rapport de la commission est mis en place à sa suite depuis 2003 (« préconisant » un âge de retraite à 64-67 ans, et « préconisant » une adoption de ces mesures pour 2010 : ce que sarkozy a exécuté…en 2010…).
        Comme les syndicats affiliés à la confédération européenne des syndicats (CES), JLM semble découvrir ces injonctions cette année…
        Perso j’hésite entre l’inconséquence ou la duplicité…

        à M :
        « » un des réglements adopté hier, mais pas par nous, pas par la Gauche » … »
        je note le dédouanement, reste qu’ils ont soutenu le texte constitutionnel, bien souvent au seul nom d’une union européenne (style qu’importe la loi (le vin), pourvu qu’on ait l’UE (l’ivresse) : les règlements ne font qu’en découler. Il me semble paradoxal d’être pour une loi fondamentale, mais contre ses applications. (même si j’apprécie Liem Hoang Ngoc, qui ne (se) cache pas les obstacles législatif, je trouve qu’il rêve un peu trop encore quant à leur aplanissement. Ce vote pour la capitalisation en est une xième preuve.)

  6. Ces hommes politiques n’ont tout simplement pas compris.
    Le manque de culture économique, de recul, de bon sens paysan leur fait défaut.

    A moins que ce soient des conseillers mal avisés qui agitent les lèvres des hommes politiques par tapuscrits interposés.

    Ceci est un affront pour celui qui pense que chaque sou durement gagné correspond à du travail et à de la sueur.

  7. Bonjour,
    Je suis lecteur assidu de ce blog depuis qq années et donateur occasionnel.
    Je ne sais pas si cette question a deja été posée quelquepart, je ne l’ai en tout cas jamais vue : ce blog est essentiellement constitué de critiques sur ce que les decideurs font et de propositions de solutions a apporter. Mais jamais je ne vois de prise de position politique.
    En cette période electorale, ne pourriez vous pas vous mouiller un peu et dire quels sont les candidats les plus a meme de porter vos idées ? Apres tout, en démocratie c’est essentiellement par les urnes que nous pouvons espérer obtenir gain de cause.
    Cette question s’adresse en particulier a Paul Jorion et Fraqncois Leclerc.
    Merci pour votre travail.

  8. Bernanke reconnaît le rôle joué par Wall Street dans la crise et comprend le mouvement de protestation actuel contre Wall Street.

    Senator Bernie Sanders (I-VT) and others questioned Federal Reserve Chairman Ben Bernanke on Tuesday about the ongoing « Occupy Wall Street » protest in lower Manhattan.

    « Chairman, as you know, there are people demonstrating against Wall Street in New York City and other cities around the country, and I think the perception on the part of these demonstrators and millions of other Americans is that as a result of the greed, the recklessness and the illegal behavior on Wall Street, we were plunged into the horrendous recession that we’re in right now, » Sanders said at a Joint Economic Committee hearing on the economic outlook.

    « Do you agree with that assessment? » he asked Bernanke. « Did Wall Street’s greed and recklessness cause this recession, that lead to so many people losing their jobs? »

    Bernanke responded that excessive risk taking on Wall Street and the failure of financial regulators « had a lot to do » with the recession.

    « You see protests both on the right and the left, » said another member of the Joint Economic Committee, Rep. Michael Burgess (R-TX). « The protests you see right now getting the headlines are on the left in New York. What is the protest saying to you? What are you hearing from that activity in New York right now? »

    « Well, I would say very generally I think people are quite unhappy with the state of the economy and what’s happening, » Bernanke said. « They blame, with some justification, the problems in the financial sector for getting us into this mess, and they’re dissatisfied with the policy response here in Washington.

    « And at some level, I can’t blame them, » he added. « Certainly 9 percent unemployment and very slow growth is not a very good situation. » Raw Story (cité par PressTV.ir)

  9. Démenti par les faits : comment comparer ?

    C’est une question que je me pose très souvent depuis très longtemps: comment juge-t’on de l’effet d’une mesure quand on ne peut pas comparer avec ce qui serait produit si la dite mesure n’avait pas été appliquée.

    Je ne parle pas ici des ridicules discutions entre majorité et opposition dans les campagnes électorales (on dirait qu’ils s’ingénient à prouver que de toute façon…), je pense par exemple au tests médicaux où l’on compare systématiquement un groupe de patients n’ayant pas reçu les soins à évaluer avec un groupe les ayant reçu pour pouvoir faire une comparaison significative.

    La plupart des sciences passent leur temps à comparer ce qui se passe quand A avec ce qui se passe quand B, les économistes semblent être réduits à se contenter de la foi du charbonnier quand ils sont d’accord et aux guerres de religion quand il ne le sont pas.

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