268 réflexions sur « LES MARCHÉS OU LES PEUPLES »

  1. si en plus le Gouvernement allemand versait les « Réparations pour dommages de Guerre » s’élevant à près de 100 milliards de € à la Grèce, le peuple grec pourrait peut-être commencer à envisager l’avenir d’une autre façon ?…l’initiative prise du référendum à l’avantage de remettre les peuples au centre, bien au delà du seul peuple grec !

    un référendum,c’est aussi l’occasion d’un réel débat citoyen, qui fasse écho aux revendications populaires pour plus de démocratie… à l’image du référendum en Islande, qui s’est soldé par un rejet du vaste plan d’austérité sociale prévu

    1. Bonjour
      Soit vous êtes ignorant soit vous faites de la provocation inutile!! On peut reprocher beaucoup de choses aux Allemands, mais les dommages de guerre, c’est un « poil » trop loin!!! Pour avoir travaillé avec une entreprise pharmaceutique allemande (Bayer pour ne pas la nommer … mais j’ai la même possibilité actuelle avec Boehringer Ingelheim …) à l’époque où mon équipe était CNRS, entreprise et universitaire, l’argent versé faisait parti des « dommages de guerre »!!! Certes les résultats « exploitables » restent à eux, mais là c’est à nos splendides élus français qu’il faut s’en prendre!!!
      Plutôt que de faire une médiocre copie de « the story of History », pourquoi ne regardez-vous pas du côté des avoirs grecs en Suisse ou au fait que la religion du pays ne paye rien (sans parler des autres nantis)???
      Quant à remettre les « peuples au centre » il suffit de voir comment on était traité les votes référendaires irlandais, hollandais ou français ces derniers temps!!!
      Chris

      1. Ignorant ? lequel des deux :
        Extrait :
        « Bayer devint part de IG Farben, un conglomérat d’industries chimiques allemandes qui émergèrent pendant la Première Guerre mondiale. Quand les Alliés démembrèrent IG Farben après la Seconde Guerre mondiale pour implication dans des crimes de guerre, Bayer réapparut en tant qu’entreprise distincte. »
        l’ensemble :
        https://secure.wikimedia.org/wikipedia/fr/wiki/Bayer_AG
        Quand aux « avoirs » grecs dans les paradis fiscaux : les dénoncer AUSSI avec force, cela n’empèche pas d’avoir de la mémoire :
        écouter ce que dit le CADTM Belgique sur le sujet de la « dette » allemande vis-à-vis des populations grecques !
        http://www.cadtm.org/Video-Les-solutions-a-la-crise-de
        Si les peuples irlandais, hollandais, français ont été méprisés ….vous semblez dédouaner facilement les « irresponsables » actuels qui prétendent encore faire marcher à la schlague les peuples !!

    2. Outre Spaak , un des pères de l’Europe plus neutre s’appelait Monnet . Vous avez dit Monnaie ? Hasard . En 1965 , mon seul souci était d’écrire dans mes rédactions de l’époque , que le seul objectif européen prioritaire était de créer un espace monétaire suffisamment fort pour résister au dollar et à ses privilèges injustes et exhorbitants . Le respect du pouvoir d’achat et de voter du citoyen passe par les moyens économiques réels qu’on délègue au ci-devant citoyen . Le respect des peuples dans des espaces monétaire communs est possible . Concéder un droit de vote à un peuple au moment où il a la tête sous l’eau et s’en réjouir est plus que faux cul et relève plus des jeux de torture machiavéliques et certainement pas d’une évolution politique digne d’une saine pédagogie civique . Et pourquoi pas le référendum à mains levées dans des stades surchauffés pour faire plus direct pendant qu’on y est ? le tout confronté à des référendum aux corbeilles en 3d ? Il n’y a pas que la question qui compte dans un référendum , il y a aussi et surtout les conditions dans lesquels on vous a mis .
      Les faits oui les faits monétaires rattrapent l ‘imaginaire groupusculaire intérieur qui n’a aucun rapport mesurable avec les échanges économiques tels qu’ils se pratiquent . Articuler un projet de constitution économique et des espaces monétaires cohérents , voila des projets à articuler encore . Il importe donc de développer une théorie des unions monétaires cohérentes à l’épreuve des chocs de l’histoire des systèmes de peuples ainsi créés même si différemment mis en orbite et à poids différents . Un rappel donc notamment des travaux de Manix Hédreville ici
      http://www.univ-orleans.fr/deg/GDRecomofi/Activ/hedreville.pdf ,
      à propos des zones monétaires et leur évolution générale pendant les deux derniers siècles dans le monde .

    3. A propos de Démocratie, je conseille à tous les français de lire cette excellente analyse de l’état actuel de la démocratie en France. Elle permet de mieux saisir l’importance de la prochaine élection présidentielle.
      « Ceci n’est pas une dictature » par André Bellon (Ed. 1001 nuits)

      Si quelqu’un connaît un livre récent de cette qualité à propos de la démocratie belge, je suis preneur.

  2. Les spéculateurs sont comme des tiques.. S’ils sont trop nombreux ou cupides, ils tueront le cheval de trait qui leur sert à vivre et mourront aussi..
    Ils pensent sans doute qu’une fois ce cheval de trait mort, ils iront parasiter un autre cheval sain.
    Mais manque de chance, Le monde n’est plus constitué de chevaux de trait isolés.. Il est constitué désormais d’un attelage interdépendant de chevaux de trait …

    Alors, si chacun y met du sien avec bonne volonté, l’Humanité a encore une chance d’exister !!!

    1. Les tiques ont un rôle important à jouer dans la nature. Ne serait-ce que pour véhiculer les virus et les bactériophages qui permettent à l’organisme hôte un bouleversement bénéfique de son ADN sur le long terme. Beaucoup de l’ADN humain qui semble si extraordinairement supérieur à l’ADN animal pour certains, est simplement dû à l’influence permanente du hasard et de la nécessité virale.

      Je n’ai pas l’impression d’être sur mon petit nuage en disant cela. Les spéculateurs sont des marchands, et ils ont leur rôle à jouer dans le corps social: ils doivent empoisonner violemment le système avec des hausses et chutes brutales des prix pour qu’il parvienne à développer les défenses requises pour survivre à eux. Fièvres, taux d’anticorps, etc. De temps à autre, Les marchands doivent consentir à se sacrifier pour que le corps entier survive.

      Il est urgent d’adopter des mesures simples et parfaitement connues:

      Volet financier:
      Glass Steagall Act II, Interdiction des paris sur la fluctuation des prix et vraie taxe Tobin

      Volet social:
      Baisse des impôts, New Deal et Welfare State

      Maintenant,

      Il faudrait que les conseillers spéciaux à Sarko, les indignés et les 99% de Georges Soros (sic!) et Papandreou lisent le blog de PJ… Ce dont je doute fortement, lorsque je vois l’agitation mediatique inutile des jours précédents. Les mesures urgentes qu’il faudrait mettre en place ne seront jamais implémentées.

      Nous nous dirigeons donc (Jean Luc Godard conseille de donner dix euros à la Grêce en guise de droits d’auteur à chaque fois que quelqu’un emploie le mot « donc » car elle aurait inventé la logique avec Aristote…) vers l’inflation.

      Et juste après ce sera la guerre, permettant la naissance d’un néo-capitalisme décomplexé, avec encore moins de régulation financière, un système post-industriel ayant pour devise « Liberté! Liberté! Liberté! ».

      Au fait… Bienvenue en Chaocratie.

      1. « baisse des impôts »?

        …vous vouliez dire naturellement « hausse des impôts » pour les revenus les plus élevés, taxe confiscatoire des salaires indécents et des revenus financiers résultant du pressurage des salariés, et écrémage des patrimoines supérieurs à 10 millions d’€, non?

        Heureusement qu’il y a des lecteurs attentifs! 😉

  3. Quoi qu’il advienne (référendum ou non), Papandréou a déjà gagné : il est hautement improbable que la Grèce se soumette au « plan de sauvetage ». Du moins, à celui qui a été récemment décidé. Le scoop, c’est qu’il est donc possible d’être un politicien habile tout en défendant les plus hautes valeurs morales 🙂

    1. Papandréou est un bon politicien:
      la pire brutalité policère, les pires exactions contre la vie d’un peuple,
      et lorsque celui-ci passe de victime à acteur, commence à se battre,
       » Aux urnes, sinon, c’est le massacre »
      Ces politiciens devront dégager avec leurs maitres, les banksters.

      Ainsi va la dictature du 1 %, celle des oligarques Papandréou and Co.
      A ce propos, une bonne analyse:
      Comment le 1% règne sur les Etats-Unis
      http://alencontre.org/ameriques/americnord/usa/comment-le-1-regne-sur-les-etats-unis.html

  4. les marchands sont aussi les peuples , les peuples sont aussi les marchands , c’est pourquoi la morale doit être enseignée et instituée et obligatoire à tous les étages.

    1. N’avez vous jamais entendu parler des conflits dans la société, ou pour le dire autrement, de la lutte des classes ?

      1. Non, avec du liquide! Afin de respecter la vie privée et empêcher le contrôle totalitaire de nos vies! Et nous laisser la possibilité de ne pas être dans les griffes des banquiers!
        Il suffit de mettre une date de premption sur les billets, et la thésaurisation sera impossible
        cf le plaidoyer de notre bon J. Finck…

        Vous êtes un naïf, un inconscient et un irresponsable de prôner ainsi le tout-electronique!

    2. @bertrand

      la morale doit être enseignée et instituée et obligatoire à tous les étages

      Et pour les « récalcitrants », c’est des camps de rééducation ou d’extermination dans vos plans ?

    3. @ bertrand 2 novembre 2011 à 08:49

      la morale doit être enseignée et instituée et obligatoire à tous les étages.

      Tout à fait d’accord.

      Mais alors, il ne faut pas diffuser de fausses informations. Quand il s’agit d’une erreur, ce qui peut arriver à tout le monde, la morale n’enseigne-t-elle pas, ce qu’il convient de faire ?
      http://www.pauljorion.com/blog/?p=30265#comment-248058

      1. vous avez raison , je n’ai rien regardé , juste fait 1500*17=25000 , mais quelle confiance accorder aux montants de dettes , seul le chiffre des intérêts versés est significatif , et puis il faudrait connaitre la valeur des dettes des particuliers , des banques et des entreprises , tout se tient.
        enfin la moralisation des affaires c’est très important…….

    4. Non, il suffit d’enseigner la théorie des jeux: Le dilemme du prisonnier, les jeux gagnant-gagnant à somme non nulle, la théorie de la négociation, etc. La morale, les gens n’ont plus besoin de cela depuis longtemps, mais c’est encore très bon pour les sociétés primitives ou archaïques qui n’ont pas encore connu l’anomie des sociétés modernes…

    5. Bonjour Bertrand,
      Vu et entendu sur ITELE, par hasard, Jean-Marc Sylvestre, la Pythie de l’économie européenne asséner cette grande vérité : « les peuples, c’est les marchés ».
      Peut-être voulait-il dire que l’individu d’un peuple est la plus petite unité économique de production et de consommation.
      Enfin, comme disait Coluche : « nos hommes politiques sont très gentils, ils nous laissent des libertés que s’ils nous les enlevaient, on s’en apercevrait pas!!! »

  5. bien dit! contrairement à ce qui se raconte dans les gazettes, à la mesure de la fureur de nos élites et de ceux qui les commandent, l’irruption de l’avis du peuple validant ou non le processus et pesant les conséquences lors des futurs débats de la campagne du référendum me semble essentiel. La fin de non recevoir formulée sur le perron de l’Elysée ( pas d’autre solution que de se soumettre ou se démettre ) en dit long sur le poids du TINA idéologique!
    La peur aurait-elle changé de camp?

  6. Oui Mr Jorion, les idées sont plus importantes que la vie……..

    Mais c’est une posture généralement adoptée par ceux qui ont atteint l’âge de la mort (politique dans le cas présent) et qui n’ont plus rien à perdre.….

    Dans cette Europe de rabougris, il n’est que posture dans l’imposture et vice versa. Les psychologies sont dévastées par l’ampleur des désastres à venir qu’aucun d’entre eux n’est en mesure d’éviter. Cet aveuglement dans leur idéologie dominante est une véritable calamité pour les peuples.

    Cela n’augure rien de moins que ce que chacun redoute.

  7. « Les marchés ou les peuples »

    J’en connais au moins un qui est d’accord avec Paul Jorion :

    « Je dirai au G20 qu’il leur faudra finalement adopter des politiques qui garantissent que la démocratie soit maintenue au-dessus des appétits des marchés. »
    (Georges Papandréou, 2 novembre au matin, à l’issue d’une session extraordinaire qui a vu le cabinet grec approuver son chef « à l’unanimité »

    1. Sarko 1°, empereur autoproclamé d’Europe, devant les allemands, certainement ébahis par tant d’audace, mais n’en pensant pas moins, entend dicter à Papandréou le texte sur lequel les grecs devront voter.

      « Voulez vous sortir de l’euro »

      Curieux de voir la suite

      1. En voulant désormais imposer à Papandréou le texte de son référendum, Merkel et Sarkozy, malgré pourtant leur débauche d’efforts et de pression en ce sens, avouent leur échec à empêcher la tenue de la consultation grecque.

        Ce faisant, ils continuent à braquer stupidement la population grecque contre eux. (On se souvient aussi de l’humiliante et stupide déclaration faite par Sarkozy le 28 octobre dernier : « L’entrée de la Grèce dans l’euro fut une erreur .»)

        Bref, les chefs du monde perdent carrément les pédales (et ne voyez là aucune allusion aux mœurs supposés de nos amis hellènes) !

      2. « Ce faisant, ils continuent à braquer stupidement la population grecque contre eux. (On se souvient aussi de l’humiliante et stupide déclaration faite par Sarkozy le 28 octobre dernier : « L’entrée de la Grèce dans l’euro fut une erreur .») ».
        —> C’est également le TOP annonciateur et départ de la tentative de mise en place d’une nouvelle structure réunissant un nombre d’états plus réduit, amené à prendre le relais de la ZONE EURO, voire même , sur certains aspects , à l’UE.
        —-> L’annonce de papandréou est une des composantes d’une décision dont la finalité est différente de celle interprétée ici même ….
        —> Les pays adhérents à cette NOUVELLE STRUCTURE ( fédéraliste????), seront signataire d’un traité particulièrement exigeant et significativement encadré, sur les aspects budgétaire, financiers, economie de marché! Le sursaut d’une idéologie va se mettre en place , à une échelle plus réduite ( au niveau européen), certes. Cependant, Une Alliance Déterminante
        pour la survie de cette idéologie a été élaboré … et se met en place , sous nos yeux !!!!

      3. PS :
        – j’ai PEUR pour les peuples dont les dirigeants adhèreront à Cette Nouvelle Structure !
        – Les Etats qui ne seront pas admis ( candidature refusée!!!) seront laissés à leur propre sort , et aux fourches caudines du Marché … et des nouveaux BLOCS NAISSANTS !!

      4. La question qui tue :

        Voulez-vous sortir de l’euro ?

        La réponse qui ressuscite :

        Non, mais je voudrais que l’euro sorte de chez moi.

      5. La question , si l’information est exacte , est révélatrice de ce à quoi se résume la coopération internationale pour Sarkozy et Merkel ( et Hollande ?) : une monnaie .

        La question qui aurait un peu de sens serait : voulez vous sortir de l’EuroPE ?

        Car , si , comme on peut le penser , les grecs répondaient Non à cette question , cela pourrait être aussi l’occasion pour l’EuroPE de réécrire par voie de constituante , une Constitution digne de ce nom à soumettre , par referendum , à tous les peuples qui voudraient bien alors adhérer , en conscience , à un véritable projet politique implicitement ou explicitement décrit dans ce document refondateur au delà de Rome , Maastrich et mic-mac Lisboète .

        PS : un peu d’histoire :

        http://www.amb-grece.fr/politique_etrangere/la_grece_dans_l'ue.htm

      1. De toute manière ils ne prêtent pas aux TPE, alors autant que ça finisse puisqu’il ne font pas leur métier,

      1. @ Mattern.
        Ce soudain élan de générosité envers son peuple ne vient-il pas bien trop tard ?
        A choisir entre le peste et le choléra, ne prend-il pas la démocratie en otage ?
        N’a-t-il pas pensé avant tout à sa propre situation ?

      2. @polo
        Vos attaques sur ce référendum, c’est plus de la compassion, c’est un TOC? ça vous plaît tant que ça la situation actuelle des grecs?

    1. Papandréou, n’a cessé d’oeuvrer au service des banquiers,
      contre son peuple, en imposant par la répression une des pire des régressions
      en Europe depuis des dizaines d’années

      Mais le peuple grec est passé de l’indignation à la révolte.
      entre grèves générales, refus de l’impôts, blocages et occupations.

      Face à la menace de révolution, le politicien roué, comme l’on fait d’autres,
      tente d’éteindre la menace de révolution avec un référendum.

      Passée la surprise, le peuple grec pourrait demander à Papandréou
      et ses maitres qu’on lui rende plutôt son argent,
      et imposer une démocratie réelle, en mettant fin à la dictature du capital.

      1. Pas si simple.
        En juin 2011, Papandréou avait déclaré qu’il soumettrait à l’automne sa politique à référendum.

    2. Papandréou a imposé, par la répression,
      la pire régression sociale en Europe depuis des dizaines d’années.

      Quand le peuple passe de l’indignation à la révolte,
      avec grèves, occupations, refus de l’impôt, et autres formes de résistance,
      et que l’appareil d’Etat commence à se déliter, il a peur d’une révolution,
      et balance un référendum pour détourner le peuple de sa lutte pour une démocratie réelle.
      Pas sûr que le peuple grec tombe dans le piège.

      1. La révolte grecque amènera-t-elle la démocratie, la primeur du social ? Une partie des Grecs en veulent à Papandréou qu’ils rendent responsables de la crise et prennent Sarko et Merkel pour des sauveurs.
        La partie n’est pas gagnée d’avance pour les ‘forces de progrès’, comme on disait. C’est plutôt le début d’une lutte plus âpre encore, peut-être d’une guerre civile à la grecque, comme les Chicago Boys ont su fomenter ailleurs dans le monde.
        Ne baissons pas la garde trop vite.

      2. Mais les chicago Boys pourraient bien avoir le feu aux fesses chez eux!
        (ce qui ne serait que justice, vu ce qu’ils ont provoqué comme catastrophes multiples dans le vaste monde ):
        il semblerait que face à la répression lors de certaines manifestations, aux USA, d’ ex-militaires, viennent, armés, pour « protéger les manifestants » contre les aigreurs policières …

    3. Je vous rejoins POLO !

      Papandréou s’exécute. Il ne sert absolument pas le peuple….
      Cet homme est sur la « scène » :
      – On le regarde, On l’ecoute , IL est concentré !
      – IL parle !
      – On est concentré ! Il nous regarde, il nous écoute !!!
      Bientôt, il va sortir de scène … Mais il aura effectué un travail remarquable ….
      LA QUESTION : UN TRAVAIL REMARQUABLE POUR QUI ET QUOI VA T’IL DONC ADVENIR , que cette CHOSE ????

      PS : Une question : La principauté d’Andorre, le Montenegro et le KOSOVO , utilisent ‘ils toujours l’EURO de fait, ou alors, de jure…. ????

  8. Le parti des grains de sable.

    L’évolution de la situation en Europe et dans le reste du monde est telle que nous qui nous opposons à la marchandise et à sa logique, et à tous ceux qui les servent, devons nous regrouper.

    Je propose la création du parti des grains de sable.

    Ce parti aura pour objectif principal de contrecarrer, partout où l’occasion se présente, au travail, au marché, dans les bistrots, les conversations avec les jeunes et avec les vieux, etc. la propagande officielle des marchés qui n’est que l’apologie du capitalisme marchand industrialisé.

    1. Pourquoi créer un parti de ce qui existe déjà comme parti pris ? Pourquoi institutionnaliser ce qui, déjà, nie de plus en plus consciemment, de manière de moins en moins latente et de presque partout ?

      1. Pourquoi un parti ?

        J’utilise le mot parti comme l’utilisait Marx quand il disait « notre parti » et aussi parce que je pense à un parti qui n’a pas pour objectif de rendre le pouvoir mais de combattre les pouvoirs existants ou à venir.
        C’est donc d’un parti du négatif qu’il s’agit dans lequel chaque grain de sable, au sens où l’individu unique est tout petit dans la masse des 7.000.000.000 d’êtres humains, mais cependant capable de pensée et d’action critique.
        Je conviens qu’il s’agit d’un parti de rêve ou du rêve où chacun doit apporter sa pierre en même temps que son grain de sable.
        Et enfin ce parti est un lieu d’élaboration de stratégie.

    2. « Je crois fondamentalement qu’il y a moins de matérialité dans le réel qu’il ne semble, et plus de réalité dans l’imaginaire qu’on ne croit. Le réel est pris en sandwich entre deux imaginaires : le souvenir et l’imagination. Quant à la réalité humaine, elle n’est ni le réel ni l’imaginaire, mais l’un dans l’autre. En somme, il y a toujours une part d’imaginaire dont nous avons besoin pour vivre. »
      Edgar Morin, Mon chemin, Débats et combats, p.125

      1. à roma,

        Le souvenir et l’imagination : deux mamelles de la stratégie.

        Shakespeare disait que nos vies sont tissées de l’étoffe dont sont faits nos rêves.

  9. Un référendum, OUI. Mais si la question posé est: Voulez-vous restez dans l’Europe?
    C’est encore = une trahison envers le Peuple!

    1. « Le message que les deux poids lourds de la zone euro doivent adresser mercredi à Georges Papandréou est brutal, mais limpide. « Il a le droit de faire un référendum, mais avant Noël et uniquement pour poser la question de l’appartenance à la zone euro », a commenté une source proche du gouvernement français, « et s’ils disent non, eh bien qu’ils en sortent ». »

      http://www.lepoint.fr/economie/referendum-grec-seisme-dans-la-zone-euro-02-11-2011-1391608_28.php

      Je trouve cela incroyable (que la question du référendum grec puisse être dictée ainsi, par un autre gouvernement).

      Pas besoin « d’avoir tout lu Freud », pour se rendre compte que c’est révélateur de l’état d’esprit ambiant…

      1. @Bruno: YES! les termes de la question posée seront dictés par les créanciers, à une date plus rapprochée ( ça urge, faut rassurer les marchés que tout est sous contrôle ); dans la foulée, ils vont aussi dicter la réponse ?

      2. Le référendum commandé par le pouvoir,
        dans les termes et au moment choisi par le pouvoir
        fait partie du « Coup d’Etat permanent » d’une constitution antidémocratique,
        comme a écrit Mitterrand avant de devenir lui-même monarque.

  10. Qualifier ce projet de référendum de réaction inattendue si l’on tient compte des efforts consentis jusqu’alors , c’est occulter la méthode Papandréou de fabrique du consentement, et dont tous ses homologues n’ont pas à rougir: essentiellement à base de propagande déficiente rapidement commutée en matraquage primitif.
    Chaque loi de sauvetage du capitalisme naît aujourd’hui dans un nuage de gaz lacrymogène, puis est contresignée avec du sang, des arrestations et des emprisonnements politiques, l’inattendu étant alors la constance gouvernementale à garder la face après des mois de grève générale et d’émeutes.

  11. Les marchés doivent plutôt se soumettre aux peuples et le rebond de la bourse ce matin après la chute d’hier montre qu’une fois l’émotion passée les marchés accepteront cela il suffit juste de leur montrer fermement qui décide.

    1. attention dans la chute des marchés ,il n’y a pas que la Grèce et son referendum , il y a aussi le puissant courtier américain de dérivés, qui a déposé le bilan lundi MF GLOBAL qui représente la huitième plus grosse faillite enregistrée aux Etats-Unis depuis 1980. Un genre de Madoff , mais se coup-ci sur les matières première , avec de nombreuses irrégularités comptable.

      1. Vous avez absolument raison, le capitalisme est à l’agonie tous azimuths et tout s’écroule en même temps. Merci d’en être simplement conscient quand la majorité s’en soucie peu!

      2. le puissant courtier américain de dérivés, qui a déposé le bilan lundi MF GLOBAL qui représente la huitième plus grosse faillite enregistrée aux Etats-Unis depuis 1980.

        ah, enfin, une bonne nouvelle !
        slurrrrrrrp ! …

        c’est qu’on deviendrait méchant(e! !

  12. SI « l’Europe des marchands » s’est imposée, peut-être est-ce parce qu’il était impossible (= trop long, trop difficilie) de construire à l’époque une autre Europe (politique, socialie, culturelle….). A la sortie de la guerre, la CECA s’est imposée comme rempart contre de nouveaux conflits car c’était le plus efficace et le plus évident à mettre sur pieds.

    Ce n’est pas parce que leopold 3 n’a pas eu de relation très chaleureuse avec Spaak que cela fait de lui un collabo, thèse toujours très répandue dans les milieux d’extrème gauche en Belgique francophone. Les historiens locaux sont d’accord pour pointer une atitude ambigue et s’accordent à dire qu’il a été en partie la marionnet des nazis. Un roi faible en quelque sorte.

    1. « En janvier 1940, le général belge van Overstraeten prévint les Français que l’attaque allemande était prévue en Ardenne, comme le prouvaient des documents stratégiques saisis par les Belges dans un avion allemand qui avait fait un atterrissage forcé en Belgique. Encore, dès le 8 mars, puis le 14 avril 1940, sur la foi de renseignements de l’attaché militaire à Berlin recoupés par des sources provenant d’espions alliés en Allemagne, le roi en personne avertit le général Gamelin, chef suprême de l’armée française, que le plan allemand prévoyait une attaque par l’Ardenne. Et l’attaché militaire français à Berne envoyait, le 1er mai, un message radio à son état-major disant que l’attaque aurait lieu entre le 8 et le 10 mai avec Sedan comme but de l’effort principal. Mais l’état-major français se rangeait à l’avis du maréchal Pétain, personnalité prestigieuse et Président du Conseil supérieur de la Guerre de France, selon qui l’Ardenne était impénétrable pour une armée moderne. Aussi, les avertissements belges restèrent-ils sans suite. »

      Et: « L’armée à bout s’effondra, mais la Belgique restait, de fait, en état de guerre. Au contraire de ce que répètent des ouvrages étrangers, Léopold III ne signa aucune capitulation, il faut le rappeler, ni les ministres partis en exil porteurs de tous leurs pouvoirs. L’acte de reddition ne comporta aucune clause politique, au contraire de l’armistice que les Français négocieront trois semaines plus tard, engageant la France dans la voie de la collaboration. »

      https://secure.wikimedia.org/wikipedia/fr/wiki/L%C3%A9opold_III_de_Belgique

    2. Un roi faible en quelque sorte.

      Issu d’un dynastie peu recommandable quand à son attitude coloniale … Hergé a mis bien du temps à s’en débarrasser psychologiquement.

  13. M. Papandréou craignait-il un coup d’état ?

    Changer la totalité de l’état major de son armée puis donner la parole au peuple ne sont-ils pas des indices suffisants ?

    Le figaro semble cependant indiquer que le changement de l’état major est une pratique usuelle en cas d’alternance en Grèce.

      1. Les réactions de l’opposition, c’est le jeu politique classique : Papandréou va nommer des têtes favorables au Pasok. ND n’allait pas accueillir la nouvelle par un « hourra » !

      2. Ah, monsieur moi et les conspirations, et les bougi-bougeas militaires… Dieu nous préserve d’un despote éclairé comme monsieur Moi ! À coté de ce que seraient ses services de renseignement, la Stasi, la Dst, la Nsa, le Fbi d’Hoover et le Kgb réunis, c’est le Club des cinq d’Enid Blyton !
        Et dis moi, moi, même belge, t’es-tu ému début 2010 de la nomination du frère de Philippe de Villiers au poste hautement stratégique de chef d’état major partigulier du président de la République, quand l’ancien à ce poste, l’amiral Guillaud remplaçait le général Georgelin au Cema, poste suprême de la hiérarchie militaire ?
        http://www.lexpress.fr/actualite/politique/nominations-en-cascade-dans-les-armees_850834.html?skip_mobile_check

    1. En effet le changement d’etat major est courant, les generaux en place jusqu’ici avait ete designes par la droite quand elle etait au pouvoir.
      En 2009 papandreou ne les avait pas remplaces, c’est ce qu’il vient de faire en nommant des generaux proche du pasok.

  14. Je ne suis pas toujours d »accord avec M.Jorion, mais je ne peux être que d’accord avec lui sur la décision de M.Papaandréou. Ce que je trouve scandaleux, c’est la réaction de beaucoup d' »eurolâtres » qui condamnent l’appel au peuple. Ces gens sont les mêmes qui se font les apôtres de la démocratie sur le pourtour méditerranéen, en Tunisie, Egypte et autres Syrie , mais qui refusent au peuple grec le droit de s’exprimer!

    1. Vous voulez dire que ces eurolâtres se dévoilent de plus en plus ouvertement , sans retenue voir presque menaçants

  15. Les dirigeants européens feraient mieux de lire en ce moment les « Mémoires » de Paul de Gondi, alias le Cardinal de Retz (1613-1679), ce chef-d’oeuvre de la lucidité politique:

    « Je sais que vous les comptez [les peuples – aujourd’hui on dirait le peuple] pour rien, parce que la cour est armée ; mais je vous supplie de me permettre de vous dire que l’on doit les compter pour beaucoup, toutes les fois qu’ils se comptent eux-mêmes pour tout. Ils en sont là : ils commencent eux-mêmes à compter vos armées pour rien, et le malheur est que leur force consiste dans leur imagination ; et l’on peut dire avec vérité qu’à la différence de toutes les autres sortes de puissance, ils peuvent, quand ils sont arrivés à un certain point, tout ce qu’ils croient pouvoir. »

    « Les peuples [le peuple] sont las quelque temps devant [avant] que de s’apercevoir qu’ils le sont. Ce qui cause l’assoupissement dans les États qui souffrent est la durée du mal, qui saisit l’imagination des hommes, et qui leur fait croire qu’il ne finira jamais. Aussitôt qu’ils trouvent jour à en sortir, ce qui ne manque jamais lorsqu’il est venu jusques à un certain point, ils sont si surpris, si aises et si emportés, qu’ils passent tout d’un coup à l’autre extrémité, et que bien loin de considérer les révolutions comme impossibles, ils les croient faciles ; et cette disposition toute seule est quelquefois capable de les faire. »

    Le texte intégral des Mémoires:

    http://fr.wikisource.org/wiki/M%C3%A9moires_du_Cardinal_de_Retz

    1. Superbe ! et ça s’applique aussi bien à la Tunisie, l’Egypte, la Syrie, etc etc …je me souviens du temps ou le Chah d’Iran tirait au canon dans la foule …avant de disparaitre. Rien ne peut arreter un peuple qui est las d’être méprisé par une ‘élite’ qu’il méprise !
      Papandréou a remis la politique au centre. Quelle leçon !

      1. Excellent texte.

        Merci.

        Monsieur Jorion ; ce que vous dites fait du bien à entendre, est partisan et redonne de l’ espoir.
        Me concernant une de vos meilleures interventions.

  16. Un mot : Bravo ! pour cette prise de position univoque.
    Je ne vois pas ce qui pourrait avoir à redire dans une démocratie que de confier les décisions capitale au peuple, au peuple souverain comme disent les démocrates.
    Seulement, le problème, c’est qu’il y a de plus en plus de démocrates qui lorsqu’ils parlent du peuple, parlent en se bouchant le nez. Parce que pour ces démocrates là, le peuple pue, le peuple est cette masse veule, animale, formidable (qui est à craindre)….

    Par exemple, hier, j’étais à la contre manif du G20, à Nice. Il y avait là, d’un côté, le peuple, pluriel, bariolé, simple, vivant, et intelligent (il suffisait le lire les slogans) et de l’autre, la police, 2 000 personnes, bottée, casquée, armée, en force, ….Le contraste était saisissant, terrible, et faisait peur.

    Les marchés ou les peuples ? Je ne sais pas….mais on pourrait commencer par réfléchir à un solution médiane : les marchés et les peuples. Ou Les peuples et les marchés ensuite.

    Ne pourrait-on pas concilier l’homme et l’économie (juste et nécessaire) ? Et tant qu’on y est, abandonner l’idée d’Europe pour aller vers celle d’un gouvernement mondial, unique.

    Utopique? Trop tôt ? Eh bien alors attendons…

    1. « abandonner l’idée d’Europe pour aller vers celle d’un gouvernement mondial, unique. »

      Ça sort d’où ça, on (nous le peuple du monde) aurait envi d’un gouvernement mondiale maintenant ?
      Déjà l’Europe c’est pas triste (et accessoirement ça ne semble pas servir les peuples mais plutôt les marché), mais maintenant il faudrait pousser la boulette au niveau mondial !
      Quelle blague !

  17. Bonjour,

    On est mercredi.

    Quelques dubitations dans la continuité si je puis :

    Au vu des événements, de l’histoire humaine et du monde, croyez-vous vraiment que les hommes d’envergure émergent hors des vraies crises? (Moi je ne le pense pas). Maintenant, sommes nous dans une vraie crise ? oui certes, mais je crois qu’elle n’est pas encore assez grave pour cela. Les événements font les hommes, pas le contraire..

    L’âge venant, je ne cesse d’être stupéfait quand aux nombres d’illusions qui s’estompent quand à la représentation du monde que j’ai pu avoir… la faiblesse de la chair, la petitesse des individus (j’en suis un autre) et, surtout, les effets néfastes de la concentration du pouvoir, cette tendance à la création de gros ensembles, par une mécanique imbécile qui veut que plus on est gros plus on est fort. Mécanique qu’on voit à l’oeuvre aussi bien pour les entreprises, entités étatiques, clubs de foot. Pour moi c’est juste un constat.
    J’ai grandi et ai été élevé en Suisse (ces belges qui n’ont pas souffert) avec sa démocratie directe. Après avoir essayé mon existence et vécu sous d’autres cieux, urbains ou pas, une pensée sentiment se renforce chez moi. Les grosses entités humaines sont néfastes par le fait que le système tend à devenir hors controle, à beaucoup de niveaux, mais je parle ici bien sûr de démocratie. On suppose dès lors que les Suisses sont aujourd’hui enchantés de ne pas faire partie de l’Europe alors que c’était du 50/50 il y a un vingtaine d’années… Pas passé loin, lors du référendum d’alors. Justement.

    On voit aussi ici comme une pensée peut être conditionnée par l’endroit où elle s’est formée… Mais stop.

    D’où cette interrogation : comment vont-ils manoeuvrer pour que la Grèce reste dans l’Europe ?

    1. @Mike

      Je partage avec vous la notion de corrélation inverse entre la taille de l’entité à administrer et le degré de démocratie et d’efficience.

      J’écoutais sidéré hier soir dans l’émission de Taddei Valérie Rosso-Debord défendre le fait de ne surtout pas faire usage de referendums parce que, je cite, si Schuman et Monnet l’avaient fait au tout début rien n’aurait pu être entrepris. Soixante ans se sont écoulés, est-ce que les principes de base de la démocratie ne peuvent avoir cours dans le processus de construction européenne à aucun moment ? Si c’est le cas après tout ce temps c’est que l’édifice est miné par les vices de forme et bâti sur terrain meuble. Son effondrement est alors inéluctable.

      L’escamotage des referendums français, hollandais et irlandais sur le traité de Lisbonne et le fait que les parlements de beaucoup de pays aient pris les commandes de façon discutable dans cet épisode prouve que le concept même de démocratie représentative est aujourd’hui gravement compromis.

      Ils n’étaient pas à la hauteur de leurs rêves. A moins que ce ne fût une utopie.

      1. Merci de ce surplus argumentaire Lazarillo.

        Je crois bien que cette horripilation qui est la mienne quand aux grosses entités vient principalement de ce sentiment que les rapports humains y sont trop distendus, se perdent. Surtout parce dans les énormes ensembles où les déclinaisons hiérarchiques peuvent se déployer de manière absurde, les « valeurs » de base comme la simplicité, l’humilité et le partage, passent du concret pratique de l’individu au virtuel des étages/strates où, plus il monte, plus le dirigeant est enfermé dans un système débile (position, pouvoir, argent, image..) sans plus avoir possibilité d’étaler ses doutes, ses faiblesses et ses contradictions.

        Comment faire que les hommes ne soient plus si facilement affolés par l’argent, le pouvoir ?

      2. Celle là, on se demande comment elle peut être députée, on élit vraiment n’importe qui !!!
        vous avez pu mesurer la différence de niveau avec Marie France Garaud et ceci malgrè son âge.
        La vivacité d’esprit et l’intelligence chez Marie France Garaud et le néant en face dans cette député de l’UMP

      3. Comment faire que les hommes ne soient plus si facilement affolés par l’argent, le pouvoir ?

        Je me demande même si c’est possible. Je postais ce lien en commentaire d’une note hier, il en dit long:
        http://www.lemonde.fr/international/article/2011/11/01/la-majorite-des-millionnaires-chinois-souhaite-emigrer_1596675_3210.html.

        En gros prends l’oseille et tire-toi. Le jour où ils manqueront d’endroits sur terre où fuir que feront-ils?

    2. cette tendance à la création de gros ensembles, par une mécanique imbécile qui veut que plus on est gros plus on est fort. la nature nous a appris avec la tempête de 1999 sur la France ,que les gros arbres sont tombés en premier , et que le soleil accessible pour les petites pousses leurs a permis une croissance devenue possible , le seul truc c’est lorsque le gros tombe ,il ne faut pas qu’il vous emmène dans sa chute .

      1. Joli.
        Mais que faire si on est un joli bolet beurré, sorti là dans les heures qui précédent, juste sur la trajectoire de tombée du tronc ?

    3. @Mike

      Au vu des événements, de l’histoire humaine et du monde, croyez-vous vraiment que les hommes d’envergure émergent hors des vraies crises?

      On ne peut pas, cette fois-ci, s’en remettre encore à un homme providentiel. Chacun doit essayer, à son niveau, d’être un homme providentiel pour le bien commun! C’est un peu le message des Indignés il me semble…

      J’ai grandi et ai été élevé en Suisse (ces belges qui n’ont pas souffert)

      Je vis en Suisse aussi. Je dis parfois à certains amis suisses qu’ils devraient arrêter de croire que tout leur est dû, parce que c’est un peuple qui n’a pas souffert, qui ne sait pas que l’Histoire est tragique et s’écrit avec une grande hache!

      1. – Pour ce qui concerne mon pitoyable ego je vis avec peu, plutôt bien, me chauffe au bois, ai des poules, une source. Je ne dépend de la civilisation que par l’électricité et quelques petites saloperies comme les impôts divers… Problème, si tout le monde vit de même, le monde industriel s’écroule.

        – Le Suisse conscient ne pense pas que tout lui est du, il bosse. Le Suisse crétin oui. L’histoire de ce pays démontre combien les gens du lieu ont travaillé dur et combien la génération actuelle leur doit, eux qui, à partir d’un pays sans ressources naturelles, sans accès à la mer et donc sans colonies, en ont fait ce qu’il est.

    4. Je partage aussi ce point de vue …Pour ceux que ce constat intuitif interesse , je pense qu’on peut l’ étayer par le modèle en usage ds ts les systèmes vivants , modèle lui mème démontré par la Th.du Chaos (GleicK, Ekeland, Prigogine…) qui ne voit de solution stables a la gestion des groupes que ds les systèmes morcelés auto-organisés ….

  18. le prétendu « retour du peuple » vient pour moi acter l’échec de la reprise en main de la situation par les politiques, le referendum est une solution trouvée en dernier recours pour faire peser cet échec sur le dos du peuple…

    regardez cette vidéo de parisot :
    http://www.dailymotion.com/video/xlmgr3_crise-zone-euro-le-peuple-coupable-parisot

    pour elle c’est le non au referendum qui est à l’origine de la crise… là, ça sera interprété exactement de la même manière….

  19. C’est un fait. Les faits sont têtus. Et un « argument » de fait de cette nature en faveur de l’insurrection est plus fort que mille tergiversations «pessimistes» d’un politicien hésitant et timoré.

    Lettre de Lénine aux camarades parue les 1, 2 et 3 novembre (19, 20 et 21 octobre) 1917 dans le journal«Rabotchi Pout »
    Concomitance des dates et des analyses: alors l’histoire est-elle ou non un éternel recommencement? Serait-ce le retour des âges sombres?….J’en ai peur!
    Continue Paul, nous allons avoir besoin de lumière
    Fraternellement
    Gilbert

  20. J’aime votre analyse de l’action de Papandréou.
    J’aime à croire qu’il a agit en tant qu’homme et non en qualité de socialiste.
    J’aime penser que cet homme est courageux.

    Alors pour tout cela, je le soutiens en espérant que cela fasse école.

  21. SPARTHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    c’est encore des grecs qui vont sauver l’europe , ça fait pas un hoplite !!!

    et je reprends du chocolat Leonidas !

    1. C’est en cela qu’il est un bon membre de la loge « internationale socialiste »:
      la duplicité parfaite, comme Ben Ali, Moubarak, Mitterrand
      et tous ses idolâtres…

      1. The leaders of the European Movement – Retinger, the visionary Robert Schuman and the former Belgian Prime minister Paul-Henri Spaak – were all treated as hired hands by their American sponsors. The US role was handled as a covert operation. ACUE’s funding came from the Ford and Rockefeller foundations as well as business groups with close ties to the US government

        19 septembre 2000, le journal Daily Telegraph de Londres.

        article basé sur les archives déclassées de la cia…

  22. L’activité ne repartira pas chez nous, si nos dirigeants se contentent de faire des déclarations sans lendemain.
    Un élément parmi d’autres serait comme je l’ai entendu au cours d’un débat télévisé, que les jeunes fraîchement émoulus des grandes écoles et universités s’orientent davantage vers des métiers d’ingénieurs et de techniciens, plutôt que d’aller exercer leur talents comme traders.
    Pour changer cet état de fait il faudrait une action volontariste de l’ Etat pour investir dans la recherche et le développement des industries du futur.
    Celles dites vertes en particulier, les allemands sont en train de prendre des longueurs d’avance sur nous dans ces domaines. Plutôt que de pleurnicher sur notre sort, ou contre l’ arrogance allemande, nous ferions bien de prendre le problème à bras le corps.
    Une société qui ne donne pas la priorité à donner de vrais boulots à ses jeunes est une société sans avenir et souvent une société de geignards.

    1. Une société qui ne sais plus déléguer sa confiance. Un aggrégat de vieux cons (y’a aussi des jeunes dans le tas, l’âge biologique ne fait rien à l’affaire) incapables de se remettre en question, de passer la main,… de s’écraser devant l’évidence du réel.

    2. Pas compliqué, suffit de mettre les activités de traider au registre des activités illicites passibles de poursuites pénales… 😀

  23. G. Papandréou sauve la face, question d’honneur, tôt ou tard voué à être sacrifié par la finance. La troïka, c’était en amont d’office la mise en place d’un système juridico-techno-militaire, dont nous aurions été de facto les chiens de garde. La résistance civile est telle que… on l’a vu encore lors de la fête nationale grecque du 28 octobre http://www.carre-rouge.org/spip.php?article419
    Pour une fois les socialistes se distinguent, de prendre position là où l’histoire a lieu. Les discours vont changer et les masques tomber. Sarko hier était menaçant. La com’ business as usual perd cible et contenu
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/11/01/le-grand-silence-de-la-haute-finance_1596848_3214.html
    La décision de Papandréou m’a rappelé la conclusion de l’article de L’anthropologue David Graeber http://mouvements.info/A-propos-du-respect-des-regles-du.html

    Vous pouvez dire ce que vous voulez des Américains, et il y aurait beaucoup à dire, mais c’est un pays où est très fortement ancré un sens démocratique. L’idée que nous sommes, ou que nous sommes censés être une société démocratique, nous rend fiers d’être Américains. Si Occupy Wall Street s’est étendu à chaque ville d’Amérique, c’est parce que nos seigneurs de la finance nous ont conduit à une impasse telle que les anarchistes, les prêtresses païennes et les gardeurs d’arbres sont les derniers Américains à penser qu’une société démocratique est peut-être encore possible.

    Sinon, encore Fukushima ,qui n’en finira pas de sitôt:
    http://www.lemonde.fr/japon/article/2011/11/02/nouvelles-craintes-de-fission-nucleaire-a-la-centrale-de-fukushima_1597142_1492975.html#xtor=RSS-3208

    http://www.fairewinds.com/updates
    substances radioactives, particules chaudes au Etats-Unis, contamination du sol au nord du Japon, problème de santé publique au Japon, États-Unis, Canada.

  24. A propos de « démocratie et référendum »:

    Comme beaucoup à l’annonce de ce référendum, ma première réaction a été de me dire « bravo Papa, bien joué, Merkel fait la gueule et Sarkozy est consterné ».

    Mais en même temps, quelque chose me disait que ce référendum n’aura pas lieu. Et puis j’ai entendu sur la Radio Suisse Romande l’analyse d’un élu suisse d’origine grecque de gauche (POP, un peu l’équivalent helvétique du Front de Gauche):

    En Grèce ce référendum n’est pas une surprise, disait-il en substance, Papandréou avait d’ailleurs annoncé de longue date que tôt ou tard il consulterait le peuple. Un tel référendum risque néanmoins de créer un réel clivage dans la population, d’augmenter les tensions, et au final ce n’est pas du tout sûr que le non l’emporte. Au fond, peut-être serait-il plus démocratique de convoquer de nouvelles élections.

    Et le journaliste de la RSR de lui répondre, mais enfin nous en Suisse avons l’habitude des référendums, le geste de Papandréou ne nous choque pas, il est fondamentalement démocratique…

    Personnellement, quand j’observe ce qui se passe en Suisse, où je réside, j’ai de plus en plus de doutes sur le caractère « démocratique » des référendums, dans la mesure où:
    – aucune règle n’encadre le financement des partis
    – le poids des lobbies est énorme
    – le taux de participation faible

    Au final, l’usage intensif du référendum n’est pas du tout incompatible avec un système oligarchique ( en Suisse, les partis de droite obtiennent 75% des suffrages), voire néo-fasciste (interdiction des minarets), oligarchie qui de plus se fait passer pour une démocratie car elle a les moyens d’imposer des campagnes référendaires plus ou moins douteuses! A noter d’autre part que dans le cas grec, on peut quand même s’interroger sur le caractère « démocratique » d’une décision prise de manière unilatérale par un seul individu, Papandréou, et sur le contenu de la question qui sera posée.

    Alors, au delà du cas grec, je m’interroge: une « démocratie réelle » , comment ça marche?

    1. Vous oubliez, jeune homme, que la Suisse, archétype de pays conservateur (au sens où on conserve, on fait des réserve…) gère environ 30 % de la fortune privée mondiale. De fait le niveau de vie matériel reste bien au-dessus de beaucoup. Le peuple s’en rend compte et se dit, on est finalement pas si mal chez nous, et vote le statu quo. Qui disait l’autre jour : la Suisse, ce pays où on vote pour que rien ne change…
      Il y a une démocratie sur le papier chez les helvêtes certes, mais dans la réalité elle ne sert à rien, si ce n’est à décider de la taille des boutons de manchettes.
      Peu de problèmes, gros problème, un des plus fort taux de suicides.
      On peut pas tout avoir.

      1. @Mike

        Peu de problèmes, gros problème, un des plus fort taux de suicides.

        La consommation c’est un peu le seul horizon de la Suisse…
        Un horizon qui ne suffit pas à certains, ce qui peut expliquer en partie les suicides…

      2. @Mike, je me souviens avoir lu récemment, (mais je n’ai plus la référence), que le taux de pauvreté tel que défini par l’OCDE, soit moins de la moitié du salaire médian, était sensiblement plus élevé en Suisse qu’en France, un peu plus de 15% de la population si mes souvenirs sont bons. Il est vrai que la population suisse compte 22,4% d’étrangers, qui eux ne votent pas (sauf à certaines élections locales), ce qui limite d’autant plus le caractère « démocratique » du système politique helvétique.

        30% de la fortune mondiale, c’est énorme! D’ailleurs je me demande si « oligarchie » est le bon terme pour définir ce système, n’est-ce pas en fait une « ploutocratie »? L’un et l’autre ne me semblent d’ailleurs pas contradictoires, une ploutocratie peut-elle être autre chose qu’une oligarchie? A moins que tous les citoyens soient riches… Pensez-vous vraiment, Mike, que ce soit le cas des citoyens helvétiques?

      3. Reno
        Bien sûr qu’il y a de la pauvreté. Mais c’est relatif : je suis par exemple dans cette catégorie. Mais je ne le suis pas parce que je vis avec peu.

        Sinon, les gens pauvres qui connaissent le système peuvent bénéficier d’aides etc.. Encore aujourd’hui. Peut-être plus pour longtemps. Et puis, c’est psychologiquement difficile, surtout en Suisse, où existe une forte réprobation sociale à l’endroit des assistés. Mentalité tudesque.

        J’eusse du écrire : 30 % de la fortune privée mondiale,
        Je ne dirai ni oligarchie, ni ploutocratie… Mais bien de gestion de fortune sur la durée… dans un pays stable… et sûr. Pour l’instant.

    1. Voir le blog d’Attali a ce sujet. Sa position a le mérite d’être claire.
      Je ne sais pas l’importer (ni mettre les accents): iPhone…

  25. « L’urgence nécessaire de promouvoir et de défendre l’approfondissement de la démocratisation ».

    Chèr M. Jorion!

    Merci pour votre discours important et nécessaire.
    La position actuelle du gouvernement Papandreou est parfaitement en ligne avec « théorie et praxis » de la majorité énorme des êtres humains qui lutte pour l’élargissement de la démocratie et non pas pour sa diminution.
    Bref: en avant une démocratisation approfondie!

    Une démocratisation de tous azimuts: aux niveaux des citoyens, des consommateurs et des travailleurs et ouvriers (y compris les militaires en service militaire obligatoire), et, évidemment, aux niveaux de l’environnement et de la lutte contre les multiples formes de l’apartheid.

    Dans cette perspective, la proposition du gouvernement Papandreou est plus que logique. J’ose écrire qu’il serait criminel au niveau de la réalité socio-politique de la population Grec de ne pas organiser un référendum sur les plans des chefs de gouvernements Européens et du FMI.

    Votre discours, M. Jorion, ne me semble pas seulement une éloge éloquante à la mémoire de votre père, mais invoque également des autres plaidoyers pour un pas en avant au niveau systèmique des diverses formes de démocratie. Vous mêmes aviez déjà indiqué que dans l’époque de la démocratie naissante en Grèce, la participation des citoyens restait limitée dans ce système, et n’impliquait pas les esclaves de la ville d’Athène.

    Ainsi, la plupart des êtres humains de nos temps, ne connaissent guère la démocratie représentative, et même en Europe, il y a des divergences énormes.
    A part de la démocratie représentative, il y a dans la plupart des pays en Europe maintenant des systèmes d’Ombudsman, mais il manque toujours dans pas mal de pays Européens, des formes de démocraties parlémentaires. Napoléon est toujours avec nous, comme le savent très bien les Français avec leur démocratie présidentielle d’une tendance dictatoriale et autoritaire, et, un détail pas non-important, les Hollandais, qui, sous pression de Napoléon, ont changé d’une démocratie décentralisée républicaine, vers une démocratie élitiste avec une monarchie (Louis Napoléon étant le premier Roi des Pay-Bas dans l’histoire humaine) et des maires de villages et de villes qui sont dénommés par la Couronne….incroyable, mais même jusqu’ aujourd’hui!
    Aux Pays-Bas, à ma connaissance un de très rares pays dans le monde, c’est même INTERDIT dans le système juridique au niveau du Haut Court Juridique, de comparer et confronter des décisions et des jugements avec la Constitution des Pays-Bas!
    (Source: l’ancien président du Haut Court, Willibrord Davids, aussi ex président de la commission parlémentaire qui a investigué la légalité, mieux dit, IL-légalité de la participation des Pays-Bas relativement énorme dans la sale guerre en Iraq).

    Comme j’avais élaboré dans un commentaire antérieur, « l’élite » des Pays-Bas est grand-maître de la mystification des choses, ce sont de fabriquants de mythes, entre autres activés dans le secteur des services financiers. (Antroposophie et Banques… ce serait un beau sujet d’une étude de doctorat…. Triodos et autres… où restent les avocats?).

    Ainsi, c’est en Suède et au Finlande qu’on peut trouver les formes les plus avancées de l’humanité de démocratisation, y compris la démocratisation des décisions prises dans le secteur des services financiers, et touchant aux intérêts des clients et des consommateurs dans ce secteur.

    J’aimerais vous rappeler que la Banque Centrale de la Suède (détail remarquable: la Banque Centrale plus ancienne du monde entier! voir leur website: http://www.riksbank.se/), qui a joué un rôle clé dans le sauvetage d’Iceland et des pays Baltiques, n’aurait jamais pu jouer ce rôle sans la démocratisation très avancée en Suède, oui, c’est vrai, aussi après les expériences douloureuses de la crise banquaire des années 1990 en Suède.

    Pourquoi écrire tout cela? Connaissant en détail la relation profonde entre la Suède et la Grèce est fondamentale pour pouvoir comprendre la politique du gouvernement Papandreou.

    Voir par exemple:
    http://www.athensnews.gr/old_issue/13031/10302
    http://en.wikipedia.org/wiki/Andreas_Papandreou
    http://www.ahistoryofgreece.com/biography/georgepapandreou.htm

    Chaque effort de poser George Papandreou dans une position de clown qui est devenu fou, implique qu’on se met du coté des « todos poderosos » dans ce monde, avant tous les gouvernants Napoléonesques comme Sarkozy, mais aussi Merkel et Marc Rutte, le premier ministre hollandais, qui joue un rôle clé, vu les plans du très agé (90 ans) prof. Johan Witteveen, prédecesseur de Mme. C. Lagarde, comme chef du FMI, pour créer un fonds gigantesque, mais, plus que probablement, autoritaire, à l’échelle mondiale.

    De nouveau, et là-bas aussi: avec un manquant démocratique énorme.

    Ainsi: oui c’est la distribution inégale croissante des richesses, des revenus et des capitaux et autres possessions et alors de décisions qui est en jeu et qui reste sur l’agenda, aussi quand les individus en pouvoir ne l’en veulent pas, ou, moins.

    99 % contre 1 %.

    Que nous applauddissons le courage et la lucidé intellectuelle de George Papandreou, qui tient en haut le drapeau de la lutte pour la démocratisation avancée!

    Et, évidemment, un grand merci pour le le courage de prof Paul Jorion, qui nous rappelle de nos devoirs.

    t.à.v.,

    JL

    1. Tja, ik wou dat er een Nederlandstalige site bestond zoals http://www.pauljorion.com.
      Je me porterais volontier volontaire pour assurer des traductions!

      Want hier te lande is het vreselijk stil, en het gros van de bevolking lijkt te blijven dutten, tot aan de hals gedompeld in de ‘zekerheden’ van het consensus van Washington…

  26. Les « Marchéa v. Peuples » est ce qui se joue au fond des “incompétences” politiques. La contrainte économique ultralibérale est le projet européen après les 80.
    Après le défaut, la Grèce (uniquement la Grèce?) devra quitter la zone euro pour retrouver la drachme (lire, peseta … franc) et le drame car si on continue à perdre du temps et à enrichir les banques, qui va à investir/soutenir le peuple, et avec quoi ?
    http://www.youtube.com/watch?v=O_R7qGAztDw

  27. les gens bons ne se préoccupent pas de gouverner (disait Alain)

    Ce référendum ce serait, pour certains un appel au peuple, donc respectable?
    Attendons la question posée et vous aurez la réponse!
    Je ne peux, sans cette précision essentielle, donner caution Papandréou, au vu de ce qu’il nous a présenter jusque là.
    je serai plutôt enclin à penser que ce référendum sera un piège pour le peuple grec. Je ne demande qu’a me tromper

    1. Le mouvement de rejet est mondial et il ne butera pas sur un référendum localisé.
      Après les années de béate pseudo-satisfaction imposée par la doxa libérale omniprésente, nous voyons des peuples se lever et dire « assez ».
      Nous vivons une époque formidable, et ce, malgré les larmes lacrymogènes et le sang sur les tonfas.
      Bien plus que la crise du fric c’est un sursaut démocratique global. Je ne pense pas que nos zélites auto-proclamées avaient pensé à ce genre de globalisation.

  28. La classe politique étant ce qu’elle est, je suis tenté de penser que ce référendum (dont l’issue ne fait aucun doute) est davantage pour elle une façon de faire porter au peuple la responsabilité des conséquences d’une sortie de la Grèce de la zone Euro que le soucis de replacer la démocratie au coeur des choses.
    Cela étant dit, c’est une bonne nouvelle.

  29. N’en doutons pas un seul instant, au cours de ses discussions avec Madame Merkel, notre Eblouissant Leader avait en tête la dette immense qu’a toute l’Europe à l’égard de la Grèce. Ce vertigineux puits de culture n’a pas manqué de se rappeler le mythe de la caverne, où Platon montre des prisonniers enchaînés qui prennent pour des objets réels les ombres que le feu extérieur projette sur la paroi de la caverne qui leur fait face. « C’est évident, a-t-il pensé, l’Europe que nous prétendons sauver n’est qu’un mythe, une illusion voulue par une poignée de politiciens utopistes reprise par des marchands cupides pour leur plus grand profit ». Et serrant d’effroi le main potelée de la Chancelière : « Mon Dieu, mais alors, ce que fait apparaître Papandréou, mon Dieu mais c’est le peuple ! ».

  30. Je suis conscient d’être hors sujet, ou décalé, à votre choix.

    Selon certains commentateurs, le séisme survenu hier sur les marchés (*) n’aurait pas comme seule origine la décision de Mr Papandreou, mais aussi la faillite d’un acteur important de la finance à Wall Street, à savoir MF Global.

    Je ne mesure pas bien aujourd’hui l’impact financier de cette faillite, et son importance relative (uniquement financière, ce qui ne veut pas dire que j’oublie les gens), par exemple par rapport à un défaut total de la Grèce.

    * séisme dont je me réjouirais dans d’autres conditions générales, mais hélas …

  31. Sauver la Grèce, Sauver l’Euro, Sauver la démocratie, Sauver la planète…
    Ca commence à faire une belle foire aux Envoyés Providentiels…
    Nouvelle bulle en vue à la Bourse des Grands Hommes…

    Fini de manger? Va laver ton plat. (Précepte Zen)
    Point barre.

    1. sauver l’existence . pas d’autre issue pour ça que de sauver l’essence . pas le gas oil, hein …
      parce que tour à tour essences et existences se précèdent . sans haut pas de bas . sans ailleurs, pas d’ici . et réciproquement .
      on y retrouverait un peu de bon sens . un peu d’humanité au lieu de dépenses et de démences d’armements, d’intentions louches .
      de notations qui disent merde à la vie, en donnant des ordres .
      pas de désordres qui ne soient issus d’un donneur d’ordres .

  32. Quelques pistes intéressantes de réflexion (pour une fois dans Les Echos !), une vue de l' »économiste » américain Brian Arthur http://bit.ly/v7V3df
    Mais s’il n’y a plus d’emploi, avec quel argent on achètera les biens produits par des machines ? lol (ça c’est une réflexion de l’époque du grand visionnaire Jacques Duboin).
    Et tous ces data (open maintenant) qui émoustillent les geek, vont-elles sauver la planète de sa condition écologique proche de Verdun ? Pffff
    L’intelligence collective, c’est bien mais pour faire quoi ? tout le monde n’a pas la même définition du terme « intelligence » aïe. c’est là aussi que ça va coincer. #but

    1. Faut pas s’inquiéter, avec la disparition progressive du pétrole, le travail va revenir,
      Agriculture , réparation en tout genre,… + un peu de high-tech ( comme le suppose l’auteur de l’article) + beaucoup de réflexion pour savoir comment optimiser tout ça (les ordinateurs ne sont pas encore au niveau).

    1. A bien y réfléchir, ce bon monsieur Papandreou, n’aurait-il pas tout simplement changé l’Etat Major, pour avoir des militaires qui lui obéiraient sans broncher; si par malheur le chaos s’installait en Grèce, et que les forces armées constituaient le dernier rempart pour rétablir l’ordre ???

  33. Nous sommes tellement enchevêtrés, victimes et responsables (souvent coupables), dans cette crise terminale du néolibéralisme financier, que plusieurs vérités contradictoires peuvent parfaitement coexister, en toute validité :

    – oui, Papandréou, à toute extrémité, se défausse lâchement pour ne pas passer, dans l’histoire, pour le bradeur de son peuple et ébranle 50 ans de lente construction européenne, dont les avantages ont pourtant été une manne pour l’Europe et les Européens.
    – oui, Papandréou, retrouve le vrai sens du mot démocratie, dans un appel direct à son peuple, jusque là matraqué et lessivé (combien ? …13 grèves générales ?!!).

    – oui, cette façon de faire est le coup de pied de l’âne à l’insuffisante mais certaine solidarité européenne qui s’est mise en place ces derniers longs mois.
    – oui, cette façon de faire est un coup de pied dans la fourmilière des formatés au TINA, petits ou grands.

    – oui, le peuple grec est assez incapable d’édifier une économie performante reposant sur un pacte social sans corruption (où l’on paye ses impôts, etc.) ; résultat de l’histoire et non d’une imbécillité particulière (rappelons que la France des demi-soldes et des rentiers du 19e siècle avait loupé le coche de l’industrialisation et du rehaussement de ses capacités militaires indispensable dans le contexte géopolitique de l’époque).
    – oui, le peuple grec a vaillamment protesté et proteste aussi de son européanité (-nitude ? …Ségo, dis!), en montrant le chemin de la révolte populaire face au moloch néolibéral qui se repaît de la dette mais en chie toujours plus…

    …etc., etc., vous m’avez compris, on pourrait continuer longtemps ainsi et chaque opinion est juste à son niveau fractionné.

    Alors, quid ?, comment on termine la partie ? …il n’y a plus de règles et vouloir prendre un bord après un autre (passer, p. ex., du néolibéralisme madelinesque au protectionnisme mélenchonien) ne fera que rapprocher l’esquif du gouffre de Charybde…
    (Scylla est déjà à l’oeuvre qui ampute les nations : 22% de chômeurs espagnols, explosion de la misère en France, etc.).

    Europe, oh belle Europe, nef des fous !
    D’où viens-tu, où vas-tu ?
    http://qc.answers.yahoo.com/question/index?qid=20071006110414AAfH1mV
    http://fr.answers.yahoo.com/question/index?qid=20100929050352AAhDbgC
    http://forum.psychologies.com/psychologiescom/Actu/ethymologie-sujet_5140_1.htm

    Et qui t’enlève à nos rêves nécessaires ?
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Antonio_Carracci_-_Rape_of_Europa.jpg
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Europe_fille_d%27Agénor

    1.  » ébranle 50 ans de lente construction européenne dont les avantages ont pourtant été une manne pour l’Europe et les Européens ».

      Une manne pour qui ? Pas pour la grande majorité des Européens, ceux dont les revenus sont complètement absorbés par le loyer, la nourriture, le chauffage et les taxes locales , L’arrivée de l’euro s’est accompagnée d’une forte inflation sur ces postes budgétaires de survie et les faibles revenus de la grande majorité des Européens ne leur permet plus de survivre sans s’endetter par le crédit .

    2. «  »50 ans de lente construction européenne, dont les avantages ont pourtant été une manne pour l’Europe et les Européens. » »

      Pouvez vous justifier cette assertion pas un zest d’argumentation?
      L’europe a été le rêve des peuples et celui des marchands. C’est le rêve des marchands qui a gagné.
      Dès lors, la manne dont vous parlez s’est retrouvée dans leurs poches.

      1. @ Mianne & alkali

        …quand même, quand même, êtes-vous tous si jeunes et si blasés ?

        – 50 ans de paix parmi les Etats membres, …ah mais si !! …l’Allemagne a accepté la ligne Oder-Neisse (qui l’ampute quand même d’un bon quart de ses terres historiques), la Hongrie (même si le régime actuel pousse les feux de l’irrédentisme) le dépeçage du Traité de Trianon, jusqu’à la France avec le Val d’Aoste, etc. La guerre en ex-Yougoslavie, ne concernait justement pas des pays membres de l’UE, même si elle en a démontré la coupable impuissance à oser l’intervention extérieure sur ses marches.

        – libre circulation des biens et des personnes, liberté d’établissement, etc. ..des avancées fondamentales en matière de droits de l’homme (abolition de la peine de mort ; remontrances à la France pour sa garde à vue, etc., je ne peux donner que quelques exemples, ils sont légion).

        – et une stabilisation de la monnaie et des prix du temps du SME et dans les premiers temps de l’euro. Imaginez la spéculation sur 10 à 15 monnaies en ce moment ! Ce serait bien pire. La Grèce va constituer un cas d’école. Je souhaite me tromper mais tout montre qu’elle va voir le revenu moyen de son peuple amputé par deux pendant des années ou des décennies quand elle va reprendre la drachme.

        – une explosion du commerce intra- et extra-communautaire et, en particulier, des exportations et de la production française qui a soutenu le niveau de vie et l’a même amélioré pendant des décennies.

        – le sauvetage de l’agriculture française tellement retardée encore dans les années 60, même si on doit absolument corriger son développement productiviste pollueur. La désertification de la campagne existe, sans la PAC, cela aurait été bien bien pire !

        – les grands programmes : aéronautique, défense, espace, communications, coopérations sociales, politiques et judiciaires, jumelages, tourisme, aide au développement des régions à la traîne, etc.

        Vous confondez l’ensemble des acquis de l’Europe communautaire avec les dernières années de l’euro et la collusion oligarchique des « élites » européennes, formatées au TINA et à être les imitateurs de l’anglosphère. Ils ont organisé un véritable rapt de l’Europe (2500 ans après son rapt mythique) pour la démolition programmée de ses bienfaits (qui parle encore de « préférence communautaire » et d’équité dans les échanges avec les ACP ?) et l’enrichissement des castes extrêmes (arme du chômage pour subjuguer les travailleurs, circulation incontrôlée des capitaux et BCE « indépendante »). C’est cela qui est un crime immense : avoir corrompu l’idée d’Europe en en faisant un « machin » oppresseur, abscons, antidémocratique sans participation des peuples, en particulier de leurs jeunesses (qui apprend à fond la langue et la culture des voisins de nos jours ?).

        Il faudrait pouvoir replacer le curseur 10 ans en arrière et aller à l’intégration politique (fédérative sinon fédérale) du Club des 5 ou 6 ou 7 (Fr / All / Benelux / Aut…). Et naturellement nationaliser le système financier, la production de monnaie et de crédit, ériger des barrières protectionnistes sous considérations de protection sociale et écologiques, etc. (80% du commerce est intra-communautaire). Et cesser de dresser les peuples européens les uns contre les autres (délocalisations et libre concurrence « non faussée », ha ha) pour en organiser par cercles concentriques les coopérations au contraire.

        Je fus toujours « ouiste » et même « oui-ouiste » mais, si c’était à refaire, je serai devenu « noniste » bien sûr, pas contre l’Europe mais contre le rapt de l’Europe par l’oligarchie cooptée sur des bases néo-libérales et passée au moule anglo-US. Et pas de ces nonistes sans le moindre plan B, dont l’inertie rageuse les a finalement rendus complices du rapt européen des dernières années. Ils n’ont rien proposé d’alter-européen que le repli national, et ce fut donc facile pour « ceux qui savent » de passer outre…

        « Si c’était à refaire », il faudrait exclure absolument la GB (la laisser à sa périphérie, elle s’effondre déjà, bientôt passera au rang de 9e puissance mondiale quand nous restons la 5e), qui fut comme un cancer et un poids mort au long des 30 dernières années, infectant le dirigisme colbertien français et la social-démocratie rhénane, qui avaient fait leurs preuves, de son idéologie néolibérale délétère.

        Je vous assure que si l’Europe et l’euro explosent, ce sera le terrible chacun pour soi (ce l’est déjà) dans les 30 ans à venir : des crises, des souffrances, des appauvrissements, des guégerres stériles voire de vraies guerres, le repli mortel, l’incapacité d’exister face aux grands défis mondiaux : montée des obscurantismes et néo-fascismes dont le fascisme US qui vient, réchauffement climatique monstrueux, peak oil, écomigrations, etc.

        Bref, ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain, ou alors en faire un autre, moins monstrueux, moins chimérique, plus harmonieux, entre voisins immédiats (France + Allemagne + Bénélux = 3e puissance mondiale, proche de la Chine). Mais l’Allemagne est tellement exaspérée par Naincolas et la « Große Nation » toute riquiqui maintenant… en 2005 encore, 45% des Allemands pensaient que les relations franco-allemandes étaient primordiales pour leur pays ; en 2011 : 18% (source : lettre aux abonnés du Monde).

        Nous sommes au bord du détricotage de tout maintenant et d’une amertume et d’un déclin (ou pire) cinquantenaires…

    3. « Nous sommes tellement enchevêtrés, victimes et responsables (souvent coupables), dans cette crise terminale du néolibéralisme financier, que plusieurs vérités contradictoires peuvent parfaitement coexister, en toute validité : »

      Le génie du capitalisme, faire de nous des victimes et des bourreaux en même temps.

  34. Combien de députés PASOK toujours fidèles à Papandreou pour le vote de confiance de vendredi?Si confiance refusée,élections je suppose?Et sans doute plus question de referendum?
    Je m’attends à une énormeeeeeeeeeeee pression des merkozy ,Obama and co durant le G Vain ou Papandreou sera reçu en petit comité.Il faut s’attendre à un nouveau Sarkoshow, du style:pas de referendum j’ai encore sauvé l’Euro et l’Univers.
    Je vois mal si référendum ,les Grecs voter NON car on va leurs faire peur(ça a déja commencé ce matin).Genre:vos économies vont fondre ,les pensions ne seront plus payées etc etc…grand classique des contre révolutionnaires conservateurs en cas de referendum ,j’ai connu cela deux fois au Québec ,dans d’autres circonstances mais il y a un certain point commun.
    Attendons….wait and see.

    Whispers of Return to Drachma Grow Louder in Greek Crisis.

    http://www.nytimes.com/2011/11/02/business/global/plan-to-leave-euro-for-drachma-gains-support-in-greece.html?_r=1&ref=global-home

    1. S’il n’y a pas de référendum parce qu’il y a eu des pressions de merkozy et compagnie, c’est un peu comme soufflée sur la mèche d’un baril de poudre…

      J’espère que l’acte de Papandréou a réveillé les peuples ,car cette fois si les masques des marchés sont tomber.

  35. Je ne le trouve pas trop réaliste Spaak. Il a fait capoter la CED par excès de zèle fédéraliste(pour être gentil. Car en fait, c’était une prise de pouvoir, un coup d’état). Son anticommunisme primaire l’a fait soutenir mordicus une europe sous l’OTAN. Bref un parfait fanatique des états unis, alors détenteurs du stock d’or mondial, de la monnaie de référence. Implicitement favorable à la guerre de corée, à celle du vietnam, et j’imagine à la politique américaine en amérique du sud.
    C’est un peu paradoxal de parler au nom des peuples européens et de vouloir remettre les clés aux états unis…(eux, ce n’est même plus les marchands qui dirigent, mais un subtil équilibre entre les clergés, les militaires, et les marchands). C’est un peu le tiers état qui se déclare être les 99% (alors que pour être du tiers état, il fallait payer un certain niveau d’impôt)et qui remet les manettes aux deux autres ordres du pays d’à coté… en faisant semblant d’oublier le quart état, au nom de la démocratie.

    Pour quelqu’un qui dans sa jeunesse était à la gauche du parti ouvrier…on dirait un delors, ou un denis kessler avant l’heure.

    Car étrangement, comme l’a rappelé Zébu, l’on peine à discerner un semblant de début de concorde dans les traités européens, pour la plupart négociés par des socio-libéraux (d’autant plus socio que la menace soviétique pesait : la RFA a été une vitrine de la soc dem, tournée vers l’est). Mr Spaak gouverna d’ailleurs dans de telles coalitions de centre gauche. Les peuples votent pour le décorum. Est ce étonnant? Selon les thuriféraires de cette union, il n’y a qu’un chemin intéressant : derrière les états unis et l’otan. Dès 64, le vice président américain le soulignait déjà : une grande constante chez tous les présidents américains depuis la guerre a été de poursuivre la transformation de l’otan en union fédérale.

    A mon avis, c’est ce genre de fédéraliste sous influence qui a fait « l’europe des marchands »(de canons?), qui a paradoxalement ralenti l’unité européenne et qui en fait un machin ingouvernable.

    Pas un démocrate sur la scène politique européenne : juste des révolutionnaires qui tournent en rond, et des libéraux autoritaires à la politique toute tracée.

    Était ce bien judicieux comme alliance indéfectible?

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul-Henri_Spaak
    « Lors de la consultation populaire de 1950, le choix de Paul-Henri Spaak en faveur de l’abdication du roi est suivi à 53 % dans la partie francophone du pays. Une majorité inverse se révèle dans la partie flamande. A cette occasion, Paul-Henri Spaak prononce à la Chambre des Députés de Bruxelles un discours qui rappelle ceux de sa jeunesse, quand il était à la gauche du parti ouvrier: « Je suis avec Danton contre Louis XVI, avec Louis Blanc contre Thiers, avec les Belges de 1830 contre les Hollandais. La révolution ne me fait pas peur. Je sais qu’elle doit éclater quand les gens au pouvoir s’obstinent à ne pas reconnaître les faits[28] ». Finalement, le roi abdique en faveur de son fils, nommé Prince royal à l’âge de 20 ans pour devenir, en 1951, le roi Baudouin 1er. Le secrétaire d’Etat américain Henry Cabot-Lodge déclare devant le sénat américain à propos de Paul-Henri Spaak : »C’est certainement un des plus habiles, si pas le plus habile leader politique en Europe aujourd’hui[29]. »

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Communauté_européenne_de_défense#L.27.C3.A9chec_de_la_ratification_du_trait.C3.A9
    « L’échec de la CED, comme la solution de l’UEO, révèlent l’incapacité des États d’Europe occidentale de concevoir un système de défense indépendamment des États-Unis. R.Marjolin, qui fut l’un des principaux collaborateurs de Jean Monnet le confessera dans ses mémoires : « l’incapacité de l’Europe à s’unir résulte d’une décision prise implicitement par les Européens après la fin de la seconde guerre mondiale, celle de s’en remettre aux Américains pour leur défense »[28].
    L’idée d’une défense européenne est relancée en 1992, par la signature du traité de Maastricht (PESC : politique étrangère et de sécurité commune), confirmée en 2007 par la signature du traité de Lisbonne, mais toujours dans le cadre de l’OTAN, c’est-à-dire sous une étroite dépendance de Washington. »

  36. Aux dernières nouvelles, le référendum serait avancé à décembre et Merkel a bloqué la tranche d’aide de 8 milliards à la Grèce prévue pour novembre. C’est un bras de fer.

    1. @ moi.
      Je ne comprends pas votre commentaire car vous sous-entendez que le versement de ces capitaux serait aujourd’hui possible.
      La Grèce ne va quand même pas accepter de l’aide de la zone euro et du FMI alors qu’elle va peut être décider par référendum de faire défaut sur 100% de sa dette.

  37. Un GRAND moment ! Je n’y croyais plus, enfin une lueur d’espoir.
    Et merci Mr Jorion pour cette video de « fond ».

  38. J’observe qu’avant cette décision effectivement courageuse, et que je soutiens, G. Papandréou a été, d’emblée et pendant toute la durée de la crise, docile aux injonctions des « marchés » et des autorités européennes. Il ne s’est adressé au peuple qu’à la dernière extrémité, sans soutien parlementaire suffisant, dans une ambiance détestable de guerre civile larvée, avec une hypothèse d’intervention militaire qui devenait moins absurde.

    De sorte que c’est aussi l’engagement du peuple grec qu’il faut saluer! Engagement qui manque beaucoup en France!!! Et particulièrement chez les jeunes : partout où je vais, pour entendre ou débattre à propose de la crise, je ne vois personne en dessous de 40 ans… Paul nous assure souvent que c’est une illusion d’optique, et que les idées exposées ici sont en fait majoritaires. Je l’espère, mais sans engagement, il ne se passera pas grand chose.

    Je pense que le concept de rapport signal/bruit s’applique aussi au signal démocratique : certains signaux sont nets, et révèlent une vraie prise de position du peuple. D’autres sont plus erratiques… C’est l’engagement qui fait la différence.

    Exemple 21 avril 2002 : Très peu d’engagement et de mobilisation. Libération titrait l’avant-veille du scrutin « Allez-y quand même » (sous-entendu : « Qu’est-ce qu’on s’emmerde! Tout le monde sait que ça va se jouer au 2nd tour entre Chirac et Jospin »). Résultat, signal démocratique en apparence renversant, en réalité emprunt d’un bruit qui le rendait peu significatif.

    Autre exemple, le référendum constitutionnel de 2005. Débat en profondeur, dans chaque camp. Jamais vu autant de gens prêts à lire 400 pages de droit constitutionnel! Mobilisation. Résultat, un signal très clair, paradoxal, la doxa ayant pourtant été largement relayée par les médias.

    On pourra m’objecter qu’introduire cette notion de rapport signal/bruit est très subjectif, et que la seule vérité possible, c’est 50% + 1 voix. Si l’on veut que la démocratie ne soit pas un jeu de bonneteau, il faut se préoccuper du rapport signal/bruit. Et commencer par comptabiliser les votes blancs.

  39. « L’Europe des marchands », c’est pour cela sans doute que Pascal Lamy (OMC) était l’invité de France Inter ce matin.

    Le Monde – Idées du 30/31-10  » Une civilisation en crise » Un des meilleurs « décryptages » de l’année.
    Une analyse en profondeur et tous azimuts de Dany-Robert Dufour philosophe et auteur de plusieurs bouquins, à lire sans retenue , chaque phrase vaut son pesant de règle d’or.
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/10/29/une-civilisation-en-crise_1596021_3232.html

    Quelques extraits saillants :
    « En effet, la civilisation occidentale, entraînant avec elle le reste du monde, est emportée par un nouveau démon où se mélangent en proportions diverses l’ultra et le néolibéralisme ». Mais pas que, la crise n’est pas seulement économique et financière. Bel-zé-buth !!
    La science des économsites ne suffit pas pour plusieurs raisons : « La première est triviale : la science des économistes est au moins aussi versatile que celle du marc de café. La seconde est plus sérieuse : nous ne vivons pas seulement une crise économique et financière, mais aussi politique, écologique, morale, subjective, esthétique, intellectuelle… Ce sont les fondements sur lesquels repose notre civilisation qui sont atteints. » Rien que ça.
    « Bref, le marché oublie que les relations marchandes n’ont de sens qu’à s’intégrer dans des rapports plus vastes où les hommes échangent non seulement des produits manufacturés, mais aussi et surtout des formes symboliques, morales, juridiques, linguistiques, esthétiques, psychiques dont l’échange les constitue comme sujets. »
    Avant le marché il y a bien plus essentiel.
    « En effet, après l’impasse du fascisme qui a fait disparaître l’individu dans les foules fanatisées et après celle du communisme qui a interdit à l’individu de parler tout en le collectivisant, est venue celle de l’ultra et du néolibéralisme qui réduit l’individu à son fonctionnement pulsionnel en le gavant d’objets »
    Conclusions : il faut revenir à « l’esprit de Philadelphie » : Déclaration universelle des droits de l’Homme, textes fondateurs du CNR et aussi aux lumières de la Renaissance qui ont soufflé depuis l’Italie.

    En résumé et en petit nègre : ultra et néo-lib : démon, science des économistes bof, la crise est multiple (pol/éco/morale/intellect….), les fondements sont atteints, fascisme/foules fanatisées, Communisme/collectiviser, ultranéolib/pulsionnel, ciel.

    Et aussi le Monde du 26/10
    « Les intellectuels européens au secours de l’Europe. »
    Extrait : « La crise n’est pas conjoncturelle, mais structurelle et civilisationnelle. Face au risque de l’avènement d’une Europe postdémocratique, Jürgen Habermas exhorte les dirigeants européens à renouer avec l’idéal transnational. LA CRISE économique de la zone euro est une crise systémique et politique. Certains philosophes parlent même d’une crise de civilisation, tant elle fait vaciller l’Europe sur ses fondations. Après la génération du Mur (de Berlin), celle des tours (du 11-Septembre), la génération des bulles (financières) crie son indignation et clame sa colère, d’Athènes à Madrid, de Londres à Bruxelles ».

  40. J’admire le geste de Papandréaou.
    En effet, peut-être réussit-il ainsi d’éviter la Europadiktatur?

  41. En raison de la détérioration des conditions de marché depuis l’annonce surprise d’Athènes,
    le Fonds européen de stabilité financière (FESF) a suspendu une émission de dette à dix ans d’un
    montant espéré à trois milliards d’euros, a-t-on appris mercredi de sources proches de
    l’opération. (Lire agence Reuter)
    Les marchés voudraient-ils faire payer au Peuple son droit à l’initiative et à la souveraineté? Combien de fois le Peuple devra-t-il passer à la caisse?

  42. Papandreou ou les aventures d un pym  pasokeen pressé de retrouver une boussole ,pour son parti,nos pays ? Et qu est ce qu il fit  face a l’os-térité   , tekeli- li?
    Irréversible? Pan sur le mec!Prière de lire épopée dans le palindrome car c est un drôle de gars   , l ‘Orson bel , le toc saint du syndrome dit du troisième homme . Devait se cacher dans le miroir brisé de objectif  européen ?

    Imperceptiblement ,l ‘ étau semble se resserrer, le bras happé dans l’impensé d’une crise majeure, on entrecroise le tendancieux,les  ‘mollo,mollo’ de l altération des bilans,les fuites de robinet,les restructurations et l art de la procrastination ; mais tartiner les biscottes,ça finit par glisser. Cr…cr…
    Comprenne qui pourra,les barques nicéennes de c’temps hellenique voguent dès lors sur une mer furieuse, et ce corbeau qui souille les tapis …niché au dessus de la porte ? Le nez vers more?Refaits qu on est , à chacun au rang d homme.
    Mi j aurais, Ma j aura. Mélange pas l andouille et l anchois sinon tu perdras tes A….. 🙂

    (..) « – Oui,je suis du Parti. Ou plutôt, j’étais du Parti.A présent, je n’y suis plus vraiment. Mais dans le parti, il faut rester dehors si l’on veut être dedans, et être dedans si l on veut rester dehors.  » (Clément Rosset :les matinées savantes )

    Satyricon (Fellini) le Minotaure
    http://www.youtube.com/watch?v=KPbYzw-sTeI&feature=youtube_gdata_player

  43. Livre d’Orléan « La valeur » sur mediapart:
    Il faut refonder l’économie
    http://www.mediapart.fr/journal/economie/011111/il-faut-refonder-leconomie.
    Vu ?
    L’essai semble reprendre une critique de fond de la valeur où apparait, sous des vocables comme « mimétisme », le filigrane du « rapport de force ».
    En inspection superficielle, nulle citation de PJ dans l’article ou les commentaires.

    Un des habitués du blog pourrait peut-être se charger de faire le lien (vers les bons billets ) ?
    Ainsi que sur le débat de libé l’autre jour début octobre ?

    (par exemple, l’autre jour sur mediapart, quelqu’un cherchait la tradu en français de l’article sur « le réseau des 147 grandes sociétés » qui « contrôlent la aleur mondiale », celui que j’avais traduit pour le blog d’ici, que je me suis fait un plaisir de flécher, of course.

    1. L’Humanité Dimanche a consacré la une de son numéro de la semaine dernière au sujet, avec un dossier et petit papier que j’ai écris, renvoyant au blog.

      1. oui oui, mais autant flécher aussi pour les lecteurs de commentaires de mediapart, non ?
        Je peux le faire comme abonné mediapart, si vous voulez.
        Quel(s) billet(s) me conseilleriez vous de flécher ?

        Cordialement,

  44. Des MERCI emplis de sincérité et d’humilité.

    Merci à vous Paul Jorion pour vos publications, vos interventions publiques, pour cet énième billet qui aujourd’hui me redonne espoir.
    Merci à Mr Papandréou pour son humanité « apparente ». Faut-il croire, me direz-vous, qu’il existe encore des hommes politiques au service du peuple ? Pour une fois je m’autorise à écrire avec optimisme oui.
    Merci au peuple Grec pour sa ténacité, sa volonté, sa persévérance.
    Merci à tous ceux qui ont la capacité d’agir, d’agir.

    Avec l’espoir que les Français se réveillent un jour

  45. @paul

    J’ai acheté tous vos livres et je vous félicite grandement pour la qualité de l’analyse. Ce qui serait bien pour être complet, c est de faire un petit mémo en 10 / 20 points des mesures à prendre pour changer les choses. Partout on entend cette analyse, en revanche personne ne parle d’un renouveau du système et sur quelles fondations il devrait tenir.

    Merci beaucoup.

  46. L’ Europe révélateur des dysfonctionnements de nos démocraties.
    Je viens d’entendre sur France-Culture un échange entre un UMP (je ne sais plus qui exactement) et J-F Kahn. Le premier vilipendait l’ irresponsabilité de Papandreou, car il était persuadé que le NON allait l’emporter. Le second lui a rétorqué: « Mais si l ‘UMP locale et le PASOK appellent à voter OUI, le OUI peut l’emporter. »
    Cela n’a pas suffit à convaincre la partie adverse, qui craint comme la peste la démocratie directe. Certes a dit l’ UMPiste si les représentants du peuple votaient, le OUI l’emporterais; mais si c’est le peuple qui vote le NON va l’emporter.
    Sur cette question européenne il y a vraiment un problème fondamental de représentation du peuple par les élus. Peut-être parce que dans le cadre de chaque élection nationale les principaux partis esquivent systématiquement la question, ils savent qu’elle est potentiellement explosive.
    Mais c’est un tort, car comme on peut le constater aujourd’hui, l’Europe si elle se fait un jour se fera avec les peuples, pas sans les peuples et sûrement pas contre eux.
    Si seulement les socialistes français en prenaient de la graine, malheureusement ils semblent bien partis pour se dérober encore une fois. Au risque de courir le risque de se « Papandreouiser » s’il jamais ils accèdent au pouvoir.

  47. Il est vrai que les grecs ont beaucoup souffert de l’occupation allemande et il y a risque de nouvelles souffrances si le diktat Merkel/Sarkozy serait définitivement adopté par le gouv. grec.

    Il faut lire ce que propose la société de conseil munichoise « Roland Berger », spécialiste en restructurations: création d’une sorte de holding pour « gérer » de manière « active » le patrimoine grec. En termes clairs: expropriation sélective et vente des biens nationaux. Cela aboutirait probablement à la révolution avec au bout un régime militaire ou autoritaire.

    Il est vrai aussi que les partis de gauche en Europe sont infiltrés de courants néo-libéraux, ce qui donne l’impression qu’il n y a pratiquement plus de différence entre conservateurs et la soi-disante « gauche »(le PS) . La seule différence consiste, côté gauche, à soigner un discours socialisant mais parfaitement hypocrite et contradictoire.

    1. Oui, vous faites référence au plan eurêka : « ce qui va sans le dire va encore mieux en le disant ».

  48. Les Marchés ou les peuples ?
    Ce titre est une « escroquerie intellectuelle »
    Le titre devrait être : « Démocratie et responsabilité  » « De la responsabilité des peuples en démocratie ».

    En effet quand le Grèce a touché l’argent qu’elle a emprunté, a t-on demandé au peuple de se prononcer par référendum ? Pourquoi n’y a t-il pas eu cette demande ?
    Pourquoi ceux qui soudain estiment que le référendum grec sur une question du remboursement de la dette nationale grecque est fondé se sont prononcé contre d’autres référendum tels que celui de la Suisse sur les minarets ou en France sur l’immigration ?
    Il y a des contradictions qui finissent par interroger.
    La vraie question revient tout simplement à poser la question de la responsabilité qui est le fondement de la vertu.
    Pas de vertu sans responsabilité.
    Pas responsable et pas coupable c’est l’habit que veulent endosser tous les dirigeants des démocraties occidentales, en faisant partager cette utopie aux peuples.
    Et on trouve un bouc émissaire : les marchands.
    Et c’est là qu’il y a une seconde escroquerie: les marchands font ce pourquoi ils fait: du profit.
    dire qu’on a fait une Europe des marchands est une escroquerie. En effet, c’est parce qu’il n’y a pas eu d’Europe politique que les marchands ont occupé un territoire sans lois.
    Il est certain que ramener tout à un rapport de force ne permet pas d’introduire le concept de responsabilité.
    Se sentir responsable est un sentiment qui ne fait pas intervenir un rapport de force, mais une qualité morale

      1. J’en rajoute même une couche cher J.A., car défendre des convictions courtoisement mais en parlant vrai et fermement me semble être le propre du courage. Quant aux attaques ad-hominem, je les méprise.
        Les dirigeants des parties communistes ont toujours mobilisé successivement leur peuple par un « haro sur un ennemi » parmi lesquels Staline est allé chercher un jour les médecins juifs et Mao les intellos.
        Il arrive un moment où les peuples ne marchent plus.
        Cette méthode est basée sur un manichéisme: bon/mauvais.
        Je comprends fort bien qu’une théorie basée sur le « rapport de force » fait obligatoirement intervenir un fort et un faible, un bon et un mauvais.
        je suis peiné de voir que P. Jorion que j’estime tant par ailleurs en est venu à tomber dans ce travers au sujet du référendum de la dette grecque….alors que le fond de la question est d’une généralité plus grande : la responsabilité

      2. Il y a des gens qui au lieu de vous dire qu’ils ne sont pas d’accord avec vous au point que cela les mette en colère, préfèrent vous dire qu’ils sont « déçus », « désappointés », voire même que cela leur « fait de la peine ».

        Vous m’avez compris, cher Albin, votre réponse : elle me désappointe, me déçoit profondément, elle me fait énormément de peine, une peine quasiment infinie. Je ne sais pas si m’en remettrai, tellement la mélancolie me subjugue.

      3. A partir du moment ou les commentaires restent corrects, je pense que vous avez raison de tous les publier. C’est un acte très… moral.

      4. pourquoi est-ce outrancier ?
        l’histoire ne semble composée que de dé-responsabilisation consentie, ou imposée . la servitude ordinaire en somme . et avec son cortège funèbre d’inquisiteurs , de délateurs, de frustrés, et ses transgressions qui alimentent parfaitement bien la machine oppressive .
        ce qui fait que l’individu qui essaie d’être responsable de ses actes et choix est noyé et impuissant face à la masse demandeuse et qui fait force de loi .
        à la décharge des peuples, c’est sa moindre malice . pour ne pas dire sa moindre intelligence . les plus « malins » ont toujours su mettre à profit ces qualités , en tirer bénéfice et exploiter les crédulités .
        comme quoi l’intelligence n’est pas vertu, loin s’en faut .
        maintenant que les peuples sont pris au piège de toutes parts , malgré ces carrosses qui leur coutent cher, et qui font aussi partie de la dette , comme toutes ces techniques dispendieuses, et dont nul ne sait plus se passer , comment pourrait on réapprendre à vivre dans une économie basique et nécessaire , ayant moins d’interdépendances ?
        un peu plus d’humanité , de proximité avec son territoire ?
        il y a toujours une chose que je trouve tout à fait dommageable , c’est l’intrusion dans la demeure étrangère , ou celle du voisin . « on » veut toujours que les autres marchent au même pas , pensent de la même façon, et suivent sans discuter , bref, obéissent à des règles , sans quoi on les prive de vie .
        l’Europe , c’est une sorte de tyrannie .
        vous prenez sa monnaie, sinon, vous êtes hors jeu . si vous prenez sa monnaie, vous devez vous plier à sa rigueur économique, ses lois du travail, son rythme, bref, sa culture .
        c’est assez morbide . un monstre froid … comme le furent de tous temps les pouvoirs , les volontés imposées , non ?

      5. Rester calme. Inciter l’interlocuteur à reconsidérer son point de vue en lui donnant quelques pistes. Ne pas se boucher le nez en cas de propos ineptes; ne surtout pas claquer la porte.
        C’est parti.

        Albin, je vous propose, cordialement, de tenter une analyse de la situation actuelle en empruntant un point de vue structuraliste, au sens où les structures déterminent nos interactions davantage que nos responsabilités, morales ou vertus.

        Reconsidérez tous les référendums, bien ou mal votés, dont les résultats ont été appliqués ou pas concernant l’UE. Considérez aussi l’absence de référendum quant à l’intégration de l’OMC, du FMI, ou même de l’UE, c’est à dire de structures déterminant nos interactions dans une optique mercantile et concurrentielle. Bref néolibérale. Bref politique.
        Considérez enfin des mois de grève générale et d’émeutes, l’utilisation exhaustive des forces de police, y compris spéciales , pour conserver la configuration actuelle; vous devriez selon toute logique concevoir l’existence d’un rapport de force.

      6. @ALBIN

        Vous avez tout à fait raison d’évoquer la responsabilité. Parlons donc de celle du personnel politique. En régime de démocratie représentative, le devoir du personnel politique est d’agir conformément à la volonté du peuple qui lui a confié mandat pour cela.

        Le coup réalisé par Papandréou et surtout l’émoi qu’il suscite parmi les dirigeants européens a ce mérite inouï de mettre au grand jour la crise de représentativité abyssale dans laquelle est plongée pour ainsi dire toute l’Europe: On ne peut pas se prétendre représentant du peuple et agir explicitement contre sa volonté, c’est ce qu’il vient de rappeler de manière cinglante à toutes les instances européennes et supra-européennes. Une grande leçon de démocratie venue de Grèce, encore une fois.

      7. Pas besoin de jeter à la corbeille le message en faveur des banquiers.
        Avec sa la référence au référendum raciste de l’UDC suisse,
        on a compris d’où il vient et là où il reste…

      8. Oui, il y a aussi cette vérité-là de la responsabilité première et ultime des peuples, qui « n’ont que ce qu’ils méritent » (OK, c’est du brutal, c’est du « karmique » si vous préférez).
        J’ai parlé des vérités contradictoires, valides dans leur plan de clivage ou leur point de vue, plus haut ; fil 44. Albin, loin d’être un demeuré ou un naïf, en exprime une, malgré tout.

        Malgré le recadrage juste du problème par Cyberpipas, en effet : cette pression interne et externe inouïe mise sur le peuple grec pour le faire ployer. Rapports de force, carburant du politique.

        Mais considérons, en France, les nonistes de 2005 : c’est alors qu’il fallait « casser la baraque » (le PS par exemple, comme Mélenchon a fini par le faire, sauf que lui, n’a emporté qu’un trop petit bout), c’est alors qu’il fallait reconquérir le débat face au TINA des médias et des politiques méprisants, c’est alors qu’il fallait occuper et leur casser la baraque, surtout après l’immense traitrise de Lisbonne ratifié en 2009.

        Aucune alliance de fond, aucun projet alternatif (alter-européen) des nonistes entre 2005 et 2009… oui, il y a bien une responsabilité populaire, vérité partielle, vérité insuffisante, mais vérité quand même.

      9. @ Julien Alexandre, 2 nov. 2011, à 15 h 14
        « Outrancier » jugez-vous ?
        Eh bien ! si, même ici, la censure est à ce point.

      10. ça va tomber comme à Gravelotte.

        Il faut remonter du 16 au 18 août 1870, lors du long match France-Prusse de 1870-1871, pour comprendre d’où vient cette expression.
        Nous sommes en Lorraine, pas très loin de Metz. D’un côté, nous avons l’équipe de France, constituée d’environ 113 000 hommes, et de l’autre, l’équipe de Prusse, forte d’environ 190 000 soldats. Autant dire que le match, qui se déroule sur un espace ‘un peu’ plus grand qu’un terrain de foot, s’annonce déséquilibré, alors que, pourtant, personne n’a pris de carton rouge du côté français.

        Le capitaine de l’équipe de France est le maréchal Bazaine, son homologue adverse est le maréchal von Moltke.
        Au coup de sifflet de l’arbitre (dont l’histoire n’a pas retenu le nom), la bataille commence.
        A la fin de la tuerie , on compte 12500 français hors de combat (dont 1100 tués) et 19200 allemands (dont 5000 morts). Aucun camp n’a une victoire nette et Bazaine doit se replier dans Metz.

        Toujours est-il qu’au cours de cette bataille, il est dit que les balles et les obus d’artillerie tombaient avec une telle densité, que les participants à cette petite boucherie en ont été très impressionnés, au point que, renforcé par le nombre très important de pertes (les hommes tombaient comme des mouches), notre expression en est née.

        Elle ne s’emploie pas que pour la pluie, mais aussi lorsque diverses choses (généralement non souhaitées) se succèdent rapidement, comme des statistiques indésirables, par exemple.
        http://www.expressio.fr/expressions/tomber-comme-a-gravelotte.php

    1. Ce qui est une escroquerie, c’est de présenter la chose comme vous le faites.

      Croyez vous que si l’on avait expliqué aux Grecs que lorsque leurs dirigeants ont emprunté, ils en arriveraient peu d’années après à perdre leur souveraineté, leurs terres et leur chemise, ils auraient crié : tant pis, on vote oui !

      voyez plus loin que votre rancoeur, votre horizon s’en trouvera grandi.

    2. La responsabilité est indissociable de la démocratie , et Montesquieu pour le premier et plus clair ,avait déjà souligné que dans un système où chaque individu vaut 1 dans la construction d’une opinion commune , la responsabilté est immense de penser non pas uniquement pour soi ( comme beaucoup le pensent implicitement dans leurs commentaires) , mais ,aussi et surtout ,en se mettant autant que possible , à la place de l’autre .

      C’est selon lui ( et moi ) la toute première signification de « responsabilité » : être en charge des autres en même temps que de soi .

      Le second sens de responsabilité , d’héritage anglo-saxon une fois de plus , est « se porter garant , réparer les dégâts dont on est cause « . C’est le sens qu’Albin privilégie assez naturellement selon ses inclinations . Ce sens n’est bien sûr pas étranger à la démocratie , et il découle très étroitement du premier .

      En mettant les choses dans le bon ordre la réponse à Albin est d’une simplicité biblique :

      En démocratie , la responsabilité des citoyens , au sens de payer les fautes ou rendre compte ( sinon gorge ) , est une évidence …pourvu que la démocratie ait été mise  » à contribution » dans l’expression des engagements pris dans un contrat clair entre parties de mêmes ….forces .

      Dès lors, le déclin de responsabilité peut être invoqué quand l’un des contractants est en position de monopole et d’abus de position dominante ( le marché tel qu’actuel pour faire court ) , ou que la procédure démocratique a été violée ( Le TCE ,ou l’absence de referendum dans la plupart des pays européens , ça vous rappelle quelque chose ).

      Et si l’invocation ne suffit pas , le rapport de forces est nécessaire pour remettre les yeux en face des trous , de ceux qui confondent les « lois du marché ou les  » lois naturelles » , avec l’histoire de l’humanité .

      Ou qui prétendent rédiger une constitution hors les citoyens sans même d’assemblée constituante et de referendum .

    3. Wikipédia :

      Tissu d’albineries.
      Un tissu d’albineries est un tissu de fibres artificielles grossières à trame lache et irrégulière.
      Il présente l’étonnante particularité de se rétracter spontanément comme peau de chagrins sous la seule influence de l’écoulement temporel jusqu’à sa disparition torale; à la condition expresse néanmoins d’être préservé absolument de toute agression simultanée de facteurs atmosphériques tels que l’humidité, la lumière du soleil ou encore le gel, chacun pouvant à lui seul provoquer l’auto-destruction du tissu d’albineries dans un très court laps de temps.

      Créé par hasard par la société Dupont de Nemours en 1934 (par le laboratoire de l’ingénieur en chef Albino Duroydec). Mais, ne présentant aucun intérêt industriel ou pratique d’aucune sorte, le tissu d’albineries fut essentiellement utilisé, très fugitivement, dans des petits objets publicitaires destinés aux enfants de moins de cinq ans et 125 semaines, puis sa production fut très vite abandonnée. [1].
      [1] Il fut également utilisé pour la fabrication du gadget appelé « Albinomagic » du numéro 777 du magazine Pif Gadget édité le 31 février 1968.

      1. C’est se référer à l’islamophie,
        autrement dit au racisme de l’UDC suisse (affaire minarets…)
        qui est indigne de ce blog.
        Sauf qu’il est bon de rappeler que la bête immonde rôde toujours,
        tant que le capital la nourrit.

      2. Comme vous y allez, Nerima kun ! « Dérision ad hominem » ? Grands dieux ! Pas même ! Tout au plus un aimable petit foutagedegueulibus ad personam, vous aurait dit le bon Schop (de binouze).

      3. @ Vigneron, 2 novembre 2011, à 15:52
        Encore et… encore… passage à tabac du scripteur qui a osé émettre un avis différent du vôtre.
        N’y aurait-il que les concepts policés (peau-lissée) ou qui vous siéent qui aient droit de cité ?
        C’est ainsi que vous concevez l’échange ? Ça fait avancer le schmilblick ?
        Mettre au service de tous votre immense culture plutôt que de la brandir comme une arme serait tellement plus productif…

      4. A Nerima ,

        Non là y’ a maldonne…
        C’ était drôle et pas méchant ni insultant.
        C’ était de la dérision.
        L’ insulte c’ est pas ça.
        Il faut rendre à César , ce qui est à César ….
        et à Rosalie ce qui est à Rosalie.

    4. @ ALBIN

      Si je suit votre raisonnement: ce serait le peuple, en cette affaire, qui serait responsable et coupable? Ou vous ais-je mal compris? Où voulez-vous en venir?

      1. Bruno @]
        Les marchands font partie du peuple qui est un tout.
        Il n’y a pas d’un coté les marchands et de l’autre le peuple.
        Sans les marchands pas de vie sociale.
        Opposer une classe à une autre est le propre du marxisme.
        C’est trop facile
        Le marxisme dans sa vision manichéenne est une « foutaise » dont on a vu et voit encore le résultat.
        Je partage les vues de Gustave Lebon.
        Et j’estime que ces vues vont bien au delà de celle de Paul Jorion dont je reprendrai à son sujet la notation qu’à l’école de guerre on a consigné sur le général De Gaulle: « de grandes qualités gâchées par son caractère ».

      2. Un marxiste fameux vous donne raison : « S’il y a une lutte des classes en Amérique, c’est manifestement la mienne qui est en train de gagner » (Warren Buffett).

        Merci pour le compliment (même si vous ne l’avez pas fait exprès).

      3. @ Albin

        Il n’y a pas d’un coté les marchands et de l’autre le peuple.
        Sans les marchands pas de vie sociale.

        Je pense que par « marchand », vous confondez l’épicier du coin avec le grand financier. Ou pire, vous les assimilez.

      4. @Albin

        « Opposer une classe à une autre est le propre du marxisme. »

        Le problème n’est pas d’opposer une classe sociale à une autre mais de reconnaître les éventuelles divergences d’intérêts entre elles.
        Quand à la classe des rentiers (haute finance) … le problème n’est de s’opposer à elle!!!
        Le problème c’est de l’éliminer tout simplement (c’est difficile, mais on va y arriver)
        Le parasitisme n’a aucune légitimité.

      5. Oui, sauf que nous ne sommes pas uniment chacun bien rangé dans sa classe (déjà, Marx l’avait perçu qui disait que le dernier des prolétaires avait toujours la ressource de battre sa femme).

        Nous sommes des exploiteurs quand nous nous vêtons chinois ou vietnamien, quand nous tapotons sur des claviers malais, quand nous nous logeons Ikea avec des meubles faits par des adolescentes indiennes. C’est une vérité.

        Quand nous contractons une assurance-vie et l’alimentons (même un livret A finalement), nous participons, oh combien, du système !

        Ce capitalisme néo-libéral est d’une perversité diabolique (j’assume le terme) qui nous rend victimes et complices comme l’a rappelé Toutouadi devant le fil 45.
        Comment allons-nous pouvoir nous débarrasser de cette tunique de Nessus ? …il y va, en effet, de notre responsabilité la plus fondamentale.

        Car, oui, c’est avant et après tout, une crise de civilisation (fil 52). L’Europe, si déprimée, si attaquée dans la passe actuelle (éminent symbole que la Grèce !), a la chance d’être absolument, vitalement, clairement confrontée à cette impasse du sphynx. Cela emporte totalement le politique, l’économie politique, etc.

        Aucun autre continent (et surtout pas les USA, au logiciel fruste et failli) n’a cette « chance », ha ha !

      6.  » sauf que nous ne sommes pas uniment chacun bien rangé dans sa classe »

        Absolument…

        Si la définition des classes sociales c’est la « stratégie » d’accès aux ressources
        y’a bien 3 classes sociales principales: rentiers, entrepreneurs, et classe à vocation salariale (dont ex lumpen prolétariat, chômeurs, retraités, malades etc…)

        et 3 classes économiques qui peuvent s’imbriquer avec les classes sociales: classe aisée, classe moyenne, classe défavorisée

        Un salarié peut faire parti de la classe aisé et un entrepreneur être pauvre comme job

      7. @Nerima-kun

        Ah! J’approuve.

        Un embryon de solution (car comment s’affranchir totalement d’un système aussi insinuant et pervers) est donné par les décroissants :
        – réduire sa consommation (ça, par la force des choses, plus d’argent-plus d’achat :-D)
        – privilégier le local, le bio et l’équitable.
        – privilégier le do-it-yourself, l’échange, la réparation, le troc plutôt que l’achat.

        Un embryon, un brimborion, un tout petit début, (pas facile en ville, pas à la portée de tous, ne résout pas tous les problèmes) mais quelle belle piste pour l’avenir.

    5. @ albin

      Vous avez raison. A bas la loi ! Vive la vertu ! Elle seule est en mesure de nous rendre responsable. Cultivons la morale, seule garante contre les débordements en tout genre ! D’ailleurs, tout le monde sait à quel point les marchands, empêtrés de qualités morales, sont vertueux et par voie de conséquence responsables. Les marchands sont des saints, c’est bien connu, et ce constat fait aujourd’hui consensus. Ils sont tellement vertueux que je continue à me demander à quoi servent toutes ces lois protectrices du travail. Leur sens aigu de la responsabilité excluant tout rapport de force, de quoi pourraient bien avoir peur leurs employés ou leurs sous-traitants ?

      Vraiment, je n’arrive pas à comprendre ces politiques qui, en vertu d’une irresponsabilité atavique, autorisent leur peuple à s’exprimer. C’est un déni de vertu et de responsabilité. Est-ce que les marchands demandent leur avis à leurs salariés ! Non. Alors sachons prendre exemple sur ces modèles de vertu et le monde s’en trouvera beaucoup mieux géré. Non mais des fois !

    6. Non, quel risque y a-t-il à ce que la démocratie corrompe l’argent alors que l’argent, lui, peut s’acheter la démocratie qui évidemment change instantanément de visage. L’argent n’est pas une vertu mais il occupe une place éminente dans le cycle marchand de nos sociétés.
      La simplification » les marchés ou les peuples » ne doit être effrayante ni pour les peuples ni pour les marchands. Si ce cas advenait ce serait sans aucun doute un problème.

    7. Albin,  » parce qu’il n’y a pas eu d’Europe politique que les marchands ont occupé un territoire sans lois », et pourquoi pas « parce qu’ils ont vu de la lumière et qu’ils sont entrés » tant que vous y êtes?

    8. En effet, c’est parce qu’il n’y a pas eu d’Europe politique que les marchands ont occupé un territoire sans lois.

      Étonnante inversion de réalité. Il aurait fallu écrire : « C’est parce que les marchands voulaient un territoire sans loi qu’il n’y a pas eu d’Europe politique ». Ça s’appelle du lobbying et c’est basé sur les rapports de force, pas sur le sentiment moral de responsabilité. Ou si l’on veut : la force aux marchés, la responsabilité aux peuples.

      Se sentir responsable est un sentiment qui ne fait pas intervenir un rapport de force, mais une qualité morale

      D’accord avec vous. Rappelez donc ça à Mario Draghi la prochaine fois que vous le verrez, lui qui du temps qu’il émargeait chez Goldman Sachs, a si gracieusement aidé l’ancien gouvernement grec (de droite, donc responsable, forcément responsable! :-D) à magouiller les comptes de l’Etat pour en arriver à la situation actuelle.

      1. Pardonnez-moi Agnès, je vis au Japon et suis un peu infecté de bouddhisme (mal compris sans doute) : il y a cette image zen du drapeau dans le vent… c’est le vent qui bouge le drapeau ? ..c’est le drapeau qui bouge ? ..les deux vérités sont valides dans l’optique bouddhiste, mais relatives (dans l’absolu : rien ne bouge, « rien » « bouge » et « ne bouge »).

        Responsabilité des oppresseurs, des profiteurs, mais responsabilité aussi des opprimés, des spoliés, des victimes ! …oui, je sais, c’est inaudible… mais nous sommes tous dans le même bateau, la nef des fous, un certain ordre de réalité…

      2. @ Nerima-kun
        Si mes souvenirs sont justes, quand Hui Neng (alors en fuite mais je ne sais plus pourquoi) entendit les deux moinillons s’interroger sur le drapeau et le vent, Il leur dit :
        « Ce n’est ni le drapeau, ni le vent qui bouge, c’est votre esprit. »
        Je ne suis pas à ce point bouddhiste, encore moins zen.
        Tant que notre esprit bouge rien n’est perdu.
        Tant que nous pouvons faire le va et vient entre notre part de responsabilité (on le savait bien au fond, que ça ne pouvait pas fonctionner comme ça) d’hier et notre révolte d’aujourd’hui, nous sommes saufs.
        La base des plus belles arnaques, est de faire que le pigeon se sente complice.
        Les opprimés, les spoliés, les victimes peuvent (doivent ?) mesurer combien ils ont été floués. Mais ni responsables, ni coupables.
        Cela-dit, vous avez raison, tant que votre question restera inaudible, beaucoup se croiront sur le même bateau ivre que les escrocs du pont supérieur.

      3. Oui, c’est un kôan extrait de la Passe sans porte (Mumon-kan, en japonais) qui met en scène Hui-Neng (Eno, jp.) …belle momie : http://consciencesansobjet.blogspot.com/2011/02/huineng-houei-neng-ou-eno-6e-patriarche.html

        Mais …l’esprit… l’Esprit plutôt (ce n’est pas la raison discriminante, ce n’est pas le « je » qui pense et pense avoir un libre arbitre)… « shiki soku ze ku, ku soku ze shiki », la forme, c’est le vide, le vide, c’est la forme… (Sûtra-Coeur : http://www.reikido-france.com/hannya.html).,

        La Vacuité anime, la Vacuité s’anime… exploiteurs et exploités sont consubstantiels, co-responsables de l’ordre (ou du désordre) du monde… Jésus disait autrement mais pareillement : « aimez-vous les uns les autres ». C’est scandaleux et inaudible.

      4. @ Nerima-kun.

        Bien sûr (je ne suis ni bouddhiste ni philosophe, notez bien ;-)) les responsabilités ne sont pas aussi nettes. Les peuples (nous) sont aussi coupables, si l’on veut, de s’être laissé aveugler par les promesses de vie facile, et manipuler par leurs gouvernements. Dans un cas d’escroquerie, si l’escroc est coupable de vol, le pigeon est coupable de naïveté et d’appât du gain.

        Mais la mode actuelle semble être de faire porter justement toute la responsabilité au pigeon (le peuple, qui « a vécu au dessus de ses moyens et blablabla ») et d’exonérer l’escroc (qui fait ce pour quoi il est fait : du profit). Quant à la Grèce (et bientôt à toute l’Europe), il ne s’agit plus maintenant d’escroquerie, mais quasiment d’extorsion de fonds et de pillage à main (du marché) armée.

        Le vent et le drapeau, c’est joli, c’est poétique, c’est zen, mais quand c’est l’ouragan qui détruit votre champ, peu importe si c’est le vent ou le champ qui bouge : dans les deux cas, c’est vous qui crèverez de faim. 😉

    9. « En effet, c’est parce qu’il n’y a pas eu d’Europe politique que les marchands ont occupé un territoire sans lois. »

      Non, non, je vous ai cité les propos de mon père au début des années 1950 : ils étaient aux manettes dès le premier jour.

      Ne jouez pas au doux rêveur, cher Albin : ça ne vous va pas !

      1. et s’ils étaient aux manettes dès le premier jour, à qui la faute ?
        En France en tout cas, de Gaulle avait mis les pendules à l’heure pendant ses mandats.
        Et si vous parlez publiquement des appréciations de votre père, je vous parlerai en privé des conditions dans lesquelles Mme de Gaulle a fait le choix du » marchand » en charge de vendre ses forêts. Source: l’interlocuteur qui me l’avait rapporté.

      2. Monsieur P. Jorion,
        Si vous utilisiez dans vos analyses la théorie de Gustave Lebon, vous verriez qu’elle met en oeuvre dans son bon coté la communication non violente telle que formalisée par Marshal Rosenberg.
        Je préfère cette façon de communiquer.
        De plus, concernant la citation de W. Buffet, je crois qu’elle commence par un « S’IL y a »
        Grande différence de nuance du conditionnel avec l’indicatif

      3. @Albin :

        La communication n’est qu’une des quatre parties des organisations vivantes . Elle traite des langages , des personnes , des motivations et comportements individuels.

        Elle est condition , mais non pas fin de l’organisation , qui lui adjoint :

        – un niveau de gestion par la loi , les objectifs , les ressources , les comportements opérationnels ,

        – un niveau d’unification , de cultures , qui rassemble les buts et comportements collectifs .

        Les trois niveaux sont d’ailleurs sous tendus par un socle « alimentaire » qui définit de façon explicite ou le plus souvent reptilienne , les produits et comportements « basiques » .

        Les  » marchands » sont effectivement très à l’aise dans  » l »alimentaire » et la  » communication ».

        Mais ça n’est que le rapport de forces démocratique , selon la définition de Démocratie par Paul Ricoeur , qui peut assurer les deux niveaux de gestion et d’unification de façon satisfaisante et ainsi boucler le projet de vie de l’organisme vivant autonome .

        Le marché n’est pas le projet .

        Le rapport de forces démocratique n’est pas une fin en soi .

        C’est la démocratie en tant qu’elle « civilise » le rapport de forces ( niveaux gestion et unification ), tout en connaissant des niveaux alimentaire et communication , qui autorise le projet qui est la fin .

        Marchands , oligarques ,doctrinaires de toutes obédience ou religions , juristes bornés , ignares bêlants , professeurs nimbus , assoifés de tendresse , de temps , d’informations ou de « valeurs » , sur-protecteurs , petits protégés , emmerdeurs ou traîneurs , gourous ou disciples , dictateurs ou francs tireurs , inhibés ,agités ,rigoristes ou violents , angoissés , frustrés , déçus , bringueurs , misérabilistes , inertes , positivistes ou agressifs ( Ouf !!…)

        doivent s’y faire , s’ils veulent survivre , et devenir :

        affectueux ,écoutés , références , considérés ,coopérants , stimulateurs , managers , leaders , protecteurs , créatifs , professionnels , , juges ou héros , rassembleurs , joueurs, rigoureux , réalistes , décideurs , originaux …( Ouif !!…) selon leurs propres principales inclinations , dans un organisme cohérent qui le permet .

      4. @ Paul Jorion : ne vous laissez pas perdre de temps avec ces attrapes-nigauds, vous avez bien mieux à faire que courir le troll 🙂 Et bravo pour cette video pleine d’énergie.

    10. @ ALBIN 2 novembre 2011 à 14:55
      Courage ! Vous n’êtes pas le seul à en appeler aux responsabilités individuelles, pour qu’elles deviennent collectives et se confortent les unes les autres. http://www.pauljorion.com/blog/?p=30265#comment-248736

      Mettre en avant les solutions du collectif, sans avoir fait ce travail préalable de manière généralisée, c’est précipiter tout le monde vers la culpabilisation de quelqu’un d’autre pour repousser le moment de l’effort. Le plus payant, le moins humiliant, le plus facilement supportable, est l’effort que l’on fait sur soi, qui sert d’exemple et qui est communicatif.

      Certains peuples l’ont compris. Ils travaillent beaucoup et consomment peu, ce qui conduit les autres à se déclasser d’eux-mêmes.

      Car personne en France, par exemple, oblige à acheter allemand ou chinois, lesquels autant que je sache, ne sont pas ceux qui nous fournissent les produits de première nécessité. Non, ces peuples courageux ,nous fournissent des exemples de comportement qui s’imposent aux habitants d’une planète aux ressources limitées. Il vaut mieux citer ces derniers en exemple, plutôt que les Grecs qui, me semblent ils, ne peuvent servir d’exemple ni au plan individuel, ni au plan de leur comportement dans notre communauté européenne.

      Le cas grec, et le cas d’un mauvais élève sanctionné par les marchés, lesquels jugent du bon comportement des peuples sur notre planète limitée. Si l’Europe s’aligne sur le dernier de la classe, les autres continents la laisseront s’enfoncer et poursuivront leur vie en la laissant végéter. Pour les peuples d’Europe c’est l’heure des choix. Veulent-ils se ranger aux côtés des vertueux ou des autres ?

      1. Il vaut mieux citer ces derniers en exemple, plutôt que les Grecs qui, me semblent ils, ne peuvent servir d’exemple ni au plan individuel, ni au plan de leur comportement dans notre communauté européenne.
        Ce sont des propos qui ont un désagréable parfum des années 40.
        A Vichy le maréchal tenait le même type de discours, les Allemands vertueux et travailleurs méritaient bien la victoire face aux Français paresseux, indisciplinés et gangrénés par les idées du front populaire, il fallait donc s’inspirer de l’exemple germanique pour la sinistre « révolution nationale ».
        Une telle résurgence du passé est hallucinante.

      2. On l’attendait tous.
        Pas de Laurel sans Hardy…
        J’en ris encore.
        JduCAC 40 vient naturellement au secours des marchands.
        Après le tissu d’Albineries,voici le chant du ci gît caduque.

      3. @ jducac

        Vous n’en ratez pas une, vous ! Jducac 40 vous sied à merveille.

        les marchés, lesquels jugent du bon comportement des peuples sur notre planète limitée

        Au nom de quoi les marchés seraient-ils autorisés à juger du bon comportement des peuples ? Ils n’en ont ni la légitimité et encore moins la compétence quand on sait que leur aveuglement et leur seule cupidité ont fait le lit de la crise des subprimes et de la crise systémique de 2008 qui s’en est ensuivie. Ils se foutent comme d’une guigne du bon ou du mauvais comportement d’un peuple, leurs seuls intérêts se limitant à leurs petits profits à court terme.

        Avant d’accuser le peuple grec de tous les maux, vous devriez peut-être vous poser la question de la propre responsabilité des marchés et plus largement de la finance (notamment Goldmann Sachs) dans la déconfiture de la Grèce et vous poser aussi cette autre question : comment se fait-il que selon vos critères, le moins bon élève que sont les Etats-Unis (gros consommateur en tout et déficit commercial quasi-permanent depuis 50 ans), ne connaissent pas les mêmes déboires de la part des marchés, si lucides et si vertueux selon vous?.

        Penser que les marchés puissent être les mieux placés pour juger du comportement d’un peuple révèle non seulement un  » économisme » primaire, mais aussi une morale plus que douteuse.

        CDLT

      4. @ argeles39 2 novembre 2011 à 18:35

        Ce sont des propos qui ont un désagréable parfum des années 40.

        Je vous fais remarquer que dans les « derniers cités » il a certes les Allemands, mais aussi les Chinois.
        Pourquoi ne retenez-vous que celui des deux peuples qui vous permet de polluer le débat, en faisant un retour en arrière de 70 ans ? Parce que vous n’avez pas d’argument à opposer ? Parce que vous ne voulez pas entendre une vérité qui dérange ?
        Qu’est-ce que vous pourriez raconter au sujet des Chinois, également cités en exemple parce qu’ils travaillent beaucoup et consomment peu ?

        Que vous préférez consommer beaucoup et travailler peu. ?

        Savez-vous que les Grecs se fournissent en ail en Chine (déclaration faite ce soir, dans l’émission C dans l’air, par une journaliste Grecque). Il faut quand même s’interroger.
        C’est vrai que lorsqu’on refuse le moindre effort d’analyse et de réflexion, il est plus facile de botter en touche avec une histoire de Vichy et des années 40.

      5. @ FOD 2 novembre 2011 à 19:12

        Au nom de quoi les marchés seraient-ils autorisés à juger du bon comportement des peuples ?

        Bonjour cher FOD, vous êtes en train de vous fourvoyer. Changez de registre !

        Je ne voudrais surtout pas vous fâcher, mais si au lieu vous laisser aller à de l’ironie et au sarcasme sur mon pseudo, vous réfléchissiez un peu plus, vous ne poseriez pas ce type de question. Mais, parce qu’au fond je vous aime bien, et que ça peut vous rendre service, je vais vous donner ma réponse.

        Les marchés jugent du bon comportement des peuples, parce qu’ils passent des marchés avec ceux qui sollicitent leur aide.

        Vous qui ne voyez les relations entre les hommes que sous forme de lutte et de rapport de forces vous voyez bien que certains pays ont une situation qui, grâce à leur travail, les place plus près de la tête que de la queue de peloton. Souvenez vous, je me suis appliqué à faire comprendre que tête, cap, capital, vie, sont des mots qui se rejoignent par leur étymologie : http://www.cnrtl.fr/etymologie/capital

        Les pays qui sont les plus près de la tête des classements que font les marchés, sont ceux qui présentent le plus de vitalité, le plus de ressources, le plus de sérieux, qui sont les moins apathiques, les plus dynamiques, tous éléments qui leurs donnent les meilleures chances de rester dans la course et qui donnent CONFIANCE. Ce sont les pays auxquels les marchés pensent pouvoir se fier et se lier pour faire une marche commune vers le futur.

        Pour les marchés, c’est-à-dire pour l’ensemble des détenteurs de capitaux, il est certain qu’ils courent moins de risques à prêter à ceux qui sont déjà peu endettés qu’à ceux qui se sont laissés aller au surendettement, surtout s’Ils l’ont fait dans le seul but de consommer.

        De fait ceux qui disposent de capitaux, qu’ils soient issus du capitalisme, du communisme, du socialisme ou autre, sont ceux qui, en moyenne, sur le long terme, dépensent moins que ce qu’ils gagnent et accumulent ainsi des réserves. Ce sont ceux qui, au lieu de se complaire dans les délices qu’ils pourraient s’offrir dans le présent, préfèrent se projeter dans le futur en accumulant des ressources pour ce faire. Ils se donnent ainsi la possibilité de faire vivre le futur à leurs propres descendants, mais aussi à une part de l’humanité qui leur sera associée. Ils rendent donc possible l’évolution de ceux qui sont capables de la provoquer et de la suivre sans être trop déclassés.

        Les lignées et les civilisations qui ne sont pas capables de se projeter dans le futur parce qu’elles sont dans l’impossibilité de conserver un capital minimum, des ressources physiques et morales suffisantes pour participer à la progression, sont vouées à l’extinction. C’est probablement ce qui est arrivé à l’homme de Néanderthal et à toutes les civilisations qui ont disparu parce qu’elles ne disposaient plus de suffisamment de ressources pour assurer leur lendemain.

        Comme je l’ai déjà expliqué avec la robinsonnade et avec la mise en parallèle des attitudes d’épargne et d’accumulation dans les régimes capitalistes et communistes, la capitalisation est le processus naturel qui est à la base de notre évolution /sélection. C’est ce qui amène à rassembler près des têtes qui portent leur attention au plus loin dans le temps, les ressources permettant d’y progresser.

        Qui sera la tête de l’humanité pour la prochaine séquence ? L’Amérique, l’Europe, L’Asie ? Cela se joue en ce moment. Pas de doute, ceux qui ont le handicap de la dette à supporter pendant la course, ne sont pas ceux qui se sont donné les meilleures chances de la gagner.

        Bien cordialement.

      6. @ Cher Professeur Jducac

        J’avais oublié que vous étiez le seul ici à réfléchir et à détenir la sainte vérité, et je vous remercie ou plutôt, je m’agenouille devant votre souci de me rendre service en m’éclairant de vos augustes analyses.

        Devant une argumentation aussi imparable, l’élève que je suis s’incline devant le Maître des évidences. Je ne voudrais pas vous fâcher non plus, mais tout est si facile dans votre monde que l’on se demande pourquoi toutes ces évidences ne sautent pas aux yeux et pourquoi tant de commentateurs regimbent devant vos analyses. Il n’y aurait donc que des mécréants et des sales hérétiques sur ce blog ? En ce qui me concerne, je peux vous assurer que je serai dorénavant votre plus indéfectible et dévoué disciple.

        Par exemple, je dois reconnaître la force de votre argument quand vous dites que ceux qui dépensent moins que ce qu’ils gagnent peuvent accumuler des réserves. Sauf qu’entre celui qui gagne beaucoup et celui qui gagne juste de quoi vivre décemment, la problématique de l’épargne ne se pose pas dans les mêmes termes. Mais il faut avoir l’honnêteté de reconnaître que seuls les détenteurs de capitaux savent quelle est la valeur de l’argent et ont le souci d’épargner pour l’avenir. Les autres sont tous des consommateurs inconscients qui arrivent bon an mal an à épargner, en France, 16% de leurs revenus alors qu’ils pourraient le doubler en se mettant au pain sec et à l’eau. Que ne le font-ils pas ? Tous des irresponsables incapables de s’adapter aux douces lois du marché et à la concurrence salvatrice du libre-échange.

        Quant aux marchés, il faut savoir leur reconnaître une intelligence aiguë des situations. Poussés par leur grand sens moral et la vertu chevillée au corps, il serait incongru de penser que leurs actions puissent être mues par la seule recherche du profit à court terme. Billevesées que tout cela. Non bien au contraire ! Ils pensent au long terme et au seul confort des peuples et à leur bien-être, et récompensent les bons élèves, ceux qui répondront à leurs attentes en leur garantissant un bon retour sur investissement et en remplissant leurs poches de monnaies bien sonnantes et trébuchantes. Leur confiance est proportionnelle à la capacité de servitude productive des peuples qu’ils aident miséricordieusement par leurs oboles financières. Tout cela est beau, bon et juste. Penser le contraire serait criminel. Franchement, c’est quoi ses idées de justice sociale ou de meilleure répartition des richesses ? C’est absolument incroyable de voir tous ces gens, complètement irresponsables, incapables d’épargner, proférer de telles demandes ineptes. Ils sont si aveuglés par leur idéologie de gauchiste qu’ils en sont incapables de comprendre que leur salut viendra de la poche de nos chers détenteurs de capitaux dont le seul objectif – croix d’bois, croix d’fer, si j’mens, j’vais en enfer – est le bonheur des peuples. Seuls les marchés peuvent déterminés ce qui est bon pour nous. Ainsi, tout sera pour le mieux dans le meilleur des mondes, n’est-ce pas Professeur Jducac alias le Pangloss des temps modernes ?

        Par contre, il faudra que vous m’expliquiez, cher Maître, comment d’une part, vous pouvez me reprocher de tout voir « sous forme de lutte et de rapports de force », alors même que j’ai fait ici, en réponse à certains de vos propos qui faisaient l’apologie du darwinisme social – très noble théorie, en vérité, sur laquelle je me suis complètement fourvoyé. Mea culpa, mea maxima culpa ! -, des dizaines de commentaires sur la nécessité de la coopération, et comment d’autre part, vous pouvez évoquer dans la même phrase l’idée d’un classement entre pays qui sous-entend une compétitivité effrénée et une lutte pour les meilleures places sous la douce et juste férule des critères imposés par les saints marchés ? Vos réponses étant toujours d’une haute cohérence, je ne doute pas un instant de la qualité de votre réponse qui illuminera ma propre façon de percevoir la réalité que vous êtes le seul ici à cerner avec une vive acuité.

        Je finirais par un compliment. Bravo pour votre analyse de l’extinction de l’homme de Néanderthal. C’était probablement des grosses feignasses qui n’en foutaient pas une rame et se vautraient, comme des cochons dans leur fumier, dans une orgie consumériste. Ils n’ont eu que ce qu’ils méritaient. Les premiers capitalistes Homo Sapiens ont eu leur peau et c’est bien fait pour eux. Devant une explication aussi lumineuse, je vous recommande de la proposer comme futur sujet pour une conférence au Collège de France. Je suis certain qu’avec vous, le monde aura découvert son nouveau Galilée.

        Votre élève très dévoué.

      7. @ FOD 3 novembre 2011 à 11:58

        En ce qui me concerne, je peux vous assurer que je serai dorénavant votre plus indéfectible et dévoué disciple.

        Bonjour FOD,

        Vous me voyez ravi de la décision que vous venez de prendre. Si en plus vous suivez ce que je recommande ici : http://www.pauljorion.com/blog/?p=30393#comment-250335
        Cela devrait vous donner toutes les chances de vous éloigner de la haine et de vivre plus heureux. Surtout, cherchez à bien comprendre les autres au lieu de les condamner trop rapidement.

        Bien cordialement.

    11. Quelle est la responsabilité du troupeau? A t-il eu son mot à dire dans les décisions prises en son nom par les bergers de bruxelles?
      Lorsque, par erreur, on lui a demandé son avis, croyant sans doute qu’il allait s’exprimer dans le sens pré-défini pour lui par les zélites, on n’a pas daigné l’écouter et on a passé en force les décisions qu’il venait de rejeter.

      Et vous venez nous parler de « responsabilité »? de qualité morale?

      Il n’y a pas eu d’europe politique parce que les « marchands » n’en ont pas voulu. Il s’agissait de créer un grand marché, pas un espace pour les peuples. Chaque fois que les peuples ont voulu revendiquer une autre europe, on a lâcher les robocops.
      Alors pour les leçons de morale…

      1. j’avoue que tous ces débats me dépassent un peu vue leur complexité . mais personnellement, je m’en tiens au fait qu’on a Toujours ôté la responsabilité d’un côté et culpabilisé de l’autre . c’est quand même un peu fort de café cette faculté de tenter, de priver, et forcément de faire payer le prix , bref de soumettre.
        celui qui voudrait aller au bout de sa responsabilité risque nécessairement sa vie, ou de n’être rien dans ce bal social . c’est pour ça que le monde est esclave , ou remplis de compromis . douteux , foireux , ou assassins carrément . Même De Gaulle n’y a pas échappé avec l’affaire des compagnies pétrolières , et du Biafra . Sinon, il pouvait dégager .
        pouvait il demander aux français de renoncer au rêve automobile, et à la soit-disant indépendance énergétique ? ( ou autre chose que j’ignore )
        suis-je peut-être hors sujet ?
        qui gouverne en ce monde ? les désirs collectifs y sont ils pour rien ?
        et puis, au bout du compte je me demande, si ce n’est pas l’ordre moral qui fait la loi . les lois n’étant que des succédanés de celle ci , parce qu’elle chapeaute le tout .
        bref, le pire , c’est un « bien » imposé et non enseigné, montré , indiqué , et sur lequel on fait ses choix ou construit sa vie .
        dès qu’il y a imposition, il y a ruse et contournement , ou révolte .
        mais pour l’ensemble il y a dégradation dans tous les bilans . ce qui débouche sur la récurrence des conflits .

        les vertueux ? non mais , pour qui qu’ils se prennent .

    12. Albin: « En effet, c’est parce qu’il n’y a pas eu d’Europe politique que les marchands ont occupé un territoire sans lois. »
      Le CNR: « Les Alliés doivent abandonner leur projet d’administrer eux-mêmes la France au fur et à mesure de sa libération. »

      Après la seconde guerre mondiale on a eu, à défaut d’un d’état fédéral démocratique, un compromisqu’on peut juger acceptable parce qu’il a évité une domination plus directe des Etats Unis sur l’Europe.
      Les circonstances dans lesquelles ce compromis a été mise en place étaient très contraignantes:
      – aucun désir de fédéralisme dans les nations européennes, beaucoup étant engagés dans des guerres coloniales et/ou gouvernées par des dictatures militaires nationalistes
      – deux guerres mondiales dans un intervalle de 30 ans, les tentatives pour éviter ces guerres ayant toutes échoué (les gauches européennes du temps de Jaures, les pacifistes et la SDN entre les deux guerres)
      – plan Marshal octroyé par les Etats Unis mais combattu en France et dans l’Europe du sud par des partis communistes puissants favorables à l’URSS
      – OTAN mis en place en face de la menace militaire de l’URSS, réarmement de l’Allemagne exigé par les Etats Unis, refus de la France de ratifier la Communauté Européenne de Défense (CED)

      Des années plus tard, dans un contexte très différent après l’effondrement de l’URSS, les accords sur l’euro on servi de prétexte aux gouvernements pour aligner la politique économique des pays de l’Eurozone sur un modèle néo-libéral que beaucoup de ces gouvernements auraient été bien incapables d’y faire adopter démocratiquement de manière durable et explicite.

      Dans un grand nombre de pays d’Europe (en particulier les pays du sud – France comprise) le modèle économique néo-libéral qui a servi de base à la monnaie commune n’est pas compatible avec la démocratie.

  49. butiné sur « contreinfo », ben il est optimiste, Krugman!
    « La question en cet instant est de savoir comment se jouera l’acte final. À ce stade je prévois une flambée des taux sur la dette italienne, conduisant à une panique bancaire gigantesque, en raison de craintes de solvabilité sur les banques italiennes en cas de défaut et devant la peur que l’Italie ne finisse par quitter l’euro. Cela conduit alors à une fermeture en urgence des banques, puis, après cela, une décision d’abandonner l’euro et de mettre en place une nouvelle Lire.

    Prochain épisode, la France. »

    NDR: Dieu merci, nous avons Nicolas 1°, sauveur du monde…

  50. La défiance envers les dirigeants politiques en hausse

    Pascal Perrineau, directeur du Cevipof,  n’hésite pas à parler de « société de défiance ». Il en mesure l’ampleur à travers l’utilisation des mots « méfiance » (+7 points par rapport à décembre 2009), « lassitude » (+9 points), « morosité » (+5 points) et à travers la dégradation de l’image des figures politiques. Hormis le maire, en qui 54% des français ont confiance, aucun personnage politique ne dépasse la barre des 50% et tous chutent par rapport à décembre 2009. Le maire perd 9 points, le député 10 points, le premier ministre 5 points, le président de la République 5 points.

    60% des français pensent que la démocratie ne fonctionne pas bien (+12 points par rapport à décembre 2009) et 69% jugent les hommes politiques plutôt corrompus (+5 points par rapport à décembre 2010). « La conjoncture qui charrie constamment son lot d’affaires et de rumeurs ne contribue pas à redorer l’image de la représentation politique », explique Pascal Perrineau .

    1. Pour redorer l’image de la représentation politique, il faudra au moins faire fondre tout l’or du monde.

    2. Pour mémoire : Les partis se vident, la particratie reste

      Le 22 février, le Standaard publiait un graphique fort intéressant. Résumant les recherches d’Ellen Quintelier, jeune politologue à Leuven, ce graphique montrait l’évolution de l’affiliation à un parti politique en Flandre entre 1980 et 2009. Les chiffres étaient tout à fait spectaculaires. En moins de trente ans, les chrétiens-démocrates ont vu diminuer leurs membres de 140.000 à 70.000. Les socialistes, eux aussi, ont perdu la moitié de leurs adhérents : de 120.000 à 60.000. Les libéraux flamands sont tombés de 83.000, à leur apogée en 1994, à moins de 65.000. A part la N-VA, tous les autres partis, de Groen au Vlaams Belang, ont dû encaisser des pertes très sérieuses, quelle que soit leur idéologie. Bien que la N-VA ait vu pousser le nombre de ses affiliés de 10.000 en 2002 jusqu’à 16.000 fin 2010, Ellen Quintelier remarquait que le parti est toujours très loin de la popularité de la Volksunie, qui comptait plus de 50.000 membres dans les années quatre-vingt.

      Côté francophone, la tendance est similaire. Emilie van Haute, de l’ULB, a bien voulu me fournir des données quantitatives. Comme en Flandre, les grandes familles politiques ont été pratiquement réduites de moitié. Le PS : 170.000 membres en 1981, 90.000 aujourd’hui. Le CDH : presque 60.000 en 1980, moins de 30.000 à l’heure actuelle. Les libéraux : de 55.000 à 30.000.

      1. La politique est l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde.

        Vu par d’autres, ça pourrait se formuler :
        « La politique est l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui ne regarde que moi. »

    3. Le bon maire de famille a encore la cote… Attendez vous à voir rappliquer Morlie et son « territotalitarisme »…
      « Tous des putes sauf mon maire ! » Qu’y disent les zadministrés qui savent ouïr en bons concitoyens… (pas vrai Mamère ?)

    4. Merci Paul
      Ce sondage m’avait aussi beaucoup frappé.
      Les politiciens font profession de servir la ploutocratie.
      La vérité éclate dans la crise.
      J’imagine qu’en Grèce, la méfiance est encore plus forte.

      Et elle monte aux Etats-Unis.
      Dans cette vidéo qui donne la mesure de l’indigation massive,
      Michael Moore cite des sondages révélateur, et dit en conclusion
      que le mouvement ne veut pas voir de politicien.
      C’est un gage d’indépendance par rapport aux banskters, donc de réussite.
      http://www.youtube.com/watch?v=cGUOZgKjlbU&feature=player_embedded

  51. Vigneron, ton style à toi est bien meilleur que quand tu te lances dans du pseudo-Céline.
    La misère à Paris, on la voit, il y a eu une petite accélération sous Sarko, rien d’étonnant, mais quand une société est incapable de donner du travail ou une occupation et un logement à une femme de 38 ans (il n’y a pas assez d’enfants analphabètes ou désoeuvrés? pas assez de vieux isolés?) elle ne doit plus ensuite s’étonner de rien. Contrairement aux anti-EU je pense que seule l’EU pourra imposer des salaires et loyers plafonnés. Une partie de la gabegie, celle des mélangeurs sur tous les robinets, nous obligeant à faire couler 10 fois plus d’eau qu’on en a besoin, ou celle des positions veilles sur les appareils électriques, ce n’est pas l’EU qui l’a imposée. En revanche, il me semble que seul le diktat de l’EU pourra nous en faire sortir.

  52. Krugman annonce le « crépuscule de l’euro » : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=3124
    la Grèce antique avait des esclaves, nous avons des machines et la Chine, les citoyens européens sont désœuvrés ; qui sera le nouveau Wagner pour nous consoler de cette tragédie ?
    si la souffrance de l’Europe est allemande, elle ne doit pas durer 1000 ans !
    sinon chez vous c’est dans les gènes ; respect à vos ancêtres.

    1. Sursum Boumboum sur le coup de l’euro ? Aïe ! J’ai les oreilles qui suppurent ! Comme Samson François avec le piano de Brahms !

      Offenbach, la Grande-Duchesse et son amour des militaires, oui !

      « Errons par-dessus les nuages, haranguons l’infini, plaçons autour de nous les grands symboles ! »

      Reste la question cruciale : qui dans le rôle du général Boum ? Alberich, le nabot cagneux, ou sainte Responsabilité, la vertu montée sur pattes ?

      « Vous aimez le danger, le péril vous attire, mais vous baiserez votre foutoir… »

  53. Un peu ambigu le George :

    « C’est vous qui allez décider de l’avenir du pays. Vous allez choisir si vous voulez que la Grèce reste dans l’euro ou retourne à la drachme. Mais je vous avertis, si vous ne faites pas le choix d’une politique audacieuse, le pays ira à la guerre civile »

    Si c’est non, c’est la guerre, donc pas le choix, votez oui.

    C’est l’argument sorti à chaque fois pour vendre l’UE depuis des décennies, de la droite et de la gauche.

    Le double discours du vous pouvez voter, du cause toujours et on fera comme on veut.

  54. Par Jacques Rosselin, directeur de la rédaction de La Tribune.

    La Grèce-berceau-mondial-de-la-démocratie se devait de nous rappeler que les peuples peuvent de temps à autre avoir leur mot à dire, par exemple sur leur appartenance à la zone euro, puisque c’est bien cela qui est en jeu dans le cas d’un « non » au référendum proposé par Georges Papandréou.

    dit comme cela, si cela se révèle exact, vous démontre toute le perversité du procédé.

    de m^me que les tenants su NON au dernier traité ont été traité d’anti-Europe

    Où l’art de détruire la salle de bain, parce que l’eau de la baignoire est sale!

  55. Supposons que ce référendum ait lieu.
    Si les Grecs votent « oui », et si l’usine à gaz fonctionne, ils obtiennent le droit d’étouffer économiquement une petite vingtaine d’années, plus si affinités.
    S’ils votent « non », ils gagnent la possibilité de couler en quelques semaines vers le niveau de vie du Kosovar moyen.
    La belle affaire de donner la parole au peuple quand tout est dit !
    Et en plus, ils n’auront à s’en prendre qu’à eux-mêmes, ce sera leur choix !!!
    Qui, pour une fois, sera respecté…

    1. …raccourci épatant !

      …qui rejoint ce que je disais plus haut sur le système qui nous rend victime ET agresseur…et toujours, toujours, responsables !

      Pour reprendre un mot grec qui m’avait fasciné, enfant : « héautontimorouménos » , le bourreau de soi-même !

      (voir Térence via Baudelaire)

  56. Et si tout ça faisait partie de la « Stratégie du choc » selon Naomi Klein?
    La Grèce sort de l’Euro, et patatra… pour elle et les autres…
    ou bien c’est le chaos en Grèce si elle y reste, car si le referendum n’a pas lieu, le choix aura été proposé au peuple, on pouvait dire non et on nous l’a retiré.

      1. Sauf que l’ISDA a annoncé le 27 octobre dernier que, que la Hair Cut de 50% sur les obligations Grecques détenues par les banques ne serait pas déclencheur d' »événements de crédit ». Autrement dit, que ces cds ne valent pas un clou…

        Conséquence, lundi, en même temps que l’annonce du référendum : la faillite de MF Global et la chute des bourses…

  57. Avec les Grecs, contre l’Europe des banquiers, pour une Europe des travailleurs
    Europe : un accord contre les peuples
    http://www.npa2009.org/content/europe-un-accord-contre-les-peuples
    Extrait

    Les traités actuels sont un cadre à la fois ébranlé par la crise et inapte à permettre une Europe sociale et écologique. Il faut construire une autre Europe sans les traités de Maastricht et Lisbonne. Cela passe notamment par les mesures suivantes :
    – contrôle strict des mouvements de capitaux (si possible au niveau européen, à défaut au niveau des États qui en seront d’accord).
    – Arrêt du recours des États aux marchés financiers. Réforme fiscale qui en finisse avec les avantages des riches et des grandes entreprises afin de dégager des ressources supplémentaires. Suppression des règles interdisant le financement des déficits par la Banque centrale.
    – Mettre les banques au service d’une politique de transformation sociale et écologique. Nationalisation intégrale du système bancaire sans indemnité ni rachat et instauration d’un contrôle social et démocratique sur leur fonctionnement.
    – Moratoire immédiat du paiement de la dette (intérêt et principal) de l’État, prélude à une annulation de la dette illégitime.
    – Fixation d’un Smic dans tous les pays européens.
    – Services publics européens, d’abord dans les transports et l’énergie.

  58. Avec les Grecs, propositions concrètes pour une autre Europe
    http://www.npa2009.org/content/europe-un-accord-contre-les-peuples
    Extrait :
    Les traités actuels sont un cadre à la fois ébranlé par la crise et inapte à permettre une Europe sociale et écologique. Il faut construire une autre Europe sans les traités de Maastricht et Lisbonne. Cela passe notamment par les mesures suivantes :
    – contrôle strict des mouvements de capitaux (si possible au niveau européen, à défaut au niveau des États qui en seront d’accord).
    – Arrêt du recours des États aux marchés financiers. Réforme fiscale qui en finisse avec les avantages des riches et des grandes entreprises afin de dégager des ressources supplémentaires. Suppression des règles interdisant le financement des déficits par la Banque centrale.
    – Mettre les banques au service d’une politique de transformation sociale et écologique. Nationalisation intégrale du système bancaire sans indemnité ni rachat et instauration d’un contrôle social et démocratique sur leur fonctionnement.
    – Moratoire immédiat du paiement de la dette (intérêt et principal) de l’État, prélude à une annulation de la dette illégitime.
    – Fixation d’un Smic dans tous les pays européens.
    – Services publics européens, d’abord dans les transports et l’énergie.

    1. Voilà une excellente base de discussion ! J’imagine la tête de Berlusconi quand le référendum italien deviendra d’actualité.

    2. Et on pourrait ajouter :
      – Interdiction aux grands groupes industriels et/ou financiers de posséder des média écrits ou télévisuels.

  59. M. Jorion,

    la lecture (et le visionnage) de votre blog est une vraie bouffée d’air pur dans ce brouillard mal odorant et obscurcissant qui est entretenu par la nuage médiatique ambiant… j’ai eu l’occasion d’écouter pas mal les infos aujourd’hui sur France Inter et France Info, à croire qu’il fallait faire passer un message direct de l’Elysée aux petits citoyens que nous sommes : « la Bombe de Papandréou » est sortie dans un titre sur FI je crois… en même temps que l’incendie « volontaire » du Charlie, cela avait quelque chose d’affriolant (surtout sur la radio de M. Val, bref je m’éloigne). Ce qui est assez cinglant, c’est que la fracture qui avait été dénoncée au moment du référendum de 2005 entre les média dominants et les citoyens semblent resurgirent, est-ce la preuve que les fractures de cette période n’ont jamais cicatrisées ? Je ne pense pas que M. Papendréou fasse ce référendum par simple faveur démocratique, il y a aussi des raisons plus personnelles ou en tout cas partisane, mais quel autre gouvernement européen oserait aujourd’hui le faire dans le marasme actuel, avec toute la bêtise et les discours à la méthode Coué qu’on nous sert depuis des mois ? Alors peut-être que le peuple grec est mis au pied du mur avec des avenirs possibles sombres, mais sa voix se fera entendre et ouvrira peut-être une brèche dans cette Europe des marchands.

  60. Tout dépend du point de vue

    Vu de chez nous émanent, venant du peuple, des réactions d’enthousiasme à l’annonce de ce référendum.
    Vu depuis le peuple grec il semble que l’on soit moins enthousiaste, et que l’on flaire le piège.

    Effectivement si c’est le OUI qui l’emporte, les grecs s’imposent une punition pour 20 ans.
    Si c’est NON ils seront rendus responsables des éventuels cataclysmes économiques qui s’en suivront.

    C’est un jeu perdant-perdant, un jeu de con en fait: élections pièges à cons

    Les différents référendums de ces dernières années l’ont bien montré, dans cette Europe l’expression directe des peuples est malvenue. Elle est perçue chaque fois comme l’intrusion d’un chien dans un jeu de quilles.
    Cette construction étant par définition inter-étatique seuls les représentants des Etats sont qualifiés pour négocier des traités et décider pour nous. Les peuples doivent rester à leur place qui est d’élire ces représentants.
    L’exercice de la démocratie dans ce contexte s’arrête aux portes des nations et encore. Au delà pas de peuple européen, donc pas d’exercice direct possible de la démocratie même au sens de la démocratie représentative. Le parlement européen est bien élu directement, mais son pouvoir reste très limité.
    C’est un problème majeur, car dans les cadres nationaux les questions européennes sont toujours esquivées lors des grands rendez-vous électoraux.
    Or les citoyens sont impactés dans leur vie quotidienne par les décisions prises à Bruxelles, mais n’ont aucun droit au chapitre.
    Pire les représentants nationaux se dédouanent des décisions impopulaires en rejetant la faute sur l’échelon européen. D’où la schizophrénie ambiante et le malaise grandissant…
    Les pères fondateurs ont voulu privilégier l’économie pour faire l’Europe, ils auraient peut-être dû penser à la faire aussi par la culture, pour faire émerger un espace public européen, qui seul pourrait permettre à une démocratie européenne d’émerger elle aussi.

  61. lLes masques tombent : les médias nous ont asséné de bien beaux poncifs toute la journée :

    Papandréou n’est rien moins que « convoqué » (répété en boucle) !

    C dans l’air ne pouvait manquer d’en rajouter : ceux qui soutiennent le referendum sont atteints du « syndrome de Stockholm » , en effet nous sommes « pris en otage » par « des gens qui ont triché  » , alors ,pas de quartier ! plus un euro aprés cette « trahison » !

    Tous ces grands démocrates ont le culot de commencer leurs diatribes par la formule « consulter le peuple est toujours légitime mais … »
    On les voit éffarés et paniqués par cet appel au peuple !

  62. Merci Paul pour ce message plein de lumière.
    Je n’oublie pas aussi votre fameux billet ; « les leçons de l’Histoire » du 20 avril 2011.

    Cet acte de Papandréou est remarquable de courage.
    Comme quoi, l’Homme poussé dans ses derniers retranchements n’est pas capable que du pire comme certains voudraient nous le faire redouter.
    Comme quoi, la peur est toujours le plus mauvais conseiller et qu’il faut savoir prendre ses responsabilités et ne jamais se soumettre servilement aux injonctions des soi-disant sachants.
    Comme quoi, il ne faut jamais donner sa part de pouvoir à qui que ce soit.
    Une nouvelle citoyenneté plus adulte et plus responsable, non bêtement partisane, est possible.
    Il n’y a pas qu' »une seule voie possible », décrétée unilatéralement par des gens à qui l’on délègue une partie de notre pouvoir (et c’est l’erreur) et qui veulent finir par tout nous prendre.

    Dommage que ça arrive tard, j’espère que ce n’est pas trop tard.

  63. Je ne vous lâcherai pas, je reformulerai mes questions jusqu’à ce que vous ne puissiez les passer sous silence sauf à vous décrédibiliser.
    La dernière étant : Devons nous nous réjouir des tentatives d’indépendance de tous les peuples et nation d’ Europe ? Ou faut il attendre d’être dans la situation de la Grèce pour pouvoir légitimement se révolter ?

      1. Je me suis emporté car mon précédent message n’a pas été diffuser. J’y pointait du doigt ce qui me semble être une contradiction dans le discours de Paul. A savoir comment peut on se réjouir d’une la tentative d’indépendance en Grèce tout en soutenant le fédéralisme européen.
        Je félicite la modération pour son honnêteté.

  64. je n’ai pas lu tous les commentaires, mais il me semble important de noter le concert des hommes politiques de droite plutôt, et de nombreux journalistes sur l’incongruité de ce référendum. le pouvoir en place et ses chiens de garde n’a-t-il pas passé le seuil de déchéance morale qui autorise dans une démocratie à pouvoir se prononcer contre un référendum populaire. le fait de le faire en public montre au choix le mépris désormais affiché ou la perte dramatique des valeurs référentes.
    notez que le fait de vouloir faire appliquer l’accord coute que coute annonce le retour du colonialisme, le néo-colonialisme intra-européen.

  65. Le monde est petit, Paul, je viens de découvrir votre vidéo sur un de mes blogs préférés, après le vôtre bien sûr,
    http://au-bout-de-la-route.blogspot.com/,
    Blog de Marc Lafontan vivant quasiment en autarcie avec sa famille et sa meute de chiens de traîneaux, dans la foret boréale, lac St Jean Québec. Comme quoi, les idées justes cheminent à travers le monde du web.

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