193 réflexions sur « LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 11 NOVEMBRE 2011 »

  1. Inciter un ex ministre de l’intérieur à sortir du cadre, il n’y a qu’un sauvageon comme vous, M Jorion, pour tenter de le faire. Merci et bon courage!

    1. j’ai recemment assisté à un débat dans lequel intervenaient « le Ché », Montebourg, Sapir et Quatremer.
      Je peux confirmer que ces messieurs sont parfaitement capables d’entendre Paul, leurs analyses de la situation différant que très peu et ce n’est seulement qu’au niveau des solutions proposées qu’il peut y avoir des écarts.
      Mais, et c’est là le noeud du problème, Montebourg n’a pesé que pour 17% lors des primaires socialistes et Chevènement a réalisé son meilleur score à 4,5%, autant dire peanuts.
      La question n’est donc pas de savoir qui peut entendre les voix dissonantes et les répercuter, on les connait, mais comment faire prendre conscience au plus grand nombre de la justesse des options proposées dans un processus démocratique qui amène, mécaniquement, au plus petit dénominateur commun…

      1. Chevenement ? le 9000E par mois qui s’accroche à son logement social en regardant les (vrais) pauvres dans des tentes, en bas dans la rue ? Je pense que cet individu est rémunéré par la droite pour faire passer les socialistes sous marine, afin d’assurer la victoire au second tour. Le reste n’est que posture. Il n’applique pas la modestie à son propre cas, il ne fera donc rien concernant les autres. Quelle légitimité ?

      2. @ step

        Je pense que cet individu est rémunéré par la droite pour faire passer les socialistes sous marine, afin d’assurer la victoire au second tour.

        Pensez vous réellement ce que vous dites ou c’est la continuation du feuilleton « nous deux » de l’appartement ?
        A ce sujet, il serait temps que la partie du ps qui ne digère toujours pas sa propre turpitude en 2002, fasse un petit retour sur elle-même (heureusement qu’il ne s’agit pas de la majorité du ps).

        Pour votre culture personnelle :

        Démission de Chevènement de ses postes de ministre :
        1983 – Il n’était pas d’accord avec la « parenthèse libérale » de Mitterand
        1991 – Il était contre la première guerre du golf
        2000 – Il n’était pas favorable à une autonomie de la Corse, ouvrant la porte d’après lui à une régionalisation de la France
        1992 – Il quitte le ps en fondant son mouvement, étant totalement opposé au traité de Maastricht

        C’était la droite à votre avis qui le payait ?

    2. En 1992, au moment de Maastricht, il faisait partie de ceux qui n’étaient pas dans le cadre (avec notamment Philippe SEGUIN, le PCF, la CGT…..).
      Les analyses du Ché se sont révélées exactes, malheureusement il avait vu juste…….

      1. Chevènement, comme Montebourg, et autres politiciens de rechange
        du Théatre de l’Alternance ne cherchent que le moyen
        de prolonger le capitalisme à l’agonie.
        Ce sont des infirmiers de soins palliatifs,
        qui ne vivent que de ce patient, et veulent surtout pas le perdre.

      2. Il ne me semble pas inutile de rappeler ici que notre premier ministre François Fillon non plus n’a pas voté le traité de Maastricht, au contraire de Hollande, Sarkozy et autre(s) Mélenchon.
        Il me plaît Charles A. que le nom – simplement le nom – de Chevènement soit pour la première fois – corrigez-moi si je me trompe – cité sur ce blog.
        Vive la démocratie. Qui disons cela sommes le peuple.

    1. Mon grand-père, par sa mère juif alsacien, avec l’accent…

      L’un dit
      et l’autre ma redit:
      il faut mancher maigre dit.
      Che dit
      ce que mon ventre dit:
      ça me dit :
      manche.

  2. Eh oui, les guerres sont faites par une multitude de gens qui ne se connaissent pas et qui s’entretuent pour le profit de quelques gens qui se connaissent bien et rient..
    Quand deux larrons se battent, il y a toujours un troisième larron qui tire les marrons du feu..

    Sortir du cadre, c’est à dire développer nos capacités extrasensorielles..
    Un petit tour dans les commentaires du Peuple ?
    http://www.nevotezpas.fr/espace.php

    1. Précision : dans la zone Euro. Et encore : ils ont oublié de noter nos autres confettis-paradis fiscaux (Monaco, Liechstenstein etc…). Pour les Iles Caiman, pas de souci.

    1. Les guerres de religions étaient des guerres civiles me semble.
      De quelle Europe parlez vous Sylla ?

      Jusqu’en 1949
      Jusqu’au début du XXe siècle, la guerre civile est considérée comme une affaire strictement intérieure qui ressort du domaine réservé de l’État concerné, qui a de fait et de droit toute latitude pour traiter comme bon lui semble les factieux, en considérant par exemple les rebelles en armes comme de simples criminels et leur appliquer son droit pénal.

      La guerre civile pouvait cependant s’internationaliser (et se voir donc appliqué le droit de la guerre) par une « déclaration de belligérance ». Une telle déclaration de belligérance pouvait être faite :

      * par le gouvernement de l’État concerné. Cette procédure rarissime avait pour but, pour ledit État, de se dégager de sa responsabilité internationale pour les actes des rebelles, et n’avait lieu d’être que lorsque la rébellion était devenue trop forte. On relève cinq cas où ce type de déclaration a été fait[3].
      * par le gouvernement d’un État tiers. Cette procédure impliquait l’application du droit de la guerre dans les relations des rebelles avec l’État leur ayant reconnu la qualité de belligérant, et permettait donc une neutralité de l’État-tiers ainsi que l’établissement de relations diplomatiques et commerciales[4].

      En dehors de la reconnaissance de belligérance, existait la possibilité de reconnaitre les rebelles comme des « insurgés », ce qui leur assurait de ne pas être traités comme des criminels par les États tiers leur ayant reconnu cette qualité.

      Après les Conventions de Genève de 1949
      La guerre d’Espagne notamment avait démontré l’insuffisance des outils juridiques internationaux s’appliquant aux guerres civiles. En 1949, on s’oriente donc, avec les Conventions de Genève, vers une définition objective du concept de guerre civile et des conséquences qui s’y attachent. L’article 3 vise à imposer l’application de garanties humanitaires minimales aux conflits armés non internationaux.

      Cet effort a été poursuivi par l’adoption, en 1977, du Protocole additionnel II aux Conventions de Genève, relatif aux conflits armés non internationaux. Le Protocole II a pour objectif l’application des règles principales du droit des conflits armés aux conflits non internationaux, opposant les forces armées d’un État à des groupes d’opposition armés, sans pour autant reconnaître un statut particulier à ces derniers. Il protège les personnes ne participant pas au conflit, interdit les attaques dirigées contre la population civile ou les biens indispensables à sa survie, donne des droits aux détenus en relation avec le conflit et interdit les déplacements forcés de populations[5].

      Enfin, l’article 8 des statuts de la Cour pénale internationale assimile aux crimes de guerre les violations des règles essentielles de conduite des conflits non internationaux.
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_civile

      1. de voir de ce que et en Grèce, et en Italie, la valse gouvernementale s’opère dorénavant et désormais directement au tempo des violons ploutocrates (pour ne pas dire kleptocrates), ne vous inquiète-t-il pas?

    2. Pierre
      de quelle europe?, c’est une question étrange.
      « Les guerres de religions étaient des guerres civiles me semble. » Non, certaines, pas la plupart. Civil comme civilisation vient de la cité en latin, la polis en grec, comme civilités et politesses, si civil concerne la religion, ce n’est que quand cette dernière est politique.
      Une guerre civile nécessite une ou plusieurs sociétés civiles surplombées par un même politique. La corée était en guerre civile ; la corée du nord et la corée (du sud) seront en guerre en cas de nouvel affrontement ; de même pour le nouveau sud soudan. La guerre civile américaine aurait pu aboutir à une scission : on aurait alors parlé de guerre de sécession uniquement, de même les anciennes colonies qui firent des guerres dites d’indépendances.

      « En dehors de la reconnaissance de belligérance, existait la possibilité de reconnaitre les rebelles comme des « insurgés », ce qui leur assurait de ne pas être traités comme des criminels par les États tiers leur ayant reconnu cette qualité. » Je me demandais pourquoi les médias s’obstinaient à appeler « insurgés » les membres du cnt libyen.

  3. Paul,

    Effectivement travailler sur des solutions concrètes au niveau macroéconomique comme microéconomique est indispensable. Vous le dites bien cela ne peut se limiter à lister des mesures même très cohérentes et détaillées.
    Il faut écrire, modéliser, dire et mettre en oeuvre aussi le comment, créer les conditions du changement. C’est ce qui manque le plus d’ailleurs à tous les programmes politiques qui se heurtent trop souvent à la réalité.
    Pour le contenu mais aussi pour le comment, il faut effectivement sortir du cadre. Pour le comment cela suppose d’accepter les incertitudes, d’organiser un système d’aller retour avec des acteurs comme vous qui apportent du contenu, mettre en lien de façon verticale (économistes attérés, Paul Jorion, Frédéric Lordon,…) et horizontale (associations comme colibris, des chef d’entreprise, des syndicats, acteurs qualifiés dans des secteurs…). Puis il faut s’engager si les institutions politiques traditionnelles ne s’y reconnaissent pas. Il n’est pas exclu que des personnalités puissent émerger de tous ces échanges pour porter ce changement.
    C’est très difficile à mettre en oeuvre mais si on ne s’y attèle pas il faudra effectivement attendre que le système d’écroule sur lui même…. sans pouvoir maîtriser les conséquences d’un tel effondrement.
    Continuez, c’est indispensable, à nous apporter et faire apporter par vos contributeurs et bloggers du contenu, mais pouvons nous travailler sur le comment ? Les économistes attérés s’y essaient, l’association colibris avec leur « tous candidats » à leur manière aussi. Mais il faut encore plus tisser de liens horizontaux, les liens verticaux étant déjà assez solides. Vous avez la légitimité d’être un de ceux qui peuvent créer ce mouvement sans nécessairement briguer quoique ce soit.

  4. la seule proposition concrete à faire , c’est prendre l’argent de ceux qui en ont pour rembourser la dette.
    D’ailleurs ce sont souvent les mêmes.
    J’annule votre capital , je ne vous doit rien et les intérêts je ne les paie plus.
    S’il y a des étrangers dedans , j’augmente la contribution des autochtones.

      1. Un hold up quoi. Au point ou on en est remarquez.

        oui,à moins que le système n’implose de lui-même ….c’est à dire s’il n’y a pas que l’Occident qui soit en crise, si les pays émergents ne veulent pas se contenter de commercer entre eux ces prochaines années en consacrant leurs réserves de devises à leur propre développement interne, il faudrait faire un hold up dans les poches des riches, sinon ce que nos princes semblent avoir prévu de faire, c’est un hold up de plus dans les poches des pauvres et/ou une « bonne guerre ».

        Et une fois que les pauvres et les classes moyennes auront les poches complètement vides, le système continuera dans sa logique inexorable en s’attaquant à leur corps, il vendra leurs cheveux, leurs organes, tout leur corps, jusqu’à leur disparition complète . Ensuite, il s’attaquera aux moins riches des riches etc … jusqu’à ce qu’il ne reste en vie que le plus riche des riches, le maître du monde, assis tout seul sur son tas d’or .
        C’est la logique du système ultralibéral globalisé .

        Alors stop ! Un hold up dans les poches des riches pour changer, SVP !

      2. Il n’y a aucun hold up à exproprier les expropiateurs.
        Rien n’est à eux. Tout est à nous
        L’origine du capital, c’est l’exploitation.
        La socialisation du capital, c’est le bon sens économique,
        et la condition même de l’exercice, enfin, de la démocratie.

      3. A Charles A.
        Il me semble que dans votre pensée dès qu’on emploie quelqu’un, on utilise quelque chose de lui, et l’utilisant on l’exploite.
        Vous prônez ainsi l’entreprise individuelle.
        « Seul et chacun », c’est un crédo à la mode que je ne reprend pas.

      4. 170 commentaires et personne ou presque pour réagir à l’accueil de notre Paul par le think tank de Jean-Pierre Chevènement.
        Voilà qui est bien surprenant quand il s’agit d’un candidat à la présidence de la république susceptible de mettre en oeuvre des mesures discutées ici depuis des années.
        Alors que de grands esprits se rencontrent, preuve sera-t-elle faîte quant à l’ostracisme de ce blog par rapport à cette personne qui a dans l’historique des idées que nous défendons une place importante?
        Qu’est-ce qu’il se passe dans la maison « blog Paul Jorion » pour qu’il ne reste plus qu’une façade de cet endroit de réflexion?

  5. Il me semble que c’est un peu léger de parler de gouvernements d’union nationale comme une solution transitoire. J’ai l’impression que le projet de référendum de Papandreou a suscité une reprise en main de la part des institutions Européennes digne de l’URSS avec ses satellites Européens. Quand je regarde les parcours de Mario Monti et de Lucas Papademos, on trouve des profils similaires. Ce sont tous les deux des ex hauts fonctionnaires Européens, fédéralistes convaincus, et ils sont proches des milieux financiers.
    Je note qu’ils arrivent tous les deux au pouvoir dans une situation d’urgence qui permet de faire des entorses aux principes démocratiques.
    Leurs parcours ne permet pas de douter de leur fidélité au projet fédéraliste. Il vont former des gouvernements dont la légitimité n’est pas issue des urnes. Et ils seront amenés à prendre des décisions qui dépasseront les prérogatives d’un gouvernement intérimaire.
    Certains se félicitent déjà de gouvernement d’experts à la tête de ces pays, aptes à rassurer les milieux d’affaires, et à imposer des consensus qui passeraient au dessus du politique par la nature purement « technique » de leurs décisions.
    Malheureusement contrairement aux contes de fées qu’on raconte aux enfants, ces experts sont souvent le produit de cooptations qui légitiment la domination d’une doctrine économique sur les autres (voir le mode de sélection au niveau des instances internationales). Et en matière économique, une doctrine, est tout sauf apolitique.
    En clair nous assistons à une parenthèse démocratique des plus inquiétantes qui montre un raidissement des institutions Européennes. Je crois qu’elles n’ont pas le désir de laisser la main à d’autres, et surtout qu’elles feront tout pour retarder l’échéance quitte à piétiner la démocratie.

    1. Au lieu de se faire peur avec l’apocalypse toutes les 5 mn, il faudrait aussi admettre que beaucoup ont compris que toute l’énergie de Berlusconi et de son gouvernement consistant uniquement à assurer à son empire plus de main-mise, et à sa défense devant les tribunaux plus de solidité, ils n’ont aucune crédibilité quant à appliquer quelque mesure que ce soit, fut elle salutaire. Tout le monde en Italie en a ras le bol du nombre pléthorique de fonctionnaires et eux-mêmes n’ont pas l’air de trouver normal la paupérisation de leurs enfants. Vu qu’à présent, ils goûtent comme les français aux joies du : « met 50 pourcent de ton salaire dans ton loyer. » Avec cela, une bureaucratie délirante soi-disant pour protéger les intérêts des salariés et éviter la corruption, mais personne n’est dupe là aussi. Au contraire, nommer des gens qui s’y connaissent en finance est le seul moyen d’espérer tenir la dragée haute à ceux qui attaquent en ce moment l’Europe et ses marchés (pour préserver/affermir leurs intérêts dans certains régions stratégiques?) Ce matin j’entendais à la radio italienne un auditeur dire que l’talie ne peut se payer en ce moment une campagne électorale et la gabegie que cela représente. Les gens ne l’accepteraient pas. Payer l’essence aussi 1,50 (merci Sarko-Cameron) quand on a des salaires inférieur de moitié à ceux de la France, cela aussi relève de l’incompréhensible.

      1. @Zeno,
        Vous penserez sans doute la même chose quand ce sera notre tour. Nul besoin d’élection ni d’électeur. L’Europe ne manque pas de personnages douteux, largement impliqués dans le processus qui nous a mené à la catastrophe et qui sont prêts à nous asservir pour préserver les intérêts de leusr maitres.

      2. « Quand ce sera notre tour? »
        Il est déjà passé depuis longtemps notre tour. Vous n’avez pas remarqué, depuis 10-15 ans, l’explosion de la pauvreté? Les travailleurs pauvres? Les gens à la rue? L’impossibilité de se loger sans des garanties, des cautions, un salaire? L’impossibilité de demander un prêt à moins d’être fonctionnaire? Vous croyez qu’ils sont partis pour quelle raison les 200,000 jeunes français à Londres, et ceux qu’on trouve en Allemagne, en Italie, en Espagne, aux USA ?

      3. @Zeno,
        l’explosion de la pauvreté et du chômage correspondent aux doctrines politiques défendues par ces deux nouveaux chefs de gouvernement lorsqu’ils étaient dans les instances européennes.En devenant chef de gouvernement, il passent d’une position de conseiller à la position de chef de l’exécutif. La différence est qu’il n’y a plus le politique pour jouer le tampon entre leurs exigences et les désirs de la population. De toute manière, la démocratie coûte trop chère, organiser des élections ne peut que creuser les déficits. Vive le temps de despotes éclairés !

      4. Merci Gribouille de m’éclairer de vos dogmes idéologiques inamovibles. Pourriez-vous m’expliquer comment un « jeune » né à Paris, Madrid, Londres ou Rome doit faire pour trouver : un boulot ET un logement? Etant donné les loyers, et les garanties demandées, à moins d’être rentier, je ne vois pas (et c’est cela qu’on voit depuis 10-15 ans, y compris le fait que les « études supérieures » sont devenues réservées à une élite qui a pu profiter du studio acheté par papa-maman bien prévoyants).
        Cela ne sert à rien que je vous raconte mon expérience, puisque Julien, 44 ans informaticien à La Défense, s’est fait incendier la semaine dernière sur le thème: ne compare pas ta situation à celle de ton père, tu tombes dans le piège « jeunes contre vieux ». Basta! N’importe quel nouveau système vaut mieux que le status quo pourri dans lequel on est, avec des Berlusconi qui peuvent mentir, être en procès, et négocier en même temps des affaires internationales. Tout le monde déplore l’état total de corruption du pays après ses 19 années de règne, alors ne venez pas pleurer sur la fin de la démocratie.

      5. @ Zeno,
        tu penses que ces nouveaux chefs de gouvernement vont changer le statu quo !
        Il ne sont pas là pour changer les choses mais nous obliger à rester sur la voie qu’on trace depuis 30 ans faite de, libéralisation des mouvements de capitaux, de monnaie unique et de lutte contre l’inflation. Quant au sort de la jeunesse, j’aimerais voir les perspectives d’avenir de la jeunesse Italienne avec l’objectif d’équilibre budgétaire programmé par ce nouveau gvt dès 2013. Ça va être un génocide.

      6. Contrairement à toi, je ne pense pas que les gouvernants y gagnent à avoir une jeunesse (et je compte large.. les 20-44 ans?) qui est totalement paralysée/paupérisée et clochardisée. Il ne s’agit pas de « 10 ans à venir d’une génération sacrifiée » mais de deux générations déjà sacrifiées depuis une quinzaine d’années.
        Dans certains pays « plus durs » la jeunesse reste plus dynamique cherche des boulots etc, mais c’est parce qu’elle peut se loger (GB, où beaucoup de jeunes Européens décident un jour d’aller quelques années comme des esclaves pour apprendre l’anglais… je parle d’il y a 10 ans, aujourd’hui bien sûr c’est exclu; mais aussi Allemagne, Pays-Bas, où on voit beaucoup plus de jeunes et de très jeunes bosser un peu partout). Pendant ce temps-là, en France, si on a pas les bons réseaux (droite, extrême-droite, PS, gay, etc.), on peut aller bosser comme caissier de supermarché avec un doctorat et en parlant trois langues couramment.

    2. Un souvenir d’ enfance :
      http://www.youtube.com/watch?v=cUt1R0YHZi8&feature=youtube_gdata_player

      Le petit poucet meurt de faim avec ses frères bien que leur papa, pauvre bûcheron s’ épuise au travail, pour apporter le bois au château du seigneur.
      La fille du seigneur belle princesse s’ ennuie dans sa cage dorée , elle a peur de la forêt dont rien de ce qu’ elle y a perdu et qu’ elle aimait , ne revient jamais (sa chienne et sa fleur bleue).Poucet lui dit que la forêt ou il vit n’ est pas si noire, il y a la liberté, il lui rapporte le merveilleux jouet-papillon qu elle avait perdu.
      La famine s’ abat sur leur monde.
      L’ ogre dévore tout, y compris ses propres enfants.
      Les hommes sont impitoyables entre eux, bûcheron va sacrifier ses enfants affamés pour pouvoir manger…

      Petit poucet , guidé par l’ amour va trouver la force de vaincre l’ ogre qui mange ses propres enfants, et rapporte la fleur bleue de l’ amour arrachée au tréfonds de la grotte de l’ ogre, au milieu des ossements et de la mort.

      http://www.youtube.com/watch?v=gnyzS8dXi-s&feature=youtube_gdata_player

      Va manger ta soupe si tu veux grandir
      Je n’ai pas de soupe pour vous obéir
      Le bois que je coupe est pour le seigneur
      Je n’ai dans ma soupe ni pain noir ni beurre
      Le roi à dit rantanplanplanplan
      A son chant bel lanlanlan
      je n’aime pas les enfants fants fants
      Qui restent petits longtemps
      Va manger ta soupe si tu veux grandir
      Je n’ai pas de soupe pour vous obéir
      Notre maman coupe l’herbe des chemins
      On mange la soupe des petits lapins
      Le roi à dit rantanplanplanplan
      A son chant bel lanlanlan
      je n’aime pas les enfants fants fants
      Qui restent petits longtemps
      Va manger ta soupe si tu veux grandir
      Je n’ai pas de soupe pour vous obéir
      Le roi a sans doute du pain et du vin
      Et nous de la soupe de perlinpinpin
      Le roi à dit rantanplanplanplan
      A son chant bel lanlanlan
      je n’aime pas les enfants fants fants
      Qui restent petits longtemps
      Va manger ta soupe si tu veux grandir
      Je n’ai pas de soupe pour vous obéir
      Et le loup emporte les petits enfants
      Qui non pas de soupe pour devenir grand
      Le roi à dit rantanplanplanplan
      A son chant bel lanlanlan
      je n’aime pas les enfants fants fants
      Qui restent petits longtemps

      Il faut réfléchir à ce conte.
      Si nous continuons à laisser nos médias livrer cette soupe infâme à nos âmes enfantines, elles ne pourront résister longtemps au loup et aux ogres qui mangent leurs propres enfants.

      1. Ce conte est d’actualité . Racontons-le aux enfants, aux adolescents, aux lycéens, dans tous les établissements scolaires , en les amenant habilement à faire le rapprochement avec ce qui se passe actuellement ( il est interdit de leur parler politique, pas de travailler sur le conte).

      2. « Tout au haut du château était le roi (…) Mais il était seul. »
        Le monde est ainsi fait que les riches sont sur les hauteurs et qu’ils sont seuls.
        Nous pouvons raconter aux enfants le monde duquel nous sommes issus.
        Merci pour ce lien et ce film que je montrerai non sans tristesse et commentaires à mes enfants.

    3. les adeptes du « fédéralisme » ne semblent pas avoir conscience que c’est un des buts de la Haute Finance…et que chaque Nation soit sous la tutelle d’un Gérant de l’Europe des marchands !! c’est la négation même de la démocratie et l’autoritarisme grignote, grignote….

      1. Les adeptes du repli, ne semblent avoir aucune conscience que le retour aux baronnies nationales est un des buts du monde financier qui pourra ainsi spéculer à loisir sur les monnaies, les marchés, et toute barrière quelle qu’elle soit.
        On a commencé à avoir recours aux banquiers pour changer les monnaies, puis pour avoir des lettres de change qui évitaient de transporter sur soi les sommes auxquelles elles correspondaient. C’est pourquoi la finance est l’alliée objective des frontières et des bandits de grands chemins.

      2. 1-1 Balle au centre.

        Une zone de libre-échange économique dont feront partie la GB et qui veut, et un noyau renforcé où on empale les souverainistes qui nous disent « la démocratie est morte » mais se mettent à critiquer la tradition incestueuse de l’Eglise et de l’Etat grec comme si ce scandale datait d’avant- hier et qu’ils se devaient de donner des leçons au citoyen grec – peut-être souverainiste lui aussi- qui n’a pas encore trouvé qu’il était temps de déserter les églises.

        Le problème du poids de la GB dans l’EU (ses lobbys, think-tanks, ses alliances outre-atlantique et outre-pacifique) c’est qu’ils imposent l’anglais et tirent vers eux tous les avantages du pot commun des budgets européens avant que les autres aient fini de déchiffrer le manuel.

      3. Dans une perspective historique, la finance est surtout l’allié objectif des Etats faibles. On commence par leur monnaie, puis ensuite on les dépouille de leurs derniers attributs de souveraineté au nom de nouvelles institutions sous l’argument fallacieux que des organismes supra nationaux vont prendre la relève. A titre l’exemple, le « golden standard » au XIXe siècle préfigurait déjà le projet de monnaie internationale. Il n’est pas surprenant de retrouver au premier plan des banquiers comme Rothschild et JP Morgan (aux EU) pour faire la promotion de de l’étalon or à travers le monde. L’étalon or a été abandonné quand les syndicats et les partis politiques représentant les salariés ont pris le pouvoir dans les parlements nationaux.

      4. Les adeptes du fédéralisme Européen et même plus loin du fédéralisme mondial dont je fais partie, se rendent surtout compte que les financiers et capitalistes se réjouissent des divisions entre pays et des disparités fiscales et sociales entre les pays, disparités sur lesquelles ils spéculent sans vergogne, agissant entre autres au sein des gouvernements nationaux pour maintenir ou aggraver ces disparités fiscales et sociales.
        Cela permet aux financiers et capitalistes nationaux de crier qu’on mène leurs pays à la ruine en proposant des politiques sociales et fiscales car on va éloigner les investisseurs avec des politiques « trop » sociales et des politiques fiscales demandant trop aux riches.

        En fait le principal échec du projet européen a été de commencer par le marché et non par la politique. Or ce marché sans une politique commune a abouti à l’appauvrissement des peuples au travers de politiques de dumping social et fiscal entre pays se faisant concurrence au niveau du moins disant social et fiscal.

        Une entreprise X avec ses dirigeants et salariés du pays A n’étant pas moins bonne qu’une entreprise Y du Pays B mais bénéficiant (si j’ose dire) de conditions sociales et fiscales plus favorables pour l’entreprise (pas pour les employés) dans le pays B que l’entreprise du Pays A.. Dans une économie de marché sans règles l’entreprise Y a un avantage concurrentiel non car elle a de meilleurs produits et une meilleure organisation mais simplement parce qu’elle paie moins d’impôts et a moins de charges sociales.

        Mais le scandale du marché ouvert sans aucune règles et du dumping social et fiscal ne s’arrête pas aux frontières de l’Europe.

        Selon de nombreux analystes économiques et politiques il faudrait institutionnaliser le G20 en lui donnant des structures démocratiques afin que ce ne soient plus les USA, Le Japon , La Chine et quelques grands états riches et puissants qui fassent par en dessous la politique économique mondiale au travers de décisions nationales égoïstes, déguisées par l’expression en forme d’excuse « C’est pas notre faute ce sont les marchés qui décident », pillant à chaque fois un peu plus les pays pauvres en leur achetant à des prix dérisoires les produits et services dont les pays riches ont besoin.

        Paul T.

      5. Le federalisme , s’il est basé sur une subsidiarité descendante , pourquoi pas …….mais sa réussite et surtout l’impossibilité de devenir « montante » , ne pourra etre efficace que si la « découpe « ne s’arrete pas a l’état , ni a la région …..

      6. à Paul Tréhin

        comment un fédéraliste qui plus est mondialiste peut il se déclarer contre le capital? il fait le jeu du libéralisme, c’est à dire entre autre de la concurrence qui pousse à la déflation salariale, et à la spécialisation, c’est à dire du capital. Au sein d’un pays, c’est la même chose en général, mais le tout est chapeauté par une instance politique. Si le projet européen est ce qu’il est c’est parce qu’il fut voulu tel, par une alliance contre nature(?) du syndicat patronal européen, l’ert, et des socialistes, ou plutôt parce que les populations n’en voulaient pas. Où les « adeptes » du fédéralisme ont ils conditionné leur paradis sur terre à un contrôle du capital? Ils ont voté pour l’europe des marchands à maastricht, puis de même pour lisbonne, au mieux sous la bannière des slogans « changer de l’intérieur » et « ce sera mieux qu’avant ». On attend toujours, et pour l’instant, c’est plutôt pire.

        à Renard

        C’est décidément des sectes tous ces « adeptes ». Ce que vous avancez me semble parfaitement faux : la finance veut un espace d’investissement le plus large possible. Maintenant qu’elle s’est gavée des états, elle en prend la place pour présider aux privatisations et aux « austérités » qui permettront de garantir le paiement de la dette.
        Ainsi donc, une démocratie serait un « repli »? Les 170 autres pays du monde vivent repliés?
        Ce que vous appelez « baronnies nationales » s’appelle aussi en langage courant démocratie en ce qui nous concerne. Si le monde financier peut facilement spéculer contre ces démocraties, c’est que les gouvernements de celles ci l’y ont autorisé : le libéralisme comme seule expression de la démocratie, le vote des portefeuilles. Le plus cocasse, c’est que la caisse de résonance américaine que sont les fédéralistes européens (pas les militants, à qui on sert moult slogans et utopies), et l’UE, est le second pilier de la « mondialisation », plus libérale même que les américains (pour leur plus grand bonheur).
        Et vous nous rapportez ici l’ineffable mythe selon lequel il faudrait plus de fédéralisme pour échapper à l’emprise des marchés. L’exemple US ne vous suffit pas? Les goldman boys ou collègues ne suffisent pas?
        Ainsi que la ridicule légende selon laquelle des monnaies nationales seraient attaquées au profit des spéculateurs. Ne remarquez vous pas que la zone qui est le plus en défaut est justement celle qui a une monnaie pluri nationale?

  6. Bonjour Paul !
    Excellent billet …

    Tu évoques » la dévastation » de ces guerres du 20 éme siècle ….
    Ce qui me frappe c’est l’extrême souffrance de ces gens qui se battaient en première ligne par rapport au reste de la population , à l’arrière .
    Les uns vivaient l’horreur , à l’arrière tout était fait pour l’ignorer quand il ne s’agissait pas de profiter …

    Les combattants souvent taisaient ces horreurs pour ne pas alarmer les familles , la censure bloquait les courriers , et la presse laissait s’exprimer de parfaits imbéciles (la grandeur du sacrifice ,la fraternité des combattants…) et salauds…

    D’autre part derrière ces hécatombes de jeunes hommes combien de veuves , d’orphelin , de fiancées sans espoir …Et ces mutilés , ces gueules cassées exclus du regard des autres … pénible de regarder …
    Il y a eu Verdun , les batailles de la Somme , de la Marne ,le chemin des dames, etc, etc …En 14/18 ….On n’ a pas idée …

    Et puis 15 ans après il fallait se préparer à remettre ça ….

    Je relis en ce moment Stalingrad d’Anthony Beevor (L.d P.)…C’est la totale horreur absolue…

    Par ailleurs : tu poses la question du à quoi sert les dénonciations , les analyses ….Je pense qu’elles sont très utiles car les prises de conscience ne sont pas linéaires ….Il y a du refoulement , les ressorts se tendent mais un jour, un jour viendra …Où tout cela servira …Enfin je l’espère .

    Humour : as tu vu les publicités qui accompagnent ta vidéo sur D.M ?

    Tu nous fais partager aujourd’hui un peu le cadre personnel dans lequel tu vis et je comprends davantage comment tu tiens le coup ….

    Enfin , je remercie une fois de plus tous ceux qui participent à ton blog , qui signent les billets ,et qui commentent , nous aidant à rendre compréhensible la finance, la crise , ce qui se passe et les alternatives .

    Amicalement .

    Boson .

    1. « Stalingrad » d’Anthony Beevor: excellent ouvrage.

      Il y a aussi « La France de Vichy », de Robert O. Paxton (livre de poche)

    2. Mon grand-père, mobilisé à 50 ans en 1914 malgré la naissance de son petit dernier, me racontait sa vie dans les tranchées, ses camarades disparus, et j’en garde un souvenir vivace bien qu’il soit mort quand j’avais 7 ans .

      Pendant la guerre de 1939-1945, son fils, mon père, fait prisonnier sur le bateau où il travaillait, se retrouva quasiment en esclavage chez des fermiers allemands près de la frontière polonaise, qui faisaient marner les prisonniers qu’on leur avait confiés jusqu’à l’épuisement en « oubliant » de les nourrir ( moins de 40kg pour 1,80 m au retour) . Le malheureux perdit sa femme, ma mère, une dizaine d’années plus tard.
      Il y a des lignées de pauvres qui n’ont pas de chance dans les guerres pendant que d’autres, à l’arrière, s’enrichissent . Je hais les guerres. Ceux qui les décident ne méritent pas de vivre : la vie d’un riche ne vaut certainement pas celles des milliers, des centaines de milliers de malheureux qu’il envoie à la mort sans sourciller .

    3. Mon grand-père paternel à combattu comme canonnier dans l’armée allemande.
      Homme bon, juste et absolument non violent il a accompli son devoir en simple citoyen honnête.

      Une guerre plus tard, mon père a été incorporé de force dans l’armée allemande, heureusement comme brancardier.
      Mon beau-père a également été enrôlé de force chez l’ennemi, s’est retrouvé sur le front russe, s’est rendu aux russes lors d’une offensive, interné à Tambow il a survécu et a fait parti des premiers alsaciens libérés, a revêtu l’uniforme français en Afrique, puis il a participé à la libération de la France pour se retrouver en Autriche occupée.
      Il m’a décrit une fois quelques conditions extrêmes qu’il avait enduré dans le froid glacial de ces contrées.
      Mon voisin de bureau, qui aurait pu être mon père m’avait relaté des épisodes de sa vie « militaire » :
      A 16 ans, jeune patriote plein d’allant, il a enfourché son vélo et avec des copains a tenté de rejoindre l’armée française. Il l’a croisé sur la route vers Lyon, trop tard, nous étions défaits.
      Ensuite il a été enrôlé de force dans la Wehrmacht; après quelques mois au calme en Normandie il s’est retrouvé sur le pire champ de bataille, Stalingrad.
      Les quelques témoignages qu’il m’en a fait m’ont glacés d’horreur.
      Blessé à la tête il a été opéré par un toubib russe qui lui a posé une plaque qu’il portait jusqu’à son décès.
      Il s’est retrouvé à Tambow comme mon beau-père mais n’a été libéré que plus tard.
      Le pire pour ces alsaciens « malgré nous » dont le coeur était resté français était la hantise de se retrouver face à face sur le front avec un membre de sa famille.
      Après ces épreuves leur regard sur l’humanité s’en est trouvé profondément alterné.

      La guerre de 14/18 m’a longtemps interpellé et durant plus d’une année je voulais connaître et comprendre comment tous ces hommes ont pu supporter les horreurs, la barbarie de cette guerre mécanique, industrielle, de feu et d’acier.
      J’avais ainsi lu chaque semaine 2 livres témoignages, l’un d’un soldat français, l’autre d’un soldat allemand.
      Chacun était dans son bon droit et se battait avec ses convictions pour sa patrie.

      Aujourd’hui seul m’intéresse, bien au delà des commémorations, le pourquoi, le comment, le pour qui et aussi les moyens pour éviter le retour à ces extrêmes.

      Témoignages d’un homme simple emporté dans la tourmente d’une boucherie (signalé sur FR3 ce soir) :

      http://dominique.richert.free.fr/
      http://dominique.richert.free.fr/cahiers1/manuscrit/manuscrit.htm

      Nous, les alsaciens sommes particulièrement attachés à l’Europe, avec d’autres, comme frontaliers nous avons un regard particulièrement constructif sur l’Europe des peuples, nous connaissons et pratiquons nos voisins et donc les apprécions avec leurs qualités et leurs défauts et il en est de même pour eux.

      Alors « une bonne guerre » comme diraient des cons qui n’ont jamais mis les pieds sur un champ de bataille, croisé des éclopés, gueules cassées, et traumatisés à vie.
      Pourtant les témoignages et les images insoutenables sont là, il suffit de mettre le nez là où ça pue. .

      1. Pour ceux qui s’intéressent à ce conflit et spécialement au destin ultime de tous ces morts, je recommande trois ouvrages (dans l’ordre chronologique):

        Thierry Hardier et Jean-François Jagielski: Combattre et mourir pendant la Grande Guerre, Imago, Paris, 2001.
        Luc Capdevila et Danièle Voldman: Nos morts, les sociétés occidentales face aux tués de la guerre, Payot, Paris, 2002.
        Guy Flucher: Le Chemin des Dames, du champ d’honneur…au champ des morts, Ysec, Louviers, 2011.

      2. Merci pour ces références.

        Il y a quelques mois j’avais découvert non sans stupéfaction dans un reportage diffusé par ARTE comment l’Afrique avait été partagée entre les grandes puissances sous la houlette de Bismarck.
        C’est par des lignes sur la carte géographique que la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et la Belgique accaparaient les territoires sans souci particulier des frontières naturelles et surtout des peuples !

        Ce vendredi 11/11 ARTE nous livrait un « excellent docu-dram » sur les tractations du traité de Versailles au cours de la conférence de paix de Paris.
        On a l’impression de participer à la conférence.
        La conférence devait durer 1 mois, elle dura 5 mois et pire, on a failli repartir en guerre, tant les conditions imposées à Allemagne étaient dures.
        3 acteurs majeurs en sus des chefs d’Etats venus de toute la planète :
        Clemenceau vengeur, intraitable, Wilson idéaliste, humaniste, croyant et Lloyd George plus raisonnable et conciliant..
        Sans oublier l’italien qui voulait un port sur l’Adriatique.

        http://www.arte.tv/fr/programmes/242,date=11/11/2011.html

        Cette conférence ne découpait pas juste un continent mais les géographes travaillaient sur la mappemonde.
        C’est ainsi que fut créé l’Etat multi-confessionnel d’Irak.

        Hélas le traité de Versailles portait en germe la Seconde Guerre mondiale.

        Sur ARTE + 7
        http://videos.arte.tv/fr/videos/paris_1919-4249160.html

  7. Puisque l’on cite « les économistes atterrés », peut on reprendre cette image fournie par l’un d’entre eux :

    « Pareilles aux images aériennes du front de tsunami avançant inexorablement vers une côte japonaise dont le sort est scellé, le déploiement de la crise financière depuis trois ans donne une impression d’irrésistible fatalité, avec en prime cette sorte d’incrédulité un peu stupide de dirigeants qui croient encore pouvoir tout sauver quand tout est déjà compromis. »

    Mais je ne peux m’empêcher de penser qu’il y a, presque autant qu’avant la crise, des veaux, vaches, cochons, couvées, labourages, paturages, rails, routes, et un reliquat d’industries, d’artisanat, d’art, de commerces, ainsi que nombre de compétences, de bonnes volontés, de cervelles et de bras.

    J’entends que l’Italie avec plus de six millions d’entreprises de toutes tailles a un budget équilibré hors service de la dette

    Qu’est ce qui peut enrayer cette énorme machine sinon des formes nouvelles de taille et de gabelle qui débilitent ses organes ? Que sont exactement ces entraves et comment s’en débarasser ?

    Et comment ne pas penser dans certains cas que des formes de résistance « non conventionnelles » (1) soient l’ultime moyen de préserver l’essentiel, au lieu de le voir détruit sous ses yeux, et sa vie avec.

    Note 1 : sans être assimilées à un « sport national » selon certains médias et journalistes – – – (qualificatif à votre choix).

    Merci à François Leclerc de bien vouloir continuer à nous proposer ses constats et sa vision de l’inexorable enchaînement des faits. Merci à Paul Jotion de bien vouloir nous proposer son éclairage ancré dans l’histoire et ses orientations pour des solutions, pour « le jour d’après ».

  8. Je suis doublement triste ce matin. Je communie à l’émotion que vous exprimez en évoquant ces millions d’innocents victimes de cette boucherie qu’on appelle guerre 14-18. A ceux-là incluons ceux des autres guerres. Il y aurait des guerres justes, vaste débat. En revanche il y a de justes combats, j’en suis convaincu. Ma grand-mère avait 3 frères, deux ont leur nom sur le monument de leur commune natale du centre Bretagne. Je me souviens d’un documentaire vu il y a longtemps à la télévision sur l’histoire de cette guerre, le texte écrit et lu par l’écrivain Jacques Laurent était remarquable d’authenticité et bien éloigné de l’imagerie d’Épinal. J’aimerais le retrouver.
    La deuxième raison de ma tristesse de ce matin est une sorte de désespérance au spectacle du théâtre politico-médiatique. Peut-être devrais-je cesser de regarder le 20h00 sur France 2 ? Que puis-je faire ? Diffuser la bonne parole autour de moi comme sans doute la plupart des blogueurs ici. M’engager dans un mouvement altermondialiste (AG d’ATTAC à Rennes 26 et 27 novembre prochain) ? Soutenir la candidature de Mélenchon ou Eva Joly ? (Au fait 12% à eux deux selon les derniers sondages, cela devrait leur donner des idées s’ils tenaient compte de leur base électorale, tous des indignés, et penser un peu moins aux éventuels strapontins qui pourraient leur être offerts dans un gouvernement PS)
    Au moins ce blog a une vertu: celle de pouvoir passer sa colère (ce n’est plus de l’indignation) quand on entend à la radio : « Les grecs sont contents » certainement parce qu’ils ont un banquier à tête du pays.

    1. Tout se qui peut contribuer à nous faire sortir du cadre est prioritaire. Qu’il s’agisse d’idées ou de nouvelles pratiques.
      Secondo ne pas rester isolé, rencontrer des personnes très motivées et avec lesquelles on pense pouvoir partager une vision commune. AInsi on ne sombre pas dans le désespoir et l’on se constitue un réseau en dehors de tout cadre institué, puisque les institutions ne sont plus à la hauteur des enjeux.

      Soutenir tel ou tel dans un acte militant me semble une perte de temps car vous serez toujours le mieux placé pour diffuser des idées que vous aurez vous-mêmes assimilées. En l’occurrence celles du blog. Les gens que vous citez demeurent prisonniers de la logique partisane et du calendrier électoral. Quand bien même sont-ils animés des meilleures intentions, ils édulcorent. En assignant aux idées essentielles une place subalterne dans leurs argumentaires ils deviennent contre-productifs et font même parfois, souvent, le jeu de leurs adversaires. Bref ils maintiennent le cadre.

      1. C’est la critique que fait Jacques Nikonoff au sujet d’ATTAC dont il était le président. J’aimerais sonder la vision politique des membres des diverses associations que Philippe Bertrand interroge tous les midi sur France-Inter. Pourraient-ils se fédérer pour aller au delà de la suppléance aux carences de notre société?

    2. Et encore ici nous sommes des privilégiés qui ont accès à la parole, et qui ont également perdu le contact avec le peuple….

      Le président est le garant des institutions et pour les mythologies, c’est le peuple… chez Tolstoi et Dostoievsky on trouve un mythe du peuple comme détenant l’identité du pays, qui se confond avec l’authenticité de la foi orthodoxe.

      Ici, nous sommes un petit peu des privilégiés non ? Car par rapport à un cuisinier de cantine, ou de grand restaurant… etc. Lorsqu’on arrive à voir vraiment la vie des gens réels au lieu de se contenter de reportages biaisés…

      Avant il y avait des masses paysannes, puis des valets et domestiques puis des masses ouvrières, maintenant, c’est plus grave. Il n’y a plus de masses mais une disparition, d’abord des chômeurs on n’en parle pas puis des étrangers de tous horizons qui se sentent toujours illégitimes à s’organiser ou revendiquer, et une atomisation en fait du prolétariat, ce qui fait qu’il n’apparaît plus sur la scène politique…

      Ce que nous vivons est extrêmement pervers : les classes moyennes n’ont pas encore saisi l’ampleur du désastre et s’accrochent à de vielles lunes socialistes, tandis que le pouvoir s’étant débarrassé de ses oripeaux hiératiques n’apparaît plus comme au-dessus de la société mais semblable à chacun. C’est cela la peopolisation, malgré le déni de démocratie, le président apparaît comme immergé dans la société par le ton qu’il emploi, il est le simple délégué du personnel de la France…

      1. Il n’y a plus de masses mais une disparition, d’abord des chômeurs on n’en parle pas

        De temps en temps, des participants à ce forum indiquent qu’ils sont au RSA , au moins, que ce forum s’oppose à la « disparition » de la vie sociale ou encore pire, de toutes les personnes exclues de leur emploi, puis de leur cercle de relations, de leur logement , de leur quartier ….
        Qui cherche à savoir ce que sont devenus les demandeurs d’emploi expulsés de leur logement faute de pouvoir payer un loyer avec un RSA et qui n’ont pas le refuge d’une famille encore logée ?

        « 

        Ce que nous vivons est extrêmement pervers : les classes moyennes n’ont pas encore saisi l’ampleur du désastre et s’accrochent à de vieilles lunes socialistes, tandis que le pouvoir s’étant débarrassé de ses oripeaux hiératiques n’apparaît plus comme au-dessus de la société mais semblable à chacun. C’est cela la peopolisation, malgré le déni de démocratie, le président apparaît comme immergé dans la société par le ton qu’il emploie, il est le simple délégué du personnel de la France…

        Vous avez parfaitement exprimé le fond du problème . Comment démasquer les imposteurs et l’imposture d’élections pseudo-démocratiques mais déjà faites par l’influence de médias payés par les grands groupes internationaux ?

    3. @Perceval
      « et penser un peu moins aux éventuels strapontins qui pourraient leur être offerts dans un gouvernement PS) »
      Jean-Luc Mélenchon a solennellement affirmé qu’il ne participerait à aucun gouvernement
      qu’il n’aurait constitué lui-même.
      Continuer à propager le contraire participe de la désinformation calomnieuse grave.

      1. @ Llavador

        Moi j’aimerais savoir si le Front de Gauche va présenter des listes indépendantes du PS aux législatives?

        Pourquoi? Si il est de bonne foi, c’est-à-dire à se proclamer antisystème, il permettrait aux électeurs qui souhaitent entrer en résistance de voter pour une opposition de gauche plus radicale à l’assemblée afin de contraindre le PS dans ses vues et sa politique libérale, nous aurions là un exemple de démocratie réelle.
        A contrario, si le pouvoir du vote des Français est encore une fois tronqué dans des listes communes prêtes à consommer, on lui enlèverait ainsi le sens de son vote qui visait à établir un contre-pouvoir législatif, une arnaque de politicard de plus dans ce cas!

        Désinformation calomnieuse grave comme vous dites, ou doutes légitimes sur le choix proposé d’une véritable politique dite gauche de combat et des moyens le permettant qui est prêchée par le Sieur Mélenchon?

        Merci de vos éclaircissements pour l’électeur lambda qui souhaite faire gagner la gauche la mieux placée sans lui laisser les mains libres.

      2. Le fond de l’affaire:
        Mélenchon n’ a aucune intention de sortir du cadre.
        Le programme du Front de Gauche évite soigneusement les questions clés.
        Par exemple:
        – Smic à 1 700 euros, c’est loin des 1 600 euros net nécessaires pour vivre.
        – interdiction des licenciements mais seulement boursiers,
        point de « convergence » avec le PS,
        ne répond pas à l’urgence de vaincre le chômage par la répartition du travail entre tous.
        – pas d’expropriation des banques
        – encore moins des grandes entreprise qui sont l’armature de la dictature du capital.
        – pas d’annulation de la dette..
        – la « révolution par les urnes », ce qui n’a jamais existé nulle part..
        Mais Mélenchon joue à la « révolution », car il l’a dit lui-même:
         » je ne suis pas révolutionnaire, je suis keynésien »
        Dans le cadre du plateau de fromage, avec 70 ans de retard sur la crise.

      3. @ Charles A.

        Je m’attendais, sans grande conviction, à obtenir une réponse d’un des intervenants du Front de Gauche qui sont souvent présents sur le blog, hélas rien ni personne pour clarifier ces doutes sur la ligne Mélenchon; j’en conclus donc que ces doutes semblent être fondés et que la question est difficile à contourner lorsque manque la bonne foi.

        Il y a donc un discours qui ne sera jamais suivi de faits, le soi-disant courage politique de proposer des idées ne s’exprime pas dans la volonté de prendre des risques en présentant aux législatives des listes FG indépendantes du PS quitte à se prendre un petit score (ce qui ne serais pas certain).
        Seuls les sièges qui seront négociés avec le PS contre les voix des électeurs de gauche qui ne veulent pas laisser les socialistes appliquer une politique « des marchés » comptent, au mépris du vote de ces citoyens.
        Le courage à 2 vitesses, l’engagement et les manifs pour l’électeur et le militant, et le beurre dans les épinards pour les caciques de la nomenklatura du Front qui tiennent absolument à obtenir les sièges et surtout les budgets.

        J’ajoute que j’ai également un doute sérieux sur la réalité de la candidature du Sieur Méluche au 1er tour si la situation devient serrée pour le fromage pasteurisé, tout comme nous savons que Chevènement ne se présentera pas.

        Je n’hésiterai plus à poser cette question quand on me parlera de Mélenchon ou du FG.

      4. Continuer à propager le contraire participe de la désinformation calomnieuse grave

        En ce qui concerne EELV c’est évident. Pour le Front de Gauche je me fie aux consignes données aux dernières élections régionales quand les responsables locaux du F de G (Pontivy), malgré un vote des militants en AG, se sont fait tancés par la direction parce qu’ils ne donnaient pas de consigne de vote pour le PS au second tour. Cela dit, je vous trouve bien sévère. Pessimisme de la raison et optimisme de l’action , c’est dans cet esprit qu’il faut me lire.

    1. Non, c’est Perceval le plus fort : 11 novembre 2011 à 11:01:11 à la onzième place……. 🙂
      « Perceval ou le Conte du Graal », roman inachevé de Chrétien de Troyes au XII éme siècle (11..)……
      Magique non ?

      Enfin, bientôt onze heure onze à Wall Sreet, le « Greenwich » économique !…..

  9. Toute la question est: « Combien de temps reste-t-il avant l’instauration du chaos, combien de temps durera ce chaos avant que n’émerge un nouvel état stationnaire. Et non des moindres, combien de dégâts et de victimes fera ce régime chaotique « transitoire »? »
    A part ça tout va bien!

    1. …je partage les mêmes interrogations, non pas pour moi, mais pour mes enfants et les enfants de ceux-ci, ceux de tout un chacun en fait…
      Et pourtant je me suis battu, tentant, comme je l’ai pu, d’éveiller une conscience ici et là, malheureusement quand une s »allume dix autres s »éteignent (si tant est qu’elles se soient un jour allumées) soufflées par l’hypothèse d’un luxe rêvé inaccessible et inutile…

      La loi du marché n’est qu’un water boarding permanent , respirer toujours un peu pour se noyer un peu moins vite et finir par tout lui donner…flippant !

      1. J’ ai moi même trois enfants, et je rêvais d’un autre futur pour eux que celui que nous leur avons préparé. En particulier je pensais que le projet européen pourrait être le cadre dans lequel leur futur serait meilleur. Aujourd’hui c’est la désillusion totale, d’ailleurs la politique eux ils n’y croient pas, à leur âge j’y croyais. Mais vu comme les choses se passent je les comprends.
        Il ont grandi dans ces années qui ont vu l’expansion des politiques néo-libérales, le ralliement de la social-démocratie au marché, et ils ont très tôt intégré que c’était du chacun pour soi. Que « La vie, la santé, l’amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ? » comme l’a si bien énoncé Mme Parisot.
        Malgré tout gardons espoir, comme l’on dit l’espoir fait vivre.

  10. Au regard de cette vidéo…on peux dire que Paul Jorion est écouté mais que malheureusement Paul Jorion n’est pas entendu…

    Il y a trop de conflits d’intérêts en jeux…de pouvoirs aussi… et l’argent bien sur…
    Notre société étant plus Moyenâgeuse qu’il ne le semble…nos décideurs politiques (de gauche comme de droite) ne sont pas enclins à éradiquer leurs positions…
    L’apparence…le jeux des apparences…alors que le quidam est de plus en plus lucide…
    …Et dans quelques mois on s’étonnera dans la presse des montées des extrêmes…

    Avec le temps ( cela commence déjà) on sera effaré de voir les dévastations engendrés par les politiques économiques ne stoppant pas les délocalisations…L’Europe est un vaste espace de consommations et n’est plus un terrain de fabrication…
    Qu’on commence donc a inciter à relocaliser et à alléger les charges pour les PME travaillant sur le sol Français…Je sais mes propos font un peu FN mais il vaut casser les circuits économiques principalement tournés vers la Chine et consommer locale…Européen à minima…

    Il est vrai que le manque de courage des décideurs est flagrant…On s’agite pour le secteur bancaire mais qu’en est -il des autres branches de l’économie…
    L’Europe est de plus en plus tertiaire et n’est plus auto-suffisante…c’est aussi simple que cela…

    En ce 11/XI…imaginons un monde ou se produit un conflit ou une guerre civile chinoise…
    …On ne sera pas dans la panade…
    Il faut retourner l’économie et réapprendre à nous suffire à nous mêmes…car dépendant d’autres parties du monde…nous sommes otages de cette économie RELLE…
    …Il nous faut retourner en autarcie quitte à abandonner certains produits de consommations…

    Je ne parle pas de vivre à la bougie à consommer que des graines germés comme certains Tali-bios ( Tali = extrêmistes ) mais d’avoir juste une démarche positive et productive…
    …Il serait temps de réquisitionner les bonnes volontés et de lister les initiatives allant dans ce sens…
    Faire un sorte de cohésion nationale pour le bien du populaire….
    ( ça fait vraiment FN cette phrase…)
    L’attentisme et la passivité des politiques me sidère…et ce n’est pas les prochaines échéances électorales qui vont mettre à ces décideurs…le pied à l’étrier…car il y aura beaucoup de BlaBlaBla pendant que…PaTatra…
    La pauvreté déploie grandement ces ailes et tout les secteurs sont ou seront touchés…et bien sur on nous dira… »Ah si on avait su »…
    Et quand le peuple verra que l’on savait…

    Bon allez….restons optimiste….et contemplons…la désolation et l’effondremant de ce monde…car il faut bien que tout se détruise avant de pouvoir bien reconstruire…

    1. Cela me rappelle les écrits de François Perroux sur les espaces économiques auto-centrés. Cela rejoint aussi ce que dit Fr Lordon dans « la crise de trop ». Cela permettrait aux « non-émergents » de développer leur marché intérieur. Les échanges commerciaux entre ces espaces dépendraient alors de décisions politiques. Je ne suis pas économiste, suis-je trop simpliste ?

    2. Au regard de cette vidéo…on peux dire que Paul Jorion est écouté mais que malheureusement Paul Jorion n’est pas entendu…

      C’est normal, comme disait celui qui tombait du centième étage d’une tour: « Jusqu’ici tout va bien. »
      Il n’aurait sûrement pas voulu entendre qu’il allait au final s’écraser comme une figue mûre en bas.

    3. Dans ce que vous décrivez il y a un aspect qui est totalement indépendant du concept de nation, c’est la complexité et l’extraordinaire fragilité des réseaux nécessaires à une simple survie. Par exemple pas d’eau sans électricité, pas d’électricité sans pétrole, pas de pétrole sans devises et pourtant on ne peut survivre que pendant un temps très bref sans boire! (Pour ce qui est de se procurer des devises je n’ai pas entendu dire que le FN dispose de solutions plus efficaces que les autres.)

      Les exemples de ce type pourraient être multipliés presque à l’infini, la vraie question étant de limiter la complexité et la fragilité de l’économie à un niveau acceptable. Ça suppose une capacité d’anticipation que nous nous refusons à nous même alors que nous savons parfaitement que nous aurons à affronter ces questions un jour ou l’autre. Qui oserait proposer qu’on envisage de multiplier les chevaux de labour alors qu’il en faudrait pas mal de générations avant de reconstituer une population suffisante pour assurer les labours? (l’idée n’est peut-être pas bonne mais l’envisager n’a rien de ridicule.)

      Dans les circonstance actuelles le nationalisme, comme toute proposition consistant à diviser pour promouvoir la survie d’un groupe au dépend des autres groupes, me semble totalement inadaptée à résoudre les problèmes. Ce type de démarche peut avoir comme objectif de se venger sur les autres mais ne résoudrait en rien les problèmes posés à tous, français comme chinois, grecs comme allemands, princes du pétrole comme dirigeants de Wall Street.

      La langue, la religion, les coutumes, les habitudes alimentaires, le type physique ou les frontières héritées de nos glorieux ancêtres peuvent fournir des critères de division plus ou moins commodes. Et après?

      1. @ G L 11 novembre 2011 à 15:54

        Par exemple pas d’eau sans électricité, pas d’électricité sans pétrole, pas de pétrole sans devises et pourtant on ne peut survivre que pendant un temps très bref sans boire!

        Vous auriez pu poursuivre votre enchaînement logique et le couronner par PAS DE VIE SANS ENERGIE.

        C’est bien à cette difficulté qu’est confrontée l’Europe. Notre vieux continent n’a que très peu de réserves énergétiques dans son territoire. Après avoir épuisé son sous-sol, l’Europe industrieuse à suppléé à ce manque en important des ressources puis en les transformant et en exportant à bon prix les produits fabriqués.

        Ce processus lui a permis de s’offrir un bon niveau de vie. On peut le mesurer par la consommation moyenne d’énergie par Européen qui est de l’ordre de 4 fois ce qui est consommé en moyenne par un Chinois.

        Il ne faut pas chercher ailleurs les raisons des difficultés que rencontrent les occidentaux et en particulier les européens actuellement.

        Les possesseurs de réserves de matières premières ont tout intérêt, dès lors qu’ils ont maintenant le choix, à voir se consommer et se transformer leurs richesses non renouvelables dans les endroits où, pour obtenir des services équivalents, ils en livrent le moins possible. Ainsi, ils repoussent au plus loin dans le temps, l’épuisement de leur magot de ressources.

      2. pourquoi toujours ommettre la guerre, -dont plus particulièrement de toutes ces guerres en cours dont la France ou l’Europe sont mêlées- alors qu’elles réalisent un summun en matière de barbarie, destruction, dilapidation, pollution, ou gaspillage d’énergie

      3. La question à laquelle je voulais répondre c’est: lutter contre les délocalisations et les problèmes humains ou autres qu’elles entraînent est-ce faire le jeux du FN ?

        Que le FN prétende combattre les délocalisations (en fait il les exploite) est tout à fait logique puisque c’est quelque-chose qui résulte du « cadre Européen néo-libéral » mis en place par les gouvernements des 30 dernières années, cadre que le FN veut remplacer par le nationalisme. Que le nationalisme entraîne la méfiance puis la haine et la guerre a été amplement démontré.

        Il faut donc proposer un autre cadre dans lequel on puisse résoudre cette question des délocalisations parce que les délocalisations sont utilisées par le FN pour promouvoir le nationalisme.

        Comme le démontre les illustrations de ce billet, ça urge!

      4. @ Cécile 12 novembre 2011 à 11:21

        pourquoi toujours omettre la guerre

        Mais non Cécile, je n’omets pas la guerre, au contraire j’y reviens sans cesse non pour que nous l’engagions contre les autres, mais contre nous-mêmes. Contre notre insatiable envie de consommer dès aujourd’hui ce que l’on a promis de gagner par notre travail demain. Mais demain, nous n’aurons en France, ni les machines que nous avons laissé s’implanter ailleurs, ni l’énergie que nous n’avons pas sur notre sol.

        Parce qu’en majorité nous n’avions pas l’esprit capitaliste, l’esprit de ceux qui voient plus loin que dans le présent, l’esprit de ceux qui ne sacrifient pas l’essentiel, c’est-à-dire le capital, alors nous avons mangé notre capital et nous sommes ainsi placés en situation de dépendance et d’esclaves vis-à-vis de nos créanciers.

        @ G L 12 novembre 2011 à 13:43
        Qu’ils soient à l’extrême droite tel que le FN ou à l’autre bout, tous ceux qui rêvent d’un repli sur notre petit lopin de terre, qu’il soit personnel, national ou européen ne voient pas que notre seul salut réside dans nos échanges avec les autres.

        Pour cela il nous faut travailler plus pour moins cher.

        C’est aller dans le sens opposé au courant nous ayant amené aux 35 heures et à la retraite à 60 ans. Les tenants de ce courant nous ont conduits à mordre la poussière. Maintenant il nous faut aller vers une réduction d’un train de vie que nous ne méritons pas au regard des autres un peu partout sur la planète. Ils sont devenus plus performants que nous grâce à l’art de travailler beaucoup et de consommer peu, tout en étant heureux d’épargner (à 50% de leur revenu en Chine)

      5. @ducac
        Restons simples et pratiques, réalistes aussi :
        Une machine à vendanger accomplit en 2 heures le travail de 20 vendangeurs en 1 journée. Je suppose que vigneron ne me contredira pas.
        Ce n’est qu’un petit exemple récent.
        Au courant de ma vie prof. je n’ai fait qu’améliorer de manière conséquente la productivité administrative par la mise en oeuvre d’outils informatiques dans de nombreux domaines.
        Pourquoi vouloir travailler pour travailler ? Travailler mieux pour vivre mieux, je préfère.
        Il faut juste réaliser la meilleure adéquation entre besoins effectifs et production de richesses et si possible non obsolètes rapidement.
        Alors 35h00 ? Peut être 32h00 ou 42h00, c’est selon le temps que met le fût du canon…….
        En tous cas en plus du travail il faut surtout consacrer du temps à la formation, la réflexion pour innover ……et si l’on peut passer plus de temps à ses loisirs ou à consacrer à sa famille et ses proches, tant mieux.

      6. @ Papimam 12 novembre 2011 à 20:53

        Pourquoi vouloir travailler pour travailler ? Travailler mieux pour vivre mieux, je préfère.

        Je suis loin d’être en opposition avec tout ce que vous dites. Ce qui nous différencie, c’est peut-être la différence de dimension que nous donnons à l’espace qui conditionne notre vie.

        Certes, vous prenez du recul et une certaine hauteur pour voir comment nous évoluons. C’est nettement mieux que d’en rester à regarder le voisin d’à côté faire différemment de soi et de le critiquer parce qu’il a été plus habile à tirer ses marrons du feu.

        Mais votre prise de recul vous permet de voir fonctionner notre civilisation nationale (française ou similaire) à peine plus. Elle n’est peut-être pas suffisante pour embrasser toute l’Europe dans son intégralité, de Ouest à l’Est et du Nord au Sud. Quant à notre civilisation humaine couvrant à la fois les hémisphères Nord et Sud et tous les continents occupant notre petite planète de l’Occident à l’Extrême Orient, il semble que ce que vous exprimez tend à montrer que vous ne la voyez pas dans sa globalité. Peut-être que pour vivre plus heureux, vous avez tendance à oublier les émergents qui sont pourtant des concurrents redoutables.

        Or, ces gens, ou tout au moins les plus éclairés d’entre eux, nous voient vivre et s’interrogent. Ils se comparent à nous et se demandent pourquoi nous pouvons nous permettre, en travaillant bien moins qu’eux, de vivre beaucoup mieux qu’eux.

        En mettant en évidence, à juste titre comme vous le faites, nos aptitudes à accroître l’efficacité de nos actions, vous montrez d’où vient le différentiel de niveau de vie qui, soit dit en passant utilise l’effet démultiplicateur de la capitalisation et du capitalisme mais, à mon avis, vous ne poussez peut-être pas votre analyse assez loin.

        Vous ne mettez pas en évidence le fait qu’à la base de tout cela il y a, depuis deux siècles, l’exploitation par quelques uns (le monde occidental) de ressources non renouvelables (minerais métalliques, énergie fossile et fissile) que nous ne prélevons pas que sur nos terres, mais sur les terres des autres sans leur procurer en échange tout ce que l’équité exigerait.

        Les dirigeants d’Extrême Orient l’ont bien compris et, pour nous faire rengorger notre superbe, ils nous ont mis KO en étant plus efficaces que nous. Ils ont fait travailler leurs peuples plus que les nôtres en laissant vivre la majorité d’entre eux avec un minimum de consommation et un minimum de couverture sociale, de sorte que les individus se prennent en charge le plus possible en épargnant, là où nous nous sommes laissés aller à emprunter.

        Emprunter pourquoi ? Pour bien vivre grâce à leurs efforts ? Est-ce que ça peur durer bien longtemps ?

        Au lieu de travailler mieux pour vivre aussi bien que nous, ils ont préféré travailler mieux pour nous dominer à terme et pour faire vivre leur civilisation plus longtemps, eux qui ont des atouts que nous n’avons pas.

        Ils ont une unité nationale renforcée par un Etat fort, ce qui est loin d’être le cas en Europe. En Chine, par exemple, ils possèdent la puissance que confère un grand nombre de citoyens canalisés au sein d’un seul parti dominant. Des réserves d’énergie fossile sous forme de charbon, là où nous n’avons pratiquement plus rien. Surtout ils réunissent des peuples qui travaillent beaucoup et consomment peu.

        En tous cas en plus du travail il faut surtout consacrer du temps à la formation, la réflexion pour innover ……et si l’on peut passer plus de temps à ses loisirs ou à consacrer à sa famille et ses proches, tant mieux.

        Tout à fait d’accord. Il faut surtout réfléchir au fait que notre civilisation occidentale n’est plus seule à avoir compris comment marche le monde. Cela remet en cause notre capacité à vivre très bien grâce à l’énergie et aux ressources minérales que nous nous sommes procurées hors de chez-nous, jusqu’alors à très bon compte, ce qui, très rapidement, ne va plus être le cas.
        http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2011/11/05/01006-20111105ARTFIG00559-la-guerre-est-un-moyen-terrible-pour-effacer-la-dette.php

      7. @jducac

        un jour peut être vous expliquerez devant nos yeux ébahis comment on peut être concurrentiel face à un pays qui pratique la traite humaine, ne possède pas de législation environnementale crédible, et triche sur le taux de change de sa monnaie…. car le coût du travail est de 0, je vous rappelle qu’un esclave n’est pas payé.

        Vos déclarations lénifiantes ne répondent pas à cette simple constatation. Alors oui, si on ne fait rien notre niveau de vie va rejoindre celui des chinois, et je vous souhaites bien du bonheur en attendant qu’on vous retire vos enfants pour les faire travailler dans une usine de brique, sans pouvoir en sortir.

      8. @ step 14 novembre 2011 à 13:46
        Ce que je comprends, je l’explique sur ce blog comme ailleurs, dans le seul but de soumettre mes réflexions au jugement de mes congénères en mesure de justifier les leurs, sur la base d’analyses logiques et d’arguments à discuter.

        un jour peut être vous expliquerez devant nos yeux ébahis comment on peut être concurrentiel face à un pays qui pratique la traite humaine, ne possède pas de législation environnementale crédible, et triche sur le taux de change de sa monnaie…. car le coût du travail est de 0, je vous rappelle qu’un esclave n’est pas payé.

        Regardez-donc dans notre rétroviseur occidental. Regardez donc ce qui se pratiquait en occident au 18ème siècle et ce que nous avons fait de notre avantage compétitif lié à l’inventivité de nos anciens, à leur esprit industrieux et entrepreneurial, servit par un esprit général de capitalisme agraire porté par des millions de petites gens qui trimaient dur dans nos campagnes tout comme les paysans chinois le font encore aujourd’hui dans leurs rizières où dans les usines, lorsqu’ils y trouvent du travail.

        Qu’avons-nous fait, en Europe, de cette avance compétitive qui nous avait permis de transformer nos fermes en industries et nos ouvriers agricoles tirant leurs revenus et moyens de vivre d’un capital constitué de terres ? Ces terriens là, dont la plupart étaient modestes, savaient que le plus important était de ne pas se laisser vivre sans quoi l’on finissait par manger le capital, la ferme, au sens propre comme au sens figuré.

        Leurs enfants se sont rassemblés dans les villes attirés par le niveau de vie que procuraient les industries, afin d’y jouir de tous les attraits et services divers qui trouvent à se développer dans l’environnement de ceux qui ont un peu d’argent à dépenser. Alors, tout ce monde des villes, prolétaires ou non, a finit par vivre agréablement sans prendre conscience, qu’il vivait grâce à l’exploitation d’un capital qu’il aurait fallu sanctifier et respecter au lieu de le vouer aux gémonies, à l’instigation de courants politiques plus ou moins anticapitalistes, inconscients des conséquences de leur action.

        Ah le capital, le grand capital même. Qui ne s’est pas mis à le dénigrer ?

        N’aurait-il pas mieux valu, admettre que l’on ne peut travailler sans un capital qu’il faut au moins identifier et, en conséquence, s’employer à le renforcer, à le maintenir au top, à le préserver sur notre sol au lieu de l’inciter à fuir ? Or, cela n’a pas été fait. Faute d’analyser ce qui faisait la valeur du capital procurant notre niveau de vie, on s’en est pris au capital en général et à ceux qui le détiennent. N’aurait-on pas mieux fait de réfléchir à ce qui faisait notre capital (même s’il est détenu par d’autres que nous). Ceux qui se présentaient comme nos défenseurs, n’auraient-ils pas mieux fait de montrer nos faiblesses lorsqu’on confronterait « notre capital » à un autre capital bien plus redoutable, celui d’un capital humain nombreux, travaillant beaucoup et consommant peu ?

        Nous n’avons pas vu que le capital qui nous permettait de travailler, et de vivre mieux que d’autres, était principalement fondé sur l’industrie qui transforme et procure des ressources à partir de ressources primaires qui, maintenant, n’existent plus sur notre sol, hormis celles de l’agriculture(2% du PIB français). Les autres ressources minérales et énergétiques, nous les importons et ne pouvons gagner notre vie en les transformant que si nous les transformons à meilleur compte que ce que font les pays émergents, dont beaucoup parmi eux, n’ont pas à les importer. Rien n’a été fait pour nous préparer à maintenir notre compétitivité au contraire. Le temps est maintenant venu de le faire dans la douleur et alors que notre outil de travail est maintenant KO et notre avance technologique dispersée à tous vents.

        Alors oui, si on ne fait rien notre niveau de vie va rejoindre celui des chinois, et je vous souhaite bien du bonheur en attendant qu’on vous retire vos enfants pour les faire travailler dans une usine de brique, sans pouvoir en sortir.

        Après vous avoir donné mes explications, j’attends vos analyses, vos contre arguments et surtout vos propositions. Vous pouvez éventuellement méditer sur les prévisions du Club de Rome et vous interroger sur le fait qu’elles n’ont pas été prises en compte par les politiques qui, maintenant, battent en retraite en rase campagne en Grèce, en Italie…..

    1. D’après ce que j’ai entendu, ils n’ont pas envoyé de message annonçant la dégradation de la note de la France. Sans quoi ils risquaient un procès.
      Joli coup, ils ont juste envoyé un message disant que le message (inexistant) annonçant la dégradation de la note de la France était erroné. Autrement dit, ils font de l’intox et veulent attirer l’attention sur la dégradation imminente de la notation de la dette française.

      Après ça, un nouveau plan de rigueur plus rigoureux passera comme une lettre à la poste…

      Si ce que j’ai entendu sur ces messages de S&P se confirme (message niant un message inexistant), toujours pas de complot Julien?

      1. Complot ? Que nenni! seulement un enchaînement irrésistible de causes et d’effets.
        Et surtout un autisme total de ceux qui tiennent les rênes.

  11. @PJ
    Pourquoi ne pas changer votre pull marin en chemise blanche échancrée, et frequenter les salons parisiens où l’on peut croiser « notre bonne dame » épouse du président. Par ces voies détournées, votre inluence décuplerait . La crise lybienne résolue en deux heures au télephone (avec quelques illiers de morts il est vrai) donne des idées aux intellectuels en mal d’influence 🙂

    1. @Mikapat

      Z’êtes fou ou quoi, déjà qu’en pull marin, Paul Jorion chope régulièrement la grippe, vous imaginez en chemise blanche col ouvert !? En plus, je sais pas si vous êtes au courant mais quand Paul a la grippe, il décroche délicieusement de l’économie et se remet illico à écouter plein de machins géniaux sortis de sa boite miracle à 33 tours que notre bonne dame épouse du Président et « chanteuse », elle connait p’t’être même pas ! 🙂

  12. La tête de Douglas Peterson mise à prix ? les autorités Françaises démentent.

    Suite à un dysfonctionnement de services de l’état, la nouvelle d’un « contrat » sur la tête de Douglas Peterson, nouveau Président de Standard & Poors aurait été diffusée.

    Les autorités Françaises déclarent avoir diffusé par erreur à certaines « Officines Non Gouvernementales » un simple message de demande d’offres de services et que « cet incident n’est pas lié à une quelconque activité, ni à une erreur de l’agence Standard & Poors ayant gravement (mais tout à fait accidentellement) mis en cause les intérêts du pays »

  13. Puis-je vous suggérer une illustration pour la couverture de votre prochain livre? Les tentavives de sauvetage du système me font penser aux images paradoxales de M.C.Escher, en particulier celle-ci.

  14. Deux points ce matin
    Que pensez vous de Polanyi?
    Qui possède la dette française? Quelle part détiennent les banques américaines?
    Merci d’avance

      1. Un peu plus de source tout de même pour ce genre d’infos,
        JM Apathie a cité un article du « monde » du 23 juin 2011.

        wikipédia donne en lien le journal du 23 juin en indiquant qu’il s’agit d’un encadré page 16

        http://www.scribd.com/doc/58563431/Journal-LE-MONDE-23062011

        wikipédia :

        Cette part des non-résidents, aux 2/3 non originaires de l’UE[réf. nécessaire], est en augmentation forte et régulière depuis fin 1996 (début 1997), date à laquelle elle s’élevait à 13 % (ancienne série).
        Fin 1999, la part s’élevait à 28 % (nouvelle série), pour atteindre 71,4 % fin juin 2010 et se réduire ensuite[53].
        D’après le Journal Le Monde, les trois plus gros pays étrangers détenteurs de dette Française sont : les iles Caïmans, le Luxembourg et le Royaume Uni[54] pour un montant total s’élevant à 66%[55].
        Au 2e trimestre 2007, 58 % des OAT émises par l’État étaient détenues par des non-résidents (entreprises et ménages étrangers) ; au sein des 42 % restants détenues par des entreprises ou des ménages français, 60 % étaient détenues au sein de contrats d’assurance (comme les contrats d’assurance-vie), 20 % par des établissements de crédit, et 17 % par le biais d’OPCVM[56].

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_publique_de_la_France

  15. La tristesse!!!!!Moi qui ait perdu mes 2 grands-pères des suites de la grande guerre….laissant pour l’un 10 enfants sur 4ha de terres en centre-bretagne et l’autre 7enfants sur 8ha en côte-d’armor….Leurs noms ne sont pas sur les monuments aux morts de ces communes car non- morts au combat. Je suis toujours très admirative de mes 2 grands-mères ayant assumé seules, la ferme, les enfants….etc. Bien sûr, ça ne rigolait pas tous les jours et point de place pour les futilités. Mais, on savait s’habiller le Dimanche et après la Messe aller manger une galette saucisse dans ce qui n’était pas encore une « crèperie ».

    Quant à maintenant « Wait and see ». Mais, nous sommes nombreux avec vous…Et la joie de vous voir et vous entendre est plus forte que cette tristesse! Bien à vous. France Furby

  16. Paul,
    Un quart de tes arguments suffiraient à convaincre. Pourquoi dois-tu travailler tant ? Tout simplement parce que tu as face à toi une amplitude, une étendue, une implacable machine de propagande. D’autre avant toi on montré la voie : Chomsky, Zinn, Russel, Castoriadis pour ne citer que le plus grands d’entre-eux.
    Et pourtant la « machine capitaliste » avance. Depuis 50 ans on assiste au triomphe de l’imaginaire capitaliste, c’est à dire à l’hypertrophie, une expansion illimitée d’une prétendue maîtrise prétendument rationnelle ; et l’atrophie, l’arrivée d’une nouvel imaginaire (qui reste à trouver).
    C’est notre tâche, ton travail, mon travail.
    Est-ce que la situation présente peut durer ? Nul ne peut le dire. Tu n’es pas prophète. La société actuelle n’est pas morte. Il y a des mouvement (Indignés, Occupy Wall Street). Il y a des idées qui sortent, qui circulent, des réactions. Elles sont minoritaires, très minoritaires même, et très fragmentées par rapport à l’énormité de la tâche qui est devant nous.
    Je tiens pour certain que le dilemme Socialisme ou Barbarie continue d’être valide, à condition de ne pas confondre le socialisme avec les monstruosités russes, l’organisation absurde de l’économie, l’exploitation effrénée de la population et de la Terre.
    Il faut plus que jamais travailler pour stopper la machine.
    Courage Paul.

    1. En un mot « éradiquer la domination soumission » de cette terre..
      Les solutions sont dans la nature, puisque les Alpes deviendront comme les Vosges !!
      Ne suffit il pas d’accélérer le travail d’érosion par le partage (les sommets venant combler les creux)??

    2. « à condition de ne pas confondre le socialisme avec les monstruosités russes »

      Pour être honnête, certains vous diront qu’on a aussi du mal à confondre avec du libéralisme le renflouement des banques « too big to fail » par l’Etat. C’est pas du communisme, c’est pas du libéralisme, c’est juste les actions pragmatiques d’une oligarchie (aux abois?) qui n’a pour seule idéologie que ses intérêts particuliers. Combat-on cela avec des théories? J’ai un doute.

  17. Il y a une douzaine d’années, parlant avec une philosophe australienne de l’absurdité du système capitaliste, de l’industrialisation de tous les domaines d’activité, de l’abîme vers lequel tout cela mène (ce que l’on peut constater et analyser grâce à des gens lucides comme ceux qui interviennent sur ce blog), et des moyens susceptibles d’inverser le « mouvement » et de proposer des alternatives, elle me répondait que la violence nécessaire pour y parvenir devrait être au moins équivalente à celle déployée par ce système pour se maintenir… Quand on voit cette violence à l’oeuvre en ce moment, la perspective d’un chaos effroyable semble de plus en plus évidente. Suis-je pessimiste quand j’imagine qu’à la suite de ce chaos potentiel et probable, se mettra en place un monde encore plus répressif, comme cela semble toujours le cas quand il y a remise en cause et remplacement violents? Ne s’achemine-t-on pas de plus en plus vers des totalitarismes « doux », type « Brave new world » d’Huxley, basés sur la propagande insidieuse, la manipulation, l’abrutissement, etc… bref tout un arsenal de moyens déjà décrits ou encore à dépister? L’enchaînement prévisible est-il inéluctable? Comment bloquer cet engrenage? S’agit-il d’un processus inhérent au fonctionnement des sociétés humaines?

    1. Vous venez de découvrir que le XXème a produit d’affreuses guerres et des génocides ?

      « …se mettra en place…remplacements violents », ce n’est pas l’éternel retour. C’est l’histoire, mais c’est vrai qu’ici (sur ce blog) les thématiques ou sous-thématiques romantiques ont beaucoup de succès : Chute de l’Empire Romain, Peuple Révolutionnaire, Eternel retour et même…socialisme ou barbarie.
      Un vieux reste de quand la bourgeoisie était -encore- révolutionnaire. peut-être….

    2. @ Hypothèse ; A la violence on peut opposer la force, la détermination, la volonté, la réflexion et l’ action. La violence c’ est facile à mes yeux, ça a un côté gratuit, dérisoire et ça vous revient souvent en pleine face.
      Je veux dire à un problème il faut opposer une solution, certainement pas un autre problème.
      Ce sont des mots mais on peut faire de ces mots une réalité, ça demande juste un peu de concentration et de patience, comme l’ exercice de n’ importe quel art.

    3. J’espère qu’il n’y aura pas besoin d’une violence contraire mais égale (et même supérieure) pour le jeter bas, ce système de violence institutionnalisé. Voeu pieu et « wishful thinking » diront certains ! Pourant, j’observe, mais est-ce transposable?, que l’empire soviétique, cet empire de fer, de sang et de larmes qui tint 80 ans et qui devait tenir encore des générations dans l’esprit des nôtres, se dégonfla comme une baudruche en très peu d’années, et de manière globalement imprévue (malgré quelques Cassandre chanceux sur ce coup). Le prix de misère, de destruction et même de morts à payer pour cet effondrement fut somme toute, euh, comment dire? … »faible » voire très faible !

      C’est au tour de l’empire américaniste (dont les USA ne sont que « l’Etoile Noire » du côté obscur de la Force !) pour reprendre l’expression du site dedefensa.org – devenu fastidieux à lire car répétant ses antiennes – mais dont j’apprécie l’intuition première. Selon le ou les auteurs du site, l y a une téléologie et une eschatologie à l’oeuvre dans cette crise. L’empire, au double sens du terme, de la « Matière déchaînée » (pour ne pas risquer une dénomination plus archaïque, genre « le Mal ») se dérègle, se clive en crises multipliées (2 à 3 crises majeures dans le monde par semaine maintenant, sans lien « apparent »).

      Avec l’espoir encore informulable (puisque le Système occupe tout le champ de l’existence et ne nous permet de rien entrevoir au-delà de sa malignité) de « nous en sortir », il ne nous appartiendrait plus que de pousser subtilement à la roue, par le seul fait d’assister sinon « le » mais d’abord « à l' » effondrement. Surtout sans y porter un esprit de (nouveau) système (esprit révolutionnaire) afin de ne pas se faire réintégrer comme une composante – critique mais rouage (ex. l’écologie officielle) – dudit Système encore provisoirement debout. A cet égard les mouvements des occupants et autres indignés, informes, sans têtes ni queues, représenteraient assez bien l’idéal d’une réponse ou riposte qui n’en serait pas vraiment une (quoi de plus faible que ces sittings sympas ?) … tout en étant la meilleure !

      Laisser le Système se désintégrer sous l’accumulation fractale de ses propres contradictions et y assister, survivants-spectateurs lucides, méditants en somme…
      Quoi qu’on mette dans ce mot, nous sommes maintenant dans un moment où il faut « avoir la foi » … fasten seat belts !

  18. C’est rassurant de voir que quelqu’un est toujours capable de s’émouvoir en pensant à la terrible dévastation qu’a signifié la Grande Guerre. Il y a aussi la dévastation intérieure, celle de l’esprit de l’homme qui participe à la guerre. La meilleure description, à mon avis, de cette dévastation là, est celle que fait Céline dans le début de Voyage au Bout de la Nuit qu’il faut absolument essayer de relire sans le filtre du préjugé que peut provoquer l’évolution postérieure de cet auteur.

  19. Je ne suis plus du tout inquiet pour la Grèce et l’Italie : l’une a son Geitner, et l’autre son Bernanke, la route est bien pavée (comme la Youngas road vers La Paz).

    Et nous, on a notre Obama, autant dire que notre AAA est inoxydable, comme aux USA.

  20. Si vous n’êtes pas écoutés , c’est simplement parce que vous ne prenez pas les armes…

    on retire les privilèges dans le sang….

  21. il n’est pas nécessaires de faire grand chose, les choses s’écroulent toutes seules

    dit Paul Jorion.

    Et bien non. Ce qui s’écroule actuellement en Europe c’est la prospérité et les classes moyennes.

    Le système du pouvoir capitaliste lui, par contre, tentera de persister coûte que coûte. Il va essayer une autre forme plus autoritaire, probablement celle d’une féodalité masquée. Pour durer, malgré la colère des populations, les états vont se restructurer sous la forme pyramidale clientéliste redistribuant le pouvoir à proportion de l’inféodation. Parallèlement l’endoctrinement et les mesures répressives vis à vis de la population de base vont augmenter.

    Pour que ça ne prenne pas cette voie, il faudrait qu’une volonté politique opposée se fasse jour et trouvent l’adhésion d’une part suffisante de la population. Et là, on se trouve devant deux problèmes de taille : 1/ il n’y pas de politique alternative 2/ actuellement, on a beau dire (et même le diffuser largement), c’est du « cause toujours » que personne n’écoute.

    1. Avec un ‘mou’ comme Hollande c’était aller au suicide.Je crois qu’ils le font exprès au PS, prendre des candidats pas crédibles(la famille Royal Hollande) avec un programme qui est quasiment celui de l’UMP en light coté ‘plus de justice’ mais c’est tout.Je crois que le PS joue la cohabitation avec sarko à l’Elysée au mieux(ayant déja le sénat).Ils ont le contrôle sur la quasi totalité des régions et beaucoup de grandes villes.En résumé aucune alternative crédible.Et DSK n’en était pas une non plus.
      C’est nous qui allons payer cash ce manque de charisme et de leadership.Pourtant sarkozy est tellement mauvais il aurait du être facile à battre vu son bilan lamentable.Et bien non, les moutons sont sado masos.

      1. mais Hollande représente très bien le PS

        en ce 11 novembre, faut il rappeler que les socialistes ont rejoint la camp des capitalistes avec leur ralliement à la boucherie de 14/18

        depuis tous les évènements ont montré leur allégeance à ce système mortifère

        tout le reste n’est que baliverne

        l’aventure stalinienne arrange bien du monde , surtout à « gauche », pour ne pas se poser la seule question qui vaille : oui ou non le système capitaliste est-il porteur d’une évolution positive de l’humanité dans le futur ?

        tant que la réponse majoritaire sera oui, nous ne vivrons que destruction et guerre suivi d’expansion capitaliste avant la prochaine dévastation ; c’est un cycle sans fin où la destruction est de plus en plus barbare.

        encore qu’avec la crise écologique et des matières premières, le prochain rebond d’expansion n’est plus sûr ……….

      2. @ dissy

        Pas trop de critique sur le Nollande.
        Pour l’instant , nous ne connaissons de lui que trois choses.
        1°),Il essaye de rassembler un maximum de soutiens pour sa candidature.
        2°),Il ne peut pas être pire que l’autre.
        3°) Il est l’unique alternative.
        Un qui fait rien qu’à causer.
        Un autre qui ne peut rien faire d’autre qu’à causer.
        Et puis le cadre tel qu’il est.
        Nous reste à espérer que, une fois élu, Monsieur Nalternative saura en sortir.
        Pour le reste :
        « Gémir, pleurer, prier est également lâche. »
        Agissons.

  22. Cette idée de sortir du cadre, qui est une nécessité pour ne pas continuer à s’enliser et surtout gérer l’après, est déjà récupérée d’un point de vue mainstream.

    Aujourd’hui, une réunion « G1000 » organisée à Bruxelles avec force tapage médiatique aujourd’hui (TV et radio), qui rassemble « 1000 citoyens tirés au sort » qui vont débattre et émettre des idées/recommandations/etc. sur la sécu, la répartition des richesses, la politique d’immigration, etc.

    Les média saluent une initiative originale, un exemple de démocratie participative. Les journalistes relaient l’espoir que ce qui sortira de là soit exploité par les politiques… Oui, mais :

    – jamais entendu parler avant
    – quelle méthode de sélection des gens, un tirage au sort ? Comment ? Sur quelles bases ?
    – des facilitateurs sont là pour gérer les tables de discussion et faire qu’elle soient productives. Qui sont-ils, quelle garantie de neutralité ?
    – quelle garantie de représentativité des couches de population, âges, sexe, etc ?

    Pire, quand on va faire un tour sur le site web de l’organisation, on voit que des G1000 « off » sont organisés dans d’autres villes pour permettre à ceux qui n’ont pas été sélectionnés (sur quelle base, encore une fois ???), on voit que ces villes sont limitées dans des zones géographiques bien spécifiques où les couches de population appartiennent en majorité à certaines classes sociales. On y voit donc des villes du Brabant Wallon (à droite ou bobos finis hors de la réalité du commun des mortels) – dont l’inratable Lasnes, commune symbole des riches en Wallonie – des communes très aisées de Bruxelles, ou encore des villes bien sous tous rapports de Flandre.

    Comme par hasard, pas de G1000 « off » organisé dans les bassins industriels, dans les villes symboles de la sidérurgie où Mittal est en train de fermer les hauts fourneaux comme Liège, Seraing ou les villes où le chômage et l’appauvrissement touchent de plus en plus de monde : aucune ville du Hainaut ou de la région du centre.

    Ceci ne fait que renforcer ma méfiance personnelle envers toutes ces intiatives qui fleurissent ici et là.

    1. @ Hououji Fuu ;

      Je vis dans le Brabant wallon, dans une commune plutôt riche (une des plus riches du Royaume sans doute), des initiatives citoyennes en veux tu en voila ; pas d’ bol pour moi je ne possède pas de voiture pour me déplacer, ce qui me coupe de facto de toutes ces « initiatives », qui au fond ne m’ intéressent pas plus que ça. Vu ma situation, je n’ y crois tout simplement pas.

    2. Scène immaginaire de vie dans un quartier parisien

      Une soirée dans un syndicat
      3 camarades font l’accueil.
      3 jeunes personnes approchent.

      – Bonjour,
      – Bonjour, bienvenus, prix libre.
      – On ne vient pas pour la soirée, nous sommes des étudiants et nous faisons une étude sur le quartier écologique juste à côté. Vous connaissez ?
      – On a vu, ça y ressemble, mais on ne connaît ni le lieu ni les habitants.
      – …silence…
      – j’ajoute, ça ne peut vouloir dire que 2 choses :
      – soit nous ne sommes pas assez ouverts sur notre quartier
      – soit le « quartier écologique » n’est pas assez ouvert sur notre quartier.
      – … mais, … ça ne vous intéresse pas l’écologie ?
      – Oh si bien sûr, on s’bagarre ferme sur c’terrain là aussi.
      – Et vous ne voulez pas connaître le quartier écologique ?
      – Ben si, on aimerait bien, mais on a pas été invités jusqu’alors, et on ose pas passer par dessus les barrières métalliques sécurisées parce qu’on a une sale réputation et on aurait du mal à s’expliquer en cas de ronde de BACeux.

  23. Etre prophète ne sert pas à grande chose, sauf la satisfaction d’avoir pensé « dans la bonne direction ».
    Le marasme financier d’aujourd’hui s’annoncait depuis longtemps. Je me souviens d’avoir accusé en 1995 le gouvernement d’insouciance en matière financier, je disais que l’état ressemble à un client de banque qui use de sa carte de crédit sans se soucier du fait qu’il faudra rembourser un jour et que la banque – les marchés financiers – ne fera pas de cadeau. On m’a entendu, mais on ne m’a pas écouté. Comme le dit Paul Jorion, les intérêts prévalent toute mis en garde, on continue parcqu’il y a beaucoup d’argent et des élections à gagner, tant pis pour ceux devront payer la note.
    Même si F. Hollande sera élu, les choses ne changeront guère. Chevenèment a souvent raison, c’est un sage de la République, mais les sages ne sont pas écoutés. Car il y a des intérêts, un politique ne peut les ignorer.
    On assiste à un effacement des lignes droite-gauche, la confrontation se jouera au niveau du « to have or to have not », entre ceux qui ont des acquis et das fortunes à défendre, et ceux qui n’ont plus grande chose à perdre; ceux-là seront de plus en plus marginalisé.

    1. Quelqu’un qui n’a plus rien à perdre est extrêmement dangereux… A force physique égale, si on oppose deux personnes de chaque bord (have or have not), tout le monde sait qui l’emportera.. Et il y a de plus en plus de personnes qui n’ont plus rien à perdre. Il suffit qu’un nombre suffisant de ceux-ci se rendent compte de l’origine de leurs problèmes et tout bascule, surtout en France..

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