643 réflexions sur « FRANCE CULTURE, « LES MATINS », mercredi 30 novembre de 7h40 à 9h00 »

  1. Le mercredi, c’est le jour de SLAMA, -éditorialiste au figaro, membre du conseil économique et social- et de sa chronique libérale…

    1. Un éditorialiste au Fig qui trouve un large complèment de salaire en plus au CESE ça sent la récompense au copinage politico-libéral du régime.

    2. Mais Slama est un intellectuel type Légo, option Légo Libéral. il a beaucoup de pièces en magasin et il les assemble avec adresse mais pour des constructions imaginaires. Il ne va jamais voir en profondeur si ce qu’il raconte tient la route ou pas.

  2. Voilà une très bonne nouvelle. J’attends avec impatience votre prestation face à la petite musique lénifiante et barbante des « économistes maison ».

  3. Se recentrer sur sa propre respiration pendant les interventions de Brice Couturier.

    Respirer encore.

    Puis répondre.

    1. Effectivement , la respiration était nécessaire .

      Je viens d’écouter Brice Couturier , c’est gratiné ….

      1. Suite à cette émission, je découvre ce blog et Paul Jorion : enfin des paroles sensées ! Merci tout de même à France Culture de donner une tribune à Paul Jorion.

      2. Bonjour

        Ce que j’ai répondu à B. Couturier qui se justifiait auprès d’un auditeur qui le traitait, disons, un peu mal !

        ***Brice Couturier30.11.2011

        Demander à un invité que vous recevez à votre micro par quoi au juste il entend remplacer le système actuel dont il prophétise la fin imminente ne me paraît pas excessif.***

        @Brice Couturier

        Il me semble que Monsieur Jorion vous a expliqué qu’il ne s’agissait pas de « prophétie » mais d’un résutat qui découle de faits observés et étudiés.

        « Une prophétie consiste en des paroles ou des écrits divinement inspirés qu’une personne reçoit par révélation. » (Wiki)

        C’est faire injure à un homme aussi intelligent et informé que Paul Jorion que de le traiter de « prophète ».

        En fait, c’est un procédé facile utilisé couramment par les personnes manquant d’arguments percutants pour contrer ceux de l’adversaire : on interrompt son explication de la situation qui nous mène au gouffre, car on refuse d’admettre l’existence du gouffre et a fortiori la possiblilité d’y tomber.

      3. Effectivement, c’est gratiné… mais j’ai trouvé que Paul Jorion se défendait très mal. Il s’est énervé face à des attaques d’une imbécilité grotesque. C’est bien compréhensible, paul jorion n’a sans doute pas l’habitude des médias : à la différences des « experts », il ne court pas de plateau en plateau, sans doute que lui a d’autres occupations dans la vie, comme… analyser l’économie sérieusement. ! C’est là un défaut (une faiblesse) admirable.

        Bon, moi je suis derrière un écran, alors trouver des réponses à Brice le roi de la Casse idiote, c’est plus facile :

        -Paul Jorion se fait traiter de « cassandre » : mais bon sang, ça, ça s’appelle « tirer sur le messager » : tuer le porteur de mauvaise nouvelle ne supprime pas la catastrophe! paul Jorion a prédit l’arrivée de la crise, c’est quand même un gage de crédibilité suffisant pour que ses analyses présentes soient prises au sérieux! Je préfère lui faire confiance à lui, plutôt qu’aux jobards qui n’ont rien vu venir et qui prétendent sauver le système d’une crise qu’ils ont finalement participé à construire…

        -Brice: « Bon OK vous aviez raison pour la crise. Et alors, par quel système économique on remplace, einh? Pas de réponse? alors je rejette en bloc tout ce que vous dites! ». Là encore, c’est très bête. Premièrement, ce n’est pas parce que paul Jorion n’a pas de route précise à nous indiquer que le mur dans lequel nous fonçons n’existe pas. C’est énervant cette exigence que chaque critique du système soit assortie d’une Solution-Miracle.

        Ensuite, que reproche brice à jorion, de ne pas être le Messie, de ne pas avoir encore écrit l’équivalent du Capital de Marx? non mais soyons sérieux, imaginer un nouveau système économique ne se fait pas en deux temps trois mouvement, et si nous avons la chance un jour d’essayer de le mettre en place, ça ne viendra pas d’une bible écrite par un seul homme, mais par tâtonnement, par essai d’alternatives diverses proposées par-ci par-là (le système socialisé du crédit ou le slam de frédéric lordon par exemple).

        Enfin, il est bien difficile de prédire quel système économique va survenir… car c’est là une question politique! La façon de régler le problème de la dette aura des conséquences politiques, et c’est la réponse politique qui déterminera quel nouveau système économique -si nouveau il y a- se mettra en place. Qui paye la dette : nous tous, via des impôts et une casse du système social, ou les 10% les plus riches, qui la détiennent à 70%, via un défaut? Et quel impact sur la démocratie? Partout en Europe, l’austérité est mise en place de façon autocratique – au point qu’on envisage un gouvernement européen déconnecté du peuple, non élu. Partout (sauf en France où on attend le Sauveur pour mai 2012 -je crains qu’on ne soit déçu) des Indignés protestent et exigent au contraire plus de démocratie. A leur tour, ces révoltes peuvent provoquer une réaction encore plus autoritaire. D’un renforcement de la démocratie débouchant sur un refonte totale du système économique (sauver la démocratie en abandonnant le libéralisme) jusqu’au fascisme (tant pis pour le point Godwin) (sauver le capitalisme en tuant la démocratie), bien malin qui peut prédire ce qui sortira de cette crise.

        Il n’y a nul reproche à adresser à Paul Jorion de ne pas être politologue.

      4. @ Ouatcheko

        Je préfère lui faire confiance à lui [ Paul Jorion], plutôt qu’aux jobards qui n’ont rien vu venir et qui prétendent sauver le système d’une crise qu’ils ont finalement participé à construire…

        Vous pourriez ajouter : « sauver le système par les “remèdes” mêmes qui l’ont précipité dans la crise » : austérité, en particulier salariale – ça fait trente ans que ça dure… –, donc contraction de la demande, donc réduction des ressources fiscales, donc hausse des intérêtes de la dette, et ainsi de suite.

      5. S’agissant des solutions évoquées,
        mettre fin à la concentration du patrimoine et à sa transmission héréditaire (façon offices de l’ancien régime) c’est bien …
        Mais croire qu’on y arrivera pacifiquement par le débat (même au sortir d’un cataclysme) me semble relever de la naïveté.
        Les oligarques sont prêts à tout pour préserver leurs privilèges.
        Lors de la révolution française, le patrimoine était terrien. Donc quand les nobles et les prélats ont émigré, le peuple a confisqué et nationalisé leurs biens, par définition difficilement expatriables.
        De nos jours, le patrimoine est majoritairement dématérialisé et placé à l’abri dans des institutions financières transnationales, quasi-occultes, planquées dans des îles improbables (qui ne sont d’ailleurs pas sans rappeler celles de la grande époque de la piraterie).
        Alors, que faire ?
        Je pense pour ma part qu’il faut revenir à l’éthique, la sobriété matérielle et l’humilité dans les rapports sociaux. Bref, la décroissance harmonieuse et dans un écosystème à taille humaine.
        Où alors prendre les armes et là, comme toujours, les chefs, les manipulateurs, ceux qui ont soif de pouvoir (du genre insatiable), vont prendre la place des anciens dominants renversés.
        Et tout recommencera comme si rien ne s’était produit.

  4. génial ! J’imagine n’avoir aucune part de responsabilité, mais leur ai envoyé de nombreuses lettres ces derniers temps pour qu’ils invitent des gens avec une pensée alternative…
    Prochaine étape, l’économie en question.
    Je vous écouterai avec attention.

    1. l’émission « l’économie en question » que j’écoutais beaucoup, ben j’y arrive plus…toujours les mêmes propos, et un gugusse insupportable, co-présentateur d’ailleurs, avec ses « surréalistes » et autres « bisounours »…

      1. Brice Couturier ? perroquet totalement imbu de sa personne qui ne cesse de lécher la botte aux pouvoirs politico-financiers branlants et dont l’orgueil transpire au-delà des ondes… affligeant, détonne sur France Culture que j’adore par ailleurs.
        Paul Jorion s’est montré lucide, clair et vrai face à « l’insupportable gugusse » pour vous reprendre fx

      2. @ d’amico,
        entendons-nous bien, selon moi, l’insupportable gugusse c’était pas du tout Marc Voinchet, mais un certain OP.

      3. Il est regrettable que l’audition de l’émission « l’économie en question » soit effectivement insupportable a cause de l’attitude méprisante envers quiconque autre que lui-même d »Olivier Pastré
        -puisqu’il faut le citer-
        en des temps ou l’économie gagnerai à être sortie du cercle des ses spécialistes avec leurs messages de type:
        « circulez on s’en occupe »,
         » c’est trop complexe pour vous autres plébeiens »

        et j’en passe…

      4. Tout à fait d’accord.
        L’Economie en Question est inécoutable,

        c’est uné répétition sans fin de discours, basé sur des présupposés idéologiques, jamais conscients ni interrogés,
        les mêmes qui m’ont fait fuir lors de mes études économiques (ah l’homme comme optimisateur de ses profits , yeah) et bifurquer vers les mathématiques pures ou l’on a pas peur de vraiment s’interroger jusqu’au vertige,
        c’est surtout le triste état de la science économique, où l’on voit une incapacité dramatique à la créativité et surtout à la prise en compte des autres dimensions de l’activité humaine que sont au minimum, pardonnez-nous, le social et les données environnementales, pour ne pas parler d’esthétique ou, disons d’art de vivre..

      5. Pastré a choppé un hyper melon ; il aura droit à un hyper seau de plumes et goudron qd l’heure sera venue pour lui et la clique de ses confrères de répondre de leur hyper arrogance !

    2. OK avec fx, j’ai basculé sur F Inter « On n’arrête pas l’éco ».
      Il reste aussi Taddeï mais le temps y est de plus en plus compté.
      Peut être « la tête au carré » et en tous cas Mermet mais avec un public ciblé.

  5. Quand bien même ce serait france culture tout va bien dans le meilleur du mondain.

    N’oubliez pas de leur parler de la genisse à rodolphe, la pauvre bête elle s’est carrément fait découper sur place, selon cet autre éleveur aux abois un vrai travail de spécialistes.

    Tu parles d’un monde de fous, de rats, de pingres, d’aveugles, de sourds et malentendants, il faudrait même aller leur crier un peu moins fort dans les oreilles et la genisse à Rodolphe dans le pré ?

    Pour plus de disette et de pingrerie sur terre cela viendra peut-être pour la nouvelle femme enceinte ! Pauvre genisse quand bien même avec un petit dans le ventre.

    Comme quoi la rigueur des grandes firmes ça a du bon aussi pour les petites PME.

  6. cher Monsieur Jorion,
    A part France Culture et autres, je lis ….les « gratuits » dans le train.
    « Metro » étant le moins pire des trois.
    La semaine dernière, TROIS jours de suite, ils ont réussit : pas UNE ligne sur la crise financière ! Chapeau!
    Et on dit que la presse écrite perd de pugnacité ou de son pouvoir…

    1. Vous pourriez pousser l’effort de lire des support médiatiques plus conséquents, non?…Allez dans une bibliothèque municipale, et chopper le monde diplomatique vous serez probablement moins déçu peut-être.

      1. Merci pour votre conseil ! je suis abonné au Monde diplomatique et à NY review of books…
        Ca n’empêche pas de lire les « gratuits », …en se bouchant le nez.
        La prochaine fois, pousez l’effort jusqu’à ne pas surinterpréter un message. Ca peut jouer des tours, visiblement.
        th M

        Un peu de lecture?
        http://www.acrimed.org/

      2. @th Mercier,
        Si je vous est offensé, je vous prie de bien vouloir me pardonner…Vous savez, il n’y a rien à attendre des supports médiatiques gratuits distribués dans les trains, sauf celui peut-être de se tacher les doigts.
        Bonne journée et bonne lecture!

      1. T’inquiète Darling, je le lis que les payants…Les gratuits ne me paraissent pas très catholiques, j’ai trop bossé dans la « PRESS » pour ne pas le comprendre .
        @th Mercier,
        Pour quoi, tu corriges pas mes fautes d’orthopédies…Je trouve ça louche…Une belle perche pour temps meilleur.

      2. @Mercier
        Merci de ce lien vers l’article publié sur Acrimed.
        Joli florilège des conflits d’intérêt permanents!
        Inutile de trop chercher l’invitation des ‘majors’ médiatiques, leur échos suffit.
        Les réseaux sociaux vont jouer un rôle capital pour 2012.
        Les grands médias ne pourront y échapper et la fréquentation de ce blog ne faiblira pas bien au contraire!
        M. Jorion & Co, Poursuivez ce travail inlassable, il va finir par imprégner la société !

  7. Yététi ou yététipas? J’ai attendu, j’ai pas entendu. Après huit heure?

    Sinon bravo PJ d’avoir mouillé la chemise dans un des plus normopathes de nos organes de presse hier; ils étaient naguère les chantres du « cercle de la raison » version balladurodelorsienne du TINA thatchérien… ça va vous coûter beaucoup de torts chez nos gens qui comptent….

  8. Très bonne nouvelle.
    Je vous souhaite de réitérer votre exceptionnelle
    ( et remarquable, et signalée) prestation lors de votre dernier
    passage à cette émission.

    Soignez-vous, soignez votre gorge et pensez à ceux qui vous
    soutienne.

  9. En grande forme , Paul ! merci de moucher le couturier, larbin du pouvoir , vous réalisez un fantasme tres ancien .

  10. vous avez raison le Couturier fait barrage
    effectivement, certains plus que d’autres se sont rempli les poches et laissé une poubelle à ceux qui ont les poches vides ou presque

    marc voinchet défend son chroniqueur qui a l’esprit bloqué comme NS et sa clique de « pseudo experts », qui comme disait le cynique (ne reste que ça ou presque), payé à un tarif de « femme de ménage » fait des expertises pires que celle de femme de ménage….

    ah ! b couturier cède un peu

    Prof de cenciée en lettres et férue de socio ethno (à la A Ernaux, Bourdieu et d’autres) ), je crois que vous avez raison, et qu’il faut trouver autre chose… et nettoyer la poubelle laissée par les baby boomers comme cohn bendit et d’autres

    vous n’êtes pas prophète, ni moi mais ça va mal, très mal

    1. Non.
      Voinchet a invité Paul. Il lui a laissé du temps. Il faut le reconnaitre.
      Le Brice a trouvé la faille : il passe lentement un coup de clé sur la peinture du bolide Jorion, qui part au quart de tour.
      Il y avait du temps. Vraiment .
      Paul a fait comme d’ hab, habitué à leurs stratagèmes pour couper la parole et empêcher de construire un raisonnement quand le temps alloué est très court : il parlait vite, trop vite.
      Il fallait lui demander lentement : mais pourquoi tu me dis ça ? pourquoi tu n’ essaie pas d’ expliquer aux auditeurs qui est ton invité, ce qui le distingue des autres, son originalité d’ anthropologue ?

      Pourquoi me presentes tu ainsi qu’ un gourou quand tu pourrais utiliser ton intelligence et ton verbe pour expliquer qui je suis, ce que je fais, comment je le fais ?
      Est ce par habitude (il faut caricaturer pour faire de l’ audimat) ? Qui t’ a appris qu’ on peut accueillir un invité dans sa maison de cette façon (science po , hec?)
      On t’ a appris une fausse science, ce n’ est pas ainsi qu’ on reçoit un invité…nulle part, dans aucune société traditionnelle, ce n’ est pas décent, dans bien des cultures, c’ est une insulte voire un sacrilège de présenter un homme de cette façon.
      Après les règles de savoir vivre qui placent le Brice dans son monde de rapaces qui le valent bien et toi dans le tien, tu lui explique la vie dans les villages ou vivent les humains depuis toujours : ils donnent reçoivent et rendent . Tu parles de l’ île de Houat, du metayage etc..
      Tu dois lui montrer ce qui chez lui ne tourne pas rond, alors qu’ à l’ évidence , il n’ a pas de malformation physique qui l’ empêcheraient de voir par exemple les Boys de GS à la tête de la BCE, de la Grèce …Qu’ est ce qui fait qu’ il s’ accommode si facilement du « business as usual  » quand w’ autres sur ce blog ne s’ y résolvent pas.
      La crise est une crise de notre rapport au monde, à nous même, et aux autres, c’ est le fil, c’ est la clé.

      1. Ce point est vraiment crucial.
        ON NE PEUT PAS RÉPONDRE à une question aussi naïve.
        La difficulté est que cela ne doit pas être interprété comme un refus de répondre.
        Il faut de l’ humilité.
        La conception mentale qui sous tend cette question est elle même un constituant du cadre qui nous enferme, celle qui conçoit une solution qui existerait en dehors de nous et qu’ il suffirait de découvrir nous laissant identiques à nous même, quand il faudrait faire dans le réel ce qui se construit sur ce blog.

        Pour l’ instant elle est inimaginable pour un habitant ravi du cadre, et l’ absence de réponse de la part de celui qui ose percevoir ou concevoir ce qui manque pour pouvoir faire le saut, est perçue comme une tartuferie.

  11. caroline E est venue « à la rescousse » pour « sauver l’équipe » face à « l’entêtement » de jorion
    déçue et amusé, qu’elle vienne avec son « expertise psy » nous faire croire qu’il (jorion est dans la « toute puissance » Non, ma chère, il a raison et je ne suis pas économiste Les institutions françaises, qui se pensent modernes et « justes » explosent de partout. Vous devez être une INCLUS totale pour ne pas bien voir que tout « pète »:<école, justice (sauf pour les "gatés" qui ont de rolex avant 50 ans) tolérance ET INTELLIGENCES

    1. Pardonnez moi, de chercher à temporiser vos propos.

      On peut, comme vous le faite, réagir de manières agressives à l’arrogance des personnes qui pour être issus du système veulent le défendre coute que coute. Mais il faut aussi savoir reconnaître le courage de ceux, comme Marc Voinchet, qui savent donner la parole aux points de vue encore minoritaires, alors que rien ne les y oblige et surtout pas le système dans lequel ils évoluent.

      Paul nous invite à construire un monde meilleurs et en paix. Dans ce monde à venir, il faudra aussi construire avec ceux du vieux systèmes. Ils ne disparaitront pas avec le système. Et si nous restons dans la rancœur et l’opposition frontale, nous risquons bien davantage de construire un monde en guerre. Nous aurions alors perdu, et une nouvelle aristocratie guerrière trouvera sa légitimité sur les décombres de l’ancien monde.

      D’ailleurs, j’ai eu très peur quand Paul est entré en relation frontale avec B Coutturier (même si je comprends tout à fait sa réaction), il est si facile de décrédibiliser quelqu’un en le faisant sortir de ses gonds. Quand Paul a abandonner (assez rapidement) cette posture, il est redevenu tellement plus fort dans ses propos !

      Le monde capitaliste a glorifié la concurrence et la compétition qui sont les attribues des guerriers et la nourriture de la guerre. Pour changer de paradigme, il nous faudra, nous aussi, nous extraire de la culture des « Pour » et des « Contre ». Si nous voulons réussir une transition vers un ailleurs plus solidaire, il nous faudra adopter une culture du « avec » et rester vigilant face aux résurgences inévitables des « guerriers » mais aussi du « guerrier » qui sommeil au fond de chacun de nous.

      Bien à vous.

      1. @ Pascal

        Mais il faut aussi savoir reconnaître le courage de ceux, comme Marc Voinchet, qui savent donner la parole aux points de vue encore minoritaires, alors que rien ne les y oblige

        détrompez vous, inviter tous les 36 du mois un jorion ou un sapir, c’est pour mieux nous asséner leurs vérités « économiques » tout le reste du temps ; en se posant démocratique car permettant à des iconoclastes de parler

  12. Merci à Paul Jorion qui ose
    attaquer la petite langue de bois inquiète du journalisme de connivence avec ce système en pleine autodestruction. Quelques idées (utopiques ?): autogestion des entreprises, non professionnalisation de la politique empêchant corruptions et clientèlisme , partage du travail, dégagement radical de l’économie capitaliste, retour à la production de proximité, partage des ressources, redistribution de la richesse, écologie (production = recyclage).Les idées ne manquent pas…

    1. Bien sûr que Paul ne manque pas d’idée sur le nouveau cadre
      où nous devrions vivre, qui recoupe les propositions de Jacques au dessus,
      et que nous sommes nombreux à avoir proposées souvent.

      Mais Paul il me semble, pas plus que moi-même, n’a de certitudes,
      et il préfère débattre des alternatives ailleurs qu’avec Couturier.
      Ici, par exemple, avec l’appel fort inspiré de François à contributions.
      (Ai pas eu le temps, mais le ferait.
      Que peut-on refuser à François qui nous donne tant ?)

      Enfin, si, Paul a donné une réponse, comme avant ici:
      en finir avec l’aristocratie de l’argent, la dictature du capital,
      et empêcher la reconstitution de tout autre aristocratie.
      C’est la définition parfaite de la démocratie réelle.

      Il a en plus réclamé un mode de production
      qui arrête de transformer le monde en poubelle.
      Evidemment, ça ne fait pas réponse pour les serviteurs du système.
      Mais c’est celle attendue par les 99 % !

    2. je souhaite (mais ça n’a pas de sens) que jorion se trompe un peu ,et que des gens d’importance et de bon sens neutralisent la catastrophe

  13. Je vous découvre avec cette émission. A vous entendre, on apprend qu’il existe encore parmi nous des hommes de bonne volonté. Il est impérieux de leur donner la parole envers et contre les chiens de garde déchaînés.
    Merci de nous avoir redonné espoir !

  14. Pas certain que Paul soit réinvité sur France Culture. L’assaut contre Couturier fut jouissif. Enfin quelqu’un qui dit en face à un journaliste ce que tout le monde pense de lui. Merci.

  15. Bonjour,
    Merci pour votre prestation de ce matin, 30 novembre 21011 sur France Culture. Et merci aussi à France Culture de nous faire mieux connaitre vos analyses. Je me demande comment je pourrais contribuer. J’ai bien envie de me joindre a vous pour poursuivre une réfléchir sur une re articulation de notre société.

    1. Bonjour,
      MERCI. Enfin des propos cohérents. C’est bon d’entendre ce que l’on pense tout bas. Il me parait essentiel de se JOINDRE, de réunir pour PARTAGER. Oui, COMMENT?

  16. Il faut casser la machine à reproduire les aristocraties (ou plutôt : les oligarchies ?), quand la chute de l’empire sino-occidental aura eu lieu ? Vous êtes très utopiste et même si je n’aime pas les détours pervers de brice couturier pour démolir à tout prix ses interlocuteurs (comme le 29/11 avec Eloi Laurent et C Lepage) je ne peux pas lui donner tort de vous harceler pour avoir une idée de la direction de réflexion que vous prenez pour aller vers un nouveau monde. Vous avez des explications crédibles pour parler par exemple des faux-semblants de la réduction de la pauvreté, non grâce au capitalisme, mais par la destruction de la planète, cependant je ne crois pas qu’on pourra changer la nature humaine et qu’il y aura un grand soir (le retour de JC, pas Chirac évidemment) de la fraternité et de l’égalité des chances. On l’a vu après toutes les guerres : une fois émoussés le traumatisme des rescapés et la joie de vivre encore après tout cela, l’angoisse existentielle qui provoque la rage de l’accumulation des richesses et l’ivresse de pouvoir dominer provisoirement en écrasant les « naïfs » qui voudraient « simplement vivre » , cette angoisse revient toujours et alors se relance la mécanique infernale jusqu’au prochain éclatement…
    Permettez-moi de vous dire que vous êtes trop imbu de vous-mêmes et peu ouvert au dialogue contradictoire et vraiment c’est dommage car vous avez des analyses intéressantes et éclairantes, même si ce qu’on entend de vous, c’est essentiellement que tout est foutu et qu’il faut tout changer. Le capitalisme sera à l’agonie, si cela peut arriver, peut-être vers 2100++, quand la planéte n’aura plus rien à offrir à personne… Heureusement « Il n’est pas besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer. » et c’est ce que nous faisons dans beaucoup d’organisations de l’économie solidaire, par exemple Terre de liens, pour montrer par l’exemple qu’un autre capitalisme est vivable….

    1. les facteurs d’ « Evolution » ont été : la Force , l’ Idéologie , l’ Argent (souvent mèlés) ; que peut se subtiliser à cela : un concensus sur l’évitement de la catastrophe écologique à venir . c’est pas gagné !

    2. Le concours d’imbus, c’est maqué…., c’est le football!
      L’angoisse du gardien de but fait-elle vraiment office?
      Pourquoi se mettre au service de l’angoisse, si ce n’est par reconnaissance de certains angoissés?

      ….bon, y’a rien à changer, rien est foutu, suffit d’être solidaire, adieu l’angoisse puisqu’elle fera partage!

      Rendez-vous compte!
      De quels angoissés parlez vous?
      Combien sont ceux à qui l’angoisse dont vous parlez est brusquement remise…, et pourquoi faudrait-il qu’ils en héritent, alors devenant solidaires comme si, toujours délégataires, jamais ils n’avaient compris ce que cela veut dire….
      Bonjour l’angoisse, c’est votre propos qui précède les constats, ainsi qui ne justifie rien mais qui réaliserait tout.

      Je suis ravi entendre enfin aussi vertueusement dit par vous les ressorts d’un affreux complexe de la domination, qui serait à jamais à laisser répandu!
      Merci votre vertu, osez alors, et votez Mélanchon.
      Je me moque, mais remercie votre expression!
      Les angoissés, combien de divisions?

  17. vous avez eu fort à faire ce matin! Couturier insupportable et Slama en promoteur de son camarade Bouzou, vous avez été servi. Si le capitalisme est à l’agonie, je crains aussi que France Culture passe l’arme à gauche rapidement. Cette radio n’est plus que l’ombre d’elle meme.
    Merci pour ce petit coup de sang matinal!

  18. Je viens de vous écouter. Je n’ai évidemment pas raté votre citation de René Thom: « Quand un miroir se casse on ne peut pas prévoir la forme des morceaux ».
    L’image me plaît. La miroir qui se casse c’est l’échec de la mondialisation, de la pensée unique, c’est le retour à un monde multiple qui devra se recomposer.
    Sans pour autant revenir à l’identique il faudra donc, d’une manière ou d’une autre, recoller les morceaux. Si possible de manière durable.
    On sait que René Thom a écrit « Stabilité structurelle et morphogénèse ». On sait moins qu’il est également l’inventeur de la théorie des ensembles et morphismes stratifiés.

    L’image (sonore!) « Jésus a racheté sa dette » me plaît aussi:
    1) allusion à Solon et au renouveau de la démocratie;
    2) allusion à « Dieu fait homme »
    Thom: « Seule une métaphysique réaliste peut redonner du sens au monde ». Dernière phrase de la conclusion de « Esquisse d’une sémiophysique ».
    Voir aussi ma « copie » de « Utopie réaliste » et mon argumentation pour un pari de Pascal faible.

    1. @Paul Jorion
      Vous avez dit une ou deux fois « non linéaire ».
      Ça fait sourire les scientifiques. Pour les non scientifiques ça n’évoque rien ou peut-être un rayon de super marche. Il est vrai que ça fait plaisir a Kercoz.

  19. Superbe intervention que la vôtre, ce matin!

    Puisque vos interlocuteurs , dont les certitudes ont été passées à la paille de fer, ont eu la gentillesse d’évoquer Sam Cooke (Jesus payed the Debt) (Our Debts), vous devriez, en toute amitié, leur faire écouter ceci : « A Change is Gonna Come », http://www.youtube.com/watch?v=48K5Y0421Ig
    Bien à vous, et recevez tout notre soutien!

    Renaud Bouchard

  20. Pour des raisons diverses et variées, je sais depuis 20 ans que nous allons changer de civilisation. Cela m’a permis de regarder autrement les événements d’aujourd’hui.

    L’origine tient en quelques points. Depuis que l’homme a maitriser le feu dans un moteur, développer des technologies de plus en plus grandes, développer des moyens de communications sans précédents , il a acquis un très grand pouvoir. Plus exactement, il a concentrer ce pouvoir dans quelques mains. La dématérialisation de ce pouvoir par les flux de capitaux n’a fait qu’accélérer l’effondrement.
    Je savais que c’était autour de le Méditerranée que se ferait se basculement. J’ignorais jusque là que la spéculation sur les céréales allait faire basculer le Maghreb et ce n’est pas fini.

    http://www.youtube.com/watch?v=B29v6HmhKlY

    Ce pouvoir l’a amener à la limite des ressources du milieu qui l’abrite. La terre peut se passer de l’homme, le contraire n’est pas vrai.
    Jusque là, l’un des moteurs de développement était le toujours plus.
    Nous allons devoir inventer un autre mode de motivation. Cette recherche de nouvelle société va être passionnante.

    La France est connue sur l’ensemble de la planète pour avoir inventer les droits de l’homme, pourquoi, elle ne pourrait pas contribuer à la création de ce nouveau dogme.

  21. Monsieur,

    Merci d’avoir enfin remis à sa place ce néocon de Brice Couturier qui fait impunément le caid du systeme sur France culture en agressant tous les invités qui osent remettre en cause le systeme néocon qui nous gouverne depuis 30 ans et qui est en train de détruire des millions d’individus et de familles à travers le monde.

  22. Bonjour,

    Quelques minutes d’émission saisies au vol…
    Quarante ans de réflexion de ma post adolescence dont je retrouve un écho.
    L’imagination au pouvoir !
    Mais le piège est en nous.
    Intérêt personnel et reproduction des « élites », des modèles connus rassurants.
    Il n’existe pas de solutions, seulement une volonté de vivre ensemble du mieux possible, ou pas.
    Le bon sens est nécessaire, la peur une tyrannie.

    Gérard

  23. C’est vrai que vous êtes en forme.
    Je ne connais pas Mr Couturier qui est me semble-t-il l’économiste des matins, cependant ce que j’ai bien aimé de votre part c’est :
    D’une part vous n’êtes pas un prophète …..ouf !!! (il y en a tellement) ;
    D’autre part vous avez pris de la hauteur pour mettre en cause le processus par lequel voulez-vous faire passer ce journaliste et ça c’est très fort car ce n’est jamais facile à faire dans un tel contexte.
    Merci en ce type d’intervention qui remet au centre le fait de ‘penser’ ce qui se passer et ce qui peut se faire.

  24. Malheureusement, l’énervement bien compréhensible que vous laissez voir durant l’émission risque toujours de se faire au détriment… de celui qui s’énerve, pour nombre d’auditeurs.

    On s’habitue tellement, par amnésie et faiblesse, à l’interlocuteur radiophonique -Couturier en l’occurence- qu’il a le beau rôle pour beaucoup, par son parler contrôlé…

    1. Oui, et c’est dommage…
      Bien qu’il soit en un sens courageux de s’opposer à la logique journalistique, accepter de venir à l’émission n’est-ce pas accepter de répondre aux questions posées..?
      Du coup, le temps de parole de la deuxième partie (après 8h15) ne m’a pas semblé « optimisé » :/ parce que, sans être prophète, il y avait certainement plus d’idées et de pistes à évoquer, non ? Du coup, mis à part les auditeurs déjà acquis à la cause de Jorion, il me semble que les autres auront malheureusement retenu un certain mépris voire un refus du dialogue.

      1. @ Spirale9

        Du coup, mis à part les auditeurs déjà acquis à la cause de Jorion, il me semble que les autres auront malheureusement retenu un certain mépris voire un refus du dialogue.

        Les témoignages d’auditeurs qui ne connaissaient pas Paul et qui pleuvent dans nos boîtes mail semblent indiquer le contraire.

      2. Les témoignages d’auditeurs qui ne connaissaient pas Paul et qui pleuvent dans nos boîtes mail semblent indiquer le contraire.

        Ca c’est une très bonne nouvelle !

        Beaucoup de gens sont en colère – il y a de quoi ! – et il n’y a pas de raison pour que leur colère ne soit pas, pour une fois, relayée par quelqu’un qui s’en fait publiquement l’écho…

      3. Bon courage le blog, l’audience va encore faire un bond…ça va devenir dur à suivre tout de même, … déjà là…

        La tentative de rédaction collaborative d’une synthèse à échéance 31 décembre est plus que bienvenue à ce sujet.

        Y’a même un camarade qui m’a appelé ce matin à la fin de l’émission, je pensais pas que je lui avais fait tendre l’oreille vers Paul, un petit succès personnel, ça fait du bien de frôler une aile du moulin de temps en temps, mais ce n’est qu’un succès personnel, on continue à avancer tous ensemble, faut maintenant que cette graine là propose son chemin et préserve la biodiversité de la pensée (désolé, n’y voyez là aucune considération d’ordre biologiste qui est une horreur de tous les pires réactionnaires de l’Histoire, c’est juste une remarque liée aux combats contre les multinationales qui veulent détruire le vivant en tentant de le posséder).

      4. D’après moi un joli 3 – 0 pour Paulo, (Brice battu a plates coutures,)
        même pour les novices de la Jorionosphère d’après moi.

        Cependant, en tant qu’auditeur qui ne se rend peut-être pas compte des difficultés de parler sur un plateau, je dirai que:
        – des marges peuvent être optimisées sur la querelle du temps de parole même si c’était nécessaire de l’évoquer.
        – un approfondissement de la description de la panne générale de la moissonneuse ( 10 minutes avant 8h)
        – quand BC (Brice Cout., ou Before Christ, si Christ=Paulo?) ou tout autre je sais tout sur tout spécialiste en général-isation-simplification comme ca court les rues-ondes et j’en passe,
        bref
        à la question « qu’est-ce que vous proposez à la place? »
        on aurait pu passer directement aux interrogations sur la nécessité de « sortir du cadre », des remises en questions des bases déterminantes abordées sur le blog, une explication de texte sur le ‘Royaume de Dieu » pour ceux comme moi qui manquent de ressources
        – joli score en tout cas

    2. Si je puis me permettre de prendre la défense de Brice Couturier…

      Paul Jorion, sans doute un peu agacé par la chronique, semble avoir interprété sa question « par quoi remplace-t-on le système ? » comme une espèce d’inquisition en vue de défendre le système capitaliste (dans le gout « le communisme ça marche pas, donc captialisme »).

      Pour ma part, je l’ai aussi comprise comme une volonté de ramener le débat à une dimension plus concrète, face aux propos de Paul Jorion qui, il faut bien l’admettre, comportaient une forte charge émotionnel tout en restant assez abstraits. C’est à dire qu’il lui demandait plutôt de justifier son propos qu’autre chose. Ce que Paul Jorion a fait ensuite, mais seulement après avoir chargé son adversaire…

      Débat intéressant au final.

      1. Bonjour Quentin

        Permettez-moi de présumer que vous êtes un auditeur récent de FC, en tout cas pas « un vieux de la vieille » qui fréquente ses vieux chevaux de retour marmotteur (Slama, Couturier) depuis 10 ans (ou plus?).

        Car vous vous trompez : l’agressivité, l’hostilité de Couturier est réelle, sa question n’en est pas une, elle vaut mépris et renvoi au néant. BC a connu une évolution politique et intellectuelle caractéristique d’un certain temps, il a la hargne des repenti envers le péché ou des abstinents envers les buveurs; c’est un homme de foi, un homme de condamnation et d’imprécation, qui assigne à position comme on assigne à résidence. Pour l’avoir beaucoup écouté, l’avoir vu poser des problème dont on traite en terminale philo (la tension entre respect des libertés et question sociale, ça fait maintenant deux siècles que c’est sur la table), pour avoir observé son déni du réel (car nous vivons bien le libéralisme réel, comme d’autres ont connu « le socialisme réel ») je puis vous certifier sa mauvaise foi et ses préjugés : il suffirait qu’il fasse un peu son boulot, ce qui l’amènerait à fréquenter ce blog, même avec des pincettes, pour ne rien ignorer des propositions avancés par Jorion depuis 2008 (je pense d’ailleurs qu’il les connaît et les avait en tête ce matin).

        Bonne soirée.

      2. POurquoi Paul Jorion s’est il énervé? parce qu’il ne sert à rien de discuter des solutions avec quelqu’un qui ne partage pas le diagnostic, tout simplement et que sa demande de solution est effectivement un piège pour décrédibiliser tout début d’idée de solution. Il nous faut réfléchir à cela et sortir de l’idée que nous avons des échanges ouverts avec tout le monde. Discuter des solutions suppose d’admettre le prérequis, ce système n’est pas amendable, avec des rustines que tout le monde s’ingénie à inventer mais qui fuient aussitôt. Couturier n’est pas dans cette posture et le débat n’a donc aucun intérêt avec lui sur les solutions car il ne cherchera qu’à piéger de façon perverse (qui jouit seulement de votre échec). En cela tout le système financier est pervers (au sens clinique) comme Paul Jorion le raconte à propos de Goldman Sachs qui parie encore sur l’effondrement car ce qui le fait jouir (encaisser des profits) c’est que l’autre perde (se trompe ou s’écroule), dans tous les cas, il gagne.
        Dès lors quelle éthique du débat avec un pervers ( et je sais de quoi je parle, je l’ai connu cliniquement et je le vois à l’université très souvent)? Le rapport de force brutal. POurquoi? parce que tout ce que vous pourriez dire serait retenu contre vous. Il faut donc le traiter en ennemi. Je l’ai écrit en 2003, le capitalisme financier n’est pas une dérive, un excès, une fatalité, ni même seulement une oligarchie: c’est un ennemi qui ne peut participer en aucun cas à la composition du monde commun car tout son mode de fonctionnement est pervers et ne permet pas le débat c’est à dire d’accéder au politique. Et il a tout fait pour détruire toute politique ( le TINA a bien marché de ce point de vue là). Récupérer du pouvoir politique,c ‘est le désigner comme ennemi et viser à sa destruction s’il ne s’autodétruit pas (mais le problème, c »est qu’il vaut mieux le détruire pour éviter qu’il jouisse de la destruction des autres ).
        Bref, la réaction de Paul Jorion est hautement significative, il n’y a RIEN à discuter avec ceux qui organisent le sabotage de toute possibilité de discussion ,c’est à dire de choix véritablement politique. ce qui donne une idée de la marge qui reste à la gauche pour devenir vraiment réaliste et effiace. nommer ses ennemis correctement et les cibler, c’est déjà faire un travail essentiel de pensée et de désinhibition politique.

      3. @Dominique Boullier

        il ne sert à rien de discuter des solutions avec quelqu’un qui ne partage pas le diagnostic

        C’est en effet le fond du problème, et, partant, la base d’une stratégie de communication.

  25. Heureusement que quelques uns, comme vous, leur disent de se taire et de laisser parler leur invité sans l’interrompre toutes les 3 minutes.
    Quelle déception de constater que ces journalistes ne cherchent qu’à récolter des recettes en ignorant et refusant la réflexion fondamentale. Je croyais Couturier plus sensé, il s’est révélé médiocre. Jusqu’à l’ultime remarque de Eliacheff. Quelle stupidité!
    Vous avez bien su répondre à leurs stupides attaques.

    1. Houlà, quelle surprise de trouver des gens qui pensent comme moi….

      Couturier est tellement ancré dans son idéologie d’airain qu’il parait difficile à déstabiliser.

  26. The trouble with the world is that the stupid are cocksure and the intelligent are full of doubt.

    Bertrand Russel

  27. Je viens d’écouter les matins, comme tous les matins, france culture est ma radio, hélas, plus de pointure comme Jean Lebrun pour interwiewer dans le respect et l’écoute les invités de l’émission ; ça a été de mal en pis, Demorand et ses grandes dents d’arriviste, les autres… et celui-là, M Voinchet, qui sentant enfin le vent arriver de la fin du capitalisme libéral, a changé quelques chroniqueurs trop marqués en les remplaçant par son acolyte Couturier, sensé apporter la contradiction libérale…Cher Paul(nous avons le même âge, et vous sauvez l’ honneur de notre génération qui s’est vautrée dans la consommation) j’ai admiré comment vous assez su les remettre en place ; merci pour tout.

  28. Bravo Monsieur Jorion,

    pour la belle tenue de vos propos, le rejet clair et sans faille du piège que Monsieur Couturier vous tendit si férocement, et la positivité constante de votre discours qui évita le sensationnalisme en ouvrant avec pudeur les portes du partage collaboratif à venir, comme chantier pour une solution.

    Je reconnais à Marc Voinchet un excellent sens de la direction d’émission, lui qui a su calmer les interruptions pour le moins « tendues » de Brice Couturier et reformuler afin de relancer un débat chancelant.
    Non vous n’êtes heureusement pas prophète, et vous avez su éviter l’évocation du terrible possible qui pourrait souligner cette fin d’empire, merci aussi pour cela.

    Ce fut un beau moment.

  29. Je prends la fin de l’émission, sur Pouchkine, 2 fois le mot totalitaire est associé au nom de P Jorion.. eh bien

    1. Cette attaque m’a en effet plus scandalisé que le reste. C’était assez terrifiant, j’aurais aimé que cela arrive plus tôt et de manière plus claire. A la fin de l’émission et de manière aussi lapidaire on n’était pas loin de l’insulte.
      Je pense néanmoins que cela s’explique par un constat plus ou moins conscient d’un dysfonctionnement du dispositif de l’échange. Enfin je me trompe peut-être mais le plus souvent cela aboutit à de telles postures qui ne veulent plus rien dire, qui ne soutiennent plus aucun discours intelligible en fait. C’est un peu le point Godwin, cela voulait dire qu’il était temps que l’émission se termine.

      1. Oui cela m’a paru vraiment révoltant, de même que les propos de Caroline Eliachef (je ne sais comme son nom s’écrit) qui semblait trouver que c’était mal d’avoir raison tout seul (du reste cela n’était même pas exact, puis les thèses de PJ sont partagées par mal de gens, même s’ils sont moins à l’honneur dans les grand médias).

    2. Mauvais traducteur lui, que ce commentateur de Markowicz, qui tout comme Hubert Nyssen, j’en suis convaincu je suis persuadé, se placeraient l’un et l’autre sans sourciller une seconde au côté de Jorion.

    3. Oui, il est terrifiant d’entendre ce mot en parlant de Paul Jorion, qui plus est sur FC que je croyais plus ouverte à la liberté de pensée et d’expression. Il n’y a donc pas de modération sur FC? Je croyais BC sensé dans ses analyses, je découvre un tueur affidé du régime qui perd patience lorsque le questionné ne le suit pas sur son terrain… FC serait-elle devenue une officine de propagande? Maintenant que le doute s’est insinué, j’écouterai d’une autre oreille les matins, en gardant à l’esprit ces comportements obscènes auxquels PJ a répondu avec dignité.

      1. « FC serait-elle devenue une officine de propagande?  »

        Hélas !!!

        Plus (+) de SLAMA, dont les dernières interventions sont un ensemble indécent de contre-vérités énoncées sans honte..
        moins (- ) d’Olivier Duhamel depuis déjà des mois, qui était un contrepoint nécessaire.
        « L’économie en question », devenue inaudible et absolument sans intérêt…
        Des émissions remarquables supprimées.

        Caroline E si fine habituellement et qui là, montre qu’elle ne comprend rien …
        m’est revenu Prévert… « Caroline, ne fais pas la mauvaise tête, reviens. »

        Reste quand même encore de quoi s’alimenter ,
        mais oui,
        France Culture dérive vers une tendance générale affirmée à raccourcir,
        découper les émissions,
        et nous abrutir d’annonces d’auto-publicité saoulantes,
        Marc Voinchet, dont l’essentiel est de SE mettre en valeur face à ses invités..
        On aurait envie parfois de crier  » faites le taire ! »

        A comparer avec le France Culture d’y a seulement quelques mois, quelle décadence !
        « Comment le capitalisme nous infantilise » émission la suite dans les idées du 6 nov 2007.
        (Pour ceux qui cherchent d’anciennes émissions,
        taper ANPR.)

        Oui il y a une reprise en main.

        Ce « matin » du 30 novembre a relevé le niveau,
        grâce à Paul Jorion, qui, mettant le doigt sur les interruptions permanentes,
        a finalement pu s’exprimer clairement,
        beau moment.
        Brice Couturier , sans commentaire, car il s’est englué tout seul.

        Merci Paul, pour cet exposé et pour cette colère !
        Il y a longtemps qu’on attendait cela.
        Anne-Laurence

  30. Belle efficacité de Paul Jorion en brise Couturier.

    C’est si rare d’entendre un invité recadrer un journaliste!

    Le passage sur les certitudes, qu’on peut avoir lorsqu’il s’agit de constater l’enclenchement d’une séquence au dénouement inéluctable, et dont on ne saurait se targuer ni se voir affubler lorsqu’il s’agit de prévoir la position au sol des éclats du miroir brisé, m’a réjoui.

    On entend malheureusement rarement quelqu’un dire « je ne sais pas » parmi les intervenants dans les médias, et lorsque c’est le cas, ce fut ce matin le cas avec Paul Jorion, tant Couturier, qu’Eliacheff ou Barreau crient à l’idéologie sans imaginer par là même crier la leur.

    Bravo à Paul que j’ai trouvé plus dense que jamais, et merci à Marc Voinchet qui a lui a permis de s’exprimer.

    1. Brise Couturier c’est exactement le surnom que je lui donnais 🙂

      Est-il possible de réécouter l’émission car avec toutes les rubriques sur le site de FR Q on s’y perd. merci, L

      Ok merci pour le lien plus bas ! (Felix)

      Cela commence à 74 minutes.

    2. Oui c’était un sacré plaisir d’entendre ces fades et fats journalistes remis à leur place…. J’espère que l’ami Bouveresse a écouté, cela l’aurai sûrement réjoui… Pour une fois !

  31. Depuis quelques jours, quelques semaines, quelques mois, quelques années, que dis-je, peut-être depuis quelques décennies, un sentiment de déjà vu, déjà entendu, dans un maëlstrom chantillesque où chacun répète ce que le voisin a dit ou écrit, avec quelques nuances qui pourraient laisser penser que d’aucuns réfléchissent, pensent, tout ça quoi… Parce que eux, ils savent … Et puis ce matin, gris parmi d’autres matins gris, une voix calme que je reçois comme un nuage ensoleillé.

    J’ai été scotchée par la virulence de ton des FranceCulturiens, trouvant assez indigne l’utilisation de certains mots et formules… Mais je les en remercie, car grâce à eux, je suis arrivée ici 🙂

    Je prendrai plaisir à vous lire.
    Reine Zinzin

  32. Merci monsieur, enfin un regard lucide, réaliste et positif qui donne un peu de lumière dans cette dictature de la béatitude ( « naïveté » ) médiatique…

  33. Bonjour,

    Bonne émission.

    Ca a faillit rater à un moment (vrai qu’il était difficile de finir une phrase !).

    Je trouve que le journaliste qui animait a bien réussi a reformuler les questions pour permettre à chacun de s’exprimer, au-delà des différence…

    Difficile de faire comprendre que personne n’a seul de recette, et que c’est ensemble que nous construirons les solutions. Il me semble que finalement, vous êtes arrivé à faire passer cette idée.
    Merci !

  34. Monsieur Jorion vous n’avez toujours pas répondu à la question de votre contradicteur: « Par quoi remplacer le système capitaliste? »
    Personnellement je crains que le problème ne soit plus fondamental et que ce soit la nature humaine qui ne soit en question. Aucune des religions pourtant plusieurs fois millénaires n’est arrivée à changer le coeur ou le cerveau de l’Homme.
    Mettez aujourd’hui 10 hommes sur la même ligne de départ et dans un an il y en aura un ou deux qui aura prix un avantage quelconque sur les autres. Indépendamment du fait que le système soit capitaliste ou pas.
    Je le répète au risque de faire sursauter certains, c’est notre « logiciel » qui n’est plus adapté aux enjeux et aux défis planétaires que rencontre l’espèce par suite de son expansion exponentielle en particulier ces dernières décennies. Ce « logiciel » nous a sans doute été très utile au temps où nos ancêtres peu nombreux luttaient pour leur survie dans une nature particulièrement hostile, aujourd’hui où nous sommes très nombreux et où nous façonnons la nature selon notre volonté grâce une technique très puissante, ce « logiciel » devient dangereux non seulement pour la vie en général, mais pour la survie même de notre propre espèce.
    Le problème, c’est que ce « logiciel » n’en est pas vraiment un, comme celui d’un ordinateur. Qu’on ne peut donc en changer facilement. C’est pour cela que les choses sont très compliquées.
    Les gens réfléchissent peu, car réfléchir est fatiguant. Toute remise en question est inconfortable. Aussi ils attendent toujours des solutions clé en main de penseurs qu’ils qualifient de « prophète », ils transforment toute pensée originale, en un système de croyance qui finit par se scléroser et conduit à des systèmes mortifères. Seule la pensée vivante dans le maximum de têtes pourrait nous aider à dépasser la logique qui veut que toute révolution, toute guerre aboutit à remplacer une aristocratie, par une autre. Mais encore une fois penser, réfléchir, s’informer, se documenter est fatiguant et prend du temps. Or nous vivons dans un monde où l’on n’a plus le temps, où l’homme attend des solutions toutes faites, du prêt à porter de la pensée prêt à être consommé.
    En tout cas je suis persuadé au moins d’une chose, c’est que l’être humain n’est fondamentalement pas raisonnable.
    Pour le reste par quoi remplacer le système capitaliste à l’agonie. Pour moi ce serait un moindre mal de revenir à un système d’économie mixte, où secteurs publics et privés ne seraient pas en concurrence, mais se complémenteraient. Un système de « Check and balances » avec pouvoir et de vrais contre-pouvoirs, pour éviter les excès des uns ou des autres. Et pour les valeurs à promouvoir et sur lesquelles baser ce système je renvoie à la déclaration des « Droits de l’Homme » de 1948 et à la déclaration de Philadelphie de l’OIT en 1944. Il faudrait y rajouter de nouvelles déclarations sur les droits de la Nature, pour éviter de transformer notre planète en poubelle.
    Pour résumer face aux défis inouïs de notre temps, nous avons plus besoin de solidarité, que de concurrence sauvage. Pour l’espèce c’est une question de vie ou de mort.
    Malheureusement plus j’avance dans la vie, plus je pense que l’être humain est plus fou que raisonnable. Car s’il en était autrement nous ne replongerions pas régulièrement dans des catastrophes majeures comme celle qui nous menace aujourd’hui.

    1. Mettez aujourd’hui 10 hommes sur la même ligne de départ et dans un an il y en aura un ou deux qui aura prix un avantage quelconque sur les autres. Indépendamment du fait que le système soit capitaliste ou pas

      Oui,telle est la nature humaine,on ne peut pas empêcher la compétition.

      1. Ce n’est pas le noble esprit compétitif, c’est la nécessité de dominer pour survivre.

        « …primate émotif, agressif et territorial ».

        Les expériences avec des rats, notamment, ne manquent pas, celle-ci par exemple :

        http://www.canal-u.tv/producteurs/les_amphis_de_france_5/dossier_programmes/sciences_de_la_vie/faits_comme_des_rats

        « L’expérience des rats plongeurs fascine parce qu’elle nous renvoie à notre comportement et nous interpelle.
        Pourquoi certains rats plongent-ils pour aller chercher leur nourriture alors que d’autres se contentent de la leur « voler » ?

        Par quoi sont déterminés les rôles ?

        Peut-on étendre cette observation au genre humain ?

        Et moi, dans tout ça, de quel côté serais-je ???

        Les expériences complémentaires et la modélisation apportent-elles des réponses ? »

      2. @Plessis

        La compétition sous forme d’une saine émulation je ne suis pas contre, par contre la concurrence sauvage et déloyale je suis absolument contre.

      3. la coopération est aussi chevillée au corps de la nature humaine que la compétition, comme chez les autres animaux d’ailleurs. Pourquoi se focaliser sur la compétition ?

    2. Ce « logiciel » nous a sans doute été très utile au temps où nos ancêtres peu nombreux luttaient pour leur survie dans une nature particulièrement hostile, aujourd’hui où nous sommes très nombreux et où nous façonnons la nature selon notre volonté grâce une technique très puissante, ce « logiciel » devient dangereux non seulement pour la vie en général, mais pour la survie même de notre propre espèce.

      Toujours, toujours, toujours les mêmes sottises éculées, vous ne comprenez, pauvre Joan, rien de rien à rien. vous écrivez n’importe quoi, vous complaisant dans des généralités redondantes, un discours et une idéologie verbeuse et pestilentielle. Si vous êtes encore jeune, rien n’est encore perdu, par contre à partir d’un certain âge…

      Aucune des religions pourtant plusieurs fois millénaires n’est arrivée à changer le coeur ou le cerveau de l’Homme.

      Toujours cet Homme immuable, éternel et abstrait, comme tout ce que vous écrivez: des abstractions vides de sens.

      1. @pArs Destruens

        un discours et une idéologie verbeuse et pestilentielle

        Tout ce qui est excessif est insignifiant….

        Toujours cet Homme immuable, éternel et abstrait, comme tout ce que vous écrivez: des abstractions vides de sens.

        L’ Homme avec un grand H c’est l’espèce humaine. Je ne crois pas qu’il soit plus concret de parler du Marché, ou des marchés par exemple. Et pourtant on entend à longueur de journée, les marchés sont nerveux, ou il faut apaiser les marchés, ou le Marché.

        « abstractions vide de sens », vide sens pour vous je veux bien. Mais pas forcément pour tout le monde.

        C’est toujours facile de tirer à vue.

      2. En tout cas je suis persuadé au moins d’une chose, c’est que l’être humain n’est fondamentalement pas raisonnable.

        Je suis fatigué d’entendre des âneries de ce type ou « c’est la nature humaine » de la part de personnes qui projettent leur incapacité à dépasser leur égo sur les autres. On ne peut pas comprendre ce que l’on a pas expérimenté soi même, c’est pourtant pas difficile à saisir 😉

        Joan, lisez Ramana Maharshi.

      3. Je ne crois pas qu’il soit plus concret de parler du Marché, ou des marchés par exemple. Et pourtant on entend à longueur de journée, l

        Votre raisonnement est vraiment étrange. Cela donne : puisque nous baignons dans les idéologies et les abstractions positivistes naturalisantes, autant y aller soi-même, c’est-à-dire…

        Tout ce qui est insignifiant est excessif.

        C’est vrai j’aurai pu dire

        idéologie verbeuse

        , tout court, sed longius nos impetus euehit prouacante materia.
        Je retire donc pestilentielle et lui substitue « idéologie verbeuse et usée jusqu’à la trame »
        Oui, en effet l

        ‘Homme

        avec un grand H, l’espèce humaine est une abstraction vide de sens. Bien sûr, pas » f

        orcément pour tout le monde

        « , mais cela n’y change rien; beaucoup croient à Dieu, au Diable, aux Saints, à la transmutation du plomb en or, au complot contre la race X, etc…
        Vous dites

        c’est toujours facile de tirer à vue

        , qu’en savez-vous au juste ?
        Puis l’affaire n’est pas tant de tirer que d’atteindre, n’est-ce-pas ?

      4. pArs Destruens : pourriez-vous argumenter et surtout rester courtois ? Votre ‘style’ donne précisément raison à Joan !

      5. Non Joan , vos propos sont indignes de l’Humanité.

        UNe grande partie du problème réside
        dans la croyance devenue certitude pour beaucoup dans l’idée pourtant simpliste pour rester poli
        que l’homme est par essence égoiste et querelleur, comme un rat, et ainsi dévolu à l’avidité et l’accumulation .

        NON, Joan, l’homme n’est pas au niveau du rat, des millions d’humain ont dépassé ce stade, et même théorisé ce dépassement de bien des manières selon les cultures,

        REflechissez réellement, creusez le sujet,
        lisez par exemple « Un si fragile vernis d’humanité : Banalité du mal, banalité du bien » de Michel Terestchenko

        pour définitivement vous débarasser de cette impensée propagation héritée de décennies de
        propagande néolibèrale (au bénéfice qe qui ?) : le paradigme égoîste.

        Merci

    3. @Joan

      Je suis en tous points d’accord avec vous, votre analyse et votre synthèse ; encore que si l’analyse est juste, la synthèse peut encore fluctuer en ce qui concerne l’échéance qui nous menace.

      Vous rejoignez le regretté François Terrasson qui avait cette pertinente définition de l’humain :

      « L’homme n’est pas rationnel. C’est un primate émotif, agressif et territorial. »

      Yapluka… attendre qu’il évolue ! 🙁

    4. Monsieur Jorion vous n’avez toujours pas répondu à la question de votre contradicteur: « Par quoi remplacer le système capitaliste? »

      La réponse de M. Jorion est , comme je l’ai compris, un dépassement voire un au-delà des systèmes connus incluant le capitalisme et autres formes de socialismes, ayant pour ensemble commun l’existence d’une aristocratie (religieuse, nobiliaire, financière, bureaucratique ….) . Le pb posé c’est la concentration du pouvoir …

      Mettez aujourd’hui 10 hommes sur la même ligne de départ et dans un an il y en aura un ou deux qui aura prix un avantage quelconque sur les autres. Indépendamment du fait que le système soit capitaliste ou pas.

      ‘L’homme est un loup pour l’homme’ dirait Hobbes pourtant il porte en lui la capacité de surmonter sa propre nature,. et donc de s’ADAPTER au risque de disparaître Merci Darwin

      En tout cas je suis persuadé au moins d’une chose, c’est que l’être humain n’est fondamentalement pas raisonnable.

      Encore heureux! allez, un peu d’étymologie qui peut aider à saisir la problématique et les enjeux autour de la racine latine fides. On y trouve fiduciaire confiance foi …ce qui relève de la croyance, bref pas très rationnel , voilà les enjeux; et ils sont terribles quand on n’a plus confiance qu’on n’y croit plus et que l’on accorde aucun crédit.

      Plus généralement, quand on emploie le mot logiciel, je suis doublement inquiet :
      1) informaticien, je sais qu’un logiciel sans bug n’existe pas; au mieux il est incomplet
      2) réduire une pensée à un modèle (comme pré-cité) prêt à installer relève la aussi soit de la croyance, soit de l’idéologie, soit de la paresse ,

      M. Jorion a été remarquable de clarté ce matin

      1. @jean

        Plus généralement, quand on emploie le mot logiciel, je suis doublement inquiet :
        1) informaticien, je sais qu’un logiciel sans bug n’existe pas; au mieux il est incomplet
        2) réduire une pensée à un modèle (comme pré-cité) prêt à installer relève la aussi soit de la croyance, soit de l’idéologie, soit de la paresse ,

        Comparaison n’est pas raison, j’en conviens.
        Encore que certains envisagent l’Univers comme un « Grand Calculateur » évoluant de manière heuristique ( progression par essais successifs, sélection des essais conduisant à un succès, et élimination des essais ayant conduit à un échec)
        Si c’est le cas toute entité sélectionnée par ce processus peut quand même être « buggée », comme nos programmes. Mais le bug peut ne manifester ses effets néfastes qu’au bout d’un temps très long et dans un contexte bien particulier. C’est en ce sens que je dis que notre « logiciel » n’est plus adapté à notre contexte.
        Par contre pour aller jusqu’au bout de l’analogie, je ne suis pas sûr que l’on puisse « débugger » ce « logiciel », dans ce cas notre espèce fera parti des essais ayant conduit à un échec évolutif et la Nature essayera autre chose. Ni plus, ni moins…

    5. je pense que l’être humain est plus fou que raisonnable.

      …d’où l’importance pérenne de l’éducation (« ex-ducere » : conduire hors de… cet état de folie naturelle, l’homme n’est pas naturellement bon, hein, Jean-Jacques R. ?!).
      Il est patent que les pires tenants du système s’attachent toujours à démanteler l’éducation publique …les autres (la gôche) ne veulent que la replâtrer, la pauvre bougresse, et le résultat reste horrible ; là aussi, décidément, il faudra repartir de 0…
      J’ajoute que la réflexion de Joan : « Aucune des religions pourtant plusieurs fois millénaires n’est arrivée à changer le coeur ou le cerveau de l’Homme » me paraît profondément juste : comment des exotérismes, des concrétions de croyances de la part de gens, sans doute sincères et malheureux de leur condition première, mais qui formalisent leurs peurs et leurs espoirs toujours au sein de la dualité, comment ces superstructures mentales et même « du mental » pourront jamais amener quelqu’un à sa libération intérieure !?
      L’Homme n’est pas une abstraction, son cerveau – surdéveloppé et mal maîtrisé après seulement quelques centaines de milliers d’évolution – est le même de Bornéo aux fjords norvégiens ; il me semble que le structuralisme (Dumézil / Levi-Strauss) l’a largement prouvé. Evidemment, ça choque les adorateurs de l’ego qui s’estiment, eux-mêmes, et qui estiment l’homme, cet animal au cerveau hypertrophié, si intéressant, si chatoyant !
      Sinon, oui, Pars Destruens, modérez vos propos, svp ; il suffit d’un Vigneron sur le blog !

  35. Bravo pour cette intervention sur France Culture. Que d’énergie dépensée pour simplement arriver à poser les termes du problème à résoudre et commencer à canaliser les intelligences pour réfléchir aux solutions possibles. Quand les solutions du passées marchent de moins en moins bien pour devenir à la fin le problème, ceux qui s’échappent de ce cercle vicieux sont qualifiés de prophètes ! Merci à Paul pour sa ténacité.

  36. Les « certitudes » de Caroline E: sous-entendu des affirmations sans fondement ou preuve. Ces certitudes là ne sont que des faits évidents pour quelqu’un qui comprend un peu mieux le sujet . Bravo, très bon entretien.

  37. Nous avons grandement besoin d’analyses comme celles que P. Jorion a présentées ce matin, parce qu’elles disent autre chose que ce qu’on nous serine à longueur de temps et dont on pressent la fausseté sans pouvoir l’expliquer, du genre : la majorité de la population
    a vécu au-dessus de ses moyens ou bien la richesse toujours plus grande des riches retombera sur les plus pauvres ou encore la dette souveraine des Etats provient de leurs dépenses inconsidérées.
    Tout ces discours des politiques, repris et ânonnés par l’ensemble des médias, qui visent à culpabiliser ceux qui vivent de leurs salaires ou qui sont au chômage, n’ont pous objet que de nous faire accepter encore plus d’austérité, encore moins de solidarité, encore moins d’égalité.
    P. Jorion a raison de dire qu’il n’est pas un prophète et qu’il n’a pas de solutions clés en main.
    Il suffit qu’il nous rappelle qu’il y a d’autres alternatives

  38. Bonjour M. Jorion
    Vous les avez tellement bien perturbés ce matin que les chroniqueurs suivants ont cru bon de venir à la rescousse de leur petit camarade mis à mal par votre résistance, qu’ils appellent « totalitarisme » ; mais qui est « totalitaire » dans ce genre d’instant, l’intervieweur qui focalise sur une question, ou l’invité qui se rebelle ? En tout cas j’ai trouvé l’échange très intéressant.
    Kenavo
    CLM

  39. Ah … la remarque finale de Mme Eliacheff sur les certitudes de Paul Jorion ! Ou comment perdre tout crédit en 2 secondes.
    Merci Paul Jorion😉

    1. Mme Eliacheff devrait plutôt se poser la question du pourquoi elle est dans le déni. C’est sur, être perturbé de bon matin par quelqu’un qui reste droit dans ses bottes sans être arrogant, elle n’a trouvé que cela pour ne pas s’angoisser plus de la fin de son système. Elle en avait une vague idée mais là si près, c’est insupportable ce réveil brutal de Mme Eliacheff .

      1. je crois qu’eliachef comme couturier (comme nous-mêmes) vont prendre de la graine;tout participe à notre évolution

    2. Désolé mais en l’occurrence le ton de Paul Jorion ne ressemblait pas à celui de l’incertitude. Alors pour ceux qui sont attentifs, comme nous, il n’y a pas de problème, on sait faire la différence entre la pédagogie et la certitude. L’explication de Paul Jorion, qui était un peu en colère, et on peut le comprendre, n’a pas été suffisante je crois. C’est à dire qu’à force d’échange, les différentes personnes se sont retrouvées à s’éloigner et les moyens de négociation semblaient disparaître pour aboutir à un constat de désaccord. Il n’y a pas à dire que c’est de la faute à l’un ou à l’autre, quand bien même la responsabilité du débat incombe à celui qui met en place le dispositif, à savoir France-Culture: il y a eu dysfonctionnement, je n’y ai pas vu particulièrement de mauvaise foi des uns ou des autres.

      1. @ ropib : j’attire votre attention sur deux choses.
        Mme Eliacheff dit ça doit être terrible d’avoir tant de certitudes donc :
        1/ elle dit en bon français : « ben mon gars, t’es vraiment à plaindre avec tes certitudes » pas super non ?
        2/ soit elle n’a pas compris que l’opinion exprimée par Paul Jorion est le résultat d’une analyse, et cela c’est très grave pour une femme comme elle, soit elle a compris, ce que je crois, mais qui aggrave encore son cas.

      2. @Didier> C’était débile à la fin, d’ailleurs Voinchet a assez bien géré la chose en mettant la musique assez tôt et en donnant toute sa place à la rubrique culturelle. Un constat d’échec, certes, mais ce n’est pas toujours simple de le faire à chaud.
        A ce point là ce n’est plus une question de personne, c’est ça que je veux dire.

  40. Bravo Paul!
    Il en faut de l’énergie à revendre si tôt le matin pour affronter « la clique » verbeuse et bouffie de suffisance crasse à Vouinchet. Ca m’a rappelé la bassesse avec laquelle ils s’en sont pris au vénérable Stephane Hessel, en son absence bien sûr, en osant le comparer à notre « héroïque » et inénarrable BHL, qui lui, sait faire la guerre, oui monsieur, alors que l’autre (Hessel) n’est qu’un vieillard sénile; et c’est à peine si je caricature leurs propos…
    Il y a des baffes qui se perdent à la Maison de la radio!

  41. Et bien moi je n’ai pas aimé!
    La question sous-jacente aux énervements de Mr Couturier était bien: quel système si le capitalisme est à l’agonie. Or là pas de réponse; seulement « je ne sais pas ».
    Un peu court! Mr Jorion j’ai lu quelques uns de vos livres (le prix, capitalime à l’agonie). je vous écoute un peu partout. Vous décrivez très bien la fin de ce monde mais vous êtes très peu constructif; il y a pourtant des idées dont celle du livre de l’actuaire dont le nom ne me revient pas qui fait 52 propositions, et vous est sans doute proche. Dont celles de Négawatt pour sortir de façon réaliste du nucléaire; c’est cela qui me gène vraiment chez vous. Vous détruisez, annoncez l’apocalypse mais ne proposez pas grand chose (en tous les cas en public). Serait-ce la grosse tête que je sens poindre dans vos réponses aux contradicteurs jamais assez intelligents dans ce blog également! N’oubliez-pas: ce sont bien les « prophètes  » qui annoncent l’apocalypse.

    1. Cette objection est assez récurrente : si vous n’avez pas de projet de remplacement clé en main, alors taisez-vous.
      La réalité, c’est qu’il est très difficile dans ces conditions d’aborder l’ensemble des mesures d’une réforme du cadre (interdiction des paris sur les variations de prix, chambre de compensation internationale et bancor, interdiction des transactions des chambres de compensation avec les paradis fiscaux, fin du prêt à intérêt pour la consommation, restrictions au niveau de la propriété privée, etc.) Il faut du temps pour développer un tel corpus et malgré la longueur de l’émission, le format ne le permet pas, vous l’avez bien vu ce matin.

      Et de toute manière, ce nouveau cadre n’est arrêté pour personne. Il faut y travailler. Alors d’un côté se voir reprocher des « certitudes » et de l’autre d’être trop dans « l’incertitude », au final, c’est assez cocasse.

      1. Tu as raison Alexandre.

        Toutefois, même si je n’ai pas écouté l’émission, Paul est souvent très/trop prudent sur ces questions. Il souhaite inviter le plus grand nombre à réfléchir. Mais le plus grand nombre, s’il aspire à des solutions toutes prêtes (pour calmer son angoisse), se contenterait sans doute d’une simple « direction ». Certes, elle est déjà implicite dans la critique que Paul fait du système tel qu’il fonctionne encore aujourd’hui, mais enchaîner brièvement une liste de dix mesures indétournables, même sans les expliquer, suffirait à éviter ce genre de réaction. Quitte à ce qu’on le réinvite pour qu’il explique davantage par la suite.
        Les gens ont besoin d’entendre d’entendre quelque chose de cet ordre, sans quoi le syndrôme TINA s’en trouve légitimé à leurs yeux, selon un système de vases communicants.

        L’idée, c’est de présenter un « plan » qui:
        1/ Permettre de sortir du m… (paiement/nonpaiement de la dette, comment et dans quel ordre)
        2/ Rene en même temps impossible tout retour au système antérieur et facilitant (sur le plan logistique/politique) l’adoptio d’autres mesures clés (mais qui se heurteraient à une opposition farouche de l’establishment si elles étaient invoquées directement).
        La pseudo « stratégie du choc » à l’envers, en fait…

        Entre les mesures réduisant la part de la Finance, les mesures limitant/ prohibant le HFT, le bancor, la remise à plat des règles de comptabilité, la traçabilité des reconnaissances de dette, les exemples de gestion à suivre (modèles concurrents d’allocation du capital: Banque Wir, Banques ceci ou Banques cela), il doit être possible de présenter quelque chose de « consistant ».
        Bien sûr, il est difficile d’éviter les thématiques chaudes implicites ou non (nationalisation ou non de l’activité du crédit, statut et politiquede la BCE, loi de 1973, Union Européenne, etc…) ainsi que certaines questions de fond (découplage du travail/ revenu, institutionnalisation de la concurrence, protectionnisme/libre échange, capial/travail/ressources naturelles, …).

        Mais rien n’empêche de s’en tenir à quelques mesures clés, même si c’est de la conjonction de toutes ces mesures qu’émerge le changement. D’un autre côté, il ets vrai que le citoyen français n’est peut être pas encore suffisamment désespéré pour son propre bien, et lui fournir une « recette » clé en main, sans qu’ilse case davantage la tête, n’est pas forcément la meilleure chose à faire à court terme… Peut-être cela serait-il contre-productif en terme d’éveil des consciences.

      2. Tout ce que vous énoncez ici, ce sont pour l’essentiel des mesures de régulation, de remise en ordre et de limitation des pouvoirs de la finance. Cela ne peut pas résoudre le problème posé par la sur-accumulation du capital et son incapacité à s’investir à la fois productivement et de façon durablement viable. Si on dit comme Paul Jorion que le capitalisme est à l’agonie, on ne peut pas dire « un mars et çà repart ». Non, il faut proposer un processus politique permettant le passage à un autre système où l’allocation des ressources s’accorde avec les besoins selon une logique maîtrisée démocratiquement. Bref, il faut se situer à un autre niveau.

        Il faut préciser ce que vous entendez par « restriction au niveau de la propriété privée ». S’agit-il de créer un contrôle social du capital productif, de faire en sorte que les moyens de production et d’échange ne soient plus objets de propriété lucrative (par la nationalisation, les coopératives etc.). Un système fondé sur ces bases est un système socialiste. S’il s’agit de limiter les écarts de revenus, c’est tout autre chose : c’est la proposition d’un capitalisme populaire (un tel capitalisme est-il possible?)

      3. @AntoineY: « Il souhaite inviter le plus grand nombre à réfléchir. Mais le plus grand nombre, s’il aspire à des solutions toutes prêtes (pour calmer son angoisse), se contenterait sans doute d’une simple « direction ». »

        Paul a au contraire très bien fait de ne rien dire sur le système d’après. D’une part parce que c’est une stratégie de l’opposant pour disqualifier d’avance le dit système proposé. Mais surtout parce qu’il n’y a pas de système clé-sur-porte à proposer. Les systèmes clé-sur-porte cela mène au soviétisme. Le futur système sera démocratique ou ne sera pas, et par conséquent il n’y a pas de « direction » à proposer de la part de Paul ou d’une autre personne qui pour le coup jouerait alors au prophète (ou au guide suprême) devant les micros.
        Il faut que les gens sortent de ce schéma mental où ce sont les experts et prophètes, homme supérieurs, qui montrent à tous le chemin à prendre. Le chemin est à construire en commun.
        Bravo Paul.

      4. Je dirai même que ce blog ne le permet pas car je n’ai pas trouvé de catégorie « solutions » ou « propositions » (pour être plus humble). C’est dommage de ne pas avoir fait ce travail dès le départ car maintenant que la question est posée « officiellement », il faut remplir ce vide ou au moins préparer un argumentaire, non ?
        Au bout d’un moment commenter l’actualité ça tourne en rond étant donné les non-décisions prises au sommet…
        On va peut-être me répondre que les propositions sont dans les livres de Paul Jorion ce qui est possible, je ne les ai pas lus.

      5. @ groumpf

        On va peut-être me répondre que les propositions sont dans les livres de Paul Jorion ce qui est possible, je ne les ai pas lus.

        Vous savez donc ce qui vous reste à faire.

        Et puis si vous êtes un lecteur assidu du blog, vous avez du voir passer quantités de propositions sur le blog.

      6. En définitive qu’est ce qu’est le plus dur ?

        -> avancer des hypothèses sur de nouveaux systèmes ou

        -> prendre la dimension de ce qu’est l’humanité façonnée pendant des générations selon les cadres d’un système, et essayer de l’acclimater à l’idée de grands changements ?

        (il me semble que lorsqu’il s’agit du réchauffement climatique et de la cohorte de misères qu’il entraînera, on écoute ceux qui en parlent, sans leur coller une étiquette de « prophète de malheur ».

      7. Je pensais qu’une chambre de compensation et le système bancor rendait inutile, inefficace les paris sur la variation des prix ?

        Restriction au niveau de la propriété privée, vous pensez à quoi ? pouvez-vous préciser votre pensée ?

        Un ignorant avide de compréhension

    2. Poussière en vous lisant j’ai eu envie de passer l’aspirateur sur mon PC.
      Bon sérieusement, vous croyez pas que le Couturier il sait très bien que Paul Jorion fait des propositions concrètes à longueur de bouquins?
      Pourquoi il lui dit pas plutôt: est ce que l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix est elle suffisante pour transformer le système?
      Pourquoi il lui parle pas de la notion de prêt à intéret et la remise en cause pour les prets à la consommation?
      Pourquoi il lui demande pas une explication technique pour les béotiens sur le bancor?
      Hein?
      A votre avis?

      1. Parce qu’il veut que M. Jorion prenne des risques, qu’il énonce des solutions qui pourront être réfutées, dénigrées par comparaison, allusions etc.. C’était un piège et puis c’est tout…
        J’ai beaucoup aimé cette émission : « ..je constate la situation à partir de faits… si vous voulez des solutions, joignez-vous à ceux qui réfléchissent au lieu de vous en remettre à d’autres que vous pourrez brûlez si cela ne vous convient pas.. « .
        Excellent. Merci Paul.!

      2. @ERIX

        Peut-être pas un piège volontaire, mais une tentative de déstabilisation pour l’obliger à cesser ses analyses un peu trop percutantes et orienter le débat vers SES solutions subodorées « miraculeuses » puisque venant d’un « prophète » ! Or, comme il l’a répété, il observe et réfléchit, et il invite tout le monde à en faire autant au lieu de ressasser les vieilles lunes de la croissance infinie. il met la moissonneuse sur la table, à nous de lui compter les boulons…

        Je pense qu’il en a, des solutions, mais qu’il sait parfaitement que le monde n’est plus actuellement en état de les mettre en oeuvre. Il l’a dit, d’ailleurs. L’organisation capitaliste est planétaire, et aucune « nouvelle naissance » ne pourrait se faire autrement qu’aux forceps. Après le chevreau et la vache, on sacrifie les hommes, mais si « tous sont frappés, tous ne mourront pas » ; ce serait difficile alors qu’on a dépassé les 7 milliards.

        Yves Paccalet, un autre Cassandre, a écrit « L’humanité disparaîtra, bon débarras ! » en 2006.

    3. il y a pourtant des idées dont celle du livre de l’actuaire dont le nom ne me revient pas qui fait 52 propositions

      Il doit s’agir d’Olivier Berruyer et de son livre  » Stop! Tirons les leçons de la crise »

    4. Vous détruisez, annoncez l’apocalypse

      Pour prendre une analogie dans le monde routier, lorsqu’il y a un carrefour dangereux, ce ne sont pas ceux qui ont alerté sur la dangerosité du carrefour qui sont responsables des morts et des blessés le jour où un accident grave survient à ce carrefour. Ce sont ceux qui sont en charge de l’entretien des routes et les collectivités locales. Ceux qui ont les moyens de réaménager le carrefour pour le rendre moins dangereux.

      mais ne proposez pas grand chose (en tous les cas en public)

      Il me semble que dans ses livres, sur son blog Monsieur Jorion a déjà fait des propositions, mais ce n’est pas pour autant qu’elles sont prises en compte par ceux qui ont les moyens d’agir.
      Et puis je me méfie des hommes providentiels, ou du prêt à porter dans le monde des idées. C’est à chacun de nous de nous remuer les méninges et de nous retrousser les manches. Sans quoi on remplacera inévitablement une aristocratie, par une autre ad-aeternam.

      ce sont bien les « prophètes » qui annoncent l’apocalypse.

      Le prophète s’oppose au devin en ce qu’il n’est pas fataliste, qu’il n’intervient pas pour répondre à des questions précises et qu’il ne fonde pas sa connaissance de l’avenir sur l’interprétation d’indices ou de signes concrets : cartes à jouer, vol des oiseaux, tirage au sort, ivresse, etc. (Wikipédia)
      Le prophète met en garde ses congénères contre un grand malheur non encore réalisé, pour provoquer le sursaut nécessaire qui va permettre d’éviter ce grand malheur. En ce sens le prophète a un rôle tout à fait positif, il n’est pas un devin, donc il est tout sauf fataliste. Il exhorte ses congénères à sortir du cadre, dans une situation critique où il n’y a plus de solution à l’intérieur du cadre. Mais il n’est pas dans la vocation du prophète d’apporter des solutions, en tout cas toutes les solutions. Le prophète a un coté visionnaire, par opposition aux gestionnaires qui ne sont capables de reproduire que ce qu’ils connaissent déjà. Dans les temps de grande crise les gestionnaires sont inadaptés à redresser la situation.
      Voilà, donc à la place de Monsieur Jorion, je ne prendrais pas comme une insulte d’être traité de prophète, par des gens qui eux ont de sacrés oeillères et qui sont incapables de sortir des sillons qu’ils ont déjà tracé.

      1. Non. Paul ne doit pas se laisser décrire comme un prophète. L’utilisation de ce terme par ses détracteurs n’a comme seul objectif que de l’associer aux prophètes religieux.

    5. >Julien Alexandre

      Il me semble que Paul Jorion devrait répondre à ce genre de question par une pirouette rhétorique du genre:

      Mais monsieur, (ou madame), je suis contre les Aristocraties à la base! Je ne vais pas me poser alors en chef de parti ou en prophète de je ne sais quelle nouvelle doctrine! Je n’ai aucun mandat pour cela, ni de la part des hommes, ni du ciel! Ce nouveau système doit provenir d’un travail collectif, autant dire une longue discussion, qui vient à peine de commencer!…

      Demande-t-on d’avance à un physicien à quoi doit ressembler la théorie qui supplantera la mécanique quantique ou la relativité générale quand on aura trouvé enfin trouvé une expérience invalidant ces vénérables théories?

      Ce genre de truc, ça a fait aussi beaucoup de mal à Pierre Bourdieu en son temps, alors que finalement la réponse à donner n’était pas si compliquée que cela.

      1. Absolument! C’est un exercice difficile et la communication n’est pas le métier de Paul. Je suis d’accord que le seul point sensible de son intervention est la gestion de cette question. Maintenant que la chute approche, c’est cette question qui lui sera posé en boucle. Il faut s’y préparer.

        Néanmoins comme il l’a bien mi en évidence, la question était dangereuse. J’ai en mémoire le comportement d’Eric Woerth avec Paul qui m’avait ulcéré.

      2. >Julien Alexandre

        C’est libre de droit! Il suffit de l’apprendre par coeur et de la sortir à bon escient.

        Et si Mr ou Mme Journaliste fait des manières du genre: « Mais vous répondez toujours là même chose! « , on peut répliquer facilement:

        Je me dois d’assurer un minimum de cohérence Monsieur, (ou Madame)! Vous me poser toujours la même question!

  42. Ah Jean Lebrun,
    Il n’avait pas peur des « blancs radiophoniques » (des silences) ; je me souviens de questions posées
    et qui laissaient son invité dans l’embarras … mais même le silence, il ne l’interrompait pas.

    France Culture devrait enfin faire signer une charte aux invités : « vous êtes invité, mais pour que nous
    puissons servir notre soupe. ».

    Il n’y aucun doute quant à la teneur de la théorie (& pratique) économique de personnages qui sont dénués de la plus élémentaire politesse.

    1. Il est parfaitement exact que les phrases de Jorion étaient sans arrêts coupées, mais cela est la grande mode des journalistes français actuels. Sans doute pour se donner une image ‘critique’, ‘rebelle’ il leur est absolument impossible de laisser qui que ce soit développer une pensée, une argumentation. Un argument soit… et tout de suite on coupe le malheureux pour essayer de le faire passer à autre chose. Impossible de construire une pensée quelconque, dé donner une série d’arguments et d’en énoncer la conclusion.
      C’est la négation même de toute raison.
      Rien n’est plus insupportable. Même lorsque l’invité est qqn que j’abomine, j’aime au moins COMPRENDRE ce qu’il dit !
      Du coup c’est le règne stupide de la ‘petite phrase’ isolée. C’est aussi la foire d’empoigne.
      Et c’est un grand plaisir, un grand soulagement, quand quelqu’un, une fois, comme c’était le cas ce matin de PJ a la force suffisante pour résister et faire voir ce qui se passe vraiment.

      [La seule émission que je connaisse qui laisse réellement la parole se dérouler c’est celle de Philippe Meyer : L’esprit public, sur France Culture le dimanche à 11 h (du matin).}

  43. Très heureux de vous avoir écouté ce matin. En lisant le blog tous les jours, je n’ai pas appris grand chose de plus sauf à mettre moins de points de suspension et de tirets.

    En fait vous aviez face à vous un homme de spectacle, un animateur et non plus un journaliste, c’est exactement la caricature de ce qu’est le conformisme. Il savait le bougre mais il a fallu qu’il comprennent que vous n’étiez pas un homme de spectacle, que vous ne céderiez pas à ses outrances pour qu’il change de ton. Il a quand même mis 30 mn pour que ça monte à son cerveau et ouvrir le comportement B.

    C’est en fait l’illustration de ce qui se passe avec plein de gens qui sont incrédules. La réaction devant la situation qui s’écroule sera la peur panique laquelle sera aggravée parce qu’ils avaient un peu compris mais pas eu le courage de se bouger avant.

    Cette émission est très intéressante à démonter parce qu’elle montre les codes de fonctionnement de l’oligarchie des médias face à quelqu’un qui vient casser leurs certitudes. Après avoir cité vos bouquins ils ne pouvaient pas trop vous prendre pour un rigolo.

    Ils vont avoir du mal avec vous les journaleux si vous leur dites : « je ne suis pas un prophète » Ils attendent le scoop, la révélation, sinon ils vont devoir faire leur métier. Quelle chute de passer d’animateur radio à journaliste !

  44. j’ai écouter une partie de l’amission et je suis rester un peu sur ma faim-
    mr jorion nous a dit que le capitalisme actuel allait s’arreter-mais il ya un peu de flou sur la suite et ce qui va le remplacer-peu etre ne le sait il pas?? Ou ne pas dévoiler ses batteries??
    il s’est bien défendu devant des coriaces -mais n’a pas répondu à toutes les interrogations.

    1. Couche tot, Paul n’a pas cessé de dire qu’il n’a pas un système de rechange clé en main, des lors normal qu’il ne puisse répondre pas à toutes les interrogations (surtout qu’on ne le laisse pas le faire).

  45. Vous vous êtes un peu énervé ce matin, c’est dommage. Je comprends que vous soyez agacé, depuis septembre il faut dire que l’équipe des matins de France Culture cherche un peu son format, son rythme et son ton. Je trouve que leur renouvellement est une bonne idée, tant l’année dernière a été mauvaise je trouve. Néanmoins ils ne sont pas encore au point. Couturier n’est quand même pas le pire polémiste qui soit et je vous assure que, même s’il y avait un grand nombre de pièges rhétoriques, vous avez bénéficié d’un temps de parole assez intéressant.
    La seule idée que vous avez réussi à faire passer, je crois, et à laquelle j’adhère totalement, c’est la possibilité de la fin de notre civilisation, avec le parallèle des Mayas notamment qui me semble intéressant. J’aurais aimé que vous approfondissiez ce thème: qu’est-ce que la fin d’une civilisation ? n’est-ce pas juste une difficulté de l’historien à tracer le cours des choses à partir d’un moment ? Si on prend l’Empire romain, on peut parler d’une chute (peut-être moins de la fin d’une civilisation, mais je ne sais pas) dans la mesure ou nous avons à étudier une Histoire éclatée… j’imagine que les populations de l’époque continuaient de vivre et que le « désordre » relatif de leur époque leur étant quotidien ils n’y voyaient ni la fin d’un empire ni le début du Moyen-Age, qui sont des appellations a posteriori. Je veux dire… bon, la fin de notre civilisation est envisageable, une désordre amenant une violence systémique qui pourrait en découler n’est pas vraiment souhaitable, mais on pourrait aussi considérer que cet éclatement de l’Histoire, et une relocalisation de l’organisation sociale quelque part (enfin je crois que c’est ça la civilisation: une certaine abstraction de l’organisation sociale à une échelle qui dépasse l’entendement individuel), ce ne serait pas non plus l’horreur. La chute de l’empire romain, ok, mais enfin j’ai commencé à apprendre que le Moyen-Age n’était pas l’époque si terrible qu’on m’avait dépeinte dans mon enfance.

    Pour en revenir à l’émission de ce matin, que j’ai trouvée décevante, ce que j’ai compris c’est que finalement vous aviez l’envie de procéder à une critique du media de masse. En effet j’ai eu l’impression, en tant que lecteur régulier de votre blog, que vous faisiez beaucoup référence au web de manière implicite. De plus je n’ai compris votre remise en cause des « experts » que dans le cadre du système médiatique qui est en train de s’écrouler en même temps que le reste. Alors dans le cadre de France-Culture, qui propose un business-model à capital public et une ligne éditoriale un peu différente des autres (quand même, même si les différences ne sont pas suffisantes pour dire qu’on est dans un système alternatif), l’analyse doit être un peu fine, plus que sur TF1 où nous sommes à l’inverse dans une caricature. Mais je pense, si vous me permettez, parce que c’est juste comme ça que je l’ai ressenti, que c’est ce qui a manqué à cette émission.

    1. Ce que M. Jorion a voulu transmettre, c’est plutôt ce déni d’informations connues que les médias, y compris FC, sauf avec vigueur comme ce matin, ne relaient pas et sont au mieux improductifs, au pire complices du système. Voilà comment j’explique et excuse la mise au point virile de M. Jorion dont il faut reconnaître que M. Couturier ne laissait pas la parole …

      Quant au changement civilisationnel, l’exemple maya, certes instructif, m’a semblé somme toute anecdotique.

      L’idée majeure que j’en ai retiré c’est ce ver dans la pomme qui s’insinue in fine avec la concentration des pouvoirs quel qu’en soit la nature.

      En ce sens, c’est à un effort de pensée planétaire qu’il faudra bien sacrifier au risque de tous disparaître, riches émergents compris

      1. Je ne suis pas tout à fait d’accord , A part quelques minutes un peu agitées , Brice Couturier a plutôt été discret .
        De toutes façons , il est pour le moment impossible à la plupart d’entre nous d’entendre que le système est fichu . On ne sent pas encore assez le souffle d’Attila dans notre nuque ( si je peux me permettre cette image osée ) .

    2. @ropib: « La seule idée que vous avez réussi à faire passer, je crois, et à laquelle j’adhère totalement, c’est la possibilité de la fin de notre civilisation, avec le parallèle des Mayas notamment qui me semble intéressant. »

      Ce n’est pas de la possibilité dont Paul a parlé, c’est du constat de son écroulement, que l’on voit sous nos yeux. Encore un peu de mal à accepter la réalité, hein… Mais bon, admettre la possibilité, c’est déjà un bel effort.

      1. Ok pour la fin de la civilisation. Il y a des civilisations qui meurent totalement et il y a des civilisations qui mutent. D’accord l’empire romain a chu, mais il y a eu mutation, on ne peut pas dire que l’empire romain n’a pas continué, du fond du passé, d’influencer le Moyen-âge puis la renaissance. Enfin… je fais une distinction, j’ai eu l’impression que Paul la faisait aussi.
        En tous cas je crois qu’il est encore possible d’influencer aujourd’hui le monde à venir.

      2. @ropib: la mort aussi n’est qu’une mutation. L’Empire romain a muté, ben oui, mais il n’existait plus au Moyen-Age. Moi aussi je vais muter un jour. Le plus tard possible.
        Si vous préférez cela, disons que le capitalisme est en train de muter grave. Espérons juste que ce ne soit pas le Moyen-Age qui nous attende (enfin, plutôt qui attende mes enfants et futurs petits-enfants).

  46. Un grand bravo à Paul Jorion, pour le courage, l’adversité et la pugnacité avec laquelle vous êtes intervenu ce matin. Pas facile.

    D’un côté marc voinchet, le gentil, de l’autre brice couturier, le méchant, dans le cadre de l’Institution : La Radio Nationale, avec ses règles du jeu intrinsèques auxquelles on est contraint et dans lesquelles  » l’invité  » est soumis.

    L’idée principale de Paul Jorion, ce matin, sur france culture, est de repenser le cadre de l’institution ou des institutions existantes avec lesquelles il peut être tenté de réguler le système.
    Bravo pour avoir réagi de manière frontale aux propos usés de brice couturier sur le prophète.

    Car il est dans l’erreur, celui ou celle qui on compte sur les vedettes de radio france, les ultra- libéraux, colombani, casanova, couturier, finkelkraut, slama, et adler et j’en passe, pour faire changer le comportement des dirigeants des organismes bancaires et des escrocs de la  » droite républicaine  » du gouvernement.

    Alors que faire ?

    Taxer les transactions financières existantes ?
    C’est trop faire confiance au système bancaire actuel, accorder trop de crédit à une pseudo autorégulation dans laquelle la « régulation », mot très tendance, ne sert qu’à justifier la communication des gouvernements en place, en faisant bien sourire les patrons des organismes financiers.

    Quelle régulation : Commencer par le milieu, le cœur du système, les chambres de compensation et le swift, les machines qui font marcher le système du 1% des plus riches de la planète.
    Continuer par la bourse, interdire et faire interdire la spéculation dite  » nue « , ou les positions de spéculation dites  » nues « .
    Je reprends les idées défendues patiemment sur ce blog, en saisissant de manière trop furtive, n’étant pas économiste, les ravages de ce que j’appelle l’hyper spéculation.
    En fait, pour le commun des mortels je trouve le mot « nu » trop sexy et inapproprié pour qualifier la spécificité de cette spéculation, même s’il est en vigueur.

    Il serait utile de se démarquer nettement des partis politiques dont l’obsolescence et la déliquescence est trop grande, les politiques ne font que récupérer les propositions et les idées de changement, dans des visées électoralistes, tout en sachant qu’ils n’en feront que de la communication.

    Tout en tenant compte de l’inertie du système. Il serait temps aussi de poser le cadre de l’institution ou des institutions existantes avec et dans lesquelles il peut être tenté de réguler le système…

    Bon, je retourne chez mineur7 bémol5.

  47. Je ne vous dis pas bravo car j’ai trouvé que votre manière de dialoguer était non seulement discourtoise (je suis l’invité donc je peux tout me permettre…) mais qu’elle montrait aussi une incapacité à admettre d’autres idées que les siennes. Il était bien inutile d’insulter comme vous l’avez fait le journaliste contradicteur. Vous vous faites le champion du catastrophisme mais je me demande s’il n’y pas là un positionnement de marketing culturel, au moins chez vous (ah l’ancien trader !). Dire que le capitalisme est mort, fort bien , mais si l’on est incapable, comme vous l’êtes, de dessiner le moindre système de substitution, fût-ce de façon schématique, montre les limites de la réflexion. Quant à convoquer Hegel pour dire qu’il faut espérer, c’est un peu court….
    Beaucoup de prétentions et d’incantations; peu d’analyses réelles et serrées…..

    1. Ce n’est pas tous les jours qu’un invité peut tout se permettre en général c’est bien plus le contraire qui se passe dans la plupart des émissions bien abrutissantes de ce monde.

      Comment les gens sur terre pourraient-ils faire meilleur accueil aux premières idées du moment si je recherche déjà principalement à les faire imposer partout dans la rigueur ?

      Comment dessiner le moindre système de subtitution, lorsqu’on préfère bien plus faire entendre à la plupart des êtres qu’il n’est plus guère possible de vivre autrement en société.

      Alors on avance et on avance surement pour un plus grand dérèglement des choses, alors les limites de la réflexion ne viendraient-elles pas aussi d’autres gens bien plus habiles en la matière.

      Quand bien même le prophète Jérémie passerait à la radio il n’en serait pas mieux reçu avec courtoisie et modestie par les premiers dévots du système marchand sur terre.

      Quand bien même il y aurait d’autres désastres climatiques sur la terre, mais non il faudrait toujours bien apprendre les mêmes choses à l’école, bien folle espérance du monde dans le tout illusionnant de plus.

      Tout n’est en fait que prétentions et incantations médiatiques dans le meilleur des mondes, c’est le marché, c’est la télé, la radio, c’est encore ceci et cela tout le temps sur la terre et cela jusqu’à la fin des temps.

    2. Bonjour,

      Cela fait trente ans que l’on entend le même discours, que l’on voit les même économistes nous dire les mêmes choses et que oui vous allez en bavez car vous le méritez, travaille jusqu’à 70 ans & co.

      Ce matin j’ai switché sur BFM après FC et c’était pathétique, dans le style bravo les anglais, vous au moins vous savez couper les budgets. Bref c’est le TINA : there is no alternative

      Dans ce contexte, j’ai beaucoup aimé les propos de Paul Jorion qui étaient compréhensibles et c’est normal qu’il ne se laisse pas faire, les petites pics lancées a la fin de l’émission montre que ces chers journalistes sont dans le système et le défendent donc.

      Autre émission revigorante, Taddei hier soir, avec Emmanuel Todd

      je ne crèverais pas débile et au moins j’aurais la satisfaction de sortir de la pensée unique, merci

      1. @ Chios

        Heureux que vous ayez pointé le courage dans la clarté de la dialectique d’Emmanuel TODD , la force de son message ( ainsi que de son alter-ego économiste , dont j’ai perdu le nom , génial de précision et de pédagogie….à inviter absolument à contribuer à ce blog…).

        Décidément , TADDEI aime prendre des risques ( que j’espère , pour lui , bien calculés….) dans l’anticonformisme du choix de ses invités. UN REGAL.

        ((( Une pensée émue pour les longs moments d’intense solitude de L. WAUQUIER , sous-ministre quand même…!! , complètement dépassé par la pertinence des arguments de diagnostic avancés par nos deux compères. )))

    3. Hemster pas jovial voyez ce que j’ai mis plus haut au commentaire n47 de poussière.

      Pourquoi le journaliste ne dit il pas clairement qu’il n’est pas d’accord avec Jorion plutôt que cette longue introduction pour dire que Paul est un catastrophiste qui crie au loup avec les autres pour le banaliser car « le capitalisme est toujours là ».

    4. @Hemster

      Je n’ai pas encore entendu l’émission (je dois attendre ce soir), mais je ne pense pas que Paul Jorion aurait pu y dire que le capitalisme est mort. Comme le titre de son dernier livre le dit, il est pour le moment « à l’agonie », ce qui n’est pas tout à fait la même chose… Lorsqu’il sera réellement et cliniquement mort, ceux qui se font encore actuellement contre vents et marées ses adulateurs n’auront plus rien à se mettre sous la dent, et alors arrivera forcément un système de substitution… qui sera ce que « nous » en ferons. Ce « nous » étant à prendre au sens le plus large. Vous êtes invité à y contribuer ici. Je vous en prie…

    5. @Hemster

      Lorsque un médecin devant un très grand malade diagnostique qu’il est mourant, on ne va pas lui reprocher de ne pas dire ce qu’il faudrait faire pour qu’il ne le soit plus.

      C’est le travail de la science et des chercheurs qui fera avancer les choses.

      Pour l’instant si on est arrivé à retarder les effets dévastateurs du cancer, on n’est pas arrivé à trouver sa guérison.

      Or dans cette partie de l’émission, il était reproché à Paul Jorion de diagnostiquer la fin du capitalisme, mais de ne pas donner le pack pour le remplacer…

      Je pense que désormais face à ce genre de critique, il est bon de mettre les choses au clair comme il l’a fait, en indiquant :

      -> que ce qui l’a amené à cette conclusion, c’est l’analyse des diverses périodes de la crise, passant par le point « A » ayant amené à prévoir le point « B » etc.

      et que

      -> si il s’attachait avec d’autres à rechercher un système qui mette hors de son sein les leviers prédateurs, il n’était pas possible de claquer du doigt pour trouver une formule toute prête.

      1. « Lorsque un médecin devant un très grand malade diagnostique qu’il est mourant, on ne va pas lui reprocher de ne pas dire ce qu’il faudrait faire pour qu’il ne le soit plus »

        Tout à fait juste.

        Merci Edith

      2. @was

        Remarquez qu’il y a des médecins qui préconisent la respiration artificielle, la nourriture artificielle, le mourant n’est plus que tuyaux et machines, mais on peut dire : il est pas mort.

    6. Je suis obligé d’adhérer un peu à la remarque de Hemster. Paul Jorion a malheureusement un désavantage dans l’exercice du dialogue et de la conversation. Le fond est bon, mais la forme est mal adaptée dans le cadre d’une joute d’arguments. C’est dommage car les idées à faire passer sont fondamentales.

      On se retrouve avec un discours un peu têtu, qui ne cherche pas à développer de contres arguments convaincants face à M. Couturier (dont le discours serait pourtant facile à démonter).

      J’ai le souvenir d’un mémorable face à face Lordon vs Slama, où les deux se sont retrouvés dans leurs retranchements idéologiques et philosophiques, et de manière très intelligente. En partant d’un débat économique, on en arrivait à l’influence du système sur l’individu (Lordon) face à la soi disant responsabilité intégrale de l’individu pour la situation qu’il subit (Slama). C’était extrêmement constructif et révélait le fondement de la pensée des deux hommes. Il eut suffit d’ajouter un petit exemple comme les statistiques d’obésité entre pauvres et riches aux états unis et c’était le monde intérieur de Slama qui s’effondrait… (ce ne fut malheureusement pas le cas, ou sous une autre forme moins frappante).

      Ce n’est pas à ce genre de joute constructive qu’on a assisté ce matin, et c’est dommage. Un peu plus de malice rhétorique pour M. Jorion et un bien plus grand nombre d’auditeurs finirait par réagir aux interrogations fondamentales de son discours.

      Pour la prochaine fois?

      1. @ Thomas qui ferait mieux de croire ce qu’il voit à l’usage :

        Si vous voulez de beaux parleurs , voyez côté Sarkozy , Coppé et pas mal d’autres à gauche , à droite , au centre , aux extrèmes .

        Ils vous ont convaincu dans les faits au delà de vous avoir convaincu par leur facilité de conversation et leur élégance ?

      2. au contraire, si je p eux me permettre,…

        Mr.Monsieur Jorion est le dr.house de l’analyse du système….

        Il pose des questions sur lesquelles il connait deja les reponses….Pour moi, il a dévelop^pé cette image là….

        A voir absolument

      3. On peut encourager la malice chez Paul, j’ai déjà qu’il n’en manquait pas, mais ce que nous avons vu là et ce qui est visiblement passé, c’est une grande franchise, du naturel, et nous avons besoin de ce type d’attitude, beaucoup de gens ne supportent pas les « joutes » qu’ils pensent être des jeux qui ne les concernent pas.

    7. Les analyses sont dans les livres. Ce qu’il faut 300 pages à expliciter n’a de toute façon pas sa place sur un format « radio » dans lequel des journalistes sont là pour « divertir » (dans tous les sens du terme si j’en crois ce qui se dit sur la conduite de ce programme…), c’est à dire générer de l’audience (et donc du fric).

      Du reste, un journaliste n’est pas là pour DEBATTRE avec un invité, quand ce dernier est un technicien/spécialiste/chercheur (rayez la mention inutile). Tout simplement parce que ce n’est pas son job (quand il est chercheur, il ne l’est plu), et qu’il ne dispose pas des compétences nécessaires et requises pour un débat. C’est un peu « la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le boeuf »…. En premier lieu, il n’y aurait même pas DU y avoir de « joute »!

      Pour « le » système de subsitution (comme s’il n’y en avait pas des dizaines de variantes possibles!), il faut d’abord que les gens réalisent ce qui est entrain de se passer, ce qui implique une compréhension des tenants et les aboutissants de la situation. La pédagogie est importante. Dans un second temps seulement on peut présenter les alternatives. Sans qu’il soit besoin de taper dans le bolchevisme, mais simplement dans la tradition républicaine, que défend cette radio) , on y arrive très bien rassurez-vous.

    8. Bonjour

      Ne négligez-pas le format de l’échange, la dissymétrie qui souvent y règne. Quant au contenu -quelle transformation, quelles mesures-, lisez les travaux de fond publiés ici depuis des années (pas avant-hier…). Bien à vous.

    9. @Thomas

      Paul Jorion se porte très bien, son expression orale correspond à qui il est. Je trouve, personnellement qu’il a compris que dans l’exercice médiatique auquel il accepte de se plier, le temps d’antenne est rare et qu’il ne parviendra pas à expliquer plus que quelques points qui lui semblent saillants à ce moment donné.
      Par ailleurs, il me semble aussi qu’il est naturel que Paul se radicalise vis à vis de personnes qui monopolisent ce temps d’antenne pour ne rien apporter de nouveau au débat et ne faire que répéter de la pensée pré-mâchée dans le meilleur des cas, et des éléments de langages dans le pire.
      Alors, oui, il a raison et je le soutiens à fond sur ce coup. Je m’étais même permis un jour de lui dire, mais bon sang de bois, pourquoi vous laissez vous couper la parole ?

      Qu’ils se taisent et apprennent à écouter et qu’ils tentent de sortir du cadre eux aussi, et ils auront de nouveau droit à la parole.

      1. Au sein de grands conseils d’administration, il arrive fréquemment qu’ un interlocuteur interrompe l’exposé ou la réponse de l’orateur pour certaines motivations masquées, la réponse des professionnels aguerris à ce style d’exercice est parfois courte, cinglante et efficace:

        « Je vous invite cher ami 🙂 , dans un souci d’efficacité et de clarté pour nos auditeurs, à prendre des notes sur les différents points que vous souhaitez aborder, nous en discuterons lors de votre tour de parole. »

        Il y a des clowns partout. 😉

      2. « Je vous invite cher ami 🙂 , dans un souci d’efficacité et de clarté pour nos auditeurs, à prendre des notes sur les différents points que vous souhaitez aborder, nous en discuterons lors de votre tour de parole. »

        Merci Cavalier,
        J’ai eu crainte un moment à une provocation pour faire rapidement P.J sortir de ses gongs….!!!
        Réussite certaine…….& rendre impossible ce qui devait être dit…..Merci, de s’être repris
        Si la sociologie est un sport de combat, il en est certainement de même pour « l’économie »….Donc : je conseille à Paul Jorion de pratiquer, c’est plus de son âge, le Tai Chi Chuan……pas besoin de tenue spéciale, ni de lieu privilégié….les quais de gare & hall d’aérodromes conviennent.
        A lire les commentaires & à entendre P.J . J’ai vu passer la notion de Moloch, pour « le marché »….bien vu….à noter qu’il y a toujours un homme pour terrasser le « dragon »….donc il y a « de l’alternative »….Toutefois, j’ai aussi noté une allusion à Effondrement (collapse en anglais) de Jared Diamond….car les civilisations sont aussi mortelles.
        Et toujours dans « l’alternative » je viens de voir un livre de D.R Dufour (denoel) :
        L’individu qui vient….après le libéralisme……….
        On se sent moins seul sur cette planète de fous…!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
        Bon courage à tous.

      3. @seb
        peu probable
        Je trouve qu’on voit plus Mélenchon que Hollande.
        Beaucoup de journalistes son nuls, mais de plus en plus ont conscience de leur médiocrité et essayent de s’en sortir (faudrait pas insulter l’avenir…), ça, associé à un reste de conscience citoyenne, et si Paul en a toujours envie, il n’est pas prêt de quitter les plateaux.

    10. @ Hemster le flingueur

      Votre point de vue est parfaitement creux : vous n’étayez vos propos sur rien et vociférez contre PJ qui assume depuis des années des positions qui lui donnent quasiment 100% raison. Ouste.

    11. On vous dit « fait gaffe mec, l’immeuble est en train de s’écrouler » et vous voulez qu’on vous présente les plans du nouvel immeuble que vous aimeriez voir construit à la place..?!
      C’est pas grave mec, reste là, moi je me tire. 🙂

  48. Vous avez eu raison de tenir un propos aussi ferme; on en a assez de la langue de bois.
    Je recommande la lecture de « Collapse » de Jared Diamond; ça commence par les dégâts des mines d’or au Montana. Les Mayas, les Pasquans, les Anasazi étaient dans un espace restreint… Ils ont disparu pour avoir dilapidé leurs ressources et transformé en poubelle leur espace vital. Nous en sommes là avec comme espace la planète entière!

    1. Excellente référence qui peut convaincre, à la fois, que toute civilisation est mortelle, mais aussi, que rien n’est jamais inéluctable.
      Pour les francophones « collapse » existe aussi en Français « Effondrement », c’est extrèmement bien documenté sans être lassant une minute, indispensable pour comprendre les enjeux.
      http://www.amazon.fr/Effondrement-Comment-soci%C3%A9t%C3%A9s-d%C3%A9cident-disparition/dp/2070776727
      Vous pouvez l’achetez sans crainte pour Noel, ce livre ne donne aucunement l’envie de se suicider, mais renforce notre détermination à agir.

  49. Bonjour
    Et bravo Mr Jorion !
    Un (grand) moment de vrai dans le faux journalistique , pour parodier et contredire disait G. Debord !
    C’est tellement rare de voir, d’entendre, la preuve de la collusion des médias avec le système.
    Que cette émission puisse être une occasion (neuve) d’ouvrir les yeux à plus de citoyens … endormis!
    Des solutions, demandées par les « journalistes », par les commentateurs !
    A nous de les trouver, sans attendre, X ou Y.
    Pour moi, ce serait le paradisme.

  50. Bravo Mr Jorion pour la résistance que vous avez démontrée face à votre détracteur de ce matin.
    Belle sagesse dans vos réponses. Puisse votre message être diffusé au maximum. Nous sommes à la fin d’un système, à nous tous de travailler à la construction d’un monde où les aristocraties n’en seront plus !

  51. Je vous ai entendu ce matin sur France Culture. Vous dites que les analyses marxistes sont dépassées mais ce que vous dites ne diffère pas de ce que dit le marxisme. La différence est que vous appelez analyses de simples constats empiriques : quand 1% de la population possède 40% de la richesse, le système productif est bloqué. C’est un fait mais ce n’est pas une analyse.

    On trouve une analyse des crises capitalistes dans le livre II du capital de Marx. Quant à l’accumulation du capital financier et sa prise d’autonomie du capital productif, vous la trouvez dans le livre III du capital. Évidemment Marx ne pouvait rien dire des techniques financières modernes mais il garde sur vous l’avantage d’avoir forgé des concepts qui restent utiles et nécessaires pour comprendre le système. Il nous est plus que jamais utile pour analyser les causes et les formes de la crise du capitalisme.

    Vous refusez de faire des prédictions ou d’avancer d’autre solution à la crise autre que le vœu d’un meilleur partage des richesses. Vous estimez que le socialisme a échoué : c’est un fait que sa forme soviétique a échoué encore faudrait-il en analyser les raisons. Ce socialisme que nous avons connu s’est développé dans un pays où le capitalisme n’était pas lui-même développé. Il a du faire face à la guerre civile et ses séquelles et n’a vécu que sous la menace de la guerre. Comment une démocratie sociale pourrait-elle s’épanouir dans de telles conditions ? Tout le 20ème siècle est plein des guerres pour abattre le socialisme et vous vous contentez de constater son échec. C’est facile.

    Vous semblez dire que personne d’autre ne propose de solution. C’est faux ! Évidemment à la radio on ne cite comme alternative que Marine Le Pen. C’est ceux dont le nom ne sera jamais prononcé, dont l’existence est ignorée qui proposent des solutions. Ils ne se pas contentent d’un « je dirai même plus ». Ils ont des solutions à court, moyen et long terme. Ils sont tous ceux qui travaillent à la gauche de ce qu’on prétend être la gauche. Ils vont de Jacques Généreux, Lordon et d’autres dont le nom est encore plus occulté.

    Ce que vous dites de la révolution française de 1789 est vide de contenu : une aristocratie en a remplacé une autre. Soit mais en quoi consiste la différence, quelle est la place de la révolution industrielle dans cette affaire, qu’ont permis les nouvelles structures sociales mises en place. Peut-être faudrait-il aller voir du côté de Osbone pour avoir une analyse des processus révolutionnaires au XIXème siècle, de leur contenu et de leurs conséquences.

    Bref, je vous lis et je vous écoute avec intérêt mais, s’il vous plait, allez au fond des choses. L’empirisme n’est d’aucun secours face à une situation complexe

    1. non , je ne crois pas que ce soit normal . Et je viens d’écrire à FC pour le leur signaler , Pour le moment , pas de réactions . Clic clic font les petits ciseaux ?

      1. Arrêtez d’être paranoïa : « les matins » dure quasi 2 heures et l’inviter intervient deux fois. Donc, si vous ne voulez qu’un aperçu, il faut écouter « l’invité du jour ». Sinon, il faut écouter toute l’émission des « matins » : http://www.franceculture.fr/emission-les-matins-economie-de-quoi-l%E2%80%99europe-est-elle-capable-2011-11-30
        Et depuis peu, sur FC ils font l’effort de mettre à disposition les 2 parties des interventions de l’invité, en cliquant sur la video.

      2. @Pierre Bommel

        En effet. Je me demandais où était la suite, mais j’ai fini par la trouver.

        Ainsi, vous avez aimé la vidéo sur les rats. N’est-ce pas, qu’ils sont attachants ? Quelle organisation sociale ! On voit qu’ils ne viennent pas des égouts, pour avoir peur de se mouiller le poil. 🙂

        Je crois que ce genre d’expérience a été poussé beaucoup plus loin : si la nourriture n’est pas suffisante, les ra-vitailleurs finissent par mourir de faim et d’épuisement. Et s’il s’agit de partager une femelle, ça se termine de façon sanglante…

        En plus de réfléchir aux solutions pour sortir des systèmes oligarchiques, on pourrait réfléchir aux raisons bien « humaines » qui font qu’ils se sont imposés quasiment partout.

    2. Il vous faut cliquer sur  » les matins » a 6 h pour écouter l’émission en intégralité et avancer jusqu’à 8h15.

  52. Cher Paul Jorion,
    Je compatis à vos plaintes en direction de Brice couturier, son tir de barrage m’est bien connu. Il a attaqué la peinture de ma femme dans son émission en relayant les propos de Philippe Chevalier également assassin à notre égard.
    J’apprécie beaucoup votre aristotélisme des prix et toutes vos analyses clairvoyantes ainsi que vos solutions. Je vous invite pour ma part à découvrir un art post-capitaliste à la Galerie Plastique Pure près de Beaubourg.
    Toujours à vous lire
    Thierry Briault

    1. Bon , on fait sa petite pub (art postcapitaliste !!!! quelle indigence) et si je comprends Brice Couturier ne doit qu’approuver.
      Il approuve= c’est bien
      Il critique= c’est pas bien.
      Quelle hauteur de vues !

      1. Hehe

        Je conseille à hehe de voir la méthode de Brice Couturier et Philippe Chevallier capables de taxer d’artiste contemporain quelqu’un qui s’y est toujours opposé.
        Pour mieux couper les liens entre un philosophe (Badiou) et un artiste.
        C’est comme si d’anciens staliniens s’en prenaient à un libéral de toujours en le qualifiant de stalinien.

    2. C’est comme si d’anciens staliniens s’en prenaient à un libéral de toujours en le qualifiant de stalinien.

      pas gentil

  53. Je n’ai aucune illusion sur Brice Couturier et ses contorsions laborieuse qu’il estime probablement géniales…Je trouve souvent C Héliachef plutôt fine, mais là, quelle bêtise suffisante que sa remarque sur la fatigue et les certitudes de P.J …Oui nous avons là de petits
    aristocrates bien au chaud dans leurs héritages culturels et peut-ëtre matériels aussi, quelle méconnaissance de ce monde finissant. France culture dérive depuis de longues années et je l’écoute de moins en moins tant elle s’ est dégradée. Les états d’âme de tous ces cultureux narcissiques encombrent les ondes…les inserts musicaux sans intérêt et le bavardage.. »L’économie en question  » c’est à pleurer. Comment faire ?
    Pierre

    1. Ouaip, travailleurs de France Q, usagers de France Q, je vois plus qu’une solution. Occupation, Réquisition, Autogestion. Récupérons les ondes et France Q me semble un bon début.

      Attention, cet appel s’adresse à tous ceux et à toutes celles qui sont prêtEs à contrer les idéologies toutes faites et mal faites

      Et même que les questions cons seront les bienvenues et traitées avec fraternité (sans condescendance ni ironie).

      Les oisifs sont priés d’aller loger ailleurs.

  54. Le salaire de Hubert Beuve-Méry était cinq fois celui du plus modeste employé du Monde , c’est ce qu’il avait toléré . Qui aurait imaginé pouvoir faire entonner à ce spartiate « Monsieur le Marquis tout va très bien » ? .Le journalisme a connu d’autres moeurs pour défendre son honneur et son bonheur .

  55. Bof bof. …Tout cela n’est guère constructif. Fatigué de ces dialogues de sourds et de ces joutes verbales narcissiques. Fatigué de ces grandes envolées lyriques et de ces théorisations fumeuses.

    1. @ Jules

      Si vous avez bien écouté, ce qui était reproché à PJ, c’était justement de ne pas faire de grande théorisation fumeuse.
      Quant aux joutes, je les préfère largement à un consensus mollasson, séné-rhubarbe, qui évite de regarder la réalité en face.

  56. Cher Paul Jorion, jamais vous n’avez été meilleur. La précision de votre propos, la manière exacte de vous situer (chargé comme tout le monde de l’après-capitalisme, mais pas plus), votre colère contre Teinturier qui en effet ne voulait que vous faire taire, votre manière d’articuler ce qui se passe avec une conception d’ensemble des crises (quand l’aristocratie monopolise plus de 60% des ressources), et une conception claire des solutions inutiles… Merci, et bravo.
    Je le dis d’autant plus volontiers que je vous trouve parfois un peu expéditif, imprécis, ou blasé. Ce matin, tout était juste.

      1. Que Teinturier me pardonne, c’est quelqu’un que j’apprécie. Non, j’en avais, tout comme Paul, à Couturier.

  57. M Jorion je viens de vous écouter sur France culture et je propose un doudou pour rassurer les marchés.

  58. Je sais moi des sorciers qui invoquent les jets
    Dans la jungle de Nouvelle-Guinée
    Ils scrutent le zénith convoitant les guinées
    Que leur rapporterait le pillage du fret

    Sur la mer de corail au passage de cet
    Appareil ces créatures non dénuées
    De raison ces papous attendent des nuées
    L’avarie du Viscount et celle du Comet

    Et comme leur totem n’a jamais pu abattre
    A leurs pieds ni Bœing ni même D.C. quatre
    Ils rêvent de hijacks et d’accidents d’oiseaux

    Ces naufrageurs naïfs armés de sarbacanes
    Qui sacrifient ainsi au culte du cargo
    En soufflant vers l’azur et les aéroplanes.

    Serge Gainsbourg, Cargo culte (Histoire de Melody Nelson)

  59. je me raccroche au train citoyens ici présents. En vous écoutant ce matin je vous soutenais  » vas-y citoyen, reste ferme !!! » . On passe à la question ceux qui détiennent les éléments pour dire, affirmer que oui, la Terre est ronde . La Terre est plate pour des chroniqueur de l’Olympe tel Couturier !!! Que de procès en sorcellerie monsieur Couturier, que d’arguments archaïques, quelle ignorance ostentatoire !!!

  60. Bonjour Paul,
    Vous avez fait une très bonne intervention.
    Votre message sur le travail intellectuel à fournir est passé: remedier à la concentration des richesses, la reproduction des oligarchiques.
    Peut être auriez vous pu citer l’idée de Bancor comme exemple concret d’une base pour le futur monde à construire. (même si vous avez cité Keynes).

    Couturier se pose souvent expert et contradicteurs non constructif experts sans mouiller le maillot, abrité par son statut supposé neutre de « Chroniqueur », plutôt que d’aider l’invité à développer ses idées. Couturier veut vous cadenasser mais vous sortez du cadre 🙂 et le remettez parfaitement à sa place..

    L’auditeur sait se faire son opinion.

    Et tant pis pour les salles gosses dans la cour de récré:
    (notamment Eliacheff et Baraud dénigrent sans avoir l’air d’y toucher, puisque leur copain Brice s’est pris une bonne mandale, venant de la première il ne fallait pas s’attendre à autre chose ; l’enfance c’est son fond de commerce, face au second et sa pédanterie, l’élégance de votre réponse était imparable).

  61. Bonjour,

    Ca fait maintenant des années que je lis vote blog et que je participe selon mes moyens a sa vie, c’est la premeière fois que je laisse un commentaire. J’ai écouté votre intervention, c’était plus agréable de JF Coppé hier matin 😉 . Je crois que il y a oeuvre de pédagogie à faire, je ne pense pas que Couturier soit fonciérement de ceux qui croit le discours lénifiants des « ca va remarcher », il est un peu comme nous tous, ils regardent autour et ne voit pas de direction… je pense qu’il faut préciser que les prophétes selon la tradition hébraïque n’était pas ceux qui annoncait le malheur mais ceux qui montrait la réalité sous un autre angle, et enoncait les conséquences même si c’est dans un langage poétique. Par exemple Samuel, qui répond au peuple quand il veulent un roi pour les diriger, il met en garde sur les conséquences plus lointaines. Je pense que la seconde partie était plus interessante quand vous avez donné des pistes : la redistribution, le retour à l’économie du réel, la reflexion sur le moyen d’affaiblir ou de faire disparaitre l’oligarchie possédante, ou les conséquences de notre fonctionnement. La on a trouvé des convergences, des interrogations. Je partage tout à fait le choix de reflexions, de travail sur ce système qui ne fonctionne plus et qui nous entraine dans l’abime mais le cadre actuel médiatique propose une sorte d’affirmation évidente a toute les choses, comme les expressions à la mode : « je vais répondre très clairement », « en toute simplicité », « on peut affirmer » qui sont censé rendre simple la complexité . Remettre du doute, du « je ne sais pas », du « on pourrait essayer » c’est s’ouvrir l’avenir que l’on veut nous proposer entre austérite et continuité et ces questions nous obligent à chacun de nous à devenir acteur, à participer. Merci pour ce travail et vos éclairages.

  62. La tension de l’émission trouve son origine dans le discours trop bien rodé de Brice Couturier qui se contente de rabâcher les arguments déjà entendu X fois par exemple dans la bouche de J.M. Colombani, « La mondialisation a permis de sortir de millions de gens de la misère », et ceci n’est pas un signe d’originalité, même si B. Couturier a des origines polonaises qui pourraient le le rendre proche. Ce n’est pas le cas ici :

    1) Rabâchage d’arguments sans aucune originalité, à la suite une chronique au ton ironique assaisonné d’imparfait comme si la question était déjà réglée, et la crise dépassée. Tout cela asséné avec un parfait aplomb comme si l’on était spécialiste, alors qu’on n’est rien moins que cela, face à justement quelqu’un qui l’est. B. Couturier se comporte de telle façon qu’il ne peut que provoquer l’irritation chez son interlocuteur…. (mieux ?)

    2) Tentative pour acculer Jorion vers le TINA : Vous n’avez pas d’alternative, et lui faire avouer qu’il ne sait pas et donc, que tout puisse continuer.

    En tout cas la fin du débat m’a parue véritablement de bon aloi, honnête et importante pour la suite. Et je ménage mes compliments.

  63. Je suis surpris par les propos souvent désobligeants et très sectaires des contributeurs; traiter les journalistes de France-Culture de tous les noms ne me semble pas très intelligent .
    Quant à Paul Jorion, je trouve qu’il donne dans la facilité: dire que tous les maux viennent du fait qu’une caste prenne le pouvoir sur le reste du peuple est d’une bien grande généralité.
    Généralités, il y en a beaucoup chez Jorion et je lui recommande de lire de plus près Raymond Aron pour apprendre que le réel doit être analysé avec méthode et rigueur mais que hurler avec les loups en multipliant les ennemis bouc-émissaires ne fait pas avancer les choses.
    Pour se faire applaudir par des lecteurs, oui. Mais j’ai un peur pur que vous ne preniez, Paul Jorion, la posture du gourou -qu’un méchant journaliste de FC a osé contredire. Crime de lèse-majesté !

    1. Dumanoir, c’est un Challenge de vous répondre (petite blaguounettes pour les anciens).

      Non, en fait, vous prenez le drame à son terme, et donc ne comprenez pas la posture de ses protagonistes : c’est qu’ici, sous vos yeux, ça bosse dur et précis depuis trois ans. Tandis qu’à FC BC radote et pérore péremptoirement (et confusément : droit de la personne = droit de l’individu, libéralisme et néo-libéralisme, comme si l’un n’était en rien l’enfant de l’autre, le libéralisme purement et simplement identifé aux Lumières -arraisonnement plutôt typique de Slama, etc.

      Fréquentez, consultez les archives, faites vous votre propre jugement. A bientôt.

    2. Une généralité qui a conduit à 1789. Je suppose qu’une analyse menée avec méthode et rigueur en tirerait quelques conclusions raisonnables…

    3. Cela m’aurait étonné qu’on ne nous resserve pas du Raymon Aron…

      Monsieur, Raymond Aron souscrirait certainement à l’analyse de Mr Jorion (ceci soit dit en passant: un disciple de C-L Strauss a t-il des leçons de méthodologie à recevoir de Mr Aron., référence pour référence?). En effet, Mr Jorion est bien plus fidèle à ses méthodes de travail, ainsi qu’à ses vues politiques et morales, n’en déplaise (!), que les éditorialistes de la revue Commentaire (pour ne citer qu’eux) qui, à de rares exceptions près, n’ ont strictement rien compris tant à l’esprit qu’à la lettre.
      Soyez gentil de ne pas nous faire la leçon. Beaucoup sur ce blog ont certainement consacré plus de temps et d’énergie à la pensée de Mr Aron que vous ne le ferez jamais.

      « Quand tous vont vers le débordement, nul n’y semble aller. Celui qui s’arrête fait remarquer l’emportement des autres, comme un point fixe. »
      P.

    4. Mais non Dumanoir, Il ne peut y avoir posture du gourou, car il n’y a pas d’adeptes … seulement des gens contents d’entendre une autre voix que celle du club des « bienpensants » régnant en grande majorité sur toutes les ondes … pas toujours très claires 😉

      D’ailleurs si vous faites l’effort de remonter le temps à travers ce blog, vous constaterez que certains n’interviennent plus et sont remplacés par d’autres, ce qui ne veut pas dire que les billets ne sont plus lus par les premiers.

      Que faudrait il faire pour ne pas que vous considériez que Paul Jorion adopte « la posture du gourou » … suivre la parole béate qui dans un même chœur chante depuis 30 ans les louanges de ce qui nous a amenés dans le mur aujourd’hui ?

      M.rdalors, pour le coup ce serait « sectaire » comme attitude 🙂

      1. Edith,

        D’ailleurs si vous faites l’effort de remonter le temps à travers ce blog, vous constaterez que certains n’interviennent plus et sont remplacés par d’autres, ce qui ne veut pas dire que les billets ne sont plus lus par les premiers.

        mauvais exemple

      2. @Tikarol

        Je ne pense pas que ce soit un mauvais exemple.

        Ayant horreur de toute forme d’addiction (les gourous ne vivent que grâce à cela),
        je me félicite que ce lieu soit le reflet de la liberté, on vient, on intervient, on croise le fer argument contre argument, on désapprouve ou on approuve, puis on se ballade ailleurs.

        Exactement le contraire de ce que veut un gourou, car faut il le rappeler, ma réponse s’adressait à une critique de Dumanoir qui parlait de « posture du gourou ».

    5.  » dire que tous les maux viennent du fait qu’une caste prenne le pouvoir sur le reste du peuple est d’une bien grande généralité »: oui, généralité qui dure depuis toujours. C’est vrai que ce n’est pas très original de la part de Paul Jorion (j’ai failli écrire Jaurion, pensant subrepticement à Jaures) mais la réalité est têtue. Malheureusement.
       » je lui recommande de lire de plus près Raymond Aron « : je me doute que Brice Couturier l’a lu de très près puisque c’est sa principale voire unique référence. Je lui conseille, moi, d’élargir ses lectures.
      « multipliant les ennemis bouc-émissaires »: ah ben avec Couturier, c’est sûr, pas de risque de multiplication de bouc-émissaires: c’est toujours le même. La Gauche. C’était devenu tellement caricatural, jusque dans la formulation des sujets de l’emission Du grain à moudre, que je n’écoutais plus. Même quand de temps en temps, il touchait juste.

      1. Bonjour
        Non!
        Ce n’est ni la gauche, ni la droite, boucs émissaires; ou au contraire portées aux nues !
        C’est l’art de préserver l’Empire » qui compte !
        Et Mr Dumanoir ne le vois pas non plus.
        Après avoir lu R. Aron, lire « Comprendre l’empire  » de Alain Soral !
        Vous trouverez, à priori, moins « chic » de lire Sorel que Aron, mais comme « les fleurs du mal » c’est toujours possible en cachette le soir au lit !!!

      2. Bon, OK Julien, je suis allé trop loin dans le vulgaire… OK, mais personne n’a encore réagit au soralien et je peux pas répondre autrement que « à censurer, pour son propre bien »… Vigneron, Schizo, timitoa, … quelqu’un quoi vient faire un tour ici s’te plaît…

      3. @Vincent Wallon, le 1 décembre 2011 à 11 h 25
        T’inquiète Vincent, pas besoin de dégainer, si tu cliques sur son pseudo tu vois « Raël », pourquoi tuer un mort ?

  64. Je viens d’écouter le podcast et lire les commentaires. Grosso-modo je suis d’accord avec l’avis général : bonne prestation de Paul. Nonobstant, je pense que les axes de progrès de Paul pour donner encore plus de souffle à son travail existent : primo, rester calme, ne pas accélérer le débit ni tomber dans l’énervement. Deuxio préparer les alternatives au TINA en mettant en ligne sur son blog sa position et ses propositions (secteur par secteur). De fait il pourra donner l’URL aux journalistes virulents, tout en continuant, tranquillement à pitonner son argumentation. Tertio, avoir en bandoulière, des cartouches pour répondre du tact au tac aux journalistes style Couturier.
    Le maître mot c’est la préparation. ET surtout rester calme, utiliser l’humour, donner des sources, utiliser les silences, poser sa voix…Facile à dire plus dur à faire mais on peut toujours apprendre et progresser.

    1. Je ne suis pas d’accord et je dis pourquoi 🙂
      Je suis pour que les choses se fasse suivant la voie du moindre effort; le seul effort à faire étant l’intégration de la situation, les questions qui se posent et ensuite vogue la galère.
      Monsieur Jorion, dans sa crainte de voir la merde actuelle être remplacer par encore pire, voudrait faire du proactif…
      N’ayant aucune pitié particulière pour l’humain qui n’a que ce qu’il mérite et comprenant naturellement que la survie saura faire trouver le bonne attitude, je désigne fermement mes ennemis et regarde passer leurs cadavres au fil de la rivière sans autre effort que de m’asseoir sur la berge. 🙂

  65. Merci M. Jorion pour votre intervention ce matin sur France Culture.

    Vous avez fort bien insisté sur le mécanisme auto-destructeur du capitalisme : la création d’une aristocratie qui concentre la richesse et l’utilise à des fins spéculatives. Tant que le monde tournera de cette façon il n’y aura pas de salut.

    En tant qu’auditeur lambda je me permets cependant de vous donner mon impression sur la tenue du débat, je pense que vous donnez trop de prise à vos contradicteurs et ils ont beau jeu de souligner vos « certitudes ». Vous ne devriez pas essayer de convaincre vos interlocuteurs directs, mais le public qui vous écoute. Convaincre des Brice Couturier de la justesse de vos analyses est peine perdue, essayez plutôt d’utiliser leurs arguments comme point d’appuis pour faire votre démonstration. Je pense que s’enfoncer dans un dialogue de sourds est contre productif, ceux qui sont déjà convaincus de vos arguments passent un bon moment, mais pour les autres je me pose des questions.

    Ce n’est que mon point de vue, les conseilleurs n’étant pas les payeurs, je vous le donne en toute modestie, d’autant plus que je suis bien incapable de réaliser une prestation comme celle que vous nous avez offerte ce matin.
    Merci encore.

  66. Alain-Gerard Slama, celui qui ne dit volontairement que de toute partie des choses afin d’être dans le non-dit, « le pouvoir d’achat a doublé depuis 1960 », il est content en plus de s’arrêter là. En 1960, les charges incompressibles étaient de loin moins larges et diverses. Je ne parle pas d’impôts, mais de tout les biens matériels que nous devons utilisaient pour non pas faire société, mais être de cette société.
    Il indique une crise des formations qui ne sont pas liés à la finance en prenant un air étonné, le bel hypocrite, je lui laisse le doute d’une intelligence, mais pourquoi dans un monde basé sur l’argent, se plaindre que les futurs « élites » visent les formations menant aux fonds disponibles.

    Le billet politique, on touche le fond, la France est une démocratie imparfaite, faisons fi d’un idéal et donnons comme unique non-choix aux citoyens le fait de voir la souveraineté diminué. La chronique ne parle même plus de démocratie. A quand la proposition de réinstaurer le suffrage censitaire.

    La crise des subprimes, les journalistes pensent ils sincèrement que tout les titres ont été annulés ? Incroyables, ils ont oubliés que c’est seulement mis de coté ?

    L’introduction du chroniqueurs, qui ne croit pas à la chute possible, se vantant de trouver des « économistes sérieux » jouant les « montres arrêtés », je l’enverrais bien à la BNF relire les journaux de 1788, personne dans l’élite n’aurait misé un kopeck sur la révolution, et encore moins sur la décapitation du roi. Si le concept de temps maturation « Rome ne c’est pas faite en un jour », est communément admis, je ne sais pas pourquoi, son corolaire, « Rome n’a pas chuté en un jour », lui ne l’ai pas. Il y’a dans tout les médias cette volonté, délibérée, de ne pas regardé les événements historique dans la continuité, mais de se fixer sur une date, et d’opposer cette fixation à toutes personnes qui expliquerait les phases de déstructuration du système actuel.

    « Les certitudes », y’a bien que les politiques et les membres de la doxa qui en ont, le problème c’est quand ce moment, quand Barouin annonce que ce sera blanc, jetez vous sur le noir.
    Le plus drôle, quand Dexia c’est vautré, l’unique réponse fut « Dexia n’est pas réellement une banque ». So what, un établissement bancaire, vu comme une banque, faisant activité de banque, mais comprenez ce n’est pas une banque, cela aurait été une banque, Dexia n’aurait pas chuté, CQFD. J’aime pas cette mode depuis quelques années de ces chroniqueurs, à la Ruth, qui déballe une doxa institutionnelle, dont apparemment ils se foutent, puisque si le lendemain la doxa change, pas grave, ils racontent l’exacte contraire.

  67. Merci pour cette émission. j’étais atterré par l’introduction de Couturier qui était non seulement parfaitement discourtoise et méprisante mais ridicule. Quand il se moque de Caillois en prenant le ton d’un chroniqueur des années trente pour dire un texte de 1938 annonçant une apocalypse… et que la seconde guerre mondiale débute un an plus tard, on doute pour le moins de la pertinence de sa « critique ». Bravo d’avoir protesté contre ces interruptions incessantes, une pratique omnirépandue depuis quelques années. On vous pose une question et on vous coupe par une remarque ou une autre question avant que vous n’ayez fini de répondre. Insupportable. Et les questions de M. Voinchet qui demandent généralement une traduction n’arrangent rien, même si ce matin il essayait désespérément de recoller les morceaux. Couturier s’était déjà fait vertement remettre en place par un défenseur de Négawatt il y a trois jours. D’où sortent ces animateurs de radio?

    1. Il ya bien une parade. Tout est dans le ton: un rien solennel, méprisant avec l’interviewer, du genre qui ne supporte pas de réplique, et un propos très structuré. Sinon il y a la méthode Lordon, mélange de pitrerie/facétie et de phrases à la structure complexe qui obligent l’interviewer à demeurer extrêmemnt attentif pour ne pas perdre le fil (s’il le perd et qu’en plus il interrompt Lordon, il sait que les auditeurs ne le lui pardonneront pas, parce qu’il auront également été perdus aussi).
      Le problème avec la première méthode, c’est que vous passez alors pour un énième expert suffisant, stéréotypé, et éloigné des gens. Le message ne passe pas, et l’exercice ressemble à un monologue. C’est un exercice vraiment difficile.

    2. Quand il se moque de Caillois en prenant le ton d’un chroniqueur des années trente pour dire un texte de 1938 annonçant une apocalypse… et que la seconde guerre mondiale débute un an plus tard, on doute pour le moins de la pertinence de sa « critique »

      Merci …

  68. Paul, vos contradicteurs n’ont pas tous la lucidité et le cynisme d’un Warren Buffet. La plupart ont cru au système. Ils ont été dans les meilleures écoles, et ont leur a enseigné la « science économique ». Quand ils se retrouvent au micro d’une grande radio, en tant qu’experts, c’est qu’ils y ont consacré leur vie, d’une certaine façon…

    Aujourd’hui, ils tournent affolés autour de la moissonneuse en panne – excellente image – et sont prêts à tout pour une parole de réconfort, une perspective quelconque, pour minimiser l’atroce souffrance de leur distortion cognitive.

    Il souffrent, Paul, il faut être charitable!… 😉

    1. Il souffrent, Paul, il faut être charitable!

      C’est possible, mais alors, qu’ils ne nous fassent pas un clivage, aidons les à passer ce cap douloureux, mais sans complaisance.

      De plus, être charitable, c’est bon pour les religieux, pour ma part, je préfère la fraternité.

      1. @Marc Peltier

        Désolé, et ne vous bilez pas Marc, j’avais reconnu votre ironie, mon message précédent n’était pas une ruade contre vous, C’était une tentative de lecture personnelle de cette ironie.

    2. Très juste,

      et cette incapacité de penser librement la situation et de choisir ainsi l’interprêtation qui s’accorde le mieux aux faits, dans l’actualité et dans la perspective historique,

      s’exprime fréquemment,
      comme je peux le vérifier dans ma famille, autour de moi,

      par une terrible agressivité, une athentique volonté de ne pas prendre en compte, voire de supprimer, un refoulement diraient certains,

      celle de ceux qui se sont engagés et qui se sont trompés car ils réalisent que,
      bien qu’engagés, ils font partie du problème .

  69. Ouf, du contenu, des idées, du courage! Un grand merci à France Culture de vous avoir donné l’opportunité de vous exprimer relativement posément. La présence des chiens de garde était probablement inévitable, mais vous vous en êtes pas mal sorti et vous avez eu le temps de faire passer pas mal d’idées. Bien sûr, un stage de communication, de marketing politique ainsi qu’un relooking vous seraient utiles pour assurer une meilleure présence à l’antenne, mais peut-être avez-vous autre chose à faire? En tout état de cause, comme toujours, on reproche à l’auteur du constat d’échec de ne pas fournir une solution clé en main, mais je suis bien convaincu que le simple fait de faire le constat que tout le monde tait en public et approuve en privé (je connais aussi des banquiers) est tout à fait nécessaire et salutaire. Vous ne prêchez pas dans le désert, même si la lecture / audition (voire vision) des mass media pourrait donner l’impression du contraire.
    Continuez. Merci à vous PJ!!

  70. Bravo Jorion !
    Vous nous avez dit:
    – La capitalisme traverse une crise: bravo pour votre clairvoyance !
    – Le modèle soviétique n’est pas bon: bravo pour votre audace !
    – Par quoi les remplacer? Vous vous êtes fâché tout rouge et vous avez menacé de partir si on continuait à vous poser question si sotte: Bravo !
    – Et vous avez même eu le cran de vous en sortir par une belle pirouette sur le miroir brisé en citant René Thom (qui utilisait cette image pour de toutes autres raison) : Bravo !

  71. je vous ai senti énervé au début de cette émission suite à l’accusation de prophétie, ce qui s’est révélé très improductif en terme de débat, vu que la plupart de vos propos allaient dans l’accusation personnelle. Je suis heureux que les 5 dernières minutes aient servi à discuter des réels problèmes. Par contre, j’ai du mal à voir ce que l’on peut faire de plus que de donner à la BCE la possibilité d’émettre de la monnaie (avec un ensemble d’autres mesures). Maintenant que vous réfutez cette dernière idée, du fait du statut de l’Euro, je me sens assez démuni en terme de solutions. Ensemble, il faut construire un monde meilleur, éviter un système qui concentre les richesses, soit. Mais quelles pistes explorer ? Un socialisme à la Chavez ?
    J’aurais aimé que vous montriez ce qu’il faut au moins éviter de faire, s’il n’est pas possible de proposer des mesures constructives.

  72. Bonjour, le podcast de l’émission sur le site de France Culture semble incomplet, je ne parviens pas à accéder au débat, qui devrait se situer entre 8h20 et 8h40 (à 8h16, on a Couturier pendant 3 minutes, puis on doit passer à la tranche suivante, qui commence à 8h40). S’agit-il d’un bug, ou le podcast des « Matins » est-il systématiquement amputé au bout de 2 jours ? Peut-on trouver/écouter ce débat ailleurs ? Merci.

  73. Couturier, la Qulture française radiophonique du matin vient de subir si forte chute d’image que votre patron pourrait bien vous chiffrer un congé, et vous permettre de redécouvrir le point de croix des formulaires de pôle-emploi, aux moyens ternes du réel, dès qu’on posait.

    Pas d’inquiétude, ce n’est qu’un mot farci de jeux, vide coquille, toth allitère les qualités oblitérantes.

    http://www.jukebo.fr/serge-gainsbourg/clip,cargo-culte,3mkvf.html

    Je sais moi des sorciers qui invoquent les jets
    Dans la jungle de Nouvelle-Guinée
    Ils scrutent le zénith convoitant les guinées
    Que leur rapporterait le pillage du fret

    Sur la mer de corail au passage de cet
    Appareil ces créatures non dénuées
    De raison ces papous attendent des nuées
    L’avarie du Viscount et celle du Comet

    Et comme leur totem n’a jamais pu abattre
    A leurs pieds ni Boeing ni même D.C. quatre
    Ils rêvent de hijacks et d’accidents d’oiseaux

    Ces naufrageurs naïfs armés de sarbacanes
    Qui sacrifient ainsi au culte du cargo
    En soufflant vers l’azur et les aéroplanes.

    Où es-tu Melody et ton corps disloqué
    Hante-t-il l’archipel que peuplent les sirènes
    Ou bien accrochés au cargo dont la sirène
    D’alarme s’est tue, es-tu restée

    Au hasard des courants as-tu déjà touché

    Ces lumineux coraux des côtes guinéennes
    Où s’agitent en vain ces sorciers indigènes
    Qui espèrent encore des avions brisés

    N’ayant plus rien à perdre ni Dieu en qui croire
    Afin qu’ils me rendent mes amours dérisoires
    Moi, comme eux, j’ai prié les cargos de la nuit

    Et je garde cette espérance d’un désastre
    Aérien qui me ramènerait Melody
    Mineure détournée de l’attraction des astres.

     » Tu t’appelles comment ?
    – Melody
    – Melody comment ?
    – Melody Nelson.  »

    Serge Gainsbourg-Cargo culte .1971
    http://www.youtube.com/watch?v=v8myiPb233E

  74. Keynes : Le renard libre dans un poulailler libre… tout est dit, dans le registre de l’humour, et de la fable. Pourtant cette image, aussi lumineuse que celle de la moissonneuse batteuse de P. Jorion, qui reste en mémoire comme un tableau van Gogh, de bon matin, un monstre de ferraille abandonné à l’arrêt, cette image contient le fait que l’économie fonctionne comme une écologie : Lorsque les poules sont en extinction, le renard meurt de famine.

      1. J’aurais dû mettre l’adjectif « anachronique » !

        Il y a des moulins sinon…

        Et la faucille de la lune ce soir, si belle, m’évoque :

        …. et Ruth se demandait,
        Immobile, ouvrant l’oeil à moitié sous ses voiles,
        Quel dieu, quel moissonneur de l’éternel été,
        Avait, en s’en allant, négligemment jeté
        Cette faucille d’or dans le champ des étoiles.

        Victor Hugo (1802-1885)

  75. Un petit billet de Pierre Haski sur Rue89:

    Extrait:

    Au moment où l’Europe apprend qu’elle est entrée en récession, où les perspectives de croissance pour 2012 sont désormais proches de zero (0,3% pour la France selon l’OCDE, alors qu’elles étaient encore à 1,75% il y a deux mois), on pourrait peut-être écouter les « prophètes de malheur » sans nécessairement ricaner.

    Et quand Paul Jorion dit qu’il faut « casser la machine à concentrer la richesse, à reproduire des aristocraties », il remporterait un référendum haut la main si on interrogeait les citoyens sur une telle idée. Plus que sur l’idée que le système actuel a un petit coup de mou qu’on va rafistoler et faire repartir à l’identique. »

    http://www.rue89.com/rue89-eco/2011/11/30/paul-jorion-le-prophete-contre-les-sceptiques-de-france-culture-227072

    1. Et un autre blog (je ne sais pas qui) qui conclue:

      « Ce comportement est ahurissant, affligeant de bêtise, on avait l’impression d’assister à une sorte de joute entre celui qui dit quelque chose et celui qui veut faire croire qu’il a quelque chose à dire. Monsieur B. Couturier doit se reprendre et apprendre et mettre en pratique l’une des vertus majeures, celle de l’humilité. Nous y gagnerons tous, il devrait, à son âge, l’avoir déjà appris lui qui ne manque jamais de nous faire la leçon.

      Transmis évidemment à la rédaction de france Culture. »

      http://www.pumpernickel.fr/article-monsieur-b-couturier-vs-monsieur-p-jorion-sur-france-culture-90683845.html

  76. Bonjour,

    Il n’y a que 14 commentaires sur le site de France-Culture, il ont dû en recevoir davantage.

    http://www.franceculture.fr/emission-les-matins-economie-de-quoi-l%E2%80%99europe-est-elle-capable-2011-11-30#comment-374728

    Je viens de laisser celui-ci,

    Bien avant que Monsieur Jorion demande à pouvoir finir ses phrases, je criais dans ma cuisine : "Mais laissez-le parler !" Mais vous ne m'avez pas entendue, comme vous n'écoutiez ,ni n'entendiez Monsieur Jorion.Monsieur Couturier , en revanche apparaît sous toutes ses coutures face à un invité pertinent; il va falloir ravauder grave. J'avais honte qu'un invité chez moi, car il parlait chez moi, soit maltraité par vous. France-Culture n'est plus capable d'écouter une analyse qui bousculerait ses apriori , c'est dire l'ampleur du discours uniforme dans lequel baigne la sphère médiatique . Faîtes les comptes, vous restez sans voix en face de Marine Le Pen et vous interrompez sans cesse Paul Jorion.Vous en déduisez quoi ?

    1. J’allais laisser un commentaire et puis à quoi bon. Le vôtre, de commentaire, recadre bien le débat : plus que pertinent – CINGLANT avec ce qu’il faut comme humour pour supporter hypocrisie et niaiserie journalis-tique. Ce qui est intéressant avec cette crise c’est qu’elle nous dénude, les mots pour chacun d’entre-nous deviennent comme un vernis qui craque de partout.
      Beaucoup vont y laisser leur slip et rien d’autre ne peut servir de cache-sexe.

    2. Merci Louise! Bien envoyé.
      N’empêche que j’ai découvert Jorion en l’entendant sur FC il y a 2-3 ans et que depuis, même en écoutant FC très irrégulièrement, je l’y ai entendu mentionné plus d’une fois.

  77. Je ne peux pas écouter l’émission. Vous avez réellement dit que vous n’étiez pas favorable à l’intervention de la BCE en raison des risques d’hyper-inflation, comme me l’a signalé Jean Quatremer ? J’ai du mal à y croire tout de même…

    1. @ Nicks

      L’émission est dispo en vidéo dans le billet maintenant.

      Soyons précis : Paul dit qu’il est évident que la FED peut faire faillite, et que penser perpétuer la fuite en avant en se limitant à la planche à billet pourrait bien sûr à terme entraîner une hyper-inflation. En fin d’émission, lors de la question directe sur le sujet, Paul ne fait que dire que c’est la solution du « désespoir, la dernière cartouche » et que oui, l’euro n’ayant pas le même statut que le dollar, cela entraînera plus rapidement la montée en flèche de l’inflation.

      Est-ce que ça signifie qu’il ne faut pas que la BCE intervienne dans l’urgence pour éviter l’effondrement en Europe ? Évidemment non !!! Mais ce n’est pas une « solution », c’est simplement acheter du temps, et le temps ne servira que s’il est utilisé à modifier en profondeur le cadre.

      1. @Julien

        Oui c’est bien ce que je pensais et je suis d’accord sur le fait que la BCE ne représente pas la solution mais un outil dans la nécessaire restructuration du secteur financier.

  78. Bonjour,
    je vous ai découvert ce matin, j’ai été impressionnée par votre aplomb face à DC. Merci qd mm à france Culture de nous faire découvrir ce type de pensée hors Tina ; on en trouve peu en dehors de Là bas si j’y suis

  79. Monsieur Jorion,

    J’ai trouvé très drôle que vous réclamiez de parler alors que France-Culture vous accordait plus d’une heure. Très drôle et ridicule. La prochaine fois, parlez seul: vous ne risquerez pas d’être contredit. J’ai trouvé que vous ressembliez à un enfant gâté et trépignant: laissez-moi parler ! laissez-moi parler !

    1. @ Soliman / Pierre Legrand / Hehe / Dumanoir / Jules Renard / Hemster

      Juste une précision utile pour ceux qui croiraient que les critiques se multiplient : vous n’êtes qu’une seule et même personne, vous avez débarqué sur le blog aujourd’hui, et vos seuls interventions ont été des critiques idiotes sur l’intervention de Paul Jorion sur France Culture.

      C’est ce que l’on appelle un joli service commandé. Mais l’honnêteté intellectuelle m’impose de le faire savoir.
      Bien essayé !

      1. Non. Cela s’appelle des opinions (qui ne vous sont pas favorables). Mais il est vrai que vous ne supportez pas la contradiction et vous l’avez montré ce matin de façon éclatante.
        Il est en effet plus simple d’épater le pékin avec des propos catastrophistes et de l’inflation verbale (notez quand même que depuis 2005 vous prédisez la fin du système financier pour la semaine prochaine… vos semaines sont un peu longues, non?)

      2. @ Dumanoir

        Vous n’avez pas pu vous en empêcher, « un petit dernier pour la route ». Allez, dans ma grande mansuétude du jour, je vous le passe.

        Les derniers clowns célèbres qui s’étaient illustrés dans l’exercice de la multi-intervention sous différents pseudos pour donner l’impression d’être plusieurs, c’était les Bogdanov pour défendre leurs thèses absconses. Et eux aussi s’étaient fait prendre comme des bleus par leurs adresse IP.

        Belle filiation ! Ne vous embêtez plus à poster.

      3. lol
        Il serait amusant de l’afficher publiquement sur le site, au « tableau d’honneur », comme un grand. Surtout que l’adresse ip permet l’identification. La honte totale.
        Just kidding. Mouahahaha

      4. Merci Julien de mettre à jour ce genre d’imposture. Quelle honte quand même pour cette personne, dommage qu’on ne puisse connaître sa véritable identité. 😀

      5. « Les Bogdanov »: sérieux?

        @ Dumanoir. Il y a ici des dizaines de milliers de pages, sans parler des ouvrages, qui traitent de ces questions de manière argumentée et limpide. Rien ne vous empêche d’y aller voir. Vous êtes de mauvaise foi.

        Si c’est un débat de fond que vous cherchez, vous pouvez l’avoir. Mieux: je suis sûr qu’une restitution intégrale des échanges qui s’ensuivaient peut se retrouver en première page. Après tout pourquoi pas?

        Permettez que je vous encourage. Car il va vous en falloir, du courage, du talent, et de la ténacité, pour affronter des arguments polis et repolis par des centaines de personnes venus d’horizons divers, à tous points de vue,
        – qui consacrent souvent plusieurs heures par jour à l’étude de ces questions (sous tel ou tel aspect particulier relevant plus particulièrement de leur intérêt ou de leur compétence: du droit à la comptabilité en passant par l’ingénierie financière, l’anthropologie , l’éthologie humaine, la philososphie, la théologie, la géopolitique, l’histoire, la gestion…),
        ceci depuis plusieurs années déjà (et avant même que vous ne connaissiez l’expression « crise des subprimes »: de quand date le blog au fait?),
        – et qui plus est régulièrement en désaccord les unes avec les autres, et donc condamnées à travailler la matière brute pour « trancher » aussi scientifiquement que possible entre ces différentes interprétations de la réalité,
        Nous sommes nombreux ici à n’accepter que la contrainte de l’argument le mieux fondé, en dehors de tout argument d’autorité., et il vous faudra donc tout redémontrer, sans aucun raccourci, pas à pas. Mais si vous jetez une lueur jusqu’ici inaperçue dans le débat, je suppose que la plupart des lecteurs du blog vous en seront gré, et intègreront ce nouvel aspect à leurs réflexions, auxquelles vous pouvez d’ailleurs parfaitement contribuer de manière productive.

      6. les Bogdanov? mince, j’ai loupé ça. Je ne savais pas qu’on avait ce genre de visiteurs renommés sur le blog. lol.
        Et Dumanoir: la pékine, auditrice lambda de France culture, vous savez ce qu’elle vous dit?!

      7. Bravo monsieur Jorion, et soyez patient. Plus le fond sera vrai et pertinent, et plus on vous attaquera sur la forme. Vous commencez à énerver la pensée unique, c’est une très bonne étape.

      8. Du goudron! Du goudron!… Et des plumes, pour que le trublion ait, au moins une fois, du panache.
        Eh oui, soit! Nous reproduisons, nous aussi les mêmes schémas… De vindicte populaire.
        Mais, bon… Quand on en tient un… C’est pas désagréable. 😀

    2. @ Paul Jorion
      J’ai beaucoup apprécié l’intervention de Paul Jorion sur France Culture, ce matin, parce que je l’ai trouvée empreinte de mesure et de prudence . Surtout parce qu’il a incité à la réflexion de tous à partir de l’analyse des faits en invitant tout le monde à en faire autant, y compris son contradicteur opposant par principe.

      L’un des points sur lequel il me semblerait utile de réfléchir, concerne le bien fondé ou non, pour la BCE, de faire marcher la planche à billets comme la FED. L’Allemagne a eu raison de ne pas s’y rallier tout de suite afin de bien faire comprendre aux pays européens par trop laxistes, la nécessité de se corriger. Mais une fois cette « leçon » bien comprise et appliquée, il me semble que c’est la voie la plus aisée pour résorber les dettes, même si cela est injuste vis-à-vis des petits épargnants qui, pour moi, incarnent la vertu.

      1. Disons que les petits épargnants sont « prudents » (ou pas) et « honnêtes » ou à tout le mois « de bonne volonté ».

        Dire qu’ils sont vertueux, c’est peut être aller trop loin. Il est vrai que Machiavel a tenté de fusionner les deux, brouillant des cartes qu les penseurs classiques avaient si bien séparées. C’est une confusion dont nous n’avons hélas pas fini de payer le prix fort.

      2. « la voie la plus aisée pour résorber les dettes, même si cela est injuste vis-à-vis des petits épargnants qui, pour moi, incarnent la vertu »: et annuler une partie, ce n’est pas plus aisée, et ce, sans risquer l’inflation?

      3. @ jducac
        il me semble que c’est la voie la plus aisée pour résorber les dettes, même si cela est injuste vis-à-vis des petits épargnants……….
        J’ai aussi le sentiment (pas la conviction car en économie je n’y connais rien) que payer les créanciers avec de la monnaie de singe est la seule façon de faire un reset. Mais si cette solution est appliquée je pense que rien ne sera définitivement réglé, il faudra de profondes réformes, si possible à la maille européenne:
        – fiscalité
        – reconquête du tissu industriel et agricole
        – équilibre des échanges commerciaux (on ne peut pas à mon sens consommer durablement plus que ce qu’on produit sans subir un recul du niveau de vie moyen).

      4. @ argeles39 30 novembre 2011 à 17:22

        Mais si cette solution est appliquée je pense que rien ne sera définitivement réglé, il faudra de profondes réformes, si possible à la maille européenne:

        Tout à fait d’accord avec vous. L’harmonisation de la fiscalité, la reconstruction de notre tissu industriel sont indispensables. Quant à l’équilibre des échanges il s’impose au niveau de chaque entité d’administration qui veut vivre en autonomie souveraine.

        Si par exemple la France apporte à l’Europe son bouclier nucléaire civil, militaire, nataliste et son véto à l’ONU, il faut que d’une manière ou d’une autre, elle facture ses services à ceux qui veulent en bénéficier, à l’Allemagne par exemple. On ne peut pas vivre sous un même toit si chacun ne consent pas à partager les frais d’investissement et de fonctionnement.

        Le mieux est quand même de fonder un couple dans lequel on met tout en commun sans tenir de comptabilité mesquine, puis d’adopter petit à petit des enfants qu’on invite à se soumettre aux mêmes règles en n’ayant pas peur d’édicter des interdits et d’infliger des punitions pour éviter de voir la famille se désintégrer.

        Le laxisme s’est installé partout depuis 1968 et on voit bien où il a conduit. Il est grand temps que les 68ards le reconnaissent tant qu’ils vivent encore. Ils peuvent se grandir en oeuvrant eux-mêmes au rétablissement de ce qu’ils ont contribué à détruire, à savoir, la rigueur, qu’on ne peut atteindre sans ordre, sans discipline, sans morale, sans sens du devoir, sans rétablissement des interdits qu’ils ont tant voulu interdire.

      5. @jducac. Régler le problème de la dette c’est urgent mais cela ne régle en rien le problème de base, à savoir que nous rentrons dans un monde où il va y avoir pour longtemps un déficit d’offre par rapport à une demande hypertrophiée et avide. Et comment on explique cela aux peuples pour préserver un semblant d’Etat et de démocratie ?

      6. @ Eg.O.bsolète 1 décembre 2011 à 12:17

        il va y avoir pour longtemps un déficit d’offre par rapport à une demande hypertrophiée et avide. Et comment on explique cela aux peuples pour préserver un semblant d’Etat et de démocratie ?

        Des offres il en existera encore, car il reste suffisamment de ressources à exploiter sur terre par les peuples qui ont su rester performants. Ce qui manquera à nos pays développés ce sont les moyens d’y accéder.

        Ils faudra leur dire que le rôle de chacun sur terre, ça n’est pas de vivre pour soi, en jouissant au maximum de tout ce que l’on peut, mais d’agir de telle sorte que la vie puisse se perpétuer en laissant à ses descendants les moyens matériels et moraux dont-ils auront besoin.

        La génération de mes parents qui avait connu les crises des années 30 et des années 40 m’a transmis ses consignes de conduites qui s’exprimaient, au plan économique, par un slogan qui permettait de vivre en ayant bonne conscience. « Travailler beaucoup et bien, tout en consommant le moins possible »

        Ma génération, qui a connu les crises des années 40 et des années 50 (guerre d’Algérie) a enseigné les mêmes consignes. Mais elles ont été considérées comme dépassées et ringardes face aux discours propagés par les générations suivantes qui, n’ayant jamais connu d’épreuves, ont prétendu faire table rase des enseignements du passé. En France elles ont renvoyé chez lui l’homme grâce auquel le pays tient encore un certain rang dans le monde par suite des grands programmes qu’il a initiés : l’industrie nucléaire civile et militaire, les industries spatiales et aéronautiques, le TGV.

        Vous évoquez l’Etat et une démocratie. Mais que peuvent encore représenter ces mots de nos jours quand au plan individuel, chacun à perdu conscience de ses propres devoirs, de sa propre mission lors de son court passage sur terre ? Chacun ne pense qu’à tirer égoïstement profit de ces institutions afin d’en jouir le plus possible en leur donnant le moins possible. Il faut non seulement reconstruire des moyens industriels, mais aussi et surtout des bases et des pratiques morales, partagées par tous. Il ne faut pas les voir manquantes chez les autres, mais avant tout, chez soi.

        Quand une génération qui ne pensait qu’à jouir, pas seulement sur le plan sexuel, s’est employée à consommer et surconsommer la vie par tous les bouts, arrive à devoir passer le relai à ses enfants et petits enfants, c’est le moment qu’elle leur fasse part des conclusions qu’elle peut tirer d’une vie. Qui de nos jours est encore capable de s’interroger sur le sens de sa vie, sur son rôle dans l’enchaînement des générations ? DSK peut-être.

  80. Bravo Paul, ce genre d’exercice est très difficile, garder le débit, les arguments pertinents devant un flot de piques plus ou moins de bon aloi, est toujours casse-gueule. A moins d’adopter la stratégie politique qui consiste à temporiser avec des « Ecoutez, » mais qui laisse peu de place au fond du discours.

    J’ai pris le temps d’écouter l’émission et de lire les commentaires. Je ressens très fortement une dimension nouvelle qu’il faut absolument prendre en compte. Le barrage que vous dénoncez n’est rien d’autre qu’un blocage psychologique face à une situation des plus incertaines.

    Etant confronté à une situation un peu similaire, je ne peux m’empêcher de penser à la théorie des paradigmes de Thomas Kuhn. Un paradigme est une représentation du monde. L’être humain a besoin d’un paradigme pour vivre, sans doute pour supporter ces angoisses de mort. Ce paradigme évolue mais la difficulté se situe dans le changement de paradigme : on ne peut abandonner un paradigme sans que celui qui le remplace soit complet.

    Le paradigme du capitalisme n’est plus viable, mais qu’est-ce qui va venir après ? L’admettre nécessite un travail de deuil et de se faire une représentation, même vague et individuelle, de ce qui vient après. L’insistance de vos interlocuteurs (à vous poser la question ou à vous reprocher vos certitudes) ou encore à d’autres occasions la confusion entre fin du capitalisme et retour du communisme soviétique, montre à mon avis bien l’angoiisse devant ce vide.

    Vos propositions et celles évoquées sur ce blog sont variées et souvent détaillées et précises, mais nécessairement incomplètes car elles ne forment pas un véritable paradigme. On attend de vous que vous nommiez ce nouveau système, mais cela est impossible puisqu’il n’a jamais existé. On espère même de vous un véritable programme politique qui aurait le grand avantage de prendre place au sein du système actuel. Bien sûr, ceci est impossible car beaucoup trop simpliste.

    De plus en plus vous allez (nous allons) rencontrer ce genre de blocage, et plutôt que de vous énerver, pensez à renvoyer vos interlocuteurs à leur angoisse de l’inconnu. Ils s’accrochent au capitalisme car ils n’ont rien d’autre, ils vous agressent parce qu’ils attendent que vous les rassuriez. Pour se faire, prenez le recul historique qui fait votre force : sur le long terme, le mieux-vivre y a toujours gagné.

    1. Le « paradigme » en façon de linguistique, ne serait-il pas simplement une « forme » en monde réel, ce monde advenu désormais mais pas plus toujours qu’imaginable?
      (Lire alors P. Sloterdijk: Sphères, Écume…)

      Comment peut-être financé un monde multi-forme, composée d’une multitude de formes, d’une écume, peut-être allant vers une multitude de « cadres » comme invoqués par PJ dans l’émission radio.
      L’écume est là, mais le capitalisme explose parce qu’il n’envisage, n’écrit de loi ou ne concentre autrement cette écume, sinon qu’elle ne soit composée autrement que d’une seule bulle…., un seul « cadre » (?).
      Tantôt celle-ci, puis celle-là…et soit sauve « l’aristocratie » qui se peut encadrée.
      Étrange conception du temps en vérité, en nos épopées d’arrivages cybernétiques!

      L’écume est déjà là, elle ne s’invente pas, elle est…
      Mais quand donc la doctrine saura-t-elle se scinder en milliard de doctrines, et le financement en milliard de financements?
      Est-ce une voie pour terrible division, est-ce là trop oser?
      Ou bien, est-ce un « partage circonstancié », la répartition de l’initiative dans l’écume?

      On ne saute pas d’un paradigme l’autre, et seul le langage, à propos, rend compte mais après coup.

      Alors, je comprend l’énervement de notre hôte, lorsqu’on lui reproche de ne pas fournir, comme pour preuve d’une insensée bonne foi, une solution « clef en main » pour que soit sauve toujours l’éthique sensible du consommateur….
      Comment peut-on oser réclamer à un contradicteur les mots qui relaieraient notre discours contredit?

      Pire, il se peut qu’il y en aille autant de l’éthique du marchand, celui désormais toujours hurlant plus que lui soit fourni quelque chose à vendre!
      Si les deux éthiques se rejoignent, la libre concurrence non faussée promet pas plus qu’éliminations…., vastes éliminations en regard cohérent comme il est cadré par de vastes dettes!

      Alors, Brice Couturier m’a semblé regarder par le vasistas!!!
      Il regarde dans le jardin, mais il se présente à la cave.
      Je souscris à l’impatience de Paul Jorion s’occupant du jardin, hameçonné depuis la cave et devant couvrir les voix caverneuses….

  81. J’ai cru deviner ce matin un certain nombre d’éléments camouflés d’un débat confus:
    – oui beaucoup sont d’accord le capitalisme a des difficultés telles que l’on peut considérer qu’il agonise ;
    – les précédents historiques montrent (la chute de l’empire romain comme celle des Mayas) que les écroulements de civilisation n’interviennent pas en un jour, ni même en une décennie mais qu’il y a des transitions parfois très longues et douloureuses ;
    – la question qui se pose inévitablement est donc double : sait-on vers où se diriger et que fait-on pendant la période intermédiaire ? Faut-il jouer systématiquement la politique du pire et de la terre brûlée en disant que plus fort on tape sur le système plus vite le nouveau émergera ? Ne doit-on pas craindre qu’il en résulte un désordre complet engendrant pour à peu près tous misère et terreur ? Dès lors est-ce une position réactionnaire de penser que tant qu’on ne sait pas vers où aller il est prudent d’essayer de « rafistoler » le vieux système aussi mauvais soit-il car tout vaut mieux que le néant ?
    Voilà me semble-t-il des questions qui auraient pu émerger du débat confus et presque violent de France Culture ce matin si Paul Jorion n’avait pas refusé avec une vraie détermination d’écouter les questions qui lui étaient posées dans un lieu où il avait pourtant été certainement invité parce qu’on pensait qu’il avait des choses intéressantes à dire.

    1. L’autre jour, dans un débat autour d’Edwy Plenel, il a fait l’apologie de la sérendipité, pour les surprise émergentes. J’ai trouvé cela naïf. La sérendipité, pour prendre des exemples radiophoniques, c’est l’emprise du nazisme, le génocide programmé au Rwanda par la radio des « 1000 collines ». Effectivement les gués historiques sont propices à des émergences monstrueuses qu’il faut craindre. D’ailleurs nous avons surnommé l’époque actuelle, le Tératocène; le Moloch financier n’en est que le dernier avatar et s’il est à terre, comme le pense Jorion, il nous est tombé dessus! Aller, pour rigoler tapez Bohemian Grove sur votre Google préféré et regardez la cérémonie autour de Moloch qui fait fantasmer nos élites.

    2. Vous questionnez

      – la question qui se pose inévitablement est donc double : sait-on vers où se diriger ?
      et que fait-on pendant la période intermédiaire?

      Les réponses sont simple et elles ont été donnée:
      Sait on où se diriger?
      Non.
      Que fait-on pendant la période intermédiaire?
      On se recentre (la « boutade » du Royaume de Dieu)

      Quand on ne sait pas quoi faire, on ne fait rien, on se recentre.
      C’est la base de la stratégie, càd la conduite des armées. Ainsi on est prêt quand vient l’heure du mouvement.
      Le recentrage concerne tout les groupes sociaux à tous les niveaux comme un individu.
      Relire la Grande Étude de Maitre Kong (Confucius pour les intimes)

  82. Hop, encore de l’eau dans le tuyau percé, en priant pour qu’il se répare de lui-même… http://www.bloomberg.com/news/2011-11-30/fed-five-central-banks-lower-interest-rate-on-dollar-swaps.html Deux remarques : d’un côté nos banquiers centraux semblent ne penser que dans un cadre de crise de liquidités ; de l’autre, n’y a-t-il pas là le début de la fin de l’hégémonie du dollar comme unité de réserve internationale ? Passionnant, tout ça…

  83. Je voulais donc écouter la réponse à BC (8h20)… et surprise plus de trace sur la matinale de FC ( à cette heure) ceux qui l’ont eue en podsast, ont-ils une combine?

  84. <> qu’il disait Marc Voinchet en introduction !!
    Quand on est tout seul à <>, on est un prophète, quand on est 55%, on est des cons !

  85. Un beau moment radio, comme dit Rue89 !
    Excellent !
    (Et… oui, l’image du miroir qui casse, ça c’est une trouvaille… ! 🙂 )

  86. Je proteste! Cette émission n’est qu’un vulgaire plagiat. Monsieur Jorion, vous me décevez beaucoup. 😉

    J’ai déjà entendu semblable langage dans une émission ancienne : avec dans les rôles
    du vendeur : Brice Couturier
    du client : Paul Jorion
    du capitalisme : Polly the Parrot.

    http://www.youtube.com/watch?v=whHfE48b4VA

  87. Bravo Paul en tout cas pour votre intervention. Faut juste comprendre que des fois on parle à des murs, c’est ça les dogmes, même quand le monde s’écroule autour de eux a cause de leur système, ils continueront à vous chanter les louanges de leur système malgré que vous leur montrez que leur système s’écroule… dans mon langage, j’appelle ça des moutons ! Faudra juste ne pas oublier ces personnes dans l’avenir, je ne cherche pas de bouc émissaire mais il y aura des coupables qui auront provoqué même sans le vouloir vraiment la tragédie à venir…

    1. @Alain

      Je ne cherche pas de bouc émissaire mais il y aura des coupables qui auront provoqué même sans le vouloir vraiment…

      Je pense que quand le système sera complètement par terre, nous aurons autre chose à faire que courir après des « coupables »… En tout cas je l’espère, quel est l’intérêt ? De toutes façons, le système, il s’écroule de lui-même, sous le poids de sa propre logique. Perte de temps et d’énergie, donc, de trouver des coupables ! Consacrons plutôt notre temps et notre énergie à construire, à inventer quelque chose qui tiendra la route pour chacun, pour le Nord, pour le Sud, pour l’Ouest et pour l’Est, pour ceux qui sont en haut, pour ceux qui sont en bas, pour les artistes, les entrepreneurs, les scientifiques et les ouvriers (et pardon à tous ceux que je n’ai pas cités, je n’ai pas cherché à être exaustif), et pour l’équilibre écologique de la planète.

      Qu’avons-nous comme temps et comme énergie à consacrer à cette tâche immense ?

      1. En tout cas je l’espère, quel est l’intérêt ?

        Peut être pour montrée qu’ont joue pas avec l’avenir de l’humanitée sans retour de bâton… car c’est clairement ce que font les capitalistes et les disciples de ce système. La dernière fois qu’ils ont trop jouée avec cet avenir, l’Europe a fini par être occupée par un des pires régimes de l’histoire humaine et plus de 50 millions de personnes en sont morte.

  88. L’intervention est excellente : j’écoute, j’écoute, j’écoute, je suis d’accord sur tout, comme d’hab.

    Vous répétez, évangélisez, avez raison, répétez à nouveau, avez à nouveau raison : on peut se demander, face à tous les sceptiques : jusqu’à quand devrez-vous avoir raison ? que viendra-t-il après ou peut-etre comment cela viendra ? la lumière triomphera de l’obscurité, bien sûr : c’est la phase de transition qui inquiète et interpelle, nous sommes déjà dans cette phase.

    Sans référence à quelconque dogme, j’adore votre synthèse : « Le Royaume de Dieu » : tout est là.

    Sommes-nous prets pour cela ? En partie ? Un groupe seulement ? Tous progressivement ? Aurons-nous le temps ? Nous connaissons la prochaine étape, chacun a son libre-arbitre pour y aller ou pas, et décider de quel coté de la force il veut se diriger.

    1. Frédéric,

      j’écoute, j’écoute, j’écoute, je suis d’accord sur tout, comme d’hab

      çà commence mal

      « Le Royaume de Dieu » : tout est là.

      voilà où çà nous mène

      1. Tikarol

        Si vous aviez vu la vidéo où Paul Jorion évoque le royaume de Dieu en présence de trois représentants des religions monothéistes, vous auriez compris que c’est une citation des Evangiles pour renvoyer le religieux chrétien qui était présent sur le plateau au texte sensé faire référence dans sa propre religion, signifiant ainsi que la justice propre au Royaume de Dieu n’est pas une réalité réservée au monde d’après, post mortem, mais ce qui doit s’accomplir dans ce bas monde. Il ne s’agit donc pas de faire l’apologie de la religion mais de rappeler aux religieux à leur devoir éthique et moral. Je précise que les intervenants, peu ou prou, ne trouvaient rien à redire au système capitaliste, comme si à leur yeux il était aussi incontestable que la réalité divine.

  89. A l’instant sur le répondeur de « Là-bas si j’y suis », l’émission de Mermet sur France Inter, quelqu’un signale l’intervention de Paul sur France Culture.

    L’équipe rédactionnelle de l’émission a donc sélectionné ce message.

    A quand Paul invité de « Là-bas si j’y suis »?

    1. Jorion chez Mermet ? La place est prise, et le siège est toujours chaud…
      Tapez Lordon sur le blog de là-bas.org et vous avez ça :
      http://www.la-bas.org/recherche.php3?recherche=lordon
      Tapez Jorion, vous avez ça :
      http://www.la-bas.org/recherche.php3?recherche=Jorion+
      (Pour Chomsky, j’vous laisse l’honneur…)
      Plus de trente ans de radio de service public pour Mermet, bientôt 70 ans le mec, là-bas est sur Inter depuis le gvt Rocard, toujours là 22 ans après, bref une vieille institution menée par un vieil instituteur, avec ses caprices et ses chouchous… changera plus le Daniel…
      Et puis quoi, 300 ou 400 000 auditeurs lecteurs du diplo, de Lordon et Chomsky à évangéliser, franchement, cela en vaut-il bien la peine ?

      1. >Vignerons

        Ben, si 10% d’entre eux achetent l’un des bouquins de Paul, ça fait quand même rentrer des droits d’auteurs…

      2. La place de Paul est chez Mermet, aucun doute.
        Et plusieurs fois.

        Mermet est un coriace. Il a ses têtes? Oui, toutes celles qui sortent
        du chemin. C ‘est un coriace, mais ouvert à l’intelligence et au coeur.

        Paul, chez Mermet avec ses auditeurs : un slogan à répandre partout.

        Je vois ça facile : 1 question et au moins 35 minutes de liberté de parole totale, quelques sourires en forme d’intervention pour recadrer l’ auditeur nouvel arrivant.
        Quelques chemins traversiers et c’est tout.

        Pas pièges, pas d’obtus, pas de dogmatique,le cul serré. Liberté.
        Immanquable.
        Jusqu’à la prochaine fois.

        Et puis ce sont deux professionnels qui savent y faire…

        Le  » A quoi bon  » est étonnant de votre part
        .

    2. « A quand Paul invité de « Là-bas si j’y suis »?

      Pas sur que ce soit un plus! , méme avec un teinturier, je pense que « Les matins » de voinchet sont moins contestables que Mermet.

    1. Ca c’est vrai!
      Mais il n’est pas toujours facile de garder son sang froid quand les enjeux sont si importants et qu’on s’investit personnellment dans son propos (surtout que ce n’est pas la première fois). Il se pourrait, en effet, que la cecité idéologique de certains nuisent à toute tentative d’amortir le choc quand nous nous prendrons le mur en pleine face.
      Mine de rien, ce sont des vies réelles de gens réels qui sont en jeu dans cette émission de « divertssement ». Ce sont eux qui paient la note finale, avec tout ce que cela implique de catastrophes familiales et personnelles.
      Si jamais tout cela finissait mal, ces journalistes/amuseurs publics qui font diversion, et qui n’ont du reste aucune compétence publquement reconnue dans le domaine considéré (on croît rêver!!) auraient une reponsabilité extrêmement lourde à porter, et des traces de sang sur les mains.

    2. Il n’a pas tort non plus !
      Depuis le temps qu’ils nous la chantent leur ritournelle giscardo-delorienne, ils commencent quand même un peu à nous les casser (les oreilles ) !!

  90. Bonjour Mr Jorion,

    Et surtout bravo pour votre prestation devant un parterre de pseudo-journalistes qui ressemblent plus à des Bateleurs.
    Ils ont fait feu de tout bois tentant de vous désarçonner mais vous avez tenu bon et cela force mon respect. Moi qui suit depuis un certain temps déjà votre Blog ou excelle également Mr.Leclerc, sans oublier Julien Alexandre, je suis admiratif de votre combativité à analyser les tenants et aboutissants que certains prennent comme des prophéties.
    Des pistes vous en avez déjà proposées mais les chiens de garde du systéme aboient encore trop bruyamment pour vous permettre d’être entendu d’un plus grand nombre.
    Mais croyez moi ça vient et votre Blog est un média de plus en plus présent, rompant avec cette sonorité conformiste diffusée par celles et ceux qui s’accrochent à ce qui n’est plus qu’une épave dérivant dans le maelström qui va nous faire perdre plus que notre argent, mais notre notre Liberté.
    Bien à vous.

  91. Je viens de me faire l’intégrale de l’émission ! C’est superbe.
    Recréer des cadres vertueux ? n’est-ce pas recréer le monde originel, tout simplement…
    Le programme est ambitieux et ne pourra pas se faire sans un immense effort que seule la contrainte obligera. Mais l’Homme veut-il seulement se sauver de lui-même ?

  92. Ahhhh, j’adore imaginer les choses.
    Depuis que je suis là, j’ai créé une infinité de choses…
    créer, c’est ma passion, Mon rêve serait d’être Dieu pour pouvoir fabriquer des fleurs et des montagnes…

    Un système qui n’existe pas encore ?
    Alors ?
    Essayons, je n’y connais rien, alors soyez indulgent, c’est probablement naïf de prime abord, mais je crois profondément en l’homme, je l’aime mais d’une force !!! Alors…

    Je vois le monde évoluer un peu comme l’ « open source » en informatique.
    J’imagine un monde futuriste, ou chacun est autonome, un système ou chaque maison est comme une cellule reliée à l’autre, elle produit sa propre énergie, sa propre alimentation et autres artisanats, chaque cellule de ce super cerveau échangerait ces excédant avec les maisons voisines tout en comblant ses propres manques etc…Chacun est en quelque sorte une petite entreprise, voir ne produit rien, si les occupants ne le peuvent, mais tout est relié et dans le partage pure.

    Pour exemple, je vois bien celui qui a plus de soleil partager son excédant avec ceux qui en ont moins dans leur photovoltaïque et inversement, pareil pour le jardinage ou même celui qui fabrique des chaises…

    Je pense l’humain artisan créateur d’une manière ou d’une autre, j’ignore si l’argent a sa place dans ce monde.
    Mais je vois bien un système comme le « sel ».

    S’il fallait créer des entreprises plus grosses ou des super marchés, je ne leur autoriserais que de couvrir une certaine superficie au niveau des clients, ainsi le client autorisé y va suivant son adresse.
    Par exemple une épicerie couvrirait une surface incluant un millier de client par exemple.
    Il y aurait sans doute des inconvénients mais dans l’immédiat je n’y vois que des avantages.

    On est ainsi certain que le partage se fait aussi même là…

    Tout fonctionnerait sur un principe de coopération et non plus de concurrence !
    Même le sport à la télé se fonderait sur des jeux de coopération.

    Ce monde là serait un cerveau qui possède des cellules qui coopèrent et non un cerveau en lutte constante, comme celui que nous possédons d’ailleurs en ce moment…

    Et puis comme le dit si bien ma petite soeur emmanuelle, tout ce qui n’est pas donné est perdu.

  93. Merci d’être ce que vous êtes, vous devriez remplacer Marc Voinchet et Brice Couturier pour leur matinale, ce qui permettrait d’élever le débat..

  94. bonjour,
    très bonne intervention ce matin, malgré un énervement (que je comprends très bien, mais c’est toujours mieux d’éviter, avec des gens comme PC en face) passager de votre part.
    Une question: pourquoi ne pas avoir donné des pistes de solution ?
    Vous vous êtes fait traiter de Cassandre (qui a raison!) incapable de trouver des réponses au diagnostic énoncé. Outre que , en effet, nul n’est obligé de tout maîtriser et moins encore de prophétiser, qu’il existe des maladies mortelles (la crise du capitalisme mène à sa fin) , vous avez « en magasin » , tout de même, des idées pour un autre système. Pourquoi n’en avoir rien dit (sauf votre suggestion in fine sur la redistribution)?

    1. Dans un contexte comme celui-là, à chaque question qu’on vous pose, il vous vient 3, 4, 5 choses importantes à dire. Vous les avez là en mémoire. On vous laisse le temps d’en dire une, deux grand max, après, on vous interrompt : un invité qui parle trop longtemps, on appelle ça l' »effet tunnel ». Si vous essayez quand même, la fois suivante, on vous prévient : « pas d’effet tunnel ». Si vous le faites quand même on cesse de vous inviter.

      Est-ce qu’on peut alors dire tout ce qu’il faudrait dire ? Non !

      1. J’ai écouté l’émission, et j’ai trouvé les interventions de C. très…. frustrantes (pour rester poli). Un commentaire sur le site de l’émission parle d’une « grandjournalisation » (de l’émission de canal+) de FC. Un effet tunnel !!! Mais c’est exactement ça qu’on veut ! Que l’invité s’exprime, nous fasse part de ses idées ! Et pas qu’il soit interrompu au bout de 3 minutes pour la Pub ou l’intervention d’un chroniqueur qui n’y comprend que dalle. Je ne dis pas qu’il faut qu’il n’y ait personne en face, mais ces gens ont totalement perdu la manière….
        Bon courage pour la suite, et juste comme ça, si jamais on vous invite sur un plateau du type « grand journal », j’espère que vous refuserez (ça vous rendra dingue 😉 )

  95. Au delà de la forme et des contraintes ( pour l’interviewer comme pour l’interveiwé) de l’exercice , tout s’est terminé sur l’essentiel :

    Le nouveau cadre ne tolérera pas l’accumulation et l’accaparement :

    – des ressources

    – des outils

    – de la richesse créée

    – des services

    – des territoires

    – du pouvoir

    – du vivant

    Finalement votre colère humble d’homme convaincu par les faits ( et non pas plein de certitudes préconçues) a répondu ,comme il le fallait , aux certitudes tirées d’un instrument qui montre chaque jour qu’il défaille , telles que défendues par Couturier , qui aura finalement permis d’aider à finir sur cette concliusion à porter au frontispice de notre appel à contributions .

    PS : à votre âge , j’avais encore aussi la gnaque d’argumenter avec autant de résistance que vous , mais pas à 7 heures du matin . J’étais toujours mieux entre 17heures et 5 heures du matin .

  96. Ce journaliste m’a fait penser à une brève petite histoire (une espèce de dicton en fait) que je tiens d’un grand père andaluz :

    Es una zorra que se lleva un arroyo en una tormenta, va reboleada en la espuma del agua y dice : llovera y to pero tiempo de agua no es.
    C’est une renarde emportée par un torrent durant un orage, elle se débat dans l’écume de la surface et dit : il pleuvra et tout mais c’est pas la saison!

    @Paul Jorion
    Vous auriez pu lui clouer le bec tout simplement en citant le discours de Toulon de son propre mentor. Il l’aurait eu son scoop : « Jorion est Sarkoziste lol » et là je crois qu’il aurait pas osé aller plus loin. La dernière fois que je vous ai vu comme ça c’était avec Woerth, et vous aviez 100% raison pour ce qui attendait la Grèce, hélas. Attention, face à un journaliste ce n’est pas pareil, ils vont vous mélenchoniser en moins deux.

    Une question à l’anthropologue, y avait il un déni similaire face à la crise en 1929?

    1. Il l’aurait eu son scoop : « Jorion est Sarkoziste lol »

      Le but, ce serait plutôt que Sarko soit Jorioniste… et ça c’est pas encore gagné ! 😉

  97. Question probablement idiote : que la BCE finance la dette des pays ou, comme le propose le Front de Gauche, qu’elle finance directement les pays de la zone Euro, est-ce la même chose ? Auquel cas cette proposition serait considérée par Paul Jorion, si j’ai bien compris, comme un pis aller alors qu’on nous la présente comme une mesure importante des actions à promouvoir.

    Par extension, serait-il possible d’avoir un état des lieux clair et critique des programmes des principaux acteurs de l’élection présidentielle à venir ? Le faible retentissement de mouvements comme les indignés laisse apparaître que le nécessaire changement de cadre ne se ferait, paradoxalement, que dans le cadre institutionnel des élections.

    1. Il faudra passer de l’indignation à la révolte,
      car il n’y a pas un seul exemple, dans l’histoire de l’humanité,
      d’une classe dominante cédant le pouvoir face aux urnes…
      Les politiciens qui le font croire ne rêvent que d’une chose:
      retourner à encore et toujours à la table du caviar.

    2. Et qu’un parti qui se dit la gauche de la gauche essaie de trouver des remèdes pour sauver le capitalisme, ça vous semble pas incongru ? Y-a pas quelque chose qui vous tracasse ?

      Je sais pas où ils en sont sur les échelles des salaires par exemple, ça fait un moment que je ne suis pas allé voir ce qu’ils racontent, on peut pas tout faire, mais j’en suis resté à un rapport de 1 à 20, ça doit correspondre grosso modo au niveau des années 70 ou 80, c’est sûr, le capitalisme était merveilleux et était un modèle indépassable en ce temps là… Pouah…pouah et re-pouah…avec des amis comme ça, t’as pas besoin d’ennemis…
      En même temps, faut pas leur en vouloir, ils pensent avoir LA solution et nous GUIDER vers la sagesse, c’était perdu d’avance.

      1. Comme sur tout le reste les dirigeants Flan de Gauche continuent
        leur exploits jospinesques.
        Ils font dans le compatible avec le PS, donc la gestion du capitalisme.
        Les salaires sont un exemple parmi tant.
        Avec le revenu maximal autorisé de 20 fois supérieur au revenu médian,
        on est dans le foutage de gueule absolu :
        l’écart sera bien plus important pour les cinq déciles de revenus inférieurs au médian…
        Pour les militants du PC, c’est la reculade absolue:
        Marchais en 1981 proposait un rapport de 1 à 15 dans l’échelle des revenus.

  98. Bonjour Mr Jorion,
    Bravo pour votre analyse et son explication
    Mais je suis un peu déçu que vous fassiez aucune proposition (excepté celle d’empecher la constitution d’une nouvelle aristocratie).
    Vous vous sentiez agressé certes mais vous pouviez tout à fait émettre des hypothèses de travail, de solutions, de réfléxions … meme discutable. Cela permettrait de dégonfler cette idées qui tourne autour de votre personne de « prophète ».
    Certains économistes s’engagent et écrivent leurs idées dans un manifeste comme les économistes aterrés. Cela peut offrir une base de départ…
    Excusez-moi mais moi j’avais envie d’entendre VOS propositions et je trouvais la question tout à fait pertinente.
    Amicalement

    1. par exemple :

      http://www.pauljorion.com/blog/?p=23737

      Utilisez la fonction recherche sur la thématique (certes défensive, aujourd’hui dépassé sans doute) de l’interdiction du pari sur la fluctuation des prix; poursuivez sur la question des CDS, de leur rôle, des positions nus, voyez le débat sur la nature de la monnaie etc.

  99. c’est vrai que l’objection, » ca a aidé beaucoup a s’enrichir » et « on fait quoi a la place » est assez énervante vu que le préalable au changement de système c’est d’admettre que le système actuel est irrécupérable, et qu’il faudra élaborer une solution en fonction de ce qui restera après, l’idéologie qu’il faut appliquer a tout prix n’est jamais souhaitable, car dans ce cas c’est la terreur ou la guerre civile. et surement la dictature. Avant d’élaborer la solution il va falloir gérer le désastre , j’ai bien peur qu’il soit trop tard pour trouver une solution avec l’équipe « d’experts  » qui nous gouvernent ou qui conseillent nos gouvernants

  100. Merci d’accepter d’aller dans ce genre d’émission, monsieur Jorion.

    Pour moi qui vous lit sur ce blog mais n’écoute plus France-Cul depuis belle-lurette, c’est également intéressant et instructif de vous voir « hors-contexte », confronté à de l’altérité aussi malhonnête soit-elle ( ici le sinistre Brice ). Finalement, par effet de contraste, votre pensée y gagne en relief. Ainsi que l’inanité de celle de votre contradicteur.
    J’espère que vous pourrez continuez longtemps à répondre à ce type d’invitation.

  101. Bravo Paul, belle prestation.

    Que l’on vienne vous titiller sur des questions et sujets que vous connaissez du bout des doigts m’a fait jubiler. Je suis très fier de recommander vos écrits et paroles à tout ceux qui veulent bien m’entendre.

    Autre chose, je suis stupéfait de ce sondage effectué sur 11 907 personnes (à cette heure) sur le site de Boursorama:

    La France doit-elle sortir du nucléaire ?

    – A terme, pourquoi pas, mais il faut engager cette sortie très progressivement. 45.7%
    – Bien entendu et rapidement. Cette énergie est trop dangereuse. 7.7%
    – Non, surtout pas. Ce serait une erreur sur le plan économique et social. 45.8%
    – Sans opinion. 0.8%

    Nombre de réponses : 11907

    Chacun en tirera ses conclusions.

    Bonne fin d’après-midi à tous.

    1. Nombre de réponses : 11907

      Chacun en tirera ses conclusions.

      Ce que je vois surtout c’est qu’il faut être membre de Boursorama pour participer au sondage. Quand on voit le niveau des contributions dans les forums de ce site on peut se demander si les petits porteurs d’actions Areva n’on pas un peu faussé le résultat 😉
      Par curiosité : http://www.boursorama.com/forum-areva-1rPAREVA-1

      Bonne soirée néanmoins !

    2. Il y avait un débat sur le nucléaire ce soir sur I-Télé entre Eva et riri, pas de quoi rire.
      Monsieur bac + 10 en réthorique opposé à sainte Eva de retour du Japon, c’était chaud bouillant.

    3. Ce n’est pas un sondage, c’est l’opinion des boursicoteurs,
      dans un pays gangrené comme aucun autre par le capital investi dans le nucléaire.

  102. Monsieur Jorion,

    Vous avez dit ce qu’il y avait à dire.
    La comparaison avec le Cargo cult était parfaite.
    De la petite montée d’adrénaline sur la fin, il n’y a qu’une leçon à en tirer : vous n’êtes pas de leur monde, ils peuvent se permettre de tenter de vous ridiculiser ou de vous interrompre.
    Sans doute là est le vrai problème, ils ne peuvent pas vous entendre, trop de choses à remettre en question.
    Je doute qu’ils vous réinvitent, mais je pense que ceux qui vous ont écouté se souviendront.

    1. Moi, je leur aurais mis leur nez dans leur caca. D’un ton péremptoire : » Vous ne voulez pas que je parle ? dites-le moi ! » Je crois que cela peut casser son interlocuteur, et le remettre à sa place.

      Fight back Jorion

  103. Did A Large European Bank Almost Fail Last Night?

    Need a reason to explain the massive central bank intervention from China, to Japan, Switzerland, the ECB, England and all the way to the US? Forbes may have one explanation: « It appears that a big European bank got close to failure last night. European banks, especially French banks, rely heavily on funding in the wholesale money markets. It appears that a major bank was having difficulty funding its immediate liquidity needs. The cavalry was called in and has come to the successful rescue. » Granted the post is rather weak on factual backing and is mostly speculative, but it would certainly make sense.

    http://www.zerohedge.com/news/did-large-european-bank-almost-fail-last-night

  104. Bonsoir,
    J’ai essayé de laisser un commentaire sur la page de monsieur Couturier. Sans succès.
    J’ai essayé de laisser un commentaire sur la page de monsieur Marc Voinchet. Sans succès.

    C’est finalement normal (dans leurs normes), s’ils n’écoutent pas qui parle, pourquoi devraient ils accepter de lire qui écrit ?

    1. C’est finalement normal (dans leurs normes), s’ils n’écoutent pas qui parle, pourquoi devraient ils accepter de lire qui écrit ?

      Juste excellent.

    2. c’est finalement normal (dans leurs normes), s’ils n’écoutent pas qui parle, pourquoi devraient ils accepter de lire qui écrit ?

      Sauf que Jorion cause une heure durant dans l’émission de Voinchet grosso-modo deux fois par an; sauf que ce même Voinchet lit ce blog de temps en temps – en tout cas suffisamment pour être un des seuls dans les « grands » médias à citer le boulot de François Leclerc, au moins de loin en loin; sauf que Couturier a eu invité lui aussi Jorion dans Le grain à moudre; sauf encore, j’ose le croire, que les deux ont lu, au moins en diagonale, quelques bouquins du même Jorion. Sauf tout ça, alors oui, ils n’écoutent pas les gens qu’ils invitent à parler, ils ne lisent pas les livres ou les articles et billets des auteurs qu’ils convient, un revolver sur la tempe j’imagine…

    3. vous pouvez écrire à france culture qui normalement transmet; mais ces types d’animateurs font leur cinéma puis basta; ils retournent butiner dans leur réseau d’ « amis » ; d’ailleurs,france inter/(culture) est devenu une poubelle où règnent les collusions

  105. Il s’est passé quoi là au niveau de la bourse? Ca a flambé +4% d’un coup à 14h00 c’est du grand délire de robots? Quel monde de merde.

    1. Un compte demo de trade en ligne vous donne une idée des pertes et profits que peuvent générer de telles fluctuations (avec des leviers de « pecno » du net soit 400 ça fait déjà son effet ), m’est avis que depuis quelques mois quelques initiés doivent se faire des c….. en or, tandis que les simples quidam aux tuyaux percés se les …..

      Créer un max de volatilité pour maximiser les profits afin de permettre aux spéculateurs (en premier lieu les banques) de se refaire pour amortir la crise serait il le un choix stratégique de nos gouvernants??? Si oui un beau pari pascalien ma foi. Une chose est sure c’est que depuis le temps qu’ils se concertent pour stabiliser les choses ils y sont arrivé : ils ont stabilisé l’instabilté, pas pour rien que c’est des experts 😉

      1. Près d’un point critique nonlinéaire, l’accrochage sur des fréquences sous- ou sur-harmonique de la réponse en boucle linéaire n’est pas tout à fait une surprise.
        Des attracteurs nouveaux peuvent donner assez longue vie à ces oscillations.
        Il faut qu’entropie ou énergie les rattrape pour qu’il s’arrêtent, couic.

  106. Bravo!
    Mission accomplie et un grand moment de radio.
    L’indignation et la véhémence vous vont très bien.
    Un grand virtuose de la parole à la manoeuvre.
    Magnifique.

    Et bravo pour une pédagogie par l’exposition d’un cas concret exemplaire.
    Peut-être ne l’avez-vous pas voulu ainsi, mais vos protagonistes ont montré que la peur d’affronter un avenir encore inconnu paralyse des intelligences par ailleurs confirmées.
    La peur du grand saut mais aussi la bonne vieille idéologie conservatrice :
     » vous n’avez rien de concret à présenter donc vos critiques sont malvenues. »

    Triste de voir cet étrange stupeur face à une époque qui se termine. Adieu intelligence, finesse d’analyse, tout ce vernis superficiel qui fonde une réputation.
    Ne reste que des cul-de-plomb impotents.

    Mais je crois que vous leur avez inoculé ce doute créateur et généreux qui les fera évader
    de leur prison mentale.
    Je le souhaite, à défaut…

  107. Cher Monsieur Jorion,

    bravo pour votre prestation. Je me souviens avoir vu de vos interventions en contexte hostile il y a un an et demi à deux ans, où j’avais trouvé que vous n’étiez pas assez incisif. Tel n’est plus le cas, et vous avez fait pour le mieux aujourd’hui, face à quelqu’un qui vous cherchait noise. J’espère que les gens des médias seront plus prudents à l’avenir.

  108. Magistral, c’était tout simplement magistral.
    Une première partie sereine et riche.
    Une seconde partie où les mots avaient un sens, un langage clair et net qui hérisse les poils.

    « La machine est cassée, il faut reconstruire un système financier », comment de tels propos peuvent ils encore surprendre.
    Il y a des vérités qui dérangent, qui obligent à sortir du cadre.
    Combien d’efforts et de temps pour qu’enfin on écoute, on doute, on réfléchisse, on comprenne, on critique, on remette en cause et enfin on reconstruise.
    Avec certaines de nos connaissances nous sommes aussi confrontés à ce type de résistance où les quolibets et sourires entendus ne sont pas absents.
    « Carpe diem » ou solliciter les neurones et les doutes.
    Ayant suivi la soirée consacrée à l’amiante la veille sur ARTE, des rapprochements s’imposent avec la situation de la crise et aussi le dossier du nucléaire.
    Combien savent et pourtant se taisent et surtout agissent à contre-sens
    « Otez de mes oreilles cette vérité qui m’effraie » croit on entendre chez trop de citoyens.

    Comment peut on taxer les responsables lucides et informés de cassandres face aux preuves da la justesse de leurs analyses passées ?
    J’ai apprécié les derniers échanges qui portaient une lueur d’espoir, mais il va falloir ramer.
    Vive la poésie, j’avais d’ailleurs illustré mon info à mes correspondants sur la soirée, en l’illustrant par le billet de Jean-Claude Guillebaud publié dans le Nouvel Obs du 17/11 et intitulé « Mais que disent les poètes ? »
    Extraits et conclusion
    « Mieux vaut se tourner vers les poètes et les créateurs, ces -voyants-, seuls capables d’apercevoir encore et d’exprimer l’inexprimable ».
    Voyant, par opposition à borgnes ou aveugles, sourds et mal-entendants, n’est pas prophète.
    « Ecoutons donc les créateurs! Eux savent ce qui manque aux peuples d’Europe insupportés par les bavards et les tricheurs ».

    Après la soirée Taddeï au cours de laquelle un Emmanuel Todd, bien dans son rôle, a également asséné quelques vérités qui défrisent même un jeune ou futur ministre
    J’ai pu y découvrir un économiste qui démystifie et révèle un monde opaque : Pierre-Noël Giraud.
    « Economiste, discipline qu’il enseigne à l’école des Mines Paris Tech, et à l’université Paris Dauphine où il occupe la chaire « Finance et développement durable ». Après « L’inégalité du monde, économie du monde contemporain », « Economie : le grand satan ? », il publie 2001 « Le commerce des promesses – petit traité sur la finance moderne », grand prix Turgot 2001 et prix européen du livre d’économie de la même année. C’est dans ce « commerce des promesses », réédité en 2009, où il part du principe que La finance n’est que l’activité qui consiste à vendre des promesses sur une richesse qui sera peut-être créée plus tard. Elle propose d’acquérir et de vendre des droits qui pourraient s’avérer être en excès a posteriori.  »
    Voir et entendre la partie « Débat – La dette » (vers la 25′).
    http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/?page=emission&id_rubrique=1505

    En tous cas bravo pour cette intervention où vous avez su mettre toute votre énergie et votre pédagogie pour lever des voiles qui nous empêchent de voir l’essentiel.

    Et aujourd’hui, tout va très bien…….., la bourse affiche + 5.

  109. A lire, cet article d’Henri Maler  » Autopsie de l’extrême-gauche par des animateurs cultivés «  qui, en 2006, épinglait le discours et la pratique de certains journalistes – dont Brice Couturier – à propos de La parution de « L’extrême gauche plurielle, entre démocratie radicale et révolution, » de Philippe Raynaud,

    Le site d’ACRIMED

  110. Salut Paul,
    Un bon combat au moment où il fallait le livrer.
    Tes amis sont à France Cu et tu as su leur dire : le pied dans l’entrebâillement de la porte, c’est maintenant – Ils n’ont pas compris, mais c’était maintenant.
    Ta réponse qu’ils attendent pour la tuer, ils ne l’on pas obtenue – tu as su dire capitalisme ou communisme = similitudes mortifères – mais maintenant ?
    La gueule de bois et ensuite ?
    La « morale » prise on ne sait où (?), mais qui dit:
    1) En matière économique, ce qui ne peut être saisi par un citoyen moyennement intelligent et cultivé, n’a aucune raison de lui être exposé pour avoir son avis = limite absolue de la démocratie;
    2) Dans le domaine de l’étique, je plussois à l’idée que « le bonheur est ce qui met un point d’arrêt à la fuite en avant du désir. » (Paul Ricoeur)

    Merci, Paul, d’avoir su être toi.

  111. Hi, J’aurais aimé placer le montage photo mais ne sais comment procéder.

    Atlas was permitted the opinion that he was at liberty, if he wished, to drop the Earthand creep away; but his opinion was all he was permitted.–Franz Kafka

    « Atlas pouvait penser qu’il avait le droit, s’il le voulait, de laisser tomber la terre et de partir en catimini : mais il n’avait pas le droit d’avoir plus que cette pensée. » Franz Kafka

    http://www.zerohedge.com/contributed/atlas-mugged

  112. Monsieur,

    Je suis extrêmement sensible aux discours de vérité que vous tenez dans vos textes comme dans vos vigoureuses interventions médiatiques. Je suis comme la plupart des gens, complètement ignares des questions économico-financières mais très angoissée par la gravité de cette crise planétaire. Comment ne le serait-on pas ?
    En dépit de cette ignorance regrettable (on peut penser qu’elle a contribué à l’aggravation du problème par défaut de vigilance des peuples), c’est la question du statut de la vérité dans nos consciences qui est au coeur du problème. A cet égard, vous me paraissez un très honnête homme. C’est pourquoi, je me permets de porter à votre attention ce qui suit.
    A la retraite aujourd’hui, hélas, j’ai toujours été une enseignante consciente des causes réelles qui ont dévasté notre système scolaire, au-delà des difficultés inhérentes à ma propre discipline. Très jeune, depuis la fin des années 60, j’ai vu et su de quel côté le vent tournait. Et lorsque vous dites sur l’antenne de FC, que ceux qui détiennent peut-être des solutions à la crise actuelle, ce sont les experts inconnus, les vrais, se trouvant à l’intérieur du système financier mais qui n’ont aucun moyen pour se faire entendre, cela fait écho à mon parcours personnel au sein de l’EN..
    Je transpose vos propos, et je vois exactement la même chose pour la crise scolaire. Il y a de vrais experts, très rares malheureusement, qui savent la vérité de la question, c’est-à-dire la réalité du diagnostic et les remèdes sérieux à y apporter. Depuis plus de trois ans, anonyme que je suis, je tente de solliciter un rendez-vous auprès de responsables politiques pour leur expliquer ce qu’il ne savent pas de cette crise scolaire ou peut-être ce qu’ils refusent par cynisme de reconnaître. Jamais de réponse, jamais.
    Je vous envoie quelques extraits de mes courriels, tous voués à l’échec, pour confirmer dans un autre domaine, celui de l’école, la vérité de vos propos.
    Je vous remercie de votre attention et je vous adresse, Monsieur, mes très cordiales salutations.

    Evelyne Delmas

    Mme Evelyne DELMAS

    Professeur agrégée d’éducation musicale et chant choral, à la retraite

    Docteur en Musicologie (Paris IV)

    Membre du GRIP entre 2005 et 2010

    A l’attention de Madame Eva Joly

    Madame,

    Depuis plus de trois ans, je tente de contacter un député pour évoquer les causes réelles (et donc les vrais remèdes) qui ont contribué à l’effondrement de l’Ecole de notre république. Tout le monde s’entend à reconnaître que l’école est le fondement de notre société et que, à ce titre, elle mérite la plus grande attention dans les réformes nécessaires à engager. Or, depuis Pétain, toutes les politiques ont participé à la casse systématique, méthodiquement organisée de l’école, chacune aggravant davantage la situation sous l’emprise idéologique du sociologisme et du pédagogisme.
    Dans le cadre de « l’Instruction publique », nous avions le meilleur système scolaire, en un temps où il ne s’était pas encore fourvoyé dans l’imposture d' »Education ». En nous alignant sur un modèle américain terriblement défaillant, déjà mis en oeuvre depuis des décennies, nous avons chamboulé et dévasté tout l’édifice pédagogique français de la maternelle à l’université, détruisant du même coup les principes fondateurs des enseignements.
    Aujourd’hui, quel député, quel sénateur, quel ministre, quel homme politique de quelque obédience que ce soit, connait, considère avec sérieux les analyses de Michel Delord, de Rudolf Bkouche ou de Gilbert Molinier, parmi d’autres obscurs, sur la question de l’école française ?! Qui a le courage de lire les analyses de ces éminents spécialistes, pourtant disponibles sur internet ? Il semble bien que les discours de vérité n’intéressent guère, et pendant ce temps l’école poursuit sa débâcle…

    Voici, parmi d’autres, quelques demandes de ma part, adressées à de nombreux responsables politiques (F.Bayrou, V.Peillon, M.Valls, J.L.Mélanchon, M.Aubry, O.Besancenot, J.F.Copé, J. Cahuzac, X.Darcos, D.Decoings, etc.), toujours sans réponse, aucun retour, une fin de non recevoir. Quelques extraits de ce que je leur adressais :

    « J’ai 59 ans, je suis professeur d’Education musicale au lycée Marie Curie de Tarbes ainsi qu’au CNED de Vanves, docteur en musicologie (Paris IV) et membre du GRIP (Groupe de Réflexion Interdiciplinaire sur les Programmes).

    Je souhaiterais vous faire part de vive-voix du désastre scolaire et vous apporter un témoignage très éclairant. L’Ecole française est aujourd’hui moribonde, personne ne s’en occupe avec sérieux, excepté quelques associations ou quelques rares initiatives isolées, personne ne veux prendre la mesure de la gravité peut-être irréversible de la situation.
    Compte tenu d’une longue expérience professionnelle, d’un investissement personnel considérable, de multiples réflexions qui ont accompagné toute ma carrière, j’ai pu mesurer combien l’Institution avait été, et est toujours, la principale responsable de cette véritable catastrophe. C’est de cela dont je voudrais vous entretenir…

    En espérant une réponse favorable, je vous adresse Madame, mes très cordiales salutations.

    Evelyne Delmas »

    « Monsieur Bayrou,

    A propos de la déchéance de notre système éducatif et de l’efficacité de remèdes simples et immédiats à lui apporter, j’ai un message de toute première importance à vous transmettre. Bien qu’anonyme, j’ai acquis une expérience d’enseignante hors du commun, et je sais aujourd’hui en fin de carrière tous les efforts que nous devrions, que nous devons mobiliser pour reconquérir les principes fondateurs de l’Instruction publique adaptés à notre temps. Ils ont jadis prévalu sous la IIIème République, comme vous le savez mieux que quiconque. A cet égard, je vous signale les travaux remarquables de Michel Delord et ceux de Rudolf Bkouche, mais pas seulement, qui oeuvrent depuis très longtemps pour promouvoir ou sauvegarder les valeurs fondamentales du génie français républicain issues de l’Instruction publique.

    Dans un souci de vérité totale, il y a trois causes essentielles qui ont contribué à la faillite de l’Education nationale, car cette faillite est avant tout institutionnelle :

    – Le refus de réhabiliter avec sérieux l’autorité des enseignants dans l’exercice de leur mission, un refus qui dure depuis plus de 40 ans.

    – Un système administratif et hiérarchique de type stalinien qui conduit aux comportements serviles des enseignants ou bien à leur lynchage méthodique, arbitraire, exemplaire, à l’interdiction factuelle d’acquérir une vraie et réelle liberté pédagogique (rôle catastrophique exercé par l’inspection, l’administration, mais pas seulement).

    – Des programmes déplorables, déstructurants, arbitraires, segmentés, incohérents, sous l’emprise de théories mal comprises dangereusement utilisées (comme le structuralisme, la linguistique par exemple), détruisant toute possibilité de progression efficace.

    Monsieur Bayrou… tant que nous refuserons l’approche sérieuse de ces trois causes en matière d’éducation, l’exigence de Vérité que vous appelez de vos voeux demeurera sans consistance, sans prolongement pertinent.
    Je souhaiterais rencontrer l’un(e) de vos collaborateurs (trices) pour pouvoir exposer très brièvement le bien-fondé de ces troix causes. En la matière, les décisions politiques eficaces dépendent d’un vrai diagnostic, loin des mensonges ou de l’idéologie à la Philippe Meirieu par exemple. L’adéquation entre un vrai diagnostic et des remèdes enfin efficaces devient une urgence de salut public.

    Vous remerciant d’avance pour l’attention que vous voudrez bien porter à ce message et la suite que vous voudrez bien lui donner, je vous adresse, Monsieur Bayrou, mes plus respectueuses salutations.

    Evelyne Delmas »

    Par ailleurs, je joins à mon courriel trois fichiers correspondant à des textes éclairants de M.Delord et de R.Bkouche, deux vrais experts cités précédemment, qui vous permettront de mesurer la qualité de réflexion exercée sur ce problème gravissime.
    Je souhaiterais vous expliquer de vive-voix cette réalité que personne ne veut aborder avec sérieux, avec courage, et je ne vous parlerais surtout pas de la question de la suppression des postes, de la paersonnalisation des parcours scolaires, des projets pédagogiques… autant de fadaises nous détournant de la réalité du désastre. Car cette réalité est tout simplement la conséquence ultime d’une catastrophe programmée par nos élites républicaines depuis très longtemps, toutes appartenances politiques confondues ; le moment étant naturellement opportun pour liquider l’épineuse question, déficit public oblige.

    Je vous remercie pour toute l’attention que vous aurez bien voulu porter à ma demande de rendez-vous, et je vous adresse, Madame Eva Joly, mes très cordiales salutations.

    Evelyne Delmas

    1. Oui, le porte-plume, les coups de règle sur les doigts, les textes ânonnés, cela avait du bon, Madame. Nous sommes en 2011, hélas. Le monde a bien changé, et les jeunes qui y vivent aussi. Les outils qu’ils emploient, du portable à l’ordinateur, demandent d’autres méthodes pédagogiques. Beaucoup d’enseignants l’ont compris.
      Avec les méthodes à la Meirieu, les enseignants ont su intéresser nombre de jeunes qui se détournaient autrefois de l’enseignement et les mener à une formation solide. Allez, voir en Finlande, en Autriche, … comment on obtient des résultats scolaires d’excellence. Vous écrirez une autre lettre à votre retour.

      1. Allez, voir en Finlande, en Autriche, … comment on obtient des résultats scolaires d’excellence. Vous écrirez une autre lettre à votre retour.

        Pourquoi choisissez-vous comme exemple des pays où les enfants sont issus d’une seule culture, deux au maximum, donc où les enseignants peuvent s’appuyer sur des références communes à tous pour avancer rapidement dans le programme ?

        J’aimerais bien voir les enseignants finlandais ou autrichiens à l’oeuvre dans nos classes multiculturelles où il n’y a pas plus de trois ou quatre élèves qui partagent les références culturelles de l’enseignante pour savoir immédiatement de quoi elle parle et qui comprennent certains jeunes qui n’acceptent pas, culturellement, l’autorité et l’enseignement d’une femme .

        Je suis d’accord avec ce que dit Mme Delmas sur la casse de l’école en France après que l’Instruction Publique, exemplaire, se fut retrouvée affublée du .nom d' » Education Nationale » , à l’Américaine . Il y a maldonne . C’est le rôle de la famille d’éduquer et de socialiser l’enfant avant son entrée à l’école pour que l’école puisse accomplir sa tâche de l’instruire au sein d’un groupe. Sinon, c’est le bazar . Instruction Publique , pas « éducation ».

        @ Alain V
        Le porte-plume, avec les pleins et les déliés, obligeait à former les lettres dans le bon sens et empêchait dès le départ toutes ces écritures maladroites et illisibles que l’on trouve aujourd’hui sur des copies de Baccalauréat .

        Seuls les cancres se prenaient, une seule fois, un coup de règle sur les doigts, pas les élèves qui avaient de réelles difficultés . . Ensuite, les cancres se mettaient au travail .

        C’était aux élèves de faire l’effort de s’intéresser à leur travail, de faire l’effort de comprendre des cours d’un niveau élevé pour les préparer à la vie professionnelle . Ce n’était pas aux professeurs de jouer les démagogues et d’abaisser le niveau de leurs cours au ras des pâquerettes pour les rendre « ludiques » , en supprimant toutes les difficultés,

        Enfin, les parents ne déresponsabilisaient pas les enfants pour le travail scolaire . Ils exigeaient que l’enfant rapporte de bons résultats, c’est tout . A lui de faire le nécessaire, sans aide, à lui de faire seul ses devoirs .

        Aujourd’hui les ensseignants se crèvent à prémâcher le travail scolaire à l’extrême, les parents se crèvent à trouver des stratégies pour que l’enfant délaisse un instant la console ou les chats sur Facebook pour faire ses devoirs Ils fl’aident un max, font pour lui les recherches. Le seul qui ne fait rien ou le minimum, c’ est l’intéressé, l’élève .

        Les outils de l’élève d’aujourd’hui, comme l’ordinateur, demandent aussi du travail et il n’est pas simple pour un enseignant isolé de contrôler pendant le cours le travail de 35 élèves sur leur ordinateur. Un sur deux recopie le travail du voisin en ne prenant même pas la peine de le modifier un peu . Les classes ne sont pas toutes équipées en informatique, hélas .Espérons que ces équipements , après la crise, pourront être maintenus en bon état à l’école et dans les entreprises .

        Et Mme Delmas, retraitée, serait encore plus choquée aujourd’hui par les tonnes de paperasses d’évaluation des compétences de l’élève que l’enseignant doit remplir pour chaque correction du moindre paquet de copies et qui, avec la multiplication des réunions en soirée, ne laissent plus le temps de préparer les cours .

      2. En tant qu’enseignant en primaire, puis au collège et au lycée (dont 7 ans en Allemagne), j’ai toujours pu et su aménager un espace de liberté dans mon enseignement. Devenu universitaire et comparant nos méthodes d’enseignement avec celles de beaucoup d’autres pays, je puis vous dire que les recherches de Philippe Meirieu et les propositions qu’il a faites aux enseignants correspondent largement à ce qui se pratique ailleurs, en particulier dans les pays qui arrivent en tête dans les enquêtes de l’OCDE.
        J’ai répondu par l’humour, mais d’autres commentateurs n’ont peut-être pas compris en quoi les propos de « Evelyne Delmas » envers l’Education Nationale et Philippe Meirieu, dont elle ne semble pas avoir lu les livres, étaient diffamatoires. Les deux auteurs qu’elle cite sont des prof de math, presque inconnus, et totalement ignorés de la communauté scientifique.
        Il est à craindre en particulier que ceux qui ne connaissent pas Philippe Meirieu, enseignant exigeant qui n’a pas hésité à aller travailler dans des lycées techniques ‘difficiles’, éminent chercheur de réputation mondiale, soient désinformés sur son œuvre, largement reconnue par les enseignants francophones et anglophones. Ses recherches ont porté entre autres sur l’intérêt et les limites du travail en groupes d’élèves (cf. Wikipedia). Le dénigrement de ses propositions émane d’un groupe restreint, mais très actif, de conservateurs et de gens d’extrême-droite. Ils ont l’habitude de rejeter à la fois l’enseignement public et Meirieu. « Evelyne Delmas » ne le sait peut-être pas, ou trop bien.

        On ne peut nier qu’il y ait besoin de réforme en France, qu’il faille donner plus de liberté pédagogique aux enseignants du primaire et surtout qu’il soit proposé à tous les enseignants une vraie formation, au moins égale à ce qui se pratique ailleurs dans le monde. Mais de là à parler de stalinisme, c’est diffamer de très nombreuses personnes qui ne le méritent pas. Parler d’idéologie à propos de l’œuvre de Philippe Meirieu, alors qu’il ne fait que des propositions qui ont pour effet de donner plus de liberté pédagogique aux enseignants, c’est affirmer le contraire de la réalité, c’est peut-être tout simplement colporter des ragots dont on connaît l’origine et les buts.
        D’ailleurs, si les politiques ne répondent pas à « Evelyne Delmas », ce doit être pour une bonne raison.
        PS : Merci à Julien Alexandre pour le difficile travail que vous effectuez. Merci à Paul et à François de nous aider à interpréter les événements. Grâce à vous, nous avons plus de force dans la lutte syndicale et politique. Et nous trouvons des arguments pour convaincre.

        @gruau, 30 novembre 2011 à 21:24

        Alain, l’enseignement est un domaine où vous avez une quelconque expérience ???

        Oui, en septembre, j’ai fait ma 44e rentrée, les 10 dernières à l’université; mes recherches portent sur le travail d’enseignants en collège et lycée : avec mon collègue, nous suivons la recherche-action d’une vingtaine de professeurs de toutes disciplines. Leurs méthodes de travail sont modélisées et comparées, lors de colloques internationaux, à ce que font d’autres enseignants sur les cinq continents. Si vous saviez comme les méthodes et les programmes convergent ! Dans de nombreux pays, nos enseignants ‘conservateurs’ ne seraient même pas embauchés.
        Gruau, j’ai aussi deux enfants en fin de collège et suis délégué parent, si bien que je connais encore ce qui se passe dans l’Education nationale. Quant aux étudiants (90% de boursiers !) à qui j’enseigne les bases de l’économie en allemand, ils ont un niveau très faible à leur arrivée, mais en fin de licence, ils sont meilleurs que ceux d’il y a 10 ans. C’est, à mon avis, parce qu’ils ont surtout appris à apprendre (méthode de travail), au détriment peut-être d’un certain nombre de connaissances factuelles. N’est-ce pas plus important ?

      3. @Evelyne Delmas,
        Je crois que vous vous trompez de cible et que les pédagogistes, comme vous les appelez, recherchent en effet à placer l’élève au centre du système éducatif, formule que vous haïssez pour ne pas en comprendre la portée. Écouter ne veut en aucun cas dire obéir, c’est seulement prendre en compte les réalités, faire avec. Notre école est encore marquée par l’histoire de ses débuts héroïques afin de rompre la reproduction sociale et former des citoyens doués de jugement et de raison. Son autorité pour laquelle vous avez une nostalgie et votre ambition louable pour nos enfants vous maintiennent dans la voie sans issue d’un autoritarisme viril aujourd’hui devenu impuissant.

    2. Bonsoir Evelyne,

      Malheureusement , on peut faire la même analyse dans beaucoup de domaines. On vit globalement dans un monde de plus en plus faux, et cela m’est personnellement (mais je ne suis pas tout seul) insupportable.
      Sur l’éducation , j’avais assisté à un débat, l’an dernier, dont le principal orateur était M. Alain Planche, qui m’avait ouvert les yeux sur les principaux problèmes de l’éducation en France, il devait écrire un bouquin pour renforcer son analyse et pouvoir diffuser plus large, peut être que vos témoignages et réflexions peuvent l’intéresser.
      Vous pouvez faire référence à la conférence qu’il a donné au Café Economique de Pessac (33), et puisque maintenant, Paul s’en réfère aussi à Dieu, Inch Allah.
      Je crois que c’est le minimum qu’on peut faire , faire circuler les infos, élargir la base de ceux qui comprennent comment marche (ou plutôt ne marche pas) notre monde.
      http://cafeeconomique.aliceblogs.fr/blog/_archives/2010/12/16/4705091.html
      Cordialement

    3. Bravo Madame, persistez à l’image d’Irène Frachon, la victoire est peut être au bout.
      L’éducation de notre jeunesse aux valeurs fondamentales est incontournable, essentielle, primordiale et participera au renouveau, à la (R)évolution comme le prône le mouvement « Colibris » par exemple.
      Anecdote musicale :
      Le dernier de mes instituteurs, un homme modeste mais néanmoins remarquable et à qui je dois beaucoup (règle de 3, poursuite des études secondaires, initiation à la rando…….) nous a aussi initié à la musique classique.
      Comment :
      Il apportait 1 x par semaine son poste radio perso en salle de classe et le branchait, de mémoire vers 14h00,sur une émission musicale de F. Musique sans doute.
      Je me souviens d’avoir ainsi écouté Pierre et le loup et d’autres chefs d’oeuvre.
      Le temps a passé et ce n’est que vers l’âge de 40/50 ans que je me suis pris de passion pour la musique classique, la graine a mis du temps à germer mais elle a germé

      1. Papimam,
        Je crois que tu te trompes de cible à soutenir cette ancienne hussarde noire nostalgique d’une époque révolue. Non pas que je sois contre l’autorité, mais la piste des pédagogies actives compte assez de succès pour être poursuivie. Le mamouth centralisé a fait son temps depuis longtemps, il doit se ranger aux lois de l’évolution!

        Contre vents et marées, contre la société de l’époque, les Hussards Noirs soutenus par les institutions ont érigé une Muraille de Chine entre la société et l’école afin que l’héritier soit remplacé par le citoyen rompu à l’exercice de la raison et assez érudit pour faire ses propres choix sans être influencé ni par son rang, censé ne plus exister, ni par l’église. Ce choix courageux et raisonné est parfaitement bien argumenté par les Cinq mémoires sur l’instruction publique de Condorcet (1791) qui est sans doute un des meilleurs penseurs de l’instruction de l’époque et dont beaucoup d’arguments demeurent valides aujourd’hui (pour les pressés, son
        discours, en 2 pages sur l’instruction
        , présenté à l’assemblée législative en avril 1792).
        On peut facilement comprendre qu’à l’époque, l’école ait eu à lutter contre des forces contraires considérables et qu’elle ne serait pas parvenue à s’imposer sans cette poigne de fer. Toutefois, cette sanctuarisation virile de l’école au service du citoyen et donc de la république, a eu comme inévitable effet d’ériger l’autorité de l’école et de ses maîtres, en aveuglement et en obstination. Tout d’abord, la porosité entre l’école et la société n’est pas nulle quoi qu’on décide, et le mieux est d’en tenir compte et de la gérer plutôt que de l’ignorer. Ensuite, l’héritage social n’est pas mort à la révolution malgré tous les espoirs et les efforts qu’on a mis sur l’école. Le livre de Bourdieu « Les héritiers » atteste de cette persistance sociale. Enfin, l’école est demeurée sourde au rôle de l’écoute en éducation et en instruction, tantôt en s’abritant derrière une confusion entre écouter et obéir, refusant d’écouter sous prétexte de refuser d’obéir, tantôt en revendiquant l’impossibilité matérielle à prendre en compte chaque individualité.
        D’autre part, le progrès qui sous-tend toute l’architecture de l’autorité de l’école, qui fonde la société du progrès et de la raison s’étiole sous nos yeux. Toutefois, nous y croyons encore un peu, bien que nous ne soyons plus tout à fait certains que nos efforts d’aujourd’hui apporteront une vie meilleure à nos enfants. Saurons-nous marier l’écologie et le progrès afin de replacer nos actions dans un cadre responsable et enthousiasmant? L’école a besoin de cette assise du sens sans laquelle son autorité est comme en apesanteur.
        La démocratie s’est progressivement étendue à la famille et l’émancipation de la femme nous conduit naturellement de l’autorité paternelle à l’autorité parentale. C’est que la femme passe progressivement du statut de servante à celui de compagne. Cette modification est en cours et est encore bien mal maîtrisée, laissant bien souvent les enfants devenir la proie de leurs pulsions, devenir des « sauvageons ». Sans compter que même dans les familles maîtrisant bien la conduite de l’autorité parentale et où la complémentarité fructueuse du père et de la mère apporte une éducation efficace à l’enfant, l’écoute a pris une grande place, attestant ainsi de la meilleure prise en compte des valeurs féminines. L’école ne saurait ignorer ces évolutions touchant l’éducation des élèves qui lui sont confiés.
        Si on peut toujours être d’accord avec les principes de sanctuarisation de l’école afin qu’elle ne soit le jouet d’aucun groupe d’influence (famille comprise), il n’en demeure pas moins qu’elle ne peut ignorer ces évolutions dont elle est en partie responsable grâce à son rôle positif dans l’émancipation féminine, la pénétration de la démocratie dans la famille et l’application de la raison. De plus, de nombreuses expériences de pédagogie active ont montré que l’instruction pouvait s’appuyer efficacement sur le dynamisme des élèves sans pour autant que l’école sombre dans le laxisme ni qu’elle soit la proie ou le jouet de groupes d’influence externes. C’est une question de définition des domaines d’action et de responsabilité et non une question globale. Il est tout à fait possible de s’inspirer des principes de la sociocratie (mariage de la hiérarchie, de l’écoute et de la participation), comme l’a expérimenté Kees Boeke* pour définir au sein de l’école qui est responsable de quoi et mobiliser efficacement l’énergie des élèves sans pour autant que la direction abandonne le moins du monde ses responsabilités de direction, mais au contraire s’y consacre pleinement. Mais il faudrait que l’état s’engage dans cette voie et donne aux directeurs et aux enseignants le droit de s’organiser selon ces principes éprouvés et au fond de bon sens, qu’elle les reconnaisse responsables dans leur domaine, afin qu’eux-mêmes sachent susciter et baliser la responsabilisation progressive des élèves, c’est à dire qu’elle les accompagne dans leur devenir adulte citoyen. Mission qu’elle manque aujourd’hui dans les faits et qui est pourtant une de ses principales prérogatives, à cause de cette conception autoritaire unilatérale et sourde, omnipotente et finalement paralysante et de cette hiérarchie bureaucratisante et infantilisante.

        * Kees Boeke (1884 – 1966), psychosociologue et pédagogue Hollandais reprit le terme « sociocratie » inventé par Auguste Comte pour décrire un mode d’organisation basé sur l’équivalence des participants et la prise de décision par consensus, mode d’organisation qu’il a expérimenté au sein de la Werkplaats Community School in Holland. Kees Boeke formula pour cela trois règles
        fondamentales :
        1. Les intérêts de tous les membres sont pris en considération, chacun acceptant de se soumettre aux intérêts de la communauté
        2. Une solution n’est adoptée que si elle est acceptée par ceux qui vont la mettre en oeuvre
        3. Tous les membres sont prêts à agir conformément aux décisions prises unanimement

    4. depuis Pétain, toutes les politiques ont participé à la casse systématique, méthodiquement organisée de l’école, chacune aggravant davantage la situation sous l’emprise idéologique du sociologisme et du pédagogisme.

      « Depuis » inclusif ou exclusif ? Direct au panier votre bafouille en arrivant à cet endroit là, Madame SLECC (Savoir Lire Ecrire Calculer Compter…).
      Et franchement, Madame le Professeur, il me parait suffisamment bien en cour votre Michel Delord et amplement soutenu en haut lieu son (comme votre…) GRIP, non ?

      1. Tu papes un peu trop vite et tu te trompes de cible …Je connais un peu le gus et il est plutot passionné , marginal et « génant » pour l’institution …
        http://michel.delord.free.fr/ll-dernieres.html
        Ici il défend Laurent Laforgue qui se fait lourder .
        S’ils ont pu mettre en place ce genre de labo , c’est plus pour les mettre sur la touche qu’autre chose . Réutiliser les marginaux pour faire du créatif , c’est meme intelligent !

  113. Du coup j’ai une idée de logo pour le blog : Une moissonneuse, ou alors un cerf-volant ou bien Dalida. Une sorte de Marianne bis, il venait d’avoir 18 ans, il était beau comme un enfant etc.

    1. Exellent ! drôle ! et observé avec attention ! beaucoup d’esprit !
      Croyez-moi, je ne cherche plus rien dans le Pariscope.

      1. Vous voulez du Kierkegaard ? 🙂 ou du Say ? Attendez….

        Autre chose…

        En entrant dans le salon, Tchitchikof dut un instant clignoter, tant l’éclat des bougies, des lampes et de la parure des dames était redoutable. La pièce en était tout imprégnée de lumière. Les habits noirs voltigeaient çà et là, séparément et en essaims, comme on voit les mouches fondre sur un beau sucre raffiné, en été, dans un chaud mois de juillet, quand la vieille ménagère le met en morceaux devant une fenêtre large ouverte ; les enfants de la maison s’assemblent alentour, et suivent avec la vive curiosité de leur âge le mouvement des rudes mains de la vieille, qui lève et abat le marteau sur les fragments qu’elle réduit en petits cubes irréguliers, et les escadrons aériens manœuvrent habilement la gaze de leurs ailes dans le courant d’air, s’abattent hardiment sur la table en vraies commensales reçues, et, profitant de la myopie de leur hôtesse et du soleil qui lui blesse la vue, envahissent, les unes l’amas des cubes confectionnés, les autres les galeries que forme l’entassement des gros fragments à réduire. Rassasiées, sans ce secours, des mille richesses de l’été, mets friands que le ciel prodigue en tout lieu à ces filles de l’air, elles sont venues là moins pour se nourrir que pour voir de près le cristal sucré qui brille, pour aller et venir dans tous les passages que forme un monceau de sucre, pour se faire voir, pour se voir, pour se frotter les unes aux autres les pattes de devant et celles de derrière, et pour s’en chatouiller à elles-mêmes la poitrine sous leurs ailes légères, pour tourner sur elles-mêmes, s’envoler et de nouveau venir s’abattre et s’ébattre avec de nouveaux bataillons. (Gogol)

      1. Dans le feu de l’action, Paul Jorion a fait une petite erreur (gênante tout de même pour un anthropologue) : le « cargo cult » ne concerne pas la Polynésie, mais la Mélanésie (hors Nouvelle-Calédonie) et la Papouasie. Il resterait encore actif sur l’île de Tanna (secte John Frum) dans le Vanuatu (ex-Nouvelles Hébrides).
        Il est vrai que, depuis quelque temps, les anthropologues et autres ethnologues ont tendance à insister sur les ressemblances voire l’unicité originelle de ces deux grandes aires culturelles du Pacifique, que sur leurs différences.
        Personnellement, je ne trouve pas le culte du cargo plus ridicule que tant et tant de croyances chrétiennes, musulmanes, hindouistes, bouddhistes, etc.

  114. Je voudrais revenir a la faillite possible de la Reserve Federale.
    La FED echange les sommes qu’elle cree contre des bons des entites qui recoivent ces sommes.
    Donc, si un nombre de banques fait faillite, elles entraineraient la FED avec eux?

  115. en tout état de cause, personne ne peut s’assurer du contrôle des commentairres. Je suis sûr que Julien Alexandre fait du bon boulot et est très honnête, mais j’aimerais que des remarques telles que

    Les témoignages d’auditeurs qui ne connaissaient pas Paul et qui pleuvent dans nos boîtes mail semblent indiquer le contraire.

    soient étayées, par souci de transparence. Il serait simple d’avoir le ratio de messages acceptés / messages reçus affichés, par exemple. Trop d’éloges tuent l’éloge, à mon humble avis

    1. 27 mails de félicitations, 2 « très bien mais… », 1 de réprobation. Je vous cite un passage de ce dernier.

      « Monsieur Jorion, vous êtes très rarement invité sur des médias alors, de grâce, lorsque vous l’êtes, respectez les journalistes qui vous invite même s’ils ne sont pas d’accord avec vous. France Culture est des rares médias où les invités ont du temps pour s’exprimer. Pour les écouter depuis des années se sont d’excellents professionnels dont leur métier est de proposer un débat contradictoire pour faire progresser la réflexion. Alors Monsieur Jorion ne vous les mettez pas à dos, ne chercher pas à les attaquer quant vous n’avez pas d’argument, c’est vain et contre productif car vous serez ostraciser par le système que vous dénoncez ! »

      1. merci de votre souci de transparence, j’en suis honoré. Je vous avoue qu’avec du recul, je suis plutôt du côté des 27 bien que mes premiers commentaires se placent dans les 2 « bien mais ». Comme l’ont bien expliqué certains, et comme je le conçois aisément moi-même, l’exercice radiophonique est très difficile, encore plus dans un contexte hostile, et je préfère mille fois un homme qui doute et avoue qu’il ne sait pas quand il ne peut pas répondre qu’un homme imbu de certitudes et manquant de nuances. Donc, avec du recul, et les éclairages de Ken Avo, merci encore !
        D’ailleurs je revenais sur le débat Lordon Slama aux matins le 5/5 de cette année, et la présentatrice était largement plus ouverte au débat, même si Slama bouillait de rage…

      2. Félicitation mr jorion,
        Paul , j’ai découvert à force de recherche de média libre, une radio où je pense que vous pourriez faire votre vidéo du vendredi par exemple.
        Ou peut être même une émission!
        Enfin la libre antenne de cette radio, ainsi que certaine émission conforte en mille points vos dires par moultes témoignages et réflections.
        Voici le lien : sachant qu’il n’ y a aucune publicité sur cette radio, juste la participation d’auditeurs.
        http://icietmaintenant.com/index.php
        Au plaisir de vous y entendre sans énervement ….

    2. @ tchigo

      Difficile de vous inviter à relire tous les message de cette fil vu le nombre. Mais vous verriez qu’il y a des critiques, parfois dures, simplement il y en a peu. Les seuls messages qui ont été modérés proviennent du troll qui a utilisé 10 pseudos différents pour répéter les même arguments, et que j’ai signalé ici.

      Quand c’est bien, c’est bien, c’est tout !

  116. Je vous ai senti très dépité Paul,

    Et vous avez bien raison de vous en alarmer, car tous ces gens bien installés dans les médias ne se rendent pas vraiment compte de la situation réelle d’un bon nombre de leur concitoyens.

    Bouleversant, alarmant ! Les premiers communiqués tenteront de rassurer les opinions mais en réalité rien n’y changera surtout dans les premiers moments.

    La Chine à moitié dans le ceci et cela en montre bien le premier exemple de conduite au monde, et encore vous n’avez pas du tout un propos 100% religieux à la Jérémie, alors imaginez un pur prophète extra-terrestre.

    Imaginez déjà un monde qui se sentirait constamment obligé de fonctionner partout et cela 24/24 sous l’accablement de la faim, de la soif, de la chaleur, de la peur, l’esclavage et l’enfer graduellement sur terre, la folle matrice.

    Les vieillards, les enfants, les femmes seront forcément les plus touchés, beaucoup s’en mordront les doigts aussi bien les personnes les plus dures et les plus ricanantes si ce n’est pas déjà ça à certains moments.

    Quand bien même le climat de détraquerait, mais non on rechercherait encore à se voiler la face sur les ondes, faut pas réfléchir, faut pas s’arrêter, faut pas penser, faut même plus prendre le temps de prier son prochain.

    Tout commencera un jour, un beau matin et dans un temps médiatique guère peu différent à ce que nous avons si souvent l’habitude de voir, cela ne touchera pas que l’ensemble du secteur bancaire, beaucoup même n’accepteront pas plus l’impensable.

    Les problèmes se répandront il y aura de moins en moins de situation idéale, à ce moment là même les plus fous chercheront à amasser sans cesse de l’argent et de l’or. Au fur et à mesure les bons moments en famille deviendront rares, la vie dans le monde ne sera pas plus facile autre part.

    Nous nous approchons peu à peu en fait d’un monde complétement nouveau, merveilleux, euphorique, complétement livré à la folie de grandeur, d’ivresse et de pouvoir des premiers pingres de ce monde dans les affaires humaines.

    Parole du prophète Jérémie.

  117. Salut Paul,

    Un bon combat au moment où il fallait le livrer.
    Tes amis sont à France Cu et tu as su leur dire : le pied dans l’entrebâillement de la porte, c’est maintenant – Ils n’ont pas compris, mais c’était maintenant.
    Ta réponse qu’ils attendent pour la tuer, ils ne l’on pas obtenue – tu as su dire capitalisme ou communisme = similitudes mortifères –
    mais maintenant ?
    La gueule de bois et ensuite ?
    La « morale » prise on ne sait où (?), mais qui dit:

    1) En matière économique, ce qui ne peut être saisi par un citoyen moyennement intelligent et cultivé, n’a aucune raison de lui être exposé pour avoir son avis = limite absolue de la démocratie !!!!

    2) Dans le domaine de l’étique, je plussois à l’idée que «le bonheur est ce qui met un point d’arrêt à la fuite en avant du désir. » (Paul Ricoeur)

    Merci, Paul, d’avoir su être toi.

  118. Je n’aurais qu’un mot Paul : EXCELLENT !

    « On ne remplace pas une aristocratie par une autre !  »

    Merci. De l’air frais, une brise matinale, un souffle de vie. Sur l’antenne, sur les ondes, merci.

    Où doit-on s’inscrire pour leur botter le cul ? J’ai des chaussures de sécurité à coque renforcée, et la jambe alerte, je peux tomber du boulot.

  119. .

    Après cet interview , le chroniqueur s’interroge :
    « Demander à un invité que vous recevez à votre micro par quoi au juste il entend remplacer le système actuel dont il prophétise la fin imminente ne me paraît pas excessif.*** »

    Cà fait deux fois que cette question dérange notoirement l’hôte de ces lieux .
    C’est l’occasion de comprendre que la réponse « le royaume de dieu  » était une façon de dire aux interlocuteurs d’alors :
     » c’est pas parce que je sais des choses que je sais tout , mais vous qui prétendez savoir tout , dites nous donc …. »

    N’empêche le rabbin avait raison : « la fluidité de l’argent est nécessaire à toute économie , sinon on a une économie de troc » .

    Ce qui veut dire que le capitalisme ne meurt pas , il mute .
    Même si la fluidité de l’argent par trop restreinte le fait toujours, à terme , capoter .

      1. Repenser l’argent ne signifie pas faire sans mais plutôt se demander a quoi il sert et l’adapter a sa finalité soit l’échange et non pas l’accumulation comme c’est le cas aujourd’hui. Je ne suis pas chantre de la monnaie fondante mais je retiens la démarche. J’avoue honteusement que je ne l’ai pas lu mais l’argent mode d’emploi doit jeter pas mal de base pour une telle réflexion.

      1. C’est la même chose que ce que fait le journaliste avec Mr Jorion dans cette émission, en fait ils nous demandent tout simplement de spéculer, un comble 😉

  120. @ Pym

    Il s’est passé quoi là au niveau de la bourse? Ca a flambé +4% d’un coup à 14h00 c’est du grand délire de robots? Quel monde de merde.

    Il s’est passé quoi ?
    Une rumeur ? Un démenti ? un contre-démenti ?
    Tiens, ça devrait donner des idées à Nathan et aux autres créateurs de jeux de société pour inventer celui qui succédera au Monopoly .

    Une idée de jeu pédagogique pour Noël :

    Contenu de la boîte de jeu :
    -Un dé, une plaque de carton représentant les petites cases numérotées d’un parcours bordé d’entreprises du CAC 40 et de multinationales avec, inscrit sur chacune, son pourcentage d’augmentation de valeur ou de baisse de valeur
    – un paquet de cartes de rumeurs et de démentis à tirer au hasard
    – Une boîte nommée « Bourse »
    – Une bonne quantité de monnaie de singe en billets de 500, 100, 50, 10 dollars ou euros ( au choix de l’éditeur)

    Règle du jeu :

    Au départ, chaque joueur tire aux dés son ordre de passage et reçoit 10 000 euros ou dollars, au choix de l’éditeur, en monnaie de singe . Chacun dépose 5 euros ou dollars sur chacune des entreprises pour lancer le jeu .
    Une caisse, dénommée « Bourse », tenue par un joueur, encaisse les pertes des joueurs ou leur remet leurs gains ,

    Quand c’est son tour de jouer, le joueur lance les dés et arrive sur une case qui lui donne le choix entre les deux entreprises situées de chaque côté de la case pour investir une certaine somme ou au contraire retirer .une partie de sion investissement . Puis il prend la carte du dessus du paquet « rumeurs » .

    Si la carte mentionne une ‘bonne » nouvelle ( « les bénéfices ont augmenté de 30% » ou encore « l’entreprise vient d’annoncer 20 000 licenciements, donc de bons gains de productivité en vue » )ou le démenti d’une mauvaise nouvelle , le joueur empoche ce qu’il avait misé, augmenté du pourcentage inscrit sur la case de l’entreprise en question .Son gain lui est remis par la Bourse .
    S’il avait désinvesti, il perd le pourcentage indiqué et le remet à la Bourse .

    SI c’est une « mauvaise » nouvelle ( » l’entreprise a dû embaucher 300 salariés de plus » ou encore « le CA de l’entreprise a décidé une augmentation des salaires ») ou le démenti d’une bonne nouvelle, , le joueur reprend sa mise diminuée du pourcentage inscrit.
    S’il avait désinvesti, il gagne ce pourcentage .

    Si le joueur tire une carte catastrophique, comme la carte  » le directeur financier s’est enfui avec la caisse et la femme du PDG » ou encore  » toute l’équipe de direction est en prison pour trucage des comptes » ou encore  » l’entreprise se déclare en faillite », le joueur perd toute sa mise .

    Le jeu continue jusqu’à ce que l’un des joueurs soit complètement rincé

    Un jeu pédagogique, quoi .

    1. Le jeu continue jusqu’à ce que l’un des joueurs soit complètement rincé

      Juste une correction à cette excellente idée : « Le jeu continue jusqu’à ce que tout le monde soit rincé et qu’il n’en reste plus qu’un qui empoche toute la mise.

      Tout le monde veut être celui-là, et quand par chance, malheur, hasard, il le devient, il se retourne et n’a plus que des ennemis…
      Un jeu pédagogique, tout à fait…

  121. @Paul Jorion
    Avec tout ça j’espère que vous n’oubliez pas de continuer à réfléchir (avec la skholé – le temps suspendu – que ça demande), d’une manière qui puisse laisser trace sur des livres.
    Même si nous vivons « dans l’urgence d’une imminence », votre rôle naturel semble plutôt être celui du recul. Là où vous pouvez être le plus utile, c’est en radicalisant votre réflexion fondamentale.
    Il me semble qu’il faut donc développer une école (de militants-pensants), telle que d’autres puissent faire entendre votre voix (vous ne pouvez pas vous épuiser dans ces temples du crétinisme que sont les plateaux de télé/radio – vous pouvez y laisser vos plumes mentales)

    (Bon, n’ayant pas encore pu lire dans le détail les autres commentaires – je vais m’y mettre, comme chaque jour -, je m’excuse si je répète sans le savoir des choses déjà dites par d’autres)

    1. Tout à fait d’accord, cela manque de délégation,d’organisation, bref de stratégie. Ce qui est tout à fait normal en regard du caractère précipité des évènements. Difficile, bien évidemment, de passer, dans un délai aussi court, d’un statut d’expert et chroniqueur économiste à celui d’un (et même plusieurs) fédérateur efficient. On en est un peu au stade du  » De Gaulle, débarquant tout seul à Londres ». Là, c’est sûr, ça n’est pas encore gagné… Il reste encore du chemin à faire avant d’acquérir l’audience, le conseil national de résistance, la reconnaissance. En clair, conquérir une stature suffisante pour avoir sa place et son mot à dire dans « l’après » (sauf que le phénomène actuel ne concerne pas qu’un seul pays). Exemple historique assez comparable dans le processus, en fin de compte. La France libre n’ambitionnait certes pas de battre l’Allemagne à elle toute seule. Comme il ne s’agit pas ici de convaincre les septiques et détracteurs en place ou de les pousser dans leur retranchements… La force des évènements s’en chargera probablement très rapidement. (Notons, toujours à titre de comparaisons imagées, que les radios pétainistes continuaient à pérorer lors que les carottes étaient radicalement cuites .) Indécrottable condition humaine, force des certitudes, surtout lorsqu’elles sont erronées. 🙂

  122. concernant les beaux parleurs, j’ai réécouté lordon avec slama, le 5 mai dernier dans les matins également, c’était jouissif !

    Je redonne le lien à ceux qui l’auraient manquée. ca commence à la 86ème minute environ.

    D’ailleurs, ce qui est assez amusant, c’est que Couturier comme Slama ont tenté de les piéger en demandant quelle était l’alternative possible.

  123. voilà enfin un intervieuw dont il sort quelque chose de clair.
    1) la machine est cassée.
    2) la colle des hommes politiques ne colle plus.
    3) le pot de colle est vide.
    bonne soirée quand même.

  124. se souvenir ,en direct, VERGES traitant B.Teinturier de « p’tit con » il l’avait bien cherche avec des accusations stupides genre facho et ainsi de suite

  125. Je vous ai écouté ce matin sur France Culture. Je tiens à
    vous dire que j’approuve totalement le fond comme la forme de votre
    intervention. Cela est rassurant d’entendre un discours indépendant s’écartant
    du « médiatiquement correcte » de certains qui critiquent docilement le système
    car ils en attendent égoïstement quelque chose. Brice Couturier est un spécimen
    emblématique du dogmatisme économique, il nous abreuve tous les matins de ses
    injonctions libérales. Face à vous, il a fait preuve d’un pauvreté (si ce n’est
    d’une malhonnêteté) intellectuelle qui donne envie d’écouter une autre radio.
    Votre argumentation, contrant son affirmation selon laquelle le capitalisme
    serait la raison de l’émergence des « pays pauvres » alors que celui-ci
    s’engraisse sur leur croissance tout en précipitant le monde dans le chaos l’a
    laissé sans voix et sans arguments. Il vous a alors questionné sur le système
    que vous proposez après la chute du capitalisme, comme si vous étiez le prophète
    qu’il dénonçait auparavant. Merci de l’avoir remis à sa place! (je ne parlerai pas des commentaires déplacés d’Olivier Barrot au cours de sa chronique de 8h50!)
    Vous avez pourtant clairement posé le problème: l’argent n’est pas là où il devrait être et ne
    sert pas à ce dont il devrait servir! C’est ce diagnostic qui fâche et c’est
    celui qu’il faut admettre si l’on désire réfléchir collectivement aux solutions
    qui sont certainement très complexes. Conservez votre liberté de parole!

  126. Pour souligner à quel point l’exercice médiatique est un pouvoir et que même une antenne comme France Culture n’échappe pas à la règle en devenant un porte-voix à un discours dominant où certains hérauts jouissent d’opportunité pour célébrer les mêmes antiennes… Il y a quelques temps (à la rentrée je crois), j’ai eu le déplaisir d’entendre M. Raphael Enthoven enfiler quelques chroniques sur deux trois semaines qu’on aurait pu résumer ainsi : Circulez y’a rien à voir ! C’est à dire : les indignés ? z’ont rien compris, c’est trop facile, ça casse pas une patte à un Heidegger… J’avais lu un article de son oeuvre dans la revue Philosophie… donc finalement en me le remémorant je ne m’en étonnais guère. La teneur de ce papier : l’Utopie ? Gross Katastrophe… Voire une déviance mentale proche de la démence. Non, vraiment n’allez pas par là, c’est sans issue. Bref un bon discours petit bourgeois propre sur soi, les pieds au chaud dans les pantoufles, sûr que l’Histoire lui donne raison… (« les cocos, les fachos… tous des utopistes mes amis ! » voyez où ça a mené…).
    J’imagine la tronche qu’ils ont dû tous faire quand Paul Jorion a répondu à M. Couturier « le Royaume de Dieu » comme substitution au système capitaliste actuel… Mais ont-ils seulement compris ?

    1. @Stéphane
      le dénommé Enthoven n’est pas un philosophe: un philosophe est quelqu’un qui fait des recherches et (surtout) des « découvertes » en philosophie (i.e. des reconfigurations, voire des inventions conceptuelles utiles pour les penseurs qui suivent – pour y arriver il faut se lever tôt), lui n’en fait pas et donc n’en est pas (je défie quiconque de me trouver l’ombre d’un concept que lui ou son triste beau-père trilitère, le bavard de haut lignage, auraient offert à la communauté philosophique). Il y a pourtant en France actuellement des philosophes dignes de ce nom (mais généralement les non-techniciens ne connaissent pas leurs noms). Par contre celui dont vous parlez est très bien placé dans la hiérarchie, fort structurée, des parasites culturels majeurs: comme tel il a, cela se comprend, un devoir de veto, dont vous m’apprenez qu’il use (le père au fils de l’épouse du Président)

  127. Superbe !!!!

    C’est bien dommage que vous devez avoir du mordant pour simplement faire passer un message sur la logique à bout de souffle du capitalisme !!!!

    Incroyable , vivement une société plus humaine !!!! J’ai envie de faire partie dans la création de cette société

    Au plaisir de vous lire

  128. Ils vous ont convaincu dans les faits au delà de vous avoir convaincu par leur facilité de conversation et leur élégance ?
    Non il n’ont convaincu que les cons vaincus./

  129. Au fait !

    Quelqu’un pourrait-il rappeler à monsieur Brice Couturier que j’ai rarement entendu étaler autant de bêtise en l’espace de 5 minutes de chroniques que ce matin, le début de la seconde guerre mondiale un an après 1938 et le vent sombre soufflant sur le monde que sentaient déjà venir certains ?!

    Comme période darwniniste, ça se pose un peu là, non ?

    Si ? Non ?

  130. Paul,
    Chapeau pour ta prestation dans ce débat ! Je suis régulièrement (autant que je peux !) tes analyses (parfois trop longues et ardues pour moi !) mais là, c’était clair et bien argumenté : convaincant. Partages-tu tes analyses avec Jean-Luc Mélenchon qui devrait en apprécier la pertinence ? Ses propositions et analyses (à la place qui est la sienne: à savoir, acteur politique !)me semblent proches des tiennes.
    J’aimerais bien ton avis sur ce sujet
    Cordialement
    Bernard Touche

  131. En tous cas, pro ou anti, tout le monde semble d’accord sur un point: grand moment de radio. Autrement dit, pendant un court moment, tout le monde a senti qu’on n’était pas dans le discours convenu qui est là pour endormir les consciences. Et vu la multiplication de ces vrais débats (Jorion, Todd, Lordon, Mélenchon, Généreux, etc) dans les médias de grande écoute, tout ça sent la fin des haricots de la pensée unique.
    Il reste guère plus que le JT de TF1 à conquérir… 🙂

    PS: je dois admettre, au vu de cette émission, que Paul avait sans doute raison de vouloir se coltiner des média « hostiles ». Au moins, cela fait « bouger les lignes ». Il faut dire qu’avec l’appui de la réalité, cela aide, et que les Optimiste (le commentateur éphémère qui nous faisait bien rire) de service sont de plus en plus ridicules.

  132. Quel belle prestation, quel panache!

    De par votre coup de sang vous me sembler aller au cœur du problème, je m’explique:

    Nous sommes en effet presque tous avide de réponses, de certitudes. A défaut de boussole intérieure, nous dépendons de réponses extérieurs.

    Nous voulons des réponses a cette crise. Mais réfléchir ensemble, penser ensemble, semble difficile.
    Quelles sont les questions fondamentales à se poser ?
    Je ne sais pas…mais comment pouvons nous réfléchir, penser, si dès que l’inconnu se présente, nous nous empressons d’ apporter des réponses du passé, du tac au tac , comme un réflex.
    Les journalistes qui vous accompagne ce matin ne veulent pas réfléchir activement avec vous, ils veulent des réponses.
    De préférence de vieilles réponses, du déjà vu quoi.

    Vous avez essayé de créer un espace de vrai réflexion ce matin là…
    Une réflexion qui n’a pas peur de d’explorer le neuf, celle qui dit : je ne sais pas , vous non plus, alors pensons ensemble.

    Merci…

    1. @Flavien
      à mon avis le journaliste (le deuxième) ne voulait pas « des certitudes », il voulait ridiculiser Jorion (= les idées dangereuses que ce dernier fait vivre). Je veux dire: il avait élaboré sa stratégie avant le début de l’émission, en sachant très bien qui est Paul Jorion. Ce n’était pas un bourru: c’était un malhonnête (de la même espèce que ces « scientifiques » payés stablement par des multinationales pour saper toute étude de santé publique allant contre leurs propres intérêts). C’est comme ça que j’ai senti la chose (je doute que ce soit un naïf, ce journaliste: il a fait un plaquage dialogique). Pardon si j’enfonce une porte ouverte.

      C’est pour cette raison que je suggère (cf. plus haut, 140) aux jorionistes (dont je me revendique), et tout d’abord à Jorion lui-même, d’élaborer de leur côté une stratégie plus forte:
      (1) prévoir à l’avance la possibilité de ces blocages, pour ne pas s’y épuiser ou se démoraliser (en clair: entrainer sur le long terme des militants-pensants, il est temps de faire école intellectuelle!)
      (2) développer (Jorion) sa vision de « l’après », même si l’après est en un sens imprévisible. Une bonne manière de le faire, à mon avis – une manière urgente -, est de mettre sur pied une confrontation théorique systématique de la pensée de Jorion avec celles (disons) de Caillé, Lordon, Stiegler, Badiou (!), Hardt et Negri (!) et quelques autres. Il en est grand temps! Cela veut dire mettre sur pied une sorte de « fédération des révolutionnaires » (ou « fédération des vrais réformateurs » – ou « fédération des vrais experts », …). Les temps sont mûrs pour ça, il faut arrêter de rêver d’obtenir la reconnaissance de l’establishment (elle ne viendra pas…)
      (3) faire de la clarté au niveau des grandes « oppositions » où s’insère la théorie de Jorion: tirer au clair le rapport au communisme, à la décroissance, etc. Je sais que Jorion dit déjà des choses très profondes là dessus (je les lis et relis!), mais ça peut (et doit) être rendu beaucoup plus clair (il faut lutter contre l’implicite, il y a trop d’implicite pour l’instant). D’où mes remarques étranges sur l’existence d’une discipline étrange qu’il est temps de prendre en compte (pour s’en servir utilement), la « géométrie oppositionnelle » (c’est une arme conceptuelle incontournable à ce stade). Elle permet d’expliciter TOUTES les oppositions sous-jacentes à une situation (simple) donnée.

      1. « trop d’implicite pour l’instant » quand l’implicite s’expose par suite de propositions et déductions etc. une idée se forme au bout du compte, de chacun à chacune… et on discute. J’ai bien aimé le moment de la chaise vide, pendant que l’autre glissait sur ses chaises musicales. Vous lui reprocheriez sa voix à Jorion? on se cotiserait pour lui acheter des cartons de clopes ? étant nul en math la « géométrie oppositionnelle » comme un schmilblick je vous propose ; « Le Schmilblick des frères Fauderche est, il convient de le souligner, rigoureusement intégral, c’est-à-dire qu’il peut à la fois servir de Schmilblick d’intérieur, grâce à la taille réduite de ses gorgomoches, et de Schmilblick de campagne grâce à sa mostoblase et à ses deux glotosifres qui lui permettent ainsi d’urnapouiller les istioplocks même par les plus basses températures. Haut les cœurs et chapeaux bas devant cette géniale invention qui, demain ou après-demain au plus tard, fera germer le blé fécond du ciment victorieux qui ouvrira à deux battants la porte cochère d’un avenir meilleur dans le péristyle d’un monde nouveau… » — Pierre Dac1. et sans précaution: est-ce que ça ne ressemblerait pas à un échange spontané une chance d’écoute entre deux êtres ? 😉

  133. @ Paul Jorion

    Qu’est ce qui fait que l’être humain plutôt que de prendre acte des erreurs qu’il a faites, s’enfère à continuer sur la même voie au lieu d’en chercher une autre ?

    C’est un comportement que nous avons tous, et il est utile de savoir pourquoi

  134. Construisez sérieusement un raisonnement avec des mécanismes de transmission économiques et financiers ; c’est cela qui vous manque .
    Voila le veritable apport qu’un anthropologue respectable pourrait enfin apporter a l’économie.

  135. Merci Paul,

    Conversation avec mon Mari ce soir:

    « J’ai écouté Paul Jorion ce matin sur France-culture….je l’ai trouvé pas suffisamment offensif!!!!!

    Réponse: « Toi, qui écoute Marc Voinchet tous les matins comment l’as-tu trouvé?…..

    Moi, Paul, l’Aristocratie ne me parle pas trop mais la bourgeoisie Rance ….Si comme le beurre qui a trop vieilli dans notre vieux pays…Et je peux vous dire que la France de Pétain n’est pas morte…

    Inutile de vous dire que je réponds comme je peux à cette france-là…même quand elle m’est très proche. Bien à vous. France Furby

  136. J’ai écouté l’émission de ce matin.
    Merci! Merci, pour cette intervention claire qui vous a quand poussé dans certains retranchements (même s’il faut bien dire que les chroniqueurs étaient pour le moins enquiquinants et conformistes). Néanmoins, j’en ressort non pas avec de la satisfaction mais avec des peurs, peurs terribles que ce qui va se passer à l’avenir. Je me pose des questions, est-ce que tous les efforts que je fait/nous faisons pour rester « calme » dans cette situation où plus grand chose ne va plus ne va pas se transformer pour la plupart en enfer ?
    Est-ce que le monde dans lequel nous baignons ne sera pas le support de la créations de nouvelles aristocraties au fin fond de nos campagnes ( pourquoi ne pas relire Barjavel ? Ravage ?)…
    N’y aura-t-il pas le même phénomène dans les communautés ethniques/religieuses qui composent en France et qui n’ont pas la même vision des choses que vous ou qui sont ou pourraient être décrites ici ?

    C’est mon côté paranoïaque qui parle.
    Je sens une dualité qui pointe en moi et qui me fait peur parce qu’elle ne me montre que le côté sombre des choses. Mais en même temps cette envie de participer à quelque chose de nouveau ou « différent » comme disent nos flegmatiques voisins anglo-saxons.
    Bien à vous

  137. Bravo mr Jorion et merci de nous ouvrir les yeux et déboucher nos oreilles ! et de mettre vos compétences au service d’une réflexion pour tenter de trouver un nouveau cadre pour nos avenir et celui de nos enfants .
    Je vou ai vu , il y a pas mal de temps ( je ne sais plus quand exactement ) à une émission tardive de Frédéric Tadéi ( j’attends avec impatience l’ouverture de son blog  » newsring » ) , et depuis , je ne vous  »lâche » plus .
    Donc merci aussi à Frédéric Tadéi qui m’a fait vous découvrir .
    Cela fait vraiment du bien d’entendre d’autres analyses que le bourrage de crâne que l’on subit depuis des décennies !
    J’aimerais avoir vôtre avis sur les analyses et solutions présentées par Mr Mélenchon et mr Jacques généreux ( à moins que cette question n’ai pas sa place dans vôtre blog )
    Bravo !

  138. Pour info, mes deux mails à France culture

    « Bonjour,

    On aimerait que les économistes « de marché » formatés que vous invitez régulièrement soient aussi vigoureusement interpellés que Paul Jorion ce matin…
    Meilleures salutations
    Th Mercier

    PS : ci-dessous article de fond, qui nous change de la lecture de Libération ou du Monde….

    Bertrand Rothé
    Comment la finance contrôle le débat économique
    http://www.acrimed.org/article3721.html
    par Bertrand Rothé, le 28 novembre 2011
    « Je tiens à remercier Antoine Brunet ancien économiste d’HSBC, Philippe Labarde, ancien membre du CSA, Frédéric Lordon du CNRS, François Ruffin de Fakir, Jacques Sapir de l’EHESS, Jean-Luc Gréau, et ceux qui ont accepté de me parler à condition que je ne les cite pas pour « continuer à être invité dans les colloques », voire d’intégrer un jour une banque.
    Sans eux, je n’aurais pas pu écrire cet article. »

  139. Clôture de la bourse ce soir : CAC 40 + 4,22 % !!

    Les boursicoteurs doivent l’avoir en bandoulière avec des fleurs autours du cou et faire sauter le champagne.

    Tout ça pourquoi ? Parce que des grandes banques centrales semblent s’être décidées à soutenir un peu l’euro. Elles ont trop à perdre ? Et pour combien de temps vont-elles pouvoir soutenir ? Avec quoi? Des dettes ?

    Demain, on apprendra que finalement il n’y a pas tant de ressources sous le pied que ça. Et plouf !

      1. Si, et c’est consternant car pendant ces brefs moments de répit, le déni s’installe durablement.

        Ainsi, 4% de hausse du CAC provoque l’orgasme très longtemps chez ceux qui ont déjà beaucoup perdu et qui espèrent une accalmie pour reprendre leurs esprits.

        Tandis qu’il faut -10% , -15% en plusieurs séances pour que l’once d’un doute s’installe dans les mêmes esprits.

        En fin de compte, lorsqu’on crie « attention, la catastrophe arrive », rien ne se passe. Et lorsque la catastrophe est là, on la minimise. Consternant.

  140. @ ceux qui critiquent Paul Jorion dans la forme du discours à l’émission de ce matin face à Brice Couturier, je vous invite à vous reporter à ce qu’a théorisé à ce propos Frédéric Lordon depuis longtemps déjà quant à l’impossibilité d’affronter un ensemble de personnes prétendant tenir leurs certitudes de 30 ans d’un même système de pensée claironné quotidiennement partout et sur tous les tons. Il suffit dès lors à ces personnes de quelques mots d’évidence et sur un ton entendu pour vous clouer le bec (les références récurrentes au système soviétique en sont le plus parfait exemple) là où il vous faut des heures pour démonter patiemment un à un et avec force de démonstration chacune de leurs inepties.

    La lutte est inégale et on ne peut sortir avec l’image du vainqueur de cela car ces gens bénéficient à plein et savent parfaitement exploiter ce fait d’être les tenants du système en place.

    Paul connait très bien tout cela et en particulier le point de vue de Lordon qui lui choisit de s’y refuser sur ces rings médiatiques-spectacles. Paul choisit en toute connaissance d’y aller quand même pour tenter coûte que coûte de faire connaître ses idées au risque d’être abaissé au rang de clown, de cassandre ou de prophète. Il leur suffit de quelques mots pour cela.

    De grâce ne lui reprochez pas d’être placé en position d’emblée inférieure par rapport à ces gens, Paul n’y est pour rien et se sort même de ce genre de chausse-trappe plutôt très bien le plus souvent autant qu’il est possible !!!

    Merci !

    1. Lordon qui lui choisit de s’y refuser sur ces rings médiatiques-spectacles.

      C’est vrai que Lordon prend des risques de knock-down médiatique énormes en tant qu’économiste-directeur de recherche CNRS deuxième classe officiel, régulier, adulé et sans contradicteurs de Mermet…

      1. merci pour ces 2 liens ,

        Je répondrais au monsieur qui pose la question des médias et des émissions telles que  » c’est dans l’air  » , où l’on entends toujours les mêmes personnes ( Calvy , Cohen et consorts ) qui disent toujours la même grand messe ; je répondrais donc qu’heureusement , il y a de nos jour internet , et que c’est par ce biais que l’on est entrain de créer petit à petit ( et l’actualité nous y aide ) les conditions d’écoute qui feront changer les auditeurs
        Vive internet donc , véritable tête de pont pour réveiller les consciences
        Je vais donc diffuser au maximum possible ces 2 liens dans mon environnement , dons certains le diffuseront à d’autres ( je l’espère ) etc : une véritable réaction en chaine !
        Et plus on sera à faire cela , et plus les messages passeront et tendront à créer les conditions , sinon du changement , tout au moins à ouvrir la réflexion pour tenter d’y parvenir .

    2. Les termes sont « experts » pour les tenants de la thèse officielle ou commune, contre « cassandres » ou « prophètes » pour ceux qui ont un autre point de vue.

    3. Je ne suis pas d’accord. Je pense qu’il y a aussi un travail de séduction à faire.
      Alors moi je veux bien dire que c’est un travail compliqué etc. et je peux reconnaître qu’il y a un courage à aller répondre à des journalistes. Ça n’est pas un problème de personne, c’est une question de stratégie. De la même manière que Paul n’est pas un prophète, je ne pense pas qu’on puisse exiger de l’auditeur critique à faire mieux. L’approche critique c’est ce qui fait du sens, c’est ce qui permet justement au discours de passer. Évidemment je suis forcément biaisé par le fait que je suive ce blog, que je suive la littérature, et que j’essaye de suivre les différentes interventions médiatiques, que je suis intéressé par différentes pensées pas vraiment mainstream et parfois proches de celle de Paul Jorion. Mais même Lordon est plus ou moins bon, je veux dire c’est un exercice à part entière: parfois son discours passe mieux que d’autres.
      Alors on a eu des philosophes qui critiquent l’expression écrite, d’autres qui critiquent l’expression orale. Mince, des fois le discours passe mal quand bien même celui-ci est de grande qualité. Là aussi on est dans une histoire de limite humaine, on ne va pas accuser le monde d’être injuste (comme Descartes… on s’en fout qu’il nous dise qu’il est génial dans son coin, heureusement qu’il n’a pas dit que ça).
      Peut-être que je me trompe, donc. Peut-être que pour un néophyte la pensée de Paul est-elle bien passée lors de cette émission, et peut-être n’étais-je tout simplement pas la cible, ma déception étant alors presque attendue.

      Bon, alors, concrètement… Je vais jouer les conseillers, non pas que je me considère comme meilleur que Paul (c’est la critique de la critique, qui a pour effet d’empêcher l’approche critique et la fabrication du sens chez le spectateur: ça ça ne va pas, sinon autant arrêter de s’intéresser au travail des autres, et finalement à son propre travail, et finalement arrêter de réfléchir), mais simplement j’exprime mes attentes, peut-être trop élevées (et alors ? y a un problème ? en plus on est entre personnes qui partageons grossièrement un même avis sur le fond). Je considère que la réponse à « qu’est-ce qu’il y aura après » ou « que peut-on faire », alors qu’éventuellement Paul Jorion aurait pu parler de certaines idées, comme l’interdiction de faire des paris (en gros, désolé de ne pas réutiliser les termes exacts, peut-être que je tords les concepts… mais bon, on est là pour discuter, si les paroles sont sacrées on n’aboutit à rien), je suis d’accord pour dire que ça ne valait pas le coup. L’allégorie du miroir qui se brise était vraiment bonne et permettait de bien visualiser ce qui était en train de se passer. La filer plus loin n’était pas non plus nécessaire.
      Par rapport à la certitude… je trouve que Paul est tombé dans le piège. J’ai réécouté l’émission, et ça m’a permis de prendre un peu de distance par rapport à mon émotion du matin (et il faut bien dire que je faisais d’autres choses en même temps). On a toute une partie de l’interview qui se passe correctement. On a ensuite Couturier, ok, et à nouveau Paul répond, de manière agacée un peu, on pourrait dire que à ce moment Couturier et les autres vont avoir une réaction de défense non exprimée (peu importe qu’ils aient raison ou tors, qu’ils soient méchants ou je ne sais quoi). On a après un très court moment pendant lequel Couturier ne laisse pas Paul développer son discours. Alors à ce moment ça se passe mal, on n’arrive plus rien à suivre, Couturier tords le dispositif à son avantage dans la forme (mais franchement il était loin du compte sur le fond). Paul Jorion dit alors que Couturier l’empêche de parler… alors que c’est sur une période très courte, après un long moment de développement. Alors oui c’est un piège, oui à ce moment là le débat était en train de se désagréger, mais en l’occurrence il me semble qu’il était encore possible d’être pédagogue. C’est un piège aussi pour les autres journalistes qui vont se retrouver en position d’ennemis. Ca n’est pas constructif de leur part, ils vont essayé de réfréner cette réaction, mais ils seront loin de réussir. Je n’aime pas Voinchet, mais là je crois que c’était le seul à voir ce qu’il se passait, sans réussir à retrouver le fil pour autant (l’émission a été stoppée hein, faut le reconnaître, elle a été stoppée de manière propre, presque insidieuse, mais stoppée, et à plusieurs reprises par Voinchet, parce qu’elle était cassée).
      Sur les certitudes… le ton de Paul, juste à ce moment, pouvait laisser le faire croire. Alors que non, il n’y avait pas de certitude en fait, il n’y avait même pas de chose trop complexe A->B->C (alors c’est du live hein). Il y avait une description (coupée par les journalistes, d’accord) de l’état actuel des choses. Il y avait soit une rupture (ce miroir qui se brise) soit une continuité du système, comme Couturier voulait le croire, mais qui amenait à une situation de blocage (avec une aristocratie etc.) qui n’était pas assumée par Couturier. C’est à dire que ce que Couturier n’arrivait pas à exprimer (oui bon, il est nul peut-être, mais son métier c’est de faire genre il comprend ce que dit l’invité tous les jours et d’avoir une parole en français correct… alors oui, Lordon, Bourdieu… le monde médiatique n’est pas plus en bonne santé que le reste) c’est qu’il croyait en la Fin de l’Histoire (Fukuyama a dit lui-même qu’il s’était planté, sur France-Culture, comme Greenspan sur l’autorégulation)… cette histoire de 4% de croissance mondiale historique, avec une nécessité de rééquilibrage avant de repartir dans la croissance… voilà on est dans cette croyance là, d’une immuabilité enfin atteinte, c’est un phénomène générationnel classique, une sorte de « bon sens » c’est à dire une pensée non exprimée, qui ne voit que 2 alternatives: l’apocalypse (après moi il n’y a plus rien) ou la continuité (après moi tout est figé). Je veux dire… il l’a exprimé explicitement ! On est complètement dans l’angoisse enfantine d’aller se coucher en laissant ses parents lorsqu’ils reçoivent des invités: l’angoisse de la non-existence, de la non persistance. Sauf que c’est vrai, on va mourir. Ce que dit Paul Jorion sur le miroir qui se brise et dont on ne connait pas la forme des morceaux, c’est ça, c’est accepter la génération. Paul Jorion propose cette troisième alternative quelque part: être un père. C’est à dire réfléchir sur des moyens d’action que d’autres pourront éventuellement mettre en œuvre, l’acceptation de l’émancipation d’autrui et d’une certaine perte de contrôle de soi-même sur la situation qui de toutes façons perdurera malgré notre propre mortalité. Cette invitation faite à participer à l’élaboration du monde d’après, c’est un peu ça. Oui il n’y avait aucune certitude… mais l’explication de Paul Jorion n’est pas passée. Celle sur les bons experts et les mauvais experts non plus, parce que c’est l’exercice même de l’expertise qu’il fallait aborder: on n’est pas expert en imitant le ton de l’expertise (ça c’est ce que croit Couturier) mais en ayant accès aux données.
      Alors voilà, je crois qu’à un moment il aurait fallu arrêter de parler des conclusions, tant pis. Il fallait arrêter de dire que le capitalisme était en train de s’effondrer. Je me trompe peut-être hein, mais en gros je pense que c’était perdu, le débat était fondu autant que le système financier. Je pense qu’il fallait expliquer la différence entre un anthropologue et un journaliste… non parce que les journalistes fonctionnent par mimétisme: devant un anthropologue ils croient avoir inventé l’anthropologie. Je dis ça… j’y connais rien moi, mais c’est ce que je voulais entendre en fait, j’aurais voulu que Paul Jorion explique tranquillement son métier, et pas juste des références (travail dans telle banque, dans telle institution, sur le marché aux poissons)… non concrètement, un anthropologue du journalisme, il ferait quoi de sa journée ? Je pense que ça aurait été intéressant à ce moment là ou l’économie s’était de toutes façons éloignée. Non ?
      Désolé si je me trompe totalement, j’essaye d’analyser moi-même cette émission frustrante (elle n’a été frustrante que pour moi ?).

      1. Votre commentaire-récit jaillit comme une source et coule allègrement jusqu’au moment où ça coince Couturier.
        C’est ce que m’évoque votre commentaire.
        A garder l’image d’un cour d’eau, les retenues qui arrêtent la progression d’une source ne doivent pas être forcément considérées comme un obstacle regrettable. Mieux vaut considérer l’obstacle comme ce qui fait grandir la source en cour d’eau, rivière etc
        L’émission, les journalistes, les questions, les pierres, les branches, les arbres morts font parti des configurations du terrain qui contraignent la source à se frayer un passage et après tout, n’en est-il pas mieux ainsi plutôt que de vouloir rester un filet d’eau claire surtout que nous étions sur les ONDES de radio-france et en aval cette ribambelle de pêcheurs à la ligne aux écoutes?

  141. Merci Paul. Un Brice Couturier offensif et intelligent comme toujours – mais il ne suffit pas d’être intelligent pour ne point être bête – dans une chronique à son image – nourrie du système qui justement le nourrit (FC est devenue en dépit d’une certaine ouverture, statutaire disons, le repaire de conformistes de tout poil en matière politico-économique) – puis après votre réponse : un bébé qui essaie d’apprendre à marcher. Cela dit, il est probable qu’à son âge il ait encore l’impression d’avoir raison ( ce serait remettre trop de choses en question). Dans le meilleur des cas, comme dirait un maître balinais, Il lui faudra retomber 2000 fois avant de savoir marcher normalement. Well done!

      1. Quand je dis que Couturier est intelligent c’est qu’il agence avec un certain talent des poncifs que beaucoup partagent. C’est une de mes marottes : « La bêtise des intelligents » (Flaubert et De Biasi, Nietzsche, Deleuze, Zourabichvili, Rosset, Alain Roger, Belinda Cannone etc.)

        « Le philosophe qui, comme Deleuze, parle de la bêtise est toujours un peu suspect de s’exclure du discours qu’il tient. « Pour qui se prend-il ? » pense-t-on. Comme si, parlant des imbéciles, on ne parlait, pour une fois, pas de soi… Comme si la bêtise faisait exception à la règle selon laquelle, quoi qu’on dise, on ne parle jamais que de soi. Mais comment la bêtise ferait-elle exception à la règle où elle trouve justement sa source ?

        La bêtise est la partie de nous-même qui, regardant l’autre comme un miroir – concave ou convexe -, traverse le monde en y cherchant son pareil, son alter ego, son frère, son ombre ou son reflet. La bêtise, c’est la réduction du monde au « Moi », de l’autre au même, de la différence à l’identité. Telle la pensée unique, la bêtise choisit de reconnaître, plutôt que de rencontrer. Elle est le contraire de l’exception, l’amie de l’ordinaire, l’antithèse du singulier, l’ennemie de la différence… Comme dit Desproges : « l’ennemi est con. Il croit que c’est nous, l’ennemi, alors qu’en fait, c’est lui ! » La bêtise vous noie dans un groupe où plus rien ne vous distingue et où c’est le courant qui vous porte. Elle surfe sur la vague, elle se répand sur les ondes, elle est affable, accueillante, hospitalière. À la bêtise, tout le monde se retrouve : c’est le lieu commun.
        On la reconnaît chez les donneurs de leçons dont la conduite contredit les paroles, chez les imprécateurs athées qui croient que Dieu c’est le Diable, ou encore chez les hédonistes fervents qui jouissent non pas pour être heureux, mais pour oublier qu’ils ne le sont pas… Mais on la reconnaît aussi chez ceux qui croient la reconnaître et se donnent le beau rôle, à la façon dont l’hypocondriaque fait graver sur sa tombe « je vous l’avais bien dit. »

        Bref, la bêtise a toujours le dernier mot. La bêtise a toujours raison. » R.E.

        Et Couturier veut avoir à tout prix le dernier mot…

  142. Merci Mr P. Jorion sur l’éclairage que vous nous apportez sur le système qui gouverne nos vies et
    sur l’ incit-tion à réfléchir en d’-utres concepts d’ org-nis-tion économique non b-sée sur l- préd-tion et l’-ccumul-tion stérile des richesses.( milles excuses pour l’écriture m-is une lettre du cl-vier me pose problème…je ne vous dis p-s l-quelle) .

  143. Rien à ajouter.
    Je suis d’accord à 99% avec la majorité des commentaires.
    Ou bien le contraire…
    P.S: bien joué, Paul!

  144. Euh… C’est une question technique.
    Je vois 350 commentaires… mais je n’ai accès qu’à 173…
    C’est sûrement un peu naïf, mais est-ce que quelqu’un peut m’expliquer…

    A part ça, j’ai trouvé Paul Jorion très bien… je fais suivre le lien sur mes réseaux.
    L’important à ce stade est qu’on soit des milliers à réfléchir sur un … APRES…

    Je crains seulement qu’en désespoir de cause le noyé nous entraîne vers le fond…
    PAS CONFIANCE !

  145. avis de décès, que faire du cadavre ?
    NHK World
    http://www3.nhk.or.jp/daily/english/20111130_39.html
    « L’exploitant de l’usine endommagée d’énergie nucléaire de Fukushima Daiichi a annoncé les résultats d’une analyse sur l’état du combustible fondu dans les unités de la centrale.
    La Tokyo Electric Power Company, ou TEPCO, et plusieurs instituts de recherche ont rendu public leurs analyses sur la fusion des barres de combustible d’au moins 3 des unités de l’usine lors d’une réunion d’étude parrainée par le gouvernement mercredi. Les analyses ont été basées sur les températures, les quantités d’eau de refroidissement et d’autres données. TEPCO a déclaré que dans le pire des cas, toutes les barres de combustible dans le réacteur Numéro 1 peuvent avoir fondu et se retrouver au fond de l’ enceinte de confinement.
    Le fond de la cuve est en béton recouvert d’une plaque d’acier. L’exploitant a déclaré que le carburant pourrait avoir érodé le fond à une profondeur de 65 centimètres.
    La partie la plus fine de la section n’est que de 37 centimètres d’épaisseur.
    TEPCO a également déclaré que 57 pour cent du carburant dans le réacteur N° 2 et 63 pour cent dans le numéro 3 du réacteur peuvent avoir fondu, et que certains des combustibles fondus peuvent être tombés dans les cuves de réacteur… »

    溶融燃料の現状、東電が解析結果を公表
    http://www.youtube.com/watch?v=jIsAr8H3zjQ&feature=youtu.be

      1. Merci, très intéressant :

         » Il n’existe aucun moyen d’arrêter le combustible nucléaire qui présente une fusion traversante des enceintes. Tout ce que nous pouvons faire est de prier pour que le combustible n’atteigne pas la veine d’eau souterraine. »

        Seulement il y a des tonnes de combustible et leur densité est très grande. Je pense que ça a déjà fait un trou énorme au fond, intuitivement. C’est fait pour chauffer et pour fondre. Les éléments métalliques (uranium) se mettront toujours au fond du mélange, et les silicates fondus, tout cela est beaucoup plus léger et peut remonter. A mon humble avis, ça pourrait descendre très loin, le fond étant toujours chaud. Il n’y a rien qui puisse altérer le mélange en fusion car même le métal n’a pas la même densité de l’uranium…

        En URSS ils avaient installé un système réfrigérant en dessous…

      2. http://fukushima.over-blog.fr/article-centrale-nucleaire-de-fukushima-daiichi-toutes-les-donnees-sur-les-reacteurs-et-les-combustibles-74272123.html
        « La radioactivité est invisible, mais le tonnage est concret, c’est pourquoi il est intéressant de comparer la catastrophe de Fukushima avec les accidents nucléaires précédents. A Three Mile Island en 1979, la quantité de carburant perdu dans la fusion du cœur était d’environ 30 tonnes, et en 1986, le réacteur de Tchernobyl avait environ 180 tonnes lorsque l’accident est survenu.
        En 2011, la catastrophe est pire : les 6 réacteurs sont concernés (explosions, destruction des infrastructures, inondations, fuites, perte de contrôle) et ce sont 1350 tonnes de combustible qui sont en cause.
        Dans le cas d’une explosion du réacteur 4, la piscine commune pourrait aussi être affectée car elle n’est qu’à 50 mètres de ce dernier. Ce serait alors 1096 tonnes de combustible supplémentaire qui seraient en cause, soit un total de plus de 2400 tonnes de combustible radioactif. »

  146. Je n’ai pas trop compris cet acharnement à vouloir une description d’un éventuel système de remplacement. A part peut être espérer une réponse négative et donc tenter de justifier notre système actuel, « faute de mieux ».

    Le thème du débat était beaucoup plus axé sur la prise de conscience de l’effondrement du système capitaliste actuel. Et cette prise de conscience collective est essentielle afin d’aborder le plus efficacement possible une reconstruction. Ne mettons pas la charrue avant les beaufs.

    Bien joué également l’argument du capitalisme qui sort de la misère des milliards de gens. Toute la question actuelle est de savoir si cela est éphémère ou pas. Quoi qu’il en soit, ce n’est pas parce que le capitalisme semble y être parvenu, qu’il est le seul à pouvoir y parvenir.

    1. @Inox
      La question du « système de remplacement » est capitale!!!!!!!!!!!

      Les amis, réveillons nous: les gens normaux ont très peur que si tout s’écroule on en revienne au soviétisme (je ne vous apprends rien, je sais)

      Pour arriver à leur faire admettre qu’il faille changer radicalement de cadre, ils ont mentalement besoin qu’on leur montre « patte blanche », les gens du commun

      (après, je pense qu’il y en a qui ont des intérêts personnels, les oligarques et leurs serviteurs…)

      Il faut distinguer:
      – le fait que cette question a été posée de manière vicelarde à Paul (cela m’a l’air clair)
      – le fait que cette question est naturelle (tout le monde se la pose, moi on me la pose toujours!)

      Jorion s’est trouvé, je crois, de par le hasard de la vie (je veux dire: son talent naturel + le hasard) – comme Darwin, comme Freud, comme quelques autres – faire une découverte énorme: la structure « toute simple » du prix. Ca le porte à proposer des « changements », dans l’ordre des choses, qui paraissent insensés (même si ça crève de plus en plus les yeux que ça pète de plus en plus)

      Mais cela – le fait d’avoir fait une découverte énorme – ne lui consent nullement de faire l’économie de la question du « système de remplacement »!
      Cela ne veut pas dire qu’il doit mentir (ou affabuler) et raconter là dessus n’importe quoi (juste parce que « le peuple » a besoin de certitudes).
      Cela veut dire qu’il doit « reprendre sa copie » et lui ajouter un gros « patch » sur ce que nous pouvons dire du système futur. Il faut qu’il soit capable de parler là dessus, même si (au fond) c’est pour expliquer que nous ne savons pas encore. C’est son prochain livre!
      Mon conseil pour Jorion (étant philosophe, c’est mon métier de savoir « problématiser » à partir de n’importe quel sujet donné) est qu’une manière naturelle de combler cette lacune vague, mais psychologiquement intenable pour la plupart des gens (= qui ne peuvent abandonner des certitudes que pour vite adopter de nouvelles certitudes) consiste à problématiser la chose (= l’après), tout d’abord en se frottant aux autres personnes (= les autres théoriciens sérieux, il y en a) qui se posent à peu près le même problème. Il est grand temps de faire une sorte de fédération (avec les gens assez proches [Caillé, Lordon], avec les moins proches [Stiegler] et avec ceux qui peuvent faire peur [Badiou, Hardt & Negri] – j’en oublie sûrement). Il faut se lancer coude à coude dans le propositif.

      Dit plus clairement: il est peut-être temps que Paul perde de son temps (pourtant très précieux) à étudier les théories de ses stricts contemporains (un théoricien créateur, normalement, ne peut pas étudier ses stricts contemporains, il y en a trop, il ne peut étudier que ceux d’avant, car là il y a eu une sélection). Je crois savoir, par contact personnel, que Badiou, Stiegler, Caillé et quelques autres ignorent le détail (pourtant important!) de leurs différences et convergences respectives (c’est structurel). Or, ce détail est capital! La physionomie de « l’après-crise » (ou la clef d’un après-crise à conquérir) se situe à mon avis quelque part entre ces théoriciens (entre leurs visions hypothétiques). Il est temps, pour le propos même de Jorion, que, directement ou indirectement, une synthèse contemporaine soit faite. Puisqu’il est très dur de faire cela tout seul, même quand on se nomme Paul Jorion, il est temps, pour reprendre l’une de ses suggestions fortes (dans « La guerre civile numérique », il me semble), de créer à nouveaux frais des « clubs » (comparables à ceux d’il y a deux-cent ans…). En commençant par le « club des vrais experts » (ou « club des réalistes de bonne volonté »)

      1. Cette question est capitale, vous prêchez un convaincu. Mais comme vous le dites, il faut déjà se réveiller… J’ai quand même l’étrange impression que la très grande majorité d’entre nous est encore en train de rêver.

      2. On ne peut pas demander ce travail de fédération ou de mise en réseau aux acteurs eux-mêmes. C’est en soi un travail intellectuel qui doit être autonome, ne serait-ce que pour éviter les pièges des auto-références.

        Ayant développé des outils intellectuels adaptés (N-Opposition Theory), vous me semblez bien placé : qu’attendez-vous?

      3. Ce blog n’est il pas la base de ce club? Ce qu’il y a de bien avec Jorion( les autres ne tiennent pas de blog comme ça si ce n’est Lordon, mais il en a pas la meme utilisation), c’est qu’il ne fait pas de la recherche de solutions, une affaire de « vrais experts », mais également de « profanes », ou d’amateurs. Voilà à mon avis le gros point d’achoppement à votre idée, pourtant essentielle. (je me censure quant à certains noms que vous citez)
        Je trouve mais c’est par préférences personnelles que Paul Jorion est plus proche ou plutôt compatible avec la pensée de Stiegler: il y a là une bonne complémentarité. Caillé et la radicalité? Je pense plutôt à Bernard Friot.
        Créons une plate-forme numérique informelle.

      4. Alessio Moretti,

        La synthèse a déjà a été faite, très embryonnaire il est vrai, mais selon un axe qui me semblait très pertinent car le plus à même de repérer où se trouvent les divergences.
        Il s’agissait d’identifier les principales postures ou attitudes face à la crise de quelques intellectuels critiques du système. Quatre postures, A, B, C et D correspondant pour la première à la l’idée que le système allait se rétablir à l’identique, la seconde qu’il avait de graves difficultés mais qu’on pouvait le réparer, la troisième que le système allait par la force des choses devoir muter, la quatrième qu’on se dirige vers un effondrement pur et simple. Il est bien évident que les postures A et B ne sont pas revendiquées par les intellectuels critiques. Restent C et D Jorion se positionnant sur C tandis que Michéa et Badiou sont sur D.
        J’associerais Stiegler également à la posture C.
        La crise suivant son cours, mon sentiment est que Jorion se situe maintenant sur une ligne à cheval entre C et D, ce qui ne le rapproche pas nécessairement d’ailleurs de Badiou car il me semble qu’à la différence de Badiou, Jorion ne fait pas de l’option révolutionnaire un a priori.

        Badiou conformément à sa philosophie de l’évènement se fait une idée spontanéiste de l’émergence de la société communiste qu’il appelle de ses voeux. Son ontologie platonisante trouve son répondant dans une conception du politique qui est aux antipodes des références aristotéliciennes de Jorion où émerge la notion de système en tant qu’un système n’est jamais que le produit historique et finalisé des représentations que nous projetons dans un Réel inatteignable en soi, seules des réalités possibles pouvant être appréhendées et expliquées.
        Badiou se passe des médiations finalisées des institutions humaines pour arriver sans transition au politique dont la révolution est la figure la plus aboutie, essentialisée de sa philosophie, toute véritable révolution devant sa consistance à la fidélité des acteurs impliqués aux évènements singuliers qui ont fait la révolution.
        Badiou s’arrête là, il ne dit pas grand chose de ce que sera cette société. Badiou ne se désintéresse pas pour autant de l’analyse de l’existant mais c’est toujours pour en faire une critique radicale. Il ne veut pas voir dans l’existant les germes d’un futur possible, mais exclusivement les conditions d’émergence de la révolution.

      5. @Alessio Moretti

        Les philosophes abusent de parenthèses comme ça ? depuis quand ? Ou les philosophes italiens seulement ? Cela crée un effet de double discours et l’on se prend à ne lire que les parenthèses, comme en sourdine. Version Originale.

    2. @ Pierre-Yves D. et Alii,

      Ce choix des quatre postures de la crise de Grenier nous enferme, à mon avis, dans une problématique incomplète. J’ai évoqué ce problème à plusieurs reprises sur le blog ; (mais je ne retrouve que deux de mes interventions sur ce thème).

      selon le schéma de grenier, l’ordre de changement linéaire d’une A>B>D>C déboucherait sur un nouveau stade d’équilibre formulé en A+1 (le système émergeant).

      Bateson posait le problème en termes de changement de contexte et de changement de contexte de contexte.

      la forme social A, prend sens dans un contexte « a » ; la forme A+1 prendrait sens dans un contexte (a+1) . Le changement de cadre est en fait un changement de contexte au sens batesonien. Pour faire court, le cadre est l’ensemble des préjugés impensés d’une civilisation, par exemple pour la propriété nous voulons l’abolir mais sans prendre en compte le contexte psychologique dans le quel nous accordons de la valeur au maintien ou à la disparition de la propriété . Faire l’effort de penser que nous sommes la propriété des choses, est pour l’instant hors de portée de l’ancienne génération de révolutionnaires aigris ils ne comprennent pas que dans de monde qui pourrait advenir c’est le propriétaire qui est l’esclave de ses propriétés.

      En fait, sachant qu’il sont incapables de contrer frontalement les multinationales dans les domaine geostratégiques la distribution des énergies, du blé, etc. nos révolutionnaires à l’ancienne désirent seulement être en position d’être applaudis pour avoir redistribué les patrimoines immobiliers à portée de leurs petits bras…

      Plus fondamentalement, Bateson analysait la régression de contexte, en posant l’hypothèse au vers un stade « A reformulé » mais dans le cadre d’une régression au contexte « a-1 ».

      Pratiquement, ce schéma nous permettrait, il me semble, de mieux comprendre comment nous allons inévitablement glisser vers un capitalisme mettant en scène son propre combat contre les féodalités capitalistes , genre finance glamour, mais à seule fin de déguiser un nouvel ordre féodal dans lequel les « faux-cul du social et du « care » » auront vidé les banquiers pour s’asseoir aux tables de leurs restaurants, en mettant les chômeurs à la plonge. »

      La forme cyclique répétive, reprendrait alors la place comme structure mentale dominante et qui lui avait été ravie par l’exponentielle, comme modèle de stabilité ( tant que les limites du substrat dans lequel elle s’exprime ne sont pas atteinte, sa dérivée est égale à elle même ).

      Pour mémoire:

      http://www.pauljorion.com/blog/?p=18775#comment-126294

      http://www.pauljorion.com/blog/?p=170

      1. comme des apparatchiks occupaient les palais du tsar ?
        mais , c’est nier tout possibilité de changement de fond, de toujours penser l’homme avide , et n’aimant que se vautrer dans le luxe.
        la pauvreté heureuse pourrait être salutaire , du moins si on arrive à en tirer leçon et ne pas plonger dans la misère .
        enfin, ce serait un moyen pour retrouver les vraies richesses, et le sens de l’homme.
        de toutes façons, c’est planétaire . et s’il y a du nouveau , c’est sur ce plan là . dans le cas contraire, la planète n’y survivrait pas , ou les hommes s’entre déchireraient de désespoir .

      2. Pour le territoire de la carte, une maîtresse oubliée dans la géographie conceptuelle majoritaire; l’esprit aborigène. Riez, sans vous contenir, mais de grâce, tentez d’y exercer l’acuité du regard de votre esprit, ne serait-ce que par féodale curiosité. Merci

      3. Excusez mon ignorance, mais d’un point de vue macrosocial, avons nous un seul exemple qui n’ait pas invariablement évolué vers la concentration des biens et l’égoïsme à outrance ? Notre espèce est elle seulement capable d’évoluer vers autre chose ? Ou autrement dit, pouvons nous éviter l’émergence d’un groupe d’individu qui en veut toujours plus et fini par dominer les autres ? Et si on ne pouvait pas évoluer, ce qui est tout à fait possible (personnellement je crois au dualisme de propriété), on fait quoi ?

      4. Vous écrivez

        « c’est nier toute possibilité de changement de fond, de toujours penser l’homme avide , et n’aimant que se vautrer dans le luxe ».

        Je crois, avec Bateson, tenter de dire exactement l’inverse : grâce à la possibilité de changer de contexte d’apprentissage, nous sommes armés pour réussir un changement de phase dans la poursuite de l’anthropogenèse . Entre les niveaux batesoniens 1 et 2, les pigeons sont capables d’assimiler « des transformations dans le repérage de transformations géométriques, c’est-à-dire de transformer leur mécanisme de repérage de transformation. Hegel comme Einstein en furent tout aussi également capables en transformant leurs modalités « d’apprentissage du temps ».

        De même, nous pouvons apprendre, à apprendre comment les révolutions mènent à chaque fois à la reconduction du même : à l’oppression des uns par les autres. Pour cela, peut-être devons-nous tout d’abord apprendre que nous avons mal « appris des révolutions », apprendre que nous sommes encore incapables d’en tirer les leçons; c’est-à-dire reconnaître que les présupposés avec lesquels nous croyions précédemment être en mesure d’apprendre des révolutions sont faux, par exemple, comme d’en déterminer « le but » en terme de renversement de l’existant ou par la proposition de lendemains qui chantent et la prescription détaillée de l’organisation sociale qui doit être.

        §

        Lorsque JLM déclame un équivalent littéral de « il faut spolier les spoliateurs », il ne tartine pas de la confiture intellectuelle sur la tartine des travailleurs.

        §

        En ce sens, et si l’on suit le schéma batesonien, pour lequel l’apprentissage du contexte où s’élabore le choix dans lequel la réponse adéquate sera sélectionnée, alors, le noyau central de nos sociétés est plus révolutionnaire que ses bords, car la mosaïque des classes moyennes est bien plus près de se poser la question qu’est -ce qui ne va pas dans sa façon de concevoir la société, que ne le pourrait l’alliance sacrée des Lepen et des Mélanchon, lesquels savent déjà ce qui ne va pas dans la société, ce qui est tout différent. Une bonne partie de la classe moyenne ( au sens ou 70 % de la société s’identifie à l’idée de classe moyenne) a peur de se « faire baiser », comme on dit de nos jours à la télé, des deux côtés, tout comme elle commence à reconnaître qu’elle a été dupée par les promesses du spectacle de la consommation, et s’attriste de ce que ses enfants le seront encore plus. Non seulement l’employé de banque communiste, retraité de soixante-dix ans , qui toute sa vie n’a levé le poing qu’en invoquant Steka Razine et qui, dans l’affaire Dexia, a vu s’envoler ses 30.000 euros d’économie, mais aussi la bourgeoise, sans enfants, qui vient de voir disparaître dans un fonds spéculatif la cassette familiale de 800.000€ constituée sur trois générations d’héritages et dont le désir était de les « repasser » aux neveux et cousins, pleure non pas sur l’argent perdu, mais sur la découverte de sa propre bêtise, tout comme pleure, « d’y avoir cru », le cadre de 55 ans licencié, sans plus d’espoir .

        Par ailleurs, toujours dans cette perspective batésonienne, le choix d’une solution identique n’a pas la même signification selon qu’il est opéré à partir de contexte d’apprentissage de niveaux différents. Plus précisément, ce n’est pas parce que j’appliquerais de bon cœur quelques mesures « semi-radicales » défendues par le front de gauche (en fait le front de gauche est mou dans son genre,) que je partage le cheminement qui conduit le front de Gauche à proposer ces mesures et que de même, que je partage le cheminement de Charles quand il considère, comme moi-même, que tout compte fait, le Front de gauche est, sauf votre respect votre honneur, pardonnez-moi l’expression : « faux cul ».

        Lorsque Paul Jorion fait le choix d’affirmer qu’il n’est pas prophète, c’est au grand scandale d’une autre variété de lepenistes et de mélenchtonistes, et dont le point commun avec les deux précédentes catégories est d’en rester sur cette pensée mécaniste que la raison dans l’Histoire se réalise lorsque qu’un groupe réunis les conditions d’un rapport de forces lui permet d’imposer sa réponse… l’important pour imposer, puisque c’est imposer , répondre à la place, « faire le chef » qui compte c’est avoir la réponse, d’ou la réclamation des intellos de rance culture pour réclamer la confiture.

        Constatons que le 1% d’indignés qui contestent le 1% ploutocratique au nom des 98 autres %, a déjà la capacité de résister aux leçons des professionnels de la révolution, lesquels savent déjà comment faire et trépignent d’impatience à l’idée des leçons qu’il s’agirait de leur donner.

        Le petit % d’indignés travaillerait peut être à changer de contexte d’apprentissage, le croiriez-vous ?

        Comme le soulignait Bateson, l’apprentissage de contexte est schismogène, car il convient de s’y dépouiller de la vieille peau, et donc, pour un moment, de perdre son identité, sans en avoir déjà une autre. Selon G.Bateson, lorsque la mutation de niveau d’apprentissage vers un niveau supérieur est trop difficultueuse, il n’y a pas seulement blocage « au niveau où ça coince », mais retour au stade antérieur de développement.

        Toujours selon le cadre interprétatif batésonien, ce serait alors les extrêmes droites et extrêmes gauches qui, en proposant des solutions, auxquelles il n’est déjà plus possible de croire dans le cadre du commencement de la mise en doute du cadre d’apprentissage jusqu’ici dominant, qui ouvriraient le chemin au renouvellement de l’alliance entre les ploutocraties et les sociaux-démocrates, non pas pour la réactualisation d’un capitalisme bien tempéré, mais vers une réaffirmation d’une organisation simplement féodale, pour laquelle, chacun et chaque chose, seront à sa place avec des droits et des devoirs, précisés dans cadre de vertus bien affiché , amusant que tout partout, ça crie « corruption ».

      5. sans doute que l’exercice du pouvoir ne peut jamais être révolutionnaire . cependant , on peut essayer d’en avoir ., du pouvoir et voir ce qu’on en fait .
        mais excentrique . sans extrémisme … quoique vivre ne peut tolérer que les extrêmes ( loin de moi, cette idée politique, hein !) : naitre, aimer, mourir . c’est tout un truc 😉
        amicalement

      6. @Inox
        mais oui , est-ce pour ça que la balance balance ? on est plein aux as, et hop, plus rien .

        à propos d’ignorance, c’est amusant de savoir qu’on ignore « tout » . ce qui nous met sur un pied d’égalité .

      7. @Jean Luce Morlie:
        Il me semble que le débat porte sur les capacités pour une espèce , en l ‘ occurence , la notre , de s’adapter /supporter des modifications comportementales et ce en des périodes courte (historiques) ..ce que je nomme « rigidité comportementale ».
        Il y a plusieurs questions a se poser sur cette volonté de forcer le modèle:
        -est ce possible sans traumatisme des sujets ,ds le genre :
        http://www.franceculture.fr/emission-les-nouveaux-chemins-de-la-connaissance-histoire-des-obsessions-de-l-antiquite-a-freud-2011
        – pour quelle raison ? économique ? , pour quels bénéfices ? avec quels risques pour nous ou pour les autres especes .
        -Ce qui est curieux , c’est que le domaine que l’homme connait le moins , c’est lui-meme . notre niveau de connaissances sociologique est dérisoire …Nous nous interessons qu ‘a la partie « psycho » sans comprendre que sa complexité rend inutile cette étude (sauf a faire de la pathologie réparatrice ds le seul but productiviste)…notre ignorance sur la rigidité a laquelle nos civilisation s’attaque est plus un autisme qu’une ignorance ….les etudes multiples devraient nous alerter . Meme (Durkheim ? ) signalait a Marx et Smith , que les spécialisations nécessaires au productivisme causeraient des dégats et traumatismers sur l’individu …qu’il faudra « soigner » .

      8. Kercoz, laisse tranquille Emile… je suis pas sûr qu’il apprécierait ta récupération plus qu’outrancière, fausse, même avec un (?) :

        Meme (Durkheim ? ) signalait a Marx et Smith , que les spécialisations nécessaires au productivisme causeraient des dégats et traumatismers sur l’individu …qu’il faudra « soigner » .

        Révise… ou gagne du temps, mange tout de suite ton chapeau :
        http://www.uqac.ca/zone30/Classiques_des_sciences_sociales/classiques/Durkheim_emile/division_du_travail/division_travail.html
        C’est pas beau la division du travail chantée par Durkheim ?
        1) Je me charge de te dégoter le texte
        2) Tu te charges du chapeau
        3) Résultat : grâce à moi tu n’auras pas besoin de ta soupe de légumes-maison ce soir et moi j’me marre, bref nous voilà solidaires… <:o)

  147. Monsieur Jorion
    Après avoir suivi l’émission dans son entier, je me permets quelques remarques sur le discours tenu, bien que n’ayant aucune compétence ni en économie ni en pratiques médiatiques.

    – « la machine [le capitalisme] est cassée » : dans une assemblée de spécialistes ou sur ce blog, OK, mais sur une radio nationale je ne suis pas sûr que ce soit intelligible pour la majorité des auditeurs. Si vous annoncez cela il faut le montrer. Au travail, quand je tiens ces propos à mes collègues ils n’y croient pas. Ils travaillent, sont payés, ont de la gasoline pour la voiture, le supermarché est rempli, ils sont connectés de partout, la télé marche, le ciné, le Mexique ou La Corse aux vacances. Tout marche. Pour eux.
    Il faut trouver un autre biais. La machine marche, n’importe comment peut-être, les commandes sont cassées mais pour l’instant elle avance sur son élan, si on regarde par la fenêtre sans trop d’attention on voit défiler le paysage sans se rendre compte qu’elle avance à grande vitesse droit dans le mur.

    – « Les hauts responsables, les experts ne savent même pas comment ça marche » : c’est un peu pareil pour le commun des mortels ceci n’est pas crédible à moins d’en apporter la preuve. Tous ces grands hommes qui occupent depuis des années les plus hautes responsabilités, banquiers internationaux, hommes d’état, président du FM truc, de la banque Machin, ils n’y connaîtraient rien ? non c’est pas possible.
    Ils (les experts) ne savent plus comment va évoluer le système vu l’état où ils l’ont mis, là c’est un peu moins abrupte. Et d’ailleurs même s’il ne savent pas comment ça va évoluer ils ont compris que ça allait mal tourner et cherchent à protéger leurs amis et récupérer le maximum. Vous l’avez d’ailleurs dit « puiser dans la caisse avant fermeture ».

    J’ai trouvé qu’il vous manquait une stratégie simple de réponse aux questions les plus courantes ou récurrentes (« Et qu’est-ce que vous proposez à la place ? »), pour les cas où il faut se faire comprendre en un temps limité. Enfin vous en avez peut-être une mais je ne l’ai pas perçue aujourd’hui.
    Et cela serait encore mieux si cette stratégie était commune à tous ceux qui oeuvrent plus ou moins dans le même sens ou dans des directions proches. Actuellement j’entends ou je lis divers personnes, vous, Lordon, Sapir, Todd, les économistes atterrés, ATTAC et d’autres et chacun à sa façon de voir les choses, son axe de réflexion, son originalité (c’est ce qui fait leur richesse) mais cette diversité fait aussi obstacle à la diffusion d’idées claires compréhensibles par un plus grand nombre. Bien sûr définir une stratégie commune nécessite de passer sous silence au moins temporairement les divergences quand elles ne sont pas trop importantes, chacun y perd un peu de son originalité. En face on a des gens qui nous disent tous la même chose : il faut diminuer la dette donc moins dépenser, la rigueur est nécessaire, c’est vos enfants qui vont payer la dette, etc … c’est efficace.

    Voilà, des remarques sans prétention. Je peux tout à fait me tromper.

    A propos de Couturier, je ne sais pas si quelqu’un l’a noté ici mais son édito même est ridicule : l’effondrement total n’étant pas encore là, tous ceux qui l’ont prédit se sont trompés. Tel un arbitre sifflant la fin du match au milieu de la première mi-temps.

    A part ça j’ai eu plaisir à vous écouter. Les occasions d’entendre un autre discours sont bien trop rares.

    1. Je crois surtout que c’est une question de définition. De quoi on parle. Capitalisme? Economie de marché?…Par exemple, quand j’ai dit en petit comité « de gauche », que le capitalisme s’effondrait, on m’a répondu: non, tu vois bien, la droite remporte les élections autour de nous, en Europe.
      Bien décortiquer la mécanique: c’est en plus un signe qu’on ne prend pas les gens pour des crétins. Et que l’on parie sur leur volonté de comprendre. C’est redonner du sens, redonner une prise. Bref, de l’éducation populaire, voilà ce que c’est.
      Parfois, nous avons besoin d’entendre ou de lire quelque chose qui provoque un déclic: bon sang, mais c’est bien sûr.Même si par la suite, on n’adhère pas à tout, il y a eu comme une lueur qui nous fait penser: tout n’est pas perdu.
      Car par ailleurs, je reçois des powerpoint son et images, qui eux, font pas dans la dentelle: tous pourris, tous à gagner de l’argent sur notre dos…la dernière image évoquant l’immigration…Marine va faire un bon score.

  148. Je viens de voir la vidéo. Pas eu le temps de lire les 350 commentaires précédents et je vais essayer d’être bref et non redondant (je m’excuse par avance néanmoins si c’est le cas).
    Sur la forme, je ne vois pas de coup de sang mais bien un ton combatif, ferme mais dans le même temps, très poli. C’est assez rare pour être souligné.

    Sinon, sur le fond.
    L’exercice ainsi pratiqué me fait irrémédiablement penser à de l’alpinisme.
    Pour quelle raison ?
    Parce la longue approche, du camp de base de l’annonce de la crise à venir jusqu’au mur à escalader auquel nous faisons face, est terminée ou en passe de l’être.
    L’essentiel des critiques du commentateur, sur la pérennité du système, son ‘bienfait’ pour des centaines de millions de pauvres, le basculement de son axe vers l’Asie, etc., ont été balayées. Et elles les ont été très rapidement et sans rencontrer une véritable opposition.
    Paul Jorion a donc ACQUIS une position de sureté, celle du constat, maintenant partagé.

    C’est tellement vrai que dès le début quasiment, le commentateur a essayé de déstabiliser Paul en lui posant la question ‘joker’ : quel système à venir après le capitalisme ?
    Faut-il donc être si peu sûr de ses propres cartouches pour livrer celle que l’on reproduira de manière récurrente, comme unique alternative, dès le départ …
    Et sur cette, question, il me semble, contrairement à certains que j’ai (rapidement) parcouru que Paul a parfaitement raison de tenir à sa méthode d’alpinisme :
    1/ refuser de prédire, afin d’éviter la posture attribuée du prophète
    2/ refuser de tenter de définir ce qui remplacera le capitalisme, sans quoi on ne manquera pas (ce qu’il a dit) de réaliser le rapprochement d’avec ce que l’on connaît, afin justement de mieux noyer dans de faux débats sans fins l’orientation majeure proposée :
    3/ penser autrement que par l’accumulation des richesses, afin d’éviter la reproduction des aristocraties. C’est le cap, l’objectif défini, le point d’arrivée, la ligne de mire. Et il ne faut pas en dévier.
    4/ le processus ne peut être que collectif et rationnel

    Ce sont des points de passage et d’arrimage, sur lequel il ne faut absolument pas déroger, sous peine de dévisser.
    Et Paul l’a très bien défini.

    Un peu comme un alpiniste chevronné qui aurait emmené un groupe de néophytes pendant la tempête dans une longue marche d’approche, connaissant très bien le territoire pour l’avoir arpenté et pratiqué mais qui arrivé au point d’escalade dirait :
    « j’ai pu vous emmener jusqu’ici parce que je connaissais le chemin et que je sais qu’au-delà de cette falaise, on pourra sortir de cette tempête. Mais, malgré mon expérience, je ne sais pas escalader cette paroi parce que personne ne l’a fait avant. Nous allons donc devoir, collectivement, apprendre à l’escalader et chaque expérience, intuition, raisonnement de chacun devra être partagée car nous sommes tous encordés. Par contre ce que je sais, c’est que plus l’on tardera et plus la tempête arrivera vite et plus il sera difficile d’escalader cette paroi. Enfin, de par mon expérience, je suis en capacité de définir l’objectif et la manière d’escalader, adaptés à cette expérience là ».

    Et c’est carrément plus rassurant que de suivre quelqu’un qui dit : « Suivez-moi, c’est par là », sans dire ‘comment’ et qui au bout d’un certain temps finit soit par dire qu’il ne sait plus où il est vraiment, ou que c’est la faute à untel qui l’a distrait, ou même que la réalité ne devrait pas être ainsi …

    Bon.
    Ben nous v’là bin.

    Pour paraphraser Bourdieu, je dirais que l’économie, c’est de l’alpinisme.

    1. Pas mal zébu, à une nuance près :
      Le but n’est (presque) pas le haut de la montagne !
      Il n’y a rien en haut de la montagne qu’un tour de marionnette de plus de l’homme et de sa technicité, un trou avec moins de gâchis si l’on veut.
      Ce qui est le but, c’est la fraternité de l’ascension. Le fait que du réciproque soit mis en route, qui repousse l’aristocratie comme l’huile laisse glisser l’eau.
      C’est un peu « the medium (ascension) is the message (la montagne) ».

    2. @Zebu

      Je ne te suivrais pas dans ta métaphore « premier de cordée », mais profitons de ce buzz pour faire un point que ton exposé de la méthode de Jorion permet. J’acquiesce aux points 2/ à 4/, mais c’est le 1/ qui me semble être en jeu dans les motivations sous-jacentes à cette cacophonie radiophonée.

      A propos de ton « 1/ », s’agissant de prédiction. Il est arrivé à Jorion d’y déroger, comme lorsqu’il pronostiquait, le 21 juin 2010, la fin de l’euro pour septembre 2010 au plus tard. Ce qui dérange ceux qui le peignent sous les traits d’un prophète de malheur est que même le non-avènement de cette fin-là, celle qui a été pronostiquée à cette échéance-là, n’est pas une preuve de son non-avènement ultérieur car tout ce qui a été fait pour l’éviter n’a fait qu’en renforcer la probabilité.

      Au fond, Jorion permet de voir la nature critique du capitalisme, il permet de comprendre que les crises ne sont pas des moments successifs rythmés par des intermèdes de bien-être du système, mais que la crise est le moment (au sens mécanique) du capitalisme comme système. Et il me semble même qu’il le découvre en même temps qu’il le voit, et ce avec des arguments qui se précisent. Quelques autres l’avaient compris avant lui, mais leurs thèses spectaculairement démodées ressurgissent, et Jorion contribue, à sa manière, discutable et discutée, à leur défoulement et ses recherches permettent de contribuer à leur affinement. C’est pourquoi il fut mal reçu hier matin. C’est, en particulier, la thèse de leur côté du miroir, celle de l’absence définitive de bons intermèdes dans le cadre capitaliste que lui reprochent les fidèles de la société de confiance.

      Quant aux crétins, ils ne font que demander l’heure, pour savoir sur quel 31 se mettre opportunément ou quelles pièces repriser, ce qui laisserait du taf aux couturiers.

      1. Corriger la dernière phrase de l’avant-dernier paragraphe.

        Je voulais écrire : « C’est, en particulier, de leur côté du miroir, la thèse de l’absence définitive de bons intermèdes dans le cadre capitaliste que lui reprochent les fidèles de la société de confiance. »

      2. Un modeste couturier ne vous apprendrait pas qu’il n’y a pas de 31 mais de trentain , une étoffe si rare de nos jours qu’on ne sait même plus l’écrire . On en vient à l’ignorance en économie ou la méprise de l’économie ou la passion de l’ignorance qui tentent effectivement de s’imposer par force et moquerie dans l’obscurité de la caverne agitée . Et les larrons de foire ce qu’ils savent bien en revanche , c’est qu’il y a danger à y convier le philosophe .

      3. @dag, le 1 décembre 2011 à 09 h 42

        Merci, je ne savais pas que l’expression « se mettre sur son trente et un » dérivait de « trentain ». My taylor is richer, then.

      4. Soyons lugubre : « Madame mandait qu’on faisait à Saint-Denis le trentain de la reine sa mère, c’est-à-dire un service solennel un tel jour qu’elle lui marquait ». [Choisy, Mémoires.]

      5. @l’idiot
        Vos précieuses et parcimonieuses lanternes éclairent ce blog d’un jour nouveau et refoulé.

        Le Grain était honnête homme, humain, qui ne faisait que le mal dont les ordres et son emploi ne pouvaient pas l’exempter.
        « Monsieur, lui dit-il, je vous arrête de la part du roi. Vous êtes un coquin de faux-monnayeur que nous cherchons depuis longtemps. Levez-vous et ne faites point de violence, car si vous en faites, je vous ferais garrotter.
        – Moi ?, répliqua monsieur de Valence, moi, faux-monnayeur ? Vous vous méprenez, prenez bien garde à ce que vous allez faire !
        – N’êtes-vous pas arrivé tel jour ici ?, repris Le Grain. N’avez-vous pas couché, la veille dans tel endroit ? N’étiez-vous pas vêtu de telle sorte et n’aviez-vous pas tant de gens avec vous ?
        – Oui Monsieur, répondit l’évêque de Valence. Mais je ne fus point faux-monnayeur. Et une preuve en est que j’ai six mille pistoles dans ma cassette, je vous en remets la clé, et s’il y en de fausses, je me soumets à tout ce qu’il vous plaira »

        (version modernisée par Mézigue, le charme originel est ici)

    3. @ Timiota et Schizosophie :
      Punaise, si j’avais seulement le dixième de votre précision lexicale … et les bagages qui vont avec.
      Je me vois astreint à voyager léger, comme les chevaux du même nom, réduit à l’escarmouche …
      Bien vu Timiota, sur ‘le médium est le message’ : à force de grimper, nous nous apercevrons au bout d’un temps certain, qu’en fait de grimper, nous sommes tout simplement en train de marcher à quatre pattes par terre, qu’une inversion de réalité nous faisait alors prendre pour plan incliné.
      Et nous nous relèverons alors, aussi naturellement qu’un bébé qui a compris qu’il peut commencer à marcher et arrêter de faire du quatre pattes. A partir de ce moment là, ce sera la fin de la peur, du moins, de cette peur de tomber (à relier avec ce que dit Schizosophie, sur la ‘société de confiance’, condition indépassable au capitalisme pour s’assurer, dans l’ascension de la réalité : que cette confiance vienne à défaillir et c’est toute la cordée qui dévisse, irrémédiablement).
      Schizosophie, oui, sur le 1/ : je l’avais moi même oublié. Ce qui semblerait signifier effectivement, comme tu l’expliques ensuite, que la réalité (empirique) de la fin de l’euro n’a finalement plus d’importance car l’examen des forces en présence (ou de la mécanique en place, si on parle mécanique) conduit irrémédiablement à tirer comme conclusion celle qui s’impose : le moteur est cassé, la voiture roule encore, de par sa force d’inertie. Les analystes ‘capitalistes’ se fondent sur le fait que la voiture roule encore pour s’écrier : ‘mais regardez, elle roule encore !!’, sans percevoir combien l’objet est inanimé, sans force (cf. plus loin, explication sur l’entropie).
      Ton analyse sur le moment du capitalisme fondé sur la crise, comme force, est très intéressante : ou comment fonder la résurgence d’un système à partir de sa propre chute. C’est tout le mythe capitaliste.
      Je rapprocherais cela de l’entropie et de la thermodynamique.
      Pour un observateur extérieur qui verrait une balle tomber dans un escalier, il lui apparaît comme inéluctable que la balle ne peut que descendre de l’escalier et que les rebonds qu’elle connaît du fait de sa chute sur les marches de cet escalier ne peuvent en aucun cas lui permettre de remonter cet escalier. Au mieux, pour cet observateur, la balle ne peut que s’immobiliser sur une des marches, en fonction de ses mouvements particuliers, dus à sa taille, sa plasticité, sa tonicité, la profondeur de chaque marche, etc.
      A l’inverse, pour un observateur qui appartient au système capitaliste, le fait que la balle rebondisse prouve bien la capacité du dit système à la résilience et même mieux : à s’améliorer, malgré sa chute (rebond). Pire : à cause même de sa chute (la chute, comme condition sine qua non, pour faire rebondir la balle, en quelque sorte). Sans cette chute, effectivement, nul mouvement, qui équivaut à la mort : tout, même la chute définitive, plutôt que l’absence de mouvement, car c’est cette absence de mouvement qui trahirait la ‘réalité’ même du capitalisme, à savoir que la chute est sa seule force. Et révéler cela, c’est révéler toute l’imposture du capitalisme, sa réalité profonde (empirique, non objective).
      L’observation du rebond n’est donc valable que dans le ‘moment’ (ce que tu indiques) de l’analyse, que si l’observateur fait fi des conditions de l’expérience, soit la réalité même.
      En un sens, Paul Jorion fait placer l’observateur que nous sommes non plus dans le cadre du ‘moment’ capitalistique, dans lequel nous font plonger tous les thuriféraires de ce système, mais nous en extrait, pour accéder à la réalité empirique d’Aristote, en lieu et place de la réalité objective de Platon que définit et qui est définit par le ‘moment’.

      Nul ne peut ‘prévoir’, définir, quelle sera la réalité prochaine et si la balle traversera alors l’escalier ou le mur ou le toit. Ou si la balle continuera encore à être balle.

      1. @zébu, le 1 décembre 2011 à 10 h 15

        Nous y voyons un peu plus clair dans la situation du problème. La métaphore mécanique ou systémique a aussi ses limites, en fait celles liées aux fermetures disciplinaires des discours, y compris scientifiques, celles qui forgent et forment les experts et les spécialistes. D’ailleurs, tu glisses très bien jusqu’au problème de l’observateur, qui nous renvoie à la relativité et à la nature de l’existence du temps ou plus exactement aux limites de la pertinence de cette catégorie. (J’arrête ici, ça fume)

        Tout ça requiert des baluchons très précis, difficiles à désigner dans des textes courts, et beaucoup de travail pour rendre le contenu explicite et lisible. Mais déjà, comprendre la problématique en mettant en jeu la notion de l’observateur, parce que cela mène à creuser jusqu’à celle de point de vue, fait apparaître que la critique de la réalité est indissoluble de celle de la représentation.

        Bien que ma présente expression du problème, en l’état, apparaisse fumeuse à beaucoup, on sent tout de même bien que cette situation de la critique change les perspectives, sinon le cadre.

        Difficile, l’alpinisme avec de lourds bagages, surtout quand on a décidé d’arrêter d’emmerder les sherpas. Marchons patiemment.

      2. @ Schizosophie :
        D’où la nécessité que la démarche soit collective, sinon, on renvoie automatiquement sur la question sur la relativité de l’observateur : suis-je sûr, malgré la pertinence apparente de la méthodologie d’analyse, que ce que j’analyse est bien la réalité empirique ou la réalité objective ?
        Il n’y a que l’Autre pour pouvoir le confirmer ou l’infirmer.
        « Tout ça requiert des baluchons très précis, difficiles à désigner dans des textes courts, et beaucoup de travail pour rendre le contenu explicite et lisible. » : des points d’ancrage, c’est ça.
        Des points où l’on sait à l’avance que l’on pourra planter un piton, dans lequel on passera alors son mousqueton, pour assurer sa progression (quand bien même on chutera, on sera en mesure de freiner puis stopper cette chute, grâce aux pitons ; si un piton cède, l’autre prend le relais, etc.)
        Le ‘rendre le contenu explicite et lisible’, c’est tout simplement identifier dans la progression les points d’ancrage, pour tous.
        Pour revenir à la méthodologie utilisée, ce serait pour certains la désignation aux autres de ces points, selon leurs ‘compétences’ (je ne parle pas de ‘spécialistes’ forcément : anticipation, analyse des failles, analyse ‘météorologique’, etc.), afin que collectivement, ces points puissent être définis comme points d’ancrage empiriques et non objectifs.

        Je crois que c’est ça qui manque.
        On a la méthode. On a le contexte. On a les objectifs.
        On a (pas) le temps.

      3. @zébu

        Point d’ancrage… attention aux métaphores territorialistes, spatiales, même horizontales, qui risquent de faire tomber dans l’idéologie, dans des positions (voir Joseph Gabel, du côté de la théorie). Je dirais donc plutôt : « lieux d’approfondissement », travailler les mots, approches indéfinies de la racine.

        Pour le collectif, ok. Mais ça c’est hors numérique, parce que in vivo. Et puis il y a les affects, et leurs charges de surprise…

        Clair qu’on ne décide pas du rythme, mais approprions-nous du temps le peu qui nous en soit préhensile (onkr, onkr) sans hystériser ni nous ramollir.

      4. Je ferai remarquer qu’en approfondissant les points d’ancrage , on allonge la dimension des clous d’ancrage , et que la famille shadock qui pompe peut se trouver une parenté shadock qui approfondit .

        Pour le temps , je reste fidèle à mes fondamentaux : la créativité doit être hors temps et ne peut naître que si elle pense qu’elle a tout le temps devant elle .

        Mais pour faire humainement profitable , il faut qu’un chiant du temps présent et futur immédiat , ramasse un jour les copies pour en faire quelque chose .

        Il parait que ça se passe ici le 1er janvier 2012 à 0h00mn00s .

        Au grand désarroi et fureur des créatifs et empathiques , auxquels il n’est pas interdit de continuer leurs échanges , jusqu’à la prochaine récolte .

      5. Je corrige avant de me faire déglinguer par Schizosophie , qui avait bien recommandé de ne pas spatialiser ou matérialiser les métaphores .

        Je laisse donc tomber l’ancrage , mais je fais la même réflexion shadokienne sur les lieux , les mots et les racines .

        Et la même ouverture pour que les approfondissements indéfinis et infinis se poursuivent aussi longtemps que le monde vivra .

      6. Je crains que la description d’une réalité objective ne soit qu’une vaine recherche. Non seulement parce que, comme le rappelle Schizosophie, « la critique de la réalité est indissoluble de celle de la représentation », mais aussi parce que – et cette fois, je cite Chris Frith, neurophysiologiste – « même un cerveau ordinaire et tout à fait sain ne nous donne pas une image vraie du monde. Puisque nous n’avons pas de connexion directe avec le monde physique qui nous entoure, nos cerveaux s’en font une idée par des inférences fondées sur les sensations brutes qu’ils reçoivent de nos yeux, de nos oreilles et de tous les autres organes sensoriels. Ces inférences peuvent se révéler fausses. De plus, il y a toutes sortes de choses que nos cerveaux savent, mais qui ne parviennent jamais à nos esprits conscients. ».

        Représentation et affects perturbent notre perception de la réalité, sans parler des innombrables biais cognitifs qui subvertissent nos jugements. Même les outils les plus sophistiqués rendent compte partiellement de cette réalité, et n’oublions pas, non plus, que ces outils sont eux-mêmes le produit d’une représentation. Je crains que ce problème ne soit définitivement insoluble. Peut-être aurons nous faits un pas sur la voie de la sagesse quand nous aurons accepté l’idée de cette impossibilité d’une connaissance ontologique de la réalité ? Le doute étant la seule voie raisonnable, notre défi est donc d’essayer de limiter cette subjectivité indépassable d’où la nécessité, comme le dit Zébu, d’un travail collectif à la seule condition qu’il réunisse des individus d’horizons et/ou de disciplines différentes. Un travail collectif au sein d’un cénacle réunissant des compétences et des connaissances monodisciplinaires est voué à l’échec.

        Cela pose un autre problème, et celui notamment des limites d’un blog. Aussi intéressant soit-il et plein de bonnes intentions, rien ne remplacera jamais la confrontation et la coopération directes par des rencontres physiques en « un lieu d’approfondissement » cher à Schizosophie.

        Contrairement à Raffarin pour qui « le chemin est droit, mais la pente est raide », le chemin est tortueux, semé d’embûches et la pente très glissante (excusez-moi pour la métaphore spatiale ! 😉 ). Mais à l’impossible ne sommes-nous pas tenus?

    4. @ zebu

      bien que d’accord avec toi sur l’analyse générale, ton 2/ me semble poser le problème de la dimension politique et idéologique de cette affaire. Car Paul Jorion semble parfois se placer sur le plan d’une simple analyse de la situation qui permettrait de la comprendre puis de trouver ensuite les moyens de la résoudre.
      Or « éviter la reproduction d’une aristocratie », c’est un élément éminemment poltique qui, qu’on le veuille ou non, place celui qui l’énonce à une certaine place sur l’échiquier politique. Le système qui remplacera le capitalisme ne sera pas simplement un ensemble de règles neutre sur le plan idéologique comme aimerait nous le faire croire aujourd’hui les sectateurs du (futur) ancien système moribond. Lorsque Paul Jorion en appelle à explorer les expériences du socialisme utopique pour tenter de trouver des solutions, ou lorsqu’il cite Saint-Just, on est bien la dans une délimitation idéologique des bases sur lesquelles devra se reconstruire notre société. Et cela m’apparaît comme une noble façon de faire de la politique. Alors pourquoi éviter de poser ces options fortes clairement ? Ne serait-il pas plus simple d’engager le débat directement, plutôt que de rester dans le flou, quitte à se voir coller une étiquette par le camp d’en face. Ce qui ne manquera pas de se faire de toute façon.

      1. @Gilles, @ Zébu (@Schizo : j’n’ai pas le bagage philo suffisant)

        Vous voulez un « outil » dans lequel vous ayez « confiance » : les pitons d’escalade si on veut spatialiser la métaphore.
        Vous pensez qu’il sera collectif (on ne sera pas)…
        Et qu’il doit assurer de ne pas reproduire l’aristocratie. Ce qu’il doit faire « intrinsèquement », car autrement, si l’outil est normatif, le résultat dépend d’un jugement de valeur, donc d’une « Terreur » bis : « Ah toi tu fais en réalité partie de ceux qui veulent rétablir ou reproduire l’aristocratie, car tu as dis blablabli et pas blablabla ».
        Eh bien je me dis dans tout ça que cela nécessite comme solution les « systèmes associés » de Bernard Stiegler/Simondon. Ceux où la réciprocité est intrinsèque à la mécanique intime et où le degré d’adhésion est élevé (Exemples : la langue au sens du quotidien, l’imprimé en ses débuts et en son rebond Encyclopédique jusqu’à nos jours, enfin l’internet ou Linux dans les choses récentes). Certes quand on en vient à croire que le pouvoir logique de la langue est grand, on croise sur son chemin les sophistes, qui montrent les limites de cette croyance trop simple d’un « raisonnable », un « raisonnable » assez démonté par la neuroscience ces temps ci (A. Damasio, L’Erreur de Descartes etc.). Et cela est vrai pour chacun des systèmes associés, mais cela n’empêche pas leur apport global, quand on parvient en phase d’adoption après une phase d’adaptation des plus pénibles si elle part en vrille.
        Dans ce cadre, j’aurais une pensée crypto-kercozienne (si si), suivant laquelle le degré « d’association » ou de « réciprocité » n’est contagieux (aidons les banquiers à être vertueux..) que s’il « diffuse » suffisamment entre individus ou entre couches sociales. La non diffusion de la richesse dans les jours présents n’est qu’un symptôme de la « non-association » de la société, de sa fêlure visible dès qu’on regarde derrière la seynette à prétention unificatrice des lucarnes médiatiques.

        Une éducation peut elle être prônée, qui assurerait que chacun avec sa place dans la société pense d’une part à l’étage de ses proches ou de ses collaborateurs, mais aussi sincèrement au rang suivant de relations ? Afin d’être contagieux !
        (au-delà de la bonne intention ou de l’examen de conscience catholique !)

      2. @ Timiota :
        « Ceux où la réciprocité est intrinsèque à la mécanique intime et où le degré d’adhésion est élevé ».
        Perso, je dirais ‘implication‘ en lieu et place de ‘adhésion’. Parce que la réciprocité doit s’imposer (comme mécanique) et non être choisie (ce qui n’empêche évidemment ni l’adhésion ni la promotion/valorisation de celle-ci, par des sous-systèmes internes/externes). On pourrait aussi parler d’intrication, où la notion de ‘place’ ne se pose pas : l’individu est d’office considéré comme impliqué, intriqué dans la mécanique, il n’est pas un rouage hors du système et la question de ‘pouvoir’ faire ne se pose pas non plus : son ‘faire’ est par nature reconnu, puisqu’il existe (je suis donc je fais : quelque chose, partie, etc.).
        Reste celle de la volonté
        Dès lors où on demande de l’adhésion, à fortiori pour un niveau élevé, des effets feed-back se créeront, venant créer du ‘bruit’ dans cette réciprocité et in fine de la distorsion dans ses effets, devant être alors corrigée, impliquant toute une suite d’actions/réactions ‘non naturelles’ qui viendront d’abord alourdir la mécanique pour ensuite la freiner puis la gripper définitivement.
        Comme tu le dis, cette ‘intrin-sécité’ EST une mécanique : quand on vit, on oublie que l’on respire. Sans cette mécanique intime, aucune réciprocité possible entre un être vivant et son environnement (vivant ou non).
        Je pense au Prix.
        C’est une mécanique intime car elle est préhensible (comme dit Schizosophie) par tous, même par ceux qui ne le pratique pas ou la refuse. Pour ces derniers, je pense au don/contre-don/dette (avec une socialisation de la dette).

        Pour les systèmes éducatif, à voir du côté de la Finlande, où les coûts sont pris en charge collectivement, où le système éducatif élémentaire est fondé sur l’enseignement de la coopération (travaux de groupe) et l’absence de ‘notes’ (concurrence, compétitivité individuelle vs collective), le tout complété par un système secondaire très exigeant (examen très ‘serré’) pour entrer à l’université.
        Il est vrai que le système de valeurs nordiques favorise ce type de système éducatif …
        A adapter évidemment.

        Cordialement.

      3. @timiota, le 2 décembre 2011 à 00 h 34

        Pour ce que je comprends de votre commentaire, il me semble qu’un sac de peau, bagage préhistorien, se substituerait avantageusement aux malles remplies de pierres philosophales, le gai savoir sur la ligne de crête ou le sentier de la guerre n’étant peut-être pas sans lien avec Stiegler via la proposition qui suit :
        lire le Geste et la Parole avec cette question en tête : l’usage fait-il l’outil ou l’outil fait-il l’usage ?

        Puis, fort de cette expérience, évaluer la phrase suivante :
        la « diamat » n’aurait pas dû s’envisager comme la matérialisation de dialectique, elle peut se comprendre comme la dialectique de la matière.

        (PS. laissez tomber les kercauseries)

      4. @zébu, le 2 décembre 2011 à 10 h 12

        Ce n’est pas bien grave, mais il me faut bien restituer.

        Sans ergoter pour faire le malin, je ne reconnais pas tellement « mais approprions-nous du temps le peu qui nous en soit préhensile », (volontairement sans « b » pour porter l’accent sur la disposition et les conditions de possibilité du point de vue de l’acteur plutôt que sur le dispositif et le rôle de l’agent) dans « C’est une mécanique intime car elle est préhensible (comme dit Schizosophie) ».

        Je parlais de ce peu de temps dont nous disposons, j’évoquais ce dont nous avons l’usage. Peut-être ne vois-je pas que cette mécanique intime que vous nommez « intrin-sécité » est liée à cette disposition ; cela dit, la relation ne m’apparaît pas avec évidence, et encore moins au moyen de la notion de « prix ».

        No offense cependant.

      5. @ Schizosophie :
        Désolé, lecture trop hâtive : d’où mon écriture, avec le ‘b’ (je ne connaissais pas le terme sans, d’où la ‘saisie’ du terme avec le ‘b’, instinctivement).
        Donc, oui, le prix est préhensible par tous (et sans faire référence à ce que dit Schizosophie 😉 ) : tout le monde peut s’en saisir, même ceux qui refusent de l’utiliser.
        Et finalement, oui, le prix est aussi une mécanique préhensile (sans ‘b’) : un queue paradigmatique qui permet de se saisir de la ‘casserole’ du capital bouillonnant sans se brûler les ‘mains’ …
        Une fonction sociale qui permet, à travers lui, de comprendre et faire sien les mécanismes économiques, politiques et sociaux.
        Le prix est donc un outil bivalent : il donne à saisir et peut saisir.
        Je le rapprocherais de l’outil des outils : la main.
        Le prix serait-il l’inversé de la ‘main invisible’ des marchés, puisque tout le monde peut le ‘voir’ (préhensile/préhensible) ?

  149. Cher Paul

    C’était très bien mais je crois qui votre témoignage gagnerait en pertinence si vous insistiez un peu plus sur les limites à la croissance en amont (les limites de l’exploitation des ressources terrestres) par rapport aux limites à la croissance en aval (les limites liées aux effets de notre exploitation).

    1. ‘La croissance industrielle est fondamentalement destructrice’, je ne sais plus qui a dit ça…
      Mais, dans l’immédiat, l’important, c’est de prendre place dans les ‘médias’ et déboulonner enfin les statues qui posent là depuis 20 ou 30 ans, six lustres, rendez-vous compte !
      Enfin, ce n’est que mon humble avis…

      1. Prendre la place dans les médias car ces derniers ont une part de responsabilité plus que significative dans la situation actuelle. Et puis on attend d’eux aussi une certaine auto critique.

        Le pouvoir des médias sur les masses (le 4ème pouvoir) et l’instrumentalisation qui a pu en être fait à travers l’histoire aurait du nous donné la puce à l’oreille, cela fait longtemps que nous aurions du encadré beaucoup plus ‘la place du village de masse’ que sont devenus les médias au cours du XXème siècle. Cela nous aurait peut être évité de tomber dans le piège du conformisme idéologique divinatoire (la confiance-croyance en la croissance éternelle garantie) et du déni profond de réalité (les limites physiques-arithmétiques), cela nous aurait peut être évité d’en arriver à cette situation inextricable que nous connaissons et qui nous réduit à avancer à l’aveugle.

        Les médias ont corrompus les citoyens jusqu’à la moelle à l’aide de la publicité et de l’infotainement au point d’en faire de citoyens sans âmes (appelé consommateur). Ils ont diverti les citoyens avec tellement d’efficacité que la collectivité s’est endormis sur de fausses certitudes. Les médias ont clairement œuvrés pour l’abrutissement général et ils continuent encore de le faire.

        Il faudrait méditer sur le lien très fort qui existe entre le concept de DIVERTISSEMENT et le fait de NE PAS ASSUMER LA CONDITION HUMAINE (faite de souffrance et de mort), de NE PAS ACCEPTER LE REEL. Une société qui s’est à ce point engagé dans le divertissement est une société malade qui présente tous les symptômes de la décadence.

        Divertir > Détourner > Fuir le réel … jusqu’à ce que … le réel dise stop.

      2. @B’solate :
        Voir Bourdieu sur les Faits « DIVERS » ,…… faits pour divertir , pour occuper l’espace et détourner le regard .
        @Schysosophiste : Reboutonnes toi tu as l’égo qui déborde .

  150. J’ai écouté Paul Jorion, enfin quelqu’un qui pense qui a des idées qui cherche des solutions et qui dépasst le simple jeu des opinions. Bravo ! Il me donne un peu d’espoir!!!

  151. Debt Crisis: US rescue act is a sign of the mess we’re in
    For the eurozone, it was another humiliating turn of events. Faced with Europe’s abject failure to sort out its own mess, the US Federal Reserve has been forced to come riding to the rescue instead.

    http://www.telegraph.co.uk/finance/financialcrisis/8927169/Debt-Crisis-US-rescue-act-is-a-sign-of-the-mess-were-in.html

    Fed saves Europe’s banks as ECB stands pat
    Stripped to essentials, America is once again having to rescue Europe from itself.

    http://www.telegraph.co.uk/finance/financialcrisis/8926987/Fed-saves-Europes-banks-as-ECB-stands-pat.html

  152. Cher Paul Jorion,
    Votre prestation de ce matin sur France Culture fut très bonne.
    Votre mise au point contre le barrage de Brice Couturier, qui n’est là que pour faire audimat, fut efficace, à tel point que l’animateur (si j’ai bien compris) a tenté de corriger le tir en fin d’émission.
    Bien sûr, il y eut, à la toute fin, votre lamentable interlocutrice sur vos «certitudes. Qu’en dire ? Disons : «La pauvre !»
    Sur le fond, je reprends ce qu’un interlocuteur exprime plus haut : «Vous avez pourtant clairement posé le problème: l’argent n’est pas là où il devrait être et ne sert pas à ce dont il devrait servir! C’est ce diagnostic qui fâche et c’est celui qu’il faut admettre si l’on désire réfléchir collectivement aux solutions, qui sont certainement très complexes.»
    D’abord, le problème et sa solution de principe sont connus depuis des lunes : c’est le problème de l’usure ; et la monnaie ne doit pas devenir un commerce autonome par rapport à sa fin, soit faciliter les échanges.
    Ensuite, et là ça devient complexe, le déploiement du principe dans les circonstances concrètes est difficile. Et c’est là qu’il faut réfléchir et élaborer un mode systémique de mise en oeuvre du principe qui requiert, comme règle méthodologique d’aménagement des moyens, un «empirisme organisateur», si je puis me permettre l’usage de cette expression 😉
    Amicalement

  153. C’est une bonne intervention, efficace, car elle se concentre, qui plus est avec des images bien choisies, sur quelques points fondamentaux qui méritaient d’être soulignés à ce moment-ci du développement de la crise. Non pas en revenant de manière détaillée sur des questions très techniques mais en insistant sur l’arrière plan épistémologique, finalement le seul plan sur lequel nous pouvons agir en profondeur pour permettre de changer le fameux cadre.
    Mon sentiment général est donc qu’il s’agissait surtout pour Paul Jorion d’évoquer « Le capitalisme à l’agonie » du point de vue de celui qui a écrit « Comment la vérité et la réalité furent inventés », son livre sur la philosophie de la connaissance. C’est ce qui explique que Paul n’ait pas cédé un pouce de terrain à son interlocuteur qui aurait voulu l’entraîner sur un terrain plus partisan par définition très miné.
    Qu’est-t-il possible de connaître d’une situation — en l’occurrence identifiée comme le capitalisme finissant — ? ; Que savons-nous de façon certaine ? Que nous montre l’histoire des civilisations ? La conclusion logique coulait alors de source : le plus urgent est de réfléchir à propos des choses sur lesquelles nous ne savons rien après voir établi au préalable un constat solide sur la situation actuelle et son évolution extrêmement prévisible s’agissant de l’implication des rouages du système, les analyses pouvant alors être vérifiées par les faits.

  154. Monsieur Jorion = Monsieur je sais tout mieux que tous les autres, mais ne veux surtout pas répondre aux questions.
    Nous voilà bien avancés.
    Sérieusement, je ne connaissais pas ce Monsieur, je n’avais aucun préjugé, j’ai entendu l’émission par hasard, mais j’ai été assez atterré.
    Peut être effectivement un positionnement marketing, après tout, en ces temps incertains, il peut encore rafler la mise.

    1. http://www.lepoint.fr/economie/la-situation-financiere-s-est-fortement-aggravee-selon-noyer-30-11-2011-1402258_28.php

      hum..la mise sincère de l’atterrement sans préjugé aucun, un marketing incertain, après tout, nous voilà assez bien avancés ?

      Auriez-vous des réponses, par hasard, sérieusement ?

      http://www.lefigaro.fr/marches/2011/11/29/04003-20111129ARTFIG00746-faciliter-l-acces-des-citoyens-aux-emprunts-d-etat.php

      http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0201771952574-crise-les-banques-centrales-du-g7-s-unissent-256459.php

      Et si la panique poussait au va-tout la spéculation ( accumulation de positions vendeuses à terme, transformant la perte de cours en gain spéculatif de trésorerie scripturale, via des personnes morales – « acteurs » – interposés )?

      Les exceptions comptables bancaires, l’existence ferme des paradis fiscaux comme zone de non-droit rend les citoyens esclaves des spéculation d’accaparement des moyens financiers, cela vous paraît-il efficient, par Etats, désunion européenne et BCE interposés ?

      Nous n’avons pas l’armée, la planche à billet où l’influence politique des Etats-Unis, les économies de la République populaire de Chine ou sa taille, ou bien même la vigueur relative des pays bénéficiaires de la mondialisation des échanges et investissements.

      http://auxinfosdunain.blogspot.com/2011/11/defaut-ou-inflation-faites-votre-choix.html

      http://leblogalupus.com/2011/11/30/baisse-de-la-notation-des-plus-grandes-banques-americaines-et-de-letat-us/

      Les notes de Bank of America, Goldman Sachs, JPMorgan Chase, Morgan Stanley, Citigroup et Wells Fargo ont notamment été abaissées..
      «  »
      La plupart des notes des banques européennes et notamment françaises étaient inchangées.Parmi celles qui ont vu leur note modifiée, l’espagnole Banco Bilbao Vizcaya Argentaria a vu sa note abaissée (A+ contre AA-), de même que la britannique Barclays (A contre A+ auparavant) ou la banque suisse UBS (A contre A+).

      Les banques publiques chinoises ont vu leur note relevée pour mieux tenir compte du soutien gouvernemental, qui diminue la possibilité de faillite: Bank of China a vu sa note passer à A contre A- et China Construction Bank à A contre A-.
      «  »

      Nouveaux critères et nouvelles notations d’ici le 15/12

      http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20111128trib000667336/les-etats-unis-et-l-europe-veulent-renforcer-leur-cooperation-pour-la-croissance.html

      L’ISDN qui n’active pas les CDS, ça vous cause ? Les finesses d’écriture comptable des banques, et l’ignominie des bonus et des écarts de revenus, l’accaparement des patrimoines et la dislocation du modèle productif sous la litanie du grigri croissance-PIB, la crise est politique, mondiale, et majeure, et oui, c’est effectivement atterrant de voir les G20 servir à temporiser.

      Les enjeux sont comme les budgets militaires, silencieux et en hausse, pendant que le reste s’écroule. On stigmatise à tout va, en attendant l’élection, et le prophète.

      http://ftalphaville.ft.com/blog/2011/11/30/773951/the-dollars-for-euro-collateral-crunch/

      «  »
      Back in September 2010, the European Repo Council’s survey of the European repo market noted a striking anomaly.

      The European repo market — worth approximately €6,979bn — had seen a near doubling in the amount of repo being used for dollar funding.

      What’s more, the boom seemed sudden and mostly unexplained, with dollar funding surging very suddenly to 28.3 per cent of the market in June 2010 versus 15.9 per cent in December 2009
      «  »
      «  »
      So what changed?

      The only thing that comes to mind is that in the interim much of the euro collateral pledged may have started to lose its value, a fact which would either have resulted in significant margin calls for additional collateral or the return of the US dollar funding outright.

      We know from the statistics what happened next. By June 2011, most of the exceptional dollar trades had been unwound. In which case, did banks move elsewhere to satisfy their dollar funding needs? Perhaps the currency swap markets direct?

      Or did some struggle to find workable alternatives at all?

      Whatever the case, the June 2010 dollar repo boom potentially gives us an indication of the size of the US dollar funding deficit in Europe — a number that’s far too close to $1,000bn for comfort.
      «  »

      1. Les autres contreparties de notre intelligence..Ma dame, d’une image de douceur vous invite à nous préparer.

        Que la la justesse des sensibilités s’unisse en liaison empirique.

        Par l’exemple indivi-duel, nous rire l’existence.

    2. Désolé, mais Paul a répondu à toutes les questions. Réécoutez, vous verrez..

      ps : « Je ne sais pas » est une réponse. Pas celle que vous attendez sans doute, mais Paul n’était pas à l’oral du bac ! Il a le défaut d’être honnête, c’est tout.

  155. Brillante prestation de M. Jorion.

    Vous entendre moucher propre et net ce type de « journaliste » est un réel bonheur, vous avez été royal : clair, concis pugnace à souhait face à ces olibrius si nombreux aux manettes dans nos médias, les propos que vous exposez sont étayés par une ligne de pensée solide et sans détours.

    Les chiens de garde du système tapent sans relâche sur leur clou (défense du système en place), à leurs contradicteurs de faire de même avec des arguments construits et sans appel, vous avez accompli cette tâche avec brio.

    A renouveler aussi souvent que possible. Bravo.

  156. Monsieur Jorion vous avez été excellent.

    L’entrée de monsieur Couturier à été pénible. Se hissant comme sur une quelconque estrade, sur les tombes des sacrifiés des deux dernières guerres pour lire son devoir de classe avec l’arrogance des ignorants .
    Ce garçon n’est probablement pas méchant mais un tantinet bas de plafond, comme disait mon grand-père. Difficile d’élever et d’élargir le champ de vision et le débat.

    Ses derniers tentatives de vous contrer en cherchant dans les débris de ses leçons bien apprises, quelques arguments pour défendre ce qui s’apparente à une croyance, face à une réalité qu’il ne veut pas voir, furent pathétiques.
    Amenant sous des airs faussement innocents sa question sur le système que vous préconiseriez, comme on jette son filet de misère afin d’attraper quelque menu fretin dont il aurait fait ses agapes.

    Point n’est besoin de revenir sur l’intervention de cette dame dont je n’ai pas retenu le nom. Du même calibre que votre contradicteur. Il est des personnes qui ont des oreilles mais qui n’entendent pas. Incompatibilité de formats. Le votre est au sens large, le leur est au sens strict

    Ces gens sont à la recherche d’une aristocratie nouvelle à laquelle amarrer leur coquille de noix. Votre idée selon laquelle le nouveau système serait le fruit d’une réflexion partagée ne répond pas à leur attente. Ils sont dépités et le font savoir, bêtement.

    Vous n’êtes pas un prophète et ne voulez pas régner.

  157. Une question Paul, nos concitoyens (oligarques et aristos (au sens moderne) compris) ont-ils un désir de cacocratie ? …pour ensuite provoquer une nouvelle révolution ?

  158. Mr Jorion, j »ai apprécié votre fermeté et votre façon de clouer le bec à ces personnes de mauvaise foi, On ne peut affirmer sans mauvaise foi, avec tant d’assurance et de mépris, que vous n’êtes qu’un vilain pessimiste puisque dans cette chute vertigineuse parvenue à quelques centimètres de l’arrivée au sol, « pour l’instant, tout va bien ».

    C’est vrai que chaque révolution n’a fait que remplacer une aristocratie par une autre et qu’après le renversement de celle-ci, il faut définir avant tout un cadre, une réglementation qui empêche toute aristocratie de se constituer .

  159. Le ticket d’entrée dans les médias Européens a un prix du côté des sujets qui peuvent être abordés. Paul, vous me paraissez avoir choisi il y a longtemps déjà de payer ce prix en connaissance de cause, qui est celui du silence radio sur un ou deux fondamentaux et aussi maintenant sur les solutions émergeantes, forcément politically incorrect qui déjà frémissent et crèvent partout la surface, encore indiscernables au coeur de la cocotte-minute sociale de l’indignation. Peut-être même n’avez-vous finalement pas perdu votre âme ce faisant, avec cette aptitude à plier sans rompre, c’est-à-dire sans vous coucher. Et bien-sûr, nous le savons bien tous quelque part, l’invitation à rejoindre le royaume de dieu, c’est tout sauf une boutade, surtout à une époque où on est même obligé de le rappeler à un curé, à un rabbin et un imam.

  160. Bravo pour l’emission !
    En meme temps les marches sont  » rocketing »
    Peut on dire que les marches saluent les banques centrales, comme la foule aplaudissait Daladier au Bourget a son retour de chez Hitler ?

  161. 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, … et la fin du monde prévu en 2012. Tout va bien, je retourne danser. Dire que je sors tout juste d’une dépression de 5 ans! Voici qu’on entre en… dépression n’est-ce pas? Si le coeur de notre Société a fondu, faisons peut-être appel à la physique quantique… ça danse dans les molécules, dans les atomes. Notre moissoneuse batteuse est en panne. Observons un peu la nature : les aigles arrivés à la quarantaine, se cassent le bec, et doivent attendre que le nouveau repousse pour vivre 2 fois plus longtemps. Observons la nature, que nous dit-elle? Dépression, tremblement de terre, pour l’instant nous sommes dans le coeur …. du cyclone? Ce que j’aime chez Jacques Attali c’est son livre qui m’a appris à faire des labyrinthes… faut savoir se perdre pour se retrouver (y en a jsutement dans mon blog). Et cette moissonneuse batteuse, ne serait-elle point un labyrinthe dont nous devons tous sortir à présent?
    Je retourne danser.

  162. Je rentre et je lis une avalanche de commentaires. Je suis surpris de voir une écrasante majorité de commentaires défendre Paul Jorion, même si je sais qu’ils sont « modérés ». Plutôt filtrés ? Je verrai bien si le mien passera. Aurais-je mal entendu, mal compris, ce qui s’est passé hier matin ? Face à cette interrogation, j’ai décidé de réécouter les 50 minutes de son intervention, stylo à la main. Et là, surprise. C’était encore pire que ce que j’avais retenu du direct :
    La pensée économique de Paul Jorion :
    « Un État ne peut pas faire faillite. » « Un État, on peut toujours faire rentrer les impôts. » « On appelle ça une dépression (…) une entrée en fanfare dans la dépression (…) on est bien partis pour le faire. » « Sur quoi on débouche ? On débouche sur l’hyperinflation, comme ça a été le cas en Allemagne. » L’hyperinflation n’est pas là. Mais qu’est-ce qui nous prouve que ce ne sera pas là pour demain ? »
    Le système d’argumentation de Paul Jorion, lorsqu’il le développe seul :
    « 50 % de chances que ça ne tienne pas 15 jours » « Fin et sortie du capitalisme. Plus que jamais. » « Le système financier américain qui est terminé. » « Ce processus peut continuer une semaine ou deux, pas plus. » « C’est la panique au sommet. » « On le voit bien. » « Ce n’est pas vrai qu’il n’y a personne dans le monde qui ne sait pas. » « La machine est cassée. » « Ces marchés, ça n’existe plus. » « Les marchés, c’est un cadavre. » « Ils savent que la machine est cassée. » « Toutes ces mesures ne servent à rien. » « Le cœur est fondu » « Ça ne marche plus. » « Toute cette machine s’est arrêtée. » « Tout ça ne marche plus. Il faut s’informer mon cher monsieur, il faut savoir. »
    Les réponses de Paul Jorion aux questions posées :
    « Vous n’écoutez pas la télé, vous ne lisez pas les journaux, vous n’écoutez pas la radio. Vous ne parlez pas aux banquiers, ni aux politiques » « Vous m’appelez ‘prophète’. Les gens qui n’arrêtent pas de se tromper, on les appelle ‘experts’ et ceux qui disent ce qui se passe depuis plusieurs années, on les appelle les ‘prophètes’ » « Vous comprenez ce que ça veut dire ? » « N’essayez pas simplement de mobiliser le temps de parole en disant n’importe quoi. » (Son interlocuteur s’étonnait d’entendre Paul Jorion affirmer que l’URSS n’était qu’une variante du capitalisme et il a dit « Alors, si tous les systèmes se valent ») « Continuez à faire votre barrage ! Vous m’interrompez à chaque phrase » (Après un quasi monologue de 10 minutes sans interruption, c’est assez gonflé).
    Les références de Paul Jorion :
    « Parlez à des banquiers plutôt. Vous allez savoir, vous allez comprendre comment ça fonctionne. Eux savent comment ça marche. »
    Le cœur de la pensée de Paul Jorion, au-delà de « Ce système est grippé. Cette machine ne marche plus. » :
    « Je fais partie du petit nombre de gens qui sont en train de travailler à essayer de proposer autre chose, qui ne soit plus le capitalisme qui est complètement fini. »
    Je suis très heureux d’avoir accès à la pensée d’un membre de cette petite élite visionnaire, mais la suite est moins claire :
    « Pourquoi me demandez-vous quel système ? Moi je ne vous pose pas cette question-là. Je vous pose pas… Pourquoi me demandez-vous l’autre système ? »
    (BC : le capitalisme a permis de faire sortir 150 millions de chinois de la misère) « On peut faire la même chose d’une autre manière »
    BC : « Laquelle »
    Marc Voinchet (comme pour atténuer cette insolence qui consiste à demander « laquelle ? ») : « c’est ça qui nous intéresse, laquelle ? »
    Paul Jorion : « Mais ne répétez pas ça comme un disque rayé. C’est parce que vous m’appelez ‘prophète’ que vous croyez que vous pouvez me poser des questions de ‘prophète’ ? »

    Paul Jorion affirme son autorité :
    « Je fais partie des gens qui réfléchissent à ce qu’il faudrait mettre à la place. » « Je fais partie des experts qui savent comment ça fonctionne. » « Vous êtes du côté de cette Histoire qui se termine. Je sais pas pourquoi je la (sic) continue à discuter avec à ce sujet-là. Vous êtes, vous êtes… »
    « Je fais des analyses. Et ces analyses ont quelque chose de supérieur à ce que l’on peut entendre ici et ailleurs : elles sont exactes… »
    « J’ai les yeux un peu plus ouverts que d’autres personnes et je vous dit ce qui est en train de se passer. » « Je fais partie des gens qui ont les yeux ouverts. Je suis un Diogène si vous voulez, qui est là… »

    Paul Jorion règle définitivement son compte aux États-Unis, dont les jours sont comptés :
    « Il n’y a que parce que les gens utilisent encore le dollar que ce système peut fonctionner. » (Merci pour cette révélation lumineuse. Et il n’y a que parce que les gens respirent encore que tout le monde est vivant.)

    Paul Jorion est altruiste :
    « Il y a un certain nombre de gens qui, Dieu merci (…) disent que cette machine ne marche plus. C’est important que le peuple sache que cette machine ne marche plus. » (Le peuple vous remercie de vos lumières.)

    La conclusion de Paul Jorion, qui approfondit encore un peu plus sa pensée :
    « Il est urgent de penser au système qui se mettra en place. » « Non pas de cette manière, mais d’une autre manière. Et c’est ça qui faut faire. »

    Et le pire, c’est qu’il ne s’agit que de citations fidèles.

    1. Vous avez raison, il y a filtrage : une demi-douzaine de commentaires de félicitations confondaient enthousiasme avec propos excessifs à l’égard des autres participants à l’émission et sont passés à la trappe. À part ça, veuillez compter comme un seul vote le critique qui hier a cru astucieux d’intervenir sous de multiples pseudos, comptez votre propre message comme défavorable – même si, comme vous le dites très bien, il ne s’agit que de citations littérales – et vous obtiendrez un décompte représentatif des auditeurs qui me soutiennent, d’un côté, et de ceux qui pensent comme vous, de l’autre. Gardez le moral quand même !

      1. Cela vous poserait quand même un petit problème, si tout le monde venait faire devant votre porte, vous savez la minorité n’est pas toujours plus soucieuse d’une meilleure hygiène de vie.

        Bonne odeur chez vous.

        Et croyez moi je ne suis pas plus le premier admirateur de Paul,

    2. Evidemment si vous ne préférez retenir que cela de son intervention, je peux comprendre alors qu’il vous ait grandement déçu, c’est devenu tellement important la bonne com.

      Votre commentaire est très peu compréhensif à l’égard de Mr Jorion, surtout lorsqu’on sait à quel point les premiers tenants du système préfèrent noyer le poisson à longueur de temps.

      Personnellement je me sentirais pas plus à l’aise devant tous ces gens si bien rodés à la langue de bois,

      Il est bien évident qu’à force d’être invité je peux comprendre alors que Paul se sente parfois insulté dans le fait de se faire traité d’abord de Prophète, super l’introduction pour Jérémie.

      Ca bien sur ça ne vous aura pas trop dérangé, quand bien même l’interviewé afficherait une meilleure mine de premier de la classe, la plupart des médias continueraient à vouloir nous la faire, quel grand décalage de conduite avec le reste de la société.

      A sa place aurais-je vraiment fait mieux ? Bien plus proche en réalité et en conduite du premier réel des gens, se fichant d’ailleurs pas mal du qu’en dira-t-on, faudrait-il être toujours bien convenable dans l’intention de pouvoir mieux faire essayer de changer les mentalités des plus grippe-sous de la terre.

      Evidemment pour les plus pingres de la terre aucun autre mode de penser ou d’expression possible, c’est la liberté tant promise dans la rigueur, c’est la tendance serais-je moi aussi un mal pensant, un trop mal communiquant pour mon prochain ?

      Vous êtes surpris, car c’est bien plus cela que vous avez préférez retenir de son intervention, alors que vous savez très bien comment se passe les choses dans ce genre d’émissions préparés à la va vite, les bonnes conventions médiatiques qui ne laissent pas mieux passer
      la parole de Pierre, Paul ou Jacques quand bien même les choses se déliteraient à l’usure.

      La prochaine fois Paul demandez leur de mettre une limite à leur quota, car trop de questions posés à la va vite n’amène pas mieux à faire passer autre chose dans le même temps.

      Si une seule chose, moins de café le matin Paul vous n’avez pas besoin de ça, faut
      pas non plus être jaloux si l’autre a plus d’admirateurs que moi.

      Dieu merci Paul ne recherche pas toujours à occuper la première place dans ma tête
      comme dans la tête des gens, il y a déjà pas mal de médias comme ça sur la terre.

    3. Commentaires:
      « Un État ne peut pas faire faillite. » Oui, et ? Expliquez nous comment il le serait?
      « La machine est cassée. » « Ces marchés, ça n’existe plus. » « Les marchés, c’est un cadavre. » « Ils savent que la machine est cassée. » « Toutes ces mesures ne servent à rien. » « Le cœur est fondu » « Ça ne marche plus. » « Toute cette machine s’est arrêtée. » Ah, et vous, vous trouvez qu’il se porte comme un charme le système? Vous faites donc partie de ceux qui continuent inlassablement de nous dire que ce n’est qu’une secousse de plus, que le capitalisme en a vu d’autres…Oui, ceux sont surtout les peuples qui voient bien de quoi il s’agit, dans ces cas là
      Son interlocuteur s’étonnait d’entendre Paul Jorion affirmer que l’URSS n’était qu’une variante du capitalisme et i