L’actualité de la crise : LA MACHINE QU’IL FAUT REMISER, par François Leclerc

Billet invité

Nous vivons une crise de surproduction… de dettes. La machine à fabriquer de la dette a fonctionné à plein régime, puis s’est bloquée pour en avoir trop produit. La dette privée et publique a atteint un volume tel que simplement la réduire prend désormais les allures d’un cataclysme annoncé. Ce qui conduit à se poser deux simples questions : pourquoi a-t-elle pris une telle ampleur, et comment s’en débarrasser ?

La première question trouve sa réponse dans l’existence même d’un système financier dont le but principal est de créer de la dette, afin d’en profiter. Avec l’inégalité de la distribution de la richesse d’une part, et la diminution des ressources de l’État de l’autre, un double mécanisme a été mis en place qui crée le besoin d’un endettement croissant des particuliers et de l’État, impliquant en contrepartie la création et le fonctionnement d’une machinerie sophistiquée destinée à le financer… et à en tirer profit. La sous-capitalisation des entreprises en est le pendant. Le capitalisme financier a fondé sa raison d’être dans un déséquilibre dont il est à l’origine et auquel il prétend naturellement répondre en jouant les indispensables. On connait la suite, quand il ne parvient plus à retrouver le sien.

Comment s’en débarrasser ? Nous sommes désormais au coeur de la seconde question, constatant l’absence d’une réponse adéquate. Réduire la dette publique par l’austérité accentue la crise, installe la récession pour une longue durée, et repousse sans cesse à plus tard une hypothétique sortie de celle-ci. Au prétexte de gagner du temps, on le perd.

La croissance économique est le principal point d’appui permettant de stabiliser et de réduire la dette, mais elle fait défaut, et les mesures d’austérité en écartent encore plus le retour. Au contraire, le cocktail assemblant une importante dette dont le taux d’intérêt augmente, un déficit structurel de l’Etat qui ne peut pas être résorbé comme annoncé, ainsi qu’un taux de croissance anémique – tant qu’il reste positif – créent toutes les conditions requises pour la constitution d’une spirale économique descendante, aux conséquences sociales désastreuses. On se demandait à quoi sert la finance, va-t-on finir pas se poser la même question pour l’économie, qui est censée concourir au bien-être de la société ?

De simples calculs rapportés à l’Italie et effectués par Satyajit Das, un économiste qui va droit au but, sont très éloquents. Avec un taux d’intérêt à 4% et une dette représentant 120% de son PIB, la croissance du pays devrait atteindre 4,8% pour équilibrer son endettement. Au taux actuel de 7%, cette croissance devrait être de 8,4% pour produire le même résultat…. Pour prendre les calculs autrement, l’Italie aurait besoin de 10 ans afin de réduire sa dette à 90% de son PIB, si son taux de croissance était de 2% par an et les intérêts sur sa dette de 4%. L’alternative serait de vendre des actifs publics.

Appliqués aux autres pays de la zone euro, les mêmes calculs produisent les mêmes effets : le faible taux de croissance de l’économie, qui tend encore à diminuer, rend hypothétique la stabilisation de la dette publique, tout en promettant une longue récession.

Faire peser sur un nombre réduit de pays le poids de la dette de l’ensemble de ceux-ci accroît le risque pesant sur les premiers, les entraînant progressivement à leur tour dans la tourmente. Procéder à une réduction ordonnée de la dette implique de recapitaliser sur fonds publics le système bancaire, accroissant les déficits publics au lieu de les résorber et renvoyant au problème précédent. Le système financier européen est une machine infernale, sa présentation sous la forme d’un défaut de gouvernance économique une mauvaise farce.

Le contexte impose également de prendre en compte l’endettement privé. Non seulement parce que, dans le cas de plusieur pays il est clairement à l’origine des attaques des marchés, mais aussi parce que le processus de désendettement du système bancaire s’avère bien plus douloureux que prévu. Les marchés ne font pas le détail : tout comme les États, les banques doivent refinancer leurs gigantesques dettes et rencontrent la désaffection des investisseurs. La demande de crédit surpasse de beaucoup l’offre, ce qui conduit les banques à faire feu de tout bois… et à immanquablement faire à nouveau sortir le génie financier de sa boîte. Ainsi qu’à réduire tendanciellement l’offre de crédit, diminuant encore la croissance de l’économie et engendrant une baisse des recettes fiscales des États. La boucle est bouclée.

Il était espéré que, grâce aux liquidités à bas prix fournies par les banques centrales – qui viennent à nouveau de s’y engager spectaculairement toutes ensembles – et à l’abandon de toute mesure sérieuse de régulation financière, le système financier allait pouvoir se purger de ses mauvaises dettes. Qu’en attendant il allait se refinancer sur le marché, les États ayant fait place nette en réduisant leur endettement et leur voilure. Ce schéma ne fonctionne pas : les banques ne retrouvent pas plus leur équilibre que les États.

Dans un article sans appel, Nouriel Roubini vient de démontrer dans le Financial Times que l’Italie devrait sans attendre restructurer à son tour sa dette. Ce qui ouvrirait le chemin. Il n’y a pas d’autre solution que de combiner une restructuration globale de la dette publique et une socialisation des banques, le reste n’est qu’échappatoire sans avenir.

Mais, par ailleurs, comment créer la croissance, puisque celle-ci pourrait seule permettre une sortie par le haut ? Il est flagrant de constater que les discours qui se risquent à l’invoquer tournent court, une fois quelques généralités prudemment avancées. Les Britanniques viennent d’annoncer un programme de grands travaux, ne faisant que reprendre la recette japonaise qui a rencontré en son temps un échec retentissant. Tout projet butte sur la question de son financement, renvoyant à la disette généralisée, ainsi que sur ses points d’appui économiques introuvables, vu le stade de la globalisation économique à laquelle nous sommes parvenus.

Ils sont loin, les discours qui prétendaient conserver la production des biens de haute technologie pour ne déléguer que celle à faible valeur ajoutée. Les pays émergents ont acquis, notamment grâce à des transferts de technologie qu’il a fallu commercialement consentir, les savoir-faire qui devaient continuer à assurer la prospérité de l’économie occidentale. Le différentiel des coûts salariaux fait le reste en terme de compétitivité. Le réveil est douloureux.

Les sociétés occidentales ont néanmoins pour elles, en raison du niveau de bien-être relatif inégalement réparti qu’elles ont acquis, l’avantage de pouvoir se poser des questions qui, pour les sociétés des pays émergents, restent encore un luxe. Elles interrogent la qualité de la vie et de l’environnement. Mais nous sommes restés engagés à mi-chemin sur ce parcours, englués dans le cadre d’un système en crise, qui n’est plus en mesure de renouveler ses promesses et ses réalisations et n’offre plus que de sombres perspectives.

En d’autres termes, la croissance à laquelle peuvent désormais prétendre les sociétés occidentales est d’une autre nature que celle qui s’est évanouie. Elle doit intégrer dans son calcul d’autres paramètres et renvoyer à un fonctionnement différent de la société. Renouer avec cette réflexion trop vite oubliée est une nécessité, car ce n’est pas le reflet d’une conduite de riches, comme on le croyait, mais au contraire de pauvres !

Les chemins dans lesquels la société devrait s’engager sont connus. Ils comprennent la reconnaissance des droits liée à la subsistance ainsi que leur satisfaction sans conditions, une déconnexion partielle entre activité salariée et revenu, et un partage rationnel entre temps libre et travail, cette denrée qui devient rare. Ainsi qu’une imposition prioritaire des revenus financiers, afin de soulager la taxation des salaires, et enfin l’approfondissement et l’élargissement de la démocratie à l’économie, au lieu du renforcement de l’oligarchie.

Le réalisme est désormais du côté de ceux qui prônent ce radical changement et préconisent les transitions y conduisant. Sans phrases ronflantes ou promesses toujours déçues.

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541 réflexions sur « L’actualité de la crise : LA MACHINE QU’IL FAUT REMISER, par François Leclerc »

    1. seb, Un vendeur de CDS peut se couvrir en achetant un CDS sur le même sous-jacent et inversement., Le montant du notionnel brut est doublé, le notionnel net, l’exposition totale au risque sur le crédit ne change pas.

      Prenons par exemple une banque A qui a vendu un CDS d’un notionnel de 10 millions € à une institution I. A souhaite se débarrasser de ce risque et achète un CDS à une autre banque B sur la même entité sous jacente et pout un montant notionnel identique à celui du contrat passé avec I. C’est maintenant B qui assume tout le risque et A occupe une position neutre, les deux contrats qu’elle a passé se compensant à présent. Le montant notionnel brut est ici de 20 millions mais le montant net est en fait de 10 millions. Les banques ont aujourd’hui de plus en plus recours à ce qu’on appelle la compression de portefeuille (assurée par des entreprises comme TriOptima) qui permet de supprimer toutes ces positions qui se compensent mutuellement.

      http://www.trioptima.com/

  1. Du temps de Henry Ford, chaque ouvrier avait ses bras, il s’en servait pour manipuler des outils et des pièces dans un procès de fabrication de travail séquencé, simplifié, normalisé et déjà sur la voie de l’automatisation (Taylordisme). 100 ans plus tard, un bras articulé mécanique peut être actionné par un programme depuis un clavier, en passant par un jeu de puces très simple reliées au port série d’un ordinateur. En multipliant le nombre de bras, une seule personne pourrait en théorie actionner un milliards de bras articulés, remplaçant un continent entier de travailleurs fordiens des temps premiers, dit « modernes ». Toute une république de travailleurs tient dans mon PC, sous la bannière de Windows, et Qbasic (ou C++) est leur prophète. Ils ne jurent que par incrémentation, ils comptent beaucoup, du genre FOR i = 1 TO 10, en boucles imbriquées aussi, ils adorent les boucles conditionnelles (IF, WHILE, WEND, etc) et les flags. Evidemment ils ne sont pas syndiqués et ne reçoivent pas de salaire, tandis que les automobiles sortent par dizaines des chaînes de montage. Mais ils n’aiment pas les voyages, comme C.L Strauss ; voyagent très peu. Personne n’achète rien, mais, la marchandise est produite… tous les ouvriers style ancien modèle, en viande, en chair et en os, ceux qui puent la sueur et le pinard, sont exclus. La république électronique bosse à leur place : pas de syndicat, pas de révolte pas de salaire, pas de taxes ou si peu. Parfait, le capitalisme sans salariés. Et donc sans consommateurs et sans personne, une machine qui s’intitule « capitalisme » et qui est en fait un élément extra humain et forclos je dirais de la vie sociale. « Insert coin » devise ultime.

      1. Tout dépend de ce que l’on considère être nécessaire à la survie.
        Il semblerait qu’aujourd’hui, certains humains ne peuvent imaginer survivre sans téléphone portable…. 🙁

      2. Dans les camps de concentration, un choeur formé, un groupe théatral, faisaient parti de l’indispensable.

        Delphin

      3. Survivre? Vous ne préféreriez pas vivre? Voir « bien-vire » (suivant la voie de nos vieux maîtres antiques). Quant au minimum nécessaire, à l’économie comme économie des besoins, je crains l’erreur : l’homme c’est l’être qui n’est jamais dans le besoin… tout traversé qu’il est d’être de désir (qui n’est pas seulement convoitise,concupiscence, envie). Je ne résiste pas à la petite gâterie précieuse que voici :

        Maurice Clavel, Qui est aliéné ? « Je reconnais que notre société de consommation nous crée et nous impose des besoins indéfinis et donc inassouvissables. Mais est-ce bien notre société de consommation? Ou n’importe quelle société? Ou simplement notre condition d’homme? Souvenez-vous du cri du roi Lear devant la dégringolade du train de vie que lui proposaient ses filles : « quel besoin avez-vous de cinquante serviteurs? – Quel besoin de dix? – Quel besoin d’un? » Et lui, alors : « Ah! Ne discutez pas le besoin! Le plus gueux des mendiants a toujours une bricole de superflu! Réduisez la nature aux besoins de nature et l’homme est une bête, sa vie ne vaut pas plus. Comprends-tu qu’il nous faut un rien de trop pour être? ».

        Pas mal, non?

    1. Excellentissime. Pas capable d’en faire un Roman-Monde (je vous garantis le Goncourt)? Ceci dit vous êtes passé au-delà de la réalité de l’enfer, du réel, ou le producteur-consommateur est encore d’être laminé, vidé de sa substance par la mégamachine (ou assigné à des identifications avataresques de consommateur pulsionnel à la conscience vide). L’enfer, ce serait plutôt Une journée chez Ikéa, roman que je n’écrirais pas mais dont je cède le pitch à qui le souhaite.

  2. Ainsi le temps est venu de la refondation et du renouveau
    tirant les leçons du passé, un nouveau traité sera la panacée.

    D’un accord franco allemand il sera inspiré,
    la galerie des glaces me parait toute indiquée

    pour signer le dernier traité de Versailles.

  3. Lisbonne ponctionne les banques pour réduire son déficit
    latribune

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    latribune.fr, Le vendredi 2 décembre 2011, à 21h 28

    Le gouvernement portugais et les quatre principales banques du pays ont trouvé un accord par lequel l’Etat pourra prélever 5,6 milliards d’euros dans les fonds de pensions des établissements bancaires, a annoncé ce vendredi le secrétaire d’Etat à l’Administration centrale, Helder Rosalino.
    Ce transfert doit permettre au Portugal de remplir cette année les objectifs budgétaires définis dans le cadre de l’accord conclu avec le Fonds monétaire international (FMI) et l’Union européenne pour l’aide au pays. Cette mesure est plus que suffisante pour atteindre les objectifs en terme de déficit budgétaire en 2011, a insisté Helder Rosalino.

    Dans le cadre de cet accord, le gouvernement doit ramener son déficit budgétaire à 5,9% de son PIB en 2011 et à 4,5% en 2012, contre environ 10% en 2010.

    Le gouvernement a déjà averti l’Union européenne et le Fonds monétaire international qu’il entreprendrait ces mesures exceptionnelles. Elles étaient devenues indispensables après la découvertes d’un trou comptable imprévu.

    Les responsables de la troïka (UE, FMI et Banque centrale européenne) ont recommandé au Portugal de ne pas continuer sur cette voie l’année prochaine.

    Les transferts concerneront Banco Espirito Santo, Millennium bcp, Banco BPI et Santander Totta, filiale Santander.

    Retrouvez cet article sur La Tribune.fr

    1. @ liervol: « ponctionne les banques » ou ponctionne les épargnants et retraités, futurs et actuels ? nuance?

  4. C – « Cessons de nous focaliser sur le déficit public »
    Christophe Ramaux membre des Economistes atterrés
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/12/01/cessons-de-nous-focaliser-sur-le-deficit-public_1611915_3232.html
    L’important en matière de dette publique est ce que paie l’Etat chaque année au titre de la dette, à savoir les intérêts. Le véritable poids de la dette n’est donc pas de 90 %, mais de 2,5 % du PIB, soit les 48 milliards d’euros effectivement payés par la France (en 2010). Cela ne justifie aucunement les discours alarmistes en vogue. Durant les « trente glorieuses », ce poids était de 1 % du PIB. Mais, au milieu des années 1990, il était de plus de 3,5 %.

    Ceci signifie que les préteurs ont à jamais perdu leur avoir , que la dette est un revolving à perpétuité , qu’il est sujet à toutes les attaques lorsqu’il n’est pas bien garanti , mais aussi que les esclaves sont là , qu’ils travaillent toujours la moitié de leur vie pour l’impôt , mais aussi que l’état donne un quart de ses recettes en intérêts car le pib n’est pas la recette de l’état , c’est la recette des français de 1700 milliards , l’état ne perçoit que 200 milliards dont 50 pour les intérêts.
    Alors votre manière de pensée est criminelle , irresponsable , dangereuse, malhonnête.
    Aussi bien si on la considère irremboursable , annulons aussi les intérêts et chacun sera content.

  5. Je résume autrement que Papiman ci-dessus l’article suivant.

    L’état de la crise de l’euro, les sorties possibles, et surtout impossibles: synthèse par Jacques SAPIR dans Le Monde. http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/12/01/requisitionnons-les-banques-centrales_1611913_3232.html
    Il recommande une réquisition unilatérale de la Banque de France par l’Etat et une monétarisation de la dette française, en priorité celle détenue par l’étranger.
    C’est pétillant et ça se positionne comme un des appels qui seront examinés quand le théâtre sera en feu, et que les divers groupes de décideurs auront une seconde pour suivre une des personnes qui crient « Par ici, par ici ! » (L’image est de Serge Halimi.) Sapir se positionne comme un de ces appels. Les appels de l’orthodoxie sont dans des rythmes lents (fédéralisation accrue, austérité sur austérité, bref, les dix ans d’Angela Merkel) alors que les événements exigent des réponses de plus en plus proches, et sont de ce fait plus ou moins impossibles. Avec cette complication, qui est un supplément de réalité, que la rue va s’inviter dans le débat, et que les dérives autoritaires vont devenir d’autres hypothèses crédibles.

    Ce qui continue à me poser question, c’est le refus de procéder à l’inéluctable: une constatation des pertes.

    Plus exactement, la grille de lecture la plus efficace me paraît être celle-ci: que veut éviter chacun des acteurs ?

    1. « que veut éviter chacun des acteurs ? »

      D’être celui qui a mis fin au rêve du Père Noël ?

      « Pourquoi ? »

      Parce qu’ils n’ont aucune idée pour après !.

  6. http://www.lefigaro.fr/societes/2011/12/03/04015-20111203ARTFIG00002-l-argent-cache-des-syndicats.php

    Un article totalement neutre et objectif, sur les syndicats de la part d’un journal de référence (de droite) .

    « Des vacances à Dakar aux frais de France Télécom ! En février dernier, 12 délégués syndicaux du groupe se sont rendus au Sénégal »

    « la délégation a reçu un chèque de 12.000 euros » (vous avez bien lu, pas de millions, 1000 e par personne)

    « Gonflé? Non, une pratique plutôt ordinaire dans une France qui n’aime pas ses syndicats mais les nourrit grassement.  » (qu’en termes galants….)

    « la machine syndicale, elle, se porte bien, très bien même. Et pour cause: elle vit aux crochets des autres ! » (Autant le dire, c’est un scandale !)

    « la collectivité fait chaque année un chèque de 4 milliards d’euros pour financer l’activité syndicale … » (c’est beaucoup !)

    « «mécanismes de financement structurellement opaques», «absence de prise en considération (…) des mises à disposition de personnels et de locaux», «dérives»… Le schéma descircuits de financement qu’ils ont tenté de reconstituer vaut son pesant d’or, tant il est incompréhensible. » (C’est un article comique…)

    « Les abus prospèrent dans un univers où règne le flou. … »

    « Dans certains services de l’État comme la police, fortement syndiquée, ces mises à disposition ont atteint une telle ampleur que le ministre a dû taper du poing sur la table. Depuis une dizaine de jours, le cabinet du ministre de l’Intérieur reçoit discrètement les syndicats…

    « Jusqu’où ira le ministre de l’Intérieur? Dans bien des cas, les administrations préfèrent fermer les yeux pour assurer la paix sociale. »

    « Au fil des ans, certains comités d’entreprise de la sphère publique sont devenus de véritables coffres-forts ! (Révélation !)

    Pourquoi ne pas faire un procès aux syndicats, comme à mr Chirac ? Soit leurs bilans sont teintés d’escroqueries et de détournements de fonds, soit ils ne le sont pas…

    1. Rien ne vaut un bon article pour renforcer la pression sur les syndicats: vous n’avez pas intérêt à bouger, vous autres, au cas où vous oublieriez que vous êtes…allez, allez, à la botte, couché, bon chien.

      1. Pour le figaro de service ,c’est du pain béni mais il faut quand meme se rappeler de l’affaire (enterrée) des fonds de l’union patronale des industries minières et metallurgiques UIMM !

        Toutes les entreprises patronales de ce secteur donnaient des fonds (plusieurs centaines de millions d’euros) pour  » fluidifier les relations sociales  » !

        En clair arroser les responsables syndicaux !

        On comprend mieux la colère de Xavier Mathieu le leader cgt chez continental abandonné par les dirigeants de son « syndicat » !
        En ce moment en Chine des ouvriers se mettent en grève pour protester contre des ….délocalisations au Vietnam !!!
        Les syndicats français se sont trop souvent contentés de se battre sur des indemnités au lieu de contester le principe meme des délocalisations !
        Peut etre que leur formation internationaliste « de gauche » les a handicapé pour lutter contre « l’internationalisme de droite  » (l’ultra liberalisme)
        Aux USA on a vu des syndicalistes soutenir les indignés ….en avez vous vu en France ?

    2. L’organisation des syndicats est une autre forme d’aristocratie financée par l’aristocratie capitaliste.

      Il y a comme un mensonge d’établir une aristocratie sur les bases de la défense commune des intérêts.

    3. neutre, objectif, de référence …

      Ne vous faîtes pas de trop de soucis pour les syndicats, une fois que la mise en mouvement est lancée ils retombent sur leurs pieds.

      Vous voulez qu’on fasse un comparatif avec les séminaires de formations des laboratoires pharmaceutiques.

      Il n’y a pas que les syndicats d’ouvriers, l’article cite l’uimm on peut refaire un audit.

  7. C’est dimanche : nous pouvons faire le bilan de la semaine écoulée concernant le groupe des Etats européens dans la ligne de mire.

    Dans la ligne de mire des marchés, il y a la Belgique, l’Espagne, l’Italie.

    Lundi 28 novembre 2011 :

    Le Trésor italien a émis lundi 567 millions d’euros d’obligations indexées sur l’inflation à échéance 2023 dont les taux d’intérêt ont bondi à plus de 7,3 %, a annoncé la Banque d’Italie.

    Signe de la méfiance des investisseurs, les taux de ces titres ont en effet bondi à 7,3 %, contre 4,6 % lors de la dernière opération similaire dont la Banque d’Italie ne précise pas la date.

    Ce taux record n’est toutefois pas une surprise car il se situe au niveau où évoluent actuellement les taux à long terme de l’Italie qui sont jugés insoutenables, sur la durée, pour le pays, qui croule sous une dette colossale d’environ 1.900 milliards d’euros, soit environ 120 % du PIB.

    Mardi 29 novembre 2011 :

    Italie : rendements records pour une adjudication de dette.

    L’Italie a dû accepter mardi un rendement record depuis la création de la zone euro de près 8 % pour pouvoir émettre 7,5 milliards d’euros de papier à trois ans, un niveau qui place le coût de sa dette a un niveau de plus en plus difficilement soutenable.

    Les obligations à trois ans BTP ont été adjugées à un rendement record de 7,89 %, après 4,93 % lors d’une précédente adjudication du même type fin octobre, a précisé la Banque d’Italie.

    Pour le papier à huit ans, le rendement moyen est ressorti à 7,28 %, avec un ratio de couverture de 1,538.

    Les obligations à 10 ans ont été adjugées au rendement de 7,56 %, avec un ratio de couverture de 1,335.

    En Belgique, les rendements des obligations d’Etat à court terme ont atteint un plus haut depuis novembre 2008 lors d’une adjudication de dette à trois et six mois également réalisée mardi.

    http://www.lesechos.fr/investisseurs/actualites-boursieres/reuters_00403450-italie-rendements-records-pour-une-adjudication-de-dette-255706.php

    Jeudi 1er décembre 2011 :

    Le Trésor espagnol a émis jeudi pour 3,75 milliards d’euros d’obligations à 3, 4, et 5 ans, soit le maximum qu’il souhaitait emprunter, mais la tension des marchés s’est fait sentir, l’obligeant à concéder des taux d’intérêt en hausse.

    Les taux ont augmenté par rapport aux dernières émissions similaires, passant au-dessus de la barre symbolique des 5 % :

    – 5,187 % pour les obligations à 3 ans (contre 4,782 % lors de la précédente émission),

    – 5,276 % pour celles à 4 ans (contre 3,639 % la dernière fois)

    – et 5,544 % pour celles à 5 ans (contre 4,045 % avant), selon la Banque d’Espagne.

  8. En attendant l’assemblée générale, le syndic continue de passer en force en présentant des devis pour effectuer les travaux d’urgence.

    Mais rien ne presse, le plus urgent reste de changer de syndic.

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