E-Mail 'POLITIS.fr, « La perte du triple A entraîne la France dans une machine infernale », lundi 16 janvier 2012' To A Friend

Email a copy of 'POLITIS.fr, « La perte du triple A entraîne la France dans une machine infernale », lundi 16 janvier 2012' to a friend

* Required Field






Separate multiple entries with a comma. Maximum 5 entries.



Separate multiple entries with a comma. Maximum 5 entries.


E-Mail Image Verification

Loading ... Loading ...
Partager :

229 réflexions sur « POLITIS.fr, « La perte du triple A entraîne la France dans une machine infernale », lundi 16 janvier 2012 »

  1. Tant qu’à discuter sans fin sur ce que dit ou ne dit pas le Front de gauche sur les agences de notation, autant donner le communiqué in extenso :

    La guerre de la finance est déclarée

    Communiqué du 13/01/2012

    L’agence de notation Standard & Poor’s déclare la guerre de la finance contre la France. Il faut résister. Se coucher devant la finance aiguise son appétit. La capitulation grecque l’a prouvé. Il faut rendre les coups. La Banque Centrale doit annoncer immédiatement qu’elle prêtera à la France à un taux très bas. Faute de quoi il faut suspendre les versement français au budget de l’Union européenne et couvrir les prochaines tranches avec un emprunt forcé sur les banques françaises qui viennent d’être gavées par la BCE. La guerre entre la finance et le peuple est déclarée. Chacun doit choisir son camp, sans tergiverser.

    Peut-être que cela éclaircira le débat. Personnellement, je n’y lis pas que le Front de gauche veut s’en prendre aux agences de notation. Et vous ?

    1. @JeanNimes

      Admettons que Mélenchon ne dise pas qu’il veuille s’en prendre aux agences de notation et qu’il ne considère ces dernières que comme le tocsin dans lequel les forces adverses soufflent pour sonner la charge (histoire de filer sa métaphore).

      En revanche il dit assez clairement qu’il espère de tout cœur l’apparition d’un Helicopter Ben à l’européenne en guise de grand sauveur ultime, ce qui est tout sauf pertinent. La situation étasunienne est trop peu enviable pour qu’on y voit encore un modèle à suivre.

      1. L’objectif n’est pas de noyer sous des euros tous les Etats, c’est de montrer que si la spéculation veut encore monter les enchères elle aura les reins cassés.

        Par exemple, la Grèce, si on lui avait prêté les 15 G€ dont elle avait besoin en 2010 et si la BCE avait dit « il y en aura encore », croyez -vous que les hedge funds qui se sont associés pour déclencher la bagarre, l’auraient fait ou l’auraient prolongée ? Le spéculateur a horreur du risque, il ne joue que s’il est sûr qu’un Etat va lui rembourser sa dette. N’ayant pas fait cela, on en est maintenant à des sommes 10 fois plus élevées, les spéculateurs se frottent les mains, jackpot pour eux. Et en n’agissant pas aujourd’hui en France, on leur ouvre un nouveau boulevard (dans combien de temps ? le compte à rebours est enclenché).

        De plus, l’audit de la dette publique (et des dettes privées) permettrait de savoir où va cet argent (pour le savoir, il suffit de ne plus payer et d’attendre que les prêteurs réclament, cela a déjà été fait).

        Le commerce international s’effondre, ce qui veut dire que les pays occidentaux réduisent leur consommation et que les pays émergents vont souffrir (eux peut-être encore plus vite que nous…). Le secours ne viendra pas d’eux. Il nous faut retrouver impérativement un développement humain endogène en Europe, c’est le sens profond de la logique proposée par le Front de gauche. Le reste c’est important mais dépend beaucoup des circonstances qui changent très vite, il faut être souple et adaptable.

        Voilà quelques unes des mesures que propose le Front de gauche (ce n’est pas Mélenchon, tout seul dans sa petite tête qui le pense), en fait c’est l’orientation générale, pour les détails lire Nous on peut de Généreux et les mesures immédiates d’urgence à prendre.

      2. @JeanNimes

        Un peu l’impression que vous jouez sur les mots là. En l’occurrence, où se trouve la limite au delà de laquelle les États sont noyés sous les euros? Vous avez un chiffre précis en tête?

        Par ailleurs, les reins cassés des spéculateurs, on sait comment ça se manifeste: Quand l’inflation devient telle que le remboursement d’un prêt coûte d’avantage au prêteur qu’à l’emprunteur. L’ennui c’est qu’à ce jeu là, les prêteurs ne sont pas les seuls à souffrir. Le renchérissement du coût de la vie pèse aussi sur les individus aux revenus modestes qui voient leur pouvoir d’achat fondre à vue d’œil. Or celui-ci n’est déjà pas brillant à l’heure actuelle. Faudra-t-il en arriver à une famine en Europe pour s’apercevoir que non, jouer au jeu inflationniste n’était décidément pas une bonne idée?

      3. Les limites dans le financement des Etats sont assez simples à établir : investissements dans les infrastructures, les biens et les services communs. Le reste est inflationniste.

        Est inflationniste actuellement, le fait que les Etats soient obligés d’emprunter à des taux supérieurs à celui que la BCE fait aux banques privées. Si je joue sur les mots, vous mentez par omission !

        Si vous voulez des chiffres, c’est que vous n’avez pas bien compris comment les néolibéraux font pour enfumer les gens : ils donnent des chiffres ! Par exemple, le déficit, pour que tout soit carré, ne doit plus être inférieur à 3 % du PIB mais à 0,5 % ! Ça c’est un chiffre ! Il est très fort et va nous tuer…

        Il nous faut définir, des principes et les appliquer, par exemple : l’économie politique doit être au service du développement humain, les gens doivent pouvoir vivre mieux (pas forcément consommer plus, encore que pour certains ce soit la moindre des choses) et pouvoir se développer. L’égalité de droits entre les personnes doit être respectée, par exemple : une fiscalité juste qui soit progressive avec 14 tranches et une dernière à 100 %. Personne ne peut justifier au-delà d’une certaine somme que c’est par son travail uniquement personnel qu’il peut obtenir un revenu sans rapport avec le revenu moyen (rappel chiffré : salaire moyen en France 2000 €, salaire médian : 1600 € !!!). Quand on gagne beaucoup comme Mme Bettencourt, c’est que beaucoup d’autres travaillent pour vous pendant que vous dormez…

        Voilà pourquoi, il ne faut pas trop croire les « économistes » pas politiques : ils ne savent pas tout ça, perdus qu’ils sont dans leurs modèles mathématiques qui formalisent une économie qui n’existe pas.

        Mais quand même, si la période était inflationniste, l’inflation devrait être majeure aux USA et en GB et l’euro devrait valoir 3 ou 4 $, puisque nous ne faisons pas tourner la planche à billets… Or je ne vois rien de tout ça, on nous annonce au contraire un risque de déflation, les prix à la production ne cessent de baisser, puisque la consommation baisse dans tous les pays en même temps, aidé en cela par les seules politiques d’austérité que le G20 sache proposer.

  2. Paul a dit : »Avec la perte du triple A qui fera monter les taux d’intérêt, pour ne pas aggraver « l’infraction » par rapport au pacte de stabilité, la France devra connaître un taux de croissance encore plus élevé. C’est une imbécillité totale. Sans ce pacte de stabilité financière le coup serait beaucoup moins grave. »

    C’est tellement évident ceci a d’ailleurs été très bien expliqué aux US par Joe Biden dans une formule choc : « Spend Money to Keep From Going Bankrupt ». Les problèmes ce sont les pactes de stabilité pas la dépense à crédit qui est un sain facteur de croissance…

    http://www.youtube.com/watch?v=-wPO1xVAO_Y

  3. Votre attachement au discours de Toulon (celui de 2009…) intrigue bien des commentateurs. Celui-ci a été généralement attribué à Henri Guaino. Mais peut-il a-t-il eu d’autres rédacteurs ou inspirateurs? Qu’en pensez-vous?

  4. Paul dit là très exactement le contraire total de ce que préconisait hier le grand malade Dessertine (l’idôle de Vigneron) rigueur absolue.

    1. c’est sur plus on dépense mieux tout va bien… Il faudrait que Sarko nous fasse le même plan de dépense publique qu’en 2010 sur une longue durée (150 millards de déficit par an) et cela pendant 30 ans… je suis sur que cela résoudrait aisément la crise… Le problème c’est que nos politiques sont trop timorés… Ils ont peur de réussir. Même problème qu’au Japon (trop peu de dépenses publiques)…

  5. Vu le nombre incalculable d’opinions contraires, l’économie n’est donc pas une science; “sciences économiques” est une dénomination fausse et “cuisines économiques ” serait un terme plus approprié; on aime ou on aime pas la ” cuisine Keynes” , on aime ou on aime pas la ” cuisine Hayek “;comme le monde libéral nous propose ces deux cuisines ou d’ autres encore , il faut choisir celle qui provoque la diarrhée la moins grave . Reste à inventer une cuisine plus saine pour le bien de l’ humanité.

    1. @foul

      Parce qu’il n’y aurait pas d’opinions contraires en sciences? Damn! Moi qui croyais benoîtement que la science était une remise en cause perpétuelle des connaissances considérées comme acquises, et que cet état d’esprit du doute méthodologique se matérialisait dans l’expression « en l’état actuel de nos connaissances ». Me voilà bien attrapé. Toute une culture à refaire…

      1. @Dissonnance:« L’économie n’est pas encore arrivée à un état d’élaboration très pointu. On est au niveau de la physique ou de la chimie d’il y a deux siècles. » Personnellement ,je la situe au niveau de la théologie,pas plus.

      2. @foul

        L’économie est une science humaine au même titre que la philosophie, l’histoire ou la psychologie. Ce n’est certes pas de la science exacte au même titre que les mathématiques, mais ce n’est pas pour autant encore de la pensée magique.

      3. @ Dissonnance
        Tout à fait d’accord avec vous puisque les sciences humaines , elles mêmes , n’ont pas acquise le statut de sciences.

        « – L’économie ne peut obéir aux mêmes règles méthodologiques que les autres sciences empiriques car elle est une science morale et politique (intervention de l’État, jugement ethique ou politique..). Ainsi, nombres d’économistes sont convaincus que la situation de concurrence pure et parfaite comme entraînant une allocation de ressources optimale au sens de Pareto est incontournable, ce qui est plus un jugement de valeur qu’un raisonnement scientifique. » de sciences écomiques.com

  6. On nous a toujours affirmé que le capitalisme créait de la richesse sans toutefois nous préciser que cela est vrai uniquement quand le taux d’intérêt est inférieur à la croissance + l’inflation.

    Inversément quand le taux d’intérêt est supérieur à la croissance (+l’inflation), c’est mathématique il y a destruction de richesse.

    Ce n’est donc pas un hasard si l’inflation tend à augmenter quand la croissance diminue.Maitriser l’inflation est donc un objectif essentiel pour autant que les taux d’intérêts soient maîtrisés.

    Il me semble donc logique de maitriser les taux d’intérêt par une politique de rigueur qui diminue la demande en crédit. Cette politique de rigueur déplaît profondément à l’industrie financière principalement anglosaxonne qui est basée sur le crédit et ceci contribue à expliquer la dégradation de la note des Etats.

    Quand il faut gérér une croissance est en berne, il n’ y a que 2 alternatives : la rigueur ou faire tourner la planche a billet (pour satisfaire l’industrie financière) c’est à dire créer de l’inflation. Dans les 2 cas la population s’appauvrit. La rigueur peut être un moindre mal pour autant qu’elle soit équitablement répartie; Le travail des politiciens est la répartition de cette rigueur pour éviter l’explosion de la marmite sociale.

    La rigueur est le choix de l’Union Européenne. Inversemment le choix des anglosaxons est de faire fonctionner la planche à billets donc d’appauvrir la population par l’inflation en faisant l’impasse sur les problèmes sociaux que cela génère, ce qui annonce inévitablement une guerre entre la population et les élites. Une rigueur bien gérée me semble un moindre mal.

    L’autre solution est le retour de la croissance… mais la croissance n’est pas seulement une question d’argent c’est aussi un problème de ressources naturelles qui sont limitées. Pour continuer à générer indéfiniment de la croissance une nouvelle source d’énergie bon marché est nécessaire pour permettre le recyclage de tout ce qu’on consomme.En l’absence de cette nouvelle énergie, le capitalisme s’effondrera (car il est basé sur la croissance) et naîtra une société « post-capitaliste » basé sur la gestion durable des ressources naturelles qui implique la fin de la société de consommation et qui nécessitera sans doute beaucoup plus de rigueur que celle que les politiciens essaient de nous imposer actuellement.

    La perte du triple A n’est qu’un détail de l’Histoire !

    1. @ Justin 17 janvier 2012 à 10:44
      Vous faites une très bonne analyse. Je la partage, sauf lorsque vous dites qu’il y aura une société post-capitaliste pour prendre la suite.

      A mon avis, comme il subsistera quand même après cette crise, un capital constitué de richesses naturelles à exploiter (à moins qu’il n’y ait plus de vie humaine possible sur terre), il y aura forcément un ou des groupes de personnes pour gérer-exploiter ce capital au mieux de leurs intérêts propres et éventuellement, de leur communauté d’appartenance. Ce seront encore des capitalistes qui veilleront sur ce reliquat de richesse pour en vivre de manière inégalitaire, comme toujours, par la nature des choses.

      L’homme est né capitaliste et le restera jusqu’à sa fin.

      1. @jducac

        Aïe! Aïe ! Si capital (mettons la terre de mon potager) ergo capitalisme…. Je cultive en bon capitaliste les légumes que je consomme et que j’offre. Purée! C’est un peu comme si vous m’appreniez mon changement de sexe!

        Comment vous le dire gentiment?

        Peut-être par ce biais? Par des faits plutôt que par des concepts?

        Lorsque je lisais quelques livres sérieux sur les raisons de l’effondrement de la défunte URSS, quelle n’était pas ma surprise de lire des compte-rendu sur la meilleure manière d’investir le capital… socialisée et très bureaucratiquement (dans le cas d’espèce) géré.

        A la bonne vôtre et à vos études!

      2. Je comprends très bien ce que vous voulez dire… Quand il y a une richesse à partager cela pose toujours plus de problème que quand il faut partager la pauvreté…Mais quand il n’ y a que de la pauvreté à partager, inévitablement des solidarités se créent…La société post-effondrement sera t elle suffisamment pauvre pour en arriver là ? That’s the question ! Je suis assez assez confiant sur le fait que les conflits que généreront le partage de la richesse post-effondrement finiront par créer suffisamment de pauvreté pour en arriver à créer de la solidarité entre les humains.

        Ceci étant je partage vos doutes sur la nature humaine c’est pourquoi si une société post capitaliste naît, il faut s’attendre à ce qu’elle soit de nature dictatoriale.

      3. @ jicé 17 janvier 2012 à 13:30
        Puisque vous parlez de l’ex URSS qui vivait sous un régime de capitalisme d’Etat avec les sovkhozes et kolkhozes, plus des petits lopins de terre attribués individuellement pour donner lieu à une exploitation privative, à la manière de « votre potager », que croyez-vous qu’elle est devenue ?

        En Ukraine par exemple, après partage, les terres ont été en majorité revendues ou louées à de plus ou moins grosses sociétés tout à fait capitalistes. Des entreprises identiques et même plus grosses que celles qui existent en France, lesquelles colonisent aussi les anciens pays de l’Est de l’Europe, en Roumanie ou Pologne par exemple.

        C’est le processus naturel qui reprend ses droits et qui sépare les individus en deux catégories d’individus pourtant égaux en moyens, au départ.
        -une partie qui veut jouir le plus vite possible du peu acquis, s’empêche ainsi d’épargner (capitaliser) donc d’investir à terme.
        -une autre partie qui n’écoute pas les sirènes de l’anticapitalisme et qui « travaille beaucoup et bien avec son petit capital initial, tout en consommant le moins possible » ce qui lui permet d’investir pour accroître l’efficacité de son capital et prendre pied dans le processus du capitalisme entrepreneurial puis de prospérer, notamment en bénéficiant des effets d’échelle.

        A terme, ceux de la première catégorie, se retrouvent les employés de ceux de la seconde, ou sont contraints à émigrer.

        Mais, ce qui arrive à des individus arrive aussi à des groupements d’individus qui, lorsqu’ils deviennent une proportion trop nombreuse, en arrivent à faire basculer un pays entier de la prospérité vers le déclassement.

        C’est ce qui arrive dans beaucoup de pays d’Europe actuellement. Ils finiront par se retrouver sous la coupe de plus capitalistes qu’eux ; les Chinois par exemple, qui eux épargnent 40% de leur revenus alors que chez nous, pour jouir plus que de raison les gens s’endettent. De plus l’Etat s’endette à hauteur de son revenu annuel, pour les 2/3 auprès de créanciers étrangers, ce qui le prive de son indépendance.

        Non, après une séquence de capitalisme, il en arrive toujours une autre. Aïe ! Aïe! Aïe !

      4. Cher jducac, ma remarque était des plus modestes : juste souligner l’usage abusif que vous faites du termes capitalisme; c’est pas le capital qui fait le capitalisme, c’est l’usage qu’on en fait (ou plutôt l’esprit dans lequel on en fait usage). Par exemple : je possède des outils, des trucs assez bien foutus, robuste, et une panoplie assez complète. On pourrait gagner sa vie avec, ou en louer l’usage; bref : en tirer profit. Pour ma part : je les prête aux copains, je les prête aux voisins, eux-mêmes m’en prêtent d’autres, on travaille ensemble dans les apparts les uns des autres où dans l’immeuble où on vit… Le coup de main donné aux uns devient l’occasion pour les autres d’aider en retour etc. Une véritable entreprise de coopérateurs libres qui se termine souvent autour d’une table etc. Ok, c’est mon surplus (de temps et d’argent) que je donne, je ne suis pas pressé par la nécessité. Mais vous avez bien là l’usage d’un capital qui n’a rien de capitaliste, on est d’accord, non? Et un bénéfice au-delà de tout profit, puisqu’on crée une relation sociale vivante et libre : rentrer à la maison, c’est fatalement croiser les copains etc. Et -pardonnez ma naïveté -c’est absolument parlant et pour tous- mieux ainsi.

        L’abus -je pressens qu’il n’a rien d’involontaire en ce qui vous concerne- vient de ce que vous naturalisez l’usage capitaliste du capital, de même que vous confondez la nécessité d’un mécanisme et l’universalité d’une loi, de même que vous figez dans les poncifs habituels (et les erreurs, tout bonnement) le comportement humain. L’idée de nature humaine, pour ma part, ne me gène pas. Son insularisation est en revanche une sottise : rien de sui generi en chacun, comme on en fait tous l’expérience : l’adolescent sera aimable avec les parents des copains, insupportable avec les siens; si vous tentiez de définir sa nature en dehors de ces situations, vous n’useriez que votre salive. C’est donc la logique des situation dans lesquelles la nature humaine s’inscrit (je préfèrerais parler de res humana), l’esprit de la situation, qui est l’objet premier de l’analyse : menez le bateau droit aux récifs et vous déclencherez pour l’essentiel la panique et l’égoïsme des comportements de conservation de soi -et seulement pour l’essentiel, remarquez-le-; menez-le à destination, sans trop le faire tanguer, et ce sera plaisir partagé. Dans votre propos vous ne pensez l’homme que dans un monde qui dégénère, c’est-à-dire conformément aux conditions de la survie ou des conditions sociales du capitalisme (concurrence, rivalité des ego, nécessité de la domination); où voyez-vous là une loi naturelle? A moins, dernier repli, qu’il s’agisse de l’homme lui-même, naturellement individualiste, parce qu’ego-iste, ego-centré? Là, c’est de métaphysique qu’il faut changer! Pas parce que l’homme serait bon et généreux de nature, ce qui est tout aussi idiot que le contraire, parce que l’individu, la primauté de l’ego etc c’est de la mythologie. Il est au monde, dans un monde, votre individu! Décidez donc du monde et de l’homme conformément à ce qu’il y a de meilleur, même à vos yeux, ce sera le début de la solution.

      5. @ jicé 17 janvier 2012 à 19:10

        L’abus -je pressens qu’il n’a rien d’involontaire en ce qui vous concerne- vient de ce que vous naturalisez l’usage capitaliste du capital

        C’est vrai, j’ai une façon bien personnelle de concevoir le capitalisme qui me conduit à le banaliser, a le présenter comme naturel et, par suite, à le dé-stigmatiser.

        Permettez-moi de vous orienter vers une robinsonnade qui doit vous permettre de mieux comprendre ma démarche de pensée.
        http://www.pauljorion.com/blog/?p=19059#comment-129478

        Il y est question d’outils, pas ceux du jardinage d’agrément et de loisir, permettant de récolter des légumes et de les offrir à la consommation de sa famille et de ses amis, mais ceux nécessaires à vivre et à survivre quand on n’a pas d’autres ressources.

        c’est pas le capital qui fait le capitalisme, c’est l’usage qu’on en fait (ou plutôt l’esprit dans lequel on en fait usage)

        Tout à fait d’accord. A l’inverse, c’est un esprit capitaliste qui fait le capital.

        En se comportant systématiquement dans un esprit capitaliste, en mettant en jeu des moyens et des sommes dérisoires au début, sur de longues durées, parfois plusieurs générations, on peut améliorer la situation matérielle initiale et constituer un vrai capital.

        Il faut dépenser moins que ce que l’on gagne. Cela nécessite une attention soutenue, de la persévérance, un travail sur soi visant à sacrifier des moments de jouissance dans le présent au profit de satisfactions espérées plus grandes, reportées dans le futur.

        Cette attitude conduit s’abstenir de consommations immédiates non indispensables, à épargner une ressource acquise petit à petit, à économiser de sorte à pouvoir obtenir à terme, des outils plus performants qui, à travail humain égal, décuplent la production de richesse au point de la rendre l’opération compétitive et de pouvoir créer 1 emploi, puis 2, puis toute une industrie.

        La compétition, c’est un mot que vous condamnez sans vous rendre compte que vous lui devez votre niveau de vie. Quelle ingratitude!

        Cette attitude capitaliste, somme toute vertueuse, cet état d’esprit, régnait fréquemment avant la dernière guerre dans nos pays d’Europe. Il avait été hérité du secteur agricole et transmis y compris dans le monde des ouvriers et des employés des villes, en grande proportion issu du secteur rural. Il irriguait tout le pays jusqu’à la fin des années 60 et contribuait à maintenir sa vitalité créatrice et entrepreneuriale lui permettant de procéder à des avancées sociales et de maintenir son rang dans le monde.

        Cet état d’esprit s’est perdu au point qu’aujourd’hui les bases du capitalisme et de l’économie sont perdues de vue depuis le niveau du citoyen lambda jusqu’au niveau des dirigeants politiques, les uns et les autres n’ayant plus conscience du fait que la vie des hommes et des pays ne résulte pas que de la diffusion d’idées nobles et généreuses, mais aussi de la captation d’énergies mentales et matérielles, qu’en second lieu, seulement, on peut distribuer et consommer avec modération.

        Décidez donc du monde et de l’homme conformément à ce qu’il y a de meilleur, même à vos yeux, ce sera le début de la solution.

        Je ne décide ni du monde, ni de l’homme. Je m’autorise seulement à les observer, à les comprendre et à en déduire, sans complexe et sans idées préconçues, quelles peuvent être les logiques de base qui sont en jeu. Cela peut donner lieu à des représentations peu orthodoxes, voire qui peuvent surprendre et choquer. C’est sur ces bases que j’expose mes vues, en les argumentant au mieux, dans l’attente des objections qu’elles peuvent faire naître. C’est ce que vous avez fait, et c’est ce qui m’a conduit à poursuivre l’échange et défendre des idées que je crois bonnes pour tous.

        Il n’y a pas qu’avec l’échange d’outils de jardin qu’on peut faire progresser l’homme. Echanger des réflexions peut aussi lui être bénéfique et apporter des satisfactions.

        Cordialement.

  7. j’aimerai savoir deux choses:
    Les agences de notation sont-elles juge et partie? si oui pourquoi ne pas les interdire ?
    Peut-on évaluer la part de la dette française du au fait que les crédits aux états ne peuvent être consentis que par les banques privées.?

    1. Les agences de notation sont-elles juges et parties?

      Standard § Poor est une filiale de Mac Graw Hill dont l’actionnaire de référence est le plus gros fond de pension américain.

      Donc Standard £ Poor par exemple et ses concurrentes se partagent une clientèle de banques et institutions financières qui veulent du renseignement. Si elles sont trop sévères ou trop complaisantes leurs affaires en pâtissent. Donc l’indépendance est toujours relative, mais une agence d’Etat serait le perroquet du pouvoir en place.

      si oui pourquoi ne pas les interdire ?

      Ce sont des entreprises privées qui dépendent donc du droit des affaires aux US.

      Peut-on évaluer la part de la dette française du au fait que les crédits aux états ne peuvent être consentis que par les banques privées.?

      100% car si l’Etat s’appuyait comme avant 1973 sur son institut d’émission, sa dette serait inexistante puisque monétisée sans intérêts par des avances au trésor. L’abus de monétisation aurait un effet inflationniste et donc la monnaie se dévaluerait ce qui corrigerait les excès d’émission. Mais c’est le fond du débat entre les tenants de la privatisation de la dette et les souverainistes.

      Cordialement

  8. La monétisation est déja en route au niveau européen… (cf: blog)

    Je ne comprend vraiment pas votre réponse M. Jorion qui consiste à nier l’existence du phénoméne pour sous-entendre que le FDG et le FN nous entraineront vers l’hyperflation si il était au pouvoir.
    Nous sommes déja en trés forte inflation : les taux d’interet sur les dettes servent juste à cacher ce fait.

  9. Sur l’analyse zéro, une autre pièce :
    « Les Etats-Unis d’Europe contre le monde rêvé de Standard & Poor’s »
    Fitch, je tremble …
    « La balkanisation de l’Europe par S &P : quel bonheur de pouvoir, à l’abri derrière un bureau londonien, jouer l’Allemagne contre la France, l’Espagne contre la Grande-Bretagne, l’Italie contre l’Autriche. »
    « Entre 2000 et 2007, le résultat opérationnel de Moody’s a quadruplé, grâce aux produits structurés assis sur des CMBS, ABS, CDO, etc., devenus de très loin la première source de revenus de cette très rentable société avec une marge opérationnelle de 52 %. Les données ne sont hélas pas disponibles pour S &P et Fitch, les apôtres de la transparence pour les autres préférant l’ombre lorsqu’il s’agit de leurs très profitables cuisines internes. »

    A la fin, c’est le gentil qui gagne, dis ?

  10. Les agences de notations sont crédibles aux yeux de la finance, certes. Puisque c’est « la finance » qui les ont créées. Et de ce fait sont à leur service. Maintenant, quand des gens comme Mélenchon veulent déclarer la guerre à ces agences, je ne vois pas ce qu’il y a d’écœurant ? C’est d’une certaine manière s’attaquer à un pan de ce cadre neo-liberal qui à ses exigences, contradictoires à celles du Peuple. Il faut bien commencer par quelque chose, non ? Et puis, bien sûr, créer un audit citoyen qui analyse ce mur de dettes, composé de « sages » dont les intérêts seraient le Bien Public et non la rente privée, pour analyser ce qui est légitime de ce qui ne l’est plus…

    1. Mélenchon se fiche des agences de notation, sa guerre consiste à ce que la BCE prete directement aux états. A ce moment les agences sont court-circuitées.
      C’est radical.
      Ceci dit, ça ne résoud en rien du tout la Crise elle-meme: La crise du capital.
      L’illusion est que cela va redemarrer sur les memes mauvaise idées, et qu’on va faire du social-démocratisme en redistribuant les benefs du capital…(Cf Hollande, Bayrou , Verts,etc…)
      Surement pas, on est en fin de cycle…Voir Marx.
      L’avantage c’est qu’on passe alors aux vrais problèmes…
      Chaque chose en son temps…Mélenchon doit le savoir lui aussi…

  11. Il a bien raison de s’en Ficht (ahahah ça deient relou les jeux de mots avec ça hein 😉
    Ces agences sont de la sphère privée pour les privés, ce qu’un état n’est pas… enfin là j’ai un doute quand même… Brrrrrr
    Maintenant, qu’un état redevienne maître de sa monnaie serait me semble-t-il la moindre des choses. Malheureusement ce n’est plus le cas depuis Maastricht qui a complètement vendu à la découpe une Europe, qui au départ était une bonne idée, mais qui à été fourvoyée et distribuée aux intêrets des lobbies et de la so greedy oligarchie néo-libérale ! (pour faire bref)… De plus, cette Europe là à été rejetée en bloc par de nombreux peuples européens, mais les techcnocrates Goldman Sachs et leurs pantins politicards sont passés outre… il devient donc clair que l’on ne construit pas un projet européen au mépris des peuples, et surtout de plus en plus à leur détriment ! La suite, on la devine, on attend l’allumette.

  12. En effet, les notes des agences de notation n’ont aucun pouvoir prédictif. C’est le principal constat. ça veut aussi dire que cette dégradation peut très bien n’avoir AUCUNE influence sur les taux d’intérêt des emprunts français. C’est d’ailleurs ce qui se passe sur la dette américaine: les USA empruntent moins cher sur les marchés aujourd’hui qu’avant la dégradation du mois d’aout dernier.

  13. Monsieur de Calonne, qu’auriez-vous à répondre à ce perfide libel diffusé par l’angloy par monts et par vaux dans tout notre royaume et tout le continent. Infâme libel, ignoble note qui ne veut que souiller l’honneur de Notre Roi, attenter au crédit de son auguste Signature, ruiner notre industrie, affoler nos rentiers, lever la populace ?
    http://fr.m.wikipedia.org/wiki/Charles_Alexandre_de_Calonne

Les commentaires sont fermés.

*Le seul Blog optimiste du monde occidental*