LA BATAILLE DE LUXEMBOURG

J’intervenais hier soir à Luxembourg dans le cadre d’une table-ronde organisée par le Goethe Institut de la bonne ville. À mes côtés, un éminent professeur d’économie de l’université de Tübingen, un représentant du secteur bancaire du Grand-duché, un éminent professeur de littérature, lui aussi de l’université de Tübingen, et un éminent représentant de la profession journalistique chez nos amis d’Outre-Rhin.

L’auditoire était très représentatif me semblait-il d’un Goethe Institut de par le monde, excepté peut-être le contingent d’éminents lecteurs du Blog de Paul Jorion, avec qui j’eus ensuite le bonheur de m’entretenir.

Tout se passait comme d’ordinaire dans ce genre d’assemblée jusqu’à ce qu’éclate la bataille de Luxembourg. À certains propos du représentant du lobby bancaire luxembourgeois qui nous invitait à la commisération envers la perte d’influence de sa profession, le professeur de littérature ne parvint pas à se contenir davantage. Il explosa.

Je regrettai sincèrement à ce moment-là que ma connaissance de l’allemand ne soit pas meilleure que ce qu’elle est : je dépendais de la dame en charge de la traduction simultanée qui eut alors un moment d’hésitation facile à interpréter : « Est-ce vraiment dans mes attributions de traduire aussi ce que j’entends là ? »

Quand le professeur de littérature à l’université de Tübingen s’interrompit, la salle éclata en applaudissements, et il ne s’agissait pas seulement du contingent des lecteurs du Blog de Paul Jorion. Je ne serais pas étonné si l’on m’informait que quelques notabilités de la bonne ville de Luxembourg appartenaient elles aussi à cet auditoire en colère.

Quelle leçon tirer de la bataille de Luxembourg ? Que l’exaspération contre l’outrecuidance de ceux qui nous dirigent et nous enfoncent aujourd’hui dans le désastre n’est pas cantonnée à quelques quartiers situés au pied de l’Acropole.

Des dizaines d’années d’incurie, débouchant sur des taux de mortalité en hausse et de niveau d’éducation en baisse dans les pays dont ils ont kidnappé la direction sous l’oeil bienveillant des nations occidentales, n’ont jamais conduit ni le Fonds Monétaire International ni la Banque Mondiale, à la moindre autocritique. Ils poursuivent imperturbables leur mission, aux ordres du Veau d’or.

Au sein de la Troïka qui impose ses diktats dans le cadre de la zone euro, les représentants de l’Union Européenne et ceux de la Banque Centrale Européenne, se sont rangés sous la même bannière du profit et de l’imperméabilité aux faits.

La paisible assemblée que constituait hier soir l’auditoire du Goethe Institut du Grand-duché du Luxembourg leur a dit, elle aussi, à sa manière : « Cette morgue et cette incompétence satisfaite, maintenant ça suffit ! »

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101 réflexions sur « LA BATAILLE DE LUXEMBOURG »

    1. C’est que mine de rien ces banquiers ils ont tué le business, maintenant c’est plus difficile de mettre son fric dans un paradis fiscal comme le Luxembourg et ça va l’être de plus en plus, d’ailleurs en Suisse, c’est pareil tout le monde râle les affaires ne sont plus ce qu’elles étaient, les législations et les états sont mort de soifs, les introductions les augmentations de capital tout est en panne, et c’est combien d’emplois qui sont à l’eau pour la cupidité de quelque uns qui se sont cru être Dieu ?

    1. Je vous en prie, cette fois-ci, essayons la révolution sans le bain de sang aveugle.

      Certes, il faut à la révolution des violences plus ou moins ritualisées, mais à l’époque d’Internet, nous pouvons peut-être inventer un nouveau répertoire, plus … civilisé (?)

      Par exemple, la fessée publique, diffusée Youtube, avec flambée de buzz … C’est, socialement, tout aussi efficace que la guillotine, et c’est quand même plus fun, non?

      Le goudron et les plumes, aussi, c’était pas mal, mais qui reconnaitrait Alain Minc, par exemple, sous les plumes?

      1. « Par exemple, la fessée publique, diffusée Youtube »

        ….j’avoue que ca ouvre certains horizons,quand je pense a nos vénérés politiques belges d ‘une  » grande qualité » comme dirait un certain…..

      2. Oh! Je pense à moins violent encore mais bien pire pour eux. Confiscation et réaffectation immédiate de tous leurs avoirs au bien public (écoles, hôpitaux, logements, etc), et les laisser vivre librement le restant de leur jours (qu’à ce moment-là je souhaiterai long) avec le salaire minimum qu’ils viennent d’imposer aux Grecs. Ça, ce serait fun! 😉

      3. @ St Marc
        Moi, Alain Minc, je le reconnaitrai partout! Même si vous le faisiez défiler, brandissant un drapeau rouge, déguisé en Bisounours sur les Champs élysées!
        Il faut apprendre à les reconnaître. Ils sont parmis nous.
        David Vincent les a vu…

  1. Comme on dit, si vous voyez un banquier genevois se jeter par la fenêtre, suivez-le !! Il y a certainement quelque chose à gagner… On est mal barrés, et ce sentiment d’impuissance face au bulldozer troïka-FMI-BCE-Europe-Otan-néoliberalisme va finalement exploser de façon d’autant plus grave que notre impuissance est totale aujourd’hui.

    1. « A vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes. »
      John Fitzgerald Kennedy

  2. Ma connaissance de l’Allemand étant encore peut-être pire que la votre et supportant mal les oreillettes, j’aurais sans doute encore moins compris que vous ! Mais, de ce que vous en dites, je déduis que ce prof de littérature est un type selon mon cœur !

    Restent les applaudissements de la salle. Bienvenus, on est d’accord. Mais à quoi auront-ils servi ? (Sinon à défouler lesdits applaudisseurs).

    Parce que j’ai bien peur que le « pauvre » banquier qu’on hua, s’il en fut mortifié (et même fut-ce le cas ?), n’en tira que la conclusion : « Comprennent vraiment rien tous ces c… ! »

    (Je dois être dans un jour de pessimisme.)

  3. La bonne ville de Luxembourg avec ses éminents professeurs en effervescence…
    C’est « L’aventure sans pareille d’un certain … Paul Jorion » Cfr. Edgar Poe 😉

  4. C’est la vidéo qu’il nous faut !
    Absolument.
    Et on trouvera bien « dans les attributions » d’un blogueur une âme volontaire pour traduire l’inaudible. Vite.

  5. En voilà un angle de discussion intéressant! Ou sont les statistiques qui prouvent de manière indiscutables que certains côtés de notre niveau de vie, d’éducation, de santé, etc.. baissent depuis que les régimes politiques font du Reagan/Thatcher?

    1. Vous avez entendu parlé dans votre retraite dorée des pays mis sous tutelle par le FMI ?? Ou des stupides priorités pharaonesques, et souvent très polluantes, financées par la Banque Mondiale ?
      Essayez d’atterrir un peu…
      Et vous croyez qu’en Grèce ces niveaux vont augmenter dans les 20 prochaines années si on les laisse faire ??
      Tout ça probablement pour payer votre retraite ou financer vos placements…

    2. @Arnould

      Je reprend la citation exacte :

      Des dizaines d’années d’incurie, débouchant sur des taux de mortalité en hausse et de niveau d’éducation en baisse dans les pays dont ils ont kidnappé la direction sous l’oeil bienveillant des nations occidentales, n’ont jamais conduit ni le Fonds Monétaire International ni la Banque Mondiale, à la moindre autocritique. Ils poursuivent imperturbables leur mission, aux ordres du Veau d’or.

      Vous parlez de nos pays occidentaux, jusqu’ici « relativement »épargnés (c’est à dire, pas encore dans toutes les couches sociales moyennes et moyennes sup’). Paul Jorion y inclut les pays d’Afrique où les politiques criminelles (ce mot est volontaire et réfléchi) du FMI ont sapé à la base tout espoir de développement. Pour la population, s’entend, pas pour les multinationales, bien évidemment.

      Si vous voulez des statistiques ou des preuves – que je n’ai pas sous la main dans l’immédiat et pas le temps de chercher, – lisez Jean Ziegler et René Dumont. Ou allez sur le site du CADTM.

      La même stratégie est maintenant appliquée à l’Europe, en commençant par la périphérie. Ce n’est pas parce que quelques privilégiés, dans quelques pays encore plus ou moins épargnés par la vague « rigoriste », se la coulent douce depuis trente ans en faisant des affaires d’or, que l’on peut se permettre d’en déduire que le niveau de vie général a augmenté grâce à Reagan, Thatcher et leur joyeuse progéniture.

      1. Oui Fujisan et Fedor. Et sachant le postulat dénoncé par Badinter qui veut que nos sociétés démocratiques n’acceptent pas qu’un prisonnier subissent des conditions de vie moins dures que le dernier des citoyens libres, alors je me fais du souci autant pour les taulards français que pour les grecs.
        Comme si la privation absolue de liberté comme de droits civiques n’étaient pas déjà en elles-mêmes les plus rudes des conditions que l’on puisse imposer…

      2. La Raison Du Plus Fort

        Le premier plan du film le résume en partie : de la fenêtre d’une prison en construction, on voit au loin une usine en ruine. La fermeture de la seconde est, pour le réalisateur, la cause indirecte, mais mécanique de la création de la première : « aujourd’hui on détruit ici une usine et demain on bâtira une prison »1. Telle est la thèse de documentaire.

    3. En voilà un angle de discussion intéressant! Ou sont les statistiques qui prouvent de manière indiscutables que certains côtés de notre niveau de vie, d’éducation, de santé, etc.. baissent depuis que les régimes politiques font du Reagan/Thatcher?

      Allo Mars, ici la Terre , we got a problem !

      1. Alors elles sont où ces statistiques indiscutables? Et ne parlez pas du reste du monde, l’être humain, nous tous, est assez égoïste pour ne réagir que quand il se sent concerné.

  6. hors sujet
    Aujourd’hui visite du président a Bourgoin Jallieu à l’usine PHOTOWATT pour appuyer le dossier de reprise déposé par EDF .
    Quelques chiffres PHOTOWATT c’est
    2011 CA 159 627 K€ RESULTAT -82 312 K€
    2010 CA 130 771 K€ RESULTAT – 39 585 K€
    Mais EDF c’est 84.48% du capital détenu par l’état ,donc vous et moi
    Bon investissement !!!!!!
    Question , ne vaudrait il pas mieux donner cet argent aux jeunes créateur et recréer un tissus de petite Pme .Ou créer une scoop avec une partie des salariés
    Question ,au 31/12/2009 arrêt de la prime au photovoltaïque, en 2009 PHOTOWATT CA 175 369 K€ RESULTAT +8585 K€, une balle dans le pied vous avez dit ???

    1. Industrie pour le moment non rentable sans l’apport de subventions de l’Etat.

      Si c’est une industrie stratégique et d’avenir, pourquoi ne pas nationaliser ?

      Si le problème de rentabilité ne vient pas de la technologie elle-même, mais de la politique de l’entreprise, oui, il vaut mieux adopter votre solution, si elle est moins onéreuse;

      1. Aujourd’hui, vouloir faire de l’énergie solaire est une aberration économique.
        Mais est-ce nécessaire que ce n’en soit pas une pour le faire ?

        Il est beaucoup plus rationnel aujourd’hui se subventionner l’isolation des bâtiments (par l’extérieur) afin de diminuer la consommation d’énergie.
        Il est aisé de diviser par quatre le besoin d’énergie de chauffage (voir Olivier Sidler).

        Mais pas un homme politique, pas un décideur est prêt à diminuer le chiffre d’affaire des entreprise même si cela est vertueux.

        Il faudrait un serment d’Hippocrate pour les décideurs, du type : primum non nocere.

  7. « La bataille d’Athènes n’est pas terminée, elle ne fait que commencer »…

    J’ai entendu cette phrase ce matin sur une radio FM (laquelle ?) alors que je zappais vers France Info pour savoir ce qu’il en était du vote grec.

    Lorsque certains attribuent le nouveau plan grec à un acte de guerre, on n’est pas loin des propos entendus dans les années 20 : »L’Allemagne paiera ! » et on sait ce qu’il en est ressorti.

    Tout est dit !!

    1. Je suis en train de lire les mémoires de Churchill, et je plussoie votre remarque ! J’ai eu ce même sentiment à la lecture de quelques pages !

  8. C’est trop facile de tout mettre sur le dos des banquiers. C’est injuste.

    Citoyens de pays démocratiques nous sommes responsables de ce qui nous arrive. Pourquoi votons-nous toujours, élections après élections, pour des gens qui ne jurent que par l’Europe, qui croient dans les bienfaits de la concurrence libre et non faussées, qui pensent la France trop petite pour avoir sa propre politique, qui sont incapables d’équilibrer les comptes de la nations, qui nous submergent de promesses absurdes ?… À nous d’être plus responsables.

    1. Le projet européen a une dimension politique. Qui a été occultée ces 20 dernières années, mais qui est toujours bien là. Il ne faut pas jeter le bébé (le projet politique) avec l’eau sale du bain économique.

      Par ailleurs, l’Europe doit pouvoir parler d’une voix commune pour faire face aux Chinois, Indiens, USA (qui eux le font) pour peser sur les enjeux mondiaux importants: climat, eau, agriculture, brevets et droits d’auteur, etc… C’est pour cela qu’il faut (plus) de l’Europe.

      1. Si vous pensez que les droits d’auteurs, brevets, etc renforcent la liberté des individus, c’est tout le contraire. Leur but principal, c’est le profit pour les détenteurs des droits, non le bien être des individus. L’expression de « propriété intellectuelle » est une aberration. Si une « idée » (au sens très large : pensée, concept, recettes,…etc) à de l’intérêt pour des individus, ceux-la la feront vivre, l’adapteront à leur situation spécifique (à priori en lui apportant des amélioration vis à vis de leur environnement particulier). Si vous considérez qu’il est interdit aux individus de modifier ces « idées », alors dans la majeure partie des situations, vous n’aurez à votre disposition qu’une majorité « d’idées » inadaptées pour vivre dans votre environnement. Très peu d’idées combleront exactement votre besoin!
        Les droits d’auteurs, brevets, etc vont à l’encontre du progrès, de l’adaptation réussie d’un individu à son environnement et donc de son bien être, nuisent à la diversité dans son ensemble et à la biodiversité en particulier (cf politiques agricoles communes, lois sur les semences « certifiées », …etc).
        Et donc l’expression « propriété intellectuelle » nuit forcément à la démocratie et aux libertés, ce que personnellement je trouve secondaire au fait que cela nuise à ma santé!
        Le paradoxe/incompatibilité est quand même évident entre la reconnaissance et la sauvegarde de diversité à tout niveau et un concept de propriété intellectuelle qui nie intrinsèquement son existence alors que tout les puissants veulent nous faire croire qu’elle la protège!
        Pour finir, à ceux qui pensent que l’abandon du concept de propriété intellectuelle serait la porte ouverte à toutes les arnaques… et bien, il y a déjà des arnaques tout les jours et elles sont organisées au niveau mondiale, au moins l’absence de pseudo protection renforce-t-elle le libre arbitre des individus (et la démocratie). Non, non, contrairement à aujourd’hui ou il faut être fort pour contrôler le système de régulation à son avantage, l’abandon de la propriété intellectuelle produirait au contraire un affaiblissement des plus forts. (bien sur il faut arrêter de diminuer les standard d’éducation, mais cela y participerait).

      2. @Tomtom

        Désolé de ne pas avoir été suffisamment clair: je suis, je crois comme vous, horrifié par les textes pour le moment en débat. Je pense juste que ce débat-là ne peut raisonnablement être mené au niveau national.

    2. Effectivement, nous sommes responsable, nous, le peuple de France avons votez NON au traité de Lisbonne; Et ensuite? Dès ce jour (enfin 2008, merci Sarkozy & Holland), on aurait pu comprendre que le bulletin de vote n’allait pas suffire à arrêter le Neo-liberalisme sauce TINA.
      Enfin, croyions y encore, nous avons justement une élection présidentiel, mais si rien n’est joué (les media ont quand même le chic pour nous imposer leur vue [cf ‘La match à 4 (hein?) se transforme en Duel’ (vraiment???)] je ne vois beaucoup de monde pour nous préparer un autre destin…

      1. nous sommes responsable, nous, le peuple de France avons votez NON au traité de Lisbonne.

        FAUX !
        Nous, le peuple de France et le peuple de Hollande, avons dit NON par référendum à la Constitution Européenne de 2005.
        Par contre, en 2008, le Traité de Lisbonne nous a été imposé par Sarko par voix parlementaire. Nous n’avons pas eu notre mot à dire !
        Souvenez-vous que l’Irlande a voté NON par référendum (obligatoire),
        puis pressée par ses “confrères”, a voté oui (sous conditions) par un second tour « imposé par ses pairs”.

      2. @ CHANEUL

        Mémoire défaillante ?
        tous les socialos ont fait campagne pour le OUI et traité les nonistes de tarés !
        tous les socialos ont voté avec l’UMP le traité de Lisbonne en s’asseyant sur le référendum !
        et Hollande continuera comme avant, faudrait ouvrir les yeux et les oreilles.

    3. « Pourquoi votons-nous toujours, élections après élections, pour des gens qui … »
      Qui choisit les gens pour qui nous pouvons voter ?
      Qui possède le temps de dépasser la propagande médiatique ?
      Quand la Démocratie peut-elle réellement s’exprimer ?

    4. Et donc, quoi ? Il faut voter Marine aux prochaines élections, c’est le sens de votre post ? Ou sinon quoi, voter Mélenchon ?

      J’en arrive à la conclusion que, peut importe les élections, le vrai pouvoir est ailleurs. Voter ne sert plus à grand chose.

      Et bien malin qui sait à quel endroit il faut frapper pour casser le mécanisme dans lequel nous sommes tous embarqués. Pour ma part, je réfléchis, je lis le blog de Paul ( et d’autres aussi d’ailleurs ). J’attend le moment de l’action que j’espère… non violente ( sans illusions ).

      Ca n’a peut être rien à voir mais regardez ca : http://occuprint.org/

      Il n’est pas impossible non plus que le changement viennent des USA finalement…

    5. La question n’est pas là.
      Le fait est qu’il y a des moments privilégiés comme celui auquel Paul a assisté à l’Institut Goethe au Luxembourg où ce qui en temps normal est impensable, c’est à dire l’éclatement au grand jour de divergences profondes entre gens de la bonne société, donne un démenti cinglant à l’apparente cohésion qui semble régner dans les endroits où à première vue cela ne devrait pas arriver.

      C’est encore un symptôme que le système craque à toutes ses entournures.
      Il est vrai que nous sommes tous impliqués dans le système à des degrés divers, mais raison de plus alors pour que ceux qui se situent en ses points stratégiques, comme les banquiers, se voient dans l’obligation de rendre des comptes, assumer leur part de responsabilité dans un processus catastrophique que rien ne semble pouvoir arrêter.
      Bref, ils ne peuvent en aucun cas se prévaloir de je ne sais quelle neutre objectivité. Ils doivent s’expliquer, et si leur discours n’est pas cohérent, ou semble incompatible avec l’idée que l’on se fait de la justice sociale et de la démocratie il est de plein droit dans le rôle des citoyens de manifester leur désaccord. La démocratie commence par là, par la confrontation des discours, sinon, c’est qu’il n’y a rien à discuter, et que nous ne sommes par en démocratie. Autant dire que la démocratie s’invite dans tous les lieux où elle peut encore se manifester.

    6. « Pourquoi votons-nous toujours, élections après élections, pour des gens qui ne jurent que par l’Europe »

      Tout simplement parce qu’on mène en bateau l’électorat…et que ça marche ! (ça a toujours marché…)

      1. Tout simplement parce qu’on mène en bateau l’électorat…et que ça marche ! (ça a toujours marché…)

        « Pourquoi j’ai placé mon pognon chez Madoff (ou chez Bnp, SG, CA, Axa, etc) ? Ben parce qu’on m’a mené en bateau, c’te blague ! « 

      2. Plaignant: « M’sieur le juge vigneron, l’accusé ici présent m’a escroqué de toute ma fortune. Je suis ruiné. Ouinouin ».
        Juge vigneron: « Accusé, levez-vous! Est-ce vrai? Vous avez escroqué et ruiné ce monsieur? »
        Accusé: « Non m’sieur le juge, je lui ai juste promis un gros gain s’il me confiait ses économies. Il a joué, il a perdu. C’est la vie ».
        Juge vigneron: « Accus… euh plaignant, levez-vous! Est-ce vrai? Vouliez-vous faire un gros gain? »
        Plaignant: « Oui m’sieur le juge vigneron, j’avoue… ouinouin ».
        Juge vigneron: « Dans ce cas, accusé, vous êtes libre. Il n’y a pas eu manipulation, vous avez joué, vous avez perdu. La séance est levée. Je retourne picoler. »

      3. C’est pas tout à fait ça le jugement mon petit moi, ce serait plutôt : « Accusé en taule, requisition des biens. Plaignant, tes intérêts, tu t’assois dessus, tu prends c’qui reste de ton magot et tu vas chouiner ailleurs stp et qu’on t’y revois plus. »
        Il a compris ce que lui dit le monsieur notre petit chose ?
        Mais je suis pas du tout surpris que tu sois de cette bande de grands démocrates, de grands comiques soi-disant anti-platoniciens et suprêmement anti-aristocratie, qui nous expliquent tous les dysfonctionnements, les contradictions, de la démocratie représentative (et élective…) par la crédulité (pour ne pas dire la bêtise) de ce pauvre peuple qui voterait si connement contre ses intérêts. Le peuple t’est extrêmement reconnaissant pour ta sollicitude et te salue d’un doigt majeur.

      4. C’est au pied du mur qu’on voit le maçon.

        Il faut encore tester des maçons …

        Et c’est aussi au pied du mur qu’on prend de vraies décisions.

        Ceux qui veulent le pouvoir on rarement de bonnes raisons.
        Et malheureusement, le pouvoir corrompt.

        Il faudrait trouver autre chose que cette oligarchie, il faut tellement d’argent pour se faire connaître puis élire que cette élite politique est stable.

        Si elle n’est pas souhaitable, ou que le peuple en veut une autre, comment faire pour refonder une organisation à bon escient et sans douleur exagérée ?

        Les Français ont réellement choisi en 2002 ?

      5. @vigneron: « ce pauvre peuple qui voterait si connement contre ses intérêts »

        Comme si le peuple, dans une pseudo-démocratie, pouvait voter dans ses intérêts… Comme disait Coluche : si le vote servait à quelque chose, ça ferait longtemps qu’il aurait été interdit.

        « Le peuple t’est extrêmement reconnaissant pour ta sollicitude et te salue d’un doigt majeur. »

        Encore pris en flagrant délit(-re) de se prendre pour le peuple et de parler au nom du peuple. Pas la première fois.

  9. On est toujours partagé avec eux : se rendent-ils compte ou pas ? d’une manière plus générale, je me suis souvent posé la question : « peut-on excuser les actions dues au déni ? ». Le déni est, par définition, inconscient – dans le cas contraire il s’agit tout simplement d’un mensonge au sens classique – dès lors peut-on haïr quelqu’un qui se ment à lui même ? (même en sachant qu’on ne doit haïr que la haine elle-même, mais foin de sophismes). Concernant nos gouvernants, il est envisageable qu’après de longues années passées loin de la population et entourées de conseillers flagorneurs eux-mêmes très déconnectés, ils croient sincèrement qu' »il n’y a pas d’alternative » (en oubliant opportunément que les sacrifices consentis par eux ne les concernent jamais).

    La question reste alors : peut-on excuser les turpitudes vécues comme telles par les victimes si le coupable le fait en se mentant à lui même ? cette question pose bien sûr celle de la réalité (voir le livre de Paul Jorion sur le sujet). Et cela pose également la question : se pourrait-il que nous nous mentions à nous même ? par exemple sur le sujet de la démocratie, « Le pouvoir du peuple ». Qui peut sincèrement affirmer que nous vivons aujourd’hui en démocratie ? même représentative, il n’y a aucun député chômeur ou SDF : je me suis pourtant laissé dire qu’il y en avait dans la population française, se pourrait-il qu’ils ne fussent pas représentés ? l’assemblée est constituée de messieurs, vieux, blancs et riches.

    Ne sommes-nous pas nous mêmes un peu responsables du fait que nos « élites » nous mentent et se mentent à elles-mêmes ? quand quelqu’un vient vous proposer de régler tous vos problèmes, quels qu’ils soient, pour peu que vous vous déchargiez sur lui de tout pouvoir et de toute responsabilité, vous appelez ce personnage un charlatan. En politique, on l’appelle président. Et on se gargarise de vivre en démocratie pendant qu’on déverse des bombes sur des peuples dont on ne sait rien à l’autre bout d’un monde de cartes postales.

    Il est temps de s’indigner sincèrement et, sans négliger les responsabilités de nos mafieux, ne pas oublier également que la liberté est un choix difficile. Elle est indispensable au bonheur mais elle s’acquière de haute lutte, en partie sur soi même et à la condition expresse de cesser de se mentir…

    1. Je suis entièrement d’accord avec vous. Et même si on ne comprend pas avec son cerveau, nos corps, nos coeurs savent qu’il y a quelque chose qui « déconne ». Les pilotes actuels sont largués pour faire confiance à d’autres lectures de la réalité…On croit que finalement , on s’en ai toujours plus ou moins sorti depuis l’aube de l’humanité avec quelques morts, certes, mais bon on a fait Mozart et Michel Ange…Mais aujourd’hui, c’est fini….Y’en a qui ont fini en taule ou chez les fous pour avoir dit que la terre était ronde…ça nous fait rire aujourd’hui….alors quand certains vous disent que la terre est finie, on les traite d’illuminés et pas sérieux….vérifiez. Il faut se prendre en main et se mettre autour d’une table et « se parler » et s’écouter. Et après le référendum devrait avoir comme sujet: Est ce qu’on continue comme ça ou on change ensemble?

      1. @Sam Suffit : « nos corps, nos coeurs savent qu’il y a quelque chose qui « déconne » »

        En fait, c’est surtout le portefeuille qui devient sensible. Quand tout allait « bien », on n’entendait pas beaucoup se plaindre de la « démocratie » pseudo-représentative.

      2. Attention aux paradoxes flagrants monsieur MôôA…

        En fait, c’est surtout le portefeuille qui devient sensible. Quand tout allait « bien » on n’entendait pas beaucoup se plaindre de la « démocratie » pseudo représentative.

        Si « l’on n’entendait personne se plaindre », alors c’est bien qu’elle n’était pas « pseudo représentative » cette démocratie, ne t’en déplaise. Merci pour ta démonstration. Eh oui voter avec son portefeuille, c’est encore voter, hélas. Et bizarrement, lorsque les portefeuilles se vident ou menacent de, on s’en prend à qui ? Aux représentants, puis à la démocratie, puis on ne veut plus voter (avec quoi ? plus de portefeuille…), on appelle un tyran, ou mieux encore, le « tyrange au sort », l’éligibilité sans l’électorat…

      3. @vigneron: « Si « l’on n’entendait personne se plaindre », alors c’est bien qu’elle n’était pas « pseudo représentative » cette démocratie, ne t’en déplaise. Merci pour ta démonstration. »

        T’as rien d’autre en magasin comme argument? Depuis quand le peuple se plaint-il et fait-il directement la révolution lorsqu’il n’est pas représenté? A ce compte, on aurait la démocratie athénienne depuis la préhistoire. Et encore, une démocratie athénienne sans esclavage. Parce que c’est vrai quoi, les esclaves non plus n’auraient pas accepté de ne pas être représentés.

        Ce qui me fascine, c’est ton manque de connaissance du (petit) peuple et des rapports politiques en général. C’est comme si tu vivais dans une bulle. Eh bien, monsieur le marquis Vigneron De La Bulle, je te l’apprends peut-être, mais le peuple se fout de la politique quand il vit bien, le peuple se réveille lorsqu’il est opprimé et qu’il a mal. C’est à ce moment-là qu’il se pose des questions sur le pouvoir et qu’il veut en changer. Et il en change. S’il le peut.

        Par contre, t’as quand même pigé un truc (l’instinct de classe probablement): lorsque le peuple est furieux et fonce droit devant, c’est les gens comme toi, les défenseurs de la pseudo-démocratie qui servent d’abord de muleta.

      4. Merci monsieur Moi, j’ai pas à me fouler, j’ai qu’à recopier tes inepties, ta substantifique moelle. Je laisse le bon peuple juger.

        . Eh bien, monsieur le marquis Vigneron De La Bulle, je te l’apprends peut-être, mais le peuple se fout de la politique quand il vit bien, le peuple se réveille lorsqu’il est opprimé et qu’il a mal.

        Vivivi… ne faisons des élections que quand il va mal le p’tit chéri alors, uh ? Et pis faisons en sorte qu’il aille toujours mal aussi, pour qu’il s’intéresse à son sort ce p’tit fumier, uh ?

      5. Ah oui quand même mon petit dubourge puissance n, le jour où t’auras passé autant de jours et de nuits que moi avec ceux que tu appelles bien inconsidérément le « petit peuple », bossé des jours et des mois et des années avec lui, enfilé des hectolitres de mauvais vin avec lui, passé tant d’heures à « parler politique » avec lui, vécu avec lui, fait des enfants avec lui, j’te rassure, je m’en apercevrai.

      6. @vigneron: oh, mais c’est bien simple, t’es le peuple, tu l’incarnes. Et puis pour finir « j’te rassure, je m’en apercevrai ». C’est vrai quoi, le peuple il parle comme dans Céline. On te l’a fait pas à toi. T’es trop fort.

      7. Calme toi chouchou, je te rappelle que c’est toi qui cause aisément autant qu’imprudemment de « peuple », dont j’ai déjà dit que je n’ai aucune idée de qui ou quoi donc on parle quand on m’en parle, sauf que ce mec là je sais qu’il en sait pas plus que moi et que j’l’ai dans l’viseur.

      1. @ Vigneron
        « …puis on ne veut plus voter (avec quoi ? plus de portefeuille…), on appelle un tyran, ou mieux encore, le « tyrange au sort », l’éligibilité sans l’électorat…
        Comme tu y vas , du haut de tes vignes ! Les bons mots faciles !
        Il se passe quoi en Islande en ce moment ?

      2. Le pays des « pauvres » « pêcheurs d’Islande » est bien Loti, t’inquiète pas pour eux… Z’ont voté pour cette pire racaille ultralibérale d’Oddsson de 1991 à 2005, un mec que Madoff aurait pas reconnu comme fils et que Thatcher aurait avorté ou accouché sous X tellement il était plus affreux, le Jojo, que les deux accouplés ! Et s’en sont mis plein les fouilles les zigs zislandais grâce à leur bon David. Un miracle, y’avait pas d’mot assez grandiose pour louer nos braves pêcheurs, au FMI, à l’OCDE, all around the world didonc…
        Ça tourne mal le bazar ? Qu’à cela ne tienne, on retourne sa veste, on vote encore avec son portefeuille et on refuse d’assumer quoi que ce soit. Et en prime, le bon gars Oddsson, on va pas l’emmerder, non non, pense tu ! les sous-fifres oui, en taule, mais lui, le bon Roi David, maintes fois plébiscité, on peut pas, ah ben non, alors on lui file la place de rédac-chef du premier journal de leur île de merde pour une retraite tranquille… Comme si on mettait Buisson, Spaggiari et Madelin co-rédac-chefs du Monde, mais en pire kamême…
        Admirables pêcheurs d’Islande… Des suisses, mais en pire, tes islandais, en îliens, pas en montagnards, et qui se connaissent tous en plus, 300 000 qu’ils sont les gonzes, inexcusables… une grande famille quoi… beuark. Qu’ils en chient, bien et longtemps.
        Deux « miracles islandais » en dix ans ? Un miracle ultralibéral ultrafinanciarisé puis un miracle ultradémocratique ? A d’autres ouais, à d’autres les romances à la mords moi l’vit…

  10. La réalité de ce monde ne s’arrete pas à cet effondrement économique et financier, cela va bien au delà. Depuis 2006, j’ai compris que quelque chose ne tournait pas rond dans ce monde , j’ ai lu des tonnes de livres et la réalité depasse vraiment la fiction.
    Nous sommes comme des enfants prisonniers devant le dieu Argent. Toutes les religions prient le dieu Argent. Nous sommes ses esclaves car nous sommes incapables de réfléchir par nous même. Nous suivons le courant vers la chute finale sans broncher. Nous devons grandir et devenir adulte. Le Mal de ce monde est fait par les hommes, ce sont eux qui mentent,qui trichent,qui tuent et volent. Evidemment,les gouvernements les laissent faire et sont à genoux devant eux.Qui aura le courage de dire NON,CA SUFFIT. Celui là sera enfin un HOMME
    Le Veau d’Or est certainement la plus grande ruse qui détruira une tonne d’imbéciles. Finalement ceux qui se prennent pour des personnes exceptionnelles sont de sombres crétins.
    Ce monde va périr et c’est tant mieux, il est trop affreux !
    L’imminence du changement de dimension et ses premiers effets
    http://www.choix-realite.org/5719/limminence-du-changement-de-dimension-et-ses-premiers-effets

  11. Ce qu’a dit le littéraire, c’est simple: « Vous! banquiers! avec vos mesurent d’austérité qui mettez tout le monde au chômage, qui va travailler pour nous intellectuels? Qui va produire, aller chercher notre nourriture, qui va nous déplacer ?? Devrons nous le faire nous même?Devrons nous ouvrir des blogs quand les éditeurs n’auront plus les moyens, le luxe de produire nos bouses? »
    Je comprends sa panique…si on compare ici ce qu’il se passe avec la chute de Rome, les intellectuels devront se sortir les doigts.

  12. Ok sur le sens général du billet mais peut-être faudrait-il ajouter qu’effectivement les banques ne pèsent plus du tout le même poids dans l’économie comme dans le marché financier global aujourd’hui qu’en 1929 par exemple. Jorion le sait bien. Elles ont toujours une position centrale, voire dominante, mais ne sont plus seules à décider. Ce qu’elles ont gagné sur les États, elles l’ont perdu vis à vis des fonds, privés comme publics. Leur poids politique s’est par contre considérablement renforcé avec la bancarisation quasi totale et universelle de l’argent des ménages.
    Financièrement elles sont moins fortes, politiquement elles le sont plus, plus que jamais protégées par les États. Je parle bien sûr des grandes banques de réseau avec leurs centaines de milliers de salariés chacune et leurs dizaines de millions de comptes clients. Adjoignons leur les frangines, les grandes sociétés d’assurance, plus les fonds de pension et là oui le pouvoir de nuisance anti-démocratique est colossal, celui du dernier Moloch, dieu de la corruption. On lui offre des enfants grecs en sacrifice. En pure perte.

  13. Monsieur Jorion,
    Je présume que vous n’étiez pas trop surpris à propos de l’attitude des gens de la finance.
    Je n’assiste pratiquement plus à ce genre de manifestations. J’ai écouté récemment l’ambassadeur de l’Allemagne à Paris, c’était comme si Merkel en personne causait, donc pas d’intérêt particulier. Ces gens font parti d’un système, il serait une erreur d’attendre d’eux autre chose qu’un discours vernissé et économiquement correct.

  14. @ P. Jorion livre la bataille du siècle en une conférence à Luxembourg tandis que la bataille d’Athènes est cantonnée
    « ….à quelques quartiers situés au pied de l’Acropole….
    – VOLOS (port de l’est de la Grèce) : 10 à 50’000 personnes ont pris les rues, ce qui est beaucoup pour cette petite ville. Des bâtiments ont également brûlé, dont le siège de l’Eurobank qui s’est effondré sous les flammes. Le bureau des impôts a également été brûlé et la mairie saccagée.
    – CORFOU (nord-ouest de la Grèce) : le bureau du ministre du Tourisme Angela Gerekou a été pris d’assaut et détruit.
    – RETHYMNON (en Crète) : Appel des travailleurs grévistes qui occupent des hôpitaux à une coordination des centres de soins « pour la lutte et jusqu’à la chute du gouvernement .
    ETC…ETC…
    Je ne parle pas d’Athènes , je vais me mettre en colère .

  15. Tant que la bataille du Luxembourg ne sera pas menée par le futur Maréchal Denis Robert à la tête de sa colonne de chars…… ::)

    Le Luxemboug :
    L’économie extrêmement dynamique du Luxembourg en fait un des pays les plus prospères du monde, avec le PIB par habitant (nominal) le plus important du monde et donc de l’UE selon le FMI en 2010.

    Le Comté de Luxembourg est fondé en 963, élevé en 1354 au rang de duché du Saint Empire romain germanique puis annexé par Louis XIV en 1684.
    Il est ensuite transféré aux Habsbourg en 1697 et intégré en 1715 dans les Pays-Bas autrichiens. En 1815, Guillaume Ier l’intègre à son royaume des Pays-Bas en même temps que la Belgique. En 1830, le Luxembourg participe à la Révolution belge qui se traduit par l’indépendance de la Belgique vis-à-vis des Pays-Bas. Guillaume Ier n’étant pas parvenu, par la suite, à reprendre la Belgique et le Luxembourg, finit par reconnaître l’indépendance de la Belgique après 9 ans de conflit, mais en obtenant que la partie est du Luxembourg se sépare du Luxembourg belge pour devenir un État sous obédience de la monarchie des Pays-Bas. (…)

    46% du produit intérieur brut du pays dépend de son rôle de place financière. Outre la banque privée, depuis une quinzaine d’années, le Luxembourg est devenu la place la plus importante d’Europe sur le marché des fonds d’investissement.
    Par ailleurs, le Luxembourg est le deuxième centre de fonds d’investissement du monde, après les États-Unis.
    L’économie générée par Internet connaît un vrai essor au grand-duché avec l’arrivée des sièges européens de sociétés établies (Amazon, AOL, Apple iTunes, eBay, Paypal, Skype, etc.).

    Le Luxembourg est un diocèse catholique à lui tout seul dont l’archevêque est le jésuite Mgr Jean-Claude Hollerich.

    Les 17 avions AWACS E-3 de l’OTAN sont officiellement enregistrés comme avions de guerre du Luxembourg tant pour des raisons politiques que pratiques. Ils sont basés à Geilenkirchen, en Allemagne.

    Jean-Claude Juncker, est Premier ministre depuis 1995.

  16. Dans votre article du 15 janvier 2012 2011 : CHRONIQUE D’UN DÉSASTRE ANNONCÉ j’écrivais le commentaire n°34. Le dernier paragraphe relatif à la Grèce était le plus représentatif pour moi. Aujourdh’ui nous y sommes. Je vous demandais, pour comparaison, de faire un article sur l’Islande. Je vous envoie donc ceci :
    http://rustyjames.canalblog.com/tag/crise%20de%20liquidité%20chez%20les%20banques%20le%20krack%20à%20venir »
    et encore cela en Irlande :
    http://sarkofrance.wordpress.com/2012/02/02/une-lecon-de-journalisme/#comment-16699
    Faites passer partout cette vidéo…

  17. Cher monsieur Jorion,

    pourriez-vous s’il vous plait nous communiquer le nom de ce professeur de littérature? Nous sommes ici en quête de toute voix dissidente, et il n’y en a malheureusement que bien peu en ce moment. Merci….

      1. m’étonnerait bien qu’il soit ré-invité celui là pour un moment !! le comité d’organisation doit encore s’en mordre les doigts !

      2. m’étant basé sur le lien de l’institut Werner pour trouver le nom de Jürgen Wertheimer. Mais peut être le site n’a-t-il pas été mis à jour. En tous ces les problématiques qu’aborde Wertheimer sont les bonnes (« la valeur des personnes » … face à ce que peuvent en dire les ci-devants banquiers.)

      3. Si vous parlez du comique 😉 le succulent et théatral littéraire de la bande, c’était Jürgen Wertheimer.
        Il faisait partie des exposés de la deuxième journée, donc aujourd’hui le 13 de 10h30 à 11h15. Sujet: la bourse/le mal – une institution au stresstest littéraire.
        que je n’ai malheureusement pas ou suivre.

    1. Si vous permettez, le nom de ce professeur de littérature est Jürgen Wertheimer.
      Je suis allé écouter cette table-ronde, mais s’il n’y avait pas eu Monsieur Jorion et peut-être Wertheim, s’aurait été pas la peine d’y aller (à mon avis). J’ai malheureusement du quitter dès après la fin, regrettant de n’avoir pas pu saluer Paul, mais ce sera pour une autre fois, j’espère.
      En tout cas ce représentant des banques m’a vraiment écœuré « on a pas vraiment de lobby » qu’il disait..et d’ajouter « comprenez-nous, on nous donne tellement d’argent, il faut bien le placer quelque part »… Je ne sais même plus ce que Wertheim lui a répondu, mais il avait certainement raison.
      Vers la fin, Paul Jorion a puissamment remis l’assemblée dans le contexte de la réalité et dans ce qui est à la fois la cause et l’effet de tellement de maux dans ce monde: la révoltante, la scandaleuse répartitions des richesses dont 1/3 appartient à seulement 1%.
      J’ai aussitôt pensé à Caton et son « Delenda est Carthago » à la fin de chacun de ses discours…

  18. Hier,
    Le Chili, L’Argentine, Le Mexique, L’Irak, La Russie, etc… etc…

    Aujourd’hui,
    La Grèce

    Demain
    NOUS

  19. Qui a dit que les marchés et les opérateurs s’auto-régulaient dans leurs intérêt individuels et aux fins d’en atteindre un intérêt collectif ?

    Eh bien, voyons les larmes de crocodiles ICI.

    Donc, les ventes à découvert de titres bancaires sont à nouveau autorisées ? On va rire dans les semaines à venir.

  20. Ben alors personne ne connait le professeur Wertheimer, Jürgen Wertheimer ?
    L’homme qui bondit la poésie entre les dents devant les banquiers ?
    par exemple ce lien récent
    Ma traduction du texte allemand qui accompagne cette vidéo

    « Combien vaut une personne » ? Quelle question !, comme si on pouvait mettre sur la même balance que de l’argent. Sauf qu’on peut. Et que on peut et on fait. Et que on est plein à le faire. Quotidiennement : Les compagnies d’assurance-vie (?), les caisse-maladies, les bourses. Les gouvernements, s’ils ont à faire à une rançon, les cliniques, quand elles comptent quelle mesures à prendre pour quel cas de maladie. Quelque chose en nous évalue toujours et nous demande insistamment, fut-ce sur u mode inaudible « ça le vaut » ?. D’habitude, ce vil noyau matérialiste de notre quotidien vient à se cacher derrière un flot de formulation humanistes.
    La seule (? Seule la ?) littérature conduit à un sobre bilan de notre (triangle ?) « Pensée-Coût-Besoin »… etc.

    A noter aussi, que Antonio Damasio, dans « L »autre moi-même » (Odile Jacob) fournit une analyse de cette tendance à tout évaluer comme la prolongation du besoin vital d’assurer l’homéostasie, ce que fait déjà le réseau de 302 neurones de C. Elegans, le ver blanc qui sert de modèle biologique assez souvent (un sous-cafard, neurologiquement parlant). Assurer la nutrition de l’ensemble par des stratégies d’abord élémentaires (fuite, attirance pour la nourriture, degré de synergie avec les autres de l’espèce ou d’une autre espèce, par des mécanismes très élémentaires), telle est le but des neurones , et telle est d’après lui le but de la consience, couche émergée élaborant des stratégies visant à une forme ou une autre d’homéostasie (il arrive que le référentiel « homéo » soit lui-même déstabilisé, l’image de Naouri posant l’enfant sur une planche tenue de travers par des parents…). Mais en tout cas, cela suppose un feed-back sur un élément du milieu : « bon ? pas bon » « approcher ou éviter » ?, d’où découle la facilité de la conscience à former la notion de valeur, et à l’appliquer à tout ce qui traine (esclavage pour dette depuis 1450 ans au moins).

    „Wie viel ist ein Mensch wert?“ – Was für eine Frage! Als ob man ein Menschenleben mit Geld aufwiegen könnte. Nun, man kann. Man kann es nicht nur, man tut es. Alle tun es. Tagtäglich: Rentenversicherungsanstalten, Krankenkassen, Börsen. Regierungen, wenn sie um die Höhe von Lösegeldern verhandeln, Kliniken, wenn sie berechnen, welche Maßnahme sich für welchen Fall – noch – rechnet. Etwas in uns rechnet immer nach und fragt dauernd, wenngleich häufig fast unhörbar: „Lohnt sich das?“ Normalerweise wird dieser schnöde materialistische Kern unseres Alltags unter einer Menge humanistischer Floskeln verborgen. Nur die Literatur führt nüchtern Bilanz über unser Kosten-Nutzen-Denken …

  21. @ Vigneron
     » Admirables pêcheurs d’Islande… Des suisses, mais en pire, tes islandais, en îliens, pas en montagnards, et qui se connaissent tous en plus, 300 000 qu’ils sont les gonzes, inexcusables… une grande famille quoi… beuark. Qu’ils en chient, bien et longtemps. »
    Là particulièrement c’est vraiment Céline ,t’as bien choppé le truc , tu devrais faire un pastiche !

  22. Ca y est, on l’a notre agence de notation européenne publique, elle s’appelle MA, joli nom :

    La publication du document a été plusieurs fois reportée en raison du débat qu’elle a suscité avec les gouvernements en place : contre l’avis de nombre de ses voisins, l’Allemagne a longtemps insisté, avec succès, pour ne pas être montrée du doigt au sujet du surplus élevé de ses comptes courants.
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/02/13/bruxelles-denonce-l-accumulation-de-desequilibres-macroeconomiques-en-europe_1642497_3234.html

  23. Et vous êtes venu à Luxembourg et je ne l’ai pas su … je ne me le pardonnerai jamais … depuis le temps que j’attendais que vous nous rendiez visite. Snif!

      1. Lire le blog je le fais souvent mais cet article m’a échappé …
        Quant aux alertes Google, si on met « Jorion Luxembourg » ça ne renvoie aucun résultat … L’indexation n’est pas parfaite manifestement et d’ailleurs les résultats sur « Jorion » ne sont pas très nombreux étonnamment … (rien en choisissant Blogs !)

        Peut-être avez vous de meilleurs critères de recherche ?

        Merci quand même pour la suggestion.

        Un petit message aux administrateurs, pourquoi ne pas mettre les prochains déplacements de Paul dans le panneau à droite au dessus des commentaires récents par exemple. Ca permettrait de ne pas devoir parcourir tous les articles pour trouver l’info.

        Merci !

      2. @Paul
        Merci pour l’information mais alors pourquoi affiche-t’il des résultats dans le passé quand on saisi les paramètres de l’alerte (si je mets juste Jorion, j’ai une alerte pour une news du 9/02) ?
        De toute façon les alertes ne correspondent pas au besoin, il faudrait faire des alertes avec toutes les villes autour de chez moi … ça me semble un peu compliqué.

        @renou : Je ne comprends pas le sens de votre question. Je parle du panneau de droite entre les vidéos et les commentaires récents. Comme le font les chanteurs avec leurs prochains concerts, je pense qu’il serait intéressant d’avoir un endroit fixe dans lequel les interventions futures de Mr Jorion apparaissent. Maintenant ce n’est qu’une suggestion … my 2 cents comme on dit aux US .

  24. Mais le facétieux observateur de la crise économique mondiale qu’est Paul Jorion préfère tweeter cette vidéo YouTube de Peng Liyuan, l’épouse de Xi Jinping. Chanteuse très connue en Chine,

    C’est dans Rue89 d’aujourd’hui, sous le titre « Oubliez Carla Bruni, voici Peng Liyuan, future première dame de Chine »

    🙂

  25. @ vercors
    Vous ne verrez peut-être pas mon message…
    Tant pis, mais je vous réponds quand-même.
    Pour commencer, je ne suis pas socialiste…
    Ensuite certains socialos ont dit NON à la Constitution Européenne et se sont faits hués…
    Tous les socialos n’ont pas voté pour le traité de Lisbonne : 17 pour ; 91 contre ; 94 abstentions
    UMP 307 pour ; 3 contre ; 3 abstentions

    Ne vous inquiétez pas pour mes yeux et mes oreilles, ils sont grands ouverts. Merci !

  26. Re @vercors
    Me revoilà.
    De toute façon tous les politiques prennent leurs ordres à Bruxelles, ou prennent leurs décisions par rapports aux marchés financiers.
    Donc pas d’illusions : ce sont des pantins !
    A partir de là, je me suis toujours demandé : mais qu’est-ce qui les intéresse dans la politique ?
    Je crois que ce sont : le cumul des mandats, les salaires et les avantages qui vont avec !

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