L’actualité de la crise : QUAND LES LIGNES COMMENCENT À BOUGER, par François Leclerc

Billet invité

Le président français sortant vient de lancer un nouveau jugement définitif, « le risque d’implosion de l’euro n’existe plus », pour en tirer comme leçon que « nous n’avons pas droit à l’erreur », car « à la minute où nous relâcherons la pression sur la réduction des dépenses, la réduction des déficits, de l’endettement, la France connaîtra le sort de l’Espagne ».

Un manifeste du grand patronat libéral vient le même jour rappeler quelques saines autres évidences. L’heure est à la « concentration de l’État sur son cœur de mission » (lire “son repli”), en vue de « restaurer la confiance des entrepreneurs », dans le cadre de « la refondation du pacte social ». Un catalogue de bonnes intentions !

Un léger décalage doit être enregistré entre ces déclarations péremptoires et les mesures que tentent de mettre en place le FMI, ou auxquelles réfléchit la BCE, ces deux anges tutélaires. On sait le premier en pleine collecte de fonds et la seconde plongée dans la réflexion et traversée par de nouveaux tiraillements.

Dans les deux cas, il s’agit de se préparer à faire face, afin d’éviter cette implosion de l’euro dont Nicolas Sarkozy estime – pour s’en accorder le mérite implicite – qu’elle est écartée. On sait désormais ce qui est dans les moyens du FMI, aux intentions finales des Chinois et des Brésiliens près : une enveloppe de 400 milliards de dollars supplémentaires, dont une partie pourra être affectée à des pays européens dans le malheur. Mais les choses sont moins claires du côté de la BCE.

Celle-ci peut tout faire, sauf ce qu’elle ne peut pas faire ! Comment contourner cet obstacle est un souci devenu permanent. Elle est y déjà parvenue en achetant de la dette souveraine sur le marché secondaire, au prétexte arrangeant de « faciliter la transmission de la politique monétaire », puis à une plus grande échelle en prêtant de l’argent aux banques pour qu’elles investissent dans la dette de leur pays, nommément l’Italie et l’Espagne (dans le cas de la Grèce et du Portugal, ce sont les fonds des plans de sauvetage qui sont pareillement utilisés). Bien que le succès incontestable de cette dernière intervention ait mis en évidence les problèmes structurels des banques, dont le FMI reparle maintenant pour demander leur résolution. À savoir la sous capitalisation chronique du système bancaire européen qui a abusé de l’effet de levier, tel que le démontre son besoin de désendettement massif précipité.

La suite est en question, mais la BCE trouvera les voies appropriées – pour employer ce joyau de son vocabulaire – nul ne peut s’en inquiéter. Le programme d’achats sur le marché secondaire peut à chaque instant être réactivé. D’autres moyens plus détournés peuvent être utilisés, comme on l’a vu en Irlande, lorsque la banque centrale a autorisé la Banque d’Irlande a prêter de l’argent à l’État, au nom de « l’aide d’urgence » prévue dans les règles de fonctionnement de l’Eurosystème. Ou bien en acceptant comme collatéral des obligations émises par les banques espagnoles (juste pour donner un exemple) mais pourvues de la garantie de l’État, cet hors bilan complaisant de la comptabilité nationale.

Parlant de l’Espagne, les choses semblent avancer. Afin de ne pas faire mentir tous ceux qui viennent d’assurer qu’un plan de sauvetage de ce pays n’était pas nécessaire, pas un sujet de discussion, ou bien hors de question (rayer toutes les mentions inutiles), un ballon d’essai vient d’être lancé par la Banque d’Espagne. Il serait envisagé que les banques créent des bad banks déguisées, intitulées pour la forme sociétés immobilières, au bilan desquelles seraient inscrits les actifs qui déséquilibrent leurs comptes. Avec à la clé toujours la même lancinante question, déjà rencontrée en Allemagne : qui supportera les pertes au final ? Provisoirement libéré de son fardeau bancaire, le gouvernement espagnol pourrait ensuite, selon ce plan, se concentrer sur la réduction de son déficit, dans l’attente repoussée à plus tard d’un plan de sauvetage. C’est tout du moins le scénario étudié, qui permettrait entre autres avantages de pudiquement recouvrir le gouffre financier de l’immobilier.

Toutes les ficelles sont nouées pour reculer les échéances, tout en maintenant ferme la stratégie de désendettement public, le prochain bouchon qui devra sauter, faute de quoi c’est la zone euro qui le fera. De ce côté, c’est la routine. Evángelos Venizélos voudrait obtenir de la Troïka une année supplémentaire afin d’atteindre les objectifs de réduction assignés à la Grèce. Un compte à rebours est lancé au Portugal, en vue de son retour sur le marché prévu en septembre 2013, car si un second plan de sauvetage devrait être nécessaire, il faudrait commencer à en débattre un an à l’avance, en septembre prochain.

Lentement, pourtant, des amendements à cette stratégie mûrissent. On a noté hier que deux instituts allemands préconisaient un financement de la partie de la dette dépassant le ratio de 60 % du PIB, suivant une formule restée floue mais faisant appel à la BCE. Ce qui a suscité une réaction contraire des trois autres instituts qui sont regroupés au sein d’une même commission ayant pour mission de conseiller le gouvernement. Dans toute l’Europe souffle un vent de créativité tout entier canalisé vers la réduction du déficit à moindre frais, financier et politique. Ici, la lutte contre l’évasion fiscale bat son plein, en promettant des pénalités avantageuses en cas de retour au bercail ; là, est étudiée l’implication des particuliers dans le financement de la dette, ce qui risque d’être tout autant une mesure symbolique.

François Hollande vient ce matin de faire un pas en avant, non pas en préconisant une baisse des taux de la BCE afin de favoriser la croissance – remède de la plus parfaite orthodoxie à l’efficacité douteuse dans le contexte actuel – mais en bousculant le tabou de l’intervention de celle-ci sur le marché primaire de la dette souveraine (lors de l’émission)… Comparant, pour faire bonne mesure, la “rente” dont bénéficient les banques à la disette réservée aux États et faisant référence à l’exemple donné par les États-Unis et le Royaume-Uni.

Même à reculons, on peut marcher en avant ! Mais les transgressions de ce genre continuent de ne prendre en compte que les symptômes et non les causes de la crise financière. “En essayant continuellement, on finit par réussir. Donc plus ça rate, plus on de chances que cela marche” expliquaient les Shadoks, dont les conseils n’ont visiblement pas été oubliés…

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62 réflexions sur « L’actualité de la crise : QUAND LES LIGNES COMMENCENT À BOUGER, par François Leclerc »

  1. M. Leclerc,
    vous faites régulièrement référence dans vos billets à des créations de “bad banks” qui représenterait pour certains une “solution”. Pourriez-vous être un peu plus explicite sur le sujet car je pense ne pas en comprendre le principe…

    1. @ Heloua

      Une bad bank, ou structure de défaisance en français, est un montage juridique qui permet à une puissance publique – l’Etat la plupart du temps – d’acheter à des opérateurs leurs actifs à haut risque (en général à un prix plus élevé que la valorisation du marché qui précisément plombe les comptes de l’opérateur) afin d’éviter leur mise en faillite. La structure de défaisance essaie ensuite de revendre les titres ainsi acquis au meilleur prix, les pertes étant alors absorbées par les pouvoirs publics et donc de facto financés par la collectivité.

      Une formule résume assez bien le fonctionnement : privatiser les bénéfices, socialiser les pertes.

      1. OK, merci pour cette réponse. Ca correspond à peu de chose près à ce que je m’étais imaginé, hormis le fait que la bad bank en question serait “propriété” de l’Etat. Je me disais donc “Mais qui peut être assez con pour reprendre ainsi des actifs notoirement pourris ?”. Votre dernière phrase répond parfaitement à la question… 🙂

      2. @Julien Alexandre
        Cool je vais être actionnaire d’une bad bank , mais cela va faire doublon , je suis déjà client d’une banque Française

      3. Heloua, une bad bank ? C’est pas le petit nom de la Bce, çui qu’on lui sussure à l’oreille sur l’oreiller à c’te
        coquine ? Ah non ? Ah pardon. Au temps pour moi, j’ai dû mal comprendre. Ze suis confus…

      4. Petite question ?
        Qui va acheter les actifs pourris placés dans la “ad Bank”? Pas l’état espagnol j’imagine , sinon comment pourrait-il se désendetter ?
        La BCE ?
        Le truc inventé par Merkosy et dont je n’arrive pas à retenir le nom ?Les Chinois ? Les Pygmées d’Afrique Centrale ?
        OSCOURS ! j’suis paumé ?

      5. @Julien Alexandre,
        à propos des bad banks, un autre point de vue (interrogatif en fait, même s’il n’en a pas l’air).

        Je crois qu’en France (au moins), les taux de défaut des emprunteurs classiques (privés non spéculateurs – particuliers et entreprises) est assez limité.

        Les actifs à risque sont constitués de produits (privés) de spéculation, qui n’ont rien à voir avec les engagements non spéculatifs précédents. On peut penser (!) que ces actifs dépréciés plombent lourdement les bilans de banques.

        Quand l’intérêt général est en cause, il appartient à l’état d’édicter des règles, pas nécessairement de s’impliquer totalement, et avec lui tous les citoyens contribuables.,

        Ainsi il devrait pouvoir être imposé aux banques privées et organismes financier privés de constituer des bad banks privées (ou une bad bank mutualisée) pour cantonner les actifs à risque. En cas d’insolvabilité avérée à terme, il devrait être possible de constater le défaut , et mettrre en faillite ces bad bank privées sans participation de l’état et des contribuables.

        Un scénario “à l’islandaise (1)” en quelque sorte, que l’on a peu de chance de voir importer chez nous, malgré l’ouverture des frontières.

        1) Comme mettre à plat le système (le bilan des banques), séparer le bon grain de l’ivraie (le spéculatif et le reste), établir les chaînes de responsabilités, et faire passer le justice.

        1. @ François78

          Le droit prévoit cette possibilité, mais en pratique elle n’est quasiment jamais mise en œuvre du fait de l’absence de signature crédible des organismes privés potentiels qui se porteraient acquéreurs d’actifs dépréciés, autrement que dans l’optique d’une mise en faillite ordonnée. Difficile d’imaginer une quelconque portée pratique à ce scénario dès lors qu’il requiert la mise en faillite du système dans son entièreté !

      6. @Julien

        Soit je n’ai pas compris votre réponse, soit je mes suis mal exprimé.

        En restant dans le domaine privé, on divise une banque en “good bank” et en “bad Bank, en affectant à chacune les actifs selon leur nature (classique ou spéculatif comme décrit – très grossièrement – dans mon commentaire précédent). Il s’agit de transferts sans recours à de nouveaux acquéreurs.

        On applique à ces banques le droit commun, qui s’applique sans faille aux particuliers et aux entreprises. Je crois que les good banks ayant des actifs classiques peu exposés peuvent vivre et servir utilement. Concernant les bad banks, si elles sont insolvables, elles devraient être fermées, il s’agirait alors d’une faillite ordonnée ; on peut aussi les laisser en état indéterminé (comme le chat de schrödinger) “le temps qu’elles se refassent”, éventuellement pendant 24 000 ans (ça laissera le temps de digérer les pertes) .

        L’état ne devrait agir comme il se doit que comme édicteur de règles d’intérêt général et veiller à une bonne justice (pour les fauteurs éventuels et les perdants), éventuellement comme conciliateur, mais pas comme contributeur. Tout le processus revient en fait à rétablir, de façon ad-hoc peut être, voire arbitraire ou autoritaire, mais juste, une certaine réalité à laquelle la finance a trop longtemps délibérement échappé.

        En gros, çà veut dire prendre les pertes là où elles sont, sans contaminer (dans ce cas en décontaminant) ce qui est sain. Il ne s’agit que de séparer ce qui a été uni de façon indue ou pour le moins légère.

        C’est sans aucun doute simpliste (je suis lucide quand même) et d’autres que vous connaissez peuvent détailler des mécanismmes très élaborés visant le même but. Mais après tout qu’a fait l’islande ?

        PS : ce qui est une possibilité, c’est que les actifs toxiques soient inclus dans des contrats qui demandent à être servis (entre autres par des intérêts) et ne peuvent être défaits si facilement (?) même en cas de faillite (?).

      7. Résumé: La bad bank c’est de l’arnaque. L’argent de l’Etat pour soigner les bobos des rentiers.
        Il faut arreter de cibler le Crédit Lyonnais. Vielle histoire.
        Depuis 2008 il y a eu une structure en France qui a absorbé pas mal d’actifs pourris des banques en catimini. Aucune pib, de Hollande, Mélenchon, Bayrou..;Mais Sarko lui était au courant, bien sur!
        Il faut remarquer que la BCE à l’origine (sic!) ne pouvait pas intervenir elle-meme. Elle le fait désormais quand le comique Draghi ouvre un crédit illimité à 1% aux banques européennes…
        Contre? Ben contre des actifs pourris pardi! Il y a des banquiers suffisament nazes pour refiler de bons actifs à la BCE? Dés fois la finance nous fait bien rigoler! Bien sur que non!
        Meme la Fed aux USA sont du parti des comiques: Il parait que les 14 000 milliards de produits pourris, toxiques qu’elle a en “pension” (Qu’elle a acheté en dollars tout neufs) vont avoir de la valeur dans quelques années! On dirait un script des Monti Python.
        Oui, la Fed rachète elle directement les actifs pourris, parceque l’Etat Fédéral ne peut plus!
        Le dollar es une monnaie d’échnage internationale, une réference, donc les ricains s’en fichent. C’est pour cela qu’ils ont très peur qu’une monnaie prenne la ,place du dollar.
        Ils ont tout intéteret à faire plonger l’euro par exemple.
        Il me semble que l’attaque contre l’euro n’est pas économique, dettes blablabla….Mais politique. Il ne faut pas que l’euro devienne monnaie de réserve ou serve à l’échange international: Par exemple le pétrole vendu en euro…
        A mon avis l’économie politique est purement politique…La baratin libéral économique c’est n’importe quoi…Mélenchon a raison.

      8. Izarn,

        les 14 000 milliards de produits pourris, toxiques que la FED a en « pension»…

        14 000 Milliards en pension pour seulement 3000 à l’actif… il sait y faire question bizness le Bernie… à moins qu’il y ait un p’tit bug dans tes chiffres ?

      9. Je me suis amusé à calculer l’épaisseur de 14.000 milliards de dollars sachant qu’un dollar a une épaisseur de 0.13 mm. J’ai trouvé 2 millions de kms soit 5 fois la distance de la terre à la lune…

      10. Lapino, merci de confirmer une énième fois que les matheux sont juste de plus ou moins sympathiques petits enfants. Je te signale,, au cas où t’aurais pas fait gaffe au truc, que t’as compté plusieurs fois les mêmes biftons.

      11. @ Vigneron
        Je suis matheux, qui plus est en retraite, pas comptable.
        Si j’ai fait une erreur n’hésitez pas à me corriger.

    1. Bonsoir,
      parler de bad banque c’est accepter que de good bank continuent à prospérer sur le dos de l’activité économique, vaudrait mieux que les banques s’effondrent une bonne fois en faillite et que l’état les rachétent aussitôt à 1 euro symbolique comme le préconise mr Lordon, car faillite ou pas les conséquences sociales de la crise sont là.

      En attendant ben il faut seulement attendre que le poisson soit bien ferré car il est vigoureux le bougre … probléme : le pêcheur risque bientôt de n’avoir plus de fil et la ligne va casser ou bien le poisson va emporter dans l’eau le pêcheur et sa canne !

      Cordialement

      1. Oui, c’est la meilleure solution.
        Plutôt que de renflouer Dexia et Fortis et de diminuer les taux d’intérêts des comptes d’épargne, Reynders aurait été plus futé de nationaliser Dexia et Fortis.

  2. François Hollande vient ce matin de faire un pas en avant, non pas en préconisant une baisse des taux de la BCE afin de favoriser la croissance – remède de la plus parfaite orthodoxie à l’efficacité douteuse dans le contexte actuel – mais en bousculant le tabou de l’intervention de celle-ci sur le marché primaire de la dette souveraine (lors de l’émission)…

    Et il compte faire comment pour arriver à convaincre les autres membres de l’Euroland ? Autant dire, qu’il demande la lune !

    1. Je ne pense pas comme vous.
      M’est avis que l’euroland attend avec impatience que la France balance des gros pavés dans la marre, histoire d’avoir la lune (qui est à portée depuis quelques dizaines d’années) plutôt qu’une situation à la grecque.

      1. Très bien dit Julien. Et j’ose pousser un cocorico en disant qu’il n’y a pas qu’en Europe que les gens attendent un grand geste de la France qui marquerait un tournant. Histoire oblige, on ne peut pas y échapper et trahir tous ceux qui ont lu la nôtre.

  3. “.. les symptomes et non les causes…..”. C’est bien dit.
    Toutes ces mesures pour “maîtriser la crise” ne feront pas guérir le malade. C’est comme si vous donneriez à un agonisant, disons une personne atteinte du choléra, de la morphine et de l’aspirine.

  4. Rappelons néammoins que l’encours bancaire s’éteint de lui même s’il n’est pas reconduit à l’identique , par le remboursement des clients.
    La règle normale est donc laissons faire le temps qui arrangera tout.
    Tout étant dans la vitesse et dans le temps choisi pour la réduction.
    Ce qui est l’inverse dans les dettes d’état.

    1. Je vous rappelle que la particule ” ex” est réservée exclusivement à notre cher VGE . , Il faudra trouver autre chose pour notre cher président actuel ( au cas ou …) .

  5. “Le président français sortant vient de lancer un nouveau jugement définitif, « le risque d’implosion de l’euro n’existe plus »

    ça me fait penser à cette blague auvergnate:
    La cartomancienne: Pfffuit…. vous êtes guéri!
    L’auvergnat: Pfffuit…. vous êtes payée!

  6. Ou bien en acceptant comme collatéral des obligations émises par les banques espagnoles (juste pour donner un exemple), mais pourvues de la garantie de l’État, cet hors bilan complaisant de la comptabilité nationale

    Pour en donner un autre d’exemple, les banques françaises bénéficient aussi de ces garanties d’État. Je subodore qu’on ne vont pas tarder, si ce n’est déjà fait, à les faire fructifier en collatéral ad hoc auprès de la BdF ces obligation bancaires “state-backed”. C’est combien au fait ce complaisant hors-bilan d’État chez nous ? 300 milliards ou dans ces eaux là non ? Ah ouais kamême…

    1. “les faire fructifier en collatéral ad hoc auprès de la BdF ces obligation bancaires « state-backed “».
      Une nouvelle langue ?

  7. “…du système bancaire européen qui a abusé de l’effet de levier,…”
    Pas pour acheter des actifs pourris quand même ?

    “On a noté hier que deux instituts allemands préconisaient un financement de la partie de la dette dépassant le ratio de 60 % du PIB”
    Il me semble avoir déjà entendu parler de cette solution ? Etait-ce sur le blog ?

    “mais en bousculant le tabou de l’intervention de celle-ci sur le marché primaire de la dette souveraine (lors de l’émission)… ”
    Ca voudrait dire que les états pourraient emprunter directement à la BCE ?

  8. La dernière bien bonne blague de Belgique(via la Suisse):

    Patrick De Maeseneire, le patron belge du premier groupe mondial d’intérim Adecco, conseille aux entreprises de quitter la Belgique.

    « If you can leave Belgium, run ! », a ainsi dit Patrick De Maeseneire au cours d’une conférence organisée vendredi par le magazine Trends.

    Des propos qu’il confirmera par ailleurs lors de l’émission Z-Talk Goossens qui sera diffusée samedi sur Kanaal Z.

    « J’emploie cette phrase à dessein, car il faut agir de toute urgence pour renforcer la position concurrentielle de la Belgique », a-t-il expliqué à l’agence Belga.

    « Nous ne sommes pas suffisamment compétitifs, tant en Europe que dans le monde, et le chômage des personnes peu qualifiées est un gros problème auquel il faut s’attaquer », a-t-il ajouté en affirmant que seuls la Grèce, l’Italie et l’Espagne font moins bien que la Belgique.

    Dans ce contexte, l’administrateur-délégué d’Adecco plaide sans surprise pour une baisse des coûts salariaux et s’interroge sur la pertinence de maintenir un treizième mois et un double pécule de vacances en Belgique.

    De nationalité belge, Patrick De Maeseneire réside depuis de longues années en Suisse.

    Les commentaires sous l’article sont assez truculents.

    http://www.lesoir.be/actualite/economie/2012-04-20/si-vous-pouvez-quitter-la-belgique-courez-910693.php#reactW

  9. Dernière note de Jean-Luc Mélenchon sur son blog. J’ai bien fait de la lire puisque j’ai eu des précisions sur le candidat du Ps qui au contraire de ce que je pensais, reprend bel et bien les propositions du Front de Gauche sur la BCE, certes tenues à une éventualité qui repose sur le crédit d’intégrité qu’on veut bien lui faire. La question est de savoir s’il choisira entre sa fidélité jamais démentie au traité de Lisbonne, au MES qu’il a contribué à faire passer en s’abstenant ou au véritable changement de politique économique dont il tentera de convaincre l’Union. Si on aime le risque…Mais pour plus de sécurité, je pense que Jean-Luc Mélenchon sera mieux à même de porter des idées qu’il a défendu bien avant le candidat Ps. En tout cas, la bataille des idées est en train d’être gagné par notre travail.

    http://www.jean-luc-melenchon.fr/2012/04/20/veillee-rouge/#more-11942

  10. Je rappelle que le visionnage du documentaire de Pierres Carles , librement accessible sur son site internet, est très utile pour comprendre le traitement mediatique de la campagne et les enjeux de certains soutiens aux candidats “autorisés” :

    http://www.pierrecarles.org/

    1. Les Chinois sont en prospection dans le nord de l’Europe du 20 au 27 avril. Ils ont un objectif en tête: l‘Arctique !

      L’avenir du continent européen se joue également dans cette partie du monde. Le potentiel est immense et les changements climatiques accélèrent le processus.

    2. Au milieu du 15e siècle , les Chinois ont été à deux doigts de ” découvrir” l’Europe ” . Ils ont renoncé pour des raisons de politique interne , ils l’ont payé cher au 19e siècle .
      Ils apprennent des erreurs passées .

  11. Un dernier exemple de méfait d’une presse qui manifestement a une conception un peu spéciale de l’information : Le journal Métro dans son édition de demain, publie une photo de Jean-Luc Mélenchon accueillant Bachar El Assad en 2001, au cours d’une cérémonie protocolaire dont on l’avait chargé puisqu’il était membre du gouvernement Jospin à l’époque. Comme la campagne officielle se clôture à minuit, il ne pourra pas répondre à la diffusion de cette photo même si une procédure en justice va être lancée, puisque l’intention de nuire est évidente. Pour quelle raison, ce journal publie à cette heure ci une telle photo ? Qui a intérêt à nuire au Front de Gauche ? Quelle est réellement le niveau d’inquiétude vis à vis de notre mouvement pour que de telles procédés soient utilisés sans possibilité de défense ? Allons nous longtemps accepter de nous voir clairement déconseiller certains choix électoraux ?

    http://www.facebook.com/frontdegauche/posts/10151567827875171

  12. L’échange de dette a coûté très cher aux banques grecques
    ‘Alpha Bank et Eurobank ont dit avoir perdu à elles deux 9,3 milliards d’euros, une somme qui représente près de 10 fois leur capitalisation boursière.’
    ‘Piraeus Bank, numéro quatre du secteur bancaire grec, a annoncé une perte de 6,6 milliards d’euros en 2011.’
    ‘La Banque Nationale de Grèce (BNG), premier établissement commercial du pays, a perdu 12,3 milliards d’euros en 2011, dont 11,7 milliards proviennent de l’opération de restructuration de la dette souveraine du pays, a annoncé le groupe vendredi.’ (http://www.romandie.com/news/n/Grece_la_premiere_banque_grecque_BNG_a_perdu_123_mrd_d_euros_en_201187200420121840.asp)

    Au total, les 4 1ères banques totalisent environ 28 milliards de pertes rien qu’en 2011, quasi exclusivement de par l’échange de titres réalisé.
    La Troïka, elle, apporte 25 milliards d’euros sur une première tranche pour la recapitalisation … du secteur bancaire grec.
    Rien que sur ces 4 premières banques, il manque déjà 3 milliards.

    Les 25 prochains milliards d’euros de la seconde tranche risquent d’être très limités au regard des besoins véritables de recapitalisation des banques grecques.

    1. Recapitalisation ??que neni c’est de l’argent emprunté et reprêté à 5% , à quel prix vont ils repréter à l’économie 10% ??
      Ce que l’on présente comme un sauvetage grec c’est du ponzi……….pov kerviel bouc émissaire avec ses 5 Md€ qui n’en sont pas et en + salarié en subordination , quel scandale.

  13. Dans ce contexte pour le moins électrique pour tous les établissements bancaires, il ne fait aucun doute qu’un remodelage du paysage actuel s’avère inéluctable.

    Et ce, pour deux raisons :

    D’abord parce que la réflexion déjà menée en Grande Bretagne et aux Etats-Unis dans le cadre des lois Vickers et Volker ne peut être repoussée d’un revers de la main par la France. Vu les difficultés connues par les plus grands noms du secteur ces dernières années et le niveau de risque que fait toujours encourir certaines activités, ces banques vont bel et bien devoir revoir le périmètre de leurs différentes branches.

    Deuxième raison à cette inévitable reconfiguration : les cours de Bourse de tous les acteurs du secteur. Tous les titres bancaires sont effectivement aujourd’hui à la cave. Si l’on regarde leur performance sur cinq ans, ils perdent tous entre 60% et 80%…

    http://www.latribune.fr/opinions/editos/20120420trib000694701/les-banques-francaises-a-l-aube-d-une-vaste-restructuration.html

    Evolution du cours de l’action BNP PARIBAS depuis cinq ans : – 64,37 %.

    http://www.boursorama.com/cours.phtml?symbole=1rPBNP

    Evolution du cours de l’action NATIXIS depuis cinq ans : – 80,18 %.

    http://www.boursorama.com/cours.phtml?symbole=1rPKN

    Evolution du cours de l’action SOCIETE GENERALE depuis cinq ans : – 87,12 %.

    http://www.boursorama.com/cours.phtml?symbole=1rPGLE

    Evolution du cours de l’action CREDIT AGRICOLE depuis cinq ans : – 87,94 %.

    http://www.boursorama.com/cours.phtml?symbole=1rPACA

    1. Hé oui! Comment menacer les états, et les Banques Centrales, quand les banques sont en si mauvais état? Sic!
      C’était le sujet de Paul Jorion…
      Le néolibéralisme est franchement une idéologie de fous: Ils dépendent exclusivement désormais pour leur survie de l’Etat et des Banques Centrales! (Ce qui explique leur spéculation sur les taux des dettes “souveraines”. Ben si elles étaient étaient souveraines, ils n’auraient droit qu’a un coup de pieds au cul mérité)
      Condamnées par Von Hayek au soir de sa décrépitude intellectuelle…
      Vive le néolithique du capitalisme: Chacun fabrique sa monnaie de singe!
      Faut arreter de nous parler du néolibéralisme (Sic néo lithique-libéral), je vais mourir de rire!
      C’est pas humain!

  14. à la minute où nous relâcherons la pression sur la réduction des dépenses, la réduction des déficits, de l’endettement, la France connaîtra le sort de l’Espagne

    =Ce qui veut dire V’ALLEZ voir vos gueule à la récré!!!!

    Quant à moi je dis, ben vas-y qu’est ceque t’ attend…. Sinon casse-toi p’vr cxxxxn!

  15. Un truc bizare: Comment le Brésil peut-il aider le FMI ou l’Europe alors que le parti au pouvoir déclare conseiller aux français de voter Jean Luc Mélenchon???
    Faut que l’info soit torturée et censurée entre l’Amérique Du Sud et l’Europe…
    Il faut quand meme informer les naifs avant le vote en France, merci le blog Jorion:
    La quasi totalité des américains du Sud choisissent Mélenchon et Hollande en second (Faut dire que Méluche parle espagnol de naissance)
    Ils detestent Merkel et Cameron, Rajoy, Monti, Draghi…
    Argentine, Bolivie, Equateur, Vénezuela, Brésil, Pérou….
    Ceux-la seraient derriere le FMI? A coté des USA et de l’Europe de Lisbonne?
    Quelle rigolade!
    Je dis ceci car j’ai lu un article édifiant du FMI sur l’Islande. Le FMI s’honore que l’Islande ai suivi ses conseils pour se redresser! Un comble! Mais l’Islande n’a rien suivi et fait radicalement l’inverse!
    J’ai halluciné en lisant ça!
    J’informe respectueusement monsieur Leclerc, de ne pas croire les bobards de Madame Lagarde, qui hérite des propos mensongers de DSK….
    Ce que dit le FMI c’est littéralement n’importe quoi. En Juin 2008 DSK prévoyait que tout allait bien, et que l’économie mondiale se portait comme un charme, ce qui avait fait un buz sur le net et fait rigoler tous les traders…
    Si vous etes investisseurs, allez voir des gens sérieux, pas ces charlots qui ne font que de la propagande au service des gros…

    1. Izarn,

      Je dis ceci car j’ai lu un article édifiant du FMI sur l’Islande. Le FMI s’honore que l’Islande ai suivi ses conseils pour se redresser! Un comble! Mais l’Islande n’a rien suivi et fait radicalement l’inverse!

      Si si renseigne toi. L’Islande est très bien vue par le Fmi pour son “énergique redressement budgétaire” ()rigueur draconienne…). Elle vient d’emprunter un milliard de $ aux fonds de pension ricains à 9% pour faire un remboursement partiel anticipé au FMI. Bonne fifille l’Islande.
      Sur le Brésil et l’Am-Sud ton délire est de la même eau.

      Comment le Brésil peut-ii aider le FMI ou l’Europe alors que le parti au pouvoir déclare conseiller aux français de voter Jean Luc Mélenchon???

      Pathétique.
      Vais te dire, t’es plus qu’halluciné, t’es hallucinant, voire hallucinogène… à moins que ce soit la méluche qui produise cet étrange effet psychédélique…

      1. Vigneron, quand comprendras tu que quand on a quelque chose à exprimer il n’y a que deux solutions. Soit tu fais comme Paul et tu prends ton bâton de pélerin pour expliquer encore et toujours et sans cesse, patiemment à remettre l’ouvrage sur le métier et à planter tes graines.
        Soit tu prends la matraque du nervi de la pensée et tu cognes sur tout ce qui n’est pas d’accord, n’a pas forcément tes informations ni forcément la même sensibilité. Là, tu sèmes du vent haineux qui pourra même devenir tempête.

        Tu parles de trolls, mais tu es probablement le pire troll du site avec ta violence stérile permanente. Tu interdits tout débat. Tu insultes en permanence, tu invective.

        Argumente, nom de nom, mets des liens, explique intelligiblement. Les autres ne sont pas forcément des abrutis congénitaux ou des scélérats qui méritent systématiquement tes déchainements de violence.

        Dis ce que tu as à dire mais sans cet insupportable morgue, sans ce mépris débile, sans cette condescendance inepte.

        Tu pourrais alimenter et fertiliser ce blog, tu le tétanise et le stérilise.

        Tu crois que Paul a besoin d’un garde-chiourme?

      2. Les liens qui confirment mes objections sur l’Islande je les ai déjà donnés et que tu devrais les connaître par toi même si tu tchatchais pas que sur du vent au service de motifs strictement idéologiques ou de pure propagande sans souci aucun de moindre vérification; ensuite et surtout car c’est toi même qui par souci d’honnêteté intellectuelle autant que par respect de ces mêmes causes devrait te fader le recadrage de ces brebis egarées qui donnent bien triste figure à ton roupeau, surtout si cette figure s’avère cruellement révélatrice de ses outrances habituelles pour ne pas dire consubstantielles. Tu le fais pas ? T’étonnes pas qu’on se fasse un plaisir gourmet de le faire pour toi. Si en plus ça te fait sortir du bois tout rouge et vert pour en remettre une couche, grand merci, c’est le double effet Kisscool. J’adore.
        Ps : sur les 14 000 milliards de la FED ou le grandiose Brésil/Fmi/Méluchon, tu m’excuseras, mais le rire, même très gras suffira très amplement selon moi pour toute argumentation, simple commisération très miséricordieuse.

      3. @ kerjean

        C’est pas faux… pour le côté inintelligible…
        J’osais pas le dire parce que côté comprenette, parfois, y m’faut du temps… et puis y a le jargon aussi, et là, c’est les 2/3 du blog….

        Côté violence… c’est moins vrai… Faut quand même qu’il se marre un peu … et puis rien n’empêche de répondre… Moi, une fois, il a voulu me tétaniser pour me stériliser… ben, j’ai retiré mes castagnettes de dessous du hachoir et je me suis dé-tétanisé en souplesse… tout est dans le déhanché…

        Qu’est-ce que vous voulez…? vigneron, les trucs pas bien ficelés, ça l’énerve… y coupe tout c’qui dépasse…
        Suffit d’le savoir…

      4. @ La vigne

        ou de pure propagande sans souci aucun de moindre vérification;

        Objection votre honneur ! Cet argument n’est pas recevable de la part d’un parjure qui par trois fois a été pris la main dans le pot de confiture…

        Un témoin.

      5. Tu oublies qu’elle a fait défaut de sa dette l’Islande! Ca te gènes?.
        Ce qui est une hérésie pour le FMI.
        Ce qui confirme mon opinion, qui n’est pas pathétique…Grosso modo je te renvoies le compliment.
        Le FMI raconte n’importe quoi pour sauver la mise, ainsi que les marchés. Ce que te dirais Christina Kirchner en personne.
        Présidente de l’Argentine. Aprés le défaut de l’Argentine, les affaires reprenant tous les capitalos se sont précipité pour faire crédit à l’Argentine! Et le top du top, c’est de refuser ce crédit…Pas folle la guepe!
        Miroir aux alouettes, attrape couillon du FMI…
        Il y a deux situations:
        Le FMI enc…l’islande: C’était jadis
        L’Islande enc…le FMI: C’est la situation actuelle.
        Tu as le droit de croire aux rapports du FMI qui sentent la rose pour cacher la bouse…
        Mais la réalité est hélas tout a fait differente: L’Islande n’a rien à cirer du FMI ou des USA….Les Russes ont proposé leur aide…Les ricains ont bondi! Qui sont les maitres du jeu?
        Hahhaha! C’est vrais qu’on se marre en ce moment!

      6. Ha, au fait preuves que la Fed a refilé un millier des milliards de dollars aux banques franco-germano-suisses:

        Audit:
        http://www.renovezmaintenant67.eu/public/audit_Fed_bailout_2011.

        ou

        http://www.gao.gov/new.items/d11696.pdf

        Goldman Sachs: 854 milliards de $
        DB: 354 milliards de $
        PNB-Paribas: 175 milliards de $
        DEXIA: 159 milliard de $
        Etc…

        Un sytéme capitalo en bonne santé qui se nourrit à la planche à billet…
        Heureusement que la planche à billet n’est pas étatisée! Hahahaha! Sinon ils seraient tous à merci en train de ramper lamentablement devant le peuple!
        Sacré Rothchild, va!

      7. Izarn et sa bande de nazebroques.
        Sur l’Islande :
        vigneron
        10 avril 2012 à 23:37
        Miracle du village de pêcheurs d’Islande ? Mouais, 8% du pib en coupes budgétaires, 6% de pib en augmentation d’impôts, tout ça depuis 4 ans… Les prêteurs, Fmi et Norvège, sont bin contents des efforts de ses pêcheurs d’Islande… z’ont pu revenir sur les marchés au mois de juin dernier… et emprunter 1 milliard de $ aux fonds de pension US… Et alors l’investissement, la conso, le commerce extérieur… regardez en dessous…
        http://www.tresor.economie.gouv.fr/File/339
        justin 11 avril 2012 à 14:57@Vigneron Merci pour cette information. « Mon » texte n’était rien d’autre qu’un copier coller d’un tract reçu dans ma boite Email. Ne sachant qu’en penser je l’ai posté sur ce blog pour avoir des avis éclairés.
        vigneron
        11 avril 2012 à 15:19
        Eh bé primo, Justin, fallait le dire que c’était un tract, même si c’était manifeste. Secundo les tracts ça se classe verticalement, normalement en tous cas, corbeille quoi… Imaginez Hollande ou, mieux, « I Am Very Dangerous » Jean-Luc ! qui annonce « Mon projet ultra-démocratique à l’Islandaise pour les quatre ans : 120 milliards d’impôts nouveaux et 160 milliards de dépenses publiques en moins ! Et dans quatre ans on peut enfin emprunter 160 milliards à Pimco à 9% ! Pour rembourser plus vite le Fmi et nos voisins allemands… » Succès démocratique assuré.

        Sur l’Argentine :
        25% d’inflation.
        Accès totalement impossible aux marchés financiers pour l’État et financement par ponction des réserves
        de la banque centrale et des fonds de garantie de Sécurité Sociale.
        La balance commerciale repasse en territoire négatif, malgré une première place mondiale incontestée pour ce qui est des mesures protectionnistes (cf l’histoire kafkaïenne des millions de bouquins importés bloqués par la douane argentine à l’aéroport de Buenos Aires pour “teneur en plomb excessive de l’encre”…), 182 exactement, sans parler du “murky protectionnism”…
        Idem pour le solde budgétaire, à nouveau négatif.
        21 milliards de $ de capitaux privés ont quitté le pays l’an dernier.
        Investissement anémique.
        Fortes tensions sociales : 40% des salariés dans le “secteur informel”, i.e non syndiqués, ne bénéficient pas des augmentations salariales plus ou moins indexées sur l’inflation négociées par les grands syndicats et prennent en pleine gueule l’augmentation des prix alimentaires et immobiliers.
        Paupérisation et inégalités croissantes.
        Dépendance vis à vis du Brésil problématique.
        Influence régionale : faible.
        Influence mondiale : nulle.

        Sur les prêts Fed aux banques : ne pas confondre cumul des prêts et refinancements successifs et encours…
        Allez, votez bien bande de nazes, faites vous plaisir.

      8. @vigneron

        He ben voilà… c’est tout de suite plus clair…
        C’était quoi la pub déjà..?
        “Dites-le avec des fleurs”

        Quand on a des bons arguments… faut les donner…
        Comme ça, nous, après, on peut s’en servir pour clouer le bec aux nazebroques…

        Salut vigneron… et merci pour la doc…

  16. “Comparant, pour faire bonne mesure, la « rente » dont bénéficient les banques à la disette réservée aux États et faisant référence à l’exemple donné par les États-Unis et le Royaume-Uni.”
    On attaque l’euro, donc l’euro n’est plus dans la capacité de rivaliser avec le dollar…
    Trichet voulait maintenir l’euro, Draghi lache du lest, parceque la Zone est dans l’impasse, à cause de l’attaque des marchés. (Méthode archi classique des USA et de Wall Street).
    Draghi de la mouvance Goldamn Sachs fait son boulot de taupe. Dégrader l’euro.
    Plus il lache d’euros dans la nature, mieux cela réconforte le dollar.
    Surtout dans les banques, dont la confiance est minimale face au marché et aux états!
    Plus on met dans les banques, plus on détruit l’euro. Plus on met dans les états, plus on conforte l’euro.
    CQFD.
    Mais c’est contradictoire avec la fumisterie néolibérale…Fasciste.

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