L’actualité de la crise : UNE DYNAMIQUE TOUJOURS AUSSI DESTRUCTRICE, par François Leclerc

Billet invité.

Une restructuration de la droite française est en marche, qui va s’opérer plus ou moins rapidement suivant que Nicolas Sarkozy sera ou non réélu. Elle va résulter des discrètes négociations destinées à infléchir la consigne de vote de Marine Le Pen, pour être ensuite accélérée par la préparation des prochaines législatives et les accords avec le Front national que des députés UMP sortants chercheront pour sauver leurs sièges, surtout si Nicolas Sarkozy est battu. Il en résultera une modification du panorama politique, une partie de la droite française se retrouvant déportée à l’extrême-droite. Par contre-coup, il en résultera une recomposition du centre et des relations du parti socialiste avec celui-ci aux contours encore indiscernable.

Cette évolution du panorama électoral et politique reflète celui de la société française. La force du rejet manifesté par les laissés pour compte de la croissance en sera le moteur, renforcés par la venue de ceux dont la hantise est de les rejoindre, alliés aux bataillons disparates de l’extrême-droite traditionnelle. A contrario, cette dynamique met en évidence que le programme du candidat socialiste est dirigé vers des classes moyennes marginalement touchées qui représentent sa base sociale.

Un tel clivage social accentué est destiné à durer, car il correspond à la cassure qui s’élargit au sein de la société entre les nantis d’un côté et les dépourvus ou qui se sentent menacés de le devenir de l’autre. Retrouver un lien politique avec ces derniers sera aussi difficile que de recréer le lien social là où il a disparu. Le vote pour le Front national n’exprime plus une protestation mais une adhésion, car il apporte un refuge identitaire.

Rien au sein de la crise actuelle ne permet d’envisager que ces couches sociales atteintes par les effets de la mondialisation et de la financiarisation vont voir leur sort amélioré. Ni un marché de l’emploi structurellement en berne, ni les restrictions budgétaires restreignant les aides sociales ne vont en ce sens. L’invocation de la croissance n’a aucune chance d’être partagée tant qu’elle restera une velléité abstraite. La fracture sociale n’est pas prête d’être réduite, elle s’élargit au contraire. Le phénomène se traduit au plan culturel, là où les faux-plis sont durs à effacer.

C’est dans ce contexte que François Hollande est susceptible d’être élu, pour appliquer un programme aux nombreuses zones d’ombre. Appelé, suivant certains, à devoir faire face à une détérioration de la situation et à prendre d’inévitables mesures d’austérité à son tour, après avoir affiché son accord avec la stratégie de réduction du déficit budgétaire et de la dette publique qui l’enferme.

Ce carcan peut-il être desserré ? des marges de manœuvre trouvées ? Si un assouplissement de la stratégie de désendettement est activement recherché, car elle précipite l’Espagne dans le trou et menace d’y entraîner l’Italie, pour commencer, rien n’est fait. Même les représentants des grandes banques mondiales appellent cependant à la prudence. Différentes formules sont ici et là à l’étude, afin d’y parvenir. Depuis une aide directe du Mécanisme européen de stabilité (MES) aux banques, et non plus via les États, jusqu’à l’émission d’euro-obligations permettant le financement de programmes d’investissement destinés à favoriser la relance, mais réservées aux États vertueux. Quant à la réduction du déficit public, son objectif ne serait pas abandonné mais son calendrier étalé. Mais des avancées significatives sur ces dossiers peuvent-ils être attendus à froid ? Un nouveau spasme est nécessaire pour y parvenir.

Sans attendre, des évènements politiques significatifs sont déjà intervenus. Tout frais, le dernier est la « poussée populiste » Française, pour reprendre les termes d’une Commission européenne qui fait du populisme l’épouvantail qu’il représente pour elle. Ainsi que la perspective d’une consultation électorale aux Pays-Bas, la coalition gouvernementale ayant chuté après avoir perdu le soutien parlementaire de l’extrême-droite en cherchant à renforcer l’austérité pour rester dans les clous de ses objectifs de réduction du déficit. En Grèce, le résultat des prochaines élections est indécis, laissant craindre l’impossibilité de constituer un gouvernement de coalition Nouvelle Démocratie /Pasok majoritaire à la Chambre, rendant encore plus périlleux la poursuite du sauvetage du pays. Ce tableau pourrait aussi être élargi à la quasi disparition du parti libéral allemand, le FDP, avec pour conséquence la formation probable d’une grande coalition comprenant les sociaux-démocrates à la suite des prochaines élections, en 2013.

Mais les configurations politiques changent et les problèmes demeurent. On l’a bien vu en Grèce et en Espagne, où l’application du principe sortons les sortants ! n’a abouti qu’à remettre en selle la droite traditionnelle au détriment des socialistes compromis. Les sociaux-démocrates européens qui sont au contraire susceptibles d’accéder au pouvoir ont-ils depuis pris la mesure de la crise et la nature de ses remèdes ? Rien n’est moins certain.

Il y a enfin une dernière dimension à relever dans la situation actuelle. L’acharnement obstiné avec lequel est poursuivie la stratégie de désendettement actuelle est générateur de nouveaux épisodes de crise, résultat d’égoïsmes nationaux inconséquents ou de la réaffirmation d’un « libéralisme » doctrinaire aveugle. la défense des acquis n’est pas seulement l’apanage des syndicats conservateurs ! Un concert de voix international se fait pourtant entendre pour réclamer son assouplissement ainsi que la mise en œuvre d’une politique de croissance, mais il n’est pas audible, ses choristes incapables de formuler une stratégie de rechange, tout juste des aménagements. La dynamique destructrice de la crise, avec ses lourds effets sociaux et désormais politiques, reste à l’œuvre.

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206 réflexions sur « L’actualité de la crise : UNE DYNAMIQUE TOUJOURS AUSSI DESTRUCTRICE, par François Leclerc »

  1. Le fn n’a pas l’intention de vendre ses voix et il n’y aura pas de négociations discrètes, le fn va démonter l’ump en donnant comme consigne de ne pas voter pour sarkozy, à la rigueur voter pour hollande est une bonne stratégie car si sarkozy est suffisamment dans le trou au second tour l’ump va s’effondrer définitivement et le fn va pouvoir s’imposer.
    Et bayrou ferait bien de suivre ce plan s’il veut être encore là la prochaine fois.

    1. Et si c’était justement Bayrou qui récoltait la mise, à moyen terme, vue l’implosion prévisible de l’UMP? Cette inquiétude transparaît de vos propos…

    2. Excellente analyse de FL qui fait suite à la même, publiée par J ATTALi dans l’Express, il y a quelques semaines. Il apparaît bien aujourd’hui que la convergence entre le FN et la droite de l’UMP n’est pas un fantasme : 50% des electeurs du FN se déclarent prêts à voter SARKOZY au 2eme tour et la droite de l’UMP a déjà largement fait parler d’elle sur des thèmes « frontistes ».
      Je ne suis par contre pas persuadé que le vote pour le FN corresponde à une adhesion, pour sa majorité.
      Il me parait souvent résulter d’un sentiment d’impuissance face aux puissants qui nous gouvernent, du « tous pourris » ou du « on fait tout péter », avec une sensibilité de droite. La même philosophie, avec une sensibilité de gauche aboutit au vote Mélanchon.

      1. 1/3de fachos,1/3 de xénophobes anti islam et 1/2 d’anti sarkozy et anti euro.Sarko une fois dehors le FN va retomber vers 8 à 10 pct aux législatives le mode de scrutin ne lui est pas favorable.

    3. Sarkozy a dit ce qu’il pense: »LE VRAI TRAVAIL N’EST PAS PROTEGE ». Pour lui le vrai travail est celui du XIXème siècle et des quasi-esclaves chinois , indiens ou autres qui sont souvent payés avec moins de un euro par jour, qui n’ont aucun droit au syndicalisme, au droit du travail, au salaire différé de la protection sociale etc.
      Le vrai clivage est celui entre les 95% de travailleurs salariés et indépendants en activité, formation ou retraite défendus plus ou moins bien par Hollande et l’oligarchie financière de la bande du Fouquet’s qui veut supprimer un siècle de progrès social et qui exploite les 95% de travailleurs. Supermenteur qui avait dit dans la même allocution présidentielle en 2008  » Je ne mens jamais » et « Les paradis fiscaux c’est terminé » continue ses mensonges.
      La majoritédes travailleurs va sanctionner le sortant.

      1. Pas de « vrai clivage » entre nos « travailleurs salariés et indépendants » et « les quasi-esclaves chinois , indiens ou autres » ?

  2. @ François Leclerc

    Avez-vous une quelconque idée sur le nombre et la qualité de vos lecteurs au PS et dans ses sphères dirigeantes ?

      1. Ça leur serait pourtant bigrement utile et à nous aussi pour estimer les chances de diffusion de votre excellente et pertinente analyse (et pas la seule).

        On arrive ici aux limites 100 fois soulignées de ce blog : un grand nombre de lecteurs et de contributeurs qui semblent tourner en vase clos (je m’inclus hélas dedans) alors que les idées qui y sont défendues me semblent de plus en plus les seules et uniques possibles pour sortir de l’épouvantable ornière dans laquelle nous sommes.

        Je n’attends rien de la cavalerie, elle n’arrivera pas.
        J’attends peu du diesel en route pour l’Elysée, il me semble trop confit de certitudes et entourés de douillons proches de Tanguy sur le déclin.

        Ah, si seulement le courage pouvait étreindre le favori du moment et lui donner des ailes ! Il irait, tel Othelo, cueillir une majorité d’enfer et pourrait – enfin – amorcer un changement tant espéré, terreau de ceux qui ont vu en La Fille de la solution à tous leurs tourments. J’en viens à prier pour que cela arrive, tous mes efforts ici bas ayant été couronnés de très maigres succès.

        Inch’Hallah !

      1. Ah bon ? Proches de FH ? Ce serait vraiment bien qu’ils lisent attentivement ce qui se propose ici, au-delà de l’écume émotionnelle des posts.

      2. @tomb
        Rassure toi yen a comme moi
        Qui ont voté a gauche alors qu ils avaient tj voté a droite
        Justement pour ces raisons
        Perseverance.
        Cordialement

  3. Lisez cet article sur la grande braderie grecque (complètement anecdotique et incomplet, voire méprisant d’ailleurs) et surtout les 1er commentaires… désespérant ! Enfin, presqu’autant que l’article de François Leclerc qui, avec ses « instantanés », nous donne des images avec du « piqué » mais bien sombres images à regarder.

  4. J’ai comme l’impression de regarder les actualités cinématographiques qui relataient les dernières progressions du front pendant la seconde guerre mondiale. La poussée de l’ennemi — libéral — semble inexorable malgré les quelques actes de résistance ici ou là. A quand la bataille de Stalingrad ?

    1. salut py,
      stalingrad c etait hier soir. a ce qui se dit les troupes ne furent pas assez nombreuses. de nombreux soutiens potentiels formulerent mille bonnes excuses pour justifier leur absence, leur non participation, leur je-ne-sais quoi. le resultat chiffre de la bataille est tombe en debut de soiree.
      tiens, milleexcuses.com : une idee de nouveau site. il ne devrait pas manquer de supporters, celui la.
      fred

    2. Pierre-Yves D: vous êtes trop sensible 🙂 respirez, prenez du recul, et revenez avec toutes vos forces dans la bataille. Mais surtout, surtout, cassez votre TV, ça vous fait mal. Vous savez, il m’arrive quand même d’avoir quelques victoires, certes tres modestes, auprès de mes camarades de la rose palote. meme certains réalisent que les d s p, c’est pas toujours la panacé. si si. J’ai meme lu sur une gazette des collectivités locales que le retour en régie publique des transports publics était tendance. Allez Pierre-Yves, tous ensemble…

      1. Lou
        Vous inquiétez pas, je n’ai pas de télé, si ce n’est celle que je regarde, très peu, sur mon ordi.
        J’ai souri à Fréd car je ne connais un peu, et c’est aussi un combattant à sa manière.

    3. à Pierre-Yves,

      Payer pour voir.
      Non pas réfuter, mais anéantir.

      En politique, comme au jeu de poker, il faut payer pour voir, avec de l’argent, dans un monde où tout a un prix.
      A la guerre, comme l’explique Carl Von Clausewitz, il faut payer avec du sang, c’est-à-dire qu’il faut quitter le statique pour le dynamique, situation dans laquelle tout est rejoué et ne compte pas la majorité mais le vainqueur.
      Et aussi comme le disait Karl Marx en 1844, pour une fois plus voyou que savant : « La critique n’est pas une passion de la tête, mais la tête de la passion. Elle n’est pas un bistouri, mais une arme. Son objet, c’est son ennemi qu’elle veut, non pas réfuter, mais anéantir. »

      L’appel d’air est indispensable.

  5. Je me hasarde à une pseudo-analyse probablement naïve mais … votre avis m’intèresse.

    Depuis un certain temps l’extrême droite accroît son influence en Europe, déstabilisant plus ou moins des Etats comme dernièrement aux Pays-Bas.
    La poussée du FN en France fait la une de tous les journaux internationaux avec de larges commentaires teintés d’inquiétude.

    Sous réserve que FH soit élu, il est envisageable qu’avec quelques alliances une majorité se dégage.
    Le PS et ses alliés seraient majoritaires partout, au Sénat, dans les Régions, dans de nombreuses villes,etc, etc …
    Il n’aura – de ce fait – aucune excuse et me semble condamné à réussir à inverser la tendance en engageant les réformes nécessaires afin de lutter contre les excès de la financiarisation de l’économie.
    Parallèlement, la traversée du désert sera longue pour l’UMP, le FN s’étant livré à une OPA.

    En cas d’échec de FH et d’accentuation de la crise, l’élection de 2017 est bouclée et nous verrons alors arriver MLP au pouvoir.

    Ne pensez-vous pas que cette perspective de voir l’extrême droite arriver au pouvoir – à court terme – dans un pays majeur de la construction européenne n’est pas de nature à infléchir la position de la commission de Bruxelles, des institutions bancaires, etc, … ceci afin d’éviter le clash politique, institutionnel qui en découlerait ?

    1. Cinq ans, c’est dans très longtemps et la crise n’attend pas ! Ce sont ses épisodes successifs qui impriment leur marque, ses contradictions internes qui en sont le moteur. Si un assouplissement de la stratégie de désendettement devait être adopté, ce serait parce sans cela elle ne serait plus tenable. Mais la logique n’est pas toujours la chose la mieux partagée…

      1. A ce propos lisez  » le cygne noir ou la puissance de l’imprévisible » de Nassim Nicholas Thaleb

    2. Je pense que MLP n’arrivera jamais au pouvoir, c’est impossible, l’argumentaire nationaliste ne tient pas.

      Comment empêchera t-elle les autres pays (riche en matière première par exemple) de fermer leurs frontières en suivant l’exemple de la France sans l’axe Europe-USA ? Quels intérêts auront ces pays à commercer de manière raisonnable leurs matières premières en période de raréfaction avec une France (fasciste) qui n’a rien à donner en échange à part du papier ?

      Si on veut vraiment tous l’abattre il y a des arguments massue comme ceux là qui peuvent la mettre à terre. C’est du bidon son programme.

      1. Je suis daccord avec vous… MLP n’arrivera jamais au pouvoir….
        C’est du bidon son programme.
        OK aussi…

        Mais on peut étendre cette dernière analyse à chacun des partis….
        Tous les programmes de tous les parties sont du bidon… Ils nous emmenent tous dans le mur.

        Ils sont tous dopés à la croissance et à la production….
        Sans croissance et sans production, on ne peut plus payer les fonctionnaires
        et le pays part à la dérive.

        Seuls la croissance permet à un peuple d’espèrer un avenir meilleur…
        (et encore il faut d’autres conditions)…

        Seulement la croissance on ne la retrouvera plus…..
        Et si un jour on la retrouve se sera au détriment d’un autre pays…
        car il n’y a pas de productions énergétiques suffisantes pour que les pays de la planete entière soient en croissance…..

        Depuis tout petit dans nos écoles, on fabrique des hommes basés sur le principe de la compétition… au lieu de la solidarité.

        Seulement la compétition, c’est UN gagnant et tout le reste de perdant….
        faut voir cette emballement pour les jeux olympiques… C’est profondement débile….
        Classement par compétiteur, classement par pays…
        Je rêve que ces jeux, que cette gloire à la performance, à l’écrasement disparaissent.

        Nous avons été gagnant il n’y a pas si longtemps. Et nous en avons profité à outrance.
        Maintenant nous sommes en passe de devenir les perdants.

        Advienne que pourra

      2. En attendant elle recueille des voix notre Marine Lepen, et accentue l’acidité de la soupe populaire politique. En Finlande le partis d’extréme droite populaire avec 30% de siége au parlement a refusé de participer à un gouvernement. Inconfortable. Ces gens là profitent et accélérent la pourriture des débats politique, ils ne souhaitent pas vraiment être aux commandes car leur vacuité se révélerait au grand jours.

        C’est peut être avec des poussées populaire radicale de droite plus que de gauche que les dirigeants politiques Europééens vont comprendre la necessité de modifier les politiques écomiques et en particulier vis à vis de la finance internationale arrêter de laisser déshabiller si facilement leurs concitoyen.

        cordialement

      3. MLP n’arrivera sans doute jamais au pouvoir en effet, mais c’est parce qu’elle est nulle et n’a aucun charisme, rien ne dit qu’un candidat plus malin, dans un contexte social encore plus dur, n’y arrive pas.
        çà n’est malheureusement pas une question d’argumentaire.

      4. A mon avis , si la crise perdure en Europe , je ne vois pas ce qui pourrait l’empêcher de gagner les élections prochaines .
        Le fn s’installe dans des endroits où il y a encore une quinzaine d’années , les gens votaient à peu près comme leurs notables . En Bretagne , terre on ne peut plus tolérante et ouverte , MLP effectue un score important .
        Si FH est élu le 6 mai , il aura un sacré défi à relever . Son échec serait certainement l’échec de trop du camp des modérés .

    3. Est-ce que l’extrême droite destabilise l’Europe ou bien est-elle instrumentalisée pour justifier des politiques choisies « en haut » sans concertation ni cohérence? La couverture de la BBC et du Monde des affaires Merah et Breivnik me semblent être là un cas d’école. Il me semble lire une complaisance envers Breivnik qui ne fait sens que comme menace directe.
      La banalisation du discours de l’extrême-droite par NS, Guéant, Hortefeux et autre est elle aussi d’une grande incohérence. Les gens préfèrent voter pour l’original, et pas pour la version UMP-16ème.
      Certes le programme de MLP est bidon, et une grande partie de ses électeurs choisit ainsi de dire « après moi le déluge ». Ce n’est pas parce que NS tente de le faire croire (en banalisant ces idées) que tous les électeurs de MLP sont racistes ou fascisants.

    4. Pour arriver au pouvoir il faut dans un pays comme la France un vote d’adhésion et non un vote de contestation.

      L’électorat de MLP ne fait peut être pas 1/4 de vote d’adhésion, le reste est essentiellement un vote de protestation d’une population essentiellement rurale qui de plus fantasme sur l’identité de son pays. Pour l’essentiel le vote MLP c’est la peur de la différence de l’Autre, c’est un cri de détresse de beaucoup qui disent : je m’enfonce, je n’y arrive pas.

      Sarkosy, ignore, méprise, et comme le revendique Chantal Juano fait de la méritocratie, malheur au vaincu ! éliminer l’autre pour jouir seul des privilèges.

      A Gauche on oublie trop facilement qu’ils étaient nombreux sur la ligne de départ, pour arriver dans les premiers il a fallu se faire mal mais tout le monde ne le peut pas. A Gauche il faut que les meilleurs de la classe comprennent que les autres existent aussi sinon ils seront eux aussi dans la méritocratie de relégation des perdants et de ce fait, ne feront pas mieux que ceux du camp d’en face.

      1. « pour arriver au pouvoir il faut dans un pays comme la France un vote d’adhésion « , a ceci près que le maréchal Pétain est arrivé au pouvoir avec un vote d’adhesion spectaculaire ! Soyons optimistes.Un capitaine de pédalo peut se reveler tres adroit en louvoyant dans la tempete et un capitaine bling-bling de paquebot peut s’échouer lamentablement pres de la cote en voulant faire coucou à Carla.

    5. autre point de vue : l’accès au pouvoir de la droite dure et extrême dure n’est pas leur peur, mais leur solution, pour contrecarrer la contestation de plus en plus importante aux réduction des salaires, des droits sociaux et de la démocratie, qui risque de mettre à bas leur bel édifice et leurs possessions.
      C’est ce qui s’est passé dans les années 30.

      1. Oui, et beaucoup seront surpris du peu de monde à l’Opéra le 1er mai, comme en 2002. Il faut pas être malin pour croire que seuls les « gaulois » votent MLP.

    6. Je vous donne mon billet qu’avec le « jeu » des triangulaires le PS n’aura aucunement besoin d’allié, quel que soit le prochain président élu.

      1. @EOLE 25 avril 2012 à 18:57
        Refaites les comptes, puis plutôt qu’un billet, passez par paypal pour le compte du blog

  6. Je ne suis pas conspirationniste ou crédule d’autres fadaises du genre, mais…..
    Les deux candidats ont été désignés déjà il y a plusieurs mois, bien avant que la campagne soit lancée:…DSK/Sarko….bon, il est arrivé un petit avatar à DSK, on l’a remplacé par une autre marionnette, et le tour était joué….
    La « surprise » émanant du vote pro FN? Elle n’est pas très difficile à expliquer….Jean Luc Melenchon s’est politiquement suicidé avec son discours antifrançais de Marseille…(berbères, soyez fiers de vos origines, la France n’est pas un pays occidental et cette fameuse union de la Méditerranée aux frontières ouvertes avec la France, écoutez le, c’est édifiant) lorsqu’on sait qu’on a en face de soi des adversaires qui surfent avec succès depuis des décennies sur le racisme déguisé en protection des frontières, on se doit d’être très prudent sur ces thèmes….Quitte à la boucler si nécessaire….
    Résultat? Melenchon se retrouve 5% sous les sondages, et la blonde 5% au dessus….l’un comme l’autre étant des partis de contestation, il n’est pas étonnant que les vases communicants aient si bien fonctionné…
    Le tout étant de savoir si ceci était un suicide volontaire ou de la bétise….(ce dont je doute! et cette impression est encore renforcée par l’appel à voter Hollande sans conditions dès le soir de l’élection…)
    Arrêtons de regarder ces politiciens, et surtout leurs commanditaires avec des yeux d’enfants, ceci n’est pas un jeu, ces gens savent très bien ce qu’ils font, et prévoient à long terme, c’est de l’avenir dont il est question, et j’ai bien peur que sarko reparte pour un tour….
    Les marchés et leurs représentants ont bien avancé leurs pions, la France est échec et mat!

      1. Pierre-Yves D.

        Bonjour,

        Alors oui, bon, j’en suis là aussi,

        Mais vous voyez aussi que même pour ça, le fruit n’est pas mûr. La moitié des français a envie de courrir après des boucs émissaires, l’autre moitié après des rêves.

        Et quand individuellement, la certitude de la nécessité de rebellion arrive, c’est bien souvent après que soit lessivé le physique, le mental, et l’économique de la personne en question…

        J’ai bien peur qu’il nous faille assister impuissants, à la séquence prévue de débacle économique, démantèlement social, fausses solutions, et violence avant de pouvoir être un tant soit peu raccord avec une certaine « majorité » sur un projet humain et rationnel…

    1. Le Front de Gauche a globalement fait du bon travail, au cours de cette campagne, heureusement qu’il était là pour énoncer un certain nombre de vérités occultées par la plupart des partis.
      Mais effectivement, il me semble que Mélenchon a souvent fait preuve d’une sorte d’angélisme universaliste qui, je pense, a sans doute contribué à son score finalement décevant. Ce n’était sans doute pas une bonne idée de parler sans cesse de la « classe ouvrière », terme qui ne recouvre plus qu’une fraction limitée de la population alors que les effets de la crise (et plus généralement de la sauvagerie néo-libérale depuis des décennies) touchent un nombre bien plus grand de personnes. Il me semble qu’il est tout à fait possible de combattre vigoureusement le néo-libéralisme sans qu’il soit nécessaire de recycler la vieille phraséologie internationaliste prolétarienne communiste ou gauchiste toujours susceptibles d’effaroucher inutilement les classes moyennes ou paysannes. Je suis d’accord sur le fait qu’il est souhaitable d’être clair, en politique, mais il m’a semblé qu’à de nombreuses reprises il ne pouvait s’empêcher de se montrer volontairement provocant. Je pense que c’est vraiment dommage et qu’il aurait eu de bonnes chances d’arriver effectivement à 15 ou 16% des voix, voire davantage s’il avait pu faire preuve de plus de subtilité. Autant de voix qui ne seraient peut-être pas tombée dans l’escarcelle de la famille Le Pen…

      1. Perso, ce que j’ai perçu en les écoutant :
        l’un exprime la haine de l’étranger et l’autre la haine du français.
        Mélanchon n’aime pas la france profonde….l’autre non plus mais au moins, elle fait mine. C’est peut être cela qui a joué, lol.

      2. >Valerie

        Personnellement quand je vous écoute, je n’entends qu’une chose: vous êtes profondement raciste.

    2. Jean Luc Melenchon s’est politiquement suicidé avec son discours antifrançais de Marseille…

      surtout après dix ans de droite et donc d’attaques anti-laïcité.

    3. @Stephane 23 avril 2012 à 23:53

      Jean Luc Melenchon s’est politiquement suicidé avec son discours antifrançais de Marseille…

      Pas eu le temps d’écouter ce discours là, juste des comptes rendus.
      « Antifrançais » écrivez-vous : je distingue mal ce dont il peut s’agir.

      la boucler si nécessaire…

      ça s’appelle de la tactique, on cache, on dissimule, pour toutes les bonnes raisons pour pas effrayer l’électeur. On fait ça encore avec les enfants, le sexe, la mort, ça peut les traumatiser et paf ça répète ce avec quoi les parents ne sont pas eux-même à l’aise.
      S’il existe une plainte populaire, c’est justement celle qui les détourne DU politique d’avoir été trompés.
      La vérité, rien que la vérité, toute la vérité. La mise en scène de la justice, le peuple en redemande. Faudrait lui enseigner qu’elle est construite là aussi, et les vérités énoncées, dans les programmes sont aussi des constructions plus ou moins bien charpentées.
      Mais l’architecte qui refile un plan dont il sait qu’il est foireux est un escroc.
      Il y a au moins un parti dans le FDG qui a payé le prix du mensonge. Et son candidat est au parfum par son parcours propre.
      Le vrai, ça peut être complexe, ça coûte à dire, mais pour le long terme, il suffit à chacun de décider s’il veut ou pas savoir.
      Et ne pas vouloir savoir ça finit de toutes façons en Festen, assonances comprises.

    4. Vous avez raison : Mélenchon s’est tiré une balle dans le pied avec son discours de Marseille .
      Le positionnement pro-classe ouvrière et pro-immigré ne se mélangent pas pour le commun des mortels . C’est sans doute dû à la propagande frontiste ou sarkozyste ( immigration choisie etc…) et dommage mais c’est ainsi .

    5. Le rapprochement avec le Maghreb, Cuba et l’Amérique du Sud est une manœuvre géostratégique obligatoire si avènement d’un alter-mondialisme socialiste.

      Mélenchon a compris que l’Europe allait basculer dans le libéralisme, il est contre, il ce bat avec toutes les armes et alliés disponibles.
      Il est de plus incapable de mentir ce gars, au mieux il omet, c’est terrible !

    6. Jean Luc Melenchon s’est politiquement suicidé avec son discours antifrançais de Marseille

      Vous vous êtes trahi, là! Alors, comme ça, l’universalisme est antifrançais?

      1. Je ne suis pas aller voter, car à part le projet de conquête spatiale rien ne me faisait rêver…

        Il faudra un jour qu’on quitte la terre pour conquérir d’autres espaces et que tous les peuples de la terre se rassemble autour de ce projet, j’aime bien….
        Mais c’est utopique

        En attendant, je rêve d’un pays sans religion. Ou elle ne prend pas cette importance.
        La laicité s’est bien… mais il y a quelque chose qui me gène…

        Pourquoi devrais-je avoir le respect du sacré?
        Le respect du vivant je comprends?
        Mais du sacré?

        Ce ne sont que des idées, des illuminations….
        Moi qui ne croit pas en dieu (et surtout pas la réprésentation des grandes religions) et à notre époque je trouve incroyable, presque infantilisant qu’on puisse croire en Dieu…
        Je n’ai jamais fait croire à mes enfants que le père noel existe par exemple… Ni la petite souris pour les dents…. ni le marchand de sable….

        et la montée des idées religieuses me semblent incompréhensibles…
        Chez Mermet j’ai entendu un reportage en France ou dans des ecoles catho non conventionnées on apprenait aux enfants que la terre était faite en 7 jours (7×1000 approximativement…) ????????????????????

        Vraiment ?????????????????????
        Quand je relis les vieux Rubricabrac de Gotlib ou Mahomet Jesus et Moise discutait de conneries ensembles…
        Maintenant pourrais-ton sortir ce genre de BD sans que des protestations fusent e toutes parts…
        50 ans après…..
        On a pas progressé d’un pouce. si ce n’est reculé….

        Donc je voterai pour un dirigeant qui prendra des mesures pour expliquer à son peuple que:
        bon ça suffit, on est des grands enfants maintenant et dieu… c’est pas vrai.. Il existe pas. On vous a bien eu !!!!! mais maintenant ça suffit… Dans ce pays on ne croit pas en dieu
        et point barre.

        Seulement je ne vois aucun homme politique qui ne croit pas en dieu…
        Suis-je fou?

    7. Vous mettez le doigt sur une problématique de l’extrême gauche qui aboutit systématiquement à son suicide politique, c’est à dire à son rejet par les classes populaires (qui devraient pourtant être sa base élecrorale). L’obsession de défense des « minorités » ajoutée à son crédo pro-immigratoire, sans compter son activisme pour la régularisation des immigrés clandestins (les « sans papiers »), ne peut qu’agir comme un repoussoir. Sans tomber dans le discours inverse du « bouc émissaire » qui est celui du FN, l’extrême gauche ne pourra jamais élargir sa base électorale tant qu’elle n’aura pas adopté une position cohérente et réaliste sur ces sujets, plutôt qu’une posture idéologique… Du reste, le recouvrement de la souveraineté nationale ne peut seulement être économique et politique, mais doit aussi passer par le contrôle des frontières et des flux migratoires. Il n’y a pas de cohérence sans cela…

      1. D’accord avec vous, Melenchon ne s’est pas rendu compte qu’il était surtout soutenu pas les gens de la classe moyenne qui voyaient s’écrouler leur monde, d’une part, et d’autre part, ses postures idéologiques pro immigration en ces temps de disette économique ont fait l’effet d’un repoussoir absolu pour ceux qui craignent pour leur emploi, leurs économies, et tout le reste.
        Le discours de Marseille était l’archétype de ce qu’ il ne fallait pas dire, surtout si on a en face de soi des adversaires politique qui font depuis trente ans leurs choux gras avec ces thèmes, sachant qu’une frange de plus en plus grande de la population se rallie à ces théories plus que dangereuses….
        Mélenchon n’étant pas un canard de l’année, mais plutôt un vieux cheval sur le retour, ex ministre, parlementaire, député….Il ne me semble pas crédible qu ‘il n’ait pas vu le danger… De là à penser qu’il s’est tiré volontairement une balle dans le pied…..

      2. Donc votre solution serait de remplacer le national socialisme par le socialisme national. Bravo, allons donc en chantant vers des régimes autoritaires camps de rééducation ou camps de la mort ? le socialisme est internationaliste et démocratique! . Prolétaires de tous les pays unissez vous !!!!

      3. C’est réfléchir en terme d’élargissement de base électorale qui est suicidaire. Ces réflexions conduisent invariablement à des justifications conçues dans le but de ramener un maximum d’électeurs dans l’escarcelle quitte à ce que les projets politiques ne contiennent plus que cela.
        C’est ce que l’on appelle communément électoralisme qui conduit au clientélisme qui conduit à la notabilisation des élus qui deviennent complètement détachés de l’intérêt général et obsédés par leur baronnie et les intérêts de ceux qui sont susceptibles de les y laisser prospérer. Est il vraiment nécessaire de rappeler ici à quels dévoiements conduisent de tels comportements ?

        Rosebud1871 a raison. Un mouvement politique qui se veut humaniste et universaliste, qui se veut proposer une alternative aux politiques guidées par des idéologies de prédation se doit de n’exposer la vérité et rien que la vérité de ses motivations et projets de société et non de se laisser aller à partir à la pêche aux électeurs comme un vulgaire parti d’alternance. Si les français ne veulent pas de tels projets politiques, qu’y pouvons nous? Devons nous, nous aussi, nous mettre à prétendre faire leur bien malgré eux et commencer à leur mentir sur les buts recherchés?

      4. Le Front de Gauche a fait une bonne campagne mais j’en vois aussi les limites.
        Je suis allé à un meeting de Mélenchon et j’ai discuté avec des proches qui sont de différents bords politiques (voir changeant pour certains) et ce qui ressort c’est un blocage vis-à-vis des communistes: les drapeaux rouges, le poing levé, le langage (ouvriers, syndicats, classe…).
        Sans parler du volet immigration, régularisation, ainsi que hausse du SMIC « pas possible ».

        Je me demande pourquoi ils n’ont pas plutôt mis en avant Jacques Généreux et un discours plus transversale mettant le paquet sur l’économie, la relance, les thèmes qui passent toujours bien dans les médias (voir son interview sur France Info en 2010).
        Tout cela n’est pas simple…

      5. Le discours républicain social du type Chevènement permet à la Gauche d’être majoritaire en France. Les idéologues trotskystes n’ont jamais compris le rôle progressiste possible de l’Etat nation, seul lieu de démocratie réellement existant, d’où les faibles scores de leurs candidats. Un journal progressiste parmi les plus en vue aux USA s’appelle The Nation. En période de crise la rhétorique de type régularisation de tous les sans papier agit comme un repoussoir. Si Mélenchon avait compris ce point il serait devant Marine Le Pen. La position de Hollande sur ce point est équilibrée et a contribué à son bon score.

        Il faut repérer les fausses fenêtres qui n’intéressent que quelques milliers de personnes en France dont l’establishment sarkozyste est spécialiste (viande hallal, burka, mariage homosexuel etc.) et mettre en valeur les vrais clivages, Sarkozy qui veut des travailleurs sans aucune protection sociale type asiatique ou XIXèmpe siècle, et la grande majorité des travailleurs qui veulent le maintien et l’amélioration de l’Etat social. Le livre de Christophe Ramaux est sur ce point intéressant.

      6. @Tatsuya 24 avril 2012 à 10:15

        ce qui ressort c’est un blocage vis-à-vis des communistes: les drapeaux rouges, le poing levé, le langage (ouvriers, syndicats, classe…).

        C’est un fil rouge qui court depuis 89, tel un arbre généalogique avec ses branches fécondes, ses bouts de lignées, ses cousins à la mode de Bretagne, ses sangs neufs qui s’y sont mêlés, ses mésalliances parfois, et ses interdits de fréquentations niveau tabou de l’inceste.

        Ça fait peur ? ou ça angoisse ? Sachant que l’angoisse trouve un objet pour justifier la peur, alors qu’il s’agit d’autre chose.
        Peur du loup, des requins, des araignées, des immigrés, de l’étranger, des rouges, de quoi est-il question ?

    8. Un tout petit effort pour étouffer votre paranoïa : DSK n’aurait pas été désigné par le PS pour la présidentielle, Hollande aurait gagné la primaire face à DSK, penser le contraire c’est méconnaitre profondément ce qu’est le PS et la Gauche dans ce pays.

      La bataille aurait été violente et le coquinage aurait été sorti par la Gauche. Nous aurions eu une bataille féroce entre les communicants parisiens et les élus locaux qui savent la France profonde. Ce sont ces derniers qui forment l’ossature des réseaux Hollande.

      Ce sont ceux là qui jouent leur peau en cas de victoire de Sarkosy : les élus locaux qui font tourner le vivre ensemble au quotidien.

      1. Venant d’un permanent du PS, la phrase suivante est amusante:

        Un tout petit effort pour étouffer votre paranoïa : DSK n’aurait pas été désigné par le PS pour la présidentielle, Hollande aurait gagné la primaire face à DSK, penser le contraire c’est méconnaitre profondément ce qu’est le PS et la Gauche dans ce pays.

    9. Le discours de JLM à Marseille m’a ému aux larmes. Il s’adressait à tous ces français pas de souche..des millions de personnes : ils sont une richesse pour notre pays comme l’ont été les pieds noirs dans les années 60 ,les juifs tunisiens dans les années 70…les polonais, les ritals, les espagnols, les portugais, d’avant guerre.
      Que cela ne plaise pas aux électeurs du FN n’est pas le problème. Nous devons avoir une ligne rouge, dure, inflexible : tout citoyen français a les mêmes droits et devoirs en tant que citoyen, quelque soit ses origines, ses croyances Point-barre comme on dit.

      1. Les échanges qui précèdent, relatifs à la stratégie de Mélenchon, me paraissent d’une grande importance.
        Plusieurs aspects peuvent être évoqués.
        Il y a d’abord la question du contenu des positions exprimées. Par exemple sur la question de l’immigration. Il est évident qu’il y a un problème ressenti par de nombreux citoyens par rapport à l’afflux important de populations d’origine étrangère au cours de ces dernières décennies. On peut le déplorer, on peut taxer ce ressenti de racisme si l’on veut mais le fait est là : de nombreux français n’apprécient pas de devoir coexister avec une importante population d’origine étrangère. On pourra affirmer que ce ressenti négatif est encouragé par le discours du F.N. et c’est sûrement vrai, mais on peut aussi considérer que ce discours du F.N. exprime ce ressenti négatif. En tous cas, il serait faux (et naïf) de penser que le discours du F.N. l’aurait créé de toutes pièces.
        La question est : qu’est-ce qu’on en fait ?
        Eh bien, je pense (quitte à me faire traiter de tous les noms sur ce blog), qu’il faut au moins en tenir compte et ne pas l’aborder frontalement.
        Je vais prendre une comparaison : Le FdG propose de limiter l’inégalité des rémunérations dans l’entreprise à un rapport de 1 à 20. Pourquoi de 1à 20, plutôt que de 1 à 25 ou de 1 à 10 ou de 1 à 2 ? Après tout on pourrait aussi proposer l’égalité complète de toutes les rémunérations !
        La réponse est sans doute que le FdG veut lutter contre l’inégalité et contre le désir de s’enrichir d’une manière qui lui paraît « réaliste ». Il tient compte, autrement dit, du fait qu’une certaine inégalité des revenus fait partie des moeurs et qu’il serait vain et dangereux de vouloir la supprimer totalement. Et il propose une mesure, forcément arbitraire, le rapport de 1 à 20. Il fait de même quand il propose de taxer à 100% tout ce qui dépasse 30.000 euros par mois de revenu. Pourquoi 30.000 ? Pourquoi pas 40.000 ou 20.000 ? Là encore, c’est arbitraire, mais l’idée c’est encore une fois de laisser une certaine dose d’inégalité, non pas parce que l’on trouve que c’est bien, mais par réalisme, parce que proposer une suppression totale de l’inégalité des revenus serait en contradiction avec les moeurs et les croyances largement partagées.
        Le FdG tient donc compte, dans ce domaine, de l’état d’esprit actuel de la population et veille à ne pas trop le heurter de front.
        Pourquoi ne pourrait-il pas faire de même concernant les questions d’immigration ? Pourquoi , pour tenir compte de l’état d’esprit des gens, ne pourrait-il pas, par exemple, proposer des régularisations progressives, au cas par cas, plutôt que des régularisations massives ?
        Faire de la politique, ce n’est pas uniquement affirmer et défendre des principes, c’est aussi tenir compte de l’état d’esprit des citoyens et moduler les positions et le discours en fonction de celui-ci (et c’est d’ailleurs ce que le FdG fait quand il propose de limiter l’écart des revenus de 1 à 20, plutôt par exemple que de 1à 10 ou à 5).

        Une autre question qui se pose est celle de la vérité. L’un des intervenants dit : « La vérité, rien que la vérité, toute la vérité. » Je crois que c’est assez naïf. Il me semble évident que la rhétorique, l’art de persuader, aura toujours sa place en politique. Un autre intervenant faisait part de sa grande émotion lors du discours de Marseille. J’ai partagé cette émotion,mais justement : que signale-t-elle sinon, notamment que nous avons été sensibles à la façon dont JLM a activé notre sensibilité ? S’il ne fallait compter que sur la vérité pour convaincre on ne convaincrait pas grand monde (sauf sans doute dans les domaines qui peuvent être intégralement soumis aux procédures expérimentales des sciences dures). La rhétorique est donc indispensable et JLM la pratique avec un grand talent, nombreux sont ceux qui l’ont reconnu, même en dehors de son camp. Mais cela revient à dire qu’il reconnaît la légitimité de l’utilisation d’une part de manipulation et de ruse. Et il a absolument raison de le faire, sinon son discours ni ce lui d’aucun orateur n’aurait la moindre chance de « passer ». Mais dès lors que l’on reconnaît cela, on reconnaît aussi la légitimité et l’utilité de la ruse, la « métis » des Grecs, dans le combat politique. Ce qui est fort différent du « La vérité, rien que la vérité, toute la vérité. »
        C’est un domaine dans lequel la pire des erreurs me paraîtrait d’adhérer à une position dichotomique du style « c’est soit la vérité, soit le mensonge, la tromperie », ce qui était au fond, la position platonicienne (soit alétheia, soit mimesis trompeuse). Non. Il y a une part de ruse, une part d’illusion qui doit légitimement jouer un rôle dans la vie humaine, si l’on s’y refuse, on refuse une des conditions fondamentales de ce qui fait le politique, la vie de la polis.
        Je pense, en l’occurrence, que JLM a accepté cette condition dans une certaine mesure, en déployant son grand talent d’orateur, mais il ne l’a pas acceptée suffisamment, en restant bien trop carré et en heurtant de front la sensibilité d’un grand nombre de ses concitoyens notamment sur les questions d’immigration.

      2. @Thierry

        +1

        Il ne faut pas oublier que le mouvement est assez divers et qu’il a fallu préserver certains courants. C’est sans doute ce qui explique aussi en partie, avec d’autres facteurs, un score un peu moins haut que prévu Il va falloir discuter sérieusement avec les autres composantes pour justement tirer le Front de Gauche vers une synthèse exigeante mais réalisable. On en est pas loin. Mélenchon et son PG représente pour moi la voie qu’il faut suivre pour gagner.

      3. Suis d’accord avec le commentaire du dessus mais aussi avec celui du dessous.(Mikatipad et Thierry)
        Comment on fait?
        A l’heure des petits bilans nos consciences sont souvent sans dessus-dessous

      4. Le FdG propose de limiter l’inégalité des rémunérations dans l’entreprise à un rapport de 1 à 20. Pourquoi de 1à 20, plutôt que de 1 à 25 ou de 1 à 10 ou de 1 à 2 ?

        Car selon les dires des représentants du FdG (je ne suis pas allé vérifier) le rapport de 1 à 20 est celui qui est préconisé par la Confédération Européenne des Syndicats qui est considérée comme l’organisation la plus à même et la mieux placée pour juger de ce genre choses.

        Il fait de même quand il propose de taxer à 100% tout ce qui dépasse 30.000 euros par mois de revenu. Pourquoi 30.000 ?

        Le salaire médian étant de 1500 euros en France et étant considéré que la rémunération maximale ne pouvait être 20 fois supérieure au salaire minimum dans une entreprise on souhaite conserver ce rapport de 20 pour le calcul du revenu maximal admis soit :
        1500 x 20 = 30.000

        Voila. Un arbitraire bien relatif somme toute.
        Si vous connaissiez le programme du Front de Gauche vous vous seriez rendu compte que bien peu de place y était laissée à la providence. Certains ont préféré déblatérer sur l’origine de la viande halal ou sur des remises de légions d’honneur plutôt que de débattre sur le fond. On constate aujourd’hui les dégâts que l’on ne peut que déplorer puisqu’il est trop tard et que l’Histoire ne repasse pas les plats.

      5. C’est sûr que c’est pas avec les grandes envolées lyriques pour, ou contre, l’immigration tous azimuts que la situation s’améliorera. Mais c’est vrai qu’un bilan économique chiffré ça le fait moins la transitude, ça emporte moins la gueule des foules en meeting :

        « Banale dans les pays anglo-saxons, la moindre évaluation «ethnique» est chez nous soupçonnée d’intentions malignes à l’encontre des quelque 5,3 millions de résidents nés étrangers à l’étranger (dont plus de 2 millions sont aujourd’hui français) ou de la deuxième génération (6,5 millions de personnes ayant au moins un parent immigré). »

        http://www.capital.fr/enquetes/dossiers/le-vrai-bilan-economique-de-l-immigration-554216/%28offset%29/1

        Bouh ! C’est vilain, c’est FNur.

      6. >Fnur

        Si tu n’aime plus ton pays, change de nationalité. De toute façon, tu ne vis plus en France. Un peu de cohérence ne nuit pas dans la vie.

    10. Belle analyse, mais elle ne tient pas quand on regarde les résultats dans les 40 plus grandes villes de France. Les 5% qui manquent sont partis chez Hollande, suite au vote utile, qui lui même a perdu au profit de Sarko. Ecoutez un discours de Hollande et vous comprendrez que ce gars aura du mal pour être élu. Il est en tête car il y a eu un rejet de la politique de Sarko. C’est à la campagne, là où il y a le moins d’immigres que MLP fait ses meilleurs scores. Tout est arrivé par la téloche. Sacré télé!
      Autrement, je suis d’accord, JLM ne s’est pas suffisamment démarqué de Hollande et n’aurait jamais du appeler à voter pour lui. Il reste un immense espoir qui s’est levé à gauche depuis bien longtemps.

      1. @Cougar 19
        « JLM ne s’est pas suffisamment démarqué de Hollande et n’aurait jamais du appeler à voter pour lui ».
        JLM a obtenu 11% des voix parce qu’il appelait à battre Sarkozy et Le Pen. Pour tous ceux qui ne veulent pas de 10 ans de présidence sarkozyste et d’oligarchie du Fouquet’s, 15 ans de droite au pouvoir, ni d’aggravation terrible des inégalités et de la crise, chassons le candidat de la spéculation financière. Le changement c’est maintenant.

    11. Le discours de JLM n’était pas « anti-français  » , il était humaniste , mais ça ne pouvait pas passer dans une situation sociale et morale aussi désastreuse .
      J’ai lu quelque part , qu’en période de crise grave , les gens se tournent vers les solutions radicales : il y en avait à gauche ( JLM , Poutou ) , il y en avait à droite ( fn) .
      Vous avez pu constater le résultat dimanche , il semble que la colère s’exprime par le vote en faveur d’ un parti nationaliste et xénophobe .
      A la gauche ( si elle gagne cette année) de mettre en place une politique pour le peuple , le peuple lui en sera alors certainement reconnaissant .

    12. Votre analyse pourrait se justifier si elle n’omettait pas une léger problème : 25 ou 30 ans d’explication de l’augmentation des inégalités par l’immigration. Or la crise de 2007-2008 prouve que cette explication était totalement fausse. Ce ne sont les immigrés qui en sont à l’origine. Je soutiens pour ma part qu’on ne peut pas démontrer la fausseté d’une explication qui tourne en boucle depuis de nombreuses années en quelques mois. Je soutiens également qu’il ne faut pas renoncer à le démontrer par une stratégie de court terme. Car c’est là que réside la clé du problème : la figure de l’immigré est celle-là même qui permet d’occulter celle de la finance mondialisée. Elle permet à la droite de se présenter comme protecteur de l’identité française, et à la gauche de gouvernement comme protecteur de la République contre le fascisme.

    13. J’ai du mal à adhérer à votre analyse. Le Pen a récolté sa part traditionnelle d’électorat , perso je n’y vois aucune surprise, et Mélenchon a recueilli les voix des à gauche du PS . Vases communicants ? D’après ce que je connais des électeurs du FN, la très grosse majorité avait fait son choix depuis bien avant les élections. Mélenchon en campagne pour piquer des voix au FN ? J’y crois pas une minute. S’il y a bon score de Le Pen, c’est grâce aux voix de gens qui avaient voté Sarko en 2007.

      1. les électeurs du FN? Pour parvenir à un score de 17.9% des voix, Marine Le Pen a dû compter sur d’autres électeurs que ceux qui votent traditionnellement pour le FN. Il a été dit et répété tout au long de la campagne que le Front de Gauche « réveillait » les abstentionnistes, or, ce calcul s’est révélé faux, du moins pour ce qui le concerne…
        Il y a eu un phénomène de vases communicants, par cet électorat habituellement inintéressé par les élections, quelles qu’elles soient…regardez les chiffres de participation….Du jamais vu depuis des lustres….
        Je persiste et signe, Mélenchon a fait une erreur de stratégie en y allant trop fort et trop vite sur le sujet de l’immigration et en prenant le problème de front comme le dit Thierry ci dessus, sans tenir compte des désirs et des peurs de la population, tout en montrant de manière trop flagrante son aversion pour la France des terroirs. Je pense qu’il s’est laissé emporter tant par son succès médiatique que celui de ses meetings…
        Dommage….Une belle occasion de perdue….
        Quant aux multiples duels Sarko/Hollande demandés par Sarko, j’ai vraiment pour pour Hollande….
        Sarko est un redoutable débatteur, hargneux et combatif …il en a maté d’autres…(Ségolène, entre autres) et il déstabilisera Hollande à tous les coups…Ah, avec Mélenchon, il y aurait eu du sport….

      2. @Stéphane

        Nous avons réveillé des abstentionnistes mais nous avons aussi beaucoup, perdu avec le vote utile, dont le seul effet est de maintenir la peur de son objet, à savoir le Fn. C’est encore très réussi.

        Le traitement des media a été déterminant. Durant les deux dernières semaines, Le Pen est parvenu à récupérer l’étiquette de leader anti-système quand Mélenchon lui subissait une véritable curée pour le faire apparaître proche du système, rabatteur pour la gauche, sympathique pour la droite. Il ne faut pas oublier que beaucoup de gens ne s’informent que par les media de masse.

        Par ailleurs, Mélenchon a du composer avec la diversité du mouvement et la fraction libertaire. Ses discours étaient enthousiasmants. Pour avoir participé à plusieurs rassemblement, l’ambiance y était exceptionnelle, fraternelle, grisante. Mais dans la France profonde, on y a vu une menace. Il faut désormais se concentrer sur les effets de la crise et les institutions. Le reste viendra tout seul…

    14. @ Stephane, liervol, Thierry, alain21, Ivan, Tatsuya, Merlmokeur, Nicks et Garorock.

      Je ne vous comprend pas. Selon vous, Nathalie Arthaud, Philippe Poutou, Jean-Luc Mélenchon et Eva Joly n’ont pas brillé par manque d’ambiguïté sur l’immigration.
      Le PS s’est perdu sur cette question. Chevènement grillé. Et vous voudriez que Mélenchon en fasse autant, au nom d’un « art de parler aux c… ? »
      Mais qui dira la vérité si ce n’est eux? Si ce n’est nous?
      L’immigration n’est PAS un problème.
      Le croire est un préjugé qui se combat.
      Sans doute ruser pourrait engranger quelque voix. Et alors?
      N’accordez pas trop d’importance à cette élection bourgeoise. Vos idées sont plus importantes.
      Cordialement.
      Avec un lien pour la route.
      http://www.mediapart.fr/content/immigration-trois-films-danimation-contre-les-idees-recues

      1. Selon vous, Nathalie Arthaud, Philippe Poutou, Jean-Luc Mélenchon et Eva Joly n’ont pas brillé par manque d’ambiguïté sur l’immigration.

        Ce n’est pas ce que je dis. J’explique la désaffection du vote populaire vers l’extrême gauche, c’est à dire des bas salaires, ouvriers, employés principalement, par une inadéquation, incohérence du discours de la gauche sur l’immigration, et principalement sur la question de la régularisation des sans papiers. Les classes populaires n’adhèrent tout simplement pas à ce discours pro-immigratoire, pro-régularisation massive, car elles perçoivent les immigrés comme des concurrents directs et déloyaux, c’est à dire qu’elles perçoivent l’immigration en général comme génératrice de dumping social, et avec raison. Il est d’ailleurs intéressant de noter sur cette question que les immigrés des vagues plus anciennes, par exemple espagnols ou portugais, adhérent pour beaucoup au discours du FN. Cela explique que les couches populaires votent majoritairement pour l’extrême droite, et ce contrairement à leurs intérêts, il suffit de lire le programme économique du FN et son anti-syndicalisme, son opposition à la hausse du SMIC, de se rappeler l’origine sociale des Le Pen qui appartiennent à la bourgeoisie traditionnelle et catholique, pour mesurer tout l’abîme qui sépare les cadres du FN des classes populaires. Le deuxième hiatus de l’extrême gauche qui rend impossible un rassemblement de ces mêmes classes populaires est son libéralisme moral qui se double d’une défense systématique des « minorités », libéralisme qui apparait destructeur de l’ordre moral et familial auquel sont attachées massivement les classes populaires, particulièrement rurales (je vous renvoie à l’excellent ouvrage de Michéa, la double pensée). Ainsi, défendre le mariage homosexuel ou l’adoption par des couples homosexuel ne peut aboutir qu’au rejet de l’extrême gauche par une immense majorité des classes populaires…

      2. Ce n’est pas ce que je dis. Mais il faut faire avec un système mediatique qui ne permet pas les explications de fond quand il n’essaie pas volontairement de brouiller les messages, donc il faut mettre en avant ce qui peut toucher directement les classes populaires. Une fois élu, nous avons le temps d’expliquer les problèmes en même temps que nous les traitons.

        Ce que je dis donc, c’est qu’il aurait fallu sans doute davantage prioriser les éléments de langage, mettre en avant tout ce qui peut conforter les classes populaires et moyennes sur le sentiment que les politiques vont faire en sorte de retrouver des marges de manoeuvre face à ce qui les en empêche aujourd’hui : la finance et le manque de contrôle citoyen aux divers échelons territoriaux, ce que j’appelle la souveraineté citoyenne. C’est ce qui permettra de relancer des actions envers les plus fragiles, ceux qui sont touchés en priorité par la crise.

        Si nous répondons en priorité aux inquiétudes, alors d’autres thèmes passeront beaucoup mieux. Bien entendu je le dis d’autant mieux que je suis jacobin et que l’unité et l’indivisibilité de la République est à mon sens le pilier de la solidarité institutionnelle, la garante de l’égalité de traitement des citoyens, ce que les libertaires tardent à comprendre et dont ils sous-estiment totalement l’importance et a portée, tout sympathiques qu’ils sont. Il ne faut pas laisser cette valeur entre les mains de la droite dure et de l’extrême droite qui bientôt ne feront plus qu’une. Sinon nous risquons très vite de regretter notre devise, liberté, égalité, fraternité. Je trouve que depuis quelques jours, on entend beaucoup parler de patrie de travail et de famille.

      3. Le mariage homosexuel n’a jamais été l’axe central du programme du FdG contrairement à celui du parti en perdition de Noël Mamère qui vante par ailleurs les bienfaits du capitalisme vert car trop libéral pour oser faire idéologiquement le rapprochement entre productivisme, politiques économiques de l’offre et impasses écologique ou environnementale. A ma connaissance la question du mariage homosexuel n’a été abordée qu’une seule fois par le candidat du FdG et encore de manière assez périphérique.

        En ce qui concerne l’immigration clandestine la « vraie » gauche du « vrai » travail doit s’imposer de dire la vérité en toutes circonstances à savoir que l’immigration clandestine ne pourra jamais être jugulée tant que persisteront les rapports iniques nord/sud -imposés par force par ceux-là mêmes qui projettent de nous agoniser ici- qui sont la cause essentielle de la misère qui poussent les indigents du sud à émigrer dans de terribles conditions pour se faire surexploiter dans le nord avec des besognes sous payées que beaucoup d’autochtones considéreraient comme un véritable enfer s’ils savaient exactement dans quelles conditions elles sont effectuées.

        Maintenant si vous êtes contre la concurrence entre salariés alors il faut vous réveiller car c’est classiquement l’un des piliers du capitalisme que la rente obtenue par la mise en concurrence organisée de ceux qui n’ont que leur force de travail pour vivre. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le plein emploi n’a jamais été le but recherché par les gouvernements de gestionnaires qui se succèdent depuis la nuit des temps. Soyez certain que ce n’est pas en détournant l’attention vers de faux problèmes comme l’immigration clandestine que vous combattrez efficacement cet état de chose, ce serait même plutôt le contraire.

      4. @Nicks

        « ’il aurait fallu sans doute davantage prioriser les éléments de langage, mettre en avant tout ce qui peut conforter les classes populaires et moyennes sur le sentiment que les politiques vont faire en sorte de retrouver des marges de manoeuvre face à ce qui les en empêche aujourd’hui »

        Arrêtez de faire des « réglages », Sarkozy, Hollande et Le Pen fille font très bien ce que vous décrivez. A quoi servirait d’avoir plusieurs candidats s’ils sont le même. Vous vous perdez à vouloir gagner, mais peut-être étiez-vous déjà perdu.

      5. >Ivan

        Arretez de dire des conneries! Le discours du Front de Gauche était pro régularisation parce que c’est l’existence de sans papiers, donc de sans droits, qui impose une pression vers le BAS sur les salaires…

        Et pour preuve allez écouter ça à partir de 15h29. C’est l’interview d’un directeur d’un cabinet d’architecte lors de la fête donnée pour le premier tour par l’UMP.

        À partir de 15h29 au bout d’1m55 on a droit à ces impérissables paroles: « si on les régularise, ils faut payer les charges, il faut payer la sécu, il faut tout leur donner »

        La droite Sarkozyste c’est ça.

      6. @Nicks

        Désolé, mais faire des concessions sur des éléments fondamentaux et aussi clivants que ceux là n’est pas admissible. Si vous voulez démontrer l’incapacité de la démarche électoraliste continuez.

        Laisser le terrain, c’est laisser passer des idées qui sont distillées par les classes dirigeantes pour créer un Lumpenprolétariat contre lequel les prolétaires sont appelés à se déchainer lorsque leur laisse les étrangle trop et que la bave leur vient aux lèvres. C’est supposer que la bêtise et la haine ont gagné et gagneront toujours.

        JLM a manqué de radicalité. Il a été anti-financiers mais à aucun moment anti-capitaliste, ne serait-ce qu’un tout petit peu. Il n’est pas sorti du cadre, tout juste aurait-il percuté le mur avec un léger angle.
        Il n’avait peut-être pas le choix pour préserver les courants, tendances, factions, embuscades, conflits d’intérêts, sensibilités reptiliennes de l’électeur déstructuré…, désinformé…, formaté…, maltraité…, inquiété…, déstabilisé…, effrayé, …

        Laisser la diarrhée réactionnaire s’exprimer, comme elle le fait particulièrement en ce moment, c’est tolérer l’intolérable.
        Le contrat moral et social est depuis longtemps résilié. Tout cela va très mal finir…

      7. @Au sud de Nulle part et Schizophonie

        Vous ne comprenez pas. Il ne s’agit pas de ravaler ses ambitions mais d’être en mesure de les réaliser et pour cela il faut gagner les élections. S’il y a bien une leçon que je retiendrai de ce premier tour c’est à quel point les media peuvent totalement brouiller un message, le tordre ou l’escamoter. Nombreux sont les électeurs qui ont hésité entre nous et le Fn mais qui ont fini par choisir celui dont ils pensaient qu’il était le mieux à même de sortir du système et de les protéger de menaces plus ou moins fantasmées. Nous savons tous ici que le FN n’est qu’un leurre et que les catégories populaires seraient broyées si le fascisme arrivait au pouvoir. Il faut donc tout faire pour l’éviter.

        Vous n’empêcherez jamais des gens de penser que l’étranger est la source de tous les maux. Il est plus facile à mon sens de s’attaquer aux maux plutôt que d’essayer de faire comprendre à ces gens que la fraternité entre les dominés est préférable à l’exclusion. En revanche, vous pouvez les convaincre qu’une oligarchie travaille contre eux. S’ils regardent en haut, ils ne penseront pas à s’en prendre à des boucs émissaires en bas. S’ils ont la sensation que chacun quelque soit son origine, l’endroit où il vit, son activité est traité de la même façon, si on leur offre les mêmes chances, si on leur permet de travailler décemment, alors ils ne chercheront pas à stigmatiser les immigrés, les chômeurs, les fonctionnaires.

        Vous prenez le problème par le mauvais bout parce que vous ne voulez pas comprendre comment les hommes fonctionnent. C’est ce que je reproche le plus aux libertaires. Nous avons besoin de structures pour garantir l’équilibre des libertés, individuelle et publiques. Sinon vous perdrez tout, vous laisserez le champ libre aux dominants et vous ne pourrez vous en prendre qu’à vous-même.

      8. @ Nicks
        « Bien entendu je le dis d’autant mieux que je suis jacobin et que l’unité et l’indivisibilité de la République est à mon sens le pilier de la solidarité institutionnelle, la garante de l’égalité de traitement des citoyens […] Sinon nous risquons très vite de regretter notre devise, liberté, égalité, fraternité. Je trouve que depuis quelques jours, on entend beaucoup parler de patrie de travail et de famille. »
        JLM a fait le choix de faire virer le FdG vers l’écologie politique, l’avenir. Sauf à un affrontement suicidaire le FdG et les vrais écolos (cad ceux qui sont opposés à l’écologie financière, ceux qui ne sont pas prêts à plonger la main dans le pot de confiture de la taxe carbone) devront se marier politiquement.
        Je pense que les écolos sont plutôt fédéralistes alors que les FdG sont plutôt jacobins, comme vous. Mon impression personnelle (je ne suis pas un gourou) est qu’il faut faire une synthèse des deux. Unité dans la diversité et diversité dans l’unité: problème qui agite les meilleurs esprits depuis que homo sapiens existe.
        Ce blog est un labo à idées, un think tank. Je ne pense pas que la rigidité soit une bonne approche. Je vois beaucoup de gens sur ce blog qui se bloquent sur le lamarckisme à cause du mot-clé « cause finale » qui renvoie au créationnisme. De même le fait d’associer famille, travail et patrie devient un interdit parce qu’il renvoie à Pétain.
        Perso je pense que la famille, le foyer, est la cellule de base de toute société et que dire que c’est l’individu est une erreur dont se délectent les libéraux au pouvoir (diviser pour régner). L’association famille/patrie est pour moi synonyme, en 2012, de diversité/unité. Quant au travail mon utopie réaliste est d’en faire le moins possible: vite fait bien fait, le reste temps libre pour s’épanouir ou faire des projets.

      9. @Vincent Wallon

        Réfléchissez, je ne peux que vous conseillez que ça. Vous êtes enfermé dans vos utopies. Je crois que c’est vous qui devriez sortir du cadre. Personne ne dit qu’il faut emboiter le pas au discours anti-immigration, mais simplement contourner les peurs des gens, que vous ne pourrez pas faire disparaître, aussi pertinent que soit votre argumentaire.

        @Blob

        Personne n’a dit que le programme du Front de gauche n’était pas pertinent , y compris sur la régularisation. Je trouve que c’est juste et c’était bien argumenté qui plus est. Mais réfléchissez à la façon dont le message est parvenu. C’est là, sur ce point précis de communication qu’il faut infléchir le discours. Ne pas en rabattre sur les ambitions, mais faire passer le message. Vous ne convaincrez pas les gens qui ont peur d’un fantasme. En revanche, vous pourrez les en détourner de cette peur.

      10. @Nicks

        C’est ce que je reproche le plus aux libertaires.

        Cher Nicks,

        Pourquoi donc reprocher quelque chose aux libertaires ?
        Sont-ce eux qui vous ont fait perdre les élections ?
        Avez-vous pris des tirs ininterrompus d’ignobles hordes anarchistes le couteau aux dents fustigeant JLM ?
        Quand on a un reproche à faire c’est qu’on a senti qu’on avait souffert ou pâti d’une attitude, d’une parole, … Alors quoi ?
        Effet miroir ?

      11. Nicks 25 avril 2012 à 12:05
        Schizosophie, Nicks pas phonie, vous êtes responsable Nicks, Sophia c’est la sagesse en grec. Et pis dire :
        « vous ne voulez pas comprendre comment les hommes fonctionnent »
        c’est nul !
        d’une part c’est déjà une gageure relativement à 1 Homme.
        alors « les »…
        d’autre part
        faire le donneur de leçon suppose d’être un maître, ou de le faire, ce n’est déjà pas la même chose, mais… je vous laisse terminer ma phrase…

      12. @Basic Rabbit

        Nous devons surtout faire en sorte d’arriver au pouvoir, sinon il ne restera que la révolution, qui je le répète est le dernier recours envisageable (les armes tuent, certains l’oublient je crois)

        Pour le reste, la planification écologique du FDG me semble à même de réaliser la synthèse quand l’introduction de la démocratie directe à l’échelon municipal peut contenter les libertaires (à discuter dans la constituante prévue. Le souhait de l’avènement d’une sixième république est un point commun entre le FDG et les Verts) . Le fédéralisme n’est plus envisageable au niveau de l’Union. Je pense qu’il est désormais plus raisonnable de parler de confédéralisme, puisqu’il apparaît peu probable que notre modèle puisse faire flores, bien qu’il soit le seul à pouvoir garantir une cohésion suffisamment forte.

        Sur la famille, je ne me positionne pas contre bien entendu. Encore une fois, je ne suis pas libertaire. Mais je crois qu’il serait souhaitable d’éviter de communiquer en reprenant le triptyque qui pue un peu de la gueule tout de même.

      13. @Nicks

        « Vous prenez le problème par le mauvais bout parce que vous ne voulez pas comprendre comment les hommes fonctionnent. »

        Ah bon ! ça fonctionne, les hommes ? et le langage, ça se compose d’éléments ? Vous continuez les réglages donc.

        Je sens que vous me répondrez « schizossourdingue, vous avez bien compris que c’est une manière de parler » à quoi j’aurai répondu, « c’est une très sale manière de parler à des hommes, une excellente pour s’adresser à des robots ».

      14. @Vincent Wallon

        Ca a plutôt à voir avec le sentiment de trainer un boulet. On l’aime bien, il est gentil, ses valeurs, on les partage en bonne partie, on aimerait que les gens lui ressemblent plus, pensent plus à la coopération qu’à la compétition, mais on sait que ça ne sera jamais le cas et que pour préserver un équilibre, il faudrait qu’il nous laisse un peu le champ libre, pour arriver à construire une offre politique qui tienne debout et qui permette de faire barrage à ceux qui nous enlèveront toute liberté. Pour cela, il faut accepter quelques contraintes. Ca vaut mieux que de tout perdre…

      15. quand l’introduction de la démocratie directe à l’échelon municipal peut contenter les libertaires

        Les libertaires, je sais pas, mais pour ce qui me concerne, ça va pas être suffisant… Allez, continue d’affiner les réglages…
        En même temps si c’est pour qu’ils votent pour toi, te fatigue pas trop tout de même, le réservoir de voix est faible et l’abstention y atteint des taux records paraît-il.

        Sur la famille, je ne me positionne pas contre bien entendu. Encore une fois, je ne suis pas libertaire.

        C’est quoi, un référendum ? êtes-vous pour ou contre la famille…Vous pouvez aussi voter nul ou blanc ou vous abstenir… Quand je dis que t’y connais rien…

      16. @Au sud de nullepart

        A ma connaissance la question du mariage homosexuel n’a été abordée qu’une seule fois par le candidat du FdG et encore de manière assez périphérique.

        Ce fut au contraire, un passage important du discours de la Bastille.
        Si l’on rajoute à cela la sortie de Marseille sur l’immigration et la régularisation des sans papiers, il y a de quoi faire fuir une bonne partie de l’électorat populaire vers Marine Le Pen. Pour prendre l’exemple de mon canton, rural et très populaire (beaucoup d’ouvriers, notamment dans le textile), le FN arrive en seconde position derrière l’UMP…
        Après, je suis tout à fait d’accord avec vous sur les causes de l’immigration et les profits qu’en tire le patronat. Cela n’empêche pas d’être lucide sur les réalités électorales. Mais ce n’est pas avec un discours idéaliste de ce type

        En ce qui concerne l’immigration clandestine la « vraie » gauche du « vrai » travail doit s’imposer de dire la vérité en toutes circonstances à savoir que l’immigration clandestine ne pourra jamais être jugulée tant que persisteront les rapports iniques nord/sud

        même s’il est par ailleurs juste, que vous ramenerez cet électorat à l’extrême gauche… Bien au contraire.
        De plus il ne s’agit pas d’un « faux problème » mais d’un problème réel pour cette catégorie de la population qui est, je le répète, mise en concurrence directement avec les immigrés. Alors bien sûr, on peut continuer à couiner que « c’est la faute des exploiteurs » (ce qui est vrai), cela ne changera pas la réalité des faits et donne au contraire le sentiment d’un certain fatalisme idéologique qui n’offre pas de prises sur la réalité ni de possibilités concrètes de changement.
        La « préférence nationale », voyez-vous (même s’il s’agit d’une mesure dans les faits difficilement applicable, sans effets et démagogique, les immigrés visés ayants dans leur immense majorité la nationalité française, quant aux sans papiers, leur absence de statut légal ne leur octroi aucun droit ou très peu…) se présente au contraire comme une mesure très concrète qui semble pouvoir agir immédiatement sur la réalité sociale…
        Donc, au risque de me répéter, même si par ailleurs le constat que vous faites est juste et correspond à la réalité économique, il n’offre aucune perspective à l’électeur populaire qui ne raisonne plus dans le cadre idéologique de l’extrême gauche et du marxisme. C’est malheureux, mais c’est comme ça et il faut en tenir compte.

      17. @Nicks : Je comprends parfaitement ce que vous nous dites à tel point que ce que vous nous racontez constitue très exactement une des raisons pour lesquelles j’ai quitté le Parti de Gauche 6 mois après avoir participé à la création du comité de la circonscription (déjà) à laquelle j’étais rattaché. Je l’ai quitté car outre les problèmes récurrents avec la démocratie interne que rencontraient les exfiltrés du PS trop nuls pour y faire carrière, j’en avais ras le bol d’entendre la question suivante posée par des porte paroles auto proclamés équipés de 4×4 de luxe lorgnant sur des postes d’élus : « Que vont en penser les électeurs? »

        Je suis malgré tout resté un sympathisant du Front de Gauche parce que son programme m’a semblé cohérent par rapport aux enjeux cruciaux auxquels se trouvent confronter l’humanité en général et la France en particulier. Et aussi parce qu’il m’a semblé que Mélenchon s’adressait sans condescendance plus au citoyen et à son intelligence qu’à la chair à urne que représente l’électeur potentiel. Et encore parce que si le meilleur était loin d’être acquis avec le programme du FdG, j’étais convaincu que le pire était certain avec n’importe quelle série de mesurettes intitulée abusivement programme que proposaient les autres.

        Alors oui la population pilonnée par la propagande médiatique qui flatte sa lâcheté est abêtie et dépolitisée mais nous n’avons d’autres solutions que de convaincre par la vérité de nos motivations et buts recherchés sans quoi nous nous abaisserons immanquablement au niveau de ceux que nous dénonçons avec la certitude de trouver les mêmes écueils et déviances qu’eux.
        Comment espérez vous changer les choses si vous êtes condescendant au point de ne même pas faire confiance à l’intelligence des citoyens auxquels vous vous adressez en leur mentant sciemment par omission? Comment allez vous obtenir la confiance des citoyens si elle n’est pas réciproque? Expliquez moi donc ça. Vous ne pouvez pas. Alors vous irez faire le bien des gens malgré eux sans moi.

        Ne gâchez donc pas le peu qu’il nous reste avec cet électoralisme puant qui n’est rien d’autre que la voie de la facilité résultant de la conjonction entre les ambitions opportunistes des uns et la résignation condescendante des autres.

      18. @ Nicks

        Comme je suis généreux, j’offre ceci à lire pour vos yeux, j’ai graissé les mots qui devraient vous sauter auxdits yeux, pour autant qu’ils ne fonctionnent pas :

        « En dépit de son souci de la dialectique marxienne, Lénine était incapable de concevoir dialectiquement l’évo­lution historique des processus sociaux. Sa pensée restait mécaniste, suivant des schémas rigides. Pour lui, il n’exis­tait qu’un seul parti révolutionnaire – le sien  ; qu’une seule révolution – la révolution russe  ; qu’une seule méthode – le bolchevisme. […] L’application monotone d’une formule découverte une fois pour toutes évoluant dans un cercle égocentrique où n’entraient en considération ni l’époque ni les circonstances, ni les niveaux de développement, ni les réalités culturelles, ni les idées, ni les hommes. Avec Lénine, c’était l’avènement du machinisme en politique  : il était le «  technicien  », «  l’inventeur  » de la révolution. […] Toutes les caractéristiques fondamentales du fascisme existaient dans sa doctrine, sa stratégie, sa «  planification sociale  » et son art de manier les hommes. […] Il ignorait les conditions requises pour la libération des ouvriers. […] Il n’était pas préoccupé par la fausse conscience des masses ni par leur auto-aliénation en tant qu’êtres humains. Le problème, pour lui, se ramenait à un problème de pouvoir.  » (Source Otto Rühle)

      19. @ Nicks
        Les vraies révolutions se gagnent ama à la Gandhi, dans le calme et la sérénité. La seule, l’unique révolution est la révolution des idées. Echauffer les esprits ne sert à rien si c’est pour tomber dans d’autres travers. Le modèle révolutionnaire français de 1789 n’a pas été ama le bon. Il était nécessaire et a donc été fait dans la nécessité, dans la précipitation.
        Les idées évoluent lentement . Un pouvoir absolu, royal, d’essence divine, ne pouvait être remplacé que par un autre pouvoir quasi absolu, jacobin (démocratie représentative, pas directe). Darwin est arrivé et a laïcisé le problème de l’évolution, discréditant l’idée créationniste et par contre-coup affaiblissant une vision jacobine de la société (l’acceptation du néo-darwinisme et par suite de son corollaire, le libéralisme, implique ama une servitude volontaire, comme disait La Boétie…).
        J’ai suggéré que le mariage FdG/LV soit un vrai mariage, presque homme/femme, LV représentant la diversité, l’inventivité de la nature, la liberté de créer, l’homme(?), FdG représentant l’unité, en particulier l’universalité de l’homme dans le monde et l’unité de la nation, la femme(?).
        J’ai suggéré, dans la ligne ama des déclarations d’Eva Joly concernant le défilé du 14 Juillet, que le drapeau national soit de nouveau le drapeau blanc à fleur de lis, montrant ainsi:
        1) que la page d’une révolution sanglante est tournée, le blanc étant (en Occident du moins) symbole de paix;
        2) qu’arrive une nouvelle ère écologique porteuse d’espoir, celle de la révolution pacifique et écologique universelle des fleurs (oeillets au Portugal, jasmin en Tunisie, etc.);
        3) que cette alliance a pour vocation d’être le nouveau centre organisateur de la vie politique française (pour commencer), le blanc étant symboliquement le « centre » du drapeau national, symbolisant l’unité nationale, rejetant ainsi symboliquement le bleu marine à la périphérie, à la mer.

      20. @Vincent Wallon

        Et si on y allait progressivement hein ? Et si vous acceptiez qu’on ne peut pas tout avoir ? Je ne sais pas si vous le savez mais dans l’autre camp, ils ne tergiversent pas. Ce ne sont pas des monstres (pas tous du moins) mais ils défendent leurs intérêts sans scrupules et ils ne nous feront aucun cadeau. Vous, vous leur en faites…

        Sur la vie politique, j’ai déjà dit ce que je pensais. Je suis jacobin donc je défends une idée du centralisme démocratique, parce que je juge que c’est le meilleur système pour édifier une solidarité institutionnelle. J’ai moyennement confiance en la générosité naturelle des gens livrés à eux même. Introduire une dose de démocratie directe me parait sain. Surtout je crois qu’il faut interdire le cumul des mandats, limiter la carrière politique à 10 ou 15 ans et faire en sorte de diversifier la provenance des candidats aux élections. Ce serait déjà un progrès substantiel…

        Sur la famille, à vrai dire, je n’ai pas de position tranchée. Je crois que c’est important mais sur ce plan, chacun doit pouvoir faire comme il veut, avec qui il veut. Ce qui me déplait dans le sociétal, c’est le communautarisme.

        @Au sud de nulle part

        C’est rigolo parce que vous savez qu’en d’autres lieu on me taxe de puriste, d’intégriste, d’idéologue borné et je crois que c’est un peu vrai. Je suis quelqu’un d’anti-pragmatique, avec des principes très forts et on ne me fait pas changer d’avis facilement. Mais sur ce blog, j’ai la surprise de me voir comme un modéré quasi ultra-pragmatique, prêt à accepter quelques compromis pour pouvoir construire quelque chose qui ne demeure pas dans les rêves des uns et des autres.

        Croyez moi, le projet que je soutiens est extrêmement ambitieux mais je sais que dans le cadre politique actuel, si on veut le réaliser, il va falloir transiger un peu avec les règles en vigueur. Si encore on avait le temps, je vous dirais que vous avez raison et qu’il faut assumer à 100% notre idéal (je ne nie pas que le mien est sûrement différent du vôtre, mais sur les valeurs de base, je pense qu’ils sont proches). Mais nous avons des adversaires résolus, qui eux ne s’embarrassent pas de principes, en tout cas pas les nôtres. S’ils gagnent la course, cela ouvre une ère liberticide qui ne pourra donner lieu qu’à des souffrances et des combats sanglants. Alors faites un effort et acceptez ce qui est accessible dans un premier temps. Ensuite on pourra discuter de savoir si les hommes sont naturellement bons, ou naturels tout court, avec ce que ça comporte de bon et de mauvais.

        @Schizosophie

        Vous croyez que vous avez le temps de convaincre tranquillement les gens de devenir un peu moins agressifs entre eux, sans le concours d’un énième boucherie s’entend ? Moi j’aimerais bien l’éviter vous voyez. Ce n’est pas la révolution que je propose en premier lieu, mais atteindre le raisonnable et ce raisonnable c’est par les institutions qu’on pourra l’obtenir. Donnez moi un seul exemple d’une société dans l’histoire humaine qui ait durablement et dans l’ouverture tenu sans une matrice structurante et sans que des interactions à base de compétition ne se produisent ? Il n’y a que des tribus isolées fonctionnant donc en vase clos où on rencontre ce qui doit être votre idéal. Redescendez sur terre un peu. Les bonnes lectures c’est nourrissant mais ça peut parfois devenir indigeste…

        @Basic

        Non mais là on est dans le new age. Laissez tranquille notre drapeau qui n’a rien fait à personne et ne cherchez pas à enlever des repères qui peuvent être positivement structurants. Vous ne pensez pas qu’il y a plus important que de penser à un nouveau drapeau ? Les autres pays qui n’ont pas d’hymne guerrier ne sont pas forcément les plus en pointe dans les politiques sociales…Encore une fois, si je suis jacobin de façon totalement assumée et revendiquée, ça ne veut pas dire que je veux à nouveau faire la révolution. C’est une éventualité que j’entrevois en dernier, tout dernier ressort. Là il ne s’agit que de reconquérir le pouvoir par les urnes et rénover nos institutions.

        Je ne peux que vous conseiller la conférence de Mélenchon sur la défense et la politique extérieure (30 mars, disponible sur son blog) et vous verrez comment on peut de degré en degré aboutir à des relations plus pacifiques et fondées sur la coopération. En attendant, bichonnons nos rafales, ayons une défense solide, mais défensive uniquement, parce que ça vaut mieux que d’être des pigeons.

      21. @Nicks

        Vous ne lisez donc aucune similitude entre « matrice structurante » et « vase clos » ? Entre la coupole et le dôme ? Le concave et le convexe ?

        Les lectures nourrissantes restent à ruminer, à digérer et à… (je vous laisse finir la phrase).

      22. @ Nicks
        Je me demande si vous ne confondez pas structure et sclérose, et si vous n’êtes pas resté deux siècles en arrière. C’est d’ailleurs une question que je me pose aussi à propos de JLM: dans quelle mesure ses appels aux mânes des Lumières sont-ils fondés?

      23. @Schizosophie

        C’est tout ce qui vous reste comme argument ? Il me semble que la société française a été dans une forme de tolérance et d’ouverture tout à fait correcte, là aussi dans une forme d’équilibre entre préservation de la cohésion et acceptation des différences. C’est un entre deux qui me paraît très acceptable et surtout fonctionnel.

        @Basic

        Même chose que pour Schizosophie. Je préfère avancer un projet dont je connais les fondations, qui sont d’une solidité à toute épreuve, plutôt que de créer sur du vide et sur des concepts totalement flous. Il y a des invariants dans l’histoire de l’humanité qu’il faut prendre en compte si on recherche réellement le progrès…

      24. @ Nicks
        « Il y a des invariants dans l’histoire de l’humanité qu’il faut prendre en compte si on recherche réellement le progrès… »
        Je cite Kercoz avec qui je suis totalement d’accord sur ce point.
        « Si je puis me permettre , cette « formule historique particuliere » …..a occupé 99,99% de la durée de vie de l’ hominidé. »
        Paul Jorion a écrit « Comment la vérité et la réalités furent inventées » pour pointer les dégâts faits par l’instauration galiléenne d’une Réalité dite Objective différente de la réalité sensible. Vous vous référez à des invariants qui ont à peine plus de deux siècles alors que Kercoz et moi nous référons à des invariants qui remontent aux débuts de l’humanité.
        Je pense sincèrement que vous faites une énorme erreur de jugement et je réitère ici mon interrogation: que veut dire JLM lorsqu’il se réfère aux mânes des Lumières?

      25. @Nicks

        Ce n’était pas un argument, mais trois questions, pointant une contradiction fertile pour qui y réfléchit, comme Giordano Bruno, par exemple. Il vous eût fallu lire plutôt que de vous imaginer dans un duel idéologique pour que vous le vissiez.

      26. @ Basic Rabbit

        Vous parlez a Nicks du repère des lumières

        Lire la critique d’ « entrer dans une pensée »

        « Sous l’uniformité apparente de la planète, ce sont donc ces écarts recouverts qu’il faut remettre en lumière, afin que chacun s’efforce d’entrer dans l’univers des autres. Il n’est pas question de considérer les cultures comme des blocs immuables, mais au contraire de les mettre en mouvement les unes par les autres, afin de permettre à toutes, à terme, de bouger. La clé de cette aventure, on l’aura compris, est philosophique. Il s’agit bien d’en finir avec la vieille clôture du pré carré européen, d’envisager sans crainte les différentes possibilités de l’esprit humain, l’histoire polycentrée de l’intelligence. Entrer ainsi dans d’autres pensées, c’est en finir avec l’option « tout grec » – comme on dit « tout nucléaire » – et travailler à l’élaboration collective d’une raison polyglotte et mobile. Elle s’expose, bien sûr, au risque de tous les inconforts. Mais c’est sa manière de vivre. Au commencement doit être le risque. Il faut remercier François Jullien de l’avoir rappelé avec le savoir du maître et la vive ardeur… du débutant.  »

        Ensuite , il faut lire ci après une autre critique de ce même livre :

        http://www.magazine-litteraire.com/content/critique-non-fiction/article?id=21252

        « …Manifeste, sur son versant réflexif, d’une nouvelle sinologie, cet essai est précieux en ce qu’il montre quel (bon) usage nous pouvons faire de ce qui, par-delà l’uniformisation planétaire apparente, continue heureusement à nous singulariser et à nous différencier. Car ces écarts sont autant de chances, de « ressources » à notre disposition – de part et d’autre – pour renouveler nos modes de pensée défaillants ou émoussés, faire surgir en eux de nouveaux « possibles ». Relevant combien peu des apports de l’ethnologie est passé dans notre philosophie, Jullien en vient à caresser le rêve d’une « phénoménologie de l’esprit » qui ne serait plus européenne mais mondiale ou « globale ». Pourtant, son livre n’est pas sans diffuser un certain malaise, né d’une contradiction ou d’un balancement latents dans son raisonnement. Jullien semble en effet tenir pour acquis qu’il est possible, au bout du compte, de comprendre sans reste l’« Autre », ou, puisqu’il réfute légitimement ce terme – la notion d’Autre appelant celle de Même -, l’« Ailleurs ». Il n’a ainsi pas de critiques assez dures à l’égard de certaines traductions-adaptations de classiques de la pensée chinoise, qui, en se voulant stylistiquement parfaites, les rabattent sur notre système linguistique et mental. Mais suffit-il de traduire littéralement, comme il le fait, pour échapper à ce grief – d’autant que ses transpositions se doublent de commentaires où l’on voit resurgir à l’occasion nos notions de « nature » et de « raison », cette dernière même minorée en plus neutre « intelligibilité » ?

        Ce n’est pas seulement qu’il nous soit difficile de nous émanciper de ce qui nous fonde : peut-être est-il tout bonnement impossible de réellement « entrer dans une pensée » venue d’ailleurs. Comme l’a montré Quine (3), faute de pouvoir embrasser l’ensemble du champ mental en vis-à-vis, toute traduction ne passe-t-elle pas inéluctablement par une projection de nos structures sur celles de l’objet traduit ? Et n’est-ce pas à partir de ce constat réaliste, décevant peut-être mais aussi libérateur, qu’il conviendrait d’envisager le dialogue vrai entre les cultures ou les peuples auquel en appelle Jullien ? La vieille prétention universaliste occidentale de pouvoir pénétrer entièrement dans l’esprit de l’autre, n’est-ce justement pas cela, l’ethnocentrisme ? »

        Les deux critiques littéraires ne sont pas entrés de la même façon dans la pensée de cet auteur qui parle justement de ce sujet.

        Ne faut il pas de la prudence avant de se jetter dans l adhésion de foi à une conception , sans remettre en cause la logique qui nous a conduit ou nous sommes en nous enfermant dans des catégories de couples complementaires possibles / non possibles censés couvrir l étendue d un tout .

      27. @Basic

        Mes invariants font partie de l’histoire de l’humanité dans son ensemble. La compétition a toujours existé et ce bien avant le capitalisme et ce y compris dans les communautés villageoises du Moyen-Age comme dans les tribus du néolithique. Si vous arrivez à juguler l’instinct de survie et par celui-là, la domination, alors sans doute que la sociabilité qui est inhérente à l’humain pourra accoucher d’un nouveau modèle de cohabitation. Mais il me semble que tant que nous aurons un corps mortel, ça n’est pas près d’arriver…

        Quant à Mélenchon je suppose qu’il en appelle aux Lumières afin de relancer un processus d’émancipation par l’action collective. Vous n’avez qu’à lui demander…

        @Schizosophie

        La réponse est non à vos questions. La matrice n’enferme pas, elle guide. D’ailleurs elle perd de sa rigidité avec le temps, ce qui fait des structures des systèmes soluble dans le temps, à rééditer cycliquement.

        Je ne vois pas vraiment où voulez en venir avec le concept d’infini de Bruno, si toutefois c’est de ça que vous voulez parler (par opposition à mon idée de structure peut-être), je n’ai pas été visiter votre lien, pas le temps. Je me situe dans un combat politique, point. Les discussions de salon, je n’en ai pas les moyens et ça me gave, surtout quand le danger rode à proximité.

      28. @ Nicks
        « Mes invariants font partie de l’histoire de l’humanité dans son ensemble. La compétition a toujours existé et ce bien avant le capitalisme et ce y compris dans les communautés villageoises du Moyen-Age comme dans les tribus du néolithique. Si vous arrivez à juguler l’instinct de survie et par celui-là, la domination, alors sans doute que la sociabilité qui est inhérente à l’humain pourra accoucher d’un nouveau modèle de cohabitation. Mais il me semble que tant que nous aurons un corps mortel, ça n’est pas près d’arriver… »

        Votre discours est mortifère. Pour moi exactement le discours darwinien classique (la lutte pour la vie est en fait logiquement équivalente à la lutte contre la mort). Or du darwinisme au darwinisme social il n’y a qu’un pas et du darwinisme social au libéralisme il n’y a qu’un autre pas. Se battre contre un ennemi avec des armes qu’il manie si bien c’est être quasi-assuré de l’échec.

        La donne change. Notre planète est finie et en cours de saturation (triplement démentiel de la population en un siècle). Si une troisième guerre mondiale est déclenchée alors « peu verront la quatrième » (A. Einstein). Partant de ces constats je pense qu’il faut explorer de nouvelles pistes encore inexplorées par l’humanité. Des sociétés matriarcales par exemple qui semblent, après quelques clics sur Wikipédia, n’avoir jamais existé. Les femmes ne feront peut-être pas mieux que les hommes. Il est certain qu’elles ne feront pas pire.

        Nous sommes ama sur ce blog pour lancer des idées en l’air. Pas pour asséner sans argumenter de prétendues vérités.

      29. @Nicks

        Les discussions de salon, je n’en ai pas les moyens et ça me gave, surtout quand le danger rode à proximité.

        C’est vrai ça… que diable faites-vous donc encore à bavasser sur ce blog ?

      30. nicks,

        Je ne peux que vous conseiller la conférence de Mélenchon sur la défense et la politique extérieure (30 mars, disponible sur son blog) et vous verrez comment on peut de degré en degré aboutir à des relations plus pacifiques et fondées sur la coopération. En attendant, bichonnons nos rafales, ayons une défense solide, mais défensive uniquement, parce que ça vaut mieux que d’être des pigeons.

        je suis curieux de lire ça, j’y vais de ce pas. en attendant je plussoie le bichonnage. une nation faible n’est écoutée par personne.

        basic rabbit,

        Partant de ces constats je pense qu’il faut explorer de nouvelles pistes encore inexplorées par l’humanité. Des sociétés matriarcales par exemple qui semblent, après quelques clics sur Wikipédia, n’avoir jamais existé. Les femmes ne feront peut-être pas mieux que les hommes. Il est certain qu’elles ne feront pas pire.

        explorer de nouvelle piste peut s’apparenter à rétablir un équilibre manquant. pas substituer un déséquilibre à un autre. et concernant ces Dames, je pense que vous seriez déçu. hélas.

        la complémentarité des hommes et des femmes est plus probable et subtile qu’une parodie de féminisme. amha.

      31. @Basic

        Mais non justement, vous ne comprenez pas. Les libéraux ne voient que la part animale de l’homme et pensent qu’il faut faire avec. Moi je dis que la sociabilité, qui est également constitutive de notre être, est ce qui peut contrebalancer la part animale. Ca n’a rien de mortifère au contraire. C’est juste réaliste. C’est comme cela qu’on peut construire des sociétés qui pacifient relativement les relations humaines. Mais c’est un travail à remettre constamment sur le métier, ou du moins par période. Tel est notre lot, jusqu’à ce que l’on dépasse notre condition, ce qui est à mon sens un objectif plus ou moins avoué. Mais aucun de nous ne le verra…

      32. @ Nicks
        « Mais non justement, vous ne comprenez pas. Les libéraux ne voient que la part animale de l’homme et pensent qu’il faut faire avec. Moi je dis que la sociabilité, qui est également constitutive de notre être, est ce qui peut contrebalancer la part animale. Ca n’a rien de mortifère au contraire. »

        J’intègre la sociabilité dans le darwinisme, les individus se regroupant socialement pour lutter contre l’adversité (on notera que cette possibilité est interdite par les traités européens libéraux: concurrence libre et non faussée). Je maintiens que le darwinisme est mortifère: on se regroupe, on lutte, on consomme, on capitalise pour tenter de ne pas mourir. Au mieux on trouve un terrain d’entente, un équilibre. Au pire… C’est à la fois puéril et dramatique.

        Pour moi il manque la partie génératrice de la morphogénèse et de l’évolution, sa partie vivifiante. Elle est à mon avis à chercher du côté du lamarckisme. A la Thom, sans causes finales, a fortiori sans créationnisme. Je n’arrête pas d’en parler sur ce blog.

      33. @ méthode
        « explorer de nouvelle piste peut s’apparenter à rétablir un équilibre manquant. pas substituer un déséquilibre à un autre. et concernant ces Dames, je pense que vous seriez déçu. hélas. »

        Je trouve cette affirmation insultante. Les hommes ont régné quasiment sans partage avec le résultat que l’on sait. Pourquoi ne pas essayer avec les femmes?.

        « La complémentarité des hommes et des femmes est plus probable et subtile qu’une parodie de féminisme. amha. »

        Là je suis entièrement d’accord avec vous. 🙂
        En forçant volontairement le trait je vois l’homme représenter la diversité (XY), la femme représentant l’unité (XX). Je pense que des dictons tels que « Ce que femme veut » ont plus de valeur que tous les préambules à constitution après des changements importants (révolution française, fin de la guerre 39/45) et j’irais même jusqu’à dire qu’une véritable déclaration universelle devrait avoir pour préambule ces dictons qui ont passé les âges et qui, ama, ont seuls une valeur universelle.
        Dans cet ordre d’idées je maintiens donc ma proposition de société matriarcale. Idée jetée en l’air bien entendu.

      34. @Nicks

        « La matrice n’enferme pas, elle guide. D’ailleurs elle perd de sa rigidité avec le temps, ce qui fait des structures des systèmes soluble dans le temps, à rééditer cycliquement. »

        Cela me semble une très bonne définition… effrayante.

      35. @Basic

        Mais l’animalité, c’est l’invariant de l’humanité, du moins tant que nous avons un corps mortel. C’est pour cela que j’ai parlé de dépasser notre condition pour éventuellement qu’apparaisse un nouveau mode d’inter-relations. Je pense que c’est l’objet des hommes, qu’ils se l’avouent ou pas, qu’il le rejette ou non. C’est en voie mais peut-être que nous nous détruirons avant. Notre destinée est une course à la vie, à la mort…

        @Schizosophie

        J’ai plutôt de la sympathie pour la psychanalyse, surtout lacanienne d’ailleurs (moins par connaissance que par pratique), mais vous n’obtiendrez jamais d’un corps social qu’il soit en paix avec les névroses de ses composantes. Pour essayer d’ajuster tout cela à cette échelle, le collectif d’individus distincts, il y a la politique et si l’Etat doit être le tuteur pour que cela tienne à peu près debout, je veux bien qu’il prenne toutes les figures que vous voudrez. Je remarque comme bien souvent que l’individualisme reparaît souvent chez les émancipateurs absolutistes, comme un retour du refoulé libéral, si vous voyez ce que je veux dire…

      36. « chez les émancipateurs absolutistes, comme un retour du refoulé libéral, si vous voyez ce que je veux dire… »

        Oui, je vois tout à fait que des émancipateurs relativistes (par déduction, je n’ose penser qu’ils soient castrateurs) maîtrisent la toise : c’est une théorie pratique, idéologiquement. Quand les jacobins parlent d’absolutisme (quels dialecticiens !), ils voient des libéraux partout.

      37. @Schizosophie

        Désolé de vous donner du fil à retordre. (oui oui je suis dans la confrontation, dans la politique quoi) (désolé aussi pour l’orthographe oubliée en route dans mes messages postés à la va vite)

  7. Quand la noirceur se pare du masque de la vertue, le pire, ou quand nous avons un FN voulant s’habiller de respectabilité quitte à changer de Nom et ainsi tenter de faire oublier « le père fondateur » et ses sbires. L’UMP a compris l’intérêt de ménager la susceptibilité de ce parti bon aux flammes de l’enfer il y a encore peu, quitte à faire effectuer quelques zigzags à la moral: Tentative pathétique d’un parti en perdition d’identité prêt à draguer tout et n’importe quoi pourvu que ça mousse. Nous assistons donc à une radicalisation du discours de la droite et peut être même à l’éclatement à venir de ce parti. La nature ayant horreur du vide, il se peut que le FN ou quelque soit son Nom futur comble l’espace laissé vacant de manière durable. À gauche, la radicalisation du discours de la droite et son aspiration d’un électorat déçu appel des réponses et des propositions fortes sans tomber dans le piège de la radicalisation également.

    1. « des réponses et des propositions fortes  » : difficile quand les caisses sont vides et qu’il va falloir essayer de tenir les engagements souscrits pendant la campagne.
      Le retour de la gauche ( ou plutot de la social démocratie) ne se fait pas au bon moment. Comment réagira le « peuple de gauche » lorsque le nouveau gouvernement appliquera l’inévitable plan de rigueur ? A coup sur, les courants populistes se frottent déjà les mains. Le FN va croquer une partie de l’UMP. Est il invraisemblable de penser que le « front de gauche » pourrait grossir d’une partie des socialistes ?

      1. Tout dépend dans quel sens les vases communiquant pourraient s’operer?
        PS> Front de G.? Ou l’inverse? Je pense pour ma part à un scénario en cas de victoire de Hollande qui serait à terme une fuite de son électorat vers Melanchon si la situation se détériore encore. Ce qui malheureusement devrait arriver assez vite. Dans l’immédiat, Il est très probable que l’électorat actuel de Melanchon fasse obstacle à Sarko le 06/05 en donnant ses voix au PS. C’est seulement après qu’il risque d’y avoir du sport…

  8. Une pièce à verser au dossier de la « Préférence Nationale »…

    Pour réaliser en Espagne son projet d’EuroVegas – un gigantesque complexe dédié au jeu – le milliardaire américain Sheldon Adelson a transmis aux autorités espagnoles sa liste d’exigences : exemption de la TVA, des impôts sur le jeu, des cotisations sociales, réforme du code du travail, régime légal dérogatoire durant 30 ans, subventions européennes, don des terrains, autorisation de jeu pour les mineurs, autorisation de fumer dans les bâtiments, etc … (…)

    « Nous ne payons pas d’impôts, nous faisons la loi et nous maintenons l’ordre selon nos critères à l’intérieur de la zone, remerciez-nous de proposer un peu de travail à vos nationaux, mais à nos conditions ».

    http://contreinfo.info/article.php3?id_article=3232

    1. Le Fascisme est la suite logique du libéralisme, puisque c’est le seul système qui permet d’imposer l’impensable dans une démocratie saine.
      Quand le peuple aura atteint le point de non retour, celui qui crée des révolutions, il suffira de réprimer une partie du peuple, celle que l’on aura désignée comme bouc émissaire. Le pire c’est qu’à ce moment la majorité voudra cette répression, ce n’est que quand la chape de plomb s’abattra sur tous, sans distinction, que le peuple se retrouvera comme au sortir de la caverne, aveuglé par la lumière de la compréhension de ce qu’il se sera passé, mais il sera déjà trop tard : la répression aura démontrer son efficacité et désormais pourra s’appliquer à tous!

      Et le pouvoir financier pourra continuer son jeu encore plus fort, car les dirigeants auront été comme toujours à la soupe (et c’est vrai qu’il n’y en a pas de meilleure). et les journées de tous seront moroses, et le sentiment d’insécurité permanent neutralisera les espoirs de résistance….
      … de la majorité « silencieuse » tellement courtisée et impalpable.

      1. @ Ben
        « Le Fascisme est la suite logique du libéralisme. »
        « aveuglé par la lumière de la compréhension de ce qu’il se sera passé »

        Libéralisme, néo-darwinisme, fascisme.
        De la servitude volontaire…

      2. et il y aura un deuxiéme tour de manége de la bête mais avec des methodes de surveillance autrement plus efficace qu’au début du siécle. Donc adieu définitif à nos démocraties.

  9. Alain Veinstein reçoit Annie Le Brun, auteur de Les arcs-en-ciel du noir (Gallimard) et de Appel d’air (Verdier poche).

    À l’inverse, du côté de l’Encyclopédie des Nuisances ou de quelques-uns comme Paul Jorion, c’est avec une toute autre rigueur que s’est poursuivie une réflexion sur un « capitalisme à l’agonie » comme sur le chaos idéologique en train de l’accompagner. Non sans que, devant les apories qui en résultent, l’absence de perspective incite de plus en plus à prendre en compte précisément ce qui jusqu’à présent avait été négligé à la faveur de la plus regrettable confusion entre rationalité et radicalité, et principalement toute forme d’évaluation sensible.
    (Appel d’air – préface)

    Le début de l’entretien commence fort avec cette citation de Jean Benoît :

    Mort, la vie te guette.

      1. Je l’ai déjà dit ici :
        lire TOUT le livre de Annie Lebrun , pas seulement la préface de la nouvelle édition .

      2. Oui, il faut lire Annie Le brun. Elle le mérite par ses écrits, mais aussi par ses fréquentations.

        Ce qui mérite d’être lu afin de connaître ce qu’il était possible de savoir au début des années 80, c’est le Discours préliminaire de l’Encyclopédie des Nuisances (1984) aux éditions du même nom.
        « Les imperfections de ce texte m’échappent moins qu’à quiconque : on sait comment il arrive que le langage avec lequel nous pensons nos idées nous retienne de les penser jusqu’au bout. »
        Jaime Semprun. Auteur de ce discours.

  10. « Est il invraisemblable de penser que le « front de gauche » pourrait grossir d’une partie des socialistes ? »Certainement pas

    1. Comment ça certainement pas ? Plus rien n’est certain aujourd’hui et c’est bien déjà ce qu’il se passe chaque semaine. Que croyez-vous pour être si catégorique ? Ne comprenez -vous pas ce qu’il se passe ?

      Nous assistons à une recomposition plus ou moins lente et rapide du paysage politique à gauche et à droite sous le coup de boutoir des marchés financiers – Voyez ce qu’il se passe en Grèce, croyez-vous que nous allons accepter ça ? Que nenni !

      La recomposition à droite est plus rapide parce que c’est la droite qui gouverne depuis 10 ans et que l’ UMP arrive à un point de non retour. Il y a un effet d’accélération que ces élections présidentielles 2012 ont bien montré.

      Pour les Gauches, la pression est forte mais il fallait attendre qu’il y ait un socle de refondation politique pour que cela soit réalisable. C’est maintenant fait. Le FDG va rééquilibrer les forces de Gauche et il a prétention à plus ou moins long terme à gouverner. La Crise financière qui fait apparaitre sans fard l’idéologie néolibérale telle qu’en elle-même, il est clair dans ces conditions que cela va accélérer ce processus de retour à la souveraineté des États et des peuples.

      Nous vivons en ce moment la fin d’une orthodoxie idéologique et il y a une course contre la montre entre la droite et la gauche pour la naissance d’une  » nouvelle orthodoxie  » – C’est pourquoi nous sommes à un carrefour politique des plus sérieux.

      En  » hors champ  » à toutes ces considérations, il y a les conservateurs autistes qui ne comprennent rien et qui idéologiquement s’arcboutent et tentent de sauver un monde qui s’effondre. Il n’ y a que Michel Rocard pour appeler à une dictature militaire en Grèce ! On a l’imaginaire sénile qu’on mérite.

  11. A noter que les socialistes sont en forte hausse(aux Pays Bas) et c’est le vrai motif de la chute du gouvernement et donc vite revoter avant qu’ils ne deviennent majoritaires.
    L’extrême droite refuse l’austérité.
    Merkel perd un allié précieux et ne peut plus compter que sur la petite Finlande et le GDL.
    Si sarko est battu cela sera la croisée des chemins.N’oublions pas le référendum Irlandais en mai.L Belgique qui n’attend qu’une victoire de FH pour freiner l’austérité.Le gouvernement recule ce lundi sur le chômage et certaines pensions.
    Et la possible arrivée des extrêmes au pouvoir en Grèce.Merkel et la troika sont tout simplement sur le point de détruire la démocratie en Europe.
    C va très mal finir.

    http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/733930/vers-un-assouplissement-de-la-degressivite-des-allocations-de-chomage.html

    http://mediatheque.lesoir.be/v/le_kroll/40avr2312.jpg.html

    Le Conseil des ministres a approuvé vendredi dernier le projet de loi réinstaurant la pension complémentaire des journalistes. Celle-ci avait été supprimée à la fin de l’année dernière dans le cadre de la réforme des pensions et du plan de rigueur du gouvernement. Le nouveau système sera évalué chaque année. Le gouvernement pourra l’adapter en cas de déséquilibre financier, a indiqué le ministre des Pensions Vincent Van Quickenborne.

    http://www.lesoir.be/actualite/le_fil_info/2012-04-23/hollande-les-portes-des-dirigeants-de-l-ue-vont-commencer-a-s-entrouvrir-911224.php

  12. bonsoir et merci pour cet « excellent » article

    l’histoire parle d’elle même, ça fait 10 ans que j’ai froid dans le dos et que j’ai quitté paris et ma cité de banlieue pour vivre au milieu des vaches et des biches, mais avec 2X moins de monnaie de singe, et dingue, je suis 10X plus heureux, dingue, dingue mes enfants, j’ai compris ce qu’était l’intérêt de la vie bien trop tard …

    pourquoi bernard arnaud et les quelques hyper riches de nationalité francaise ne comblent t ils pas la dette, sont respeonsables de que dalle bien sûr, et en + ca ne changerait rien ? évoquons 1 an d’interet (50 milliards) , BA en a 65 en tout combien de personnel 100% financiarisé, combien de cachés dans les paradis fiscaux ?)

    je donne avec grand plaisir environ 2% ou 3% de mon revenu de singe aux « bonnes oeuvres » (en régional directement pour éviter les publi postages de toutes les associations de france à longueur d’années) mais seulement quand je gagne plus de 25.000 euros par an nets, faut dire que j’ai ni portable ni abonnement TV, j’ai du bol je suis l’un des derniers pas addicts à ces trucs inutiles lol par contre ca me soule que certaines personnes handicapés doivent vivre avec 700 euros ou des seropositifs avec 700 (mon oncle vit avec ca depuis 25 ans, il est malade depuis qu’il a trente ans, il était infirmier)

    alors bernard et ses potes, de 1 milliard à 60 milliards, s’ils donnaient 10% chacun de leur fortune, ca ferait combien ? ca aiderait ou pas ? je ne sais faire le calcul, si certains sont des vrais pros pour le faire, ca m’intéresse.

    et bloquer 80% des assurances vie des françaiss (4400 milliards je crois en tout, mais pas sur, merci de me corriger) ca fera + sans doute, alors pourquoi priver BA et tous ses potes ? c’est ce qui vous pend au nez (j’ai pas de placement sur les bons du trésor même en indirect, je suis un pauvre lol je m’en fous), alors vive la liberté virtuelle, la fraternité mon q, et l’égalité de mes deux

    non on ne tourne pas en rond, je diffuse de tres nombreux articles sur mon blog atypique, et j’amène de nombreuses personnes à mieux vendre à découvert ce CAC de daube, et surtout à mieux se comporter dans leur vie citoyenne grâce à vos éclairages, je lutte avec ce que je sais faire, à vos fourches et à vos piques, je vois pas sinon, on a qu’à se retourner et se laisser faire …

    battons nous comme des islandais, suffit que les deux tiers qui veulent que ça changent stoppent leur consommation, c’est le seul chantage possible insidieux pour lutter contre cette situation car le Boss, sans notre frénésie de consommation, sait qu’il serait en danger … d’où son travail de nous droguer avec les écrans en nous faisant croire qu’il lutte contre la drogue qui mine notre société – conclusion, les drogués à la conso n’aideront personne, même pas eux-mêmes) – on préfère être obligé de manger des racines pendant longtemps lorsqu’on a plus le choix, en attendant, on préfère donc fumer la dernière cigarette offerte par les bourreaux,

    avec une petite leffe ou un don pérignon, toutes façons, on n’emmène rien dans la tombe et j’adore la leffe 🙂

    bon courage à vous tous et merci pour ce blog

  13. Même dans le noir, nous y voyons. Nous y voyons du noir. C’est alors que nous devinons que ce noir n’existe que par absence de lumière. Et à défaut de la voir encore, l’idée qu’elle existe est déjà en nous et inconsciemment nous met en marche vers elle.
    (je parle, si je peux dire en connaissance…ayant fait longtemps de la spéléo… L’appel physique de la lumière après un long périple, comme un appel d’air, croyez-moi cela donne des sensations qu’on oublie pas !)
    Notre civilisation, à défaut de vérité aimée (ne sachant plus, ni même seulement… comment aborder l’idée d’une cause finale, perdue face aux complexités et spécialisations des sciences physiques et humaines), semble cependant percevoir de mieux en mieux une grande réalité , bien que noyée encore dans cette nuée d’ignorances et de connaissances morcelées. Notre monde est bel et bien fini !
    Nous sommes, au fait d’atteindre les limites de ce que peut nous donner la terre (Les océans, les forêts et les sols, toutes les matières premières ou presque…). Les rapports, les enquêtes, de commissions ou d’agences, des experts (la liste est longue); tous nous livrent la même approche finale. La métaphore de Nicolas Hulot ou d’autres, représentant notre humanité comme un grand navire (le syndrome du Titanic) échouant sur cette dure réalité, est incontournable, (comme le fait aussi bête de se cogner sur une table, qu’un instant, on aurait pu croire imaginaire…)
    Voilà que l’épuisement irréversible des ressources naturelles fait dire à nos plus éminents chercheurs, de Stephen Hawking… à Claude Lévi-Strauss qui nous disait, avec je crois douleur et amertume, en 2008 “Ce que je constate : ce sont les ravages actuels ; c’est la disparition effrayante des espèces vivantes, qu’elles soient végétales ou animales ; et le fait que du fait même de sa densité actuelle, l’espèce humaine vit sous une sorte de régime d’empoisonnement interne – si je puis dire – et je pense au présent et au monde dans lequel je suis en train de finir mon existence. Ce n’est pas un monde que j’aime.”
    Stephen Hawking lui, est encore plus radical, voir pessimiste dans ce sens. « Si l’humanité menacée n’arrive pas à s’échapper de la terre d’ici les deux prochains siècles, je la vois disparaître ». Plus alarmiste que ça, tu meurs.
    Mais cela n’est pas tout encore. Face à cette finitude terrestre et ce qui en découle matériellement pour la survie de l’espèce humaine, comme pour toutes autres, s’en dresse une autre plus sociale et économique, et qui en beaucoup de points sont liées dans l’urgence. Les limites immédiates de croissance des produits et des biens…
    Une fois n’est pas coutume : citons Jacques Chirac pour recentrer notre idée sur cette deuxième limite que nous devons évoquer et que je mets en relation avec un extrait du propos de Paul Jorion (ci-dessous)
    « la France fut longtemps considérée comme un modèle de mobilité sociale. Or la sécurité économique et la certitude du lendemain sont désormais des privilèges. La jeunesse française exprime son désarroi. Une fracture sociale se creuse dont l’ensemble de la Nation supporte la charge. La machine France ne fonctionne plus ». (extrait discours de campagne présidentielle – 1995)
    – « La fracture sociale n’est pas prête d’être réduite, elle s’élargit au contraire. Le phénomène se traduit au plan culturel, là où les faux-plis sont durs à effacer. »
    Cette fameuse fracture s’est transformée en fossé et il ne finit pas de se creuser entre les élites d’une part, et les exclus de l’autre.
    Ces inégalités qui marquent les plis des statuts sur les mécanismes redistributifs (que Jorion nous a maintes et maintes fois signalé et que les commentaires de ce blog ont également dénoncé en en décrivant toutes les injustices qui en dépendent) sont scandaleuses.
    On fait appel alors à des éminents économistes, des sociologues… experts de tout poil pour établir des diagnostics, enfin les moins mauvais possible. Puis jusqu’ici, malheureusement, au choix toujours des plus forts… sur les plus faibles d’en définir une efficacité tout efficiente.
    Qu’ils donnent : pour les uns leur chemise s’il le faut, les seconds leur cheval, ces derniers leur ami… et puis tout, tant qu’à faire. C’est pour le bien commun, nous dit-on. Lequel, le notre ? Mais que vaut ce bien pour que l’on cherche quotidiennement à nous le voler ?!
    – Allez, allez !! Pour que l’on s’en sorte une bonne fois pour toute ! Encore un petit effort et puis encore un ! …
    Débarrassez-vous de cette crise qui nous embarrasse. Se débarrasser d’elle comme d’une affaire pressante, comme de quelque chose ou de quelqu’un et en finale la voir mourir.
    Cependant cet euphémisme mortel se révèle ici fort choquant. Comme un piège se refermant sur nous-mêmes. Car en conscience et en nature, nous sommes la source véritable et la cause de notre malheur.
    Appliquer donc un remède à cette crise, comme au dérèglement planétaire, c’est décider à plus forte raison de se l’appliquer à chacun de nous, sans exclusion.
    La vision arrogante et erronée de nos forces et des forces, que l’on croyait depuis Newton apprivoisées et des équilibres dont la nature a besoin pour perdurer et croître nous a troublé plus loin encore que nous l’imaginions.
    Les sociétés qui composent notre espèce sont quasiment au paroxysme de la tempête, que la crise et ceux qui essaient de la diriger attise en soufflant sur tout ce qui peut être antagonique.
    Nous opposer encore plus, finira par déchaîner la foudre. Seul à mes yeux l’Extraordinaire peut nous sortir de cette impasse matérielle. Il nous faut une grande vérité comme contre-pouvoir. Lequel doit s’étendre à toute la société publique, de l’Etat jusqu’à la société civile informée et éduquée. Mentionner les différences qui nous composent ne devant plus être un but de division, mais de recomposition positive et pour plus de justice. Enfin ce contre-pouvoir doit être fort, en se confiant des droits d’information, de transparence voire quant nécessaire de contrôle (en création monétaire) sur des organismes qui eux ont pouvoir sur l’argent.
    Faire reculer les antagonismes entre classes populaires, classes dirigeantes, et entre les deux les classes moyennes.
    Oui, si nous voulons continuer de vivre ensemble, et en attendant qu’une fusée puisse un jour nous emmener sur d’autres terres, il va bien falloir trouver des remèdes.
    L’auto-destruction en est un premier, plutôt douloureux et brutal comme remède de cheval, mais rapide et efficace. Reste à savoir qui ciblera et qui sera détruit, selon quelle stratégie (déjà dans les cartons d’états-majors… à quel choc final faut-il s’attendre ?
    Non merci pour moi. L’auto-domestication me paraît être un manière plus sage et avenante, par les temps qui court, pour nous accorder le temps nécessaire du bon air et de la bonne grâce dont nous avons enfin besoin… maintenant plus que jamais.

  14. @Loréal Alain

    Le problème c’est que si si on refuse hollande, on aura sarko…. Comme toi je serais bien tenté de donner une leçon à la fatuité hollandaise; mais je pense quand même à mes miches aussi parce que je viens de passer 5 ans dans la merdouille; et quand l’amer douille ça merdoi dans la vie quotidienne…..

  15. Et si ça suffit pas RDV sur le pavé sous lesquels s’est bien connu il y a la plage….

  16. Qui vote pour les serrures sur la France , des serrures avec un pène toute neuf et pas la peine de s’énervé en se frappant sur le Front…. D’après France 2, c’est le monde rurale qui vote comme ça ; tout à coup je me suit cru le samedi sur canal , mais c’est le Groland ….. Eh ben non c’était la France sur France2…. Étonnant non…..

  17. La réalité grotesque a rejoins la caricature pleine de caractère de Jules Edouard Moustic…. Après 5 ans de sarko la France va très très mal….. Paul on fait comment pour avoir la nationalité Belge parce que je commence à avoir honte….! Déjà qu ‘en 2007 je me faisait discret sur ma nationalité…

  18. Une restructuration de quoi, la droite n’existe plus et la gauche non plus, la chute du roitelet mets en lumière qu’il ne reste que les extrêmes. Melenchon et Le pen représentent dorénavant 30% de l’électorat !!!! et personne ne sonne l’alarme, où sont les analyses de fond prenant en compte que la montée de ces extrême ne signifie pas adhésion aux idées mais rejet du programme Sarkolande complètement soumis aux décisions de mafieux non élus qui décident unilatéralement de l’avenir de 350 millions d’individus, où sont les journalistes jetant à la figure de ces escrocs que demander toujours plus de rigueur aux pauvres alors qu’eux s’empiffrent conduira inévitablement à la lutte des classes ? Merkel et Sarko sont des valets, Hollande sera un esclave. Je ne souhaite plus qu’une chose, l’effondrement de la zone euro et de cette europe inique.

    1. >Christophe Folon

      Ce qui m’inquiete plus que de le score de Mr Melenchon, c’est ceci:
      Veritometre

      et ceci
      Bobarometre

      Dans aucun des cas ça ne prétends être scientifique, je vous l’accorde, mais ça donne un ordre de grandeur raisonnable: constatez comme moi que les candidats du trio de tête étaient tout simplement ceux qui racontaient les plus énormes âneries…

      La chose qui m’avait bien fait rigoler, ces quand j’avais montré cela à des amis qui prétendaient que mr Melenchon était un populiste démagogue ( à la lecture des journaux bien pensants…): autant dire qu’ils tombaient de haut.

      1. @Blob

        Là il faut s’en prendre aux media de masse et au formatage des mentalités depuis trente ans. Comment faire passer un message de vérité ?

  19. Petit rappel : 

2002 Premier tour : Lepen (16,86%)+ Mégret (2,34 %) = 19,2 % 



    2012 Premier tour : Marine :17,9 % 

Soit : – 1,3 %

  20. Le 1er mai, fête du « vrai travail », a dit Nicolas Le Pen. D’ici là, avant le 6 en tout cas, il y aura « la vraie France » des « vrais Français » et ses « vraies valeurs ». Entendez-vous (dans nos campagnes…) venir la barbarie?

  21. Surprenant?… Inquiétant?… Intéressant?…

    « Les résultats du premier tour de l’élection présidentielle en France, sont sources de grand espoir pour le changement en France et en Europe. Les citoyens français, ont démontré avec clarté, leur volonté d’apporter une réponse différente aux grands problèmes économiques et sociaux. Ils ont ainsi plébiscité une campagne électorale sérieuse et responsable, faite dans un esprit de rassemblement, et par l’ensemble des forces socialistes.

    L’extrême droite reste pourtant présente [dans le paysage politique], comme l’indique le renfoncement du Front National. Se situant aux antipodes de l’attente politique progressiste rejetant toute perspective sociale basée sur la logique de la peur et de la polarisation, l’option du Front National ne propose aucune solution, garantissant les droits démocratiques des citoyens.

    Je souhaite à l’ami et camarade François Hollande, une large victoire au 2ème tour. Cette victoire, sera en plus, très significative pour l’ensemble de la famille progressiste à l’Internationale Socialiste. Georges Papandréou, Président de l’Internationale Socialiste – 23 avril 2012 » (Source http://greekcrisisnow.blogspot.fr )

  22. Si je suis bien certains ici: on est pas raciste, mais chut! faut pas le dire, on va se faire mal voir!

    drôle renversement des valeurs

    le poison se répand!

  23. En fait, le vote d’adhésion au FN est souvent un vote de droite et conservateur et on peut voir qu’il y a une assez forte corrélation entre le vote FN et l’UMP dans de nombreuses régions : en Champagne-Ardennes et dans de nombreux départements du sud-est où le Fn réalise des hauts scores, l’UMP obtient aussi des scores élevés. On constate alors que le FN et l’UMP sont toutes les deux en tête. Sarkozy arrivera certainement en tête dans ces deux régions avec 52 ou 53% des voix.

    Dans le Nord-Pas de Calais, l’Ump se prend souvent une dérouillée et arrive dans de nombreux endroits troisième ou quatrième. Hollande devrait obtenir 60% des voix au second tour.

    Une alliance UMP-Fn risquerait d’affaiblir l’UMP dans le sud-est et la Champagne-Ardennes et le Fn dans le Nord Pas de Calais. Ça a tous les inconvénients sans les avantages pour les deux partis.

    Les législatives ne sont pas très favorables au FN qui exprime un certain anti-parlementarisme et dont les candidats locaux sont souvent imbuvables (de vraies caricatures). Il y aura probablement un recul du FN de trois points par rapport à la présidentielle. L’UMP qui ne réunit que 25% des suffrages lors de la présidentielle verrait son score diminuer également. Une victoire de FH donnerait au seul PS 350 sièges.
    Une réélection de N.S (qui ne pourra être obtenue qu’à l’arrachée avec une très faible avance) n’est pas rédhibitoire pour la gauche : elle ouvrirait une période courte d’instabilité qui aboutirait à la victoire de la gauche aux législatives et à la démission rapide de Sarkozy (qui ne pourrait se représenter, du fait de sa réforme constitutionnelle). La sixième république ne serait alors plus très loin, puisque les Français réaliseraient que la cinquième république n’est pas le système stable qu’on leur a tant vendu (à l’école, à la télé…).

    Une victoire de FH présente un risque d’instabilité beaucoup moins grand, c’est pourquoi de nombreux centristes vont voter pour lui, quoiqu’en dise François Bayrou.

  24. Les « laissés pour compte de la croissance » seraient le terreau du FN, si je vous comprends bien ?
    Dans mon village du sud (dans le Gard, seul département où le FN est en tête), les électeurs ont mis le FN en première position, alors que la population y est est formée quasi exclusivement de propriétaires de belles maisons individuelles, qui ne donnent pas l’impression d’être des « laissés pour compte ». Les choses sont toujours plus compliquées….

    1. J’habite aussi dans le Gard et je me suis livré à une petite analyse du vote lepéniste dans un rayon de 20 kms autour de la ville de taille moyenne dans laquelle je travaille qui constitue un bassin que je connais bien.

      Conclusion : l’ampleur du vote de droite en général et du vote lepéniste en particulier est proportionnel au prix du mètre carré des villages de cette zone.
      Tous les villages dans lesquels le front national arrive en tête sont des villages ou le mètre carré de terrain est le plus cher. A ceux là s’ajoutent aussi des villages à fortes population d’agriculteurs.
      En comparaison les villages dits pauvres ainsi que la ville sinistrée du point de vue de l’emploi ont plutôt voté à gauche avec parfois des pics à 30% pour le FdG.

      Conclusion de la conclusion : dans mon coin les électeurs frontistes ne sont pas issus des couches populaires qui souffrent comme ils disent mais des professions libérales, artisans, commerçants, agriculteurs ou retraités. Tous prospères, férocement individualistes, incroyablement sectaires et très bien nantis.

      1. ceux qui rêvent de l’être préféreraient crever plutôt que de devoir habiter dans les villages des propriétaires tellement imbus d’eux mêmes qu’ils sont prêts à déclencher d’interminables guerres de voisinage en raison d’une petite fumée de barbecue dont la destination aurait été mal contrôlé.

      2. Au sud de nulle part,

        Je crois que vous confondez ceux qui rêvent de l’être (propriétaire) et ceux qui ne rêvent pas de l’être.

  25. a priori dans une tempete ce n’est pas le moment de changer de capitaine.
    Sauf que il y a bien des chances pour que apres l’election tout reste identique, crispé au bord du gouffre, evitant de modifier l’essentiel.
    Si on changeait de capitaine, il y a une grande chance pour que tout se precipite, les marchés, les traités….
    probablement comme pour Mitterand cela n’aura qu’un temps et on en reviendra vite a une politique de droite et meme plus.
    Sauf que cette fois un premier faux pas, meme de tres peu de temps suffira a faire tout basculer, l’europe, les finances publique, l’assitance, et donc l’attraction migratoire de notre pays…
    finalement ne faut il pas changer de capitaine , rien que pour l’effet, rien que pour le fun…..!!!?

    1. Le Titanic avait bien le même capitaine qu’au départ de Southampton, non? Et déjà, les seuls survivants étaient des gens riches. La piétaille n’avait plus d’embarcations. Je comprendrais que vous disiez que Hollande est nul, c’est plus direct et c’est la vérité. En tant que premier secretaire du PS, il a perdu 2 élections présidentielles. Je serai lui, je ne ferai pas de débat…

  26. Que pensez-vous du manifeste « Roosevelt 2012 », du diagnostic et des 15 propositions présentées pour faire face aux multiples crises auxquelles l’économie mondiale est confrontée ?

  27. Ne pas oublier que: 1) les électeurs du FN sont plus à même de ne pas révéler leur intention de vote aux sondeurs, d’où l’écart entre le score et les sondages; 2) une partie des gens qui avaient l’intention de voter Mélenchon ont voté utile, pour Hollande, par peur que ce dernier ne soit pas au 2ème tour; 3) Mélenchon se présente comme un homme-orchestre isolé, on ne sait pas quelle serait son équipe de gouvernement à part Clémentine Autain et quelques commentateurs du blog de PJ.

    A propos du vote sanction au premier tour, une illustration
    http://dunkerque.blog.lemonde.fr/2012/04/23/mon-vote-le-pen-une-mise-en-garde-pour-hollande/

  28. Vous croyez vraiment que Hollande va faire mieux que Sarkozy? J’ai longtemps vécu dans un pays où les sociaux-démocrates étaient au pouvoir. Malgré un taux d’imposition record:
    1) Je n’y ai jamais eu de CDI (sauf 8 heures par semaine jusqu’à ce que je démissionne pour cause de déménagement). J’ai enchaîné des CDD et croisé des personnes qui étaient en CDD depuis près de 10 ans. Leurs contrats étaient renouvelés par périodes de quelques semaines, et parfois ils ne l’étaient qu’a posteriori. Quand on avait besoin de moi en dehors de mon temps de travail ordinaire, pour remplacer les CDI qui étaient en arrêt maladie, on pouvait m’appeler le jour même. Si on veut avoir du travail, mieux vaut se mettre à son compte, mais on doit donner au fisc au minimum 70% du chiffre d’affaires, sans compter la TVA.
    2) Pour se loger, c’est la croix et la bannière. Si vos parents ne vous ont pas inscrit sur une liste d’attente dès votre enfance, vous avez le choix entre la sous-location pendant des années avec des déménagements incessants (mais heureusement, dans ce pays, toutes les cuisines sont équipées, donc on n’a pas à déplacer le frigo et la cuisinière!), ou alors vous achetez en vous endettant sur 20 ou 30 ans, ou alors vous allez dans les quartiers dont personne ne veut.
    3) Pour se faire soigner, c’est la galère, car les cabinets médicaux n’ont qu’une heure, parfois une demi-heure de permanence par jour. Comme tout le monde appelle en même temps, on met parfois trois jours pour obtenir un rendez-vous. Il reste les urgences, toujours engorgées. Une de mes connaissances a amené son mari qui venait de faire une hémorragie cérébrale aux urgences du 2e plus grand CHU du pays. On l’a laissé traîner dans un couloir pendant quatre heures. Résultat, sa vie est foutue, il peut juste actionner son fauteuil roulant électrique pour aller faire ses courses à la supérette du coin. Les médecins ont dit qu’il s’en serait sorti s’il avait été opéré dès son arrivée. Ça lui fait une belle jambe.
    4) Le système scolaire est une vaste plaisanterie. Il y a des élèves qui, au bout sept ans de scolarité, ne comprennent pas comment on utilise un dictionnaire.
    5) La corruption est omniprésente, même si on fait semblant de ne pas la voir.
    6) Compte tenu de ce qui précède, comment s’étonner que la fraude fiscale et la fraude à l’assurance maladie soient les deux grands sports nationaux?

    FH l’a dit lui-même: S’il est élu, les marchés n’ont aucun souci à se faire. Vous me direz, avec Sarkozy non plus, mais à quoi bon se leurrer?

      1. Pourquoi j’hésite? Par écoeurement, à force d’entendre parler du « modèle » suédois. Comme société á deux vitesse, c’est en effet un modèle.

        J’ai connu la situation que je décris sous un gouvernement social-démocrate, donc officiellement de gauche, avec des dirigeants qui faisaient semblant de s’indigner des situations qu’ils avaient eux-même créées.

        Les syndicats et les conventions collectives protègent (pour combien de temps encore?) ceux qui ont déjà un CDI et tous les avantages qui en découlent, en particulier la sécurité de l’emploi et la possibilité de s’absenter plusieurs années sans perdre leur place. Ils en profitent un maximum et prennent tous les arrêts ”maladie” auxquels ils estiment avoir droit sous prétexte qu’ils paient des impôts (comme si toute personne qui fait assurer son logement devait se faire cambrioler chaque année pour rentabiliser sa prime).
        Beaucoup d’autres sont condamnés aux petits boulots et à la précarité et tout est bon pour évincer les concurrents dans l’espoir de rester quelques mois de plus dans l’entreprise. Autant dire que les pratiques de harcèlement moral et/ou sexuel sont monnaie courante pour pousser les concurrents à la démission, j’ai même des collègues qui ont fait des tentatives de suicide. Il n’y a aucune protection en la matière. Comme les gens (les chefs en particulier) ne veulent pas avoir de problèmes, ils font semblant de ne rien voir.

        À côté de cela, il existe un système de prestatons sociales dont profitent essentiellement ceux qui n’ont pas envie de travaller. Une assistante sociale (à temps complet) m’a confié qu’elle était moins bien payée que les personnes dont elle gérait les dossiers. C’est aberrant.

        Inutile de me rappeler qu’il existe des chômeurs involontaires et de vrais malades, je le sais et je le déplore, mais ce n’est pas une excuse pour les autres. Quand, avec une activité libérale, vous travaillez pour l’État de janvier à août (voire septembre puisque l’impôt est progressif) et que cela ne vous donne même pas une assurance retraite digne de ce nom, la pilule est amère.

        Au fait, j’oubliais : Avant l’adhésion à l’Union européenne dans les années 90, la préférence nationale était une obligation pour les entreprises, mais c’était comme la gauche qui était au pouvoir, personne n’y trouvait rien à redire. Le racisme, c’est bon pour la droite.

        En tout cas, de deux choses l’une:
        Soit on a une fiscalité d’extrême gauche, mais alors la moindre des choses est de fournir la protection sociale qui va avec, de permettre aux gens de se loger, de se soigner, de travailler dans des conditions décentes, etc.
        Soit on applique une politique d’extrême droite en laissant les gens se débrouiller seuls, auquel cas la moindre des choses est de leur laisser une part suffisante de leur salaire pour qu’ils puissent aller voir un médecin dans le privé, prendre un taxi pour aller à l’hôpital quand on refuse de leur envoyer une ambulance, payer des cours privés à leurs enfants si l’enseignement est de piètre qualité, etc.

      2. Merci d’avoir révélé le pays, ça ressemble un peu aux Pays Bas mais en pire ce que vous décrivez.

        En tout cas les médias sont pour beaucoup dans l’enfumage. Aux « matins de France Culture » aujourd’hui, Brice Couturier a encore fait très fort dans les raccourcis et amalgames; sa psyche a parlé on dirait, n’étant pas un habitué de la matinale…

  29. Rien à voir avec le texte, mais le MICEX et le RTS (marchés russes) qui ont vu leurs cotations suspendues pendant 1 h hier.
    La cotation a donc été suspendu car il y a eu « un problème dans l’affichage (du carnet d’ordres) de l’offre et de la demande » …

    ça me rappelle le billet de Mr Jorion sur le krach éclair sur les marchés américains!

  30. un marché de l’emploi structurellement en berne

    Et si on commençait à voir les choses autrement ? La révolution industrielle et le progrès qu’elle a engendré ont dès l’origine eu pour but avoué de libérer les hommes du travail. Aujourd’hui une nouvelle étape est franchie avec l’informatique et la robotique, toujours plus performantes et destructrice d’emplois.

    Durant cette campagne, tous les politiques se sont affligés, comme vous le faites, de taux de chômage dépassant les 50% par endroits. De même Paul Krugman à propos de l’Espagne dans une chronique récente.

    Aussi, peut-être est-il temps de tirer les conséquences logiques de tout ça. La révolution industrielle est un succès. Le chômage n’est pas un défaut du système mais au contraire la manifestation de sa réussite. Dans cette perspective, l’important n’est plus de fournir un emploi aux citoyens mais un revenu. Et c’est aussi sans doute la manière la plus efficace de lutter contre les fanatismes de toute nature, religieux, politique, économique ou social.

    1. C’est ainsi que j’ai compris le livre de Larrouturou, « Pour éviter le krach ultime », mais il ne va pas assez loin dans ses propositions.

      On retombe toujours sur LE problème général de la société, le partage des richesses produites. Une allocation universelle est une proposition intéressante. Le partage du travail disponible aussi. Reste la question qui est souvent laissée dans l’ombre : quel est le but de toute cette machine ? Le bien-être humain généralisé devrait être la réponse, la coopération plutôt que l’égoïsme.

      Quant aux questions des religions, des nationalités et de tout ce qui est utilisé pour diviser les êtres humains, l’histoire montre que les périodes les plus prospères, les plus riches culturellement sont celles où tous pouvaient vivre dans la diversité acceptée. Prenez l’exemple de la Sicile sous la domination normande, sous Roger II. En quelques décennies, une civilisation brillante qui fait l’admiration du monde. Parce qu’elle a su intégrer les influences arabes, byzantines, chrétiennes, … plutôt que des les confronter. Dès que cette tolérance a été remise en cause, le système s’est écroulé.

    2. @Abiram
      Complétement d’accord avec vous , le chômage est là pour longtemps , à nous d’inventer le monde de demain .Et si possible sans l’aide de nos hommes politiques qui vont encore nous faire une machine à désosser les quenelles .Exemple réduction du temps de travail avec Martine ingérable , les RTT , il faut que chaque entreprise en accord avec son personnel arrive a 4 jours de travail 3 jours de repos , ceci favoriserait l’embauche de jeunes , mais attention possibilité de faire machine arrière en cas de défaut de ce système , mais au moins on essaye .Si les politiques avaient la solution à la crise ,cela se saurait depuis longtemps .On ne peut pas aligner le monde du travail sur les couts de M-O les plus bas , alors soyons plus intelligent et inventons notre vie meilleur.

      1. @Ardéchoix : un mot sur l’embauche des « jeunes », notez bien l’artifice qui consiste à répéter à l’envi que « un jeune sur quatre est au chômage ».

        C’est faux car 3 jeunes sur 4 sont encore à l’école. C’est un jeune actif sur quatre qui est au chômage ce qui fait, en gros, un jeune sur douze (si on prend jeune au sens de l’insee) soit un niveau de chômage tout à fait comparable aux autres tranches d’âge.

        Par contre, cela permet d’exercer une forte pression à la baisse sur le premier salaire, lorsqu’on démarre dans la vie professionnelle. D’où l’importance accrue à mes yeux de défaire le lien entre revenu et travail (comme pour les retraités en somme qui sont souvent si actifs et si heureux de l’être) afin de rééquilibrer le rapport de force patron/employé.

        Ce qui épanouit l’être humain c’est l’activité, pas l’emploi.

  31. On nous bassine avec « l’explosion » du FN et nombreux sont ceux qui s’y laisse prendre, ce qui est tout bénéf pour Sarko.

    Petit rappel:
    2002 : Le Pen 16,9% et Maigret 2.3% = 19.2%
    2012 : Le Pen 17.9%
    Après l’intermède de l’effet Sarko sur l’électorat du FN en 2007, retour au bercail de cet électorat, et érosion de près d’1.5%.
    C’est ça l’explosion annoncée?
    Il y a eu reconquête de l’électorat FN par la Marine, c’est vrai. Mais explosion il n’y a pas eu.

    Comme quoi, la propagande est toujours aussi efficace.

    1. Les chiffres ont peut leur faire dire beaucoup:
      Autre petit rappel:
      2002: Le Pen 4 804 713 voix et Maigret 667 026 voix = 5 471 739 voix
      2012: Le Pen 6 421 773 voix, donc 950 034 voix supplémentaires.
      Pres d’un million de voix en plus en 10 ans c’est peut être pas un explosion, mais ça reste significatif non?

      1. Il y avait Boutin et les chasseurs également. Ça faisait 5,4% des suffrages exprimés, soit 1,54 million de votes.

        Si 30% de cet électorat s’est porté sur Le Pen en 2012, ça fait 450 000 environ à rajouter. Le reste s’explique par la hausse du nombre d’inscrits sur les listes en dix ans, soit 5 millions.

        Par rapport à 2007 (où Le Pen+Nihous+De Villiers = 14% des voix ou encore 5,1 millions de voix), ça représente une hausse de 1,3 million de voix (probablement des gens qui ont voté Sarkozy en 2007 et qui avaient cru son discours).

        Ne pas oublier la certaine porosité qui existe entre l’électorat frontiste et celui de l’Ump….

        Toutefois, son joli score et la probable défaite de Sarkozy lui donne un tremplin pour le futur : essayer de dépasser la barre mythique des 20 % en élargissant le spectre du Fn à la droite populaire. Mais une accession au pouvoir ne pourrait avoir lieu que dans la perspective d’une alliance avec les « centristes » (un peu comme le RPR-UDF). Pour que celle-ci soit durable, il faudrait que le FN mette de l’eau dans son vin (et pas qu’un peu…)

      2. @archmarchina

        Premier tour le 21 avril 2002

        Inscrits 41 194 689
        Votants 29 495 733
        exprimés 28 498 471
        blancs ou nuls 997 262
        Abstentions 11 698 956

        Premier tour 22 avril 2012

        Inscrits 46 037 965
        Abstentions 9 453 427
        Votants 36 584 538
        Blancs ou nuls 698 737
        exprimés 35 885 801

        Premier tour 2007

        Inscrits 44 472 834
        Votants 37 254 242
        exprimés 36 719 396
        blancs ou nuls 534 846
        Abstentions 7 218 592

        Soit +4 843 276 inscrits de plus en 2012 par rapport à 2002
        soit +7 088 805 votants de plus en 2012 par rapport à 2002
        soit +7 387 330 exprimés de plus en 2012 par rapport à 2002
        Cela est dû à plus d’inscrits et moins de nul, blancs et abstentions.

        et

        Soit +1 565 131 inscrits de plus en 2012 par rapport à 2007
        soit – 669 704 votants de moins en 2012 par rapport à 2007
        soit – 833 595 exprimés de moins en 2012 par rapport à 2007

        Sarko perd 4% par rapport au 1er tour 2007 soit 1 139 939 voix
        En 2007 beaucoup de voix du FN s’étaitent repportées sur sarko.
        En 2012 elles sont rentrées au bercail de marine.

        en 2002 il y avait 7 millions d’exprimés en moins par rapport à 2012.
        Marine en a donc récupérer 1/7ème soit votre million.

  32. L’éditorialiste du Temps relativise le score du FN, bien inférieur à ceux qu’atteignent d’autres partis du même type en Europe ! Le FN disposerait donc encore d’une bonne marge de progression… Depuis 2002, le PS ne s’est pourtant pas vraiment remis en question, dimanche soir, j’ai été par exemple sidéré par la réaction de Jospin à l’annonce des résultats, il se disait très satisfait du score de Hollande, et n’a tout simplement pas mentionné celui du FN. De même sur les plateaux lors des débats, les ténors du PS eurent beau jeu d’imputer la responsabilité de la montée du FN au sarkozisme, responsabilité pourtant largement partagée ! Malheureusement, on a l’impression que le PS n’a toujours pas pris la mesure de sa défaite en 2002. Ni de l’ampleur du vote en faveur du Non en 2005. Malheureusement , le fascisme monte en Europe, remake grotesque tout autant qu’effrayant : on sait bien que « les puissances de l’argent » n’ont pas d’état d’âme, elles n’hésiteront pas à pactiser avec le diable si nécessaire. La construction d’une alternative est urgente.

     » En comparaison européenne, aussi, la vigueur du parti le plus à droite de l’échiquier politique français est relative: les extrêmes droites autrichiennes cumulent 28,2% au parlement, le Parti du progrès en Norvège pèse 23% et la formation populiste des Vrais Finlandais a engrangé 19% au printemps 2011. Nul besoin de rappeler que, en Suisse, l’UDC qui cultive – dans le rejet de l’Europe et des élites, la détestation de l’immigration et le patriotisme – des thématiques qui n’ont rien à envier aux fondamentaux du FN, est, avec 26,6% des suffrages au Conseil national, le premier parti. »

  33. Et si le FN changeait de nom , recherche sur le site INPI .institut national de la propriété industrielle
    ALLIANCE POUR UN RASSEMBLEMENT NATIONAL
    Marque française
    Déposant :
    M. Louis Aliot
    Numéro : 3888273
    Classe :
    16, 35, 41

  34. @Tatsuya, Merlmokeur, Stéphane :
    D’accord avec vous. L’internationalisme a toujours été l’échec de l’extrême gauche (l’échec des différentes internationales est assez éloquent à ce propos), mais plutôt que de le remettre en question, elle s’acharne à porter un discours « mondialiste » et universaliste qui est rejeté par une partie de plus en plus grande de l’électorat (même s’il recouvre bien une réalité économique) et qui correspond d’avantage au positionnement d’une élite cultivée et internationalisée. Car la souveraineté ne peut être que nationale. Il y a contradiction à vouloir sortir des traités européens, pour recouvrer une souveraineté politique et économique, et prôner d’un autre côté le mondialisme des peuples, l’immigration « heureuse »,et autres concepts flous qui expriment certes des bons sentiments mais qui renvoient le travailleur lambda à la concurrence internationale débridée et au dumping social. Du reste nationalisme et communisme ne sont pas contradictoires même s’ils ne répondent pas à l’orthodoxie marxiste. Il s’agit avant tout de restaurer la souveraineté nationale, sans laquelle il n’y a tout simplement pas de démocratie possible. Et sur ce point, malheureusement, Marine Le Pen a été plus convaincante que Mélenchon qui navigue entre deux eaux en proposant de régulariser les « sans papiers », donc les entrants illégaux qui concurrencent directement les plus bas salaires. Il y a contradiction à repousser d’une main Bolkenstein, et de l’autre soutenir l’immigration, d’autant plus lorsqu’elle est clandestine.

    1. et de l’autre soutenir l’immigration, d’autant plus lorsqu’elle est clandestine

      Je ne savais pas que le FdG soutenait l’immigration clandestine. La régularisation des sans papiers n’a rien à voir avec l’immigration clandestine qui est une plaie et d’abord pour ceux qui la pratiquent et qui sont obligés de quitter les leurs au péril de leurs vies en espérant être un jour en mesure d’envoyer 3 ronds au pays pour que leurs familles ne crèvent pas de faim. Ces mêmes clandestins qui sont contraints à émigrer en raison de la misère provoquée par des accords commerciaux iniques que leurs pays ont passé avec l’UE bien souvent.
      La régularisation des sans papiers est non seulement défendable humainement mais doit être aussi défendue politiquement du fait que les sans papiers représentent une main d’oeuvre délocalisée à l’intérieur même de nos frontières.

      Je trouve désespérant d’avoir à rappeler tout cela. Vous mélangez tout et j’ai l’impression que vous ne le faites même pas exprès. C’est triste.

      1. La régularisation des sans papiers n’a rien à voir avec l’immigration clandestine

        Parce que selon vous régulariser des clandestins c’est quoi ? ça n’a rien à voir avec l’immigration clandestine ? Et c’est moi qui mélange tout ??
        Et que penser de ça :

        La régularisation des sans papiers est non seulement défendable humainement mais doit être aussi défendue politiquement du fait que les sans papiers représentent une main d’oeuvre délocalisée à l’intérieur même de nos frontières.

        C’est du second degré ?
        Blague à part, il ne s’agit pas de faire des immigrés clandestins des bouc émissaires mais de maitriser l’immigration au lieu, comme vous le faites, de prétendre accueillir tous les nécessiteux par humanisme, surtout lorsqu’ils sont arrivés illégalement. J’ai du mal à comprendre comment vous pouvez affirmer justement que « les sans papiers représentent une main d’oeuvre délocalisée à l’intérieur même de nos frontières » et en conclure qu’il faut les régulariser. Ne voyez-vous pas que c’est cet engrenage qui appel justement plus de clandestins qui entrent alors en concurrence avec les plus bas salaires, ce qui amène précisément ces mêmes couches populaires à voter à l’extrême droite dans un réflexe protectionniste (dans le sens littéral du terme) face à ce qu’ils perçoivent justement comme une « main d’oeuvre délocalisée » concurrente.

      2. Au sud de nulle part.

        OK si c’est la der des ders, ce que le Front de Gauche n’a pas précisé (renseignez vous sur la catastrophe espagnole, la situation anglaise, et les flambées de racisme qui montent à cause de cette irresponsable gamberge). Perso, je préfèrerais qu’on envoie en tôle et qu’on déchoie de leur nationalité les patrons qui jouent à ce petit jeu, qui négocient ainsi les salaires à la baisse (ce qui coute à la communauté politique, au final), qui augmentent drastiquement les dépenses de la même communauté politique (le cout de l’intégration d’un travailleur étranger), et qui in fine sapent les bases même de la philia (en jetant les graines de la discorde).
        Vous dites que cela maintient les emplois à l’intérieur: vous plaisantez. Les secteurs dans lesquels on recrute des non nationaux ne sont pas des secteurs pour lesquels les clients se trouvent hors des frontières (au hasard le BTP: et ne me dites pas que ce sont les travailleurs immigrés que les sociétés françaises envoient sur les chantiers internationaux). Des salaires plus élevés ne changeraient donc rien à la compétitivité relative desdites entreprises, qui ne délocaliseraient pas sous peine de perdre leurs marchés.

        Au passage, accorder le droit de vote aux élections locales, au motif que ces personnes travaillent, c’est fouler au pied tous les principes rdémocratiques, en introduisant dans la philia l’idée que le vote a un prix, lequel est celui de la participation économique à la vie de la communauté, qu’il s’achète donc par la place qu’on occupe dans les flux marchands. Couronnement de la logique capitaliste, ici défendue par le Front de Gauche, dans laquelles les membres de la communauté politiques exclus de la vie économique ne votent pas, et sont rejetés hors de la vie démocratique, alors que ceux qui ne sont membres que de la communauté économique (« la société civile »), et non de la communauté politique, pourraient y accéder, eux.
        Bref: une insulte aux principes démocratiques! Cela, le citoyen le sait d’instanct sans avoir même à faire l’effort de le comprendre.

        Les rapports catastrophiques nord-sud doivent être corrigés au niveau international, ce qui n’est absolument pas incompatible avec les conceptions françaises de la souveraineté, attachées au droit des peuples à dsposer d’eux même, et donc à des accords commerciaux qui soient justes. Ce n’est pas aux membres de la communauté politique de servir individuellement de « variable/victimes d’ajustement » pour des politiques économiques déséquilibrées, voire carrément prédatrices, dont leurs dirigeants sont responsables.
        Qui plus est, la question de l’appartenance à la communauté politique ne sera jamais, par définition, une question morale, mais toujours une question politique.

        Ivan a raison, il manque une gauche souverainiste, ce qu’est le maoisme bien compris d’ailleurs. Ceux qui en étaient conscient ont donc du, pour beaucoup, passer à droite, voire à l’extrême droite (puisque celle ci s’est malheureusement retrouvée avec le monopole de ladite souveraineté, laquelle est la formule de l’association politique du peuple).
        On paie le prix fort de cet aveuglement de la gauche, aujourd’hui.

      3. Je voulais écrire : La régularisation des sans papiers n’a rien à voir avec un quelconque soutien à l’immigration clandestine.
        D’ailleurs qui pourrait raisonnablement avoir envie de soutenir l’immigration clandestine mis à part les rapaces sordides qui profitent de la misère humaine. Est ce de la provocation de votre part?

        une main d’oeuvre délocalisée à l’intérieur même de nos frontières. Délocalisée car non soumise au droit social français : salaires inférieurs au SMIC, pas de syndicalisation possible, horaires à l’avenant, chantage patronal à la dénonciation permanent, etc… Toutes ces choses qui font que les travailleurs sans papiers sont en concurrence déloyale vis à vis des salariés français au détriment des uns comme des autres. Ils sont concurrents déloyaux du simple fait de leur statut moins disant socialement qui fait d’eux des sujets surexploitables. Donnez leur des papiers et ils deviennent des salariés au même titre que les autres avec SMIC obligatoire et droit du travail à respecter. Trop compliqué à comprendre?

        Maintenant plutôt que de chercher à trouver une solution pour justifier l’injustifiable et foutre dehors les basanés qui vous dérangent, intéressez vous aux raisons qui poussent les pauvres gens à rejoindre l’Europe au péril de leurs vies. Vos regards se tourneront alors vers les marchands et les banquiers déjà responsables de la situation de crise en Europe et de part le monde.
        Mobilisez donc votre énergie là où elle est utile au lieu de vous battre contre les moulins à vent de l’immigration clandestine que personne ne pourra empêcher tant que perdureront les rapports de domination du nord sur le sud pour le plus grand bénéfice de ceux qui nous asservissent ici aussi.

      4. Killixs

        Si vous ne l’avez pas déjà fait il ne vous reste donc plus qu’à rejoindre le mouvement de Soral pour vous réconcilier dans l’égalité avec la gauche du travail et la droite des valeurs à moins que ce ne soit le contraire.
        De toute façon le Front de Gauche est foutu et va sans doute exploser aux législatives sous la pression des élus locaux PC. Il ne vous aura donc pas dérangé bien longtemps. Vous aurez alors toute latitude pour occuper la place laissée vide avec un nouveau mouvement de gauche que vous pourrait revendiquer à loisir comme souverainiste. Ne comptez pas sur moi, c’est tout.

      5. Le fait de voter aux élections municipales pour les étrangers existent dans plusieurs pays européens, même avec une résidence courte pour des études par exemple. Jeter l’anathème ne sert à rien: l’étranger, même étudiant, devrait être incité à participer à la polis et au forum. Bien sûr, on vote facilement n’importe quoi (ma feuille de vote aux Pays-Bas avait quelques 25 partis, j’ai coché presque au hasard). En quoi serait-il anormal que des non-nationaux qui résident depuis mettons une dizaine d’années quelque part votent aux municipales? Ils ont largement autant d’expérience qu’un expat qui n’a jamais vécu en France, voire beaucoup plus selon les cas. Pour info la résidence fiscale, c’est plus de 6 mois par an dans le pays.

  35. Que de pessimisme !
    En regardant la carte des résultats, on voit très nettement que le vote FN est, en gros, celui de villages du nord est et du sud, et beaucoup moins celui des grandes villes et de leurs banlieues, où le front de gauche est souvent devant le FN. Je crois tout simplement que dans les campagnes on regarde la télé, qui fait la promo des dirigeants UMP ou PS, alors qu’en ville on surfe sur internet, où tout est accessible et expliqué.
    Donc, mettez internet à haut débit dans chaque village, et les « petits » candidats grandiront !

    1. VERS LA GUERRE CIVILE ?

      – 2002, Le Pen père + Mégret = 5 471 739 voix
      – 2012, Le Pen fille = 6 421 802
      – 2012/2002 = +17,36%

      Mais :

      – inscrits 2002 = 41 194 689
      – inscrits 2012 = 46 037 965
      – 2012/2002 = +11,75%

      La hausse du nombre des inscrits annule en grande partie la
      progression en % du nombre d’électeurs de Mme Marine Le Pen.

      http://www.lesechos.fr/economie-politique/election-presidentielle-2012/front-national/0202026254444-le-vote-fn-progresse-dans-l-ouest-et-dans-les-campagnes-315530.php

      Déduction :

      1/ progression du « vote ethnique » + « vote religieux » (hallal versus haram) dans les villes + banlieues (http://www.marianne2.fr/Des-recteurs-de-mosquees-vont-appeler-a-voter-pour-Francois-Hollande_a217058.html)
      versus
      2/ début de prise de conscience de la « submersion démographique » dans les campagnes.

      ===>
      rupture ….

      compte tenu du taux d’accroissement en faveur de la population des
      banlieues … car électeurs inscrits 2002/2012 +11,75% en 10 ans….. pour la plupart « néo-français » si on rapporte l’accroissement au taux de natalité des « européennes » …
      Le « différentiel de poids démocratique » en faveur des zones péri-urbaines va s’accentuer et il est « normalement » irratrapable ….

      vers une situation « type yougoslavie » dans … 10 à 15 ans .. peut être avant, quand les différences de vote seront encore plus visibles, évidentes et sensibles ?

      1. J’ai fait le même calcul en prenant comme base de % le nombre d’inscrits et non les exprimés .

        La différence entre les 2 élections c’est la taille du corps électoral ( 4,8 millions de plus en 2012 et le taux d’abstention )

        2002 = 28,4%
        2012= 20,53%

        En 2002 ,

        Mégret 667 026 ( 1,62% des inscrits )
        Le Pen 4 804 713 (11,66% des inscrits )
        = 5 471 739 voix
        pour 41 194 689 inscrits
        soit 13,28 % des inscrits ( 28 498 471 exprimés celui qui sert de base de calcul des % = 16,86 + 2,34 =19,2%)

        En 2012,
        Le Pen fille
        6 421 773 (+950 034 par rapport à 2002 ) pour
        46 037 545 inscrits ( + 4 842 856 toujours par rapport à 2002)
        soit 13,95% des inscrits (35 885 801 exprimés = 17 ,90%)

        La progression n’est pas extraordinaire mais elle existe quand même et on peut dire que Marine Le Pen retrouve les scores de son père + Mégret voire les dépasse très légèrement.

        En tout cas , il n’y a pas de baisse.

  36. Il y a quand même un paradoxe à toujours envisager les solutions à la crise soit sous forme de réduction des dépenses, soit en invoquant un hypothétique retour à la croissance sans hausse des salaires.
    De quelle crise parle-t-on d’ailleurs? Cela fait 50 ans que j’entends parler de la crise.
    La crise écologique elle – bien réelle – est remise aux calendes grecques.
    Dans son dernier livre sur « l’Avenir de l’économie », Jean-Pierre Dupuy nous montre que l’économie est mue moins par les besoins que par le désir (le regard de convoitise des autres = la rivalité mimétique chez René Girard). Il nous montre également les rapports de l’économie à la violence, à la mort et au sacré. Je le cite

    « Comme le sacré avant elle, l’économie est en train de perdre aujourd’hui sa capacité de produire les règles qui la limitent. Tel est le sens profond de la crise. La mythologie grecque a donné un nom à ce qu’il advient d’une structure hiérarchique…lorsqu’elle s’effondre sur elle-même: c’est la panique »

    L’autre leçon (car c’en est une) c’est que c’est l’avenir qui tire l’économie, ou plus exactement une vision de l’avenir qui n’existe pas encore mais auquel on est obligé de croire si l’on veut que le fondement même de l’échange ne s’effondre pas sous nos pieds. Quelle raison aurais-je de travailler si je pense que demain une météorite va détruire la terre ? Mais l’avenir est par définition incertain et il nous tire comme le baron de Münchausen se soulevait du marais ou il s’était embourbé en tirant sur sa queue de cheval.
    De tout ceci, n’est-il pas temps de remettre l’économie à sa place (gouverner la gestion de la production) et le politique à sa vraie place; à savoir: de quoi avons nous réellement besoin, et de quelle ressources dispose-t-on pour les produire, quel avenir veut-on construire. Dans cette optique, le commerce vient ensuite (ce n’est plus une priorité et l’échange est un moyen, pas une fin), et la finance vient en dernier.
    J’essaye de dire les choses de manière simple (voire simpliste) mais j’entends les politiques ne parler que de croissance, d’économie, de budget…, mais on ne sort pas du cadre (à part peut-être Eva Joly ?).
    Cela fait 60 ans que l’on construit l’Europe des marchands, pour les marchands. Mais les marchands attisent des désirs illimités dans un monde limité. On voit ou nous mène la dérive.
    Mais ce n’est pas en combattant l’économie (capitaliste, libérale, marchande, prédatrice..) par une autre économie (sociale, égalitaire, solidaire, éthique… que sais-je) qu’on sortira du cadre.
    Mettons le politique – et lâchons le mot; la démocratie – au centre de nos préoccupations et l’économie suivra, avec ou sans capitalisme.

  37. Jeudi 24 avril 2012 :

    L’Espagne paie beaucoup plus cher pour se financer à court terme.

    L’Espagne a levé mardi 1,933 milliard d’euros en bons à 3 et 6 mois, dans le haut de la fourchette visée, mais a dû concéder des taux d’intérêt en forte hausse dans un climat de tension sur les marchés, avec une Bourse madrilène à ses plus bas niveaux en trois ans.

    La demande des investisseurs est restée forte, dépassant les 9,4 milliards, ce qui a permis au Trésor espagnol d’atteindre son objectif d’emprunter 1 milliard à 2 milliards, mais à un coût presque doublé par rapport à la dernière émission similaire, le 27 mars : 0,634% sur trois mois (contre 0,381%), et 1,580% sur six mois (contre 0,836%), selon la Banque d’Espagne.

    http://www.boursorama.com/actualites/l-espagne-paie-beaucoup-plus-cher-pour-se-financer-a-court-terme-bcd7c68edaebc656987f1f72e0ce524a

  38. François Hollande sera élu président, il en sortira par la suite une majorité parlementaire PS. Dans l’opposition émergeront deux forces, issues de la recomposition de toute la droite. Une nouvelle formation centriste prendra forme autour de l’Alliance des centres et d’une partie de l’UMP. Le FN quant à lui s’apprête à s’allier une grande partie de la droite UMP post-Sarkozy.

    D’ailleurs, le FN a vu venir le coup… Apparemment, ils ont déposé depuis janvier le nouveau nom de leur mouvement politique maintenant un terme à la marque « Front National »…. En quelques sortes, la deuxième étage de la fusée.: Alliance pour un rassemblement national

    Il pourrait amorcer un nouveau virage à l’image des autres mouvements extrémistes européens. C’est malheureusement là pour durer tant que les dirigeants continueront à appliquer les politiques économiques actuelles.

    1. Quelque part, que des Balkany, Guéant, Hortefeux et Mariani (et NS bien sûr!) rejoignent vite le nouveau FN, je trouverais cela normal et positif.

  39. Mardi 24 avril 2012 :

    Rome emprunte près de 3,5 milliards d’euros à des taux en forte hausse.

    Le Trésor italien a emprunté mardi près de 3,5 milliards d’euros sur le marché, un montant frôlant son objectif maximum, à des taux en forte hausse en raison du regain d’inquiétude des investisseurs pour la zone euro, a annoncé la Banque d’Italie.

    Dans le détail, le Trésor italien a émis 2,5 milliards d’euros de certificats du Trésor zéro coupon à échéance 2014, dont les taux ont bondi à 3,355%, contre 2,352% lors de la dernière opération similaire le 27 mars.

    Il a émis en outre 501 millions d’euros de bons du Trésor indexés sur l’inflation à échéance 2017 dont les taux se sont inscrits à 3,88%, contre 2,04% lors de la précédente émission, et 441,5 millions d’euros de bons du Trésor indexés sur l’inflation à échéance 2019 à un taux de 4,32% contre 3,06%.

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0202028262931-rome-emprunte-pres-de-3-5-milliards-d-euros-a-des-taux-en-forte-hausse-315972.php

  40. Si comme tout semble l’indiquer, la crise continue d’élargir le fossé entres les nantis et ceux qui vont la prendre de plein fouet, la victoire d’une coalition UMP/ Front National n’est plus à exclure en 2017. La présence de l’UMP va complètement déculpabiliser les électeurs qui prendront la pire des solutions, celle qui leur fait croire que l’isolement de la France au sein de l’Europe et du reste du monde est la voie à suivre. Par peur irrationnelle, repli sur des solutions d’exclusion et recherche du bouc émissaire, les vieilles recettes réactionnaires accommodées à la sauce national-populisme risquent d’apparaitre comme le remède miracle …

    1. Bonne émission . Dommage que le chapeau soit faux .

      « Record historique pour le FN ? Attention aux chiffres ! Tout le monde l’affirme, avec ses 17.9% du 22 avril Marine Le Pen dépasse son père et ses 16.86% en 2002. Mais on oublie Bruno Megret qui en 2002 faisait 2.34%, soit un total de 19.20% donc on peut dire que Marine le Pen est de 1.3% en dessous de l’extrême droite de 2002 ! N’empêche qu’on n’est pas au bout de Le Pen. »

      Le raisonnement est vrai si la base de calcul retenue est le nombre de voix exprimés .
      Si on se base sur les inscrits , la conclusion de Mermet est fausse : une très très légère progression mais pas de baisse

      http://www.pauljorion.com/blog/?p=36286#comment-313916

  41. Cette série de comm’ a ceci d’intéressant qu’elle a fait tomber les masques des différents intervenants.
    Je ne lirais plus jamais les comm’ de ce blog de la même manière.
    flippant…

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