LES PÊCHEURS D’HOUAT – Réédition 2012

Après avoir été longtemps épuisé, Les pêcheurs d’Houat (Hermann 1983), reparaît lundi 25 juin aux Éditions du Croquant.

Comme leur nom le suggère, les Éditions du Croquant ne sont pas un empire de presse mais une coopérative, si vous avez l’intention de vous procurer le livre en-ligne, vous les aiderez en l’achetant directement ici.

Bonus : (je vous l’avais déjà signalé) les photos sont d’une bien meilleure qualité que dans l’édition originale.

1983 – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – 2012

 

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24 réflexions sur « LES PÊCHEURS D’HOUAT – Réédition 2012 »

  1. ah ! miracle des « niveaux » dans photoshop + accentuation !

    sinon, éditions du Croquant, c’est un peu castrateur comme nom 😉

    1. Oui, c’est le nouveau papier multigrade et le contrôle de l’acutance sans la soupe chimique. Et pour Photoshop il n’y a pas de miracle, l’information doit être dans le scann donc dans le négatif.
      Comme l’a dit Paul Jorion, la première édition a été faite à partir de tirages, sans les négatifs…

    2. Moi, ça m’évoque Jacquou le Croquant, ce vieux feuilleton que je regardais enfant ou adolescent, et qui parle de la révolte des gueux contre leurs vils oppresseurs.

  2. Que sont devenus ces gens et leurs enfants ? Y a-t-il encore des pêcheurs sur l’île d’Houat ? Ou ne reste-t-il que des maisons de vacances, très chères à l’achat et à la location ?

  3. Gosse, dans les années 60, quand on arrivait(par beau temps) à l’ile d’Houat avec le minuscule Arcachonet de mon oncle, je vouais une véritable admiration pour ces gars là.

    1. En mai dernier, j’étais en vacances à Belle-Île-en-Mer. J’avais appris dans le journal que deux pêcheurs de l’île d’Houat (48 et 52 ans) étaient morts à la pointe du Skeul (sud-est de Belle-Île, près de Locmaria) par gros temps. Ils avaient l’habitude de venir pêcher là. Par quelle pression économique ou autre avaient-ils pris de tels risques (qu’ils ne pouvaient pas ignorer) ? Cela m’avait profondément attristé et j’avais pensé à l’expérience de Paul Jorion et au livre qu’il en avait tiré. Puisse être ce livre un hommage à tous ces hommes et à leurs familles. Rien que pour ça il faut l’acheter et le lire.

      1. J’écris dans la nouvelle préface :

        Un jour, au Vas Pell, avec un vent force 9 ou quelque chose comme ça, entre deux vagues écumantes qui couvraient le pont d’un bord à l’autre à chaque fois, et nous envoyaient valdinguer entre les récifs sur notre coquille de noix, Jean-Michel arrive à me crier : « Un touriste que j’avais pris au mois d’août me disait : ‘Ah ! quel beau métier vous faites là !’ » La mer, en-dehors du mois d’août, c’est une sacrée peau de vache. Peu d’accidents à la pêche qui ne soient pas mortels, comme à la mine, comme à l’armée.

        On la trouve ici.

      2. Peu d’accidents à la pêche qui ne soient pas mortels, comme à la mine, comme à l’armée.

        @Paul
        L’exemple des militaires est mal choisi. Ils avaient le choix de faire un vrai métier utile à la société. Le risque, ils le recherchent. Et en plus, ça paie. Combien gagne les militaires qui vont en Afghanistan. Rien à voir avec ces pauvres pêcheurs de Houat.

  4. Quand il fait beau, avec une mer calme, c’est merveilleux.
    Quand tout devient hostile, bruyant, mouvant, glacé, c’est inhumain. Et en plus, il faut bosser dans ces conditions où n’importe quel plaisancier encore en mer serait terré dans son cockpit ou sa timonerie.

      1. Mouaiii

        Il a aussi écrit:
        « on meurt de hasard en allongeant le pas ».
        Si quelqu’un peut m’expliquer , ça serait sympa, comme l’histoire des morts, des vivants, et de ceux qui vont en mer.

  5. Oui bon la mère qu’on voit danser, etc etc…
    Je sors un peu du sujet mais ce livre que j’ai emprunté à la bibliothèque il y a un ou deux ans traite donc du commerce, entre les hommes et en soi.
    Ce site en parle aussi un petit peu.
    Je profite de ce poste qui parle de l’expérience première qui vous a amené où vous en êtes quelques décennies plus tard.
    Dans ce livre j’ai lu que les humains vendent achètent pêchent du poisson, et après on élargit les concepts :+ la fabrication des prix, le rapport de force, et toutes ces choses là (désolé mais vous parlez de votre travail tellement mieux que moi !).
    Seulement l’objet du commerce influe forcément sur le type de la société dans lequel on étudie le commerce. Et influe également sur les concepts, les théories, les échafaudages intellectuels
    Moi ma question elle est simple, je viens peut être de prendre conscience que les poissons la baguette de pain et la paire de chaussure d’Aristote ça serait 5% des choses qui s’échangent, il y en a d’autre qui s’échangent et qui ne sont pas « normales » : je veux parler l’économie de la mafia qui elle aussi est réelle, basée sur le commerce de drogue, d’armes de déchets toxiques. Il en est peu question sur ce blog consacré essentiellement à la finance, tout simplement parce que cela ne concerne pas notre réalité de tout les jours.
    J’ai vu il y a deux ans le film Gommorra et là je suis en train de lire le bouquin et j’attrape le tournis : quand deux types se castagne autour d’une rascasse même si parfois il y va de la survies des deux (dans le meilleur des cas) ou d’un des deux (dans le pire des cas), quid lorsqu’il s’agit d’esclaves humain (lire les débuts du bouquin de Saviano sur les chinois en Italie) de cocaïne comme Saviano lui-même en parle si bien dans cette vidéo cacochyme
    Le crime aussi est sur le marché et pas de manière périphérique, il semblerait même que le crime soit de nos jours devenu le marché et se soit totalement détaché de sa noble tâche qui est l’échange de biens entre les humains, qu’il se soit focalisé sur un mode d’asservissement.
    Je ne fait pas trop dans la nuance veuillez m’en excuser mais on ne peut se poser la question de combien coûte un poisson sans se poser la question de combien coûte (financièrement) un humain et après, on peut se dire : « Ah mais oui, au juste, la notion de valeur dépasse peut-être une réalité financière stricto sensu » « ah ben mais tiens d’ailleurs! cette dernière est complètement évacuée de notre société! » parce que à écouter Saviano la valeur que donne le monde du crime aux choses (qu’elles soient animées ou non) est la plus limitée qui soit : moralement et même temporellement (le règne désespérant du gain maximal dans le plus court terme possible qui conduit aux absurdités écologiques).
    Vous parlez de la moralité de ceux qui échangent de ceux qui suivent les règles de bonne intelligence du marché, mais peut-on être un honnête marchand d’héroïne?
    Hé oui c’est le bordel mon texte mais vous pouvez aussi faire du copier coller pour tout remettre dans l’ordre avant de passer l’imprimatur.

    Bonne nuit.

  6. Est-ce qu’il y aura (en annexe par exemple) vos travaux sur les pêcheurs de l’Afrique de l’Ouest effectués pour le compte de l’Onu ?

  7. C’est dans la maison de mes parents que vous logiez pendant
    votre séjour sur Houat et je garde la nostalgie de cette époque.
    Ne subsiste aujourd’hui qu’une petite dizaine de navires et le prix du
    foncier à éloigner à jamais les descendants des marins de 70…..

    1. Oui, les moyens financiers dont disposent les touristes par rapport à ceux des îliens sont incomparables. J’y pensais déjà à l’époque. Quand j’ai habité Paris plus tard (je tirais le diable par la queue personnellement et j’avais souvent du mal à payer le loyer de mon studio), j’ai été invité un soir chez les personnes qui en 1973 étaient les seuls touristes à posséder une maison au bourg de Houat. Ils avaient un appartement près de l’Arsenal, avec, je ne sais plus, trois ou quatre immenses pièces en front de Seine. C’étaient des gens charmants, la question n’est pas là, mais il était clair qu’en face de fortunes comme celles-là, les Houatais n’étaient pas de taille. J’étais découragé.

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