Zone Euro : éviter le piège de la “tragédie des communs”, par Franck Janura

Billet invité.

L’ombre d’Elinor Ostrom pourrait-elle planer sur le “Justus Lipsius” à Bruxelles, bâtiment qui accueillera jeudi et vendredi le prochain conseil européen ? On ne peut que le souhaiter.

Première femme à avoir reçu le prix de la banque du Suède en science économique en mémoire d’Alfred Nobel en 2009, Elinor Ostrom est décédée le 12 juin dernier aux États-Unis où elle enseignait à l’Indiana University (voir ici l’hommage de Paul Jorion).

Personnalité atypique et véritable praticienne de la pluridisciplinarité, Elinor Ostrom aura consacré toute sa carrière à l’étude des communs et de leur gouvernance, notamment dans le domaine des ressources naturelles.

La monnaie européenne et sa gouvernance peut-elle se prêter en tant que “ressource commune” européenne aux enseignements de cette “nouvelle économie politique des communs” qu’aura si brillamment incarné Elinor Ostrom ?

En reprenant la définition des communs que donne Elinor Ostrom dans son ouvrage référence “governing the commons” comme “système de ressource suffisamment important pour qu’il soit coûteux (mais pas impossible) d’exclure ses bénéficiaires potentiels de l’accès aux bénéfices liés à son utilisation”, il semble que la monnaie unique puisse s’y rapporter et ainsi bénéficier des travaux de la chercheuse américaine.

Pour établir de manière plus explicite un parallèle entre cette définition et l’euro, le coût que l’on tend à associer à la sortie (plutôt qu’à l’exclusion) d’un membre de la zone euro atteste de l’importance de ce commun monétaire européen qui mérite dès lors son statut de ressource commune.

La gouvernance des communs a longtemps été influencé par un article de Garrett Hardin paru en 1968 et intitulé : “la tragédie des communs”.

Selon Hardin, “la ruine est la destination vers laquelle tous les hommes se ruent, chacun poursuivant son meilleur intérêt dans une société qui croit en la liberté des biens communs”.

C’est donc bien d’une fatalité propre à la gestion des ressources communes dont il s’agit. Selon cette thèse, chaque usager de la ressource commune ou dans notre cas chaque membre de la zone euro ne se fiant qu’à son intérêt propre tentera d’utiliser la ressource de façon à maximiser ses propres gains augmentant ainsi les coûts pour l’ensemble de la zone.

Force est de constater que cette tragédie semble bel et bien engagée en Europe.

Poursuivant le raisonnement de Hardin, la gestion optimale des biens communs soumis à cette tragédie passe soit par la privatisation du bien considéré soit par sa nationalisation, tout en affirmant qu’il vaut mieux créer des inégalités que de conduire à la ruine de tous !

L’histoire de la construction monétaire européenne ne se sera finalement que peu éloignée de cette vision en adoptant successivement les deux alternatives suggérées par Hardin.

Sur le volet “privatisation” d’abord, en adoptant notamment les canons de l’orthodoxie allemande  vis à vis de l’isolement de la banque centrale européenne.

Ensuite et de manière plus récente en engageant un processus de nationalisation par dépossession des souverainetés nationales au profit d’un corps de contrôleurs supranationaux sans véritables assises démocratiques (commission européenne, troïka) ou encore par l’imposition de contraintes constitutionnelles (“règles d’or”).

Si l’on s’en tient donc à cette fatalité qu’exprime la thèse d’Hardin, les voies empruntées par les acteurs de la crise européenne sont en pleine conformité avec celles prônées par l’auteur de la “tragédie des communs”. Et tant pis pour les inégalités si c’est pour le bien de tous et la ruine de personne…

C’est donc ici que la nouvelle théorie des communs et les travaux d’Elinor Ostrom peuvent être mobilisés.

Voici ce qu’Elinor Ostrom déclarait en recevant son prix Nobel d’économie en 2009 : « Ce que nous mettons trop souvent de côté est ce que les citoyens peuvent faire et l’importance d’un investissement réel des personnes concernées »

On perçoit ici l’un des résultats fondamental issus des travaux d’Elinor Olstrom à savoir le surplus d’efficacité que procurent des systèmes institutionnels de gestion qui mobilisent les bénéficiaires des communs, dans notre cas les nations.

C’est donc à une sortie de cet enfermement entre État (comprendre dans notre cas institutions européennes non démocratiques) et marchés qu’invite une relecture des travaux d’Elinor Olstrom.

Ce nouvel agencement institutionnel du versant monétaire de la construction européenne doit d’abord s’opérer au travers d’institutions politiques cohérentes, unifiées et souveraines en pensant au premier chef à l’instauration d’une agence du trésor européenne. Il sera alors mis fin aux stratagèmes d’évitement que constituent FESF et autres MES.

Il convient ensuite d’opérer un déplacement des mécanismes de sanctions en dehors des dispositifs institutionnels exogènes qu’incarnent les marchés financiers.

Pour ce faire, une réintégration de la banque centrale européenne dans le périmètre démocratique européen s’impose tout comme des mesures visant à limiter au maximum la pression des marchés financiers sur le financement des dettes publiques (CDS…).

Ainsi, les mécanismes de sanctions impliqueront de manière plus directe les membres de la zone euro et favoriseront les comportements de réciprocité qu’Elinor Ostrom associait par expérience aux environnements de gestion démocratique et participative des ressources communes.

L’objectif ici est non pas de voir la zone euro comme la réunion de simples consommateurs de la monnaie unique mais plutôt comme celle de nations coproductrices œuvrant ensemble à l’institution d’un commun monétaire.

Elinor Olstrom nous invite à un certain optimisme tant la confiance qu’elle plaçait dans les capacités humaines à mettre en œuvre des agencements souvent improbables était élevée même si elle reconnaissait le caractère chronophage et source de conflits des processus d’innovation institutionnels propres aux communs.

Chers membres du conseil européen il est encore temps de lire ou de relire Elinor Ostrom.

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54 réflexions sur « Zone Euro : éviter le piège de la “tragédie des communs”, par Franck Janura »

  1. On peut aussi leur recommander de lire les travaux du MMT.
    Le temps disponible non utilisé des individus est définitivement perdu pour la collectivité. La moindre des choses serait que la monnaie (et son compagnon le patrimoine avec qui elle échange sans cesse), ne soit pas un frein à l’accès au travail, comme c’est le cas aujourd’hui, mais au contraire un facilitateur (qualitative easing).

    1. Une des grandes différences entre la monnaie et les crustacés, c’est qu’on peut créer de la monnaie à la demande et on peut aussi la faire disparaître à la demande. Les institutions qui contrôlent ses processus d’émissions et de destruction ont le pouvoir de réguler le système. La monnaie est créable et destructible, ce qui en fait un commun très particulier.

  2. Je ne sais pas si il est pertinent de faire de la monnaie unique une ressource commune. Pour des pâturages ou des zones de pêche, je n’ai aucun problème à concevoir ce que ça signifie. Par contre l’application du concept de ressource commune à une monnaie me paraît plus que douteux. La moindre des choses dans ce raisonnement serait d’abord de définir les bénéfices de l’Euro et de les comparer aux désavantages du système de contraintes que suppose la mise en oeuvre de la monnaie unique.
    Je pense qu’après nous pourrons laisser Elinor Oström dormir en paix.

    1. Je comprends le scepticisme sur la « récupération » du concept de ressource commune. Néanmoins l’objectif était de mettre en avant l’un des désavantage majeur du système de contrainte que suppose l’euro en tant que commun monétaire tel qu’il a été construit à savoir surtout l’externalisation des mécanisme de sanction par les marchés et le recours à des institutions de gouvernance sans socles démocratiques. Quant aux bénéfices de l’euro je dirai que c’est seulement après avoir fait véritablement émergé l’euro en tant que commun qu’ils pourront être visibles aux yeux de tous !

  3. Il semblerait que le MES ne peut pas entre en vigueur le 1 juillet comme prévu. On parle du 9 juillet, mais et qu’il y a des problèmes avec le traité d’austérité….
    http://www.focus.de/politik/deutschland/rettungsschirm-auf-der-kippe-gauck-unterschreibt-esm-und-fiskalpakt-vorerst-nicht_aid_770973.html
    http://m.welt.de/article.do?id=wirtschaft/article106651915/Rettungsfonds-Chef-erwartet-ESM-Start-am-9-Juli&cid=wirtschaft&li=1&emvcc=-3

    Comme j’ai déjà dit dans un autre post non publié (problemes techniques? de modération?) mon allemand est juste de survie, et je ne comprends bien les enjeux, mais les choses se compliquent …

    1. C’est le président allemand (pas la chancellière, hein, le président!) qui ne veut pas signer à la demande du « Bundesverfassungsgericht », l’équivalent du conseil constitutionnel français, car il y a des points à vérifier avant. AMHA la démocratie allemande fonctionne beaucoup mieux que la française.

  4. Il me semble que la théorie de Harding a été très critiquée, par Oström notamment, en tant que lecture néo-libérale des communs. Cette ‘tragédie’ des communs fait complètement l’impasse sur l’existence de règles d’usage des communs, l’usage produisant les droits et non l’inverse.
    L’analogie d’avec l’euro pourrait paraître réalisable, en dehors du fait que la monnaie unique (et non commune) n’appartient qu’aux états qui composent l’euro, i.e. les détenteurs de parts. On est loin d’une conception des communs pour la monnaie unique, donc. Sans compter que la BCE n’est pas une institution des utilisateurs de la monnaie mais une institution indépendante.
    Reste que l’usage même de l’euro créée des droits pour les pays membres (à condition que le pays fasse parti du capital de la BCE), en sus des droits décrits pour son usage par les traités, y compris par des pays non membre de la zone euro. C’est le cas du système SBCE et de TARGET 2, qui intègre les BC nationales. Ainsi, non seulement on ne peut pas gicler un pays de la zone euro parce qu’il en fait partie … de droit (en tant que membre du capital) mais aussi parce l’usage qu’il en fait, en bien ou en mal, lui créé des droits que ce pays ‘impose’ aux autres : principe de réciprocité. C’est le cas de la Grèce, par exemple. Sa simple sortie de l’euro pourrait signifier la fin de l’euro et ce malgré une utilisation ‘non conforme’ au droit canon de l’ordolibéralisme. Les allemands commencent à s’en rendre compte.
    Tout avait été fait (BCE indépendante, capital social, règles contraignantes, …) au départ pour éviter ce phénomène : une monnaie unique (rapports de force), pas une monnaie commune (réciprocité). Sauf que nécessité faisant loi, il a bien fallu créer de toute pièce un système de compensation entre pays, via le SBCE et TARGET 2, y compris pour les pays non membres de la zone euro mais … utilisant l’euro comme monnaie au sein de l’UE !

    Pour que le basculement puisse se produire vers un usage en tant que commun, l’euro devra se transformer en monnaie commune de compensation, assurant une réciprocité assumée, sur la base non pas seulement de droits définissant les usages, mais aussi des usages qu’en font les membres.
    C’est le système du Bancor : des droits d’usage définis, réaménagés en fonction des usages de chacun, le tout dans un souci de réciprocité commune (exemple : trop d’exportation, excédent de balance commerciale, amende et/ou réévaluation monétaire, le tout dans un système compensé globalement entre les différents membres).

      1. @ Michel :
        C’est vrai, concernant la dialectique (d’ailleurs je l’écris plus loin, sur le bancor). Mais il me semble que l’accès aux communs n’est fondamentalement pas le droit, au sens d’avoir le droit d’y accéder mais bien les us et coutumes. Tous ceux qui se réclament de ce corpus là y ont accès : le droit d’accès n’existe que parce que les utilisateurs reconnaissent ce corpus, qui n’est pas un corpus de droits. L’usage fonde le droit et ce droit se perd avec la perte de l’usage (exemple : l’affouage). C’est l’inverse, fondamentalement, d’une conception centré sur la définition des droits qui autorisent l’usage.
        Reste qu’in fine, la dialectique finit par se produire aussi puisque même la conception par l’usage finit par produire un corpus (pré-existant à l’usage reconnu, la plupart du temps) : les us et coutumes. Et ce corpus là s’est toujours opposé au droit, tel que définit par et pour les puissants (seigneurs et leurs droits de seigneuriage). Même (surtout ?) le République a essayé, vainement, de le supprimer. Elle l’a alors tout simplement … intégré (les biens communaux).
        Exemple : le blog de Jorion est en libre accès. On peut participer financièrement mais ce n’est qu’une possibilité. L’accès est libre, à condition que l’utilisateur en respecte les us et coutumes. Ce corpus est à la fois écris (régles sur les investisseurs) et non écris (le plus souvent). Il se forme par l’ensemble des utilisateurs, dans la dialectique d’avec Paul Jorion, dont c’est le blog (nom) mais qui utilise un corpus lié aux communs : une sorte de propriété partagée. Il est ainsi communément admis qu’écrire EN CAP LOCKS, signifie gueuler : c’est pas bien. Et que la communauté des utilisateurs comme du propriétaire Paul Jorion intègre ou non les utilisateurs, selon leur acceptation ou non de ce corpus de règles non écrites et constamment en perpétuelle redéfinition.
        Le fondement même de l’accès à l’usage du blog n’est pas la définition d’un droit à l’usage (lequel se fonde sur la permanence de ce droit, quand bien même l’usage disparaitrait) mais bien le respect des règles.

      2. Droits seigneuriaux, pas de seigneuriage.
        Justement, sur ce point, ce droit a été transféré à la BCE par les Etats membres de la zone euro.
        Une monnaie commune devrait aussi abolir ce droit là : l’accès à une telle monnaie ne doit pas donner droit à avantage financier mais seul l’usage qui en sera fait imposera ou non paiement (selon le système de compensation).

      3. @Zebu,

        L’usage fonde le droit et ce droit se perd avec la perte de l’usage (exemple : l’affouage). C’est l’inverse, fondamentalement, d’une conception centré sur la définition des droits qui autorisent l’usage.

        Bien d’accord avec la première partie qui entre bien dans une dialectique et avec l’ensemble du développement. Sans l’usage, le droit ne peut pas se développer ou se maintenir (encore que ça peut mettre beaucoup de temps, c’est rare que les anciennes lois soient abolies). Mais sans la consolidation du droit, l’usage plie devant la loi du plus fort.
        Bien d’accord aussi pour critiquer la vision de cause à effet qui placerait le droit à l’origine de l’usage. Quoique si le droit ne m’imposait pas de placer mes arbres à plus de x mètres de la clôture qui me sépare du voisin?

      4. @ Michel :
        « Mais sans la consolidation du droit, l’usage plie devant la loi du plus fort. »
        Exact aussi, mais on ne se situe pas dans ce cas dans les communs. Si le plus fort, dans ce cadre, fait jouer sa ‘loi’ (son rapport de force) en tant que droit, il fait face immédiatement à l’ensemble de la communauté, puisqu’il nie la réciprocité.
        Même les seigneurs moyen-âgeux, même la République a dû céder face à la très forte résistance des communautés villageoises face à ce rapport de force. Les Rois de France se sont appuyés dessus pour faire valoir leurs ‘droits’ (rapports de force) face à la féodalité.

        « Quoique si le droit ne m’imposait pas de placer mes arbres à plus de x mètres de la clôture qui me sépare du voisin? »
        ‘me sépare’ : on n’est plus là encore dans les communs. Mais bien dans l’espace de la propriété privée, celle où le droit prime, pas l’usage.
        Néanmoins, même sur ce type de schéma, on a aussi beaucoup de ‘mitages’ dans ce droit privé de la propriété et de son usage. Il y a les servitudes, qui s’imposent aux propriétaires (puits, droit de passage, etc.). Réminiscence des us et coutumes des ‘communs’ …

      5. @Zebu
        « Mais sans la consolidation du droit, l’usage plie devant la loi du plus fort. »

        Exact aussi, mais on ne se situe pas dans ce cas dans les communs.

        Les communs sont en permanence le siège de luttes d’influence et d’appropriation. Ce qui est illusoire car leur caractéristique de commun disparaît au fur et à mesure qu’ils tombent sous influence. C’est un peu comme vouloir posséder le vol d’un oiseau, l’esthétique de sa liberté, en le mettant en cage. C’est bien le cas de la monnaie aujourd’hui dont le contrôle a échappé aux représentants légitimes des communs pour atterrir dans les mains des prêteurs. La dérive du régime des autoroutes en témoigne aussi. Un jour que je faisais une rando sur un GR à peu près entretenu, je me suis fait la réflexion que si la logique libérale continuait à se développer, il y aurait bientôt un péage à l’entrée du chemin.

    1. @Zebu

      J’essaye de comprendre le décalage que je ressens entre mon avis sur la crise et mes échanges sur ce blog, lectures et réponses.

      J’essaye d’être impartial, bien que patron et libéral j’ai ainsi pu être appelé homme de gauche, donc j’essaye d’analyser mon décalage.

      Vous me direz que vient faire ce début de réponse à votre écrit, en fait suis atterré par le fait que dans votre écrit, plutôt long, n’apparait à aucun moment le mot DEVOIR, par contre celui DROIT revient tel un refrain.

      Que je sâche, tout droit secrète son ou ses propres devoirs et vis et versa.

      Cela éclaire ma compréhension de ce que j’indique en début de ma réponse, il m’éclaire aussi sur la critique récurrente de Merkel, le rapport établi par Hollande, le conflit apparent et réel entre le ressenti de la réussite allemande expliqué comme une exploitation unique d’une population … et en aucun cas comme une turpitude de notre pays, nous avons le droit au RTT et aux 35 heures, la contre partie de ce droit est le devoir pour les entreprises d’assumer ce doit offert aux français et donc un surcoût, mais comme nous n’aimons pas les devoirs, ce n’est pas les 35 H le problème, non ce sont les allemands qui ne payent pas assez leurs salariés…

      Bref si j’ai déjà indiqué que la France souffrait d’une éducation basée sur le développement de la critique systématique et non de l’esprit critique, notre pays sans doute droit dans ses acquis, dans sa critique permanente de ce qui ne va, sans doute hérité de notre éducation basée sur l’esprit de la crtique, n’imagine même pas qu’il peut y avoir des devoirs.

      Merkel soutient que l’Euro donne des droits, mais elle dit aussi que faire parti de l’euro impose un devoir de sérieux, elle indique que le laxisme actuel est contraire au bien de l’Euro et qu’il faut en priorité supporter l’Euro avant de devoir en profiter, Hollande quant à lui n’aborde pas ce problème de devoir, comme tout français il considère cela comme acquis, il n’aime pas aussi les devoirs, il demande donc son droit à l’Euro, à savoir croissance et Euro …. bonds..

      De la même manière il a été élu sur des propositions de relance et de distribution, élu il a le Droit de mener la politique qu’il a proposé et qui a été validée par son élection, son Devoir serait de respecter les bases de la politique qu’il a proposée, encore une fois il ne garde que son Droit d’être président et ignore son Devoir de respecter ses promesses.

      Pour terminer puisque l’on parle d’Euro et de Français, souvenons nous de notre équipe de foot, il est vrai qu’avoir le maillot bleu donne les honneurs et le droit à 100.000 €uros, par contre cela impose le devoir, pour porter ce maillot, d’entretenir la valeur du maillot, de respecter ceux qui le supporte et paye pour cela, oui mais nous sommes français et nous ne regardons que nos droits, donc nous faisons comme bon nous semble, respecter l’entraineur et les supporteurs est un devoir mais être français s’est avant tout oublier ses devoirs….

      Suis parfaitement malhonnête dans mon discours bien évidemment car je suis français et j’ai cet esprit de la critique …

      L’esprit critique je l’ai cependant utilisé pour tenter de comprendre pourquoi je suis en décalage de réflexion, l’information qui est donnée ici est rare et précieuse, dommage que l’utilisation qui en est faite ne soit plus proche de cet esprit de réflexion que l’esprit critique tente de rendre impartial…. le français n’est définitivement pas impartial car son éducation ne développe que son esprit de la critique, comportement systématiquement critique de l’opposition politique, de la lutte des classes, toujours en recherche d’explications pour refuser ses propres défauts, partialité des médias …

      Suis morose direz-vous, normal il fait pas beau, nous sommes en été, le soleil est mon DROIT..

      1. @Mr Bourdon :
        //// dans votre écrit, plutôt long, n’apparait à aucun moment le mot DEVOIR, par contre celui DROIT revient tel un refrain ////
        Permettez moi d’argumenter . (voir aussi mon intervention , plus bas):
        Le retournement sémantique est un exercice qui a fait beaucoup de dégats . Par ex l’ « état providence » , présenté actuellement comme une critique , connoté négativement , voire caricatural , est en fait un pléonasme !
        Lorsqu’une espece quitte son etat d’animal solitaire pour celui d’animal social , elle fait un « deal » :
        Elle abandonne son agressivité intra-spécifique (au sens de K.Lorenz) , …contre la protection du groupe …..la hierarchisation par les rites se chargeant de réguler cet agressivité (instinct , génétique donc indélébile) .
        Si ce « deal » n’est pas respecté par l’ une des partie, il est normal que l’ individu reprenne ses billes et son agressivité ….comme il n’ y a plus grand chose a chasser ou a cueillir , il va faire ce qu’il peut …
        Le concept d’assistanat qu’exposent les liberaux est une arnaque , puisqu’il consiste a vouloir faire payer a l’individu ce qui lui appartient deja ( Le bien commun resultant de son deal) …
        C’est bien sur plus coimpliqué , il va bosser a fabriquer de l’ inutile , juste pour acceder souvent au minimum vital …..
        Le gain de productivité premier est acquis sur la production d’ essentiel …et ce minimum essentiel DOIT etre un « Droit » qq soit le moyen d’ y accéder , fut il humiliant comme ttes subventions ou autres allocations .
        Ne voyez ds mes propos aucune agressivité, nous sommes tous autistes meme devant des évidences .

      2. @ Bourdon :
        Une réponse plus courte. La notion de droits et devoirs ne s’incrémente pas, selon moi, de la même façon au sein d’un corpus liés aux communs, comme je faisais la réponse à Michel. Le droit, dans ce contexte dépend de l’usage que l’on en fait. De sorte que l’usage est soumis au devoir de réciprocité : si l’utilisateur sort de ce cadre (la réciprocité), quand bien même il est utilisateur (et donc bénéficie de droits en tant que tel), ce statut d’utilisateur ne lui est plus reconnu par la communauté d’utilisateurs. C’est intrinsèque, dans les communs : n’est utilisateur celui qui reconnaît en l’autre la réciprocité. Et cette réciprocité oblige l’utilisateur : il a des ‘devoirs’ (envers lui-même, envers les autres, envers ce qui est utilisé).
        Je sais pas si c’est plus clair …

        Ps : à l’inverse, la notion de droits qui conditionne l’usage met à distance la réciprocité. Cela oblige, dans ce type de corpus, à définir AUSSI les devoirs.

      3. Oui bon, quand on commence en parlant de l’argent, de la monnaie, à transformer les échanges commerciaux, le salaire et le capital, en « droit » et « devoir », je considère que c’est de la fondamenetale arnaque néolibérale.
        Les droits et les devoirs en ce qui concerne la vie publique OK.
        Mais la finance est par définition privée dans notre système.
        « Moraliser le capitalisme » est une arnaque morale en fait!
        Il n’y pas de moralité dans l’euro, dans la BCE, dans la Fed et dans les marchés…
        Il y a seulement des échanges et déja Socrate se demandait si tout cela était bien moral…
        S’il y avait des « droits » et des « devoirs » dans le capitalisme nous ne serions pas capitaliste, mais communistes.
        Pipeau…

      4. @ le vol du bourdon
        de fil en aiguille, pas de crise économique sans cadre psychologique et vice et versa.
        sauf qu’il ne faut pas se fier au temps..

  5. « ….nous invite à un certain optimisme »
    Il y en a besoin, de l’optimisme quand on regarde de plus près ce que le gouvernement allemand projète: créer une sorte de holding (l’Allemagne) qui aura la maîtrise sur la gestion des « business units » (pays membres de zone euro) – c’est aussi prosaique que ca. Et ceux qui ne seront pas d’accord avec ca seront priés de sortir. En clair, ce sera ca ou bien une assez longue phase transitoire vers la monnaie nationale, accompagné d’une récession mordante.

    C’est la raison pour laquelle il est question actuellement de transférer « plus de compétences et pouvoirs » à Bruxelles. Je ne peux que conseiller au public d’être vigilant.

  6. Excellent billet qui montre tout le coté dérisoire des tentatives actuelles de sauver l’euro dans un cadre inchangé. L’introduction de cette idée des « communs » doit être diffusée largement
    .
    Ce que parviennent difficilement à faire les réfutations diverses des arguments des néo-libéraux, un concept, celui de « communs » les balaie avec une facilité presque enfantine. C’est à la fois une idée porteuse d’alternative, et une idée qui possède en elle-même un pouvoir explicatif dans la mesure où elle éclaire d’une lumière crue toute l’imbécillité et l’inanité des justifications idéologiques dont on nous rebat les oreilles. Bref, une idée-force.

  7. système de ressource suffisamment important pour qu’il soit coûteux (mais pas impossible) d’exclure ses bénéficiaires potentiels de l’accès aux bénéfices liés à son utilisation”,

    Puis-je me pemettre de mettre en regard avec « linfinitisation » chez Bernard Stiegler : la mise de quelque chose au-delà du quantifiable du reste, ce qui entraine automatiquement une notion de respect.
    J’ai juste peur de faire un contresens: ici; est-ce que « exclure » renvoie à une saine modération ou à une malsaine spoliation ? (mon commentaire se base sur la saine modération…)

    1. « exclure » ici renvoi uniquement au moyen de définir la ressource commune sans aucun jugement.
      par contre très intéressant d’établir un lien avec l’infinitisation de B Stiegler.
      Je crois effectivement que la construction européenne a jusque ici empêcher cette immanence du désir d’une monnaie commune. Et comme dit Stiegler lui même c’est très grave car : « quand vous détruisez le désir, vous détruisez ce que Freud appelait le pouvoir de liaison du désir, c’est-à-dire le pouvoir de lier les pulsions, d’empêcher les pulsions de se déchaîner .
      En tout cas merci pour ce commentaire

      1. Une différence ou une nuance entre empêcher l’immanence du désir et détruire le désir? ça me pose question car alors à accuser l’empêchement d’immanence, serait à dire que nous aurions sans doute un devoir de désir, vertu utime, nous pourrions aussi inventer une morale du désir. Attension aux pultions, faudrait pas aller trop loin non plus jusqu’à prendre ses désirs pour des réalités.
        Heureusement, j’imagine qu’il ne faut pas prendre Freud au pied de la lettre. Toute personne qui exclu Freud du champ de sa pensée se tire une balle dans le pied, probablement. Toute personne qui prend Freud au pied de la lettre, risque de vouloir se tirer une balle… dans la tête. A choisir, ce sera donc Onfray pour moi.

  8. @Franck Janura :
    Cet article qui se veut critique, ne critique en fait que l’ outil et non le fond , me semble t il .
    On présente toujours le constructivisme comme incontournable, ne faisant meme pas débat ( cf. Michéa) . Qd on dit :
    //////// On perçoit ici l’un des résultats fondamental issus des travaux d’Elinor Olstrom à savoir le surplus d’efficacité que procurent des systèmes institutionnels de gestion qui mobilisent les bénéficiaires des communs, dans notre cas les nations. ///////
    , on pose comme principe de base un « surplus d’éfficacité » , …soit un « gain de productivité  » …..qui n’ est jamais démontré , …et dont on peut contester la réalité …ou que ce gain « apparent » est obtenu grace a un aliénation sans cesse renforcée du système sur l’ individu .
    Je ne prends qu’ un exemple :
    L’ un des outils permettant ce « surplus d’efficacité » est la fameuse « mobilité » …….ayant subit cette pression qui m’ a forcé a me transplanter , me déraciner …ce qui mériterait de se pencher sur le traumatisme culturel induit …..je me retrouve avec des millions de blaireaux , au meme moment , au meme endroit , ds des embouteillages , a polluer en m’emmerdant, et ce plusieurs fois par ans pour « renouer des liens familliaux » ……noeuds a refaire plus frequemment qd les parents vieillent s’enterrent etc …..donc de millions de km , d’ heures perdues , qui ne sont jamais comptabilisées ds le bilan de ce « surplus d’efficacité » ……
    C’est juste un ex , mais on peut démontrer , que «  »tout gain de productivité est une perte d’ humanité «  » » » (Johnny Halliday ).
    Qd au « bien commun » …il faut remonter au concept du vrai « contrat social » , a savoir au passage d ‘une espece solitaire au groupe social , ….on ne peut que conjecturer que ce passage s’est effectué pour le premier gain de productivité …..(sécurité alimentaire et physique), que nous n’avons pas encore règlé les problèmes de l’ inhibition de l’agressivité intra-spécifique collatéraux (K.LOrenz) par les Rites (Goffman) …malgres les millions d’années.
    On peut estimer que ce gain de productivité consiste aussi en du temps « gagné » , temps réinvestit en production culturelle communs , bien commun , renforçant laz structure du groupe ……
    On peut aussi estimer que le gain de productivité suivant n’ intervient qu’avec l’ agriculture et la spécialisation naissante ….deja des degats avec une structure lineaire centralisée qui peut squatter , parasiter la structure parcellisée archaique
    L’energie gratuite , montre la perversité de cette centralisation en la boostant .
    Bon …c’est juste un point de vue .

    1. Un point de vue partiel et partial, mais utile sans aucun doute vu que la thèse qu’il contredit, tout aussi partielle et partiale, est majoritaire dans nos sociétés. Je voulais juste ajouter que les gains de productivité, lorsqu’on cherche à les expliquer c’est pour les mesurer. Or, on n’exploite que ce qu’on peut mesurer et donc, on n’exploite jamais ce qu’on n’a pas mesuré, non pas parce-que ce n’est pas important mais parce-que ça ne rentre pas dans les modèles, ou ne produit pas d’indicateurs justement mesurables. On a donc tendance à ignorer l’essentiel (jugement personnel pour aller plus vite) sous prétexte qu’on ne sait pas l’expliquer ou le modéliser. Or l’essentiel n’en est pas moins essentiel. (fallait la placer celle-là!)

  9. Je suis d’accord avec Kercoz: « cet article qui se veut critique, ne critique en fait que l’ outil et non le fond , me semble t il »
    Toute chose étant égale par ailleurs, c’est comme si un cycliste souffrant dans un col de montagne incriminait sa monture (toute rutilante soit elle) alors que le problème est lié à ses mollets (tous glabres soient ils).
    Amicalement.

    1. En l’occurence, ne faudrait-il pas incriminer la nature même de ce sport, voire la topographie idiote des montagnes? Tu remplaces alors le mollet par un moteur (dont la publicité a dis grand bien) et supprime ainsi la souffrance tout en pouvant dédouaner le mollet et féliciter la monture. Voilà comment on en est arrivé à toucher le fond!

      1. Pour rester sur les notion de « durable » , il serait hilarant de comptabiliser ds le gachis actuel de l’ énergie , la part « durable » (positive ):
        Le creusement de tunnels , les monts et le nivellement qui divise par 20 (au pif) le dénivelé entre Lyon et Marseille …en sont de rares exemples……mais cette part durable est infime au regard des energies utilisées pour que dalle ou sinon pour deterriorer durablement notre espace vital .
        Il me semble que le peu qu’il reste devrait tenir compte de ce critère « futurible » .

  10. Très bon rapprochement, merci pour cet article bien écrit. Peut-être faudrait il préciser un peu plus ce que l’on entend par « communs » dans la tragédie des communs ?

    Il s’agit par exemple d’une pâture ouverte à tous les bergers, d’un banc de poisson, d’une forêt sauvage. Ces ressources sont rares et demandent à être utilisées parcimonieusement sous peine de les détruire rapidement. Or, le fait qu’elle soient « communes », c’est-à-dire que personne n’en soit exclu, incite tout le monde à la surconsommation. Les bergers savent que s’ils arrivent après les autres il y aura moins d’herbe. Ils ont donc intérêt à faire paître leur bétail avant les autres. Si tout le monde raisonne ainsi, c’est la course, et le pâturage est rapidement rasé. Les bergers qui comprennent ce cercle vicieux et préfèrent attendre sont « punis » alors que ceux qui se précipitent pour doubler les autres sont « recompensés ». Même ruée pour un banc de poisson où il est difficile d’empêcher tout le monde de venir pêcher, ou une forêt que tout le monde peut couper à sa guise. Les ressources naturelles ont des caractéristiques variées et les solutions diffèrent. Mais le problème de départ est à peu près toujours le même : un dilemme du prisonnier. Un des apports d’Elinor Ostrom est justement qu’elle a étudié empiriquement des dizaines de situations pour voir quels arrangements marchent pour quel type de ressource, mais c’est une autre histoire…

    Question : en quoi l’euro est-il victime de la « tragédie des communs » ? Où se trouve le dilemme du prisonnier dans notre monnaie unique ?

    1. J’ai jamais su très bien compter en euros, je crois comprendre votre raisonnement mais laissez moi plutôt vous répondre cordialement sur autre chose.

      Or, le fait qu’elle soient « communes », c’est-à-dire que personne n’en soit exclu, incite tout le monde à la surconsommation.

      Le libre échange total des marchandises sur la terre, ne favorise-t-il pas directement ou indirectement tout le monde à la surconsommation globale, commune ?

      Vous savez tout ce qui est mis en commun dans les premières maisons closes de la planète n’est pas forcément mauvais pour l’homme de petite vertu ? Comme pour les bonnes soeurs.

      Comme tout ce qui est mis en commun dans une famille, ne lèse pas forcément tous les membres de la famille, le marteau, la scie, l’établi, le garage, le jardin, les choses, etc …

      Ne serait-ce pas plutôt autre chose qui en pousseraient autant à la marge dans les premières sociétés humaines ? Comme si tout cela était devenu la seule manière de pouvoir exister.

      Gu Si Fang répondit: Pas grave ils n’avaient tous qu’à apprendre davantage l’économie dans les premières écoles de commerce du monde.

      Quand il eu parlé l’économiste vit de nouveau une foule lui faire la tête, mais lui pas plus ému de compassion pour elle, toujours autant de gauchos et de mal-pensants chez les gens désoeuvrés.

      Mais j’ai la solution c’est l’économie, d’autres se creusèrent tout autant la tête et se dirent:  » Comme cela craint bien progressivement à force, et si en retour la vie des petites gens sur terre étaient davantage comptés.

      Et l’autre dit c’est pas grave: De toutes façons quand bien même vous mettrez l’air que l’on respire en commun, vous en pousseriez pas moins les gens à la surconsommation de l’air. La preuve regardez ce que l’on respire dans le métro.

      Ah oui tu as raison, vaut mieux garder tout le temps cela pour nous, comme ça les gens manquerons jamais de rien de plus essentiel dans la vie.

      Et si contrairement à tant d’idées reçues sur les petites gens je n’étais pas trop à coté de la plaque.

    2. @Gu Si Fang: « Un des apports d’Elinor Ostrom est justement qu’elle a étudié empiriquement des dizaines de situations pour voir quels arrangements marchent pour quel type de ressource, mais c’est une autre histoire… »

      Les études empiriques démontrent l’inanité du choix offert par Hardin (nationalisation ou privatisation). D’ailleurs, bien avant Hardin, ce que l’on a plutôt constaté c’est la tragédie des enclosures (superbement décrit par Polanyi). Les bergers et paysans avaient un droit d’usage communautaire sur des terres depuis des siècles (et sans les foutre en l’air, au contraire) avant que la privatisation ne vienne y mettre fin (les enclosures).

      « Où se trouve le dilemme du prisonnier dans notre monnaie unique ? »

      Stricto sensu, il n’y en a pas car l’euro est un jeu à somme nulle (contrairement au dilemme du prisonnier). Et c’est par là que faute l’article, car il continue ainsi à tenir pour un problème de gestion ce qui n’en est pas. Le problème d’une monnaie commune aux hommes, quelle que soit cette monnaie, c’est que c’est un jeu à somme nulle et non un bien commun qu’il faut éviter de surexploiter. Par conséquent, si on veut limiter les effets de compétition intrinsèques à l’utilisation d’une monnaie, il faut introduire des mécanismes de redistribution (c’est-à-dire défaire ce que la monnaie fait, réunir les hommes que la monnaie met en compétition).
      Ce n’est pas un problème technique, c’est un problème politique. La question n’est pas « comment faire pour que l’euro profite à tous les membres de l’eurozone? » à laquelle on peut donner une solution technique (réguler l’accès au bien commun). La question est « comment faire pour que l’euro ne provoque pas la division de la communauté européenne? » et là il n’y a qu’une solution politique: redistribuer les euros d’une manière ou d’une autre entre tous les membres de la communauté (cela ne signifie pas forcément une redistribution directe, une dépense commune à participation progressive peut faire l’affaire, autrement dit: l’impôt).

      1. @ Moi 27 juin 2012 à 11:05

        Ce n’est pas un problème technique, c’est un problème politique. La question n’est pas « comment faire pour que l’euro profite à tous les membres de l’eurozone? » à laquelle on peut donner une solution technique (réguler l’accès au bien commun). La question est « comment faire pour que l’euro ne provoque pas la division de la communauté européenne? » et là il n’y a qu’une solution politique: redistribuer les euros d’une manière ou d’une autre entre tous les membres de la communauté (cela ne signifie pas forcément une redistribution directe, une dépense commune à participation progressive peut faire l’affaire, autrement dit: l’impôt).

        La valeur d’une monnaie est en relation directe avec la confiance qu’elle inspire, donc avec la pérennité politique et économique de l’institution qui la porte. L’Europe ne peut pas inspirer confiance dès lors que son fonctionnement politique n’est pas performant comparativement à d’autres zones disposant d’instances dirigeantes plus intégrées susceptibles de prendre des décisions plus facilement, donc plus rapidement.

        Mais la valeur de la monnaie dépend aussi de la richesse à laquelle elle est adossée sur la zone considérée. Cette richesse comprend le capital matériel et le capital humain lesquels ne présentent pas que des atouts en Europe. Le point faible côté matériel, vient de ce que la zone qui a un long passé industriel, ne dispose plus de réserves de ressources naturelles (minerais et énergie fossile) ni d’outils industriels en bon état, surtout en France. Quant au capital humain, son point faible vient de ce qu’il s’est habitué à vivre avec un haut niveau de vie ce qui amène à des coûts de production plus élevé que dans les BRICS par exemple.

        Quand vous évoquez la possibilité d’une redistribution à partir de l’impôt, cela permet effectivement de donner à la zone une meilleure stabilité politique, mais ça n’est pas ce qui lui permet d’assurer sa pérennité économique.

        En effet, la zone devra nécessairement échanger avec le reste du monde pour s’approvisionner en richesses naturelles manquantes, avec des surcoûts notamment de transport par rapport aux pays du BRICS qui ont à la fois les matières premières à transformer et un capital humain habitué à vivre plus chichement pour produire plus économiquement, au profit d’une population à pouvoir d’achat limité.

        Croire à un avenir de la zone euro par la seule meilleure redistribution à l’aide des impôts, ne me semble pas viable. Les pays d’Europe du Nord qui se sont engagés dans la voie d’une meilleure productivité en s’astreignant à une plus grande rigueur de gestion me semblent avoir pris la bonne option. Ils privilégient l’effort au travail plus que l’accroissement du pouvoir d’achat ce que G. Schröder a su faire il y a une dizaine d’années. Si les pays de l’Europe du Sud et notamment la France PS ne veulent pas s’engager dans cette voie vertueuse, l’Allemagne les laissera tomber et se tournera vers les pays de l’Est et la Russie.

      2. @jducac: un instant, je cours me tirer une balle dans la tête et je reviens vous répondre de ce pas.

    3. @ Moi

      Ce serait un jeu à somme nulle si le nombre d’euros était fixé : +1 pour toi, -1 pour moi…

      Quelles sont les conséquences du fait que la BCE a le pouvoir de créer de la monnaie, et qu’elle utilise cette possibilité ? +1 pour elle, ??? pour tout le monde. La réponse habituelle est que cela redistribue les richesses mais n’en crée pas. Je peux redonner l’argument mais ce n’est pas le sujet.

      Même si la BCE n’utilise pas cette possibilité, le simple fait qu’elle puisse le faire en cas de besoin incite les banques à créer plus de monnaie. +1 pour elles

      Tout ça est vrai de n’importe quelle banque centrale. C’est une forme d’impôt sur les utilisateurs de monnaie dont le produit est distribué de manière inégale dans l’economie. Les États et les banques sont parmi les principaux bénéficiaires. Ce qui est spécifique à la BCE, c’est qu’elle est commune à plusieurs États. Chacun a donc intérêt à laisser ses banques créer de la monnaie avant les autres. Comme les bergers de la pâture commune. C’est un dilemme du prisonnier.

      La Fed n’a pas ce problème parce qu’elle taxe une population qui est déjà soumise à une fiscalité unique, des lois assez homogènes, et une réglementation bancaire uniforme.

      La crise de la zone euro n’est donc pas un accident inattendu. C’est une conséquence prévisible, et qui était d’ailleurs prévue par beaucoup d’économistes depuis longtemps. Comme on peut prévoir qu’une pâture commune ou un banc de poisson seront vite décimés.

      Pour une analyse récente de la zone euro sous l’angle de la tragédie des communs, je recommande The tragedy of the euro, de Philip Bagus.

      1. @ Gu Si Fang

        Je crois comprendre ce que vous voulez dire à ce sujet,

        C’est une conséquence prévisible, et qui était d’ailleurs prévue par beaucoup d’économistes depuis longtemps.

        Apparemment vous en connaissez un sacré rayon certes les économistes voient plus loin,

        Mais peuvent-ils voir plus loin dans le seul vocabulaire économique ?

        Avez-vous déjà pensé à cela je n’ai rien spécialement contre vous,

        L’homme peut-il toujours bien vivre dans le seul propos économique ?

        La pensée économique m’autorise-t-elle à me dire cela sur le moment ?

        Vous êtes un économiste donc vous voyez, vous êtes peut-être bien plus de ce monde, moi j’y connais rien à l’économie donc je ne vois pas très loin dans le temps.

        C’est bizarre plus j’entends des économistes et plus je vous raconte pas.

      2. Jérémie

        Quel drôle de faux procès, voyons ! Les économistes s’intéressent… à l’économie. Est-ce que l’homme doit vivre par / pour l’économie seulement ? Evidemment non !

        Je comprends votre commentaire parce que l’économie est omniprésente dans les médias. On nous en gave, matin, midi et soir. Je suis d’accord avec vous sur ce point. L’économie m’intéresse personnellement, mais tout le monde n’est pas obligé d’aimer ça. Alors pourquoi en parle-t-on tout le temps ?

        Quelques hypothèses :
        – le développement des villes fait que nous vivons de plus en plus en communautés denses, dont nous cherchons à comprendre le fonctionnement (économie, sociologie, etc.) ;
        – l’Etat depuis longtemps obsédé par la pompe à phynances, et comme il occupe de plus en place dans nos vies et dans les médias… ;
        – vous écoutez et lisez l’actualité économique, les blogs etc. parce que l’être humain aime le gossip, les ragots, et savoir ce que fait notre voisin est un besoin puissant ;
        – en ce moment nous avons des raisons sérieuses d’être inquiets pour notre avenir économique, matériel (inflation ? défaut souverain ? réduction de je-ne-sais-quoi ? que va-t-il m’arriver si… ?) et on s’informe pour prendre les bonnes décisions dans la mesure du possible.

      3. @ Gu Si Fang

        Vous faites bien de ne pas rejeter la chose d’un revers de main, si encore j’avais la tête d’un premier procurateur Romain. Je pense en effet que les divers économistes de tous bords ont en effet une petite part de responsabilité.

        Un jour peut-être je serais mieux en mesure de vous le démontrer, si ça se trouve c’est bien plus le principal enseignement commercial du monde qui nous y a mis en plein dedans, bien sur étant passionné par l’économie vous ne pourrez pas mieux accepter la chose et c’est bien normal.

        Vous savez ce qu’on dit ? Plus il y a de la taxe et plus cela tue l’économie ! Et bien moi je vous dis, plus il y a des pingres et des cupides tout au dessus du monde et plus vous en verrez tout autant des gens qui se détourneront de toutes ces choses. Vous voyez il n’y a pas autant besoin de se passionner pour l’économie pour mieux capter la chose, tant de gens qui préfèrent s’identifier plus longtemps aux divers écrits économiques de l’histoire.

        Vous faites bien de vous en soucier, on n’est pas tous obligé d’apprécier cela, comment est-il possible à travers le seul langage économique de pouvoir mieux distinguer les gens les plus fourbes des plus avares dans le privé ? Vous savez les divers grands groupes dans le privé c’est pas toujours ça non plus je trouve en matière d’honnêteté.

        La belle sélection commerciale du monde, pourvu que demain je puisse encore posséder les bons gènes. Comment se fait-il par exemple et malgré le très grand nombre d’experts économiques, qu’il n’y ait pas plus d’éthique ou de larmes parmis les économistes plus ou moins du globe ? Alors que vous savez bien que l’argent corrompt tant de peuples.

        La solution première, faut faire partout de l’économie à tous prix, quelle bien folle obsession de conduite, trop d’optimisme sans doute à vouloir souvent prendre les gens pour des cobayes, des objets, comme dans les dernières choses mises en vigueur dans les divers pays.

        Oui vous avez bien raison de vous en soucier car les diverses coupes à la hache n’y changeront rien, touchant principalement les petites gens n’arrivant plus à survivre, puis progressivement la classe moyenne de plus en plus apeurée, puis les gens d’en haut vous verrez beaucoup tomberont de haut.

        Et comme vous le dites ils s’informent tous comme des singes dans l’espoir de pouvoir prendre les bonnes décisions, dit autrement se sauver d’abord par des petits parachutes dorées, s’accaparer tout l’or du monde pour les vieux jours, jusqu’à s’apercevoir enfin bref …

    4. GSF : vous racontez n’importe quoi avec votre histoire de bergers et de pâturages communs.

      cette pratique a existé pendant des siècles ; vous plaquez l’attitude des capitalistes avides d’augmenter leur magot sur les bergers.

      tout simplement , les bergers n’avaient pas la mentalité des capitailistes que vous idolâtrez et vous oubliez la pression sociale de la communauté , pression sociale pas entravé par la propriété privée.

      l’exploitation forcené de terres privées avec moultes produits chimiques, vous croyez que ça va durer des siècles.

      1. @ J.Gorban

        Je dois dire que j’hésite à vous répondre vu le ton du commentaire. Mais basta…

        les bergers n’avaient pas la mentalité des capitalistes

        En des temps où la nourriture était moins abondante qu’aujourd’hui, j’en doute. Pourquoi un berger laisserait-il ses bêtes mourir de faim quand un vert pâturage se présente, ouvert à tout le monde ? Il faut espérer que le groupe qui occupe les lieux mette en place des règles pour préserver la ressource commune, sinon c’est la surexploitation garantie. Il y a des exemples chez E. Ostrom de communautés qui ont inventé des mécanismes très intéressant pour gérer un banc de poisson, une forêt, une rivière. Mais il y a aussi d’innombrables cas de communs qui se sont mal terminés, y compris à l’époque précapitaliste : l’île de Pâques, les forêts mésopotamiennes…

        De plus, aujourd’hui, la cupidité existe et la banque centrale l’exacerbe en créant un problème de communs qui n’existerait pas sans elle. Une planche à billets (ou une banque) permet à celui qui crée de la monnaie (ou des IOUs) de s’enrichir au détriment des autres sans être vu. Peu de rois dans l’histoire ont résisté à cette tentation.

      2. Introduction,

        Avant de me retirer, j’aimerais répondre à quelqu’un qui avait poster quelque chose de plus ou moins délicat l’autre jour. Le hic, c’est qu’avec tous ces fils je m’y retrouve plus trop, quelqu’un s’en souvient-il ? Cela concernait les bergers, les plaines, les troupeaux, les paturages, etc … Enfin tant pis, j’aurais bien voulu en dire autre chose, j’ai beau cherché je ne retrouve plus guère le sujet, à ca y est je viens enfin de mettre la main dessus, mais quel très grand paresseux je suis.

        @ Gu Si Fang

        Vous avez quand même bien faire de lui répondre, du coup je m’en sens un peu obligé de vous répondre plus délicatement et bien cordialement à ce sujet.

        Saviez-vous par exemple ?

        Qu’Abel était éleveur, c’était un bon p’tit gars, comme on n’en fait plus trop dans notre temps. Caïn lui était très besognieux, industrieux, souvent très affairé, plus professionnel en fait, il pensait souvent qu’à faire du chiffre, ses oeuvres étaient forcément pas plus saines à voir, c’est pourquoi un jour il dit à Abel vient il faut que je te dise un truc d’important mon frère.

        Mais pas sur la colline, viens plutôt d’abord sur mon propre terrain, puis au détour d’un chemin Caïn planta son frère, du coup les gens du village se résignèrent à choisir Caïn. Caïn était bien le plus fort, le plus habile, le plus efficace, le plus utile, mais là c’est pareil les choses ne s’arrangèrent guère mieux, du coup Caïn décida de se prendre plus tard à la descendance d’Abel.

        Enfin bref vous connaissez l’histoire de Caïn et d’Abel les petits enfants, du coup depuis plus personne ne prend le temps d’apprécier et de contempler la nature, les nuages, le ciel, les oiseaux, les fourmis, les bonnes choses quoi. Alors que les choses d’Abel étaient quand même bien moins rentables, parce que voyez-vous les enfants, Abel ne passait pas principalement toute sa vie à acquérir, amasser, acheter, vendre, calculer, il possédait et produisait en fait pas grande chose de bien déjà en son propre temps.

        Il élevait bien modestement son petit troupeau sur la colline, ainsi pouvait-il d’avantage se consacrer aux choses les plus essentielles, c’est-à-dire celles qui font moins mal à l’homme (corps – ame – esprit). Naturellement plus tard un autre ne fut pas mieux reçu, c’était je crois un modeste charpentier d’un village, si si je vous assure il ne fut pas mieux traité par les divers Marchands du temple, dit autrement la plupart des gens les mieux établis dans les hauteurs comme dans tous les temps, les faux prophètes.

        Et oui pour ça que le livre n’est pas toujours mieux enseigner plus fidèlement aux petits de nos jours, non c’était juste pour vous en causer un peu comme ça.

      3. @ GSF

        comme vous le dites vous-même, les communs n’ont pas été systématiquement synonime de catastrophe très loin de là

        par contre leur suppression a permis la création d’une armée de futurs prolétaires; je ne vous ferai pas l’injure de vous parler des enclosures …….

        je recite votre première intervention :

        Ces ressources sont rares et demandent à être utilisées parcimonieusement sous peine de les détruire rapidement. Or, le fait qu’elle soient « communes », c’est-à-dire que personne n’en soit exclu, incite tout le monde à la surconsommation

        donc votre première intervention était une attaque des « communs » sans nuance et donc était totalement idéologique
        la preuve par votre réponse à mon intervention

        et quand vous citez l’exemple de l’ile de paque c’est à se tordre de rire : car dans ce cas précis il ne s’est pas agit de communs

        votre haine de tout ce qui est collectif vous aveugle

      4. votre haine de tout ce qui est collectif vous aveugle

        Faux procès. Un copain avait l’habitude de demander pour se moquer : « Etes-vous collectiviste volontaire ? ou collectiviste coercitif ? »

        Les libéraux ont défendu la liberté d’association contre la loi Le Chapelier au XIXème parce que la vie en société, les activités collectives, etc. sont indispensable pour notre épanouissement (à part quelques ermites). Les syndicats, les mutuelles, les associations ont apporté beaucoup de bienfaits. Mais ces associations sont volontaires. C’est trop demander ?

  11. Un moine revient de l’Enfer et du Paradis :
    Qu’a-t-il vu ?
    En Enfer, des hommes et des femmes affamés, derrière une grille, cherchant à agripper de rares morceaux de nourriture pour se nourrir.
    Au Paradis, des hommes et des femmes affamés, derrière une grille, cherchant à agripper de rares morceaux de nourriture pour se nourrir les uns les autres.

    Il y a du boulot, mes frères…

    1. Il y a du boulot, mes frères…

      Et encore vous n’avez rien vus,

      Le bel habit ne fait pas le bon pélerin,

      Accrochons-nous plus longtemps à ce monde qui en prend bien la tangente,

      Faut dire que le monde comtemporain est bien plus formaté à la chose, et encore ce n’est que le début selon mon petit doigt mouillé, j’aimerais tellement me tromper sur mon propre diagnostic.

      A quoi bon parler de l’écriture si les mondes d’en haut ou d’en bas n’existent pas, l’enfer ou le paradis tout cela ce ne sont que de vieilles histoires sans intérêt pour les plus grands marques commerciales de la planète.

      Les gens qui préfèrent gagner l’Enfer ou le Paradis n’aimeraient pas du tout entendre vos propos, cela inciterait trop de gens à rechercher à se passer des mêmes grilles de fonctionnement sans trop faire aussi dans le trivial.

      Je n’ai pas que des ami(e)s chez les économistes de tous bords, comme au regard de tant de gens bien arrivés … Ceux qui n’aiment pas serrer la main à jj sont souvent très semblables, et déterminés à vouloir davantage conduire le monde à l’apothéose.

      Lis ceci ! Non merci Jérémie car les hommes n’ont plus trop le temps de s’arrêter, d’écouter tes conneries. Et puis un jour j’ai finis par comprendre pourquoi le monde préfère bien plus fonctionner dans la toute méprise mondiale.

      Un jour on mon dira peut-être:  » Toi étant pauvre tu oses encore nous faire la leçon de vie  » Et puis un autre jour on se dira, tiens il a préféré plutôt arrêter de faire le prophète.

      Voilà pourquoi je fais autant un petit peu chier le monde, bien sur tous les jours je ne suis pas bien grave.

  12. Comme PJ avait deja mentionné un papier de Matt Taibbi le mois dernier, je me permets de remettre le couvert avec celui hallucinant d’il y a quelques jours :
    « The Scam Wall Street Learned From the Mafia »

    http://www.rollingstone.com/politics/news/the-scam-wall-street-learned-from-the-mafia-20120620#ixzz1yx0TRY9x »

    Il me semble bien avoir vu un episode des Soprano du meme tonneau, quoi qu’à une échelle beaucoup plus modeste . Ca vaudrait peut-etre une trad. française ^^

  13. C’est un peu l’histoire de la poule aux œufs d’or; et je trouve cet article très , très interressant car il donne des perspectives de conceptualisation.
    Mais il y a une autre dimension qu’a démontrée la crise, c’est que les institutions (même entrepreneuriales : les entreprises) ont des besoins incompressibles elles aussi comme les êtres vivants, et qu’à ne pas les budgétiser au profit du pillage par quelques acteurs privilégiés ou bien placés, elles périclitent. Pourtant, ce sont elles qui nous font vivre, et on remarque tous les jours l’inconséquence des banquiers qui continuent le processus de pillage sur leurs propres institutions bancaires en se versant des salaires indécents et des bonus astronomique alors que leur entreprise est en faillite. Ne voit-on pas aussi les grosses entreprises faire des milliards pendants des années et ne plus avoir un sou d’avance en caisse pour s’organiser lorsque la conjoncture change: tout est parti en gabegie de bonus, de salaires abusifs et de dividende…tout est parti en fumée sans même alimenter la R&D(recherche et développement) ou la trésorerie dont la mode voulait qu’elles soient alimentées par le crédit pour verser plus de dividende. Nous versons 30% de plus de dividende en période de crise que les entreprises allemandes!
    –> il faut obliger les entreprises à se constituer un édredon anticrise quand elles font des bénéfices puisque les managers se comportent en pilleurs pirates de leur propre pérennité. Sinon ils viendront toujours mendier auprès des pouvoirs publics puisqu’ils organisent en fait leur propre ruine!
    –> il faut arrêter la consanguinité des CA dont le seul but est le noyautage par les potes des instances de contrôle de gestion pour se verser des salaires abusifs. De plus, cela a un effet systémique puisque pour être au conseil, il faut acheter suffisamment d’actifs, résultats lorsqu’une entreprise plonge, toutes plongent puisqu’elles ont toutes de ses actions dans les immobilisations et qu’il faut alors en déprécier l’actif; résultat on compense pour être attractif par des dividendes exubérants.
    –> il faut changer les modalités d’attributions des appels d’offres: aujourd’hui pour obtenir une licence de gaz (exploitation ou distribution) point n’est besoin d’y connaître quelque chose: un chèque et un stylo suffit! Même pas besoin d’être plusieurs !!!! Un seul homme suffit, tel le célèbre milliardaire qui l’a obtenu en France et c’est contenté ensuite de refaire un appel d’offres privé pour en organiser la sous-traitance! Il s’est comporté en parfait goulot d’étranglement, parasite inutile , mais ayant le précieux sésame obligeant les professionnels du secteur à brader leur valeur travail pour lui permettre de juteuses marges. Résultat le vrai maître d’œuvre ne fait plus de marge, son entreprise vit à crédit et ne peut plus se faire une sécurité, elle survit; les salariés ne sont plus payés correctement pour leur travail et la consommation s’effondre! la valeur travail est dépréciée et on va vous dire que c’est une question de compétitivité! Il est clair qu’il ne faut plus autoriser quiconque, qui ne serait pas maître d’œuvre à concourir à des appels d’offres ! Et à terme pour éviter que cette entreprise ne se rêve en holding ne faisant plus rien (comme Vendel qui était parti de l’acier et n’est plus qu’une funeste entité spéculative), il faudra empêcher sur ce genre d’offre publique toute sous-traitance de la part du souscripteur!
    Voilà qui ferait, je pense, que l’euro ait les moyens de s’en sortir! Considérer les institutions comme des être vivants , Bugétiser et organiser ce dont elles ont besoin pour vivre.

  14. En système libéral, tous les « devoirs » sont conçus pour annuler tous les avantages des « droits ».
    Ceux qui dictent cette loi sont toujours les plus riches et plus forts.
    Il ne faut pas se faire d’illusion. S’il n’y pas de rapport de force, on est perdant.
    Alors profiter du capitalisme est la loi universelle, que l’on soit grec ou allemand.
    Et il n’y a pas plus de moralité et de « vertu » chez les uns que chez les autres.
    Vouloir baser une civilisation uniquement sur le fric est illusoire, on en paie actuellement les conséquence en occident, quand le néolibéralisme c’est installé massivement depuis la fin des années 70, en voulant éliminer le seul moralisme existant valable, celui des Etats.
    Ou chaque citoyen possede une voix, ce qui n’est pas du tout le cas dans le capitalisme, qui reste un systéme féodal.

  15. J’aurais bien voulu, si c’est possible, une définition des communs. C’est une traduction à la base, non? On peut le rapprocher de bien public? Même service public? Les concepts qui s’y rattachent semblent très utiles pour penser la vie en société, sans parler d’un cercle d’intellectuels, mais j’ai l’impression qu’on ne me comprendra pas si je l’utilise. Faut-il prendre ce mot pour le diffuser, faire un effort pour le populariser, le vulgariser ou bien en prendre un autre, qui soit déjà « efficace » pour diffuser les mêmes concepts, lequel? Qu’en pensez-vous?

    1. @Toine :
      En cherchant a définir le signifiant et contenu de « Commun » , vous posez la bonne question .
      Fr.Culture se sert du terme « La Bien Commun » pour une émission consacré au « DROIT » .
      A mon sens il faut revenir a l’ emergence des groupes sociaux , au passage de l’ animal social a l’ animal social , pour comprendre ce qu’est le « Bien Commun ».
      Ce passage est acquis en échange de la perte de l’agressivité …et consiste a un acces meilleur a l’appro de nourriture , a une sécurité physique accrue…..
      Outre ces sécurisations physique, ce gain de productivité induit un gain de temps « libéré » …Ce temps « gagné » fait partie du « bien commun » et va etre réinvesti en production culturelle servant a renforcer la structuration du groupe .
      C’est là, le modèle archaique et son évolution naturelle , ds le sens « non dénaturé » .
      Nos déviances actuelles doivent preter a questionnement sur les raisons et l’endroit de la bifurcation .

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