175 réflexions sur « LE TEMPS QU’IL FAIT LE 17 AOÛT 2012 »

  1. plutôt que de gueuler, je propose qu’on arrête de se raser, ou même de se faire raser gratis ! Évidemment, pour Crapaud, le système pileux …

  2. M. JORION votre analyse peut se rapprocher de l’analyse « economique » sur la crise que dresse M. H REGNAULT et surtout de l’issue qu’il semble malheureusement prévoir à celle-ci.

  3. Une fois n’est pas coutume, je ne trouve dans ce beau discours ni critique à faire ni erreur à redresser. Ce sera pour la prochaine fois…

  4. Avec votre météo du vendredi de plus en plus maussade et inquiétante, vous me faites de plus en plus penser à la Cassandre de Giraudoux de sa pièce: « La Guerre de Troie n’aura pas lieu ». Connaissez vous cette analyse intemporelle écrite en 1934 qui démontre finement l’inéluctabilité de cette guerre impensable à venir ?

    Alors, le poète, chantre de guerre, Demokos et notre BHL « ministre » de l’amour du peuple, même combat ?

  5. L’ affaire des  » Pussy Riot  » est un cas d’école. Un miroir déformant pour faire écran à l’affaire
     » Julian Assange  » – On amuse la galerie du village global avant de mettre à exécution
    l’ invasion de l’ambassade Équatorienne de Londres. Ne trouvez-vous pas étrange que nos gouvernants ( Aurélie Filippetti & consort ) montent au créneau pour les  » Pussy Riot  » et restent silencieux dans l’affaire  » WikiLeaks  » ? Soyons sérieux.

    Si d’un point de vue juridique russe, le ridicule est bien présent, que penser de l’orchestration dite  » internationale  » et très intéressée à pourrir la vie au gouvernement russe en liaison avec la guerre en Syrie ? Ne soyons pas naïfs. Il y a bien ici un billard à trois bandes qui se joue et la partie n’est pas finie.

    Permettez moi de m’étonner à ce propos de l’éditorial de  » Libération  » qui ne craint pas non plus le ridicule en titrant :  » au goulag pour une chanson  » ( affaire  » Pussy Riot  » ) – Avons-nous oublié en France l’affaire  » Abdul X  » ce rapeur traduit devant le TGI de Paris lui aussi pour une simple chanson ? Certes, le chanteur n’est pas allé en prison et a écopé d’une amende de
    1 200 euros mais le traitement au sujet des « Pussy riot  » me semble être biaisé et bien étrange dans le contexte international de grande tension. François Sergent conclue l’éditorial de  » Libération  » par ces mots pompeux :  » La Russie n’est pas un Etat de droit, elle n’a rien à faire aux côtés des démocraties du G8.  » François Sergent serait plus inspiré de signer la pétition d’une citoyenne US qui relate l’affaire suivante sur le site Change . Org :

    http://www.change.org/petitions/release-daniel-larsen-ruled-innocent?utm_source=action_alert&utm_medium=email&utm_campaign=9605&alert_id=yilDLHVfTF_rMLEUotRgO

    François Sergent s’il était mieux inspiré ferait une analyse comparative de ce qui se joue derrière l’affaire  » Pussy Riot  » , l’affaire  » Assange  » et la guerre en Syrie. La déstabilisation du gouvernement russe est dans cette affaire si évidente qu’ elle semble avoir échappé à certains, même si l’affaire a prise pour les trois chanteuses russes un tour des plus sordides.

    Misère du journalisme dit  » professionnel  » qui ne se borne qu’ à grossir un fait sans jamais mettre en lien quoi que ce soit ni à mettre aucune information en perspective et se tait sur ce qui se trame en sous-main derrière le dit « fait « . Le pire étant le journalisme déformant et déclamatoire qui participe à l’orchestration internationale d’une bien étrange propagande … sous prétexte de  » neutralité  » et d’  » impartialité « .

    Aujourd’hui avait été déclaré  » journée mondiale pour les Pussy Riot  » , espérons que demain sera déclaré  » Journée mondiale pour Leonard Peltier  » : http://fr.wikipedia.org/wiki/Leonard_Peltier

    1. L’affaire des pussy riots est une affaire tout à fait considérable, de portée internationale sinon interplanétaire, puisqu’elle met en cause directement Poutine, qui jouit d’une grande popularité (que pourrait lui envier certains), et qui vient encore récemment d’être réélu avec une confortable majorité, ce qui est tout à fait INTOLERABLE.

      On a pas beaucoup de choix pour qualifier les journalistes qui commettent des forfaits à rendre jaloux les financiers et les experts économiques.

      Qu’ils soients négligents, incompétents ou manipultateurs, à moins d’être en plus idiots, ils savent plus ou moins ce qu’ils font. Le terme le plus adéquat me semble être « Presstitutes » selon Gérald Celente (Presstitués) en Français. C’est encore charitable a mon avis.

      Mais on peut être encore plus charitable en n’excluant pas la nullité, comme le faisait Desproges à propos d’un journaliste spécialisé :

      « … Un critique du film, dont je tairai le nom afin qu’il n’émerge point du légitime anonymat où le maintient son indigence, écrivait dans un hebdomadaire dans lequel, de crainte qu’ils n’y pourrissent, je n’enfermerais pas mes harengs … … Merci, sinistre ruminant pour l’irréelle perfection de ta bouse, étalée comme un engrais prometteur sur le pré clairsemé de mon inspiration vacillante … »

      1. l’affaire pussy riot met en cause directement Poutine, qui jouit d’une grande popularité (que pourrait lui envier certains)

        Son pote Bachar par exemple, ou Kadyrov, Loukachenko & Co…

      2. Spectacle :
        Novembre 2012, Berlin. Bruine, brouillard. On a réactivé Check-point-Charlie pour l’occasion. Tous les grands media internationaux sont présents pour suivre l’action en direct. Trois milliards de téléspectateurs. D’un côté s’avancent les Pussy Riot, capuche couvrant leur crane rasé pour raison d’hygiène concentrationnaire. Dominante des projecteurs, rouge, ombres s’allongeant démesurément.
        De l’autre coté, éclairage bleu ou vert-intérieur-de-sous-marin, Assange, tremblant, mal rasé, trébuchant, glissant sur le pavé gras.
        Je laisse chacun imaginer les fins possibles..

    2. Jeff, tu sais à quoi ça m’fait penser tous vos ecoeurements et dénonciations à géométrie variable ? Aux tristes sires qui quittaient furax leur groupe amnesty quand il s’était agi de se bouger le cul pour autre chose que des chiliens ou des argentins, 81 par là, je veux parler de Solidarnosk. Tain dion, ça a fait l’vide autour d’la table de réunion… Les « purs », ceux d’la « plus dure racine » droitdelhommiste, qu’étaient barrés, évidemment. Boh j’te rassure y’a eu fissa des pires au portillon pour les remplacer, ceux d’en face bien sûr.
      Qu’est-ce que vous défendez ou croyez défendre là les mecs ? vraiment.

    1. Extraits de la conclusion:
       » Les plus «beaux» coups du Mossad n’ont jamais laissé de traces. A part quelques exceptions comme l’attentat de la rue des Rosiers, qui fit 6 morts et 22 blessés en 1982, à Paris, que Raymond Barre, alors Premier ministre français, révéla avant sa mort, être l’oeuvre du Mossad contre des cibles juives. C’est du travail «d’orfèvre» pour entretenir la «victimisation». Assange n’est que l’étape d’avant le bluff nucléaire contre l’Iran!  »

      Du délire… Le reste du texte aussi, mais l’argumentation semble à première lecture plus raisonnable.

      « Chez nous c’est à peine mieux ». Vous avez raison.
      Ce texte est un miroir qui fait mieux découvrir le délire, ici, ou de l’autre côté
      de l’Atlantique, Tea party ou « suprématiste » par exemple.
      Si ce genre de « pensées » , dans le monde arabe et ailleurs, passait le barrage de l’examen critique, alors nous serions mal barrés.

      Georges Henein a écrit:
       » L’éloquence est le fard et le nectar du monde arabe. Une éloquence qui se dégrade sans doute et qui déserte le mode persuasif pour ne plus chercher que la forme incantatoire, mais le moment viendra, croyons-nous, où les Arabes comprendront que le balancement obsessionnel de la parole les tient suspendu au dessus du vide. Et ce vide, il suffit d’un rien pour les y précipiter… Le cycle historique de la nation arabe s’est ouvert sur le verbe sacré à partir duquel s’est constitué une conscience durable. Il pourrait se fermer sur un verbe réduit à l’état de slogan, et c’est un risque dont on ne mesure pas encore ce qu’il a de mortel. »
      ( « Anthologie de la littérature arabe contemporaine », 1967 (?), préface de Georges Henein.)

      Le danger mis en évidence par Georges Henein a évolué. Ce n’est plus le slogan –  » Nous vaincrons parce que nous sommes les plus forts » – mais une réflexion, à partir de faits matériels, coupée du sens commun ou de l’examen critique.

      Le « test » et le critère indicatif repose souvent sur l’absence de faits qui se transforme en conclusion positive.
      selon le schéma:
      – 1) « Les plus «beaux» coups du Mossad n’ont jamais laissé de traces. »
      – 2) les commanditaires d’Assange sont ignorés ( c’est déja une conspiration des médias.)
      – 3) Conclusion: le Mossad est derrière. D’où l’Iran…

      On remarquera que l’imposition à toute force du  » libéralisme » malgré les preuves de sa nocivité relève du même modes de « pensée » magique. « Nous » donnons l’exemple. 500 millions d’intoxiqués…
      Nous sommes mal barrés. Vraiment.

  6. Un très gros merci mr Paul Jorion pour le travail que vous faites , ainsi que les journalistes y intervenant .
    La lecture des divers posts y est aussi tres instructive .
    Merci d’exister

      1. Hmm, pas inintéressant, Signor Moretti.

        Mais mes MM (mois multiples) sont plutôt portés sur les délires de JP Petit (inversion de la sphère et autres trucs plus planants et dépaysants).
        Ou alors les spéculations de Stanislas Lem… Un grand.

        Hélas, il n’y a en nous rien d’autre que l’univers connu et son inversion. En attendant que nos sens s’affinent….

    1. A défaut de modèle alternatif de développement, après que l’élite soviétique de feu l’Union soviétique ait organisé sa dissolution en 1991, c’est le modèle libéral capitaliste qui a été choisi. Un modèle de droite si on veut (répartition fortement inégalitaire même si le gouvernement Poutine fait de la redistribution pour éviter que le couvercle de la marmite ne saute). Poutine est en réalité le garant de ce système, sans doute plus par pragmatisme que par conviction.

      Rappelons les résultats des élections législatives du 4 décembre 2011. Russie unie : « centriste » et conservateur. Vladimir Poutine (53%). Parti communiste : patriotique, nationaliste, étatiste, marxiste-léniniste. Les communistes évoquent de plus en plus souvent la nécessité de défendre les intérêts du peuple russe, et proposent de mentionner à nouveau les origines ethniques dans les passeports (20,4%). Russie juste : patriote de gauche, étatiste, thématiques sociales. Nikolaï Levitchev. Sergueï Mironov (14,2%). Parti libéral-démocrate : ultranationaliste. « Le LDPR pour les Russes », lit-on sur ses affiches électorales. Vladimir Jirinovski (12,4%). Iabloko : libéral de droite, social. Electorat essentiellement urbain. Grigori Iavlinski. Sergueï Mitrokhine (3,4%). Patriotes de Russie : nationaliste de gauche, socialiste, anti-OTAN et contre la domination des États-Unis. Semigin Gennadiy (1%).

      Le seul parti dont les idées et le programme soient assimilables à ceux des partis de droite libérale à la mode ouest-européenne est Iabloko, soit moins de 4% de l’électorat. L’alternative actuelle « normale » au gouvernement Poutine (en cas d’authentique alternance du pouvoir) est donc un mouvement de gauche assez vaste, à priori peu nuancé, nationaliste et étatiste, anti-occidental (dans le sens où l’on comprend l’occident en Russie).

      Un article du journaliste russe Oleg Noskovitch paru dans le Nezavissimaïa Gazeta. Il évoque les « catégories patriarcales » de la société agissant contre ce qu’il dépeint comme étant le renforcement de l’individualisme humaniste en Russie, qui débouche aussi sur l’aspiration à vivre dans sa bulle à l’occidentale même s’il s’agit de notions différentes. C’est là peut-être la vraie ligne de fracture entre Russie et « Occident ». C’est un débat intéressant et qui courre tout le long de l’histoire européenne en fait au moins depuis les « Lumières ». 85% des sondés russes d’un sondage récent ont estimé que la peine de 2 ans de prison infligée aux « chattes en état d’émeute » n’était pas excessive.

      http://www.courrierinternational.com/article/2012/08/16/pussy-riot-a-l-avant-garde-des-nouveaux-contestataires

  7. J’ai visionné quelques images du massacre de Marikana.

    J’ai vu la charge des mineurs, et j’admets que ça ait pu faire peur. Mais la situation n’aurait jamais dû dégénérer à ce point, et les forces de l’ordre n’auraient jamais dû être mises en telle position, (probablement pas avec des ordres, mais sûrement après un certain conditionnement). Quand je dis ça, j’exprime bien que dans certains esprits, sans nécessairement envisager un massacre, il n’y avait pas d’autre alternative (TINA).

    On ne peut pas douter un seul instant que les mineurs soient exploités, que leurs conditions de vie soient difficiles, et qu’ils aient été réceptifs à des incitations à la révolte.

    On ne doit pas oublier les révoltes des mineurs (entre autres) au début du siècle et plus tard, en France et ailleurs, et leur féroce répression.

  8. Je vois quand même un problème à toute contestation de masse, les civils sont désarmés et en face ils sont sur-armés, sur-protégés (hé oui le CRS est un investissement, il faut le protéger).
    J’ai des doutes sur l’efficacité de manifestations pacifiques en France. On est quand même en vigipirate permanent alors que les actes de terrorisme sont inexistant. Les dirigeants considèrent donc les citoyens comme des terroristes. Ca ouvre les yeux non ?
    D’autant plus qu’une guerre ne serait pas pour leur déplaire, ça permet de vendre plus d’armes et de faire une croix sur leur corruption généralisée. Ce ne sont pas les oligarques qui sont au front de toute façon.
    Tout ça pour dire qu’on vit dans un piège qui s’est monté sous nos yeux.

    1. Quelles chance auriez-vous donné, en 2010, à l’efficacité de manifestations pacifiques en Tunisie, en Egypte et en Lybie ? Si eux ont pu y arriver, nous n’avons aucune excuse…

      1. Le résultat ne me paraît pas si mauvais que ça (si j’ai bien perçu l’ironie des précédents commentaires). Les islamistes ont gagné du terrain dans les institutions et c’était là incontestablement la volonté du peuple dans ces pays. En démocrate, j’applaudis.

        Et les manifestations n’ont pas été si pacifiques que ça. En Lybie et en Syrie, pas besoin d’argumenter, gros déchaînement de violence. En Tunisie et en Egypte, il y a eu un rapport de force physique (et des morts ou des blessés, y compris parmi les policiers). Si l’aspect non-violent était plus visible, c’est parce que l’armée s’est tenue à l’écart des événements et que donc le pouvoir n’avait plus grand moyen d’utiliser la violence (la police mal équipée et mal préparée de ces pays ne font pas le poids, Alliot-Marie l’avait bien vu d’emblée en proposant le savoir-faire français).

        Ce qu’il faut en conclure pour les chances de révolution chez nous? Rien de très optimiste. On n’a ni la volonté réelle, ni les moyens de s’opposer à nos pouvoirs en place. Au mieux, nos combattants sont des pros de la pétition. Et même sur ce terrain là, nos pouvoirs ont des armes de propagande redoutables. On a affaire à d’autres calibres que la clique d’Assad ou Khadafi.

        Mon seul espoir est un effondrement complet, sur elles-mêmes, des institutions en place.

      2. Comme je le dis dans les commentaire d’un autre billet, au départ, les premières manifestations étaient pacifiques, et organisées par des moins de trente ans utilisant internet… et prenant pour exemple Gandhi et les théories de Gene Sharp.

        Il est certains que les résultats de ces révolutions ne sont pas à la hauteur de l’attente des primo-organisateurs, ce qui explique les nouvelles manifestations de ces dernières semaines en Tunisie (contre la loi sur le rôle de la femme dans la société) et en Egypte, toujours sur la place Tahir (sans parler de la Lybie et de la Syrie où les premières manifestations ont allumés des barils de revendications latentes ou ont été étouffées avec une violence aveugle )… les primo-organisateurs tendent vers un but, une direction, un idéal, loin de la religion et des clivages… nous ne pouvons qu’admirer leur volonté opiniâtre… et admirer le fait qu’ils ne dépendent d’aucun parti, qu’il s’agit d’un mouvement citoyen… et internautique.

  9. Je suis assez épaté par deux sortes de réactions qui apparaissent hier et aujourd’hui ici sur le blog, mais pas seulement ici : également dans la presse en général :

    1° Ceux qui s’indignent du verdict dans l’affaire Pussy Riot, et n’ont absolument rien à dire sur l’affaire Assange (si ça se trouve, ils ne sont pas même au courant),

    2° Ceux qui justifient le verdict dans l’affaire Pussy Riot, par un vieux réflexe PC de serrer les rangs autour de la Russie, comme si le « crime de hooliganisme aggravé de haine de la religion » devait s’entendre comme « crime de hooliganisme aggravé de haine envers le prolétariat ».

    Eh les mecs, le monde a changé : c’est de la liberté dont il est question, et je ne parle pas de celle de rouler son prochain sous un quelconque prétexte, parce que le Veau d’Or est au pouvoir, je parle de celle qu’on trouve dans « Liberté, Égalité, Fraternité ».

    1. Moui certes.

      Il est un argument peu souvent posé.

      Celui qui viendrait à souligner que Poutine, malgré ses incurables défauts de despote, à l’instar des dirigeants Tinois, est déterminé à ne pas se coucher devant les forces du pognon, représentés chez lui par Khodorkovski et autres oligarks.

      Il m’arrive bien souvent de penser que nous avons là un des seul contre pouvoir aux agissements des tenant du culte de Mamon occidental qui, comme on le voit jour après jour, ne sont pas près de baisser pavillon.

      Pour l’instant je suis plutôt rassuré de l’avoir.

      Parce que Liberté, Egalité, Fraternité… ça marche (à peu près) surtout dans les plus petits ensembles comme la France… ou alors, comme voeux d’intention.

      1. Merci JuanJuan, vous tombez donc dans la catégorie 2°, je suis content de l’apprendre. Ma remarque ne visait cependant pas à faire le recensement des partisans de 1° et 2°, c’était plutôt une dénonciation de ce qui me paraît être deux positions antagonistes caractérisées par le trait commun d’être fossilisées dans une logique de Guerre froide au degré zéro de la réflexion.

        P.S. Merci quand même de m’offrir l’occasion d’être plus explicite encore.

      2. « me paraît être deux positions antagonistes caractérisées par le trait commun d’être fossilisées dans une logique de Guerre froide au degré zéro de la réflexion. »

        Le paraît est heureux.

        Vous fonctionnez énormément (trop je pense) par analogie(s).
        Et c’est peut être faire injure que d’estimer vos interlocuteurs comme étant dans une logique de guerre froide à l’ancienne. La situation est fort différente, les forces du monde sont en train de changer, Poutine représente un clan, un tout petit appareil, du temps des soviets c’était autre chose, il y a le cul de sac financier, etc… Et comme l’histoire ne se répète jamais.

        Ce raisonnement, fort simpliste je le concède, a le mérite de parler du réel tel qu’il m’est donné de le contempler. Vouloir « réfléchir » au-delà de la 3e inconnue est certes intéressant, peut-être nécessaire… mais de loin pas toujours, car l’intelligence de la situation nue, sans référents et autres préjugés « historiques » est presque toujours bien plus près du bon sens.

        Le fossilisé est peut-être le premier qui l’annonce

        Sauf votre respect

    2. « Eh les mecs, le monde a changé : c’est de la liberté dont il est question, et je ne parle pas de celle de rouler son prochain sous un quelconque prétexte, parce que le Veau d’Or est au pouvoir, je parle de celle qu’on trouve dans « Liberté, Égalité, Fraternité ». »

      Pussy Riots………….Bashar El Assad ; il y a peut étre un lien entre les deux ? Ce ne serait pas Poutine et ses oligarques dévoués ?

  10. Quand on commente brièvement un sujet illustratif, on peut vouloir éviter de traiter tous les autres sujets en même temps. Des centaines de sujets mériteraient pourtant l’attention..

    Dans l’affaire Assange comme dans l’affaire Pussy Riot, on peut vouloir se focaliser sur les très lourdes manoeuvres de manipulation de l’information. Attentatoires elles aussi aux libertés, je m’empresse de le préciser, chacune emblématique indépendamment de l’autre. Manipulations elles aussi d’une certaine façon indépendantes de l’évènement lui-même.

    Je me doute bien que les remarques un peu provocantes et le classement dichotomque proposé sont des effets de style.. Sinon ça reste une bonne idée d’abandonner les vieux réflexes PC, qui sont plus répandus qu’on ne le pense, et pas seulement au PC.

    ..

  11. « C’est certainement l’accumulation de tous leurs comportements, qui a conduit les juges à décider de cette peine. »

    Ça dépend de la signification que vous attribuez au mot « certainement ». Quelle serait votre définition ?

  12. « elles avaient commis des méfaits auparavant »

    Moi c’est plutôt la signification attribuée à « méfait » que je désire.

  13. Je me suis permis de mettre votre vidéo en ligne sur mon blog, pour des raisons évidentes : je partage ce sentiment d’inquiétude croissant face aux signes qui ne font que s’accumuler ces jours-ci (et point pour des raisons auto-promotionnelles : seule la gratuité, le partage et un certain anonymat m’intéressent). Preuve que ces cellules-dormantes (ayant pour but, rappelons-le, non pas la terreur, mais une défense de la dignité humaine, l’intelligence et une vraie paix sociale) sont un peu partout de nos jours, vous faire part d’un documentaire assez courageux d’un jeune cinéaste marocain, Nadir Bouhmouch, qui se penche sur la situation au Maroc, un film réalisé hors des sentiers battus et non sans dangers. Visionable sur mon blog ou sur vimeo, ici. La conscience ne fait que s’éveiller, chers amis.
    Merci de votre travail d’éclaircissement et partage du savoir sans faille, monsieur Jorion.

  14. Pour ces chanteuses russes, elles avaient commis des méfaits auparavant

    .

    Je ne sais pas ce que vous pensez être des méfaits.
    Si ce sont la revendication de la liberté pour tous et l’exigence de vérité, je pense qu’il faut les féliciter et les prendre en exemple.
    Si les méfaits sont le fait d’exploiter, d’escroquer, d’emprisonner d’autres humains, je pense qu’il faut songer à des solutions définitives.
    Le crime qui contient tous les crimes, c’est, comme le dit si bien Annie Le Brun, la révolte.

    1. Excellente chose que de rappeler les conditions de vie souvent lamentables faites aux détenus des prisons russes. Le Nouvel Obs, l’un des fleurons de la presse mainstream antirusse, pousse cependant le bouchon un peu loin en faisant semblant de croire qu’il s’agirait d’une résurgence du Goulag (ils n’ont pas l’air de savoir ce que c’était). Les cas des prisons étasuniennes, turques, israéliennes, françaises et tant d’autres mériteraient également d’être cités. Sur les sévices dans les prisons françaises http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=6CBUUgs6KKo#!

    2. L’Ando, les conditions de vie souvent lamentables faites aux détenus des prisons russes ? Z’avez vu les images ? Des conditions de vie ?

  15. Dans l’exemple banal que je citais hier un voleur de moto était condamné à trois ans de prison par un quelconque tribunal français et dans l’indifférence générale. Quel rapport entre une peine de trois ans de prison et la possession temporaire d’une moto ? Aucun, si ce n’est sanctionner symboliquement (valeur d’exemple) une atteinte menaçante à un principe jugé essentiel en France, le droit de propriété privée. Quel rapport entre deux ans de prison et faire la punk dans une cathédrale orthodoxe ? Aucun, si ce n’est sanctionner symboliquement (valeur d’exemple) une atteinte menaçante à un principe jugé essentiel aujourd’hui en Russie, celui du respect des lieux de culte (la religion entendue comme forme de légitimation d’un certain ordre et non comme chemin de développement personnel). L’important est la chose que l’on veut défendre. Il n’y a sans doute rien de plus important que le principe de liberté et, dans ses applications pratiques, s’en prendre au droit de propriété n’est pas moins légitime que de s’en prendre à l’église et à un ordre établi puisque après tout ce sont ces derniers qui garantissent le premier. C’est le partage inéquitable qui rigidifie les sociétés et supprime les libertés. C’est l’attachement, l’avidité, qui crée les régimes autoritaires. Peut-être faut-il libérer le voleur de moto, sanctionner la propriété privée, vivre sans biens de « valeur » notable, partager en communauté et ainsi retrouver du sens ?. Le chemin sera pénible car la masse silencieuse s’y opposera. Un effort d’éducation et de pédagogie, le poids des circonstances, lui feront peut-être renoncer à ses illusions de propriété. L’aggravation de la « crise » ne va pas manquer, on le voit à de nombreux signes, de raidir encore partout les ordres établis sur le partage inéquitable de la richesse. Ce raidissement prend désormais des allures de répression si ce n’est de vengeance pure et simple (Assange sous la menace d’une extradition vers les EU). A leur manière, les chattes en colère disent que la propriété c’est le vol. La voie montrée par les chattes tourneboulées de Moscou doit se poursuivre ici et maintenant, chez nous. Elles ont su faire un pas, faisons le second (les chattes en colère de Paris ?).

  16. Merci Paul Jorion,
    même si l’incertitude revient aujourd’huit pour vous, moi je ne le pense pas.
    Il n’y a pas de hasard et tout est bien planifié même si il reste quelques impondérables, le sécuritaire rassure les inconscients et les enferment dans l’immobilisme: donc l’objectif est atteind la maison brûle et caillassons les pompiers pour être sur qu’il ne reste aucune résistance.
    Pourtant c’est bien en résistant qu’il faut se projeter quitte à recevoir des pavés.

  17. La propriété privée a connu un fort développement à partir des achats des terres, le sol devenant un enjeu pour développer son commerce. Auparavant, le capitalisme était marginal dans la société, mais l’accroissement du droit de propriété a fait émerger de riches propriétaires terriens (plus tard industriels).

    Après la Révolution de 1789, la Révolution Agricole a succédé pour s’étendre sur de nombreuses terres, déjà une internationalisation du commerce a commencé. Les acheteurs des terres n’étant plus seulement des propriétaires nationaux. Ses nouveaux acheteurs ont mécanisés leurs rendements agricoles afin de réaliser des quantités plus importantes de produits alimentaires sur le marché.

    Ce sont les paysans qui bien qu’ils ont eu quelques terres après la chute des monarchies, ont dû vendre leurs terrains, et travailler sur ses mêmes terrains par la suite. Ceci a créé un appauvrissement de la campagne, à la fois par la mécanisation agricole et par la perte (en masse) des terrains agricoles autonomes. Provoquant alors un exode rural des citoyens vivant en campagne, s’entassant comme ils le pouvaient dans les zones urbaines.

    Cet afflux de population n’a pas changé de nos jours, avec l’arrivée massive de citoyens de la campagne vers les villes, très popularisé en Inde ou au Bangladesh, avec des arrivées par milliers chaque jour, vers des villes comme Calcutta. La propriété privée qui est inégalement répartie, accentue l’acculumation de terres, et des ressources financières des terres (pour survivre en société), aux profits de grands trusts, conglomérats ou multinationales, comme Mansonto.

    Les achats de terrains surtout aux petits propriétaires sont agressifs, et très réguliers, afin d’étendre son marché sur une surface plus étendue de terre. De plus, bien que les contrats après la vente sont considérés comme avantageux au départ, ses derniers créent une dépendance du citoyen à la multinationale, et cherche à bénéficier des aides de son Etat, afin de faire subsister son exploitation, qui sera à la fin entièrement racheter, utiliser et diriger par la multinationale.

    La dépendance à la multinationale ou au marché local va jusqu’aux choix des produits pour développer plus de culture intensive (les ogm par exemple). Les rendements exigés deviennent si élevés, qu’il devient très difficile pour le responsable agricole, de les réaliser, alors que dans le même temps des contrats d’assurances favorisent les investisseurs, en oubliant les petits producteurs.

    Le drame est que de nombreux suicides ou effondrement du niveau de vie, et possibilité de voir un avenir sont des enjeux, alors que les bénéfices de l’agro-alimentaire sont de plus en plus importants. Les campagnes sont marginalisés, et à leurs manières ont aussi des difficultés que le monde urbain.

  18. Ping : PS Pouzauges
    1. Les gens auront surtout remarqué la cravate. Doit être le seul politique à se présenter cravaté en ce moment. Il a appelé à la fin de la chasse aux sorcières contre ceux de son réseau, pas parlé que de sa gueule, bien.

  19. Si Barack veut se différencier de l’attitude de son ami Vladimir envers les contestataires (artistes ou journalistes), s’il veut continuer a être le représentant du pays de la liberté, il ne lui reste qu’une chose à faire : enlever les accusations qui pèsent sur les membres de Wikileaks, sur Assange et sur Bradley… sinon le parallèle entre les deux présidents pourra être fait… même si d’un côté il y a un blasphème politique et de l’autre une mise à jour de secrets d’arrière cour…

  20. ça se tasse…

    Par ailleurs, un porte-parole de WikiLeaks estime que si la Suède s’engageait formellement à ne jamais extrader Julian Assange aux Etats-Unis, cela constituerait « une bonne base » de négociation.

    Interrogé sur un article du Sunday Times selon lequel Julian Assange était prêt à se rendre contre de telles garanties, Kristinn Hrafnsson a répondu dimanche: « Je ne peux faire de commentaires, mais ce serait une bonne base, pour négocier une façon de mettre un terme à cette affaire, si les autorités suédoises déclaraient absolument sans réserves que Julian ne sera jamais extradé de Suède vers les Etats-Unis ».

    Le porte-parole de WikiLeaks a rappelé que Julian Assange avait « toujours été d’accord pour répondre aux questions » de la justice, et cela « depuis bientôt deux ans »

    http://www.huffingtonpost.fr/2012/08/19/julian-asange-equateur-avertissement-londres_n_1805761.html?icid=maing-grid7|france|dl1|sec1_lnk3%26pLid%3D123084

  21. Désolé, madame la bourgeoise mais j’ai surtout remarqué que vous vous permettiez de faire des remarques désobligeantes. Je vous cite: « Leurs actes sont plutôt glauques et sordides » (et vous vous empressez d’ajouter bien bourgeoisement « Au fait, je ne juge personne »).

    Comme il s’agit là de faits, je crois donc que vous avez été la première à avoir jugé et à avoir ainsi quitté votre place. Eh ben donc je me permets de vous remettre à votre place. Franchement et sans courtoisie. Pas bourgeoisement quoi.

    J’ai droit au goulag moi aussi, madame la très gentille et charmante bourgeoise?

  22. Ce qui m’a frappé sur la vidéo du type avec arme dans les rues de New-York, c’est tous ces types qui filment avec leurs portables, en fluant et refluant. Chapeau pour le rappel de Ringolevio, un livre formidable et passionnant , à lire absolument, foi de digger !

  23. Vous avez oublié la courtoisie auprès des femmes, c’est bien dommage.

    Vous apprécierez la courtoisie « à la russe », j’en suis persuadé, Madame. Des faits comme vous dites si bien. Si vous avez le temps bien sûr.
    Mes hommages.

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