L’actualité de la crise : RIEN À SIGNALER, par François Leclerc

Billet invité

Résumé de l’épisode en cours. Antonis Samaras cherche toujours à persuader ses partenaires au sein de la coalition, afin de leur faire adopter un plan de mesures supplémentaire touchant à nouveau sévèrement les pensions de retraite, ainsi que l’emploi des fonctionnaires et les crédits de la santé publique. A Madrid, et contre toute vraisemblance, Mariano Rajoy essaye de faire croire que les demandes de soutien des régions autonomes s’inscriront dans le cadre de l’enveloppe de 18 milliards d’euros qui a été attribué au fonds mis en place à cet effet; il recherche parallèlement une solution de recapitalisation de Bankia qui éviterait d’imposer des pertes aux petits investisseurs ruinés qu’il ne veut pas politiquement assumer. A Lisbonne, où se trouve en mission la Troïka, la perspective d’un second plan de sauvetage du Portugal prend corps car exiger du gouvernement de nouvelles coupes budgétaires serait faire de ce pays un nouveau cas de type Grec.

Dans ce brillant contexte, il se confirme que François Hollande s’est globalement rallié à la stratégie défendue par Angela Merkel et qu’ils font dorénavant tous deux cause commune, au nom du renforcement du pilier franco-allemand. Lors de sa visite à Madrid, cela s’est traduit par : « Je veux qu’au Conseil européen du 19 octobre, sur la question de la Grèce et sur l’intervention de l’Europe pour soutenir des Etats qui peuvent être momentanément en difficulté, des décisions soient prises sans qu’il soit besoin de les reporter ». Toute autre considération sur la croissance ou le rééquilibrage nord-sud de l’Europe est désormais absente. A noter par ailleurs, la profondeur d’analyse de Pierre Moscovici lorsqu’il a déclaré : « c’est fondamental que nous trouvions les règles qui permettent aux marchés de cesser de vibrionner ». La solution est connue, que François Hollande a rappelé à Madrid : « quand nous constatons qu’il y a des écarts de taux d’intérêt d’une telle ampleur sans justification économique, ça peut donc être une justification pour une intervention [de la BCE] ».

La tension monte à propos du projet d’union bancaire et de surveillance des banques par la BCE qui devrait être dévoilé le 12 septembre prochain, mais nul doute qu’un compromis sera trouvé. Au nom de la commission, Michel Barnier insiste sur la nécessité que celle-ci englobe la totalité des 6.000 banques européennes et annonce un calendrier rapproché, arguant du fait que dans le cas contraire Northern Rock, Dexia ou bien Bankia par qui le malheur est arrivé y échapperaient. Wolfgang Schäuble réaffirme de son côté le refus du gouvernement allemand de voir un tel périmètre adopté, afin que soient exclues les caisses d’épargne, mutuelles et banques régionales allemandes qu’il veut protéger de cette inquisition au nom de l’énormité du travail que cela représenterait pour la BCE.

A part cela, on progresse. Pierre Moscovici a déclaré devant l’université d’été du Medef que le coût du travail « n’est pas une question taboue » et que « le mot compétitivité n’est pas un gros mot ».

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68 réflexions sur « L’actualité de la crise : RIEN À SIGNALER, par François Leclerc »

  1. Bravo Hollande ! Quel fin stratège ! Afin d’endormir la méfiance de Merkel, il cède sur toute la ligne et il pourra ensuite heu…ne rien obtenir puisqu’il est de toutes façons en accord avec la ligne actuelle et que les seuls gogos qu’ils voulaient attraper sont ceux qui ont voté pour lui au premier tour. Brillant !

    1. Oui, sa stratégie fait penser à celle du sergent-chef Chaudard dans « Où est passée la 7ème compagnie » : un astucieux mouvement de tenaille permettant de se retrouver sur l’arrière de l’avancée ennemie. Le fil vert sur le bouton vert, le fil rouge sur le bouton rouge….

    2. Évasion fiscale : les banques restent aux paradis
      Manuel Domergue Alternatives Economiques n° 316 – septembre 2012

      Malgré les promesses formulées au coeur de la crise, les banques françaises n’ont pas quitté les paradis fiscaux. Selon un rapport du CCFD publié en juillet, ces liens se sont même renforcés : BNP Paribas, la Société générale et le Crédit agricole compteraient aujourd’hui 513 filiales dans les paradis fiscaux, contre 494 en 2010. Les établissements financiers ont bien quitté certains paradis fiscaux, mais seulement ceux de la « liste grise » de l’OCDE, qui n’en comporte plus que trois, ainsi que huit autres désignés par la France. Le CCFD s’appuie, lui, sur la liste plus fournie de l’ONG internationale Tax Justice Network, qui a identifié 60 territoires particulièrement opaques, dont la Belgique, le Luxembourg et la Suisse.
      Lire la suite.
      http://www.alternatives-economiques.fr/evasion-fiscale–les-banques-restent-aux-paradis_fr_art_1162_60173.html

    1. Erreur de ma part ‘j’étais persuadé que le mot tabou était neutre,c’est vrai comme nom mais pas comme adjectif.Mes excuses à M.Leclerc.

  2. C’est une partie sans fin de « patate chaude » que ces remarquables crétins se refilent à qui mieux mieux, en espérant que l’un d’entre eux finira bien par avoir quelques idées simples! Pour l’heure, il n’y a effectivement rien à signaler, car ils croient tous avoir un grand QI, mais ignorent ce qu’est le bons sens!

  3. D’un point de vue optimiste : Plus on avance moins on recule… Le moment de l’explosion ne devrait pas tarder. La dinde de Noël va se muer en caille. La descente va être rude. Le problème des liquidités s’aggrave, les réserves fractionnaires exigées par Bâle III vont probablement demeurées lettres mortes… Il m’apparaît de plus en plus que sans la maîtrise de la création monétaire aux mains de la BCE ou des états rien ne viendra arrêter l’inexorable machine folle. Continuer à laisser la création monétaire aux mains des banques privées c’est lutter contre les incendies en les arrosant d’essence…. Grèce, Malte, Irlande, Portugal, Espagne… Italie dans une moindre mesure…. La zone Euro va exploser. La France vient d’entrer dans le club très fermé des pays dont le solde de la dette primaire est négatif, c’est-à-dire le solde entre les recettes et les dépenses excepté la charge de la dette. Le changement? C’est pour quand? C’est pour qui?

      1. @ Prague

        Slovenie aussi…

        C’est au bord de l’Adriatique
        Que j’ai trouvé la Slovénie.
        Je v’nais de l’Alliance atlantique,
        Elle arrivait d’Yougoslavie.
        Je trouvais vite une occasion
        d’approfondireu notre Union.

        J’ai la repris’ qui frissonne,
        Ma croissance est mollassonne.
        Slovénie aussi !
        J’voudrais qu’on m’accorde un prêt,
        Il serait sans intérêt,
        Slovénie, aussi !
        Quand mon triple A dérouille,
        On dirait presque une andouille,
        Slovénie aussi !
        Et j’ai sacrément les boules
        A caus’ des marchés qui coulent.
        Slovénie, aussi !

        etc.

      2. Merci bc Renard, tres bon !
        C est bien vous avez choisi Slovenie, car l idee que les banques chypriotes vont etre sauvees par EU, avec tout ce fric des mafiosi ex sovietiques, ex yugo, bulgares etc., me degoute profondement… C est vraiment scandaleux !

      3. @ Prague et Marcel Séjour,
        merci de vos encouragements.
        Marcel, puisque vous en redemandez… mais je n’ai malheureusement (re)trouvé que le dernier couplet :

        Puis un jour ma colère éclate.
        Je lui ai dit « Faut s’indigner ».
        Derrière un drapeau écarlate,
        Nous nous sommes mis à crier.
        Ell’ poing en l’air, montrant son sein,
        Moi Gavroch’, pistolet en main.

        Après une longue course,
        On s’est occupé des bourses,
        Slovénie aussi !
        Ce fut difficile certes,
        Et nous avons eu des pertes,
        Slovénie aussi !
        Des grenades, les CRS,
        Nous en balançaient des caisses,
        Slovénie aussi !
        Mais ma révolte qui gronde,
        J’la partage avec tout l’monde,
        Slovénie aussi !!!!!!

    1. Tant que la confiance existe, le système peut durer. Le grand jeu de Monopoly-Plus que jouent les financiers avec des montagnes de reconnaissances de dettes peut continuer encore un peu. La confiance s’effrite toutefois. Qui sait quel événement la fera s’effondrer ? Rongée par les termites de l’insolvabilité généralisée ?

      Je sens que le changement ne viendra ni des gouvernements, ni des gens,
      mais bien des événements, malheureusement…

    2. Il me semble que P. Jorion a répété maintes fois que les banques privées ne créaient aucune monnaie. Quelqu’un peut-il confirmer ce point ?

    3. si ce solde vient juste d’être négatif, pourquoi trainons une dette (rouler disent les experts) kolossalle!?

  4. L’explosion de la zone Euro menace. Il convient alors d’en envisager les conséquences à partir de l’analyse de celles observées avec la création de l’Euro.

    A. La création de l’Euro a affaibli la position du Dollar? Cette affirmation est très clairement fausse, puisque l’on observe au contraire que la part du Dollar a augmenté fortement avec la création de l’Euro. Quand cette part a baissé, elle est toujours restée très supérieure, au moins jusqu’en 2007, à sa valeur de 1995.

    B. L’affaiblissement de l’Euro profite au Dollar et à la Livre Sterling? Ceci est également faux. L’Euro s’affaiblit à partir de 2010, mais cet affaiblissement s’accompagne d’une stagnation des parts du Dollar et de la Livre et non de leur accroissement.

    C. Les changements dans l’économie mondiale se répercutent dans les monnaies? Cette affirmation est vraie mais elle demeure encore très lente. Depuis 2010 on mesure un mouvement de contestation du duopole asymétrique constitué par le couple Dollar-Euro, au profit des « nouvelles monnaies » mais aussi, et c’est marquant pour les agents privés, dans une remontée des métaux précieux comme vecteurs de thésaurisation.

    D. Le rôle de l’Euro dans les transactions commerciales reste important? Vrai, pour l’instant mais compte tenu des mouvements que l’on observe dans les monnaies de réserves, on peut penser que ceci traduit une forme de la « Loi de Gresham »[3], autrement dit que la monnaie dans laquelle on a le plus confiance est utilisée comme réserve de valeur alors que la monnaie dans laquelle on a le moins confiance est utilisée pour les transactions.

    Dans le cas d’une dissolution de la zone Euro, et en extrapolant à partir de ces résultats, on doit donc s’attendre à un retour à une situation oligopolistique dans le domaine des monnaies de réserves. Si la part du Dollar américain pourrait, sans doute, augmenter à court terme (6 mois à 12 mois), elle devrait dans un espace de 24 mois se stabiliser – au mieux – à son niveau actuel et plus probablement redescendre à son niveau de 1995, voire en dessous, au vu des problèmes structurels de l’économie américaine. Le Deutsche Mark, quant à lui, devrait retrouver et même améliorer sa position de 1995, et représenter entre 16% et 18% des réserves. Les « autres monnaies » devraient atteindre environ 18% à 20% des réserves de change avec une forte hausse des « nouvelles monnaies », qui pourraient représenter jusqu’à 11-13% du total.

    Extraits de « Promenades d’un économiste solitaire » par Jacques Sapir*

    1. @ chibani,

      On nage en pleine uchronie. L’euro a connu sa crise terminale l’hiver dernier, c’est Sapir qui l’a dit.
      Celui qui prétend que la dissolution de la zone ne fait que menacer aujourd’hui ne peut être qu’un usurpateur.

  5. Tres bien resumee l episode du long feuilleton « Helene et les garcons » (juste interchanger Angela et Helene)…

    1. Mais un garçon est hellène, si je vous suis, et on le dit cigale. Nous vivons un monde fourmidable.

  6. ben c’est cool ,j’ai tout compris :
    6.000 banques européennes seront surveillées sauf Northern Rock, Dexia ou bien Bankia
    traduction : toutes les voitures devront passer au contrôle technique , sauf les vraiment pourries !!
    Que les marchés cesser de vibrionner, vite wikidico ( que les marchés cessent de bouger )
    traduction : interdiction de vendre ou d’acheter du cacarente jusqu’à la fin de l’année !!!
    Que le coût du travail « n’est pas une question taboue » – « Jano , t’es en CDI pour 400€/mois ,alors heureux ? »
    traduction , on va exporter en Chine nos produits + nos salariés !!!
    Je vibrionne grave !!!!

    1. Du même tonneau :

      L’insee a fait une enquête sur le travail au noir dans les entreprises. Conclusions le travail au noir c’est pas le drame.

      Entreprises concernées par l’enquête toutes sauf les entreprises du bâtiment. Tout le monde sait dans la profession que c’est dans le bâtiment que l’on trouve le plus de travailleurs au noir.

      Quand on ne veut pas savoir…on n’enquête pas.

      1. Services à la personne et secteur agri les gros pourvoyeurs de black, CHR et bâtiment derrière.

      2. @nounours
        « L’insee a fait une enquête sur le travail au noir dans les entreprises. Conclusions le travail au noir c’est pas le drame. »

        Pour bien comprendre, il faut savoir distinguer le travail non déclaré (par exemple on déclare les 8h de son ouvrier mais pas les 2h supplémentaires payées en liquide), du travail au noir (absolument rien n’est déclaré). Comme le dit l’INSEE, le travail au noir est pratiquement toujours considéré comme une activité individuelle, donc très peu présent en entreprise. Donc la conclusion que vous citez est sans doute vraie…tout en évitant le vrai débat.

        L’INSEE évalue le travail clandestin et le travail au noir à 3% du PIB, soit 60 milliards/an.
        Ce qui est vraiment cocasse, c’est que ce chiffre doit être établi de façon assez précise de manière à présenter un PIB qui correspond à la réalité ; par contre, lutter contre ce phénomène est un autre sujet, il se peut très bien que l’Etat ne le considère pas comme urgent.

      3. @vigneron
        Les quelques agriculteurs que je connais font régulièrement l’objet de contrôles (en région Languedoc). Par contre, je peux certifier que pas mal de choses se passent sur les MIN et autres.

      4. C’est ça Pignolle, la Msa nous contrôle pasqu’on fraude pas, au point de se faire plomber pour le compte même, c’est bien connu.

  7. François Leclerc :  » A part cela, on progresse. Pierre Moscovici a déclaré devant l’université d’été du Medef que le coût du travail « n’est pas une question taboue » et que « le mot compétitivité n’est pas un gros mot « .

    NO COMMENT

    A lire : La fabrique de l’homme endetté, essai sur la condition néolibérale, paru aux éditions Amsterdam (2011).

    1. J.S. Bach : BWV 168

      Regarde le garant
      Qui a remis toutes les dettes !
      O être humain! Tout ce dont tu as été en reste
      Es payé et complètement liquidé;
      (…)
      C’est payé, tu es quitte !
      Cependant, puisque tu sais bien, que tu tiens la maison,
      N’oublie pas de t’efforcer
      De faire sagement usage de Mammon,
      De faire du bien aux pauvres;
      Ainsi tu reposeras sûrement,
      Quand viendra la fin des temps et de la vie,
      Dans les demeures célestes.

      AIR (Duo Soprano, Alto)
      Brise, ô mon cœur, la chaîne de Mammon!
      Semez le bien, ô mains!
      Rendez doux mon lit de mort,
      Construisez-moi une demeure solide
      Qui reste éternelle au ciel
      Lorsque les biens de la terre seront réduits en poussière.

      AIR (Ténor)
      Capital et intérêts
      Mes dettes, grandes et petites,
      Seront un jour passées en compte.
      Tout ce dont j’ai été en reste.
      Est inscrit dans le Livre de Dieu
      Comme avec une pointe d’acier et de diamant.

      Oui, morale utilitariste… et pourtant, il ne peut en être autrement. Au centre de la psychologie chrétienne se trouve assurément la notion de culpabilité, que l’on retrouve dans la théorie du complexe d’Oedipe de Freud. Pour aller vite, Nietzsche signale un changement de phase de la civilisation. Culpabilité étant lié à la notion du devoir, d’ordre. Culpabilité virtuelle puisque rachetée, mais en théorie.

      Ils traduisent « Schuld » par dette… or le mot signifie aussi faute, péché.

      La dette serait une « Aufhebung », une épiphanie du péché originel en terme capitalistes… ?

  8. Entendu ce matin à la radio, issu du discours de Hollande, en substance et sauf erreur du journaliste ou de ma part :

     » Il faut du temps pour ressentir les effets des mesures qui vont être prises  »

    On a évoqué les mesures rétroactives lors de la suppression des heures supplémentaires défiscalisées, et c’est avec intérêt que nous attendons les effets qui précèdent les causes.

    C’est vrai qu’il faut bousculer cette notion ringarde qui relie classiquement l’effet à la cause.(faut être moderne, non ?). Mais le changement finalement, c’est quand ?

  9. Comme il est prévisible, les choses se tendent dès que l’on retrouve ses esprits.
    Il n’y aura tout simplement pas de solution en maintenant l’euro. Etant donné que personne ne semble vouloir entendre parler de monnaie fondante (le signe monétaire marqué par le temps ou SMT), il y aura des défauts retentissants sous peu et l’abandon pur et simple et en rase campagne de l’euro probablement avant la fin de 2012. Est-ce cela la « fin du monde » annoncée?

  10. Si vous voulez voir la liste des prochaines mesures d’austérité en Grèce, je viens d’en faire un papier par ici.

    Les manifestations et les grèves s’invitent à nouveau dans l’agenda grec. Un appel est prévu pour le 23 septembre.

    La canicule se poursuit. L’austérité aussi…

    1. On demande à la Grèce d’accepter la pleine responsabilité comme un mauvaise emprunteur, mais personne ne se penche sur la contribution des prêteurs imprudents.

      http://www.okeanews.fr/explosons-ce-mythe-des-grecs-ineptes-et-paresseux-traduction/
      Je le dis depuis très longtemps, nous ne sommes pas devant un problème de dette mais un problème de rente, il faudrait peut-être réfléchir autrement.
      Mais bon, se remettre en question est difficile pour l’être humain.
      Très bon site okeanos

  11. « quand nous constatons qu’il y a des écarts de taux d’intérêt d’une telle ampleur sans justification économique »

    C’est une façon de dire que l’économie française est dans une situation aussi dramatique que l’économie espagnole (la négation de cette phrase est aussi vraie, mais trompeuse).

    1. Je comprends plutôt que c’est une façon de dire que la spéculation sur la dette est la reine du jeu en Europe, les taux d’intérêt en question sont ceux des emprunts d’Etat, et j’ajoute qu’elle le restera tant que les Etats européens seront obligés par traité d’emprunter sur le marché international.

      bonne nuit les petits . . .

  12. La surexploitation des ressources naturelles a des conséquences très grave sur la biodiversité, dont les espèces animales et végétales en subissent les répercutions.

    « Le biologiste Edward Osborne Wilson a estimé en 2002 que si le taux actuel de destruction de la biosphère par l’homme se maintenait, la moitié de toutes les espèces en vie sur Terre seraient éteintes d’ici 100 ans. »

    Source
    http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3452_disparition_tortie_geante_Galapagos.php

  13. Finalement le méchant Mélenchon, n’avait pas tort: c’est un capitaine de pédalo qui a été élu…

    1. Et il y a des pales, sur la roue qu’il fait tourner ?
      Sans pales, on n’a qu’un pouvoir papal.

  14. « Enfin, semble se profiler une union bancaire plus que budgétaire. Les fonds de stabilisation financière (FESF et MES) vont pouvoir renflouer directement les banques, après accord de la BCE, ainsi qu’acheter de la dette publique afin de détendre le marché, les prêts du futur Mécanisme Européen de Stabilité (MES) n’auront plus la priorité de remboursement sur les créances privées, un système de garanties des dépôts, un organisme de surveillance bancaire sont institués. Mais c’est une union dont les détails et les modalités d’existence restent à écrire ».(ATLANTICO)
    Sont toujours pas écrits d’entrevues en réunions,de réunions en sommets
    Lassitude,du RAS on passe au RAC,tout changer pour que rien ne change

    1. Je pense que l union bancaire est loin d etre creee. M. Barnier veut y inclure les 6.000 banques d EU, mais il y 10 bientot 11 pays hors eurozone qui ne veulent pas des controles d ECB, M. Scheuble ne le veut pas non plus pour ses landesbanken…

  15. François Hollande a rappelé à Madrid : « quand nous constatons qu’il y a des écarts de taux d’intérêt d’une telle ampleur sans justification économique, ça peut donc être une justification pour une intervention [de la BCE]

    = feu vert pour monétiser la dette = solution dilatoire = ce que l’on pouvait prévoir depuis longtemps au vu du comportement des Européens. M. Jorion et les autres « théoriciens » de la restructuration n’ont donc pas été entendus, ce qui n’a rien d’étonnant. La crise va pouvoir s’éterniser, et les Titanic couler doucement.

  16. Quelqu’un peut-il être surpris par ce que nous ne pouvons même pas appeler une capitulation du gouvernement français:C’est une constante la trahison ,les discours suivis de leurs contraires,cela commence par le vote des pleins pouvoirs à Pétain le 10 Juillet 1940,l’écrasement des luttes des mineurs en 1948,les guerres coloniales notamment la pacification à la Gégenne en Algérie ,les actions de Jospin de concert avec Chirac ,l’UMPS sous Sarkozy en 2008 sur le déni de Référendum,pour le PS ,c’est « le Changement pas Maintenant »…L’énorme problème c’est pour ceux qui ont appelé à voter pour ce changement,se posent-ils des questions???

    1. Absolument d accord Ardechois, il manque juste une date, celle de 1938, conference de Munich avec Daladier…

  17. Pierre Moscovici a déclaré devant l’université d’été du Medef que le coût du travail « n’est pas une question taboue » et que « le mot compétitivité n’est pas un gros mot ».

    C’est beau comme du Sarkozy dans le texte…

  18. Dear Francois

    Marianoo Rajooy et Luis de Guindos-De Windows pour EL PAIS, envisagent,si,si, de pouvoir
    gerer le dossier BANKIA, sans Bruxelles.

    Il faut se rappeler que c’ est l’ episode Bankia qui a mis le feu aux poudres au mois de juillet;
    que Bankia est la banque du Partido Popular ! Il doit y avoir la des choses que l’ on ne veut pas montrer…Zero Hedge nous apprend ce soir qu’ il y aura une injection immediate dans Bankia, subito, alors que demain le taux de la TVA augmente de 13 points pour le secteur de la Culture ?

    L’ Etat d’ exception reclame est-il du au passage a Madrid de HvR, SuperRaton, cette semaine
    ou d’ un exces de confiance de la part de l’ Escadrille de gouvernement ? Dans le meme temps, on apprend que le FROB, la structure cree en 2009 et qui regentera la Bad Bank, se voit doter d’ une capacite d’ intervention a hauteur maintenant de 120 mds, contre les 90 lors de sa naissance ? Partida doble, Hombre, Rajoo expert es Mus !

  19. Mis à part l’UE qui s’évertue à faire où l’Allemagne dit, le spectacle Hollandais est des plus jouissifs. Je crois que Dutronc doit être mort de rire. A t-on vu plus rapide retournement de veste dans l’histoire ? Il fallait une cerise sur le gâteau de cette armée mexicaine, c’est le gouvernement tout entier qui s’y est collé. Collé aux basques du Medef, à prendre des leçons gentiment et bien certifier qu’il fera tout comme ordonnerons les caciques du pognon réunis.
    Faut-il penser que le changement ce serait pour après ? Si l’on pense que les ânes peuvent voler, assurément.

    1. Mis à part l’UE qui s’évertue à faire où l’Allemagne dit, le spectacle Hollandais est des plus jouissifs.

      ? Votre phrase ne veut rien dire.

      1. Mis à part (la dynamique des actions décrites par Leclerc de) l’UE qui s’évertue à faire (dans le caniveau) où l’Allemagne (lui) dit (de faire) le spectacle Hollandais (de Hollande) est des plus jouissifs.
        Tu captes mieux Crock ?…

  20. Je m étonne de la poursuite d une politique qui aboutirait a une désintégration de la zone euro qui y gagnerait? Ne peut on pas s imaginer que nos dirigeants soient tout de même cerebres et que cette stratégie volontaire a pour but unique non pas de gagner du temps mais un véritable dessein pour le peuple européen et forcer les pays a reformer même si jusqu a présent ces reformes sont extrêmement délétères pour les individus comme pour les économies .peut être de la naïveté mais je n ose croire que l on est gouvernes par des idiots qui n ont pas de vision d’ ensemble et de l avenir .Si tel était le cas que faire pour se prémunir il devient donc urgent de s engager de s activer pour les déloger puisqu ils ne méritent pas leur poste si le citoyen Normal ou moyen pourrait faire mieux rien qu en ayant du bon sens .il y a dans ce pays des personnes brillantes et discrètes .Je me souviens avoir lu un livre très complique de Stiglitz qui prévoyait la chute de 2008 et de préciser que les américains avaient un talent c est de vendre ce qui ne marchait pas chez eux aux autres pays et plus spécifiquement aux européens c était en 2002 et écrit en plus nos élites ne lisent elles plus ne savent t elles plus s entourer de compétences éclairées c est inquiétant et dans ce cas le retour a des valeurs simples mais pas ringardes sont urge
    Urgentes travailler pour le bien collectif par exemple

    1. forcer les pays a reformer même si jusqu a présent ces reformes sont extrêmement délétères pour les individus comme pour les économies

      Le problème est que les réformes qu’ils proposent vont vers l’abandon de toute souveraineté, la remise en cause des systèmes sociaux, etc, etc. Et surtout la préservation du système coûte que coûte.
      Nos dirigeants ne sont pas dupes mais ils n’ont pas le courage de s’attaquer à la finance.

      Je pense que leur raisonnement est le suivant avec le choix entre deux alternatives :
      1) Réduire les salaires, les services publics, les prestations sociales … c’est s’exposer à une semaine de manifestations ici et là. Puis tout rentre dans l’ordre peu ou prou au bout de quelques semaines.
      2) S’attaquer – réellement – à la finance, aux paradis fiscaux, c’est prendre le risque d’un krack mondial en représailles. Si elles sont menacées, les grandes banques  »manifesteront » leur mécontentement en envoyant les marchés 25% plus bas … désespérant les  »petits porteurs » qui préféreront voir leurs pensions réduites de 5% plutôt que d’assister à une réduction sensible (une de plus) de leur patrimoine financier.

      Vous seriez aux commandes, que feriez-vous ?
      La seconde solution ne sera prise que si la révolte est générale et non morcelée pays après pays.
      C’est le système qu’il faut réformer.

  21. Le professeur Lordon expliquait dans un entretien qu’il était de nos jours inconcevable d’être reçu à l’agrégation d’économie sans être orthodoxe. Je serais curieux de voir les candidats réagir au sujet suivant : « L’austérité en période de récession et de crise financière majeure. »

    M. Leclerc, pourriez-vous être reçu s’il vous fallait disserter sur un sujet pareil ?

  22. Toutes idées remettant en causes les dogmes en place (économique ou politique d’ailleurs) sont systématiquement affublées de l’étoile jaunes « complotistes » à partir de là, seule l’explosion sera libératrice.

    Depuis le temps que M. Leclerc nous conte les aventures de la crise, rien mais absolument rien ne se passe. C’est extraordinaire cette capacité des politiques et des marchés à tomber d’accord sur la nécessité de faire durer leur bazar, sûrement parce que derrière c’est l’inconnu !
    Vous avez dit Las Vegas ? : juste une phrase d’un intervenant télé un jour : « Les marchés sont comme en lévitation, ils s’envolent mais soutenu par aucune réalité économique ! »

    Le vrai curseur, c’est le soutenable par les peuples… et là c’est comme tenter de désamorcer une bombe !!!!!

  23. Je ne comprends pas ceux qui semblent persuadés que l’Euro va chuter..L’euro ne peut pas chuter, sauf par la volonté politique. Cette volonté politique d’éclatement n’existe pas..
    La solution de Paul Jorion : Un « défaut » instantané, accompagné d’une dévaluation surprise de l’Euro est donc la seule solution possible, après moult essais de maintien de la situation actuelle qui se révéleraient tous infructueux.
    D’ici là, la voracité et la sottise des financiers auront le temps de s’exprimer, encore et encore..
    Il semblerait que nous ayons quelques mois devant nous; à moins que d’énormes conflits sociaux provoquent et précipitent cette échéance.

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