FINIR LE JOB, par Jean-Pierre Pagé

Billet invité. Jean-Pierre Pagé dresse ici une perspective très différente de celle développée ici-même par Jacques Sapir récemment.

L’arrivée de François Hollande sur la scène européenne a permis de débloquer la situation et d’amorcer un dégel par rapport à la politique du « tout austérité » qui la dominait. Mais elle n’a pas résolu le problème posé par cette politique suicidaire. La « relance européenne », décidée lors du Sommet fin juin à Bruxelles, est plus un signe, un symbole, qu’une action décisive. La marge de manœuvre qu’elle est censée mobiliser est très insuffisante. Surtout, cette mobilisation, dans l’état des institutions et des processus de décision européens, reste totalement hypothétique. Quant à l’annonce par Mario Draghi d’une intervention plus significative de la BCE en vue de contribuer à juguler la crise, elle apparaît comme le « verre à demi rempli ». Par l’acceptation du droit de la BCE à intervenir massivement, elle marque l’intention de cet organisme de jouer enfin pleinement son rôle : c’est le verre à moitié plein. Mais la condition stipulée d’une soumission à la mise en œuvre des politiques d’austérité risque de miner d’avance l’efficacité de cette intervention : c’est le verre à moitié vide.

En outre, force est de constater que les autorités européennes, abusées par les techniciens du FMI et de la Commission européenne, continuent à faire fausse route concernant la Grèce. Même si les gouvernements successifs de ce pays sont responsables de la dégradation de sa situation, il ne sert à rien de lui dicter aujourd’hui une politique dont on sait qu’elle ne peut pas aboutir à des résultats positifs. Vouloir imposer de nouvelles coupes dans les dépenses publiques à un pays qui est déjà, plus qu’en récession, en dépression, ne peut qu’aggraver le mal. C’est un peu comme si l’on demandait à un malade qui se vide de son sang de se soigner à coup de saignées ! Il y a des réalités qui s’imposent, que l’on soit keynésien ou non. On a déjà vu le résultat désastreux de telles pratiques en Russie au cours des années 90. L’actuel Premier Ministre grec a donc raison de demander du temps et il ne sert à rien de proclamer que la Grèce doit satisfaire aux obligations qui lui sont demandées – et aussi qu’elle doit rester dans la zone euro sous peine d’une catastrophe à l’échelle européenne, ce qui est vrai – si elle ne peut satisfaire à ces obligations. Il faut tout à la fois exercer une grande surveillance amicale sur ce qui se passe en Grèce, adapter au contexte local les réformes qui lui sont proposées (et ne pas se contenter de la vulgate libérale centrée sur les privatisations : des améliorations au fonctionnement des institutions et entreprises publiques sont, tout autant sinon plus, nécessaires) et lui fournir les moyens financiers lui permettant de survivre (cela coûtera moins cher à l’Europe que les conséquences catastrophiques de la politique actuellement menée). Il faut lui donner du temps et retarder les échéances en conséquence, pour qu’elle puisse payer ses dettes (cela fait partie des modes de gestion normaux des dettes souveraines) et que les réformes qu’on lui demande d’accomplir produisent leurs effets.

À cet égard, il convient de tordre le cou à une théorie fausse, poussée par les cercles ultra-libéraux, qui se répand et enfle telle une baudruche, selon laquelle le problème pourrait être résolu, grâce aux fameuses « réformes structurelles », par une politique de compétitivité. Certes, il y a certainement à faire pour améliorer celle-ci et enrayer le déclin de notre industrie. Mais l’origine majeure de nos difficultés économiques actuelles ne vient pas principalement de là, contrairement à ce que l’on veut nous faire croire. Elle tient à l’affaiblissement des débouchés dans notre environnement proche, en Europe, que ne parviennent pas à compenser les opportunités d’exporter ailleurs. Si l’industrie automobile française est en crise, actuellement, ce n’est pas tant parce qu’elle est insuffisamment compétitive (même s’il convient, par exemple, de reconnaître que des erreurs de positionnement concernant les gammes de produits ont été commises), mais parce que ses débouchés en Europe se réduisent sous l’effet des politiques d’austérité imposées par Bruxelles et certains pays comme l’Allemagne. Il faut ici dénoncer l’idée selon laquelle le rééquilibrage en Europe pourra se faire principalement grâce à des politiques structurelles d’amélioration de la compétitivité. Certes, celles-ci pourront avoir un effet positif par rapport au reste du monde, beaucoup moins, toutefois, que le simple effet de la dépréciation de l’euro vis-à-vis du dollar. Mais si tous les pays d’Europe s’efforcent de mener simultanément de telles politiques (en augmentant la productivité du travail, en diminuant les charges sociales, voire les salaires eux-mêmes, par exemple), ils ne feront que lancer, à l’image de ce qu’ont fait certains pays de l’Europe de l’Est en transition en menant une course à la baisse de la fiscalité, une « guerre des compétitivités » dont l’essence et les résultats risquent d’être aussi catastrophiques que ceux du « tout austérité ». Et ne parlons pas de l’affirmation selon laquelle « Seul le redressement dans l’injustice est possible », que l’éditorialiste d’un grand hebdomadaire a osé proférer ! Faut-il répéter que les « réformes structurelles » en Europe du nord, que l’on cite toujours en exemple, n’ont pas été accomplies au détriment de l’« État-providence », que certains citent complaisamment comme le coupable, mais dans le contexte de très généreuses prestations sociales conduisant à un niveau élevé de dépenses publiques.

Le problème de fond, tel qu’il a été clairement exposé par de nombreux économistes, demeure et ce serait une tragique erreur que de croire qu’il a été résolu lors du Sommet de Bruxelles. Une zone économique déjà fortement intégrée comme l’est la zone euro ne saurait fonctionner si toutes ses composantes se bornent à appuyer, ensemble, sur les freins comme tel est le cas aujourd’hui, ne serait-ce qu’en raison des effets induits par un tel comportement sur le commerce intrazone. S’il en est ainsi, elle ne peut être que condamnée à un étouffement progressif. On ne reviendra pas sur ce qui a été amplement démontré.

Si la zone euro entend rétablir les équilibres et se désendetter, elle ne peut le faire qu’à deux conditions complémentaires :

1) Mener de fortes actions de stimulation économique impulsées par un « centre » disposant d’un budget conséquent (c’est l’aspect « New Deal »), ne se résumant pas à la relance keynésienne par la dépense, ce à quoi on les assimile le plus souvent, mais prenant la forme d’un plan ambitieux de développement et de restructuration de l’économie européenne tirant parti des innovations technologiques et répondant aux impératifs de modernisation, compétitivité et protection de l’environnement ;

2) Réaliser d’importants transferts de ressources financières des régions les mieux dotées et les plus riches vers les plus pauvres et les plus déséquilibrées. C’est encore au budget central qu’il reviendrait de prendre en charge et opérer ces transferts.

Ces deux conditions ne sont pas réunies dans le cas de la zone euro. Le budget fédéral de la zone est ridicule, un avorton de l’ordre de 1 % du PIB européen, alors qu’il faudrait que celui-ci atteigne un minimum de 10 %. Malheureusement, les pays « riches » ne semblent pas psychologiquement prêts à accepter le principe de ces transferts de ressources (même si, dans les faits, les mesures de replâtrage opérées les conduisent à le faire implicitement, mais sans effet positif : ce ne sont que des pis-allers).

Quand Angela Merkel se prononce en faveur d’une union politique dont le pilier serait une union budgétaire, elle ne pousse pas son raisonnement jusqu’au bout. Elle conçoit l’union budgétaire comme un ensemble de dispositions (dont l’apogée est la fameuse « règle d’or ») obligeant les pays membres à adopter et respecter des règles les contraignant à équilibrer leurs finances publiques. Mais elle oublie (ou omet de préciser) que ceci implique, pour ne pas conduire aux conséquences négatives évoquées ci-dessus, des mécanismes de transferts permettant aux économies des pays les plus démunis et les plus déséquilibrés de fonctionner, d’éviter l’arrêt cardiaque. Pourtant, elle est bien placée pour le savoir, puisqu’elle dirige une union d’États (les « Länder ») fonctionnant selon ce principe qui conduit les « Länder » les plus riches (comme la Bavière) à subventionner les « Länder » en difficulté financière (comme Berlin). Ce qu’elle accepte d’appliquer à son propre pays qui est une union fédérale, elle est mal placée pour le refuser à l’étage au-dessus.

Il appartient, pour une part importante, à notre pays de faire sauter ce blocage, même si cela oblige à des abandons de souveraineté et à des transferts budgétaires auxquels beaucoup rechignent. Il convient donc de mener une action pédagogique d’urgence. Même si l’on conçoit bien l’esprit de compromis qui a conduit François Hollande à accepter le « pacte fiscal » complété par des mesures (malheureusement très insuffisantes) pour soutenir l’activité économique en Europe, il n’en demeure pas moins que, tel qu’il est libellé, il y a de fortes probabilités pour qu’il ne fonctionne pas et n’atteigne pas son but qui est le rééquilibrage progressif des finances publiques, faute d’une relance appropriée de l’économie européenne. Actuellement, le cours de cette économie paraît inexorablement orienté vers la récession, voire la dépression comme au cours des années 30, faute de carburant dans le moteur, avec tous les effets qui ne peuvent qu’en découler. Ceci a été clairement démontré par de nombreux économistes parmi les plus compétents et les plus responsables. Le « pacte fiscal » ne peut être accepté par les populations que dans le cadre d’un changement beaucoup plus profond des institutions européennes dans le sens de l’intégration pour davantage de solidarité et de justice sociale.

Il faut donc « finir le job ». Le temps est compté. Nous sommes arrivés à un de ces moments, une césure, où l’Histoire se décide. Il n’est plus possible d’attendre que les esprits se fassent à la nécessité du changement, que les longs processus habituels de décision communautaires se déroulent, que la « Cour de Karlsruhe » soupèse sans fin avec de nombreux experts les décisions à prendre. Il y a le feu ! Il faut aller très vite, sous peine de revenir aux errements passés, de voir se reprofiler le spectre de l’éclatement de la zone euro, mettant fin à la belle idée de la construction de l’Europe. Malheureusement, force est de constater qu’il n’y a plus, même dans notre pays, le même élan et la même générosité qui ont conduit, après la Seconde Guerre Mondiale, à commencer la merveilleuse aventure européenne. Aujourd’hui, les calculs, les hésitations, les mesquineries ont tendance à l’emporter. Les craintes qui ont justifié le « non » au référendum sur le Traité Constitutionnel ne sont plus de mise. Il faut renverser la problématique. C’est en imposant la solidarité et la générosité, en retrouvant l’esprit du Conseil National de la Résistance, que nous pourrons inverser la logique pernicieuse née du triomphe de l’ultralibéralisme qui a gangréné le fonctionnement des institutions communautaires. Ce n’est qu’ainsi que pourra être confirmé le dégel attendu de l’arrivée au pouvoir du Président Hollande.

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145 réflexions sur « FINIR LE JOB, par Jean-Pierre Pagé »

  1. J’ai pas tout lu en détails, mais assez pour me rendre compte qu’il s’agit d’un billet type « solution à la crise ». Une de plus. A poser sur la cheminée.

  2. Bonjour

    Je suis d’accord sur les points 1 et 2, mais il manque quelque chose, et quelque chose de gros.

    3) Il faut que la BCE prête à 0/100 aux états endettés et ce directement et sans conditions. Mais cela déplairaît à ces Messieurs les banquiers qui comptent bien continuer à siphoner le seul argent qui dans toute cette affaire n’est pas de la monnaie de singe, à savoir celui des contribuables européens. Ah! qu’il est doux d’emprunter à 0 et de prêter à 6!

    Cela doit cesser, la troisième condition est en réalité la première.

    Quelque chose me dit que l’increvable droite socialiste n’a pas dit son dernier mot, qu’elle n’a pas encore le pantalon totalement sur les chaussures. Se coucher, céder, renoncer, telle est la devise des socio-démocrates. C’est pitoyable si l’on songe à l’immense épargne de la France et aux armes terribles dont elle pourrait disposer dans une négociation serrée avec l’Allemagne. Ces gens là m’écoeurent, ils ne savent que trahir et s’incliner.

    M.

  3. Parce que vous attendiez quelque chose de l’élection de Hollande ?
    Moi pas.
    Cette pathétique farce se terminera, et la solidarité reviendra, avec les pénuries, famines, et guerres.
    Souffrance, sang, et mort, resserrent plus efficacement les liens sociaux que la loi, la propagande, ou l’argent.

  4. « C’est en imposant la solidarité et la générosité, en retrouvant l’esprit du Conseil National de la Résistance, que nous pourrons inverser la logique pernicieuse née du triomphe de l’ultralibéralisme qui a gangréné le fonctionnement des institutions communautaires. » : je veux bien, mais on fait comment ? avec qui ?

  5. Billet d’une désespérante banalité : soit un saut décisif dans le fédéralisme, soit la fin de l’euro. Ils disent tous ça. Ils n’ont pas tort quant au constat. Nous sommes bel et bien devant cette redoutable alternative. Mais tous, ou presque tous, en concluent que nous devons sacrifier notre souveraineté pour sauver leur cher euro. Faire le choix d’une vulgaire monnaie plutôt que celui de la France, non merci ! Autant vendre son droit d’ainesse pour un plat de lentille.
    On nous dit et on nous répète : « la France seule n’est rien ». Quelle erreur ! Aussi petite soit-elle, et elle n’est pas petite, mieux vaut une France vivante et libre qu’une France morceau d’un tout et réduite à son « identité ».
    Et puis ces sempiternelles évocations du Conseil National de le Résistance… Croyez-vous vraiment, serieusement, que les membres du CNR auraient été, en majorité, favorables à une telle option ? Je crois que c’est se moquer du monde.
    La solidarité, la générosité, oui, bien sûr, mais elles ne passent pas par le renoncement à ce que nous sommes, au contraire. Quelle solidarité, quelle générosité attendre d’une technocratie pseudo-étatique entièrement soumise aux lobbies de la finance mondialisée ?

    1. @ Denis Monod-Broca

      Pour moi ça ne m’étonnerait pas que ça se termine comme vous le dites. Aucun pays européen, façonné dans le sang par des siècles ou des millénaires d’histoire, n’acceptera de troquer sa souveraineté contre un plat de lentilles. Montée des nationalismes quasi-garanti.

      En attendant ce seront des « je te tiens tu me tiens par la barbichette » et des « prends l’oseille et tire-toi ».

  6. « Il faut renverser la problématique. C’est en imposant la solidarité et la générosité, en retrouvant l’esprit du Conseil National de la Résistance, que nous pourrons inverser la logique pernicieuse née du triomphe de l’ultralibéralisme qui a gangréné le fonctionnement des institutions communautaires. Ce n’est qu’ainsi que pourra être confirmé le dégel attendu de l’arrivée au pouvoir du Président Hollande. »
    Certes.
    Mais ce dégel attendu de l’arrivée au pouvoir du Président Hollande se transforme déjà en une débâcle prévisible. Comme l’analysait J. Sapir le 2 juillet 2012 (http://www.marianne2.fr/Sapir-Un-sommet-en-trompe-l-oeil_a220374.html) au lendemain du Sommet de Bruxelles, « Il est pourtant clair que seule la croissance, et l’inflation doit-on ajouter, pourraient sortir la zone euro de la crise d’endettement actuelle. Or, ce qui a été décidé à Bruxelles est une bouffée d’oxygène pour des pays aux abois. L’Espagne devra trouver 280 milliards d’Euros d’ici à décembre 2012.

    L’Italie aura besoin de 600 à 750 milliards (sur une dette totale de 2000 milliards) si les achats de sa dette par ses propres banques ne reprennent pas. Certes, pays de la zone Euro ont décidé que l’Espagne comme l’Italie pourraient directement emprunter auprès du Mécanisme Européen de Stabilité (le MES), que ce soit pour recapitaliser les banques ou pour racheter leur dette. Mais, le montant de ce dernier n’est que de 500 milliards d’Euros,

    On peut donc faire l’addition : d’un côté 280 milliards plus 600 milliards, soit un total de 880 milliards, et de l’autre simplement 500 milliards. Même si l’on décide, ce qui se fera vraisemblablement, d’ajouter au MES le reliquat des sommes détenues par le Fonds Européen de Stabilité Financière (le FESF), soit environ 150 milliards d’Euros, on n‘atteint que 650 milliards. Nous sommes soit loin du compte.

    L’accord de Bruxelles de la nuit du 28 au 29 juin permettra de tenir jusqu’à la fin octobre, voire au début du mois de novembre, mais pas au-delà, et ceci à supposer que nul autre pays de la zone Euro ne demande brutalement de l’aide entre temps. Nous arrivons ici à l’extrême fin des moyens disponibles.  » Poursuivant son analyse, il écrivait « De plus, ces besoins financiers ont été calculés sans tenir compte de la baisse, relative ou absolue, des recettes fiscales qu’engendre la récession. Il est donc prévisible que les besoins de financement des différents pays se révèleront plus élevés que ce qui est aujourd’hui calculé. Les opérateurs sur les marchés financiers sont d’ores et déjà parfaitement capables de s’en rendre compte. Après l’euphorie issue du succès du sommet européen viendra le temps du doute, puis celui du pessimisme devant l’inadéquation des montants disponibles face aux besoins. La spéculation sur les taux d’intérêt reprendra dès cet été et nous serons à nouveau confrontés à une nouvelle crise à l’automne 2012.

    À ce moment-là, on aura cédé sur le fond à l’Allemagne, en acceptant de ratifier le pacte de stabilité sans que cette dernière ne s’engage réellement à financer les déficits que la politique allemande a contribué à créer. Dès lors, nous n’aurons plus le choix qu’entre violer ce pacte avant que l’encre ne soit encore sèche ou nous enfoncer dans une logique de dépression, en suivant ainsi le chemin de toutes les politiques déflationnistes à commencer par l’exemple tragique de la déflation allemande du 1930 à 1932. François Hollande tient-il donc à être le Président qui imposera à la France un taux de chômage de 15% à 20% ? Veut-il entrer dans l’histoire sous les mêmes huées que le Chancelier Brüning en Allemagne, le Président Hoover aux Etats-Unis, ou – plus proche de nous – M. Papandréou ?

    Pour l’essentiel, depuis des mois, nous repassons toujours par le même chemin. La zone Euro connaît une crise grave, qui débouche sur un sommet, où l’on trouve des solutions provisoires à la crise de liquidité mais qui sont assorties de mesures d’austérité qui renforcent en réalité la crise de solvabilité des pays européens. Après un répit de quelques semaines, ou de quelques mois, la crise réapparaît et l’on recommence. Ce sommet des 28 et 29 juin était en réalité le 19e !

    Mais à chaque fois, la situation est plus dégradée, notre tissu industriel se délite un peu plus et notre endettement s’accroît. L’absence de solution de fond condamne les mesures d’urgence à n’avoir d’efficacité que pour un temps de plus en plus réduit.  » On y est.

    Il faut effectivement « finir le job », d’urgence, mais en sortant de ces cages de fer que sont les pensées économiques de droite et de gauche et les atermoiements d’une équipe politique encore plus lente que la Cour de Karlsruhe.

    1. La spéculation sur les taux d’intérêt reprendra dès cet été et nous serons à nouveau confrontés à une nouvelle crise à’automne 2012

      C’était quand l’oracle sapirien ? début Juillet ?
      C’est Sapir qui spécule là non ?
      A l’envers.
      2,9% les bonds 2 ans espagnols today…

  7. Imposer la solidarité et la générosité ???????
    Retrouver l’esprit du Conseil National de la Résistance ??????

    Je suis totalement d’accord avec les idées de solidarité et de générosité. Par contre, je suis totalement certain que cela ne peut pas être imposé.

    Pour l’esprit du CNR, je suis vraiment curieux de savoir à quoi vous faites référence. Après, je pourrais peut-être savoir ce que vous voulez dire en parlant de retrouver cet esprit.

    Je suis totalement acquis à une idée du type : un groupe d’humains partageant un ou des idéaux clairs pour chacun de ses membres. Il en résulte ce que je pourrais nommer esprit. Cette idée exclut toute idée de mesure, de calcul, de métrique, de structure. Cette idée définit les mesures, les métriques et les structures possibles. L’inverse m’apparaît insensé.

    Est-ce que vous croyez que ce truc peut se mesurer, se définir dans un rapport, s’établir dans une campagne de relations publiques ? Si vous répondez oui à ça, l’UMPS existe.

  8. Il appartient, pour une part importante, à notre pays de faire sauter ce blocage, même si cela oblige à des abandons de souveraineté et à des transferts budgétaires auxquels beaucoup rechignent. Il convient donc de mener une action pédagogique d’urgence.

    En acceptant ces transfert de fonds et donc de souveraineté, on rend le processus européen irréversible. Les États, c’est-à-dire les peuples n’auront plus leurs mots à dire car ils ne contrôleront plus leurs moyens financiers. Doit-on accepter ça? Ou est la démocratie là-dedans?

    L’État qui tenterait de retrouver un peu de sa souveraineté serait immédiatement mis à mort.

    Le risque est trop grand. Il est donc inconcevable de céder.

    Franchement j’ai le discours de Séguin sur Masstricht dans la tête là, et je me dis que s’il vous lisait, il dirait exactement les même chose qu’à l’époque.

    Les craintes qui ont justifié le « non » au référendum sur le Traité Constitutionnel ne sont plus de mise.

    Vous pensez réellement cela?

    Le CNR, ça a marché car on était dans le cadre d’un État-Nation, avec tout ce que cela signifie d’histoire commune.
    A l’échelle européen, c’est un compte de fée là.

    Je dis 3 fois oui à la solidarité européenne. Mais en aucun cas, elle doit se faire au détriment des peuples, c’est-à-dire par des transferts de souveraineté..
    Je préfère une Europe des États qu’une Europe des régions…

    1. Merci !
      Je parcours les commentaires : vous êtes le seul à parler de l’essentiel : que devient la démocratie ?
      « Finir le job » (énième plaidoirie pour un « fédéralisme ») veut dire parvenir (enfin pour certains) à retirer aux citoyens leur bulletin de vote ?
      Oui, comme vous,  » Je dis 3 fois oui à la solidarité européenne. Mais en aucun cas, elle doit se faire au détriment des peuples, c’est-à-dire par des transferts de souveraineté..
      Je préfère une Europe des États qu’une Europe des régions…
      « 

  9. C’est très bien tout cela mais pour achever le job, il faut en finir avec certains fondamentaux inscrits dans les traités. Pour cela il faut que la discussion sur l’Union soit réellement populaire et que les citoyens européens puissent réellement décider quelles politiques, notamment économiques, ils souhaitent voir mener.

    A ce titre, le 30 Septembre est organisé un rassemblement à Paris afin de demander un referendum sur le TSCG, condensé de la folie « austéritaire » que vous dénoncez. Vous l’avez dit, il faut finir le job. En ce qui me concerne, je pense que c’est le travail de 2005 qu’il faut terminer, pour le bien de l’Union.

  10. Le Conseil National de la Résistance ,le PS a dû y adhérer relativement tard car le 10 Juillet 1940 il a voté les pleins pouvoirs à Pétain et dès l’après guerre,il a tout fait pour s’attaquer aux acquis :Guerre contre les mineurs(emploi de l’armée) avec Jules Moch,Guerres coloniales en Indochine,en Algérie,expédition de Suez (tuée par le ridicule) en passant plus tard par diverses dénationalisations(‘il avait accepté ces nationalisations après guerre car il fallait oublier un passé récent peu glorieux)..Alors je crois que le PS adhère de bon coeur aux politiques dites européennes…Rien en attendre

  11. Monsieur Pagé,

    J’aime bien la tonalité générale de votre billet. Volontariste et tout.
    Manquent un préliminaire et une condition.
    Le préliminaire, c’est rétablir la confiance. Depuis plus de dix ans, les nations jouent autour de l’euro à une partie de cache tampon (« Tu ne vois pas que je ne respecte pas le contrat de départ. » « Tu ne vois pas que je le vois mais que j’en tire profit ») qui est allé jusqu’au mensonge pur et simple (Berlusconi s’asseyant sur ses promesses une fois le crédit accordé).
    Rétablir la confiance, ça prend du temps et ça passe par des actes concrets. Manger son chapeau au nord, réduire autant que possible ses déficits au sud. Comme malheureusement on ne peut construire l’Europe qu’avec des étrangers, il faudra bien en passer par là.
    La condition, c’est une analyse commune sur les causes de la crise actuelle du capitalisme, sur son hyper concentration dans un système financier démesuré. Et donc la mise au pas de ce système. Une meilleure répartition entre les pays ne suffit pas, elle doit s’accompagner d’une meilleure répartition entre finance et production, et dans chaque pays entre riches et pauvres.
    Faute de quoi, nous bâtirions sur du sable.

    1. Il faudrait en effet parler du partage de la valeur ajoutée, ce que Monsieur Pagé ne fait à aucun moment.

      Je sais que c’est un peu « chip », presque vulgaire, que ça sent les années 50; mais celui qui n’en parle pas me laisse plus que méfiant.

      Et le décrochage du salaire face à la productivité sous contrainte européenne? Un décrochage de trente ans? On arrête quand? Les hommes et les femmes ont-ils oui ou non le droit de vivre et de voir grandir sereinement leur enfants? « Quand donc le blanc cessera-t-il de nous harceler? » demandent un jour les Inuits à Malaurie.

      Faut-il se dire, comme l’ont fait certains, en 83, « plus tard, plus tard »?

      Mais les peuples ne peuvent plus attendre, ils n’ont plus envie d’espérer dans des chimères.

      On leur promet quoi au juste? Rien d’autre que le destin de ces argentins qui, il n’y a pas si longtemps, ont enterré leurs enfants morts de faim.

      L’économie argentine a redémarré depuis, nous dit-on. Soit, mais qui peut en oublier le prix, le vrai prix, qui n’est pas celui des marchands.

  12.  » La belle idée de la construction de l’Europe »? La belle idée de l’Europe des marchands ou bien la belle idée de l’Europe des peuples? Parce que dans le premier cas, le socle étant bancale, je ne vois pas comment cela pouvait correctement fonctionner? Bref, on tourne en rond…

    1. Et comment!

      La dernière de Francfort (via Draghi):

      on finance les états au bord de l’asphyxie (à un taux d’intérêt confortable, évidemment) pour qu’ils puissent continuer à payer leur dette!

      Le MES, la meilleure blague depuis le déversement de mille milliard d’Euros en six mois sur les banques, et pour une croissance nulle!

      Et les teckels de garde: « Victoire de l’Europe! Victoire de la France! Victoire de la Solidarité! »

      C’est étrange, il me semblait pourtant avoir de l’humour, mais ce tas de crétins dangereux ne fait plus du tout rire.

      M.

  13.  » Les craintes qui ont justifié le « non » au référendum sur le Traité Constitutionnel ne sont plus de mise. »
    Au contraire, elles sont plus que jamais de mise. L’UE des marchands et asociale, voilà ce qu’on nous proposait et qu’on veut maintenant nous imposer.
    L’Europe, s’il existe un esprit et un corps européen, ce dont je doute fortement, doit procéder dans une volonté de coopération et non pas tenter de substituer un gouvernement supranational aux peuples dont le devenir, comme l’histoire sont différents et appellent, donc, des projets et des actions coordonnés en tenant compte de leurs spécificités.
    Ceci dit, le fondement de l’UE actuel – concurrence et compétitivité – me paraît absolument contraire à tout projet commun d’un ou plusieurs pays. Projet qui sera contrarié fatalement, à terme, par la guerre économique à mener qui est le dogme central de l’UE.

    1. D’ou une solution simple

      1> Sortie de l’Euro et retour au Franc

      2> Pertes sévère pour nos créanciers étrangers (bien fait, ils se sont assez gavés)

      3> Dévaluation compétitive

      Et en route pour de nouvelles aventures sans ce boulet nommé Euro, et sans « leur » fédéralisme à la noix, prélude en vérité à une sinistre dictature financière.

      Je propose de remplacer « finir le job » par « arrêter les âneries »

      1. @Martin

        4 Taxe dissuasive pour les capitaux tentés par la fuite – cf Arnault

        5 Remise à plat de la taxation des capitaux français à l’étranger (45% de l’ensemble des capitaux français)

        6 Etablissement par referendum d’un salaire minimal et maximal.

        7 Mise en route d’un chantier permanent sur le statut des élus et les modalités de la consultation populaire la plus large et la plus fréquente souhaite – cf referendum d’initiative populaire impossible et, de toute façon, aux décrets toujours attendus…

        « Finir le job », ce fut l’expression de l’agité représentant de l’extrême-droite UMP qui squatta l’Elysée un temps. Il l’employait pour ses copains israéliens s’apprêtant une nouvelle fois à « sécuriser » la Bande de Gaza à coups de missiles et de chars. Des fois ou leur énorme supériorité en armement ne leur aurait pas permis d’écraser leurs colonisés, il leur assurait qu’il les aiderait à « finir le job »…

      2. @Renou

        « Prenez n’importe quel poète ou écrivains que vous aimez. Ou des poèmes que vous n’arrêtez pas de relire. Les mots ont perdu de leur sens et de leur vie à travers des années de répétition. Maintenant prenez le poème et tapez des passages que vous avez sélectionnés. Remplissez une page d’extraits. Maintenant coupez la page. Vous voilà avec un nouveau poème. »
        http://theo.underwires.net/-Textes-Entretiens-
        En français, c’est quand même mieux… 😉

      3. @Contempteur, « En français, c’est quand même mieux… »
        « Quand un certain stade de responsabilité et d’éveil est atteint par un jeune banquier, on l’emmène dans une pièce décorée des portraits de famille au milieu de laquelle trônent des toilettes d’or chamarrées. Il y vient chaque jour pour déféquer entouré des portraits de famille jusqu’à ce qu’il comprenne que l’argent est de la merde. » La suite

    2. « Les craintes qui ont justifié le « non » » : était ce de la peur ou de la raison?

      Bien sûr, après l’acte unique, çà ne pouvait qu’être mieux. C’est d’ailleurs l’argument pour le oui depuis : les traités actuels sont pires que le petit dernier.

      1. @sylla

        Il suffit de lire le traité du premier vote pour la création de l’UE, de Maastricht, tout était dit, ou plutôt non-dit…

      2. Certes, c’est toujours du bancal qui est servi, quand c’est servi, mais à chaque fois c’est présenté, à raison sur certains points j’ai l’impression, comme un mieux par ses défenseurs. On aurait voté non à maastricht, on serait resté avec l’acte unique européen (Delors, le « mentor » de Hollande, &co)
        Copié collé rapido de l’art wiki sur la bestiole :

        L’Acte unique fixe pour objectif l’achèvement du marché intérieur (l’effectivité des libertés de circulation accordées en droit depuis 1957 sous le nom de marché commun) à la fin de 1992. La Commission prévoyait en ce sens l’adoption d’environ 300 directives pour démanteler les barrières physiques, politiques et fiscales faisant obstacle à la libre circulation des marchandises, des services, des capitaux et des personnes (les quatre libertés fondamentales). Il introduit une procédure de décision pour l’harmonisation relative à l’établissement du marché intérieur par un vote à la majorité qualifiée du Conseil des ministres, à l’exclusion des questions fiscales et sociales.

        Il implique donc quatre libertés :

        * libre circulation des marchandises et des services ; cependant, malgré la suppression des droits de douane en 1968, le marché ne fonctionne pas en raison de l’importance de nombreuses barrières non tarifaires. Quatre séries de mesures sont alors prévues :
        o suppression des entraves techniques par le biais de l’harmonisation européenne et de la reconnaissance mutuelle, selon laquelle un État membre ne peut refuser un bien d’un autre État, sauf des raisons basées sur le principe de précaution (par exemple : la crise de la vache folle dès 1996) ;
        o suppression des obstacles douaniers : abandon des formalités douanières fiscales et sanitaires à la frontière ;
        o ouverture des marchés publics.
        * libre prestation (banques assurances, finances, transports du pays d’accueil) et liberté pour une entreprise de s’installer dans le pays de son choix.
        * libre circulation des personnes ; les personnes peuvent circuler librement dans l’UE depuis le 1er janvier 1993, même si cette liberté existe pour les travailleurs depuis 1968.
        * libre circulation des capitaux ; effective depuis le 1er juillet 1990, elle s’insère dans la préparation de l’union monétaire.

        Bon, en même temps, un non aurait pu être contredit par l’assemblée…

      3. Je ne vois pas bien où tu veux en venir. Tu veux dire que les justifications employées font comprendre que le traité de Maastricht ait pu être voté ?…On n’a pas eu l’acte unique, mais les traités aujourd’hui en cours produisent des effets qui contredisent largement toutes les bonnes raisons qui ont pu justifier, pour certains, le vote OUI à Maastricht. Si l’on reprend les points de l’Acte Unique dont tu remets avec pertinence les points importants…D’autant qu’on retrouve avec des formulations, des graduations diverses les objectfis dans les traités ultérieurs qui organisent l’UE aujourd’hui…
        Sur les capitaux : ils volent d’un pays à l’autre et on voit le résultat. Sur les barrières douanières : leur abaissement favorise tous les trafics et ne permet pas aux douaniers de faire un travail de filtre concernant l’argent sale, des contrefaçons, ou mal. La libre circulation des personnes, un bien en théorie, a permis d’installer un espace sécuritaire qui est en train de se coordonner pour corseter l’espace UE bien plus fortement qu’il ne l’était avant cette fameuse libre circulation…

      4. Non, pas toutes les justifications («Avec Maastricht, on rira beaucoup plus», Bernard Kouchner 😀 ), celle qui consistait à dire « c’est mieux que le précédent » (pour lisbonne, c’était les trois carottes octroyées au parlement pour faire avancer l’âne).

        La libre circulation actée, celle ci nécessite un intervenant qui chapeaute la zone ou du moins en a la possibilité : suite à l’acte unique (à part la monnaie unique qui vient parachever le marché unique (sont uniques leurs dénominations!)), il a fallu définir cet intervenant (le serpent de mer de la gouvernance européenne), mais à chaque fois, c’était inachevé, les gouvernements étant difficilement d’accord entre eux, l’élargissement n’aidant pas (mais s’ils l’étaient, ce serait inutile d’unifier le bazar je pense) et on devait passer au traité suivant.

        86, Acte Unique, 92 Maastricht, 97 Amsterdam, 2000 Nice, 2004 le projet de constitution (Lisbonne, traité récapitulatif). La méthode des petits pas…au lieu de passer clairement au fédéralisme (mais comme les gouvernements ne s’entendent pas, y compris ceux du même bord politique).

        L’acte unique ne faisant que réitérer des points du traité de Rome, points qui n’ont été pleinement activé que bien plus tard, on pourrait démarrer la liste à partir de 58.

        P.S. : craintes ou raisons, je penche pour raison. Ce n’était pas de l’affect, une phobie quelconque ou de la pathologie comme aimeraient le laisser entendre certains : parmi les changements de lisbonne, il y a la reformulation de services publics (reconnus par le traité de Rome en tant que tels) en services d’intérêt général (les services privés peuvent être d’intérêt général. ex : la privatisation des retraites) par ex. De même pour Maastricht où l’euro-système était jugé au minimum peu fonctionnel (comme l’actualité le montre).

      5. @sylla

        Qu’est-ce qu’on riz avec Kouichner!…Surnommé Koukouchner à Washington…
        Comme je le disait, il y a eu étapes, ce qui implique accords partiels. On peut appeler ça raison, c’est oublier que les fous/fanatiques ont aussi de la méthode.
        Frappant aujourd’hui, par contre, de voir que Draghi se passe de traité pour infléchir l’action de la BCE vers l’objectif d’un refinancement illimité des pertes privées, ce qui n’était pas prévu – me trompje ? – dans les statuts BCE et traités. La propagande par le fait… le fat, pardon..

      6. il y a eu étapes

        Et quelles étapes! Certains affirment aujourd’hui qu’ils savaient que çà ne tiendrait pas si on en restait là (Attali, Delors…), mais çà ne les a pas empêché de promouvoir. Le doigt mis dans l’engrenage, difficile de ne pas tirer la pelote ensuite (ou de boire jusqu’à la lie selon le point de vue).

        Par contre, je ne pense pas que la BCE passe outre les traités (si vous aviez l’art qui le montre ce serait intéressant). Au pire si c’est contraire, il semble y avoir unanimité tacite des chefs d’état : sinon il aurait été rappelé à l’ordre. La cour de Karlsruhe a précisé je crois qu’elle examinerait les actions de la BCE, mais là, ce ne sont plus les traités européens.

        Surnommé Koukouchner à Washington…

        çà fait pas trop anglo-américain…

  14. Deux visions du monde peuvent être différentes mais néanmoins compatibles car reflétant la même conception du monde (ainsi une même statue vue sous deux angles différents): disons que ces deux visions sont conjoncturellement différentes mais structurellement identiques.

    Mais il peut arriver que les deux visions soient structurellement incompatibles. Il nous faut choisir, sachant que ce choix, s’il est mauvais, peut entraîner la destruction du système, la mort (de l’individu, de la société, de l’espèce). Nous sommes actuellement dans cette position où nous avons à faire ce choix crucial, qui relève de l’éthique (Que veux-je? Que puis-je? Que dois-je?). « Nous sommes arrivés à un de ces moments, une césure, où l’Histoire se décide », dit très justement JP Pagé.

    Il y a fondamentalement deux attitudes possibles en ce qui concerne l’organisation sociale (là où il y a le plus le feu actuellement). On peut d’abord penser ce qui rassemble ou on peut penser d’abord ce qui sépare.

    Présenté comme cela la première solution apparaît comme la solution de « bon sens ». Techniquement on met ensemble ce qui se ressemble, on fait des analogies, des comparaisons. Ces regroupements simplifient la situation et on peut espérer voir se dégager, émerger, une structure, et des lois structurelles, bref une ossature constitutionnelle que l’on va pouvoir déployer en lois: on part du sémantique pour remonter au syntaxique.

    Mais comme il est bien connu, cette voie est interdite car considérée comme déraisonnable: « comparaison n’est pas raison ».
    Nous sommes donc contraints de nous rabattre sur la deuxième solution, à savoir partir du syntaxique pour descendre vers le sémantique. on tente alors de remonter aux causes ultimes (que l’on érige en lois constitutionnelles) mais, faute de sens, on est finalement contraint de poser certaines de ces lois a priori, de façon idéologique. Et c’est ama précisément ce qui se passe actuellement en Europe.

    La première voie, interdite, permet de penser ce qui rassemble, d’avoir une pensée « de gauche ». Il faut donc braver cet interdit. Mais il faut rester rationnel. C’est précisément ce que permet la théorie des catastrophes du mathématicien/philosophe René Thom car sa théorie est une théorie de l’analogie.

    « Le temps est compté »: je suis d’accord.
    « Il faut finir le job » : perso j’y suis fermement opposé, il faut tout reprendre dans cette nouvelle optique.

    Qu’en pense l’énigmatique PJ? Soulèvement d’un coin du voile le 4 octobre? Je pense qu’il serait bon d’y penser dès maintenant.

    1. En relisant mon baratin la première voie, la voie éthique (Que veux-je? Que puis-je? Que dois-je?) n’est autre qu’une voie lamarckienne. Mettons-nous d’abord d’accord sur les fonctions que doit remplir la société puis organisons-nous ensuite pour que cela fonctionne effectivement: c’est la fonction qui crée l’organe…

      L’attitude actuelle (en fait depuis un certain temps déjà, démocratie du chèque en blanc oblige) est inverse: on tente d’organiser comme ça, au pif, à l’idéologie, en espérant que ça va fonctionner!

      PS: à la relecture du billet je modère sévèrement ma conclusion. JP Pagé propose en effet de renverser le problème en adoptant la voie éthique, celle que justement je propose:

      1. Suite

         » C’est en imposant la solidarité et la générosité, en retrouvant l’esprit du Conseil National de la Résistance, que nous pourrons inverser la logique pernicieuse née du triomphe de l’ultralibéralisme qui a gangréné le fonctionnement des institutions communautaires. »

      2. @Basic:
        //// C’est en imposant la solidarité et la générosité, //// !!
        «  » »Assembler ce qui se ressemble » » » !!
        les utopistes fourieristes (?) avaient rèvé des batiments réservés …aux violonistes !!

        Un modèle ne peut etre vertueux (stable) que s’il est auto-porteur …Auto -organisé … »On » ne contraint pas a la vertu , « on » est contraint a la vertu par la structure d’un système . C’est une « aliénation » certe puisque servitude acceptée, mais c’est une servitude aussi « demandée » puisqu’optimisant l’ individu , du fait qu’elle s’ajuste au moule qui a formaté cet individu .

        Ce que l’ on peut faire c’est tenter un rapprochement avec cette structure ou de l’étudier et d’en utiliser certains outils ……Mais cette direction est antagoniste aux interets économiques ( l’ alterité et la reduction des groupes nuisent gravement au « gain de productivité « .

      3. @ Kercoz

        La citation n’est pas de moi mais de JP Pagé.

        « Assembler ce qui se ressemble »: Thom offre une méthodologie, un mode de pensée rationnelle à la gauche: penser rationnellement ce qui rassemble avant de penser rationnellement ce qui sépare. Cela me semble de bon sens quand on veut s’organiser en société. Actuellement c’est interdit: comparaison n’est pas raison, la logique officielle (je renvoie à votre excellent « je suis une crêpe en mathématiques officielles » 🙂 ) est, aux tautologies près, exclusivement hiérarchique.

        « Fouriériste ». Je viens de regarder Wiki. Certains matheux ont des idées bien étranges. Voient-ils plus loin que le commun des mortels ou plongent-ils le réel dans un virtuel tellement utopique qu’il n’a aucune chance de se réaliser?

      4. @Kercoz
        Ben justement, les « intérêts économiques » et les « gains de productivité » on voit aujourd’hui où cela mène.
        A jeter à la poubelle, d’urgence.

    2. @BasicRabbit

      J’ai du mal à me faire une idée de la conclusion à laquelle vous tendez….

      Vous pensez vraiment que le problème c’est (techniquement) de mettre ensemble ce qui se ressemble, que c’est là où se situe le problème ?

      Et vous opposez cela à une méthode syntaxique qui descend jusqu’à la sémantique… ?

      Je ne pense pas du tout que les problèmes sociologiques, anthropologique, économiques, etc découlent d’une erreur intellectuelle de ce genre, qui fait abstraction de l’Histoire et de la culture, et de la sociologie. Le problème est que vous voulez traiter de l’humanité depuis Sirius en appliquant un paradigme inapproprié, qui ne se fonde sur rien de réel si ce n’est votre topologie revue par Tom. J’éplucherais une pomme avec un marteau que j’aurais plus de chance d’avancer que vous dans cette entreprise abracadabrantesque.

      1. @ Lisztfr

        Pour Thom tout est lié: il y a une raison profondément une qui relie la biologie, la sociologie, la linguistique, etc. Et cette raison vient de la théorie de l’analogie permise par la théorie des catastrophes.

        Je pense qu’on peut même faire une étude embryologique de l’histoire: comparer par exemple les stades embryonnaires morula/blastula/gastrula/neurula aux différents supports de mémoire (oral, parchemin, imprimé, disque dur), des trucs comme ça (je dis ça au pif).

        Pour la nième fois, Thom: « Les situations dynamiques qui régissent les phénomènes naturels sont fondamentalement les mêmes que celles qui régissent l’évolution de l’homme et des sociétés. »

        Il y a une hiérarchie dans les catastrophes de Thom. La zéroième catastrophe correspond à l’être vivant le plus simple, celui qui perdure dans son être (l’univers dans sa globalité, le UN). La première est le pli, l’être vivant est plus évolué et plus localisé, il peut se déplier, se déployer (typiquement le végétal?). La deuxième est la fronce, c’est celle du « struggle for life », typiquement le chat qui mange la souris. La troisième est la queue d’aronde, que Thom associe à la production d’outils fonctionnels (le nid…). La quatrième est le papillon que je vois associée à l’échange, au commerce. Les trois ombilics sont associés au commerce intime, cad à la reproduction sexuée.
        On peut donc « noter » les espèces, les sociétés, les individus, par des notes allant de 0 à 7. Je pense qu’il y a des espèces adultes (les abeilles?) et d’autres encore en développement. Je vois l’espèce humaine comme un presque nouveau-né qui découvre en tâtonnant les immenses possibilités dont la Nature l’a dotée. Dans une espèce donnée, les notes individuelles varient bien entendu selon les individus mais sont en moyenne bien meilleures que les notes des sociétés qui regroupent ces individus: c’est logique, il faut trouver un dénominateur commun au groupe, c’est dur. Ainsi je vois la note 2 pour le modèle sociétal anglo-saxon, 3 pour l’Allemagne, 4 pour les grecs (ils ont le commerce dans le sang!), alors qu’il y a bien entendu des individus très évolués (note maxi) dans chacune de ces sociétés. Quelle note attribuer au couple Merkozy? 🙂 🙂

        Je suis convaincu que les vues de Thom sont les bonnes (pas du tout de mes propres affabulations(?) ci-dessus, je spécule…). Je crois que PJ en est également convaincu. J’espère qu’on en saura plus le 4 octobre.

        J’accepte tout à fait que vous ne soyez pas convaincu (il faut d’abord en avoir l’envie, puis bosser dur, connaître plus qu’un minimum de maths, etc. si l’on veut raisonnablement espérer comprendre la pensée de Thom). Mais j’ai du mal à comprendre votre agressivité latente, à fleur de peau, à mon égard (ce qui m’est égal, je suis planqué derrière mon pseudo) mais à l’égard de Thom. Ce sont les idées neuves qui vous gênent?

      2. @Basic :
        Je suis un peu Comme Liszt.fr……J’ai un peu de mal avec votre développement …Il me semble que vous etes parfois contradictoire ….Peut etre le fait que Thom , bien sur le bon chemin n’ai pas complètement aboutit sur les co,cept de complexité ….Qd vous répêtez ( lol l’ euphémisme !) :
        //// « Les situations dynamiques qui régissent les phénomènes naturels sont fondamentalement les mêmes que celles qui régissent l’évolution de l’homme et des sociétés. » /////
        Je ne suis pas sur que vous compreniez entièrement ce que veut dire Thom …….Il me semble qu’il parle du concept fractal des systèmes dynamique , systèmes dont le modele est similaire ds ts les systèmes vivants (ou non) ….un peu comme je répète , un autre caractere des systèmes complexes : «  » ds les systèmes vivants , le « bruit » est constituant du signal, alors que ds les systèmes humains (techno ou écono) , le « bruit » perturbe puis détruit le signal «  »
        L’ auto organisation est une constante de ces systèmes et c’est ce caractere néguentropique qui génère la vertu de ces systèmes : la STABILITE » , …..
        Alors, la sagesse serait de na pas agir sur la structure initiale ….mais c’est trop tard , …et s’il faut agir , c’est pour se diriger vers ce modèle , un tant sois peu …..et donc , surtout ne pas assembler ce qui se ressemble ! ……
        De ces structures archaiques , si on les étudie , on constate qu’elles s’appuient sur l’ alterité , jamais sur la « rationalité » , tres peu de spécialisation.
        La « raison » cherchera toujours l’ économie de la rationalisation. Il semble qu’on ne peut lutter contre ce reflexe et faire du contrintuitif ……..Seul des contraintes exogènes peuvent nous limiter ( manque d’énergie ou rites ) .
        Il Semble que la « raison » sert l’individu immédiat et se moque des autres « bénéficiaires » de nos actes…les gains de productivités immédiats sont obtenus grace a une augmentation de l’entropie ( peu visible au début) : les irrigations on salé les sols en qqs siecles , les forages actuels ont salé – ruiné des dizaines d’oasis en qqs années ……la culture par défonçage et engrais a appauvri les sols , raviné une part importante des humus vers la mer , humus qui avaient mis des millénaires a se constituer
        Chaque « progres » techno cache des destructions et le bilan est toujours négatif , mais peu importe , puisque comme pour l’économie et l’energie ce sont nos descendants qui subiront les degats

      3. @ kercoz
        Tout d’abord je veux dire que j’apprécie toujours vos interventions. Même lorsque vous citez quelqu’un, on sent que c’est votre propre pensée qui est derrière, c’est vous qui pensez. ceci dit vous répétez souvent la même chose, mais sûrement moins que moi 🙂 . J’admets que ça peut énerver à la longue les anciens du blog. Mais on se dit qu’il y a des nouveaux qu’il faut convaincre…

        Je suis toujours étonné par vos intuitions mathématiques (en maths non officielles bien sûr) mais j’ai l’impression que vous n’avez pas intégré l’immense fossé qui sépare Thom et Prigogine (par exemple). (à suivre)

      4. suite

        Voir par exemple le billet « Communiqué de presse » commentaire 16 pour ce qui concerne la thermodynamique et l’entropie vues par Thom.

        « Je ne suis pas sûr que vous compreniez entièrement ce que veut dire Thom ».
        Certes non! Mais la façon dont vous formulez votre phrase laisse entendre que vous l’avez, vous, entièrement compris ou que vous connaissez quelqu’un dont vous êtes certain que lui l’a compris. Au fait qu’en avez-vous lu?

        Progrès technologique. Il est classiquement, avec raison je crois, lié aux maths « officielles », cad classiques, quantitatives. Ces maths permettent d’agir sur le monde sans le comprendre. Elles placent donc l’homme en position de démiurge, de demi-dieu; elles sont pour cette raisons très dangereuses. Les maths qualitatives ne permettent pas d’agir sur le monde (car elles ne sont justement que qualitatives). elles servent seulement à le comprendre (ou à l’interpréter de façon intelligible).

        Naturalité vs rationalité. Voir la file « Communiqué de presse », commentaire 19 en « réponse » à Mor.

      5. @Basic :
        ///// Certes non! Mais la façon dont vous formulez votre phrase laisse entendre que vous l’avez, vous, entièrement compris ou que vous connaissez quelqu’un dont vous êtes certain que lui l’a compris. Au fait qu’en avez-vous lu? ////
        Il y a méprise , je parlais de cette phrase récurente (celle là , je l’ai lue !):
        //////////// //// « Les situations dynamiques qui régissent les phénomènes naturels sont fondamentalement les mêmes que celles qui régissent l’évolution de l’homme et des sociétés. » /////////////
        Ce que j’essaie de dire plus haut c’est que certains de vos propos sont en contradiction avec ce qu’implique la signification de cette phrase …….que j’entends comme le fait que la gestion des systèmes dynamique est régie par des modélisations de meme type et utilisant des equa diff et complexes de meme nature …..
        Cette phrase , accepte la vertu de ces système de gestion naturel des groupes , et autre boucles trophiques ou systèmes dynamiques impliquant des interactions naturelles ….
        Pour ma part j’ approuve cette phrase jusqu’au néolithique …puisqu’apres , les spécialisations on dé-naturé les interactions du groupe et entre groupes….
        Il semble donc normal de pré-supposer qu’en sortant des « situations dynamiques » originelles
        on perde les avantages qu’octroyaient cette « complexité » , a savoir la stabilité des attracteurs qui garantissaient a l’espece une durée de vie basée sur une minimisation de son entropie .

  15. Je ne sais pas ou vous avez constaté un déblocage.Au contraire la situation économique dans l’euroland et en europe s’aggravera avec la mise en place du TSCG. Austérité ,récession et surement déflation seront au rendez vous.Récurrence du chomage , augmentation de celui ci , misére, seront les contenus du job.
    F Hollande n’a rien renégocié et c’est en catimini qu’il fera voter par l’umps ce texte.Mais tous ces bricolages ne serviront qu’ à masquer la construction boiteuses de cet Euroland.
    La cause de notre désindustrialisation et également de l’endettement excessif c’est l’euro.La France doit sortir de l’euro, quel qu’en soit les conséquences.Elle devra ensuite mettre en route une réindustrialisation de notre pays, car nous ne pouvons pas accepter que ce soit les balances créditrices des autres pays de l’euroland qui nous autorisent à payer nos importations.
    Le job n’a jamais été accepté par les peuples des Etats européens.La France a dit non à une armée européenne.Le traité de l’Elysée de de Gaulle et Adenauer a été recadré d’un préambule par les pro atlantistes.Le projet de traité pour une constitution européenne a été rejeté par 55% du peuple français
    L’Europe n’est grande que quand ses peuples sont souverains et libres.
    La France dispose d’une force de dissuasion pour assurer sa liberté;

    1. @ bergil

      vous oubliez un référendum sur l’union européenne (réponse oui) et un sur le passage à l’euro (réponse oui).
      Votre « quel qu’en soi(en)t les conséquences » laisse à penser que certaines conséquences ne vous déplairaient pas.
      A propos, vous employez le terme « umps ». Je l’ai déjà entendu dans la bouche de quelqu’un, mais je ne me souviens plus de qui. Pourriez-vous me le rappeler ? Merci.

      1. Pour moi, je préfère le terme « eurolibéralisme » à « umps », ça préserve des contacts malsains. Mais sur le fond, c’est la même chose.

    2. « vous oubliez un référendum sur l’union européenne (réponse oui) et un sur le passage à l’euro (réponse oui). »
      Il y en a un, çà doit être maastricht, voulez vous avancer dans l’intégration?, décorée de toutes les promesses sur l’euro qui doit être sauvé 9 ans plus tard, 30% d’abstention et 51% de oui, mais l’autre?

      P.S. : « umps », c’est villiers

    3. @Bergil
      Le TSCG ne changera pas grand chose.
      Les conséquences d’une sortie ne sont pas à prendre à la légère : si c’est pour le pire autant rester dans l’UE.
      L’euro n’est pas cause unique de l’endettement : la plupart des pays industrialisés le sont.
      Et la force de dissuasion, c’est sympa, mais vous voulez vous protéger de qui ou de quoi?

    4. « L’Europe n’est grande que quand ses peuples sont souverains et libres. »? Ben oui, notre passé nous le rappel de manière cinglante voire sanglante en effet! …

  16. Disons que je n’ai lue que le 1er quart avant de me dire que demain l’activité se poursuit.Et que rien de ce que j’ai lue ne m’a donné le moindre espoir.Un billet de plus sur le constat de soumission,je préfère dormir dehors alors.

  17. Faut-il répéter que les « réformes structurelles » en Europe du nord, que l’on cite toujours en exemple, n’ont pas été accomplies au détriment de l’« État-providence », que certains citent complaisamment comme le coupable, mais dans le contexte de très généreuses prestations sociales conduisant à un niveau élevé de dépenses publiques.

    Cela fait plaisir à lire…

    1. « Faut-il répéter que les « réformes structurelles » en Europe du nord, que l’on cite toujours en exemple, n’ont pas été accomplies au détriment de l’« État-providence », que certains citent complaisamment comme le coupable, mais dans le contexte de très généreuses prestations sociales conduisant à un niveau élevé de dépenses publiques. »

      Tout à fait! Comme en Allemagne par exemple ou sévissent chômage, misère et salaires déprimés.

      Ca fait envie, c’est fou! Surtout si on songe que la partie sécurité de la flex-sécurité est en train, en « Europe du Nord », de prendre un mauvais coup dans la poire.

      Il m’avait semblé que la chose était connue pourtant.

      Je dois être naïf, oui c’est sans doute cela, à moins qu’ici et là on ne me prenne décidément pour un imbécile.

      1. « Le Danemark pourrait devoir rejoindre l’union bancaire »
        « Si le cadre est établi, cela pourrait se traduire par un renforcement de la confiance envers le secteur bancaire de la zone euro, ce qui rendrait compliqué pour le Danemark le fait de rester en dehors (de ce cadre) », ajoute le gouverneur de la banque centrale du Danemark. »

        http://bourse.lesechos.fr/forex/infos-et-analyses/le-danemark-pourrait-devoir-rejoindre-l-union-bancaire-807393.php

      2. @martin

        Ce qui m’inquiète? Si l’information citée est exacte – à vérifier -, le raisonnement complet de la démonstration (anti-ultra-libéraliste) se révélerait fausse.

  18. justebienlibre
    13 Septembre 2012

    Ce qui me gêne le plus c’est le reste du traité; pour la nature des fonds illimité ou non, cela ne reste que de la planche à billet qui se transforme en dettes réelles pour les enfants.Donc cela ne change rien mes ou pas les états unis le font déjà.Par contre les articles qui mettent en place des intouchables et qui ferait de n’importe qui d’entre nous un terroriste susceptible de peine de mort; celà me dérange fortement.

    1. Pris sur un vieil article du Point.fr concernant DSK, mais qui explique la nature des immunités prévues pour les hauts fonctionnaires des hautes institutions que nous aimons tant :

      « Les statuts du FMI prévoient pour ses employés une forme d’immunité limitée aux actes accomplis dans l’exercice de leurs fonctions. Ses responsables et fonctionnaires, souligne l’article 9, « ne peuvent faire l’objet de poursuites en raison des actes accomplis par eux dans l’exercice officiel de leurs fonctions, sauf si le Fonds renonce à cette immunité ».

      La législation fédérale en vigueur aux Etats-Unis renforce cette immunité limitée puisque l’International Organizations Immunities Act souligne que les « représentants de gouvernements étrangers au sein ou auprès d’organisations internationales » de même que « les employés de ces organisations » sont protégés de poursuites « pour les actes accomplis dans le cadre de leur fonction ». »

      Donc pas le droit de violer la femme de chambre, c’est pas dans le mandat, tu seras poursuivi.

      Par contre condamner à la misère des peuples entiers par tes choix politiques ou parce que tu est chargé d’appliquer ces choix, c’est dans le mandat tu peux y aller, no poblemo.

      La soi-disant immunité c’est en fait un grand classique, nil novi sub sole.

      Quant au rétablissement de la peine de mort, pas vu ça dans les statuts du MES…

      A part ça, vous avez vu l’article Wiki sur le MES et le FESF?
      C’est un peu la misère, si ça tente un d’entre-nous il y a de quoi faire…

  19. Plus sérieusement, n’est-il pas temps que l’on se penche enfin un peu sérieusement sur une question qui semble aujourd’hui absente des cercles de réflexion, et qui est : comment garantir l’emploi – et donc la stabilité des sociétés – dans un contexte de décroissance économique durable ?

    http://www.manicore.com/documentation/petrole/petrole_economie.html
    Il est clair que la croissance ne reviendra jamais, alors comment construire une Europe des peuples sans cette croissance en même temps que ces peuples réclament le statu quo concernant leur façon de vivre?
    Personne n’a envie de changer sa façon de vivre, la plupart ne sont même pas conscient de l’importance de l’épuisement des ressources planétaires et le lien de cette dernière avec la crise financière.
    Il faut taxer l’énergie de façon visible, augmentation du prix de 30% par an.
    Augmenter les revenus d’une manière ou d’une autre afin de permettre au citoyen de l’investir dans une amélioration du bien être en consommant moins.
    Supprimer les charges financières sur toutes productions succeptibles d’aller dans cette direction.
    Permettre aux citoyens de s’autoorganiser pour réaliser des synergies entre eux qui permettent une solidarité autour de cette problématique de l’épuisement des ressources.
    etc…

    Nous sommes tout simplement en danger de mort, ne pas réagir à cette problématique équivant à mettre une balle au milieu de la tête de nos petits enfants.

    Finir le job ou le commencer?

    1. Michel Lambotte,

      Il faudra aussi que nos politiques prennent conscience du fait qu’il n’est plus possible d’avoir des discours qui prennent les problèmes un par un. Ils croient qu’en procédant de la sorte ils ont plus de chances de faire passer des choses dont ils pensent qu’elles n’intéressent pas leurs électeurs, mais c’est l’inverse qui se produit. En n’évoquant pas les sujets, l’électeur est tout aussi mécontent. La preuve par Hollande.

      Un homme politique (mais aussi un citoyen) lucide aujourd’hui ce serait celui qui pour chaque problème qui se présente, prend l’opinion publique à témoin en mettant tous les facteurs qui entrent en jeu sur la table afin de lier le tout en une vision cohérente : finance, écologie, justice sociale, sciences et technique. Ainsi, par exemple, au lieu d’envisager le devenir de l’Europe dans la seule perspective de l’avenir de l’Euro, on procèderait de façon inverse, en essayant de comprendre, sans a priori, comment tous les problèmes vitaux qui nous préoccupent, et qui ne sont d’ailleurs pas seulement ceux des européens, mais concernent l’humanité dans son ensemble, se rapportent à la crise financière qui fait rage autour de l’ Euro.

      Le manque de courage il est là, dans le fait qu’aucun homme politique, qu’il défende une conception fédéraliste ou souverainiste, n’ose affirmer la dimension universaliste de l’Europe. Non pas pour faire bloc face à d’autres blocs, mais pour montrer qu’oeuvrer à la construction d’une Europe plus solidaire implique qu’on s’inscrive dans le cadre d’une solidarité à l’échelle planétaire. Sans quoi, désolé, l’Europe ne sert à rien.

      1. Prendre les problèmes les uns après les autres!
        Ne sommes nous pas les descendants de Descartes, le tout est égal à la somme des parties alors que le tout est bien entendu plus que la somme des parties?
        Le travail à la chaîne n’est qu’une représentation de ce principe et il est illusoire de compter sur les hommes politiques pour dépasser ce principe, eux-mêmes travaillent à la chaîne en ayant chacuns leur spécialité.
        Il manque évidemment le lien qui pourrait leur faire entrevoir une solution globale.
        Puisque nous sommes tous les héritiers de cet état de chose, je serai moins critique que vous à l’égard des politiques en me disant que simplement lorsque le moment sera venu où une masse critique de citoyens voudra et travaillera à une vision globale les politiques n’auront d’autre choix que de participer ou de dégager.

        Votre vision de l’Europe à laquelle j’adhère est en fait le nouveau paradigme ou le nouveau cadre qu’il faudrait construire, mais je pense qu’encore pendant longtemps le vieux cadre agonisant va côtoyer le nouveau en train de se construire.
        Je pense qu’il est illusoire de croire qu’on va renverser le capitalisme avant de mettre autre chose à sa place, on va je pense continuellement l’adapter jusqu’à ne plus le reconnaître.
        Je ne crois pas au grand soir, et je reste convaincu que cette crise ne fait que commencer tout en s’accélérant pour aboutir à quelque chose d’encore indéfinissable à l’heure actuelle

    2. Je suis entièrement d’accord avec cette analyse. Il faut bien se rendre à l’évidence : une croissance infinie dans un monde limité relève de la gageure. Le mot « croissance » est très agréable à entendre mais il devient dans les faits de plus en plus chimérique voire nuisible. Je préfère lui substituer le mot « partage » qui aurait au moins l’intérêt de stopper le gaspillage de ceux qui consomment de façon compulsive et polluent la planète pour dépenser toujours plus.
      En effet, les ressources naturelles ne sont pas inépuisables. Certaines, comme le pétrole ne sont plus renouvelables (j’entends à notre échelle de temps). D’autres laissent des déchets radioactifs pendant plusieurs centaines, voire plusieurs milliards d’années. On aurait préféré l’inverse : Des ressources durables et des déchets périssables 😉
      Nous n’avons donc plus le choix. Il faut prendre d’autres directions.
      – Le « Renouvelable »(en énergie) et le « Recyclable »(en marchandises) sont tout naturellement des pistes qu’il faudrait explorer pour sortir de l’impasse dans laquelle nous conduit le dogme de la croissance et de la compétitivité.
      – La recherche de la satisfaction de « l’être » plus que celle de « l’avoir » est également un nouveau comportement de « consommateur » qu’il faudra adopter dans les temps à venir.

      1. @ baraka 14 septembre 2012 à 00:25

        – La recherche de la satisfaction de « l’être » plus que celle de « l’avoir » est également un nouveau comportement de « consommateur » qu’il faudra adopter dans les temps à venir.

        La difficulté dans cette affaire vient de ce que, pour un « être vivant » avoir conscience « d’être » nécessite « d’avoir » de quoi entretenir sa vie afin d’éviter de la perdre. Pour cela il faut travailler à la fois dans deux domaines, l’immatériel et le matériel.

        D’une part, en déployant suffisamment d’énergie mentale, dans une vision réaliste, afin de se donner le courage et la détermination nécessaires à surmonter les difficultés matérielles qui s’opposent à la perpétuation de la vie. C’est un investissement dans l’immatériel, consistant à réunir des forces morales associées à l’instinct de survie individuelle et collective.

        D’autre part, reconnaître l’impérative nécessité pour vivre de devoir consommer de d’énergie bien matérielle, tant pour alimenter, par ingestion et assimilation, les fonctions vitales de nos corps, que pour nous maintenir dans un environnement et des ambiances compatibles avec ce qu’exigent nos organismes en matière d’habitat, d’habillement, de déplacements, de communication, de santé etc…..

        Il est à craindre que l’obligation de devoir, en final, s’approprier l’énergie pour survivre, nous conduise par la loi de la nécessité, à faire dévier nos comportements vers celui de nos lointaines origines bactériennes, lesquelles finiront par venir à bout de nous et de notre espèce. Notre objectif commun doit être d’en retarder l’échéance en sachant bien qu’il nous faudra consentir à des sacrifices.

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Origine_%C3%A9volutive_de_l'Homme

      2. @ michel lambotte

        un humain ne va jamais bien. Il va mal ou il va mieux (Spinoza, encore Spinoza, toujours).
        La croissance, c’est aller mieux.
        A vous de trouver un moyen de proposer aux humains une voie pour aller mieux sans croissance. Et de la leur faire intégrer et adopter.

      3. @Renard: « A vous de trouver un moyen de proposer aux humains une voie pour aller mieux sans croissance. »

        Les décroissants ne proposent pas le malheur. Ils devraient laisser tomber cette appellation idiote.
        Alter-croissance plutôt que décroissance. L’objectif est bien sûr de faire croître la satisfaction humaine. Mais d’une autre manière qu’en augmentant le PIB, la consommation d’énergie, etc, qui d’ailleurs à mon avis ont atteint un seuil et sont devenues incapables d’augmenter la satisfaction (la croissance du PIB, ce n’est plus aller mieux).

    3. @ Michel Lambotte;
      La progression dans cette impasse s’est faite par des ruptures , des sauts conceptuels technologiques ou économiques , qui interdisent la « marche arriere » et tout point d ‘ inflexion ds les comportements de groupe ne peuvent qu’etre catastrophiques …
      La seule façon de s’en prémunir c’est la solution individuelle ( qui peut amorcer la solution collective):

      raccourcir les circuits de production de biens essentiels ….pour , le cas échéant pouvoir les court circuiter et les auto-produire …se rapprocher de ces productions …et ça se peut faire sans déplaisir …On découvre qu ‘ une activité liée directement a la production directe ou proche d’ un « besoin » (faim , soif , chaud, espace …..) est des plus plaisant et vous fait négliger les « leurres » technologiques du système .

  20. Avant de finir le job, peut-être le redéfinir.
    MES et TSCG, qui en parle ?
    Retrouvons-nous nombreux le 30 septembre prochain, à Paris.
    Entre-temps à la fête de l’Humanité les 15 et 16 septembre qui viennent.

  21. Mouai, bof bof , niaiseux le bidule.

    Si la zone euro entend rétablir les équilibres et se désendetter […]

    Si se désendetter consiste pour monsieur Pagé à rembourser les dettes « autant que faire se peut », alors on baigne gentiment dans le non-sens. Le rééquilibrage passe nécessairement par ne pas « se » désendetter… mais « désendetter » tout court la machine en claquant un défaut (si possible organisé blablabla).

    Il convient donc de mener une action pédagogique d’urgence.

    Ou quand un pompier professionnel explique calmement à l’habitant de la maison qui brule les différentes étapes de l’incendie en cours, éventuellement ce qu’il faudrait faire pour l’endiguer, mais soucieux de mener la leçon à son terme préfère laisser se dérouler le processus jusqu’au manque de combustible, la moralité étant qu’il a réussi la prouesse d’éteindre l’incendie sans se salir… et en toute pédagogie bien sûr.
    Allé allé, soyons sérieux monsieur Pagé, l’urgence semble ailleurs.

    1. @ Mathieu

      Ben…

      Il y a le défaut, c’est vrai, mais il y a aussi la « monétisation ». C’est rigolo d’une autre façon, mais ça ruine aussi bien les rentiers.

    1. Jancovici roule pour l’énergie nucléaire. Ce n’est pas pour ça que tout ce qu’il dit est faux. Cependant, si on l’entend pas mal actuellement (au sénat par exemple), je me demande si ce n’est pas de la part du gouvernement actuel, une manière d’essayer de diminuer l’influence des anti-nucléaires (les écolos en particulier).

      1. Si Jancovici « roulait pour l’énergie nucléaire » il prônerait un maximum de véhicules électriques ; or ce n’est pas le cas, il démontre que des véhicules thermiques petits à très faible consommation seraient plus judicieux : http://www.manicore.com/documentation/voit_elect.html.

        Il peut se tromper, comme tout le monde, mais il est honnête, explicite ses calculs et cite toujours ses sources.

      2. @ Bruno
        Jancovici roule pour le nucléaire parcequ’il démontre qu’il n’y a pas d’alternative en matière d’électicité, ceci dit ce serait une grave erreur de construire de nouvelles centrales .
        Je l’ai déjà dit plusieurs fois sur ce blog, mais à mes yeux, le système actuel de production et de distribution centralisé de l’énergie n’est pas compatible avec les énergies flux.
        Il’explique très bien dans la vidéo dont vous avez mentionné le lien
        Ces énergies doivent être captées et utilisées sur place en développant un mix énergétique renouvelables.
        Photovoltaïque
        Solaire thermique
        Biomasse comme matériaux de construction le raméal sevant à l’humus, éviter de brûler autant que faire se peut.
        Semi sous couvert en agriculture, gros pouvoyeur de piège à CO2
        Eolien
        Hydraulique de courant encore très peu exploité
        Recyclage d’énergie par pompe à chaleur
        Le tout chapauté par une isolation drastique des batiments et une autre organisation de l’urbanisation permettant de réduire les déplacements
        Permettre également aux citoyens de se prendre eux-mêmes en charge idividuellement ou en groupe, ce qui permettera aussi de réduire les déplacements.
        En fin de compte, je préconise une autarcire de plus en plus grande.
        Le hic, c’est que tout cela va à l’encontre de nos représentations d’organisation en société et du capitalisme.
        Il faut investir sans tarder et sans intérêts financiers dans ces types d’énergies et d’organisations
        Il nous reste la moitié du pétole existant pour réaliser cet objectif.

    2. Juste, mais…

      Il faut relire Georgescu-Roegen, qui a pensé tout ceci dans les années70.

      Nous capturons de la néguentropie sur une poche d’hydrocarbures qui s’épuise, et nos prolongements « exosomatiques » sont totalement conditionnés par ce processus.

      De l’autre côté, nous déversons une entropie à la fois énergétique (chaleur) et matérielle (déchets).

      Non, l’économie n’est pas un cycle qui reviendrait à zéro pour croître toujours, c’est un processus entropique confronté à une limite physique infranchissable.

      Si une croissance est possible, il lui faut être qualitative (connaissance, intelligence) et non plus quantitative (le stupide PIB)

  22. Pensez-vous sérieusement que les peuples vont dans les temps présent adhérer à une union qui n’a d’union que celle des apparatchiks bruxellois? Croyez-vous vraiment que l’Europe fédérale est à portée de mains sinon de traité?
    Comme dirait probablement François Leclerc (si je peux me permettre) l’utopie est un horizon, on peut très bien courir vers l’utopie mais jamais l’atteindre. C’est toute la force de cette notion.
    Ainsi ce qui est utopique aujourd’hui sera peut être réalité demain mais uniquement parce que nous auront progressé vers l’utopie d’aujourd’hui.
    Les peuples d’Europe ne sont pas prêt, aucun.
    Peut être que les épreuves que nous vivons nous ferons nous rapprocher de l’utopie d’une fédération de l’Europe, peut être ou peut être pas.
    La fédération Européenne n’est pas la solution à nos soucis d’aujourd’hui quant à dire qu’elle sera celle de nos soucis de demain, pourquoi pas.

    1. La fédération Européenne n’est pas la solution à nos soucis d’aujourd’hui quant à dire qu’elle sera celle de nos soucis de demain, pourquoi pas.

      +1
      Car s’ils n’ont que des problèmes de pouvoir à résoudre (contrôlera, contrôlera pas), cela ne veut pas dire qu’une fois ceux-ci résolus cela résoudra les nôtres. C’est à dire tous les autres. Je ne fais pas la liste.

      Dans ce cas, il serait plus pertinent de notre côté de les résoudre nous-même. La question est de savoir si on a besoin de chefs au « pouvoir ». A la limite, on pourrait se manifester directement dans leur lutte de « pouvoir » pour les obliger à prendre les décisions qu’on aura prises nous-même, une par une. Se répartir les tâches en fonction de telle ou telle spécialité. Se constituer par internet. Et chacun de chaque pays, de rejoindre leurs homologues européens. Un peu ce qu’ont fait les informaticiens contre les brevets, et ce que font les syndicats de travailleurs, étendu à l’éducation, à la santé, à la recherche, aux transports, à l’énergie, au logement, à la terre et aux paysans, à l’économie, aux relations internationales, etc.. prendre le Parlement Européen d’assaut pour commencer.

      C’est très simple, il suffit de prendre un bureau et quelques permanents à Bruxelles. Chaque asso doit avoir les moyens de payer ça. Sinon, on fait la quête. C’est bien plus intelligent que de se réunir dans la rue pour rien. Les voyages en car, les tribunes, c’est plus cher et moins efficace qu’un bon site et de bonnes ml, de bons réseaux pour une force de frappe.
      Et ils ne pourront jamais nous empêcher de le faire.

    2. Parce qu’ensuite, il faudra faire vite la même chose avec les pays hors de l’UE. La solution ne peut être qu’internationale. Donc prendre l’ONU d’assaut de la même manière.

      Les obliger par exemple à créer un tribunal international pour les crimes économiques et d’environnement. La délinquance financière et environnementale sont des conséquences du système capitaliste; pas à l’origine de son dévoiement. Il faut s’attaquer aux évasions fiscales et à la corruption en premier, une fois « sortis du cadre ». Après ça, pour les dettes, on pourra faire les comptes.

  23. Il n’y aura pas de « dégel attendu de l’arrivée du pouvoir du président….. »

    On demande à Hollande de suivre l’exemple allemand, d’améliorer la compétitivité, de faire diminuer le déficit, quelque soit le coût social de cette opération – et ce coût va être considérable.
    Les Allemands font un pari hardi: pour sauver l’euro, pour donner aux marchés financiers l’impression d’une Europe forte et unie, les pays de cette zone doivent se refaire une santé financière et économique au plus vite; le problème c’est que l’un ne va pas sans l’autre, les problèmes structurels des pays en crise resteront inchangés. Lepersonnel politique fait comme l’habitude: gagner du temps, repousser des spectres sans les faire disparaître.

  24. « À cet égard, il convient de tordre le cou à une théorie fausse, poussée par les cercles ultra-libéraux »

    Si c’est J. Sapir (jeunesse stalinienne et défenseur du goulag modéré, actuellement soutien du Front De Gauche) qui est visé, alors c’est franchement intéressant. Sans doute J. Sapir fait-il de la prose sans le savoir.

    1. J. Sapir (jeunesse stalinienne et défenseur du goulag modéré, actuellement soutien du Front De Gauche)

      Quelles sont vos sources SVP ?

      1. Non erde, Sapir soutient – dans l’ordre des priorités :
        – Sapir
        – Poutine
        – Gazprom
        – Tous les eurosceptiques et/ou souverainsites de MLP à JLM.
        – Ria Novisti
        Ps : Même au Club de l’Horloge on l’aime bien le Sapir.

  25. Bonjour

    Etant d’une famille d’anciens résistants (cousins, tantes, oncle et ma propre mère qui faisait
    partie d’un réseau FTP MOI dont presque tous les membres ont été arrêtés en décembre 1942
    je n’apprécie pas tellement qu’on utilise à toutes fins le Conseil national de la Résistance. Aujourd’hui il y a encore des résistants et un survivant du CNR Robert CHAMBEIRON.
    Le programme du CNR s’intitulait LES JOURS HEUREUX. Dans les mesures à appliquer dès la libération du territoire paragraphe 5 : les réformes indispensables a) sur le plan économique : l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie…. »
    Les discussions émanant de ce site montrent bien qu’il se passe exactement le contraire aujourd’hui.
    Sur le plan social : droit au travail et droit au repos – rajustement important des salaires – garantie du pouvoir d’achat – un plan complet de sécurité sociale. Retraite pour les vieux travailleurs leur permettant de finir DIGNEMENT leurs jours…..
    Aujourd’hui on voit tous ces droits réduits à la peau de chagrin et particulièrement en Grèce…
    Quant aux députés français notamment les députés socialistes (qui en effet comme le dit un de vous ont voté les pleins pouvoirs au Maréchal PETAIN en 1940) s’ils votent le TSCG seront considérés à mes yeux comme ayant voté les pleins pouvoirs à la finance internationale et qu’à ce titre ils auront j ‘espère à répondre un jour devant le Tribunal de l’Histoire

    1. @chaponik
      « Aujourd’hui on voit tous ces droits réduits à la peau de chagrin et particulièrement en Grèce… »

      Le CNR se préoccupe de la politique grecque ?

      « qui en effet comme le dit un de vous ont voté les pleins pouvoirs au Maréchal PETAIN en 1940 »

      Pour ceux qui en douteraient, il y a eu 3 vice-présidents dans le gouvernement de Vichy : Pierre Laval (socialiste), Pierre-Étienne Flandin (libéral de droite, 56 jours en poste seulement), et François Darlan (radical-socialiste).

      1. Socialiste Laval Pignolle ? Mon pôvre Pignolle… L’a été communiste aussi, pis rad-soc, pis tout et n’importe quoi du moment qu’c’était en bonne place et surtout rentable. Lavaliste Laval, sans parti, sauf le sien ouais. Sa veste était comme son nom, palindromique, réversible quoi.
        Comment tu crois qu’on s’retrouve élu Man of the Year aux Zuhesses par le Times Magazine, Pignollo ? Ben comme de Gaulle sûrement puisqu’ils sont les deux seuls gaulois à avoir été jugés dignes de cet insigne honneur. Être hors des partis ça doit aider, en d’sus ou en d’sous après ça…

  26. y à un truc qui me gène, à quoi sert donc nos députés Européens.
    Entre deux déménagements de Strasbourg à Bruxelles, je crois que certains s’intéressent au projet (l’Europe), j’imagine qu’il y a des dossiers, des minots (avec de grands yeux ouverts) et que cela ne sert à rien entre les élections Allemandes et Françaises, ou entre des événements médiatiques Allemands ou Français.
    Quelques soient les points de centralisme (même si j’ai l’impression que tel qu’est construite l’Europe, la fin inévitable de l’Euro, soit la fin de l’Europe et donc s’intéresser à l’état soit un gain de temps), l’important c’est que la machine fonctionne.
    S’ils croient à l’Europe, faut qu’ils nous en donnent envies, qu’ils la « vendent », même s’ils ne sont pas sur d’eux.
    Demandez à un petit patron de PME qui a réussit, si après une visite à la banque ou chez un fournisseur et une belle prestation, il a pas eût l’impression ce vendre plus cher qu’il ne vaut (ça marche aussi pour les salariés sans ressource).
    Y à que les crétins qui parlent de la confiance, quand faut la créer, la maintenir, on n’est rien d’autres qu’un destin (un marathonien qui avant de partir, met en gage ces chaussures).
    Si le parlement ne veut pas prendre le pouvoir, alors qu’il ne la jamais eût, aucun peuple n’aura de raison de le lui donner.

  27. un billet pour rien. tout est dit dans le 1er paragraphe. tout et son contraire…ou Hollande a t il fait bouger les lignes? il va faire voter a la virgule pres le traité merkozy, et ou est la relance? si ce n’est ce qui etait prevu?…..tout le reste n’est que verbiage.merci toutefois aux commentaires plus interessants.

  28. Le 30 septembre 2012 à Paris avec Jean-Luc Mélenchon, le Front de Gauche, le Mouvement de Gauche (MG) et Bernard Wesphael Député régional du Mouvement de Gauche Belge.

    Ce traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance en Europe (TSCG) va durcir encore la dérive austéritaire de l’Union Européenne. Il va mettre le budget de la Belgique et indirectement des gouvernements régionaux sous l’autorité de la Troïka (Banque Centrale Européenne, Fonds Monétaire International, Commission Européenne), obligeant à l’adoption de mesures d’austérité qui aggraveront encore la récession déjà visible aujourd’hui.

    Ce n’est pas d’un nouveau traité d’austérité dont nous avons besoin, mais d’une politique qui mette l’humain au premier plan, contrecarre la dérive néo-libérale et prépare l’avenir immédiat par une relance de l’activité avec enfin des mesures pour les salaires, contre les licenciements boursiers et la catastrophe écologique.

    http://www.gauche-democrate.be/

    http://www.dailymotion.com/video/xtj0bi_le-tscg-ou-traite-europeen_news

    Portugal : l’opposition menace de rompre le consensus autour du plan d’aide.

    http://www.romandie.com/news/n/_Portugal__l_opposition_menace_de_rompre_le_consensus_autour_du_plan_d_aide29130920122234.asp

  29. [Mme Merkel] est bien placée pour le savoir, puisqu’elle dirige une union d’États (les « Länder ») fonctionnant selon ce principe qui conduit les « Länder » les plus riches (comme la Bavière) à subventionner les « Länder » en difficulté financière (comme Berlin). Ce qu’elle accepte d’appliquer à son propre pays qui est une union fédérale, elle est mal placée pour le refuser à l’étage au-dessus.

    Je partage ce point de vue dans la mesure où sinon il faudrait encourager les Catalans à séparer leurs affaires de celles de l’Espagne, un exemple parmi d’autres, mais c’est un peu plus compliqué que ça!

    Au dessus de l’Europe il y a d’autres étages et, s’il y en a une, la frontière à laquelle la solidarité que vous préconisez doit s’arrêter devrait être justifiée. La solidarité d’un pays vers un autre ne me parait justifiée que si une solidarité équivalente existe à l’intérieur de ce pays, sinon on ne fait que contribuer à y enrichir les plus riches.

    Par ailleurs si on admet le principe de la concurrence internationale sans limites il me semble inévitable de réduire dans toute l’Europe les retraites et les allocations chômage, les soins médicaux et l’enseignement jusqu’à atteindre à un niveau compatible avec cette concurrence, puisqu’ils s’opposent à la compétitivité.

    J’ai peur que l’Europe soit un cadre beaucoup trop étroit pour résoudre les problèmes qui nous sont posés, problèmes qui sont très anciens mais que nous, les occidentaux, ne voyons plus de la même manière depuis que notre situation privilégiée est menacée.

    A part ça une Europe unie (à la place des nations en guerre que suis assez âgé pour avoir connu de près) est une ambition que je partage tout à fait mais je crains que l’euro ne s’y oppose finalement plus qu’il n’y contribue.

  30. « Il y a le feu ! Il faut aller très vite, sous peine de revenir aux errements passés, de voir se reprofiler le spectre de l’éclatement de la zone euro, mettant fin à la belle idée de la construction de l’Europe. Malheureusement, force est de constater qu’il n’y a plus, même dans notre pays, le même élan et la même générosité qui ont conduit, après la Seconde Guerre Mondiale, à commencer la merveilleuse aventure européenne. »
    La peur comme aiguillon, çà me rappelle aussi certains errements. D’ailleurs, ce n’est pas la générosité qui a conduit à l’aventure (merveilleuse aventure, la belle idée…), mais l’opposition USA/URSS, l’équilibre de la terreur, la MAD.

    Pour l’effrayant spectre, je jurerais pas qu’il soit parti. Faut dire, un édifice aussi inflammable, c’était risqué.

    P.S. : vous n’êtes ni le premier ni le dernier, mais nommer europe l’union politique d’une partie des pays d’europe?

  31. J’ai oublié de dire que ma mère avait été arrêtée par les brigades spéciales (police de Vichy)
    Elle faisait partie en 1945 des 12 femmes survivantes du convoi n° 67 (Drancy) par lequel
    1100 personnes avaient été transportées jusqu’à Auschwitz Birkenau – Vous m’en voudrez donc
    pas sans doute de ne pas aimer les sénateurs et députés ayant voté les pleins pouvoirs au maréchal PETAIN
    Cordiales salutations à tous

  32. bonjour, merci pour l’article

    C’est en imposant la solidarité et la générosité

    imposer la solidarité = fermer les paradis fiscaux, ou « austératomiser » la masse, le choix est fait
    imposer la générosité : par définition, cela ne veut rien dire

    je pense comme vous, mais nous ne sommes que de petits hommes, les grands chefs n’ont pas la même réalité – chacun d’entre-nous est-il généreux, hormis avec les gens qu’il aime ou dont il a la responsabilité ? sur ce blog sans doute, c’est le 1%

    bonne nuit et à bientôt

    ah si, j’oubliais : on devrait aussi interdire la méchanceté et la cupidité, allez hop, on l’inscrit au journal officiel, et hop, la crise est terminée 🙂

  33. « Finir le job » est un titre d’article qui sonne comme une victoire promise. On y serait presque…
    Sauf qu’on peut aussi voir le verre comme plus qu’à moitié vide !
    La question primordiale est celle du coût du travail. C’est la baisse de celui-ci, toujours recherché qui est la cause principale de la grave crise capitaliste actuelle.
    Aujourd’hui on a compris que les divers remèdes appliqués ou entrevus ne donnaient rien de mieux que cataplasme sur jambe de bois ou, pire encore, risquaient d’achever le malade.
    Le mythe de la relance, en particulier, dans le système actuel, a fait long feu. Avec Thatcher et Bush (les 2) on a vu ce qu’a donné la relance par l’immobilier. « Quand le bâtiment va, tout va » disaient nos grands-parents. En Espagne aussi tout allait bien jusqu’au jour où…
    Jusqu’au jour où l’emprunteur se retrouve sans boulot et sans revenu. Ce qui est logique puisque son employeur a fait tout ce qu’il a pu pour engranger des bénéfices et donc économiser sur le coût du travail.
    Des petites questions aux Yakas : quelle magie pousseraient les capitaux à s’investir dans l’industrie plutôt que dans la spéculation ? Comment, avec quoi paierait-on les employés afin qu’ils puissent « booster » la consommation et « la croissance » puisque d’un autre côté il est « indispensable » de faire des économies sur le coût du travail?
    Les cartes de crédit et la planche à billets ?
    Bon sang mais c’est bien sûr !
    Merci Monsieur Pagé.

  34. La Grèce sera sortie après la clôture des élections américaines, à moins que (l’inattendu)… Il y a un enjeu géopolitique qui dépasse toutes les autres considérations. Le timing pour forcer l’Europe à se rattacher aux US est déjà inscrit (cf hedge found). Chaque chose en son temps !
    « Misère de la pensée économique » sera d’actualité pour résumer la politique des peuples inexistantes contre la politique omnipotente des compagnies omniprésentes, à mon avis. Dans ce modèle économique, il n’y a pas de place pour les sentiments. L’Europe est déjà sous tutelle des US (du moins, des compagnies et multinationales bien sûr et pas du peuple US). C’est le dogme libéral ! Je vous trouve naif, désolé…….Et on fait comment pour la crise systémique ? Celle liée aux produits financiers ? Encore plus de Barroso et de Draghi ?

  35. La démarche justifiant le non au traité constitutionnel européen n’était-elle pas précisément la conséquence de l’héritage culturel légué par le Conseil National de la Résistance ? Supprimer la volonté du suffrage, c’est renoncer à considérer la valeur d’un peuple.

    Une nouvelle génération a pris place. Comme en 40 l’irrévérence du combat exalte-t-elle toujours autant la vertu des idées au rang de justice ?

    Les temps changent, désormais dans tout job il y a une période décès !

  36. « L’arrivée de François Hollande sur la scène européenne a permis de débloquer la situation et d’amorcer un dégel par rapport à la politique du « tout austérité » qui la dominait »

    Ah bon ? Y en a qui croient encore ça et qui l’écrivent ?

    L’équipe a changé mais le but poursuivi reste le même. Comme l’indique le journal du capital financier les Echos : Si Hollande « aboutissait ce serait effectivement un tournant tant ces chantiers ont été annoncés notamment par la droite avant de s’enliser ». De quels chantiers s’agit-il ? Toujours selon les Echos : »Deux chantiers aussi décisifs que potentiellement explosifs: la réforme du marché du travail d’une part, le financement de la Sécurité sociale de l’autre. François Hollande a eu raison de parler de « compromis historique »  »

    Plan de rigueur de 30 milliards, accentuation de la flexibilité au travail, cotisations patronales à nouveau remplacées par une hausse de la CSG, ce n’est du « tout austérité » ça ? On n’avait rien vu de tel depuis le tournant de la rigueur de 1983. Avec Le TSCG en plus pour mieux ligoter les peuples.

    Non Merci, pas de compromis historique. Il ne faut pas « finir le Job », il faut le commencer … Que vienne la révolte salvatrice

  37. La tâche est immense.
    Mais il me semble que Jean-Pierre Pagé cerne mieux l’urgence du job qui reste à « finir »
    en dressant ici une perspective très différente de celle développée ici-même par Jacques Sapir récemment.
    Car si je résume à ma façon, Sapir exprimerait le fait qu’il faut prendre le risque d’abandonner un peu d’Europe pour mieux NOUS retrouver et la (l’Europe) retrouver ensuite. Pagé exprimerait le fait qu’il faut prendre le risque d’abandonner un peu de France pour mieux LA (toujours l’Europe) retrouver et nous retrouver ensuite. Avec en surplomb ou en balance la question du comment faire démocratique… de la nation au continent européen… sérieux défi.

    « Dans mon commencement est ma fin et dans ma fin mon commencement. »
    de Thomas Stearns Eliot

  38. Un mot à Vigneron : le véritable président du CNR reste pour moi Jean MOULIN qui a été
    trahi par qui ? On ne le saura jamais . J’ai beaucoup lu à ce sujet Il y a une chose certaine pourquoi a t on emmené René HARDY à cette réunion de Caluire il ne devait pas y assister. Il y avait beaucoup d’aigreur que de Gaulle n’ai pas choisi un haut militaire pour être à la tête du CNR
    Quant à Georges BIDAULToui c’était un homme de droite il n’était pas le seul au CNR Ce qui est important
    c’est que le programme ait été faitet approuvé par l’ensemble des membres. souvenez vous en pleine guerre et qu’il ait été appliqué dans
    les lois d’après guerre et que jusqu’à preuve du contraire l’ensemble des Français en ait bénéficier pendant longtemps…..

    1. Doit-on préciser chapeauNicks que le concept du CNR (la structure politique mélant partis, syndicats et groupe de résistants et pas juste le programme social-libéral) est une idée de Blum dont ne voulaient ni dG ni Moulin en 42 mais projet auquel ce dernier finit par adhérer au point d’en convaincre dG après le débarquement allié en Afrique du nord à la suite duquel les ricains derrière Roosevelt reconnurent Darlan et les ex chefs de l’administration pétainiste comme seuls interlocuteurs légitimes et surtout après que les socialistes eurent rendu public leur projet de Conseil de la Résistance dans le Populaire ?
      Y’avait urgence à changer de casquette pour les gaullistes.
      Par ailleurs le CNR que j’évoquais c’en est un auquel j’ai pensé immédiatement lorsque vous avez dit combien ses récupérations facile du concept de CNR – et bien sûr derrière lui de celui de Résistance – vous révulsaient. Le CNR final de Bidault c’est le CNR-OAS évidemment.
      Que ceux qui en ont plein le « là où l’dos r’semble à la lune » du CNR sur tous les airs et à tout propos lèvent un doigt – pointé bien haut please ! Moi !

      1. Allez, j’y vais moi aussi, et je choisis le doigt. Marre de la régénération spontanée des résistants. Et les collabos ? Ils sont où ? Ils se sont éteints parce qu’ils n’étaient que quatre et en plus stériles ?

      2. Je ne vous permets pas de faire des jeux de mots sur mon nom . Ma famille d’origine juive
        était laique dans son ensemble. Mais il y avait deux camps d’un coté les ouvriers fourreurs pas tous mais souvent communistes de l’autre les pelletiers pas tous mais souvent de droite.
        Ils se disputaient terriblement même lors des enterrements de frères ou de soeurs. J’en ai gardé
        toute ma vie l’horreur des dogmes d’un côté et de l’exploitation humaine de l’autre.
        Cordiales salutations tout de même je ne suis pas votre ennemie.

      3. Ok Chaponik, désolé c’était un jeu de mot gratuit qui etait dirigé contre un Nicks bien précis mais qui n’avait rien d’injurieux contre ce que j’avais pris pour votre pseudo.
        C’est donc de « Francis » et al. que l’on parle. Ok.
        Ps : mettez au moins une majuscule…
        Mes hommages.

      4. Y t-il un vigneron célinien ? Le ton est là, sans aller plus loin.
        Ben oui, ras l’bol du CNR resservi à toutes les sauces, en oubliant que son programme fut établi dans un contexte de reconstruction bien différent de celui d’une société en crise comme la notre.

      5. « le concept du CNR (la structure politique mêlant partis, syndicats et groupe de résistants et pas juste le programme social-libéral) est une idée de Blum dont ne voulaient ni dG ni Moulin en 42 »

        « après le débarquement allié en Afrique du nord […] surtout après que les socialistes eurent rendu public leur projet de Conseil de la Résistance dans le Populaire »
        Sources?

      6. Non, je ne foutais pas le bordel, je récupérais. Selon les appréciations du prof, colonel de réserve de l’armée de terre qui nous expliquait les chars bazookas fusil mitrailleur etc tout l’armement terrestre (même pas de navires, encore moins d’avions!) : « étudie avec une ardeur boudeuse ».

        So, le projet Blum, l’opposition gaullo-moulinesque et la parution du dit projet, des sources à communiquer?

      7. Tain, allez, j’suis trop bon… Fais simple et de première main : Jean Cordier Sylla. Secrétaire de Moulin. Ex maurrassien. par exemple, succinctement mais y’a ses bouquins.
        Pas terrible le flair mister Holmes…

      8. Ah, mais je m’attendais à un article du populaire 🙂
        Un peu de lecture en rab pour le week end quand même. J’avais écouté une de ses conférences publiques il y a peu. Il y en a deux trois sur le net a priori, je vais en profiter.

        Merci!

      9. « les premiers qui ont eu l’idée d’un comité, d’un conseil qui rassemble toutes les résistances c’est le parti socialiste et Léon Blum au printemps 1942. Le premier document que nous possédons est du mois de mai 1942. Leur intention est bien sûr de faire l’unité de toutes les résistances, mais c’est aussi une intention politique c’est-à-dire de préparer la Libération afin de s’opposer, comme l’a écrit Léon Blum, à toute tentation fasciste de la part des organisations de résistance. De ce fait l’organisme qu’il a présenté est constitué pour moitié de représentants des anciens partis de la IIIème République et pour moitié de Résistants des mouvements de résistance. Les Socialistes présentent ce projet à Jean Moulin le 22 juin 1942 à Toulouse. Jean Moulin le refuse, et en cela il est fidèle aux intentions du général de Gaulle et des chefs de la Résistance qui ne veulent à aucun prix du retour des paris politiques dans la Résistance. Ils estiment que les partis politiques de la IIIème République ont trahi la République et la France en remettant les pleins pouvoirs au maréchal Pétain qui a institué un régime autoritaire. »
        Moulin est bien parachuté en janvier 42 chargé d’unir les mouvements (certes sous la direction de dg), la première réunion de ceux de la zone sud ayant lieu en novembre 42, comme le débarquement allié en Afrique du nord, non?

      10. Et alors ? Tu sais pas lire en plus ? Sans l’initiative Blum et sans la lucidité subséquente de Moulin comme sa capacité à persuader le militaire à Londres y’avait pas de CNR. Point. Faut te faire les explications de texte en plus ?

      11. Ben printemps 42 pour Blum, et au plus tard fin 41 pour Moulin. Un même projet, pas le même contenu, le dg ne voulant pas des partis existant au départ.

        Moulin a dû convaincre les mouvements qui pensaient de même d’adhérer à ce CNR, la raison principale des « anti-partis » étant que les américains, en plus de pas pouvoir sentir dg, traitent avec les autorités locales (Darlan d’abord, et si le CNR/Blum réussissait, probablement avec celui ci).
        « Pas de CNR. Point. »…en tous cas pas celui là, c’est exact.

    2. jean moulin,
      quand le sud de la france résistait,
      quand le nord s’enfonçait dans la collaboration et paris servait la soupe.

      je n’comprends pas que des ministères ne soient pas déplacés à lyon.

      1. @ Méthode

        quand le sud de la france résistait,
        quand le nord s’enfonçait dans la collaboration et paris servait la soupe.

        Qu’est-ce que c’est que ces absurdités ?
        L’action des FTP dans les bassins industriels du Nord et de l’Est, vous ne connaissez pas ?

  39. Les craintes qui ont justifié le « non » au référendum sur le Traité Constitutionnel ne sont plus de mise

    Ben voyons … effectivement, elles ne sont plus de mise car il n’y aura plus jamais de référendum sur quelque sujet que ce soit concernant l’Europe 🙂

    TINA n’est pas une démocrate.

  40. a pignouf 1er
    M. LAVAL n’était plus socialiste depuis longtemps dans les années 30 C’était un prospère
    homme d’affaires propriétaire de plusieurs journaux Ses journaux( je cite procès pétain déposition de Loustanau Lacau)
    avaient pour objectif de « soulever en France un formidable mouvement de facisme qui balaierait toute la gauche. »
    Je n’aurais pas la désobligeance de vous rappeler sa phrase célèbre je souhaite la victoire de l’Alllemagne ni qu’il a été condamné à mort pour haute trahison

    1. « M. LAVAL n’était plus socialiste depuis longtemps dans les années 30 »

      Exact, on peut en dire autant de Mussolini qui a démarré sa carrière comme instituteur et élu socialiste. Mais si l’on revient au cas franco-français, il faut se demander pourquoi la gauche socialiste a fourni autant de contingents collabos (voir Un Paradoxe Français de Simon Epstein).

      1. à PIGNOUF 1ER
        Je ne suis pas là pour faire de statistiques concernant les socialistes. C’est eux qui doivent
        se regarder dans la glace pour ce qu’ils ont fait ou pas fait.
        Je vais vous dire quelque chose un ami résistant m’a dit qu’il s’était retrouvé dans les sous-sols
        du Château de Vincennes a la fin de la guerre pour faire quoi ? Des tonnes de lettres de délation
        avaient été récupérées dans les services de la Gestapo. La plupart des lettres qu’il a pu lire avaient été écrites par des personnes qui n’étant pas satisfaites de leur héritage dénonçaient leur propre frère ou soeur mieux pourvus qu’eux…. Je vous signale qu’en principe les archives de la seconde guerre sont ouvertes désormais sauf ces lettres c’est le Sénat qui a fait reculer de 10 ans l’ouverture de ces courriers…. Ne réveillez pas le chat délateur qui dort en nous….

  41. @ jducac 14 septembre 2012 à 11:20

    La difficulté dans cette affaire vient de ce que, pour un « être vivant » avoir conscience « d’être » nécessite « d’avoir » de quoi entretenir sa vie afin d’éviter de la perdre

    Lorsque j’écrivais :
    « La recherche de la satisfaction de « l’être » plus que celle de « l’avoir » est également un nouveau comportement de « consommateur » qu’il faudra adopter dans les temps à venir. » Je ne pensais pas faire abstraction de la nécessité « d’avoir ». Il faut bien évidemment penser à entretenir sa vie afin d’éviter de la perdre. C’est la pyramide de Maslow.

    Ce que je dénonçais, c’est le fait que cette nécessité ne serve plus seulement à subvenir à nos besoins vitaux (se loger, s’habiller, se nourrir, se chauffer, se laver, se soigner etc …) mais devienne une sorte d’exutoire censé répondre à nos besoins d’ordre supérieur quand les besoins vitaux ont été satisfaits, ceci pour compenser un « mal être ».

    C’est pourquoi, je suis d’accord avec Michel Lambotte quand il suggère d’ « augmenter les revenus d’une manière ou d’une autre afin de permettre au citoyen de l’investir dans une amélioration du bien être en consommant moins et de supprimer les charges financières sur toutes productions susceptibles d’aller dans cette direction »

    Il est à craindre que l’obligation de devoir, en final, s’approprier l’énergie pour survivre, nous conduise par la loi de la nécessité, à faire dévier nos comportements vers celui de nos lointaines origines bactériennes, lesquelles finiront par venir à bout de nous et de notre espèce. Notre objectif commun doit être d’en retarder l’échéance en sachant bien qu’il nous faudra consentir à des sacrifices

    Je suis moins pessimiste que vous. Sauf si l’on continue à agir comme des Shadoks.
    Il est temps de faire son deuil du sacro-saint dogme de la croissance pour le remplacer par celui de partage et de mise en commun. Il se pourrait que les maux de toute sorte (écologique, sociale …) trouvent paradoxalement leur remède dans un contexte de décroissance économique durable.

    1. Bien entendu ma phrase est chargée d’un tas d’incertitudes, elle est d’abord intuitive, ce qui est certain c’est que l’Europe a déjà perdu 10% de son approvisionnement en pétrole
      http://www.manicore.com/documentation/articles/amateurisme.html
      Comme les acquis sociaux sont de l’énergie, il est clair que la croissance est terminée, malheureusement chez les plus pauvres pour commencer car les plus riches eux, consomment plus qu’avant.
      Tout autour de moi, il y a des gens qui surconsomment et d’autres qui sont en manque et doivent galérer pour arriver à sustenter leurs besoins primaires.
      Cependant, je n’ai aucune idée de comment arriver à un tel objectif, cela pourrait devenir une réalisation pratique de « l’économie au service du bien commun ».

      Le partage, je le vois plutôt au niveau des connaissances, des réalisations que nous devront entreprendre car ,je pense, qu’il ne servirait à rien de partager le restant des ressources dans cette manière de vivre qui touche à sa fin.
      L’exemplarité peut également être partagée et stimulée car je pense que les aptitudes manuelles et intellectuellles sont largelment sous utilisées.
      http://www.thalassa.france3.fr/index-fr.php?page=archives&id=434&rep=3512
      Si on peut douter de l’utilité d’une telle réalisation, il n’y a pas de doute que dans ce cas les compétences de ce mineur ont été largement sous utilisées.
      Au sommet de la pyramide de l’exemplarité on peut épingler ceci
      http://www.youtube.com/watch?v=P2ZY4gqCzO0
      Ceci dit, tous les niveaux de pouvoir ont leur rôle à jouer et L’Europe des peuples a un rôle très important à jouer en cette matière

  42. François le français (comme l’autre d’ailleurs), n’a servi, ne sert et ne servira à rien.
    Les blogs sont devenus l’exutoire de nos ressentiments, mais à l’instar de ces hommes politiques sans pouvoirs, ils ne servent qu’à déverser un flot de conneries, tantôt libérales, tantôt sociales mais toujours stériles. Il n’y aura pas d’amélioration, pas de redressement et encore moins de miracle, parce que ceux qui décident sont ceux qui possèdent.
    Nous allons morfler et pour longtemps !

    1. Si vous pensez que « la raison du plus fort est toujours la meilleure » alors que faites vous donc sur ce blog ?
      C’est pour nous rappeler que « nous allons morfler et pour longtemps ! ». Je ne vois pas l’intérêt.
      A part celui de stimuler les angoisses et les peurs, lesquelles ne sont pas plus efficaces pour aller de l’avant que tout ce « flot de conneries, tantôt libérales, tantôt sociales mais toujours stériles ».
      Pour changer le monde, il faut bien y réfléchir un peu avant. Et ce blog est fait pour ça.
      Le pouvoir de décider ne nous appartient pas encore. Mais nous serons prêts.

  43. « Il appartient, pour une part importante, à notre pays de faire sauter ce blocage, même si cela oblige à des abandons de souveraineté et à des transferts budgétaires auxquels beaucoup rechignent. Il convient donc de mener une action pédagogique d’urgence »

    Bonne idée, abandonnons vite ce qui nous reste de souveraineté aux génies de la commission européenne et transférons nos « excédents budgétaires » aux pays qui sont encore plus déficitaires que nous, afin qu’ils puissent continuer à s’endetter. Et comme nous n’avons pas d’excédents budgétaires, mais des déficits, il suffira d’emprunter ces « excédents », n’est-ce pas ?
    Je vois là les conditions nécessaires et suffisantes à une reprise globale de la croissance de la zone euro.
    Ha ! si seulement Proserpine voulait bien écouter notre bon saint François, le grand timonier du radeau de la méduse « Europe », nous accosterions l’île de la croissance infinie en deux coups de cuillère à pot. Grâce à quelques euro-bonds bien ficelés, où les obligations allemandes seraient subtilement, et discrètement, mélangées à de la dette grecque les investisseurs rassurés se précipitant sur ce nouveau produit, ni vu ni connu, tout le monde (Grèce comprise) pourrait emprunter à un taux négatif !
    Un peu comme au bon vieux temps des subprimes…
    On sait bien depuis, que mélanger les risques dans un titre savamment calculé permet de solvabiliser ce qui ne l’est pas, et garanti en outre contre l’effondrement systémique par un surcroît de clarté et donc de confiance généralisée.

    Mais pour tout ça; « abandons de souveraineté », «  transferts budgétaires », il faudra bien évidement un grand « Plan-Comm » car les esprits obtus rechignent à accepter le nouveau gouvernement des experts techniciens (100% Goldman Sachs inside certified) que sont « nos » commissaires européens et leurs aréopages. Il faudra donc bien expliquer aux rétrogrades la supériorité des solutions de ces spécialistes par rapport à celles de nos vieillottes assemblées d’élus qui, il faut bien le dire, nous ont conduits là où nous sommes. C’est d’ailleurs en cela que réside le principal frein au progrès illimité : ces illusoires lambeaux de démocraties qui gênent encore l’application immédiate des décisions des plus compétents d’entre nous.
    Il suffira, une fois de plus, d’expliquer au bon peuple qu’il doit donner le mot de passe de sa carte bleu dans son intérêt bien compris, que la construction européenne et l’euro s’inscrivent dans le Sens de l’Histoire, et que si on ne le fait pas voter (le bon peuple) c’est juste pour éviter qu’il se trompe de réponse, comme cela s’est malheureusement déjà produit.

    On peut compter sur le consommateur, profondément informé, du vingt-et-unième siècle, il saura docilement s’adapter aux nouvelles conditions politiques du progrès, décidées par le cœur libéral de l’occident moderne. Surtout maintenant que Robin Hood est shérif à Nottingham.

    On tient là la solution pour empêcher que le malade qui se vide de son sang, fut soigné à coup de saignées, et lui éviter le pénible arrêt cardiaque qui s’en suivrait inévitablement…

    Moralité : Abandonnons l’économie aux « Dottore Balanzone », laissons le progressisme moral aux élus, et les crédits seront bien gardés.

    Je crois qu’il faut faire l’inverse de ce que vous dites :

    – Plutôt que de le « transférer »; Reprendre le pouvoir, abusivement acquis, de la commission européenne même si ça ne plaît pas à nos dirigeants, soit en redonnant ces pouvoir souverains aux nations européennes, soit par un fédéralisme européen, soit les deux simultanément selon les secteurs à mettre en commun ou à gérer séparément. Le préalable étant qu’une distinction nette soit désormais établie entre les décideurs gérant des intérêts privés et les décideurs publiques agissants pour l’intérêt général, qui doivent impérativement tous être élus par le peuple.

    – Cesser d’emprunter pour aider les pays encore plus sur-endettés que nous à s’endetter toujours plus, car ce n’est PAS une solution viable. Aidons-les plutôt, dans la mesure du possible, à sortir d’une monnaie qui les asphyxie.

    Notre système de globalisation et de création monétaire aura pour conséquence de nous (nous l’occident) amener à un niveau de vie très inférieur à ce que nous connaissons. A tort ou à raison. Cet abaissement est masqué par l’endettement des États mais la vente de ce que nous produisons ne rapporte pas de quoi acheter ce que nous ne produisons plus.

    La division mondiale du travail ? Foutaise !
    La société des services ? Foutaise !
    L’économie verte ? Foutaise !

    Alors essayons au moins de sortir de cette « chianli » de la façon la moins brutale possible.

    Au final je ne crois pas que ce soit par une lecture systématique des erreurs et de la prédation dans le système économique qu’un nouveau monde pourrait s’inventer. Mais plutôt à travers une critique radicale de la pensée libérale/libertaire que pourra émerger une nouvelle convention sociale.

  44. L’Europe est certe une belle et généreuse idée que l’on a vendue aux peuples. Mais l’Europe qui a été construite n’est pas l’Europe des peuples, c’est l’Europe du bizness.
    L’Europe que veulent les peuples c’est :
    – une Europe solidaire : Tirer les plus faibles vers le haut, et non les enfoncer.
    – une Europe qui protège : un protectionnisme économique et la coopération pour équilibrer les échanges, et non la concurrence libre et non faussée.
    – un horizon commun fédérateur ; la transition écologique et non la croissance obtenue en écrasant les autres.
    – le respect des nations : L’Europe actuelle qui contraint au fédéralisme n’est pas légitime quant aux objectifs poursuivis. Les peuples accepteront un certain fédéralisme quant la démocratie européenne sera effective et quand les objectifs de la construction seront partagés par tous les citoyens.
    Il faudrait que nos dirigeants arrêtent de faire de la comptabilité, pour faire de la politique.
    La route est encore longue et pleine d’embuches….

  45. « Il appartient, pour une part importante, à notre pays de faire sauter ce blocage, même si cela oblige à des abandons de souveraineté et à des transferts budgétaires auxquels beaucoup rechignent »
    Ben voyons et pour le remplacer par quoi???
    C’est quoi le souveraineté et de quels transfères budgétaires parlez-vous.
    Avant de parler de transfères budgétaire il serait bon de se demander comment ont créer de la richesse réelle dans notre pays et non pas de la croissance bancaire bidon qui n’a de croissance que celle des prêts accordés ignoblement à des entités personnes, régions, pays, insolvables dès la signature du contrat.
    Atterrissez Monsieur, atterrissez en France et regardez autour de vous ce qu’est devenu ce pays après trente ans d’un partage presque équitable du pouvoir entre gauche et droite dans le monde merveilleux d’un construction Européenne ahurissante, à laquelle même les expert shadoks les plus drogués à l’ultra-libéralisme ne croient plus (renseignez vous sur ce à quoi travaillent nuit et jour les banquiers en ce moment, L’euro c’est plié, c’est une question de temps et bien sûr on ne peut pas le dire ).

  46. Veuillez tous m’excuser de ne pas vous avoir répondu. J’étais absent ce WE et, pourtant, vos interventions témoignent d’une réelle réflexion et aussi d’une grande perplexité concernant la manière de sortir de l’ornière où nous sommes enlisés (là-dessus, je pense qu’il y a un accord général).
    Ce que je propose n’est pas d’entériner le corps de doctrine qui est sous-jacent au Pacte Fiscal. Je suppose que chacun aura compris que je considère ce corps doctrinal comme délétère et n’ayant aucune justification.
    Je ne crois pas non plus que l’on puisse dire que François Hollande a capitulé devant les « ultra-libéraux de Bruxelles et d’ailleurs ». Il est obligé de partir de ce qui a fait l’objet d’un accord intergouvernemental, quitte à chercher à l’infléchir par la suite.
    Et,déjà,l’on voit les prémisses d’un « dégel ». Il semble y avoir un accord de plus en plus grand sur le fait qu’il faut desserrer le carcan de l’austérité pour diminuer ses effets pervers et permettre de « gagner du temps ». C’est la première étape avant de montrer que la méthode est mauvaise et passer à autre chose au-delà du symbolique coup de chapeau à la « croissance » qui agrémente maintenant le Pacte Fiscal.
    D’accord aussi avec tous ceux qui ont écrit que l’on ne s’en tirerait pas sans une profonde modification du fonctionnement de l’économie et de la société. Il faut rebâtir sur les décombres d’un capitalisme miné par ses propres errements. Mais je pense que ce sera plus facile de le faire tous ensemble dans une Europe fédérée(au sens des Etats-Nations de Jacques Delors) que séparément.
    L’un des intervenants a fort bien décrit l’alternative : entre « abandonner un peu d’Europe en retrouvant nos souverainetés nationales et retrouver l’Europe ensuite » et « abandonner un peu de France pour mieux retrouver l’Europe et nous retrouver ensuite », je crois davantage à la seconde solution qu’à la première.

    1. @ Jean-Pierre Pagé

      Comme je le disais plus haut, j’aime bien la teneur de ce que vous avez écrit.
      C’est d’autant plus vrai pour votre addendum.

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