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83 réflexions sur « LES ÉTRANGERS QUI SONT GENTILS »

      1. Jorion est très pince sans rire, pas toujours évident de voir quand il plaisante. Mais peut-être voulait-il dire qu’aujourd’hui on pense encore bien pire…

      2. Serait-il taurin..??
        Notes, le crapaud peut être buffle, la reine est toujours trop étroite…

        Sinon, Toréro, vois-tu tes piques et sais-tu leur préjudice..??

      3. Effectivement j’aurais dû mettre un drapeau, car ma remarque était de l’ironie au second degré, en réponse à celle de l’auteur.
        😉
        Désolé pour vigneron qui semble avoir du mal avec l’ironie, quand elle dépasse le premier degré.

  1. Happy thanksgiving !

    nous avons aussi gardé cette tradition avec la famille
    avec un essai de pumpkin pie plus ou moins apprécié…quoique plutot réussi à mon goût

    merci à Picard pour contourner la difficulté de trouver une dinde en novembre en france

  2. Puis, les jours suivants, les colons en question allèrent piller les greniers des Iroquois, leur volant tout ce que ceux-ci ne leur avaient pas donné.

    Et rien n’a changé, c’est (toujours) souvent comme cela.

    Cette histoire se passait heureusement il y a très longtemps, aujourd’hui on ne pense plus comme ça.

    On ne devrait plus penser comme cela, mais malheureusement il suffit de voir les hordes de touristes embarqués à NDDL pour des lieux exotiques…Comment se comportent-ils ?

    Un témoignages édifiant : http://www.article11.info/?Clandestins-l-Odyssee-invisible#pagination_page

    « La démocratie des Blancs est le plus terrible mensonge jamais proféré. Ils ne sont pas libres de choisir, ils sont gouvernés par les choses : l’argent, le pétrole, l’atome, la télévision. » (Bolé, vieux Sénégalais)

    1. p’têt ben ,

      mais 1) notre espérance de vie est vachement élevée 2) obama est métis et rama yade aime les beaux tailleurs

      et tac le vieux cèpe sénégalais !

      1. notre espérance de vie est vachement élevée

        Super !
        Si c’est pour passer l’essentiel de notre longue vie à espérer un jour « vivre » et se rendre compte au crépuscule de sa vie qu’on a pas vécu, à quoi bon …
        S’en fiche du TINA le Bolé !…

  3. Y-a-t-il une fête « officielle ou religieuse » où il n’y a ni cadavre (sous quelques que forme que ce soit !) ou pillage?
    Noël… heu non! La nativité peut-être ?
    La chandeleur sûrement?

    Là je suis en panne d’inspiration…

    Raid

    1. Raid.neck, Ascension, pentecôte, assomption, nouvel-an, mardi gras aux Antilles, abolition de l’esclavage dans les DOM… juste pour quelques jours de fête fériés…

  4. Ça n’est pas un point sur lequel nos livres d’histoire insistent (il n’y a d’ailleurs pas lieu d’être fier de la manière dont les choses se sont passées), mais il semble clairement établi que les Européens qui débarquaient en Amérique du nord n’arrivaient le plus souvent pas à passer le premier hiver: dans certains cas une partie de la colonie survivait mais dans pas mal d’autres elles ont entièrement disparu (traverser l’Atlantique n’avait rien à voir avec ce que c’est actuellement, il était impossible d’appeler au secours.)

    Ce premier repas à base de dinde et de patates douces est bien plus qu’une anecdote: c’est vraiment grâce à l’aide des (vrais) Américains que les Européens qui débarquaient ont appris à y subsister et l’idée qu’il y sont parvenu malgré l’hostilité des occupants une simplification abusive.

  5. Très belle histoire. Ceci dit, connaissant un peu la France et la tendance médiatique et politique actuelle, j’ai peur que des esprits mal tournés la détourne au profit de certaines idées d’extrême droite, je suis certain que vous voyez ce que je veux dire…

    L’immigration est perçue dans un sens très particulier en France

    1. Les Français? 100% d’immigrés!

      Pour ma part c’est à 50% des envahisseurs Normands et à 50% des méditerranéens d’obscure origine mais encore incapables de s’exprimer en français il y a moins d’un siècle. Qu’ils le sachent ou pas, c’est forcément le cas de l’arrivée plus ou moins lointaine des ancêtres de tous les autres Français…

      Il est amusant de constater que droit du sang (les enfants héritent de la nationalité des parents) inscrit dans notre Constitution a, tout comme le droit « inviolable et sacré » de la propriété, dans chaque cas particulier une origine en contradiction avec le principe qui le fonde. Mais qui oserait reconnaître qu’il ne s’agit en fait à chaque fois que d’un rapport de force?

      Pour en revenir à l’époque que commémore les actions de grâce dont il est question, chaque fois qu’ils l’ont pu (ou du moins trés souvent) nos cousins Américains ont pris soin d’acheter aux occupants (réels ou supposés, comme on le constate dans le cas de la vente par Napoléon d’un tiers du territoire actuel des Etats Unis.) Ils ne manquent jamais de rappeler ces achats dès qu’ils en ont l’occasion mais ça fini par provoquer l’effet inverse de celui souhaité . Si on pouvait faire un bilan global de ces achats il serait intéressant de voir si c’est de la concurrence libre et non faussée ou du rapport de force qu’a dépendu le prix versé.

    2. Je ne sais pas : le message de cette histoire me paraît tout particulièrement difficile à détourner. 1) les immigrés dans cette histoire, ce sont les colons européens, 2) aussi mal tourné soit-on, comment arriverait-on à faire des Iroquois, les mauvais ?

      Ceci dit, je me méfie : quand on me dit « vous voyez ce que je veux dire », généralement, ce n’est pas le cas. Vous parlez du coup peut-être de quelque chose qui m’échappe complètement.

      1. Il veut dire que la morale de l’histoire pourrait être: « quand t’accueilles gentiment des étrangers, fais gaffe à pas te retrouver couillon comme un Iroquois ».

      2. Ok moi, sauf que l’amalgame immigré/colon (voire conquistador) me paraît quelque peu vicié, pour pas dire vicieux.

      3. Alors là j’avoue que je suis scotché et je vous admire vraiment Paul (et ce n’est pas du tout ironique). Avec un intellect aussi brillant, vous êtes incapable de la moindre mauvaise pensée…
        « Moi » a très bien saisi ce que je voulais dire… Avec les tonnes de journaux et d’articles que vous devez sans doute lire tous les jours, prenez en un au pif sur le site de n’importe quel grand quotidien en lien de près ou de loin avec l’immigration ou l’Islam et lisez les dix premiers commentaires.

        Je suis assez surpris tout de même que même en le signalant vous n’y aviez pas pensé… Peut-être est-ce moi qui suis trop sensible à cette impression (étant moi même immigré « visible », et mon cas n’est pas le pire car j’arrive à parler sans accent, mais pour beaucoup de mes amis ça se passe plus mal). Il y a des choses absolument formidables en France qui est en pointe sur beaucoup de choses et j’aime profondément ce pays. Mais de l’autre côté, je ressens quotidiennement ce « pourquoi on donne des allocs aux immigrés, ils prennent notre boulot, notre argent et amènent l’insécurité, la France tu l’aimes ou tu la quittes, etc. ».
        C’est sans doute une part assez faible de la population (je ne me permettrais jamais de généraliser de telles choses), mais pas négligeable à mon avis. Du moins, assez importante pour être perçu assez facilement par les personnes concernées.

      4. Peut-être n’avez vous pas songé à la réflexion qui m’est venue car il y a une inversion ethnique (les blancs étaient méchants dans votre histoire, là on pourrait dire que ce sont les personnes noires ou arabes pour aller vite).

        Mais avec un esprit mal tourné comme le mien, on lit très rapidement « l’immigré est méchant ». Et je ne pense pas qu’il s’agit de racisme (car dans ce cas effectivement pas de problème pour détourner votre histoire), mais de xénophobie (pas l’extrême droite à la papa qui affirme la supériorité de la race blanche, ça il n’y en a plus beaucoup je pense, mais « islamophobe » au sens ou l’entendent certaines actrices de séries policières par exemple). Mais encore une fois, je dois être parano et avoir l’esprit très mal tourné…

      5. Vous avez raison : l’idée de transposer les Blancs en Noirs dans l’histoire ne m’était pas venue à l’esprit. Si ça se trouve, c’est parce que je suis encore plus raciste que vous 🙂

      6. @vigneron: ah ben, c’est clairement pas le même rapport de forces en présence. Les colons arrivent pour mettre les Iroquois en esclavage alors que les descendants de ces colons ne se déplacent même plus et font venir les esclaves (vu que y’a plus d’Iroquois, ils ont trouvé d’autres types d’esclaves).

        Je voudrais faire remarquer:
        1) que les déplacements de populations sont toujours délicats à gérer et éveillent naturellement des réactions instinctives (ça existe chez plein d’animaux).
        2) la réaction des Iroquois était très humaine et très peu animale (mal leur en pris, ceci dit).
        3) la réaction des blancs européens fut à cette époque très animale et le plus remarquable, c’est que les blancs européens ont toujours eu ce comportement très animal (aggressivité, envie de dominer, manque de scrupules, ruse) depuis les Grecs anciens jusqu’à aujourd’hui. Génétique ou culturel? Allez savoir…

      7. Tss tss Moi, ça le fait pas mieux ton amalgame sous-jacent immigrés/déportés-esclaves africains. Ta binarité te perd.

      8. Mutatis mutandis, un salarié est un esclave et un salarié immigré est un esclave déporté. En tous cas dans mon milieu. La condition de salarié n’est (provisoirement?) meilleure que de manière très circonstancielle (suite aux progrès sociaux du XXè s. en Occident).
        Après, on peut aussi se voiler la face pour ne pas le voir (ou ne pas être du même milieu et donc ne pas le voir)…

      9. Ouais ouais c’est ça c’est ça, et comme dit l’autre, ceteris paribus sic stantibus, avec ou sans mutatis mutandis, ornée de pages roses ou pas, une magna conneribus reste une magna conneribus.

    3. « j’ai peur que des esprits mal tournés la détourne au profit de certaines idées d’extrême droite ».

      Je crains d’avoir compris : vous vous réjouissez au contraire que des esprits mal tournés (vous en l’occurrence), détournent l’histoire au profit des idées d’extrême-droite. C’est pourquoi vous venez le faire ici.

      J’espère que vous n’êtes pas trop déçu d’avoir dû mettre cartes sur table pour qu’on comprenne votre histoire, malgré le fait que « tout le monde ne parle que de ça » dans « les tonnes de journaux et d’articles que vous devez sans doute lire tous les jours ». La raison pour laquelle vous êtes obligé de vous dévoiler, c’est que – contrairement à ce que vous aimeriez – tout le monde ne lit pas la presse nauséabonde qui fait vos délices à vous. Continuez de la lire et, soyez gentil, consacrez toute votre attention à sa lecture : en venant ici, vous perdez un temps précieux !

      1. Hmm ! … François se déclare « immigré visible ». Drôle de procès. Ou quoi l’erreur est humaine et le préjugé nauséabond ?…

      2. Là, Paul, j’ai l’impression que vous vous êtes planté. Que François parle de lectures nauséabondes comme étant banales est loin de constituer un argument solide.

      3. Arf… En effet drôle de procès, j’avoue que c’est la première fois que je suis pris pour un agent de l’extrême droite, ça fait tout drôle (quoique y’a un côté James Bond sympa 😎 ). Ceci dit, je ne sais pas trop quoi dans ce que j’ai dit a provoqué cette remarque.

        J’adore votre sens de l’ironie et du second degré dans vos billets, cependant il semble qu’il disparaît mystérieusement lorsqu’il s’agit des commentaires. Je ne suis nullement déçu de « jouer cartes sur table » car je ne l’ai pas vraiment fait, mais allons-y. J’ai moi même souffert assez longuement de remarques racistes et xénophobes, ce qui a peut-être formé chez moi un réflexe d’auto défense qui anticipe la manière de penser de l’adversaire. Voilà pour ma part, il n’y a en rien une quelconque arrière pensée d’extrême droite (comme vous le dites je ne verrais pas très bien ce que je fais ici), et je n’aime pas le pathos, c’est pourquoi j’ai employé le second degré dans mon premier commentaire.

        Mon cas personnel n’est en rien important ici, le blog étant un espace de débat publique. Je hais l’extrême droite non pas seulement pour les « inconvénients » qu’elle m’apporte, ni même pour défendre les immigrés en général (je ne suis ni communautariste ni raciste envers les blancs), mais simplement parce qu’elle a la tendance très fâcheuse de profiter du travail des gens qui veulent vraiment changer les choses en bien. J’ai eu pas mal d’espoir dans la candidature de Jean-Luc Mélenchon, et au final on voit qui en a profiter (sans parler de ce qui est en train de venir…)

        Si je comprends bien votre position, il s’agit de l’ignorer, de faire comme si elle n’existait pas, ou peut-être de ne pas vous abaisser à parler d’elle (cela vous honore). Ceci dit, il me semble qu’elle existe bien, et qu’elle monte en bâtissant sur les rancœurs de la population. C’est regrettable, je ne fais que soulever la question, je voulais comprendre le mécanisme par lequel l’extrême droite arrive toujours à s’approprier le travail des autres, c’est tout.

        Je ne pense pas que lorsque vous dénoncez le fait que l’on utilise des produits dérivées de couverture pour spéculer, on vous dise « c’est vous le spéculateur, retournez à votre terminal Bloomberg ». Je n’ai jamais parlé de presse nauséabonde, je parlais des journaux d’information les plus communs, par exemple L’Express, Le Point, Le Figaro et parfois Libération (mention spéciale pour Le Monde, où il n’y a effectivement quasiment jamais de commentaire déviant).

        Et vous généralisez un tout petit peu avec le « on » quand vous dites « pour qu’on comprenne votre histoire »… Il y a eu deux commentaires à mon premier post, et « Moi » a tout de suite compris ce que je voulais dire. Encore une fois, votre volonté d’ignorer l’extrême droite vous honore sans doute (elle ne mérite peut-être pas qu’on en parle), mais cela ne l’efface pas de la carte. Mon avis était simplement que l’ignorer ne suffit peut-être pas, il faut la combattre énergiquement car elle est une des premières raisons pour lesquelles les pauvres ont du mal à s’unir et les messages honnêtes ne se font pas plus entendre.

  6. L’Allemagne doit faire des sacrifices pour la Grèce, dit le SPD
    25/11/12 à 14:34 – Reuters | 0

    BERLIN, 25 novembre (Reuters) – Le chef file du Parti social démocrate allemand (SPD), Peer Steinbrück, qui briguera la succession de la chancelière Angela Merkel lors des législatives de septembre, a averti les contribuables allemands qu’un éventuel défaut de laGrèce leur coûterait cher.

    Dans une interview au quotidien allemand Bild am Sonntag, l’ancien ministre des Finances a souligné que pour l’instant, l’Allemagne n’avait fait qu’apporter des garanties à la dette de la Grèce, mais que cela pourrait finir par coûter des milliards d’euros à la population allemande. Il a estimé que le gouvernement d’Angela Merkel devrait le faire clairement savoir.

    « Il est nécessaire de dire au peuple que la Grèce pourrait faire défaut sur ces emprunts », a déclaré Peer Steinbrück.
    « Nous, en Allemagne, devons faire des sacrifices pour aider à la cohésion de l’Europe. Nous faisons déjà partie d’une union de co-responsabilité », a-t-il ajouté.

    De nombreux Allemands, en particulier les conservateurs qui soutiennent les chrétiens démocrates(CDU) d’Angela Merkel, sont vigoureusement opposés à toute forme de collectivisation de la dette en Europe et notamment à la création d’obligations communes à la zone euro.

    Il a ajouté que « jusqu’à présent, l’Allemagne n’a pas versé un centime » pour la Grèce, mais que cela pouvait arriver.
    « Nous étions prêts à payer pour la réunification allemande – ce que tous nos voisins ont bien accueilli (..) », a-t-il dit. « Il est temps maintenant de nous poser la question: que représente l’Europe pour nous? »

    Peer Steinbrück a précisé que la Grèce ne pourrait pas retourner sur le marché des capitaux avant encore huit ans.

    « Nous allons devoir construire un pont pour cette période et cela va coûter de l’argent », a-t-il dit. (Erik Kirschbaum, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Pascal Liétout)

    1. Le fait que le conribuable allemand (et non seulement les allemands) devront payer pour la Grèce n’est plus un secret depuis longtemps; Merkel a essayée d’escamoter cette réalité. On demandera d’énormes sacrifices aux Allemands, Francais… pour maintenir le status quo de l’euro.
      Souvenez vous: la Grande Muraille de Chine a coûté chére en vie humaines, des centaines de milliers de morts pendant les travaux. Tout grande oeuvre demande des contributions 🙂

    2. @ Genetais
      Il est nécessaire de dire au peuple que la Grèce pourrait faire défaut sur ces emprunts », a déclaré Peer Steinbrück.
      « Nous, en Allemagne, devons faire des sacrifices pour aider à la cohésion de l’Europe. Nous faisons déjà partie d’une union de co-responsabilité », a-t-il ajouté.

      Peer Steinbrück ne risque guère d’être élu chancelier en tenant de tels propos. La raison en est, non pas que les allemands sont égoïstes comme on le croit naïvement en France, mais qu’ils n’ont jamais été prévenus qu’ils devraient payer pour les Grecs (et le reste de l’Europe), ni quand l’euro a été mis en place, ni quand le FESF et le MES ont été créés. Ils ont l’impression -non sans raison- d’être mis devant le fait accompli.
      Quant aux français, ils n’étaient pas hostiles à ce que l’Europe aide la Grèce tant qu’ils pensaient que cela ne leur coûterait rien et qu’en plus les allemands paieraient pour eux dans le cas où la France se retrouverait dans la même situation que la Grèce. Il y a fort à parier que l’opinion publique se retournera lorsque les français comprendront que l’aide à la Grèce a un coût et que l’Allemagne n’a pas les moyens d’aider la France.

  7. Moi qui suis étranger en Belgique , lorsque l’on me dit que je suis gentil ….çà veux souvent dire que je suis con.

    1. « Qu’on soit gentil n’est pas l’affaire,
      Quand on est con,
      On est con…

      Qu’on soit con n’a pas d’importance,
      On naît gentil,
      On est gentil… »

      1. j’ai failli les mettre les S mais dans le doute… d’ailleurs ça tiendrait qu’à moa on optimiserait le français; fini les ph on met des f partout, les g remplacés par des j, les x de pluriel terminé aussi on met des s, ect… bref mondialiser cette langue qui déjà ne nous appartient plus.

      2. c’est quoi cette histoire de S? Y en a bien un en trop ça oui.
        Abus d’aluminium? Stress post hivernal?
        Vigneron, la cuvée 2012 est prometteuse?

      3. « Indiens (qu’ils ont) négligés, méprisés, écrasés, brisés, humiliés, mais indiens (qu’on a) enlacés, chéris… », nous(x)…

    1. @ methode

      C’est quoi le message sous-jacent? Que la civilisation occidentale -pour regrouper toutes ces lignées régionalistes limite caricaturales- n’a commis ses exactions qu’en amérique?

      Repotassez donc l’histoire d’afrique -exemple non limitatif- et revenez nous faire un petit coucou si vous y trouvez quoi que ce soit vous incitant à faire un zoom-out qui vous rapprocherait d’une vision , disons plus globale, qui colle mieux à la réflexion qui occupe le blog et cette note en particulier.

      Il y a en 2012 un paquet d’iroquois en france, de plus en plus même. Si vous ouvrez bien les yeux vous les verrez. Les voir c’est la première étape avant de les enlacer et les chérir.

      1. faut pas voir les choses ainsi lazarillo. au contraire j’ai l’impression d’être dans la bonne voie de réflexion, celle d’une gauche non pas idéologique, mais humaniste; partant du principe que les hommes sont imparfaits (même les américains). pour bien accueillir les iroquois vaut mieux déjà commencer par s’aimer un tantinet soi-même, donc je ne vois pas pourquoi cela vous gène que l’on puisse mettre en avant des ‘réussites’ françaises…
        il se trouve que je connais bien l’histoire, et que thanksgiving c’est loin de l’indochine. du coup dans une optique globale je vous proposerais bien un petit défi: discuter de cette note en occultant volontairement/exprès toute mention européenne. c’est comme un exercice de style. pour l’entame: http://fr.wikipedia.org/wiki/Traite_arabe
        sans favoritisme, ni réflexe pavlovien.

        pour votre gouverne les registres bordelais et surtout nantais du commerce triangulaire étaient bien tenus, aussi rien ne vous empêche de rappeler urbi et orbi les spasmes sanglants d’un empire français montant puis déliquescent, « on est pas assez au courant ».

      2. Je crois effectivement que ce zoom-out est pertinent, et le recentrage humaniste plus dans l’esprit. J’imagine que les guillemets à « réussite » sous-entendent qu’un autre mot pourrait convenir mieux aussi?

        Pour étoffer le défi proposé: tirer les leçons des erreurs commises, toutes « civilisations » confondues même si l’occidentale porte dans l’avènement du capitalisme comme idéologie dominante une responsabilité ajoutée, et s’ occuper des iroquois contemporains mieux que par le passé.

      3. tout à fait lazarillo, en fait de mot ça serait plutôt une expression:
        « alliance stratégique de circonstance devant un ennemi en écrasante supériorité numérique »
        …considérant qu’une guerre est la continuation d’une politique par d’autres moyens. le bilan de celle en question n’est d’ailleurs pas sans rappeler des préoccupations actuelles,

        D’un point de vue économique, le bilan est catastrophique pour tous les pays, principalement pour la France et la Grande-Bretagne. La guerre totale et mondiale que se sont livrées les deux puissances a coûté extrêmement cher et a fait grimper de façon vertigineuse leur dette.
        La Grande-Bretagne, sortant victorieuse du conflit, a profité de ses colonies pour essayer de rembourser au mieux ses dettes (passées de 75 millions de livres en 1754 à 133 en 176312) par des taxes nombreuses et une bureaucratie plus efficace. Ces augmentations (comme le Stamp Act sur les timbres ou le Tea Act sur le commerce du thé) seront l’une des étincelles déclenchant la guerre d’indépendance américaine.
        La France de son côté, décida de ne pas augmenter dans un premier temps les taxes mais de financer sa dette par des emprunts. Or, avec une dette passée de 1,36 milliard de livres en 1753 à 2,35 milliards en 1764 et des revenus en nette diminution suite à la perte des colonies, les taux d’intérêts vont grimper en flèche et finir par vider les caisses. Contrainte donc de modifier sa politique, de nouvelles levées d’impôts vont être décidées par le gouvernement afin de régler au plus vite l’endettement et de rebâtir une marine en perdition ; des mesures très mal perçues par la population au point d’en faire probablement l’une des causes des futurs troubles qui mèneront à la révolution française. (wiki)

      4. Oui methode, frappant et frustrant à la fois. L’histoire est un perpétuel recommencement disait Thucydide. Sa méthode ne serait pas superflue dans le chef de ceux dont François Leclerc nous relate si bien les médiocres péripéties.

    2. la civilisation française les a enlacés et chérit.

      Pas seulement les indiens:
      Indochine,Algerie…Enlacé jusqu’a les étrangler.

      1. ça m’a bien fait sourire aussi parkman, par contre ce qui m’a chagriné c’est qu’une petite alliance circonstancielle avec des tribus néolithiques a entrainé sans préavis un tire de salve jusqu’à oran, drancy et sétif n’étaient plus bien loin. c’dramatique

  8.  » Aujourd’hui on ne pense plus comme ça »

    C’est vrai : aujourd’hui plus besoin d’être étranger pour qu’on nous vole ce qu’on n’a pas donné ..

    Ou plutôt, la notion d’ « étranger » a changé : pour nos chères têtes chauves de politiques, n’est plus étranger celui qui n’est pas né dans leur pays, mais celui qui n’est pas de leur « caste », i.e celui qui ne pense pas comme elles et n’a pas les mêmes intérêts

    Ce n’est plus la traite des noirs ou des indiens, mais la traite des pauvres et des démunis, des opposants , de tous les « hors-caste »

    Pour s’inspirer d’un titre célébre de livre , « Quand les gentils cons s’éveilleront … »

  9. Bof, un poil plus au nord, les français débarquaient là depuis presque un siécle.
    Et on n’en a pas fait toute une histoire.
    Cartier et ses copains, eux aussi ont été aidé par les indiens du coin, pris de pitié devant leur dénuement et leur manque de prévoyance pour l’hivernage.
    Je ne sais pas si ils se sont bien comportés vis à vis d’eux.

    Mais plus tard, des hommes se sont mariés avec les indiennes et ont choisi
    la culture de leurs femmes et la vie dans leurs tribus, un détail extrêmement sympathique à mes yeux, minuscule symbole de notre universalisme. Mais les vaincus ne font pas l’histoire…
    Et les temps changent: en rapport avec la « queue vénéneuse » de Paul , -« on ne pense plus comme ça »-, on pourrait bien le regretter de toutes les larmes de notre corps, en pensant aux Roms dont « nous » organisons l’ apartheid, l’apartheid plus que l’exclusion, ou au milliers d’africains morts dans des bateaux pourris, ou au milieu des déserts en tentant de rejoindre les rives de notre paradis.
    Peut-être que nos larmes ne suffiront pas à expier ce crime contre une humanité pleine d’espoirs et d’un courage inimaginable…

    Ne nous trompons pas, la question est politique, et directement en rapport avec le darwinisme social et le libéralisme, sous cet aspect,c’est tout un, qu’on nous impose à grands coups de rigueur, de baisses ciblées d’impôts et de restriction sur les budgets sociaux pour y substituer le privé, les médias servant d’entonnoir de gavage…

    1. ou au milliers d’africains morts dans des bateaux pourris, ou au milieu des déserts en tentant de rejoindre les rives de notre paradis.

      Il faudrait peut-être que quelqu’un leur dise que le paradis n’est plus ce qu’il était… D’ailleurs, l’a-t-il seulement jamais été ? On peut raisonnablement en douter vu la manière dont nous critiquons notre mode de vie (à juste titre) depuis des années…

      Peut-être que nos larmes ne suffiront pas à expier ce crime contre une humanité pleine d’espoirs et d’un courage inimaginable…

      Faudrait quand même p’têt pas se laisser embarquer dans le lyrisme, là… On pourrait croire que vous vous moquez, et c’est pas bien vu de nos jours… La pensée unique est partout, méfiez-vous…

    1. *fais*

      Juste, com’d’hab’, un creux à l’estomac. Je bouffe mes mots…
      Et là, repu, j’ai du mal à aligner les mots…
      Décidément, les tripes ont des raisons que la raison ignore.

      Vigneron, je ne retrouve plus où je t’ai posé la question de la remise en doute de la puissance absolue de la finance et que je te demandai de développer.

      A toi de jouer, camarade. Développe.

  10. Le racisme est bien encore d’actualité,chez nous et ailleurs… mais il n’apparaît pas toujours là où l’on attend ; un exemple parmi tant d’autres : la Côte d’Ivoire, où les Français sont allés démettre de ses fonctions un président (qui a pourtant été désigné avec leur accord..) pour raison de racisme, afin de le remplacer par un autre président plus mondialiste et néolibéral que le précédent … En effet, bien que l’ancien président était loin d’être un démocrate, sa démission forcée et violente ne peut pas seulement s’expliquer par une ‘lutte contre le racisme’… Que s’est-il réellement passé : pour des raisons essentiellement salariales, les propriétaires occidentaux des plantations recouraient presque exclusivement à de la main-d’œuvre étrangère (à l’immigration) et refusaient d’engager les Ivoiriens (trop chers et pas assez dociles). Inutile de dire que les Ivoiriens n’étaient pas d’accord avec cette situation et essayaient de s’opposer à ces grands propriétaires (très proches des multinationales). Le nombre d’immigrés qui travaillaient donc sur ces plantations pour un salaire de misère représentaient plus de 50% de la population : ils se sont organisés politiquement (mouvement d’opposition, rebelle), mais peu avaient la nationalité ivoirienne, et l’ancien président la leur refusait… L’occasion rêvée pour les grands propriétaires (multinationales) de remplacer l’ancien président par un des leurs (un néolibéral) tout en accusant l’ancien de racisme parce qu’il ne voulait pas accepter les voix de ceux qui n’avaient pas la nationalité…. Conséquence et résultat : même si par après, les non-Ivoiriens ont obtenu la nationalité, la politique néolibérale du nouveau président a renforcé la mainmise des propriétaires, des multinationales et de l’ancien colonisateur, et l’ex-président a été transféré au TPI pour répondre des différents crimes perpétrés durant son règne. Le véritable objectif a été atteint… On peut trouver une situation comparable dans d’autres pays, comme l’Afghanistan, etc.

  11. Une chose est sûre, ce qui a changé pour une grande partie de l’humanité, c’est la manière de concevoir et de se représenter la place qu’elle occupe sur cette planète.

    Dans A Basic Call to Consciousness, © Akwesasne Notes (1978), Mohawk Nation, Via Rooseveltown, New York. Traduction du Comité de Soutien à l’American Indian Movement, Nantes.

    Les Hau de no sau nee, ou Confédération iroquoise des Six Nations, ont existé sur cette terre depuis le commencement de la mémoire humaine. Notre culture est parmi les plus anciennes continuant à exister dans ce monde. Nous nous souvenons encore des premiers actes du comportement humain. Nous nous souvenons des instructions originelles des Créateurs de la Vie à cet endroit que nous appelons Etenoha, Mère Terre. Nous sommes les gardiens spirituels de cet endroit. Nous sommes les Ongwhehonwhe, le Peuple Réel.

    Au commencement, on nous a dit que les êtres humains qui marchent sur la terre ont été dotés de tout ce qui est nécessaire à la vie. On nous a appris à nous apporter de l’amour les uns aux autres, et à avoir un grand respect pour tous les êtres de la terre. On nous a montré que notre vie existe grâce à la vie de l’arbre, que notre bien-être dépend de la vie végétale, que nous sommes les proches parents des êtres à quatre pattes. Selon nous, la conscience spirituelle est la forme la plus achevée de la politique.

    Notre politique est un mode de vie. Nous pensons que toutes les choses vivantes sont des êtres spirituels. Les esprits peuvent s’exprimer sous forme d’énergie traduite en matière. Un brin d’herbe est une forme d’énergie exprimée en matière: la matière-herbe. L’esprit de l’herbe est cette forme invisible qui produit les espèces d’herbes et elle nous est manifestée sous la forme de l’herbe réelle.

    Toutes les choses du monde sont des choses réelles, matérielles. La création est un phénomène vrai et matériel, et elle se manifeste à nous à travers la réalité. L’univers spirituel, alors, se manifeste à l’homme sous la forme de la Création, la Création qui soutient la vie. Nous pensons que l’homme est un être réel, une partie de la Création, et que son devoir est de soutenir la vie en union avec les autres êtres. C’est pourquoi nous nous appelons Ongwhehonwhe – le Peuple Réel.

    Les instructions originelles nous recommandent, à nous qui marchons sur la terre, d’exprimer un grand respect, une grande affection et de la gratitude envers tous les esprits qui créent et soutiennent la vie. Nous saluons et exprimons notre reconnaissance aux nombreuses choses qui soutiennent notre vie: le blé, les haricots, la bouillie, les vents, le soleil. Lorsque les gens cessent de respecter et d’exprimer leur gratitude pour toutes ces choses, alors toute vie commence d’être détruite, et la vie humaine sur cette planète touche à sa fin.

    Nos racines sont profondes dans les terres où nous vivons. Nous avons grand amour pour notre pays, car le lieu de notre naissance est là. Le sol est riche des os de milliers de nos ancêtres. Chacun de nous fut créé sur ces terres, et c’est notre devoir d’en prendre grand soin, car de ces terres jailliront les futures générations des Ongwhehonwhe. Nous marchons avec un grand respect, car la terre est un lieu très sacré.

    Nous ne sommes pas un peuple qui demande ou exige quoi que ce soit des créateurs de la vie, mais au contraire, nous remercions et sommes reconnaissants de ce que toutes les forces de la vie sont en permanence en travail. Nous comprenons profondément notre relation à toutes les choses vivantes. A ce jour, les territoires qui nous restent sont remplis d’arbres, d’animaux et de tous les autres dons de la Création. En ces lieux, nous recevons encore notre nourriture de notre Mère la Terre.

    Nous avons remarqué que tous les peuples de la Terre ne montrent pas le même respect pour ce monde et les êtres qu’il porte. Le peuple indo-européen qui a colonisé nos terres, a montré très peu de respect pour les choses qui créent et soutiennent la vie. Nous pensons que ces peuples ont cessé de respecter le monde depuis longtemps. Il y a plusieurs milliers d’années, tous les peuples du monde croyaient en la même façon de vivre, celle de l’harmonie avec l’univers. Tous vivaient en accord avec la nature.

    Il y a environ 10 000 ans, des peuples parlant les langues indo-européennes vivaient dans une région connue aujourd’hui sous le nom de Steppe de Russie. A cette époque, ils étaient un peuple naturel qui vivait de la terre. Ils avaient développé l’agriculture et on dit qu’ils avaient commencé à domestiquer les animaux. On ignore s’ils furent le premier peuple au monde à domestiquer les animaux. Les nomades qui vivaient de chasse et de cueillette dans cette région ont probablement acquis des animaux chez les peuples agriculteurs, et adoptèrent alors une économie basée sur l’élevage des animaux.

    L’élevage et le parcage des animaux marquèrent une altération profonde dans la relation des humains avec les autres formes de vie. Ce fut une des vraies révolutions de l’histoire de l’humanité. Avant l’élevage, les humains dépendaient de la nature pour la reproduction du monde animal. Avec l’arrivée de l’élevage, les humains assumaient les fonctions qui avaient depuis toujours été celles des esprits des animaux. Quelque temps après cet avènement, l’histoire enregistre les premières manifestations de l’organisation sociale appelée patriarcat.

    La région comprise entre le Tigre et l’Euphrate constituait anciennement le territoire de différents peuples ayant en commun la langue sémite. Le peuple sémite fut parmi les premiers à développer les techniques d’irrigation. Ce développement conduisit à la construction des premières villes. La manifestation des eaux, autre forme de vie spirituelle, fut une nouvelle façon pour l’homme de développer une technique qui remplaçait une des fonctions de la nature.

    A l’intérieur de ces cultures, s’élabora une organisation sociale hiérarchisée. Ces anciennes civilisations engendrèrent l’impérialisme, en partie à cause de la nature même des cités. Les villes sont évidemment une concentration de population. Bien que très importantes, elles sont de telle nature qu’elles doivent importer des régions environnantes les besoins matériels nécessaires à une telle concentration. Cela signifie que le monde naturel doit être assujetti, vidé de son contenu et exploité dans l’intérêt de la cité. Pour organiser ce processus, le monde sémite développa très tôt des codes de loi. Ils développèrent également l’idée du monothéisme pour servir de modèle spirituel à leur organisation matérielle et politique.

    Une bonne partie de l’histoire ancienne raconte les combats entre les peuples indo-européens et sémites. Pendant plusieurs millénaires, les deux cultures s’affrontèrent et se mélangèrent. Au cours du second millénaire avant J.C., certains indo-européens, plus particulièrement les Grecs, adoptèrent la pratique de bâtir des cités, et ainsi commença le processus qu’ils nommèrent “civilisation”.

    Les deux cultures développèrent des techniques particulières à leur civilisation. Les Sémites inventèrent l’âtre qui permit la fabrication des poteries pour le commerce et le stockage du surplus. Ces premiers âtres devinrent des fours qui pouvaient produire une chaleur suffisante pour fondre les métaux, notamment le cuivre, l’étain et le bronze. Les indo-européens, eux, s’appliquèrent à fondre le fer.

    Rome fut l’héritière de ces deux cultures, et devint le lieu où le mélange final s’opéra. Rome est ainsi le vrai lieu de naissance du christianisme. Le processus qui est devenu la culture de l’Ouest, est historiquement et linguistiquement une culture sémite/indo-européenne, mais on l’appelle communément la tradition judéo-chrétienne.
    Le christianisme était un élément absolument essentiel au départ du développement de ce type de technologie.

    Le christianisme proclamait un Dieu unique. C’était une religion qui s’imposait en excluant toutes les autres croyances. Les peuples des forêts européennes croyaient aux esprits des forêts, de l’eau, des collines et de la terre; le christianisme attaqua ces croyances, et de ce fait, il déspiritualisa le monde européen. Les peuples chrétiens, qui possédaient un armement supérieur et un besoin d’extension, furent capables de soumettre militairement les peuples tribaux d’Europe.

    La découverte du fer conduisit au développement d’outils capables d’abattre les forêts, source de charbon de bois, pour fabriquer toujours plus d’instruments. Les nouvelles terres déboisées furent ensuite retournées grâce à la découverte de la charrue en fer, qui était, tout d’abord, tirée par des chevaux. Avec cette technique, un nombre restreint de gens pouvaient travailler beaucoup plus de terre, et tous les autres furent effectivement déplacés pour devenir des soldats ou des paysans sans terre. L’extension de ce procédé annonça l’âge féodal, et rendit possible le développement de nouvelles villes et l’accroissement du commerce. Cela signifia aussi le commencement de la fin de la forêt européenne, bien que cette destruction mit longtemps à s’accomplir.
    Le développement des cités et le développement simultané des États européens créèrent un élan d’expansion et une recherche de nouveaux marchés qui poussèrent des hommes tel que Colomb à traverser l’Atlantique. Le perfectionnement des vaisseaux à voiles et des techniques de navigation rendirent inévitable la “découverte” de l’Amérique par les Européens.

    Les Amériques offrirent aux Européens un nouveau et vaste champ d’expansion et d’exploitation matérielle. Au départ les Amériques fournirent des matières premières et même des produits finis, permettant le développement de l’économie mondiale basée sur les technologies indo-européennes. La civilisation européenne a une histoire en forme de croissance, puis de chute au moment où ses techniques atteignent leurs limites naturelles et culturelles: le monde naturel, n’étant pas infini, a toujours constitué une sorte de contradiction interne à l’expansion occidentale.

    Les Européens s’attaquèrent à chaque aspect de l’Amérique du Nord avec un zèle incomparable. Les peuples natifs furent implacablement détruits car ils étaient un élément non-assimilable aux civilisations occidentales. Les forêts fournirent des matériaux pour des bateaux plus grands, la terre intacte et fertile pour de nouvelles réserves agricoles et certaines régions furent des sources d’esclaves pour les conquérants. Quand vint la révolution industrielle au milieu du XIXe siècle, l’Amérique du Nord était déjà en tête dans le domaine du développement des techniques d’extraction.
    Dans le Nord-Est, les forêts ne furent pas rasées pour laisser la place à des terres agricoles, mais ces forêts furent détruites pour produire du charbon de bois pour les forges et la fonderie. Vers 1890, l’Ouest s’était orienté vers le charbon, combustible fossile, pour fournir l’énergie nécessaire à toutes nouvelles sortes de machines qui s’étaient développées. Durant la première moitié du XXe siècle, le pétrole remplaça le charbon comme source d’énergie.

    La culture occidentale a été atrocement “exploiteuse” et destructrice pour le monde naturel. Plus de 140 espèces d’oiseaux et d’animaux furent totalement détruites, principalement parce qu’elles étaient inutilisables aux yeux des envahisseurs. Les forêts furent nivelées, les eaux polluées et le peuple natif soumis au génocide. Les vastes troupeaux d’herbivores furent réduits à une simple poignée, le bison fut en voie d’extinction. La technologie occidentale et le peuple qui s’en réclamait, ont été dans toute l’histoire de l’humanité les forces les plus destructrices qu’on puisse imaginer. Aucun désastre naturel n’a jamais détruit autant . Même l’âge glaciaire n’a pas fait autant de victimes.

    Mais comme les forêts, le charbon et le pétrole sont aussi des ressources limitées, tandis que la seconde moitié du XXe siècle s’avançait, les Occidentaux ont commencé à chercher d’autres formes d’énergie pour donner un nouvel essort technologique. Leurs yeux se sont arrêtés sur l’énergie atomique, une forme de production d’énergie dont les sous-produits sont les substances les plus nocives que l’homme ait jamais connues.

    Aujourd’hui, l’espèce humaine est confrontée à la question de la survie même de l’espèce. Le mode de vie connu sous le nom de civilisation occidentale est sur le chemin de mort au sujet duquel sa propre culture n’a pas de réponses viables à apporter. Confrontés à la réalité de leur propre destruction, ils ne peuvent qu’aller plus loin vers une destruction plus efficace. L’apparation du plutonium sur cette planète est le signe le plus clair que notre espèce est en danger. C’est un signal que la plupart des Occidentaux ont choisi d’ignorer.

    L’air est vicié, les eaux sont empoisonnées, les arbres se meurent et les animaux disparaissent. Nous pensons que même les systèmes de climats changent. Nos anciens enseignements nous prévenaient que si l’homme interférait avec les lois naturelles, tout cela arriverait. Quand le dernier souffle du mode de vie naturel sera éteint, tout espoir de survie humaine s’en ira avec lui. Et notre mode de vie disparaît rapidement, victime du processus de destruction.

    Les autres déclarations des Hau de no sau nee expriment notre analyse de l’oppression juridique et économique. Mais notre message essentiel au monde est un appel fondamental à la prise de conscience. La destruction des cultures et des peuples natifs est le même phénomène que celui qui a détruit et détruit encore la vie sur cette planète. Les technologies et les systèmes d’organisation sociale qui ont détruit la vie animale et végétale sont aussi en train de détruire la vie des peuples naturels. Et ce processus est la civilisation occidentale.

    Nous savons qu’il y a beaucoup de personnes dans le monde qui peuvent rapidement comprendre l’intention de notre message. Mais l’expérience nous a enseigné qu’il y en a peu qui cherchent une solution pour changer réellement les choses. Mais s’il doit y avoir un avenir pour les êtres sur cette planète, nous devons commencer à chercher les voies du changement.

    Le processus de colonisation et d’impérialisme qui a affecté les Hau de no sau nee n’est qu’un microcosme du processus qui affecte le monde. Le système des réserves employé contre notre peuple est un microcosme du système d’exploitation utilisé contre le monde tout entier. Depuis le temps de Marco Polo, l’Ouest a raffiné ses méthodes qui ont mystifié les peuples de la Terre.

    La majeure partie du monde ne trouve pas ses racines dans les cultures ou traditions occidentales. La majeure partie du monde a ses racines dans le monde naturel, et c’est le monde naturel, avec ses traditions, qui doit prévaloir si nous voulons développer des sociétés réellement libres et égalitaires.

    Il est nécessaire aujourd’hui de commencer une analyse critique de l’histoire de l’Ouest, de rechercher la nature actuelle de l’enracinement des conditions d’exploitation et d’oppression que subit l’humanité. En même temps que nous commencerons à comprendre ce processus, nous devrons réinterpréter cette histoire pour le peuple du monde. C’est le peuple occidental, en fin de compte, qui est le plus opprimé et exploité. Il est écrasé par le poids des siècles de racisme, de sexisme et d’ignorance qui ont rendu les gens insensibles à la vraie nature de leur vie.

    Nous devons continuellement et soigneusement remettre en question chaque modèle, chaque programme, chaque procédé que l’Ouest essaie de nous imposer. Paulo Friere écrit dans son livre “La Pédagogie de l’Opprimé”, que c’est dans la logique de l’opprimé d’imiter son oppresseur et d’essayer de se libérer de l’oppression par des actions semblables. Nous devons apprendre à résister à ce genre de réponses à l’oppression.

    Le peuple qui vit sur cette planète a besoin de rompre avec le concept étroit de libération humaine, et doit commencer à voir que la libération doit s’étendre à l’ensemble du monde naturel. Ce dont nous avons besoin, c’est la libération de toutes les choses qui soutiennent la vie – l’air, les eaux, les arbres – toutes les choses qui soutiennent la toile sacrée de la vie.

    Nous sentons que les peuples natifs de l’hémisphère Ouest peuvent continuer à contribuer au potentiel de survie de l’espèce humaine. La majorité de nos peuples vivent encore en accord avec les traditions qui s’enracinent dans la Terre Mère. Mais les peuples natifs ont besoin d’audience sans laquelle nos voix ne pourront être entendues. Nous avons besoin de nous allier avec les autres peuples du monde afin qu’ils nous soutiennent dans notre combat pour retrouver et maintenir nos terres ancestrales et pour protéger le mode de vie que nous suivons.

    Nous savons que c’est une tâche difficile. Beaucoup d’États peuvent se sentir menacés par l’idée que représentent la protection et la libération des peuples et des cultures du monde naturel, un mouvement progressiste qui doit être intégré aux options politiques des gens qui cherchent à relever la dignité de l’homme. Mais cette position prend force et elle représente un choix nécessaire dans l’évolution de la pensée progressiste. Les peuples natifs traditionnels détiennent la clef du renversement du processus de la civilisation occidentale qui nous promet un avenir inimaginable de souffrance et de destruction.

    La spiritualité est la forme la plus haute de conscience politique. Et nous, les peuples natifs de l’hémisphère Ouest, sommes dans le monde parmi les détenteurs vivants de cette forme de conscience.

    Nous sommes là pour communiquer ce message.

    1. Je ne suis pas historien, mais il me semble que là tout se mélange un peu, non? Pour les besoins de sa démonstration, il raconte une histoire très tirées par le scalp, ce qui met à mal un peu ce qu’il avance dans les processus en oeuvre dans la formation des civilisations humaines. Si je n’étais pas en partie en accord avec le message, je l’accuserai de charlatanisme.
      Et les fourmis élèvent aussi des pucerons, est-ce une collaboration naturelle, respectant les esprits de la terre mère, ou est-ce que les fourmis y dérogent gravement?

      1. A la lecture de votre réponse, je n’ai pas vraiment compris où vous vouliez en venir.

        Je ne vois pas en quoi cette histoire est « tirée par le scalp ». C’est une lecture possible de l’histoire de l’humanité. C’est celle qu’en ont fait les descendants des Iroquois. Celle-ci me semble cohérente et juste, mais peut-être suis-je dans l’erreur ?

        Je ne suis pas certain d’avoir bien saisi l’origine de votre questionnement sur les relations entre les fourmis et les pucerons. Les fourmis, en échange du miellat, procurent aux pucerons protection contre les prédateurs et réduisent la compétition avec les autres espèces de pucerons non myrmécophiles. Ce mutualisme, fruit de l’évolution, fonctionne. Il fonctionne parce que, inscrit dans le cadre des lois naturelles, il ne déroge pas à ces lois.

  12. « Il est nécessaire aujourd’hui de commencer une analyse critique de l’histoire de l’Ouest, de rechercher la nature actuelle de l’enracinement des conditions d’exploitation et d’oppression que subit l’humanité. »

    Vouloir soumettre un continent (africain) entier en utilisant la nourriture, la religion, les divisions internes, la nationalité, la force, l’isolement, l’immigration, la finance, le néolibéralisme, la mondialisation… n’est-ce pas le pire des racismes, et les exemples ne manquent pas… Et les « Occidentaux » sont devenus experts en la matière….

  13. bonjour, merci pour l’article :

    « Appartenir à l’histoire, c’est appartenir à la haine. » disait André Malraux – l’homme est amour et haine, gentil-con ou con-cupide, et ceux qui réussissent à devenir les Maîtres développent certainement au delà de l’entendement leur côté « haine »,
    quant aux autres, ils sont soit leurs vassaux, soit leurs esclaves, des chômeurs et des artistes, des escrocs et des travailleurs au noir, les gentils ne sont pas tous cons !

    1. Thèse à développer: la teneur en « haine  » des dirigeants d’un pays est inversement proportionnelle à sa qualité démocratique.

  14. vous sentez-vous étranger dans le Morbihan (c’est une Vannes) ? En France, on fête le beaujolpif en novembre. Bon, le principal étant de ne pas finir en dindon du stuffing et de la farce 😉

    1. Karluss, tu vas rire..
      Je téléphone à une personne d’un syndicat d’initiative du Nord pour avoir un avis sur un éventuel resto dans la région de Lille.
      Lui dit que c’est destiné à inviter une partie de ma famille pour un anniversaire.
      Cette charmante dame, qui apprend que je vis en Bretagne, me sort texto : « Et vous revenez souvent en France..?? »
      Certes, pour les gens du Nord, la Bretagne est une destination de vacances tout comme un pays exotique ou une île quelconque.
      L’amusant est qu’elle a réalisé de son erreur juste à la fin de sa phrase et nous avons explosé de rire conjointement.

  15. Relativisons: en volant sans aucune vergogne les indiens , nos pieux colons d’Amérique ont fait oeuvre de génie: c’est tout simplement l’anticipation puritaine de cette bonne vieille réquisition prolétarienne!!

  16. Et si, pour quelques instants, on délaissait la Dinde et les Iroquois ? 5’59 de bonheur , c’est sur Mediapart , offert , Annick Massis , enveloppée dans un grand drapeau bleu-blanc-rouge , chante
    un extrait de « il viaggio a Reims  » de Rossini , qui s’intitule : partir ; la magie du chant pourrait-elle nous adoucir ? 5’59 (que je ne sais pas envoyer ,ici ) magnifique .

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