VUB, Chaire « Stewardship of Finance », sixième leçon, le 6 décembre 2012

National Order, International Disorder : Tax Havens, Mafias, Shadow Banking

Ma leçon consacrée aux paradis fiscaux, aux mafias, au secteur bancaire de l’ombre. (Je m’aperçois en visionnant la vidéo que j’étais affligé d’un abominable bégaiement. Cela m’arrive quelquefois quand je suis très fatigué. Je n’en suis absolument pas conscient au moment-même et… si je l’étais, je ne vois malheureusement pas ce que je pourrais faire, sinon aller dormir !)

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23 réflexions sur « VUB, Chaire « Stewardship of Finance », sixième leçon, le 6 décembre 2012 »

  1. Francophonie vs francophobie…

    A l’écoute des questions posées par vos élèves en fin de cours, je me demandais s’il n’était pas un peu saugrenu d’utiliser l’anglais entre individus partageant, peut-être, une autre langue bien plus familière… le français…
    Je me disais que chez des étudiants flamingants niveau Master… exceptée leur possible allergie au français wallonisant… il y avait peu de chance qu’ils ne comprissent point la langue de Molière au moins aussi bien que celle de Byron… voire, bien mieux…

    Avez-vous déjà eu l’occasion de vous entretenir avec chacun d’eux durant l’intercours… à la machine à café par exemple, afin de vous assurer que ça n’était pas le cas…?

    Je comprends bien que pour la direction de l’école cela pourrait vite devenir un incident diplomatique que d’imposer le français dans un de leurs cours tenu par un néerlandophone…. mais n’est-ce pas aussi le rôle des professeurs que de faire barrage aux différentes querelles de clocher qui opposent généralement les régions…?

    Mais peut-être que je me trompe… peut-être que la majorité ne comprend rien au français… peut-être qu’ils parviennent à comprendre l’intégralité des leçons que vous leur dispensez en anglais… Maybe perhaps… perchance possibly…

    En tout cas, sur votre blog… c’est morne plaine… j’espère qu’à la VUB c’est pas la même… Peut-être qu’une petite interro « flash-éclair » en début de prochaine leçon pourrait nous éclairer sur la quantité du message qui parvient à passer…

    Je dis ça, je dis rien… qui sait…? peut-être qu’un jour vous ferez cours en espagnol aux united states of america…

    J’vous ai traduit pour vous lancer le titre de la dernière leçon:
    Tax Havens, Mafias, Shadow Banking

    … ça donne: Paradis Fiscaux, Mafias, Finance de l’Ombre…
    Ce à quoi je rajoute:
    Spoliation Globalisée, Argent Sale, Empire Malveillant, Essaim de Mercenaires… et Vol Organisé… (j’ai respecté les majuscules)

    1. @ Ju

      Ce cours-ci était particulier : c’était la Saint-Nicolas, et la tradition étant semble-t-il autrement plus importante en Flandre, l’amphithéâtre était rempli à 75 % d’étudiants de l’ULB (le pendant francophone de la VUB). Les étudiants francophones parlent notoirement moins bien anglais que les étudiants néerlandophones.

      En temps normal, la proportion est inversée : 75 % de néerlandophones et le reste se partageant entre français et autres langues.

      Pour répondre à votre question, je crois qu’une bonne moitié des étudiants présents aurait beaucoup de mal à comprendre un développement de ce niveau en français.

    2. J’ajoute que les étudiants de la VUB avaient suggéré de reporter le cours en raison précisément du fait qu’ils s’étaient pratiquement tous enrôlés ce jour-là dans une chorale ou l’autre mais qu’il n’y avait pas d’autre option que de maintenir le cours si l’on voulait avoir les 15 leçons sur l’année.

      Du coup, il y avait en effet une majorité d’étudiants francophones ce jour-là. Comme leur connaissance de l’anglais est, comme le souligne Julien, bien moins bonne que celles des étudiants flamands, ils décrochent rapidement.

      Je faisais partie d’une table-ronde il y a quelques semaines où l’un des intervenants critiquait l’opinion selon laquelle « tout le monde maintenant parle l’anglais ». Ce qu’il y a à la place, disait-il, c’est que chaque langue s’est créée un sabir constitué de sa langue mais où les mots individuels ont été remplacés par des mots d’anglais : il y a ainsi du franglais, du hollanglais, etc. Il a raison et ce qu’on a pu observer lors de cette leçon du 6 décembre, c’est que le hollanglais est beaucoup plus proche que le franglais de l’anglais que je parle personnellement pour avoir vécu 23 ans dans des pays authentiquement anglophones.

      1. Merci P.Jorion… mais assurément, peut-on penser que « l’américain » soit authentique…? … qui plus est en Californie… ;o)

        Peut-être est venu le temps de créer à Bruxelles une VULB… et de professer en esperanto…

    3. L’un ou l’autre petit ajout tout personnel:

      -flamingant =/ flamand
      flamingant a un connotation politique et décrit un activiste de la cause nationaliste flamande. Exemple: De Wever est un flamingant, Arno est un flamand.

      -contrairement à la « Belgique à papa » ou le néerlandais était relégué à la sphère familiale et le français était la langue véhiculaire dans le domaine universitaire (et par conséquent chez les classes qui pouvaient se payer des études…) de nos jours, le français a une présence purement symbolique en Flandre (60% de la population belge) surtout chez ses jeunes qui ont comme deuxième langue majoritairement l’anglais. Le phénomène est symétrique en Wallonie d’ailleurs, sauf que l’anglais y est moins généralisé chez les jeunes.

      -francophonie/francophobie
      Je salue la clairvoyance et l’ouverture d’esprit de la VUB. Elle a confié la chaire à l’individu le plus apte à l’occuper sans autre souci que le pragmatisme et n’a eu aucun inconvénient à ce que les cours se donnent en anglais, occasionnellement même en français, cf l’intervention de Todd.

      Sachant que Paul Jorion aurait, dans l’absolu, pu envisager de donner le cours en néerlandais je trouve l’attitude de la VUB admirable -en Belgique par les temps qui courent- ainsi que celle de Jorion de promouvoir l’anglais dans la réalité cosmopolite du Bruxelles d’aujourd’hui.

      Je me demande aussi comment il est possible qu’aucune université francophone, y compris de France, Suisse, Québec…, n’ait eu l’initiative avant (même si je crois savoir que l’ulb collabore d’une certaine manière à la chaire). Ça c’est autrement plus grave et symptomatique, à mon sens.

      1. Flamingant? Je n’ai aucun mobile. Ce qui m’inspire, dans ce cas bien précis, c’ est la bienveillance et une certaine gratitude envers une institution ayant eu le flair et le bon sens précurseur de confier une tribune à Paul Jorion de laquelle il pourra diffuser sa vision des choses qui nous occupent avec encore plus de voix.

        Aucun mobile donc, hispanophone, habitant, dans pays trilingue, une région majoritairement francophone, travaillant dans une autre majoritairement néerlandophone, parlant l’anglais le plus gros de sa journée et entouré de gens qui ne ressentent pas le besoin de perdre leur temps à se poser ces questions.

        C’est fou ce que ça ouvre les esprits, développe l’empathie et tend des passerelles. Un peu comme cette chaire créée par la VUB et détenue par un francophone.

      2. On ne dit pas…

        « …Je n’ai aucun mobile. »

        … on dit: « J’ai un alibi… »
        (Sauf bien sûr, si l’on a perdu son portable…)

        Sinon, je ne vous accusais de rien, vous savez?… c’est pas une tare, flamingant… même si c’est vrai, qu’on les déteste tous, à tord sans doute… depuis « LES F… »: une chanson fort comique, qui leur interdisait de se souffler dans le c… , si j’ai bonne mémoire…
        Juste, je vous taquinais un chouïa… je « tendais des passerelles… »

      3. Merci pour la correction. Cependant, j’ai bien voulu exprimer « mobile », j’ai donc utilisé le mot « mobile » et non « alibi » car :

        -mobile: raison qui détermine une action
        -alibi: moyen de preuve de l’impossibilité d’être en un lieu donné à un moment donné, excuse

        Ceci étant dit, mes lacunes en français sont trop nombreuses à mon goût. Je me soigne et le temps est mon allié.

        Je ne me suis pas senti attaqué personnellement. Comme je vous expliquais je n’ai pas de «raison qui détermine mon action» (mobile) autre que celle de, modestement, éclairer votre lanterne et, en passant, saluer la VUB d’avoir fait preuve de plus d’audace que d’autres établissements pourtant plus affins sur le plan culturel –en apparence- aux travaux de Paul Jorion publiés jusque-là.

        Vous vous présentez avec une grande humilité, vous questionnant, admettant même la possibilité que vous disiez des choses non fondées sur un sujet que vous connaissez peu. Etant plus familier, juste car mon quotidien me l’impose, j’ai voulu vous renseigner tout en glissant aussi subtilement que possible qu’un minimum de tact n’était pas de trop pour aborder –pour autant qu’il soit pertinent de l’aborder sur ce blog d’ailleurs- un sujet sensible dans ces contrées.

        J’ai pensé en vous lisant aux éventuels Flamands, étudiants de Paul Jorion ou pas, qui auraient leurs habitudes sur ce blog et me suis dit que, chacun d’entre eux étant potentiellement relayeur des bonnes idées qui majoritairement y circulent, il était bon qu’ils sachent que leur présence est appréciée et utile.

        Pour ce qui est des compétences institutionnelles en matière d’usage des langues dans l’enseignement au pays de Magritte, le lien suivant offre une bonne vue d’ensemble. Si vous n’êtes pas trop hermétique au style du Chat de Philippe Geluck, ça devrait passer comme une lettre à la poste: http://www.belgium.be/fr/la_belgique/pouvoirs_publics/communautes/competences/ .

        Lecture fastidieuse je le concède, mais d’expérience, là où le bon sens et le savoir-vivre s’invitent ces textes sont aussi superflus que notre fil.

        Bonne journée.

      4. On ne dit pas…

        « … comme une lettre à la poste »

        On dit… « par le chas d’une aiguille… »

        … mais accrochez-vous, cha progresse…

  2. En tous les cas, M. Paul Jorion ne se retranche pas derrière des équations pour faire son cours comme le ferait les économistes. Est-ce que ces étudiants ont aussi des cours plus formalisés avec expressions mathématiques qui se battent en duel sur un tableau blanc afin de préserver un certain équilibre ?

    1. Cet article en anglais parle de l’incroyable difficulté à faire rembourser ses titres au porteur par le Tresor US quand on a une tres grosse somme… certes il existe des faux qui tournent courts, mais la pour la premiere fois on a DEUX procès, dont un pour 1000 milliards de $, et dont les plaignants et accusés ne sont pas n’importe qui… je vous laisse decouvrir.

      C’est l’article en francais qui le suit http://conscience-sociale.blogspot.com/2012/12/la-geoeconomie-des-bons-du-tresor-us.html qui parle de la solution trouvée par l’état américain pour ne pas rembourser ses dettes.

  3. HSBC avait provisionné 1,5 milliards de $ pour son amende à venir pour blanchiment au profit des cartels mexicains, de groupes terroristes financés par Ryad et pour business avec l’Iran. Faudra une rallonge. Ce sera 1,9 milliards rien que pour l’administration Us. C’est Tony Montana/Scarface/Capone/Pacino qui serait content. Reste à attendre la note du fisc anglais.

  4. J’ai apprécié la réflexion sur l’ambivalence, l’ambiguIté des valeurs comme terreau du développement des mafias. L’on pense par exemple à l’attitude par rapport à la drogue ou la prostitution. Le débat tourne toujours autour de la question, faut -il prohiber, faut-il s’en accommoder ? Et si oui, cette prohibition n’a-t-elle pas des effets délétères pires que le mal ? Comme le précise Paul, la prohibition de l’alcool aux US entre dans ce cas de figure.

    La spéculation est du point de vue du sens commun assez mal vue, et ce n’est que dans la « science économique » qu’elle trouve une justification rationnelle, de façon dérobée, puisqu’elle n’est pas nommée en tant que telle. Elle y est simplement présentée comme un instrument d’intermédiation.

    Et puis il y a Soros, grand spéculateur devant l’éternel qui se fait une représentation correcte du fonctionnement réel de la finance, et qui va même jusqu’à financer un think tank, New Economic Thinking où Lord Adair Turner, à King’s Collège, pointe l’inutilité sociale d’une grande partie de ses activités.

    La question qu’on peut se poser : que faudra-t-il pour que nous quittions cette ambivalence des valeurs ?
    Il me semble que nommer les choses pour ce qu’elles sont, en particulier ici la spéculation, est la condition nécessaire pour y arriver, mais qu’il manque encore une condition suffisante car nommer les choses c’est juste se faire une représentation correcte des choses, pas encore envisager un autre monde possible où le fonctionnent ou une partie de celui-ci perdrait toute valeur. Parce que la perspective de la représentation correcte des choses n’implique pas encore que l’on explicite les nouvelles structures de la vie sociale.

    Dans l’histoire de la prohibition de l’alcool aux Etats-Unis le combat se jouait sur un plan strictement moral, ou plutôt à propos d’une morale qui renvoyait au sentiment religieux déjà existant. Ce n’était pas une morale visant un dépassement de l’état existant de la société, en tant que celle-ci serait révisée dans ses fondements.
    Comme il était très bien expliqué dans le documentaire récent d’Arte consacré à la question, les bars constituaient pour les immigrants des lieux où ceux-ci pouvaient échanger des informations, et surtout où pouvait se développer une convivialité quasi inexistante ailleurs. Les interdire ne pouvait donc que déplacer le problème, conduire au développement d’une mafia.

    1. Et c’est bien pourquoi , quand je lis ( et vérifie) que la jeunesse de toutes classes se retrouve pour « aller » vers la  » débrouille, je me désespère de retrouver là le terreau de la maffia et du capitalisme qui en est une forme  » présentable » .

      Je n’ai à opposer à ça qu’une utopie réaliste qui a bien du mal à se formuler et se répandre .

      Ne faudra-t-il compter que sur le « réalisme » implacable de la dégradation vitale de la planète pour trancher « l’ambigüité » , et croire que cette violence là sera plus efficace que la violence ( relative) institutionnelle ?

    2. Pierre-Yves, L’ambiguïté ne réside t’elle pas dans le fait que l’organisation hiérarchique officielle, basée sur des valeurs morales officielles est avouable, tandis que l’organisation hiérarchique des mafias ne l’est pas ? Ces deux hiérarchies sont complémentaires, la seconde laisse une chance de grimper aux moins doués selon les normes morales de la compétition par le mérite, l’origine, les bonnes manières … L’une a besoin de l’autre, et réciproquement., l’objectif est toujours de maintenir l’organisation hiérarchique des sociétés; avec l’âge, je découvre que la position anarchiste est confortable, il suffit que je répète inlassablement la même chose. Fort heureusement , sur ce blog, je je suis pas le seul dans ce cas 😉 .

  5. Jean-Luce,

    C’est d’ailleurs très drôle, Transparency international nous arrose de « hit-parade » à propos de la corruption, c’est encore pire en Grèce qu’avant, et de même pour les pays des arabes, aux révolutions pourtant copieusement scandées sur ce thème.

    Les « affaires à la une » Takiedine, les Bouches-du-Rhône, etc. ont pour fonction de nous vacciner contre « la corruption » ordinaire ; c’est-à-dire les petits passe-droit, les ententes ; il y en a partout, dans le fonctionnement des petits marchés publics, des hôpitaux, des communes, même les maçons et les plombiers des villages se téléphonent pour se répartir les marchés et maintenir leur prix, et je ne parle, comme Alexandre Zinoiviev, pas des promotions canapé.

    Dire que les « krisis » laissent le champ libre « aux mafias », ce terme initialement technique est devenu bien trop hollywoodien, nous n’agissons seuleillégalement que pour perpétuer sa place menacée dans l’ordre hiérarchique chacun agit avec une médiocre hypocrisis pour s’en retrouver une.

    L’économie et l’économie déviante forment un tandem indissoluble, et cela n’a rien à voir avec « la nature humaine » ; laisser à chacun une chance de grimper par les hiérarchies déviantes est comme le dit la Boétie ; l’ultime astuce de la fabrique du consentement.

    D’autre plaisirs nous sont offerts, il suffit – n’est-ce pas – de les instituer.

  6. Une concentration des richesses et du patrimoine (propriété privée) entraîne à la fois une gestion du pouvoir politique (donc provenant de l’économie et de la finance) et une hausse régulière de la rente qui amplifie au fur et à mesure du temps les dégâts sociaux et écologiques.

    C’est par la rente, accumuler des profits de manière continue sans accepter (moralement et en résulats chiffrés) la moindre baisse, par des lois politiques (qui sont pourtant contraire à l’intérêt général) et juridiques (créer une conception du droit pour protéger et faire circuler le maximum d’argent dans la société vers une minorité capitaliste) sont mise en place. Lorsqu’un pouvoir développe la rente comme gestion de la société, il privilégie dans le temps, une minorité capitaliste (épargne privée) au détriment de l’intérêt général.

    Après une publicité de départ sur l’essor individuel qui se veut le slogan dans la durée. De grands groupes financiers se sont déjà former pour l’achat de nombreuses propriétés privées, pour implanter les différentes exploitations de leurs investissements dans les divers secteurs d’activités.

    La multiplication des grands groupes (à but purement financier en réalité) sur les marchés est là pour créer les conditions d’une compétition agressive qui va créer plus de rente et stabiliser le système de rente dans le temps.

    Cette compétition tire vers le bas les richesses vers les citoyens les salaires et autres rares revenus, qui ont été faible dès le début (révolution industrielle du 19ème siècle) et se poursuit, malgré des progrès sociaux nationaux, avec un écrasement des salaires (qui ne suit pas le coût de la vie, hausse des prix) et qui va vers la rente. Un alignement du public sur le privé avant absorption complète du public (services publics) favorise la rente a contrario de l’intérêt général.

    L’augmentation constante du minimum de seuil de rentabilité aboutit à une surproduction avec une destruction des écosystèmes (souvent irréversibles) et à une baisse de la répartition du salaire et des droits pour faire plus de profits. En exigeant plus de rendements même s’il y a déjà surproduction et surconsommation et des difficultés sociales et financières pour les citoyens, afin de faire plus de profits pour la rente capitaliste financière.

    La rente (l’épargne capitaliste) va encore se développer, avec les intérêts de la rente qui tombe quotidiennement, et les paradis fiscaux qui accentuent ses masses colossales d’argent. La sophistication de la finance, avec ses nombreuses possibilités de faire de l’argent (marginal à l’échelle d’une société ou humaine), non volontairement réguler à l’échelle international et accepter sans débats au niveau national (l’écrasante majorité des citoyens n’existent même pas dans ce type de processus, aussi financièrement) contribue à installer la rente et la développer, pour étendre l’influence financière sur le vivant (marchandisation).

    La notion d’écologie ne représente qu’un coût financier, il faut alors à tout prix éviter de payer. Comme pour le social.

    La rente, l’épargne privée pour une minorité capitaliste passe par un pouvoir cupide qui compte l’installer dans le temps. Ce qui par la compétition exacerbée va profiter à la rente capitaliste financière, engendre une régression (et/ou une privation) des libertés et des droits des citoyens (comme pour la Chine ou l’absence de contre-pouvoir, un exemple : de coopérative citoyenne), des dégâts sociaux, climatique et environnementaux (irréversibles), pour faire toujours plus d’argent.

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