LES VANNIERS BRETONS

W. Weindrich

Cela se passait à Brest le 4 décembre. Roger Hérisset défendait sa thèse intitulée : “Ethnologie des techniques de tressage de Bretagne : matériaux pour une nouvelle approche classificatoire de la vannerie”. Je faisais partie du jury de thèse.

Le doctorant avait eu l’occasion de me signaler le rôle crucial qu’avait joué dans sa vocation, la lecture de mon Les pêcheurs d’Houat (1983 ; 2012).

Le Professeur Willeke Wendrich, archéologue à UCLA et néerlandaise de nationalité, portait la toge que les professeurs d’université de son pays natal portent dans les grandes occasions.

Le doctorant avait invité l’ensemble des vanniers bretons, qui ont posé en compagnie de nombreux exemplaires de leur travail. L’un d’entre eux est venu m’expliquer tout le bien qu’il pensait du Blog de Paul Jorion – dont il n’ignorait aucun recoin.

Tous ensemble

La fierté

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84 réflexions sur « LES VANNIERS BRETONS »

  1. Pour moi la vannerie évoque la complexité en son sens étymologique d’entrelacement: un panier est à la fois le le simple et complexe, la structure et la fonction, ce qui participe de sa beauté. Rien à voir avec la complication qui pour moi renvoie à une certaine forme de laideur.

    1. … un peu comme une Kalashnikov…?
      Structure complexe et fonction prosaïque…
      Je comprends mieux la fascination qu’elle inspire…

      Par contre, en action, c’est tout de suite plus laid… simple et laid tout de même… Ah, que c’est compliqué de se faire un avis… Tout s’entremêle…

      1. Rien à voir. La vannerie, en plus d’être utile et complexe, est belle : c’est la beauté de l’objet alliée à la beauté du geste de l’artisan. Un panier est porteur du savoir de celui qui l’a confectionné. Mais il est aussi porteur de l’histoire et de la transmission de ce savoir. Sans oublier évidemment le talent personnel de l’artisan. Chaque panier est différent des autres et, à ma connaissance du moins, c’est un des derniers objet qui ne peut pas être fabriqué par une machine…
        Je ne connais rien à la vannerie mais j’aime les paniers et j’aime les toucher car ils établissent un lien. De main à main.

    2. Effectivement c’est très complexe, par contre, la complication n’est qu’une pelotte de laine qu’un chaton aurait entremêlé, une fois démêlé (si on a la patience d’y arriver) ce n’est qu’un bout de laine. La complexité de ce bout de laine réside dans sa réalisation…

    1. Je suis sidéré que l’on puisse présenter une thèse de doctorat sur ce type de sujet ; une thèse sur la cueillette des champignons est-elle envisageable ?

      1. Tous les sujets intéressants sont dignes d’être l’objet d’une thèse. Sans parler des Trolls purs et simples, les commentateurs de blog ineptes (en particulier les “sidérés”) méritent une explication.

      2. ” matériaux pour une nouvelle approche classificatoire de la vannerie”

        Peut-être y a-t-il un parallèle fait entre les progrès de la vannerie bretonne et les progrès de la classification mathématique des noeuds, tresses et entrelacs?

      3. Je viens de regarder sur le net. ça n’a pas l’air d’être ça!

        Résumé de la thèse

        La vannerie en Bretagne n’avait pas à ce jour fait l’objet d’un travail d’ensemble. Elle y présente des singularités techniques et une grande diversité de types. Toutes les familles de vannerie sont présentes sur la zone d’étude. Les types définis « en matériaux élastiques » (bourdaine, osier, châtaignier) sont pour la première fois décrits dans leur ensemble et mis en perspective. Lors de la recherche, un corpus de plus d’une centaine d’objets, vanneries et outils, a été réuni. Le travail met en évidence l’existence de vanneries natives dont le périmètre géographique et des hypothèses quant à leur dynamique de diffusion ont été définis. Dans le cadre de cette étude, il a été élaboré un modèle classificatoire à vocation universelle prenant en compte la relation qu’entretient le fabricant avec le matériau. Le mode d’expertise s’est appuyé sur les doubles compétences techniques et universitaires de l’auteur. Des prolégomènes permettent de faire un point épistémologique et précisent les différentes traditions classificatoires de ce domaine technique. Par ailleurs, dans une démarche interdisciplinaire, les cartographies produites peuvent contribuer à la connaissance et la délimitation d’aires culturelles. Une présentation des matériaux utilisés dans cette région est détaillée en annexe. Elle met en exergue l’importance de la bourdaine dont l’usage régresse au profit de l’osier.

      4. Perrico, vous en êtes resté aux chevaliers-paysans du lac de Paladru d’On connaît la chanson ? Sachez qu’on peut même faire une thèse sur le je-ne-sais-quoi. Pourquoi ? Je-n’en-sais-rien. Peut-être parce qu’un discours amoureux complexe s’est construit là-dessus, peut-être parce que nous sommes un assemblage de petits riens et que cela vaut parfois le coup de les observer à la loupe. Libre à vous de rester en dehors de ce monde de larves, de cirons et d’infusoires qui inspira tant savants et poètes, mais je vous plains de vivre à plat.

      5. @mes détracteurs
        Je comprends tout à fait qu’une étude sur la vannerie bretonne puisse être utile et instructive, mais je ne vois pas en quoi mon point de vue constitue du trollage. Vous êtes nombreux ici sur ce blog à rire aux éclats quand un prix nobel d’économie est attribué, récompensant des travaux conséquents et loin d’être à la portée du commun des mortels, et vous soutenez avec le plus grand des sérieux que la vannerie peut être l’objet d’une thèse de doctorat.
        Quant à mon ineptie, je produis du logiciel opensource et j’ai réussi à fédérer plusieurs personnes autour de ce sujet. Ce n’est pas si mal que ça.

      6. @Perico

        je peux comprendre votre étonnement, mais il est vrai que les gros sabots légèrement infatués avec lequel vous le formulez fait un peu tache.

        Personnellement, je n’y connais rien en vannerie. Mais, étant Breton, j’aurai toujours été friand qu’un type fasse une thèse d’anthropologie non pas sur la vannerie, mais sur les coiffes.
        Je suis certain que le type de tissage et la forme des coiffes en Bretagne correspondent à des finesses anthropologique dont j’aimerai avoir l’explication. Et ne dites pas que ce n’est pas important. Car je ne sais pas pour la vannerie, mais le nom d’une coiffe sert désormais à définir tout un pays Breton, le Bigouden.

        Cordialement.

      7. Et une thèse sur les choix des sujets de thèse…?
        Voilà qui serait intéressant…
        Les sujets qui en jettent et ceux qui font marrer…

        Par contre, confondre prix Nobel et soutenance de thèse… c’est assimiler la création artistique à la remise d’un César…. l’utilité d’un logiciel à son chiffre de vente…
        Une histoire d’amour à une passe en bordel… Le dévouement aux autres à une rosette sur son plastron
        C’est additionner des choux et des carottes…

      8. Le logiciel opensource repose essentiellement sur le bénévolat et l’apport (du plus insignifiant au plus important) de centaines de milliers d’individus. Je pense que dans le futur il sera honoré par une distinction de l’UNESCO au titre d’oeuvre intellectuelle collective plutôt que par une thèse. Ceci n’enlève bien entendu rien à la valeur de la thèse sur la vannerie, que je lirais si je la trouve publiée quelque part.

      9. Donc si je comprends bien Perrico tu travailles au bien être de l’humanité et gratuitement en plus , mazette , tu peux me donner les références de ton logiciel , j’aimerais bien participer a ce grand oeuvre .

        Ce faisant tout le monde a le droit de dire des inepties moi même je me fais souvent reprendre sur ce blog , c’est un peu vexant des fois , mais il faut savoir mettre l’humour sale de coté.

        Un breton du Nord

      10. @ Perrico

        Il existe dans le monde un nombre sub-infini de techniques, ayant évoluées parfois sur des millénaires, dans tous les domaines que vous pourrez imaginer.
        Cela constitue un patrimoine immatériel inestimable, qu’il serait bon de référencer, et donc d’étudier, bien plus que cela n’est fait actuellement. L’ONU devrait se charger de cela. Il y aurait bien des chances pour qu’un tel référencement puisse créer des liens entre les populations, bien meilleurs et plus profonds que ceux générés par la diplomatie.
        (Pour préciser mon propos, un lien vers un article de mon blog : Technodiversité http://ecodouble.farmserv.org/index.php?post/p201 )

        Je m’émerveille toujours de l’ingéniosité des Humains ; par exemple pour imaginer – ce que n’aurait pas pu faire un polytechnicien d’aujourd’hui, j’en suis certain – un “traouel” sur l’île d’Ouessant (petit bout de bois percé de deux ou trois trous, permettant d’attacher un mouton, ou deux ensembles, à un piquet, sans que la ou les longes ne s’emmêlent ni se vrillent) ; ou pour concevoir une pince à greffer, du genre de celle que vigneron m’a montrée, un jour.

        (Il y a quelques années, dans le petit musée de Pleyben, un des objets exposés n’était pas nommé ; il était le seul. C’était un traouel ! Les personnes, très âgées qui gardaient le musée ne savaient pas ce que c’était. Comme quoi, si on n’écrit pas parce qu’on n’a pas étudié une chose ou un domaine, dans notre monde actuel, qui finira bientôt et qui n’aura été que très bref en regard de la période humaine, tout se perd parce que plus rien ne se transmet. D’où l’intérêt d’étudier, de recenser et décrire le plus possible toutes les techniques, afin de les retrouver facilement ; bientôt.)

        Parfois, il m’arrive de faire un peu de vannerie, avec du châtaignier et du noisetier.
        Une fois qu’on a commencé, il est difficile de s’arrêter tant il est agréable de former le végétal.
        La technique que je mets en pratique m’a été enseignée par un paysan de l’Ariège, en 1982 (j’avais 17 ans ; précision à l’intention de Bertrand, pour l’aspect relève).
        Depuis, j’ai vu partout en France, mais aussi en Allemagne et en Espagne, des variantes à cette technique. C’est plus que passionnant et enthousiasmant de le constater ; et plus encore, sans doute, de l’étudier.

      11. @perceval78
        Je n’ai prétendu nulle part améliorer le sort de l’humanité à travers mes contributions et votre tentative d’ironie est quelque peu déplacée. Vous n’êtes malheureusement pas le seul à attaquer dès que vous voyez les mots “bénévolat” et “altruisme” au lieu d’encourager l’initiative voire en démarrer une par vos propres moyens. Il y a pourtant énormément à faire que ce soit dans l’écologie ou la formation aux prisonniers afin qu’ils se motivent à se réinsérer. Mais non, vous préférez l’ironie sur un blog.

      12. @perrico
        j’essayais simplement de te faire comprendre que tu exprimais du mépris vis a vis des vanniers
        si tu a envie d’être insensible c’est ton choix , c’est une forme d’expression face à la vie , il y en a d’autres …

      13. @perceval78 @écodouble

        Les gars, je n’ai jamais voulu offenser qui que ce soit et encore moins les vanniers eux-mêmes dont j’admets volontiers leur contribution aux arts manuels et à la transmission du patrimoine. C’est uniquement le fait de présenter une thèse de doctorat sur le sujet qui m’a surpris : j’ai un parcours en sciences dites “pures” et il est évident que de cette position je ne peux qu’être surpris par certaines choses des sciences humaines. Est-on obligé d’être d’accord sur tout pour la simple raison que nous fréquentons un même blog ?

        Quant au patrimoine et puisque vous attendez manifestement des justifications, je tiens à préciser que j’ai répondu à l’appel fait par la BNF concernant l’acquisition d’un Trésor National (le Livre d’heures de Jeanne de France en l’occurence). Quand j’avais plus de temps dans ma jeunesse, je donnais bénévolement des cours en prison afin d’apprendre à quelques volontaires incarcérés les rudiments de windows, word, excel etc. Honnêtement j’ai souvent entendu des discours qui ne sont pas suivis d’actes, l’altruisme restant pour beaucoup une théorie plus qu’une pratique. Or avec un peu de bonne volonté on peut abattre des montagnes, et bon courage à tous !

      14. Pour avoir pratiqué le macramé ( de grande surface, en points serrés),….je pense que sur ce genre d’activités , il y aurait une thèse a développer ( pourquoi pas de doctorat ….suis d’accord sur la dévaluation de ce critère par la banalisation ).
        En effet , ces activités sont contraintes dans leur possibilités de formes et structures ( en terme de diversité), par la matiere et la “façon” ….ces contraintes de la matiere ( contrainte d’origine) et de la finalité ( utilité ou esthetique) ont un interet d’étude de structures .
        Unautre interet de ces pratiques tient au fait que l’activité manuelle etant pratiquement “automatique” , elle permet la mobilisation d’ une part réduite du cerveau et autorise l’ usage du reste dudit organe pour une activité autre qui sera moins perturbée ( difficile de faire 3 trucs a la fois).

      15. @perrico
        visiblement tu ne comprends pas , le thème de cet article est : les vanniers et tu veux a tout prix nous parler de TES réalisations , c’est pas qu’on s’en fout , c’est simplement pas le thème de l’article.
        tu avais lancé un sujet interessant , tout peut il faire l’objet d’une thèse ?
        il y a avait moyen d’argumenter .
        1) mode ultraliberale : une these sur ce qui ne rapporte pas d’argent est elle valide
        2) mode djeuns : les vanniers c’est pas moderne
        3) mode je me la pète : ce n’est pas une science PURE

        bref tu es hors sujet , en examen c’est un 0 pointé , mauvais élève , on es pas sur qu’il puisse mieux faire !!

      16. oui, une thèse sur la cueillette des champignons serait tres interessante, car cette activité AUSSI fait partie de notre culture,
        allez-y Perrico, nous attendons de vous lire sur votre sujet de predilection puisque vous ne revez que de trouver des champignons dans la foret

    2. Bertrand,

      Savez-vous que Gast (Putain en Français) est assez peu recommandable sur un site aussi classieux ? A rapprocher peut-être de l’Allemand Gast qui signifie Hôte et qui a donné toute une série de mots dérivés en Français, Anglais…

      D’autre part, “ma Doue benniget” s’écrit ainsi en Breton. Et puis, cette expression est surtout utilisée par une frange de plus en plus minoritaire de bretonnants croyants et pratiquants.

      Ah ! Bécassine quand tu nous tiens.

      PS : Beniguet est un petit ilot en mer d’Iroise, à un jet de pierre du Conquet.

      1. Baragouinage, mot “collage“issu des mots Bretons Bara (Pain) et Gwin (Vin). Ce mot aurait été inventé par les soldats de l’armée d’occupation Française en Bretagne, soldats à qui les habitants proposaient un peu de bara, un peu de gwin.

        L’hospitalité légendaire des Bretons, n’est ce pas Vieille Maison ?

      2. Comme quoi les “légendes” …….la mienne situait l’ origine aux cafetiers de montparnasse , ( la gare) , a qui les Bretons déboulant a Paris demandait a manger ….. ( ma tante disait bonjour a chaque passant…. )

  2. Bonjour à tous
    @Nathalie
    Oui! Le Compagnon vannier inscrit dans son oeuvre l’ ovale de maîtrise , portée par l’étoile bâtie à mesure d’homme, que l’on retrouve dans nos cathédrales.
    Merci Paul de nous passer ceci!

    Cordialement!

    1. Dans le genre ,j’avoue avoir fait beaucoup de scoubidou en classe,mais je vous l’accorde,le plastique n’a pas la noblesse de la fibre végétale.

      1. Piotr, heureusement que je vous ai rencontré à Lille et que j’en ai déduit que rien ne vous retiendra jamais d’énoncer un mauvais calembour. Nous fêtons cette année les quarante ans de la mort de Bobby Lapointe, vos commentaires bénéficient de l’indulgence qui en découle.

      2. Hein…?… Nan?!!…. un an de Piètr calembours…, de: “je vous la corde”… ?

        Déplorable…
        … de Garenne comme de Lille… et même si être de quelque part, ça vous pose un bonhomme comme ça vous pose un lapin… (dans de La Bruyère)… de quoi en avoir les peaux ridées…

  3. Une petite info hors sujet (encore que …) :
    Quel scandale !
    Voilà ce qu’est devenu le service public passé sous les fourches caudines du capitalisme financier dont le seul but est d’enrichir toujours plus ceux-qui ont de l’argent; rentiers; actionnaires au détriment de l’intérêt général et des peuples.
    Ce système à l’agonie, qui met à mal l’économie mondiale, l’éco-système …
    La direction d’erdf évoque un dérapage local; ce qui peut-être le cas tellement les objectifs financiers peuvent rendre débiles; mais je crois plutôt qu’il s’agit d’une stratégie qui consiste à lancer un ballon d’essai sur un bout de territoire pour ensuite l’étendre à l’ensemble de celui-ci.

    Un jour la révolution …

    Couper plus

  4. Auriez-vous connaissance d’une thèse sur la production des meulières, par exemple en région parisienne, du 18éme au début de 20ème siècle, et les conditions de travail des ouvriers assurant les étapes successives, de l’extraction au montage final, en passant bien sûr par la taille.

    Comme pour les pêcheurs de Houat, les vanniers Bretons, et les millions d’acteurs de centaines de très durs métiers, il peut être salutaire de se rappeler. Quelquefois, çà peut aussi rassembler.

      1. Une tres bonne serie d’émission sur FR. Cult . / Collège de FR. …sur l’ énergie ds l’antiquité ….des tas d’info notamment sur les moulins …..et sur les meules qui passent des grandes meules aux petites individuelles …….Aussi le fait que le poids de la meule induit la sédentarité lors de la transition ceuillette améliorées / agriculture ……..beaucoup aimé aussi la transition du 4e siecle avant JC , comme semaille multiple de graminés a la semaille unique ( encore une linéarisation d’ un process complexe).

  5. C’était en 1955 dans la maison de mon grand père paternel, je le regardais travailler un panier ou une claie à tarte, ce n’était pas de l’osier mais du noisetier judicieusement choisi qu’il fendait en lamelles.
    Il savait aussi réaliser des balais avec des rameaux de bouleaux qui étaient très efficaces pour nettoyer les étables.
    Mais quand on a tout juste six ans….. mon super vieux
    http://www.ina.fr/divertissement/chansons/video/I05060882/daniel-guichard-mon-vieux.fr.html
    Il est mort 4 ans plus tard

  6. J’aime bien que le fait que le doctorant ait invité les vanniers. C’est une reconnaissance rare en milieu universitaire, je crois. J’aime bien aussi que la professeur néerlandaise ait fièrement porté sa belle toge. Et j’aime bien quand Monsieur Jorion rend hommage aux Vrais Êtres humains (les ethnologues apprécieront) qui gravitent loin, si loin, au-dessus des salles obscures du Marché.

    PS : J’ai reçu ma belle BD de Noël-euh! Ça valait la peine d’attendre!

    1. “T’as de l’osier ?”
      voudrait dire aussi, t’as du blé, de l’oseille, de l’argent.
      Comme quoi, on est vraiment pas hors sujet en parlant d’osier… Ni de “corbeille” …
      au cœur de la bourse ?…

  7. J’aime bien les artisans vanniers : la précision et la rapidité de leurs gestes ne double pas tous les 18 mois, et on ne pourra sans doute jamais spéculer sur le développement exponentiel d’une économie du tressage d’osier? Par contre de grands cerveaux vaniteux qui pensent que le vivant peut se décomposer en éléments simples et manipulables, et qu’une sorte de vannerie de haute technologie et possible , permettant à chacun de participer, en s’y implantant, aux fibres de vastes réseaux , ceux là m’effraient . Mais j’aime bien les artisans vanniers…

    1. Un panier: un corps et une âme, une matière organisée par la forme, hylémorphisme qui s’oppose au constructivisme “de grands cerveaux vaniteux”.

      1. Un panier se confectionne, il ne se construit pas.
        Confection vs construction: deux façons de voir le monde? Aristote vs Kant?

        Bon! C’est pour essayer d’échauffer Lisztfr…

  8. Probleme de civilisation:
    La vannerie remplacée par la poche en plastique inaltérable….
    Entre pollution zéro et pollution catastrophique…
    Choisir entre le débile mongolien ultralibéral qui se veut moderne, et la tradition.
    Choisir entre le connard moderniste de la Troika FMI et la sagesse…
    Je ne fais plus dans la dentelle en 2013… J’attaque!
    Il s’agit d’exterminer le virus de la peste néolibérale.

    1. excuse moi Izarn , mais si tu ne fais plus dans la dentelle , ca veut dire que tu quittes la tradition !
      si tu veux exterminer , tu n’es plus dans la sagesse …

      je te propose d’ici la fin 2012 de resoudre tes propres contradictions , pour entamer l’année en plein forme

  9. Belle initiative!
    Le faible nombre des vanniers français est un problème. C’est un savoir faire qui a tendance à disparaître, mais heureusement une formation et un diplôme existent encore.
    En tout cas bravo pour cette rencontre qui met notre métier au devant de la scène….

    1. Puisque tout l’monde vient faire sa pub, j’mets des potes osiériculteurs en palus de Garonne… 10 hectares d’osier kamême, largement de quoi s’casser l’dos sévère (pas vrai Jackie ?)… Magnifique récolte cette année.
      http://osiervalleedelagaronne.fr/index.html
      Ps : les vanniers par ici, s’appelaient (et s’appellent toujours un peu) plutôt Lafleur, des manouches quoi – non, pardon, y z’aiment pas trop, y préfèrent qu’on dise gitans.

      1. Font des hottes à vendanger aussi les bretons ?
        … Au cas où, ça peut servir aussi de hotte de Père Noël !
        Ça s’ressemble… un peu…
        Ben, vous n’avez pas demandé Vigneron ? 🙂
        C’est joli une hotte remplie, n’empêche, même pour décorer…

      2. Hola Vihneron, serions nous voisins?

        le zozier y servait et sert encore à lié la vigne,

        mais pas que

        L’oseraie du sieur Planton, et ses compos si particulières n’est plus ici

    2. j’ai appris la vannerie ces 2 dernières années, une fois par semaine, j’adorais çà…mais j’ai du arreter
      Si j’avais de l’osier ou du noisetier …en ile de france…., ou bien si je connaissais qqu’un à Paris ou vers Orsay qui sait en faire ..et qui aimerait de la compagnie et de l’aide, je serai ravie!

      je vais chercher cette thése qui m’enchante déjà

    1. d’accord pour feter l’anniversaire de G2 , mais pourquoi shengen dont l’anniversaire est le 14 juin 1985 ???

    1. Pour la théorie des noeuds il y a cette conférence que j’aime bien:
      http://www.canal-u.tv/video/universite_de_tous_les_savoirs/theorie_des_noeuds.1023

      Pour la théorie des tresses et entrelacs j’aime beaucoup “A quoi sert l’infini en mathématiques?” de Patrick Dehornoy, dispo en pdf sur le net, qui lie le problème philosophique fondamental “Connais-toi toi-même” avec la théorie des tresses via la théorie des ensembles et les grands cardinaux. Je trouve ça superbe!

      On commence à utiliser ces théories dans la classification des systèmes dynamiques: c’est naturel quand il y a de la récurrence… On trouve un exposé simple de Pierre Dehornoy (les chiens ne font pas des chats!) à ce sujet: http://www.dailymotion.com/video/xgdaxc_innovaxiom-conference-mathematiques-innovantes-2010-dehornoy_tech#.UNxTvRXa12M

    2. Etonnant que l’on ait pas encore cité dans cette chronique, Lacan, dont le noeud borroméen a été au centre de son enseignement, à ce qu’il paraît.
      Moi, je trouve ça passionnant ces histoires de cordes et d’anneaux qui s’entrelacent…
      Comme quoi parfois, partant d’une chose simple, à priori et que l’on a sous les yeux, on peut retracer tout un univers… Vive les vanniers bretons !

      1. Je pense que PJ avait le noeud borroméen en vue lorsqu’il a suivi les cours de G.T. Guilbaud. Peut-être nous en dira-t-il un mot?

        Nb: ciel! je (basic) me suis métamorphosé en Guilbaud! J’y comprends que couic!

  10. Félicitations à Roger Hérisset!
    À noter également la “brillantissime” thèse littéraire et psychanalytique d’un certain Yves Marie Bouillon soutenue dans cette même singulière et bonne ville de Brest et dans les mêmes locaux (à l’U.B.O, donc), quelques jours plus tard, intitulée: « Poètes durant la guerre : une étude des motifs psychiques dans la langue des soldats, la jeune parque de Valéry, calligrammes d’Apollinaire ».
    Perrico, vous ne vous rendez manifestement (du moins je l’espère) pas compte du mal que vous pouvez faire avec vos remarques implacablement sèches dans le coeur de thésards qui consacrent toute leur énergie dans des travaux de recherches qui relèvent bien plus de l’intérêt général que de l’utilitarisme plat. Cela fait d’autant plus mal que c’est désormais votre point de vue stérilisant qui mène la danse au sein même du ministère de la recherche et de l’enseignement supérieur (surtout depuis le passage de Pécresse), et, par contagion qui irradie de ses obscures lumières et par concaténation tout l’univers universitaire (cf. les thèses de lettres et sciences humaines qui doivent désormais être menées obligatoirement en trois ans…).
    Un grand bravo donc à ceux, qui contrairement à moi (thèse non achevée sur le braconnage dans la Lagune de Venise, à Brest encore) ont su tenir le cap contre vents et marées et atteindre bon port! Chapeau bas!

    1. @ RK

      Aller ! Faut pardonner à Perrico, parce qu’on peut imaginer qu’il est jeune.

      Par contre, ce que font les abrutis de tous bords qui nous gouvernent, ça, on doit pas pardonner.

  11. Sur la photo , on ne voit pas de panier à fraises …pourtant , les fraises de Plougastel ? un panier à fraises est tout en longueur et extra-plat ; le fond est garni de frisons pour que les fraises soient protégées ,et il n’y a qu’une seule rangée de fraises . On cueillait les fraises et on n’y touchait plus , avant de les vendre ….ou de les manger . Evidemment , elles sont maintenant empilées dans des barquettes en plastique et transpirent tout leur saoul sous le film qui les emballe ; triste destinée ..je lirai la thèse ,elle me semble très goûteuse ,en cette fin d’année très pluvieuse .
    PS la fraise est goùteuse ,lorsqu’elle pousse sur du sable et non sur plastique dur humidifié par des rigoles d’engrais .
    PS je suis très amateur de paniers ,cela va sans dire !

  12. Apparemment un certain Bernard A, loue un bateau pour 500 000 e juste pour se déplacer de sa villa à la plage (vers St tropez) … quant au vin c’est Yquem, et/ou Roderer (champagne), entre 300 et 500 e la bouteille… c’est réjouissant, au moins l’argent n’est pas perdu pour tout le monde. Un bijoutier suisse, dont le nom commence par B, idem. il y en a des tonnes, vers St Barth dans les caraibes… des bateaux de 150 m, illuminés comme des palaces.

  13. C’est formidable cette initiative peu courante.

    Léguer aux générations qui suivent les méthodes de notre artisanat s’apparente un peu au compagnonnage.

    Les paniers que l’on voit sur la photo sont beaux, tout simplement.
    Or il se trouve que c’est un produit qui est apprécié tant par les jeunes que les moins jeunes et qui s’arrachent sur les marchés.

    J’aimerais trouver près de chez moi ces beaux paniers qui feraient bien des heureux.

    1. @ edith

      Et si vous appreniez à faire des paniers !?
      Très certainement, pas loin de chez vous, vous pouvez trouver une asso qui offre d’apprendre à en faire. Un ami des environs de Rennes a appris ainsi.

      1. @ecodouble

        Ca n’est pas l’envie qui m’en manque, c’est le temps.

        J’ai adopté un mode de vie très particulier, qui consiste à balancer les mobiliers en bois compressé rempli de colle qui ont envahi nos maisons, par des meubles anciens (y compris dans la cuisine) que je restaure.

        Ca prend énormément de temps.
        Ma dernière acquisition une immense armoire Bressane en noyer blond fin 18ème, 120 euros dans une vente aux enchères courante qui aujourd’hui remplace avantageusement des éléments de cuisine intégrée.

        Et puis pourquoi ne profiterions nous pas du savoir faire des Bretons sur les bords de la méditerranée 🙂 ?

      2. @ edith

        La récup, il n’y pas mieux, surtout si on restaure une vieille bâtisse. Mais c’est sûr que cela prend du temps.
        Perso, avec de nombreuses années de pratique, pour faire un truc solide et beau, je n’arrive pas à faire moins que 4 fois le temps que cela me prendrait en faisant avec des matériaux neufs. Et je ne parle même pas du temps nécessaire, avant les travaux, pour réfléchir aux solutions d’assemblages et de constructions.

        120 euros pour une armoire en noyer XVIII ème ! Merde ! On à perdu le sens des valeurs ! On préfère Okéo et Canfirami ! On est fous ! On sniffe trop de colle !
        Dans le temps, une telle armoire valait au moins 10 ou15 000 francs, et il fallait tout restaurer.
        Votre cuisine doit être belle.

        Sur “mare vostrum”, il fait très chaud et ça fait sécher les fibres végétales trop vite alors que pour le tressage, mieux vaut du temps humide. Les bruines du Finistère, en provenance directe d’oceanum bigoudinum trouvent ainsi toute leur utilité : elles gardent la souplesse des lanières à tresser.

        PS : Je ne savais pas que la Bresse donnait sur la Méditerranée. Cela doit être un effet de la mondialisation.

      3. @ecodouble

        En fait, je profitais de notre conversation pour alerter ceux qui tiennent au savoir faire du passé.

        Il y a en ce moment des meubles très anciens et magnifiques qui partent pour une bouchée de pain dans les salles de vente (quand ils ne sont pas purement et simplement jetés si ils ne trouvent pas preneur).

        La crise est là pour tous le monde, et les brocanteurs ont du mal à écouler leurs stocks.
        Etant donné qu’ils sont les principaux acheteurs des ventes dites “courantes”, il y a de quoi faire pour qui souhaite se “déconditionner” des années sciure de bois, colle et m..de en tout genre.

        D’après l’un d’eux avec qui j’ai discuté, les prix de ces meubles (régionaux et non signés) ont chuté de 50 à 70 %.

        Pour un amateur qui a du temps, il est possible de les adapter pour des petits appartements, bref, ce n’est pas le sujet, mais ça a un rapport avec le savoir faire, le respect du travail etc.
        … que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître.

    2. @Edith :
      ////

      J’aimerais trouver près de chez moi ces beaux paniers qui feraient bien des heureux. ////

      Pas de gitans par chez vous ?
      perso , je leur achète un panier tous les mois .

      1. Moins que du côté de Montpellier etc.
        Chez nous, ce sont des revendeurs sur le marché et les boutiques touristiques qui les vendent.
        Je ne connais pas la provenance.

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