La voiture automobile. Bien vu mais… (II), par Jean-Paul Vignal

Billet invité. À propos de La voiture automobile, par Jacques Seignan.

La suppression de la voiture individuelle est possible mais en ville seulement. La seule période de ma vie de conducteur pendant laquelle je n’ai pas eu de voiture et n’avais aucun besoin objectif d’en avoir une était pendant mon séjour à New York.

Mais il y a un siècle, chaque ferme avait au moins un animal de trait et une carriole. Si l’économie durable entraîne comme c’est probable une occupation plus dense de l’ensemble des surfaces disponibles, – ce qui serait logique car l’énergie solaire, source de toutes les énergies renouvelables « de surface » à l’avantage d’être répartie -, on ne pourra pas éviter que chacun dispose en permanence d’un véhicule. Je pense qu’il faut donc travailler sur le véhicule individuel plus que sur son remplacement par des moyens de transport en commun, bien que les deux ne soient pas exclusifs l’un de l’autre et puissent même dans certains cas être complémentaires.

J’ai un peu réfléchi au concept de mobilité durable, et la note que j’avais écrite sur ce sujet en son temps (2006) : Évaluation de la faisabilité d’un modèle d’industrie automobile durable a été publiée hier sur le blog. L’idée générale est de faire une voiture légère, dotée d’un moteur qui restitue sous forme mécanique plus de 50% de l’énergie qu’il consomme, et dont les parties vitales (châssis et suspension) seraient conçues pour durer au moins 10 fois plus longtemps que les modèles actuels et faciles à recycler en fin de vie. Tous les autres composants, y compris la carrosserie, seraient facilement remplaçables, si possible localement, et le moteur pourrait être utilisé aussi bien pour mouvoir la voiture que, – quand elle serait à l’arrêt -, pour produire de l’électricité qui pourrait être utilisée soit sur place, pour alimenter des habitations ou des immeubles commerciaux, soit envoyée sur le réseau.

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