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27 réflexions sur « Les propositions de Paul Jorion et Bruno Colmant dans « Penser l’économie autrement » (II) Que penser du « modèle allemand » ? »

  1. On a les poussés dans une monnaie unique qui ne leur convient pas, et on leur demande aujourd’hui de modifier leurs attributs commerciaux parce que cette monnaie ne convient plus aux autres pays. C’est tout de même un singulier paradoxe

    Je pense que le paradoxe se résoud par le fait que le On de la première partie de la phrase n’est pas le On de la seconde partie…

      1. Les Allemands n’ont-ils pas ratifié les traités successifs (Maastricht, Nice, Lisbonne) ?

        Si On les a poussés (comme « On » a poussé les Français qui avaient dit non à la constitution européenne après avoir dit oui à Maastricht dans des référendum interdit par la constitution Allemande), ce sont leurs dirigeants, les « On » de la première partie de la phrase.

        Le « On » de la seconde partie me semblent être les penseurs d’une alternative à TINA. Il ne s’agit donc pas du même On, ce qui résout AMHA le paradoxe évoqué par B. Colmant.

  2. Que l’on explique pour la construction de l’Euro la position des uns et des autres par leur Histoire est une chose, c’était hier, nous sommes à aujourd’hui et il faut avancer. Mais nous sommes dans un chemin, certes caillouteux nous avançons avec difficultés et peut être qu’un peu plus loin ce sera une impasse? C’est quand même un chemin en exploration ?

    Si nous voyons les inconvénients de notre plan A au fur et à mesure de notre progression, qu’avons nous entrepris comme travail pour imaginer le passage et le fonctionnement du plan B, de la monnaie Unique à la monnaie Commune ? Rien que je sache.

    Est-ce parce que souvent il y a la tentation d’un plan B moins difficile que beaucoup ne pourraient plus faire beaucoup d’efforts pour avancer sur le plan A ?

  3. Je me risque à faire un pas de côté.
    Je pense que d’une manière générale nous sommes résignés à accepter le primat de l’économie sur nos vies. Si je peux convenir que je doive produire et consommer, cela ne me réduit pas à n’être qu’un homo oeconomicus, rationnel. J’ai le désir d’emplir ma vie et donc je peux avec l’aide de la société des autres hommes dans laquelle je vis, en consacrer une part à me former pour changer d’emploi, mais aussi à me cultiver de diverses manières, à apprendre la musique, l’écriture, le travail manuel etc… . Je peux aussi songer à devenir un créateur. Ces deux derniers piliers de mon existence d’être humain sont de nature à me faire accepter l’éventuelle banalité du premier. Et surtout à ne pas me lancer dans la course à l’accumulation.

    1. Encore faut il que vous soyez suffisamment bien loti dans la hiérarchie des marionnettes que nous sommes; pour vous permettre de faire mieux que survivre.
      Survivre est la seule ambition que de plus en plus sont contraints de partager; le système ne leur offrant pas d’autre perspective.

    2. @ Peska 4 novembre 2014 à 17:51

      J’ai le désir d’emplir ma vie et donc je peux avec l’aide de la société des autres hommes dans laquelle je vis, en consacrer une part à me former pour changer d’emploi, mais aussi à me cultiver de diverses manières, à apprendre la musique, l’écriture, le travail manuel etc…

      Exprimer un désir c’est bien, mais il faut aussi faire l’inventaire des moyens. La France a-t-elle bien les moyens de s’offrir ce dont vous rêvez ?

      Depuis le début des années 80, les politiques de droite et surtout de gauche, ont beaucoup consisté, pour des raisons électoralistes, à aller vers la satisfaction des désirs que vous exprimez. La réduction du temps de travail et l’abaissement de l’âge de la retraite, nous ont déjà conduits à accroître nos déficits donc notre endettement, ainsi qu’à faire chuter notre compétitivité, entraînant la ruine de notre industrie.

      Pensez-vous qu’il soit possible de poursuivre dans cette voie consistant à toujours produire moins, consommer plus, ou tout au moins autant, sans investir pour produire mieux et moins cher, tout en nourrissant l’espoir de s’offrir encore une meilleure vie ? N’est-ce pas faire preuve d’inconscience et d’immaturité économique ?

      1. Je dirai que ça remonte á 36, au moins, cet hédonisme indécent des prolos. Ça vous embête, hein ? Inconscience, immaturité… Parlez-nous un peu des gros bonnets du CAC, à voir comment vous les voyez.

      2. @jducac 4 novembre 2014 à 20:39

        Pensez-vous qu’il soit possible de poursuivre dans cette voie consistant à toujours produire moins, consommer plus, ou tout au moins autant, sans investir pour produire mieux et moins cher, tout en nourrissant l’espoir de s’offrir encore une meilleure vie ? N’est-ce pas faire preuve d’inconscience et d’immaturité économique ?

        Vous trouvez excessif le train de vie des français moyens, en passant sous silence, tout comme les marionnettes qui font l’opinion, le train de vie 100 000 (cent mille) fois supérieur, des français les plus aisé. La France en a t’elle bien les moyens?
        D’autant que le revenu des plus aisés augmente constamment. Il semble ne pas y avoir de limite pour ceux là. Étrange.

      3. @ Mor 5 novembre 2014 à 00:29

        Parlez-nous un peu des gros bonnets du CAC, à voir comment vous les voyez.

        Le CAC 40 est détenu à pratiquement 50% par des résidents étrangers alors qu’ils n’étaient que l’ordre 10% en 1980

        http://brigitte-besser-sebbag.actusite.fr/a-qui-appartient-le-cac-40-/75-paris/p-33579
        http://www.lexpress.fr/informations/a-qui-appartient-le-cac-40_646841.html

        Les fonds de pensions étrangers y sont présents et influent sur la marche de nos grandes entreprises.
        Ça n’est pas le CNR en 45, très anticapitaliste, qui aurait fait ce qu’ont fait les fonds de pension anglo-saxons et autres.
        http://www.lesechos.fr/08/04/2014/LesEchos/21664-078-ECH_un-siege-social-en-moins-pour-le-cac-40.htm

        Ça vous embête, hein ? Inconscience, immaturité…

        Ce sont des faits. Cela montre que chez les réalistes qui se soucient du futur, les moyens comptent plus que les désirs. La marche de l’humanité s’est toujours appuyée sur l’exploitation du processus capitaliste. L’anticapitalisme et l’hédonisme qui ont fait des poussées de fièvre en 36 en 45, en 68 …. n’ont rien changé à l’inexorable marche du capitalisme.

        Que ça embête ou pas c’est le capital qui commande la vie.
        http://www.cnrtl.fr/etymologie/capital

      4. Que ça embête ou pas c’est le capital qui commande la vie.

        Tout à fait. Et c’est pour cela qu’il faut le retirer des griffes d’irresponsables, pour en faire un bien public, géré dans l’intérêt de tous.

    3. @ Peska,
      C’est tout à votre honneur que de vouloir simplement ça. Probablement une esquisse d’avenir possible dans une Europe des marchands faux-culs, de larves impuissantes, et de larbins qui prennent goût à jouer le rôle de la victime, mais cependant sur le même radeau à la dérive…tous médusés ?

    4. Peska propose une sorte de placebo ayant pour but de changer sa condition (de consommateur), pourquoi pas! efficacité à prouver

  4. Ces soit disant erreurs n’en sont pas.

    Il se pourrait qu’il s’agisse d’un piège, maquillé en volonté de « faire l’Europe. »
    Les multiples cliquets confirment cette hypothèse.
    Tout a été fait pour diviser les pays entre eux. Ce n’est pas possible qu’il ne s’agisse que d’une mal-façon, ils ne peuvent être idiots à ce point…

    Parmi les politiques, il y a ceux qui l’ont compris, et en tirent un intérêt personnel, et les idiots utiles qui n’y peuvent rien, et finissent par capituler sans comprendre ce qui arrive.

  5. Les économistes, sociologues et d’autres intellectuels de la section « sciences humaines » oublient souvent le rôle de la politique dans les processus décionnels en politique, mais aussi dans le domaine de l’économie appliquée, de « tous les jours ». Chaque nation tente de faire valoir ses intérêts. C’est aussi le cas de l’Allemagne. Par conséquent, elle ne peut être un modèle pour d’autres pays. L’amité ou l’entendement gratuit, dans le but de faire du bien aux autres ou d’améliorer le monde, ca n’existe pas en politique – tout est calcul. En politique, il n’y a que les circonstances qui comptent.
    L’erreur de l’Allemagne consiste à imposer à elle-même et et aux autres de la zone euro une politique déstructurante, la politique de l’austérité budgetaire. Une telle politique conduit, notamment dans la situation économique actuelle, droit dans mur.

    Je pense que la création de l’euro était une erreur fondamentale. On a mis la charrue devant les boeufs. L’euro n’est que la continuation du Mark allemand sous une désignation différente.

    Dans le cas idéal, il faudrait concevoir une autre forme de monnaie analogue par rapport à la monnaie nationale, susceptible de satisfaire les caractéristiques économiques, structurelles, et sociales de chauque pays.

    1. Germanicus 4 novembre 2014 à 21:57

      Je pense que la création de l’euro était une erreur fondamentale. On a mis la charrue devant les boeufs.

      Je le dis tout net, cette « erreur fondamentale » a été voulue par certains, qui l’ont laissé faire, encouragée, initiée.

      Il est impossible qu’ils soient tous incompétents au point de faire des erreurs aussi grossières.

      Il était évident que d’imposer une monnaie commune a des pays si différents, sans avoir auparavant harmonisé socialement et fiscalement l’ensemble de la zone euro, ne puisse faire autre chose que d’envoyer les plus faibles au tapis en premier, les autres ensuite. Avec en prime la possibilité d’extraire de juteux profits en produisant là ou les coûts sociaux et fiscaux sont bas, pour vendre là ou le pouvoir d’achat est élevé.

      Et donc plutôt que de faire l’Europe de la paix, ils l’ont divisée, envoyant les peuples dans la misère de sorte à ce qu’ils deviennent trop occupés à survivre pour ne pas se révolter. Et tout est fait pour que surtout ils ne se relèvent pas, grâce aux « cliquets » que Paul a fort judicieusement repérés. (ex: sortir de l’euro a été rendu impossible sans avoir à affronter des problèmes pires encore)

      Assez idiots pour mettre la charrue avant les bœufs, et assez intelligents pour mettre des « cliquets » partout, comment expliquer ce paradoxe, si ce n’est que tout ceci est en effet voulu?

      Mais alors pourquoi jamais personne n’ose dire que nous serions victimes d’une escroquerie ? Et bien tout simplement pour ne pas prendre le risque de briser les liens qui accrochent chacun de nous aux autres marionnettes, et ainsi de se faire éjecter de la pyramide économique et sociale. Et donc on fait comme si cette hypothèse ne pouvait exister, car elle est impensable.
      Elle pourrait attirer sur nous les foudres des tout puissants qui tiennent les marionnettes.

  6. Est-ce plus facile de cheminer vers un bancor en désagrégeant l’eurozone qu’en la fédérant ? Personnellement, je ne le pense pas mais j’aimerai comprendre les arguments de ceux qui pensent le contraire. Si on veut un bancor, il faut jeter l’euro ! Ça fait quand-même un peu TINA, non ?

  7.  »Sortir par le haut » implique de s’attaquer au vrai problème. Problème qui existait il y a 150 ans mais dont personne n’avait conscience et pas plus à l’époque du Bretton Woods et encore très peu aujourd’hui.
    On parle ici de la disponibilité des ressources. Toutes les ressources au stade ou nous en sommes sur la planète sont en voie d’épuisement incluant l’air et l’eau en considérant la dégradation de leur qualité première qui est d’être saine.
    Nous sortirons par le haut quand les États deviendront gestionnaire  » au premier plan » des ressources au dessus du monde financier en légiférant dans ce sens.
    Ce faisant les États prendront le contrôle de la monnaie comme cela aurait toujours dû être en lieu et place du monde financier privé……. L’argent doit redevenir un outil d’échange de biens et services utiles dans une économie réelle…….
    Le premier mandat du  »gestionnaire des ressources » est d’en assurer la pérennité pour les générations futures, ce faisant toutes ponctions supplémentaire factice et donc inutile de ressources que sont les intérêts et rentes sur le capital, spéculation, etc.enfin de compte tous les agissements du monde financier privé, trop long à énuméré ici, deviennent illégal.
    Dans ce sens le mode d’exploitation de l’économie actuelle auquel nos gouvernants sont totalement assujettis constitue un pur gaspillage et un accélération de l’épuisement des ressources.
    Le gestionnaire verra à la bonne utilisation des ressources, dans le contexte présent d’épuisement, dans le but premier de préserver pour tous une qualité de vie optimale.Il verra à diminuer la demande de ressources/énergies d’abord en contrôlant et limitant l’offre taxant de manière dissuasive tout ce qui sera reconnu inutile et exigeant que tout ce qui est retenu utile est une durée de vie décuplé,techniquement facile aujourd’hui, diminuant ainsi par étalant la demande sur une plus longue période.
    Une redistribution, à terme, des emploies vers les secteurs prioritaires, instauration d’un revenu de base pour tous, revenu maximum et autres mesures s’y ajoutent, trop long ici à énuméré……. .
    C’est ce qui constituerait un véritable changement de paradigmes, changement veut réellement dire changer.
    Agir sur un paramètre comme revenir sur Bretton Woods ne constitue pas un changements de paradigmes parce qu’il y aura toujours un Nixon à quelque part qui voudra modifier les règles en cour du jeux………
    Moi-même, Lambotte et quelques autres, plutôt timide, évoquons sur ce blog et d’autres, que la gestion et maintenant l’épuisement des ressources doit devenir la priorité au dessus de tout autres considérations.
    Il y aurait encore beaucoup à ajouter, réfléchissons ensemble…….. .

    .

    1. Audet, est-ce que vous vous rendez compte de ce qui vous parvenez à écrire ?

      la gestion et maintenant l’épuisement des ressources doit devenir la priorité au dessus de tout autres considérations.

    2. @ Alain Audet 5 novembre 2014 à 05:49

      Exactement. La solution est en effet évidente, et des anonymes, qui chacun ruminent dans leur coin, arrivent à cette même conclusion, qui émerge car le blog de Paul Jorion est débarrassé du vacarme de ceux, très puissants, qui font l’opinion.

      Moi même sur le fil précédent, j’avais écris ce que je reformule un peu différemment:
      ——————————————

      Je propose une économie divisée en 2 :

      – Un secteur publique, aurait à gérer l’ensemble des ressources – le Capital – , de sorte à en tirer une rente (usufruit) utilisée au bien commun: en particulier la remise en état de la planète, et les services publics. La rente viendrait de la location des ressources, en veillant à leur recyclage et à leur bonne utilisation, à une partie privée qui fonctionnerait sur un mode capitaliste.

      Les hyper fortunés (s’il en restait) n’auraient plus aucun pouvoir, puisque ne détenant plus les ressources (aujourd’hui propriété privée), d’ou ils tirent actuellement leur rente à la place des habitants de la Terre. Ils ne pourraient utiliser leur fortune que pour assurer leur train de vie, ou l’investissement productif, puisque la spéculation sur les ressources rares (propriété de la collectivité) serait devenu impossible.

      Leur fortune éventuelle viendrait du secteur privé:

      – un secteur privé qui , comme actuellement, chercherait à s’enrichir en offrant des biens et des services.
      Mais en aucun cas cet enrichissement permettrait d’accumuler des ressources rares ou polluantes qui seraient gérées par la collectivité (secteur public).
      Cet enrichissement ne pourrait que servir leur train de vie, ou être investit dans d’autres entreprises et ne pourrait plus servir à souiller la planète.

      1. @ vigneron 5 novembre 2014 à 11:33

        Oui, m’sieur. Y’a aussi une redite à la fin du texte. j’messcuze, m’sieur.

  8. L’idée de pacification de l’économie s‘impose indubitablement comme modèle respectant l’impératif catégorique mais également comme réponse aux inquiétudes de la commission européenne concernant les déséquilibres allemands (soit une façon de reprendre avec mes béquilles ce qui a été exposé susditement).

    L’Europe, qui n’a plus le choix, devrait saisir l’occasion pour construire un modèle d’économie pacifiée à son échelle. Le reste du monde suivra bien vite…

    On ne peut pas se contenter simplement de prendre acte du fait que l’Allemagne a poussé son avantage dans le domaine qui lui a été concédé. Que faisait le reste de l’Europe et du Monde pendant ce temps ?

    L’Allemagne n’a-t-elle pas pu compter sur l’OTAN, sur le reste de l’Europe pour ne pas être inquiétée au sujet de sa sécurité ?

    Que va-t-il se passer si aucune solution acceptable n’est trouvée et que les nationalismes rampants parviennent à se hisser au pouvoir ? Le reste de l’Europe va-t-il alors, vis-à-vis de l’Allemagne, pousser son avantage dans le domaine qui lui était réservé ? Ne serait-il pas plus avisé que les bonnes volontés (s’il en existe encore) nous épargnent un autre cycle d’affrontements, de compensations et de ressentiment ?

  9. La dette participe à la concentration des richesses et pille le Trésor public pour le coût se son service. La dette demande de la croissance, toujours plus de croissance, elle est donc une impulsion à poursuivre la destruction de notre planète, du moins certains écosystèmes vitaux pour l’humanité.
    Dans la proposition d’annulation de la dette, défaut de paiement généralisé, comment passer de la théorie à la pratique ? Quelles seraient les grandes lignes de cette mesure ? Que deviendraient les détenteurs d’obligations, les assureurs comme les petits épargnants qui possèdent de l’assurance vie, sachant que ces derniers ne sont pas forcément ceux ayant vécus au-dessus des moyens des autres (il y a des choix de gestion).
    Je suis convaincu que cette question intéresse beaucoup de gens. Une partie du succès du blog est aussi lié à ces interrogations. Bon, vous n’êtes pas un prophète, mais dans lequel de vos livres détaillez-vous le scénario ? (je les ai pas tous…) Bien cordialement. Merci Paul.

    1. Karluss, et d’une on paye pas d’intérêts puisque dans un Ponzi scheme qui se respecte c’est un nouveau pigeon qui les raque pour nous (4 à 5% du pib de déficit mini pour 2,3% d’intérêts seulement) .
      Et de deux, à la fin du Ponzi (le plus tard possible ! Macron est là pour ça), on fait comme les Islandais, on dit qu’on annule que les 40% de dettes détenues par les non- résidents… Puis eux font pareil et c’est marre, pendules à l’heure et balle au centre. B-)

  10. Malheureusement, ce modèle se développe au détriment des générations futures sur lesquelles on essaie de reporter la charge de la dette.

    Cette phrase suppose que sur le long terme, les dettes sont toujours payées. Or c’est historiquement faux. Les générations futures pourraient très bien dénoncer la dette comme injuste et faire défaut, ou organiser l’inflation. Et ils en ont d’ailleurs le droit, puisque « les générations futures » veut ici dire « les contribuables futurs » donc l’état, qui fixe lui-même les règles souverainement et les fait appliquer.

    Mon impression est qu’il y a confusion ici entre le (très) long terme (une ou plusieurs générations), où la stabilité légale et du rapport de force entre les groupes sociaux ne peut être supposée, et le plus court terme où cette dernière hypothèse est valable.

  11. « En définitive, notre modèle d’État-providence comporte pas mal d’avantages. Il permet de mieux encaisser et de lisser les chocs de la crise. Malheureusement, ce modèle se développe au détriment des générations futures sur lesquelles on essaie de reporter la charge de la dette. »
    Cette ritournelle fait abstraction de la capacité des États à retrouver une souveraineté monétaire et elle confère implicitement à la Crise un caractère aléatoire quasi météorologique.
    Or il ne s’agit là que de résultats issus de décisions ou d’absence de décisions relevant de l’idéologie et ou de la politique.

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