DERNIERS RETRANCHEMENTS, par François Leclerc

Billet invité.

Le gouvernement grec a accepté dans son courrier la « supervision » de l’Union européenne et du FMI pendant les six mois de « l’extension » qu’il demande, sans toutefois faire figurer les dernières mesures qui lui étaient attachées. Cela va faire l’objet des discussions encore à venir, le résultat dépendant du soutien qu’il recueillera au sein de l’Eurogroupe.

S’il s’engage en termes généraux à assurer « la stabilité financière et budgétaire » tout en réalisant des réformes afin « de rétablir le niveau de vie de millions de citoyens grecs » via une croissance viable, il n’énonce pas d’objectif d’excédent budgétaire, un point-clé en discussion.

Enfin, il demande l’ouverture de discussions afin d’élaborer un nouvel accord démarrant dans six mois et portant sur « la croissance et le redressement » ainsi que sur la restructuration de la dette, cette dernière ayant été promise lors du sommet européen de novembre 2012. Ne pouvant éviter de plier, le gouvernement grec vise désormais l’étape suivante.

Dans un communiqué publié après la réaction allemande négative, le gouvernement grec considère que « l’Eurogroupe de demain a deux options : accepter ou rejeter la demande grecque. Cela laissera apparaître qui veut une solution et qui n’en veut pas ». Au terme de celui-ci, Valdis Dombrovskis, le vice-président de la Commission, avait ce matin précisé qu’il appartiendra au président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, de décider de la réponse à apporter à la lettre grecque.

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