L’Open Source pour sortir la tête du bocal, par Pascal

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Et si nous fabriquions nous-mêmes nos outils et que nous mettions sur le Net nos recettes de fabrication ?

C’est l’idée qu’a eue un jeune Américain né en Pologne Marcin Jakubowski, en créant ses propres machines agricoles pour sa ferme écologique et en mettant en ligne sur son site Open source Ecology leur processus de construction.

L’idée a fait son chemin et elle est maintenant relayée en France (et à l’international) par un autre site Imagination for people qui relaye de multiples initiatives participatives et coopératives avec des projets d’innovation dans le numérique avec Fablab, dans l’agriculture urbaine avec Les Urbainculteurs, … et ça part dans toutes les directions : une plateforme d’échange et partage de machine à laver, une structure d’investissement dans les startups, des choses déjà bien installées comme Burning Man, ou encore dans les domaines d’entre-aide internationale à l’éducation, promouvoir une université participative, and so on, and so on…

Voici une petite plongée dans le monde de l’Open Source. Parfois, ça donne un peu le tournis mais cela montre surtout que sous la surface des radars médiatiques la vie et l’imagination foisonnent pour préparer le monde de demain qui s’annonce bien différent de notre vieux modèle moribond.

Cela ressemble à une réappropriation de ce libéralisme qui autrefois se révoltait contre un État tout puissant et conservateur (avant que certains ne se l’approprient pour l’instituer comme pouvoir supra-étatique :la finance) dans lequel l’imagination débridée est la valeur fondamentale.

Une question cependant reste en suspens : une société en Open Source peut-elle se passer d’institutions ? Vraisemblablement non mais alors quel type d’organisation sociale peut permettre à la fois de favoriser l’épanouissement de cet imaginaire tout en maintenant une charpente sociale suffisamment stable ?

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58 réflexions sur « L’Open Source pour sortir la tête du bocal, par Pascal »

  1. Très beau reportage sur la société à venir. Après les super-robots méga-intelligents; L’auto-fabrication pour lutter contre l’obsolescence programmée, la toute puissance du pétrole et sa raréfaction, le contrat de maintenance « à vie » rente pour tant de sociétés, travail inutile s’il en est comme celui des assureurs et des banquiers actuels dont le seul objet est de vendre des produits inutiles pour toucher le prime et enrichir les plus riches.

    Donner l’accès à chacun à l’auto-fabrication du nécessaire minimum pour vivre. Sans contrainte extérieure, sans normes ou cahiers des charges  qui changent en permanence, utopie réalisable, avec certainement pas mal de désobéissance civile, il en faut par les temps qui courent…

    J’ai un ami mathématicien qui se posait la question de la connaissance universelle accessible à tous et de ses modalités d’application, de contrôle et de mise à jour, et réfléchissait l’idée d’une multitude de pensées en nuages…de leurs convergences et divergences…

    Quoiqu’il en soit, le manuel du moindre mal pour notre planète reste à écrire, même si en cherchant un peu, le corps du texte existe sur internet, et pour tous les domaines qui nous intéressent.

    Comment à partir de ces modèles continuer à garantir les minimums vitaux tolérables sous nos contrées : santé, alimentation, logement, éducation, culture, cela semble soutenable et reste à définir.

      1. Certains croient que la beauté sauvera le monde. Il me semble que l’argent se fiche de la beauté, du moment qu’elle produise de l’argent, à court terme. On aura compris après la destruction sanglante de la quasi-totalité des peuples « sauvages » des colonies d’Amérique et d’Océanie.

        Je pense que la beauté a son mot à dire, à écrire, à chanter, à dessiner, peindre, sentir, goûter, toucher et que l’art fait partie de la lutte, autant que les nuages des mathématiques fondamentales. Et si les orages de la beauté peuvent rejoindre ceux des mathématiques, alors peut-être des solutions humaines à des problèmes humains.

      1. LeBorgne voit loin et a de la hauteur de vue ….:-)

        Vigneron poète, vigneron une belle sensibilité, vigneron une âme dense …qui danse ..?   🙂

  2. Vers une société dans laquelle l’échange ne serait pas le résultat d’un rapport de prédation mais d’un rapport de don?

    Dominique Temple (qui a émis quelques billets sur ce blog) insiste beaucoup sur la différence entre échange « simple » par prédation et contre-prédation et échange « réciproque » par don et contre-don:

    http://dominique.temple.free.fr/reciprocite.php?page=temple-dominique&id_rubrique=1

    Une telle société de l’échange « réciproque » peut-elle être viable, stable?

    Je crois qu’il y a eu des sociétés « primitives » de ce type (Iles Trobriand).

    Selon René Thom la catastrophe « fronce », de potentiel singulier V(x)=x⁴ (qui se déploie stablement en V*(x)=x⁴+px+q) est à la base de l’embryologie animale (« le prédateur affamé est sa propre proie »).

    Analogie avec une embryologie sociétale.

    Lors de l’échange « simple » (capitaliste?) les potentiels déployés s’ajoutent: W*(x,y)=x⁴+px+q+y⁴+ry+s, à quatre paramètres de contrôle p,q,r,s (en fait trois car q et s ne font qu’un: q+s). Le tout n’est que la somme des parties (en fait moins que la somme des parties): l’échange « simple » n’est que la superposition de deux prédations.

    Lors de l’échange « réciproque » ce sont les potentiels singuliers qui s’ajoutent: W(x,y)=x⁴+y⁴. Le « miracle » mathématique est que le déploiement stable W*(x,y) de W(x,y) (appelé « double cusp ») est à huit paramètres de contrôle. Le tout est donc beaucoup plus que la somme des parties: l’échange « réciproque » est beaucoup plus que l’échange « simple ».

    Simple métaphore ou « coeur » des dynamiques régissant la biologie et la sociologie?

    https://books.google.fr/books?id=lKY5mV-ue4UC&pg=PA35&lpg=PA35&dq=petitot+double+cusp&source=bl&ots=w96mUuNHH3&sig=-_d3aQmlrGzB0bNRx5SSS_xN1Go&hl=fr&sa=X&ei=DWNLVcvIOsLYU42egdAE&ved=0CDoQ6AEwBA#v=onepage&q=petitot%20double%20cusp&f=false

    En tout cas il y a là pour moi des éléments de réflexion à l’interrogation de Pascal:

    « Une société en Open Source peut-elle se passer d’institutions ? Vraisemblablement non mais alors quel type d’organisation sociale peut permettre à la fois de favoriser l’épanouissement de cet imaginaire tout en maintenant une charpente sociale suffisamment stable ?

    1. @BasicRabbit

      Réciprocité généralisée

      Chaque partenaire d’une relation de réciprocité ternaire peut avoir plusieurs partenaires différents, de sorte que se constitue un réseau de réciprocité dans lequel chacun est le tiers intermédiaire entre deux autres mais aussi l’incarnation du Tiers entre les autres et le siège des sentiments de liberté de responsabilité et de justice. La réciprocité généralisée est le principe moteur du Marché de réciprocité qui devient la matrice des droits des citoyens dans une société démocratique : l’agora.

  3. On aurait pu ajouter , sans être exhaustif loin s’en faut , les exemples fourni par l’économie circulaire ou de la fonctionnalité , le bénévolat associatif , les Sel ou monnaies locales ….

     

    Tout ça montre que le mode production de richesses  évolue et se diversifie de façon foisonnante , posant alors le problème de la nouvelle place de cette nouvelle production de richesses ( que l’on appelait le travail ) , dans les systèmes de « collecte » de cette richesse créée pour assurer l’égalité et la fraternité des biens communs .

    On ( enfin , je )  ne perçoit pas de façon visible de réelle réflexion nationale , européenne ou mondiale , sur le sujet politique majeur qu’est l’assiette de la fiscalité ( et donc d’une certaine façon , sur la remise à sa place de la propriété ) adaptée à cette mutation du rôle social du travail  .

    1. La réponse via Macron et Schaüble , et une Euro-Europe à 19 avec un budget commun ,une capacité d’endettement commun et une « convergence » fiscale ?

      On peut s’interroger ( il sera intéressant de le faire dans un parlement des 19 par exemple !) sur les attendus , outils et point de convergence , mais on doit reconnaître que cette proposition socio-démocrate se distingue du libéralisme à tout crin , par une réelle possibilité de s’opposer à la  » concurrence libre et totalement faussée  » d’icelui .

  4. Je suis très pessimiste concernant la capacité de telles initiatives à s’étendre, à déboucher par elles-mêmes sur de nouvelles institutions. J’avais déjà adhéré dans ma jeunesse à de tels idéaux en vue d’une société plus coopérante, et d’initiatives autogérées, comme de regrouper les gens d’un même immeuble ( barres ou tours), ou d’un même quartier populaire autour d’activités d’intérêt commun comme des laveries, des espaces de partage, dans l’esprit des Fablabs déjà, avant l’entrée dans  » l’ère de l’information » (source de nouvelles illusions!, m^me le maintien d’une agriculture paysanne. Nous étions favorables à un « socialisme »à inventer en dissidence des partis de gauche. Nous nous situions  à la fois contre la guerre d’Algérie et l’état gaulliste centralisateur, et  contre le principe  d’une collectivisation  totale des moyens de productions. Des mouvements comme le PSA (1958-60)  et l’UGS  (1957-60)  comportaient  à la base beaucoup de militants  regroupant des chrétiens de gauche et des marxistes  non orthodoxes. Ils composaient une diversité à l’origine du PSU (1960), dans lequel cette « troisième gauche » a fait long feu  (dès lors que dominèrent les sous-entendus et les ambitions de politiciens  en voie de faire carrière). Je pense que seul le défi du dérèglement climatique peut conduire à imposer, mais sans principes institutionnels suffisamment consensuels, l’adoption d’idéaux   relevant  jusqu’ici  d’une   philosophie « humaniste » mal définie et  très minoritaire.

    1. La remarque est juste , mais il serait paradoxal d’abandonner cet idéal de jeunesse ( peut être trop tôt venu et trop idéologique ) , au moment où le modèle dominant donne ses limites , et donc libère un peu d’espace pour d’autres formes de marché et de création de richesses , eux même rendus plus ( +)  possibles par les nouveaux outils de mise en relation .

      La prise en compte politique (dont fiscale) , institutionnelle , théorique , de ces  coups partis , reste par contre un vrai sujet de débat démocratique .

      1. Si on ne peut compter que sur  » la libération d’un peu d’espaces », et  » eux-mêmes rendus possibles par les nouveaux outils de mise en relation » ( les réseaux dits sociaux qui véhiculent plus  d’écrits insanes   et racistes etc ,que de débats positifs qui seraient  suivies par les majorités citoyennes?), alors les expériences positives seront toujours vouées à demeurer  très marginales… Ou bien elles resteront des voeux pieux tels que  monnaies locales, coopératives ( municipales?) revenu inconditionnel, récupération des   gaspillages, covoiturages, etc…, toutes sortes d’innovations certes  bénéfiques mais  sans inauguration d’un nouvel art de vivre  politiquement adapté  à de  nouvelles contraintes économiques et sociales qui s’annoncent . Sauf  à  devoir répondre  à une situation bien plus désespérée, je ne crois plus à l’intelligence collective et à la solidarité, comme  dans ma jeunesse, à l’issue d’une guerre mondiale  avec ses horreurs.

      2. @arciatus :

         

        Quelle est votre propre définition de l’intelligence collective qui doit rendre notre avenir plus radieux ?

  5. Pourquoi  » faire pour » quand il vaut beaucoup mieux  » faire avec  » ?

    Et  » quand on ne sait pas », remplacer le corollaire habituel « on fait pas »

    par  le « on apprend ! »

    Bonne journée à toutes et tous

      1. @ Gudule

        Je débarque dans l’univers des philosophes…

        J’ai bien accroché avec les deux cours de la semaine 5 consacrés à Lévi-Strauss.

        Je suis toujours dérouté par la façon dont les philosophes et les linguistes parlent du structuralisme. Les seuls structuralismes avec lesquels j’accroche sont ceux de Lévi-Strauss et de Thom.

         

  6. en tout cas, au sujet du logiciel, il n’y a que peu d’alternative libre qui n’aurait réussit sans muter sous la forme d’une société afin de monétiser le service et faire perdurer la communauté qui se sera tissé autour de lui.

    Maintenant, comme ils n’ont d’autres choix que de se plier au jeu de la concurrence, régulièrement un de ces services tombe, et les utilisateurs en font les frais.
    ici http://www.codehaus.org/

    Enfin bon, là où je voulais en venir c’est qu’avant de trop se poser la question de savoir comment institutionnalisé ces ovni, il y a quelque chose d’assez simple à faire, mais que peu d’entre vous peuvent, ou accepterons de faire.

    Démocratisé le savoir.

    Ecrire sur ces sujets, directement ou indirectement, banaliser le savoir technique, fournir des modules prêt à l’emploi pour l’éventuel prochain qui passera derrière vos travaux, des explications, des exemples pour ceux qui veulent débuter.

    Bref partager l’intelligible pour le rendre toujours meilleur.

    A tout hasard, vous pourriez publier vos documents sur https://github.com et si tant est que ce soit un pièce logiciel les tester en continue avec travis-ci.org.
    Voyez ces exemples, ici https://github.com/ipfs/notes/issues/2 et là https://github.com/cjb/GitTorrent des personnes travaillent et réfléchissent déjà à décentralisé nos réseaux d’échanges. Rien de très extra ordinaire dans un monde normal en fait.

    Alors nous n’attendons que vous.

  7. (Rien à voir avec le sujet)

    A propos de la polémiquette Mary Joe White / Elisabeth Warren telle que narrée par Jorion. Une fois encore Jorion réécrit l’histoire à sa convenance. Je rappelle la mission de la SEC telle que voulue par FDR en 34 via le Securities Act de 33 et le Securities Exchange Act de 34 (SEC, rappelons le, mise entre les mains de Joseph Kennedy, escroc notoire, qu’à coté un ancien de GS est un prix de vertu…):

    « The U. S. Securities and Exchange Commission (SEC) has a three-part mission:

    -Protect investors
    -Maintain fair, orderly, and efficient markets
    -Facilitate capital formation »

    Je vois pas « intérêt général ». Je vois bien l’intérêt de Mme Warren par contre,et ceux de ses supporters donc.

    1. Ha ! les affaires reprennent !

      La parole à la défense .

      PS : au fait , quel est l’intérêt de Vigneron vs l’intérêt de Jorion ?

    2. Sacré Vigneron ! Il sait tout. Même que le Securities Exchange Act of 1934 ne se préoccupe pas de l’intérêt général…

      Securities Exchange Act of 1934

      For the reasons hereinafter enumerated, transactions in Declaration of securities as commonly conducted upon securities exchanges and over-the-counter markets are affected with a national public interest which makes it necessary to provide for regulation and control of such transactions and of practices and matters related thereto, including transactions by officers, directors, and principal security holders, to require appropriate reports, and to impose requirements necessary to make such regulation and control reasonably complete and effective, in order to protect interstate commerce, the national credit, the Federal taxing power, to protect and make more effective the national banking system and Federal Reserve System, and to insure the maintenance of fair and honest markets in such transactions …

      « with a national public interest »…

      « in order to protect interstate commerce, the national credit, the Federal taxing power, to protect and make more effective the national banking system and Federal Reserve System, and to insure the maintenance of fair and honest markets in such transactions » …

  8. Leclerc:

    « Si l’accord est mauvais pour le gouvernement, le peuple et le pays, il ne sera même pas soumis au parlement… il y aura des élections », a déclaré Dimitris Stratoulis, le secrétaire d’État aux Assurances sociales. C’est un avertissement sans frais. »

    Un référendum ou des élections anticipées, c’est précisément ce que souhaite Schäuble (et bien d’autres)… Ballot, et bien tardif…

  9. A propos du paradigme de l’Open Source, de qui l’a créé et dans quelle logique, voici un (long) article d’Evgeny Morozov sur le sujet, en rosbif :
    http://www.thebaffler.com/salvos/the-meme-hustler

    Votre paragraphe amalgamant tout et n’importe quoi à de l’Open Source montre parfaitement la vacuité politique du concept, mis à part son anti-étatisme absolu qui ne profitera qu’aux corporations transnationales. Car quelle autre « organisation sociale » est toute prête à dépasser l’Etat-nation?

    Pour le côté démocratique du monde de demain on repassera…

    1. Ce que vous décrivez comme l’avenir est déjà le présent ( voire le passé des quarante dernières années ). Alors pourquoi réfuter par avance  une ( ça n’en est en effet qu’une ) des voies tentées pour faire moins mal que les démocraties « libérales » ?

      1. Re. Juan  question à 20:41

        Il n’est plus question de rêver à un « avenir  plus radieux », mais d’éviter que ça ne devienne plus glauque! Quant à pratiquer une intelligence  collective , c’est  simplement prendre en compte ce qui  distingue  l’animal humain des autres animaux: cette   aptitude à partager son attention avec celle d’autrui dans l’analyse des événements. Autrement dit  savoir faire   passer  le sens du bien commun, ou de lois générales, avant l’intérêt individuel.  N’est-ce pas l’opposé  de  l’actuelle dérive   libérale?

         

    2. @arciatus :

      J’ai le sentiment que c’est en fait l’intelligence collective animalo-animale que vous exprimez !

      Je ne partagerai pas votre motivation par le  » ne pas devenir plus glauque  » . Je préfère rendre plus lumineux ce qui brille encore et souffler sur les petites braises inattendues pour leur donner leur chance ( et peut être la nôtre ) .

      1. Juanessy vous avez tout compris !!!

        De l’art ou du lard ?

        Comme vous je préfère l’art même si je ne dénigre pas le lard qui a son utilité et ses vertus  🙂

        PURE JOY,  merci à vous !

      2. 1. Il n’y a pas d’intelligence collective en milieu animal, faute de mémoire à terme, de langage et de conscience,etc…  Il n’y a donc pas de bêtise animal, mais il y a une « bêtise » ( ou connerie) humaine.

        2. Je ne considère  pas moi non plus le glauque qui s’annonce comme « motivant », et j’ai souligné comme positives toutes les structures innovantes que souligne ce billet. Que faut-il  pour qu’elles ne demeurent pas en marge? Suffit-il d’un optimisme  béat? Ou de dire comment  ce serait beau? Pendant  que  tant de propos nauséabonds circulent  sur les réseau sociaux?

         

  10. La différence entre la misère et la pauvreté c’est l’autonomie, mais il faut des bases (au bout de 3 générations en HLM, le tournevis peut être une variable inconnue et il suffit d’observer un néo-jardinier pour sourire).

    Si des personnes cherchent une idée d’appli pour aider à comprendre la mécanique « vulgaire », on peut partir avec 4 icônes: le moteur électrique, l’hélice, la pompe à crémaillère et le piston.

    Une pompe à eau classique (avec crépine) c’est déplacer l’icône moteur puis hélice, mais cela peut être aussi un ventilateur ou une éolienne (bon les électriciens vont un peu râler qu’une génératrice soit l’inversion simple du moteur, mais c’est pédagogique).

    Une pompe à éffluant c’est l’icône moteur et la pompe à crémaillère, mais c’est aussi une pompe à eau (sans crépine) et cela peut être aussi une pompe à vide (à dépression pour les puristes)

    Un compresseur c’est le moteur plus le piston, mais c’est aussi une génératrice thermique (bon il faudra au fur et à mesure ajouté des icônes, comme un carburateur et un arbre à cane au piston).

    A la fin cela permet d’avoir une approche séquentielle de la mécanique, par exemple le mouvement de vérin d’un tractopelle devient: l’icône moteur pour le démarreur, puis le piston (munie d’un carburateur, etc..) une fois le moteur thermique lancé, avec l’hélice pour refroidir le liquide de refroidissement du moteur, puis la pompe à crémaillère pour faire monter la pression du circuit hydraulique, qui permet de faire bouger les pistons de la pelle.

    1. Comme dirait Giscard ( primo , secundo , tertio ) , et en bonne liturgie orthodoxe , il vaut mieux limiter le nombre d’icones à un triptyque , surtout quand il est  » ouvert » .

       

      Le moteur , l’hélice , la pompe et le piston en « appli » de vulgarisation mécanique ? Pourquoi pas , mais peaufinez votre projet avant de lancer votre start up pour l’aide « open » à ceux qui n’icones-sent rien en mécanique .

      1. justement c’est visuel, ça peut être animé et assez didactique, si vous souhaitez croire en l’open source sans aucune base, c’est marre.

        Quand à faire une start-up, je dirai: »ils ont hontes de rien les urbains, suffit pas de les nourrir, de nous expliquez la nature, voir notre travail, pour peu qu’ils aient lus un grand livre noir (cela doit équivaloir à un doctorat face à un manuel), faut en plus ce coltiner du code, ça sert à quoi les facultés?, les écoles d’ingénieurs et de programmation? à faire des avocats et des services qualités? 😉

      2. @béotienne, il est plus facile de tuer quelqu’un avec un couteau de cuisine que de couper un poulet, il est plus facile de taper avec une clef à molette que de démonter des boulons grippés, etc.. American nightmare, je ne sais plus qu’elle réalisateur de cinéma avait fait remarqué que la première chose qui différencier le cinéma Français de celui des states, c’est la réglementation sur les armes.

  11. @Samuel :

    Mouais …pas si open que ça …

    A propos de ruraux , quel serait votre éclairage de mon conflit laitier ,aquatique, productiviste ,qualité de vie des vaches , des éleveurs et des consommateurs … avec Vigneron ?

    1. pour me répondre à moi même , j’ai trouvé deux liens pour conforter mes propres senteurs de bouse :

      Le cheptel :  http://www.franceagrimer.fr/content/download/3128/16982/file/bovins_20103.pdf

      Sa consommation en eau :

      http://www.cc-bourganeuf-royeredevassiviere.fr/IMG/pdf/Plaquette_abreuvement_Conseil_rgional.pdf

      D’où il résulte que si les UGB consomment très légèrement plus d’eau qu’en 1950 , le triplement de leur productivité laitière ne doit rien à cette évolution .

       

      Mais je ne sais même plus comment je suis passé de l’eau californienne , aux bidons de lait tricolores par dessus le bocal de l’open source .

      1. En climat tempéré avec une nappe phréatique (c’est là ou ça coince en Bretagne), l’eau n’est pas vraiment un problème, c’est logique si au prés du mont Atlas on a plutôt des chèvres que des bovins, c’est pas pour rien.

        Mais pour revenir à l’idée de l’appli, c’est pouvoir décomposer les artefacts modernes pour les maitriser (avant de céder à la visseuse 3000).

        Un autre exemple, c’est le principe d’une centrale thermique, si vous pensez à une cocotte minute, avec un dynamo de vélo au dessus du bouchon tournant, vous avez compris le principe (cela ne fait pas de vous un ingénieur, mais si vous vous souvenez de l’énergie qu’il faut à pédaler pour éclairer à plus de 2 mètres, vous avez une bonne idée de l’abondance actuelle, bon maintenant les jeunes cyclistes on des piles, c’est déjà un exemple hasbeen).

        Si vous chauffez votre cocotte sur une gazinière, c’est une centrale thermique à gaz, sur un poile à bois, c’est une centrale thermique à biomasse, sur un bruleur à fioul, c’est une centrale thermique à pétrole, etc…

        Bien sur faut un peu plus de temps pour le nucléaire, faut revenir à la composition des atomes, puis expliquer que contre toute attente, plus le noyau est gros, plus il est fragile (enfin c’est de la vulgarisation un peu limite) et en ce coupant il dégage énormément d’énergie de quoi chauffer pas mal de cocotte.

  12. @M Jorion

     » Alors, oligarchie ou démocratie ? Le comportement inqualifiable du premier ministre allemand suggère une oligarchie, mais le fait qu’elle s’abaisse ainsi pour l’emploi (l’emploi, comme l’argent, c’est bien connu, n’ayant pas d’odeur) et la liberté de parole de la speakerine vont dans le sens eux, d’une démocratie. Difficile donc de trancher… »

    Vraiment M Jorion ?

    La duplicite :

    http://blogs.mediapart.fr/blog/cuenod/270415/se-refugier-dans-la-molle-dictature-du-derisoire »

    « Tous les systèmes totalitaires cherchent à éradiquer le politique pour chasser le débat des arènes du pouvoir. Hitler, Staline, Mussolini, Mao, Pol Pot, Franco et autres tyrans ont mobilisé la force criminelle. Les potentats de la société médiamercantile eux, usent, de la crétinisation et de l’infantilisation, pour étouffer le débat dans l’œuf. C’est une dictature douce qui nous donne, avec le sourire, les matériaux nécessaires pour bâtir nous-mêmes notre prison mentale. Dictature gentille mais d’autant plus perverse qu’elle enlève, grâce à ses divertissements, toute velléité de révolte de façon bien plus efficace que les versions brutales des tyrannies.

    Mais du mal, le remède viendrait-il ?  Les mêmes réseaux sociaux peuvent aussi servir à s’organiser contre l’aliénation. Mais pour ce faire, il faut trouver des cerveaux encore disponibles pour réfléchir plus loin et surtout plus haut que le chapeau de la princesse Kate. Plus encore que de l’hygiène mentale, lutter contre la généralisation de l’abrutissement relève de la salubrité publique.

    Jean-Noël Cuénod »

  13. Si on repart après guerre l’alimentation était en gros 40% du revenu, l’immobilier 50% et 10% pour le reste (vètement, chauffage, etc..), aujourd’hui le produit agricole c’est autour de 5% du revenu, auquel il faut ajouter le marketing, l’emballage, des améliorations (plus personne ne consomme de yaourt nature simple, y a souvent des vitamines, des graisses en moins, comme si le yaourt était gras, des probiotiques) la restauration collective et on arrive à 15% du revenu.

    Pour l’instant le développement c’est maintenir la valeur immobilière et diminuer la valeur alimentaire pour permettre de nouveau achat (voiture, électroménager, services, etc…), on peut faire mieux, mais on nous en demande déjà trop par rapport à d’autres professions (d’après un sondage plus de 60% des éleveurs laitiers faisaient moins de 60 heures/semaines en 2000 et 60% des éleveurs faisaient plus de de 60 heures en 2010, la compétitivité c’est pas les élites qui la payent et ça continue les heures supplémentaires ne suffisent plus).

    D’un coté le « capital » immobilier s’use peu, d’un autre coté le capital productif s’use vite (et à 50 euros de l’heure le mécano, il est aussi judicieux de renouveler que de réparer le matériel, alors certes sur la vidéo cela à l’air facile, mais dans son tracteur j’aurai mal au dos).

    Au niveau scientifique et technique, c’est pas génial, on nous prend toujours pour des cons (même à l’INRA), pourtant au vue de sélectivité dans la profession, ceux qui restent sont les plus adaptés aux exigences de la société (qui est en premier le prix, donc la part de l’alimentation dans le revenu)

      1. C’est pas tant que ça en proportion (de 0 à 10% de valeur agricole), mais c’est beaucoup plus que le revenu disponible. Après il faut rajouter la spécificité du bénéfice agricole, qui exclut la plupart des exploitants de l’impôt sur les sociétés, les cotisations qui sont minimales (mais à moins d’un accident on n’en profite moins, en maladie je crois qu’on pris en charge du 16ème jour jusqu’au 3ème mois).

        Au maximum tu as 15% d’équivalent subsides en valeur agricole c’est-à-dire peut-être 5% sur des pâtes ou un yaourt.

        Mais même avec tout cela tu es loin du smic horaire en élevage, en maraichage et c’est en fonction des cours pour les céréales (70 000 euros de revenus il y a 3 ans pour les céréaliers en moyenne sur la France, sachant qu’ils ont moins de rendement au sud de la Loire, c’était la fête et les subventions étaient inutiles, bon ils le payeront plus cet année comme l’année dernière et si ça dure, ils se la joueront moins market friendly)

      2. La valeur ajouté normalement c’est le produit moins les charges opérationnelles (forcement c’est moins que le produit), franchement tu vois beaucoup de ferme avec 40% de leurs chiffres d’affaires en subvention (et le maraichage la viande blanche et les fruits ne sont pas subventionnés directement), déjà 10% c’est énorme avec des revenus de 1 à 10% du chiffre, les subventions sont de 1 à 10 fois le revenu.

        Mais j’ai pas le temps de faire des recherches, c’est du à la louche. A bientôt

    1. A te lire, Samuel, on finirait par croire que le paysan français ne saurait plus lire un compte d’exploitation ni même compter…

      Les subventions totales étaient de 9,3 mds en 2013 (1,1 sur les produits plus 8,2 d’exploitation) et le chiffre d’affaires de la ferme France (hors subventions d’exploitation) de 74 mds. Les subventions représentaient donc 11% du total CA + subventions. Et 40% du Revenu Agricole Net (9,3 mds/22,8 mds)…

      En même temps, ces 9,3 mds de subventions, c’était à peine plus de la moitié du coût des prestations MSA couvert par la solidarité nationale en 2013 (17,7 mds)…

      1. Sans vouloir pinailler, je te laisse le point.

        J’aurai du dire que les subventions vont de 0 (au lieu 1) à 10 fois le revenu, par ce que toute les fermes ne bénéficient pas de subventions directes.

        Le 10 fois qui peut sembler excessif (par rapport à la ferme France, mais il y a de telles disparités que c’est un peu une vue de l’esprit) correspond à une anticipation de l’année en court.

        Le prix du lait et de la viande devrait être en dessous du coût de production pour beaucoup d’éleveur, les céréaliers devraient être un peu mieux, par conséquent à subvention égale et avec un revenu qui pourra être quasi nul pour beaucoup, l’écart sera important.

        Mais voilà c’est histoire de causer

  14. La troïka est en train de gagner mais ne le dites surtout pas, ça pourrait tout faire capoter…

    Interior Minister Nikos Voutsis admitted that the measures the previous government [Samaras] was asked to adopt were “much less painful.” Labor Minister Panos Skourletis said the government would not accept a deal that “adds new burdens without changing the memorandum regime.”

    http://www.ekathimerini.com/4dcgi/_w_articles_wsite1_1_04/06/2015_550709

      1. C’est ça…

        Braves gens ! Écoutez la parole jorionienne ! N’écoutez pas les ministres de Tsipras (qui écoutent la parole jorionienne et cachent leur joie de peur du capotage…).

      2. Pb : le lien semble renvoyer à une page de média qui évolue et ne traite donc pas du sujet .

        Mais on va suivre le match Jorion – Vigneron  ,avec la même attention que Tsonga- Wawrinka .

        Avec le peuple grec dans les tribunes .

  15. M Jorion, merci !

    M Leclerc merci !

    « Face à la créativité dont font preuve les dirigeants grecs, les plus hautes autorités n’opposent que le silence, divisés sur cette question avec le FMI, car pris à leur propre piège. Sauver les banques a impliqué un transfert privé/public de la dette grecque, et maintenant que faire ? Depuis le début des négociations, le ministre des finances allemand, Wolfgang Schäuble, a tenté de forcer la main à la chancelière pour obtenir la sortie de l’euro de la Grèce. A partir du moment où elle s’y est refusée, l’abcès doit être crevé et cela ne va pas manquer… »

    @Vigneron

    Et où vont nous mener l’intransigeance et la c…rie de M SchaUble et con..
    sorts..  ?

     

     

  16. « Au même endroit que la connerie et l’intransigeance des Lafazanis & co. »

    Mais c’est bien sur………..un gouvernement qui soutient son peuple,

    non mais quelle chienlit hein vigneron ??

     
    « Propositions extrêmes »

    « Les créanciers veulent imposer des mesures dures. S’ils ne font pas machine arrière sur ce paquet visant à faire chanter le gouvernement, nous devrons rechercher des solutions alternatives, des élections », a-t-il dit.

    Alexis Tsipras, qui s’est une nouvelle fois entretenu au téléphone avec Angela Merkel et François Hollande dans la soirée de jeudi, informera le Parlement grec de l’avancée des négociations ce vendredi à 15h00 GMT.

    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-un-ministre-pronostique-des-elections-anticipees-faute-d-accord-avec-les-creanciers-481602.html

    et
    Grèce : les créanciers abattent leur dernière carte
    Selon le Wall Street Journal, les créanciers de la Grèce se sont mis d’accord sur un plan à soumettre à Athènes. Si ce plan confirme une position dure, ce sera la dernière tentative de faire céder Alexis Tsipras.

    et ce sont les grecs qui sont intransigeants…. ???

    allez vigneron encore un effort pour un peu plus d’intransigeance , réinventez la guillotine pour les grecs, à votre bon coeur et grand coeur vigneron , lâchez vous , pas de quartier, que diable , courage, osez pensez haut et fort comme schauble votre maître, maîtrise de mon cul oui !!

    1. C’est contre Lafazanis et sa clique à la Vouli et au parti que Tsipras va en chier ce soir et cette nuit, pas contre Schäuble.

  17. possible, lafazanis est un type intelligent , donc on peut esperer…

    Tspras a pris le job il va assumer ; point barre.

    avec les rounds offerts par la troika depuis janvier dernier :il a été rodé l’oiseau des Iles …..

  18. @BasicRabbit

    « @ Gudule

    Je débarque dans l’univers des philosophes…

    J’ai bien accroché avec les deux cours de la semaine 5 consacrés à Lévi-Strauss.

    Je suis toujours dérouté par la façon dont les philosophes et les linguistes parlent du structuralisme. Les seuls structuralismes avec lesquels j’accroche sont ceux de Lévi-Strauss et de Thom. »

    Basic je n’ai pas eu beaucoup le temps de m’y consacrer , seulement 2 vidéos vu, je n’ai pas honte car j’ai aussi besoin de décompresser ; par contre vous me manquez sur le blog PJ et je me demandais où vous étiez passé !!! ! 🙂

    Bien, cela dit, je pense que les courants philosophiques sont utiles (pistes) mais je crois beaucoup plus en votre intuition et la mienne pour débroussailler le terrain et ce d’autant plus que nous arrivons à nous entendre et comprendre et ce m^me si vous venez d’un univers auquel j’étais a priori allergique (les mathématiques). De plus je découvre la pensée de  mathématiciens et toute la beauté et la profondeur de leur cheminement intellectuel (Thom et Grothendieck), j’en suis encore complètement  sidéré…et c’est vraiment formidable .

    Pourtant compte tenu de mon cheminement, quelque part,  je ne suis pas vraiment étonnée (je ne crois pas au hasard…) Bref, j’ai hâte de partager de nouveau avec vous , même si il faut faire bref sur le blog PJ, tant pis et vive la révolution des fleurs,  à bientôt !

    Basic vous êtes irremplaçable !  yes !
    LA MUSE, l’AÈDE ET LE HÉROS Jacqueline … – Noesis
    À la suite des recherches effectuées dans le domaine
    originel de la pensée grecque, un des apports importants
    des latinistes, dans ce recueil, consiste à indiquer l’évolution
    des idées dans une civilisation différente où l’artiste doit
    s’ingénier à susciter et à dompter les effets d’une
    inspiration désormais souvent liée aux passions humaines,
    amoureuses ou politiques.
    Par ailleurs, si l’analyse des théories platoniciennes
    permet d’obtenir une magnifique définition, claire et très
    organisée, d’une inspiration philosophique éprouvée dans
    un rapport avec la transcendance, si, d’autre part, des
    représentations ou des explications tirées d’expériences
    créatrices toutes personnelles font imaginer et comprendre
    l’état d’exaltation vécu par le poète, la confrontation des
    méthodes produit aussi les termes d’un débat dialectique,
    dans ce numéro de Noesis : en effet, par des démonstrations
    linguistiques notamment, il est possible d’établir que les
    poètes archaïques eux-mêmes maîtrisaient les procédés
    d’un art très conscient.

    qu’en pensez vous ?

    1. @ Gudule

      Peut-être que les poètes inspirés ne sont autres que ceux capables de dialoguer directement avec la Nature, c’est-à-dire capables d’avoir une pensée naturelle, une « pensée sauvage ». Worms (cours 5, 5′) résumant Lévi-Strauss: « Ce n’est pas la pensée sauvage qu’il faut replacer dans une histoire qui la dépasserait, mais c’est l’histoire, et en particulier la pensée contemporaine de l’histoire en particulier, avec ses illusions et ses erreurs, qu’il faut repenser avec les outils de la pensée sauvage. » Thom en poète inspiré? Peut-être. Thom en recherche d’un dialogue avec la Nature? Certainement: il se revendique même naturphilosoph.

      Pour Thom la structure des langues est conséquence de la structure de l’espace (et comme l’espace est le même pour tout le monde, il y a possibilité de communication entre des gens parlant des langues différentes): « La limitation à quatre du nombre des actants dans une phrase atomique trouve sa justification ultime dans la « règle des phases de Gibbs » qui limite à quatre le nombre des phases, des régimes stables, qui peuvent être en équilibre en un point de l’espace euclidien à trois dimensions. (…) On observera qu’ainsi -en Français tout au moins- une syllabe comporte rarement plus de quatre phonèmes, un mot plus de quatre syllabes, et une phrase plus de quatre actants. Je n’aurai pas l’audace d’élever cette spéculation en universel du langage, mais je n’en crois pas moins vrai que la « double articulation » du langage tire son origine de cette contrainte spatiale. »

      Thom fait alors une liste de seize morphologies archétypes d’interaction entre les actants figurant dans une phrase atomique. Je trouve cette explication du structuralisme linguistique absolument grandiose (mais je ne sais pas ce qu’en pensent les linguistes « professionnels »!).

      Les phrases atomiques sont donc, selon Thom, liées à la structure locale de l’espace, structure que je vois comme euclidienne. Quid de la structure globale de notre univers?

      Platon (Timée 55c): « Et comme il restait une cinquième combinaison [la quinte essence, le dodécaèdre régulier], Dieu s’en servit pour tracer le plan de l’univers « ).

      Grothendieck: « Un  des  traits  les  plus  frappants  qui  distingue  le  modèle de la relativité générale du  modèle  euclidien  (ou newtonien) de l’espace et du temps, et aussi du tout premier modèle d’Einstein (« relativité restreinte »),  c’est que la forme  topologique  globale de l’espace-temps reste indéterminée, au lieu d’être prescrite impérativement par la nature même du modèle.  La question de savoir quelle est cette forme globale, me paraît (en tant que mathématicien) l’une des plus fascinantes de la cosmologie. »

      Il y a un lien étroit entre le groupe cosmique de Pierre Cartier, issu de la physique théorique (renormalisation…), et le groupe de Galois motivique de Grothendieck, d’essence purement mathématique (géométrie arithmétique). Vers un élément de réponse à l’interrogation de Grothendieck?

      D’autre part le physicien théoricien Garrett Lisi relie sa « théorie du tout exceptionnellement simple » au groupe E8 qui se trouve être associé au groupe des symétries du dodécaèdre régulier dont parlait Platon il y plus de deux millénaires.

      Retour au Timée?

       

       

       

       

       

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