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36 réflexions sur « LA VALEUR ESPRIT SACRIFIÉE À L’UTILE ?, par Vincent Teixeira »

  1. Sacré texte!
    Je n’ai rien de plus à rajouter sauf à dire mais que pouvons nous faire pour que cela change?
    J’ai tendance à penser qu’il faut juste attendre que le capitalisme s’effondre de lui même car n’oublions pas qu’il s’excrète ses propres poisons. Le problème est qu’on ne sait pas combien de temps va durer l’agonie et en attendant nous en subissons les conséquences.
    Il y a un truc que je n’arrive pas à comprendre, pourquoi sommes nous autant de monde à voir que notre civilisation ne tourne plus rond et dans le même temps il n’y a pas de prise de conscience? C’est comme pour le réchauffement climatique , on sait tous qu’il a lieu et que ses conséquences peuvent être terribles mais on ne fait strictement rien pour prendre les bonnes décisions! L’homme est-il un animal suicidaire? Sommes nous équipés intellectuellement pour continuer « notre grande aventure »?

    1. Cent fois j’ai vu (pas lu, car à quoi bon), ce type de réflexion philosophique sans fin. Ben oui, ça on sait, mais la seule question qui vaille est celle ci:

      « pourquoi sommes nous autant de monde à voir que notre civilisation ne tourne plus rond et dans le même temps il n’y a pas de prise de conscience? »

      Certains sont conscients depuis belle lurette que la cause des cause est notre système basé sur la propriété privée, sacralisée dans les constitutions.
      Ceci donne de fait le Pouvoir absolu à la minorité propriétaire des Ressources primaires.

      Cette minorité (ce n’est pas le gouvernement élu qui gouverne, hein, c’est le fric) fait tout pour que les consciences regardent ailleurs.
      Ce qui conduit au grand n’importe quoi décrit ci-dessus.

      Mission réussie puisque ce lien n’est jamais fait. On préfèrera toujours évoquer autre chose.
      Et, fort logiquement, la situation s’aggrave comme celle des malades que l’on soigne avec des onguents.

      Il est vrai que au premier abord, on ne voit guère le rapport entre la propriété privée des Ressources primaires, et le délaissement des sciences humaines, (c’est un exemple)!
      Ce n’est pourtant pas compliqué, il suffit de vouloir le chercher, en prenant le recul nécessaire.

  2. « Quand on n’a plus de métier , il est temps de trouver un emploi ».
    Et quand le système financier dit économique supprime l’emploi , il est temps , soit de tuer l’espèce , soit de retrouver le goût du métier …par l’esprit .
    Paul Valéry , humaniste chrétien , aurait sans doute aimé le pape actuel .

      1. l’animal est utile a l’homme et le contraire est possible car sans l’homme l’animal s’en sort car il vit de peu et s’enrichit dans la nature!les hommes sont cruels et peu instint à l’animal!pourquoi? car l’animal n’a pas besoin de l’homme alors que l’homme pense que oui!prenons l’exemple d’un chat. seul il s’en sort! alors que l’homme le regarde, voit qu’il peut faire tout sans lui!!donc oui l’homme est un pretenteur sans foi alors que l’animal est gentil et sans besoin de l’homme!cela s’appelle un esprit saint dans un corps saint!

  3. Bonjour
    Bel état des lieux!
    « Jupiter rend fous ceux qu’il veut perdre! » apprenaient les latinisants…..
    Ce que nous appelons démocratie est peut être une singularité passagère dans l’histoire de l’espèce. Une spécificité occidentale même. Née d’une percée singulière elle aussi. Et pas la grecque comme il est d’usage de le croire! La démocratie suppose un état de droit, un code du vivre ensemble su, compris et accepté de tous et donc une écriture permettant une description du monde elle aussi compréhensible par tous. La démocratie suppose un rapport à l’espace et un rapport au temps en harmonie. Rapport à l’espace qui englobe le rapport aux autres et au biotope au sens large; rapport au temps qui comprend le rapport à l’Être, à la subjectivité au soi. Cette conjonction d’un rapport légiféré aux autres , au soi et à la transcendance n’a été réalisée qu’en occident.
    La tyrannie marchande devenant la nouvelle religion dominante, domination bien repérée par son appropriation et de l’espace et de la symbolique, rejette le rapport à la transcendance et donc la démocratie. Mais il est difficile à un esprit français, formaté tout autant que les esprits japonais par la culture étatique locale, de comprendre le phénomène.
    L’usage du feu demeure le seul trait comportemental spécifique aux hominides. Son usage le plus ancien est aujourd’hui repéré il y a environ 700 000 ans, c.à.d. bien avant l’apparition du sapiens sapiens ! Les prémices de la démocratie apparaissent au Sinaï il y a environ 3500 ans, un mixte bâtard de démocratie et d’ oligarchie absolue de droit de propriété ( sacrée!) apparaît en France il y a 250 ans …. Ce mixte bâtard, ne peut ni évoluer ni perdurer dans une tyrannie marchande dans laquelle ne peut subsister que la res extensa de Descartes, sans la res cogitans.
    Requiescat in pace!
    Cordialement.

  4. Pour répondre un peu trop vite à ce billet, il faut souligner la profonde débilité consistant à ne vouloir faire QUE de la recherche « utilitaire ».

    Sans réflexion philosophique entre Einstein et Niel Bohr, pas d’intrication quantique…

    Sans réflexion sur la science en marche, et sur la sociologie de la science, pas de CERN tout simplement.

    Le premier ministre Japonais, en bon conservateur, est un sinistre crétin qui va enterrer son pays.

    1. Mais si l’objectif est de faire un max de fric le plus vite possible, ce n’est pas du tout débile!

      Et c’est dans l’intérêt de ceux qui empoche le fric, qui ainsi maximisent leurs chances d’arriver en haut de la pyramide sociale.

      Critiquez le Système économique, mais pas les décisions qui ne font que orienter les choses dans le sens qui arrange ceux qui les prennent. Il sont logiques, eux, pas débiles!

      Car la raison de tout ça, ce n’est pas du tout l’intérêt du plus grand nombre, comme vous semblez avoir la naïveté de le penser. C’est de maximiser la vitesse d’enrichissement de certains.
      La logique est toute autre! Le long terme, ils s’en foutent puisque eux auront assuré leurs arrières.

  5. Et puis, je défie quiconque de lire Richard Stallman sans s’intéresser à la philosophie politique. Comme quoi écrire un éditeur de texte comme Emacs et un compilateur comme gcc, ça n’empêche pas de réfléchir sur le monde.

  6. « Le travail est un moyen de vivre, et rien de plus. L’œuvre est une raison de plus, et ce n’est pas la même chose », cela ma un peu rassuré sur la fin, car l’opposition utile/inutile est un peu juste (même si le teneur du billet est juste, c’est la conclusion que je trouvai réduite).
    On a souvent lié utilité, technique et esthétique dans le passé (l’horloge d’une cathédrale, les cloches sont gravés, bien que cela ne soit pas utile aux sons quelles produisent), à l’inverse il y a plein de gadgets inutiles aux télé-shoppings (les cuistots ont pas besoin de tous ces trucs avec une résistance électrique et je suis pas très sensible au nid à poussière sur les étagères).
    Il manque justement un paragraphe qui parle de « l’esthétique au design », les voitures sont des objets utiles qui ont un design par totalement utile, mais ont-elles vraiment de l’esthétique?, gamin je pensai qu’il manquait quelques choses à la rationalité Fordienne, bien sur limiter les pièces et les modèles est utile (et je n’ai pas vraiment changé d’avis, bon on peut personnifier les calandres, mais la nomenclature est un progrès), par contre je trouvai dommage quels soient toutes noirs! (avant la revanche de Chrysler) et à l’époque on parlait des tags, alors je me suis dit cool, à l’avenir on limitera les modèles (par ce que c’est ingérable pour recycler ou réparer), mais des jeunes proposeront une prestation pour personnaliser son automobile (bon peut-être de manière un peu plus subtile que les camions américains) voir trouveront pour nous l’esthétique qui nous conviennent (bon c’est juste un exemple, l’automobile mériterai d’être associé plus souvent à l’analyse de Dmitri Orlov et sa comparaison avec un transport publique avec des risques équivalent)

    1. Voila ma conception de l’esthétique automobile:

      https://www.facebook.com/cestnormalagrenoble/photos/pb.1553495831543737.-2207520000.1442637221./1792962530930398/?type=1&theater

      De plus ce modèle est 100% réparable, et est bien parti pour qu’il se soit éternellement. Un échange standard du moteur coute 1099 euros (consigne 400 euros, à valoir sur l’achat d’un moteur neuf à 1499 euros.)
      Il se change soit même, sans outillage particulier.
      Et c’est comme ça depuis 1950 !

      https://www.tpv-2cv.fr/moteur-602cc-entirement-reconditionne

      (Je précise que si on voulait, on pourrait, sur ce principe, sortir des modèles bénéficiant des derniers progrès en matière de pollution, et autres.
      Mais c’est incompatible avec le système économique des rentiers. Or ce sont eux qui décident… en laissant penser que c’est nous.

      L’art de manœuvrer les masses s’apprend dans les écoles de commerce et autres du même acabit (j’imagine). Et ça fait partie des sciences humaines. Voyez qu’elles sont toujours enseignées !

      1. C’est sur qu’en terme de consommation, l’optimisation n’a fait que de compenser la tankification de l’automobile 🙂

      2. « Celle que vous préférez, l’utilisez vous ? , n’en avez vous pas d’autre ? »

        Evidement que j’en ai une autre, … cause du bruit, qui est difficile à supporter plus d’une heure!

        Bruit : faudrait mettre le moulin dans une caisse acoustique, ou moteur électrique,

        Vitesse : 110 km/h c’est juste, mais rien empêcherait d’augmenter la puissance du moulin, et de réduire sa conso, voir d’en mettre un électrique,
        et de faire des lignes plus aérodynamiques (elle a été conçue en 1938, hein…)

        Suspension, y a pas mieux, et de loin,
        Sièges: c’est bien,

        Que demander de plus ???

        Pourquoi donc ne fait on pas un véhicule dans le même esprit, (4 roues sous un parapluie) que l’on peut entretenir facilement par soi même, et suivi dans les décennies ?

      3. J’ajouterais :

        Quelle est l’utilité d’avoir 36 (360?) modèles différents d’automobiles, dans le détail de leur structure,
        mais identiques du point de vue de l’utilisateur, si ce n’est du cosmétique, et qu’il faut renouveler tous les 10ans, pour un autre … quasi identique ?

        On me dira la concurrence, c’est le progrès!

        Ok. Ben mettons des bureaux d’études en concurrence, permanente, car le progrès est permanent.
        On prend ce qu’il y a de mieux dans chaque, et on construit UN véhicule, réparable indéfiniment et facilement, et recyclables. Que l’on améliore au rythme des progrès.
        Avec quelques variantes, pour satisfaire les quelques catégories d’utilisation.

        Ensuite, pour se distinguer, ceux qui le souhaitent pourront toujours personnaliser, avec un parasol, ou des parures en or massif…

        (Ceci dit, il est évident que ce n’est pas le meilleur moyen de « faire du fric » avec cette industrie…)

  7. « Il faut agir, agir » disait Marie Curie. L’avenir de l’Homme est dans l’avancée de la science. Le passage à une slow science me laisse dubitatif. Le temps nous est compté, au contraire.

    Le XXIe siècle verra la science rejoindre le spirituel et le réhabiliter. Dieu est dans la matière noire.

    1. Dieu est un salaud :), dans le cas du Japon l’espoir robotique d’ubiquité reflète plutôt l’espoir de partir sans mourir du tout, est-ce vraiment la finalité de la science: »tuer la mort? », la science est un moyen ou une fin pour la compréhension, que fait-on de ce que l’on sait déjà?
      La globalisation augmente le risque de diffusion planétaire d’une nouvelle maladie mortelle (10 ans avant H1N1, l’OMS flippait déjà d’une possible mutation d’un virus de poulet par le cochon vers l’homme et s’inquiétait des fortes concentrations des 3 chez les émergents, bien sur les labos ont exploités cette crainte, bon quand l’administration Française a voulu une déclaration des poulailles je me suis dit c’est bon, y à pas de danger).
      On est sur d’avoir des staph insoignables, mais les labos ne pouvant breveter des phages non modifiés ont attendra quelques morts.
      On sait que dans plus 3 décennies on aura le combo fin du pétrole aisément accessible (donc surenchère des plastiques, concurrence des bio-plastiques sur l’alimentation), fin du cuivre non recyclé, fin des réserves de phosphores (donc accentuation des tensions alimentaires), entre temps fin du zinc, etc..
      La science nous donne assez de problématique a traiter, elle nous donne les limites (pour déplacer une tonne il faut tant d’énergie de frottement), alors quoi? plus de sciences pour mieux comprendre les problèmes et offrir les choix politiques pour les traiter ? ou en faire une déesse pour les oublier?

      1. +1
        Faute d’avoir su limiter ses pulsions, l’homme va trouver les vraies limites physiques à son expansion.
        Et ça va faire mal. On le sait, on le pressent. La science n’y pourra rien. En même temps on est excité et craintif comme avant un gros orage.
        L’hubris m’a tué.

  8. Extrait d’un poème écrit en 1966 par un poète lyonnais :
    Et voici l’homme
    surgi du long enfantement d’une nature crucifiée
    l’homme de soleil et de vent
    rien d’autre que fleur et que fruit
    puis arbre
    puis monstre en lutte pour sa faim
    parmi les bêtes au longs crocs
    Et le voici
    au-delà des temps et des temps
    maître de la nature
    creusée comme la première pirogue
    après le choix de l’arbre
    Volant à ses Dieux de colère
    la foudre enfin disciplinée
    Avec ses villes enfumées
    ses routes vertébrées de jaune
    ses boutiques qui prostituent
    leurs étalages à l’encan
    son luxe de chrome et de glace

    Voici l’homme qui en a tant vu et tant vu
    tenant dans sa main désenchantée
    avant la mutilation définitive
    toute la destinée du monde
    au bout de ses doigts insensibles
    qui ont tant désappris de façonner le rêve

    Homme homme
    prends garde
    car par toi seul tout sera dit
    si tu ne sais plus retrouver
    le plein souffle sur la montagne
    aux flancs du vase antique
    l’émerveillement de ta paume
    tous les rires et toutes les larmes
    dans un regard
    pareil à celui de ton enfant.

  9.  » La mécanique nous aura tellement américanisés, »
    Déja! Fin 19.ième siècle, dans la lutte entre la spiritualité et le progrès matériel, les USA était déja pointé pour leur matérialisme. [ Si on se donne la peine de s’informer, on constatera que c’est inexact.]
    Et la forme est absolument moderne. Beaudelaire for ever.

  10. « continuer à rêver pour ne pas périr » (Nietzsche), ce qui fait que la vie vaille la peine d’être vécue. Car n’est-ce pas au-delà de la consommation que l’on peut véritablement traquer des raisons de vivre ? d’être, et non pas seulement avoir ? « Le travail est un moyen de vivre, et rien de plus. L’œuvre est une raison de plus, et ce n’est pas la même chose  »

    « Attention aux roches, et surtout, attention aux mirages ! Le Yang-tsé-Kiang n’est pas un fleuve, c’est une avenue. Une avenue de 5000 km qui dégringole du Tibet pour finir dans la mer Jaune, avec des jonques et puis des sampans de chaque côté. Puis au milieu, il y a des… des tourbillons d’îles flottantes avec des orchidées hautes comme des arbres. Le Yang-tsé-Kiang, camarade, c’est des millions de mètres cubes d’or et de fleurs qui descendent vers Nankin, puis avec tout le long des villes ponton où on peut tout acheter, l’alcool de riz, les religions… les garces et l’opium… » Un singe en hiver.

    « Arrière les Esquimaux ! Je rentre seul. Un matador rentre toujours seul ! Plus il est grand, plus il est seul. Je vous laisse à vos banquises, à vos igloos, à vos pingouins. ¡ Por favor Señora !
    À quelle heure le train pour Madrid ? »
    Un singe en hiver.

    « Aux chiottes les Teutons ! Bande de mange-merde ! »
    Un singe en hiver.

    « Albert Quentin : Je ne vous apprendrai rien en vous rappelant que Huang Ho veut dire fleuve jaune et Yang-tsé-Kiang fleuve bleu. Je ne sais pas si vous vous rendez compte de l’aspect grandiose du mélange. Un fleuve vert ! Vert comme les forêts, comme l’espérance. Matelot Esnault, nous allons repeindre l’Asie, lui donner une couleur tendre. Nous allons installer le printemps dans ce pays de merde. »

    Jean Gabin, Paul Frankeur, Un singe en hiver (1962), écrit par Michel Audiard

  11. Bonjour,

    Tout d’abord : Merci pour ce texte ! (au regard duquel mon commentaire paraîtra très court et bien succinct)

    Je pense que l’origine du malaise qui taraude notre époque est à chercher dans la réduction progressive de la rhétorique aristotélicienne, réduction d’abord quantitative (au moyen-âge, qui en a fait un art de l’écrit), ensuite qualitative, à l’époque moderne qui, la réduisant aux figures de rhétoriques, l’a changée d’art de l’argumentation en art de l’ornementation.

    Il faudrait revoir, éclairer de nouveau tout l’apport qu’a eu Norbert Wiener dans ce que nous appelons « communication » (malheureusement un simple commentaire ne le permet pas) en conceptualisant d’abord une certaine vision des interactions humaines et, ensuite, en la théorisant. L’idée fondamentale (et que je résume honteusement) est que nous se serions pas des individus, des sujets avec une apparence et un intérieur face à d’autres sujets, mais des interfaces s’adaptant automatiquement aux informations reçues et la transmettant, d’où le fait que la vérité ne serait pas quelque chose de construit (comme la rhétorique ancienne l’enseignait) mais quelque chose d’évident, d’immédiat. On reconnaîtra en filigrane le comportement myrmécéen de nos congénères contemporains sur les réseaux sociaux (la construction grammaticale de cette expression banalisée en dit déjà long).

    Face à cela, nombreux sont celles et ceux qui ont plaidé pour un retour de l’ancienne rhétorique comme art de l’argumentation et logique du vraisemblable. Ce retour n’est pas un retour en arrière mais d’avantage une reconquête de ces territoires (selon le concept de Philippe Breton en 1989 dans « L’explosion de la communication ») qui sont actuellement envahis par une certaine philosophie de la communication, qui est issue de Norbert Wiener. Au premier rang de ces plaideurs, on citera Chaïm Perelman qui, en 1958 (dans « Le traité d’argumentation ») exprime l’idée comme quoi nous sommes victimes d’une définition de la vérité à partir du critère de l’évidence et du critère de l’immédiateté.

    En bref, s’il y a une polémique à mettre en avant, ou même une guerre à mener, c’est celle qui fait que la logique formelle est en voie de devenir notre unique mode de pensée dans tous les domaines. Non pas qu’il faille la rejeter mais il est nécessaire de la cantonner là où est son champ d’application, à savoir ce qui relève du vrai, afin de remettre du temps dans nos têtes, c’est-à-dire du raisonnement dans la raison.

    J’ai envie de dire : de l’humanité dans l’humain.

    1. « … guerre à mener, c’est celle qui fait que la logique formelle est en voie de devenir notre unique mode de pensée… »

      Oui, sans doute, et ensuite ?

      Car si on en est à se demander quel serait le mode de pensée adéquat pour sortir des crises climatiques, sociales et financières, on est pas rendus.

      D’autant que ceux qui pensent (à notre place) sont ceux du haut de la pyramide sociale, et leur mode de pensée leur convient tout à fait: « Tout pour nous! ».

      Parfois je me demande si ce problème – de fond – ne serait pas trop trivial pour susciter l’intérêt des philosophes, qui sans doute vivent d’amour et d’eau fraîche.

      1. « Tout pour nous » n’est pas un « mode de pensée », c’est une idéologie, i.e. ce (ça) qui pense à leur place.

  12. A propos des amish.

    Pour des raisons religieuses (ce sont des anabaptistes), de langue (ils parlent entre eux un dialecte allemand) et de folklore (ils s’habillent comme au 18ème siècle, ne se coupent pas la barbe et circulent dans des voitures tirées par des chevaux) ils ont réussi à maintenir leurs communautés agricoles aux Etats-unis où ils sont plusieurs centaines de milliers et de plus en plus nombreux.
    Ce qui me semble intéressant n’est ni leur religion (encore que leur principe d’attendre l’age adulte pour le baptême leur évite d’être à classer parmi les sectes) ni leur côté folklorique ou leur rigidité mais leur attitude par rapport aux évolutions techniques: leur principe est de les accepter ou de les refuser selon que ça va modifier ou pas leur mode de vie. Pas de télé parce que ça détruirait la vie familiale par exemple mais téléphone portable entre la ferme et ceux qui sont aux champs pour pouvoir appeler à l’aide (mais uniquement pour ça!)
    En principe ils vivent en autarcie. En fait cette autarcie est quand même limitée, ils n’exploitent pas eux-même de mines pour le fer et l’acier et surtout il y a des ‘intermédiaires’ qui sont autorisés à utiliser pétrole, moteur électriques, etc.

    C’est le fait de parvenir à faire le tri des nouveautés en fonction du mode de vie qu’on a choisi qui me parait intéressant…

    http://www2.etown.edu/amishstudies/FAQ.asp

    1. Les amish, les kibboutz, les communautés paysannes, certaines tribus amérindiennes, indonésiennes, africaines … sont de modèles dont on ferait bien de s’inspirer, sans exclure pour autant internet et la médecine de pointe.

      Évidemment je ne vois pas un homme ou une femme politique proposer cela.
      Encore moins se faire élire sur ce genre de programme

  13. A propos de valeur esprit, et au vu de votre patronyme je pense que vous serez en mesure de lire et d’apprécier ce billet paru sur la page web du journal « A TARDE » à Salvador da Bahia…

  14. Cher amis du blog-JORION ,

    Pardonnez ce hors-sujet , mais vu l’urgence de DIFFUSER le plus largement possible ce lien-MEDIAPART ( ce vendredi 25 septembre ) rendu gratuit :
    une première heure époustouflante de clarté et une suite à discuter..

    Partie 1 : Yanis Varoufakis face à la rédaction de Mediapart : https://www.youtube.com/watch?v=cRH39j3Kmh0
    Partie 2 : Yanis Varoufakis sur le plan B : https://www.youtube.com/watch?v=v-B6PoHgqZU

    Tout frais , tout chaud , ( Tristement ) PASSIONNANT….!!!!!!!

      1. Même plus qu’intéressant, c’est l’histoire de l’Europe en train de s’écrire.
        Les coulisses du théâtre tragique de la désunion européenne par un des ministres sans doute le plus intelligent, le plus lucide et le plus sincère de l’UE.

        Ex; L’impossibilité d’appliquer une politique keynésienne en France en 1983 (selon Y.V.), et le choix par le gouvernement français de se tourner vers une union monétaire – sans union politique – et en croyant faire jeu égal avec les allemands, c’est à la minute 57 – 58 de la partie 1

      2. Pas de quoi…°(^!^)°…
        Il va sans dire que je suis d’accord avec vous!

        A toutes fins utiles , je vous signale que (pour des raisons privées) nous avions à deux [ l’un la « presse » francophone ( la française = un vrai scandale) et l’autre la presse anglophone + les comptes « Twitter » en anglais de Varoufakis, Tsipras et divers autres « négociateurs » ] scanné et enregistré ces divers Twitter ( et Dieu sait qu’ils « twittent » sans retenue , ces politiques…)..
        TRES UTILE aujourd’hui , par exemple , pour contrôler aujourd’hui que Varoufakis dit LA vérité lorsqu’il répond qu’il venait avec des propositions écrites sérieuses jamais prises en considération ….propositions qu’il balançait concrètement(et que nous reconnaissons , les validant , donc ) immédiatement sur son compte(Twitter)..!

        Il ne nous reste plus qu’à essayer de convaincre en diffusant et valorisant au moins la première partie-vidéo.

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