Le 1% se débarrassera bientôt des 99% encombrants, par AncestraL

Billet invité.

Je relisais l’article très intéressant de Bill Joy, fondateur de Sun Microsystems : Pourquoi l’avenir n’a pas besoin de nous. Et je me faisais la réflexion que la société, telle qu’elle avance aujourd’hui, continuant son mouvement initié avec la révolution industrielle, ressemble à une personne désespérée qui veut mettre fin à ses jours.

En effet, une personne qui veut se suicider et veut se faire du mal, n’a pas forcément envie de se tuer, mais lance le plus souvent un appel à l’aide pour qu’on la sauve de ses douleurs et de son désespoir. Noyée dans les douleurs, elle perd tout espoir, toute croyance en la vie, et elle ne voit plus qu’une solution : mourir vite et bien. Si elle est foncièrement désespérée, convaincue que personne ne l’écoute et ne la comprend, elle se fichera même des douleurs physiques causée par sa tentative de suicide. Elle n’a plus rien à perdre.

En somme, notre société fait pareil : désespérée, perdue, elle s’autodétruit car elle n’a aucun plan de sortie valable. Et qui l’écouterait ? Elle sait se détruire – mais pas se sauver. Ou bien : les puissants et les riches de ce monde n’ont pas de solutions pour autrui, leurs administrés, leurs subalternes, mais uniquement pour eux-mêmes et leurs proches. On peut arguer du fait que pas mal de gens envisagent une autre société et animent et participent à des mouvements alternatifs – mais dans cette petite masse, qui vit réellement selon ses convictions, à la marge de tous, indépendamment ? En vérité, fort peu d’entre eux. Et ils sont déjà passés à autre chose – déconnectés de notre monde actuel.

Bref, Bill Joy découvre, en lisant un livre de Ray Kurzweil, qu’il lit dedans non un passage de Kurzweil, mais de Theodor Kaczinsky, alias Unabomber, le luddiste le plus connu de tous. Bill Joy déduit que Kaczinsky repose ses idées sur la théorie du chaos de Finagle (ou Murphy…) : « Tout ce qui peut mal tourner, finit par tourner mal ».

Puis Bill Joy cite une autre de ses lectures, un ouvrage de Hans Moravec, pour qui il est sûr que les robots succéderont… à leurs créateurs. Les créatures éliminent leurs créateurs. Mais, encore mieux, Kurzweil (qui dirige désormais au sein de Google) et un certain nombre de scientifiques entonnent tous un discours disant : « J’aime mon corps comme n’importe qui, mais si je peux vivre 200 ans avec un corps de silicium, j’achète ». Voilà qui veut dire substantiellement : « Nous les riches, les élites, améliorons-nous donc, devenons l’égal de nos créatures, devenons des cyborgs et abandonnons cette espèce de losers appelée humains ».

Nous sommes désormais en plein dans cette ère robotique, dans cette révolution industrielle robotique. Le transhumanisme est une réalité, quelque peu cachée…

On a parlé de l’anthropocène pour désigner cette période où l’humanité laisse des empreintes de sa présence si fortes qu’elles modifient la biosphère terrestre. Mais comme on le voit, des entreprises privées et les armées évidemment, ont tous une ou deux générations d’innovations d’avance sur l’imaginaire collectif. La science-fiction s’est fait rattraper, voire dépasser (et les Russes ont dépassé tout le monde en la matière). Bientôt, les robots auront remplacés 90% des activités autrefois tenues par l’humain, et l’humain, devenu pauvre, non rentable, sera définitivement « un outil qu’on jette après usage », un objet – inutile. Et que fera-t-on des humains ? De la nourriture pour humains comme dans Soleil Vert ? Les robots nous alimenteraient-ils ? Ou bien allons-nous devoir compter sur tout ce qui restera à notre portée, c’est-à-dire : nous transformerons-nous en cannibales ? N’oubliez pas que nous avons dépassé la science-fiction…

Bill Joy nous explique que les techniques du XXème siècle – NBC : Nucléaire, Biologique, Chimique – sont dépassées par celles du XXIème : génétique, nanotechnologie et robotique (GNR). Logiquement, la société malade dans laquelle nous vivons et participons, s’emparera de ces technologies pour conduire à terme son suicide (du moins, les 99%).

Je crois qu’avec les GNR, nous avons signé notre arrêt de mort. L’idée que seuls les riches pourront se permettre de vivre ad vitam aeternam va les emballer, et le huis clos va vite s’échafauder. Ils vont s’en emparer. Comme ils auront des robots à leur disposition pour entretenir leurs tissus – à moins qu’ils ne fassent implanter l’essentiel de leur être dans un exosquelette, ou en devenant des cyborg – les 99% ne leur serviront plus à rien. Les GNR ? La corde que nous mettons autour de notre cou.

Il est donc pour nous temps de les refuser, de militer et de s’activer contre eux, d’imposer l’humanité comme la priorité, l’imprescriptible. La révolution humaine (et non plus industrielle, technologique !) devra apporter des idées neuves, pour la Vie en communauté et non des idées pour que la communauté s’autodétruise. Il est temps, plus que temps que nous osions, que nous soyons audacieux, que nous nous mettions en danger, que nous osions faire table rase et jeter sur la table tous nos meilleures idées – ça urge. Car si ça peut mal tourner, alors ça va mal tourner. L’humanité est un lemming. Changeons le cours du scénario.

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86 réflexions au sujet de « Le 1% se débarrassera bientôt des 99% encombrants, par AncestraL »

  1. Science-fiction: Il n’est pas le seul certainement, mais Frank Herbert, dans son cycle « Dune » qui se déroule dans 10 000 ans d’ici, évoque la révolte contre les machines. Il appelle cela le Jihad Butlerien: la destruction des machines, des ordinateurs, des robots…
    Citation: « par leur existence même, les machines conditionnent leurs utilisateurs à se servir de leurs semblables comme ils se servent d’elles. »

    ‘2001″ et les dangers de l’informatique.
    « Terminator » et ceux de la robotique.
    Ne pas jeter la science-fiction avec l’eau du bain SVP ! L’imaginaire n’est pas (encore?) contrôlé par l’industrie…

    Ceci dit, le risque évoqué est très grand. Il semble évident que les 1% ne sont pas partageux. Si c’était le cas, il n’y aurait pas de 1%…

  2. 1%, 99%… c’est bon pour les slogans, ça. Il n’y a pas de frontière nette entre ces 1% et ces 99%.
    Et puis, désigner un coupable, voir son élimination comme un remède, c’est vieux comme le monde, ça a marché pendant des siècles et des siècles, mais ça ne marche plus. Car au fond nous savons que c’est injuste.
    Les inventions des tranhumanistes et autres docteurs Folamour font froid dans le dos, c’est vrai, mais, au fur et à mesure qu’elles arriveront (qu’elles arrivent) sur le marché, elles seront (elles sont) adoptées. Forcément. Qui est prêt à renoncer délibérément à se soigner, à prolonger ou a améliorer sa vie ? Toute la question est là, et elle n’est pas nouvelle : quelles limites mettre au « progrès » technique ? comment faire en sorte qu’il continue à mériter le nom de « progrès » ? Ce n’est pas en montrant du doigt tel ou tel « apprenti sorcier » réel ou supposé qu’on trouvera la bonne réponse.

      1. Merci Goin de faire savoir que vous comprenez ce que je veux dire. J’ai souvent l’impression de claviotter dans le désert.
        Comme déjà dit, personnellement tout seul, je m’en fous, j’ai survécu, et j’ai tout ce qu’il me faut.

        Mais quelque part ça me dérange un peu, que si peu de monde ne voient comment tout cela est organisé, alors que c’est si gros.
        Une prise de conscience généralisée suffirait à renverser le cours des choses.
        Et ça fait 45 ans que ça dure. 45 ans d’enfumage réussi, et ça continue.

    1. Il y a bien une frontière. Plus marquée dans l’évolution des inégalités avec les 0,1% qu’avec les 1 %. Pour les Etats-Unis, Onubre Einz a calculé avec l’extrême soin qui est le sien que sur les 20 dernières années, 90% des revenus ont même baissé, quand 10% ont augmenté: http://wp.me/p5oNrG-ek0

  3. Rien à ajouter, si ce n’est que les riches tirent leur pouvoir de leur immense Propriété.

    La « propriété », n’est pas un droit divin comme ils le laissent penser, c’est un droit simplement inscrit dans nos Constitutions.

    Nous sommes prisonniers de mots, de simple mots qu’il nous revient d’écrire.

    Notez que la dernière en date, le TCE a été écrite par Giscard d’Estaing, auto déclaré représentant des peuples d’Europe!

    La solution du problème, aux conséquences si dramatiques, est d’une simplicité biblique.

    1. Je précise que le problème ne sont pas « les riches  » en tant que personnes,
      le problème est dans la propriété des Ressources qu’ils détiennent, car elle leur permet de manipuler les peuples comme il leur convient…

    2. Je ne comprends pas. Il n’y a pas que les riches qui soient propriétaires. Il y a certes des milliards de gens qui n’ont rien mais il y a aussi des milliards de gens qui sont propriétaires.
      Remette en cause la notion de propriété et ses modalités, d’accord, mais qu’est-ce que cela a à voir avec la question des robots et de l’homme augmenté des transhumnistes?

      1. Votre question est bien légitime, car je suis resté assez vague.

        Il est un fait que le Pouvoir réel est dans la Propriété des Ressources primaires, que sont en particulier le sol et ses ressources, les infrastructures et les entreprises systémiques, car sans elles le système ne pourrait fonctionner (Banque centrale, Production d’énergie lorsqu’elle est centralisée, réseaux de communications).
        Et aussi le Savoir matérialisé dans des brevets.

        Ceux qui contrôlent ça, contrôlent indirectement absolument tout, à commencer par les peuples et leurs gouvernements … sauf à ce que les États en soient les propriétaires.
        Imaginez que ce soit le cas :

        Nous, le peuple, à travers le pouvoir que nous confèrerait la Propriété des ressources indispensables à la production de robots, (par ce biais nous serions actionnaires des entreprises de robots etc.), nous pourrions alors décider des objectifs de ces technologies.

        Objectifs que nous choisirions dans notre intérêt et non plus dans celui de l’oligarchie propriétaire.

        ——————

        Par ailleurs, si nous le peuple, étions collectivement propriétaires du sol, nous pourrions en tirer une rente gigantesque, à travers la location ou vente de droits d’usage du sol.
        Certains sont prêts à payer très cher le privilège de jouir des meilleurs endroits.

        Cette rente permettrait à la collectivité de financer les innombrables besoins vitaux de notre planète et de ses habitants, et en y impliquant les robots.

        Bref, l’économie ne serait plus au service de la minorité la plus riche, au mépris du plus grand nombre, mais elle serait au service du plus grand nombre et de l’éco-système.

        La Propriété privée des Ressources primaires doit disparaitre au profit de droits d’usage de ces Ressources, dont la propriété serait collective, comme elle aurait toujours du l’être. Car la Terre appartient à tous. Nous n’en sommes que les locataires de passage.

      2. « Je ne comprends pas. Il n’y a pas que les riches qui soient propriétaires. »

        Propriété lucrative

        C’est le terme qu’emploie Bernard Friot, il me semble bien délimiter les aspects nocifs de la propriété.

      3. @ GL
        « Propriété lucrative

        C’est le terme qu’emploie Bernard Friot, il me semble bien délimiter les aspects nocifs de la propriété. »
        ————————-
        De mon point de vue c’est là qu’il fait fausse route.
        Tout comme ceux qui considèrent la rente comme nocive. Ne sautez pas au plafond, je m’explique :

        La propriété engendre nécessairement un profit. (sinon on s’en fout d’être proprio).
        Ce profit peut être un profit financier, auquel cas la propriété est lucrative. On parle alors de rente.
        Impossible à supprimer, puisqu’elle est engendrée de fait par la propriété.

        La question de fond est ailleurs, et c’est celle ci:

        Puisque la propriété rapporte une rente, et, inversement, puisqu’une rente revient nécessairement aux propriétaires :
        Qui doit détenir la propriété des Ressources primaires? On en revient toujours là.

        S’il s’agit de propriété privée, on peut s’attendre à ce que cette rente engraisse à n’en plus finir des privés, qui n’auront de cesse d’utiliser cette rente pour encore l’accroître, etc. Bref, le désastre que nous connaissons.

        Par contre s’il s’agit de propriété collective, nous pourrions collectivement et démocratiquement décider de ce qu’on ferait de cette rente.
        Et là ça peut être extrêmement positif !

        Il ne faut pas dénoncer la rente, tout dépend de la manière dont elle est réinjectée, ou non, dans l’économie!

        Je crois qu’il y a un immense malentendu sur ce point.

      4. @ Dominique Gagnot dit : 28 septembre 2015 à 23:21

        « Il ne faut pas dénoncer la rente, tout dépend de la manière dont elle est réinjectée, ou non, dans l’économie! Je crois qu’il y a un immense malentendu sur ce point.»

        Je partage votre avis. Néanmoins, il nous faut bien reconnaître que nous ne progressons pratiquement plus l’un et l’autre. Le processus du capitalisme ne nous apparait pas foncièrement mauvais dès lors que grâce à
        «l’investissement » qu’il permet, il est, ou il peut être, à l’origine de l’adaptation de notre collectivité à l’inévitable évolution de l’environnement provoqué par le seul fait de vivre.

        Reportez-vous à ce que nous nous disions ici, sur le blog de Paul Jorion, il y a 8 mois.
        http://www.pauljorion.com/blog/2015/01/30/le-temps-quil-fait-le-30-janvier-2015/#comment-550151

        Hélas, alors que comme beaucoup d’autres aujourd’hui, vous vous dites opposé au gaspillage, vous prônez « le changement de système » autrement dit « la révolution », au lieu d’inciter à « l’évolution », laquelle est bien plus naturelle et bien moins destructrice, donc bien moins gaspilleuse de ressources primaires.

        Je prétends que le capitalisme est en action depuis les origines de l’humanité et que c’est pour cela que l’homme a peu à peu accru son niveau de vie moyen.
        http://www.pauljorion.com/blog/2010/12/04/une-economie-entiere-par-repartition-par-vincent-wallon/#comment-129478

        Le mieux serait de faire comprendre à ceux de nos concitoyens qui ont été induits en erreur par les tenants de l’anticapitalisme, que nous n’avons pas d’autre issue que d’économiser nos ressources primaires de sorte à les investir pour nous adapter aux contraintes écologiques qui vont aller grandissant.

        Dans ces conditions l’une des seules voies de progrès qui me semble encore possible, ne se situe plus dans le domaine matériel sur lequel s’est jusqu’alors bâti l’accroissement des niveaux de vie. La seule voie restante, celle du salut de notre espèce, se situe probablement dans le domaine de l’immatériel, des savoirs, des connaissances, de la compréhension de la vie.

        On peut certainement cheminer sur cette voie rationnelle sans s’opposer à ceux qui, plus enclins à cheminer sur la voie des croyances, s’orientent vers les religions, à condition qu’elles soient tolérantes et pacifistes et en cela soucieuses d’éviter les effroyables gaspillages qu’entraînent les conflits de tous ordres.

      5. Je propose que nous soyons tous propriétaires des ressources primaires, ce qui permet d’en décider démocratiquement de leur utilisation.

        C’est une évolution, ou une révolution, peu importe, toujours est il que ça va dans le bon sens.

        Vous ne cessez de revenir au passé, ce qui n’a pas de sens car la situation a radicalement changé.

        A l’époque de Robinson, les Ressources naturelles étaient pratiquement infinies, en regard des faibles moyens que nous avions pour les exploiter.

        Aujourd’hui les 67 plus riches possèdent autant que 3,5milliards les plus pauvres.

        On accumule d’autant plus de capital que l’on en a déjà.
        (un chalutier est infiniment plus efficace qu’une canne à pêche)
        Donc si l’essentiel du capital existant est concentré chez une petite minorité, les autres pourront ramer toute leur vie, qu’ils n’accumuleront rien, faute de capital de départ suffisant.

        Imaginez Robinson avec sa canne à pêche à coté d’un chalutier ? Ben même si Robinson est très courageux…

        Vos historiettes sont fort sympathiques, mais totalement à coté de la plaque.

      6. Le lien que vous avez donné, remonte sur un topic qui, pour l’essentiel, présente la même idée que la mienne,
        mais de manière moins précise, ce qui fait que les commentaires du topic en question partent dans tous les sens…

        http://www.pauljorion.com/blog/2010/12/04/une-economie-entiere-par-repartition-par-vincent-wallon/

        Pourquoi ce sujet n’est il pas discuté en permanence, alors que ça résous quasiment tous les problèmes, problèmes dont, par contre, on ne cesse de discuter sans y trouver de solution.

        Elle est là la solution:
        Gestion collective des Ressources…!
        Exit les proprios privés de Ressources primaires, qui se moquent du monde entier (au sens premier).

        Qu’est ce qu’on attend ???

  4. Bonjour,

    Pour fabriquer des robots il faut beaucoup de ressources, donc beaucoup, beaucoup d’énergie et donc beaucoup de pollution (Beaucoup dans les mines, dans la fabrication des semis-conducteur, dans la fabrication et l’entretient des salles blanches, beaucoup de déchets et pas de recyclage possible; le High-Tech n’a pas que des avantages…).

    D’ici à ce que nos technologies évoluent pour offrir ces joujoux rêvés il y a toujours une évolution en parallèle qui risque de freiner les désirs de l’humanité dans son entier:
    L’évolution de:
    la dégradation des sols,
    des océans,
    de l’air,
    la déplétion croissante sur toutes les ressources
    et l’évolution du climat pour freiner encore plus toute solution technologique.

    En effet, dès que nous subissons une sécheresse en Europe de l’est avec diminution des exportations et c’est le « printemps Arabe » (Comme en 1789, la faim transforme les Hommes, et leur ventre les rends sourds!), et il y a fort à parier que la faim risque de retoucher une humanité qui rêve de viande rouge et des politiques qui abondent dans ce sens.

    Nous ne nous nourrirons pas de nos déchets et ce sont eux qui sont en train de gagner la bataille.
    Pour vous en convaincre, sachez que la caractéristique du vivant c’est de fonctionner avec une quantité minuscule d’énergie, une prouesse que nos technologies n’arrivent pas à relever.
    Le fameux découplage attendu, grâce à l’informatique, du PIB et de la consommation d’énergie ne pointe absolument pas le bout de son nez… alors?

    Pas de panique, personne ne pourra échapper aux catastrophes grandissantes au détriment des autres, nous sommes tous sur le même navire et c’est la réalité qu’il nous faut cultiver.

    1. Tout à fait. Il y a mille formes de fuites, spaciales, technologiques, énergétiques, biologiques, génétiques…et autant de fausses pistes.

      « Il faut cultiver notre jardin »…pas très vendeur, mais c’est ainsi.

  5. Les 1% sont un slogan ?
    De moins en moins apparemment. C’est Joseph Stiglitz qui il y a peu nous disait, avec on l’espère des bases sérieuses, que 80 personnes détiennent autant de « fortune » que la moitié de l’humanité – ou à peu près.
    Des dizaines de milliers de milliards font des petits dans les paradis fiscaux pendant que les économistes de révérence (au Saint Marché) nous expliquent que le monde avance puisqu’une poignée de chinois gagnent 110 $ par mois au lieu de 100 l’année dernière.

    Le pompage des ressources financières par ceux qui en ont déjà trop ne cesse pas.
    Cela relève de la maladie mentale .

    1. s économistes de révérence (au Saint Marché) nous expliquent que le monde avance puisqu’une poignée de chinois gagnent 110 $ par mois au lieu de 100 l’année dernière.

      Les salaires moyens dans l’industrie chinoise étaient quatre fois plus faibles qu’au Mexique en 2002. Ils sont aujourd’hui plus forts de près d’un tiers (9 000$ annuels contre 6 800 au Mexique)…
      http://etudes-economiques.credit-agricole.com/site/openMedia.php?document=Persp15_255_Chine_Renminbi_JLM_20150813.pdf&lg=6

      1. ouais..super ..augmentation de 10€…..on est vachement content de voir les chinois s’épanouir avec un pouvoir d’achat aussi royale…quand le » sparadrap » confucius vient au secours de la misère…

        avec ou sans lui, de toute façon, inutile de baratiner :

        Lundi, plus de 800 milliards de dollars de capitalisation se sont envolés dans le monde. La Bourse de Paris pourrait enregistrer son pire trimestre depuis quatre ans

        Croissance chinoise

        « Le spectre du ralentissement brutal de l’économie chinoise continue de hanter les marchés, après la publication lundi d’une nouvelle statistique inquiétante, à savoir la publication d’un repli de 8,8 % des profits des industriels chinois sur un an, la plus forte baisse depuis octobre 2011. En cause, la hausse des coûts et une chute persistante du prix des produits vendus… Mais au-delà, c’est l’état de santé global des économies émergentes qui inquiète les marchés et l’annonce d’une baisse des taux plus importante que prévu par la Banque centrale indienne est aussi perçu comme un signe que la croissance commence à battre de l’aile également en Inde. Le gouverneur de la RBI, Raghuram Rajan a évoqué notamment une « reprise économique hésitante en cours » pour justifier cette décision. Il a d’ailleurs revu légèrement à la baisse son objectif de croissance pour l’Inde à 7,4 % contre 7,6 % auparavant. « Le ralentissement de la croissance dans les émergents, la Chine au premier chef, reste une préoccupation majeure alors que beaucoup d’entreprises cotées ont vendu pendant des années une stratégie d’exposition croissante à ces zones », Tangi le Liboux chez Aurel BGC . »

        « Si les nuages s’amoncellent sur la croissance mondiale, les investisseurs ne trouvent pas non plus de raisons de se rassurer sur le plan micro-économique. La chute sans fin des valeurs minières, à l’image de Glencore (- 45 % depuis le 16 septembre), accrédite l’idée d’une fin de cycle brutal pour le secteur. La rechute du prix du pétrole, tombé à moins de 45 dollars le baril de WTI (-2,8 % lundi) lundi), renforce aussi l’idée d’un monde en crise durable et qui pourrait fragiliser les groupes miniers les plus endettés. La Bourse australienne a ainsi touché son plus bas depuis deux ans, alors que l’indice sectoriel de l’énergie a chuté mardi de 6,7 %, au plus bas depuis dix ans !  »

        http://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/021362902847-bourse-les-marches-dans-le-brouillard-apres-un-nouveau-lundi-gris-1160363.php#

      2. Donc, voila 40 ans que le système déraille, voila 5 ans qu’il est clair qu’il ne peut que s’effondrer, voila quelques semaines que ça part bien en sucette, mais, à ma connaissance personne, sinon moi, (mais je connais pas tout le monde non plus, hein), ne réfléchit à un système alternatif !

        Tout seul, je ne suis quand même pas sur d’y arriver.

        Par ailleurs, ce que je propose est quand même HénÔrme, je fous en l’air quantité d’idées reçues, je répète la même chose depuis des mois, sans susciter de réaction, ou presque.

        Soit ce que je propose est complètement idiot, pour une raison x dont j’aimerais qu’on me la dise pour avancer,

        soit c’est génial, enfin c’est pas à moi de juger, et d’ailleurs je m’en fou, le problème c’est pas moi, ça va très bien merci, mais vous, qu’en pensez vous ?

      3. Puisque Gudule est dans les parages, je m’adresse à Gudule, pour commencer. On va procéder nominativement, sinon je vais jamais y arriver.

        Gudule, vous qui aimez bien vous exprimer (c’est d’ailleurs souvent original, et j’aime bien) vous en pensez quoi de mon idée ?

  6. – « Encore s’il suffisait de quelques hécatombes
    Pour qu’enfin tout changeât, qu’enfin tout s’arrangeât!
    Depuis tant de « grands soirs » que tant de têtes tombent,
    Au paradis sur terre on y serait déjà. » je n’aurai pas dis mieux (modestie oblige)
    – Depuis toujours, des hommes défendent au péril de leur vie, l’empathie, l’harmonie, la non violence, le respect de la vie et de notre niche écologique….
    => Il n’est ni plus ni moins urgent qu’hier, de continuer tout simplement.
    Toute précipitation serait à mon avis, contre productive.

    (Ne pas perdre de vue qu’une part des 99% se rêve encore en 1%)

  7. L’empire des Xuhl, de sa pure et froide intelligence synthétique collective, avait pu, du balcon de son espace élargi, étudier, contempler, analyser l’espace d’un instant, une de ces éphémères et complexes civilisations organiques qui viennent au jour au hasard de l’univers infini, mûrissent et déclinent, parfois soudainement, avant de disparaître.
    Une parmi ces magnifiques fleurs innombrables, trop belles pour durer, dont on n’aurait rapidement entrevu l’image, pour la regretter ensuite éternellement.

  8. Impossible !
    Pourquoi ?
    Parce que sans pauvres il n’y a plus de riches , et dans tous les sens qu’on peut accorder a ce terme !
    Quand on a pas connu le sentiment de joie et de puissance qui vous saisi le gros cigare a la bouche , déambulant au sein des loqueteux , on écrit ce genre d’article !

  9. Lorsque le groupe FTP MOI CARMAGNOLE a été créé à Lyon ils étaient CINQ. Contre eux il y avait la Gestapo, la milice, les GMR, la police française, les gendarmes et du personnel de la justice française puisque le premier mort de ce groupe a été arrêté après avoir dérobé des tickets d’alimentation il été guillotiné après avoir été condamné par un certain FAURE PINGUELY magistrat français.

    C’est un exemple parmi tant d’autres. Souvenez-vous : ils ne savaient pas que c’était impossible alors ils l’ont fait.

  10. De l’homme augmenté au transhumanisme
    Photo ParisTech Review / Rédaction / January 7th, 2014

    « Mais la société utopique qui serait issue de la révolution transhumaniste peut être critiquée de bien d’autres manières. Pour les universitaires français Alain Marciano et Bernard Tourrès, le transhumanisme ouvre sur un contractualisme généralisé où la société peut exister sans « bien commun », sans « vivre ensemble » autre que la juxtaposition des individus « libres », délivrés de tout devoir de solidarité. Cela touche à l’idée même de démocratie telle qu’elle s’est développée historiquement, mais aussi à un rapport à l’autre plus immédiat, celui qui s’exprime dans le couple, la famille, la sexualité. La question de la procréation, en particulier, est troublante, car elle engage avec elle celle de la différence des sexes, de la parentalité, et au-delà de l’identité de la personne humaine. L’utopie technicienne gomme en quelque sorte cette dimension. Le philosophe Jean-Claude Guillebaud repère ainsi dans le transhumanisme une forme d’immaturité militante, marquée par la haine du corps, de ses infirmités et de ses souffrances, de ses imperfections – une haine, en somme, de ce qui fait l’homme. Le transhumanisme – faut-il le dire ? – n’est pas un humanisme. »

    http://www.paristechreview.com/2014/01/07/homme-augmente-transhumanisme/

    Les Chinois, prêts pour le dopage du QI in utero
    http://www.lemonde.fr/sciences/article/2015/09/21/les-chinois-prets-pour-le-dopage-du-qi-in-utero_4765853_1650684.html

    L’intelligence humaine bientôt génétiquement modifiée ?
    synthèse de presse bioéthique
    22 Septembre 2015 Génome

    http://www.genethique.org/fr/lintelligence-humaine-bientot-genetiquement-modifiee-63936.html

    Electroniques ou pas, ne désepérez pas, les solutions existent….
    10 manières de recycler… des boîtes de conserve

    « Les boîtes de conserves, trônant en reines dans nos placards, sont à la fois pratiques et écologiques, car 100% recyclables. Mais pourquoi les jeter alors qu’elles pourraient embellir nos intérieurs et se transformer en objets durables ? Voici une sélection variée des 10 manières de recycler des boîtes de conserve. »

    http://blog.ecoloquest.net/10-manieres-de-recycler-des-boites-de-conserve/

    Tout savoir sur le recyclage des déchets électroniques…
    et des Cyborgs ?

    « En 2014, le nombre de déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE), ou e-déchets, a atteint un record dans le monde : 41,8 millions de tonnes, contre 39,8 millions en 2013. Ces chiffres proviennent d’un rapport publié par l’Université des Nations-Unies le 19 avril dernier, où l’on apprend également que la France figure au 8e rang des pays qui produisent le plus de DEEE, avec 22,2 kilos par habitant. Il est vrai qu’avec la multiplication du nombre de tablettes tactiles, de smartphones, et maintenant d’objets connectés comme les montres ou les drones, on ne sait plus trop quoi faire de tout notre matériel high-tech cassé ou obsolète. Ça tombe bien, nous vous donnons les clés pour recycler vos e-déchets en toute sérénité. »

    et quand un être-chosifié-augmenté-rablé, VIVANT OU MORT, arrivera en bout de course , no problemo, inutile de remplacer les pièces, soyez dans la logique consumériste écologiquement compatible, RE CY CLEZ

    OU, plus charitable, à vot’ bon coeur : l’option solidaire ; le don à une association

    « Car au vu de la valeur de ces déchets, nombre d’associations participent à leur collecte et à leur traitement, ce qui permet de créer de l’emploi tout en récoltant de l’argent grâce à leur revente. Il peut s’agir d’associations majeures comme Emmaüs ou Envie, mais également d’acteurs locaux (associations, boutiques, recycleries, ressourceries). Certaines d’entre elles, pour faciliter la collecte, disposent de points de collecte dans les déchetteries ou dans la grande distribution »

    http://lifestyle.boursorama.com/article/tout-savoir-sur-le-recyclage-des-dechets-electroniques_a2242/1

    http://www.metaux-precieux.fr/recyclage-de-dechets-electroniques/

    1. On remarquera au passage , s’agissant de recyclage de déchets , que « les lois de la physique  » qui ont permis l’apparition de ce que nous appelons la vie , sont autrement plus douées que les  » casseurs améliorés » que nous sommes , car nous sommes après ( et même avant ) tout , constitués des mêmes atomes  » primitifs » recyclés depuis des milliards d’années .

      Je me demande bien pourquoi courir après « l’immortalité » alors que nous sommes déjà et serons aussi vieux que le monde , et que notre « temps  » de  » conscience » a sans doute plus de mystère .

       » Nul n’a vécu plus longtemps qu’un enfant mort , et Peng Zu (équivalent de notre Mathusalem) mourut jeune . Le ciel et la terre sont aussi vieux que moi, et les milliers de choses ne font qu’un « . ( Zhuang Zi ,hier soir , il y a 2300 ans )

  11. Le problème principal est celui des ressources: la robotique va permettre d »utiliser, par personne, encore beaucoup plus des ressources disponibles sur la terre. Comme ces ressources sont limitées, il va falloir drastiquement réduire le nombre de personnes (qui utilisent ces ressources).

    La conclusion, c’est qu’on va laisser des miettes aux 99%, ou 99,9%. La manière dont cela va s’opérer, si on ne fait rien, je n’en sais trop rien.

    Finalement, la seule solution, c’est une réforme fondamentale de la notion de propriété, coulée dans la constitution. Personne ne devrait pouvoir s’approprier plus que sa part (la même pour tous) des ressources disponibles: surface terrestre, énergies, ressources minières.

    Serait-ce l’égalitarisme? Non, rien n’empêcherait la diversité dans l’utilisation de ces ressources limitées. Mais il n’y a aucun argument moral à ce que untel utilise plus que untel de surface de la terre, de lithium, ou de poisson…

    Et avec les technologies de l’information, un cadastre de ces ressources me semble possible à mettre en oeuvre…

    1. Vous avez raison Mathieu.
      En définitive le « capitalisme » (au sens exploitation du capital, en vue de faire des profits), pourrait être vertueux.

      Il faut et il suffit que le Capital que représentent les Ressources primaires, soit propriété de la collectivité, qui en deviendrait ainsi actionnaire.

      Elle rechercherait alors a maximiser ses profits, qui sont sans rapport avec ceux des actuels propriétaires…

    2. Voilà, et quand t’as atteint ton quota annuel, on te met en veille, hibernatus, au congélo. Ou alors tu trouves un clampin pour te céder son crédit (pas Jduc, trop cher).

      1. Ca c’est parce que tu raisonnes « par année ». Si on ne te laisse JAMAIS, à chaque instant, dépasser ton quota, à chaque seconde, tu ne risques pas le congélo très longtemps…

      2. J’ai ouï dire que la congélation avait un effet particulièrement néfaste sur l’espèce ci-nommée myvigneron. Ce ne sont pas des manières, on ne maltraite pas impunément une espèce aussi douée et aussi sensible. En tant qu’amie fidèle et dévouée des espèces protégées, je ne tolèrerais pas que l’on maltraite l’espèce sus nommée ! En outre, le sieur juanessy m’a assuré qu’il n’était pas micro-ondable. Quand aux quotas, c’est comme pour l’espèce gudulus marvelous pantera , autant chercher à enfermer un éléphant dans une boîte à chaussures, bref du grand n’importe quoi….

  12. Est-ce possible que ce délire intellectuellement cheap sévisse à ce point même sur le blog de Paul Jorion? C’est la fin des haricots

    Y-a-t-il quelqu’un dans les parages qui ait pris la peine d’étudier le livre de Peter Gärdenfors « Conceptual Spaces. The Geometry of Thought », The MIT Press, Cambridge MA, 2000? Il y démontre un résultat très important: le concept de « concept » ne peut être réduit à (ou modélisé par) la logique (aussi complexe soit cette dernière). Les concepts sont « spatialisés », ils ont besoin de « géométrie » et de « topologie » (conceptuelle). Ça fait exploser en vol l’espoir de réduire la cognition à l’intelligence artificielle (qui est et reste basée sur la logique et le logicisme, aussi crypto- soit-il). Et Gärdenfors sait de quoi il parle: son modèle AGM de 1986 en sciences cognitives (« belief revision ») fait toujours référence (chez les crétins). Sauf que lui même, derechef, tire la sonnette d’alarme, au moins depuis 1990 (mais surtout à partir de son livre de 2000) sur le fait qu’en fait ça ne peut pas marcher (la réduction cognitiviste et/ou l’intelligence artificielle). Le concept de « concept » est pris dans une « complexité mathématique » immaitrisable à coups de machines de Turing

    Ou alors y-a-t-il quelqu’un ici, les amis, qui ait lu les livres (genre: « Les deux infinis et l’esprit humain », ou « Les ombres de l’esprit ») du mathématicien/physicien Robert Penrose sur l’intelligence artificielle et son incapacité structurelle à engendrer quelque chose comme la démonstration, faite par l’humain en chair et en os Kurt Gödel en 1931, de l’incomplétude des systèmes formels apparentés aux Principia Mathematica contenant l’arithmétique? Démonstration gödélienne qui passe pour le plus gros résultat de logique du 20ème siècle (et qui est même un fait majeur des mathématiques) et qui va dans le même sens: les mathématiques ne sont pas logicisables (et à fortiori elles ne sont pas informatisables), la complexité mathématique est irréductible au récursif axiomatisable. La conclusion est la même: la structure « machine de Turing » (qui est l’épine dorsale théorique de l’informatique) est structurellement incapable de simuler la pensée humaine (à des niveaux autres que triviaux du genre smartphone ou robot de salon)

    Ou alors les livres de Henri Atlan (genre: « La fin du ‘tout génétique’? Vers de nouveaux paradigmes en biologie », INRA éditions, 1999) sur l’escroquerie que constitue le programme de recherche (fléché industrie et gros sous) « tout génétique »? Où il explique comment il aura fallu la crise de la vache folle pour que des résultats de recherche pure dérangeante (sur les prions) soient sortis de l’enfer de discrédit (où a rôti leur découvreur intègre) où le jeu des escroqueries intellectuelles croisées organisées en mafias universitaires les avaient reléguées (« on ne touchera pas à notre rêve génétique grisant – et surtout bien lucratif »)

    Comme à dire: l’intelligence artificielle est une des plus grosses arnaques intellectuelles jamais mises sur pied. Le transhumanisme a tout l’air d’être la prochaine escroquerie (bien fantasmatique) sur la liste. Et j’attends voir de pied ferme le jour où il y aura une robotisation capable de remplacer le biologique (oh, réveillez vous, les films c’est bien, mais la science c’est un peu plus compliqué)

    Nous vivons une époque absolument dangereuse, où il est capital d’étudier le plus de choses possibles (et Paul Jorion nous y aide énormément, grâce à ses livres, mais aussi grâce à ce petit blog qui, je répète, est pour moi comme Radio Londres pour mes grands-parents), mais avec intelligence et en évitant toutes les constructions du monde hallucinées et complotistes. Si nous partons à ce point sur la tangente du délire conceptuel (« oui, Terminator, nous y sommes, la réalité a même dépassé la fiction ») c’est que nos facultés critiques sont aussi atteintes que celles des gens par rapport auxquels nous avons tendance à nous sentir plus éveillés. Voilà ce qui a l’air véritablement effrayant pour moi, ce lâcher prise fantasmatique. Nous commençons nous-même à produire ici, même sur ce blog bourré d’intelligence réaliste et courageuse, des salades hollywoodiennes « expensive but cheap »

    1. @Allessio Moretti
      Merci pour ces références, et ce message rafraîchissant !

      Quelqu’un comme Jean-Yves Girard (un peu le pape de la logique et théorie de la preuve en France actuellement) et aussi tout à fait sur cette ligne.

      La moindre des choses serait de remplacer « en » par « de » dans l’expression « recherche en intelligence artificielle », mais certes cela ferait moins académique ..

      Et surtout dire cela ne retire rien aux profonds changements qu’engendre la technique, et au fait que la technique écrit un monstrueux bouquin, toujours mort mais en évolution permanente du fait de ses auteurs.

      Livre qui par ailleurs, accélère aussi la ventilation de tous les autres.

    2. Je profite du fait que vous semblez en connaitre un rayon pour risquer une question : les réseaux neuronaux utilisés pour l’IA « par couche » dont on entend parler en ce moment peuvent ils être assimilés à une machine de Turing?

      1. Pour être plus clair, je crois que ce a quoi je fais référence est appelé Deep Learning (j’ai lu qu’une IA aurait découvert le concept de chat d’ou ma question).

      2. Tout ce qui tourne sur un ordinateur est assimilable à une machine de Turing, ce qui est le cas des réseaux que vous évoquez.
        Mais c’est toujours pareil, l »IA » a besoin de renouveler ses buzz words régulièrement pour maintenir le charlatanisme.

        Et encore une fois, tout cela permet de ne pas considérer ce qui se passe vraiment à travers la technique.
        La technique écrit un livre, la technique EST un livre, une bibliothèque si vous préférez, et en ce sens il n’y a qu’une machine.

      3. @dup:
        Ça transpire dur effectivement sur ce type de travaux un peu partout dans le monde ( en suisse près de chez moi entre autres) , et à ce propos on aimerait savoir où en sont les googlemen pour vérifier s’ils parlent correctement l’anglais .

    3. Bonjour Alessio,
      Content de voir que tu remues encore!
      Et que tu apportes de l’eau au moulin thomien que j’essaye de faire tourner sur ce blog.
      Non seulement les maths ne sont pas logicisables mais elles ne sont pas « encadrables », les matheux s’ingéniant à faire exploser les cadres dans lesquels « on » (souvent les philosophes ) prétend les enfermer (derniers en date Alexandre Grothendieck pour les matheux et Alain Badiou pour les philosophes?).

      À propos des rapports Thom/Grothendieck (qui se côtoyèrent plusieurs années à l’IHES, le Princeton français):
       » Les relations avec mon collègue Grothendieck furent très agréables. Sa supériorité technique était évidente. Ses séminaires attiraient la presque totalité des mathématiciens parisiens alors que moi je n’avais rien de bien nouveau à offrir. Cela m’a poussé à quitter le monde des mathématiques pour des domaines où les notions sont plus générales comme la théorie de la morphogenèse, un sujet qui me permettait de construire une théorie philosophique pour la biologie. »
      C’est bien entendu pour la dernière phrase que je le cite.

      http://www.les-mathematiques.net/histoire/histoire_thom.php

      NB: Tu écris: « Ça fait exploser en vol l’espoir de réduire la cognition à l’intelligence artificielle (qui est et reste basée sur la logique et le logicisme, aussi crypto soit-il). »
      Il me semble que le PSI de PJ évite cet écueil logiciste.
      Quant à Thom il n’explose pas seulement, il dynamite carrément tout ça. Pour lui: « Le concept engendre ses prédicats comme le germe engendre les organes de l’animal. Tel est (à mes yeux) l’unique manière de définir ce qu’est la Logique naturelle. » (Je cite de mémoire). Ce qui renvoie à la dernière phrase de la citation précédente. Et à Gärdenfors?

      1. Suite

        La conception du concept selon Thom se rapproche-t-elle de celle selon Gärdenfors?

        Thom: « Il faut concevoir tout concept comme un être vivant qui défend son organisme (l’espace qu’il occupe) contre les agressions de l’environnement, c’est-à-dire en fait, l’expansion des concepts voisins qui le limitent dans l’espace substrat: il faut regarder tout concept comme un être amiboïde qui réagit aux stimuli extérieurs en émettant des pseudo pires et en phagocytant ses ennemis. »

    4. Mwouais…Vous êtes prêts à parier là-dessus? Le principe de précaution voudrait qu’on envisage qu’on se trompe (ce ne serait pas la première fois!).

      De toutes manière, les scénarios les plus apocalyptiques liés à l’IA ne nécessitent en rien l’émergence de quoi que ce soit à part: une capacité de raisonnement stratégique à long terme, une puissance de calcul énorme, un réseau de communication performant (et l’accès à l’énergie). Ces scénarios sont assez bêtes: une machine intelligente dont le but est une tâche stupide pousse la logique de sa tâche stupide tellement loin qu’elle détruit l’humanité (parce que par exemple elle considère que l’humanité consomme trop de ressources pour qu’elle puisse correctement réaliser sa tâche).

      Et puis l’émergence de la robotique pourrait avoir des conséquences sociales dramatiques sans devoir invoquer l’émergence de quoi que ce soit.

    5.  » Le transhumanisme a tout l’air d’être la prochaine escroquerie (bien fantasmatique) sur la liste. Et j’attends voir de pied ferme le jour où il y aura une robotisation capable de remplacer le biologique »
      +1, idem !

      Le transhumanisme de Google serait-il une opération de diversion ?

      « – Ceci étant dit, analysons plutôt le modèle économique de Google. Actuellement le métier de Google est de vendre des espaces publicitaires judicieusement placées parmi les réponses de son moteur de recherche. Google est une régie publicitaire, à l’instar de TF1 ou 20 minutes.
      – Parallèlement Google a développé une myriade de services attractifs, qui nous ont plus ou moins rendus dépendants. L’utilisation de ces services a renseigné Google de nos moindres faits et gestes : Ce sur quoi nous nous interrogeons, donc ce que nous pensons (le moteur de recherche), les sites que nous consultons (via Chrome), où nous allons (via Androïd dans les smartphone), nos wi-fi (captés par un mouchard dans les Google cars), nos photos (Picassa), notre agenda (Calendar)… Google a échoué à capter même ce que nous voyons (Google Glass) mais ce n’est que partie remise.
      – Google constitue donc une superbe base de données sur … nous. Notre vie, nos pensées, nos cheminements physiques ou intellectuels. Cela va aller de plus en plus loin. Et cela peut valoir de l’or. »

      http://inter-ligere.fr/index.php/social/1114-le-transhumanisme-de-google-serait-il-une-operation-de-diversion

      1. Si les usa étaient une démocratie, les usaïens pourraient décider, à travers leur état, de collectiviser les ressources systémiques, dont Google fait partie,
        en les rachetant à l’aide de monnaie fraichement imprimée, qui par ailleurs ne pourrait servir aux ex proprios de Google, à acheter de Ressources primaires…,

        mais seulement à mener grand train pendant plusieurs générations, (ce qui est déjà bien, non?) ou investir dans de nouvelles géniales entreprises…

        (rien à voir avec la monnaie de la FED, qui par ailleurs serait déclarée sans valeur)

        Les usaïens, tous devenus actionnaires majoritaires, pourraient alors utiliser Google a des fins philanthropiques… et non plus dans je ne sais quels objectifs délirants.

        (Ce cas de Google n’est qu’une illustration…)

      2. @ Dominique Gagnot dit : 29 septembre 2015 à 12:38

        « Les usaïens, tous devenus actionnaires majoritaires, pourraient alors utiliser Google a des fins philanthropiques… et non plus dans je ne sais quels objectifs délirants. »

        Certes mais les eurasiens ne souhaitant pas tomber sous la coupe des usaïens seraient tentés de bâtir et exploiter leur Google bis, lequel pourrait être nourri, au moins pour un temps, par les ressources primaires eurasiennes, éventuellement complétées par celles de l’Afrique et de l’Océanie.

        Il y a un travail colossal à faire au niveau de l’ONU qui a déjà bien de la peine à maintenir la paix aux niveaux d’intégration inférieurs. Surtout quand naissent des velléités de mouvement indépendantistes

      3. La mésentente entre les peuples est entretenue par la misère, elle même entretenue par les oligarchies.

        A supposer que les peuples virent chacun leur oligarchie, ils n’y aurait plus d’obstacle à ce qu’ils s’entendent ensuite.

        Ne mélangez pas tout jducac…

      1. S’opposer à l’Etat, ou à ceux qui le gouvernent ?

        Comment s’organise une société sans état, qui gère les Ressources communes?

      2. Bon, Ancestral, j’ai l’impression que vous tournez autour du pot.

        Depuis deux billet vous évoquez la révolution, la mise en danger, bref, le passage à une vitesse supérieure d’action.

        Mais vous éludez toutes les nombreuses questions pratiques ou de justification. Désolé, mais je trouve cela un peu court « c’est simple » pour répondre à Juan.

        Pas mal de gens du blog sont dans l’action, à mon avis, et je pense y être aussi depuis longtemps. Sur un sujet ou l’autre, des passerelles se révèlent entre cet endroit et la réalité.

        Vous pensez à quelque chose de précis, vous bouillonnez ? Et bien allez y, crachez le morceau et ne vous arretez pas en chemin.

  13. L’effondrement est pour dans quelques années, de notre vivant en tous cas. Blocage complet de l’énergie (industrie, transport, agriculture et… ‘confort’ et robots), de la finance, de l’alimentation, implosion des sociétés (dont le flux de migrants en Europe est un symptôme fort).
    Donc une société de robots surmontant cet effondrement, bof, j’y crois pas. Elle arrivera trop tard.
    Le rétrécissement de la richesse à 1% des humains, est un symptôme de la fin d’une société (d’une civilisation).
    Mais l’enjeu ne se limite pas à un rapport de forces 1%/99%, car le 1% est condamné aussi à l’effondrement.
    En attendant, attendons les réflexions de Paul Jorion sur le sujet, c’est le prochain livre, a-t-il dit.

    1.  » En attendant, attendons…  »
      … la suite du feuilleton, écrite depuis longtemps même si pas encore publiée.
      Dans cette saga, sommes nous spectateurs ou(*) figurants ?

      (*) ou exclusif, évidemment 😉

  14. La prolifération des artéfacts (au sens de l’artifact anglo-saxon) dans une société, une civilisation, dont l’ordinateur et le robot sont les derniers avatars, n’est-elle pas le premier symptôme de la mort? La course au « progrès » technologique vue comme une course vers la mort? La surpuissance du « système » consacrée à sa propre destruction (thème central -quasi-unique!- soutenu par Philippe Grasset sur son blog Dedefense.org)?

    Ces interrogations me viennent à l’esprit à la suite de la citation suivante de Thom:
    « Il est typique de voir que la cellule immortelle, la cellule prokaryote, comme disent les biologistes, la cellule qui vit par elle-même, en principe ne fabrique pas d’artéfact. En tous cas je ne vois pas ce qui pourrait jouer le rôle d’artéfact dans la physiologie d’une telle cellule. Et de même tous ses instruments, ses outils, ses organes, sont réversibles.
    On peut se demander de ce point de vue si l’apparition de l’artéfact n’est pas quelque chose qui est lié au caractère multicellulaire, au caractère composé des organismes et si donc cette prolifération des artéfacts n’est pas le premier symptôme de la mort. »

    Un effet « Reine Noire » (qui rejoint l’effet « Reine Rouge » décrit par Roddier) pour notre civilisation?

  15. Le monde semble pris en tenaille entre deux totalitarismes.
    L’un scientifique (ou pseudo), l’autre religieux (ou pseudo).
    L’un alimentant l’autre.
    La raison oblige à devoir se battre sur ces deux fronts.

  16. Vous allez trop vite, même si demain les robots remplacent les humains au travail voire même possède des rudiments culturels et émotifs il faudra encore longtemps pour qu’ils développent une créativité équivalente à la notre (je vous renvoi à l’article sur le confusianisme sur ce même blog il y a peu et les discussions dans les commentaires…) . Les 1% consentent au maintient des 99% (car depuis l’invention de la guerre biologique ils pourraient nous avoir exterminé 100 fois…) pour maintenir un vivier permettant de produire des cerveaux exeptionnels(combien de milliard d’humains doivent exister pour qu’un Einstein sorte du lot?…). C’est seulement pour cela qu’ils nous ont laissé acquérir une certaine qualité de vie et accéder à l’éducation (elle est même obligatoire chez nous… il ne reste que très peu de vrai « sauvages » maintenus par soucis de ressources génétiques brutes juste au cas ou l’évolution ferait un bond plus rapide que la selection). On peut même penser que demain ils nous permettrons un revenu minimum déconnecté du travail. Il y aura toujours 99% de chances que les génies qui feront le transhumanisme et térasseront la mort naissent parmi les 99%…

  17. J’aimerais préciser que lorsque je pense que 1+1 = 2, alors que tout le monde crois que ça fait 3,
    je ne cesse d’expliquer, de répéter pourquoi 1+1 = 2, car de nouveaux lecteurs pourraient ne pas le savoir. Du moins jusqu’à ce que l’on m’explique ou je me trompe.

    Plutôt que de censurer, peut être vaudrait il mieux en expliquer la raison? Le terme « capitalisme vertueux » serait il banni ? Bref, je n’y comprends rien a la manière dont fonctionne la modération.

    (en espérant que ce message ne soit pas éliminé avant même d’avoir été lu)

    1. Nous l’avons lu et l’avons éliminé. Allez en paix.
      (Imaginez que vous êtes sur le Forum à Rome et voulez prendre la parole et être écouté. Il n’y a pas de modérateur. Peut-être personne de votre tribu ou votre clan. Que faire ?
      Se faire des amis et alliés ?)

      1. Bof, personnellement je m’en fiche, ça va très bien, j’ai une 2CV avec un parasol, et quelques autres distractions, ça me suffit. Pas besoin de plus d’amis ni d’alliés.

        Seulement c’est dommage pour nos descendants, si vous ne comprenez pas que le seul moyen, pour la collectivité, de reprendre le Pouvoir, passe par la Propriété des Ressources essentielles, etc…

  18. Bon débarras, la probabilité d’une extinction globale de vie sur Terre est aussi élevée que celle amorcée avec les machines, et si l’homme devait persister à régner .. il ne serait pas homme, tant mieux tant pis, demain il faut payer impots et taxes pour faire que les ratés du genre nous emmer…encore, alors que les humains soient vite supprimés pour l’amour de la Terre, amen

  19. Philippe Soubeyrand écrivait dans son dernier billet,

     »Après tout, c’est vrai ! Pourquoi ne pourrions-nous pas évoquer les actes d’ignominie, voire de barbarie, dont est victime depuis des décennies l’ensemble de la biosphère terrestre dont nous faisons pourtant partie intégrante »

    Qu’avez-vous retenue de cette phrase?
    Personnellement, et je l’ai mentionné à quelques reprises, nous sommes totalement intégré à la biosphère,alors tout ce que l’on a infligé en tant que dommage à la biosphère nous nous le sommes infligé à nous même.
    Tous les êtres humains, le 1% et le 99%, tous, en tant qu’entité physique et matériel sommes soumis aux règles de la biosphère, nous sommes la biosphère et dans cette condition nul ne peut y échapper.
    La santé de la biosphère devient le principal indicateur d’évaluation du succès de notre comportement, pour autant que nous en soyons conscient et ce n’est pas le cas pour l’instant…….. compte tenu de la dégradation évidente de l’environnement et de l’épuisement des ressources.
    C’est à partir de ces règles de vie incontournables que nous devons bâtir un nouveau système économique et c’est là que le TINA s’applique pas aux règles économiques actuelles.
    Il faut d’abord comprendre à fond ce fonctionnement….. et par la suite édicter les règles nécessaires……
    Il y a une grande éducation à faire au préalable……et avant de s’en remettre à la démocratie comme certain ne cesse de l’évoquer parce que la plupart des 99% n’aspirent qu’à devenir le 1% on tourne en rond continuellement……
    La connaissance du fonctionnement de la biosphère est le préalable inéluctable d’un nouveau paradigme économique……TINA.

  20. Ce n’est pas vraiment de la robotisation mais le logiciel de communication de VW et de tous les acteurs autour m’énerve. Logiciel de distillation de l’info, pour induire de mauvaises questions et réactions trompeuses. Il y a 11 millions de moteurs polluant au-delà des normes légales (qu’il faudrait arrêter immédiatement), 11 millions de logiciels pour ‘tromper les radars’ depuis 2007, une tromperie des clients, une tromperie du contrôle, une tromperie sur les éco-bonus, une pollution de l’air accrue des villes qui entraîne des malades bronchitiques, cancéreux et endochrinologiques (nourissons), et des mesures restrictives (circulation limitée à Paris, etc., ou des combustions industrielles). Et on nous parle d’abord de calendrier d’amélioration, de retirer le logiciel, de payer des amendes aux USA. Et on n’a vu que le sommet de l’iceberg, et accidentellement.
    Je mettrais tous les lobbyistes en cessation d’activité pour trois mois. Car ce sont les premiers pouvoirs de robotisation de la politique, sinon de la réalité.

    1. « Je mettrais tous les lobbyistes en cessation d’activité pour trois mois. »

      Manque de chance les lobbyistes représentent les Propriétaires de Ressources essentielles,
      ce qui leur confère le pouvoir absolu, a tel point qu’ils sélectionnent les personnels politiques que vous élisez!

      Nous laissant ainsi penser que nous avons le pouvoir, alors que … ben non. Les lobbyistes ONT le Pouvoir !

      mais à quoi bon dire ça…

  21. Bonjour,

    Ce qui caractérise le transhumanisme, ce n’est pas que c’est l’union du biologique avec une quelconque technologie mais la confusion entre tout ça. Dans cette perspective, quand je vois tant de mes congénères incapables de lâcher leur smartphone (il faut d’ailleurs cesser de les considérer comme des téléphones car ce sont simplement des ordinateurs), quand je constate que tant de mes contemporains répondent aux appels sans attendre ni même regarder qui cherche à les contacter, quand je lis que certains trouvent quand même plus pratique d’avoir une puce sous-cutanée plutôt qu’un badge, quand je découvre que mes semblables n’ont plus de visages mais sont des interfaces sans intériorité… en bref, quand je vois le monde actuel, je me dis que le transhumanisme n’est pas devant nous mais est déjà derrière depuis pas mal de temps.

    Avec mes salutations dépitées,

    SL

    1. Sachez que c’est « voulu » par le Système, car conséquence de la recherche du profit maximum et à court terme, par les Propriétaires (actionnaires), qui ont décidé de ce système mortifère, « à l’insu de notre plein gré ».

      Le désolant est que si peu en soient conscients, et cherchent encore des solutions dans je ne sais quelles régulations dérisoires, pour éviter de remettre en question l’ordre établi sur la propriété privée des Ressources…

  22. Ce sont des peurs irraisonnées, le transhumanisme n’existe pas, l’effondrement n’est plus devant nous puisque nous sommes dedans, le chaos n’est pas nécessairement une situation mauvaise il demande la créativité.
    Par contre je suis d’accord avec le dernier paragraphe, c’est urgent mais sans se précipiter et sans se tromper de priorité.
    Dans 50 ans nos petits enfants ne disposeront plus que du tiers du pétrole que nous disposons aujourd’hui, en tenant compte du fameux EROEI c’est certainement beaucoup moins.
    Voilà l’urgence, démarrer un monde post énergie fossile que les générations futures continueront à la manière de la construction des cathédrales.
    Pour cette réalisation, il faudra bien enetendu remplacer la motivation de nos activités qui réside dans la rente financière par autre chose qui serait à mon avis la sobriété.
    Vivre mieux avec moins de ressources, ce qui serait économisé deviendrait la rente, je ne vois pas d’autres solutions.

    1. « Pour cette réalisation, il faudra bien entendu remplacer la motivation de nos activités qui réside dans la rente financière par autre chose qui serait à mon avis la sobriété.
      Vivre mieux avec moins de ressources, ce qui serait économisé deviendrait la rente, je ne vois pas d’autres solutions. »

      Je suis d’accord avec cette formulation, Michel.
      Vous n’y excluez pas la rente collective, (tirée de la location par la collectivité de droits d’usages de Ressources collectives, ne serait ce que le droit d’occuper le sol des beaux quartiers) qui permettrait de financer la remise en état de la planète, et non plus contribuer à sa destruction…

      1. Contrairement à Louis XIV et sa cour, contraints d’écraser leurs sujets d’impôts et de taxes pour tenir leur rang, nos riches (ceux qui détiennent la richesse lucrative comme dit B. Friot) ont de moins en moins besoin des pauvres.

        Si cette proposition est exacte il en découle que les autres ont de moins en moins intérêt à pactiser avec les riches.

        Reste à savoir combien de temps ces derniers mettrons à s’en apercevoir, s’ils arriverons à ne pas se bagarrer entre eux pour les miettes que les riches ne manquerons pas de leur laisser, etc.

        Il est peut-être important de remarquer que la base du (grand) pouvoir d’influence des 33 en question ne repose que sur des symboles immatériels dont on dit qu’ils ‘partent en fumée’ les jours de crash à la bourse et plus sur des lingots d’or à l’abri dans des coffres.

      2. Clientélisme:
        une personne se soumet à une autre de rang supérieur en échange des faveurs qu’elle en obtient. C’est mieux que l’esclavage et c’est comme ça que fonctionnent très souvent les couches les plus privilégiées d’une société, même ce type de hiérarchie est incompatible avec la démocratie.

        Comme le salariat – qu’on pourrait considérer comme une forme améliorée puis réglementée du clientélisme – risque de disparaître (robots, etc) on peut craindre un sérieux retour en arrière (sous Auguste à Rome du pain, parfois de l’huile et du vin, étaient distribués à plusieurs centaines de milliers de plébéiens et quand les irlandais ont débarqué à New York ça n’avait pas rien à voir.)

  23. Ce serait sympa qu’Ancestral vienne tailler le bout de gras…

    Parce ça donne un peu l’impression (désolé) de s’être fait jeter un os.

    1. Je plussoie.
      On cause, on monologue, sans réaction, ou rarement.
      Peut être que tout le monde se fout de ce que dit tout le monde. Mais comment le savoir ?

      Si ça se trouve j’emmerde tout le monde! Déjà j’emmerde Vigneron, et je ne sais pas pourquoi.

      Je me dis que puisque j’ai compris ce que j’ai compris, il faut que je l’explique à ceux qui n’ont pas encore compris.
      Car avant de comprendre, je n’avais pas compris, et j’ai perdu beaucoup de temps, car personne ne m’expliquait. Donc si je peux aider… mais sinon, c’est idiot de perdre son temps.

  24. Avec la GNR, Nous serons bientôt des chimpanzés, du moins les riches nous regarderont comme tels. La planète des chimpanzés, c’est peut être ça le futur, mais l’homme est capable de bien plus de cruauté que ce primate menacé d’extinction. Nous sommes nous même menacés d’extinction, et capable de nous entre-tuer pour des miettes et même de s’entre-dévorer. Ce qui se passe est tellement insidieux, ça vient petit à petit, mais de plus en plus vite. Oui ça va très probablement mal tourner. Et si tout cela est sérieusement envisageable, c’est parce que l’humain veut à tout prix être heureux. L’humain est certainement l’animal qui souffre le plus, voilà d’où vient cette propension à inventer et à détruire. Le bonheur est une sorte d’idéal partagé dans l’imaginaire collectif, mais le chercher est le meilleur moyen de ne pas le trouver, et aujourd’hui on nous le vend à tous les coins de rue. La recherche du bonheur nous rend esclave, le progrès et le confort nous conforte dans cette illusion, mais c’est bien la fin de la civilisation. Alors l’extinction, à qui le tour? Je voudrais fuir cette civilisation plutôt que la sauver.

    1. Je me trouve un peu dur sur la fin alors je corrige: je voudrais parfois fuir cette civilisation plutôt que de chercher à la sauver.
      De toute façon elle emportera tout dans sa chute.

      1. Votre propos a je ne sais quoi d’un déterminisme. Rien n’est jamais certain et je préfère votre « probablement ».

  25. On ne peut pas trop en demander aux gens et c’est parfois ce qui m’énerve avec l’extrême gauche.
    Mettons qu’on passe au 32 heures (faut des frontières ou sortir de l’Euro actuel, mais on s’en fout on dit que c’est magique et que cela arrive demain), c’est pas pour augmenter les loisirs (qui nécessiterait plus d’étude sociologique, les loisirs sont en fait très contraint à une reconnaissance ou une appartenance sociale, tout les spectateurs d’un match de football ne s’approprie pas l’entrainement ou la violence pour ‘un jeune qui partant d’un milieu populaire, ce retrouve à la fois jalousé par son milieu d’origine et n’a pas la culture pour être considéré par son milieu économique), c’est pour obliger tout le monde au moins une heure par semaine à avoir une activité bénévole (conseillé municipal, animateur d’un club de poussin, militant, bon on aura surement pleins de clubs de pastis faisant des assemblé générale sur la nécessité des cacahouète, mais la pression sociale jouera pour que cela ne soit pas 4 fois par mois), c’est un début pour avoir des citoyens (la théorie du complot résulte d’une aspiration citoyenne sans rapport au réel, au bout de quelques réunions on s’aperçoit vite qu’il est difficile de tout expliquer et on laisse couler ce qui nous aurait semblé être une trahison quand on était enfermé dans nos illusions) et il faut de la vulgarisation (la survie de l’espèce aurait peut-être besoin d’une mise à jour, est-ce que tout les lecteurs ont compris le principe du Monopoly, ou la symbolique du marché et de la course de cheval). Mais la vulgarisation a besoin de diffusion…
    Le trans-machin, c’est un moyen d’éluder le politique.

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