MODÉLISATION : L’ultralibéralisme face à la densité de population !, par Philippe Soubeyrand

Billet invité.

Paul Jorion, Le temps qu’il fait le 9 octobre 2015 :

« L’ultralibéralisme est-il un mécanisme biologique de mortalité dépendant de la densité ? »

Rq. cette question troublante sous-entend que l’ultralibéralisme serait en quelque sorte un écosystème à part entière disposant de ses propres outils de régulation de la densité de population à volume constant et dans lequel l’Homme ne peut que renier, sans doute par instinct de survie, son statut d’animal social…

Nous devons rapprocher cela de l’image symbolique que nous renvoient les grandes entreprises au sein desquelles nous évoluons, tout en plaçant le repère d’observation sur soi. Une grande entreprise est comme une tour de verre dont les étages (N+x) à volume constant, appelons-les steps-manager ou meutes de loups, affichent tous des densités de population inférieures à celles des étages situés juste en dessous tels que l’étage (N), qui est l’étage à soi, ou les étages (N-y), appelons-les open-spaces ou tanières des louveteaux, et ceci jusqu’à l’étage présidentiel, ce loup solitaire situé à l’avant-dernier étage de la tour de verre, disons par exemple l’étage (Ω-1), l’étage (Ω) étant le dernier étage dédié aux intouchables, à savoir les actionnaires. Ainsi, vouloir gravir un étage depuis l’étage (N) vers l’étage (N+1), nécessite forcément l’élimination à son niveau par la compétition de ses voisins d’étage (N) ou compagnons de meute potentiellement menaçants. En outre, cela signifie aussi l’élimination en chaîne, soit par l’ascension (avancement) visant à prolonger la chaîne, soit par l’éviction (licenciement ou démission) visant à stopper la chaîne, de loups situés aux étages (N+1) et (N+x), dont les densités de population ne doivent jamais augmenter afin de ne pas menacer l’intégrité des étages (Ω-1) et (Ω), appelons-les élites, ces loups subissant de fait des pressions erratiques insoutenables conduisant au stress, au burn-out, voire au suicide. Mais cela peut aussi signifier, dans certains cas ambigus d’avancement, chacun tentant de lutter comme il le peut, la spoliation des idées/travaux de louveteaux situés aux étages (N-y) afin de les valoriser pour son propre compte à l’étage (N), ces louveteaux subissant de fait eux aussi des pressions erratiques insoutenables conduisant au stress, au burn-out, voire au suicide. Et là, contrairement aux idées reçues qui sont judicieusement exacerbées par les concepts néolibéraux d’open-spaces et de steps-manager, ce n’est pas tant le décloisonnement horizontal qu’il faut craindre le plus, que le cloisonnement vertical, le loup solitaire situé à l’étage (Ω-1) n’étant volontairement/stratégiquement plus en mesure de se rendre compte de tous les agissements ayant cours entre les étages inférieurs. C’est sans doute sur la base de ce constat que nous vient à l’esprit « Mieux vaut s’adresser à Dieu qu’à ses saints ! », puisque là encore, il s’agit bel et bien d’une question de densité. Et compte tenu de la très faible densité de l’étage (Ω-1), sans doute proche de zéro ≈ (1/pouvoir presque absolu), le loup solitaire sera-t-il sensible, dans son propre intérêt vis à vis de l’étage (Ω), aux alertes que pourraient lui adresser certains louveteaux situés aux étages (N-y) ?

Tâchons maintenant d’illustrer tout cela par un exemple concret.

En 2009, alors que la crise financière, déclenchée dès 2007 par la crise des subprimes américains, puis exacerbée en 2008 par la chute de la banque Lehman Brothers, était en train de muter en crise économique et sociale extrêmement grave, alors qu’il était lui-même président de France Telecom, cette entreprise du CAC40 frappée par une crise psychosociale sans précédent dans l’histoire de l’industrie française, Didier Lombard proposa une métaphore pour désigner chacune de ces crises alors qu’il était interviewé à la radio :

« La crise est comme un gros iceberg… La face visible, c’est la crise que nous vivons. La face cachée, c’est l’ensemble des solutions. »

La première idée qui nous vient à l’esprit en entendant cela, consiste à dire que l’équipage du RMS Titanic aurait sans doute pu éviter la catastrophe que l’on connaît s’il avait eu en 1912 une bien meilleure connaissance de la face cachée d’un l’iceberg, lui permettant ainsi de virer de bord beaucoup plus tôt, ce qui est amplement fondé si l’on tient compte des règles élémentaires de la RO-AD (Recherche Opérationnelle et Aide à la Décision). Or dans ce cas précis, cela suppose que notre repère d’observation est positionné non pas sur l’iceberg, mais plutôt sur le navire faisant face au danger.

Aussi, supposons maintenant que c’est l’iceberg seul qui fait face au danger.

Permettons-nous alors l’insertion de quelques compléments d’information au sein de la citation initiale, afin de nous permettre l’illustration de cette nouvelle situation :

« La crise est comme un gros iceberg [de densité plus faible que celle de l’eau]… La face visible, c’est la crise que nous vivons [puisqu’elle tend à disparaître sous la ligne de flottaison]. La face cachée, c’est l’ensemble des solutions [puisqu’il suffit de maintenir le volume de glace constant sous la ligne de flottaison]. »

Dit autrement, tout en s’inspirant du cloisonnement vertical de la tour de verre, pour de petites variations de la densité à volume constant (variations imperceptibles en volume de l’iceberg) :

– si la densité des (N-y) augmente du fait de la fusion/liquéfaction de la glace sous la ligne de flottaison (N), alors l’équilibre des forces (Newton + Archimède) appliqué au centre de gravité de l’iceberg est rompu, l’iceberg s’enfonçant de fait sous la ligne de flottaison (N), noyant un à un les (N+x) qui voient à leur tour leur densité augmenter, mettant ainsi en péril l’intégrité du sommet de l’iceberg (Ω-1) et (Ω)

– la solution consiste alors en une diminution de la densité des (N-y), (N) et (N+x) se trouvant d’ores et déjà noyés sous la nouvelle ligne de flottaison (N+x+1), par glaciation/solidification des eaux environnantes, rétablissant ainsi l’intégrité du sommet de l’iceberg (Ω-1) et (Ω

Ajoutons à cela une touche de théorie du chaos qui dit que :

– un système complexe répond toujours à un désordre apparent ou à un ordre caché (chaos)

– un système compliqué répond toujours à un ordre apparent ou à un désordre caché (hasard)

Retenons que le désordre se traduit toujours par une incertitude et une entropie maximales.

Notre élément déclencheur de la crise étant ici l’augmentation de la densité des (N-y) (les salariés) à volume constant, au sens de l’entropie de Shannon, cela signifie que la face cachée de l’iceberg devient le lieu du désordre à volume constant, le système subissant alors un choc de complication/simplification propre à tout système compliqué (dictature, anarchie, etc.), qui affecte directement l’ordre des (N+x) (les classes intermédiaires), du fait de l’augmentation de leur propre densité, ainsi que l’intégrité du sommet de l’iceberg (Ω-1) et (Ω) (les élites). Le système considéré doit alors subir un choc de complexification/diversification propre à tout système complexe (démocratie, écosystème, etc.), qui permettra de le ramener à son état initial par simple diminution de la densité des (N-y), (N) et (N+x) à volume constant.

Ainsi, et aussi troublante que puisse paraître cette réponse, l’ultralibéralisme agirait donc bel et bien comme un écosystème à part entière disposant de ses propres outils de régulation de la densité de population à volume constant…

Et ce serait bel et bien dans ce contexte que les lanceurs d’alertes défieraient Newton (la gravité) pendant que les élites eux défient Archimède (la poussée) !

… à méditer.

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177 réflexions sur « MODÉLISATION : L’ultralibéralisme face à la densité de population !, par Philippe Soubeyrand »

  1. @ Samuel
    J’ai du mal avec votre façon de faire la distinction réductible/irréductible.

    Pour moi l’irréductible c’est soit l’atome (Leucippe, Démocrite), soit l’homéomère* (Aristote).
    Deux définitions de l’irréductible qui engendrent deux visions du (même!) monde.

    * ce qui est semblable à chacune de ses parties.

    1. L’atome est réductible, sinon à quoi bon le CERN? onde ou particule ça c’est autre chose.
      Mais c’est la détermination possible qui est la clef, non la reductio ad materia.

      1. En fait compliqué et complexe au sens physique ne colle pas avec le biologique (et le social), la notion d’ordre (ou de désordre) n’a pas de sens en biologie post-darwinienne (on est sur une dynamique infini), c’est pas seulement au nom de l’égalité que les généticiens ont été flingués au début de l’URSS, c’est aussi que ce champ de connaissances est quasiment anti-Hégélien (en sens vulgaire fin de l’histoire).
        Par conséquent il faut définir autrement la notion de compliqué et complexe dans ce champ, si vous en avez une meilleur? libre à vous de me la proposer.

      2. Les biochimistes actuels par la modification ont réussis à revenir à une notion biologique de fin de l’histoire, mais c’est en occultant des pans entiers de la biologie.

  2. @Jducac:
    Je vous confirme deux choses :
    – dans mon commentaire précédent :  » Hélas » .
    – dans votre dernier commentaire : Vous n’avez nui à personne sur le blog . Ce qui indiquerait que vous n’êtes pas à la hauteur de l’ultralibéralisme , et que vous avez encore des efforts à faire .

    Ceci étant , au travers de vos références journalistiques , je crois percevoir l’idée que vous vous faites du capitalisme , mais je ne connais pas encore celle que vous avez du libéralisme mutant ultra .

  3. @Basic

    « L’idée de désordre est non seulement inéliminable de l’univers, elle est aussi nécessaire pour le concevoir dans sa nature et son évolution. Quand on réfléchit, on voit qu’un univers déterministe et qu’un univers aléatoire sont chacun totalement impossibles. Un monde uniquement aléatoire serait évidemment dépourvu d’organisation, de soleils, de planètes, d’êtres vivants, d’êtres pensants. Un univers qui serait totalement déterministe serait
    dépourvu d’innovation donc d’évolution. Cela veut dire qu’un monde absolument déterministe, un monde absolument aléatoire sont deux mondes pauvres et mutilés. L’un incapable de naître – le monde aléatoire – et le second incapable d’évoluer. Il nous faut donc mêler ces deux mondes qui pourtant s’excluent logiquement. Il nous faut les mêler pour concevoir notre monde. Et ce mélange inintelligible est la condition de notre relative intelligibilité de l’univers. Il y a effectivement contradiction logique dans l’association de l’idée d’ordre et de désordre. Mais l’acceptation de cette contradiction est moins absurde que son rejet, qui conduit à des débilités » E. MORIN P 342 343

    « Comme l’a déjà dit M. Thom, nous serons naturellement portés à qualifier d’ordonnée la situation que nous pouvons décrire suffisamment aisément, et de désordonnée, voire même de chaotique, celle qui résiste à nos efforts de description, ou même les défie complètement. »

    et

    « Si on veut « catégoriser » un phénomène, il faut le rendre descriptible, même au prix d’oublier (négliger) un certain nombre de ses caractéristiques. » Thom p308
    Ha bon ? et bien peut être vaut il mieux ne pas « catégoriser » dans ce cas là……

    http://www.rencontres-int-geneve.ch/volumes_pdf/rig29.pdf

    1. @ Gudule

      Selon mes très maigres souvenirs philosophiques c’est la liberté que l’on oppose classiquement au déterminisme (c’était mon sujet au bac!). Il est actuellement (depuis Monod?) de bon ton d’y opposer le hasard. Je ne suis pas du tout convaincu de la validité de l’association (identification?) « mainstream » liberté/hasard.

      La citation de Thom p. 308 renvoie pour moi à son récurrent:
      « Expliquer c’est réduire l’arbitraire de la description ».
      Sa théorie du déploiement universel, essentielle à sa théorie des catastrophes, permet une telle réduction: c’est une théorie explicative.

      Je crois que l’oeil rend les phénomènes visuels descriptibles justement parce qu’il oublie/néglige un certain nombre (la plupart?) de leurs caractéristiques, en ne conservant que les détails qui l’attirent (caustiques, focales…), qui sont pour lui significatifs.

      Thom, de son propre aveu, a mis un an à s’expliquer l’apparition de certaines caustiques dans le cadre de sa théorie des catastrophes.

  4. Dérives …. et lanceurs d’alertes

    j’ai suivi son parcours et lu plusieurs de ces livres, ce journaliste a connu l’enfer et a été litteralement laché pars pairs voire certains proches, pour ceux qui doutent encore de la manière et des méthodes utilisées : édifiant !

    Portraits troublants : Denis ROBERT, journaliste et père spirituel des lanceurs d’alertes

    « Denis ROBERT est à la source des « lanceurs d’alertes ». Il a été un des premiers journalistes à oser piétiner les plates-bandes de la finance, à une époque ou se révolter pouvait encore se terminer par un fait divers sanglant. Idéaliste, réaliste, lucide et clairvoyant, il lance depuis plus de 20 ans des signaux d’alarmes quant aux dérives de la finance, depuis les balbutiements de la mondialisation. »

    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/portraits-troublants-denis-robert-152845

    « En février 2011, après 10 ans de procédures, Clearstream perd tous les procès contre Denis Robert. Se fondant sur l’article 10 de la Cour Européenne des Droits de l’Homme, la Cour de Cassation a explicitement reconnu « l’intérêt général du sujet» et le « sérieux de l’enquête » de Denis Robert. »

    http://blogs.mediapart.fr/edition/papiers-bulles/article/120215/l-affaire-des-affaires-journal-intime-d-une-affaire-jugee

    1. @gudule

      Je vous conseille vivement le film L’enquête, dont l’interprétation de Gilles Lellouche est remarquable, ainsi que la BD…

      Cette histoire montre aussi à quel point l’entourage du lanceur d’alerte (porte voix) joue un rôle essentiel, un lanceur d’alertes pouvant vite se retrouver seul du fait de l’indifférence générale (via la désinformation), de l’individualisme/égoïsme entretenu (via la propriété), et de la peur exacerbée (via la propagande médiatique), qui prédominent…

      Elle nous montre aussi et surtout que l’intérêt général et les Droits de l’Homme, effectivement, sont au dessus de tout ! Ça existe !

      Merci Denis !

      @Dominique

      Je plaide pour une abolition de la propriété privée sous toutes ses formes. Selon vous pourquoi ?

      @samuel

      Pourquoi parler de réductibilité vs irréductibilité ici ? Cela crée la confusion… L’expérience et les mesurent parlent d’elles mêmes, il suffit simplement d’observer… Je ne comprends toujours pas où vous voulez en venir avec ça…

      1. Alors qu’est-ce qui fait qu’un champ de maïs cache un désordre et qu’une prairie un ordre?, en quoi semer en rang implique des logiques opposés, à quel niveau? pour les vers de terre, pour les adventices, une céréale peut être planter n’importe comment (à la volé, mais il faut un outil pour que la terre recouvre la graine) en quoi la semer en rang (c’est plus efficient pour cette plante, quoique certain utilise des semoirs à blé,y a plus rang, mais c’est parce qu’on ne récolte plus avec des cueilleurs, enfin bref) .
        La confusion, vous abordez tout les plans (économies, démographies, institutions, agronomies) comme s’il était tous issues d’une même logique (enfin 2), ça revient à chercher Dieu, c’est tout.

      2. Philippe,

        Comme moi, donc, vous plaidez pour une abolition de la propriété privée sous toutes ses formes.

        Peut être pour les mêmes raisons que moi, à savoir que la propriété privée donne un Pouvoir au privé proportionnel à la propriété.

        Or dans une démocratie, le Pouvoir revient au peuple, qui ne peut se le voir ainsi confisqué…
        En êtes vous d’accord ?

        A partir de là, on pourrait imaginer une nouvelle organisation économique, dont j’ai par ailleurs parlé…

      1. Si vous ne réfléchissez pas pas plus loin, c’est certain.
        Mais si vous pouvez démontrer que le problème est sans solution, n’hésitez pas…

      2. @Samuel

        Bon merci Samuel, c’est bien ce qu’il me semblait…

        Car si pour vous un champ de maïs est comparable à une prairie, c’est que pour vous aussi un élevage en batterie serait comparable à un prélèvement en forêt…

        Il n’est nulement question de Dieu là dedans ! Et le fait de DEVOIR aborder « tous les plans » (pour reprendre vos propres mots) est le fruit d’un constat. Dieu n’a rien à voir là dedans. Nous devons décloisonner, que vous le vouliez ou non. Votre démarche à vous Samuel consiste justement à maintenir ce cloisonnement… Bas les masques comme on dit chez nous !

        Concernant votre réaction sur l’abolition de la propriété, m’est avis que vous n’avez jamais dormi dans la rue… Car si tel était le cas, vous ne perdriez pas votre temps et vous vous poseriez sans doute la bonne question :

        « Mais pourquoi cette question de l’abolition de la propriété privée est-elle si tabou ? »

        Nous sommes actuellement 7 milliards et 300 millions de personnes sur cette bonne vielle Terre.

        On scande partout que l’empreinte écologique de l’Humanité est de plus d’une planète et 1/2.

        Ok ! C’est vrai ! C’est grave !

        Mais alors question : comment cette empreinte écologique est-elle répartie individuellement ? C’est là que ça fait mal !

        Et dous l’angle empreinte en eau, c’est encore pire !

        Il suffit de regarder autour de vous Samuel pour vous rendre compte que notre modèle actuel est absolument intenable ne serait-ce que pour seulement 1 milliard de peoples…

        Aussi, que préféreriez-vous ?

        Continuer ainsi ne faisant que jouer le jeu à intérêts non négligeables au profit de seulement quelques uns ?

        Ou bien reconnaitre le problème et proposer un changement de paradigme qui vous conduit obligatoirement (si vous êtes vraiment sérieux) à la remise en cause de la propriété privée ?

        @Dominique

        Sur le Blog de Paul Jorion, sauf erreur de ma part, nous sommes tous d’accord pour dire qu’il faut effectivement repenser l’économie, sans quoi, je ne vois vraiment pas ce que nous ferions tous ici…

  5. Philippe,

    Ok, admettons.

    Mais si je vois beaucoup de critiques et d’analyses du système actuel, je ne vois pas le moindre embryon de discussion sur ses alternatives.

    Cela donne le sentiment que l’on veut bien discuter à n’en plus finir… mais surtout ne rien changer…

    1. @ Dominique Gagnot dit : 18 octobre 2015 à 15:40

      « Cela donne le sentiment que l’on veut bien discuter à n’en plus finir… mais surtout ne rien changer… »

      A quoi bon vouloir tout changer ?

      De toute façon « le système » se changera de lui-même, sous les contraintes conjointes de la physique et de la biophysique avec lesquelles il n’y a pas à discuter ?

      http://internetactu.blog.lemonde.fr/2015/10/17/faut-il-prendre-leffondrement-au-serieux/

      Suivez la file de réactions à la suite de l’article et dites vous que ça n’est pas de la propagande.

      Si vous souhaitez accroître vos chances, réfugiez-vous dans la valeur !

      Vous pouvez vous appuyer sur la thèse suivante. Elle décrit la manière de créer de la valeur.

      http://www.univ-brest.fr/masterif/travetud/creationvaleuraction.pdf

      1. On ne discute pas avec les contraintes de la nature, et en effet on doit faire avec. Mais il y a une infinité de solutions…
        Celle de laisser faire, que vous préconisez, mène droit dans le mur. A se demander si vous êtes sérieux.
        Enfin, nous n’avons pas (du tout) les même valeurs!

      2. @ Dominique Gagnot dit : 18 octobre 2015 à 23:09

        « Celle de laisser faire, que vous préconisez, mène droit dans le mur. A se demander si vous êtes sérieux. »

        Mais je suis sérieux, en dépit de ce que vous pouvez croire ou tenter de faire croire !

        Toutes les masses vivantes, qu’il s’agisse d’une toute petite bactérie ou d’une très grande espèce prise dans son ensemble, telle que l’espèce humaine, toutes sont vouées à disparaître un jour, dès lors qu’elles sont astreintes à vivre dans un espace fini, lui même soumis aux effets destructeurs de l’entropie engendrée au niveau de chacun des multiples échanges qu’il abrite.

        Cela étant dit, sauf à imaginer un nouveau big-bang, rien n’impose que toutes les masses vivantes disparaissent en même temps.

        Dans les diverses vagues d’extinction d’espèces qu’a connu notre planète, certaines ont survécu alors que d’autres ont disparu. De plus, rien ne prouve qu’au sein d’une espèce survivante, les effectifs de la population ne soient pas passés par un minimum, pour connaître ensuite une nouvelle croissance, après découverte de nouvelles méthodes permettant de s’adapter à de nouvelles conditions d’existence et de survie.

        En outre, tous les individus d’une même espèce ne disposent pas des mêmes capacités de résilience, du fait de leurs généalogies et donc d’histoires différentes. C’est pour cela que les visions de mise en commun et de répartition égalitariste des ressources telles que vous les défendez ne me semblent pas nécessairement les plus favorables à la sauvegarde et à la survie de notre espèce.

        Certains éléments, certaines familles, peuvent être plus conscientes que d’autres de la nécessité, pour préserver l’avenir de l’espèce, de préserver le capital et donc, de limiter la consommation en s’imposant de ne pas consommer plus que ce qu’elles s’approprient (que ce qu’elles gagnent). Alors que d’autres, prônant l’anticapitalisme, poussent à l’accroissement sans fin du pouvoir d’achat à seule fin de jouir le plus possible du temps présent au détriment des générations futures et donc, du futur de notre espèce.

        Je vous sens partisan d’un capitalisme collectif et vois mal comment il pourrait être atteint dans une organisation collectiviste à moins de l’appuyer sur une idéologie totalitaire, comme celles qui se sont déployées dans les diverses expériences communistes.

        Or, elles ont toutes fini par y renoncer, à l’exception de la Corée du Nord.

      3. jducac,

        Le système économique que je préconise, est libéral, mais nécessairement contraint par les lois de la Nature qui elles sont totalitaires.

        Le système que vous préconisez n’échappe pas au totalitarisme de la Nature, que vous souhaitez faire supporter exclusivement aux plus défavorisés.

        Le pouvoir de l’Argent, que vous défendez par dessus tout, est totalitaire.

        La liberté qu’offre le capitalisme, n’est réservée qu’a la minorité des possédants.

        jducac, vous êtes un imposteur.

      4. « jducac vous êtes un imposteur » est sans doute de trop…

        Ci après une version corrigée 😉

      5. jducac,

        Le système économique que je préconise, est libéral, mais nécessairement contraint par les lois de la Nature qui elles sont totalitaires.

        Le système que vous préconisez n’échappe pas au totalitarisme de la Nature, … que vous souhaitez faire supporter exclusivement aux plus défavorisés.

        Le pouvoir de l’Argent, que vous défendez par dessus tout, est totalitaire. Pas d’argent = exclusion.

        La liberté qu’offre le capitalisme, n’est réservée qu’a la minorité des possédants, et est un système totalitaire pour les autres, c’est à dire la grande majorité.

        Évidement, les « capitalistes » ne vont présenter que le bon côté de leur système, en occultant soigneusement l’autre.

        N’est il pas vrai qu’on peut tous gagner au loto ?
        Quel enfumage… Le pire est que ça marche.

  6. Vous allez mal le prendre, mais Vigneron a raison (non pas sur la forme, mais sur le fond), vous voyez que du compliqué, alors que les problèmes sociaux sont complexes.
    Le mieux serait de voir en premier les vidéos sur le festival de Fleurance 2013 sur la chaine de Laurence Honnorat (sur youtube).
    Mais je viens de voir la très bonne vidéo sur l’évolution des espèces, sur la chaine espacedessciences et au vu de la dernière question, peut-être que ces vidéos ne seront pas éclairantes (et j’en serai désolé).
    Le maïs est une plante, ce n’est pas la présence ou l’absence qui compte, mais sa concentration (même si il y a des intérêts agrochimique derrière). C’est une plante énergétique facilement récoltable et distribuable par la mécanisation, son développement est permit notamment par une inertie technique et aussi par l’importation de soja très riche en protéine (et en dollars, donc peu couteux).
    L’ensemble des choses à faire pour diminuer sa quantité est complexe (sociologiquement il faut plus de ruraux, de manuels intellectuels, une politique limitant le soja, une valorisation technique de fourrage protéïque, des plans d’investissements spécifiques pour ces nouveaux fourrages et leurs sélections, sortir du marché pour valoriser ces nouveaux coûts, réapprendre aux gens que l’alimentation a un coût non réductible aux loisirs, etc…).
    Montrer du doigt une plante c’est vouloir du compliqué.
    Et c’est pareil pour la propriété, vous avez besoin de solutions simples, mais l’URSS n’était pas plus écologique et cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas la limiter (c’est là ou ce joue le complexe), enfin bon…

    1. Mais non enfin ! Vous noyez littéralement le poisson là ! Et qui vous parle d’URSS maintenant ?

      Je n’ai jamais écri qu’il fallait faire le focus sur une plante ou une autre. Vous détournez complètement mon propos là !

      A l’origine, il ne s’agit que d’une méthode mnémotechnique pour bien distinguer complexe vs compliqué ! Car cette distinction n’est pas du tout intuitive dans la tête des gens ! C’est un fait facilement observable aujourd’hui ! Et c’est peut-être bien là le coeur du problème : comment (comme le souhaiterait beaucoup de monde) dessiner l’ombre d’une solution si nous ne parvenons pas à nous mettre d’accord sur les termes, leurs signifiés, bref la sémantique ?

      Vous, vous en faites tout un programme au dessein bien sombre à mon goût : vous maintenez les cloisonnements en refermant les portes qui s’ouvrent ! Vous refusez toute perspective de changement.

      Ok, soit. Mais dans ce cas, ce n’est plus un débat ça.

      Eh puis, à quoi bon discuter avec des pseudos ! Ça, je l’ai déjà dit à Paul Jorion… C’est peine perdue !

      Faites comme bon vous semble. L’avenir complètera l’Histoire…

      Merci à tous pour ce file.

    2. Larousse:
      Complexe: constitué de plusieurs éléments;
      Compliqué: difficile à comprendre.
      Si les bloggeurs veulent être compris (ce dont je doute de + en +), je suggère qu’ils respectent au moins le petit Larousse quant au sens des mots de « notre belle langue française ».

      1. @Hadrien, alors il faut refuser toute la philosophie et les concepts.
        @Philippe, si on veut faire lien entre un palmipède et une agrume, il ne suffit pas de jeter des oranges sur un canard, pour faire un canard à l’orange.

      2. Si maintenant, même le Larousse s’en mêle !

        Vive le chaos vs le hasard selon Larousse !

        Et après ça, on s’étonne encore que cette crise dure depuis des années !

        Quand l’entropie va, tout va !!!

  7. « L’expérience montre de manière irréfutable que lorsqu’une tartine beurrée tombe d’une certaine hauteur, c’est toujours le coté beurré qui touche le sol. Le seul changement du point de vue énergétique est une diminution de l’énergie potentielle, puisque l’état de la tartine reste inchangé. Que la tartine tombe avec le coté beurré vers le bas ou vers le haut, la quantité d’énergie potentielle perdue est la même.
    Mais si elle tombe le coté beurré vers le bas, l’entropie augmente de manière notable. En effet, en touchant le sol, le beurre n’est plus confiné à la tartine mais se répand sur le sol, ce qui augmente l’entropie du système. Pour respecter les lois de la thermodynamique, on peut donc conclure qu’une tartine beurrée essaiera toujours de tomber avec le coté beurré vers le bas.
    Ce rappel sur les principes qui régissent la fameuse loi de la Tartine Beurrée permet de mieux comprendre les recherches menées par les physiciens dans le domaine de l’antigravité. »

    « En effet, une autre loi de la physique stipule que si vous lancez un chat par la fenêtre, et ce quel que soit la hauteur, il retombera toujours sur ses pattes.
    La question qui surgit alors est : que se passe-t-il si on attache une tartine beurrée sur le dos d’un chat (avec le cote beurré apparent, bien évidemment) avant de le lancer par la fenêtre. »
    Est-ce que le chat retombe sur ses pattes ?
    Est-ce que le coté beurré touche le sol ?

    1. ça dépend si c’est la tartine de beurre qui est attachée sur le chat, ou si c’est le chat qui est attaché sur la tartine de beurre.

      1. Je pense qu’on imagine pas un instant la complexité du « système chat » pour qu’il retombe toujours sur ses pattes.
        Le cas d’une tartine beurrée et du badminton n’est jamais que l’expression d’une différence de densité de poids et de résistance à l’air lors de la chute, il n’y a aucune complexité là dedans.

  8. Erreur Michel Lambotte :

    Ce n’est pas de déméler la laine qui est compliqué. Cette tâche relève bel et bien du complexe (chaos) du fait de la complexité des gestes à mettre en oeuvre pour y arriver.

    Mais c’est de casser la laine en voulant la démeler qui relève du compliqué (hasard) du fait de la simplicité avec laquelle il est malheureusement possible de la casser sans que l’on comprenne pourquoi…

    … à méditer !

    Oubliez Larousse, ils sont à la rue…

    1. Erreur Bof!
      Une pelotte de laine n’est jamais qu’un bout de laine, certes long par rapport au diamètre, je ne vois pas la complexité là dedans.
      Même si les opérations de démèlage peuvent être difficiles, elles se suivent les unes les autres sans pratiquement de relations entre elles.
      Quand à une possible rupture du fil elle est simplement due à une traction dépassant la résistance du fil, je ne vois pas l’incompréhension ou la complication, par contre démèler le fil est compliqué.
      A mes yeux pour qu’il y ai complexité , il faut un grand nombre d’éléments en relation les uns avec les autres.
      Il me semble également que l’ensemble des relations peut aboutir à quelques chose d’inédit, c’est ce que nous montre la nature.

      1. Michel écrit :

        « Même si les opérations de démèlage peuvent être difficiles, elles se suivent les unes les autres sans pratiquement de relations entre elles. »

        @ Messieurs Newton, Galilée, Laplace, Archimède, etc.

        … si vous m’entendez !!!

        AU SECOURS !!!

        L’HUMANITE SE FOURVOIE COMPLETEMENT !!!

        C’EST DU DELIRE !!!

  9. « Ce site ne traite pas de forces essentielles, celles de l’esprit. »

    Sur le plus beau trône du monde, on n’est jamais assis que sur son cul. Michel de Montaigne

    1. Si on a tous le même cul, on a pas tous le même esprit.
      Le trône ne change rien à l’affaire. Dominique Gagnot (inconnu du 21èm siècle)

      1. Certes , et il avait suffisamment « l’esprit critique » pour « relativiser  » et le complexe et le compliqué .
        Mais un des pères du libéralisme aurait peut être de la peine à nous parler de sa version ultra , dont il m’est arrivé d’écrire que c’est en fait l’essor du capitalisme qui l’a poussé à cette faute . Le capitalisme a cannibalisé le libéralisme et l’a tué .

        Quand on suit les autres rejetons du libéralisme classique , entre libertariens , libertaires , social libéralisme … on pourrait aussi se dire qu’intrinsèquement le libéralisme n’a pas encore vraiment décidé si le bien commun résulte de la combinaison des bien être individuels , ou si les bonheurs individuels résultent d’un grand dessein qui nous domine .
        Où s’arrête la liberté individuelle ?

        J’ai pourtant un peu de peine à imaginer que c’est un autre et actuel maire de Bordeaux qui pourra éclaircir la question .

  10. Hier soir sur la 5, documentaire sur l’action de l’ultralibéralisme sur la densité de population des arbres.

    Pour alimenter en granulés les nouvelles méga-centrales électriques à bois, transition énergétique « oblige ». Un peu partout en Europe, dont Gardanne en France, et un site 5 fois plus gros en Angleterre (dont j’ai oublié le nom). Forêts tondues à des dizaines de kilomètres à la ronde pour alimenter Gardanne, tondues aux USA et au Canada pour alimenter la centrale anglaise! Paraît-il replantées (la com des multi-nationales se fait là-dessus) avec des essences (parfois OGM) à croissance rapide.

    Réponse de l’ultralibéralisme au problème écologique: la climato-industrie!

    1. La grave erreur est de considéré les énergies renouvelables comme des énergies stock alors qu’elles sont des énergies flux.
      Les énergies flux ne s’embarrassent pas du capitalisme, ultralibéralisme ou autre industrialisme, elles ne se situent pas dans ce paradigme.

      1. Et pourtant les panneaux ont une durée de vie de quelques décennies (les condensateurs peut-être un peu plus), les éoliennes un peu plus (à voir pour les systèmes avec démultiplicateurs), les barrages ont de l’entretient, tout à de l’usure, le travail c’était lutter contre l’usure (l’ensevelissement du sphinx par exemple), mais on a trop d’énergie pour s’en souvenir et à moins d’une rupture technologique le rappel sera dur.

      2. C’est toujours la même chose, les solutions simples ont les a déjà faite et il faut maitriser les bases.
        L’idéal en énergie renouvelable c’est:
        – de transformer une énergie mécanique en: énergie mécanique (le moulin a eau pour la farine des temps jadis est plus efficient qu’une éolienne qui transforme du vent en électricité pour alimenter les batteries d’une voiture d’une tonne pour transporter 70 kg)
        – de transformer la biomasse en calorie (le chauffage a bois est plus efficient que des panneaux photovoltaïque qui chauffe des condensateurs qui chauffe des radiateurs électriques).
        Il faut lâcher le mot exergie: l’énergie noble est mécanique, l’énergie médiocre est calorique.
        Si on reprend les priorités c’est limiter les hydrocarbures (donc les chauffages aux fiouls, les besoins thermiques des bâtiments, les transports) les pertes de transformations.
        Grosso-modo dans 30 ans plus beaucoup d’uranium ou de pétrole (pour ce dernier ce serait bien d’en garder un peu pour le plastique).
        Par conséquent il faudrait dans 15 ans ne plus avoir de chauffage au fioul (l’idéal des haies qui sont fauchés tout les 7 ans le long des routes, avec des essences de bois rouges, plus denses, peu accidentogènes, les arbres restent petits, croissances rapides, repousse automatique et facile a déchiqueter), expliquer que dans 10 ans les impôts financeront en priorités le chemin de fer, l’entretient des canaux et en dernier les routes et taxer beaucoup plus l’aviation.
        Les énergies renouvelables électriques c’est la deuxième étape (préparation à la fin de l’uranium et de la désaffection des centrales).
        Il faudrait garder l’énergie thermique pour l’essentiel (agriculture, bois, pèche, transport maritime, extractions de ressources) et bien réfléchir entre alimentation et biocarburant (demander aux paysans de consommer moins, pour pouvoir profiter de ces vacances avec un billet d’avion c’est pour les idiots).
        Entre temps il faut changer les esprits, c’est-à-dire qu’il faudrait une épreuve pratique pour les ingénieurs (et théorique en dessous) de type faite fonctionner un garage sans électricité (ou avec 2 panneaux et batteries pour l’informatique et les télécommunications), il y a beaucoup d’outil pneumatique par conséquent une solution est une éolienne compresseur avec une réserve suffisante, le garage ouvre le jour, des puits de lumière peuvent suffire avec des lampes frontales (à moins de réfléchir à d’autres formes de rayonnement faiblement énergétique autre que la bougie).
        Évidement on peut aussi combiner des solutions, pour les pays pauvres en zone montagneuses on peut combiner le téléphérique et le zeppelin pour transporter des charges lourdes (et même en cas de séisme il est peut-être plus facile de faire des poteaux anti-sismiques, que des routes anti-sismiques).
        Y en a marre on est dans une société d’hyper-consommation (pas de services) et de gaspillages (nomenclatures, réparations) c’est pas trois panneaux sur une maison qui changeront quoique ce soit au mieux, c’est maintenir le numérique faut arrêter le délire de la trahison énergétique.

    1. @ Basic :
      Merci de l’écho . J’ai lu .
      Je pense que je vais encore un peu rester physicien et utopiste .

  11. Fukushima

    De troublants cas de cancer de la thyroïde à Fukushima

    Par figaro iconMarc Cherki – le 20/10/2015

    Une récente étude japonaise met en cause les estimations de doses de radioactivité reçues par la population après la catastrophe de 2011 à la centrale nucléaire.

    « Les conséquences sanitaires de l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi, le 11 mars 2011, commencent à être reconnues par le gouvernement japonais qui a admis, hier, que la leucémie d’un ouvrier est liée aux radiations ionisantes reçues pendant son travail. L’homme était sur le site de la centrale entre octobre 2012 et décembre 2013.  »

    http://sante.lefigaro.fr/actualite/2015/10/20/24233-troublants-cas-cancer-thyroide-fukushima

    Fukushima: les radiations reconnues pour la 1ère fois responsables de cancer
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/10/20/97001-20151020FILWWW00061-fukushima-les-radiations-reconnues-pour-la-1ere-fois-responsables-de-cancer.php

    1. Eh oui Gudule…

      Le nucléaire hors de tout contrôle tue !!!

      A-t-on besoin d’attendre une étude de ce type 4 ANS APRES pour admettre ces évidences suite aux accidents nucléaires avérés ?

      A-t-on besoin d’attendre un scandale de type Volkswagen 7 ANS APRES pour admettre que l’appât du gain conduit toujours aux pires crimes contre l’Humanité, voire même contre la biosphère ?

      A-t-on besoin d’attendre un cinquième rapport du GIEC 30 ANS APRES pour admettre que les émissions de gaz à effet de serre conduisent inéluctablement aux réchauffement climatique ?

      A-t-on besoin d’attendre… etc.

      TOUT CELA DEMONTRE AU MOINS UNE SEULE CHOSE :

      L’ORGUEIL !!!

      1. A-t-on besoin d’attendre un scandale de type Volkswagen 7 ANS APRES pour admettre que l’appât du gain conduit toujours aux pires crimes contre l’Humanité, voire même contre la biosphère ?

        Voilà les Winterkorn et autres Hatz bons pour un nouveau procès de Nuremberg. Pas moins.
        Il est manifestement plus que temps de fermer les commentaires sous ce billet.

      2. D’un autre coté, ça a toujours été comme ça, ou presque.

        Pour diriger les affaires du pays on sélectionne les personnages les plus orgueilleux, avides de pouvoir, prêts à tout écraser pour l’obtenir !

        Leur sélection à partir d’élection bonimentées ne peut conduire à autre chose. C’est régulièrement démontré depuis 1969.

        Ce qui m’étonne le plus est cette complaisance à dénoncer les méfaits (bien connus depuis longtemps) du Système, et ce refus d’aller au delà.
        Dans ces conditions, dans 50 ans ce sera pareil, ou bien pire…

  12. Merci vigneron :-), les procès ? encore mieux si on peut éviter…..

    La Richesse cachée des nations ,Enquête sur les paradis fiscaux
    5800 milliards d’euros……rien que ça , fichtre !
    MATOS de chez MATOS…de quoi effectivement en « monter des projets constructifs » voire dépolluer beaucoup de sites, et construire de belles villes en bambou : http://www.explorimmo.com/edito/actualite-immobiliere/detail/article/des-architectes-revent-de-fabriquer-une-ville-en-bambou.html

    et peut être « dépolluer » beaucoup d’esprits…. ?

    Merci aussi pour cette excellente nouvelle européenne, comme quoi…..

    M Soubeyrand, si Denis Robert n’avait pas eu un tant soit peu « l’orgueil » de défier et de tenir bon envers et contre tous durant ces 10 années de procés contre certains grands trust pratiquant le « lavage intensif » et le « recyclage intensif » de la finance bien crade, ce ne sont ni ses proches (réduit à peau de chagrin) ni ses collègues journaleux (se sont quasi tous déballonnés..) qui l’auraient maintenu debout, tenace et combatif ….

    « de l’outil et de son usage » : pulsion de vie ou pulsion de mort ?

    « Si tu veux construire un bateau, ne rassemble pas tes hommes et femmes pour leur donner des ordres, pour expliquer chaque détail, pour leur dire où trouver chaque chose… Si tu veux construire un bateau, fais naître dans le cœur de tes hommes et femmes le désir de la mer. »
    Antoine de Saint-Exupéry

  13. PJ dit : « et c’est un reproche que je ferais à la gauche en général, d’avoir toujours préféré l’entre-déchirement à la lutte ciblée au bon endroit »
    Idem, merci !

    samuel dit :
    23 octobre 2015 à 21:07
    « on tapera plus fort contre les footballers que sur le président de Dexia, sur les paysans que sur les chercheurs, les techniciens et les préconisations des coopératives, sur Hulot. »

    Et oui, on cogne, on tape…facile, petit..
    Autant débriefer un vétéran d’Irak, certainement traumatisé , mais au moins il y a de l’espoir de le voir préférer le dialogue aux coups de poing dans la gueule…pour imposer SES VERITES; en lieu et place de se prendre pour un « adulte intelligent » à peu de frais…

    Plus de frime là, la violence et la connerie, lui, il connait. Qu’est ce qu’une tête bien remplie quand le reste est « fermé et verrouillé » par la bêtise et par la peur ? Mais les pits adorent aboyer plus fort, se bouffer entre eux, et se croire au dessus des autres, ne leur enlevons pas ce plaisir et cette illusion : il faut bien qu’ils leur reste un os à ronger pour évacuer leur frustration et leur hargne, à défaut de la réflexion, de l’échange respectueux et de l’ouverture de coeur et d’esprit qu’ils ont perdu.

    Merci SAMUEL, pour votre intelligence, votre sens de l’échange et du dialogue et votre ouverture d’esprit, c’est d’un autre niveau, ça change et c’est trés stimulant, YOU ‘RE WELCOME !

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