Régionales : Un lâche soulagement munichois, par Rodolphe

« Entre la République et la haine, nous avons choisi la République et nous aurons la haine ». « Ouf », combien de personnes en France l’ont-elles prononcé en leur for intérieur en découvrant le résultat des élections régionales. Mais ce soulagement n’est-il pas qu’une victoire à la Pyrrhus ?
Après les belles paroles entendues hier soir sur l’air du « désormais plus rien ne sera comme avant », il est certain que dès aujourd’hui tout restera en place comme si rien ne s’était produit. Avec une nuance toutefois puisque l’ambition de la France consiste non plus à rembourser la dette mais éliminer les djihadistes de tout poil qui sévissent en ce bas monde. Tâche tout aussi comparable d’ailleurs en ce qu’elle relève tout autant du tonneau des Danaïdes que la précédente qui nous était assignée. Car au delà de cet impératif catégorique, on perçoit mal le dessein collectif entrevu par les responsables politiques.

Le paysage politique est en effet des plus glauques, et les pitoyables appels de Cambadélis (qui d’ailleurs n’y croit pas et n’y songe pas véritablement) pour une « inflexion [de la politique gouvernementale] contre la précarité » n’ont aucune chance d’être suivis d’effets concrets. Il en va de même pour le souhait de Mélenchon (qui lui aussi n’y croit pas mais a le mérite de le dire) de voir se constituer « un front populaire ». Car pour le gouvernement tout fonctionne ou presque. En reprenant le vocabulaire d’extrême droite, en n’évoquant plus que la sécurité, en aspirant ainsi tout l’espace politique entre la droite du PS incarnée par le tandem Valls-Macron et le FN, la stratégie Hollande qui consiste à se retrouver au 2ème tour face à Le Pen fonctionne à merveille. Puisque les gogos de gauche sont prêts à voter pour la droite pour battre le FN alors même que le PS aurait pu se maintenir, nul doute qu’ils feront de même en 2017. En menant une politique droitière, le gouvernement pose un problème majeur de positionnement à la droite. Car qu’importe la gauche puisque dans son réflexe pavlovien elle est prête à donner sa voix à n’importe qui, tant que c’est pour battre le FN. Seul risque, une candidature à gauche du PS qui ait de la gueule. On trouvera bien quelques hochets à distribuer aux uns (écologistes) et aux autres (PCF) pour éviter une candidature d’union, et ainsi éliminer toute menace sérieuse sur la gauche.

À droite, c’est retour à la case départ avec querelles des égos en vue de la primaire. Le combat des chefs aura sans doute lieu, une fois que les nuances d’approches auront disparu pour laisser place à la testostérone des candidats déclarés. La semi-victoire d’hier laisse entrevoir toutefois bien des discussions stratégiques. Après avoir couru des années durant derrière le FN (stratégie Buisson), Sarkozy affirmait hier soir tenir comme à la prunelle de ses yeux à l’union avec le centre (droit).

Mais ce qui est sidérant c’est la centralité du FN. Tous les partis se disposent en fonction de ce dernier sur ses seules thématiques. Sécurité, immigration, identité. PS, LR, UDI pour ne citer qu’eux en font leur miel. Ainsi ce n’est pas seulement le FN mais ses idées qui occupent tout l’espace politique. Pis ! les éléments de langage, les registres littéraires, le ton martial ont également contaminé l’ensemble du corps politique. La lecture du paysage politique de l’extrême droite est aussi en passe de devenir le référent politico-médiatique unique pour les prochain mois : d’un côté les « patriotes », de l’autre les « mondialistes », c’est ce dont Valls parle lorsqu’il évoque le choix entre « l’esprit républicain » (comprendre « les mondialistes ») incarnés indifféremment par LR ou le PS et le choix de « l’extrême droite qui est celui de la division et qui peut conduire à la guerre civile » (ici les « patriotes » dans la rhétorique le peniste). Bipolarisation de la vie politique donc, revendiquée aussi bien à la tête du gouvernement que dans les officines d’extrême droite.

Dans ces conditions comment imaginer un reflux du FN en 2017 ? À droite comme à gauche, il convient de s’assurer de sa présence au 2ème tour puisque c’est la victoire assurée. Et surtout le seul motif de vote pour le PS et à moindre échelle pour LR ! Donc les prochains mois ne seront animés que par une succession de triangulations qui consiste à se placer sur le terrain adverse et à lui prendre les idées en se plaçant au dessus de la mêlée… Donc le débat et la campagne à venir s’effectueront sur les thèmes de l’extrême droite. Charmante perspective, qui ne laisse entrevoir aucune perspective sociale un tant soit peu positive. La lutte des races (dans sa forme travestie de la question identitaire) plutôt que la lutte des classes (sous sa forme pacifique de l’état Providence et de la République sociale)…

On en est là, alors comme disait Vladimir « Que faire ? » La solution ne viendra certainement pas des partis vermoulus, en panne d’idées, de volonté, de militants et d’imagination. Seul un mouvement social d’ampleur peut changer la donne. Pour paraphraser un général célèbre (F. Foch) de la première guerre mondiale le résultat des élections régionales donne l’occasion au mouvement social de dire : « Ma gauche est enfoncée, ma droite est déstabilisée; le front (républicain) menace de s’écrouler, le moment est propice, j’attaque. » Mais l’état d’urgence et l’état d’indigence des centrales syndicales rend la probabilité d’un mouvement collectif encore plus ténue.

Sommes nous définitivement tenus à poursuivre cette descente aux enfers ? Ceux qui militent pour le progrès social sont ils condamnés à prêcher dans le désert indéfiniment ? À l’aliénation sociale succède-t-il nécessairement l’aliénation intellectuelle ? La résignation conduit-elle toujours à l’aveuglement ? Les yeux dans les yeux, prenons nous le risque collectivement de poursuivre le chemin qui nous est proposé ? N’y a t-il vraiment aucune alternative ?

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106 réflexions sur « Régionales : Un lâche soulagement munichois, par Rodolphe »

  1. La démocratie vaincue sur tous les fronts
    « (…) Il faut cesser de regarder sans rien dire les mêmes hypocrites nous expliquer que le FN est un danger après avoir tout fait pour le faire monter… et puis qu’on cesse de nous dire de voter pour les partis de gouvernement au deuxième tour, pour que rien ne change. Si le FN représente un danger pour la démocratie, qu’il n’est pas jugé républicain, alors qu’attend-on pour l’interdire ? Je l’ai déjà dit, le FN est un épouvantail bien utile : regardez, ils sont tellement à court de programme que desormais leur seul programme consiste tout simplement à voter contre le FN ; et ceux qui n’iraient pas voter sont des traitres à la république ? Tu parles ! le programme du FN est celui appliqué par le PS comme LR . Ils se foutent de nous. Tactiquement, leurs seules chances de perpétuer l’alternance est de laisser le FN au premier tour des présidentielles… le Front Républicain, ou « l’union sacrée » (diront-ils sans doute à ce moment) qui lui répondra satisfera bien tout le monde puisque de toutes les manières ils pensent pareil !

    Ce constat une fois posé, il faut prendre du recul et réfléchir à la suite.

    D’abord cesser de participer à cette mascarade. Evidemment que je « préfère » un PS qu’un LR, et un LR qu’un FN. Je préfère aussi qu’on me coupe un petit doigt que la main, et qu’on me coupe la main plutôt que le bras. Merci du cadeau.

    Ensuite, prendre du recul. Le chaos ne sera pas plus évité parce que je vote ou parce que je ne vote pas. Nous perdons notre énergie à expliquer sans cesse les mêmes choses et cela ne sert à rien. Il ne nous reste plus qu’à espérer qu’après le chaos il restera des hommes, de ceux qui seront capables de continuer ce que nous, notre génération, auront commencé pour eux. Ils pourront alors, en plus d’être les victimes d’un monde devenu fou , les récipiendaires du travail que les « résistants » d’aujourd’hui auront produit pour eux. Comme ce fût le cas pour le CNR.

    Il y a 5 ans l’Assemblée Constituante semblait un rêve utopique éloigné des préoccupations des citoyens car disait-on alors, nous ne souffrions pas assez pour vouloir nous prendre en main. Et bien nous y arrivons très vite, et il devient un devoir impérieux de se rendre compte que ce n’est pas en votant aux élections qui viennent que la situation pourra s’améliorer, mais en changeant nos institutions. Le jour où la Constitution permettra la compatbilisation du vote blanc comme un vote contestataire, ou que le Référendum d’Initive Citoyenne sera instauré, cela par une Constitution que nous aurons approuvée par référendum, nous aurons alors une véritable raison d’aller voter.  »

    Posté par Caleb Irri le 12 décembre 2015

    1. le programme du FN est celui appliqué par le PS comme LR .

      Vraiment ? Pourrait-on en savoir plus ? On connait pas encore le programme péniste pour 2017.

      Le jour où la Constitution permettra la compatbilisation du vote blanc comme un vote contestataire, ou que le Référendum d’Initive Citoyenne sera instauré, cela par une Constitution que nous aurons approuvée par référendum, nous aurons alors une véritable raison d’aller voter.

      Ah ça par contre c’est bien, pour partie au moins, dans le programme péniste de 2012 :

      La procédure de révision de la Constitution serait modifiée : seul le référendum pourrait, à l’avenir, permettre de réformer la Constitution, le Parlement réuni en Congrès ne pouvant plus exercer ce droit. Seul le peuple pourra ainsi défaire ce que le peuple a fait.
      (…)
      Le référendum d’initiative populaire serait inscrit dans la Constitution et les conditions de son organisation seraient allégées afin de permettre un réel exercice de la démocratie directe.

      1. et alors ?
        Ce genre de commentaire ressemble à une intervention dans la matinale de France Inter !
        Il y a d’autres choses qui sont dans le programme du FN et qui pourtant sont nécessaires et indispensables.
        Alors on doit s’interdire de parler de la sortie de l’UE ou de l’euro parce que le FN en parle ?
        Oui le FN salit tout ce qu’il touche mais ce n’est pas une raison pour le laisser nous confisquer des débats aussi importants.

      2. Il s’agissait seulement de savoir quelles étaient les actions mises en œuvre par Sarko ou Hollande en accord avec le programme péniste (pas de réponse – j’imagine que sur Inter j’en aurais eues…) et, incidemment, de constater que la proposition phare de notre Eric Blair de énième main était en bonne place dans le programme honni.

  2. Plus de 40% d’abstentionnistes, plusieurs millions de non-inscrits sur les listes électorales, voilà de très, très loin, le premier parti de France : celui qui ne se sent pas représenté et/ou qui a compris que sa voix n’est ni écoutée ni entendue.

    Valls et Hollande ont, à mon sens, raison de craindre la probabilité d’une guerre civile ou du moins d’une insurrection. Seulement ce n’est pas le FN le responsable de cette probabilité, c’est ce gouvernement et le précédent qui ont créé les ferments de cette probabilité : chômage, précarité, pauvreté, exclusion, fracturation de la société. Tous les ingrédients sont là, ne manque plus que l’étincelle, qui peut venir de l’intérieur comme de l’extérieur.

    La société française est fracturée, l’UE est au bord de l’implosion et les conflits guerriers se multiplient dans le monde.

    Pour inverser la trajectoire qui nous emmène, en France, dans les abîmes, seul un mouvement/parti de la société civile, en dehors de tout parti politique peut répondre aux attentes du peuple.

    Pour pouvoir mettre en œuvre une politique qui réponde aux attentes du peuple, il faut d’abord recouvrer la souveraineté de décider de la politique à conduire et de recouvrer la maîtrise de la création monétaire. Le préalable est donc inévitablement la sortie de la France, de l’UE, de l’Euro et de l’Otan.

    1. Eric 83
      « le préalable est DONC INEVITABLEMENT la sortie de la
      France de l’UE,de l’Euro et de l’Otan ».C’est nier le DEBAT
      lui-même,c’est brider sans raison les discussions et les
      choix que priviligerait une « Société Civile » dont les membres prendraient
      enfin leurs responsabilités.Je suis ainsi,en cautionnant
      une partie de ce que vous écrivez,tout à fait en désaccord
      sur votre « préalable inévitable » a fortiori « donc ».CE N’EST PAS AINSI QUE L’ON PREPARE DES « ETATS GENERAUX » ou ce qui y ressemble.Un minimum de
      cohérence s’il vous plait.

      1. L’idée se s’affranchir de l’OTAN devrait trouver une
        forme assez rapide et DECIDEE AU PLAN MONDIAL
        (donc pas seulement au niveau de la France).Afin de
        favoriser l’éclosion ENFIN d’une Terre sans violence
        guerrière,et, dans la foulée des accords de Paris COP 21,
        avec l’émergence tout de même d’une anticipation
        planétaire (ENFIN),on devrait comprendre qu’un « OTAN » n’a pas de raison d’être.Car il anticipe une
        bagarre ENTRE BLOCS.Il porte une orientation CONTRE.Tant qu’il écarte quiconque,il apparaît
        de nature à nuire.Le seul « système de type Otan »
        qui a un sens à ce jour (où l’ON A MIEUX A FAIRE QUE
        DE SE PREPARER A UNE GUERRE autre que celle contre les atteintes à notre Terre et contre toutes les
        espèces de pauvretés et de malheurs potentiels) est
        une « organisation militaire mondiale »de type « police
        internationale/soldats ONU » donc la fonction serait de
        tuer dans l’oeuf toute velléité de TOTALITARISME (au
        sens de Hannah Arendt).Etes-vous d’accord ou non sur ce point,Eric 83 ?

      2. Les européistes, qui sont bien souvent aussi des partisans de l’Otan sont déjà représentés par plusieurs partis politiques dont les deux principaux.
        Pour quiconque observe sans parti pris et sans idéologie, l’UE est un échec total pour les peuples et une grande réussite pour la ploutocratie et la « kleptocratie » dominante. L’UE est une création élaborée par les « maîtres » anglo-saxons et le TAFTA et le TISA vont encore plus asservir les peuples de l’UE.
        L’Otan, dirigé par les USA, est – avec entre autres, le FMI et la Banque Mondiale – un des outils de domination des USA sur le reste du monde.
        Il est peut être utile de rappeler que l’Etat américain est le plus grand agresseur, directement et/ou indirectement, des autres pays et ce depuis des décennies.
        Donc, si le peuple français veut s’émanciper de ses « maîtres » que sont l’UE, l’Otan et les USA, il est inévitable de sortir de l’UE, de l’Euro et de l’Otan.

    2. A Eric83:
      « Le préalable est donc inévitablement la sortie de la France, de l’UE, de l’Euro et de l’Otan. »
      C’est ce que propose le FN (et son grand ami Poutine et toutes les mafias qui se jouent des frontières qui menottent les peuples).
      Je suppose que vous vous réjouissez déjà à voir vos € transformés en francs lepen.

    3. Absolument, Eric.

      Je rappelle que pour changer quoi que ce soit de significatif dans l’actuelle UE, il faut l’accord unanime des 28.
      Autrement dit dans cette UE, il est impossible de changer quoique ce soit.

      Donc pour fonder une autre Europe ou, mieux, un autre Monde, il faut sortir de cette UE, avec ceux qui le souhaitent, en attendant les autres quand ils seront prêts.

      Sinon, devillebichot et Hadrien, expliquez nous comment vous faites pour mettre 28 pays d’accord au même moment sur des questions aussi fondamentales, plutôt que d’ironiser avec le FN (pfffttt….)

      1. J’ajouterais que c’est le rôle de la France de sortir la première de l’UE, car elle seule (avec l’Allemagne) dispose de ressources à peu près suffisantes pour faire face à d’éventuels embargos. (ben oui, ce n’est pas nous qui refuserons les échanges, mais plutôt les pays hostiles à notre sortie de l’union)

        Les plus petits pays tels la Grèce, le Portugal, etc. peuvent beaucoup difficilement se passer d’échanger…
        Une fois la France dehors, ces plus petits pays pourraient nous rejoindre… pour initier une nouvelle communauté!

      2. « plutôt que d’ironiser avec le FN (pfffttt….) »

        ha cha ché chure…quelle ironie….les zamis de vladi…

        Vladimir Poutine, l’ami de l’extrême droite européenne

        « Si le FN ou le FPÖ autrichien ont décliné poliment et officiellement l’invitation, ils n’ont pas manqué de mandater des proches «à titre personnel». Ainsi, était dépêché en Crimée Aymeric Chauprade, le russophile et tout nouveau conseiller de Marine Le Pen pour les questions internationales, également tête de liste aux Européennes pour le FN en Ile-de-France. »

        http://www.slate.fr/story/85633/vladimir-poutine-extreme-droite-europeenne

      3. J’ajouterais (bis) que plus on tarde à quitter cette mafia, plus ce sera dur, car, en attendant, notre tissu économique se désagrège sous l’effet de leurs dérèglementations.
        (TAFTA c’est le pompon)
        C’est d’ailleurs le but, affaiblir notre économie, pour nous affaiblir sur tous les plans.
        Si de Gaulle voyait ça… lui, il avait tout compris.

        Qu’on le veuille ou non, on manque d’un personnage fédérateur. A défaut d’un de Gaulle, un Coluche ferait super bien fait l’affaire, pour rassembler. Un gars qui sache parler à tout le monde et faire mouche. (avec une équipe derrière, évidement).

      4. J’ajouterais (ter) qu’il faut évidement une Assemblée constituante, et rédiger une nouvelle constitution, pour limiter la propriété privée.
        Le peuple doit contrôler l’économie de sorte à la mettre au service de ses intérêts, et non plus du seul profit.
        (j’en entend déjà qui vont hurler…)

      5. Gagnot,14h39
        Que signifie « pfffttt… »?
        Cela dit j’ai la conviction qu’il convient de fonder une
        autre Europe (bien moins « droitiste » et bêtement
        libérale »),et un autre Monde .Beaucoup de boulot
        en perspective pour tous les hommes et les femmes de
        « progrès » HUMAIN.

      6. devillebichot,

        pffft c’est en rapport avec le parallèle avec le FN de Hadrien.

        Souhaiter sortir de l’UE c’est être pour le FN,
        Reprendre sa souveraineté monétaire, c’est émettre des francs Lepen, etc.
        Soit le degré zéro de la réflexion. (pour rester poli)

        Par ailleurs, je ne vois pas comment il serait possible d’aller vers un « monde nouveau » en restant dans cette « Europe », contrairement à ce que vous semblez dire (?)

  3. A force de faire les cons, il n’y aura pas de 2ème tour: MLP sera élue avec plus de 50% au premier tour. J’avais l’intuition de JMLP au 2ème tour en 2002. Et voici mon intuition pour 2017. Et comme ils sont vraiment, mais vraiment cons, nous aurons peut-être un coup d’état avec comité de salut public dans la foulée. Bon, là j’extrapole. Ce n’est plus mon intuition, tant je suis habitué au fait que les institutions fonctionnent: je suis né en 1963, je n’ai rien connu d’autre que la 5ème. Et alors ce ne sera pas 1968, mais 1870 à l’envers, pour sauver les institutions (et le FN) en descendant dans la rue!

    1. Je partage votre intuition… Est-ce pour autant redoutable comparé à l’alternative qui est : plus de la même chose ?
      Ne s’ensuivrait-il pas une grève générale paralysante ? Les forces de l’ordre républicaines oseraient-elles alors défendre un gouvernement « fascisant » contre un peuple réclamant une refondation de la République ?
      Notre pays est-il déjà trop vieux pour oser ?
      Wait and see…

    2. Arnould,10h16
      Bien que de »gauche »,j’ai voté en 1958 pour la 5ème
      République.La raison pour moi fondamentale?l’instabilité
      gouvernementale PERMANENTE (renseignez-vous et vous
      comprendrez.)Depuis,cette « constitution » est encore là.
      Même si,à mon avis il aurait mieux valu garder le mandat
      de 7 ans pour la présidence MAIS JAMAIS RENOUVELABLE pour la même personne.
      Quant à 1968 (l’explosion estudiantine),vous aviez 5 ans,et elle fut l’occasion POUR LA DROITE de prendre
      le pouvoir,et POUR 13 ANNEES.A ne jamais oublier…

      1. « Quant à 1968 (l’explosion estudiantine),vous aviez 5 ans,et elle fut l’occasion POUR LA DROITE de prendre le pouvoir,et POUR 13 ANNEES.A ne jamais oublier… »
        De le garder treize années de plus si je ne m’abuse. Mais avec une droite nettement moins droitiste que pendant les terribles dix années précédentes, faudrait pas l’oublier (c’est par exemple pendant les sixties que la France était devant les USA, le RU ou le Japon pour la plus grosse part du revenu réservée aux 1%).

      2. devillebichot,

        « POUR 13 ANNEES. »

        Faux! les sociaux traîtres ont toujours mené une politique de droite (pro friqués) ! (sauf en 1981 et 1982).

        Comment pouvez vous être aussi aveugle. Ils se sont toujours pliés devant les possédants, au détriment du peuple.
        Ils ont même abandonné le pouvoir suprême, le contrôle de la monnaie, à une entité extérieure (ok, Giscard avait bien commencé).

  4. Une subtilité dans l’analyse aurait pu nous épargner le point Godwin. Chacun aura compris que la gôche c’est l’imposture et le mépris du peuple et c’est bien ce qui s’exprime dans ce billet. Par ailleurs je trouve assez beau de voir des millions de cerveaux se débrancher de la matrice. Pour les socio-traitres le temps est venu de poser leur nez rouge socialiste.

    1. Nicolas Anton
      D’une part il serait bon de dire ce que vous appelez
      le point Godwin qu’il conviendrait d’éviter.Ensuite si
      vous affirmez que la « gôche »,c’est l’imposture et le mépris du peuple,je pense que vous n’avez rien compris à
      l’Histoire sur la longue période.A court terme,prenez
      le cas des Etats Unis:seriez-vous heureux qu’un Donald
      Trump l’emporte? Et les blocages des évolutions
      INDISPENSABLES pour éviter le désastre de notre
      Planète? Croyez-vous que le »peuple » comme vous dîtes
      les cautionne? Même les jeunes enfants ont compris
      qu’il fallait avancer et non reculer à la COP 21.
      De quelle « matrice » parlez-vous de laquelle des « millions de cerveaux » se « débrancheraient ».Quelle
      est votre définition des « socio-traites ».Vous, si je comprends bien, n’est en aucune façon un « traite ».Et
      votre « nez »,lui,n’est jamais « rouge ».Que de bla-bla-bla
      sans AUCUNE CLARTE,et dont le sens demeure
      énigmatique.Ce baratin,c’est l’imposture,et le « je m’en
      foutisme »sur un blog qui n’en a pas besoin du tout.

  5. Pour les chômeurs, pour les précaires, pour les gens qui dorment dans la rue, pour les exilés, et pour les exilés de l’intérieur il n’y a que du vent mauvais.
    —————————-
    Information-déformation, opinion quasi obligatoire, culture de masse, médiocrité en tout. Je rêve d’une oasis dans un désert.

  6. En tant que non française mon analyse est le suivant: les systèmes majoritaires sont mal adaptés aux sociétés modernes complexes. le fait qu’un parti qui a 40% des voix dans quelques régions et qui est le premier parti de France (sauf les abstentionnistes qui sont le premier parti de tous les pays démocratiques et dont les profiles et aspirations sont trop difficiles a comprendre) n’arrive à diriger qu’un poignée de villes moyennes, et ne touche aucun pouvoir à un niveau un peu important, est une anomalie. En fait la V république est morte parce qu’elle est incapable de donner de la voix a une très grosse minorité. Pour vérifier qu’ils se trompent, qu’ils vont casser la démocratie, que leur activité produit des désastres, qu’ils sont corrompus, etc. il faut les laisser gouverner. Comme ils ne gouvernent pas, ils n’ont pas de comptes à rendre. Comme tout le monde s’unit contre eux, ils occupent la « centralité », et leur victimisation est réelle et va être exploitée sans modération. La société française se divise en deux, ce qui fait peur à tous les européens. Le problème avec le systeme majoritaire a la française est que la naissance d’un nouveau parti non marginal est pratiquement impossible.

  7. Plus le temps passe, plus le «combat pour les valeurs républicaines» s’assimile à la lutte contre le FN et rien d’autre.
    30% des voix et aucune région, 25% des voix et 2 députés sur 577 : la démocratie ne fait apparemment pas partie de ces «valeurs républicaines».

    1. « la démocratie ne fait apparemment pas partie de ces « valeurs républicaines » ».

      La République est le pis-aller qu’ont trouvé les gens « de bien » (cf. H. GUILLEMIN) pour continuer à dominer malgré la chute de l’empire en 1870-71.
      Ce pacte faustien passé par Thiers et fondant la 3ème République est ce qui l’empêche de fonctionner démocratiquement. En empêchant les citoyens de voter la loi et en les enjoignant de voter pour ceux qui font la loi, elle les prive à la fois de la démocratie et de leur légitimité à se rebeller.

      1. « En empêchant les citoyens de voter la loi et en les enjoignant de voter pour ceux qui font la loi, elle les prive à la fois de la démocratie et de leur légitimité à se rebeller. »

        D’où: élection = piège à cons.
        CQFD

  8.  » on perçoit mal le dessein collectif entrevu par les responsables politiques »

    C’est le moins qu’on puisse dire!

    Et de plus, selon ces (ir)responsables politiques, il n’y a pas d’alternative. Ainsi Valérie Pécresse rappelait récemment devant Paul Jorion dans une émission de Stéphane Paoli sur France Inter que la vie était une sélection.

    Nous vivons en pleine époque nihiliste*.

    * Définition du Web: Le nihilisme est un point de vue philosophique d’après lequel le monde est dénué de tout sens, de tout but, de toute vérité compréhensible ou encore de toutes valeurs.

    1. « C’est le moins qu’on puisse dire! »

      Arrêter de « courir » derrière le fn , serait déjà une bon début..

      « Dans ce processus d’extrême droitisation, les gouvernants du PS vont essayer de courir derrière le sarkozysme, lui-même courant derrière le FN. Nous sommes au-delà de la « social-libéralisation », nous entrons dans un contexte politique où l’extrême droitisation est devenue une des données cardinales »
      ttps://blogs.mediapart.fr/philippe-corcuff/blog/071215/extreme-droitisation-et-crises-des-gauches

      La « surenchère » du grand n’importe quoi ….. le retour..

      Qu’est-ce que le « bouclier de sécurité » voulu par Valérie Pécresse après sa victoire aux régionales?
      http://www.huffingtonpost.fr/2015/12/13/bouclier-de-securite-valerie-pecresse-victoire-regionales_n_8801420.html

  9. l’oeuf ou la poule ?
    Des electeurs se radicalisent-ils d’eux memes , en etant confrontés à des angoisses persistantes ?
    ou ces electeurs « suivent-ils » les injonctions inconscientes de leurs dirigeants, qui eux memes se radicalisent et s’appuyent sur toutes sortes de manipulations mediatiques pour en faire endosser la responsabilité au « peuple »?
    sans doute les deux mon colonnel…
    L’oeuf ET la poule !
    Il y a 2 ans, j’etais chez ma « belle-famille » pour noel, et mon beau pére ( chretien centriste de droite ) me disait , scandalisé, Hollande est un extremiste ! cela me faisait bien rire…ce personnage falot ? ce benny hill de la presidence ? flamby ? la petite fraise des bois … un extremiste ? Allons donc !
    En ce moment je me demande si , tout de meme, notre president est un extremiste ? dans le genre louis 16 , plutot que robespierre. annonçant robespierre ! mais de robespierre il n’y a pas… voila que les classes populaires s’echauffent ( en votant) on dira que c’est la faute du chomage ( et pourquoi pas des chomeurs), voila que les classes moyennes prennent le parti des possedants ( pris en tenaille entre 2 perils interieurs et exterieurs ) Le peuple qui fait son retour sur la scene de l’histoire ? Melenchon et Lagarde qui se mettent d’accord sur la creation d’une garde nationnale chez Ruquier ( emission : on est tous solidaire) Grotesque ?
    et pendant ce temps le desert avance, la temperature augmente, tchernobyl et fukushima n’en finissent pas.
    Peut -etre allons nous passer du:  » on ne peut rien faire » au  » on fait quelquechose ! »
    Negocier avec le peuple une  » securisation sociale existencielle  » contre la sortie de la société de consommation ? Il y faudrait la naissance d’un nouveau pragmatisme du genre : » telle qu’elle est, la situation economique, sociale, ecologique est de plus en plus intenable, il nous faut changer ENSEMBLES pour y faire face dans les meilleures conditions, c’est possible ! »

    1. « Il y faudrait la naissance d’un nouveau pragmatisme du genre : » telle qu’elle est, la situation economique, sociale, ecologique est de plus en plus intenable, il nous faut changer ENSEMBLES pour y faire face dans les meilleures conditions, c’est possible ! »

      Ivan Maltcheff
      Nouveaux collectifs citoyens (Les)

      « L’hypothèse de départ est simple : une vaste transformation citoyenne est en cours, encore peu visible. Or, cette transformation est certainement le creuset d’une nouvelle façon d’être et d’agir ensemble et peut-être même d’un renouveau démocratique. »
      http://www.yvesmichel.org/product-page/societe-civile/nouveaux-collectifs-citoyens-les/

      Comment monter et faire vivre un groupe citoyen ?
      http://www.kaizen-magazine.com/comment-monter-et-faire-vivre-un-groupe-citoyen/

      1. Pfff : Mon « collectif citoyen » vient de décider la création d’une milice de sécurité anti-terroriste ! (mode blague off)
        …cette mode nous vient tout droit de la conception « community vs state » américaine…où chaque communauté agit selon ses propres intérêts style « not in my back-yard » , peut qualifier cet engouement de progrès ?
        De plus la référence citée : « Ancien DRH, coach et spécialiste en accompagnement des changements en entreprise, Ivan Maltcheff est proche de plusieurs initiatives ou projets portés par les associations ou collectifs suivants : Dialogues en humanité, Interactions transformation personnelle-transformation sociale, Beija flor, Cercles bleus reliances citoyennes, Alliance pour la planète, Klub terre, Ecopsychologie au sein de la FNH, Nature Humaine, Pacte civique, Colibris, Emmaüs, École de la nature et des savoirs… » est à se tordre de rire…

      2. Gudule,

        C’est totalement illusoire ces collectifs. Faute de Ressources, ils n’ont aucun pouvoir.
        Les friqués remercient ces organisations qui au moins font que ces citoyens se tiennent tranquille. Attali les soutient.

        Au mieux ils contribuent à l’organisation d’une économie parallèle, basée sur la débrouille, sans aucun moyen.
        Ok, si ça permet de survivre, c’est toujours ça, mais mieux vaut rien n’en espérer de plus.
        Emmaüs et ATD quart monde déjà ancienne, n’ont hélas jamais rien révolutionné, et c’est pour ça qu’ils sont subventionnés!

        Le Pouvoir (le vrai) est à ceux qui détiennent les Ressources!… Ou encore le pouvoir, c’est le fric. On ne peut sortir de ça.

      3. Je pensais plutot à un nouveau discours et action politique venu « d’en haut ». L’initiative citoyenne me laisse dubitatif quand à la possibilité effective de changer les choses dans un temps relativement court, surtout dans un paysage mediatique et politique aussi cadenassé. Pourtant les informations ‘sensibles’ arrivent jusqu’a nous et peuvent aider à une mobilisation. Je pense que nous fonctionnons depuis si longtemps en democratie representative qu’une democratie plus directe mettrait beaucoup de temps à suplanter les pouvoirs institués…d’une certaine maniere je suis favorable au remplacement du senat par une assemblée « tirée au sort » qui fonctionnerait en relation avec les elus de l’assemblée nationnale. Mais je trouve etonnant que l’information sur les dangers qui nous menacent (economiques sociaux ecologiques etc…) ne semblent que petitement motiver les actes et discours des politiques, alors que elus par nous , ils ont la resource de toutes les institutions que nous leurs deleguons pour agir. A regarder l’histoire de la republique on voit des luttes sociales habillées d’ideal entre possedants ou entre possedants et non-possedants . Malgré le scandale actuel des inegalités , j’ai bien peur que cette foire d’empoigne ne soit plus suffisante pour nous tirer d’affaire, il ne s’agit plus de se partager le gateau, il s’agit d’en creer un nouveau que nous mangerions ensembles, parceque l’ancien nous empoisonne. Les politiques institués sont ils capables de changer la donne ? ils sonts en position privilegiée pour le faire … si ils n’y croient pas, ou si ils considerent qu’ils ne peuvent pas (malgrés l’appel d’air symbolique de la cop 21) alors vous auriez raison de vouloir partir « du bas ». Dans l’hypothese ou la voie « revolution-citoyenne » s’avere etre la seule possible, je pense qu’il faut d’abord rejeter tout parti politique de ce mouvement , il ne s’agirait plus de lutter les uns contre les autres, mais les uns avec les autres pour nous sauver nous memes. La revolution francaise accoucha d’une institutionnalisation des luttes politiques et economiques qui nous depose maintenant sur les rives du PS, de LR, de l’UDI, du FR de gauche et du FN. peut etre ces fossiles de l’histoire ne nous conduisent ils qu’a nous entredechirer, ou du moins à nous impuissantiser. Ce miroir brisé qui est tombé à terre, pourquoi vouloir encore s’y mirer ?

      4. « Pfff : Mon « collectif citoyen » vient de décider la création d’une milice de sécurité anti-terroriste ! (mode blague off) »

        holà, trop fort ce casimir, ha pardon , ce vladimir….;sans blague !

  10. Le monde se durcit. Autour des puits de pétrole, les conflits font des ravages, explosent les populations les contraignant à l’exil. Les pôles fondent, le planète s’échauffe comme une cocotte minute faisant peser des craintes majeures. Ces phénomènes se propagent lentement mais surement comme la lèpre pulmonaire au dessus du corps social. « Sortez les masques !  » disent les uns, « sortez les sortants ! » disent d’autres, les abstentionnistes n’en pensent pas moins.
    Le monde est démuni, s’affole et se donne en spectacle pour conjurer le mauvais sort.
    Les tumeurs sont là.

  11. France : une démocratie zombie.

    Le libéralisme économique nous est imposé à marche forcée par des instances supranationales, avec la connivence de politiciens aux ordres des lobbies de la finance et des multinationales. Ce processus arrivera définitivement à son terme, avec la mise en place du TAFTA.
    Dès lors, le peuple sera définitivement muselé et, asservi. Le symptôme le plus évident de cette dérive totalitaire, est que lors des élections, l’on n’a plus le « choix » : qu’entre s’abstenir, ou voter « contre ».
    Cela fait longtemps, qu’il n’y a plus de vrai débat sur le type de société que nous voudrions. Cela fait longtemps, qu’il n’y a plus de vote d’adhésion, mais seulement des votes de rejet.
    Pour 2017, c’est déjà plié : la stratégie, autant du P »S » que des L »R », sera de se retrouver face à Marine Le Pen au second tour, et de voir son « champion » élu en appelant à faire barrage au FN.

    Le seul argument de cette élection, sera de barrer la route du pouvoir au FN. Autant dire que la politique, politique au sens noble du terme, est donc morte.
    La France est dirigée par des apprentis sorciers, qui n’ont d’autre ressource pour être élu, que de se livrer à des rites vaudou. Malgré les revers électoraux qui ne cessent de s’accumuler, que fait le gouvernement de Hollande ? Il ne change pas de cap, il persévère dans une politique qui ne cesse d’avoir pour effet de faire monter la marée du chômage. Il persévère dans une politique autoritaire, d’imposition du libéralisme économique, il persévère dans l’ « ubérisation » de la société, et dans la destruction de l’ « Etat providence », ou, pour le dire sans détours, dans la destruction de ce qui fait la cohésion nationale.
    C’est sur ce terreau que prospère le vote FN. Mais rien n’y fait, nos pompiers pyromanes comptent bien continuer à jouer avec le feu.
    De ce constat, il faut tirer les conclusions qui s’imposent : le changement ne viendra pas du haut, mais des forces vives de lasociété civile, c’est au peuple de prendre son destin en main, tant pour sauver la démocratie, que pour infléchir notre mode de vie afin que notre environnement reste vivable.
    La démocratie représentative a été dévoyée, ceux qui nous gouvernent sont élus par de gens qui votent contre (parfois contre des gens qui votent contre), et qui ne représentent au mieux que 15% des inscrits.

    1. Bonjour Macarel, nous faisons le même constat. Je crois que la grande majorité de nos concitoyens ne voient pas le puzzle dans son ensemble – l’avènement du nouvel ordre mondial – qui consiste notamment en un plan d’asservissement total des peuples.
      Car aux tableaux que nous dressons s’ajoute la volonté des « maîtres » de bannir l’utilisation du cash avec comme corollaire la possibilité de confiscation partielle ou totale de l’épargne des citoyens.
      Dans cette hypothèse programmée de disparition du cash, les USA auraient alors une mainmise totale sur l’économie de l’UE puisque les systèmes informatisés de paiement sont aujourd’hui exclusivement américains.

    2. il persévère dans l’ « ubérisation » de la société, et dans la destruction de l’ « Etat providence »

      A 57,5% du pib de dépense publique, on est d’accord, on détruit l’État providence.

      1. Mais l’état peut dépenser du fric pour justement détruire l’état providence ! En déléguant au privé, par exemple, pour dézinguer le service public en douce.

        Et ça comprend quoi ce chiffre de 57,5% du PIB, au juste?

        Et les besoins sociaux (avec la hausse du chômage etc…) diminuent ils ?…

        Bref, pas fortiche dans l’analyse notre vigneron.

      2. Il y a d’un côté la propagande officielle, rabâchée par des médias aux ordres, de l’autre la réalité du terrain.
        Et sur le terrain, je puis vous assurer que certains opérateurs de l’Etat, sont soumis, sous ce pouvoir « socialiste », à un régime sec :
        on n’y remplace plus que 1 départ à la retraite sur 5, pas 1 sur 2 comme sous Sarkozy, mais 1 sur 5 !
        Ceci, sans que ce pouvoir, inspiré par l’idéologie de la libre entreprise et de l’offre, n’arrive à inverser la courbe du chômage.
        Alors, il faudra m’expliquer dans quel trou noir, disparaissent les économies drastiques faites sur le dos des services publics :
        dans des aides à un patronat, qui préfère la spéculation financière à l’investissement dans l’économie réelle, ou dans la fraude fiscale de certaines fractions aisées de la population ???
        Ce ne sont pas tant les dépenses publiques qui ont augmenté depuis la crise financière de 2008, que le PIB qui s’est contracté ( ou en tout cas, n’a cru que très très faiblement) sous l’effet de politiques publiques aux effets récessifs : c’est ainsi que le pourcentage de dépense publique est passé d’un peu plus de 50% à un peu plus de 57%.
        Vous voyez, l’on peut faire dire ce que l’on veut aux chiffres, surtout aux pourcentages. Un peu d’honnêteté intellectuelle, ne nuirait pas au débat, Monsieur Vigneron.

      3. Les effectifs de la fonction publique dans son ensemble ont augmenté de plus 1% (,+ 60 000 emplois) entre fin 2012 et fin 2014, de plus de 2% en comptant les contrats aidés, point.
        Les prestations sociales représentent 46% des 1250 milliards de la dépense publique en 2014 et les salaires 25%, point.
        Ce modèle d’Etat providence est mort, il ne sert à rien de défendre un cadavre, aussi lourd et gonflé soit-il – encore moins de l’embaumer par une constitutionnalisation jorionienne – il faut l’enterrer et en inventer un autre, point.

      4. Ben c’est à dire que si le capitalisme fonctionnait aussi bien que ce qu’on est en droit d’attendre d’un système dont il parait que c’est le top,
        on pourrait se passer des 46% des 1250 milliards de la dépense publique en 2014. Point.

      5. En clair c’est le capitalisme qu’il faudrait enterrer, et non pas l’Etat providence sociale et écologique, tant qu’on y est.

        A moins que le capitalisme ne soit une fin en soi, bien sur…

      6. Si l’on considère, en effet, que l’Etat Providence est un « sous-produit » du capitalisme, alors comme le capitalisme est à l’agonie, l’Etat Providence ne peut que se casser la gueule.
        Mais la mise à mort de l’Etat Providence, n’est que la conséquence d’une autre mort : celle du capitalisme.
        La destruction de l’Etat providence, n’est que la manifestation évidente que le Etats capitalistes n’ont plus les moyens d’acheter la paix sociale, c’est pour cela que ces Etats capitalistes en crise, limitent chaque jour un peu plus les libertés individuelles, au nom de la sécurité des citoyens. En fait ils craignent la montée en puissance des désordres sociaux qui vont résulter de la mise en pièce de l’Etat Providence. Point.

      7. @ Dominique Gagnot dit : 16 décembre 2015 à 17:25

        « En clair c’est le capitalisme qu’il faudrait enterrer, et non pas l’Etat providence sociale et écologique, tant qu’on y est. »

        Tu fais erreur, ça n’est pas le capitalisme qu’il faut enterrer mais l’appauvrissement du pays qu’il faut combattre.
        Pour cela, il faut viser l’efficacité, en consommant peu au regard de ce que l’on gagne. L’accumulation des gains ainsi réalisés, procure le capital indispensable à la réalisation des investissements rendus indispensables si l’on tient à s’adapter à l’inexorable évolution de l’environnement.

        En augmentant les dépenses de fonctionnariat sans accroître son efficacité (voir par exemple les résultats catastrophiques obtenus dans les classements internationaux Pisa) on ne va pas dans la bonne voie. C’est pourtant ce que Hollande a fait.

        http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/09/03/20002-20120903ARTFIG00494-l-education-coute-moins-cher-a-l-allemagne-qu-a-la-france.php

        Lorsque le pays sera ruiné, ça n’est pas parce qu’on aura installé la population dans les délices de la providence sociale, qu’on lui aura donné les meilleures chances de survie, dans un monde où les peuples sont placés en concurrence.
        Il est même à craindre que la population la plus cocounée soit la plus fragilisée, donc la moins résiliente dans l’adversité qui nous attend.
        C’est la meilleure façon de l’amener à disparaître parmi les premières.

      8. Rhô noooon, jducac, tu ne te souviens plus de nous l’avoir copié/collé déjà 45679 fois?
        Vive le communisme du futur, et le travail intelligent quand on a rien de mieux à faire!

      9. – il faut l’enterrer et en inventer un autre, point.

        Oui. L’état providence des nés quelque part est l’ancêtre, l’ébauche solidaire de l’état de droit des vivants quelque part.

        La mise en œuvre urgente de cet État de droit est le point de départ pour affronter le grand tournant sans partir dans le décor. Aucun état ne peut plus se déclarer être un état de droit quand les besoins fondamentaux de toute la population vivant sur son aire ne sont pas servis sous le prétexte fallacieux que les bases fiscales et salariales dévoyées et vidées ne les couvrent pas alors que désormais ils peuvent l’être. Sauf à à se satisfaire ou/et promouvoir des conflits civils pour danser la valse des milliards, les besoins et services fondamentaux, inconditionnels, ne sont plus négociables./

        Nous y sommes : esprit es-tu là ?

      10. @ Dominique Gagnot dit : 16 décembre 2015 à 23:23

        Avec ceux qui refusent d’admettre l’évidence, il faut répéter et répéter toujours, en espérant qu’ils finissent par comprendre leur très lourde responsabilité dans l’effondrement de notre pays.

        Ne vois-tu pas où ceux qui ont prôné le communisme et l’anti capitalisme ont conduit leur pays ?

        La situation de Cuba et d’autres, t’apparaissent-ils comme des modèles à copier ?

      11. jducac, tu as oublié de citer la Crée du nord, Pol Pot et Staline, qui sont des modèles indépassables…

        Qu’advienne la propriété collective des Ressources, afin de pouvoir les gérer dans l’intérêt de la Planète et de ses habitants.
        Que l’on abolisse enfin leur propriété privée, qui ne sert qu’une infime minorité qui méprise la Planète et de ses habitants.

        Ton obsession sur le coût des fonctionnaires en dit long sur ta compréhension du sujet…

      12. jducac, tu parles du coût des fonctionnaires.
        Moi je vais te parler du coût des propriétaires.

        Par exemple, des propriétaires immobiliers parisiens.

        Pour avoir une idée de ce qu’ils coûtent à la collectivité, on va supposer qu’il y a 1 million de locataires à Paris (en fait ce sont des millions), et que les loyers moyens sont de 1000 euros/mois. (à la louche)

        Soit, (ordre de grandeur) 12 milliards d’euros par an, rien que pour cette propriété là.

        Construire ou rénover un logement de une à 3 pièces, coute de l’ordre de 10 000 euros.

        (le foncier ne coûte presque rien puisqu’il est offert par la Nature, sauf… les cascades de plus valus versées au cours des siècles, aux …proprios)

        Autrement dit, avec les loyers, on pourrait construire ou rénover de l’ordre de 1 million d’appartements à Paris et par an!
        Et tout ce fric sert à faire gonfler les prix, spéculer dans l’immobilier, entre autres!

        Concrètement ça fait 3 à 4 millions de mal logés, pour engraisser des gens qui n’en ont pas besoin.

        Voila ce que coûte la propriété privée d’une partie des ressources foncières, rien qu’à Paris.

      13. @ Dominique Gagnot dit : 17 décembre 2015 à 15:52

        « Moi je vais te parler du coût des propriétaires. »

        A force de vouloir coûte que coûte remettre en cause la propriété privée tu perds de vue que le prix dépend du marché, donc de l’offre et de la demande. Quand les prix sont élevés à Paris, c’est parce que beaucoup de personnes qui ont suffisamment de moyens veulent y habiter.

        Dans ton système idéalisé, comment fais-tu pour attribuer les logements. Par tirage au sort ? En récompensant les meilleurs éléments du parti ? En fonction des relations de copinage entre les tenants du pouvoir et leurs assujettis etc…..
        Je trouve que ta vision manque de réalisme en voulant de toute force mettre à bas la propriété privée.

      14. «  »Les prestations sociales représentent 46% des 1250 milliards de la dépense publique en 2014 et les salaires 25%, point. » »
        Pour que le système fonctionne, les prestations sociales et les salaires sont amputés d’intérêts qui retournent à la finance.
        J’aimerais bien savoir quel en est la part?
        Ceci dit, vous avez raison, le système est moribond et doit laisser la place à un autre qu’il NOUS faut inventer de toutes pièces.

      15. jducac,
        « Dans ton système idéalisé, comment fais-tu pour attribuer les logements. Par tirage au sort ? »

        Tu ne lis donc pas ce que j’écris.
        Je répète:

        Comme toi, je respecte la loi du marché. C’est l’offre et la demande qui détermine le prix.

        La collectivité étant propriétaire de tout le foncier et immobilier ancien, tout le monde serait donc locataire de la collectivité. (y compris les actuels proprios)

        Chacun voulant occuper les meilleurs endroits, les prix ne baisseraient pas en effet, du moins à offre constante.

        La collectivité recevrait ainsi les montagnes de fric qui vont aujourd’hui dans la poche des privés,
        Elle percevrait en plus (!) les loyers faramineux des plus beaux appartements pour lesquels les plus fortunés iraient se battre… (loi du marché!)
        (ils se battront à qui verse le plus de fric à l’état!)

        Avec ces tonnes de fric la collectivité pourrait donc rénover/construire d’innombrables logements, et faire bien d’autres choses.

        (d’un autre côté la solution n’est pas de concentrer tout le monde dans les grandes villes…)

        Bien sur il faudra que ce soit transparent, pour limiter la corruption. Mais avec l’informatique…
        De toutes façons, aujourd’hui, ça coute 12 milliards par an, il faudrait une sacré corruption pour en arriver là!

      16. Comme toi, je respecte la loi du marché. C’est l’offre et la demande qui détermine le prix.

        Les deux font la paire ! Et pourtant, ce n’est pas faute de littérature montrant que les choses ne fonctionnent pas aussi simplement pour fixer un prix. Avez-vous entendu parler d’un certain Paul Jorion ? Il a écrit je crois un ouvrage intitulé « Le prix ». À l’occasion, quand vous aurez fini de vous essuyer les pieds sur le paillasson, n’hésitez pas à le lire plutôt que de vous regarder écrire éternellement pour raconter les mêmes conneries de part et d’autre ad nauseam.

      17. J’anticipe de suite ta question suivante, jducac:

        Tu va spolier les actuels proprios, en nationalisant leur propriété.
        ——————————

        Non! L’état leur achète (au dernier prix du marché), avec une création monétaire. (Ce qui produira une inflation transitoire ok.)

        Mais ils iront vite fait reverser leur fric à l’état, en payant les loyers pour y rester!

      18. Julien Alexandre,

        « Les deux font la paire ! Et pourtant, ce n’est pas faute de littérature montrant que les choses ne fonctionnent pas aussi simplement pour fixer un prix.  »
        ——————————————

        Oui, merci je ne suis pas débile.

        Je parle d’un paramètre essentiel dans tous les cas, qui détermine le prix.
        Il y a évidement un tas d’autres facteurs, liés aux contextes, à la culture, aux coutumes, etc. que Jorion a expliqué.
        Ce qui est un autre sujet, que l’on peut aussi aborder, mais ça demanderait un topic à lui tout seul.

        Mais si je dérange, dites le carrément, j’ai l’habitude…

      19. Non, non, surtout pas. On sent bien qu’à chaque commentaire, en plus d’une idée neuve, on avance indéniablement vers une solution et un compromis. Et puis on se priverait de 50 % des commentaires sans vous Gagnot. C’est marrant pour un type qui défend la propriété collective, vous avez quasiment réussi à faire du blog (dans sa partie discussion) votre propriété privée 😉

      20. Pour que le système fonctionne, les prestations sociales et les salaires sont amputés d’intérêts qui retournent à la finance.
        J’aimerais bien savoir quel en est la part?

        Tu veux dire que l’on nous redistribue 850 milliards en prestations et salaires du secteur public pour s’assurer que les intérêts soient payés ? T’es sérieux ?

      21. Julien,

        Moi je veux bien ne pas répéter éternellement les mêmes choses, mais encore faudrait il que l’on ne me repose pas éternellement les même questions.

        Par ailleurs, la question de la propriété privée versus collective EST centrale. C’est LA question de laquelle découle toutes les autres. Alors il me semble que ce n’est pas superflu de la remettre sans cesse sur le tapis.

        A tel point que Jorion lui même le dit dans la vidéo, ci dessous à partir de 15′ et 53″ :
        http://www.pauljorion.com/blog/2015/12/04/le-temps-quil-fait-le-4-decembre-2015/

        Et, si j’ai bien compris, c’est LE sujet qui lui parait aujourd’hui essentiel.

        Dans ces conditions, ce sujet mérite bien 50% des posts, non? (pas forcément de moi, hein, mais il se trouve que je suis à peu près le seul à m’y intéresser, du moins actuellement….)

      22. @ vigneron
        C’est pas cela du tout
        Je veux simplement dire que le fonctionnaire qui rembourse l’emprunt de sa maison, de sa voiture etc.. participe au système financier.
        On a trop tendance à l’oublier et si d’un coup on vire 50% des effectifs, on risque à mon avis des problèmes à ce niveau là.
        Ceci dit, je suis d’accord il faut repenser le système.

      23. @ Michel Lambotte dit : 17 décembre 2015 à 17:43

        Merci Michel pour ce lien qui conduit à un texte très intéressant.

        Voici un autre lien montrant entre autre, qu’à Cuba on fait sécher le riz sur les routes asphaltées lorsqu’elles ne sont pas envahies par les nids de poules. (confirmé par une amie qui l’a constaté sur place il y a moins d’un mois)

        http://arretsurinfo.ch/cuba-comprendre-les-pieces-du-puzzle/

        Cela devrait intéresser Dominique Gagnot dont le projet semble emprunter beaucoup à ce pays qui met en pratique une économie, elle aussi sans propriétaires, depuis plus d’un demi siècle, sans que cela l’ait sorti de la misère.

      24. @ Dominique
        « la question de la propriété privée versus collective EST centrale. »
        Elle est centrale à vos yeux pas aux miens.
        Ce qui est central à mes yeux est propriété privée de rente versus propriété privée d’usage.

      25. @ Dominique Gagnot dit : 17 décembre 2015 à 19:06
        « Tu ne lis donc pas ce que j’écris. »

        Je te lis mais, mon grand âge aidant, ma mémoire est à la fois défaillante et sélective. Et, puisque nous sommes en compétition au plan des idées, il me semble judicieux d’exploiter en priorité, les points de ton projet qui m’apparaissent comme les plus faibles.

        Même si ta démarche et ton projet résultent d’une bonne intention, je pense que l’impossibilité pour un individu, de devenir propriétaire d’un capital matériel, ne va pas dans le sens d’une amélioration de la condition humaine, bien au contraire.

        C’est quand même surprenant que des pays communistes qui avaient instauré il y a 50 OU 100 ans, un régime tel que celui dont tu rêves, y renoncent maintenant.
        Il me semble que tu serais plus crédible, si tu pouvais expliquer pourquoi ce qui a été installé dans ces pays par la voie de la violence révolutionnaire se trouve maintenant abandonné sans recours à la violence.

        http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/10/01/20002-20131001ARTFIG00525-agent-immobilier-a-cuba-un-nouveau-metier-revolutionnaire.php

        PS :Je ne pense pas que tu aies écrit quelque chose sur ce sujet.

      26. jducac,

        Nationaliser les Ressources n’est évidement pas une condition suffisante pour sortir de la misère. D’autant plus qu’on en manque, comme Cuba qui était sous embargo…

        Notez que la privatisation des Ressources ne suffit pas à un aussi grand pays que les usa, pour ne pas y retourner!
        (nous non plus d’ailleurs…)

        Michel,

        On parle de la même chose!

      27. @ jducac
        Merci pour le lien, mais la réflexion se situe toujours dans le paradigme capitaliste. Je ne m’en étonne pas.

        Pour le lien envoyé à Dominique, je relève ceci:
        Un bel appartement à La Havane se négocie entre 20.000 et 30.000 dollars (de 15.000 à 22.000 euros). C’est pourquoi les ­investisseurs canadiens et européens attendent avec impa­tience qu’il leur soit ­permis d’acheter des logements… si possible avant que Barack Obama n’autorise ses compatriotes, ­interdits de Cuba depuis 1962, à s’y rendre à leur tour.

        C’est cela que vous défendez? La spéculation?

        Un point pour Dominique!

      28. jducac,

        Je confirme que tu me lis de travers.

        A Cuba, si j’ai bien compris, les entreprises étaient toutes nationalisées.

        Or, je propose que seules les Ressources primaires soit nationalisées, dont les entreprises essentielles au pays (en général de grandes entreprises)

        Mais je suis pour le développement d’entreprises privées…
        En fait tu es tellement obsédé par l’urss que tu es incapable d’imaginer autre chose.

        J’ai écris ça en particulier, et donner le lien je ne sais combien de fois :

        « Précisons qu’il ne s’agit pas de collectiviser l’économie. Les entreprises répondraient aux objectifs de la collectivité, non pas par obligation, mais parce qu’elles y trouveraient leur intérêt, grâce à de nouveaux circuits de financement conçus dans cet objectif… »

        Par ailleurs, à Cuba, comme le note Michel, bonjour la spéculation immobilière.
        ça va faire comme aux usa: des ghettos de super riches étrangers, là ou c’est le mieux situé, et qui vont faire exploser les prix,
        et les cubains pauvres rejetés dans des bidonvilles, et survivants de micro entreprises, à base de bouts de ficelles.

      29. Pour corriger le FIGARO, mieux vaut aller à Cuba passer quelques semaines en logeant chez l’habitant. En castillan, en anglais, et même en français, certains logeurs consacrent des heures à discuter, et à instruire le touriste de leur vision de leur situation historique.
        Jusqu’en 2011 seuls les possédants d’un acte de propriété antérieur à 1958 étaient propriétaires (dans le sens à peu près commun). Les autres étaient devenus locataires gracieux ou pas de l’État. Les rares échanges de domiciles donnaient lieu à des inventions diverses liées aux limites du troc. Le film « se permutta » a ri de tout ça. https://www.youtube.com/watch?v=AeI5Gp3AiBU
        À la mode de la désocialisation de l’ex-campo sovietico, les cubains sont devenus propriétaires du logement occupé. Seuls les cubains ont pour le moment le droit d’acheter et de vendre. Quelques touristes enamourés, passés à la mairie puis devenus résidents ne peuvent récupérer le bien acheté conjointement avec leur moitié. S’ils divorcent de leur moitié , alors ils perdent leur capital. C’est le prix de l’amour tropical ! C’est pas très différent dans certains pays d’Asie. Mieux vaut qu’ils se protègent des rapaces occidentaux. Et je doute que les dirigeants cubains ne sachent pas que l’invasion de la baie des cochons était infiniment moins dangereuse que la libre circulation des capitaux.
        Propriété de personnes physiques, morales privées ou publiques, la libre circulation des capitaux peut s’avérer une arme de destruction massive dans ce monde inégalitaire.

      30. @ Michel Lambotte dit : 18 décembre 2015 à 22:06

        Merci Michel pour nous avoir indiqué cet excellent lien menant aux réflexions d’Alain Deneault.

        Son premier mérite est d’être revenu à l’étymologie des termes qui relient « moyen », « milieu », « médiocrité. »

        http://www.cnrtl.fr/etymologie/médiocrité

        Je m’autorise à faire de même avec le mot « capital » qui relie à « tête » et à « vie »

        http://www.cnrtl.fr/etymologie/capital

        Hélas, je dois bien le reconnaître, je n’ai pas réussi à faire apparaître chez ceux avec lesquels j’échange le plus souvent sur le blog de PJ, (vous-même et Dominique Gagnot), l’importance de ce lien étymologique qui met le capital et donc le capitalisme au premier plan en ce qui concerne la vie, sa naissance, son entretien et donc sa pérennité.

        Tous ceux qui s’en prennent au capital, à commencer par K.Marx et ceux qui se sont laissés prendre par le discours de ses adorateurs anti capitalistes, me semblent se comporter en inconscients œuvrant directement à leur propre élimination au sein de la compétition mondiale pour la vie et la survie.
        C’est suicidaire!

      31. @Dominique Gagnot dit : 18 décembre 2015 à 22:25

        « Je confirme que tu me lis de travers. »

        C’est bien possible, mais c’est aussi parfois pour mieux découvrir les nuances et subtilités de ta vision.

        « Or, je propose que seules les Ressources primaires soient nationalisées, dont les entreprises essentielles au pays (en général de grandes entreprises) »

        J’ai bien compris que tu ranges sous le titre de « ressources primaires », la surface et le sous sol terrestre et que tu y inclus également les grandes entreprises tout comme l’a fait le gouvernement cubain depuis 60 ans et jusqu’en 2010, où il a laissé la possibilité à certains citoyens, d’exercer des activités indépendantes.

        http://www.leblogfinance.com/2010/12/cuba-etat-activite-privee.html

        Tu es partisan du développement des entreprises privées ….. à condition qu’elles restent petites. Soit!

        « Précisons qu’il ne s’agit pas de collectiviser l’économie. Les entreprises répondraient aux objectifs de la collectivité, non pas par obligation, mais parce qu’elles y trouveraient leur intérêt, grâce à de nouveaux circuits de financement conçus dans cet objectif… »

        J’imagine que pour te récompenser d’avoir imaginé ce grand « chamboule tout », tu jugerais tout à fait équitable qu’un de tes proches soit nommé à un bon poste dans l’une de ces grandes entreprises d’Etat, comme cela se fait déjà dans notre système capitaliste actuel dans lequel tu n’aurais changé qu’une oligarchie par une autre.

        T’ai-je enfin bien compris ? ……… Sans me référer à l’ex URSS mais à Cuba dont le modèle m’apparait proche du tien.

        « Par ailleurs, à Cuba, comme le note Michel, bonjour la spéculation immobilière.
        ça va faire comme aux usa: des ghettos de super riches étrangers, là ou c’est le mieux situé, et qui vont faire exploser les prix,
        et les cubains pauvres rejetés dans des bidonvilles, et survivants de micro entreprises, à base de bouts de ficelles. »

        Je ne comprends toujours pas pourquoi les Cubains font marche arrière après 60 ans de communisme intégral et c’est pour cela que je me permets de te redire ce que je t’ai dit le 18 décembre 2015 à 21:49 :

        « Il me semble que tu serais plus crédible, si tu pouvais expliquer pourquoi ce qui a été installé dans ces pays par la voie de la violence révolutionnaire se trouve maintenant abandonné sans recours à la violence. »

        En ajoutant : Pourquoi donc veux-tu les imiter, mais en te situant en opposition de phase par rapport à eux. Tu sembles vouloir entrer en régime communiste alors qu’eux, à Cuba, en Europe de l’Est, en Russie, en Chine en sortent ou en sont sortis.

        De grâce, explique-nous !

      32. @jducac et Dominique
        Cette discussion entre communisme (le vrai) et capitalisme libéral est en fait un processus de criticalité auto-organisé comme le souligne François Roddier.
        Je suis en train de discuter de cela avec lui ici
        http://www.francois-roddier.fr/?p=354#comment-2733
        Ce qui l’en adviendra, je n’en sais rien, il est encore beaucoup trop tôt pour le dire.
        Vous auriez intérêt à lire le billet et les commentaires…. et ouvrir vos esprits.

      33. Jducac,

        (J’espère que Julien ne perd pas patience…)

        C’est assez pénible de se voir constamment renvoyer les exemples de Cuba, Urss, etc., car ça n’a pas de sens de faire intervenir des cas très particulier dans une réflexion qui se veut générale. Bref.
        ———————————

        Ta réflexion est d’ordre viscéral, alors que j’essaye d’être logique. Personnellement je n’en ai rien à foutre…
        ———————————

        Comme d’habitude, on mélange tout dans cette discussion capitalisme/communisme.
        Pour progresser il faut impérativement oublier ton cerveau reptilien, sinon c’est inutile.
        Je suppose que tu en es capable.
        Distinguons 2 choses dans ce problème :
        1 L’aspect humain, très complexe.
        2 L’aspect économique pur, qui est simplissime.
        —————————————

        Commençons par le plus facile, le 2.
        Il est évident qu’une gestion rationnelle des Ressources par un Système optimum et globalisé est idéale. (je rappelle que je met le problème « huamain à part)
        C’est d’ailleurs sur ce principe que fonctionnent les entreprises !
        Les entreprises sont communistes ! La gestion de leurs ressources est centralisée ! La direction décide de tout, les employés exécutent !
        Tu es d’accord, non ?
        ———————————————–

        Là où ça se complique, c’est qu’on a à faire à des hommes…
        Comme je n’arrête pas de le répéter, le Pouvoir EST dans la Propriété des Ressources (excuse-moi Julien, ça ne fait que 456791 fois que je le dis)
        Or dans un système « communiste » (je n’aime pas ce terme tant il a été massacré), la gestion des Ressources est centralisée, (ce qui ne veut pas dire que par ailleurs elle ne soit distribuée là ou sont les compétences.)
        Le fait qu’elle soit centralisée donne donc un Pouvoir extraordinaire à l’entité qui le détient.
        Et c’est ça qui fait peur !!
        Mais plutôt que de chercher à résoudre cette question, tu diras « C pÔ pôssible », ce sera la Corée du Nord, URSS, etc.
        Et en effet, si on ne veut/peut résoudre cette question de fond, mieux vaut ne pas insister, et laisser chacun faire n’importe quoi des Ressources qui seraient donc propriétés privées.
        Faire n’importe quoi donne en effet statistiquement de moins pire résultats que d’en faire à coup sur des conneries, comme ce fut le cas dans les exemples que tu adôres.
        —————————————————–

        Donc le capitalisme c’est moins risqué que le communisme.
        Et c’est pour ça que jusqu’ici le capitalisme a mieux fonctionné, j’en conviens.
        MAIS !!! Le capitalisme, et la gestion délirante des Ressources qui va avec, ça ne peut plus marcher ! Car, si la Planète tolérait jusqu’à présent que chacun puisse faire n’importe quoi, aujourd’hui Elle ne le tolère plus !

        !!! Comprends-tu ça ???, sinon ce n’est pas la peine d’aller plus loin. !!!

        Et donc nous sommes condamnés à devenir intelligents, et donc communistes! Il n’y a plus le choix!
        Et donc à concevoir un Système de gestion des Ressources à la hauteur du Problème !!
        Ce qui n’a rien à voir avec les bidouillages cubatesques, ou soviétiquesques, ou pire corée du nordesque…
        Il faut passer de l’ère de la bidouille économique, à l’ère scientifique, si l’on peut dire.

      34. Michel,

        « Vous auriez intérêt à lire le billet et les commentaires…. et ouvrir vos esprits. »
        ———————————————-

        Vous êtes gentil Michel, mais ce qui dit Roddier ne nous avance guère. (qu’on ne sait pas de quel côté va tomber le processus de criticalité auto-organisé …)
        L’intéressant est de comprendre le problème, en ouvrant justement nos esprits.

      35. jducac,

        « Il me semble que tu serais plus crédible, si tu pouvais expliquer pourquoi ce qui a été installé dans ces pays par la voie de la violence révolutionnaire se trouve maintenant abandonné sans recours à la violence »
        ——————————

        Parce que ce qu’ils ont installé ne marchait pas!
        Ce systèmes n’ont pas été « pensés », il n’étaient que le résultat de rapport de forces incohérentes.

        Un système viable ne peut que être pensé et réalisé avec des moyens adaptés. Ce qui n’a encore jamais été fait nulle part, sauf dans le cadre d’entreprises.

        As tu remarqué que les entreprises se donnent les moyens de leurs (parfois très grandes) ambitions, mais jamais encore la société des humains n’a réfléchit pour son propre avenir?

        A mon tour de te poser une question: pourquoi donc?

  12. Certains semblent penser que parce que c’est dans le « programme » du FN c’est mal. Ceux-là laissent leurs émotions dicter leur conduite et tentent en plus de l’imposer aux autres, comme les électeurs du FN.
    Le « programme » du FN est un mélange d’idées « empruntées », pour capter les électeurs et combler les vides du dit programme, puis enrobées autour de leurs croyances primitives. Ce ne sont que des « promesses électorales » qui n’engagent que ceux qui les écoutent.
    Malheureusement les autres partis politiques semblent bien moins à l’écoute de l’électorat. Les partis dit « de gouvernement » sont même dans une logique inverse. Ils utilisent les grands médias pour « communiquer » leurs idées aux électeurs.
    Grands médias dont l’action est loin d’être neutre et qui ont un énorme impact sur les électeurs. Électeurs qui cèdent majoritairement à la facilité que représentent télévision et radio dans la collecte d’informations, et qui se laissent aisément guider par leurs émotions.

    La question qui s’est toujours posée à moi est :
    Pourquoi la démocratie n’est-elle pas enseignée et mise en pratique à l’école ?
    Et celle qui s’impose de plus en plus est :
    Avec internet, a-t-on encore réellement besoin d’un gouvernement ?
    Des hauts fonctionnaires, mandatés et remplaçables, ne suffiraient-ils pas ?
    Après tout, NOUS SOMMES L’ÉTAT et ils ne devraient être que nos outils.

    1. wildleech,
      « Pourquoi la démocratie n’est-elle pas enseignée et mise en pratique à l’école ? »

      hihihihihihihi… il ne manquerait plus que ça! Des citoyens éclairés ? Mais ce serait ingérable, du moins dans les intérêts de qui vous savez…

      Sinon, bien sur qu’il faut commencer par apprendre à observer et à réfléchir aux enfants, c’est à cet age là que tout se détermine!

  13. Soulagement munichois; pas très gentil pour les gens du nord et du sud qui ont soustrait quelques minutes de leur précieux temps aux folies consuméristes pour aller freiner le bulldozer et la diva.Un chti plafond de verre,un plafond de verreu avé l’assent peuchère qui disent à la télévision.

  14. Proudhon:
     » Un homme qui travaille à assurer sa dynastie, qui bâtit pour l’éternité est moins à craindre que des parvenus pressés de s’enrichir et de signaler leur passage par quelque action d’éclat  »
    A force de crier au loup, regarde-t-on du bon coté?

    1. Ah dame, ça c’est ben vrai.
      Mais Proudhon a négligé le fait que si les parvenus détiennent l’essentiel des ressources, ils auront toujours le dernier mot.
      Le gars qui travaille sera toujours le dindon.
      (comme quoi il faut se méfier de ce qu’on raconte)

  15. @ Wildleech

    Sur 18 ans d’ école, je peux compter sur les doigts d’ une main, les cours intéressants, les professeurs attentionnés et les locaux agréables.
    Pourquoi?
    Comment se fait-il que les bâtiments qui abritent les écoles ressemblent davantage à des bureaux ou des casernes qu’ à ce qu’ on serait en droit d’ attendre? Arbres, couleurs, classes toutes différentes, toutes originales, …
    Et comment se fait-il qu’ un jeune adulte, sauf réelles capacités, se voie proposer des métiers si inintéressants pour la plupart qu’ aujourd’ hui par ces mêmes jeunes adultes, le mot métier est appelé « taf ». Un taf dans une boîte.
    Quand a remplacer un gouvernement par internet, c’ est oublier l’ usage que font beaucoup de gens de celui-ci, c’ est à dire pas grand chose.
    Télévision et radio en ce qui concerne ce sujet sont juste des émetteurs-récepteurs du spectacle en cours, c’ est pourquoi ces objets ne se trouvent pas chez moi (sauf par internet en ce qui concerne UNE émission de radio).

    1. Pierre,
      « Quand a remplacer un gouvernement par internet, c’ est oublier l’ usage que font beaucoup de gens de celui-ci, c’ est à dire pas grand chose. »

      Ce n’est pas pertinent de dire ça, car grâce à internet, qui le souhaite pourrait s’impliquer. Même si ça ne concerne que 1% de la population ce sera beaucoup mieux que ce qu’on connait.

      Et si si peu se sentent concernés aujourd’hui, c’est aussi parce qu’ils savent qu’ils ne peuvent rien y changer, et que tout est fait pour que ça se passe dans leur dos.

  16. «  »Ceux qui militent pour le progrès social sont ils condamnés à prêcher dans le désert indéfiniment ? «  »

    Que sera le progrès social dans 50 ans quand nos petits enfants n’auront plus que le tiers de pétrole disponible sans parler de la disponibilité des autres énergies?
    Ceux qui ont compris cela, eux, prêchent dans le désert.

    Alors libéros, socialos, FN ou autre NVA ou Vlams Blog c’est pour moi sans importance et glisse sur la carapace de mon indiférence.
    Nous perdons trop de temps à des discussions stériles concernant la politique. Mais bon, en France on aime bien « couper des têtes »
    Sachez qu’il n’y aura politique digne de ce nom sans que les citoyens ne deviennent réellemnt actifs et propose (comme le dit Macarel) de prendre leur destin en main.

    1. Michel,

      Et vous croyez qu’en laissant l’essentiel des ressources contrôlées par des gens que vous ne contrôlez pas, vous allez changer grand chose ?

      Sans sécu, ni retraite, ni hopitaux, ni industrie, vos petits enfants feront comment?
      A défaut de faire de la politique, c’est ce qui vous pend au nez: ils vivront dans un pays du tiers monde.
      Avec un potager bio. D’accord, c’est déjà ça.

      1. Dominique, prendre son destin en main comme l’expriment Michel Lambotte et Macarel n’implique pas nécessairement de retourner vivre dans une grotte. Encore une fois, prendre des options autres que celles subies ne signifie pas éliminer tout l’existant, mais le dépasser et essayer de marginaliser les organisations obsolètes qui freinent les changements de toutes façons inéluctables. C’est toujours mieux que la résignation silencieuse ou vociférante, même si on ne sait pas ce qui va se passer vraiment, si ce n’est que les signaux clignotent

      2. james,

        Que ceux qui peuvent s’adonner à une activité qui les passionne (ce qui est aussi mon cas dans d’autres domaines) le fasse, c’est très bien.

        Chercher à comprendre ou l’on va, et tenter d’influer pour pousser dans la bonne direction, ça peut permettre d’éviter de mauvais choix et de mourir idiot. Sinon que faites vous sur ce blog?

  17. Nous sommes face à une lutte de classes sociales. Entre ceux qui bénéficient du système et ceux qui s’en ressentent exclus.
    Et les nombre des « hors » va aller croissant et le nombre des « dans » va continuer à diminuer.
    Les « dans » regardent ailleurs, ne vivent plus dans le même pays.
    Le capitalisme n’aime pas les perdants, s’en protège et au pire les ignore.

  18. Excellente analyse, à laquelle il manque pourtant à mon sens un volet, et non des moindres: celui qui pointerait le rôle puissant des médias dans les dérives politiciennes à l’oeuvre. Les discours extravagants de M. Valls n’ont pu trouver un tel écho que grâce à un battage inouï, qui, pour l’heure, s’est révélé suffisant au maintien du système politique actuel, lequel va apparemment chercher une solution à son agonie en renouvelant l’offre politique, changement de nom du PS, création plus ou moins officielle d’un centre réunissant une partie du PS et de la droite etc… Rien n’est fait et ne sera fait pour contrer les idées du FN en donnant une inflexion nouvelle aux politiques menées jusqu’ici, l’éventuel succès du FN ne dérangeant apparemment pas grand monde en haut lieu. Il fait déjà partie de la famille et permet, comme l’enfant gâté que l’on cajole et que, de temps en temps on fustige, de conjuguer à l’infini dès que nécessaire de grandes tirades républicaines aussi creuses que manipulatrices. Ces manoeuvres de basse politique ne sont possibles qu’avec le concours d’une « grande presse » devenue au fil des années un acteur politique au sens plein du terme. Son choix éditorial? Celui des nantis et des pouvoirs en place, aussi bien dans le privé, devenu chasse gardée de nos oligarques, que dans le public, fidèle reflet du privé. Je dis cela sur mon site pucciarelli.fr sous le titre « Triomphe des grands médias contre la démocratie ». Le jour venu, le système médiatique risque fort de soutenir le FN aujourd’hui partiellement blacklisté, du fait que fondamentalement, il défendra les mêmes intérêts que ses adversaires d’aujourd’hui. Peut-être aura-t-il lui aussi changé de nom? J’évoque une raison d’écrire cela dans mon papier. Dans notre démocratie, les grands médias ne font pas partie de la solution, mais du problème. Aucun vrai projet de changement ne pourra faire l’impasse sur une réforme des médias, comme cela s’est pratiqué après la seconde guerre mondiale, pour une raison simple: la propriété privée des organes de presse interdit une information libre et honnête.

    1. On se souvient tous, comme Pucciarelli, de la merveilleuse liberté, de l’inénarrable honnêteté des grands médias de 45 à 81.

  19. Le FN n’est central que parce que l’impuissance des autres est centrale. Nous sommes dans une période de mutation importante avec des façons de fonctionner qui sont dépassées par les évènements. Mais comme notre organisation a bien fonctionné dans le passé, nous sommes calés sur des équilibres « homéostatiques ».
    Que réformer et comment le faire? Comment passer de la lutte des places, la guerre des chefs à la mise au centre des problèmes à régler, des adaptations à faire? Comment refaire des choix collectifs souhaitables? A défaut d’en prendre le chemin, les forts en gueule, les yakafokon du FN ont un boulevard devant eux.

    1. « Comment refaire des choix collectifs souhaitables? »
      On ne fait pas de « choix collectifs ». Ces choix là s’imposent d’eux-mêmes dans la plupart des cas, sont imposés sinon, le plus tard possible toujours. Le reste du temps ça gère et ça gouverne, ça se laisse gérer, gouverner, tant bien que mal, ça dit « gère », ça dit « j’erre », ça digère. Un rata à 28% de pénisme au glutamate se digère sans bicarbonate.

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