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9 réflexions sur « De l’anthropologie à la guerre civile numérique, entretien réalisé le 21 mars 2016 (texte complet) »

  1. Si la « survie » reste ou devient « l’essentiel », la société sera termitière .

    Si la « raison optimiste » peut s’emparer du « superflu » pour le socialiser , la société pourra être humaine .

    Il reste que c’est par la ( ou les ?) démocratie(s) que la ligne de partage sera le plus élégamment trouvée , aidée(s) par le savoir et éventuellement l’intelligence .

    1. …de quoi « tiob » est-il le nom ?

      Je n’en dors pas, déjà la première fois j’avais été affublé d’un pseudo impromptu, et cette fois est-ce une interférence « multivers » (pourtant théoriquement impossible) à moins d’un phénomène d’impédance itérative (dans un circuit, quand la lampe est allumée la dynamo « le sait » et tourne plus vite), bien sur, nous sommes dans l’électromagnétique, aussi je ne vois pas comment, sans rétroaction, la cryptologie quantique « transvers » aura produit deux versions TIOB :

      TIOB Tactical Installation Order-Of-Battle
      TIOB Tanzania Institute of Bankers

      Au lecteur donc de choisir la sienne, selon les idiosyncrasies de son inconscient radical pris au pied de la lettre, la preuve est faite: les multivers sont dans le blog.

  2. Quelle somme et quelle élégance ! Un émerveillement.

    Mais je réitère une objection – je vous en prie, ce n’est qu’un vagissement à peine autorisé-
    Je comprend que la psychanalyse vous agrée, elle est faite pour vous. Et je vous souhaite tous les succès si vous persévérez dans cette voie, comme vous l’annonciez quelque temps auparavant.
    Mais, elle s’apparente à un jeu avec les mots et les idées. On retrouve cet emphase dans votre livre sur l’intelligence artificielle.
    Or, les mots ne sont pas tout. Privés de substance qu’est l’action, ils perdent leur sens de témoins du réel sur lequel ils agissent.
    Plus forts, de grands mathématiciens témoignent qu’ils ne réfléchissent pas en terme de mots, mais soit en terme d’équation ou mieux directement géométrique. André Lichnerowicz, je crois, disait que ses meilleures idées lui venait en rêve.
    Cela tend à montrer que l’énoncé d’une phrase n’est pas un processus universel.
    C’est cette liaison entre idée et action qui me semble être une incomplétude. La question ne sera pas évacuée par un simple appel aux automatismes, bien maîtrisés actuellement. Il faudra beaucoup plus… J’admets sans peine que tous les processus que le corps humain met en œuvre pour réaliser une idée -capteurs, actionneurs et rétroactions- peuvent être imités. Mais il faudra beaucoup plus, quelque chose comme une conscience aiguëe de l’environnement et des autres, machines ou humains.

    1. @Daniel

      L’interprétation d’un rêve consiste, par l’association, à le traduire en une constellation de mots, (complexe de mots) , et ensuite à comprendre la dynamique d’affects ayant présidé à la concaténation mécanique des syntagmes. Le modèle Anella de Paul, ouvre ainsi de belles allées à l’archéologie des affects sous-jacent aux traces historiques.

  3. La présentation de la trajectoire intellectuelle de Paul repose, bien naturellement, sur plusieurs prémisses qu’il n’est pas nécessaire de partager pour en souligner le mérite et l’intérêt du parcours.

    À propos de la monnaie, Paul énonce qu’il la considère comme « fondamentalement neutre ». Il justifie cette position par un raisonnement curieusement oscillant en avançant que :

    « Dès lors que l’on considère que les transactions commerciales ont pour fonctionnalité première de reconstituer l’ordre social à l’identique, on peut aisément admettre la neutralité de la monnaie. »

    Puis, sur l’autre versant, Paul ajoute directement à la suite :

    « Postuler le contraire permet uniquement de masquer la violence de la société en tant que telle. »

    L’oscillation du raisonnement repose sur l’idée qu’il faille mettre « la violence sociale », soit du côté des rapports de force sociaux établissements le prix, soit sur la monnaie qui les contiendrait par nature. Cette discussion devrait être poursuivie par Jorion, Aglietta et Sarton du Jonchay dont un dernier article de son blog porte sur le sujet : « Quelle causalité entre la valeur et le prix ? » et dont je vrai retranscrire ici, quelques linénaments.

    Une première remarque me semble utile à l’avancement du débat. La monnaie est – le signe – et de la valeur et du prix, ce qui par construction lui enlève sa neutralité du fait d’être d’abord acceptée comme signe de rapports sociaux complexes entre toutes les parties ( ce qui est en gros la position d’Aglietta) ; l’arbitraire du signe ne joue que sur le choix du vert ou du bleu, et encore, car ceux-ci entrent dans la valeur d’échange signe (sortir un gros billet vaut mieux que de déposer des petites coupures).

    §

    PSJD précise que  » la valeur et le prix se situent au sein d’une société incarnée par une quatrième personne », il semble donc qu’il sous entend que la monnaie est « pour une quatrième personne, le signe de la valeur, laquelle précisément permet la liberté et la responsabilité dans la fixation du prix de l’objet reconnaissance par tous .

    Je cite PSDJ : « Autrement dit la valeur du prix est en réalité un accord entre un acheteur et un vendeur sur la chose équivalente par un certain nombre associé à la chose et le prix comme l’acheteur et le vendeur au sein d’une société incarnée dans une quatrième personne garante de l’égale existence des quatre personnes dans la réalité de la chose et du prix. La valeur du prix est dans les quatre rôles sociaux personnels qui font l’objet réel et vrai pour ses sujets. »

    Remarquons toutefois que prescrire, comme le fait Paul, la « neutralité » de la monnaie permettrait d’en instituer des usages qui contiendraient la violence dans des « limites raisonnables », lesquelles seraient fixées par les philosophes « socials ». C’est là un point tout à fait essentiel, car si la visée anthropologique est que, pour échapper à son « devenir cloporte », l’homme passe de l’état d’objet de la nature humaine à celui de sujet de la nature humaine de la nature humaine, alors, l’abandon de la « monnaie même neutre » n’est pas neutre. PSDJ me semble exprimer ce point de la manière suivante :

    « La valeur donne le sens de la gratuité. La gratuité n’est pas le prix nul en réalité ou l’absence de valeur mais la relation entre les sujets et l’objet du prix qui garantit l’existence libre des personnes même si le prix est quantitativement nul ou négatif. »

    §

    Le second postulat de Paul consiste précisément à poser la coexistence de deux propositions, clairement énoncées, mais incompatibles par construction.

    – « la seule possibilité d’éliminer le rapport de force est de passer à la gratuité »

    – « la gratuité sur l’indispensable est actuellement le seul moyen de réduire les dissensions sociales »

    Il y a en effet une différence de nature entre « réduire» et « éliminer » les rapports de force. Changer de cadre institutionnel peut rendre les rapports de plus supportables, (l’invariant entre les deux cadres étant l’acceptation de la subordination pour l’acquisition du superflux comme – signe – d’apparteance aux groupes dominants), éliminer les raports de forces demande, comme H. Laborit un changement de contexte, c’est-à-dire de modifier nos propres présupposés quant à la nature des « rapports de force ». Paul ne se risque pas dans cette voie, même s’il en ouvre la possibilité en ajoutant « actuellement » et choisit plutôt de s’inscrire dans le courant de la collapsologie pour reprendre le déjà vieux constat objectif des limites de la croissance.

    La collapsologie, repose sur les « sciences systèmiques dures », à l’image de la mare à demi remplie de lentille d‘eau la veille d’en être saturée, et le lendemain « faute d’oxygène » dépeuplée. le lendemain (pour le système l’herbe, les lapins et les renards, ça marche aussi comme pour la réaction de Belousov-Zhabotinsky, mais jusqu’à épuisement du réactif, bien sûr).

    La collapsologie permettrait de rendre compte de ce qui serait une logique biologique interne de l’espèce humaine caractérisée comme « colonisatrice », « opportuniste » et « sociale », ces trois dernières expressions n’étant guère plus éclairantes que la « vertu dormitive »; il ne suffit pas de constater que la planète déborde d’humain pour dire « l’espèce est colonisatrice ». Pour agir, nous devons rendre en compte les niveaux d’organisation sous-jacents à ces comportement, comprendre que nous la nature nous a équipés, en interne, de ce qui est nécessaire à modifier nos comportements par la socio-culture, et non pas laisser le traitment des symptômes auX 1% de termites dominantes.

    La question de l’espèce humaine est aujourd’hui posée en terme de mode d’utilisation, selon les sociocultures, des circuits de l’évitement et de la récompense ; c’est-à-dire politiquement aujourd’hui nous rassembler et faire, politiquement, L’ELOGE DE LA SUITE

    http://www.elogedelasuite.net/

    1. – « la seule possibilité d’éliminer le rapport de force est de passer à la gratuité »

      La seule possibilité d’éliminer le rapport de force [fondé sur le patrimoine] est de passer à la gratuité

      – « la gratuité sur l’indispensable est actuellement le seul moyen de réduire les dissensions sociales »

      « Réduire » et non « éliminer » parce que les dissensions sociales dépendent non seulement des inégalités de patrimoine mais aussi des inégalités individuelles naturelles.

  4. Tu rajoutes « rapport de force fondé sur le patrimoine »
    et précises :

    « les dissensions sociales dépendent non seulement des inégalités de patrimoine, mais aussi des inégalités individuelles naturelles. »

    Je dis que l’institution du « gratuit pour l’essentiel » ne peut que reconduire et aggraver les inégalités, s’il elle n’est pas accompagnée par l’institution d’espaces concrets dans lesquels les groupes sociaux dominés, par manque de patrimoine culturel pourront exercer leur capacité à changer les conditions qui leur sont faites, et ainsi construire le nouveau bien commun gratuit, bien au-delà de l’essentiel .

    De plus, l’argument justificatif par les inégalités naturelles individuelles n’est pas recevable lorsque transposé en terme de groupes sociaux (c’est comme si l’on acceptait que les propriétés d’un ensemble soient identiques aux propriétés de ses éléments)

    §

    « inégalités individuelles naturelles » : un fait social s’explique par un fait social : règles de la méthode sociologique. Par ailleurs l’usage archaïque de modalités d’usage des circuits de la punition et de la récompense résulte du mode d’organisation sociale hiérarchique, et de rien d’autre, je ne vois pas pourquoi nous devrions continuer à servir les hiérarchies sociales quand le robot travaille pour le possesseur de patrimoine.

    §

    Logés, nourris soignés, gratuitement pour les uns, et pour les plus doués : appartement haussmannien (+ chalet montage, et +), champagne et greffe de foie à volonté, « parce que nous le méritons » bien » …

    Nous valons mieux que cela !

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