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12 réflexions sur « Crise du lait 2016 : rien d’autre qu’une réplique plus forte, par Christophe Diss »

  1. A ma courte honte , il y avait eu dans le « Daubé » du 26 août je crois , un article intitulé « pourquoi les producteurs de lait de Haute-Savoie souffrent moins de la crise du lait » ( ou quelque chose comme ça ) , et je ne l’avais pas lu . Je ne sais plus retrouver un exemplaire papier et l’accès au site est payant .

    Du vent , épiphénomène ou des éléments utiles à la réflexion , avec ou sans reblochon ?

    Je m’amuse aussi un peu de voir la FNSEA , dans sa bagarre avec Lactalis, venir sur les pas de la Confédération paysanne avec 15 ans de retard .

    1. Les productions en AOP et IGP des exploitation des Alpes et du Jura sont dans un autre monde laitier que la piétaille ordinaire des zones basses. Comme en plus les réformes de la PAC leur sont le plus souvent très favorables.

  2. si celui-ci souhaite délivrer des autorisations de production supplémentaires à ceux qui sont ou se voudraient « vikings du lait », rien ne l’en empêche !

    Je soupçonne que le viking va kamême calculer d’abord si l’extension de contrat va lui rapporter plus ou lui coûter moins que l’abstention de production à 14 centimes le litre.

  3. Je ne bois pas de lait, mais mange du fromage. De toute façon l’industrie laitière prend du plomb dans l’aile, va falloir dégraisser. Fromage, beurre et circuits courts. Il faudra que nos éleveurs, passent à autre chose et l’état pour cela devrait offrir, un salaire de ministre cumulé avec celui de député-maire…ou les comptes à Singapour de Jérôme C.

  4. Ci-dessous copie d’un article rédigé en 2009 extrait d’un blog professionnel… non, non, rien n’a changé.

    dimanche 14 juin 2009
    Soupe au lait et à la grimace

    Disons le tout net, les problèmes de « producteurs », quels qu’ils soient, ne nous laissent pas indifférents. Déformation professionnelle sans doute.

    A ce titre, la crise laitière française révèle à nouveau cette désespérance internationale qui touche tous ceux qui fabriquent ce que nous mettons in fine dans nos assiettes. Ceux qui nous nourrissent sont les moins bien nourris et ont eux-mêmes du mal à se nourrir. Qui faut-il croire ? Qui gagne quoi ?

    Aujourd’hui un litre de lait est acheté au producteur 0,28 €. Une vache produit environ 6000 litres de lait par an soit 1680 € de chiffre d’affaires par an. Prenons le principe d’une marge brute à 30% pour tous les acteurs de la filière. Avec 30% de marge, notre producteur gagne 504 € par vache et par an, soit sur un troupeau moyen de 40 vaches, 20 160 € sur lesquels il doit payer ses charges de structures et ses charges salariales. Avec 30% de marge, il gagne 0,084 € par litre.

    Imaginons maintenant un lait entier de marque vendu à 1,07€/l TTC, soit 1,01€/l HT en grande surface. Avec une marge à 30% pour notre distributeur, la marge par litre est à 0,30 €, soit 3,6 fois plus que le producteur. Pour un même volume de lait que le producteur, le distributeur va disposer d’une masse de marge de 6000 l x 40 vaches x 0,3 = 72 000 €.

    Entre les deux, l’industriel qui lui a collecté, mis en bouteille, étiquetté et livré au distributeur a acheté à notre producteur son lait à 0,28 €/l et l’a vendu au distributeur à 0,71 € (1,01 -0,3), sa marge à lui est de 61%…A moins alors que ce soit le distributeur qui marge plus et l’industriel qui marge moins ? Laissons les se débrouiller entre eux….

    Ce dont nous sommes sûrs c’est que le prix du lait payé à 0,28 €/l est une annonce officielle et que le prix de 1,07 €/l est issu ce jour du comparateur « quiestlemoinscher.com »….

    Pourquoi cette démonstration ?

    Pour expliquer au consommateur que ce qu’il paye avant tout ce ne sont pas les subventions des producteurs mais les spots de pub TV ultra-coûteux des marques sur le lait ou les tracts en couleur distribués massivement par les distributeurs dans nos boîtes aux lettres…

    Pour expliquer au consommateur que les pourcentages sont des pièges dans les calculs : préfèreriez-vous gagner 30% de 100 000 € ou 15% de 1 000 000 € ? Faites le calcul et vous ferez le bon choix.

    Pour expliquer au consommateur qu’il pourrait imaginer une histoire dans laquelle tout le monde ferait 30% de marge. Le prix du lait ne serait pas à 1,07 €/litre mais à 0,98 €/litre. Pire ! si tout le monde, producteur, industriel transformateur et distributeur prenait le même montant de marge, mettons 40 000 € par exemple, le litre de lait serait lui à 0,70 € le litre !!!

    Pour expliquer au consommateur que si la transparence des prix n’est pas réalisable aujourd’hui c’est parce qu’il faudra du temps pour mettre autour de la table, ensemble, les producteurs, les transformateurs, les distributeurs, les consommateurs. Que ce temps est nécessaire pour atteindre la maturité qu’il faudra alors à chacune des parties pour ne pas tomber dans le piège du « prix le plus bas », qui ruinerait définitivement les fondements de la confiance, bien préférable et de loin, à la transparence.

    Nous percevons pourtant au travers de ces crises à répétition, l’urgence et la nécessité d’établir une économie sur le prix le plus juste, bâti sur un contrat entre quatre parties, conscientes que de leur responsabilité découlera un équilibre et une stabilité pour un développement harmonieux de la filière.

    Une redistribution des rôles dans la filière dans laquelle les distributeurs seraient vaches et où les agriculteurs deviendraient veau-tours n’apporterait aucun effet boeuf.

    Le défi des prochaines années est de réunir tout ce petit monde autour d’une table pour décider de ce que nous voulons faire ensemble. Nous nous y employons..

    1. tout ceci était déjà « identifié » dans les années 65/75 par Pisani, Mansholt, Gourvennec … mais des « nains » syndicaux, économiques et politiques ont conduit depuis les agriculteurs « productivistes » mais pas « capitalistes » vers là ou on en est !

      1. Pas faux si « capitalistes » veut dire soucieux et acteurs de la qualité et de la valorisation du produit « lait ».

        Mais si on se contente de pisser du lait pour toucher un chèque, sur qu’on est mal ( même si on râle par atavisme et bas du frontisme ) .

  5. « le vivre ensemble n’est finalement pas prêt de faire sa place dans le secteur laitier européen. »
    A insérer avec les bons termes dans la prochaine constitution.

    Sapin II : attendons mais il n’est que trop tard. Mieux vaut tard que jamais.

  6. Ne parler que de la Chine ou presque qui a intérêt à l’agrandissement des exploitations pour mieux les racheter, c’est pas mal.
    Pourtant c’est bien l’état français conseillé/incité par le capital qui met en place cette politique d’agrandissement depuis des dizaines d’années. Cela fait en partie les affaires des capitaux chinois aujourd’hui, mais l’idée vient bien des capitaux français et occidentaux en général dans une optique de contrôle et d’accaparement des terres arables (une des ressources primaires par excellence).
    La direction de la FNSEA va dans ce sens depuis le début, même si elle doit bien donner à manger de temps à temps à ceux de ses molosses encore vivants et en attendant leur mort programmée pour éviter de se faire mordre quand la « faim (d’argent) » ou la peur commencent à monter. Des grandes surfaces détenues par le capital et exploitées par des entreprises de services agricoles, voilà leur vision de l’avenir. Le secteur laitier ou celui de la viande, seront réduit fortement. Les surfaces trop peu rentables pour ce type d’exploitation seront laissée à disposition d’une agriculture folklore/de luxe, au loisirs ou autres réserves naturelles, voir à l’exploitation forestière. On assouplira aussi le droit du fermage pour rendre plus précaire la position d’un éventuel fermier (il en faut pour tout les goûts).
    Circulez, les jeux sont faits. Il n’y a pas les repreneurs pour conserver le nombre de fermes à l’identique ou l’augmenter, puisque de toute façon tout a été fait pour décourager les jeunes de s’intéresser à cette activité. Reste quelques enfants d’agriculteurs passionnés par leur métier ou par l’argent (ceux qui continuent a s’agrandir coûte que coûte notamment), des néoruraux fuyant l’oppression de la société capitaliste urbaine (les terres difficiles leur vont très bien), et des managers/ d’entreprises agricoles qui s’agrandissent au fur et à mesure que le nombre d’exploitants agricoles diminuent. Plus les exploitations grossissent, plus leur reprise par des particuliers devient compliqué.

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