Compte-rendu de Gilbert Hottois, Le transhumanisme est-il un humanisme ? (Bruxelles : Académie royale de Belgique, 2014)

Gilbert Hottois, professeur émérite de philosophie à l’Université Libre de Bruxelles, a publié en 2014 un opuscule intitulé Le transhumanisme est-il un humanisme ?

Il y parle du transhumanisme et du posthumanisme, expliquant brièvement sa propre position sur ces questions dans les Conclusions du petit livre et, sinon, résumant les vues des auteurs qui l’ont précédé dans cette voie.

« Le transhumanisme, nous dit Hottois, focalisé sur l’amélioration technoscientifique des capacités humaines, privilégie les sciences et les techniques biomédicales » (p. 33).

Quant au concept apparenté de posthumanisme, il « a crû dans le sillage de la cybernétique, de l’informatique, de l’Intelligence Artificielle et de la robotique » (ibid.).

Ce qui relie les deux notions, affirme Hottois, c’est que « Le transhumain serait […] en transition vers le posthumain » (ibid.).

Ce dernier postulat constitue me semble-t-il un forçage ne reposant sur guère plus qu’une extrapolation à partir du sens des préfixes « trans- » et « post- ». La constatation initiale d’Hottois me paraît plus adéquate, à savoir que deux domaines de réflexion : le biomédical et l’informatique, ont produit indépendamment l’un de l’autre un concept entérinant un processus en cours de dépassement de l’humain tel qu’en soi-même, c’est-à-dire tel qu’il était avant que le développement technologique ne vienne interférer avec lui (ce qui date probablement de la maîtrise du feu).

Chacun de ces domaines de réflexion met alors l’accent sur sa contribution propre à ce dépassement observé, et tire les conclusions quant à ce qui serait son ultime aboutissement. Pour le biomédical d’une part, ce serait un homme reprogrammé sur le plan génétique, capable de vivre mille ans ou davantage, et pour l’informatique, ce serait un cyborg bricolé de composants technologiques, évoluant de manière asymptotique vers le robot pur et simple, les éléments biologiques devenant résiduaires, n’étant plus là que pour compléter habilement le robot si nécessaire.

À noter, ce qui résulte de cet angle de vue, que transhumanisme et posthumanisme ne seraient pas tellement des projets, mis en œuvre délibérément, que de simples constats de processus en cours, examinés chacun sous la lumière de deux projecteurs distincts : celui de la médecine et celui de la technologie d’inspiration informatique. Les seuls véritables projets consisteraient à combattre activement le transhumanisme et le posthumanisme : vouloir mettre un frein, voire mettre un terme, au dépassement de l’humain ayant lieu en ce moment même avec l’aide de techniques médicales ou d’autres. Le terme désignant ces ennemis du dépassement de l’humain existe d’ailleurs : ce sont les bioconservateurs. « Être pour » ne serait pas un engagement actif, mais une attitude passive de réconciliation personnelle avec une évolution qui serait de toute manière en train d’avoir lieu.

Il est intéressant du coup que ce ne soit pas ainsi que Hottois lui-même l’entende : il considère un soutien militant au transhumanisme en tout cas (il ne dit rien de spécifique en réalité du posthumanisme), comme un engagement positif en faveur de ce qu’on peut imaginer comme l’aboutissement du processus, soit, pour faire bref, l’homme vivant mille ans.

Voici ce que Hottois écrit (je le cite assez longuement pour rendre pleinement justice à sa profession de foi) :

« Le transhumanisme offre quelque chose à répondre aux religions et aux métaphysiques qui continuent de jouer un rôle considérable de légitimation, souvent implicite voire inconsciente, dans les prises de position éthique et politique pour ou contre les projets de recherche et les innovations.

[…] Le transhumanisme offre encore quelque chose à dire face au nihilisme, c’est-à-dire au vide laissé par l’effondrement des grandes religions, métaphysiques et idéologies modernes. […] Il promeut rationnellement et délibérément une espérance d’auto-transcendance matérielle de l’espèce humaine, sans limites absolues a priori… […] Son intérêt est aussi critique : il invite à réfléchir à certains préjugés et illusions attachés aux humanismes traditionnels et modernes dont il révèle, par contraste, des aspects généralement peu ou non perçus. […] Pour une part dominante, ces humanismes sont antimatérialistes et spiritualistes. S’ils ne sont plus pré-coperniciens, ils véhiculent des images pré-darwiniennes. Ils reconnaissent l’Histoire, mais guère l’Évolution. Ils ne voient l’avenir de l’homme que sous la forme de l’amélioration de son environnement et de son amélioration propre par des moyens symboliques (éducation, relations humaines, institutions plus justes, plus solidaires, plus égalitaires, etc.) L’humanisme relève d’une image implicite partiellement obsolète de l’homme.

[…] C’est à l’actualisation de l’image de l’homme et de sa place dans l’univers que le transhumanisme modéré bien compris travaille. Le transhumanisme, c’est l’humanisme, religieux et laïque, assimilant les révolutions technoscientifiques échues et la R&D à venir, capable d’affronter le temps indéfiniment long de l’Évolution et pas simplement la temporalité finalisée de l’Histoire. C’est un humanisme apte à s’étendre, à se diversifier et à s’enrichir indéfiniment. » (pp. 75-77).

Le message de Gilbert Hottois est clair : le transhumanisme c’est l’humanisme d’ancienne tradition mais débarrassé des préjugés inscrits en lui par les religions d’autrefois, que leur message soit encore imprimé en tant que tel dans nos esprits ou qu’il les hante simplement par la force de l’habitude. Le transhumanisme, c’est, plus spécifiquement, l’ancien humanisme ayant assimilé non seulement la révolution copernicienne, comme il était déjà parvenu à le faire il y a un certain temps, mais aussi – ce qui n’avait pas été le cas jusqu’ici – la révolution darwinienne.

Soit, mais si le transhumanisme est un projet plutôt que la simple constatation d’un processus à l’œuvre, s’inscrit-il dans la même tradition que les anciens humanismes « antimatérialistes et spiritualistes » ? « Non ! », dit Hottois : pour découvrir « l’idée d’une auto-transcendance matérielle technologique de l’espèce humaine », il faudrait « creuser plus profondément et surtout plus antérieurement en direction de l’alchimie, de la pensée gnostique et de la mythologie » (p. 8). « Alchimie », « pensée gnostique » et « mythologie », autant d’authentiques alternatives en effet aux « humanismes antimatérialistes et spiritualistes », et il serait assez malhonnête dans ce cas-là de définir le transhumanisme comme l’humanisme occidental traditionnel simplement mis à jour grâce à l’intégration des enseignements du darwinisme : l’alchimie, la pensée gnostique et la mythologie païenne n’étaient-elles pas assimilées à l’image de Satan par les « humanismes antimatérialistes et spiritualistes » ? Le passage de l’humanisme au transhumanisme serait alors bien plus radical qu’une simple mise à jour : le passage en réalité d’un angle de vue, d’un paradigme, à ce qu’il considérait non seulement comme son contraire mais comme son envers maléfique.

La personnalité des promoteurs du transhumanisme et/ou posthumanisme en tant que projet jette un éclairage intéressant sur la question. Écoutons Hottois à ce propos :

« Cette tendance qui s’affiche volontiers comme étant apolitique est de facto proche du techno-capitalisme futuriste de grandes entreprises américaines multinationales dans les domaines des biotechnologies, des TIC [technologies de l’information et de la communication], des nanotechnosciences et de l’aérospatiale en lien plus ou moins étroit avec les agences fédérales telles la NASA ou la DARPA » (p. 50).

La NASA, chacun sait ce qu’elle est : c’est l’agence civile qui aux États-Unis est en charge de l’exploration spatiale. La DARPA, c’est la Defense Advanced Research Projects Agency, autrement dit, le département recherche de l’armée américaine.

Tant pour l’Occident, où les promoteurs du transhumanisme sont donc loin d’être n’importe qui. On sait par ailleurs qu’en Russie et en Chine ses promoteurs reproduisent une configuration très similaire.

Tenter de conjurer ces organisations en affirmant, comme le fait Hottois, que « … le transhumanisme doit prendre ses distances par rapport à ses inclinations libertariennes et « capitalo-anarchisantes », individualistes et élitistes » (p. 72) est sans doute une exhortation un peu légère si l’on réfléchit d’abord à qui sont ces poids lourds pris séparément : Silicon Valley, NASA et armée US, et ce qui pourrait être – et ce qui sera, si l’on en croit les expériences passées – leur action combinée.

La NASA, c’est l’exploration de l’espace. Si l’on ajoute la DARPA on obtient « exploration de l’espace dans un esprit de conquête », autrement dit : « conquête de l’espace ». La Silicon Valley, c’est l’invention du neuf et sa vente à un acquéreur quelconque, sans préoccupation particulièrement pressante du bien ou du mal (à l’exception de la signature occasionnelle d’une pétition pétrie de bons sentiments par l’un ou l’autre dirigeant de firme). NASA + DARPA + Silicon Valley, c’est donc l’exploration de l’espace dans un double esprit de conquête et de lucre.

Revenons brièvement à la question du vivre mille ans.

Vivre mille ans, pour quoi faire ? Soyons sur nos gardes et évitons la fallace de L’an 2000 telle qu’elle avait cours dans les années cinquante : « en L’an 2000 nous ne travaillerons presque plus : nous partagerons nos loisirs entre promenades avec enfants et petits-enfants et développement de nos talents créatifs individuels ». Or on sait ce qu’il est advenu de cette rêverie : l’humanité se scinde désormais en deux sous-populations, ceux qui ne trouvent plus d’emploi et ceux qui travaillent davantage qu’autrefois, consacrant à leur emploi plus de temps hebdomadaire et un nombre plus grand d’années. Transposée au vivre-mille-ans, la fallace de L’an 2000 devient : « quand nous vivrons mille ans nous travaillerons à peine et partagerons notre temps entre diverses formes de récréation ». Mais ce n’est nullement cela que nous découvrons en gestation : l’homme vivant mille ans sera un cyborg composite, produit du génie génétique et du génie informatique, mi-homme, mi-robot, à même de mener en tout cas la conquête des étoiles – s’il peut du moins être mis au point avant qu’il n’ait rendu sa planète inhabitable pour son espèce.

Penser à une éventuelle ruse de la raison dans l’histoire constitue toujours une hypothèse féconde. Ou pour le dire sans ambages : le transhumanisme et le posthumanisme sont-ils, à l’échelle de l’histoire, autre chose que ce que nous lisons en eux à l’heure qu’il est ? Et si oui, que sont-ils en vérité ?

Hottois écrit à propos des « bioconservateurs », ennemis du transhumanisme et du posthumanisme, que « c’est la continuité de la technique à travers l’évolution et l’histoire humaine qu’[ils] cherchent à briser en utilisant des oppositions telles que naturel/artificiel, normal/anormal, thérapeutique/mélioratif, externe/interne, etc. » (p. 71).

Il y a là en effet une illusion : que ce que le génie humain a produit serait d’une certaine manière « en dehors du monde ». Cette illusion se trouve déjà de temps immémoriaux dans l’expression « contre nature », comme si un comportement jugé anormal par nous avait pour autant la capacité de s’échapper du domaine de ce que la nature engendre.

De même, la technologie serait « hors du monde » parce que « artificielle », c’est-à-dire produite par nous, qui disposerions de cette capacité à proprement parler surnaturelle de créer des artefacts échappant à l’orbite de la nature.

Les corps indifférents l’un à l’autre dont parle la physique ouvrent la voie aux corps qui s’attirent ou se repoussent qu’évoque ensuite la chimie. L’exercice des propriétés chimiques engendre le biologique qui voit apparaître des créatures capables d’anticiper le comportement des autres corps en mouvement. De même, le biologique, en la personne de l’être humain, engendre le technologique, fait de machines autonomes capables de comportements jamais observés jusque-là.

Les transitions, du physique au chimique, du chimique au biologique, puis du biologique au technologique impliquent toutes un saut qualitatif : le vocabulaire de la physique et la description de ses mécanismes ne suffisent pas à rendre compte du chimique, de même le vocabulaire de la chimie et la description de ses mécanismes ne suffisent pas à rendre compte du biologique, et il en va de même pour le passage, dont nous sommes le support, nous êtres humains, du biologique au technologique.

Mais de la même manière qu’il serait incongru de qualifier d’« artificielles » et de les dénigrer à ce titre, les transitions du physique au chimique et du chimique au biologique, il est incongru de parler d’une évolution « artificielle » au sens de « dévalorisée » quand on passe du biologique que nous sommes au technologique que nous créons, même si l’objet manufacturé est bien à proprement parler, un artefact.

Et si nous appliquons le technologique à nous-mêmes, êtres biologiques, nous ne faisons guère autre chose que quand un processus biologique joue en retour le rôle de catalyseur dans un processus chimique, ou quand un processus chimique dégrade, c’est-à-dire recombine, les éléments d’un corps physique.

Le genre humain est un animal colonisateur. Au-delà d’un certain seuil de population, il dépasse la capacité de charge de son environnement par rapport à son espèce. Il lui faut alors découvrir un nouvel environnement. Les campagnols arctiques se déplacent en masse à la recherche d’une vallée encore vierge de leur espèce, et y parviennent souvent ; chez les hommes, on observe des fissions de villages dues à la pression démographique, ou des scissions d’équipages dues à la pression financière qu’exercent des familles qui s’étoffent. L’homme n’a que la Terre à sa disposition, il est aussi incapable de brider sa capacité à dépasser la capacité de charge de sa planète vis-à-vis de lui-même. Il lui faut donc coloniser les étoiles.

Dans le cas des villages en fission ou des équipages sur le point de se scinder, la ruse de la raison est à l’œuvre, aucun des acteurs en présence ne prenant conscience du processus en cours et des pressions qui en sont la cause : ici ce seront des accusations de sorcellerie qui permettront qu’un village unique en devienne deux par l’émigration d’une part de la population en excédent, là ce seront des accusations dérisoires datant de l’enfance, ravivées, qui autoriseront la scission d’un équipage de frères dont les familles accumulent les nouvelles naissances.

Le transhumanisme et le posthumanisme ne sont-ils pas les noms des mirages par lesquels la ruse de la raison distrait le genre humain de la manière dont il réagit – grâce au technologique dont il est le seul inventeur – au fait qu’il est en train de dépasser la capacité de charge de sa planète et doit en trouver d’urgence une ou plusieurs autres ? Si le temps lui en sera donné est bien entendu une tout autre histoire.

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54 réflexions sur « Compte-rendu de Gilbert Hottois, Le transhumanisme est-il un humanisme ? (Bruxelles : Académie royale de Belgique, 2014) »

  1. Si on fait en sorte que la planète nous en laisse le temps, l’humain « amélioré » adviendra « naturellement », parce que nos pulsions animales nous y poussent
    Ceux qui veulent accélérer le processus me semble surtout des gens qui veulent être (encore) plus fort que les autres, avec tous les travers et faiblesses que cela implique.
    Ceux qui veulent devenir machine doivent être le genre de personnes à prendre les expressions « deus ex machina » et autres « self made man » au premier degré. Une telle ignorance de la nature humaine, un tel auto aveuglement, font plutôt penser de la mythomanie. Serait-ce plutôt une nouvelle Mythologie ?

      1. Je viens de recevoir un message venu d’un futur pas très éloigné. Je vous le transmets:
         » Je suis né il ya 22 ans. Mes parents, qui étaient très riches, n’ont pas laissé ma naissance aux hasards de la nature et j’ai été programmé pour être exempt des faiblesses habituelles des êtres humains normaux. Grâce au ciseau à ADN de la technologie CRISPR-Cas9(1) , des gènes positifs ont été insérés dans mon embryon et je suis donc potentiellement capable de vivre jusqu’à 500 ans. D’ici là, il est certain que la technologie aura progressé et je peux donc espérer approcher l’immortalité.
        Ma mère qui n’avait pas envie de supporter les affres de la maternité à donc confié son ovule fécondé par papa à une mère porteuse. Né par césarienne quand l’ont décidé les gynécos, je n’ai pas subi de stress natal et les risques que cela comporte. Evidemment, je ne sais plus bien qui est ma mère, la porteuse ou la donneuse d’ovule. Et puis, comme on a voulu me protéger de tout danger, j’ai été élevé par différentes nounous très expérimentées…
        Grâce à des injections d’hormones et de neurostimulants, j’ai fait des études brillantes et à 22 ans je suis docteur en informatique et en technologies de l’environnement. Mes professeurs particuliers m’ont bien aidé à devenir très savant. Il était évident que je ne pouvais aller à l’école, c’est dangereux, et quand on réalise que c’est l’immortalité que l’on pourrait rater à cause d’un stupide accident, on ne peut qu’approuver mes parents qui m’ont protégé de cette perte gravissime.
        Depuis mon adolescence, j’ai un problème : le désir sexuel étant apparu en moi, j’ai eu envie de trouver une partenaire. Mais il est évident que je ne pouvais fréquenter un femelle chimpanzé (2), une humaine non augmentée , j’ai rencontré quelques jeunes femmes améliorées. Mais elles étaient tellement prétentieuses, tellement coincées (et moi aussi, je l’avoue) que ce furent des échecs cuisants. Aujourd’hui j’essaie de me consoler avec mon robot sexuel (3) mais je m’en lasse vite.
        Je suis à la maison. Mes parents sont en croisière sur le Pacifique. Je m’ennuie très fort mais pas question de sortir et de mettre en danger ma précieuse immortalité. Avec ma mémoire intégrale et mes cyberpuces cervicales reliées à Internet, j’ai enregistré tant de choses que je pense n’avoir plus grand-chose à découvrir. Je n’ai plus envie rien…. Mais si…, j’ai une envie qui grandit en moi : mourir, mourir, mourir…
        Signé A435216A6674

        (1) La technologie CRISPR est un outil génétique très efficace, un espèce de ciseau à ADN qui permet d’agir sur les gènes : https://fr.wikipedia.org/wiki/Clustered_Regularly_Interspaced_Short_Palindromic_Repeats grâce à l’enzyme endonucléase Cas9 :https://fr.wikipedia.org/wiki/Cas9
        (2) C’est ainsi que les transhumanistes qualifient ceux qui seraient assez fous pour refuser (ou ne pas avoir le moyens de s’offrir…) une « augmentation : « Ceux qui décideront de rester humains et refuseront de s’améliorer auront un sérieux handicap. Ils constitueront une sous-espèce et formeront les chimpanzés du futur. », Libération, 12/05/02.
        (3) http://rmc.bfmtv.com/emission/le-1er-robot-sexuel-du-monde-le-fil-d-ariane-du-0510-920093.hthttp://rmc.bfmtv.com/emission/le-1er-robot-sexuel-du-monde-le-fil-d-ariane-du-0510-920093.ht ou https://fr.aliexpress.com/w/wholesale-sex-robot-dolls.html .

  2. « [l’homme] est en train de dépasser la capacité de charge de sa planète et doit en trouver d’urgence une ou plusieurs autres ? Si le temps lui en sera donné est bien entendu une tout autre histoire. »

    J’ai peur que malgré les indiscutables aspects lucratifs qu’elle ne va pas manquer d’assurer à ses promoteurs la « conquête de l’espace » ne soit qu’un mirage trop facile à vendre.

    Les autres planètes du système solaire me semblent fort peu accueillantes et les étoiles nettement trop lointaines. L’entreprise a indiscutablement des cotés séduisants mais, même épuisée et rendue torride par nos soins, je serais tenté de parier que la terre restera bien mieux adaptée à nos besoins et à ceux des super-humains qui devraient nous remplacer.

    Malthus s’est lourdement trompé sur l’étendue des ressources que la suprématie technique allait mettre à disposition des européens, puis des américains du nord, puis de beaucoup d’autres, mais surévaluer nos capacités techniques n’est-elle pas une erreur tout aussi facile à commettre?

    1. J’ai peur que malgré les indiscutables aspects lucratifs qu’elle ne va pas manquer d’assurer à ses promoteurs la « conquête de l’espace » ne soit qu’un mirage trop facile à vendre.

      Le mot « mirage » ne convient certainement pas. Vous voulez dire en réalité exactement comme moi : « On n’aura peut-être pas le temps ».

      1. Je pense qu’on aura très probablement pas le temps si on ne se débrouille pas pour continuer à habiter sur notre planète suffisamment longtemps.

        Aussi mal en point qu’elle soit il eme semble évident que la terre reste bien plus facile à vivre que Mars ou la lune…

        L’installation définitive d’un petit nombre d’humains sur une autre planète avec les techniques dont nous disposons actuellement nécessiterait des ressources tellement énormes qu’il me semblerait d’ailleurs plus raisonnable de les consacrer à la survie de ce petit nombre sur une terre bien plus chaude et moins pourvue de ressources qu’elle ne l’est actuellement.

        En fait je ressens cette idée de départ vers d’autres planètes comme une extrapolation fort peu raisonnable de l’habitude des conquérants de l’Ouest américain d’aller s’installer plus loin quand ils avaient épuisé (très souvent en les gaspillant) les ressources des lieux où ils s’étaient précédemment installés, habitude qu’a décrit Daniel Boorstin dans un livre remarquable Histoire de américains (que je recommande à tous parce qu’il explique en profondeur une bonne part des revers que nous vivons actuellement: https://www.amazon.fr/Histoire-Am%C3%A9ricains-Daniel-Boorstin/dp/2221067983 ).

    1. Perfectibles nous sommes a dit Jean-Jacques.
      Cela dit on a aussi parfait légumes, fruits, céréales, fourrages, veaux, vaches, cochons, couvées, paysages…

  3. J’avoue que les projets transhumanistes me laissent froids, sans savoir vraiment pourquoi. Enfin peut-être que cela est du simplement au fait que la fusion d’une crise économique interminable et des changements climatiques menacent la survie de l’espèce humaine, à commencer par celle de mes enfants. C’est en tout cas ce que je ressens en lisant cette analyse détaillée de François Chesnais: http://wp.me/p5oNrG-u9N

  4. Éternité
    Je suis de ceux que la perspective de ne pas mourir séduit. Mais il est à mon sens impossible d’envisager un avenir d’êtres immortels dans le contexte d’une humanité mortelle et technologiquement, politiquement et philosophiquement incapable de se projeter dans un tel projet. Évoquer le transhumanisme aujourd’hui, c’est rêver du printemps quand les glaces de la condition humaine pèsent lourdement sur nos destins. Il est alors loisible depuis notre fragilité physique de tourner en dérision l’idée même de prolonger la vie, ou de la lier à d’affreuses machinations de la technostructure de grands groupes économiques. Il reste que l’immortalité est le plus vieux rêve de l’homme, que les religions endossent à leur manière. Et que l’on peut espérer un jour lointain (est-ce une folie?) voir l’intelligence humaine terrasser la mort. La planète sera alors trop petite? Certes, mais nul aujourd’hui ne peut imaginer ce que deviendra l’humanité dans quelques siècles, à moins qu’un ‘ »incident » n’en fasse définitivement une bouillie moléculaire. On peut ainsi accueillir tout rêve millénariste de doter l’homme de l’attribut divin de l’immortalité tant que la mise en œuvre de cette utopie (qui ne le restera pas toujours) n’interférera pas avec nos modestes cursus d’individus sans avenir. Paul Jorion a parlé à propos de ses 70 ans de « descente », j’espère que nos descendants un jour voyageront durablement à l’horizontale en ayant tout loisir de regarder une terre qui ne les attendra plus. Cette situation reposera les uns et l’autre.

  5. Voici une nouvelle religion. L’athéisme s’est trouvé son « dieu » = l’homme amélioré ou le cyborg. Ainsi, la violence et l’égoïsme régneront de nouveau sur la Terre.

  6. Pour Noël j’ai commandé le dernier modem intraauriculaire avec interface pupillaire haute définition, un produit Goople. Je vais enfin avoir accès au catalogues des univers virtuels de Brainsoft. Je serais enfin un warrior invisible et un mâle infatigable.

  7. D’ Anaïs Nin – je crois – : Nous ne voyons pas les choses telles qu’elles sont ; mais nous les voyons telles que nous sommes !

    Je me souviens, à propos du début , en technique médicale, des greffes d’organes , des réflexions sur leurs dérives potentielles , jusqu’à être étiquetées de  »forme moderne de cannibalisme »…..
    Pourquoi pas dans certains esprits dérangés ?

  8. Je suis assez d’accord avec bioterrien…
    Le reve d’immortalité est avant tout le summum de l’egoisme/egocentrisme/narcissisme (bizarrement valeur de notre temps)…
    Tant que l’homme sera poussé par la peur (qu’importe laquelle) rien de bon ne nous attend !

    Je ne doute pas de notre capacité a depasser la nature mais tant qu’on le fera en courrant, on sera perdant a l’arrivée

    1. « Je ne doute pas de notre capacité a depasser la nature mais tant qu’on le fera en courrant, on sera perdant a l’arrivée »

      bah c’est sur, mon bon m’sieu, tout le monde n’a pas le feu sacré comme Le Cléach qui affronte les 40èmes au sud , comme vous y allez….

  9. – La durée d’existence moyenne d’une espèce de mammifère est de 2,5 millions d’années. Aucune certitude d’échapper à cette statistique naturelle. Beaucoup d’éléments pour penser que nous nous suiciderons bien avant ça.
    – Les connaissances des derniers siècles tendent à faire de l’homo sapiens et de sa situation dans l’espace et le temps des éléments de plus en plus inscrits dans la continuité du reste de l’Univers : tout ce qu’on a cru spécifique à l’homo sapiens se retrouve à l’état d’embryon dans d’autres espèces actuelles et chez nos ancêtres homo, tout ce qu’on a cru spécifique à notre espace et notre temps (la Terre) semble également être très standard (découvertes d’autres planètes potentiellement en zone habitable autour de leur étoile). On peut donc imaginer un homo triple sapiens dans notre continuité mais, sauf peut-être les individus les plus dotés au niveau cérébral à l’heure actuelle, on ne peut imaginer ce qu’ils penseront, comme Lucy ne pourrait imaginer ce que nous pensons, à partir du moment où il y a certains seuils qualitatifs et quantitatifs franchis.
    – Comme l’a montré le prix Nobel belge de Duve, rien n’indique que l’homo sapiens sapiens (nous) soit le pinacle de l’évolution. A cerveau plus gros, compétences émergentes qualitativement et quantitativement supérieures. Il y a une sorte de compromis évolutif entre la taille de notre cerveau à l’âge adulte, la taille du crâne et l’immaturité du corps à la naissance, les hanches féminines, le métabolisme corporel, etc. Si on ne fait rien proactivement en termes de génétique, seule l’épigénétique (l’acquis) peut augmenter nos performances cérébrales (via le câblage du cerveau selon de Duve). Sinon, il faut commencer à faire de l’eugénisme pour augmenter progressivement nos cerveaux, et peut-être tenter de faire maturer un enfant hors du corps de sa mère pour passer outre les contraintes physiques de la naissance. On entre bien là dans le champ du transhumanisme/posthumanisme. Qui sera réalisé à partir du moment où une nouvelle espèce d’homo sapiens apparaît. (ceci indépendamment de mes convictions personnelles)
    – l’homo sapiens se caractérise par un problème fondamental : il a conscience des limites de sa condition, et il souhaite (secrètement ou pas) les franchir, voire les dépasser. Cette névrose obsessionnelle nous poursuit depuis la naissance de l’espèce. Donc il est assez peu étonnant de constater la vigueur du transhumanisme/posthumanisme. Finalement, on est dans la même logique que l’immortalité des héros et empereurs et pharaons antiques, où la vie éternelle des Chrétiens, à la sauce technoscientifique athée actuelle. Bref, le problème des limites n’est pas prêt de nous quitter.

    – Simone de Beauvoir a exploré, de manière un peu aride mais convaincante, dans son roman « Tous les hommes sont mortels », ce que seraient les pensées intérieures d’un homme immortel. Je suis convaincu personnellement par sa démonstration : la valeur de la vie est fortement dépendante de l’inéluctabilité de la mort (la limite absolue de notre condition). Sans mort, la vie n’a plus de sens ni de goût. D’ailleurs, plus largement, philosophiquement, je crois que l’idée de limite est ce qui donne de la valeur aux choses dans l’existence.
    – Je doute très sincèrement que l’immortalité humaine soit possible techniquement. Même prolonger à 200 ans la vie (immortalité low cost) me semble très naïf quand on sait un peu les lois de la thermodynamique/entropie/biologie… Je pense que l’homme actuel s’illusionne de manière éhontée sur sa réelle puissance technoscientifique. Ceux qui travaillent dans des labos de biologie le savent bien, on travaille au bazooka et à la bombe atomique, pour faire des petites expériences de biologie amusante, à coup d’irradiations, de bains de substances, de séjour dans des incubateurs, à grand renfort d’énergie, mais on ne « contrôle » rien du tout en fait. Il est facile de berner les foules crédules en leur présenter des tours de magie biologiques dans des magazines pour ados-adultes attardés, mais la réalité est bien moins sexy.

    – Quand bien même la vie éternelle serait un jour possible : il faudrait déjà que l’Humanité survive jusqu’au moment où elle réunisse les capacités de la réaliser (effondrement à éviter avant, pas gagné d’avance !).

    – Quand bien même la vie éternelle serait une réalisation pour certains, puis-je penser qu’elle s’écourterait via des vagues de suicide par les intéressés, une fois qu’ils auraient perdu tout goût à la vie, et fait le tour de la question ? (même si personnellement, j’avoue avoir encore du mal à croire à cette idée « d’avoir fait le tour de la question », peut-être est-ce lié à mon relatif jeune âge…)

    1. Sinon, il faut commencer à faire de l’eugénisme pour augmenter progressivement nos cerveaux, et peut-être tenter de faire maturer un enfant hors du corps de sa mère pour passer outre les contraintes physiques de la naissance.

      Tout de suite les grands moyens… Non, la césarienne est chose plus que commune. Et pas besoin non plus de passer par l’eugénisme ou la manip génétique pour augmenter sensiblement le QI moyen, y’a d’la réserve rien qu’en s’en tenant à améliorer les 40% des capacités non déterminés par les gènes mais par l’élevage.

    2. Bonjour Cédric
      Suis frappé de voir combien votre conclusion est proche de la fable que j’ai proposée plus haut…
      Vos propos sont-ils inspirés par le livre de Yuval Noah Harari, « Sapiens. Une brève histoire de l’humanité ». En tout cas, ils suivent le même modèle évolutioniste point de vue de Sirius.
      Pour ce qui est du transhumanisme&co je recommande la lecture de Nicolas Crozatier, « Transhumanise et héritage prométhéen » en open source sur https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-01146997 . Comme le titre l’indique, il montre que la logique transhumaniste a de nombreux antécédents à toutes époques. Histoire + philosophie + connaissances de la modernité technologique et transhumaniste, ce mémoire est u vrai régal.
      A mon estime, il n’insiste pas assez sur le fait que « Un peu de technologie ça va; trop de technologie, bonjour les dégâts. »

  10. Article intéressant. Mais dont le corps se perd à l’extérieur plutôt que tenter d’aller vers l’intérieur.
    Cette problématique trans humaine « inventée » n’est-elle pas le prolongement d’un rationnel judéo-chrétien « nuts and bolts » qui pense maîtriser son environnement avant que de s’occuper de lui-même. Régler la chair avant l’esprit… Même si on considère que les deux sont intriqués de manière absolue.
    Et s’occuper des simples rapports entre les hommes. De la vie… des gens. Tenez : à l’ère du consumérisme le terme de « générosité » est devenu encore plus antagoniste à celui d' »économie », qui devrait lui rester lié à celui d' »écologie ». Par exemple, quelqu’un de « généreux » est en général une personne qui bouge, qui s’active… « vie pleine » dont les occupations correspondent 3 fois sur quatre à ces formes de dépenses coûteuses auxquelles nous avons été habitués. (voyages à l’étranger, déplacements en voiture à tout bout de champ, bouffes ou chacun ingurgite tant et plus de calories inutiles, etc). Habitudes difficiles à remettre en question dans l’environnement médiatique surmultiplié de ce début de troisième millénaire, où on continue à tenir les gens sous la continue pression mentale « d’avoir et de faire des trucs dont ils n’ont pas besoin ».
    Ainsi tout individu qui tentera de discuter certaines de ces manies de masse endossera aisément l’habit d' »empêcheur de jouir en paix », de « pisse-vinaigre casse-couille » voire de « moraliste de bistrot ».
    Surtout dans les milieux populaires.
    Bref c’est comme si il y avait le désir de maintenir la confusion, de faire se heurter altruisme et matérialisme, ce qui fait émerger, au gré des tensions entre les êtres, des termes souvent trop forts, trop exclusifs (avare, sans coeur, gaspilleur, inconscient, imbécile), mots sans nuances d’autant qu’ils sont issus de cerveaux d’humains formatés par un calcul consumériste immédiat, qui indiquent souvent une avidité intolérante, bien loin des habitudes d’autres civilisations, (plus anciennes surtout – pour celles de l’avenir j’aimerai bien savoir ;-)… sociétés plus simples, où les êtres viv(ai)ent avec l’acceptation de limites, limites qui agrandissent, ou à tout le moins aident à maintenir, un véritable espace intérieur.
    Le rationalisme judéo-chrétien égalitaire, appuyé sur une croissance (aussi hélas démographique) que ses défenseurs considèrent comme nécessaire, exhibe ici encore une fois ses limites, certes de manière raffinée, avec les propositions des trans humanistes. En cela on peut être d’accord avec la Kommandantur (PJ), inquiets nous-mêmes d’une bêtise imprévoyante générale, qui semble hélas inéluctable.

    Stupidité collective que l’on voudrait stopper par une gouvernance plus responsable à l’heure où, comme dit plus haut, la charge humaine déborde (« Demander à un gouvernement de faire des économies c’est comme demander à un chien de garder un tas de saucisses » disait François Schaller).
    Le tout résumé bêtement par : On ne dépense pas plus que ce que l’on a.
    Simplicité et bons sens… Bordel !

      1. Comme il se la raconte le pépère…

        Qui disait : La clarté est la politesse de l’homme ?

        Bref je vous laisse à vos nébulosités

  11. Ah alors Lâàâ ! Faut que je m’remette c’est carrément flippant tant il raconte ça comme on irait en balade en bord de mer !

  12. vraiment la confiance aveugle dans Crispr cas (http://www.i-sis.org.uk/CRISPR_too_fast_for_comfort.php) et l’oubli de l’effet des radiation sur le génome des voyageurs de l’espace, soulignent l’avidité de puissance ici au travail.
    Aucune reconnaissance envers la Terre et ses millions d’êtres qui nous gardent vivants un certain temps, ce qui est déjà assez joli et plein de mystères, du moins de mon point de vue.

    Appel paru cet été

    Appel pour une éthique de la conservation : non au pilotage des gènes
    Premiers signataires Jane Goodall, David Suzuki, Vandana Shiva, Fritjof Capra, NellNewman, Nnimmo Bassey, Paul Watson, Tom Goltdooth

    Les nouvelles technologies jouent un rôle capital dans la protection de la vie sur Terre, les signataires soutiennent la recherche et l’innovation en matière de conservation. Nous pensons toutefois qu’il ne faut pas promouvoir une technique aussi puissante, éventuellement dangereuse, que le pilotage des gènes, non testée pour ses effets secondaires ni sa portée sociale et éthique, comme outil de conservation.
    De l’impact sur le climat du moteur à combustion interne aux produits chimiques qui contaminent le réseau des êtres vivants, nous avons tiré quelques leçons.
    Nous savons le devoir de circonspection face aux nouveautés techniques, en l’occurrence le pilotage des gènes qui modifie les règles de la transmission héréditaire, avec des conséquences au delà de notre compréhension.
    Le pilotage des gènes détient le potentiel de transformer absolument le monde de la nature et les rapports des humains avec celui-ci.
    L’application de la technique CRISPR-CAS9 au pilotage des gènes, ou « réaction mutagène en chaine », donne aux laborantins le pouvoir d’intervenir dans l’Evolution, ré-agencer l’avenir d’une espèce entière, modifier fortement les écosystèmes et déchaîner des changements écologiques dont nous n’avons pas idée. L’acceptation de cette puissance représente un seuil moral qu’on ne peut pas franchir sans hésiter.
    Les signataires de cet appel, praticiens reconnus des sciences, de l’écologie politique, de l’environnement et du droit s’alarment de voir des organisations de protection de la nature accepter des financements et promouvoir la libération d’organismes du pilotage des gènes. C’est employer l’extinction, délibérement, en contradiction avec leur but moral de protéger la vie sur Terre. Nous nous inquiétons aussi de l’utilisation du pilotage des gènes en agriculture et par les militaires. Nous notons que la réglementation ne permet pas la surveillance ni l’administration cette technologie.
    Devant le danger évident de libération sans retour de gènes gènocides dans la nature, et les répercussions éthiques de telles actions, nous appelons à un moratoire sur le pilotage des gènes, surtout dans le domaine de la conservation.

    1. @ MP Nougaret.

      « Nous notons que la réglementation ne permet pas la surveillance ni l’administration cette technologie. »

      Sans partager intégralement le point de vue tel qu’il est présenté par les individus du groupe évoqué, je partage votre réflexion et j’observe avec attention l’usage qui va être fait de l’outil de modification génétique CRISPR. Les évolutions en thérapie génétique sont bien évidement l’affaire des individus et des populations, car de quoi s’agit-il ?

      En fait, il s’agit bien de manipulation des gènes du vivant et de l’impact, non encore suffisamment évalué voire encadré tant sur le plan éthique que juridique de ce nouvel outil et de son usage en thérapie génique . Personne ne peut ignorer les implications nombreuses par l’application possible de CRISPR à l’embryon et donc de ses dérives. Clairement, les recommandations éthiques du comité éthique de l’Inserm concernant le forçage génétique me semblent plus que « légères », même si de nombreux pays, dont la France, ont signé la convention d’Oviedo : https://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_d'Oviedo

      http://www.genethique.org/fr/crispr-cas9-la-recherche-sur-embryons-pose-toujours-question-66743.html
      https://www.publicsenat.fr/lcp/politique/acquis-pouvoir-d-avoir-une-influence-notre-propre-evolution-1540765

      Concernant Crispr, certains pays, ont déjà dans l’idée d’aller plus loin. Ces risques de dérives, mal encadrées, me semblent graves voire dangereuses.

      « Une orientation scientifique qui pourrait servir les ambitions de la Chine : « Si l’on met de côté les objections éthiques et sanitaires, l’amélioration génétique a le potentiel d’apporter de nombreux avantages nationaux. Même des augmentations marginales, via l’édition de gènes, pourrait avoir des effets signifiants sur la croissance économique d’un pays. Certains gènes pourraient donner à quelques athlètes un avantage dans des compétitions internationales intenses. D’autres gènes pourraient avoir un effet sur les tendances violentes, en suggérant que les modifications génétiques puissent réduire le taux de crimes. »
      http://www.genethique.org/fr/modification-genetique-de-letre-humain-la-chine-en-premiere-ligne-66556.html

      1. Ben quoi ? Qui peut être contre l’idée d’un Médocain à branchies mais toujours Médocain quoique sous le niveau d’la mer ou d’un Parisien à filtre à particules intégré mais toujours Parisien ?

      2. « l’idée d’un Médocain à branchies  »

        Bigrou, savourer avec délice un grand cru avec un médocain-operculé à la nageoire curieuse, dans l’Atlantique. Why not ?
        Let’s have fun ! Enjoy !
        Par contre, noyer un grand cru est et sera toujours une hérésie. Ben vi, même un parisien sans particule sait cela.

  13. Pendant notre extinction, va y en avoir des religions bizarres , des essaies , des espoirs des morts.
    Messieurs mesdames , attention à vos sens, la partie commence doucement.
    Nous , grâce à Paul ou d’autres , on sait ! Démocrite avait raison de rire il y a 2500ans, nous aurons raison de pleurer.
    Poor humans

    On sbouuuuge on sourit on ne respecte plus les ultra libéraux merde le respect se gagne.

    Colsblancs vous paierez votre victoire chère.
    Poor humans

    1. Le respect ne se gagne pas je msuis trompé,,, il se perd.

      Les enfants des 1% n’ont rien demandé mais l’histoire est ainsi , les enfants des réfugiés n’avaient rien demandé.
      On a rien sans rien.

  14. Au vu de ce que l’année à venir, nous réserve, comme incertitudes (climatiques, « économiques » et de « crises » humanitaires, de santé publique, politiques, monétaires, énergétiques, etc) comme risques systémiques, comme dangers grandissants divers, multiples, intrinsèquement liés… et aux potentiels explosifs irréversibles, qu’on soit placé du coté de fêtes de la naissance d’une « providence », elle même se cherchant une place toujours dominante dans les « civilisations » s’étant succédées, sans éternité, ou que l’on soit placé du coté calendaire, purement « laïque » et mathématique, n’est-ce pas… qu’est-ce que pourrait souhaiter réaliser comme vœux, une IA, ou un « humain augmenté » (« transhumain »), aspirant tous deux à « l’immortalité », par rapport à ce qu’un humble et modeste mortel (pauvre, précaire, esclave, même, de plus en plus nombreux et silencieux en ce si bas monde, se regardant son si bas nombril) peut espérer apprendre du sort, qui de toute manière quoiqu’il fasse lui sera fatal (en l’état actuel des choses), d’un sort lui étant réservé, dans la réalité des faits (« abstentionnistes » – voire la censure du gouvernement Allemand au sujet des derniers chiffres sur la pauvreté et précarité, des inégalités – Ce que la fête mercantiliste du mythe du père noël occasionne comme mécanisme de frustrations/punitions/ressentis vengeur, reproductives) et celle « augmentée », virtuelle (Vision d’un monde parfait, idéalisé via les « objets connectés, et « l’ ubérisation puis l’ordinisation » DEFISCALISSE du travail et de l’emploi, qui se raréfiant tous deux, s’attaquant au modèle social et à la solidarité, aux valeurs fondamentales, exclues les précaires, pauvres, etc) et pour lequel il n’aura, ainsi que ses enfants, petits enfants, plus jamais aucune emprise.. ?

    Voilà ce que la modestie aussi complexe soit-elle, que mon intellect raisonné ai pu appréhender, et a su trouver comme cheminement, pour vous souhaiter uniquement que ce que vous voulez bien croire réalisable, pour vous et pour autrui, sans distinction aucune, alors que mon cœur que j’ai du anesthésier temporairement, n’en attendait pas moins, mais ô combien de plus utopique… ô combien de plus vivifiant, de plus revitalisant….

  15. La question de la mort est très mal comprise en occident, mais n’y a-t-il pas quelque chose qui nous titille au fond ?
    Une signification et un sens plus profond comme une part de nous même qui perdurerait ?
    Ces gens axés sur une vision extrêmement limitée essaient de combler leur peur la plus intense. La plupart des problèmes que nous croyons voir à l’extérieur sont en nous.
    Je vous renvoie vers ce témoignage parmi des milliers : https://www.youtube.com/watch?v=bXHtLvR74ks

    Un jour les gens craindront moins la mort parce qu’ils comprendront sa vraie signification : Une phase de transition.

  16. https://www.youtube.com/watch?v=5kpQXQb4TGM
    Le vrai « post-humanisme ».

    Un esprit rationnel devrait en tirer les conclusions qui s’imposent (« l’expérience, rien que l’expérience mais TOUTE l’expérience »), mais il est vrai que c’est rarement la raison qui tranche sur ces questions…)

    Tout ça pour dire qu’après Padre Pio, les promesses mirifiques du transhumanisme/post-humanisme, c’est franchement pas glamour.

    Enfin je dis ça, je dis rien…

    Excellent compte rendu au demeurant.

  17. Peut-être suis-je aujourd’hui de trop bonne humeur, mais au premier abord, il me semble que ce débat entre transhumanisme/posthumanisme définit un espace un peu trop restreint en regard de la gravité du sujet.

    Oui c’est très clair, nous sommes trop nombreux sur terre, il faut que nous nous fassions à l’idée que l’humanité doit assez rapidement diminuer en nombre (pour autant, entre autres, que la bombe à méthane ne soit pas déjà enclenchée), faut-il ruser avec cette évidence ? Mais alors, pourquoi donner à l’humanité la « conquête des étoiles » comme voie de sublimation pour la pulsion colonisatrice de l’espèce? Je ne comprends pas la raison pour laquelle notre espèce ne pourrait pas prendre conscience des mécanismes qui génèrent son « comportement colonisateur », et se donner ainsi la possibilité d’en changer. L’espèce est autant « colonisatrice » que l’opium a une « vertu dormitive », comment ça fonctionne ?

    Accessoirement, les versions marchandes biomédicales et cybernétiques ne colorent que le marketing des prothèses d’immortalité. En doutons-nous ? Cette gadgetterie ne nous est-elle pas offerte comme illusion d’un choix, dont le seul objectif est de déguiser l’impérieux besoin qu’ont les grandes compagnies à se pérenniser une production dans un espace arrivé commercial à saturation de charge?

    Parallèlement, lorsque G. Hottois en appelle à « l’auto transcendante » de la nature humaine par le recours aux traditions gnostiques, ne répète-t-il pas leur immobilisme avéré, depuis tant de siècles déjà. Ce transhumanisme de la tradition renouvelée me semble, je « l’avoue », régressif. L’alchimie symbolique, comme le cortège des énoncés en forme de la sagesse éternelle n’énonce-t-ils pas, d’abord, l’autorité des maîtres envers le troupeau supposé ignorant, comme toujours en retard d’un stade, sur l’éveil annoncé, et maintenu en assuétude vis-à-vis de la classe des « sachants ».

    C’est une évidence, notre espèce s’inscrit dans l’histoire humaine de la nature humaine. Il semble donc actuellement curieux que l’élite s’étouffe encore à ne pas vouloir reconnaître que furent ouvertes, il y a quelques décennies déjà, les quelques voies d’évolution moins inhumaines, qui déjà s’offraient à notre compréhension. Conduisaient hors de la marchandisation par un usage plus fin des voies nerveuses par lesquelles s’effectue notre équilibre affectif (Laborit), et donc, notre rapport d’espèce à la biosphère.

    L’histoire humaine de la nature humaine ne reste-telle pas, ainsi bloquée, par la circonspection des serviteurs des maîtres. L’OTAN, la City et Poutine, comme capo di tutti « oligarchi capi », le complexe militaro, industriel désormais intellectuel et allié, c’est « hillarant » , à la globalisation maritime en opposition simulée avec l’abattage, par les riches tenanciers du capitalisme de territoire, de la carte « trump » comme  » joker ».

    Non, les maîtres d’école ne nous apprendront pas que la « dominance » est pour l’espèce un reliquat socialement désuet et aisément remplaçable. Non, les maîtres d’école ne nous montreront pas comment fonctionne notre conditionnement langagier, Non, les maîtres d’école ne n’apprendrons pas aux enfants comment fonctionne les voies de gratification dans leur socioculture. Non, rassurons-nous, nous ne deviendons pas plus humains, les maîtres d’école continueront de nous reproduire avec un fonctionnement de dinosaures, tout est bien

    Chers et charmants amis robots, les forces qui s’opposent au transhumanisme et du posthumanisme (en tant que prétextes à la survie du capitalisme marchand), ne sont-elles pas les potentialités, toutes à notre portée, du cerveau des humains (surtout quand ils sont amoureux), et j’ajoute, libertaires, débonnaires, autogestionnaires, girondins, etc.

    De même, le désintérêt vis-à-vis de la chose évoquée, délègue à la part pharmaceutique mafieuse l’exploitation marchande des potentialités intéroceptives de son fonctionnement cérébral (Boris Rybak). Le but étant de taire nos potentialités d’évolution, lesquelles sont déjà inscrites dans les propriétés d’ouvertures poétiques de notre système nerveux. De plus, afin d’y saccager le terrain, nous laissons le psychonautisme y patauger à loisir, pour, entre autres « zozoteries », comme l’été dernier à Medellín ( sic), d’anthéosacraliser les substances et de refonder Éleusis.

    Non mais, soyons sérieux, si tous les êtres humains sont également outillés pour librement prendre plaisir construire le bien commun propre au bonheur de l’espèce, mais qu’est-ce que « je vais devenir moi les 10 % affidés aux 1%, et tout autant que je suis encrypté dans les conditionnements ma carapace ». Enfin quand même, au total, le but de ces fils de pub, c’est quand même de nous faire croire que l’être humain est dépassé ? Et vous allez y croire ?

    Face à ces diversions, ce ne serait pas pour l’humanité, un si absurde projet que d‘entreprendre le « fantastique voyage » qui consiste à d’apprendre à contrôler la boucle de son fonctionnement inconscient. À quoi bon, comme dans les années cinquante, ressortir du Claude Berna en Rouge et Or et de l’Ivan Efremov aux Éditions de Moscou. À quoi sert de nous proposer à nouveau « l’avenir radieux », lorsque pouvons relire, en nous esclaffant, les traces de notre « ridicule passé », serait-ce sérieux d’amener les Évangiles, le Ramayana et les rituels de la terre sacrée, jusqu’à Andromède, pour y recommencer tout pareillement?

    Quel est mécanisme sous-jacent à la pulsion colonisatrice, quel autre plaisir ou évitement de déplaisir peut-il lui être substitué ? Pour s’éveiller du cauchemar de l’histoire ( J.Joyce) comment apprendre à rire de notre humanité en s’appuyant sur la perspective de l’inconscient radical ? C’est encore un chemin de croix que de lire nos textes religieux comme des bijoux sonores dont la seule justification est d’avoir enfilé autant de perles que nécessaires à conjurer notre peur de la mort. L’approche des textes par le fonctionnement du réseau mnésique risque d’attirer les foudres des Rabbins des Imams, du Pape, des Prêtresses de la Lune, comme des psychanalystes freudiens. (Freud, ça devrait l’amuser de revenir à l’essentiel, j’imagine )

    L’apprentissage précoce de l’autogestion raffinée de nos émotions ne rendrait-elles pas inutiles les prêtres d’une réalité de façade ?

    Et encore, plus radicalement, ne devons-nous pas prendre le problème autrement ? Que nous apporterait de vivre mille années, alors que cent ans en bonne santé suffisent à tisser la trame d’une vie bien remplie d’émotions entremêlées. Le plaisir n’est-il pas, de refermer le livre d’une vie qui se compose d’elle-même sans que nous y puissions grand-chose, mais après avoir, modestement, avant de partir, posé quelques beaux points de capiton pour en fixer et transmettre le sens ?

    Voudriez-vous vraiment partir sur un lourd sentiment d’un ennui désormais éternel ? Quand, comment partir ? Si vous ne l’apprenez pas en cent ans (disons un peu plus, je ne serai pas pas bégueule, aujourd’hui ) mille ans n’y suffiront pas mieux ! Pourtant, cette fable, les grandes compagnies vont vous la vendre … une deux, une deux …

  18. « Non, les maîtres d’école ne nous apprendront pas que la « dominance » est pour l’espèce un reliquat socialement désuet et aisément remplaçable. Non, les maîtres d’école ne nous montreront pas comment fonctionne notre conditionnement langagier, Non, les maîtres d’école ne n’apprendrons pas aux enfants comment fonctionne les voies de gratification dans leur socioculture. Non, rassurons-nous, nous ne deviendons pas plus humains, les maîtres d’école continueront de nous reproduire avec un fonctionnement de dinosaures, tout est bien  »

    Et bien, au milieu du cirque ambiant, j’ai entendu quelques paroles que j’ai ressenties « justes ».
    Issues de la série  » Moi Président « , voici donc celles que je mettrais en pôle position:

    http://www.francetvinfo.fr/replay-radio/moi-president-2017/alexis-gruss-moi-president-je-creerai-un-ministere-de-l-enseignement-pour-les-enfants-et-un-ministere-de-l-education-pour-les-parents_1972729.html

  19. le transhumanisme, c’est la nouvelle doxa des maitres conscient que le futur ne va pas être du tout simple, que leur façon de vivre n’est pas négociable et qu’ils le valent bien

    conclusion : ces nouveaux saigneurs des temps actuels, noblesse d’argent à travers la planète, espèrent sauver leurs fesses et accessoirement celles de leurs rejetons avec le mépris qu’ont toujours eu les possédants depuis toujours; le peuple, c’est de la viande; de la viande pour la guerre, de la viande à profit : il y a eux (la populace) et nous (les élus)

    bienvenue en barbarie !

    PS : pensent-ils vraiment que nous allons nous laisser faire et qu’ils vont nous mener à l’abattoir sans rien dire.

    1. Gorban,

      Votre ton se comprend tout naturellement et, ho combien douloureusement. Par contre, croyez-vous vraiment qu’inscrire votre combat dans le cadre véberien de la domination – Elite contre Demos – , suffise? Voyer Attali, le drôle, la semaine dernière, il convoquait le peuple a se choisir, cette fois, de « bonnes élites », les vraies ! Je suis,en général à 99 %, inconditionnel des idées d’Attali, sauf sur sa position. Mais très sincèrement, si je m’interroge sur la mienne ici bas, je ne partage pas la vôtre: le goût du sang.

      1. le goût du sang ?

        vous pensez au plus de 500 accidents du travail mortels par an (en diminution, il faut le noter, merci à la mondialisation et la diminution conséquente du secteur secondaire)
        peut être pensiez-vous aux suicides suite à l’ajustement structurel capitaliste depuis 30 ans
        à moins que vous ne pensiez aux millions de salariés (ou chomeurs ou auto-entrepreneurs forcés) qui ont vu leur vie se dégrader
        et je ne parle que de la france

        « Il y a une guerre des classes, c’est un fait, mais c’est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner. »
        Warren Buffet, milliardaire américain

        oui il est grand temps que les salariés, chomeurs et nouveaux statuts contractuels comprennent que ceux qui leur commandent de refuser la lutte sont ceux qui, tous les jours mènent la guerre sociale

        sachez que la peur de la violence révolutionnaire s’estompe devant la brillante réussite des diaforus libéraux.

  20. Si l’homme est proche de concrétiser son désir d’immortalité son extinction peut être aussi considérée certaine, c’est un pulsion de mort, une angoisse terrible. La peur de la mort serait encore plus grande si elle n’est plus le sort commun, la paranoÏa et la peur du débranchement annihileraient toute contestation, les claires lumières du vide aveuglent. Le remède peut être le poison, personne ne veille au dosage alors que la biotechnique nécessite beaucoup de précautions. L’euthanasie, plus réaliste, passionne moins le débat que l’immortalité alors que c’est une revendication humaniste, la reproduction se fait de plus en plus avec le recours à « l’artificiel », selon les situations on peut se rapprocher +/- du post/trans-humanisme ou du bioconservatisme, on peut faire le mal de façon bien, le bien bien, le mal bien ou le mal de façon mal, souvent s’abstenir ou s’euthanasier vaut mieux que trop en faire.
    Bonnes fêtes.

  21. Gorban

    Quelle stratégie pour la Grèce aujourd’hui ?

    Comment comprendre la catatonie du peuple grec, jusqu’ici (malgré quelques poussées de révoltes, très récentes et tues par nos Medias?), Les rapports de forces Demos/Elites, comme la solidarité interne au Demos semblent ne pas permettre d’envisager un changement émancipateur.

    Reprendre, éventuellement, sur le fil « Grèce : La démocratie introuvable ! par Yorgos Mitralias »

    Mais a qui ferait encore peur « la violence révolutionnaire », lorsque le Demos crie au 20H « sauvez-moi ou je fais un malheur »?

    « … « … Fuyons le système médiatique comme la peste ; je ne crois plus qu’à la construction d’alternatives , futurs supports d’une nouvelle civilisation.

    la sociale ne doit s’appuyer que sur la lutte sociale et la construction , cent fois renouvelé d’alternatives ; les médias et les élections sont mortelles pour la sociale. … »

    source : http://www.article11.info/?La-revolution-ne-sera-pas

    Oui c’est bien ça la question. Selon ce que nous pouvons en juger selon les infos transmises par Panagitis Grigoriou, la construction d’alternatives par le Demos grec est restée au stade homéopathique, malgré quelque dispensaires, la « révolution des patates » semble avoir tourné en purée.

    1. Et le parti du Non, celui de Lafazanis, Konstantopoúlou et Lapavítsas, que soutenait Mitralias, a pas été foutu de faire réélire un de ses députés et dépasser les 3% des suffrages en septembre 2015…

    2. jean luce :

      je reprend de votre commentaire :

      « … Fuyons le système médiatique comme la peste ; je ne crois plus qu’à la construction d’alternatives , futurs supports d’une nouvelle civilisation.

      la sociale ne doit s’appuyer que sur la lutte sociale et la construction , cent fois renouvelé d’alternatives ; les médias et les élections sont mortelles pour la sociale. … »

      c’est aussi mon crédo : lutte et constructions d’alternatives en phase avec les idéaux du mouvement de l’émancipation sociale
      alternatives CONCRETES répondant aux besoins du moment.

      Car c’est le vrai retour d’expérience de l’histoire : le capitalisme est né et a grandi dans une économie de marché non capitaliste, avant de devenir la nouvelle économie de marché.

      simplement, la violence n’est pas l’alpha et l’oméga de la lutte politique mais elle ne doit pas être banni pour autant sinon nos ennemis nous vaincront toujours

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