Michel Onfray tel qu’en lui-même…, par Vincent Teixeira

Billet invité.

Dans sa chute, hors contrôle (de lui-même), sans plus aucune dignité, prêt à tous les vomis pour vendre ses produits, faux-monnayeur de la pensée, versant désormais dans l’abjection.

Un coup, il redevient à peu près lisible, pas trop mal (comme sur Trump), et ensuite, neuf fois sur dix, il renoue avec son grand Art de héraut de la Vertu dégoulinant de moraline : les attaques ad hominem, et le ressentiment (une spécialité pour ce grand traître de Nietzsche, devenu un parangon des impostures intellectuelles). Car à vouloir passer pour la conscience morale de l’époque, on endosse les habits de la terreur idéologique.

Pour le coup, même pas du « mauvais Céline », mais de basses et rances piques, dont la mesquinerie fait froid dans le dos tant elle rappelle certains libelles injurieux de l’extrême-droite, des Je suis partout et consort… car en la circonstance, vu l’aura médiatique qu’il a et cultive avec délices, qu’il n’ait que ça à dire le déshonore à jamais… Un Victor Hugo, lui, aurait répété : « Sauvons la liberté ! La liberté sauve le reste. » (Choses vues, 1851).

Qu’on en juge :

« Le belliciste BHL [Bernard-Henri Lévy] a donc gagné, et avec lui Pierre Bergé [un des actionnaires majoritaires du Monde], locataire d’utérus d’autrui, Jacques Attali, plagiaire notoire et condamné comme tel par la justice, Alain Minc, plagiaire du précédent, Manuel Valls, traître en chef, [Bernard] Kouchner, sac de riz chez les médecins et médecin chez les sacs de riz, [Daniel] Cohn-Bendit, pédophile au siècle dernier, autrement dit tous les promoteurs forcenés d’une politique libérale qui a permis à Marine Le Pen de faire son plus gros score et d’être présente au second tour de cette élection qui n’en aura qu’un et à la famille Le Pen de passer de moins de 1 % en 1981 à près de 22 % en 2017, cherchez l’erreur ! »

Le Monde : Chez certains intellectuels, le vote pour bloquer le FN ne va plus de soi, par Alain Beuve-Meury, le 2 mai 2017

Et dans sa liste de « malfaiteurs », « faussaires » ou « imposteurs », s’il était vraiment honnête, il aurait pu mettre son nom, tant il aura contribué par maints de ses propos et amalgames haineux à « brouiller les cartes », mélanger les serviettes et les torchons, comme on dit ; et tant il se complaît désormais à dénaturer, travestir allègrement, textes, penseurs et œuvres – de Sade à Nietzsche, en passant par Freud, Bataille, Sartre, etc. – en des manipulations d’une impardonnable légèreté, indignité et arrogance, pour un prétendant au rôle de penseur.

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