Prise en main de la nécessaire révolution environnementale, par Jean-François Descaves

Billet invité. Ouvert aux commentaires. P.J. : le point de vue développé dans ce billet me rend perplexe – c’est le moins que je puisse dire. Ceci dit, je suis curieux de savoir ce que vous en pensez.

Depuis quelques années, les dirigeants mondiaux essaient timidement de prendre à bras le corps les gravissimes problèmes environnementaux. Je ne reviendrai pas sur l’analyse détaillée de la longue liste des problèmes environnementaux, des personnes bien plus calées que moi sur le sujet interviennent sur ce site.

Les quelques actions menées depuis une dizaine d’années sont certainement dues à un début de prise de conscience des enjeux au sein de la société civile. Ce phénomène n’a semble-t-il pas encore atteint les hautes sphères du pouvoir et les promesses (ou absences de promesses) des politiques au pouvoir (ou sur le point d’y parvenir) semblent bien pathétiques au regard de la situation.

Cette prise de conscience progressive est évidemment gênée par des habitudes décennales (ancestrales ?) d’égoïsme de la part des individus et des institutions.

Par ailleurs, elle n’est malheureusement pas encore (assez) suivie d’actes permettant un changement de paradigme.

Voyons s’il existe une possibilité de mise en place d’une mesure qui pourrait changer massivement nos habitudes sans coût exorbitant pour la société dans son ensemble.

Mettons en place pour chaque foyer  un quota en crédit carbone ;

  • chaque année civile, chaque foyer se verrait décerner un quota de crédit carbone à dépenser et ce serait le même pour tout le monde (en fonction du nombre de personnes constituant le foyer).
  • Chaque produit et service aurait un prix en euros et un prix en crédit carbone.
  • chaque achat, chaque comportement aurait un impact sur le quota de crédit carbone de chaque foyer.
  • Le prix du crédit carbone serait évolutif dans le temps (à la hausse) et prévisible de manière à anticiper le coût de ses futurs achats.
  • En fin d’année, chaque foyer créditeur en crédit carbone aurait une prime égale au montant carbone non dépensé, les foyers débiteurs auraient un coût à assumer pour compenser le dépassement de leur quota.

Pour mettre en place cette mesure, il faudrait :

  • demander aux entreprises de connaître et d’afficher le réel coût et impact  de leurs produits et services (très intéressant à faire et instructif à savoir pour la société civile). Par ailleurs, il faudrait ajouter à ce type d’information, l’impact en termes d’utilisation (indispensable pour l’achat d’une voiture, une maison…)
  • mettre dans la boucle les entreprises de paiement (paiement électroniques et magnétiques) pour que chaque paiement déclenche automatiquement une mise à jour du compte personnel de crédit carbone (sur le même système que la carte vitale par exemple).
  • Eliminer les paiements anonymes, afin de ne pas pouvoir louer de Hummer de façon anonyme pendant une semaine par exemple…
  • créer un service indépendant qui aurait pour charge de vérifier et de labelliser les informations fournies par les entreprises sur l’impact de leurs produits et services.

Si cette mesure était mise en place, les effets pourraient être les suivants :

  • Une réflexion créatrice très importante de la part de tous (particuliers, entreprises…) sur nos impacts au quotidien, la possibilité de les comprendre et de faire autrement.
  • prise en main par les particuliers (l’effet d’aubaine pécuniaire) de cet aspect environnemental. Chaque foyer regarderait deux informations à l’acte d’achat, le prix et l’impact carbone. Chacun verrait dans cette mesure la possibilité de toucher une prime en fin d’année.
  • Les entreprises, devant afficher une véritable transparence et constatant que les consommateurs privilégieraient les produits les moins nocifs, pourraient  participer, sans le vouloir forcément, à cette voie d’amélioration.
  • L’État, les premières années, pourrait avoir un coût à supporter pour accompagner cette transition car je pense que les bons élèves seraient bien plus nombreux que les mauvais. Il reviendrait ensuite à l’État d’ajuster les quotas chaque année pour équilibrer les comportements.
  • La première conséquence pourrait être une certaine relocalisation de nos achats (l’achat de gambas zimbabwéennes se trouvant mis hors-jeu, par exemple).

Quelles sont les objections potentielles ?

  • La première objection qui pourrait être faite est celle qui consiste à dire que les foyers les plus modestes n’ont pas les mêmes moyens pour payer un éventuel surcoût environnemental. Je pense que ce ne serait pas le cas. En distribuant en effet les mêmes montants de crédit carbone à chaque foyer, sur la base d’un foyer médian, les foyers modestes auraient un montant à dépenser relativement plus important que le foyer « aisé » (peu de ménages modestes achètent un 4×4 Mercedes ou un voyage aux Seychelles.) Cela  pourrait donc être une mesure « sociale ».
  • On pourrait aussi objecter que cette mesure aurait un coût important pour les entreprises et notamment les plus petites et fragiles. La mise en place est effectivement complexe. Mais les grandes entreprises ont évidemment les moyens de mettre ce système en place, et elles ont déjà certainement une petite idée de leur impact carbone (cette information, quoiqu’incomplète, est souvent donnée dans les rapports de développement durable). On pourrait donc aider les entreprises (uniquement les plus fragiles) dans les premières années, sachant qu’elles aussi y trouveraient leur intérêt en termes d’impact sur leur activité. Il faudrait veiller à ce que cette mesure n’entraîne pas une flambée des prix pour cette raison.
  • Évidemment certaines entreprises y verraient une menace (constructeurs automobiles, voyagistes, importateurs de toutes sortes, vendeurs de produits carnés…) et s’y opposeraient de tout leur poids.
  • À terme, il faudrait aussi que les comportements à l’intérieur des entreprises soient étudiés, pour que cela ne reste pas un espace « de gabegie environnementale »

N’est-il pas temps d’essayer de tout mettre en place pour le bien-être des futures générations ?

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72 réflexions sur « Prise en main de la nécessaire révolution environnementale, par Jean-François Descaves »

  1. Techniquement, c’est bien sûr ce qu’il faudrait faire. Les obstacles majeurs sont à mon avis :
    – La mondialisation, car dès qu’un pays se donne des règles plus sévères que les autres, il en prend économiquement plein la gueule, sans parler des règles contraires de l’UE, de l’OMC etc. Quant à mettre tout le monde d’accord, ça pourra – peut-être – se faire quand il ne restera que quelques millions de survivants, dans un siècle (j’imagine que « Qui nous étions » nous expliquera pourquoi). Il faut se rappeler qu’on n’arrive même pas à se mettre d’accord sur une taxation notable des GES émis.
    – L’intrusion dans la vie privée (Big Brother adorerait qu’on ne puisse rien acheter ou vendre hors de ce système officiel où l’achat de la moindre baguette de pain resterait traçable)

    1. je vous confirme que j’ai essayé effectivement il y a quelques années (2003-2004) d’introduire la notion d’éthique et de progrès environnemental dans le monde de la gestion financière. Le résultat final fut un échec mais ne spéculez pas sur ma personnalité, ma seule volonté était de créer du positif. et je ne rêve pas du tout de grosses cylindrées.

  2. Juste une question au préalable, est-ce le même rédacteur que celui qu’on trouve, sur google, comme ancien gérant de fonds d’investissements dans le « green washing » ?

    Sinon pour déblayer un peu cette proposition (qui ne me fait même pas m’enthousiasmer un quart de seconde, encore un truc de comptable compteur d’usine à gaz) :

    « chaque année civile, chaque foyer se verrait décerner un quota de crédit carbone à dépenser et ce serait le même pour tout le monde (en fonction du nombre de personnes constituant le foyer). »

    Quel montant, suivant quels critères individuel et général, en fonction de quel mode de vie ? Qui décide du quota ? En cas de recomposition dans l’année du foyer (divorce, naissance, décès …) comment on ajuste ?

    1. C’est vraiment une « usine à gaz » que suggère le billet.
      Il est clair que l’essentiel devra passer par ce qu’il
      convient d’appeler des macro-décisions.Ne pas tourner
      autour du pot,sinon on n’y arrivera jamais.La « prise de
      conscience » peut être accélérée.Il suffit par exemple de
      rendre obligatoire une information/formation aux
      questions d’atteintes à l’environnement auprès de tout
      « responsable »,politique ou syndical.L’accent serait mis sur ce qu’on appelle l' »empreinte écologique »,concept
      qui résume le tout.

      1. justement l’environnementalisme ne veut que corriger les aléas nocifs de l’activité humaine mesurés sur l’empreinte écologique, au lieu de porter toute l’attention collective sur la matrice: les modes d’activité vivante dans leurs rapports avec le milieu terrestre, dont l’être humain est en mesure de briser l’harmonie.

    2. le green washing, c’est l’action de repeindre en vert ce qui ne l’est pas. auriez vous des informations sur la gestion de mes fonds environnementaux dont vous pourriez faire profiter l’ensemble de la communauté (achat d’une valeur nocive pour l’environnement, attitude suspecte…).
      Ca m’intéresse car je suis le premier concerné.
      Quand vous écrivez de telles choses, renseignez vous avant s’il vous plait ou soyez en mesure d’appuyer vos dires.
      Merci

      1. Aucune activité humaine n’est environnementale au sens où elle s’inscrirait de manière neutre et en harmonie dans l’environnement naturel. Depuis qu’on a quitté le mode de vie chasseur-cueilleur en gros quoi. Tout ce que nous faisons depuis est nocif pour l’environnement des autres espèces flore ou faune dans l’écosystème planétaire. Alors il y a des degrés et des niveau de nocivité c’est certain, mais aucun des niveaux actuels, aucun je dis, n’est profitable à l’écosystème planétaire. Aucun.

        Le green washing c’est considérer la donnée néanmoins primordiale de l’environnement comme motif d’un fonds de gestion ou de placement pour faire bien et se donner bonne conscience à peu de frais (de gestion).

        Ce qui fait que tout est du « green washing » dans votre truc mon bon ! Vous le découvrez que vous êtes dans le « green washing » ?

        Pas la peine de me remercier je vous l’offre.

    3. Le cas des SDF (sans revenu, ni domicile, fixes) n’est pas évoqué. Et pis, la petite dame avec disons 1 ou 2 gosses à charge qui se tape rien que des temps partiels à 40 km de distance, faudrait pas l’oublier. Elle fait exploser son compteur carbone mais où est l’erreur?
      Une usine à gaz générateur d’injustice et d’inefficacité, un truc contournable à fond, une invite à la corruption, un mauvais rêve et le paradis d’un goulag à réinventer.
      Vivre et laisser vivre le menu fretin (nous tous) , s’attaquer et contraindre les gros, à la source. Comme la COP21 en a donné l’exemple…

  3. 1: la crise environnementale ne se réduit pas (loin de là) à la question du « carbone ».
    2: triste illustration de la gouvernance par les nombres.

    1. @ Marcel
      La finance, même avec du déodorant, reste la finance.
      Faut se laver les neurones souvent pour ne pas risquer de puer de l’intérieur et de liker n’importe quoi.

  4. Pourquoi ne pas intégrer les impacts sous la forme d’une taxe environnementale ? Plus de problème d’anonymat : si tu veux être anonyme, tu payes la taxe, quand aux autres, cette taxe pourrait être déduite à l’aide d’une carte « prépayée ».
    Bien évidemment, le montant du pré paiement et la méthode de calcul de la taxe doit être la plus transparente et démocratique possible.

  5. Cela s’appelle du carbocentrisme, c’est du libéralisme économique appliqué au CO2 car considéré comme gaz satanique. Ce sont des sottises.

    1. A propos de satanique… Micron a eu chaud: il a failli « faire » 66,6% des voix. Mais pour ce qui est d’appliquer l’ancien et le nouveau testament de la religion féroce au CO2, on peut lui faire confiance. Comme de (faire) déclarer la cuve-passoire de Flamanville bonne pour le service.
      La proposition? Usine à gaz en effet. Pas comme ça qu’on sauvera l’espèce. Ni la nôtre, ni les autres. Mais les autres ne votent pas, c’est vrai.

  6. Bonsoir
    L’impact carbone peut sans doute être contrôlé plus facilement en amont de la chaîne qu’en extrême aval.
    Donc: régler le problème avant qu’il ne se soit diffusé en innombrables gouttelettes, cad dans les foyers individuels. Sinon, cela débouche effectivement par l’introduction d’ une usine à gaz supplémentaire par foyer! Est-ce que ça pollue moins?
    Mais la solution bute sur le fait que les foyers les plus démunis n’ont que peu de latitude dans le choix des produits: ils prennent le moins cher. Ce serait donc les pénaliser, car il me semble probable qu’un produit ayant pris en compte et résolu au mieux ( coûts en études et adaptation de la production) l’impact carbone, arriverait dans les rayons de grande distribution plus cher que le produit fabriqué sans se soucier de cet impact.
    On voit déjà bien la différence, sur la même marque entre les séries fabriquées selon les normes habituelles du fabricant et celles fabriquées selon des normes moins exigeantes imposées par la GD: l’appareil coûte 30 à 40% de moins en GS mais il est moins fiable et désavantageux à réparer…Peu de gens ont le choix .
    Cordialement
    Steve

  7.  » N’est-il pas temps d’essayer de tout mettre en place pour le bien-être des futures générations ?  »

    Indépendamment de qui la pose et de la réponse qu’on lui apporte, la question est pertinente.
    J’ajoute trois éléments pour tracer le cadre :
    l’humanité consomme 1 planète 6 chaque année,
    et le 13 août ( sous réserve que ma mémoire ne me trahisse pas ) a été en 2016 le jour du dépassement,
    en outre 8 personnes, en 2016, possédaient autant que la moitié de l’humanité…
    Il est sans doute possible de tourner encore autour du pot mais il faut accepter les mains qui se tendent de celles et ceux qui sont de bonne foi et accepter de réfléchir ensemble. Car ainsi que Stephen Hawkins l’a répété ces jours derniers l’humanité n’a plus devant elle qu’une centaine d’années.
    Alors comme nous n’irons pas tous sur Mars, le mieux est de tenter ensemble de trouver un chemin.
    Il faut organiser une conférence de citoyens pour montrer le nouveau cadre qui ne peut être le capitalisme et proposer des solutions pour gérer collectivement ce que nous avons encore en commun ( l’eau, l’air, les sols, les ressources du sous sol ) pour décider de ne plus gaspiller, de recycler etc…
    Contre la main invisible du marché nous offrons les mains visibles de l’humanité.

  8. Infaisable. On imagine l’effort administratif pour réaliser tout ca – impossible, surtout au niveau des entreprises.
    Mais ce n’est pas grave; mieux vaut refléchir sur des hypothèses que de ne rien faire.
    Protéger l’environnement demande des actions de longue haleine. Mais il y a des réaction. Au Brésil par exemple: les indiens se défendent vigoureusement contre des plans visant à défigurer, une fois de plus, la forêt tropicale, espace vital pour les indiens, pour exploiter la terre.

  9. L’environnement ne se limite pas à l’écologie et l’écologie ne se réduit pas à la question de la production de CO2 donc le problème me semble pris par le petit bout de la lorgnette.

    En outre, il me paraît pour le moins irréaliste de décompter une production autorisée ou réelle de CO2 à des échelles si précises… Tant qu’à faire, pourquoi seuls les humains seraient-ils concernés ?

    Avant de monter des usines à gaz, cherchons comment réguler les profits qui se font au détriment de l’environnement (au sens large, celui qui inclut les conditions de travail par exemple).

    Les concentrations d’argent et donc de pouvoirs ne facilitent évidemment pas la prise de décisions mais les initiatives citoyennes ne sont pas encore interdites partout.

  10. Cher Monsieur Descaves,
    Votre proposition est très belle sur le papier. Vous répondez même à des ‘objections’. Demandez-vous maintenant comment on pourrait la DE-NATURER. Car c’est ce qui arrive souvent. Souvenons-nous : la Commission européenne, forte du principe Pollueur-Payeur, pond une belle directive sur les déchets d’emballage, dans les années ’90. Les mesures : tout emballeur devra financer la reprise et le traitement de ses emballages ; et le citoyen pourra (déposer ou) ramener les emballages à son magasin où il les a reçus. Bravo. Sauf qu’il faut faire un registre de la production des emballeurs et une police de récupération. Le lobby des emballeurs va dénaturer la proposition en criant : bravo ! on s’occupe de tout ! On va faire une coopérative des emballeurs qui viendra chercher les emballages chez vous (pas d’embarras avec les magasins) et que nous financerons par un surcout invisible dans les prix ! Résultat : la cotisation de tous les emballeurs finance facilement la récupération d’une proportion faible d’emballages (définie par la directive) triés par le citoyen. Cela perturbe toute la filière publique (le plus souvent) des déchets, les échecs du tri sont imputés au citoyen et refilés aux municipalités. Et cela n’entraine AUCUNE restriction de la production des déchets. (Etc. en très résumé).
    On peut tenir la même analyse à propos de la décarbonisation. Dès 1970, l’ONU établit le « rapport Brundland », année zéro de la conscientisation publique. Dès 1990, la conférence de Rio confirme. Tout autorité doit produire un agenda de mesures pour qu’en l’an 2000 tout soit différent. Les accords de Kyoto en 1995 (?) lancent une obligation de réduire la production de CO2. Bravo !, disent les lobbys, et nous allons créer un marché éthique car des mesures de compensation positives doivent être prises en compte. Résultat : les grandes surfaces vous vendent des capteurs solaires ou de l’isolant en gardant les certificats verts qui leur permettent de ne pas réduire leur propre production. (Etc. je résume).
    Donc méfiez-vous de celui qui crierait bravo ! à votre proposition…

  11. Mr X est aisé, il a de l’argent et pas assez de crédit carbone pour le dépenser comme il l’entend.
    Mr Y est pauvre, ou « de milieu modeste » pour être politiquement correcte, il a plus de crédit carbone qu’il n’a d’argent pour les utiliser.
    Mr X et Mr Y se retrouvent sur ebay, Mr X demande à Mr Y d’acheter un produit en lui fournissant l’argent avec une commission, le crédit carbone de Mr Y est dépensé, il donne le produit acheté à Mr X et garde la commission.
    Neutralisation complète du système avec une marchandisation des crédits carbones. Cela me rappel trop la fausse bonne idée de la bourse aux droits d’émission de CO2.

  12. Une taxe carbone me semble plus simple à mettre en place que cette histoire de quota, qu’on pourrait simuler ave un revenu universel : soit le revenu annuel est suoérieur aux taxes dépensées et ça donne cette histoire de prime, soit elle est inférieure et donc on paye le dépassement.
    Ca n’aurait pas grand impact sur la consommation à mon avis, ni sur les plus gros pollueurs qui continueraient à percevoir de toutes façons des subventions publiques.

  13. Ça me rend aussi perplexe .

    Dans l’esprit , ça n’est pas vraiment original . C’est un système de quota ,un peu comme le marché des droits à polluer .

    Je commençais , tant que je pouvais voyager , à avoir des difficultés à m’orienter ou tout simplement me procurer un titre de transport dans les gares SNCF . Je plains donc les petits vieux de ce futur proche , qui auront besoin d’une Appli pour savoir s’ils peuvent se procurer leur paquet de cigarettes .

    Ceci étant , dans l’absolu , la question que ça pose , relativement à l’utilisation des ressources , est un peu celle de l’économie : vaut il mieux une régulation par l’offre ou la demande , par l’amont ou l’aval ?

    Ou autre chose .

    1. Dans sa forme , la proposition faite me rappelle ceci , tenté sur Annecy il y a un peu plus d’un an :

      http://www.thierry-billet.org/2016/02/vous-mangez-plus-qu-une-planete.html

      Un bide relatif . Je préfère pour ma part , quand il s’agit de fédérer et animer des citoyens pour une action collective réputée vertueuse , m’appuyer sur les élus locaux un peu futés et facilitateurs , qui peuvent mettre la durée avec eux et la lisibilité des résultats ( ou absence de résultats) . Plutôt dans cette veine :

      http://www.thierry-billet.org/2017/03/facture-energetique-du-territoire-2.101-euros-par-an-et-par-habitant.html

  14. je vois la chose comme Juannessy
    Majoritairement, on ne comprend deja plus grand chose a la complexité de la société… pas sur que rajouter une couche aide bcp !
    Pas sur non plus que ca suffise a eviter le pire …
    Vu l’etat de la planète a l’heure actuel, on se sera assurer qu’il n’y ai plus grand chose a sauver d’ici a ce que ca prenne dans l’esprit des gens !
    De plus le changement de paradigme ne doit pas se limiter a une prise de conscience de l’empreinte que nous avons mais egalement a une empathie vis a vis de la nature (il n’y a deja plus que 20% a sauver dans le cas du terrestre).
    Allez expliquer aux peuples occidentaux actuel que l’egoisme et autre egocentrisme doivent disparaitre et on ravagera deux fois plus vite.
    Autrement dit pas convaincu par le « on reprend les memes, on change la coupe de cheveux de deux ou trois et on recommence »

  15. Patience, la dictature verte viendra un jour et avec elle une économie complètement planifiée , il n’y a pas d’autre issue, et nous en finirons enfin avec ces amuse-gueules .

    1. à jpl,8 mai 2017,22h06
      Arrêtez s’il vous plait avec votre hantise de la dictature
      verte.Une « planification écologique » est nécessaire,tout
      le monde le sait.C’est une « ardente obligation ».Plan ne
      veut pas dire « dictature ».C’est tout simplement une
      question de minimum d’intelligence.

      1. Mais mon cher Guy, je n’ai aucune hantise de la dictature verte , au contraire je l’appelle de mes voeux . Si c’est le mot « dictature » qui vous gêne moi ce n’est pas le cas, car il en faudra une , pour assurer le « plan » : arrive toujours un moment où on se rend compte qu’on ne peut avoir le beurre, l’argent du beurre, et le tablier de la crémière …

  16. L’idée d’internaliser le coût écologique de chaque action individuelle me semble louable, mais il me vient trois objections :

    (1) Quelle est l’avantage de votre proposition par rapport à une simple taxe pigouvienne ? D’un point de vue comptable le résultat est identique, et l’effet de conscientisation peut être exactement le même si le montant de la taxe est explicitement écrit sur chaque produit.

    (2) Les pauvres achètent peu de 4×4 BMW, certes, mais ils ont aussi une fâcheuse tendance à vivre loin de leur lieu de travail, dans des logements mal isolés et chauffés par des équipements antédiluviens. Il est très difficile de « battre » l’empreinte carbone d’un cadre supérieur vivant dans un appartement au centre-ville et se rendant au travail en métro, et il y a donc fort à parier qu’une telle taxe serait fortement régressive, en tout cas entre pauvres et classes moyennes. Ceci n’est pas nécessairement éliminatoire, mais il faut en tenir compte et proposer des mécanismes pour éviter un coût intolérable pour les plus durement touchés.

    (3) Je suis plutôt favorable aux taxes pigouviennes car elles me semblent la seule voie pour avancer *un peu* dans le contexte politique actuel, mais elles restent une solution très partielle, qui se contente de rendre la destruction de la planète légèrement plus coûteuse. Il n’est pas interdit d’imaginer des solutions plus radicales et plus coercitives, étant donné que jusqu’à preuve du contraire nous n’avons qu’une seule et unique planète à disposition.

  17. Un peu comme ropib:
    Il est à mon avis plus simple d’instaurer une taxe carbone, puis de redistribuer l’ensemble des moyens générés de cette manière sous forme d’une allocation égale à chaque citoyen (le concept est assez similaire du point de vue économique, mais pas besoin d’une double comptabilité jusque dans les foyers).

    Si vos activités induisent moins de CO2 que la moyenne, vous y gagnez financièrement, sinon vous y perdez. Et comme pour chaque tonne de CO2 évitée en changeant votre consommation, vous gagner directement la taxe évitée, tout en gardant la même allocation (s’il n’y a que vous qui changez votre comportement), chacun aura tout intérêt à diminuer sa consommation/émission de CO2.

    Comme je pense qu’en valeur absolue, les émissions de CO2 induites par la consommation sont globalement croissantes avec le revenu, cette taxe (immédiatement redistribuée) serait largement progressive.

    1. je voulais écrire:
      (le concept est assez similaire du point de vue économique avec la proposition du billet, mais pas besoin d’une double comptabilité jusque dans les entreprises, les collectivités et les foyers)

  18. De très bonnes propositions, c’est le chiffrage qui pourrait interloquer par contre l’approche semble excellente bien que un peu trop sommaire. A combien fixez-vous le crédit carbone? Macron s’intéresse à la transition écologique:
    https://en-marche.fr/emmanuel-macron/le-programme/environnement-et-transition-ecologique
    « Si la population mondiale vivait comme les Français, il faudrait 3 planètes pour satisfaire notre demande en ressources naturelles », est-il écrit. Donc il se pourrait que votre proposition de toucher une prime ne soit qu’un leurre, pas désagréable certes, mais si on considère que les effets environnementaux se font sentir sur le moyen-long terme et que la situation est déjà jugée catastrophique par différents experts alors le crédit sera si bas qu’il ne saurait être question de faire des économies, sauf au pire pour des personnes en situations déjà de grande fragilité qui verraient là le moyen de survivre comme on vend ses organes (en exagérant un peu, pour voir les limites de ce système qui me parait très efficace par ailleurs).
    Des lobbys s’opposent à ce type de mesures aux lourds et délicats enjeux, c’est pourquoi la légitimité des preneurs de décision doit être totale, la taxe carbone de Royal et Hollande fut elle un raté total.
    Prix en € et en crédit C, cela permet de déterminer l’offre par la demande, mais la limite de la planification c’est parfois la pénurie. Qui possède? Dans cette proposition il y a une forte considération de la dignité humaine, alors il est nécessaire de redéfinir la propriété, de la partager, de briser les cordons de la bourse et les chaines du capitalisme pour ^pouvoir dire honnêtement à la population « tenez votre quota C, votez Quimby ».
    C’est un point de vue qu’on pourrait qualifier de néo-utilitariste, l’efficacité de ces mesures est souvent confortable. Bémol pour cette monnaie C, même s’il est possible de déterminer une valeur pour toute chose il sera compliqué de faire en sorte de tout comptabilisé par le marché. Pour ma part j’imagine une limite, un quota, pour définir des biens et des services ouvrés / ouvrables / fermés; un service public (union, source d’économie, de tous les services de l’état social -santé, retraite, famille…- incluant le logement et la nourriture, jusqu’à la vie quotidienne dans ses aspects bénéfiques au cadre de vie -vacances, éducation, transport, internet-) qui prend en compte les situations individuelles en y répondant par une administration et assurance collective. Tous les besoins primaires sont pris en charge, quand on a bien profité de la vie dans les limites de la dignité collective c’est fermé. Il y a différentes pistes intéressantes à déblayer.

  19. Étant donné les risques engendrés par le méthane, puissant GES, je suggère en sus d’une taxe carbone d’installer un gazomètre au cul des vaches 😉

  20. Ne pourrait-on pas plus prosaïquement arrêter de se la raconter dans nos vies de neuneus gavés à la consommation matériel abrités derrière nos frontières fictives ?

    Chaque morceau de minerai sorti de terre pour faire un tank ou une bagnole s’est un morceau de minerai en moins pour faire un béche dans le futur, ça paraît con comme idée aujourd’hui mais ça le sera moins dans quelques siècles pour nos successeurs.

    Quelle civilisation et mode d’organisation peut permettre partout aux gens d’accéder à des soins de haut niveau, à un savoir étendue et généralisé, et cultivant le goût du bonheur du vivre ensemble et aussi séparément sans saccager la planète ? Bref se la couler douce au paradis ici et maintenant dans ce qui est encore un vrai Paradis, même avec 5 degrés de plus, eu égard au reste du système solaire !

    Moi je dis primo :

    – On peut déjà virer toutes les armées du monde. Là y a un gain plutôt conséquent en budget et en ressource matériel.
    – Virer toutes les administrations et entreprises qui ne produisent rien d’essentiel en fonction des objectifs fixés (santé, savoir). Là le gisement est considérable, vu le nombre astronomique de merdes qui sont produites chaque seconde sur ce caillou.
    – Concentrer les habitats et densifier les métropoles en construisant durable et bioclimatique. Et construire des liens transports communs entre elles.
    – Rendre les logements, la nourriture, la santé, l’énergie, la culture, les transports gratuits.
    – Apprendre à ne rien faire que contempler et jouer. Apprendre à aller lentement.
    – Développer l’empathie et le soin de soi et des autres. Modifier nos habitudes alimentaires.

    Bref rien de comptable pour la révolution environnementale mais juste du plaisir et de la joie d’être ensemble en accord avec tous les passagers du monde vivant sur ce beau bolide intersidérale. Le reste, pfeuuuu m’en fous moi ! 😀

    Vu que cela n’arrivera pas à cause qu’on est des neuneus, ça sera les pleurs et les grincements de dents et le règne des comptables du CO2 Macronisés.

    1. Je déconne pas hein pour les gains sur les budgets militaires. C’est plus de 1 700 milliards par an dans le Monde. Dont 62% sont le fait des gentils Occidentaux défenseur des droits de l’Homme qui assurent heureusement, que dieu les bénissent, la paix partout. Sont aussi les plus gros constructeurs/vendeurs nos gentils conservato-libéro-libertaires mais comme ils le font avec l’Hymne à la joie et le The Star-Spangled Banner c’est bien Alléliua Hosanna au plus haut des cieux, Amen Macron !

      Pas grave, on coupe le budget, j’en ai besoin pour financer la révolution environnementale…

      1. D’accord avec toi Clo-Clo.
        J’allonge la liste des activités qui augmentent notre empreinte écologique de façon abusive, superflues et ou nuisibles :
        1-Financiarisation de l’économie, spéculation, dettes, bourse, etc.
        2-Système bancaire, produits dérivés, paris, etc
        3-Tourisme internationale, avions (1 milliard de litres/jour) et paquebots.
        4-Industrie militaro-industriel
        5-Publicité
        6-Mode vestimentaire
        7-Sports professionnels et olympiques sur payés
        8-Arts et cultures professionnels sur payés
        9-Fabrication d’objets inutiles
        10-Fabrication d’objets non durable et/ou à obsolescences programmé court terme
        11-Produits alimentaires industriels sur transformé, sucré/salé, néfaste pour la santé etc.
        12-Éventail trop grand de produit (parfois peu efficace) pour le même usage
        13-Variété exagéré des modèles de voitures (8-10)
        14-Logements exagérément luxueux bien au-delà des besoins
        15-Sous-utilisation volontaires de techniques efficaces
        16- Importation de produits (nourriture, vêtements, etc.) pouvant être produit localement.
        17-Etc.

  21. Encore des quotas et autres taxes carbone. Rappelez les bonnets rouges et les traders de carbone! Ca ne veut pas marcher.
    La seule solution c’est de le laisser sous terre ce carbone, d’oublier la mobilité et de replanter des forêts. Et au vu de l’étendue des dégâts, il faudra sûrement plus d’un siècle pour en voir le bénéfice pour l’humanité, s’il reste quelqu’un pour l’observer…
    La solution ne peut être qu’une prise de conscience mondiale. Nous sommes biens placés pour prendre conscience avec nos ordinateurs. 1% des humains possèdent un ordinateur personnel!
    La plupart des 99% d’autres se préoccupent surtout de vivre ou survivre.

  22. Je serais plus confiant sur l’aboutissement par une révolution de l’éducation que par des mécanismes micro-économiques additionnels, même si ceux ci semblent pouvoir se dérouler comme du papier à musique.
    Toute personne qui agit au contact d’un milieu naturel peut déjà prendre assez conscience pour modifier son attitude : un mineur, un paysan. Plus dur pour un fonctionnaire urbain lambda ou un chauffeur de taxi à Dubai.
    Ceci m’amène à un optimisme très modéré : c’est quand les passages de seuils auront assez amoché le système pour qu’une grosse minorité soit obligée de se retrouver quotidiennement « en face à face » avec la nature pour la subsistance que nous aurons une chance d’atteindre le niveau de contre-réaction souhaitable. Petit risque que ça dégénère à la Blade Runner ou Mad Max avant.

    1. Et voilà, le dernier épisode des shadoks dans lequel Grosbil s’acharne sur tous les termes de la fabuleuse équation CO2.
      La taxe éponyme verra-t-elle le jour ou bien rejoindra-t-elle son amie la taxe sur les transactions financières, loin , très loin au firmament?
      Les shadoks Du-o réussiront-ils à fabriquer la machine à machin alors que 10millions de shadoks Du-ba ne comprennent toujours pas le fonctionnement de la tourniquette à faire la vinaigrette?
      Une célèbre citation shadokienne dit : l’éducation des shadoks du-o rend impossible celle de ceux du-ba tant et tant que claquos dans la bougie durera.

    2. à timiota,9 mai,2h12
      D’accord avec vous,timiota.Et merci pour le rappel
      « Bruntland »,auquel on peut ajouter le rapport de
      « Rome » et les travaux de N.Georgescu Roegen.Bertrand
      de Jouvenel,aussi, avait bien compris la question.
      L’éducation,l’éducation,toujours l’éducation:vous avez
      bien raison.

  23. Autrement dit, afin que les propositions suggérées dans le texte soient réalisables, ils nous faudraient une surveillance de masse à l’échelle du monde.

  24. Le fascisme écolo dans toute sa splendeur!
    Fondée sur un non sens absolu:
    Le CO2 est un gaz bénéfique favorisant la croissance des plantes.
    A propos, sachant qu’il y a une corrélation entre un minimum de taches solaires et une baisse des températures…nous allons de fait vers un refroidissement climatique….

      1. Me demandais aussi pourquoi qui me surlignait en rouge négationnisme… Voilà l’explication : je suis orthographo sceptique !

      1. @arkao
        L’article de science et avenir est culte : on montre que les plantes assimilent plus de CO2, mais comme ça pourrait donner des billes aux « sceptiques », il faut rappeler l’antienne carbo centriste comme quoi ce ne sont que des catastrophes qui nous attendent quand même (le tout au conditionnel, le ridicule ne tue décidément pas).

    1. Communiqué du CNRS

      Paris, 15 février 2017
      Atlantique Nord : le risque d’un refroidissement rapide au XXIe siècle revu à la hausse
      La possibilité d’un changement important du climat autour de l’Atlantique est connue depuis longtemps, comme symbolisée par la fiction hollywoodienne « Le jour d’après ». Pour en évaluer le risque, des chercheurs du laboratoire Environnements et paléoenvironnements océaniques et continentaux (CNRS/Université de Bordeaux) et de l’Université de Southampton ont développé un nouvel algorithme pour analyser les 40 projections climatiques prises en compte dans le dernier rapport du GIEC1. Cette nouvelle étude fait grimper la probabilité d’un refroidissement rapide de l’Atlantique Nord au cours du XXIe siècle à près de 50 %. La revue Nature Communications publie ces résultats, le 15 février 2017.
      ……
      http://www2.cnrs.fr/presse/communique/4883.htm
      http://www2.cnrs.fr/sites/communique/fichier/cp_refroidissement_atlantique_ok.pdf

      Je n’ai rien vu dans les journaux, curieux non.

  25. @ Monsieur de la Finasserie, bon ami du président
    Ah la belle vision !
    Il se trouvera toujours des caves qui croiront pouvoir se jouer des Lois de la Physique. En la matière, les financiers sont tous des caves, et plus encore lorsqu’ils se lancent dans le lavage-vert : ils vivent dans des mondes dont on ne sait pas où ils se trouvent mais dont on est certain qu’ils n’existent pas à terme.
    En attendant, l’Energie se dissipe, et notre avenir avec.
    Avec ce genre de solution, le Soleil vert demeure inévitable ; et la Fin de l’Humanité juste après.

  26. Bonjour
    Ce qui m’interroge le plus :
    « Le prix du crédit carbone serait évolutif dans le temps (à la hausse) et prévisible de manière à anticiper le coût de ses futurs achats. »
    Inutile de revenir sur la « prévisibilité des prix » et « l’anticipation des coûts »…merci Mr Jorion 😉

    Analyse perso :
    Si le prix du carbone évolue à la hausse c’est qu’il devient de moins en moins possible de polluer (car nous ne cessons pas de polluer)…et/ou que le coût écologique du produit/service augmente (donc on continu à polluer…mais plus)…et/ou que le prix affiché ne reflète pas la réalité environnementale (spéculation?).
    Je n’ai donc pas l’impression que ça soit une bonne idée…rien ne dis que nous polluerons moins (ou mieux) avec ce système (qui existe déjà, non?).

    Enfin, pour beaucoup, nous achetons des produits/services en fonction de nos moyens/salaires/revenus et pas en fonction de son impact environnemental…

    1. @Olivier,
      Sur le prix du « carbone » : Ne jamais confondre CO2, gaz nécessaire à la vie des plantes sur terre et donc à leur photosynthèse avec le sujet de la pollution. Cela n’a rien à voir. Il faut être carbo centriste pour assimiler le CO2 à un toxique, c’est une erreur journalistique répétée à l’envi tous les jours. Les pseudos experts confondent alors monoxyde de carbone et dioxyde de carbone, c’est là où ils en sont.

      1. @Sapristi
        …carbo centriste…pas mal celle là…on en invente tous les jours (soupir).
        Et pour le CO2, comme pour le CO, en eux mêmes il ne sont pas « bons » ou « mauvais » (il y a toujours une petite bête ou plante quelque part qui en bouffe), c’est leurs concentrations qui posent problèmes.
        Le prix du carbone que j’écris est le « prix du crédit carbone » de l’article.
        Quel est le sens de votre commentaire, je ne saisi pas?
        L’auteur de l’article, pour une quelconque raison, aurait très bien pu parler d’un crédit Arsenic ou que sais-je encore…
        Bah tiens! je viens d’inventer le crédit (ou le débit) Plutonium…qui n’en veux?

      2. @Olivier,
        Définitivement : Le CO2 de l’atmosphère terrestre n’est pas toxique pour l’humain, donc le taux « dangereux » n’existe que lors d’une éruption volcanique où des gaz expulsés remplacent l’oxygène de l’air (CO et CO2 compris remplacent O2). De fait la confusion entre CO et CO2 est commune, puisque vous conjuguez le verbe « polluer » pour un bilan de dioxyde de carbone.

  27. On en est à parler de « crédit carbone » quand dans la Bougnoulie Extérieure où j’habite, un virus sorti on ne sait d’où commence à s’attaquer aux bananiers. Il faut savoir qu’il ne s’agit pas d’exportation, par chez moi on n’exporte pas de bananes. Les bananes, de toutes sortes, par chez moi, ça se mange au quotidien.
    Vive le France, Vive Macron ( qui ignore où et ce que sont les confettis de l’Empire) et vive le réchauffement climatique!

  28. Dans le vivant, la putréfaction est une étape qui libère beaucoup de gaz. Nos sociétés occidentales démocratiques et consumériste ne font pas exception.
    Vouloir gérer ce processus inéluctable avec les émanations qui suit:
    – quota,
    – crédit carbone,
    – taxes,
    – anticiper le coût,
    – foyers débiteurs,
    – paiement déclenche automatiquement,
    – produits et services,
    – réflexion créatrice
    – ajuster les quotas chaque année pour équilibrer les comportements,
    – surcoût environnemental,
    – entreprises y verraient une menace,
    – …
    et le pompon…
    – bien-être des futures générations

    C’est la dose qui est toxiques mais pas la substance en elle-même !

  29. Pardon mais on dirait une cour d’école.
    Petit rappel : Le dioxyde de carbone (CO2) est une des formes circulantes du carbone dans l’atmosphère terrestre. Il est un des éléments essentiel de la vie dans la mesure ou les végétaux (dont le phytoplancton de l’océan) le captent par la photosynthèse pour se construire. Les animaux dont nous faisons partie, consomment pour la plupart des végétaux, qu’ils vont transformer en énergie + matières premières, libérant le CO2 capté initialement par les plantes (cycle de Krebs).
    Les énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz) sont des résidus de végétaux séquestrés dans l’enveloppe terrestre et datant de millions d’années, très riches en carbone et dont la combustion libère du CO2 (entre autres).
    Le problème est bien la libération massive de ce CO2 fixé depuis des millions d’années par nos besoins énergétiques pantagrueliques; qui entraîne un effet de serre, réchauffant en moyenne la planèteet entraînant dilatation des océans et fonte des glaces…qui libère du CO2…
    Beaucoup d’autres gaz sont toxiques ou impactent le climat. Oui le CO2 n’est qu’un exemple et un symbole, car au départ il nous construit, et c’est comme ça que nous finirons, comme tous les êtres vivants

  30. Toutes ces propositions y compris celle de l’auteur ne servent à rien en tentant vainement de gérer l’ingérable via des circonvolutions :
    – il est bien trop tard pour rectifier le tir, puisqu’on en est déjà à 1,6 planètes
    – dans le cadre d’un système de croissance, il est impossible de faire de la décroissance car c’est bien de ça qu’il s’agit

    De fait, il n’y a pas de solution à notre problème car nous sommes, comme l’a dit Paul Jorion, une espèce colonisatrice et opportuniste qui n’étant pas régulée par un prédateur ne peut qu’aller à l’épuisement des ressources finies que la technologie ne fait que nous rendre disponibles.

    La suite de l’histoire est donc nécessairement un effondrement généralisé de la civilisation thermo industrielle pour nous ou nos descendants, ce n’est qu’une question de temps. Pour reprendre la métaphore des nénuphars et de la croissance exponentielle, en sommes nous déjà au stade dernier doublement ? En constatant que nous consommons 1,6 planètes nous répondons à cette question ce qui est cohérent avec la prévision du MIT pour un début d’effondrement au plus tard en 2030.

    Alors les amis, nous n’avons plus que 10 ans à profiter ou se préparer. Une seule chose est certaine : ça va saigner et ceux qui ont plus de 50 ans, dont je fait partie, n’ont plus beaucoup d’années à vivre.

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