Deux petites leçons à tirer + une autocritique, par Gilbert Chabian

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Trois petites leçons à tirer de ces élections :

1/ Le ressort de ce système d’élections à deux tours a été mis à nu. Bien plus qu’en 2002, la situation particulière du passage au 2d tour d’un candidat « honni » ou justifiant un « isolement politique » amène à un déni de démocratie. Le président élu ne sort pas d’un affrontement « à la loyale » mais d’un avantage dû au « devoir républicain » (selon la terminologie du jour : république équivaut à démocratie dans l’esprit de la République des droits de l’homme).

Ceci montre également que le premier tour sert à éliminer une partie importante de l’opinion, à la priver de participation politique. Que ce soit à une élection parlementaire ou une élection présidentielle. Ici deux forces importantes, celles de Fillon et celles de Mélenchon ont été éjectées de tout pouvoir, alors qu’elles représentaient quelque 40 % de l’électorat, alors que les deux candidats retenus pour le 2d tour en représentaient +/- 45 %. Dans n’importe quel district électoral, amené à choisir un (seul) député, il y a un même jeu d’élimination de pans entiers de l’opinion, et cette disparition est aussitôt oubliée. Seul le gagnant est mis en scène. (A contrario, dans un système d’élection parlementaire à un tour, on aurait sans doute la formation d’une majorité rassemblant les forces de Macron, Fillon et Hamon, soit 53 % de l’électorat ; et cela donnerait la conclusion d’un programme ‘de synthèse’ habituel en Belgique, Hollande ou Allemagne par exemple).

Cette opération amène les forces en présence à se rassembler dans des conglomérats favorables avant l’élection. Et à effacer les forces plus faibles, telles le « Centre » et les « Verts » en France, dans un but de victoire. On a pu reprocher à des petits partis d’avoir fait éliminer Jospin au premier tour en 2002, on en parle encore. Aujourd’hui, ces rassemblements n’ont pas réussi à faire gagner, et le Centre et les Verts sont des opinions rendues invisibles. Et les « primaires », qui découlaient des tensions dans ces conglomérats et de la nécessité d’organiser un « pré-tour » pour mesurer les forces, se sont révélées contre-productives.

Tout système d’élection, outre le principe (deux tours et le gagnant obtient tout le pouvoir ; ou un tour et les opinions proportionnellement représentées doivent trouver une majorité en leur sein), connaît des modalités diverses. Ainsi la préséance de la présidentielle par rapport à l’élection parlementaire (introduite bien après la fondation de la « Ve République ») accentue le clivage politique et amène les territoires à désigner un élu pour son affiliation (pour ou contre le président) plutôt que pour son action de représentation locale ou son opinion particulière. (On pourrait dire du système à deux tours qu’il est « clivant » et du système proportionnel à un tour qu’il est édulcorant.)

On sent bien que cette opération va être particulièrement cruciale en 2017, avec l’affaiblissement apparent des partis traditionnels et l’apparition de « mouvements » dont on ne connaît pas les forces de mobilisation ni le « personnel politique ».

Enfin, soulignons que des critiques plus fondamentales de la « cuisine démocratique » que représente le système électoral ont été manifestées cette année, avec le(s) processus alternatif(s) du « choix du candidat citoyen » posant des questions intéressantes : ce processus a été balayé par le « truc » des parrainages, système très obscur où seule la prolifération de petits maires ruraux sans étiquette ouvre un peu la porte aux petits candidats, contre l’endogamie du personnel politique ; et la montée en puissance du vote blanc, anecdotique sans doute mais manifestant le refus du processus électoral actuel (si on comptait les +/- 10% de votes blancs, Macron aurait moins de 60% et Le Pen moins de 30 %, mais le rapport resterait le même).

2/ L’isolement du personnel politique par rapport aux citoyens, et sa fabrication par le marketing politique et l’excitation idéologique, et l’intervention des médias et instituts de sondage, think thanks et réseaux sociaux, sont apparus plus crûment sur la scène.

Qu’avons-nous vu du côté du parti socialiste ? Une fois annoncé le désistement du président sortant, deux processus parallèles ont été construits : le lancement isolé d’un candidat ambitieux, un peu à la manière de Sarkozy déjouant les organes de son parti pour 2007, et l’établissement d’une faible primaire dite « de la belle alliance populaire » dont le premier ministre devait sortir haut la main. Le parti paraissait inerte, incapable d’une stratégie d’union, incapable d’un bilan, incapable de construire un programme. Une fois le candidat frondeur désigné de façon inattendue, le parti a suivi mollement sa campagne, ce qui fut une manière de la saboter. Il a constaté le résultat électoral comme si cela ne le concernait pas. Il a laissé l’ancien premier ministre se rapprocher de l’autre candidat issu du gouvernement, sans prendre les sanctions qui étaient pourtant prévues. Aujourd’hui, Stéphane Le Foll a annoncé : pas une voix socialiste ne peut manquer à la majorité présidentielle.

Et aujourd’hui, on annonce l’apparition d’un programme électoral PS pour les élections parlementaires. On croît rêver. On ne sait s’il faut présumer d’un scénario « comploté » ou d’une dérive d’un parti ayant choisi de subir les événements, tout en construisant deux processus aussi hasardeux. Ce n’est pas très important.

Indépendamment de cette question, il serait intéressant de faire l’histoire de la saga Macron. Je ne pense pas que le scénario était gagné d’avance. Je ne sais pas pourquoi toute une jeunesse (+/- aisée) s’est immédiatement inscrite derrière ce candidat sans programme, sans passé (enfin…), et au discours volontairement peu engagé. Je ne sais pas pourquoi cette opération « lancement d’une nouvelle savonnette » a réussi, ni comment elle a été préparée, montée. Cela ne se résume pas à une question de finances, ni d’arguments, ni d’images, mais à une combinaison. Il y a là un savoir-faire qui se construit progressivement sous nos yeux, avec Obama, Grillo, Podemos, Trump… et qui produit de l’adhésion sans contenu, à base de symboles. Cela mérite d’être étudié, décortiqué.

Par comparaison, tout espoir de monter une opération de candidature citoyenne paraît dérisoire, condamnée dès le départ, et on peut se demander pourquoi la démocratie est à ce point manipulable. Cela repose aussi sur le système électoral et sa cuisine, mais pas seulement. On pourrait discuter de la candidature de Sanders aux US, ni totalement montée, ni franchement citoyenne, comme exemple enrichissant la réflexion.

Ces points étant posés, on peut en venir au mouvement de Mélenchon. Car cette candidature est aussi une opération politique ayant fait l’objet d’un montage, d’une préparation, d’un lancement. Elle fut intéressante à plusieurs titres, dont la présence d’un programme non attaché à l’homme, ayant son existence propre ; dont l’existence d’un mouvement qui a créé de l’adhésion, et notamment par les réseaux sociaux. La réussite fut exceptionnelle. Pourtant, je relèverais des faiblesses peu apparentes, tel le manque de visibilité des responsables du mouvement, cooptés par JLM ou issus seulement du Parti de gauche. On ne sent pas que le mouvement ait fait une démarche d’unité et de renforcement de sa structure (« une structure limitée au processus électoral » vient de déclarer Clémentine Autain). Il devait sans doute préserver son indépendance, mais aujourd’hui cela se révèle une faiblesse en vue de l’élection parlementaire, quand le PC, qui l’a soutenu tout en faisant une campagne séparée, semble préférer la défaite à l’accord sur les candidatures, quand le parti EE-LV ne reçoit pas de réponse à sa demande d’un même accord électoral (rejetant celui conclu avec Hamon). Un accord avec le « PS frondeur » serait aussi souhaitable, vu la nécessité des « conglomérats » préalables au premier tour que j’ai expliquée. Autre faiblesse, l’égo démesuré du candidat Mélenchon, bon tribun, bon orateur, mais trop peu concret sur le programme souvent. La campagne d’incrimination de la dernière semaine (l’affaire de l’adhésion à l’alliance bolivarienne, simple alliance anti-impérialiste pourtant) l’a trouvé fort isolé, alors que d’autres voix auraient justement dû pouvoir être entendues. Ce lundi soir, les conditions d’une campagne parlementaire réussie ne paraissent pas réunies : pas d’accords électoraux, pas de financement assuré (l’appel aurait dû être fait avant le premier tour !), pas de têtes connues au plan local. Espérons le miracle… pour avoir une opposition de gauche. Mais le système à deux tours est particulièrement injuste pour une représentation des opinions.

N’oublions pas ce qui est arrivé au parti Les républicains, et qui pose aussi des questions de démocratie. Le processus était classique et rodé, un candidat surprise sort, mais il a l’avantage de faire écran aux deux autres, dont on ne veut pas le retour. Il est magnifiquement désigné. Remarquons tout de même que la possibilité de manipuler la primaire (en venant voter de tous bords contre Sarkozy) est apparue crédible. Et que chaque candidat décline SON programme, à charge pour le parti de s’y inscrire et de le défendre : ce qui n’a pas été fait, ni à gauche, ni à droite. Il est apparu que ce candidat traînait une casserole, très classique chez les hommes politiques mais assez grossière quand même. Le fait qu’on puisse à ce point monter une opération de déstabilisation d’un candidat pose une double question : qui a fait cela ? (je ne veux pas croire que les médias soient seuls sur le coup, et je songe à D** ou à B**) ; et pourquoi le parti n’a-t-il pu aucunement sortir de l’ornière ?. Ici encore, c’est la cuisine électorale du système à deux tours, du conglomérat traversé de tensions, de la personnalisation de l’enjeu qui doit être mise en cause. Dans un scrutin de liste, à la proportionnelle, l’éjection d’un candidat ne ternit pas l’image des autres. C’est donc aussi le risque de l’opération « lancement d’une savonnette » qui est ici manifesté ‘a contrario’. On a d’ailleurs essayé d’atteindre Macron, Le Pen (dont je ne parlerai pas), Hamon, Mélenchon de la même façon. On a dit que cela n’avait pas eu d’influence, il faudrait expliquer pourquoi cela atteint une fusée et pas les autres. Cette autre dimension souligne encore l’injustice ou le caractère hasardeux du système.

3/ Un forum est-il capable d’autocritique ? Ce n’est pas son objet, il n’a pas de ligne à défendre. Mais le groupe Les Amis du Blog de Paul Jorion (ABPJ) ? Je doute me faire des amis en écrivant ce qui suit. Mais la question « quelle fièvre électorale nous a envahis ? » me paraît devoir être posée.

Selon moi, tout part de la proposition de Paul Jorion : « Faisons élire Piketty, ce sera le président qui a déjà tout compris » (je caricature). Mon étonnement fut total. On disait le plus grand bien de Thomas Piketty et de son livre depuis quelques mois, mais de là à en faire un président ? Non ! Pour m’éclairer, j’ai lu 1500 pages de Piketty (de 2000 et de 2012) et c’est vrai que voilà un passionnant travail intellectuel, novateur, éclairant. Mais nous n’avons sans doute pas là un « homme politique » à l’égo tenace, au charisme carnassier, aux réseaux solides, pour construire un « lancement de savonnette » solide. Pour un intellectuel, c’est sans doute un contre-emploi, non ? Et pour un blogueur, rien n’est garanti…

Je demande donc une discussion sur le point suivant : au vu de ce qui s’est passé, si c’était à refaire, ferions-nous le même projet ? Et derrière cela, l’autre point : avons-nous besoin d’un candidat « homme politique » ou d’un candidat citoyen ? Et quels sont les critères de lancement, quel savoir-faire, quel mouvement est requis pour une telle opération ? En tous cas, le Blog de PJ n’offrait aucune structure, aucun réseau pour ce type d’opération… et on n’en a plus parlé, se déchirant sur l’offre politique existante… Au total, la réflexion analytique a donc été faible ; tout reste à faire sur ce plan.

Vient alors le deuxième temps, celui de la fièvre électorale. Nous n’avons pas été vraiment bons sur cette période, nous avons participé au cirque, le nez dans le guidon. En fait, nous avons été saisis, emportés par le spectacle, comme tout le monde, jouant avec les personnages, les enjeux, les arguments, les symboles, comme on joue au Cluédo pour résoudre un problème qui n’existe que dans les rêves. Nous avons épluché notre gazette sans grand recul depuis quatre mois au moins ! Nous n’avons quasiment pas parlé d’autre chose, en tout cas nous ne l’avons pas retenu (moi le premier!). Paul Jorion a apporté un peu de fraîcheur avec l’hypothèse Poutou (loin de Piketty, pourtant!), mais était-ce sérieux ?

Petit exercice : quels sont les articles importants (sur ce blog ou ailleurs) que nous devrions retenir comme analyse de cette compétition présidentielle ? Qui permettent de nous éclairer un peu mieux sur l’Europe, l’allocation universelle, la réduction du temps de travail, sur la déstabilisation médiatique et sur les questions évoquées ci-dessus ?

J’arrête ici, car la résistance des lecteurs est déjà à son comble, je n’en doute pas.

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124 réflexions sur « Deux petites leçons à tirer + une autocritique, par Gilbert Chabian »

  1. 1) Devoir républicain : comme en Corée du nord.
    2) Voter est un droit et ne pas voter est aussi un droit.
    3) Le FN parti non républicain ? Pourquoi n’est-il pas interdit dans ce cas.

    « Au total, la réflexion analytique a donc été faible ; tout reste à faire sur ce plan. »
    Depuis 40 ans et Ivan Illich la réflexion analytique n’a pas avancé.

    1. C’est usant ce soi-disant débat sur l’interdiction du FN.

      Deux positions sont inconciliables : 1/ Celle défendue par Chomsky (style, ce sont mes mots) : la liberté d’expression permet de se battre contre toutes formes d’expression visant à l’interdire. 2/ Celle défendue par une de nos lois mémorielles, la loi Gayssot tendant à réprimer tout acte raciste, antisémite ou xénophobe. Gayssot, un communiste peut être accusé d’empêcher la liberté d’expression, et ça n’a pas manqué. Mais pas matière à interdire comme cela a été fait pour divers groupuscules, et encore moins avec le considérable corps électoral acquis par ce parti, de plus en plus présentable et amené à représenter. Écoutez P.J. http://www.pauljorion.com/blog/2015/04/24/le-temps-quil-fait-le-24-avril-2015/
      À 7mn 56 il fait nettement la distinction entre Mme le Pen et son papa à l’extrême droite.

  2. Les Francais ont le système politique qu’ils méritent – le personnel politique avec. Les Francais sont crédules, sensibles aux illusions et mirages, ils votent, depuis le départ du grand Charles, contre un candidat au lieu d’élaborer un projet pour faire avancer la société, et de charger la classe politique (« l’exécutif ») de sa mise en oeuvre. Certains électeurs le reconnaissent, ils disent que pendant des décennies ils l’ont fait, de voter contre un candidat – des années perdues.

  3. Dans le corps de ce billet , on peut lire , et j’approuve :
    … »Ces points étant posés, on peut en venir au mouvement de Mélenchon. Car cette candidature est aussi une opération politique ayant fait l’objet d’un montage, d’une préparation, d’un lancement. Elle fut intéressante à plusieurs titres, dont la présence d’un programme non attaché à l’homme, ayant son existence propre ; dont l’existence d’un mouvement qui a créé de l’adhésion, et notamment par les réseaux sociaux. La réussite fut exceptionnelle »
    et personnellement j’ajouterais : « fut combattue par tous les moyens , même les plus déloyaux , par le principal modérateur , deux ou trois réguliers(« piliers ») contributeurs et , last but not least , par le fondateur de ce blog« …!
    Inquiet , dégouté par ce radical acharnement pour le moins excessif à mon sens , j’en ai sollicité de leurs auteurs les causes concrètes.
    Sans grand succès..! Jusqu’à la découverte de cette incise de fond de P.Jorion ,noyée dans la masse.. : fil « Monsieur Macron a eu 15 jours.. » P.Jorion(8/5 à 17h19) dit :
    « Pierre, ce qui ne va pas chez Mélenchon, c’est l’absence d’une cause qu’il servirait : un projet de l’ordre du collectif, dont on ait le sentiment qu’elle transcende ses tentatives brouillonnes de rafistoler à tout instant une image de soi qui semble vouloir en permanence partir en quenouille.
    J’ajoute pour Daniel, en réponse à « rien de sérieux ne séparait les idées de Paul et celles de Mélenchon », citant Lacan de mémoire : « Peut-être que je dis là la même chose que Lagache, mais comment pouvez-vous imaginer que cela puisse vouloir dire la même chose ? »
     »
    Et si on approfondissait…?

    1. @Otromeros

      Et si on approfondissait…?

      La candidature de Mélenchon a été une opération politique ayant fait l’objet d’un montage, d’une préparation, d’un lancement.

      Est ce vrai, est ce faux ? C’est vrai.

      Cette affirmation établie, qui a financé cette opération politique ? On nous dit que c’est un prêt des banques. Pourquoi les banques, françaises, ont-elles soutenu cette candidature anti-capitaliste à un tel niveau de risque et d’investissement ?

      Après tout au début du lancement, le pari était osé, Mélenchon en rupture avec le front de gauche et en délicatesse avec la direction du PCF (déjà) était un petit outsider, seul et sans un sou. Personne ne pouvait pronostiquer que YouTube le rendrait relativement populaire.

      Au stade de la préparation de son raid électoral, nous étions encore dans la certitude que Hollande se représenterait, avec des moyens politiques, humains et financiers, lui permettant de ne pas faire de la figuration. Même la candidature de Macron semblait téméraire !

      Alors pourquoi les banques françaises ont-elles cassé leur tirelire pour un candidat, qui n’allez avoir de cesse de taper sur le système financier, et peut-être dans l’absolu et indirectement provoquer leur ruine (krach bancaire) ?

      Les directoires des banques françaises sont-elles masochistes, ou alors sont-elles le paradigme de la vertu démocratique et du pluralisme des idées ? Au fait sont-elles si indépendantes du pouvoir ? L’Elysée n’a-t-il pas eut son mot à dire quant à la candidature du trublion ?

      Ces questions sont troublantes et devraient il me semble interpeller un électeur séduit par la personnalité du tribun et la radicalité (de façade) de son programme. Elle devrait, pour peu que tu sois attaché à la vérité, te troubler camarade Otromeros.

      Mélenchon est un candidat de la finance.

      Personne ne croira jamais, que ce sont les dons de ses partisans sur le net, ou la direction du PCF, ou la vente de ses bouquins, ou sa fortune personnel (faut pas exagérer quand même, ni de sa hauteur, ni de la hauteur de vue désintéressée du bonhomme), qui lui ont payé ses hologrammes.

      La finance a lancé Mélenchon. Dans quelles jambes et pour quel objectif ?

      Il suffit de l’écouter depuis des mois: son concurrent principal durant toute la campagne, c’était la gauche, la gauche pédalo, une gauche d’un archaïsme à pleurer, sans espoir de lendemain qui chante.
      Le PS (le PCF aussi), avec son petit appareil, ses petites ententes entres tendances ridicules, sans envergure, dans des Congrès politiciens, loin du peuple, des structures où rien de grand ne pourrait plus jamais germer, voilà ce qu’il fallait dénoncer au yeux du bon peuple.

      Le conseillé financier, de la banque au coin de la rue du quartier où vit notre révolutionnaire pacifiste et citoyen, écoutait intéressée l’argumentaire. Finalement il se disait que ce chien fou était tout à fait capable de nous débarrasser de la gauche bientôt. Il rédigeait un rapport favorable à ses supérieurs, et voilà le numéro barnum circus pouvait commencer !

      Le citoyen Mélenchon, seul face au peuple de France, un soir, il se présentait sur le plateau de TF1, annonçant à la face du monde, sans rire, qu’il était la solution pour le pays. La solution ? Dégager tout le monde des Palais de la République, sauf lui le sauveur, le justicien, dans la droite lignée d’un De Gaulle et d’un Mitterrand !

      Mais excuse moi camarade Otromeros, pour ce qui concerne l’homme de l’appel du 18 juin et de la libération de Paris, on a été le chercher; et pour ce qui concerne l’auteur du « coup d’Etat permanent », son accession au pouvoir suprême en 1981 était le produit de 1968, l’ébauche d’un programme commun, une réelle aspiration populaire de l’époque.

      La candidature de Mélenchon était-elle de cet ordre ?

      Les forces derrière le candidat de la France insoumise savent pertinemment que seul il n’est pas un danger, que seul il a bien l’intention d’y rester, et qu’un bonhomme comme ça seul, est entrain de mettre en miette toute opposition de gauche dans le pays.

      On a Macron. Maintenant il faut lui donner les moyens d’agir, il lui faut une majorité godillot à l’Assemblée Nationale. Au boulot Méluche !

      1. Monsieur Eninel proposait en 2010 de « convaincre M. Jorion d’ouvrir à coté de du blog –information-, un forum –discussion-. Pour le financer, peut-être pourrait-il être institué un paiement de 10 cts pour chaque post. Cela éviterait le charlatanisme et le dilettantisme ».
        C’est dommage que Jorion n’ait pas suivi, mais du coté de se payer la tête du lecteur, Eninel-Lenine ne recule pas. Quand à la modération, je croyais qu’elle était supposée éviter de propager les théories du complot.
        Quelle misère allez, Rideau, transférez votre post sur Bellaciao, ça mettra de l’animation, à moins que la modération de Bellaciao ne s’encombre même pas de ça.

      2. N’est ce pas un brin complotiste ?
        Mais si vous avez des info, il serait intéressant de les donner.

      3. @Rosebud1871

        Camarade je te remercie de ta grande discrétion -classe-, toi qui il y a quelques jours encore reprochait au blog de ne pas en faire preuve à ton égard.

        Comme quoi les plus grandes injustices en ce monde sont celles que l’on vit !

        Cela à mes yeux caractérise à qui j’ai à faire.

        Tu dis que j’ai écrits en 2010 ce que tu affirmes. Je donne bien sûr autorisation au blog de confirmer si ce post est issue de mon adresse IP ou non, et si oui de le mettre en ligne. Franchement 2010 c’est loin et je ne m’en souviens pas, mais je suis assez dubitatif sur le fond du sujet. Bon pour le reste aider le blog une fois par mois, ou le financer à chaque intervention, quelle différence ? Mais je ne suis pas sûr qu’en 2010 le paiement sur le net était aussi pointu qu’aujourd’hui. quel mauvais procès quand même !

        Sur le financement de la campagne de Mélenchon, dans le cadre de ce billet je m’en tiens à des interrogations et je ne peux apporter rien de plus que ce que la presse a rapporté.

        Exemple, cet article du Monde (internet) du 12 avril dernier:

        « …Le candidat a en effet des problèmes de trésorerie malgré les nombreux bénévoles qui s’activent autour de lui.
        Ce dernier comptait en effet emprunter 8 millions d’euros pour financer sa campagne.
        Mais comme l’indique Libération mardi, si un prêt de 5 millions lui a bien été accordé, un autre de 3 millions d’euros lui a été refusé.
        Pour l’heure, une grande partie de cette somme a cependant été récoltée via des dons et le merchandising des produits dérivés de sa campagne.
        En 2013, un différend financier avait déjà opposé le Parti de gauche au Parti communiste. Un an plus tôt, la campagne de M. Mélenchon s’était en effet avéré l’une des plus onéreuses. Ses dépenses s’étaient montées à 9, 42 millions euros, ses recettes de 9,46 millions euros et le remboursement de ses frais de campagne à 8 millions euros. Une fois les dons et diverses recettes ajoutés, restait un dépassement de 527 000 euros. A l’époque, chacun des deux alliés s’était renvoyé la balle pour payer la facture et c’est finalement le PCF et ses fédérations qui avaient assumé l’ardoise… » (extrait)

        Raphaëlle Besse Desmoulières
        Journaliste au Monde

        Il est dit dans cet article qu’en général les campagnes du loulou sont assez onéreuses. Qu’à priori un prêt lui a été accordé, un autre non, mais que le manque à gagner a été compensé par « des dons et le merchandising des produits dérivés de sa campagne. ».

        Question: Est ce que dans un pays où existe encore la liberté d’expression on peut douter des explications avancées par les personnes intéressés, sans crier immédiatement au complot ?

        Enfin ta réaction méchante et disproportionnée (je t’en foutrais moi des théories du complot!) me trouve au moins une chose, c’est que je fais mouche !

        En 2012 c’était le PCF qui payait la folie des grandeurs du candidat du front de gauche (selon les affirmations du journaliste). Comme quoi ça a du bon d’être de gauche (selon mes propres affirmations) !

        Mais cette fois ci, si il y un chrome, c’est « le peuple » que vous allez solliciter, ou vous avez l’intention de faire la manche sur le forum Bellaciao, mieux racketter le PCF en le traînant devant les tribunaux bourgeois ?

        Camarade Philippe Rideau, un camarade, qui a horreur de tes méthodes, qui nous rappellent de bien mauvais souvenirs, et qui ne te grandissent ni toi, ni la cause que tu défends.

      4. Je confirme, à toutes fins utiles, que la présence de Philippe Rideau aka Eninel sur le blog remonte au 20 mars 2017.
        J’invite l’archiviste en chef Rosebud à mettre à jour les petits dossiers colorés stabilotés qu’il transporte dans son charriot.

      5. à Eninel,9 mai 16h11
        Mélenchon,candidat de la finance.Quelle subtilité Eninel
        Une subtilité qui me dépasse,et doit en dépasser pas mal!

      6. @Rosebud1871 @schizosophie

        Et bien vos recherches dans les archives nous apportent deux indications sympas:

        (Je passe sur l' »erreur » mineure du camarade Julien qui ne savait peut-être pas qu’en 2010 je postais déjà sur ce blog)

        La première c’est la longévité de la possibilité d’avoir des échanges épistolaires sur ce blog démocratique, pluraliste et tolérant. Cette disposition est assez rare de nos jours, pour être salué avec toute l’énergie et toute la chaleur qu’il faut. Bravo à Paul Jorion, bravo à son équipe de modérateurs d’être à contre courant … depuis si longtemps.

        Lorsque Rosebud1871 suggère qu’il en irait tout autrement sur d’autres forums, comme celui de « Bellaciao » par exemple, personne ne le contexte ! Pauvre d’eux, qui ne voient pas à quel point le monolithisme assèche et qu’il est le terreau de toutes les fausses autorités, toute sans exception !

        La deuxième chouette nouvelle, c’est qu’en allant fouiller dans les archives du blog, nos enquêteurs mettent en lumière toute la vacuité du programme de la France insoumise, au regard de la pensée de Marx.

        Franchement je ne me souvenais plus de cette histoire de proposer à Paul de facturer les posts (je réitère: mauvais procès de la part d’un camarade à court d’arguments), mais je ne me souvenais même plus du travail théorique que j’avais fourni à l’époque, en défense de la théorie de la « plus value » et de la « baisses tendancielle du taux de profit ». Merci, merci beaucoup à nos détracteurs. J’ai lu cela ce matin, mes billets comme ceux des autres camarades de l’époque, et nous n’avons pas à rougir de nos échanges: sur le plan politique et intellectuel cela avait de la tenue !

        Mais ce matin, comme chaque mercredi il y a la parution du « canard enchaîne », toujours un plaisir renouvelé. En page deux, dans cette « La Mare aux Canards » si prisée des connaisseurs, on y lit:

        « …L’optimisme de Mélenchon (…) « je suis sur une dynamique, a-t-il affirmé devant ses proches. Il n’y a pas de désir de Macron. Le FN, qui va payer le contrecoup de sa défaite, n’aura pas beaucoup de parlementaires. Et nous,nous allons prendre tout l’espace à gauche. »

        Tout Mélenchon est dans cette citation, la vantardise comme la volonté hégémonique.

        Alors évidemment le fait que le blog résiste, que les ouvriers révolutionnaires communistes doutent de la probité de ce candidat bonapartiste cocorico, cela ne nous attirent pas que des sympathies !

        Mélenchon a obtenu un prêt de 5 millions d’euros selon le journal Libération, et ce simple rappel échauffe nos insoumis.

        Faut-il qu’ils soient à cran ! La marque des fausses autorités !

      7. devillebichot guy dit :
        10 mai 2017 à 9 h 54 min
        à Eninel,9 mai 16h11
        Mélenchon,candidat de la finance.Quelle subtilité Eninel
        Une subtilité qui me dépasse,et doit en dépasser pas mal!

        Alors messieurs il faut vous mettre à la dialectique et à l’unité des contraires.

      8. Schizosophie est incollable sur Marx et les commentaires de Eninel ne pouvaient pas s’effacer de sa perspicace mémoire !

      9. Le Monde ce soir , pour ceux qui n’auraient pas encore compris la tactique du « Coucou » de Méluche:

        « …Avant la rumeur Mélenchon, la réélection de M. Mennucci semblait d’ailleurs acquise pour la plupart des observateurs locaux. « Quelle est la logique politique de venir dans la circonscription d’un député de gauche qui a fait son boulot, a été d’une loyauté absolue à son candidat, a défendu l’amnistie des syndicalistes ?, s’étonne le sortant, qui lançait sa campagne mercredi 10 mai.

        Si Jean-Luc Mélenchon vient m’affronter, c’est une recherche de combat à gauche que je ne comprends pas. »

        Une incompréhension partagée par d’autres et notamment Gérald Souchet, 43 ans, investi par La France Insoumise pour les législatives. Ce professeur de sciences économiques et sociales a été un des animateurs de Nuit debout à Marseille et l’un des plus virulents artisans de la campagne présidentielle.

        « J’ai dit à Jean-Luc Mélenchon qu’une candidature dans cette circonscription serait une très mauvaise idée, expliquait-il mercredi matin. Il faut prendre en compte la réalité marseillaise. Le FN n’est pas fort ici et symboliquement, il n’a rien à gagner à battre un socialiste. Je pensais qu’il se présenterait dans la 3e où il y a un vrai défi avec le Front national. Mais son équipe est traumatisée par l’échec de 2012 à Hénin-Beaumont. »

        Face à M. Mélenchon devrait également se dresser une candidature En marche! et un candidat du Parti communiste »

        Gilles Rof
        Journaliste au Monde… »

        Une très mauvaise idée, pour ceux qui ont à cœur de faire gagner la gauche en juin, pour les autres c’est du pain bénit !

        Dans la 4 éme circonscription de Marseille, une comme on dit intouchable pour la gauche, avec Mélenchon, Mennucci (et ses réseaux locaux), un PCF, un LO, un NPA, un EM (qui évidemment grappille aussi sur l’électorat de gauche), la messe est dite !

        Mais calme, restons calme !!!

      10. « …Le Parti communiste a décidé de retirer ses candidats dans quatre circonscriptions des Bouches-du-Rhône, notamment pour « contribuer à faire échec au FN ».

        « Nous refusons le gâchis de la division, nous ne nous y résignons pas. Le résultat de l’élection présidentielle nous confère d’importantes responsabilités », écrit dans un communiqué la fédération départementale, qui appelle donc au rassemblement, « malgré l’absence d’accord national » avec la France insoumise.

        Parmi les 4 circonscriptions figure la 4e, « où Jean-Luc Mélenchon a décidé de se présenter »… » (Figaro net)

        la fédération départementale du PCF appelle donc au rassemblement.

        Oui mais derrière qui ?

        Le bonapartiste de gauche Mélenchon ou le social-démocrate Mennucci ?

  4. « Les Francais ont le système politique qu’ils méritent »

    Ça fait un peu catholico-je-me-flagelle vous ne trouvez pas ?

    1. Il suffisait dimanche de voter blanc ou de ne pas voter. Mais la peur du FN comme – si l’horreur ultralibérale n’était pas aussi mortelle que l’idéologie FN – a remplie la bergerie Macron.

      1. François
        Bah les scores blancs/nuls/abstentions ne sont pas si mauvais soit un tiers des électeurs. Vous n’allez pas vous y mettre aussi j’ai mes deux mômes qu’ont voté blanc et se foutent de ma gueule avec mon papelard Macron méthode Coué ! Au passage ça fait deux tiers au foyer : pas mal non ? Ça c’est pour le rachat !
        Finalement, ce n’est pas tant d’avoir un Macron qui me chiffonne le plus, c’est l’état de la gauche. Les figures de proue avec « leur appareil » mais aussi leur programme n’ont pas pu, pas voulu ou pas su, faire gagner la gauche. Quoi et qui, de la personnalité, du programme, de la stratégie a échoué, de crispations en certitudes ? Si les français ont pu ravaler leur chapeau en évitant l’extrême droite, ils auraient pu porter la gauche au pouvoir si des concessions et un rassemblement avait été vraiment proposé, discuté. Avec des partis explosés, meneurs et militants compris, pas d’autre choix que de tracer une nouvelle route en laissant tranquilles les querelles croupies, si c’est possible.

      2. Armelle 10 mai 2017 à 8 h 35 min

        J’ai un pote, façon la BD « les vieux fourneaux » qui a rempilé au PCF où la cellule fait maison de retraite, et qui s’engueule avec ses 2 gosses, des insoumis, alors qu’aucun des 3 sur le fond n’a de désaccords mais qu’ils sont tous pris dans les échos des bisbilles « parentales » pour filer la métaphore. Toutes les querelles ne sont pas croupies et tous les politiciens ne sont pas pourris. Il y a du tri de lentilles en cours et certainement du droit d’aînesse en jeu.

  5. Gilbert Chabian
    Je vous réponds dans les limites de la démocratie du dicible, celle qui vous amène à écrire « D** ou à B** ».
    Je vous retourne comme un gant votre chute sur la pourriture. Il ne manque pas d’exemples de politiques ex-cervelles fraiches de philosophes fréquentables dont le parcours s’est révélé inacceptable après-coup.
    Je ne carbure pas au « tous pourris », et ce n’est pas la bonne approche du phénomène Macron.
    Parlons plutôt du phénomène de ce blog, dont je m’interroge depuis ses débuts : à quoi et à qui sert-il ? Quelles règles non explicites articulent stratégie de « modération » et mise en circulation de « billet ». Il n’est pas sérieux que vous écriviez « il n’a pas de ligne à défendre » la moindre expression orale est sous-tendue par un enjeu politique, et ce blog n’est pas reflet des débats d’une extériorité sociale, mais y participe pleinement à ses débats avec ses propres mots d’ordre en clair comme en creux.
    Mais restreignons la question aux évènements qui s’y sont déroulés pendant les présidentielles.
    J’ai été l’unique à interpeller publiquement PJ sur son coup de cœur Piketty, seul à proposer une lecture de ce qui justifiait son acte, pendant que 1500 suivistes signaient son appel. Vous ne trouverez qu’un silence pour toute réponse à mon pavé. C’est le signe de quoi ?
    Je pourrais poursuivre sur l’épisode sondage Hamon, puis le charme Poutou, CM la menace, mais j’ai déjà fait le job, avec les mêmes effets que pour l’épisode Piketty. Comme l’échec des Insoumis à ce que je lis ici est la faute des Insoumis, il est clair que le silence (et autres tactiques d’évitements) que j’ai obtenu pour toute réponse à mes pavés, est de ma faute : je m’y suis mal pris.
    Vous terminez par l’expression « résistance des lecteurs » : à quoi ?

    1. Pourquoi ce blog a-t-il constamment combattu la candidature Mélenchon/France insoumise, en refusant toute discussion sérieuse ? En ne procédant que par invectives, attaques ad hominem contre Mélenchon?
      Finalement ce blog c’est « Sortir du capitalisme, oui. Mais seulement à condition que ça ne profite pas à Mélenchon. »
      Ce n’est pas sérieux.

    2. On peut effectivement poser la question du fonctionnement de ce blog. Mais pas trop. Je n’en ai pas connu les débuts. Si je perçois bien, le blog de Paul s’est élargi à une série d’Amis cooptés. Ce qui donne deux producteurs réguliers (Paul et François) qui font le fond du blog et des Amis avec des compétences éblouissantes, d’autres non. Parfois on a l’impression d’une coterie, formée autour d’un plat de spaghetti… et de la vénération de Paul. Mais il se fait que les contributeurs du forum forment aussi un groupe, du genre auberge espagnole, avec ses braillards et ses économes de mots.
      Si vous étiez seul à critiquer l’opération Piketty, je l’étais aussi. Ce qui est à retenir, c’est que l’opération n’a pas été mise en discussion, que la critiquer revenait à critiquer Paul. Si nous ne sommes pas dans une secte, nous ne sommes pas loin d’une bande de bons apôtres de Paul Jésus (!), et de fidèles avec quelques doutes… C’est une caricature, bien évidemment ! Mais la caricature est une manière d’exprimer ce qui est non dit et non écrit. Et rajoutons : Julien Alexandre dans le rôle de Paul de Tarse, avec la violence qu’il a soudain manifestée dans la fièvre électorale (alors qu’il était apparu en bénévole de médiation du forum). Tout ceci me permet de parler de mon appel à une autocritique. J’ai parlé d’un « nous » dans lequel je m’englobe. Car se mettre au balcon et déblatérer « les autres » m’aurait paru inadéquat. Mais j’apprécie sur ce blog l’intérêt de nombreux articles et de plusieurs contributions (pas toutes !) au forum. Mon article précédant le 1er tour visait à combattre un délire fiévreux et presque délétère, celui-ci vise à reprendre conscience et faire un travail rétrospectif.

      1. il a fait tres chaud en mars et jusqu’au 20 avril , la vegetation ete tres avancee et les quelque gelees(normales)
        on tout detruit .

      2. La situaation est très paradoxale, en effet, les anciens comptaient une gelée printanière tous les 7 ans dans le bordelais. La dernière fut en 1991!! soit 26 ans! Le changement climatique se visualise par un changement de fréquence des épisodes extrêmes, et cela vaut aussi pour une diminution de cette dernière.

  6. « …Le peuple anglais pense être libre, il se trompe fort : il ne l’est que durant l’élection des membres du parlement; sitôt qu’ils sont élus, il est esclave, il n’est rien . Dans les courts moments de sa liberté, l’usage qu’il en fait mérite bien qu’il la perde… »

    JJ Rousseau – Contrat Social.

    Les deux seules questions intéressantes d’un point de vue politique c’est pourquoi aujourd’hui les démocraties bourgeoises parlementaires sont l’exception et le bonapartisme la règle ?

    Et peut-on espérer, des régimes bonapartistes, devenus une généralité sur les cinq continents, revenir à des régimes bourgeois plus représentatifs des sensibilités existantes, plus démocratiques ?

    Ah sacré Ivan Illich, je pense que lui et ses camarades de lutte, essayaient de se poser les bonnes questions.

  7. Vous n’avez pas compris la logique de ce blog.

    L’objectif est de « réformer l’UE ». Et l’allié objectif prioritaire, c’est celui qui est pro-européen avant d’être pro justice sociale.

    exemple 1:
    C’était déjà transparent dans l’épisode grec, quand il a fallu choisir entre la destruction de la Grèce et le début de la fin de l’UE (activé par les anglais depuis… de sorte que les grecs ont été sacrifiés en vain). A choisir entre les 2 options, PJ avait botté en touche, signalant par là qu’il ne fallait pas sauver le peuple grec au détriment de l’UE.
    On peut penser comme peut-être le pense PJ que le bilan humain (hausse de la mortalité infantile) est meilleur à long terme qu’il ne l’aurait été pour la Grèce en cas de sortie/explosion de l’UE. Le pensera-t’il toujours?

    exemple 2:
    Tout sauf Mélenchon à gauche, même Poutou, non pas en raison de son côté autoritaire mais parce-qu’il est le seul à gauche à se plaindre de la gouvernance européenne, et dont l’action mettrait sûrement un terme à l’UE tout court.
    Et bien sûr, en cas de duel Meluche-Fillon je suis prêt à parier qu’il aurait appelé à voter… blanc ou bien ne se serait pas prononcé, en se disant que l’important avant de changer l’Europe, c’était déjà de la maintenir…

    Bon peut-être que je radote. Dans ce cas, fo pas hésiter à me le dire.

    1. Peut-être qu’avec un troisième exemple vous auriez eu plus de chances que tous ne soient pas à côté de la plaque. Là, avec seulement deux, c’est malheureusement le cas. Les débats que vous évoquez ne se sont pas posés en ces termes et donc la caricature de position que vous prêtez au blog m’est étrangère.

      1. @Pierre
        Entièrement d’accord avec vous.
        J’espère que la réponse de JA vous conforte dans votre analyse.

      2. Pour ce qui est du premier exemple, je ne vais pas me retaper tous les commentaires publiés au moment de l’effondrement de la Grèce. Et je ne pense pas non plus que vous les ayez tous vus passer.
        Je ne doute pas une seule seconde, malheureusement, que nous aurons, ces 2 prochaines années, de nouveaux indices de l’existence d’un tel tropisme : quand la pièce sera rejouée pour l’Italie, pour le Portugal, etc.

        Je ne dis pas que PJ a nécessairement tort d’ailleurs. On peut très bien penser:
        – soit que l’effondrement de l’UE, pour différentes raisons, serait pire que l’effondrement psychologique et social de n’importe quelle série de pays à l’intérieur de l’UE.
        – soit que l’UE n’est pour rien du tout dans l’effondrement psychologique et social de ces pays (ce n’est pas mon avis), les dirigeants de ces pays pouvant toujours mettre leur veto aux mesures les plus destructrices (c’est faire bien peu de cas de la corruption, des effets de cliquet… et des rapports de force entre pays faibles et pays forts au sein de l’UE).
        De sorte qu’en menaçant de faire exploser l’UE, non seulement on ne gagnerait rien au change (la crise sociale étant jugée sans rapport avec l’existence de l’UE) mais en plus on se priverait d’une ressource stratégique potentiellement utile demain.
        (pour ma part, je considère que c’est prendre les gens pour des jambons que de leur laisser croire que même dans la plus parfaite réalisation du projet européen les français ne perdraient pas au change en termes d’acquis sociaux: sans parler de nivellement par le bas, il est bien évident que le niveau de moyen de droits sociaux serait inférieur à ce qu’il est en France).

        Pour ce qui est du deuxième exemple, je ne pense pas une seule seconde que PJ soit hostile à Mélenchon pour des raisons en rapport avec sa personnalité (ce serait faire injure à l’intellience de PJ), mais bien plutôt en raison de son rapport à l’UE. Bon, c’est peut-être « les deux ». Mais…passer sous silence l’une des deux raisons me parait… douteux.

        Un 3e exemple: le sort réservé à Lordon sur ce blog depuis qu’il a fait son coming out, quand il a ridiculisé la faisabilité stratégique d’une réforme de l’UE de l’intérieur.
        (son argument: « si vous étiez sur le point d’y parvenir, l’Allemagne sortirait, et sans l’Allemagne l’UE est morte »).
        Lui n’a pas été qualifié de « rouge-brun » comme Mélenchon… mais simplement passé sous silence.
        Dans son cas, comme celui de Todd, on parlera à l’occasion de « germanophobie rampante » (la germanophobie a bon dos…).

        C’est essentiellement de là que vient la ligne de fracture, qui à mon avis ne concerne pas que les amis du blogs de PJ. Il y a ceux qui estiment que l’UE actuelle est un poison et qu’elle n’est pas amendable, et il y a ceux qui pensent qu’elle doit être maintenue, quitte à voter Fillon contre Méluche (ou blanc).

    2. Tiens! Je ne suis donc pas le seul à penser que ce blog a une orientation pro-EU. Personnellement, il y a plusieurs années j’attirais l’attention sur le Tafta, alors que l’info était peu connue. PJ m’a répondu (plutôt rare) que cela ne valait pas la peine d’en parler, les discussions étant à peine entamées… Ce qui était faux.

      1. Oui, pro-UE , pro-Otan, pro-US , bref la gauche euro-atlantiste, une fois qu’on a compris ça on a compris les positionnements du blog ( en particulier envers Méluche ) et on arrête de se prendre le chou .

  8. Franchement, je vois pas où est le problème concernant les ABPJ, dont je suis.
    Il y avait une campagne présidentielle, avec les enjeux que l’on sait, il était donc « fatal » que les débat y soient vifs, tranchants, passionnés.
    Et s’agissant d’auto-critique, je ne vois pas où se situe votre engagement en la matière, dans la mesure où si je ne m’abuse vous ne figurez pas dans la liste des membres actifs des ABPJ.
    Je ne dis pas cela par corporatisme abépéjiste mais simplement pour remettre les choses dans une juste perspective.

    Quant à prendre de la hauteur, il me semble que si hauteur il doit y avoir elle ne peut jamais être que celle que chaque phase de la campagne électorale impose aux observateurs, forcément impliqués, parties prenantes, ou alors ils ne sont plus citoyens mais historiens. On ne fait jamais l’histoire qu’ àprès-coup. C’est après-coup qu’il est possible d’accéder à une certaine hauteur de vue, mais alors cette hauteur, plus objective, n’est plus celle, plus bas de plancher, du vif du sujet, pressante, de l’engagement total de celui qui doit argumenter, trouver la formule juste, pour parer à ce qu’il estime être la plus grande adversité.

    Cela ne signifie donc pas que l’analyse fait défaut, seulement que son objet est d’une nature différente, en rapport avec une matière politique, mouvante, et oh combien tout particulièrement pendant la campagne que nous venons de vivre.

    1. Pierre-Yves Dambrine 9 mai 2017 à 11 h 46 min

      « Et s’agissant d’auto-critique, je ne vois pas où se situe votre engagement en la matière, dans la mesure où si je ne m’abuse vous ne figurez pas dans la liste des membres actifs des ABPJ.
      Je ne dis pas cela par corporatisme abépéjiste mais simplement pour remettre les choses dans une juste perspective ».

      Juste pas moins.

      « Je ne dis pas cela par corporatisme abépéjiste » = dénégation !

      Dénégation : « Procédé par lequel le sujet, tout en formulant un de ses désirs, pensées, sentiments jusqu’ici refoulé, continue à s’en défendre en niant qu’il lui appartienne » (Laplanche et pas Lagache !) On peut même ajouter qu’il les projette sur Autrui de façon inversée : « avertir l’autre par un « surtout ne croyez pas que je pense ceci ou cela » signe que la pensée en question vient du sujet et qu’il l’attribue à l’autre par méconnaissance propre.

      Démenti : Action de démentir. Déclaration qui soutient qu’une affirmation est fausse. Donner, infliger, opposer, publier un démenti cinglant, formel, officiel

      Petit plus sur votre création néologique « abépéjiste » où l’on entend de l’abbé-pigiste. Comment peut-on éviter de devenir « nationaliste » ? en devenant « abépéjiste ?

      1. Rosebud1871,

        Vous êtes vraiment un sacré ronchon.
        Vous vous plaignez sur le blog que l’on ne traite de certain sujet que sur le mode de l’insulte, et quand c’est écrit poliment (je pense dialogue avec Pierre Sarton du Jonchay où nous causions effectivement de la nation) ce n’est plus la plainte, ce sont des sarcasmes.

      2. Pierre-Yves Dambrine 9 mai 2017 à 18 h 36 min

        « Ronchon ? » celui qui porte le masque de Rosebud1871 ? Non ! Je tente de m’exprimer distinctement. Vous auriez pu écrire « certains sujets » au pluriel, voulez-vous une liste ?
        Oui le sarcasme, à défaut d’élaboration sérieuse telle que PSDJ en faisant l’innocent y pousse. Et comme je radote depuis des lustres sur ce blog ce qu’est une nation et que ça n’empêche pas la répétition des mêmes rengaines contre le nationalisme, oui je maintiens qu’une nation ne saurait être que nationaliste. Après il faut préciser l’aire sémantique du terme et faire son marché. Mais opposer comme vous le faites la nation à l’Union Européenne en l’état, (cette fédération-confédération à la Escher) est une impasse politique qui laisse ouverte les vannes du repli nationaliste façon FN. Le brexit ne vous a rien appris ?

    2. On peut être citoyen et pourtant critique du spectacle qui nous est fait, en ce qu’il dénature les enjeux. Ce n’est pas d’aujourd’hui que je scrute le « ressort » du système uninominal à deux tours : excès de personnalisation, du recours au symbolique (la France, le peuple, le peuple français, les patriotes, la réforme, les économies, la mondialisation, la banque, l’Europe, Jaures, De Gaulle, Mitterand, … et divers lieux qui font symbole). J’ai regardé tardivement un meeting de Melenchon, sur recommandation d’amis mais aussi par proximité avec l' »extrême »-gauche en général. J’avais parcouru le programme. J’ai été surpris et déçu du meeting, malgré l’enchantement (justement) des formules et de la mise en scène. Il est vrai que, belge, je ne vote pas, mon engagement est différent. Mais souvent, nos engagements militants de toute sorte (dont la « bataille des idées ») devraient nous dépendre de cette fièvre. Un travail rétrospectif me parait simplement… hygiénique, réparateur (je ne trouve pas le mot adéquat). Ce n’est pas encore le travail d’historien.

  9. On confond les causes et les conséquences, il n’y a que deux programmes possibles soit celui de l’union européenne et les « GOPE » soit la sortie de l’union européenne.
    Est ce que le fonctionnement de l’union européenne est démocratique ? non. Est ce que le fonctionnement politique de la France peut il être démocratique? non.
    Pour le « rêve » des candidats (au programme identique,celui des GOPE), de vouloir infléchir la position de l’Allemagne, l’information de M.Leclerc est très claire : « Outre-Rhin, passé le temps des félicitations d’usage, le Frankfurter Allgemeine Zeitung, haut-parleur de l’establishment, a refroidi sans attendre ses espoirs de négocier avec Berlin un nouveau cours de la politique européenne. »
    Un seul candidat s’est opposé au programme ultra libérale de l’union européenne….

    1. PJ affirmait qu’il était en prise avec le réel.
      Je constate que pour un blog de réflexion pro Union Européenne, il n’est effectivement jamais question des réalité de cette UE.
      Pourquoi ne pas regarder le réel tel qu’il est et faire à partir de la ??
      Les GOPE (Grandes orientations de Politique économique) impose par exemple a la France, une hausse de la TVA.
      Puisque nous y serons désormais soumis, pourquoi la discutions de sont assiette et par exemple de la mise en place de TVA sur les produits financiers est absente de ce blog *!#?
      Si on partait des réalités, notre prise sur le réel serait plus tangible.
      Vive une rubrique spécial GOPE sur le blog.

      1. Vincent, arrêtes avec tes « l’UE impose ceci ou cela », l’UE n’impose rien du tout. Y aura une hausse de la TVA que si la France le veut bien, et a priori, Macron n’en veut pas, donc y en aura pas.

      2. C’est ce dénie de réalité qui me pose le plus question sur ce blog.
        Bien que cela me semble impossible (1), Si vous voulez faire évoluer de corpus de traités internationaux TUE, TFUE si faut commencer à comprendre comment il fonctionne de l’intérieur.
        Or la, on maintien une zone d’hombre bien flou, pour que personne ne comprennent.
        Cette arnaque ne peut s’améliorer qui si on fait toute la lumière dessus. et c’est bien pour ça qu’il est interdit d’en parler.
        Des complices ici ?

        —(1)— Puisqu’il faut l’unanimité des 27 gouvernements pour entrer en discutions, et la ratification des 27 peuples ou représentants dudit.
        – Statistiquement, 1 Sec depuis l’age de l’univers.

      3. Vincent, parler de sujets complexes en versant dans la caricature pour faire des effets de manche ne sert strictement à rien, malheureusement. Ni flou, ni arnaque, juste la volonté des contempteurs d’imposer un contre-récit ou pour faire moderne des « faits alternatifs ».

      4. Qui pourra donner un, des exemples de sanctions financière du par la France, ou la begique, à L’UE pour non respect de ses GOPE.

        — Je crois savoir qu’il est provisionner 1 ou 2 milliards par ans, au budget de la France, pour faire face aux diverse sanction de la cours européenne de justice et autres amendes automatiques, pour non respect des engagements vis a vis de l’UE.

        — Avant le 2 oct. 2014, à l’Assemblée Nationale. La Luxembourgeoise Viviane Reding, Vice-présidente de la Commission européenne, Commissaire européenne à la justice, aux droits fondamentaux et à la citoyenneté, est reçue par des parlementaires français. Sur le ton de l’évidence, elle leur assène : « Il faut lentement mais sûrement comprendre qu’il n’y a plus de politiques intérieures nationales. Il n’y a plus que des politiques européennes partagées dans une souveraineté commune. »
        https://www.youtube.com/watch?v=yBRCZPypyyM
        minutage 4min40 s

        — Juncker : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. »
        https://www.les-crises.fr/juncker-il-ne-peut-y-avoir-de-choix-democratique-contre-les-traites-europeens/

        — ‘ »…l’UE n’impose rien du tout… » ben la aussi, il me semble que l’on est dans le déni complet, ou du moins des propos clairement contradictoires.

        « Macron n’en veut pas, donc y en aura pas. »
        j’ai’ l’impression que ça ne va pas être si simple.

      5. Bonjour,

        Non mais ça c’est pas possible,

        « Il n’y a plus de politique intérieur national, il n’y a plus que des politique européennes. »

        Là il y a un problème fondamental.

        Au lieu de ce réjouir que la différence est une richesse, que 27 cultures c’est une richesse plutôt que 1 seule culture. que 27 peuples c’est une richesse, plutôt que 1 peuple.

        Vous imaginez ce qu’il faut détruire pour arriver à 1 culture, ce qu’il faut détruire comme richesse pour une seule culture.

        Vous vous imaginez pas le temps que ça a mis pour faire pousser 27 peuples en Europe, ‘oh mes aïeux’.

        Personne

  10. J’ai déjà dit ce que j’attendais ou pas d’un blog .

    Ce qui clive les Français est bien plus important que ce qui clive les amis ou simples commentateurs du blog .

    Ça n’est pas une réforme électorale de café du commerce qui rendra l’expression présidentielle ou parlementaire de la démocratie pertinente .

    Ça n’est pas une élection ni même le peuple français qui nous feront sortir du capitalisme , par leur seule volonté .

    PS : Le PS saura-t-il se régénérer comme le PSU avait pu sortir le PS du colonialisme en 1960 ?

    1. Le PSU proposait la 6ème République dès 1960, je ne comprends pas pourquoi en 1972 et 1981 ce n’était pas dans les starting block. Au fait pourquoi ne servait-il plus à rien au moment de sa dissolution ?

      1. Il y a encore des braises dont les plus vives se sont retrouvées chez les Verts .

        Mais , fondamentalement et pour ma seule opinion , c’est parce que le PSU avait donné ce qu’il pouvait de mieux avec Mai 68 et que « l’utopie » Autogestion n’a pas rencontré l’accueil , ni n’a eu la capacité réelle de porter à elle seule la transformation des rapports sociaux , parce que trop unique et radicale ( c’est moi qui juge a posteriori), capable d’une autre voie que le capitalisme . La saga Lip ( que je rapproche un peu du cas plus récent de la SCOP SeaFrance) a été la signature de la mise sur la touche.
        Ce qui tendrait à montrer qu’on ne se défait pas du capitalisme , même agonisant , sans des contrepropositions solides ( et , pour mon estimation , multiples ).

    2. Ecouté Hamon ce matin sur France Inter .
      Le mouvement ( extra PS ?) qu’il annonce devoir lancer en juillet après les législatives peut ressembler à ça .
      Reste à voir si l’urgence internationale 2017 et suivantes permettra au bébé de naître et grandir , d’autant que dans les mouvements naissants « humanistes » , Aubry ,Hidalgo et Taubira semblent avoir des fourmis dans les jambes .

  11. « Je demande une discussion sur le point suivant : au vu de ce qui s’est passé, si c’était à refaire, ferions-nous le même projet ? Deuxième temps, celui de la fièvre électorale : nous n’avons pas été vraiment bons sur cette période, nous avons participé au cirque, le nez dans le guidon. »
    Analyse et bilan nécessaires, auxquels on a le droit d’acquiescer ou pas. Je rajouterai deux « détails » – qui pour moi n’en sont pas évidemment. Le sentiment d’une « meute unanime » de « certains medias » sur des thèmes secondaires – l’importance de l’Amérique du Sud de Cuba ou d’ailleurs pour un JLM qui ne donnera pas de consignes de vote ! Et pourtant je n’imagine aucun complot des média contre qui que ce soit mais seulement un vague sentiment paresseux de hurler avec les loups, pour rester dans la tribu. Merci à Vincent Peillon de rappeler sur France Culture – https://www.franceculture.fr/emissions/les-chemins-de-la-philosophie/grand-entretien-avec-vincent-peillon- que c’était préférable dans un monde adulte. Mais le sommes nous vraiment ?
    Par contre, je ne crois pas avoir lu ou entendu chez ces mêmes média qu’avec les abstentions, les blancs, quelle que soit la manière dont vous les distribuez entre les camps au final, plus de la moitié des électeurs ont voté pour des candidats en délicatesse avec le droit et la justice. Cette situation signe une pathologie chronique bien installée de la classe politique « toute entière » et une tolérance anormale des citoyens. Si « on » n’est pas capable d’éliminer ces coups bas, « on » les encourage forcément : impossible d’être vertueux dans un écosystème pervers. Difficile de prétendre corriger les aigrefins dans une cour des miracles. Par qui sont-ils entretenus, par des pros ? par les partis politiques ? par des institutions défaillantes ? J’ai la faiblesse de croire que c’est là que s’installe et se nourrit la défiance envers la « Démocratie » : ne pas faire correctement au niveau les plus élémentaires n’incitent pas à être plus exigeant aux strates supérieures – chose que l’on prend pour garantie par contrat moral!
    Pour ce qui est d’un chaos interne au blog, cela m’a ramené 40 ans en arrière, à une époque où dans la voiture qui nous menait au travail, forts de nos premiers salaires, nous rêvions et argumentions sur notre prochain appareil photo – à cette époque c’était un investissement à long terme. Après des semaines de discussions, nous avons tous acheté du matériel différent ! Il est parfois difficile de hiérarchiser les priorités !

    1. « seulement un vague sentiment paresseux de hurler avec les loups, pour rester dans la tribu ». Cette détestation qui se focalise ici sur Chavez et Castro est une opération de diabolisation qui est très ordinaire et en même temps très idéologique : hors de notre théologie, pas de salut. Il en faut pas débattre, il faut excommunier. Elle est très puissante, comme si elle faisait tribu, effectivement. Mais ce n’est pas de la paresse, c’est de la répression doctrinaire partagée. Je m’intéresse personnellement au système électoral à Cuba : le dire, c’est perdre définitivement 90 % des lecteurs. Pourtant, c’est une mécanique politique comme une autre, avec ses subtilités, ses enjeux aussi bien. Pourquoi ne peut-on pas en parler ? Il y a des concepts comme le « totalitarisme » ou encore le « populisme » qui me paraissent peu clairs en ce qu’ils participent de cette détestation et cette diabolisation.
      La voiture, c’était une 2CV ou une R4 ? L’image de ce blog comme un autocar au long cours, c’est réussi.

  12. @ G. Chabian, vous écrivez :
    « Il est apparu que ce candidat traînait une casserole, très classique chez les hommes politiques mais assez grossière quand même. Le fait qu’on puisse à ce point monter une opération de déstabilisation d’un candidat pose une double question : qui a fait cela ? (je ne veux pas croire que les médias soient seuls sur le coup, et je songe à D** ou à B**)  »

    Elles sont vraiment inepte, inutiles et et idiotes vos supputations et assertions ! Non tous les hommes politiques n’ont pas de casseroles (vous êtes du camp des « tous pourris »?). Comment oser dire ça ? (je sais qu’il y a beaucoup de corruption certes mais je ne veux pas généraliser à ce point).
    La question pour Fillon est qu’il avait gagné les Primaires avec sa phrase « imaginez-vous le G. de Gaulle mis en examen ? » ; qu’ensuite il a avait promis qu’il abandonnerait la course au cas où. Il s’est paré d’une honnête qu’il n’a (peut-être ) pas… Il est présumé innocent d’un détournement de fonds publics ; il a créé une entreprise de consultant juste avant la date limite (avec de gros chèques) ; il a reçu des cadeaux de prix et ça il l’a reconnu !
    C’est incroyable à la fin que vous rameniez sur le tapis un truc genre complot ou cabinet noir.
    Non, la réponse à votre question débile « qui a fait cela? » est simple : le principal responsable de l’implosion de la candidature Fillon est bien Fillon lui-même et nous devons simplement remercier des médias libres et surtout le Canard enchaîné pour nous avoir évité un 2d tour Fillon/Le Pen.
    Jacques Seignan, un ABJP
    PS – toujours pas deviné qui étaient D** ou B**

    1. @ Jacques Seignan,
      1°) Oui, il y a bien eu opération de déstabilisation de François Fillon : après tout qu’a-t-il fait d’autre que de pratiquer les us de sa caste? Son épouse et ses enfants bénéficiaient d’un emploi probablement fictif? Combien sont-ils au parlement à agir de la sorte? Qui sont-ils? Pas de réponse, la presse s’étant bien gardé d’enquêter sur le sujet (par souci, naturellement, d’éviter d’alimenter l’anti-parlementarisme…), la même presse qui lui tirait dessus à boulets rouges. Combien sont-ils à avoir une société de conseil? Qui sont-ils? Même silence.
      2°) A la question « Qui était à la manœuvre? », la réponse évidente est donné par le timing des révélations. Alors que ses adversaires politiques auraient eu intérêt à ce qu’elles ne sortent qu’une fois les candidatures closes et irréversibles, elles ont eu lieu alors que le candidat LR pouvait encore être remplacé par plus propre sur lui. On peut donc conclure qu’elles sont plus probablement issues de chez ses amis que de chez ses adversaires (de chez D*icolas B*arkozy que de chez D*ulien B*ray). La dénonciation d’un cabinet noir élyséen n’étant qu’une tentative de ressouder les rangs de la droite autour de lui. Cela dit, il est possible que ses concurrents aient disposé des mêmes informations et aient simplement été pris de vitesse.
      3°) Vous me confirmez que, chez les ABPJ, on opère des distinctions subtiles entre Fillon et Macron, candidat des assureurs et candidat des banquiers, droite légitimiste et droite orléaniste.
      J’en suis désolé. Car pour moi il est évident que leur programme économique et social est identique, le reste n’étant qu’une question d’emballage sociétal. Les deux me sont pareillement détestables.

      1. à Renard, je maintiens ce que j’ai dit.
        Le Canard s’en est parfaitement expliqué ; il a averti Fillon mais celui-ci n’a pas cru bon de réagir… car il y a aussi un sentiment d’impunité dans cette caste politique. Il y a d’autres parlementaires mais je pense que là il y a emploi fictif (présumé)… La société de conseil a quand même permis de recevoir de gros chèque d’AXA ou d’autres étranges personnes. Et les prêts gratuits ?
        Bon je ne vais pas détailler ici tout ce qui sera examiné par la Justice mais je souligne votre biais de raisonnement absolument inadmissible pour moi.
        Certes une fois que les vannes ont été ouvertes, les petits copains et adversaires en ont profité. Mais vous minimisez fortement les actions du personnage, vous les banalisez en faisant implicitement vôtre « le tous pourris » et donc vous dites qu’il y a bien cabinet noir puisque in fine c’est à ça qu’on pense une fois posé qu’il y a manœuvres cachées.

        Quant au point 3, là aussi je l’assume publiquement.
        J’ai voté Macron car je n’ai pas voulu laisser cette « mission » de barrage concret à l’extrême droite à mes concitoyens. Je ne voulais aucun risque et de plus le score FN en a été ainsi (un peu) diminué. Le duel éventuel Fillon/ MLP était un cauchemar pour moi, entre deux versions d’extrême droite et avec des mis en examen. Non selon moi ils ne sont pas détestables pour les mêmes raisons et cette nuance compte à mes yeux. Elle est liée à la morale. Dans le cas de figure Fillon/Le Pen je restais à la maison.
        Bien sûr ce vote ne signifie pas adhésion et je serai un opposant résolu à Macron.

      2. @ seignan et Renard : Je comprends vos interrogations, je m’en explique. Je ne suis pas adepte du ‘Tous pourris’. Pour autant, tous les élus disposent de deux budgets publics dont l’un est de frais de fonctionnement (dont leurs « assistants ») et l’autre de soutien à initiatives locales (avec tentation de clientélisme). Et tous les élus doivent contribuer au financement de leur parti et de leur propre campagne. Et tous décident principalement de l’affectation de financements très importants à des projets coûteux. Cela laisse des traces…
        Il y a eu de nombreuses affaires de dérive sur les frais, dont des cartes de crédit non contrôlées, des voyages, etc. Ce sont des petites affaires (par comparaison avec l’affaire Cahuzac, par exemple). Il est vrai que l’époque était à la répression immédiate, même pour le recours à un cireur de souliers… et que Fillon s’était largement engagé. Or il avait effectivement fait très fort en ce domaine, et mis de côté près d’un million d’euros (en incriminant indirectement épouse et enfants qui n’en peuvent mais). Quelqu’un soulignait : ce n’est pas le fait de la dérive, mais le salaire de 6000 euros mensuels qui est indécents. Mais la mise au pilori fut unilatérale et uninominale. Vos remarques à tous deux sont utiles.
        Je pense que la collusion entre les partis et l’argent est plus grave, telle qu’elle apparaît avec le scandale PUBLIFIN en Belgique. Car elle mêle budgets publics, budgets de sociétés privées et rémunérations cumulées d’élus.
        C’est Paul Jorion qui a préféré masquer les hypothèses que j’avais énoncées, libre à lui de cette prudence.

      3. @ Jacques Seignan
        Aucun biais dans mon écrit. Que je reformule.
        1°) Au nom du « Il faut éviter le tous pourris », aucune enquête n’a été menée pour connaitre l’ampleur des dérives parlementaires en terme de népotisme (emplois fictifs) et de prévarication (sociétés de conseils). On se prépare à faire passer une loi interdisant ces pratiques qui vaudra amnistie tacite pour les dérives passées. Nous ne connaîtrons donc jamais l’ampleur qu’avait, ou non, pris ce système frauduleux ce que j’aurais bien aimé (au nom de la justice) plutôt que d’accabler le seul Fillon (au nom de la morale), même s’il est indubitablement indéfendable.
        2°) Je ne crois pas au cabinet noir (version parano) mais aux individus bien renseignés et mal intentionnés (version « c’est la vie ») qui sont monnaie courante. Et faire le tri en la part de l’enquête journalistique et la part de délation initiale ne me passionne pas.
        3°) Vous allez bientôt découvrir que vous avez confondu différence politique et variante cosmétique; le rapprochement accéléré des programmes marcheur et républicain nous le prouve, les compères se préparant à gouverner de conserve.
        J’entends bien que vous estimez avoir pris vos responsabilités en appelant à voter massivement pour Macron. Vous serez donc tenu pour responsable.

    2. Décidemment G. Chabian, on tourne en rond ! Vous dites que :
      « la mise au pilori fut unilatérale et uninominale »
      Nous parlons de CETTE élection présidentielle ! Il n’y avait pas pour mise au pilori d’une personne mais simplement le dévoilement de ce qu’était cette personne (parmi 11) qui s’était fait élire avec un programme ultradur justifié par sa propre rigueur. Tartuffe a été enfoncé. De plus il y a eut également et heureusement d’autres « attaques » sur une autre candidate ; ce n’était pas donc pas uninominal !
      Je ne nie pas vos points sur collusion argent et politiciens mais ce n’était pas le sujet. Le sujet était votre supputation.
      J’ai dit tout ce que j’avais à en dire et je vous laisse le dernier mot.

  13. La question du moment ce sont les Législatives.
    Quelle répartition des courants politiques sur les bancs de l’Assemblée et quelles tractations pour faire voter une loi d’habilitation . . .
    Tout le reste n’est-il pas secondaire . . .

    1. j’ai peut-être tout faux !
      les tractations peuvent avoir lieu avec l’Assemblée actuelle, avant les législatives ! L’investiture c’est le 14 mai et le second tour des législative le 18 juin.

    2. Ce qui est secondaire c’est l’ensemble des débats qui masque la marche du régime actuel vers un bonapartisme assumé , un régime qui devrait faire frémir tout démocrate.

      Pourquoi les mésaventures de F Bayrou, sinon la volonté nette de Macron d’avoir à sa botte un parlement aux ordres.

      Cet excellent article ce soir dans le Monde des idées:

      « .Les élus d’En marche ! « se montreront d’une docilité absolue ».

      Dans une tribune au « Monde », David Dornbusch, président de l’ONG CleanTuesday, qui œuvre pour le développement de technologies propres, met en garde contre le danger d’une centralisation excessive dans la désignation des candidats du mouvement d’Emmanuel Macron à la députation.

      TRIBUNE.

      Emmanuel Macron a d’ores et déjà contribué à rénover la politique française en faisant émerger un mouvement neuf, des têtes nouvelles, et en mettant à la retraite une bonne partie des vieux cadres socialistes et républicains qui se partageaient le pouvoir depuis trente ans. Souffle démocratique incontestable. Mais cela ne résout pas toutes les questions sur la démocratie posées par En marche ! et son fondateur.

      La structure du mouvement est certainement la plus verticale de tous les grands partis politiques français.
      Les leaders sont tous désignés d’en haut sans aucune concertation locale.
      Plus significatif encore : la totalité des candidats à la députation est sélectionnée par une commission centrale, leur profil devant correspondre à des critères définis par Emmanuel Macron.
      Ce centralisme est quasi unique, tandis que la plupart des partis pratiquent un mode de désignation par la base qui est ensuite plus ou moins « validée » et « corrigée » par le sommet.
      L’exécutif français s’apprête donc à désigner une très large partie des membres de l’Assemblée législative.
      Ces futurs députés sans base locale, qui seront paradoxalement affaiblis par la saine réforme du non-cumul des mandats, ne seront redevables qu’envers le président élu. L’on peut imaginer que, dans l’optique de leur éventuelle désignation pour un nombre réduit de circonscriptions — Emmanuel Macron envisageant de ramener le nombre de députés de 577 à 300 —, ils se montreront d’une docilité absolue. Premier signe très inquiétant dans une démocratie où l’équilibre des pouvoirs reste précaire.

      Sous la houlette de hauts fonctionnaires
      Cette inquiétude ne peut pas manquer d’être aggravée par l’examen de l’entourage du nouveau président. A l’image de celui-ci, il est très largement constitué de hauts fonctionnaires, qu’Emmanuel Macron a croisés au cours de ses années à Bercy, à l’Elysée et autres ministères.
      Le futur exécutif sera donc sous la houlette de ces hauts fonctionnaires expérimentés, dont beaucoup participaient au précédent gouvernement et n’auront même pas à faire leurs cartons. Hauts fonctionnaires expérimentés et bénéficiant de la confiance du président versus députés inexpérimentés et devant tout à ce même président.

      Le match s’annonce tellement déséquilibré qu’on en frémit… »

      En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/05/12

      Je ne peux que m’associer à cette grave inquiétude, puisque sur le blog j’écrivais il y a seulement quelques jours :

      « …maintenant commence pour « En Marche » la bataille pour domestiquer l’Assemblée Nationale … »:

      et

      « …Nous aurons droit à une majorité écrasante de députés godillots du mouvement En Marche, transformant l’assemblée Nationale en une simple chambre d’enregistrement des ordonnances élyséennes. Ce sera la transformation d’un bonapartisme inachevé en un bonapartisme assumé. .. »:

      Macron, sa victoire et les dangers qu’il représente , est le produit des affaires à droite, et de la tactique de Juppé, qui a éliminé Fillon.

      C’est aussi et surtout le refus constant à gauche, à ne pas avoir voulue la seule tactique électorale, celle du front unique ouvrier, un front des appareils ouvriers dégénérés.

      Pour les Législatives, leur responsabilité est pleinement engagé dans l’avènement prévisible de cette majorité d’En Marche, donnant à Macron un pouvoir quasi dictatorial. Il faut l’unité de la gauche pour faire échouer cette tentative de coup d’Etat soft !

      Pourquoi Macron débarque Bayrou ?

      Parce que après les frondeurs du PS, le pouvoir qui se met en place, ne veut pas entendre parler des frondeurs du Modem !

  14. J’ajouterai, c’est un détail, mais puisqu’on en est enfin au chapitre d’un peu d’auto-critique, autant tout mettre à l’air, que l’utilisation d’une vidéo de concert de Léo Ferré – la chanson « L’affiche rouge »! – pour en appeler à voter… Macron, a constitué un sommet de bassesse rarement atteint ici. Manouchian et ses camarades, pour ne rien dire du grand Léo lui-même, doivent se retourner furieusement dans leur tombe…

  15. La presse m’informe du divorce entre le PCF et Les Insoumis. À filer la métaphore, espérons qu’il s’agit d’une énième scène de ménage. La sagesse populaire fait savoir qu’en cas de séparation de couple, les torts sont toujours partagés fifty fifty. Cette légende évite de mettre le nez dans des affaires dites privées. Déjà qu’imaginer qu’un couple c’est 2, faut le faire, non il y a toujours des tiers en puissance, et d’abord tout ce qui a formé le petit caractère de chacun des partenaires à commencer par son histoire familiale dont il a épongé partie pour se constituer. Coté partis politiques c’est kif kif, il y a de la transmission en jeu, et ce qui articule les positions « personnelles » tient aux rapports des héritages reçus, de l’accumulation et de la fructification des expériences acquises. Les ingrédients de la tambouille locale présentable aux législatives sont certainement essentiels à la présentation du plat, mais ce n’est pas le choix entre deux potages similaires que l’électeur ambitieux espère, mais que tous les affamés de vrais changement soient bien servis par ceux qui ont la réputation de les servir.

  16. Dans cette situation en cours de décomposition des grands (?) partis politiques, certains essaient de se placer dans le processus de recomposition à venir, l’amour-propre et la fidélité ne semblent pas être des qualités dominantes pour iceux.
    Rions un peu de cela :
    https://www.dailymotion.com/video/x5lotly_en-direct-du-championnat-de-france-de-retournage-de-france-le-billet-de-daniel-morin_fun

    Et toujours d’actualité, le monde ne change pas :
    https://www.youtube.com/watch?v=M6SsRZ0fSNY

    1. Rions un peu, mais seulement un peu, parce que cette Asphyxie du PCF, cette implosion du PS, à quelques jours de la tenue d’une élection essentielle, qui seule, si la gauche gagne, peut priver un président bourgeois ambitieux des pleins pouvoirs, nous laissent nus et sans défense.

      Erreur magistrale de la part de la direction du PCF à avoir aidé à l’ascension du populiste Mélenchon, et encore maintenant à ne pas chercher à constituer un front unique ouvrier électoral.

      Erreur magistrale de la part des frondeurs à ne pas pousser leur combat jusqu’à la prise du contrôle du PS.

      Il n’y a que ceux qui n’ont jamais bâti de maisons qui croient que les villes poussent comme des champignons !

      La position de principe des révolutionnaires c’est que l’on défend l’existant contre les coups de butoirs de la réaction. Cela vaut pour les syndicats comme pour les partis ouvriers (ou ouvrier-bourgeois). Ce sera au prolétariat d’en finir avec ces partis traîtres, en construisant un nouveau parti ouvrier et en rejoignant une internationale révolutionnaire.

      Erreur magistrale enfin ces deux directions se refusant absolument de radicaliser la ligne de leurs partis, de la gauchir, seule orientation susceptible d’attirer vers eux (à partir du moment où ils incarneraient l’unité) la jeunesse et la classe ouvrière et relativiser la démagogie sociale et nationale de Mélenchon.

      Nous sommes dans un moment de clarification politique aiguë dans le pays.

      Rions de cette Marion Maréchal nous voilà, symbole de la panade dans laquelle se retrouvent les pétainistes.

      Rions du bazar qui existe chez les républicains, et la difficulté qu’ils rencontrent, à vouloir se présenter comme propret à leur électorat, alors même que leurs préjugés réactionnaires sont aussi vifs que chez la concurrence.

      Rions ces ralliement sans état d’âme et sans honneur, des opportunistes de gauche comme ceux de droite, vers le bonapartisme triomphant, et ses promesses d’ordonnances anti-sociales abolissant l’esprit républicain. Une mention spéciale au plus coupable d’entre eux, naturellement le plus mal payé de ses services, traité justement comme on traître un courtisan !

      Rions de cette France insoumise et de ce politicien menteur, démagogue et vantard, qui du haut de ses 19,5% aux présidentielles fait croire à la France malheureuse que lui le sauveur peut gagner seul les élections.

      (A partir du moment où nous les sans culottes, le petit doigt sur la couture, nous nous rangeons sous son drapeau national.)

      Ce 19,5% il le doit certes à son talent de bateleur, il le doit aussi à ces milliers de petites mains communistes qui ont battus le pavé pour lui; il le doit surtout au vote utile à gauche, et l’espoir pour des millions d’entres nous, que peut-être nous pourrions réaliser spontanément l’unité de notre classe, sans le concourt des imbéciles à la tête de nos organisations.

      Mais ne rions pas de ce qui arrive à la gauche, décomposée et impuissante:

      – A cause de la ligne sectaire ou anarchisante de son extrême.
      – A cause du manque de sens tactique et de génie politique des dirigeants PS et PCF, complètement dépassés par les événements.
      – A cause de l’esprit routinier et ambiguë (un euphémisme) des bureaucraties syndicales (soit disant) apolitiques et attentistes.

      Ne rions pas camarades, parce que cette triste plaisanterie va nous coûter très cher.

      On ne change pas de cheval au milieu d’un gué. Quelle erreur de la part de Benoit Hamon et des frondeurs à abandonner le PS comme ça ! Il faut un Congrès extraordinaire immédiat, car ce n’est pas à la direction de décider de la vie ou de la mort du parti.

      Jusqu’au bout il faut faire pression sur nos directions ouvrières (partis et syndicats) pour un front unique électoral de la gauche.

      Un candidat ouvrier, et un seul, pour chaque circonscription.

      1. @Eninel
        Bien d’accord, s’il faut en rire une minute, il faut également reconnaître l’immense tristesse de cette situation inédite.
        Mais ne perdons pas espoir, qui sait, si Macron, le nouveau Président comme il l’affirmait dans son livre REVOLUTION:« Affronter la réalité du monde nous fera retrouver l’espérance. »
        La réalité du monde étant concrétisée par plus de 40 % de la population mécontentes de ses conditions de vie ou de survie pour mieux dire, alors, Monsieur le Président, conformez-vous à vos dires concernant les postes ministériels à pourvoir par des personnes issues de la société civile :
        nommez Monsieur Poutou en tant que ministre du Travail, cela serait parfaitement révolutionnaire de votre part.

  17. 3 jours apres l’aboutissment de cette campagne, toute la classe politique est par terre. Des mots vains de rassemblement sont lances par tous les partis en cours d’eclatement, sauf par la France insoumise et bien entendu en Marche mais pas dans la meme position.
    Plutôt que la déploration, ne serait il pas plus judicieux de chercher a ce qu’il advienne le meilleur du quinquennat a venir.
    N’est ce pas ici que l’on parlait de gouvernement de salut public?
    N’est ce pas ce que la République en Marche doit impérativement chercher à faire et ce que l’on doit l’aider à faire autant que possible?

    1.  » N’est ce pas ici que l’on parlait de gouvernement de salut public? »
      Non. Quand on parlait de gouvernement d’union nationale, on en parlait comme du début de la fin. Et si on parlait de gouvernement de salut public, c’est qu’on parlait de la fin de la fin.

      1. Oui très intéressant ce documentaire. Je suis très friand des images d’époque de la vie quotidienne, du tout venant au lendemain de la guerre. Ce que les femmes ont pu payer de leurs forces dans la reconstruction suite aux démolitions masculine d’ailleurs…

        Tous ces millions de gens déplacés, tous ces morts, pour rien, en vain, par bêtise immonde, moi ça me remue jusque dans les tripes, à m’en tordre les boyaux et m’en arracher les larmes aux yeux. Trop sensible je suis, c’est mauvais pour ma perception des choses, puisque voir l’Europe actuelle se déliter et s’embourber dans la veulerie et la recherche effréné du pognon m’énerve au plus point, et me désespère profondément.

        Et comment dire, je ne mettrais pas un sou sur le fait que cela ne puisse pas de nouveau se reproduire sur le continent.

        Insupportable toutes ces images de morts, mais la scène du petit (3 ou 4 ans) enfant qu’on enlève à sa mère quelque part à la porte d’une maison dans un village ukrainien je crois, qui tente de lui courir derrière sa mère plusieurs fois et qui fini abattu par un garde SS, c’est juste tellement dévastateur mentalement que tu vois j’y pense encore Juan. Moi ce monde m’échappera toujours.

      2. Pour compléter le tableau d’hier par la situation d’aujourd’hui, c’est terrifiant le manque d’Humanité qu’on réserve à tous les damnés de la terre qui tentent de venir ici faire leur place au soleil. Tous ces réfugiés qui disparaissent en mer ou s’use à pieds sur les route d’Europe.

        Tu vois le petit d’hier soir, il avait son frère ici il y a peu :

        http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2015/09/03/la-photo-dun-enfant-mort-sur-une-plage-turque-a-la-une-de-la-presse-europeenne/

        Insupportable, si encore nous n’étions que neuneus, mais non nous sommes juste COUPABLE ! Rien ne changera donc ?

      3. J’ai de bonnes raisons de croire Clo Clo quand il dit que ces simples images le hantent .
        J’ai de bonnes raisons de pleurer ces enfants , ces femmes , ces « à part » , ces galeux que les tortionnaires puis parfois les vainqueurs ont sacrifiés à leur besoin de vengeance ou de poupées sacrificielles, à leurs impuissances ou stupidités crasses , souillant jusqu’à la raison d’être de l’espèce humaine .

        J’ai de bonnes raisons de m’être réjoui de voir et accompagner des femmes , des faibles , des « hommes » , de vrais « responsables » ne pas baisser les bras , reconstruire , panser ce qui pouvait l’être , s’unir , réfléchir , tenter , réussir , échouer , recommencer ….dans toutes les langues .

        Alors les  » leçons » que j’en ai tirées n’ont pas nécessité de s’actualiser au gré d’une élection ou de commentaires en chambre , ou de partis ,mouvements anciens ou nouveaux .Elles savent reconnaître quelquefois les vieilles rides qui resurgissent dans les discours et comportements .

        Je ne veux qu’un monde où les Clo Clo pourront encore avoir la gouaille fantasque .

        Et ce que j’ai vu , plus que ce que je lis , en m’accordant un minimum de bon sens , ne me laisse que les espoirs que j’ai déjà dits .

        Et si je me trompe, ce sera mon erreur , pas celle d’un adepte doctrinaire , même si j’ai parfois peur de ne pas me tromper .

      4. On peut pas vous laisser 2 minutes ma parole ! je vous manque déjà?
        Moi c’est fini la politique j’ai attaqué ma cure de Tbone et j’économise pour mon prochain 4×4.
        A quoi bon s’intéresser à l’histoire vu qu’il n’y a pas d’avenir en perspective. il doit y avoir 200 commentaires ici, pas un mot sur l’urgence écologique qui est quand même le fond du problème.
        Tiens faites vous plaisir, et profitez bien des commentaires en dessous :

        http://www.lemonde.fr/energies/video/2017/05/10/etats-unis-un-tunnel-de-stockage-s-effondre-sur-un-site-nucleaire_5125496_1653054.html

        Et puis tant qu’on y est un peu de musique pour se remonter le moral et se donner du coeur à l’ouvrage:

        https://www.youtube.com/watch?v=aIXW8I_j3yE

  18. Je pense que le parti pris pro européen du blog explique effectivement parfaitement le rejet de Mélenchon.
    Personnellement, j’estime qu’une « union » européenne rejetant les propositions de la France Insoumise sans négociation prouverait par là même son inanité et donc justifierait de sa fin.
    Ceci dit, faites attention au rejet en bloc de la FI (et successeurs). On sait à quoi le « tout sauf le front populaire » a mener.

    Pour ce qui est de Mélenchon, ce n’est pas mon représentant idéal, loin s’en faut. Mais je ne l’attaquerait pas sur la taille de son égo. C’est un argument puéril. Un candidat à la présidence de la république prouve l’hypertrophie de son égo par sa simple candidature, comme l’a déjà fait remarquer PJ.
    Mélenchon a une personnalité abrasive et il ne s’en cache pas. Si vous n’avez pas la conviction et les tripes, vous ne pouvez pas le fréquenter, politiquement. Son « isolement » est naturel et pas intentionnel de sa part.
    C’est un vétéran du système. Il en connait les points forts et les pièges mais il a aussi du mal à s’en démarquer. Et les médias peuvent alors assez aisément retourner sa personnalité contre lui.
    Enfin ses goûts personnels et ses références politiques, hors littérature, commencent à faire apparaitre son âge …

    Pourquoi, finalement, ai-je voté pour lui ?
    Parce qu’il est le seul qui s’y est collé.

    A-t-il été utilisé comme un pion pour abattre le PS ?
    C’est possible, mais ça n’enlève rien au programme « L’avenir en commun ».
    Et quoi qu’il en soit, il ne fallait pas grand chose pour que le PS s’effondre sous le poids de ses contradictions et ce n’est pas une grosse perte.

    Je retire, une fois de plus, deux confirmations de cette élection.
    D’abords, le consommateur prend trop souvent l’ascendant sur l’électeur. (« les français sont des veaux ». Dont acte.)
    Ensuite, un régime électoral peut donner une république mais certainement pas une démocratie.

    Au demeurant, s’il travaillait a mettre en œuvre un programme politique choisi démocratiquement et non celui décidé par (et dédié à) une médiocratie, Macron ferait un excellent représentant.

  19. 1- dans le cas des prix (Lycées, sportifs) il y en a trois reconnus le 1er, le 2ème et le 3ème.
    2- cette année fut une conjonction particulière : le cas Fillon, le cas Mélenchon. Ces 2 candidats ont monopolisé le non-débat sur les réseaux nous n’avons eu que des insultes reçus ou envoyés. Auxquels on peut rajouter le cas FN que tous les politiques brossent dans le sens du poil depuis 2007, et les médias pour « faire leur beurre ».
    3- conjonction à laquelle je rajouterai Hollande qui avait été +/- élu par défaut et qui a aggravé son cas en oubliant « ses promesses ».
    4- ben Piketty était « dans » le programme de Hamon, donc non absent
    5- concernant Mélenchon son but étant de tuer le PS par vengeance personnelle. Je vais pas revenir ici sur sa démarche qui date de 2008… où il était dans le courant de Hamon au PS ! JLM est un frustré parce qu’il avait appelé à voter Hollande et qu’il en escomptait une récompense. Furieux déjà précédemment à son départ en 2008 pour aussi des désirs de pouvoir. Cela l’a fait devenir total parano ; Après divers essais infructueux (PG, FdG), le grave est que cette fois il s’est attribué tout pouvoir gardé pour lui seul, sans aucune délégation grâce à son choix d’un « mouvement » qui lui permet d’être le seul chef sans « sous-chef ». Et le réel problème est que les Français sont des moutons. L’ultime étant la mise à mort du PCF, déjà peu fringant avant.
    6- On peut donc conclure que Mélenchon a voulu tuer la gauche. Finalement j’y vois avantage car avec la conjonction Macron le PS va pouvoir faire un ménage enfin !

    1. Annie Stasse 10 mai 2017 à 17 h 09 min

      À propos de votre poing 5.

      Mélenchon, meurtrier par vengeance, frustré, furieux, parano, vous êtes au moins psychologue pour autant de clairvoyance clinique. J’aime beaucoup votre chute : « le PS va pouvoir faire un ménage » Et qui sera le concubin ? La gauche est immortelle, sinon la droite n’aurait plus d’image inversée. Enfin qu’est ce qui mijote dans le bouillon de la gauche est une autre question.

    2. Puisque vous en êtes à des analyses profondes des frustrations et complications freudiennes de Mélenchon faites vous plaisir ici :

      🙂

  20. Avec la conjonction Macron, le PS n’est plus consensuel, et il apparaît de fait, comme ce qu’il est devenu : compassé.
    Fuego !

    1. Parce que l’écologie -en soi- n’est pas une urgence.

      L’urgence est de libérer l’humanité de l’emprise du Capital. Cette chose faite (oh trois fois rien !) , l’humanité libérée pourra instruire les hommes et en faire des écologistes.

      Mais pour que les hommes soient libres et écologistes, il faut gagner les élections en juin.

      Celui qui à la tête dans les étoiles finit par trébucher sur un caillou ( proverbe Mao-Confucius ).

      « Laissez à la jeune fleur le temps de s’épanouir. »

      Confucius ; Les entretiens – VIe s. av. J.-C.

  21. Vu le billet du jour de François Leclerc .
    Même vision .

    La France et L’Allemagne sont au pied du mur , et devront dire avant la fin de l’année si elles ont un destin commun .

    Et un destin tout court .

    Et ça dépasse largement un 3% de PIB .

    1. Face à un tel mur de résistance de la part des responsables allemands, ne faut-il pas que peuples allemand et français cherchent à peser davantage, si toutefois les allemands étaient moins fermés que leurs dirigeants.

    2. Arf, la position Allemande est calquée sur celle que prévoyait de tenir Mélenchon : Ou vous cedez ou on fout tout en l’air… En élisant Macron on a passé la parole et c’est eux qui sont en position de jouer le Bluff. Maintenant on n’a plus qu’à suivre (descendre sous les 3%) et voir le Flop. Ensuite ils auront encore la main pour relancer et nous on aura les yeux pour pleurer (une belle cure d’austérité en perspective si on veut voir une carte de plus).

      1. Que ça vienne de France ou d’Allemagne , le « ou vous cédez , ou on fout tout en l’air  » , est la condition nécessaire et suffisante pour tout foutre en l’air .

        Quand on se reconnait et espère un destin commun, on n’a ni cette tentation , ni ce langage , pour se donner des chances de progresser. On a simplement l’envie commune d’assurer son destin ensemble , parce que nos destin sont liés .

      2. Les troikistes jouent à ce jeu là depuis le début de la crise, allez expliquer les joies du vivre ensemble aux grecs.

      3. Les grecs , plus que quiconque, savent l’or de la philia et le désastre des humiliations et rodomontades .

      1. Si Si 20 mn au JT sur A2 ce soir sur Macron et consorts. Et ça enchaîne avec un envoyé spécial sur Macron. J’ignore si c’est tous les soirs comme ça… mais le temps équitable entre les forces politiques c’est comptabilisé juste tous les 5 ans quelques semaines. Avant, après, comment appeler ça …? La dictature du chiffre ? la gouvernance par le nombre ? I am kidding you

      2. Aucune raison que ça puisse arriver, si c’était le cas vous nommeriez ça de la propagande, asséner des raisonnements de droite vous appelez ça de l’information, dézinguer les Insoumis sur ce blog, c’est de l’hygiénisme pour le bien de tous les naïfs qui n’ont rien compris aux mystères du monde que votre générosité lui fournit clef en main avec conseil de vote.

      3. Je m’étonne que personne ici n’ait relevé le passage : « le destin vous passe au bout des doigts » chez Bourdin. Ca correspond parfaitement à la caricature qui a été faite ici du lider minimo. Je l’ai trouvé très mauvais sur ce coup là, pour une fois que vous auriez pu faire une critique bien sentie ya personne, même pas Vigneron.

  22. En tout cas les mécanismes de representation de la Ve république sont cassés. Je ne suis pas française et connais mal le système, mais si les gens qui votent FN et FI, qui sont quand même plus d’un tiers, sont representés par une petite poignée d’élus à l’Assamblée nationale, n’ont aucun pouvoir à aucune région, et doivent se contenter d’à peine quelques villes petites, c’est normal qu’ils soient dégoutés du système. Par contre, le Parti communiste en a quelques élus, j’ai appris hier. Il existe encore le PC? comment un parti fantôme peut avoir des élus?
    Il faudrait se préparer pour un automne bien chaud, avec des grèves, des blocages de routes, etc. etc. Pour que Macron ait une chance de succès il faudrait que Wolfgang Schauble abandonne le ministère de finances allemand.

    1. @ Colomba.

      « …Il faudrait se préparer pour un automne bien chaud, avec des grèves, des blocages de routes, etc. etc. Pour que Macron ait une chance de succès il faudrait que Wolfgang Schauble abandonne le ministère de finances allemand… »

      « …Je ne suis pas française et connais mal le système… » politique français, nous dites-vous, mais croyez bien qu’il n’a rien d’exceptionnel aujourd’hui.

      Longtemps on a roulé des mécaniques, puisque pour Marx le socialisme était le fruit de l’économie anglaise, la philosophie allemande et la lutte des classes en France.

      Je pense que ce n’est plus le cas aujourd’hui, la France (et son prolétariat) est un pays comme les autres, et comme les autres il est incapable de se projeter plus loin que l’instant présent. C’est la bouteille d’encre pour tout le monde.

      Pour vous il faut absolument que la social-démocratie allemande gagne bientôt les élections, afin que le nouveau régime qui se met en place en France (il n’est pas social-démocrate) ait un espace européen élargie, et ainsi qu’il évite la légendaire colère de la rue française.

      Vos interrogations n’ont rien de spécifique à la France, si ce n’est la croyance que vous avez que la classe ouvrière française peut encore rugir.

      Hélas certaines évolutions des équilibres politiques dans le pays laisserait à penser qu’il n’en sera rien. C’est trop tard, des événements dramatiques d’une portée historique viennent de se produire et ils sont irréversibles.

      Tout d’abord faisons le point sur le couple franco-allemand, et considérons que, comme une maison dans un village en soutien une autre, la défaite historique de la gauche française (et pire que la défaite, son inertie actuelle) aura forcément des répercutions sur les prochaines élections en Allemagne.

      A priori ceux qui vont diriger l’Europe dans les prochaines années, ce sera Macron et toujours Merkel-Schäuble , surtout Schäuble- Merkel.

      Macron dans la prochaine période aura encore moins de poids que Hollande , parce que potentiellement, Hollande c’était une majorité de gauche, et un gouvernement rompant d’avec le capitalisme, perspective peu plaisante pour la bourgeoisie allemande, dès fois que cela eut réveiller le prolétariat allemand.
      Alors qu’avec Macron c’est la bourgeoisie française qui remet directement la main sur le pays, avec un pouvoir débarrasser de toute fronde politique.

      Mais me direz-vous il reste cette légendaire rue française ! N’en exagérez pas la puissance !

      Le prolétariat français durant ces trente dernières années, certes à rugit comme un lion. Mais à bien y regarder il a rugit en vain . Il a été de défaite en défaite et en cela il s’est beaucoup fatigué et aigri.
      Alors même qu’il pouvait encore compter sur des organisations syndicales relativement puissantes et bien implantées dans des secteurs clefs. C’est moins vrai aujourd’hui.
      Alors même, que tout dernièrement encore, le prolétariat pouvait trouver un débouché politique à sa colère, comme au printemps dernier par exemple avec la mobilisation contre la Loi Travail.
      (Il était possible de contraindre les députés PS et PCF de dégager le social-libéral Valls, forcer Hollande à nommer un gouvernement plus à gauche, plus en adéquation d’avec la volonté de l’électorat de gauche, et à priori plus respectueux et soucieux des droits des travailleurs.) Ce n’est plus vrai puisque la victoire de Macron balaie complètement cette situation pré-révolutionnaire.

      La victoire de Macron est une immense défaite pour la jeunesse et le prolétariat, cela va peser durablement sur le moral des troupes.

      La dure politique de Merkel, booster par la menace d’une crise financière mondiale aiguë, les gesticulations guerrières des Trump et Poutine aussi, pousseront sans doute le prolétariat (mais pas seulement lui) à sortir du bois.

      Mais dans quelle situation politique le fera-t-il, et avec quelles organisations ?

      Si le but est de mettre le souk quinze jours et tout casser, ça oui le prolétariat français saura le faire, encouragé en cela par un courant anarchique dans le mouvement ouvrier très influent. Le pouvoir fera le dos rond et se persuadera que les colères d’enfants cessent rapidement

      Par contre, si la rue s’imagine pouvoir revenir sur l’élection de Macron et rebattre complètement les cartes en faveur du prolétariat, là il va y avoir un quiproquo. Le prolétariat est incapable immédiatement d’espérer quoi que ce soit.

      Le prolétariat français, comme les autres, est inspiré pour le moment par l’anarchisme.

      Il est aussi solidement tenue en laisse par des bureaucraties syndicales, qui aux dernières nouvelles sont toujours sur une orientation collaboration de classe.

      Et comme si cela ne suffisait pas, le PCF et les frondeurs du PS out, il ne reste qu’un Mélenchon, qui comme il le dit, est pour la paix, l’unité de la Nation et la révolution citoyenne … exclusivement.
      Et si Mélenchon était là justement pour éviter tout débordement ?

      Ainsi comme vous le voyez mes prévisions sont bien tristes et pessimistes. Il ne va rester que deux perspectives de combat devant nous:

      Comme le propose ce blog, faire pression sur Macron pour qu’il demande gentiment à l’impérialisme allemand de sortir de l’Europe. On peut toujours rêver !

      Construire un parti ouvrier révolutionnaire comme les trotskystes le préconisent, que je vous préconise.

      En ce moment on nous rit au nez. Vous le ferez sans doute vous même. C’est l’impasse.

      Mais il ne faut pas perdre espoir, ni Merkel, ni Macron, ni personne chez les capitalistes, on la moindre idée de la manière dont ils peuvent sortir le monde du pétrin dans lequel il est.

      Alors la lutte des classes continue, on avance et puis on Marx !

  23. Donald pas content, Donald vire le directeur du FBI. Pourtant qui pourrait croire que Donald se rapproche autant de l’impeachment ? Les bookmakers s’en donnent à coeur joie et parient allègrement sur sa destitution. Non content d’être incompétent, dangereux et ridicule, Donald possède l’art de se vautrer dans sa propre c…rie. Il En doutiez-vous ? Surtout, surtout, il aime tout particulièrement se faire beaucoup d’amis. Avec le FBI (entre autres…), il va être servi.
    https://www.lesechos.fr/monde/etats-unis/0212067248993-affaire-russe-letau-se-resserre-autour-de-donald-trump-2086108.php

    Les soutiens trumpistes néo-putiniens d’ED ont tenté de s’immiscer dans les élections françaises, avec la parfaite complicité de leurs « bienveillants » réseaux néo-fafas bien franchouillards. Putinasserie nationale et reliée à l’internationale , and the « winner » is… :

    « Il est 20 h 49, vendredi, lorsque Jack Posobiec envoie à ses 108 000 abonnés un lien pour télécharger plusieurs gigaoctets de données hackées. Son message, accompagné du hashtag #MacronLeaks, renvoie vers un article publié quatorze minutes auparavant sur 4chan, un forum où se réunissent les pro-Trump, l’ultradroite américaine et les soutiens à la Russie de Vladimir Poutine. «L’information» se répand ensuite comme une traînée de poudre. A 21 h 30, WikiLeaks se charge de donner aux «Macron Leaks» une visibilité internationale, tout en mettant en garde contre ce qui «pourrait être une blague de 4chan». La fachosphère et les organes de propagande russes vont faire le reste. Parallèlement, explique Le Monde, certaines plates-formes où les sympathisants de Marine Le Pen sont très actifs, ont encouragé les internautes à diffuser la fuite. A 23 h 44, seize minutes avant la fin de campagne officielle, c’était au tour de plusieurs cadres du FN, dont Florian Philippot, de tweeter sur ce «leak». »
    http://www.24heures.ch/monde/europe/extreme-droite-americaine-vecteur-macronleaks/story/28349385

  24. Après la lecture de l’article (et pas encore des commentaires) et notamment la partie sur les positions du blog, je dois bien avoué que, ayant pourtant été un fidèle lecteur durant des années, cette fois, je n’ai compris aucun des choix affichés durant cette campagne et j’ai fini par ne plus vous rendre visite :
    – Piketti : ça m’a semblé tellement invraissemblable tant cela ne collait pas avec le personnage.
    – Soutien à Amont : là je me suis dit que les intervenants n’avaient juste pas compris la profondeur du sentiment de trahison que ravivait l’étiquette PS… comment croire que ce candidat pouvait arriver au pouvoir et mettre ces idées en application avec autour de lui toute la clique du PS qu’on a vu à l’œuvre pendant 5 ans.
    – et enfin, le cas Mélenchon… pourquoi donc ne pas soutenir un candidat, certes pas parfait, mais ayant au moins le mérite de mettre en première ligne l’urgence écologique, de proposer de mettre en place une constituante pour une nouvelle république, de faire une vraie politique de la demande… bref d’ouvrir le jeu.

    Pour finir, lorsque vous êtes entrés dans le concert d’injonction au vote Macron d’entre deux tours, allant même jusqu’à oser déclarer que Mélenchon (encore lui) se rapprochait de l’extrème droite en appelant pas clairement ses électeurs au vote Macron (voir vidéo de Paul… là, j’ai juste trouvé ça pas très honnête et terriblement proche de la ligne mainstream. j’ai donc définitivement tourné la page du blog mais vous remercie pour tout ce que vous m’avez apporté.

    PS : je précise si besoin que je ne suis pas militant FI

    merci et bonne continuation

      1. Si : Piketty (j’ai signé) puis Hamon (j’ai clairement exprimé ici ce qu’exprime les yeux ouverts ici) puis Poutou. Ou comment dériver d’une critique constructive à une opposition stérile. Si je m’écoutais j’irai chez Lordon, il y a quelques billets récents qui expriment très bien une analyse que je partage ces derniers temps. Cependant, si on ne lit que ceux qui partagent nos opinions on avance pas beaucoup. Hélas, depuis le début de la campagne, j’ai bien moins trouvé matière à faire évoluer mes positions ici, que ça a pu être le cas par le passé.

      2. Je tente de me ressaisir et n’ai pas abandonné tout espoir de sortir de l’opposition stérile. J’ai cependant été décontenancé par le fait que les 5 candidats arrivant en tête n’égrenaient que des banalités dans leurs programmes.

        En attendant, n’hésitez pas à vous écouter (Socrate disait que c’était la meilleure chose à faire – il a été condamné à mort pour l’avoir dit, ce qui prouve qu’il était au moins partiellement dans le vrai) : allez chez Lordon car ce n’est pas vrai qu’on n’apprend rien à lire des choses qu’on approuve. Mais revenez surtout nous dire ce que vous aurez trouvé.

      3. Non, je n’ai pas noté de dérive, et je n’estime pas moi même avoir dérivé en refusant de choisir… N’est-ce pas d’ailleurs ici qu’on pouvait lire régulièrement des articles assimilant le néo-libéralisme forcené au fascisme en col blanc… il fallait donc choisir entre deux types de fascisme ?
        Bref, je le redis, je n’ai pas compris cette position et l’ai même trouvé choquante car étrangement proche de ce qu’on nous sert à longueur de journée sur les antennes appartenant aux grands groupes capitalistes.

        Nous sommes donc passé à à peine 2 ou 3 petits points d’avoir un candidat mettant en avant la plupart des points de vue de ce blog (sortie du nucléaire et application du scénario Mégawatt, préférence pour une agriculture raisonnée, projet de 6 ème république avec plus de place aux citoyens, écriture d’une nouvelle constitution, une économie plus juste qui ne broie plus les salariés…)

        A la place de ça, on a eu le FN, le monstre bien utile face à qui on peut mettre qui on veut, le front républicain fera le job.

        Voilà, je sorts de ses élections avec le sentiment vraiment désagréable d’avoir loupé une fenêtre unique et que le blog, sur lequel j’ai passé des années très formatrices, n’a pas vraiment été à la hauteur des idées qu’il défend.

      4. J’y ai trouvé ceci :
        « Du moment où, échappant au statut de candidature folklorique, la possibilité de Mélenchon est devenue sérieuse, tous les faux-semblants du maintien démocratique, toutes les contentions de l’objectivité raisonnable se sont instantanément effondrées pour enfin faire voir un vrai visage : unanime et fulminant.

        Une expérience de réalité valant toujours mille fois mieux qu’une élaboration abstraite privée de chair, il aura suffi d’une semaine de clinique des médias en situation de stress politique — comme toujours les seules vraiment révélatrices — pour volatiliser d’un coup ce que les temps ordinaires parviennent peu ou prou à cacher, et pour savoir quel compte tenir des protestations demi-habiles, offusquées par une déontologie intellectuelle toute de circonstance qu’on puisse envisager conceptuellement l’existence de quelque chose comme « le-système » ou « lémédia ». Comme en 2005 lors du référendum européen, une courte semaine de fusion hystérique et d’unanimité écumante aura ici offert une leçon de choses plus éloquente que toutes les sociologies à froid. »

        L’avis éclairé et la hauteur de vue d’un anthropologue ne serait pas inintéressant. D’autant plus si ce dernier est partisan d’une « sortie du cadre » ; quelle belle occasion d’étudier les mécanismes de résistance de celui-ci! 😉

  25. Mais sans dec, il vous obsède tant que ça Mélenchon pour nous resservir encore des tas de saloperies à son sujet.
    Pour info, il n’a pas gagné, alors ici, les tenants de ce blog devraient être content, s’en réjouir et ben non en fait visiblement ça culpabilise à mort d’avoir (peut-être faut pas être mégalo non plus) contribué à son raté.
    Faudrait faire intervenir un psychanalyste, il pourrait nous expliquer
    en attendant ce présente 5 années féconde pour ce blog, parce que je parie que Micron saura donner de la matière
    bon quinquenat

  26. Radio d’Etat ou radio d’un parti politique ? ou comment à travers une dénonciation complètement bidon on donne une info qui est fausse . A priori
    service public , cela doit vouloir dire « d’Etat’ .
    Par contre un parti politique qui utlise les ondes radios puissantes du service public pour faire passer ses idées et son business de gauche , oui là il y a matière à critiquer et à dénoncer .
    C’est bizaRRE qu’il ne sache pas pour un socialiste , l’opposant bidon .

    Les copains du parti planqués dans le fonction publique et qui vident les caisses de l’Etat , des emplois à vie ! alors que des Français sont mis en quarataine , mis à l’écart ( L) .
    La voilà la dénonciation , la vraie qu’il fallait faire . Mélanchon comploteur . Les voilà les vrais emplois fictifs : les copains du PS planqués dans la fonction publique qui tous les mois
    touchent des beaux salaires , a vie ! Vous vous rendez compte cette injustice ! Le Parti Socialiste vient de démissionner du ministère de l’Intérieur ! alors que ces journalistes
    , (les militants du parti qui font du journalisme en vérité) alors que les journaliste nous raconte que nous vivons l’alternance depuis le départ de Fraçais Hollande !

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