Le Parti socialiste belge peut-il encore être sauvé ?

Deux camarades de promotion de l’ENA se rencontrent au café :

– « Qu’est-ce que tu prends : PS ou UMP? »
– « Je ne sais pas trop, qu’est-ce qu’il vaut mieux ? »
– « Je n’en sais rien, il y a du pour et du contre des deux côtés. »
– « Alors, qu’est-ce qu’on fait ? »
– « L’un prend l’un, et l’autre prend l’autre ? »
– « D’accord ! »
– « On tire à pile ou face ? »
– « Chiche ! »

L’histoire n’est probablement pas vraie, mais elle a à ce point un air de vraisemblance que chacun est prêt à y croire.

La professionnalisation de la politique l’a déconnectée de tout véritable enjeu de société. Et si la proportion de corrompus n’est probablement pas pire là qu’ailleurs, on souhaiterait quand même que le statut de représentant de la nation soit à l’abri des pires horreurs.

Ce n’est hélas pas le cas. Qu’il s’agisse des partis de gauche, de droite, du centre, ou des deux extrêmes – voyez le Brésil récemment – la même gangrène semble affecter tous les élus de manière uniforme.

Augmenter son salaire de 15.000 € par an, aux dépens du fonds de la ville pour les sans-abris, alors qu’on se dit bourgmestre (maire) « socialiste » de Bruxelles, quel crève-coeur !

Faut-il nettoyer les écuries d’Augias de l’extérieur, en détournant les eaux des fleuves Alphée et Pénée, ou offrir une dernière chance au nettoyage à la brosse à l’intérieur, par la valeur de l’exemple ? Cyniques, ne vous étranglez pas de rire !

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