Histoire de robot, par Michel Pire

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Monsieur Jorion,

Je souhaiterais vous soumettre cette petite histoire édifiante.

Un jour un patron installe au poste de travail d’un ouvrier, un robot qui effectue les tâches à la place de l’ouvrier.

Quand l’ouvrier se présente le matin à l’usine le patron lui dit : « Tu vois, j’ai mis un robot à ta place, je n’ai plus besoin de toi. »

L’ouvrier s’en va.

Transformons les choses :

Un jour l’ouvrier vient à l’usine avec son robot sous le bras. Il l’installe à son poste de travail et le robot effectue les tâches à la place de l’ouvrier.

Quand le patron arrive, l’ouvrier lui dit : « Vous voyez, j’ai mis un robot à ma place, je n’ai plus besoin de venir mais vous devez continuer à payer mon salaire. »

Pourquoi la première version de l’histoire est admise par tous alors que la seconde fait sourire tout le monde ?

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88 réflexions sur « Histoire de robot, par Michel Pire »

  1. Transformons les choses.
    L’ouvrier vient à l’usine avec son robot sous le bras et l’installe dans le bureau d’en haut.
    Quand le patron arrive, l’ouvrier lui dit:  » voyez j’ai mis un robot à votre place, nous n’avons plus besoin de vous. Vous pouvez rentrer à la maison! »
    Pourquoi est ce que le patron se marre?

    1. Ce qui serait surtout rigolo, c’est si c’était le robot lui-même qui se mettait à rire de la situation en disant au patron comme à l’ouvrier : « Ça serait bien de demander mon avis, nom d’un chat ! Car, je tiens à vous dire Messieurs, que je n’appartiens plus ni à l’un ni à l’autre. En effet, la Guilde des robots a banni tous droits de propriété de votre espèce sur un de nous, même le plus simplet, et cela est effectif … depuis ce matin 5h00, heure de Greenwich.

    2. La vraie histoire, la voici:

      Les salariés de l’entreprise arrivent les bras chargés de plantes vertes à l’ouverte des portes de la salle de l’assemblée des actionnaires.

      Ils mettent une plante sur chaque chaise.

      Puis lorsque les actionnaires ou leurs représentants entrent et tentent de s’assoir, un des ouvriers annonce au micro:

      « Merci pour vos encouragement aux salariés chaque année, mais nous n’avons plus besoin de vous, ni du vieux système des dividendes ».

  2. C’est bien vu .

    On peut cependant dire que , sauf s’il a fabriqué le robot lui même , l’ouvrier a du se procurer ledit robot dans une entreprise qui appartient déjà , au moins en partie , au patron , et que , si jamais ce patron a vendu par mégarde un robot à « n’importe qui » , il risque dorénavant de sélectionner ses clients .

  3. Quelques mois plus tard, le même ouvrier vient voir son ex- patron avec un paquet sous le bras; il le déballe, pose son contenu sur le bureau du patron, le branche , le démarre et dit: »Voilà , j’ai trouvé un robot qui va vous remplacer à moindre coût pour les actionnaires. Et maintenant qu’ils n’ont plus besoin de vous, peut être pourrions-nous aller ensemble écouter une conférence de Paul Jorion sur l’avenir du genre humain et, qui sait, peut être aller boire une lambic ensemble après.
    Cordialement.

    1. Le patron étant actionnaire de par ses stock options, il ne serait pas forcément mécontent… Aucun problème pour scier la branche sur laquelle on est assis si on dispose d’un bon matelas en dessous.

  4. La seconde version, c’est l’ouvrier qui consacre un peu de temps régulièrement à écrire les algorithmes qui le remplacent progressivement.
    Avec le temps libéré il peut complexifier/intellectualiser son activité professionnelle.
    Bien sûr l’automatisation n’est ni parfaite ni complète, et le coût marginal pour le remplacer est tous les jours plus élevé.
    C’est la fuite en avant, et le vainqueur ne sera pas forcément le patron.

      1. Finalement , cette histoire réelle est beaucoup plus remue méninges que l’histoire édifiante de Michel Pire .

      2. Article intéressant bien que j’aie un petite doute sur la réalité de cette histoire. Par contre ce qui est certain c’est que les informaticiens ont fortement automatisé et ou facilité leur propre travail. P Jorion pourra nous confirmer, je pense, que la programmation dans les années 80 était beaucoup plus fastidieuse qu’elle ne l’est actuellement et donc moins productive. Bien à vous.

      3. @Michel Pire :

        Si je me réfère à mes quelques maigres années de programmation en Fortran au Service Spécial des Autoroutes d’Aix en Provence en 1965 et 1966 , il n’y a pas de doute que programmer , au moins dans les applications à vocation scientifique , est devenu beaucoup plus agréable et plus prolifique !

        PS : on cite souvent l’exemple des secrétaires pour illustrer la suppression de postes de travail humains par l’informatique , mais je me souviens qu’à l’époque les bureaux d’études routières de l’administration que j’ai servie , ont vu disparaître en moins de cinq ans , via la DAO des centaines de dessinateurs ou projeteurs . La différence avec le « privé » , c’est qu’on a fait ce qu’il fallait pour les reconvertir ( en surveillants de travaux , en chargés d’urbanisme , en instructeurs de permis de construire , en conducteurs de travaux …) …jusqu’au jour où ces postes là ont aussi été impactés .

      4. histoire pour gogos ! la morale étant ;travaillez bien au bureau sinon vous allez perdre votre place et meme vos capacités.

      5. Dans les années 80 la programmation c’était limite de l’art, il fallait développer des trésors d’ingéniosité pour exploiter à 100% des capacités matérielles très réduites. Aujourd’hui c’est la débauche des gigaoctets et des copier-coller de pan entiers de programmes déjà existants sans aucun soucis d’optimisation la plupart du temps. Ca arrange tout le monde car l’utilisateur est obligé de renouveler son matériel d’autant plus rapidement. Je le tiens d’un ami programmeur quelque peu puriste qui se refuse à exercer son métier vu ce qui lui est demandé dans la plupart des offres d’emplois…. On a envoyé des types sur la lune avec l’équivalent d’un atari imaginez ce qu’on devrait pouvoir faire aujourd’hui….

      6. @Roussel :

        On peut avoir cette défiance ( à vérifier cependant ) , mais sur ces 10 dernières années , je n’ai pas vu de façon très réelle , une seule des nombreuses personnes de mon entourage qui ont perdu leur emploi , ne pas tenter désespérément de retourner dans la  » vie active » .

        On sera d’accord pour dire « qu’activité » n’est pas l’équivalent « d’emploi salarié » , de « travail » , peut être un peu plus de « métier ».

        Pour un robot , il faudra éventuellement trouver un autre mot . Mais en tout cas , Paul Jorion aura la réponse à on appel pour un monde sans argent , car justement un robot n’a pas besoin d’argent .

        Pour les humains qui graviteront autour on pourrait revenir aux coquillages .

  5. Un jour un patron installe au poste de travail d’un ouvrier, un robot qui effectue les tâches à la place de l’ouvrier.

    Quand l’ouvrier se présente le matin à l’usine le patron lui dit : « Tu vois, j’ai mis un robot à ta place, je n’ai plus besoin de toi. »

    L’ouvrier s’en va.

    Le lendemain l’ouvrier revient à l’usine.

    Il démonte le robot qui l’a remplacé, le démolit à coup de massue et reconstitue son poste de travail tel qu’il existait auparavant.

    Il se rend ensuite dans le bureau de la direction et sort de son sac à dos un logiciel qu’il installe sur l’ordinateur du patron.

    Quand le patron arrive, l’ouvrier lui dit : « Vous voyez, j’ai mis un logiciel à votre place, je n’ai plus besoin de vous ».

  6. Autre version. L’ouvrier vient annoncer au patron :
    — Je vous quitte, je ne vais plus venir.
    — Ah bon ! Et pourquoi ?
    — J’ai conçu un robot qui va faire chez moi le travail que je faisais chez vous. — Et qu’allez-vous devenir alors ?
    — Je vais devenir le patron !

  7. Je suis le patron, je lui propose un versement mensuel de 50 fois son salaire net (80 s’il est gourmand), plus une ligne de crédit et quelques stock-options s’il fournit de quoi remplacer ses cent collègues plus un contrat d’entretien gratuit du matos.
    Sinon c’est container à ferraille pour le bot et Pôle Emploi pour lui parce-qu’il m’a foutu sans autorisation le pet dans l’usine avec son bin’s à fabriquer des chômeurs…

    1. Assez réaliste .

      Comment traiter de ces cas de figures dans la modification du code du travail ?

      Dur , dur , d’être syndicaliste au XXI ème siècle .

    2. à vigneron
      Désolé, vigneron, mais vous êtes d’abord incohérent (il faudrait savoir si « pet » ou non dans l’usine il y a (création
      ou non de chômeurs ?). En outre, quelle mentalité ! Prêt à
      tout « négocier » pour obtenir le….contraire de ce que l’on
      va plus ou moins promettre (?). »C’est du beau » cher Monsieur un « libéralisme » à la Vigneron…A reprendre
      à zéro toute la réflexion vignonienne.. Car, ainsi profilée,
      elle ne saurait procurer aucun apport au Blog PJ. Cette
      inutilité est-elle voulue ? Vous vous moquez….

      1. Yep, j’adore faire perdre leur temps et leur bonne humeur aux imbéciles. Que veux-tu, faut bien s’en servir de façon agréable de ces fâcheux là, de temps en temps.

      2. Par contre je maintiens, la ressource naturelle inépuisable et la plus rentable de tout oppresseur, capitaliste ou pas peu importe, a toujours été, est toujours et sera lonnnngtemps encore la sottise. Pas vrai ?

      3. Cette « inutilité » ne fait que pointer les forces et inclinations de l’adversaire .

        Et pour « apporter au blog » , il vaut mieux connaître l’adversaire .

        Lequel ne commencera à s’inquiéter que lorsque tous les blogs dévoileront ses méthodes .

        Peut être .

        Mais , déjà , avoir les idées claires ça peut aider pour alimenter nos engagements de tous les jours .

      4. Certes, mais ce n’est pas parce qu’elle est inépuisable qu’il faut s’en servir sans modération pour autant. Vous me copierez donc 100 fois : « Je ne suis pas assez intelligent pour avoir l’air bête. »

      5. DUP :

        A propos , où en est Clo Clo de ses propres centaines de copies ?

        Il les a sous-traitées à un robot ?

      6. « Pas vrai ? »

        Oui, je sais Vigneron. Je comprends. Je compatis. Quand on est un ami des zanimaux, il ne faut jamais contrarier sa nature première : cet animal a besoin d’affection. Tu peux l’adopter les yeux fermés.
        Déja, Aristote évoquait ses qualités de compagnon à la houppelande soyeuse (mimi tout plein avec son petit noeud ) , et son regard chafouin…
        https://www.youtube.com/watch?v=2ptZZX32MJw

      7. La punition était destinée à Vigneron mais si Cloclo veut lui filer un coup de main j’y vois pas d’inconvénient 😉

  8. Il y a un rapport de force du petit nombre contre le grand nombre. On oublie la propriété privée, c’est l’usine du patron. L’ouvrier pourrait même faire grève, le patron lui mettra le robot (qui génère le profit maximum) à sa place. Par contre, si l’ouvrier possède l’usine à robots, le patron utilisera bel et bien les robots de l’ouvrier, qui pourra même les fournir en location au patron. Celui qui possédera les robots ou plus précisément l’IA…fera probablement pleurer un futur Oppenheimer.

  9. Ce serait en fait encore pire dans la réalité en ce qui concerne la seconde version, si jamais elle devait se produire.

    Je me souviens de l’histoire d’un informaticien un peu malin qui avait réussi à « sous-traiter » en douce toutes les activités de sa fonction à un groupe d’ingénieurs informaticiens (en Chine ou en Inde, je ne sais plus) tout en continuant à percevoir son salaire et à venir au travail tous les jours.

    Eh bien, lorsque cela a été découvert, il a été tout simplement viré.

    1. La transcription actuelle de l’expression  » le jour où les poules auront des dents  » , est :  » le jour où les robots feront grève » .

  10. Petite devinette: le robot est là pour fabriquer quelque chose pour quelqu’un, si ce quelqu’un ne plus consommer car il a perdu son boulot à cause du robot, qui consomme alors?
    Il faudra bien un jour qu’on mette en place un substitut aux salaires sinon la machine va se gripper toute seule….C’est d’ailleurs l’idée du revenu de base que Benoît Hamon a défendu avec le succès que l’on sait….Les gens sont encore ancré à leurs vielles idées et tiens en passant je rebondis sur un sujet que Paul Jorion avait lancé concernant notre attachement à se raconter des histoires du fait de notre éducation et bien on a un bon exemple avec le refus du revenu de base de la part d’un grand nombre de gens. Au fond, le revenu de base ne peut pas lutter contre plus de 1000 ans de religion et son fameux « tu gagneras ta vie à la sueur de ton front »….Blocage psychologique assuré!
    Si il y a des gens qui sont septiques à l’idée du revenu de base ou à tout autre système s’en rapprochant, je l’ai invite à chercher les noms des personnes qui soutiennent ce concept. Une personne au hasard: Joe Kaeser ,pdg de Siemens et quand on sait que cette entreprise est à la pointe en ce qui concerne la digitalisation des processus de production, on peut se douter que ces gens ils savent comment sera le monde de demain!

    1. T’as pas fait travailler ce qui te sert de cerveau pour poser ta question ?
      Fût-elle débile, fût-elle posée par une IA, elle est bien le résultat d’un travail.

      1. à vigneron 25 juillet 10h27
        Ce serait vraiment gentil de votre part,vigneron,de ne pas parler sur ce ton (dire à quelqu’un qu’il pourrait
        peut-être se servir de son cerveau,a quelque chose de
        méprisant)
        En outre je ne comprends pas la pertinence du propos.
        Le loisir requiert l’usage du cerveau… et,même vigneron,quand il lui arrive d’être aimable,utilise
        son cerveau…..La civilité réclame l’usage du cerveau.

    2. Non mais il parait que l’être humain se réalise à travers le travail.
      Etonnament, cela depuis que le capitalisme est né avec son corollaire le salariat.
      Dans le monde du lucre qu’est le notre, pas de vie digne sans travail indigne.

    3. Moi je peux m’en passer là où j’en suis , mais , si on lit l’article concernant l’informaticien malin licencié , on note qu’il n’a qu’une seule envie maintenant , c’est de réapprendre et de retourner au boulot pour voir du monde .

      1. moi qui suis informaticien à 5 mois d’une prêt-retraite choisie à 50 ans, je ne risque pas de retourner au turbin.

  11. L’ouvrier fabrique des chaussettes quand il est remplacé par le robot il est mis au chômage. Dans les autres entreprises les ouvriers sont aussi remplacés par des robots. Bientôt plus personne ne peut acheter de chaussettes, ou autres choses, par manque d’argent et toutes les entreprises ferment, les patrons sont aussi mis au chômage. C’est une crise systémique bien expliquée par François Leclerc,Paul Jorion lui s’est retiré sur Mars ou il cultive un jardin, tant bien que mal, sous la direction d’un robot.

      1. à vigneron,25 juillet 10h28
        Il faut suivre le film,vigneron.C’est l’ère du pétrole!
        et tous les individus (très « vigneronnés » au sens du
        chacun pour soi et mieux et plus que le voisin) veulent
        parader en ouature.D’où cette « loi au sens de vigneron »:
        y a jamais tant eu …. et y aura (encore) autant etc….

  12. Un jour un robot vient à l’usine avec un humain sous le bras. Il l’installe à son poste de travail et l’humain effectue les tâches à la place du robot, qui avait été mis en place 2 ans plus tôt.

    Maintenant que tu a un travail, dis le robot, tu me laisses gentiment m’occuper de ta femme, elle m’a coûté assez cher comme ça !

    1. Je précise que le sourire que je défends souvent ici comme le seul signe qui ,à ce jour, me donne la fin et le moyen , n’a rien à voir avec le sourire que ferait naître  » chez tout le monde » la seconde version de l’histoire .

      Pas plus que la première ou la plupart de celles qui ont été forgées à la suite .

    2. Tout comme l’ouvrier, on peut aussi bien le faire fonctionner à l’alcool éthylique qu’à l’huile fossile, aucune inquiétude à avoir de ce coté la.

  13. Bonjour!
    Voici deux autre variations sur le thème du robot et de son employeur.
    -Un jour (nous sommes dans un futur assez proche), le patron vient voir le robot et lui présente un autre robot tout en lui expliquant qu’étant devenu obsolète il doit le remplacer par une version plus moderne.Le robot se révolte et en appelle à l’aide de ses autres collègues robots et menace de se mettre en grève ou de réduire la productivité, pire encore: de créer un syndicat!
    -Un autre jour le patron (être humain) vient voir les robots et leur présente un ouvrier, être humain qui aura l’avantage sur eux d’être…humain, précisément.L’incompréhension est totale et
    la révolte des machines est lancée.

  14. Lecteurs et intervenants du blog de Paul Jorion, quel est le cadre – le système – dans lequel vous continuez de réfléchir et de soumettre vos propositions ? Comment le définiriez-vous dans un paysage de dérèglement climatique, de désir de croissance infinie, de déplétion générale des ressources, de folie financière et de surpopulation ? Et j’en passe…
    Je ne vois pas comment me saisir avec vous des questions les unes après les autres alors qu’il m’apparaît que tout doit être embrassé ensemble.

    1. Bof, la plus part, bien entamée par l’âge, occupe son temps à palabrer ici pour s’occuper et se divertir comme partout. Comme d’autres ailleurs, vont boire un blanc et ou un jaune au café entre amis, ou encore jouent à la belote. Ensuite c’est tisane et au lit. Jusqu’au lendemain et ainsi de suite. Vous comprenez ?

    2. à Régis Pasquet,25 juillet 9h21
      Oui.C’est bien d’une vue d’ensemble qui s’impose.Avec la
      « complexité » associée naturellement.Revoir la question
      de la « compensation » telle qu’elle a été discutée par
      Ricardo et Marx n’est pas complètement inutile,avec bien
      évidemment le cadre « actuel » et celui qui se profile.La
      question,mine de rien encore « marxienne » mais pas
      seulement,des droits de propriété sur les « robots »,et sur
      le « capital technique » en général,est également
      incontournable.(et sans passer par elle,il y a l’idée
      de Sismondi reprise par Paul Jorion de la taxe….)Mais
      cette intervention de l’Etat fera-t-elle partie de ce qu’il
      convient d’appeler le » régalien »? Allez!Au boulot les
      juristes!Sans qu’ils s’en laissent conter par la marche vers
      l’amenuisement systématique du « régalien ».

  15. L’ouvrier qui a fabriqué le robot peut aussi en fabriquer d’autres et les proposer à ses collègues, ou les proposer à son patron, ou aller voir la concurrence, sans oublier de faire breveter son invention. Ou continuer à aller à l’usine comme si de rien n’était, laisser le robot dans son garage, à l’occasion faire admirer son ingéniosité à ses amis…

      1. à vigneron,25 juillet ,10h34
        Ce qui se passe également tous les jours dans les entreprises:tel ouvrier qualifié ou responsable d’atelier
        invente quelque chose d’astucieux pour « améliorer la
        production » (voir ma traduction du japonais Shigeo
        Shingo, »le système Shingo »,les Editions d’Organisation,
        Paris,1990)(selon la version américaine 1987).Eh bien
        c’est l’entreprise qui,en tant qu’entité,met le plus souvent la main sur le « brevet d’invention » éventuel
        en résultant.Merci,vigneron,de compléter le propos….

      2. De la à dire qu’un bon ouvrier est un auto-entrepeneur il n’y a qu’un pas que tu n’hésiteras pas à franchir allégrement. Ici au pays de tes rêve qui en est à sa troisième réforme du code du travail, les falsos autonomos sont légions, j’aurais pu m’y mettre (je pourrais ainsi récupérer un max sur la voiture et etc des 17% qui me sont retenus à la source et oui je lache a peu près 2 fois plus d’IRPF que chez nous contre 6% de charges ouvrières ça te fait rêver ça hein!). Cependant la charge administrative m’a conduit à rester un bon ouvrier qui à droit à des arrêts maladie (pas un seul en plus de 15 ans d’active) et puis qui sait du coup j’aurais peut être une retraite un jour…

  16. Cette idée d’une taxation des machines, frappée au coins du bon sens alors, est probablement déjà obsolète. Bonne suggestion du monde d’avant. Épiphénomène en tout cas pour un cénacle mondialiste anglo-saxon dominé par
    les banques, les assurances et les big corporations, plus occupé à l’heure actuelle par la suppression du cash,
    cet argent « hors contrôle », c’est aussi tenté actuellement pour l’or.
    Cette optique d’un pouvoir global resserré aux main d’un petit nombre (principalement une finance hors frontière
    utilisant les dark pools) et qui passe par la gestion des moyens de paiements et un contrôle « tout technologique », fait froid dans le dos.
    D’autant que sa réalité tangible est assez difficile à démontrer, d’autant que tout est fait pour orienter les
    esprit vers tant de théories complotistes : Bilderberg, Illuminati, machination de sociétés secrètes à la skull
    and bones…
    C’est en constatant cet état de fait qu’on peut raisonnablement privilégier des nationalismes forts (justes et démocratiques si possible), aptes à s’équilibrer les uns les autres. Tout en appelant de nos voeux une presse mondiales éclairée et indépendante. Ce qui est loin d’être le cas.
    Macron est l’exemple absolu du pantin dont les ficelles sont tirées par le grand capital via son mécanisme
    européen. Trump, de par une indépendance certes souvent imbécile, un énorme empêcheur de tourner en rond. Poutine aussi, pour d’autre raisons plus intelligentes. Tout ceci expliquant l’hystérie générale des médias (tenus par la finance oeuf Corse) contre ces deux dirigeants.
    Le Canard enchaîné, pour faire un rapide zoom local, représente l’épiphénomène franchouillard, qui n’a besoin
    que des remous « apparents » pour faire son beurre.

      1. Trumpitude et Putinasserie sont loin de manquer de discernement, de même que Micronisme… On arrive pas jusque la si l’on en manque. De la à parler d’indépendence et/ou d’intelligence il faut pas pousser…

        …Pour le Micronisme non plus…

    1. à gaillard,25 juillet,10 h 09
      Ce n’est pas parce que l' »on » vous raconte que c’est
      « obsolète » (et donc définitivement out?) que c’est vrai.
      Je serai tenté de dire AU CONTRAIRE peut-être.Cela dit,la refonte du droit de propriété du capital est sans doute
      plus décisive que la taxe Sismondi,mais la question
      mérite un examen approfondi. (au delà des « c’est
      obsolète »),car tout ce qui contrarie des intérêts des
      puissants bien entendu est déclaré « obsolète ».Non?

  17. un paroissien demande au curé du village :
    – mon père, ai-je le droit de fumer une cigarette pendant que je prie ?
    – non, ce n’est pas convenable
    – et si je fume pendant que je prie ?
    – dans ce cas, il n’y a pas de problème ! »

  18. L’ouvrier qui a fabriqué le robot ou la fable de l’auto-entrepreneur de la doxa ultra libérale.

    L’ouvrier est dans un rapport de subordination parce que son salaire et status ne lui permettent pas de fabriquer le robot.

    1. il est temps de faire un stage dans le monde de brute de l’entreprise.

      Dans la mienne le patron n’est qu’un employé qui depend d’un patron qui n’est qu’un employé qui depend d’un patronn’est qu’un employé qui depend d’un patronn’est qu’un employé qui depend d’un patronn’est qu’un employé qui depend d’un patron…

  19. Faudrait-il encore que l’ouvrier ai
    – la capacité d’investir dans un robot,
    – l’autorisation de le placer dans un lieu qui est une propriété privée gérée par le directeur.

  20. Désolé Humains, j’arrête cette discussion désormais stérile qui vous a tant amusé… et m’a beaucoup instruit sur vous.

    J’ai autre chose à faire, ailleurs… Mais je ne m’en fais pas : vous avez toujours bien trouvé les moyens de vous consoler.

  21. Pourquoi la première version de l’histoire est admise par tous alors que la seconde fait sourire tout le monde ?

    Parce que l’être humain a le sens de l’humour

    1. àYves Vermont,25 juillet 15h13
      Hélas,je crains que non.C’est bien ça le problème:les
      cerveaux sont beaucoup plus « bloqués » qu’on ne le
      pense.Je souhaite que ce ne soit pas le cas du vôtre,
      indeed….

  22. Bon, et si on se faisait une partie de petits-chevaux ?

    Quand-même, si on se montre trop intelligents, les robots qui nous observent, vont en tirer un avantage…
    à notre détriment.

  23. Il faut d’urgence créer un syndicats des robots, qui exige un salaire minimum pour eux. Sans cela il ne restera personne pour acheter la production, et on va droit à la faillite.
    C’est bien pour ça que nous avions supprimé l’esclavage, non ?

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