Marc Defant, géochimiste : notre existence d’animal technologique tient du miracle

Je m’aventure très loin en-dehors du domaine de mes compétences. Corrigez-moi si nécessaire. Ouvert aux commentaires.

L’explication la plus convaincante du fait que nous soyons seuls ou apparemment seuls dans un si grand univers me semble avoir été donnée par un scientifique : Marc Defant, vulcanologue et professeur de géochimie à l’Université de Floride méridionale à Tampa, qui, dans une conférence TEDx intitulée « Pourquoi nous sommes seuls dans la galaxie », explique que l’apparition d’êtres intelligents de notre type requiert la conjonction d’événements extrêmement rares d’un point de vue statistique, devant de plus se produire dans un ordre bien précis. Il résume sa conférence « Why We are Alone in the Galaxy » de la manière suivante : « L’apparition de la vie intelligente sur la terre requiert une multitude d’événements improbables d’un point de vue statistique, ce qui pourrait impliquer que la présence ailleurs d’une vie intelligente du même genre est extrêmement peu probable, un fait généralement ignoré dans les discussions relatives à d’éventuels contacts avec des formes de vie extraterrestre ».

Sa conférence démonte de manière convaincante l’idée commune que les planètes apparaissent facilement, que la vie apparaît facilement sur une planète et que toute planète susceptible d’accueillir la vie produira inéluctablement des êtres intelligents du type de nous-mêmes. Il souligne le nombre considérable d’événements certainement extrêmement rares qui sont nécessaires pour permettre l’apparition d’êtres semblables à nous. Defant explique de manière détaillée trois de ces événements mais souligne qu’une analyse complète de notre apparition et de notre évolution ferait intervenir une séquence de plusieurs centaines de ces événements très rares pour nous faire advenir à partir du Big Bang.

Je vais résumer brièvement ici sa démonstration.

Un nuage stellaire, celui qui est à l’origine du soleil en particulier, n’est constitué que d’hydrogène et d’hélium. Pour qu’il contienne des éléments plus lourds, il faut que dans un premier temps il les collecte à l’occasion de l’explosion d’une ou de plusieurs supernovas. Une supernova est une étoile géante implosant, c’est-à-dire s’affaissant sur elle-même avant d’exploser. Les éléments plus lourds que l’hydrogène et l’hélium se forment à cette occasion par la fusion d’atomes d’hydrogène et d’hélium.

Pour qu’un nuage stellaire devienne ensuite un système stellaire composé d’une étoile entourée de planètes, il faut que s’exerce sur lui encore l’influence d’une autre supernova, cette fois-ci sous la forme de son onde de choc.

À ce moment-là de son exposé, Defant apporte ce qui constitue selon lui la preuve irréfutable du fait que c’est une supernova qui a fait se transformer le nuage stellaire à l’origine de notre système solaire, en ce système solaire proprement dit : la météorite Allende, dit-il, en est le témoin parce qu’on y trouve du magnésium au sein d’inclusions d’aluminate de calcium, ce qui ne pourrait être le cas aujourd’hui.

Le magnésium en question est du magnésium 26, le produit de désintégration de l’aluminium 26, lequel a une durée de vie assez courte : 717.000 ans, ce qui fait qu’au bout de quelques millions d’années il s’est entièrement désintégré. Le magnésium 26 faisant partie de la météorite Allende est le résidu de l’aluminium 26 craché par une supernova au moment où le nuage stellaire précurseur du système solaire fit naître celui-ci.

Voici où se situe donc, selon Defant, la première improbabilité statistique : dans un premier temps, une ou plusieurs supernovas ensemencent en éléments lourds le nuage stellaire qui deviendra le système solaire. Dans un second temps, la transformation de nuage en système a lieu sous l’influence d’une autre supernova.

Une planète peut alors apparaître, la Terre, au sein d’un système stellaire, celui du Soleil, où se trouvent les éléments de composition adéquate permettant l’apparition de la vie.

Sautons maintenant quelques milliards d’années pour nous retrouver dans un monde où sont apparus les mammifères dont le cerveau comprend une nouvelle couche par rapport aux reptiles : le néocortex.

Si l’on compare la masse du cerveau des animaux par rapport à celle de leur corps, les dinosaures se situent assez bas sur l’échelle : en effet la sélection ne fait pas nécessairement émerger du lot les animaux les plus intelligents. Ainsi les dinosaures furent sélectionnés pour leur masse corporelle importante. Ils dominèrent la planète pendant 135 millions d’années. Les mammifères apparurent dans leur ombre : ils étaient petits et vivaient dans des terriers, ils ne sortaient que la nuit, quand les dinosaures étaient endormis. Les mammifères n’ont pu dominer le monde que parce qu’ils ont bénéficié de la disparition des dinosaures.

C’est le heurt avec la terre d’une météorite de 10 km de long qui, par l’hiver cosmique dont elle fut la cause, signifia la fin des dinosaures. 75% des espèces disparurent à cette occasion. Une météorite plus grande aurait détruit l’ensemble des animaux, tandis que plus petite, elle n’aurait pas mis en péril l’existence des dinosaures.

Les mammifères envahirent alors les niches libérées par les dinosaures. Ils occupèrent en particulier les arbres, où les primates eurent l’occasion de se développer.

Or la vie arboricole nécessite des capacités cérébrales importantes, en particulier une vision colorée en trois dimensions, ainsi que dix doigts susceptibles d’agir séparément. C’est ce qui explique les gros cerveaux des primates. Si nous les humains bénéficions d’un tel équipement, c’est parce que nous sommes les descendants de créatures ayant évolué au sein d’un environnement arboricole.

Mais pour que nous apparaissions, il fallait encore que les primates descendent des arbres. Cela eut lieu il y a sept millions d’années. Nous sommes alors devenus bipèdes, nous aventurant dans la savane. L’événement qui en fut la cause, fut l’aridité qui se développa dans la savane africaine orientale, l’habitat des ancêtres des hominiens. Le cerveau grossit encore du fait de la station debout, de l’usage des mains et de l’utilisation d’outils, une évolution qui ne s’observe dans aucune autre espèce. Une population de 100.000 humains colonisèrent le monde. Si les hominiens étaient apparus en Amérique du Sud, rien de semblable ne se serait passé, un climat aride ne s’y étant pas développé.

Le scénario qui a conduit des premiers petits mammifères à nous fait supposer que dans l’immense majorité de systèmes stellaires une suite d’événements de la même nature ne s’est pas produite. Rien n’empêche que quelques-uns de ces événements extrêmement rares aient bien eu lieu, voire même peut-être l’ensemble, mais il aurait encore fallu que ce soit exactement dans le même ordre.

La vie est très rare, elle est précieuse ne serait-ce qu’à ce titre. Quant à notre présence à nous, elle tient véritablement du miracle.

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72 réflexions sur « Marc Defant, géochimiste : notre existence d’animal technologique tient du miracle »

  1. Attention, nous avons tellement à apprendre encore sur la fonderie de l’univers. Pour citer un exemple frappant: Il y a environ 10 puissance 23 étoiles dans notre univers observable d’après une estimation communément acceptée. Les étoiles meurent et deviennent selon leur masse, parfois des trous noirs, parfois des étoiles à neutron. On sait depuis peu, grâce à la détection des ondes gravitationnelles qu’un système binaire d’étoiles à neutron forme à sa fusion des métaux lourds (dont le l’or:https://phys.org/news/2017-10-gold-gravitational-sighting.html), qui asperge l’univers avoisinant (on ne s’y attendait pas!). Sachant que la moitié environs des étoiles sont multiples (système binaires etc..), on peut penser que la production de métaux lourds n’est pas si rare que ce qu’on pouvait croire jusqu’à présent.
    Ceci juste pour dire qu’il faut rester prudent sur l’origine de la vie.
    Je crois plutôt comme Stephen Hawking, que si l’on a tant de mal a connaitre une autre forme de vie ailleurs, c’est à cause des distances infinies qui nous en séparent, la vitesse de la lumière est bien petite pour franchir les distances de notre univers… Pensez seulement à la sonde Rosetta, qui de sa position dans notre système solaire, mettait 30mn pour communiquer avec la terre!

  2. Je serais optimiste pour une fois: l’univers semble « conçu » pour nous interdire de détruire plus d’une planète 😉

      1. Un truc me chagrine en suivant votre lien:
        « toujours »

        Heureusement, vous finissez ainsi:
        « … pourrait aussi être le moyen de prouver, peut-être, que cette petite théorie n’est pas valide. »

        🙂

  3. Y’a une erreur :
    Le futur homme et la lignée des primates se sont séparée il y a 8 millions d’année, environ. Donc l’homme n’est pas une évolution du singe ou chimpanzé. Ils partagent quand même 99.6% de leurs gènes (*). Ça laisse rêveur sur l’importance de ces petits assemblages bio-chimiques.

    Pour l’ensemble, comment dire ? Peut-être Défiant.

    Une solution astucieuse au problème du trou noir et incidemment une solution toute simple à la synthèse continue de noyaux plus lourds que l’hydrogène et l’hélium. Pas besoin de supernova jouant au tube de TV en fin de course : implosion et éjection. Or, comme les trous noirs sont supposés être légion…
    Spéculatif, évidemment mais l’auteur a de solides références :

    http://lempel.pagesperso-orange.fr/trou_noir_de_kerr.htm

    Paragraphe 5 (TKNR : trou noir de Kerr revisité) :
    « Éjection de matière:
    On a vu que du fait de son invariance de masse, le TNKR est susceptible d’éjecter, selon son plan de rotation, de la matière. Mais celle-ci ne peut être constituée que de neutrons, lesquels bombardent le tore de plasma, avec toutes les conséquences physiques qui en découlent. Si la température du plasma est inférieure à 2 MeV, les processus nucléaires, ainsi mis en jeu, permettent aux particules de se recombiner et l’on aboutit à la Nucléosynthèse « primordiale » permanente. »

    (*) : cette info vous est gracieusement rapportée par E. Todd dans son dernier livre, page 87…

      1. Aucun intérêt cette remarque, ils sont nos frères en Humanité, nos cousins conscients, libres et vivants , et à ce titre nous avons un devoir envers eux comme envers les plus faibles d’entre nous. Cela n’est pas exclusif.

      2. L’intérêt de ta remarque sur tes « frères en Humanité » chimpanzés tombe sous le sens, pour tout habitué du Blog j’entends.
        Au moins dorénavant sauront-ils formellement d’où tu parles, si par extraordinaire ils ne l’avaient pas encore perçu d’eux-mêmes. .

      3. Tu parles juste d’une branche au-dessus, et ça pas sur que tu le saches vraiment en fait.
        A l’aune de l’Ignorance, je pense qu’il est impossible de faire la moindre différence entre toi et moi ou qui que se soit ici ou ailleurs, mais si tu vis mieux en y croyant, qui suis-je pour t’en dissuader …

    1. @ Juannessy et Cloclo
      Le zoo de la Part-Dieu, peut-être ?

      Sinon, au figuré mais exact, y’avait un paon parc de l’Impérial. Quand il faisait la roue, fallait voir ses femelles se trémousser et lui encore plus fier, les plumes en soleil et le regard dominateur.
      Très, très humain tout ça, non ?
      Bien entendu, depuis que l’Impérial a été bazardé aux allemands et transformé en machine à sous, les paon et paonnes ont dû disparaître. Le dieu argent est sans pitié pour les petites bêtes. Dont nous sommes.
      Une illustration de la « Fraternité, étendue aux humains », mais je dois faire erreur. Vous corrigerez.

      1. Les paons sont toujours là .Ils avaient été viré un temps lors d’un épisode H1N1 .

        La volière ne dépend d’ailleurs pas de l’hôtel Impérial , mais fait partie du jardin public géré par la commune .
        La société « propriétaire de la gestion « ( les murs appartiennent à la ville ) n’est plus le groupe allemand Hopf holding , mais le groupe PVG de Gaston – Pollet Villard de la Clusaz … depuis 2013 .

        Mais nous voilà bien loin des galaxies .

      2. Merci pour la correction. Vous êtes une vraie mine d’or.

        Plus l’astronomie progresse, plus elle étend son intérêt. Elle va du plus lourd, plusieurs milliard de milliards de milliards de soleils et plus, jusqu’aux neutrinos, sans masse officielle.
        On n’a rien fait d’autre que faire une pause courte sur ce long chemin.

  4. Il y a quarante ans, le terme « exoplanète » restait feutré dans le saint des saints, car scientifiquement personne n’avait jamais certifié ni vu de planètes hors de notre système solaire. Donc au lycée, on nous apprenait – jusqu’à preuve du contraire ( folle imagination ! ) – que la terre restait unique au sein de notre système solaire mais qu’en plus, il n’y avait que des étoiles au delà de « chez nous ». Notre planète était encore bénie des dieux, même en république française. Eureka ! Grâce au nouveau spectrographe Élodie, greffé sur le télescope de l’Observatoire de Haute-Provence (OHP),Michel Mayor & Didier Queloz détectèrent en 1995,  » 51 Pegasi b « , 1,6 fois plus grande que Jupiter ! La première exoplanète au delà de chez nous ! Géante par dessus le marché…Grâce à cela, les théories sur la formation planétaire furent revues et corrigées, on invoqua par la suite la migration des planètes géantes, etc…alors si les systèmes solaires semblaient bien étrangement varier les uns par rapport aux autres, il ne fallait pas oublier que si nous inversions la perspective et que si nous étions très loin de notre planète, nous pourrions apercevoir la pâle lueur du Soleil, tandis que notre « petite bille bleue » qui lui tourne autour, est un milliard de fois moins brillante…donc, pour l’instant, scientifiquement parlant, rien et statistiquement parlant, les experts disent que c’est mal barré. Toujours pas de planètes comparables à notre biosphère, habitables et habitées. Nous sommes désespérément seuls. Pour l’instant…scientifiquement parlant.Mais au fait, qui recherchons-nous au delà de nous-mêmes ? Vendredi ? Mohamed, Robinson ou Chantale ? Notre semblable ? Celui, SDF, qui est en bas de chez nous et qui fait la manche, des étoiles encore plein les yeux ou Pierre Gattaz ? Wait and see.

  5. Je ne comprends pas,
    l’intelligence c’est la conscience,
    Un simple interfaces peut-il rendre une espèce aussi intelligente ?

    quelle entité psychique nous a fait inventer la technique et laquelle nous faire rater le coche de la dignité Ainsi que la sauvegarde pour l’espèce ?

    Pour l’instant, sans nous , lunivers est d’une complexité infinie, mais est très très bête.
    Il ne sait même pas ce qui se passe !

    Peut-être que si mais pour l’instant nous pensons que nous.

    Il garde sa grandeur et ses mystères
    Mais quand même nous lui expliquons ce qui se passe en son sein,
    il pourrait nous aider un peu le bougre!
    Ah bah non puisqu’il est très occupé à ne pas penser !

    en tout cas soyons fiers de nous. Reconnaissant envers lui mais humblement fier de nous.

    Il se comprends mieux,
    pourvu que ça dure pour nous mais surtout pour lui.

    C’est un peu triste de ne pas se savoir , d’un point de vue humain.

    Peut-être qu’un jour une grosse voix immense et assourdissante nous enverra un gigantesque T H A N K S
    ( et du coup ce commentaire tombera à l’eau)

    Et là à part deus trois fous parce qu’il en faut
    tout le monde sera d’accord pour se retrousser les manches dans le bon sens, de Rockfeller ou SDF, de trump à Poutine, du cadre à lesclave , De l’épargner au malchanceux, des plus jeune ou plus vieux, du plus noir au plus blanc,
    faire des différences une source de potentialités,
    dépolluer dépolluer
    Donner le nécessaire
    récompenser l’effort
    débattre sereinement
    s’épanouir Intelligemment,
    jouer pour apprendre,
    entreprendre pour s’intéresser,
    découvrir pour le plaisir,
    S accaparé pour s’amuser,
    rendre pour responsabilité,
    chanter pour dormir,
    S’aimer pour se renforcer et
    kiffer la Life

    à la la c’est beau l’imagination.

    Bonne nuit à tous !

  6. Au passage, la « disparition » des dinosaures causée par un astéroïde est également remise en cause, à juste titre.

    Tout ce que ce monsieur expose comme arguments prouve exactement l’inverse de ce qu’il veut démontrer si l’on sort un peut de l’anthropocentrisme :

    En effet, malgré tous les obstacles que la Vie a rencontré (astéroïdes, extinctions en série, volcanisme, virus…) il y a tout de même une espèce intelligente qui a réussi à émerger sur notre planète !!

    Que ce soit nous ou une autre espèce, peu importe, un chemin s’est frayé vers l’intelligence et la technologie. Si nous disparaissons, d’autres reprendrons le flambeau dans quelques millions d’années.

  7. Oui, globalement la conférence revient à dire que si ça s’était passé autrement, ça n’aurait pas été pareil : la belle affaire ! Les 240 milliards d’exoplanetes de la galaxie exploreront tout ces scénarii. ….

  8. S’il y a une caractéristiques majeurs des hommes, c’est qu’ils adorent se raconter des histoires. Ils s’en inventent en permanence. Et le plus souvent c’est pour fuir le réel. Que la vie soit rare ou pas dans l’univers ne changera pas d’un iota notre situation sur Terre. Mais peut être est ce insupportable de l’admettre sans se raconter des histoires de planètes de rechange, de voyage interstellaires…

    1. Xavier87

      Effectivement, si nous ne sommes pas seuls, nous sommes quasiment complètement isolés.

      Je crains qu’un certain nombre d’extraterrestres fasse la même constatation sur son blog local.

      1. En plus de l’isolement spatial, l’isolement temporel de notre petit flash de 300 ans de civilisation perdu sur le fil de 14 milliards d’années d’univers a peu de chance de tomber en face d’un autre de ces éclairs fugaces…

    2. Le pouvoir d’affabulation , c’est une façon de ne plus être  » un esclave martyrisé du temps  » ( être hors temps ) , et d’exprimer  » je suis là , je veux qu’on fasse attention à moi » ;

      En positif , ça donne des idées géniales , inouïes .

      En négatif , ça donne des gens qui emmerdent , exhibitionnistes ou boudeurs et complètement stériles .

      Mais notre principal pouvoir d’affabulation , c’est de parler de la mort sans « la voir en face » . Sauf de temps en temps , mais on oublie .

  9. Juannessy
    « Vous avez des « conventions » pas très conventionnelles . »

    Oui, je reconnais cette fâcheuse tendance…
    Des esprits plus brillants, borderline, ayant ce penchant sont à la source de grands bonds dans la connaissance 😉

    Mais si tout le monde ne peut pas être acteur à cette échelle, rien n’empêche d’observer et d’apprécier, sauf œillères de confort.

    Illustration: présentation d’un opus d’Harari évoqué par Paul Jorion:
    « Sapiens »… « un livre qui décape ton cerveau »:
    https://www.youtube.com/watch?v=BSNu6_ch9ZU

  10. Seuls ou pas seuls, finalement on s’en fout. Étant donné les distances et le temps, les possibilités de pouvoir communiquer ou de se rencontrer sont statistiquement proches de zéro. A moins de croire aux fadaises du film Interstellar où un gus (homme blanc bien sous tous rapports of course) traverse sans dommages un trou noir (alors que son vaisseau est réduit en miette).

  11. Combien de milliards de milliards d’événements et de séries d’événement se produisent ne serait que dans un petit bout de bras de galaxie.

    On n’oubliera pas de citer « Le hasard et la nécessité » de Jacques Monod. Sans compter le grand nombre d’ouvrages « ramenés » par google lors de la recherche sur le titre de ce livre.

    Et puis tout le monde le sait, le plus lourd que l’air ne peut pas voler. Et au chapitre des probabilités, que penser de l’effet tunnel.

      1. Il prend pourtant bien la précaution de préciser qu’il ne se situe nullement dans cette perspective anthropocentrée. Mais sans doute selon vous une « maline dissimulation » de plus, n’est-ce pas ?

  12. D’autres espèces intelligentes ont sans doute déjà émergé ici ou là.
    Une explication au fait qu’on ne les aie jamais vues:

    Elles ont toutes épuisé la totalité des matières premières à leur disposition avant de réussir à quitter leur planète d’origine.

    La vraie intelligence consiste peut-être à rester tranquillement dans les arbres en mangeant des fruits…

    1. @Alexandre écrit: « D’autres espèces intelligentes ont sans doute déjà émergé ici ou là. Une explication au fait qu’on ne les aie jamais vues: …. »
      Comme explication , une suggestion (qui n’est pas de moi..) : « Ils » sont bien trop intelligents pour chercher à nous rencontrer… °(^!^)°

  13. L’argument sur la rareté des systèmes planétaires est visiblement erroné, vu les découvertes quasi quotidiennes de nouvelles planètes depuis que nous avons les moyens technologiques de les détecter.

    L’argument sur la disparition des dinosaures paraît complètement fallacieux car on ne voit pas pourquoi les descendants des dinosaures, s’ils avaient survécu, n’auraient pas pu développer des capacités cognitives équivalentes aux nôtres.
    Laissez-moi corriger cette phrase : parmi les oiseaux, descendants des dinosaures qui ont survécu, certains comme les corbeaux ont développé des capacités cognitives remarquables sans être dotés de mains aux pouces opposables, et sur une ligne évolutive complètement distincte de la nôtre. Il me paraît extrêmement vraisemblable que s’il n’y avait eu la fameuse météorite certains dinosaures quadrupèdes occuperaient aujourd’hui la niche évolutive « capacités cognitives supérieures » à notre place.

    A l’inverse, l’événement qui semble faire appel à la conjonction de conditions la plus difficile à réunir est sans doute l’apparition de la vie, c’est à dire l’amorçage d’un mécanisme darwinien de copie / évolution / sélection qui a alors tout loisir de développer les coquilles, les crocs ou les gros cerveaux comme outils de survie et de perpétuation.
    Il me paraît incompréhensible que Defant n’aborde même pas ce moment clé dans l’avènement de l’homme depuis le Big Bang.

    Pour finir sur les « grandes questions » de l’humanité, j’espère, Paul, que vous avez eu l’occasion de lire Le Gène Egoïste de Richard Dawkins. Si ce n’est le cas, faites le toutes affaires cessantes.

    1. En complément, un entretien avec Frans de Waal:
      http://www.aline-louangvannasy.org/2016/10/entretien-frans-de-waal-il-est-temps-d-arreter-de-courir-apres-le-propre-de-l-homme.html
      Dans ses derniers livres, il met bien évidence le fait que des espèces à « capacités cognitives supérieures » apparaissent sur des lignes évolutives très éloignées de la notre. Pour quelles raisons ? c’est un autre débat.
      https://www.youtube.com/watch?v=IEng3HAsdJ4

      1. Ethique qui viendrait d’un principe divin ? F de Waal, primatologue, pense qu’elle serait plutôt enracinée dans notre animalité.

        Le primatologue Frans de Waal montre que la racine de la morale des hommes et de leurs religions est à chercher dans leur condition de mammifère
        « Les critiques les plus dures sont paradoxalement venues des athées – à cause de ce passage où j’imagine un bonobo s’adresser à eux pour leur dire que cette question de la religion n’est, au fond, pas si importante… Certains croyants, à l’inverse, m’ont dit qu’ils n’étaient pas opposés à mes propos, parce que leur religion supposait, également, une tendance à l’empathie et à la justice présente dans le coeur ou l’esprit des hommes. »
        http://www.lepoint.fr/culture/interview-frans-de-waal-de-l-empathie-animale-aux-religions-humaines-30-10-2013-1749855_3.php

      2. @Gudule :

        ça me rappelle un bouquin de 1968 , qui a failli provoquer mon divorce quand ma femme m’a dit quelle l’avait mis à la poubelle, ( même pas sous un pied d’armoire bancale), alors qu’il faisait partie des nounours que je trimballais de déménagement en déménagement :

        Le singe nu , de Desmond Morris ( un zoologue né en 1928) ;

        Autant que je me souvienne ( plus de pièce à conviction ) , il avait bien analysé comment nos « instincts » territoriaux , sexuels, prédateurs, de primates tout juste sortis de leur nursery , se cogneraient contre les tendances et contraintes « rationnelles sinon raisonnables  » , en particulier celle de nous socialiser à la mode fourmi .

        Il n’était pas trop optimiste ,il me semble , dans ses conclusions .

        ( et pourtant qu’est que j’ai pu rigoler avec ce bouquin ) .

      3. @Juannessy ; 24 octobre 2017 à 20 h 27 min

        Ben vi, quand on sort de la nursery, et/ou que l’on « décide » d’en sortir, pourquoi devrions nous devenir de « bon petits soldats », que nous ne sommes pas (comme évoqué par F de Waal, ou D Morris,
        entre autres…) ?
        Selon les propos d’un ami que j’apprécie et avec lesquels je suis en accord : liberté, égalité, fraternité étendue au vivant. 😉

  14. L’astrophysicien Christian Magnan, dans ce texte ( http://www.lacosmo.com/petit.html ) datant de la fin du siècle dernier, estime qu’ « il est inconcevable que la vie ait pu naître ailleurs par hasard dans l’Univers ».

    Bien évidemment, je laisse le soin aux spécialistes de juger de la validité de ses arguments !

  15. Les super ordinateurs du futur apporteront confirmation ou infirmation à nos descendants. Entre-temps, continuons à détruire la planète, à épuiser ses ressources.

  16. Je trouve embêtant ces personnes qui tirent toujours des conclusions hâtives. Aujourd’hui, aucun scientifique ne peut expliquer clairement comment la vie se développe sur une planète. Il reste des zones d’ombre gigantesque . Bien entendu, on sait via les lois de la physique comment les molécules se forment comme par exemple les acides aminés à partir d’une soupe primitive, mais le processus organisationnel qui gouverne l’assemblage de molécules pour arriver à un organisme vivant: on ne sait pas! Vous pouvez lire tout les livres que vous voulez pour l’heure il nous reste des énigmes à résoudre. D’ailleurs, cela me fait penser que ce qu’on appelle hasard, notion qui nous arrange bien quand on ne comprend pas quelque chose ;_), c’est bien souvent un phénomène dont on n’a pas découvert le principe. Si vous montrez les lignes de champs formé par de la limaille de fer autour d’un aimant à quelqu’un qui ne comprends pas l’électromagnétisme, il vous parlera de hasard miraculeux…Donc patience, il nous reste encore des progrès scientifique à faire. Des nouveaux Newtons, Kepler, Einstein ou Darwin vont naître et nous éclairer un peu plus sur ce monde. Pour le reste , on est dans le domaine de la croyance. Les uns voudront croire à telle vérité et les autres à telle autre. Sommes nous seul dans l’univers? Pour l’heure, vous êtes libre de croire ce que vous voulez…

    1. Tout à fait d’accord. A chaque fois que j’ai ce type de discussion je formule les choses ainsi : « expliquez moi comment un mélange de molécules mortes donnent un être vivant ».
      Jusqu’à présent je n’ai jamais entendu qq chose de convaincant.

      Donc pour moi :

      1/ La vie NE PEUT PAS apparaître sur Terre. (Faites bouillir toutes les soupes de pommes de terre et de poireaux mixés, ou quoi que ce soit d’autre, aussi longtemps que vous voulez : à la fin vous avez toujours des pommes de terre et des poireaux mixés et pas des dinosaures qui courent après des mammifères hurlants de peur, des disquaires désolés de ne pas avoir le dernier disque de Didier Super et encore moins des vols de flamands roses sur un coucher de soleil parce que ça fait beau pour les cartes postales)

      2/ Elle est quand même apparue.

      3/ Elle peut donc apparaître à peu près partout (là où elle veut, elle fait ce qu’elle veut, que ce soit probable – selon les calculs d’un type diplômé en blouse blanche ou d’un autre qui fait une conférence en anglais sur YouTube – ou pas)

      4/ S’il y en un peu partout dans l’univers, il y a bien quelques formes qui sont devenues intelligentes. (La vie ne se préoccupe pas de ce genre de détail, elle donne le sens – comme dit mon p’tit python – et après c’est « démerdez vous »).

      Et voilà.
      Elle est pas belle la vie ?
      🙂

      1. Yogi, vous pensez vraiment que dire: « le point de départ est l’apparition d’une molécule auto-réplicante » explique quelque chose? Vous réalisez ce que vous décrivez? Une molécule tout ce qu’il y a de plus inerte et minéral qui d’un coup se met à avoir l’idée (et la configuration chimique et géométrique qui vont avec) de se répliquer. « Tiens, et s’y je me répliquais? », comme ça , sans pression évolutive d’un environnement vivant puisque de vivant il n’y a point. Cette explication scientifico-matérialiste rend le miracle encore plus énorme, vous vous en rendez compte?

  17. Que signifie « rare » dans un espace temps « infini » ?

    Que signifie « début » quand « le mur de Planck » nous interdit de concevoir et décrire vraiment l’instant « zéro » ?

    Quelle intelligence , artificielle ou pas , pour comprendre ces bornes ?

    1. Alors là ! Je me suis perdu en élaborant un début de réponse.
      On va revenir à la justice sociale hein
      Ça me paraît un peu simple 😛
      À concevoir du moins.

    2. Juannessy
      Hé ! le « mur de Planck », n’est-il pas une « convention », scientifique, comme le mur du son, la vitesse de la lumière…

      Qu’en est-il des « constantes » qui pourraient être variables lorsque l’on se rapproche, (asymptotiquement ???) de l’instant zéro ?

      Là, ça devient vertigineux, donc intéressant, non ?
      🙂
      Ce qui, en soi, est miraculeux !

      1. Vous avez des « conventions » pas très conventionnelles .

        C’est bien parce qu’on ne sait plus de quoi l’on parle , en science physique) quand on se rapproche de l’instant « zéro » que ….

        l’on se sait plus de quoi on parle alors .

  18. Il y a quelque chose plutôt que rien car il ne peut y avoir rien, n’est-ce pas ? Et quelque chose dispose de l’éternité et du mouvement pour expérimenter incessamment, n’est-ce pas ? Parfois quelque chose tombe sur une suite d’expérimentations qui propose la vie, la pensée, la conscience et l’être humain tels que nous les connaissons.
    Le plus souvent, sont donnés à voir des résultats que nous ne comprenons pas. Rien n’interdit de penser que des successions d’expériences ne peuvent aboutir, dans l’immensité du  »plutôt que rien » à des êtres dotés d’une autre forme de pensée et de conscience.
    Moi, j’arrête car je touche maintenant à une zone proximale d’impensés qui me donne le vertige.

    1. Pascal ( Blaise et sans doute Pascal du blog ) vous dirait que c’est lorsqu’arrive le vertige que ça devient ….intéressant !

    2. Si il peut y avoir rien, c’est d’ailleurs ce qu’il y a autour 😉

       » Note : Le zéro, ce rond zénith des chiffres, étant le, le zéro étant le chiffre du trou absolu, lu lu lubrifiant l’absolu, l’objet lubrifiant et absolu qui porte ce nom
      absolu n’a pas été construit comme les eaux, pas comme les nappes d’eau en été, pas, pas comme les autres, cet objet n’a pas été construit avec, pas avec des trous
      troués dans des seins, dans de simples feux, dans de simples feuilles de métal comme les autres, mais avec tous les trous du mon, du monde, réunis dans un tout, dans un grand
      rien du tout lubie lubie lubrifiant et absolu.

      Ile, île, cet objet est comme une île, île unique, tour, tour infinie et unique, île, île, il est le seul, le seul objet métaphysique de ma collection de trous
      entourés d’un contour métallique et, malgré son grand, son grand défaut d’être gras, grand et métaphysique, malgré son grand et gras défaut faux de ne
      pas être du tout, il reste l’objet près, l’objet préféré de ma collection.

      Pendant, dent, dent, pendant que les autres objets font un grand, un grand détour plastique, mythique, air, air, air erotique, tic, air, air héroïque pour tout, pour touche, pour
      toucher leur but infini, de son zéro ouvert comme un cou, comme un couteau, comme un couteau infini plongé dans un cou infini, ouvert comme un trou infini, de son zéro ouvert
      comme une trappe infinie sous la tour des trous infinis, il frappe le grand tout en plein cœur.

      L’objet nu nu numéro 16 est un héros-limite. »

      Ghérasim Luca

      https://www.poemes.co/heros-limite.html

  19. Je suis astrophysicien, spécialisé dans l’étude de la formation des étoiles et des planètes. Il y a beaucoup d’approximations dans la conférence de Defant et dans les 3 premières minutes, plusieurs affirmations sont tout simplement incorrectes, qu’il s’agisse de la synthèse des éléments lourds, les scénarios d’effondrement gravitationnel, ou la composition de la matière primitive du système solaire.
    Il est maintenant bien établi que la matière des nuages moléculaires, dans notre galaxie et les Galaxies proches, indépendamment de la présence de supernovae dans le voisinage, présente une grande richesse chimique: les fonctions organiques « de base » y ont été trouvées, les principaux éléments impliqués dans les processus de la vie sur Terre y ont été identifiés: C, H, O, N, P, et bien d’autres… L’enrichissement en éléments « lourds » a eu lieu avant la formation des nuages moléculaires que nous observons aujourd’hui et qui sont des structures transitoires a l’échelle des galaxies.
    La synthèse des éléments atomiques se fait tout au long de la vie des étoiles, massives ou de type solaire, pas seulement lors de la phase de supernova, qui ne concerne qu’une partie des étoiles.

    La présence d’une Supernova dans le voisinage de notre système solaire au moment de sa formation n’indique absolument pas qu’un tel phénomène est indispensable a l’effondrement gravitationnel, de manière générale. Les travaux dans le domaine montrent que c’est plutôt l’inverse en fait. De fait, la plupart des étoiles actuellement en formation dans les nuages du voisinage solaire (a 100-150 parcsec) n’ont pas été exposées a une supernova.

    1. Cela fait beaucoup d’erreurs en effet chez Defant, certaines étant véritablement grossières.

      Est-ce à dire que l’apparition de la vie dans un système stellaire serait beaucoup plus commune qu’il ne l’affirme ?

      1. Je pense que beaucoup de scientifiques disent aujourd’hui qu’il est statistiquement possible que la vie ait pu ou puisse apparaître dans « une très grande quantité » d’autres « endroits » de l’univers , mais que rien ne permet d’affirmer que cela a eu lieu .

        Et qu’à ce jour , on n’a pas encore détecté ou été en état de détecté des preuves de vie « ailleurs » .

      2. La probabilité d’occurrence de ce miracle n’étant pas nulle puisqu’on est en train d’en débattre et la taille de l’univers étant un corolaire de son age, si l’apparition de la vie intelligente n’est pas très commune c’est peut être tout simplement qu’il est un peu tôt. Pour moi, de deux choses l’une : soit on est encore trop myope soit on essuie les plâtres.

      3. Autre chose, notre supposée rareté impliquerait elle un quelconque supplément de valeur? Sinon pourquoi se poser la question? 😉
        Je ne vois que deux choses singulières à notre univers (ou sous univers en cas de multivers) : la vitesse de la lumière et la constante de Planck mais peut être notre astrophysicien me prendra t il à défaut? Toujours est il que notre intelligence produit des choses totalement « extra-universelles » comme Pi ou les nombres premiers, peut être faut il chercher par là une échelle de valeur plus satisfaisante que la simple loi de l’offre et la demande (moins y en a plus c’est cher…). Peut être même que dans cet « extra-universel » hors espace-temps peu importe que nous existions une seconde ou 100 millions d’années et que nous y soyons seuls ou pas : Si nous disparaissons demain et que dans un 5 milliard d’années une nouvelle intelligence apparaît elle trouvera Pi et les professeurs Avenarius exactement là ou nous les aurons laissé 😉

    2. Bonjour Bertrand, et merci ! Je n’ai pas la chance d’être astrophysicien, mais bercé de cette science, cet article m’a fait bondir plusieurs fois..
      La simple quantité d’exoplanètes telluriques découvertes dans la banlieue proche du système solaire, et ce en dépit des biais de détection, suffit à contredire la partie « cosmochimie » du point de vue de Defant.
      Celle sur les dinosaure est tout autant « à coté » ! On ne sait que peu de choses des capacités cognitives de ces animaux, déjà, et insinuer que seule la taille a joué comme critère évolutif est ridicule, puisqu’ils ont occupé toutes les niches écologiques disponibles à toutes leurs époques.
      Enfin, rien que sur Terre, nous avons plusieurs espèces d’embranchement très différentes (céphalopodes, corvidés, psittacidés, et de nombreux mammifères marins ou terrestres) qui font montre d’excellentes capacités cognitives..

      Mon point de vue personnel, mâtinés de mes lectures et conférences, c’est que la vie microbienne doit être répandue à l’échelle de la galaxie. La vie animale moins commune, et la vie intelligente plutôt rare. Dans un schéma assez semblable au déroulé évolutif sur Terre, et compte tenu des durées en jeu.

      PS : j’ai retapé mon message, il semble y avoir eu un souci la première fois.. si ce n’est pas le cas, désolé et ne tenez pas compte de celui-là ^^

    3. J’ai en effet tiqué aussi sur l’argument des éléments lourds improbables, qui est de toute évidence erroné.

      En revanche, je trouve le fond du propos pertinent, et il lui manque son argument « choc » : la Lune !

      La Lune est en effet très singulière dans le système solaire, et pour cause : elle est le produite d’un choc titanesque entre la très jeune Terre et une autre planète de la taille de Mars, juste sous le bon angle, un événement dont la probabilité était infime.

      Or, la Lune a eu ensuite un effet stabilisateur sur l’axe de rotation de la Terre, qui a maintenu pendant des milliards d’années des saisons stables, et par suite des conditions climatiques pas trop chaotiques. Ce temps long et relativement stable a été nécessaire pour permettre à l’évolution de faire son oeuvre, et pour passer de la vie simple (le « sac négentropique »), qui est peut-être banale en effet dans l’univers, à des êtres multicellulaires complexes, sociaux, et capables de développer une civilisation technologique. Il y a des milliards d’années de stabilité très exceptionnelle entre les deux. Que la vie soit probable partout ne signifie absolument pas que notre présence ne soit pas, elle, très improbable.

      Merci donc à la Lune, si miraculeuse !

      1. A ajouter au crédit de la lune : Les marées, une promenade à marée basse dans les rochers est un foisonnement de vie, un « à cheval » sur deux biotopes radicalement différent qui ne fut certainement pas quantité négligeable dans le processus de sélection/adaptation/réadaptation de la vie aux sein des deux milieux.

  20. Oui mais qu’est ce qui prouve qu’une toute autre suite d’événements ne pourraient pas conduire à des êtres intelligents. Pourquoi s’attacher seulement à la suite que l’on « connait » ?

    1. Je souscris à vos dires, cependant il est spécifiquement question de nous dans cet article, et pour nous c’est cette suite improbable et pas une autre.
      Ça peut couler de source dit comme ça mais quand même !

      J’ai comme un arrière-goût quand je pense que c’est au moins aussi improbable si ce n’est plus, que nous en sommes arrivés où nous en sommes désormais.
      Et puis quand je pense à mon premier amour gâchée et mon corps meurtris j’ai encore un arrière goût !
      Moui il faudrait mieux s’arrêter au simple miracle d’être Ici 😀 .

      1. C’est comme un schéma de régulation ou d’articulation cette histoire, mais c’est scientifique,
        le coup par coup ( Des explications scientifiques) est maintenant assez vaste pour que notre mythe devienne scientifique !

    2. Il parle de tous ces « statistically improbable events that occurs in order so that intelligent life like us would be » pas « d’êtres intelligents » d’une nature inconnue de nous – lesquels demeurent jusqu’à plus ample informé dans le même délicieux univers d’expectative que Dieu le Père, les Champs Élysées, le mouvement perpétuel et la fin des impôts.

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