« Ce n’est qu’un au revoir, mes frères ! » par Michel Jourdan

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Sociétés à la dérive, capitalisme outrancier, éloges irresponsables de la croissance… La planète a entamé depuis longtemps une dérive institutionnalisée qui, inexorablement, causera sa perte. Cela fait en effet près d’un demi-siècle déjà, soit à la sortie du rapport de Donella et Dennis Meadows (« Halte à la Croissance »), que la sonnette d’alarme a retenti pour la première fois. Mais depuis, qu’avons-nous fait, sinon ignorer ces avertissements ? Quarante-cinq ans ont passé et nos sociétés occidentales continuent de se gargariser de notions ultralibérales, nous poussant à produire et consommer davantage, et ce dans le contexte du déclin accéléré d’un monde du travail qui, à échéance, sera pour 90% dominé par nos propres créations robotiques. Pourtant, on le sait, notre terre nourricière ne pourra continuer encore longtemps à assouvir nos besoins agricoles et énergétiques. Dans un monde fini, l’on ne peut que se contenter de ce qu’il produit. Or, la corne d’abondance est tarie ! Le jeu aura duré un peu moins de deux siècles depuis l’avènement de la révolution industrielle. Et sur l’écran, nous lirons bientôt « Game Over » !

Notre priorité, entendez par là la première en ordre d’importance, est pourtant inscrite dans nos gènes, puisqu’il y va simplement de la survie de notre espèce. Aussi, quand bien même l’humain ne manquerait à personne, si ce n’est évidemment à lui-même (cherchez l’erreur !), l’on se serait attendu à ce qu’il se débatte au moins un peu avant de se noyer. Or, c’est tout le contraire qui se passe, ce dernier préférant accepter de couler comme une pierre pourvu qu’on le laisse encore un peu se nourrir de pouvoir et du confort garanti (croit-il du moins) par nos sociétés occidentales.

Dame Nature ne transigera pourtant jamais ; elle n’a que trop donné. Pas plus qu’elle ne nous accordera d’ultimatum pour accorder nos violons et en finir avec nos querelles intestines autour de la hauteur du plafond de nos émissions de gaz à effets de serre ou de la manière dont les nations se partageront la note de leurs « concessions ». C’en est fini. Le moment est venu de se dire au revoir !

Reporté sur l’échelle de l’histoire humaine, l’homme vit, selon moi, ses dernières secondes. Bien sûr, quelques poches de bipèdes pourraient bien subsister ci et là, mais nos civilisations, telles que nous les concevons aujourd’hui, auront, elles, totalement disparu. La question n’est donc pas de savoir s’il y aura ou non crash du vol 747 pour Nowhere, mais plutôt de savoir combien il fera de victimes. On peut bien sûr nier cette évidence – c’est d’ailleurs bien ce que la majorité d’entre nous faisons, non ? –, mais ce serait une nouvelle preuve de notre cécité intellectuelle et de notre mépris pour ces générations à venir, à qui nous léguerons un monde plus proche de celui de Mad Max que de celui de Dorothy au pays d’Oz.

Peut-être aussi, comme le clame Paul Jorion, la machine aura-t-elle entretemps supplanté l’homme dans la hiérarchie de la dominance terrestre, mais ce ne serait de toute façon que purement factuel. Que l’on meure maître ou esclave, la fin de l’histoire sera la même. Sapiens n’aura alors été qu’un animal de passage, une distraction de plus pour l’évolution qui, devant la perte d’un environnement rendu inhabitable par l’homme, nous aura tout simplement exclu de l’équation biologique. C’est un fait : la Terre ne se soucie pas plus de l’homme que l’univers ne se soucie d’elle. Depuis mère Lucy, nous n’aurons alors navigué que peu de temps avant de redevenir les poussières d’étoiles de Reeves.

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128 réflexions sur « « Ce n’est qu’un au revoir, mes frères ! » par Michel Jourdan »

    1. à octobre,9 décembre 2017,0h53
      Désolé,octobre,mais votre conception du « romantisme »
      que vous qualifiez en l’espèce d' »indécrottable »,ne me
      semble en aucun cas adapté.Peut-on souhaiter une
      révolution mentale chez vous,de type « octobre » (LOL) ?
      Nombre de participants à ce Blog ne vous demandent pas
      la lune.Simplement d’ouvrir un peu les yeux,en laissant
      de côté ce que vous appelez le « romantisme » dont
      semble-t-il votre définition est assez problématique.

  1. Quand aux débuts du blog, il y a 8 ans, je tenais un discours d’objecteur de croissance, je me sentais un peu seul. Aujourd’hui, je me sentirais plutôt dépassé par ceux qui voient proche, sinon la fin du monde, du moins la fin de Sapiens. Évitons peut-être les excès: ce qui est de plus en plus plausible est la fin de notre civilisation thermo-industrielle dopée par le capitalisme. Mais, sauf en cas de guerre nucléaire à grande échelle inspirée par le docteur Folamour qui dirige les USA, il restera bien quelques humain par-ci par-là. Et il reste à nous battre pour qu’il en reste le plus possible et le plus longtemps possible. Ce n’est peut-être pas glorieux mais les combats désespérés ne sont-ils pas ceux qui font les plus beaux succès des œuvres de fiction?

    1. Pas de décroissance sans mise au rencard du capitalisme !

      Mais combien n’ai-je pas entendu d’écolos dire : « Je ne parle pas du capitalisme, je parle de décroissance ! », comme si l’on pouvait parler de l’un sans l’autre, comme si la croissance ce n’était pas pour payer les dividendes et les intérêts qui sont inscrits dans notre système de propriété privée, dans notre système capitaliste, où le capital c’est l’argent qui manque à la place où il est nécessaire et dont il faut rémunérer le déplacement provisoire.

      1. M’enfin, la Décroissance c’est de facto la mise au rencard du Capitalisme ! C’est une suite logique. C’est une idéologie en soi avec des implications en termes organisationnel, sociétal, individuel, bref sur tout les plans de notre rapport au Monde et les uns envers les autres.

      2. Pour une très grande majorité ( dont une partie se recommande de la bible ) la croissance est le graal parce qu’elle seule permet d’assurer l’emploi . C’est la faillite de cette fiction , peut être plus surement que le constat du lien entre croissance et destruction de la terre , qui décillera les yeux sur la « croissance » … et la décroissance .

        Mais , qu’il s’agisse de croissance ou décroissance , il y a trop de confusion et de faux espoirs ou représentations derrière ces mots ( comme avait pu le révéler les débats de blogs autour de la commission Attali ), pour qu’une conviction politiquement utile se fasse autour de simples considérations intellectuelles .

        C’est quand le rapport de forces et l’évidence charnelle des inégalités , en particulier au travers de la disparition du travail ,sera à son point d’ébullition , que le capitalisme sera non seulement à l’agonie , mais mort .

      3. @Paul: Vous énoncez des évidences qui sont celles des décroissants depuis 15 ans. Ne pas confondre les écolos vert très très pâle de France (EELV) avec les décroissants impliqués dans les combats anticapitalistes DE TERRAIN avec ce qu’il y a de plus radical dans ce qu’on appelait autrefois la gauche. Les marxistes renonçant peu à peu au productivisme, au travaillisme, à l’autoritarisme, ils deviennent des alliés très fréquentables. Il commence à être temps que les militants lambda fassent le même chemin que Guérin, Gorz, Bookchin, ou Latouche qui, d’abord orthodoxes, n’ont gardé de Marx que le meilleur et jeté tous les errements de sa fin de vie et de ses héritiers léninistes, trotskistes et maoïstes (désolé eninel). Profitez bien de votre retrait (Gustav Landauer) relatif pour découvrir la galaxie des résistants/expérimentateurs. (« jeteurs de sonde » dit Isabelle Stengers, militants existentiels disent Olivier De Schutter ou Christian Arnsperger, nouveaux radicaux dist Miguel Benasayag). Amicalement, AA

      4. Bon sang, mais c’est bien sûr,

        Déplaçons l’argent déplacé gratuitement pour les besoins essentiels de ceux qui n’en ont pas « à déplacer », et continuons de faire rêver à l’accès au superflu comme signe d’appartenance à la marche juste au-dessus ?

      5. @ Alain Adriaens.

        Ne soyez pas désolé Alain, je vous remercie même de faire une classification, à votre manière, des communistes « productiviste » et des renégats. Il faut clarifier, il faut faire tomber les masques.

        Des renégats qui, comment nous dites vous cela : « …marxistes renonçant peu à peu au productivisme, au travaillisme, à l’autoritarisme… », souplesse doctrinaire, qui seule leurs permet de participer au veau d’or .

        Ne croyez pas que vos nouveaux « alliés très fréquentables. » sont convaincus par vos arguments, ces gens ne sont pas sensible aux arguments, ils le sont un peu plus par vos soirées pinces fesses DE TERRAIN.

        Radical me dites-vous les gauchistes ? Hédonistes et opportunistes avant toute chose vous répondrais-je !
        Sous produit nihiliste de la trahison historique des organisations ouvrières.
        Des jeunes (et des moins jeunes) complètement paumées, et à la recherche de sensations immédiates, ultimes, vaines. Vaines dans le sens où elle ne nous évite pas les Trump et les regroupements des néo-fascistes. No futur !

        Mais pourquoi donc, d’abord orthodoxes, vos amis n’ont gardé de Marx que le meilleur et jeté tous les errements de sa fin de vie ( ???) et de ses héritiers léninistes, trotskistes et maoïstes (désolé eninel) ?

        Qu’est ce que le meilleur de Marx ?
        Qu’est ce que cette mystérieuse et triste fin de vie ?

        Dites nous cela Alain. Les occasions de rigoler sont si rares aujourd’hui.

        Alors pourquoi cette mutation du marxisme ?
        Mais pour la fête Alain, pour la fête bacchanale ! Pour avoir l’envie d’avoir encore envie ! Pour célébrer à leur manière et dans leur petite tribu, eux aussi le consumérisme idiot, eux aussi une liberté dont on a perdu le sens du mot.

        Vos amis sont non seulement des renégats, ce sont des zombis aussi !

        Les bacchanales étaient des fêtes religieuses célébrées dans l’Antiquité, liées aux mystères dionysiaques, elles se tenaient en l’honneur de Bacchus, dieu romain du Vin, de l’Ivresse et des Débordements, notamment sexuels.

        Mais chez eux aujourd’hui: plus de vins, plus d’ivresse, plus de sexe, plus de fumette même, parce que mon cancérologue et mon diététicien m’ont dit, parce que c’est mon droit de vouloir être en bonne santé, moi, moi, moi.

        Chez eux seulement de l’individualisme et du nombrilisme, l’envie de rompre d’avec la production, le travail, l’autoritarisme et la discipline, nécessaire pour toute organisation sur un chantier.
        Nécessaire si nous voulons -vraiment- venir en aide à l’humanité souffrante !

        Alain pourquoi voulez-vous que des anarchistes aient quoi à redire à l’anarchie du mode de production capitaliste ? Pourquoi voulez-vous qu’ils soient sensible à cette misère, ils la refoulent, s’en éloignent et se rassemblent entres eux afin de vivre entres eux, comme une secte de jeunes (et moins jeunes) privilégiés.

        Comme tout les privilégiés, eux il ont le droit de jouir de la haute technologie du dernier Apple, les autres … la décroissance !

        Les gauchistes, depuis qu’ils sont décroissant, ne sont même plus la maladie infantile du communisme, ils sont les malades les plus atteint du capitalisme.

        Amicalement PR.

      6. « la production, le travail, l’autoritarisme et la discipline, nécessaire pour toute organisation sur un chantier. »

        Attends, attends, Eninel, je me souviens ! Mais oui ! Mussolini ? Blanc bonnet et bonnet blanc les fachos et les cocos dans le texte. En tout cas les mêmes moyens, pour soit disant des fins différentes qui n’en doutons pas resterons éternellement les mêmes moyens : La Dictature ! Je déteste de pareilles idées. Retourne bossez et ferme là, donne nous un peu l’exemple. Car t’as l’air bien usé pour réclamer encore du travail et de la discipline de chantier mon grand. Faites ce que je dis mais pas ce que je fais, une autre de tes maximes ?

      7. @ Cloclo.

        Mais Cloclo de quoi peux tu te souvenir, tu ne te souviens même pas du travail de ta mère pour te mettre au monde !

        Et crois moi, si dans cette maternité il n’y avait pas eu un peu d’autorité, un peu d’organisation, sans doute tu ne serais pas là pour nous seriner ton anti-autoritarisme plat et mal-veillant.

        « Mais oui ! Mussolini ? Blanc bonnet et bonnet blanc les fachos et les cocos dans le texte. »

        Imbécile !

        « Faites ce que je dis mais pas ce que je fais, une autre de tes maximes ? »

        Non l’une de nos maximes favorites chez nous les communistes c’est qu’un éperon dans la tête en vaut deux aux talons.

        Mais pour être un aiguillon moral encore faut-il être un incorruptible. Notre référence est la ligue des justes de Babeuf.

        En tant qu’avant-gardiste progressiste je réclame encore du travail et de la discipline de chantier mon petit. Si il n’y a pas de discipline sur une embarcation tout le monde se noie.

        Nous avons sur les bras la besogne du plus grand chantier du monde, celui de l’avènement de l’humanité, et si tu ne veux pas faire cause commune avec ce grandiose projet, tu vas te faire botter les fesses légitimement, par toute les progressistes.

        La justice sans la force est impuissante, la force sans la justice est tyrannique.

        Toi qui ne jure que par ta propre justice, tu es un tyran.

        Enfin un tyran, un tyraillon essayant de caresser dans le sens du poil la jeunesse !

        Attends, attends, Eninel, je me souviens ! Mais oui ! Mussolini ? Blanc bonnet et bonnet blanc les fachos et les cocos dans le texte. En tout cas les mêmes moyens, pour soit disant des fins différentes qui n’en doutons pas resterons éternellement les mêmes moyens : La Dictature ! Je déteste de pareilles idées. Retourne bossez et ferme là, donne nous un peu l’exemple. Car t’as l’air bien usé pour réclamer encore du travail et de la discipline de chantier mon grand. Faites ce que je dis mais pas ce que je fais, une autre de tes maximes ?

      8. Pour le coup , et éviter les mauvaises traductions via DeepL ou pas , il vaudrait mieux parler de mise au rebut , car si l’on doit avoir un nouveau rancard avec le capitalisme que l’on vient de mettre au rancart ( ou au rencart ) , je me suis rancardé , ça le fait pas .

      9. @ Juan,

        Bien vu jeter mettre rancart !

        Mot correcte que j’utilise de facto pour y placer Eninel qui sent de plus en plus la naphtaline cramoisie infesté de moraline stupide.

        « Nous avons sur les bras la besogne du plus grand chantier du monde, celui de l’avènement de l’humanité, et si tu ne veux pas faire cause commune avec ce grandiose projet, tu vas te faire botter les fesses légitimement, par toute les progressistes.

        La justice sans la force est impuissante, la force sans la justice est tyrannique. »

        Rien que ça apprenti dictateur qui a du mal a réfréner sa nature violente ?
        On t’a jamais dit où tu pouvais te la carrer cette manière de faire Humanité qui te semble si exceptionnelle ?
        Le bonheur des autres malgré eux ça sent toujours le charnier en mode industriel.
        Tu as l’air de bien t’en accommoder toi le « progressiste » ringard d’un passé lointain brun rouge et heureusement sans avenir dans une Humanité bien comprise.

    2. Eninel,

      Faites donc une recherche comme : taux d’épisiotomies maternité
      Vous aurez l’occasion de vous rendre compte de l’énorme avantage qu’il y a à laisser s’opérer une organisation autoritaire par des mandarins sévèrement burnés et drapés de leur haute autorité. Et puis si vous pensez vous souvenir du travail de votre mère pour vous mettre au monde, demandez lui si elle eu la chance d’échapper à cela.

      Par ailleurs placer le qualificatif d’anarchiste au mode de production capitaliste, c’est démontrer que vous ne connaissez rien à l’anarchie. Vous pourriez utiliser le qualificatif anomie mais certainement pas anarchie.

      Vous êtes vraiment flippant, en plus d’être désagréable et agressif.

      1. Vincent,
        « Par ailleurs placer le qualificatif d’anarchiste au mode de production capitaliste, c’est démontrer que vous ne connaissez rien à l’anarchie. Vous pourriez utiliser le qualificatif anomie mais certainement pas anarchie. »

        La plus haute perfection de la société se trouve dans l’union de l’ordre et de l’anarchie capitaliste pourrions-nous parodier Proudhon, à vous lire et quoi que vous puissiez en penser Vincent.

        Selon les affirmations du père du nouveau libéralisme contemporain, Friedrich August von Hayek, l’anarchie mène nécessairement à l’anomie, quoi que vous puissiez en penser Vincent.

        Le bonhomme, nommé à l’ordre des compagnons d’honneur en 1984 par la reine Élisabeth II pour « ses services à l’étude des sciences économiques », ayant reçu également la médaille présidentielle de la Liberté en 1991 par le président américain George H. W. Bush, écrivait:

        Notez bien la similitude du propos de ce cher Cloclo libertaire et du théoricien Hayek libéral, c’est confondant:

        « …En 1944 paraît son ouvrage le plus lu, La Route de la servitude. Il s’agit d’une analyse du totalitarisme qui se positionne à contre-courant des grandes idéologies qui dominent l’époque, nazisme et communisme. La thèse centrale est que la socialisation de l’économie et l’intervention massive de l’État sur le marché débouchent sur la suppression des libertés individuelles. Le pouvoir coercitif de l’État transforme toute question économique ou sociale en question politique. Il considère qu’il n’existe pas de différence de nature mais seulement de degré entre le communisme et le nazisme, entre socialisme et totalitarisme. C’est un succès commercial traduit en 20 langues et ayant connu plus de 30 rééditions aux États-Unis… »

        Cloclo peut bien alors affirmer à longueur de blog:

        « Mais oui ! Mussolini ? Blanc bonnet et bonnet blanc les fachos et les cocos dans le texte. »

        C’est un imbécile et j’ajouterais, un imbécile perroquet aux références douteuses.

        Crier aux loups à coté de la reine d’Angleterre et de Bush père, ce n’est sans doute pas le meilleur moyen de se présenter aux autres comme étant la quintessence de la pureté humaniste et pacifiste !

        Ce qui est flippant, en plus d’être désagréable et agressif Vincent, c’est cette propension des anarchistes a alimenter cette confusion historique entre le fascisme et le communiste, confusion qui ne résiste pas à la critique et à l’honnêteté intellectuelle.

        L’idéologie anarchiste est à la peine, ses défenseurs montrent les dents et se montrent sous leurs visages de petits individualistes, viscéralement accrochés plutôt au capitalisme vicieux qu’à toute autre forme vertueuse de collectivisme.

        Vicieux Vincent, et pour s’en convaincre il suffit de se rancarder en ouvrant les pages du « Diplo » de ce mois, y lire en page trois un article de Dany-Robert-Dufour, sur des fripons devenus honnêtes gens « Les prospérités du vice ».

        « … Depuis le sociologue allemand Max Weber et son livre « L’éthique protestante et l’esprit du capitaliste » , on se représente le capitalisme comme ascétique, rigoriste, autoritaire, puritain et patriarcal. Et , depuis prés d’un siècle on se trompe. Comme le montre la lecture et la redécouverte de Bernard Mandeville, médecin et philosophe du XVIII siècle, et de sa « Fable des abeilles » … »

        Vous pourrez constater Vincent que le capitalisme est bien un mode de production et d’échange sans foi ni loi, anarchique et à sa manière extraordinairement flippant, tellement il est d’essence anarchique et paradoxalement tyrannique tant il est impitoyable pour les petits.

        Mandeville fut à son époque baptisé « Man Devil » (l’homme du diable) , évidemment censuré par des mandarins sévèrement burnés et drapés de leur haute autorité, mais ces mandarins Vincent étaient plutôt de vos amis que des miens.

      2. Vous parlez de malhonnêteté intellectuelle tout en citant des libertariens pour tenter de discréditer des libertaires…

      3. Vincent, la malhonnêteté intellectuelle chez Eninel ?

        Vous croyez ? Problème psychologique de type mono maniaque tendance psycho rigide à tendance hallucinatoire je pense plutôt.

        Il me voit répéter sans cesse sur le blog que les cocos=les fachos. Alors que c’est la première fois que je fais ce parallèle eu égard aux mots et idées que ce pauvre hère utilise dont personne ne peut dire qu’ils ne sont pas l’apanage principale de ces deux idéologies.

        Ensuite il me voit en lecteur de Von Hayek, et en libertaire parce que vous savez chez ce genre d’individu, si vous n’êtes pas avec lui vous êtes contre lui, alors que je n’ai jamais lu un traitre mot de cet autre pauvre type qu’il cite dans son éternelle marotte qui tourne à la lubie maladive. Je n’appartiens à aucun courant de pensées, je suis juste une petite bête posée là comme un gamin.

        Avec Eninel, y a deux camps, le sien et celui des autres, c’est son truc de dans sa tête, qui marche pas vraiment, mais faut pas trop le malmener, avec les malades faut avoir de l’indulgence, de la compréhension et de la tendresse. Ne rajoutons pas à sa douleur. Cependant, faut pas hésiter à le reprendre très fermement quand il se lance dans ces rodomontades quotidiennes.

      4. @ Cloclo.

        Quand je te disais que tu étais un imbécile,  » juste une petite bête posée là comme un gamin ».

        Tu vois que je n’avais pas tord, mais merci de le confirmer de ta plume.

      5. Pas de problème mon ami, c’est l’avantage de la lucidité sur la folie.

        (Ps : tu restes mon frère, tout ceci n’est pas important)

    3. Quand il y aura 10 centimètres de paille en permanence sur toutes les terres agricoles du monde, c’est qu’on aura compris ce qu’il faut faire; sans oublier les 400 millions d’hectare d’arbres à planter dans ces mêmes cultures.
      Il faut sortir de la « capitalisation d’accumulation » pour entrer dans la « capitalisation de volant d’inertie ».

      1. @Eninel et autres. – Je suis plutôt heureux des échanges que mon commentaire a suscités.
        S’il n’en reste qu’un, vous serez peut-être celui-là, Eninel. Certes, la fidélité est une qualité mais elle ne doit pas aller jusqu’à l’aveuglement. Les exploités (que vous appellerez peut-être peuple ou masses), je suis sûr que vous leur voulez du bien mais ils ont, pour la majorité, renoncé à aimer l’avant-garde que vous croyez incarner. Mais ne les détestez pas pour cela. Leurs nouvelles amours seront peut-être anticapitalistes si nous parvenons à leur montrer où est leur véritable intérêt. Ce n’est pas gagné vu la puissance des médias que le capitalisme contrôle.
        Peut-être vos sentez-vous trahi mais, attention, la colère est mauvaise conseillère. Si vous aimez vraiment les exploités, ravalez votre amertume et laissez leur tenter des fiançailles avec les communistes libertaires et post-matérialistes. Enfin, puisqu’il y a pire que le faux qui est le mélange du vrai et du faux, essayez, comme dit justement plus haut, de faire la différence entre les libertariens (beeeek!) et les libertaires… Bon courage.

      2. @ Alain Adriaens.

        « …laissez leur tenter des fiançailles avec les communistes libertaires et post-matérialistes… »

        Ah parce qu’en plus vous n’êtes plus matérialistes ! mais l’avez-vous jamais été ?

        Non Alain, j’ai de l’estime pour toi parce que tu es sincère dans tes âneries. Alors un conseil d’ami: arrête d’avoir une moindre prétention sur le sujet, parce que même tes potes anti-autoritarisme vont finir par te botter les fesses dans l’espoir de te faire taire.

        Communiste post matérialiste !

        Une perle !

  2. Ce texte peut se résumer en trois mots : Bon ben voilà…

    ( un peu comme mon billet invité d’hier d’ailleurs )

    Mais après  » A quoi bon penser  » il y a  » Qu’alors y faire ?  » wouarf !

    Et là, merci la vie, plein de belles choses !

  3. Le choc avec l’iceberg a eu lieu à 23h40, mais les passagers n’ont commencé à « bouger » qu’à partir de 1h15-1h20, lorsqu’ils ont vu de l’eau envahir l’avant du bateau.

    Les passagers, qui étaient alors incrédules, ont commencé à se résoudre à la réalité du naufrage, et l’évacuation a accéléré à partir de cette heure-là.

    Pareil pour nous: lorsque la réalité de l’effondrement sera apparente, les gens commenceront à se bouger. Mais comme sur le Titanic, il n’y aura pas de canots de sauvetage pour tout le monde.

    1. « Le choc avec l’iceberg a eu lieu à 23h40, mais les passagers n’ont commencé à « bouger » qu’à partir de 1h15-1h20, lorsqu’ils ont vu de l’eau envahir l’avant du bateau. Les passagers, qui étaient alors incrédules, ont commencé à se résoudre à la réalité du naufrage, et l’évacuation a accéléré à partir de cette heure-là. »
      La réalité pourrait bien avoir été plus simple puisqu’il semblerait que dès son départ de Southampton le navire et son dispositif de portes étanches étaient condamnés par un feu de charbon couvant dans les soutes.La température très élevée ayant faussé le métal desdites portes et de la coque déchirée par le choc avec l’iceberg, les jeux étaient déjà faits.Il semblerait même que c’est parce qu’il était conscient de la menace de l’incendie qui couvait que le capitaine ait alors décidé de pousser les feux pour atteindre l’Amérique au plus vite. On peut discuter à l’infini de cette thèse ou évoquer un retard de transmission dans le safran du vaisseau. Le fait est qu’il a bien sombré.Question: que pensent les 1,3 Mds de Chinois auxquels M. Xi Ji Ping a promis l’entrée dans la « société de moyenne aisance »?
      Sources: https://www.youtube.com/watch?v=OaCZK_4kSX8 et https://www.youtube.com/watch?v=aSIy6_ZAT3k

  4. La réflexion de ma réponse m’est inspirée d’un invité de Paul Jorion il y a quelques années…. Je mets son nom en fin de commentaire ainsi qu’un lien vers ses vidéos car je ne suis pas sur d’avoir peut-être tout compris la portée de sa réflexion mais voici ce que moi j’en ai tiré.

    Que fait le soleil, il brille mais pas que…. Que fait la plante, elle pousse mais pas que… Que fait le cheval il grandit mais pas que… Que fait le feu, il brule mais pas que…. Que fait l’ouragan, il souffle mais pas que…. Que fait l’éclair, que fait le tonnerre, il gronde mais pas que… Quoique vous preniez, ça fait quelque chose mais pas que…
    Vous dites, « Notre priorité en ordre d’importance, inscrite dans nos gènes, est la survie de notre espèce »
    J’ai longtemps crus moi aussi que c’était le cas… Plus maintenant. Non NOTRE PRIORITE est la même que tout ce qui nous entoure. Nous faisons VRAIMENT partie de la nature et nous obéissons au même règle, au même loi… Notre priorité est la même que celle du soleil, des plantes, des animaux, du vent, du feu etc…
    Le soleil ne pense pas à bruler moins vite pour durer plus longtemps, ni à bruler plus vite pour durer moins longtemps d’ailleurs.
    Le feu ne pense pas à bruler moins fort pour durer plus longtemps.
    Le tonnerre ne pense pas à gronder moins fort pour durer plus longtemps.
    La plante ne cherche pas à pousser moins vite pour durer plus longtemps
    L’animal ne cherche pas à grandir moins vite pour durer plus longtemps
    Le seul but commun entre tout ce qui existe dans l’univers,
    C’est de maximiser la dissipation de l’énergie.

    Et nous obéissons à cette loi… La nature obéit à cette loi. Si la vie est apparut sur terre c’est dans cet objectif. Si l’homme est apparut après maints tripatouillages c’est dans cet objectif.
    Si nous nous reproduisons de plus en plus ce n’est pas une fin en soi, c’est un moyen de maximiser la dissipation de l’énergie….
    Si nous construisons des robots c’est dans cet objectif.
    Si nous disparaissons, la nature créera après maints tripatouillages une autre espèce qui sera encore plus à même de dissiper au maximum une autre forme d’énergie puisque nous aurons consommer celles que nous avons pu consommer.

    Et pourquoi maximiser la dissipation de l’énergie… pour atteindre l’état stable…. La mort.

    Alors bien sûr notre ambiguïté, chez nous les humains, vient du fait que nous voudrions être éternel, alors que tout dans la nature est conçu pour se rapprocher de cet état stable en maximisant la dissipation de l’énergie.

    Bon bref j’ai mis longtemps à emmagasiner cette réflexion puisque François Roddier est passé sur le site de Paul Jorion il y a bien 2-3 ans je crois…

    Et finalement 2-3 ans après, et bien de capter ceci : je ne fais pas moins bien ni mieux que l’ouragan, pas moins bien ni mieux que la plante, pas moins bien ni mieux que le soleil…. je suis dans le rôle exacte de l’univers…. ça m’a apaiser.

    Après c’est ce que j’ai compris des vidéos et des réflexions de Francois Roddier… je vous invite à les suivre et peut-être en tirerez vous autre chose…

    https://www.youtube.com/watch?v=6lNz5vmKEFA

    1. @ Xtof
      Etre doté de la faculté de penser nous oblige à ne pas être comme les objets et les animaux, passifs. Nos actions, dans le biotope Terre, pourraient très bien être autres que ce qu’elles sont depuis le Néolithique. Il pourrait en être ainsi si, grâce à nos savoirs et notre conscience, nous avions choisi des lois et des comportements s’attachant à respecter les Lois de la Physique. Rien ne nous empêche de le faire. Contrairement à ce que pense jducac – le pôvre, le capitalisme n’est pas l’émanation ultime des lois de la Physique ; il n’est qu’un principe parmi d’autres principes possibles pour une société d’êtres conscients ; et la décroissance étant l’un de ces principes possibles.

      Si, pour vous donner bonne conscience, vous résignez, vous dédouaner, vous vous pensez comme une simple structure dissipative, en vous donnant l’autorisation de dissiper sans limite le résultat de 400 millions d’années de dissipation de l’énergie solaire par les arbres, cela alors que votre savoir vous montre qu’il ne faut pas le faire, alors je vous dénie le droit de vous penser partie de l’Humanité.
      Maintenant, on est toutes et tous dans le même bateau. Peut-être que dans le chaos que nous allons vivre vous ferez un jour un geste qui prouvera votre humanité. Pour oublier un moment votre fin à venir.

      1. Alors là pas du tout… Je ne me dédouane pas du tout… Je suis sans doute dans la moyenne basse des français (en terme de consommation énergétique)…. Je vis dans un petit logement, je ne suis as riche (je dois être dans la moyenne basse) je n’ai pris que 2 fois l’avion (dans ma vie -50 ans -pour 2 voyages en europe) Je ne voyage pas trop… Le train est trop cher, je n’ai qu’une voiture pour ma famille. Et e trouve mon plaisir à contempler les voyages des autres au travers des films et documentaires….
        C’est juste que je ne comprends pas pourquoi l’humanité continue sa course folle vers l’abime…. et continuera Sa course coute que coute…
        Je ne suis pas optimiste, car je ne crois pas en une solution miraculeuse. je ne suis pas pessimiste, car justement je ne crois pas qu’il y ai une solution miraculeuse qui puisse nous sauver…. Je suis fataliste. Je trouve mon bonheur dans ma vie finalement assez simple. Et je me reconnais dans la petite plante qui se fait bouffer la lumière par les grandes plantes envahissantes et qui en veulent toujours plus… Toujours plus de lumières…..
        Demandez vous pourquoi l’immigration vient du Sud vers le Nord et pas l’inverse.
        Si la vie sans énergie était si douce pourquoi ce ne serait pas le contraire……

  5. PIB et croissance, indicateurs ultime de la « richesse des nations » ? Pourtant le meanstream économico-médiatique applaudit des deux mains aux signes d’une reprise de la croissance mondiale…. La méthode couët a ses limites….

  6. « Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines?
    Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu´on enchaîne?
    Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c´est l´alarme.  »

    Veux tu bien te taire vilain petit corbeau confusionniste et culpabilisateur.

    Ce n’est pas l’activité humaine, la production de bien de consommation et de vie qui est choquante. C’est la gabegie et l’anarchie capitaliste, poussant à la destruction une masse de productions invendues parce que rejetés par un marché aveugle à la souffrance sociale.

    Ce n’est pas le monde dans son génie et sa multitude qui est fini, c’est le marché et l’individualisme forcené.

    Certes il y a cette production inutile de ces moyens de destructions que sont les bombes et les fusils, certes bien des articles de luxe, se révèlent inutiles, destinés à satisfaire l’égo de débiles prononcés (pas ceux que l’on croit).

    Mais mince à la fin arrêtons d’enchaîner les 90% de travailleurs pauvres dans la culpabilité avec ce type de discours dominant et lénifiant.

    Il faut un gouvernement mondial de scientifiques de tout ordre et de toute nationalité, en vue de proposer, un plan de production rationnel et écologique, devant satisfaire les besoins sociaux et culturels des hommes vivant sur terre.

    Il faut d’urgence une politique productiviste, ne serait ce que pour très vite amener à un niveau d’éducation minimale l’humanité. Sans elle point de salut !

    Pour cela il faut renverser violemment chaque petit gouvernement local, coupable à la face de l’histoire, de défendre inconditionnellement les frontières et la propriété, de propager l’ignorance et la bêtise.

    De par la loi du développement inégal et combiné de la révolution, du fait que la lutte des classes est nationale dans sa forme et internationale dans son contenu, plutôt que de pleurnicher sur une disparition fantasmée de la race, nous devons nous les travailleurs faire face et faire tomber les masques.

    Les gouvernements actuels ont des communicants grandiloquent dans leurs prétentions, mais si peu éloquents finalement dans leur philosophie générale de la vie, qu’ils doivent porter eux la responsabilité intégrale des souillures apparaissant à la surface de notre terre..

    Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c´est l´alarme.

    1. Même si « la France entière » salue plutôt aujourd’hui une partie de son humanisme national derrière un franco-belge , ce rappel de la résistance me fait plutôt à titre personnel et familial , saluer la mémoire de ces courages là , au travers d’un autre chant , plus « vécu » …de l’intérieur :

      https://www.youtube.com/watch?v=XcOqbr4guxI

      1. @Juannessy

        La France entière salut-elle aujourd’hui une partie de son humanisme national derrière un franco-belge, oui dans le sens où Marx écrivait:

        « …La détresse religieuse est, pour une part, l’expression de la détresse réelle et, pour une autre, la protestation contre la détresse réelle. La religion est le soupir de la créature opprimée, l’âme d’un monde sans cœur, comme elle est l’esprit de conditions sociales d’où l’esprit est exclu… »

        Johnny est-il en passe de devenir un Héros de la classe ouvrière comme le suggère son compatriote Paul ?

        Non est il s’en faudra de beaucoup.

        Les travailleurs français n’oublient pas qu’il était du Fouquet’s en 2007 avec Sarkozy, comme il était de la grande manifestation gaulliste en 1968, bref enfant hédoniste gâté, il était dans tous les mauvais coups politiques.

        Johnny Hallyday aura été une voix, comme plus jamais il n’y en aura une, parce que plus personne ne fume des gitanes. C’est beaucoup, une singularité, dans un monde ennuyeux uniformisé.

        Johnny Hallyday était d’autant plus idolâtré par les « sans dents », que ceux ci prenaient l’industrie du vinyle et du show business en pleine dent !

        Enfant de la nouvelle religion lucrative des temps modernes. Johnny aura été le roi de l’industrie du disque, mais si l’industrie du disque n’avait pas existé, Johnny aurait été Jean Philippe, chauffeur de bus à Bruxelles, accessoirement un bon camarade à nous chanter pour nous « quoi ma gueule! ».

        Du rock, du rock pour peu à peu émousser le roc de notre conscience de classe !
        Du rock, du rock pour le blues des blancs perdant leurs dents les unes après les autres !
        Du rock, du rock au service d’un libéralisme destructeur !

        Voilà en quoi les affreux vont exploiter jusqu’à la corde la peine de millions de dévots en pleine détresse.

        Gloire éternelle au chanteur populaire !

        https://www.youtube.com/watch?v=f5flqzhIBc4

        Mais Honte absolue à tous ces récupérateurs politiciens à la Macron !

        Ce n’est pas rendre hommage à un homme de l’idéaliser, d’en faire un demi dieu. Hallyday a dans sa vie fait des trucs vraiment limites.

        Dans les conditions sociales du moment où l’esprit est exclu, le jugement n’empêche nullement d’observer le petit manège dégoûtant des politiques. Une messe pour cacher le fait que malgré les prévisions optimistes le chômage ne baisse pas. Merci les ordonnances !

        Que cela leur porte malheur. les vrais républicains n’aiment pas les grands-messes, même couvertes par des géniales guitares électriques !

        Ah que coucou !

      2. J’aime moi aussi les chanteurs populaires , mais surtout les chanteurs tout court ( dont mon paternel , dont ça n’était pas du tout la profession ).

        Il est sans doute bien tôt pour comprendre la force transpartisane de cette considération pour un saltimbanque , qui ne fera plus la une d’ici peu . Pour moi , j’y vois des émotions comme toujours centrées sur une blessure personnelle , plus que sur un amour véritable du défunt .

        Je ne sais pas faire le tri ou sérier ces émotions individuelles . J’ai simplement l’intuition que globalement , c’est quelque chose de bon en nous ,largement partagé , qui est sur la sellette . Je ne sais pas trop ce que c’est , mais je sens que c’est bon .

        La récupération de l’émotion et d’une forme d’unité populaire par les politiques , bien sur , mais si les élus se contentent d’être sensibles à ça , ça n’est pas insupportable , au contraire , pourvu qu’assez rapidement les « endeuillés » , retrouvant le calme , retrouvent l’esprit critique qui permet d’échapper aux manipulations .

      3. « Pour moi , j’y vois des émotions comme toujours centrées sur une blessure personnelle , plus que sur un amour véritable du défunt. »

        Vraiment ?
        Interprète authentique, il s’est adapté à chaque époque et a su accueillir les meilleures propositions de chansons venant d’excellents auteurs, des choix avec lesquels il était totalement en phase, et qui lui ont permis d’exprimer les différentes facettes de sa personnalité, la richesse de ses émotions, ses couleurs.
        Il avait malgré son côté autodestructeur, une vraie passion de la vie. Outre ses blessures (et qui n’en a jamais eu !) il était apprécié par un large public, aussi, par ce qu’il a su évoluer et transcender ses blessures pour en faire un feu d’artifice. Il était vrai, il chantait la vie et l’amour, et il était proche de son public, en bon chanteur populaire. Un phénix.

      4. @Gudule :

        En parlant de blessures , je visais celles de ses auditeurs , pas les siennes ( et vraisemblablement surtout pas celles qu’un enfant subit au moment où elles font le plus mal .)

      5. @Juan (9 décembre 2017 à 21 h 32 min)

        Oui. Possible, en partie, certainement. Mais sa carrière fut longue et il a exprimé des facettes plus lumineuses et pas seulement le désespoir. Le tout avec une énergie intense. Donc, cette authenticité, cette force, dans l’expression de ce qu’il était, tout au long de sa carrière et de sa vie très médiatisée, bien évidemment, a permis à plus d’un ou une, de se sentir, un jour ou l’autre en phase avec un, voire des aspects de ce qu’il était et qu’il a mis en lumière, sans fard dans ses interprétations, sur scène et dans sa vie.

    2. Un gouvernement mondial et  » scientifique  » ?….diantre ! Où pensez-vous l’espace de dissidence dans votre projet totalitaire d’un nouveau type tandis que l’intelligence artificielle participe déjà au fascisme planétaire renouvelé ?

      1. @ Hervé.

        Diantre ! Voir dans un gouvernement mondial un projet totalitaire en puissance, il faut quand même avoir un préjugé bien arrêté sur la politique en général, la délégation de pouvoir, la démocratie représentative en particulier !

        Je ne veux pas croire une minute que ce rejet épidermique soit nourrit du fait que je mentionne l’idée que ce gouvernement pourrait être celui de scientifiques. Non c’est bien la dimension géographique du projet qui vous donne le vertige et vous écrase de tout son poid.

        Comme chante Dutronc:  » et moi, et moi, et moi ! »

        Toute ambition politique semble aujourd’hui être perçue comme quelque chose que les romans d’anticipations ont nommés « big brother « .

        Mais pourquoi donc -obligatoirement- un gouvernement mondial de scientifiques (et même de politiques), toutes institutions en soi, porterait atteinte aux libertés fondamentales et à la vie privée des populations ou des individus ?

        Si on continue de penser comme ça, évidemment cela va considérablement compliquer nos efforts d’émancipation.

        DeepL est là, mais si personne ne veut chevaucher et exploiter les I. A. sous prétexte que l’internationale nouvelle est une caverne de brigands ….

      2. Excellente question , car si l’avenir devait se jouer seulement entre Prince , Philosophe et IA , je sur de ne pas trop désirer ce monde là .

      3. Hervé
        Faut pas confondre scientifiques et sciences appliquées.
        Savoir juste pour savoir, c’est beau et grand.
        User du savoir pour faire du fric, c’est laid, petit et ça conduit à la perte.

        Et ne vous faites pas de soucis concernant les dérives déjà constatées de l’IA et des robots : Dès l’électricité coupée, il n’en restera rien. Enfin si : une couche géologique riche en plastiques, Plutonium et métaux divers qui ne sera jamais nommée … quoique « Métallien », par exemple, eut pu faire l’affaire.

  7. « Make our planet great again ! » proclame Macron à la face du monde et de Trump.

    Mais que fait son gouvernement dans la réalité :

    « En application des dispositions arrêtées par le projet de loi des finances 2018 (PLF), le ministère de l’écologie dirigé par M. Nicolas Hulot va perdre 828 emplois au sein de l’État (contre 660 en 2017), et 446 emplois au sein de ses opérateurs (contre 344). C’est l’une des contributions les plus importantes à la réduction du nombre de fonctionnaires voulue par le président Macron. »

    https://blog.mondediplo.net/2017-10-13-L-environnement-nouvelle-frontiere-du-capitalisme

    Le ministre Hulot pour l’image médiatique, mais derrière, Bercy demande son quota de victimes expiatoires pour satisfaire le Moloch dénommé Marché global.

    1. C’est la poursuite d’un dépeçage ( même pas digne d’un boucher professionnel) entamé dès le début des années 1980 .

      Ce qui est notoire actuellement c’est que les DRH ministériels sont tous des marionnettes irresponsables de Bercy , comme Dussopt secrétaire d’Etat de la FP , est une marionnette de Darmanin ministre de l’action des comptes publics .

      Il suffit d’ailleurs de lire dans la composition des gouvernements , si la FP est ministère de plein exercice ou « rattaché » à un ministère financier voire plusieurs ( dont « le travail » ) , pour vérifier l’accélération et la brutalité du dépeçage .Eric Woerth connaît ça très bien .

      Pour ce qui est des agences de l’eau , les citoyens feraient bien de mieux s’intéresser à l’eau effectivement , avant que de le regretter comme pour les privatisations autoroutières .

      1. Ah ça, pomper les « Agences de l’eau » pour alimenter le budget de la « nouvelle agence française de la biodiversité » et surtout de « l’office national de la chasse et de la faune sauvage », c’est balèze !
        Sans parler des prévisions de réductions d’effectifs de ces mêmes agences…Parait que la fronde monterait…?

      2. Ceci étant , il y a dans les agences de l’eau comme dans certaines PO ou SA HLM , des situations ronronnantes qui méritent des coups de pieds au cul . Mais ça ne semble pas être le but poursuivi .

  8. «  »Notre priorité, entendez par là la première en ordre d’importance, est pourtant inscrite dans nos gènes, puisqu’il y va simplement de la survie de notre espèce. Aussi, quand bien même l’humain ne manquerait à personne, si ce n’est évidemment à lui-même (cherchez l’erreur !), l’on se serait attendu à ce qu’il se débatte au moins un peu avant de se noyer. » »

    Au contraire, c’est d’une logique implacable! Cela rejoint la pensée de Adam Smith: l’homme fait un travail pour en tirer un bénéfice pour sa propre personne non pour la communauté! En gros, c’est parce que la majorité des gens veulent optimiser leur survie que l’ensemble en profite….On pourrait le résumer en disant que l’égocentrisme humain à pour conséquence indirecte la survie de son espèce. La notion de « survie collective » n’est pas inscrite dans nos gênes sinon on serait plus proche du fonctionnement des fourmis que des lions.
    Ceci dit, je me garde l’espoir que l’homme disposerait de faculté intellectuelle pouvant dépasser ses caractéristiques animales. La solution pourrait alors venir de l’éducation. L’altruisme, le don de soi, l’apprentissage d’un savoir neutre dépourvu de toute croyance, l’enseignement de la philosophie avec de l’anthropologie (cela peut servir ;-), la coopération et puis surtout fixer un but à notre espèce, un objectif universel! C’est a partir de ces éléments qu’on pourrait continuer l’aventure humaine. Il y a du boulot! Mais avant , il va falloir passer par des heures sombres!
    Je ne crois pas à une douce transformation de notre société. J’imagine plus une nouvelle construction à la suite d’une destruction de l’ancien. Ceci veut dire qu’il y aura beaucoup de victimes, peut être vous, peut être moi. Chacun de nous doit en avoir conscience. Mais, je reste persuadé qu’on va sortir plus fort de cette épreuve. J’ai même la sensation qu’il s’agit de la plus importante depuis que l’humanité est sur terre. La Vie va enfin savoir si l’homme vaut le coup de continuer ou pas…..Si il s’agit juste d’un mammifère douer de quelques faculté d’abstractions ou au contraire d’une entité biologique remarquable ayant conscience de sa nature. Ouvrez les paris, les jeux sont faits!

    1. Stop ou encore ?
      C’est la question que pose Freud à la fin de « Malaise dans la civilisation »
      C’est aussi la question posée par Rémi Bragues « Modérément Moderne » : Avons-nous encore le désir de transmettre l’héritage?
      Ou René Girard; la rivalité mimétique nous guide et nous conduit vers l’abîme.
      Question ouverte. Réponse dans les prochaines décennies.
      Peut-être avant.

  9. « Mais depuis, qu’avons-nous fait, sinon ignorer ces avertissements ? »

    Encore Nous?
    Qu’ont-ils fait :eux (surtout Eux) de la classe capitaliste, et leurs valets les politicien-n-es.
    Pourquoi Nous?
    Nous, nous,nous: qui donc à la fin sont les responsables: Nous?

    1. Si tu ne t’inclue pas dans la question, tu n’as aucune chance de trouver une réponse universelle.

      C’est la base de toute discussion, même avec  » le diable « .

    2. Je me permets de vous répondre.

      Bien sûr, le « nous » s’inscrit ici dans un contexte général. C’est « Nous » décideurs, « Nous » patrons, « Nous » employés, « Nous » hommes et femmes, « Nous » Sapiens ! « Nous » parce que nous sommes tous globalement responsables des sociétés dans lesquelles nous évoluons, où que l’on se trouve sur la planète, mais évidemment plus particulièrement là où le jeu démocratique nous permet d’éviter de refaire les mêmes erreurs. « Nous » parce que nous votons, « Nous » parce que nous consommons. « Nous » aussi parce que nos choix de vie nous rendent visiblement plus actifs sur les blogs de discussions que dans notre quotidien physique.

      Bien sûr, « Nous » ne fonctionnons pas tous comme cela, et vous êtes peut-être, vous, en tant qu’individu, inscrit, d’une manière ou d’une autre, dans une logique de réaction vis-à-vis du péril à venir. Cependant, croire que les actes, certes incensés, des entreprises et des politiques nous dédouanent, même vous, de toute responsabilité serait une erreur. Tout comme par notre vote, nous avons le pouvoir de changer les choses, il en est de même pour les entreprises. Coluche disait, dans son sketch « Misère », parlant des « tubes » du Top 50 de l’époque : « Et dire qu’il suffirait que les gens ne les achètent pas pour que ça ne se vendent pas ! » Eh bien, dans la même logique, si nous repensions déjà nos modes de consommation, nous imposerions alors de facto un changement sur nos modes de production, influant ainsi sur les entreprises et l’économie. Selon moi, tout changement profond à venir doit trouver sa source dans sa base, c’est-à-dire « Nous » !

  10. J’ai 65 ans ,pas d’enfants , je ne suis pas très famille !
    Je regarde donc tout cela avec passion ,comme je regarderais une bonne série télévisée , un thriller haletant !
    Mais ca ne me touche pas ,j’ai toutes les chances d’être mort de vieillesse avant que ca m’impacte personnellement !
    En attendant ce feuilleton me passionne , de grâce ne changeons rien !
    J’attend avec impatience l’épisode de demain !

      1. Seriez vous aigri?
        Je n’ai jamais eu de voiture ,jamais de GSM ,jamais prit l’avion , prit le train uniquement quand j’étais a l’armée il y a 45 ans !
        Je ne me sent pas partie prenante de votre raout !
        Je ne suis qu’un témoin…..ravi !
        Pourquoi devrais je me sentir tenu a réparer vos c…..ies ????

    1. Cher Vladimir,
      En fait, vous être un contemplatif misanthrope égoïste.
      Il en faut.
      Cela dit, je crains que vous ne soyez trop jeune pour ne pas assister à l’ultime spectacle donné par l’Humanité. Et je crains aussi qu’il ne vous faille sortir de devant votre téloche pour voir LA FIN, bicose elle risque d’être éteinte à ce moment là.
      Une série, sans fin, sans cacahouètes et sans pantoufles ! Quelle horreur !

  11. @Pierre
    […]Mais avant , il va falloir passer par des heures sombres! […]
    Oui effectivement, lors de la période précédent la seconde guerre mondiale, le monde a été incapable de régler un grand nombre de problèmes mais à la suite de l’électrochoc de la guerre totale avec son cortège de victimes, de destructions, il a été plus facile de s’entendre entre survivants.
    Est-ce trop noir de dire que compte tenu des moyens de destructions actuels, l’on peut considérer que les quelques survivants arriveront plus facilement à un consensus ?

    1. @ gentil hérisson
      Comment imaginez-vous des survivants avec 400 réacteurs nucléaires les trippes à l’air, des températures moyennes dans certaines régions qui seront incompatibles avec la survie de tous les mammifères et une perte totale des savoir faire en plein de choses indispensables à des êtres fragiles comme nous.

      1. @écodouble
        Oui, de manière empirique l’on peut suspecter cela, mais l’IA si puissante aura peut-être des solutions ?
        Suggestion: proposer aux chinois d’introduire les données dans Sunway TaihuLight et lancer la simulation d’une guerre atomique avec ses conséquences, comparer les résultats avec ceux que les américains obtiendraient avec leur Titan Cray XK7.
        Prendre toutefois la précaution de désactiver l’interface vers le bouton rouge…… !

  12. Nous sommes une infime partie du monde, quelques dizaines de millions qui vivent dans le matérialisme faussement confortable du capitalisme techniciste et productiviste. Quelques dizaines qui ne sauront pas le jour de l’effondrement comment vivre sans s’entre tuer. Qui ne sauront pas comment se nourrir, se soigner, éduquer, réfléchir, trier le bon du funeste… Comment hiérarchiser les priorités, imaginer un bonheur impensé dans un futur surgi de nulle part et demeurer des hommes. Regardons autour de nous , 6 milliards d’êtres humains, sans doute plus, vivre depuis l’aube de l’humanité dans la misère et le dénuement. Ce que nous allons connaître ces femmes et ces hommes, leurs enfants le connaissent déjà, l’ont connu de toute éternité. Nous avons quelque part sous les yeux en Afrique, en Asie, dans certaines contrées d’Amérique et d’Europe l’image exacte de notre ruine.
    Les jours passés à s’informer pour savoir ce qui nous arrive et menace sont derrière nous à jamais. Nous en savons assez car le dénouement est proche. Ceux qui ne veulent pas croire ce qu’ils savent se condamnent à disparaître. Sont condamnés. Rien ne pourra être fait pour empêcher le drame. Rien. Il ne reste plus qu’à essayer d’être heureux malgré tout en organisant de petites communautés villageoises qui cultiveront, créeront des banques de graines, planteront et réveilleront les sources.
    Regardons autour de nous, dans le lointain, regardons le passé, dans la profondeur du temps … Et peut-être trouverons-nous une vision réaliste et positive de l’avenir, trouverons-nous l’espérance.

  13. @Michel Jourdan,
    « La planète a entamé depuis longtemps une dérive institutionnalisée qui, inexorablement, causera sa perte. »
    Vous institutionnalisez le double langage : le mot Planète chez vous est religieux, vous ne parlez pas de Sapiens Sapiens, mais de son biotope en forme de totem « La planète », qui nous relie tous. Il est un fait qu’une « dérive institutionnalisée » ne peut être analysée qu’en terme anthropologique : Pour survivre, nous sommes ce que nous mangeons, le reste n’est qu’idéologie pour subvenir aux besoins de Sapiens Sapiens regroupés dans « Urbs ». Aussi dès le début de votre contribution « la planète (…) » on ne voit qu’une idéologie d’humanoïdes mortels du début du XXIème siècle, interconnectés entre cités. C’est votre idéologie qui mourra pas l’humanité qui survivra de toutes façons grâce à sa technologie et à sa compréhension de la géométrie de l’univers, ne vous en déplaise.

    1. #Sapristi
      « Vous institutionnalisez le double langage : le mot Planète chez vous est religieux, vous ne parlez pas de Sapiens Sapiens, mais de son biotope en forme de totem « La planète », qui nous relie tous. Il est un fait qu’une « dérive institutionnalisée » ne peut être analysée qu’en terme anthropologique : Pour survivre, nous sommes ce que nous mangeons, le reste n’est qu’idéologie pour subvenir aux besoins de Sapiens Sapiens regroupés dans « Urbs ». Aussi dès le début de votre contribution « la planète (…) » on ne voit qu’une idéologie d’humanoïdes mortels du début du XXIème siècle, interconnectés entre cités. C’est votre idéologie qui mourra pas l’humanité qui survivra de toutes façons grâce à sa technologie et à sa compréhension de la géométrie de l’univers, ne vous en déplaise. »

      Je ne chercherais pas à vous contredire pour le simple plaisir de le faire, ce qui serait cultiver un égo semblable à ceux qu’il me plaît occasionnellement de critiquer. Dans un sens, et bien que je sois un indécrotable athée, j’accepte d’ailleurs votre terme de « religieux » pour qualifier mon analogie entre Sapiens et son habitat. Croyez bien cependant que ce n’était que purement allégorique. Il est un fait que la planète, avec ou sans nous, continuera de tourner, la détachant ainsi de notre avenir. Reste que nous aurons précipité ses changements, de profondes cicatrices qui auront inévitablement pour conséquences d’influer sur le vivant. Dont nous, mais pas seulement.

      En prêtant donc des caractéristiques humaines à la Terre, je ne comptais certainement verser dans l’anthropomorphisme. Il n’était évidemment pas question de prétendre que notre planète serait intrinsèquement responsable de son dessein pour la seule raison qu’elle ait permis un jour à la vie d’éclore. Encore une fois, ce n’était que purement figure de style.

      En revanche, comme je l’ai déjà dit, je ne suis pas optimiste pour l’avenir, bien que je ne pense pas avoir jamais dit qu’il ne resterait aucun Sapiens après le désastre à venir. Sur cette question cependant, j’espère néanmoins me tromper. Croyez bien que je serai ravi de faire mon deuil de mes supputations et d’assister à un sursaut de notre espèce pour sa survie. Simplement, j’en doute énormément !

      Bien à vous

  14. Confronté à l’actualité du jour, le titre « Ce n’est qu’un au revoir, mes frères !  » aurait pu dérouler une suite de propos tout autre.
    Toute la journée les médias ont relayé en direct l’hommage populaire rendu au défunt chanteur Johny Halliday.
    Demain, les unes analyseront cet événement d’une France rassemblée qui vient sans doute de faire publiquement le deuil des « trente glorieuses », comme si un deuil pouvait en cacher un autre. Et dans ce jeu de poupées russes, une analyse attentive peut aussi conter d’autres histoires nous concernant et notamment ce qui se dit ici.
    A voir…

    1. Côté « poupées russes » , il y a encore mieux : l’intelligence , la pensée , le langage .

      Je suis assez d’accord qu’il y a une part de « faire son deuil » , dans cette célébration . De quoi , c’est pas forcément nécessaire de le savoir , et je retiendrai plutôt que la famille était réunie largement pour  » tuer le mort » , ce qui est l’indice qu’elle est mure et prête pour passer à la suite .

      1. Je pensais à une thérapie de groupe bien au-delà du cercle familial.
        Je pensais au non-dits des organisateurs des deux commémorations.
        Je pensais à cette France droitière qui se hausse du col, petits marquis et multiples lambdas éblouis par les feux de la rampe.
        Je pensais au rassemblement des êtres unis par le malheur pour sceller une parenthèse et déjà aptes à mieux poursuivre en politique.
        Je pensais… mais devant ce spectacle, une bulle se dessine silencieuse où s’affichent ces quelques mots d’Henri de Turenne : « Tu trembles carcasse mais tu tremblerais bien davantage si tu savais où je vais te mener ».
        Plus qu’un avertissement.

      2. Quand je disais famille , c’est bien une famille de 65 millions de personnes que j’évoquais .

        C’est vrai qu’aux enterrements tous les chagrins et toutes les suites d’enterrements ne sont pas unanimement partagés .
        Mais je suis plus optimiste que vous , car , si les motivations et sentiments ne sont pas tous les mêmes ( et c’est pour ça que j’écrivais que ça n’est pas forcément intéressant de décortiquer ce « rassemblement » ) , je garde comme une avancée le fait que ressortir du cimetière , que ce soit pour partager l’héritage ou boire un coup à la santé du défunt , c’est être prêt à passer à autre chose , subi ou voulu ( c’est une autre histoire ) , mais en tous cas débarrassé d’un « handicap » .

        Je cherche désespérément dans quel film de Fernandel était repris le propos prêté à Turenne vis à vis de sa jument ( Jerry Lewis mis à part ) .

  15. PJ a écrit : « combien n’ai-je pas entendu d’écolos dire : « Je ne parle pas du capitalisme, je parle de décroissance ! », comme si l’on pouvait parler de l’un sans l’autre ».
    Ce n’est pas faux, mais il faudrait commencer à prendre conscience de l’histoire de l’écologie, et ses étapes. Au commencement sont les esthètes (1900 – « Heritage protection ») puis les protecteurs de la nature sauvage, des réserves naturelles, vers 1950 (WWF– qui a aujourd’hui changé sa dénomination sans changer d’acronyme), Greenpeace, protecteur de l’océan, etc), puis les protecteurs de l’environnement (humain). A la suite du rapport du Club de Rome, ils produisent pour l’ONU le rapport Brundlandt (1970). Cela donne vingt ans plus tard la conférence de RIO (1992) qui tue les conclusions du rapport et « l’écodéveloppement » en créant le concept de « développement durable » — qui sévit encore en beaucoup d’endroits. C’était renoncer à être entendu que de discuter la croissance, et cela a duré jusque 2000. Et bien sur, plus encore de discuter du capitalisme. On en est seulement à imposer des normes d’environnement, les études d’incidence etc… dont la préhistoire commence dans les années 1990. Contre ces normes nouvelles, vont fleurir les « compensations » (dont les compensations carbone aux accord de Kioto) puis les « marchés du carbone », compensations dites néo-libérales. Le combat était fort inégal et il l’est encore toujours dans un discussion avec les lobbys.
    Aujourd’hui il y a un regain de la critique du capitalisme, dont Paul Jorion a constitué un courant important, mais qui se voit aussi dans les milieux féministes (capitalisme et patriarcat) et d’autres courants. La décroissance n’est plus un discours de paria, ce qu’elle fut jusqu’en 2005.
    Bien sûr, il y avait eu Illitch, Gorz, et d’autres liés à Mai 68. Et des premiers décroissantistes. Mais c’est une étape au plan intellectuel, qui n’a pas débouché. Bien sûr il y a eu Tchernobyl et puis Fukushima qui ont libéré la parole pour les anti-nucléaires, inaudibles depuis 30-50 ans.
    Aujourd’hui l’histoire prend un tour qui n’a rien de progressiste, et Trump nous illustre au mieux (à la caricature) le scénario qui nous attend : nationalisme et même fondamentalisme religieux et guerrier dans la régression subie.
    J’aime bien ceux qui disent « un dernier au revoir » ou « après moi l’intelligence artificielle » — ils n’imaginent pas être dans dix ans dans la résistance armée, dans la guerilla clandestine. Et pourtant, si on veut être réaliste…

  16. Malheureusement (?) un effondrement généralisé rapide me semble improbable: il y a encore trop d’énergie disponible relativement facilement pour soutenir une société industrielle/technologique avancée, même si de taille plus réduite qu’actuellement.

    Par contre une effondrement lent généralisé avec maintien d’une minorité de quelques dizaines de millions de personnes vivant bien à l’aise à l’abri derrière une force policière/militaire technologiquement bien supérieure, ça me semble très très possible.

  17. «  Sapiens n’aura alors été qu’un animal de passage, … »

    « Sapiens », il faut le dire vite, « pseudo sapiens » serait plus approprié.
    A se demander s’il n’a pas utilisé le langage, dès son apparition pour mentir et se mentir à lui-même !?
    C’est au moment de mourir que l’on peut, mais ce n’est pas obligatoire, reconnaitre les erreurs de sa vie: les dernières paroles d’un parent sont (souvent, quelquefois) comme un passage de relais.
    En sera-t-il de même au moment de l’extinction de l’actuelle civilisation ?
    Quels enfants saisiront le relais/témoin ?

    1. Comme j’ai déjà vécu au moins deux fois ses moments avec mon père et ma mère , je peux témoigner de deux moments différents , quand il s’est fait « évident » que « plus rien ne serait comme avant ».

      Mon père , qui a décliné assez vite , a plutôt été dans l’alternance des joies à voir des visages connus et aimés venir à sa rencontre , alternant avec des périodes d’isolement sur soi absolu mais en conscience . Je pense avoir été le dernier à qui il ait adressé une parole « consciente » et c’était : »parle moi ! » . Le message que j’en ai gardé , c’est que la vie c’est le verbe .

      Ma mère a connu une agonie de près d’un mois et , trois à quatre jours avant sa mort qu’elle avait elle même anticipé à une semaine , elle a eu deux gestes que je garde comme ce que vous appelez un message :
      – le premier , un mardi , alors que l’aide soignante qui l’avait prise en amitié , et qui la croyait endormie , lui parlait à l’oreille pis passait sa tête au dessus d’elle pour relever son oreiller . Elle a alors , en ouvrant un œil facétieux , poser un baiser sur sa joue . J’ai revu cette aide soignante plus tard . Elle se souvenait encore du « message » .
      – le deuxième et dernier , le samedi qui a suivi . Nous étions trois avec mon frère et ma sœur à veiller dans sa chambre , et avec peine elle nous a fait signe de se rapprocher , pour nous dire : « je ne serai plus là la semaine prochaine …soignez heureux , tous les trois . » Elle s’est endormie et n’a jamais repris conscience ( ou n’a plus voulu) . Elle est morte le mercredi qui a suivi . Pour le message , qui était sans doute son dernier geste d’amour de mère , nous sommes tombés d’accord dans la fratrie pour lui donner un double sens : soyez heureux , chacun de vous , et soyez heureux ensemble et parce qu’ensemble .

      Et au total , j’en ai conservé une forme de sérénité devant , sinon la mort , l’idée que l’on s’en fait .

      Et la rage contre tout ce qui menace ou détruit la vie .
      Comme la rage qui m’anime encore contre la mort d’un bébé et de sa mère à l’accouchement .

  18. Un mot encore sur Johnny.
    Parlons musique. La voix, oui (mais pas Pavarotti quand même)
    Le travail, « la bête de scène ». OK.
    Mais par exemple, pour rester franco français, le blues, le rock c’est quand même plus vers Trust, Noir Désir, Téléphone, Bill Deraime, Paul Personne, Hubert Felix Thiefaine, JJ Milteau… j’en oublie.
    Encore un mot: je reconnais plus de talent à Charles Aznavour qui n’a ni la voix ni le physique de Johnny, mais qui a lui, un véritable talent (même si ce n’est pas ma tasse de thé).
    Et Gainsbourg bien sûr.

    1. Pas si sûr, car le Rock and roll, c’était quoi au départ ?
      C’est la démesure qui fait du bruit mais ne trouble pas fondamentalement l’ordre public, l’aspect populaire, un déhanché, tout ce que Johnny Halliday a su, le premier, et avec le plus d’éclat, incarner en France à l’orée des années 60, alors même que la génération du baby-boom déboulait. Cette génération avant de contester l’ordre du monde et de la société sur un mode politique, l’a d’abord fait sur un mode festif et un peu « voyou » provocateur, mais point trop il n’en fallait, cela restait cantonné au Golfe Drouot, et Johnny lui-même était un grand admirateur du Général de Gaulle, le chanteur ne se départira d’ailleurs jamais de son attachement à certaines valeurs de droite, dans lesquelles il voyait peut-être l’élément de stabilité qui avait fait défaut à son enfance. Il soutiendra Chirac et Sarkozy, en les gratifiant de sa présence à certains meeting, pas par militantisme, mais par affinités électives avec ces représentants du pouvoir.

      Le phénomène musical Rock and Roll ne peut pas être séparé du phénomène de société. C’est ce qui explique la ferveur populaire lors de son hommage.
      Les groupes que vous citez n’arrivent pas à la cheville de Johnny pour le coté populaire. Johnny s’est marié avec son public très jeune et il sur scène il donnait tout. Johnny avait un mode de vie dispendieux, flamboyant, mais il ne calculait pas, il donnait sans compter aux amis et parfois même, comme l’a rapporté Daniel Roudeau lors de son hommage à l’Eglise de la Madeleine, aux mineurs en grève, comme à Thionville lors d’une de ses tournées, quand il leur versa son cachet.
      Johnny fut rejeté par son père, il sut aimer ses enfants et son public, c’est déjà énorme, à défaut d’aimer l’idée du société plus égalitaire dans son ensemble…

      1. … à défaut d’aimer l’idée d’une société plus égalitaire dans son ensemble. A défaut d’aimer son pays au point de se faire un point d’honneur de payer ses impôts…
        La mort de Johnny, je le pense aussi, clôt une page de notre histoire nationale. Celle d’un monde Rock’Roll qui célèbre la vie dans l’instant au point d’en oublier la fragilité sur notre petite planète…
        Chaque époque, ou siècle a les héros à leur image. Le XIXème siècle plein de promesses eut Victor Hugo et ses deux millions de personnes dans les rue de Paris pour accompagner son cortège funèbre sur les Champs Elysées.
        En 2017 on célèbre un chanteur populaire qui a su incarner de manière à la fois endiablée et touchante la société de consommation et du spectacle… en fin de compte ce à quoi nous avons tous participé et qui touche à sa fin.

  19. @ Mathieu Van Vyve dit : 10 décembre 2017 à 7 h 14 min

    « Par contre une effondrement lent généralisé avec maintien d’une minorité de quelques dizaines de millions de personnes vivant bien à l’aise à l’abri derrière une force policière/militaire technologiquement bien supérieure, ça me semble très très possible. »

    Je partage totalement votre avis. Cette minorité, ce petit nombre, comprenant en son sein l’ensemble des fonctions essentielles à la survie et à la perpétuation de l’espèce humaine, constituerait le « capital initial », l’ultime « spermatozoïde capitaliste » à mettre en action pour enclencher un nouveau cycle de vie du monde.

    Cela suppose de pouvoir investir un nouvel espace, une nouvelle matrice où puiser les matières premières et l’énergie indispensable au développement d’un nouveau cycle de vie.

    C’est peut-être cette vision du futur qui pousse certains à voir une issue à notre monde dans la conquête spatiale.

    Ayant moi-même puisé dans le petit monde de l’industrie spatiale mes propres moyens de subsistance et de survie qui se trouvaient à ma modeste portée, j’en suis arrivé à me demander s’il ne suffirait pas de mieux exploiter l’espace qui se trouve sous nos pieds et qui recèle d’importantes réserves de matières premières et d’énergie, tous éléments de base indispensables à la vie.

    Sans nier l’utilité de mieux connaître, comprendre et exploiter l’espace qui nous entoure, ne devrions nous pas aussi nous consacrer à mieux tirer parti de celui qui se trouve sous nos pieds tout en protégeant notre environnement atmosphérique ?

    1. Votre vision des choses me dégoûte.
      Mais elle montre une chose c’est que la décroissance est une notion à manier avec des pincettes, car elle se mange (se décline) à toutes les sauces, dont la votre peu ragoûtante d’inspiration ségrégationniste-vitaliste pour ne pas dire exterminatrice, ah l’effondrement cela tombe à pic pour mener à bien un projet politique d’extrême-droite. Le spermatozoïde capitaliste cela me rappelle l’espace vital hitlérien, ne vous en déplaise.

      1. Tiens , Jducac nous fait une petite visite après avoir voté Wauquiez .

        Vigneron lui avait bel et bien rendu visite pour le prévenir de la fermeture prochaine du blog commenté .

      2. Pierre-Yves, dis-toi bien que tu n’entendras JAMAIS un décroissantiste (honnête) qui ne tient pas « en même temps » un discours malthusianiste de contrôle des populations.
        On mesure cependant la profondeur de leur conviction lorsqu’on leur demande de se foutre en l’air « pour l’exemple ». Bizarrement, c’est mieux quand ce sont les autres qui sont plus là plutôt qu’eux-mêmes…

      3. @ Pierre-Yves dit : 10 décembre 2017 à 13 h 48 min

        Rien ne dit que ce petit nombre, se sentant chargé d’œuvrer à la poursuite de l’aventure humaine, ne comporterait pas des utopistes à la PYD enfin convertis au réalisme, lequel finit toujours par s’imposer.
        La marche du monde est gouvernée par les incontournables lois de la physique, quoi que puissent en croire les rêveurs et bonimenteurs, qui ne fondent leur action que sur l’exploitation des sciences moles plus facilement manipulables, à l’exemple de ce que sont les électeurs auxquels s’adressent les politiques et les religieux de toutes confessions.

        En dépit de ce à quoi le spermatozoïde capitaliste peut parfois vous faire penser de négatif, ce qui n’est pas son objectif , je vous souhaite de passer d’excellentes fêtes de fin d’année !

      4. Pourquoi dis tu ça Julien ?

        Etre décroissant n’est pas objectivement corrélé avec malthusianisme et contrôle des populations ! C’est de l’affirmation gratuite. Je dirais que c’est même exactement tout le contraire !

      5. Ah bah oui c’est vrai j’avais oublié tes dons de discernement, et ta capacité à coller les bons points ainsi que ton aptitude à trier le bon grain de l’ivraie, suis con aussi. Toutes mes excuses mon seigneur. Etre pour une décroissance implique nécessairement de faire baisser la population c’est une évidence selon Saint Julien. Amen. Suivant.

      6. Cloclo

        Malheureusement, si.
        La notion de décroissance est ambigüe si ne sont pas précisées certaines choses. Or Jducac a bien précisé les choses, il s’agit de faire décroître la population et dans un but précis.

        Sur la notion de décroissance : problème de sa définition.

        1. Quels aspects de nos modes de vie, de notre organisation économique et sociale, doivent décroître ?
        Tout, ou seulement certains aspects ?
        Si c’est tout s’agit-il du PIB, et si non, de quoi s’agit-il ?
        Si ce n’est pas tout, l’implication logique n’est-elle pas que certains aspect (flux) devront croître * ?

        * On peut penser par exemple au flux des connaissances et savoirs pratiques qui seront requis pour la survie. Dans un monde où l’argent subsisterait, certains flux d’investissement doivent croître, notamment dans les domaines du maintien et de l’usage raisonné des écosystèmes pour assurer notre subsistance. Dans un monde post-capitaliste, pour reprendre la formule de Paul Jorion, l’argent irait se placer là où on en a vraiment besoin, pour assurer la justice sociale et la survie.

        2. Sur la logique de sa mise en œuvre.

        La décroissance de certains aspects, flux doit-elle être
        architectonique ? Autrement dit, certains postes de décroissance conditionnent-ils d’autres postes ?
        Par exemple : la décroissance de la population mondiale est-elle la cause ou la conséquence de la décroissance des autres aspects retenus dans la définition globale de la décroissance ?

        Si la décroissance s’effectue sur la base d’un contrôle des populations la décroissance des autres flux devient secondaire.
        Dans le cas inverse, le rôle de la science, des savoirs et de leur diffusion devient essentiel, puisqu’à population constante il faut faire mieux avec moins de ressources matérielles disponibles.

      7. @ Cloclo.
        « Toutes mes excuses mon seigneur. Etre pour une décroissance implique nécessairement de faire baisser la population c’est une évidence selon Saint Julien. Amen. »

        Et pour Saint Philippe aussi.

        Décidément depuis que vous êtes devenus post-matérialistes, la qualité de vos saillies s’en ressentent !

        Nous sommes bien dans une lutte idéologique entres les lumières et l’obscurantisme anti-matérialisme, niant les faits et les vérités les plus élémentaires.

        Pauvre Bakounine, il doit se retourner dans sa tombe !

      8. Merci PYD de votre légitime interrogation sur le périmètre et la nature de la décroissance, on y reviendra.

        Merci Julien pour ce précis d’hygiène alimentaire ! Félicitations ombre ! Y a pas à dire, la concision a du bon.

        Enfin, last but not least, quelqu’un a-t-il compris quelque chose à la saillie de Eninel ? Parce que moi rien du tout, à qui parle-t-il et de quoi ?

      9. @Jducac: je pense qu’il y a d’autres scénarios possibles et plus satisfaisants que votre spermatozoide capitaliste.

        @Julien Alexandre: Quand on parle de décroissance, il faut bien préciser ce qu’on veut faire décroître, et à quelle vitesse.
        A mon avis, il y a toute une série de choses qu’on peut faire décroître, très vite, sans s’en porter plus mal, en vrac: la production d’armes, le marketing, le secteur financier, l’entertainment, le tourisme, la construction de bâtiments,…Evidemment, les personnes qui faisaient cela avant feront autre chose, ce qui fera croître d’autres secteurs. Je n’ai aucune objection à ce que croissent les secteurs de la randonnée à pied, des discussions dans les bars, de la production de musique ou de peinture, du jeu de cartes, de la production potagère etc…, toutes activités finalement bien sympa et peu consommatrices de ressources limitées.

        Et la population alors? Ca ne semble pas désirable qu’elle augmente fortement dans le futur proche. Dans le même ordre d’idée ça ne me semble pas une mauvaise chose qu’elle décroisse lentement et relativement naturellement, comme en Allemagne, en Italie ou au Japon.
        La décroissance lente de la population pose des problèmes socio-économiques transitoires, mais qui ne sont pas ingérables, et qui facilitent la soutenabilité à long terme.

        Est-ce que le dernier paragraphe fait de moi un monstre? Je ne pense pas: à partir du moment où les politiques publiques (soin de santé, éducation, aides sociales liées à la parentalité en général) ont une influence sur le nombre de naissances, je ne vois pas très bien comment on peut même éviter ce genre de discussion…

      10. L’adaptation entre ressources disponibles et nombre d’humains « élus » ( le problème se complique d’ailleurs si on prend , comme on le devrait, la biodiversité en compte , que ce soit comme ressource ou « ayant droit » ) est forcément une nécessité .

        Encore faut il ne pas simplifier cette relation au point de considérer que c’est une relation proportionnelle brute .
        PYD a déjà justement signalé que le « mode de vivre et consommer » peut sensiblement moduler la relation .
        On peut craindre ( et on constate déjà) que certains petits cerveaux reptiliens résolvent la question en « supprimant tout ce qui dépasse » selon l’application de satisfactions de leurs besoins ou envies , pourvu qu’ils soient dans ceux qui coupent et pas parmi ceux qui sont « coupés » .

        Faute de guerres ( qui ne tuent pas assez de monde pour résoudre le problème ), le traitement par la régulation des naissances a été déjà mis en œuvre dans le monde de différentes façons :

        – à l’auvergnate , de façon spontanée et « volontaire », par des méthodes variées plus ou moins agressives pour les femmes ( on prétend que ce sont des auvergnats qui ont inventé le préservatif en peau de saucisson …)

        – à la chinoise, par la loi et la restriction d’avantages ;

        – à la plus civilisée ,en augmentant le « niveau de vie » des couples et en sortant le destin de la femme d’un destin de mère poule . Cette piste qui peut encore paraître la plus humaine , semble trouver sa limite quand on constate que c’est , dans les pays développés, les couples aisés qui maintenant ont le plus tendances à désirer trois enfants ou plus . La disparition du travail comme espace de libération des femmes devrait aussi avoir un impact sur les taux de naissances . L’interrogation sur le lien entre ressources /démographie/ mode de vie , avec un mode de vie qualifié de « décroissantiste » par abus , se pose surtout dans ces sociétés là .

        – autres ..

        On peut aussi voir des issues dans le traitement des vieux , « à la dure « :

        – suicide imposé ou culturellement suggéré , à 70 ans , pour les devenus « sans dents » ( ballade de Narayama).

        – suppression de toutes prestations de santé à partir du même âge .

        – interdiction de toutes actions visant à prolonger la durée de vie humaine ( et paf pour les transhumanistes !)

        – autres ….

        Cette deuxième famille de solutions devrait sans doute être privilégiée si le problème nécessite vraiment des actions immédiates . Je suis prêt à me suicider en sautant sans parachute , mais ficelé avec Jducac .

        Bref , et au delà de l’apparente plaisanterie , si le constat croissant ( lui ) de la finitude de notre terre , conduit , comme ça devrait être le cas, à faire émerger la question, on ne devra pas oublier que ces familles de solutions ne sont qu’une partie du défi , et que , si l’on ne considère que la démographie , il faudra bien délibérer de qui on zigouille , qui on empêche de naître ..

        Et pourquoi .

        Le pape et quelques autres ( l’IA ? ) ont sans doute des idées .

        Si on a le temps de se poser la question .

      11. @ Julien
        En tant que partisan de la décroissance, que je préfère appeler l’écodouble, je ne cache pas le problème d’une surpopulation possible dans un avenir assez proche.
        Cependant, un rapport de l’ONU datant de quelques années démontre qui si l’on change la logique de l’agriculture, en adoptant l’agroécologie – pas « l’agroécologie » de Le Foll qui, dans son rapport à lui de ministre, ne cite même pas Pierre Rabhi ou d’autres pionniers en la matière mais seulement des géant de l’agro-industrie qu’il vante et remercie – avec tout les moyens financiers qu’on alloue au système agricultural actuel, on peut produire de la nourriture pour 10 milliards d’humains d’ici 10 ans. On a donc encore quelques marges.

        La décroissance, c’est changer de paradigme, de système, de logique : pour moi, c’est ré-entrer en symbiose avec la biosphère et ne surtout plus en être les super-parasites. Dans cette logique, la finance n’a plus de place, les industries d’armement et de la mode non plus. La pub est considérée comme un crime …
        Dans la société qui découle de tout cela, la femme est après la Nature, au centre de tous les intérêts, c’est-à-dire qu’elle retrouve sa place, soit la moitié de la place actuelle de l’homme. La contraception est un sujet masculin-féminin ; sans pilule qui transforme la femme. Les petites filles sont toutes à l’école, l’accaparement des terres n’est plus possible (comme le dit Paul désormais, on revoit le principe de la propriété privé), la chimie est liquidé, l’Humanité s’allie avec la Nature, on plante des arbres et on couvre les sols (merci à Michel de nous rappeler ce dernier point sans cesse, c’est ultra nécessaire puisqu’on ne semble pas vouloir le comprendre).
        Ainsi, sur le moyen terme, la natalité diminuera naturellement, de la seule façon qui soit éthiquement et humainement acceptable, sans que s’en soit une affaire d’état.

        Mais bon, tout ça c’est de l’utopie !??!
        NON !
        Cela l’est moins que ne le sont le transhumanisme, le sauvetage des banques, la voiture électrique, l’énergie propre ou renouvelable, le retour de la croissance, la découverte de nouveaux gisements de pétrole, l’intelligence de nos gouvernants, le brillant futur de l’IA, la conquête des étoiles …

      12. @ecodouble

        Effectivement la couverture du sol est l’élément le plus important, non pas sur un plan scientifique mais sur un plan sociologique, je dirais même philosophique. Il est très difficile de comprendre sa nécessité et cela depuis le néolithique où on commencé à se battre contre les « mauvaises » herbes. La saga du glyphosate n’en est que la poursuite.
        Les quatre éléments de la biosphère terrestre sont tous nécessaire, l’atmosphère, la plante, la couverture, le sol sont les maillons indispensables du cycle de la vie et dans un système forestier il y a zéro fuite.

        Alors pourquoi se faire des idées saugrenues d’échapper aux exigences des lois physiques comme le suggère jducac:
        « Cela suppose de pouvoir investir un nouvel espace, une nouvelle matrice où puiser les matières premières et l’énergie indispensable au développement d’un nouveau cycle de vie. »
        Si c’est un cycle, pourquoi diandre nous faudrait-il de nouvelles matrices où trouver les matières premières?

        Il faut savoir que ce sont les fixateurs libres d’azote de l’air qui en décomposant le couvert font entrer l’azote dans le cycle forestier, je rappelle qu’il y en 78% dans l’air on ne risque pas d’en manquer. Tout animal (même l’homme) mange du carbone et défèque de l’azote.
        La question du glyphosate sera résolue quand l’évolution du système agricole poussera ce dernier dans ses limites économiques, en cela je cherche des infos au sujet de son impact sur l’entrée de l’azote dans le système par les fixateurs libres.
        L’homme lui a cette prétention de se nourrir en mettant le sol à nu et c’est le début de l’érosion tout azimut, le co2 dans l’atmosphère, le nitrate dans les nappes phréatiques, la boue du sol dans nos ruisseaux.

        D’autre part la couverture du sol permet à sa vie de créer la capitalisation d’un volant d’auto-fertilité qui assure la pérennité du système.
        Ce dernier élément m’inspire une réflexion sur le capitalisme. Nous sommes dans un capitalisme d’accumulation dont il faut se débarrasser, tous sur ce blog sont d’accord avec cela.
        Je plaide pour une capitalisation de volant d’inertie adéquat comme les machines de la fin du 19 eme et début du 20eme en possédaient et permettaient de réguler leur vitesse.
        C’est ce que réalise le volant d’auto-fertilité en ce qui concerne le fonctionnement du sol. Avec la transformation du couvert par la flore et la faune du sol il y a de l’énergie en réserve pour nourrir les plantes.
        Vu sous cet angle, la pénurie n’existe pas pourvu qu’on ne dépasse pas la valeur optimale de ces volants d’inertie.

    2. Jducac, vous tombez ici comme la crise sur la misère.

      Que vous allez être déçu lorsque vous ou vos enfants verrez que les Lois de la Physique – celles dont vous pensez qu’elles sont comme l’âme du capitalisme – élimineront la finance mortifère tout comme elles élimineront le reste, dont vous êtes.

      Pauvre de vous qui pensez qu’il faut contrôler le nombre des humains sur Terre par la force et la terreur.
      Pauvre de vous qui espérez un jour nouveau pour une élite qui ne sait rien faire, et surement pas se confronter à la survie tellement elle vie hors-sol actuellement.
      Pauvre de vous qui croyez qu’il reste encore quelque chose à exploiter dans la Terre.

      Voyez-vous, tout ce que vous avez écrit ci-dessus, c’est des conneries plus grosses que la plus grosses des conneries connues, celle qui consiste à croire que l’Humanité trouvera son salut dans la conquête des étoiles et de leurs planètes.

      1. @ écodouble dit : 11 décembre 2017 à 15 h 20 min

        « Voyez-vous, tout ce que vous avez écrit ci-dessus, c’est des conneries plus grosses que la plus grosses des conneries connues, celle qui consiste à croire que l’Humanité trouvera son salut dans la conquête des étoiles et de leurs planètes.»

        Vous m’avez mal lu puisque je dis l’inverse, alors que pourtant j’ai travaillé dans l’industrie spatiale.

  20. @ adoque.

    Mieux vivre par le socialisme: programme en 10 étapes:

    Une avant garde communiste réunie dans une nouvelle internationale ouvrière révolutionnaire doit:

    1- Rédiger un programme de prise du pouvoir brillant à l’intention du prolétariat.
    2 – Susciter l’enthousiasme de ceux qui se soulèvent spontanément contre le capitalisme.
    3 – Obtenir l’approbation de la base des partis-syndicats ouvriers
    4 – Conscientiser la population laborieuse grâce à des médias indépendant du pouvoir. Créer ses propres organes de communications.
    5 – Former des comités d’action militaire.
    6 – Proposer aux travailleurs une nouvelle orientation de lutte, non pas une orientation collabo, mais une orientation lutte des classes. Faire pression sur toute direction politique qui se réclame de la défense de la jeunesse et du prolétariat.
    7 – Obtenir le soutien, à tout le moins une certaine passivité de l’appareil répressif militaro-policier bourgeois.
    8 – Lancer des programmes sociaux pilotes partout où cela est possible suite à des élections gagnées.
    9 – Publier les études , présenter les résultats, dire aux masses la vérité sur les verrous qui empêche le monde d’aller de l’avant.
    10 – EFFONDREMENT de l’influence des EFFRONTÉS qui systématiquement mettent sur le dos des masses leur propre pusillanimité.

    https://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/trans/tran.htm

    1. @ Eninel
      Tout cela sent le complot, la désinformation, la propagande, la censure, le camp de travail, la prison, l’autodafé, la corruption et fini par puer big brother et la dictature.
      Un constat en 10 points, comme vous l’aurez constaté.

  21. @écodouble
    « le transhumanisme, le sauvetage des banques, la voiture électrique, l’énergie propre ou renouvelable, le retour de la croissance, la découverte de nouveaux gisements de pétrole, l’intelligence de nos gouvernants, le brillant futur de l’IA, la conquête des étoiles …

    A ces solutions, ajoutez-y quelques autres, telles que « le soleil en bouteille », « la végannerie », « l’euthanasie librement choisie »,… et vous avez alors une offre complète pour que chacun puisse faire son marché… et se conforte dans le statu quo confortable,

    mais désormais éphémère.

    Il y en a pour tous les goûts, chacun voyant midi à sa porte, et, pour l’instant, toutes les horloges ne sont pas synchronisées.
    Imaginez un ingénieur travaillant sur ITER: peu importe si ce prototype donnera satisfaction; dans le temps présent, il goûte d’un climat agréable, d’un beau cadre, de la proximité de la mer et de la montagne, et il n’a pas besoin de se forcer beaucoup pour se dire qu’il œuvre pour le bien-être de l’humanité.
    A la même heure, voyez le billet sur le logement avec son cortège d’expulsions…
    Les prémisses de l’effondrement ne sont pas encore synchronisées…

    1. @adoque, @écodouble
      « l’énergie propre ou renouvelable ».
      La recherche de sources d’énergie est parfois ‘étonnante’, et là pour le coup, c’est la ‘propre énergie’ !
      http://www.paris-normandie.fr/actualites/societe/nouveau-crematorium-au-petit-quevilly–de-la-chaleur-reinjectee-dans-le-chauffage-urbain-NB11670728
      Bon, côté « Lois de la Physique » d’accord mais côté ‘éthique’, scandinave ou pas, j’dois pas être le seul à avoir un peu de mal…
      Et prochaine étape: ‘Soleil Vert’…? :-/

      1. Ce qui est un peu stupide , c’est de vouloir « disparaître » en mobilisant une énergie colossale sans doute plus utile aux vivants qu’aux morts .

        Au point qu’il y a embouteillage devant les fours de crémation pas assez nombreux .

        Mon idéal aurait été d’être dévoré par les loups sur les monts du Forez , vers la pierre basane , mais ils ne sont pas encore suffisamment implantés dans ce secteur .

        Le chantier de la disparition de macchabées travaille pas mal d’imaginations .

      2. Merci pour le lien Juannessy, ils sont vraiment ouf !
        Monts du Forez pourquoi pas, le loup, j’hésite encore… 🙂
        Y a bien une vingtaine d’années, j’avais modestement fait un don à une assoc , pour des loups en semi-liberté (Lozère ?) arrivant (prélevés j’imagine) d’Europe de l’est je crois, le ‘mien’ s’appelait Oulan.
        Sinon, rien ne presse ! Mais au fond du jardin, ça fera peut-être pousser les pâquerettes…

      3. La crémation est en effet une bêtise sur le plan énergétique et elle génère de nombreux polluants, dont des métaux lourds.

        Pour avoir travaillé quelques fois à des études préalables à l’implantation d’un cimetière, j’ai découvert à ces occasions des choses intéressantes comme, par exemple, la « notion » de « temps de rotation des corps » (normalement, tout disparaît en 5-10 ans en pays cristallin, alors qu’au bout du même temps les ossement restent encore en pays calcaire).

        En fait, pour bien disparaître, écologiquement, faudrait être enterré dans un drap biodégradable, sans avoir subit de traitement de thanatopraxie, dans un sol limono-argileux légèrement sableux (sol relativement bien aéré mais légèrement humide constamment), au-dessus de la nappe phréatique (la fosse une fois rebouchée ne devant en aucun cas être en mesure de pouvoir retenir de l’eau arrivant depuis la surface) et dans un lieu qui n’a pas reçu de traitement aux fongicides, biocides, insecticides et herbicides.

        Mon rêve pour le futur serait que l’on enterre dans des terrains adéquats et qu’en lieu et place des pierres tombales, on plante un arbre (un chêne) ; ce qui serait un excellent moyen pour fixer du CO2. Et ainsi, au lieu de finir en momie infâmes et gluantes, en calories ou en déjection animales, au bout d’un siècle ou deux on « finirait » en bois de construction pour des maisons et entre temps nous aurions profité des chants d’oiseaux.

      4. @Ecodouble :

        « en momies infâmes et gluantes … »

        Pas tant que ça . J’ai du assister , il y a déjà une quinzaine d’années à une opération de « réduction de corps » à 6heures du matin ,celle de mon père , pour disposer de la place nécessaire pour y enterre ma mère à 16 heures .
        Il était mort et enterré depuis une vingtaine d’années , et je peux vous dire qu’il ne reste pas grand chose de nous dans ce laps de temps . En l’occurrence : le squelette aussi propre qu’un sou neuf , une prothèse de hanche et un pacemaker . Le tout ( sauf la prothèse et le pacemaker que l’employé municipal a récupéré sous le contrôle de l’OPJ délégué ) tenait largement dans la caissette de 60x60x40 traditionnelle remise dans la fosse . A part ça , plus trace du cercueil sauf les poignées .

        Mais je suis d’accord les arbres qui poussent d’origine , ou finissent par pousser, sur les tombes sont ceux qui pètent de santé . Questions de phosphore et autres magnésium concentrés dans les cadavres .

        Je ne sais plus comment on en est arrivé à ces récits édifiants pour la jeunesse !

      5. PS pour finir de réjouir cet après midi :

        J’ai aussi ,dans mes pérégrinations , eu à assurer la maîtrise d’œuvre et le suivi de travaux de deux agrandissements de cimetières . Ce qui était le plus pénible et pas évidents à traiter , c’est la « ceinture » générale du cimetière ( tranchée drainante d’au moins deux mètres de profondeurs ) qui , en principe et si on y croit , récupère tous les « jus » qui pourraient s’échapper de « l’enclos » , et empêche ainsi leur dissémination dans les alentours .

        J’arrête les réjouissances .

      6. Ecodouble,

        Je trouve l’idée de cimetières forêts et d’enterrement dans un drap biodégradable vraiment très civilisé et très Humain. Je ne sais comment la promouvoir et en faire la règle dans nos sociétés. Bon en même temps ça va prendre un peu plus de place que des tombes alignées avec réduction des corps.

      7. Il m’est arrivé aussi de suivre des chantiers ou se déroulaient des fouilles archéologiques. Par exemple au couvent des Jacobins à Rennes ; 1200 tombes estimées de la période Moyen Âge-XVIIIème, tout ça au milieu de rues et d’habitations gallo-romaines, mais seulement 400 fouillées (Pour les autres, c’était trop cher ; les archéos étaient dépités et plus encore ; tous ces corps auraient pu revivre, nous renseigner sur les populations passées. Et ben non ! La ville voulu plus digne. Avec grand renfort de communication pour rassurer les bons chrétiens, elle annonça que les Pompes s’occuperait de tous les corps qui seraient découverts durant les travaux. Drôles de Pompes ! J’ai vu plein des tibias et de fémurs dépassant des gravats dans les bennes des camions qui évacuaient les déblais, mais de Pompes, point ! Jamais ! Il y avait juste, sur le site, un cercueil de pin en lamellé collé, dans un coin, dans lequel une demie douzaine d’os en bataille avaient été jetés. En fait, les Funèbres, elles eurent été plus cher que de faire les fouilles, voilà pourquoi elles ne furent pas dérangées. Faut pas gaspiller l’argent public ! Et puis c’eut été dangereux : collecter des gens façon puzzle entre deux coup de godet ! Attention : droit de retrait ! Comme quoi, la violation de sépulture et la destruction de vestiges archéologiques n’est pas hors la loi si on fait une bonne communication ; et cela me rappelle NDDL où destruction de zone humide et démolition de bâtiment sans désamiantage préalable revient à agir en respectant la loi grâce à une bonne com et une efficace désinformation).

        Ce qui est remarquable, lorsque qu’une sépulture est mise au jour, c’est qu’après dégagement, si le squelette offre encore du volume au niveau du thorax cela révèle un enterrement en pleine terre, sans cercueil, ni linceul avec peu de vêtement. Si par contre le thorax est écrasé, c’est signe qu’il y avait cercueil ou linceul, et l’archéologue cherche alors des clous ou des épingles de ces objets décomposés.
        Donc, si vous voulez rester présentable durant quelques siècles, optez pour le tout nu ; comme à la naissance. Et en plus, c’est très écologique.
        Mais comme ce n’est pas légal, faites de la com au préalable.

      8. @écodouble
        Me souviens d’un documentaire sur un cas semblable de fouilles dans le 4 ème arr. de Paris, un cimetière médiéval apparemment de grand intérêt, les archéologues n’ont je crois pas eu le temps de terminer leurs travaux, le promoteur était pressé de faire son parking sous-terrain…!
        Bon, faut dire que c’est lui qui normalement doit financer les fouilles dans ce cas…

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