Pourquoi je suis un optimiste : le transhumanisme et moi

Ouvert aux commentaires.

Le colloque sur le transhumanisme à l’Université catholique de Lille du 20 au 22 juin 2018

Gilbert Hottois, Philosophie et idéologies trans/posthumanistes, Paris : Vrin 2018

Alfred James Lotka (1880 – 1949)

Vladimir Ivanovitch Vernadski (1863 – 1945)

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56 réflexions sur « Pourquoi je suis un optimiste : le transhumanisme et moi »

  1. Bonjour

    Comme beaucoup de gens en ce début d’été j’ai l’impression de commencer une nouvelle phase .(d’ailleurs énormément d’accident dans l’air)

    Je vous remercierai jamais assez pour le repère que vous donnez !

    Amha, nous avons aussi quelque chose de fort à apporter à la culture chinoise.
    Je ne sais pas encore quoi mais je vais m’y employer.
    Mais je vois beaucoup notamment de filles d’origine chinoise qui cherche essaye et se casse un peu les dents mais ils leurs manquent quelque chose pour s’épanouir ( car nombreux ou pas Être un humain qui peut s’épanouir c’est la première des conditions À une société semblable)

    C’est culture semble maintenant plus en cohésions avec mes exigences d’être humain.
    Pudeur action et pragmatisme Respect et j’en passe.

    Cependant la valeur de la vie reste encore à déterminer de façon plus sacrée.
    Je vais lire Confucius réécouter le Tchouangtseu!

    Il faut nous mélanger vite !!! Avec l’Asie !

    Bonne journée prenez soin de votre corps

  2. J’ai 71 ans. je souffre d’hypertension depuis l’âge de 25 ans et récemment, les médecins ont découvert le cancer qui nichait dans ma prostate. Je m’efforce depuis longtemps de ne pas maltraiter mon organisme en mangeant peu et sainement. Sans sucre, ni alcool ni viande. Et pourtant… Je n’ai pu éviter ni la vieillesse ni la maladie et je n’éviterai pas la mort de mon corps.
    Alors, ne pourrait-on conclure qu’après tout, mon cœur, mon esprit, mon âme s’en seraient bien mieux trouvé s’il leur avait été offert d’investir plutôt qu’un organisme de chair, de sang et d’os, un corps de minerais divers, de terres rares et d’algorithmes nombreux et subtils. Ainsi auraient-ils pu sans anicroches, sans deuils, sans angoisses, réaliser le projet pour lequel je suis venu sur la Terre ; pour lequel je voudrais croire que je suis venu sur la Terre.
    Évidemment, il y a la peau douce des filles, leurs caresses sur la mienne ; les baisers sous la lune ; l’attente d’un corps que l’on va étreindre ; les sources auxquelles on va se désaltérer ; les yeux brillants, un instant, d’un amour éternel… Évidemment.
    Mais quelques questions – pour moi centrales – demeurent : Quelles sont les raisons d’une présence humaine intelligente dans l’Univers ? Dans quels buts, pour atteindre quels objectifs, pour le compte de qui, sommes-nous sur la Terre et y avons-nous fait souche?
    Est-ce parce que nous sommes l’une des conséquences inéluctables de l’évolution de l’Univers ? De la matière de l’Univers ? Mais peut-être n’y a-t-il aucun projet nulle part, seul le déroulement infini d’une forme dont nous serions les rouages involontaires et maladroits nous entraîne et nous distrait.

    NB : Je ne parviens pas à trouver un sens à l’opposition de l’optimisme et du pessimisme.

    1. Les anthropologues sont rarement des lecteurs de Pascal .

      Quand le corps est insatisfait ou défaillant , que les codes manquent d’imagination et de simplicité , le sens reste l’ardente attente .

      Sans réponse publique .

      La mienne est un sourire comme fin et moyen ,l’humanisme ante , in itinere , ex post ou trans .

      1. S’il s’agit de trouver des points d’accroche avec les chinois , plutôt que la solution préhistorique des mariages mixtes telle que proposée par Lucas , je note que la Chine et le sourire sont des vieux complices , et qu’il y a un bouddha rieur ( chauve je crois , PYD doit savoir ) .

        PS : à l’idée de devoir lire enfin tous ces bouquins sur le post et le trans-humanisme , pour sortir de mon appréciation totalitaire , j’ai besoin de réviser mes gammes de bonne humeur . Si ça devient plus prenant et pénible de réfléchir à la survie que de ne pas survivre , la lassitude du corps va finir par vite orienter le choix !

        Bon , j’essaierai de faire encore un effort .

  3. Arrêtons de penser que le corps seulement se casse. C’est lui le plus solide et le mieux placé, le maître !
    Il est nous et nous lie. remettons le sur son pied destale.

  4. Bonjour,
    « C’est la luuuuutte finale
    Groupons-nous et demaiiiiin
    Le traaaaanshuuuumaniiisme
    Seraaaaa le genre humain «  »
    Bon un peu d’humour pour commencer…
    Alors est ce que le transhumanisme peut nous venir en aide???
    Je ne sais pas….mais pourquoi pas? En tout cas , je ne pense qu’il faut le balayer du revers de la main sous prétexte que certains de ses défenseurs sont pour le moins curieux. Je pense notamment à la branche californienne qui me semble porté vers un transhumanisme à vision individualiste et hédoniste. En gros, leur pensée serait: on vit super bien sur Terre alors pourquoi mourir! Bref, la pensée du milliardaire qui a tout gagné et qui a un seul probléme, celui de mourir. Mince alors, c’est ballot se dit-il sur son lit de mort avec tous ses lingots d’or planqué sous le matelas….
    Bon alors passons sur ce transhumanisme qui ne serait en gros que la recherche de l’immortalité mais l’idée générale du transhumanisme va plus loin que çà. La conservation de son enveloppe corporelle, c’est une chose mais il y a aussi l’augmentation des performances physiques ou intellectuelles. Et là , on peut se poser la question si l’humanité ne pourrait pas en tirer un gain. On sait qu’on est entravé par notre biologie, si on veut un jour pouvoir développer des sociétés d’une complexité supérieure à celle d’aujourd’hui, il nous faudra des hommes « mieux » que nous en terme de bonté, bienveillance, amour, respect, etc,etc…même si certains me diront que l’éducation est là pour élever les hommes, je pense néanmoins qu’elle a des limites. Notre inconscient, moteur de nos vies et produit primaire de notre évolution , nous dominera toujours. Je pense pas qu’on peut enseigner l’amour de son prochain mais on pourra peut être modifier le « codage » de son inconscient par le transhumanisme. Pourquoi pas?
    Au final, je pense pas qu’on doit avoir peur du transhumanisme. Il va se faire de toute façon et il a déjà commencé: les piles pour le cœur ou les prothèses de hanche ou même des lunettes , c’est quoi pour vous? C’est du transhumanisme préhistorique! C’est tout!
    Donc de toute façon , on y va . Après ce que j’ai peur , c’est de la manière vers laquelle on y va. Si on fait du transhumanisme d’amélioration ce qui sous entend qu’il faudra aussi que l’homme accepte de se mutiler de sa partie animale (ce qui est lourd de conséquence) alors c’est peut être le début d’un nouveau type d’homme prés pour continuer l’aventure. En revanche, si c’est notre inconscient qui tient le bistouri alors j’ai bien peur qu’au lieu d’enlever les problémes on les consolide au contraire parce qu’un imbécile immortel…..et bien cela reste un ….gros c….mais immortel….ce qui est peut être pas une bonne chose……………. 😉
    sur ces belles paroles, amis du bloc bonne après midi!!!!

    1. « ..il nous faudra des hommes mieux que nous… » l’ENA en fabrique déjà et la sphère médiatico-showbusiness en a à revendre.. n’attendez plus !

      1. L’ENA c’est l’Ecole Nationale de l’Administration.
        Qu’est ce qu’on y fait ou du moins qu’est ce qu’on y apprend ?
        On y apprend à ne pas répondre au public ou l’automate comme à la TV : taper 1…, taper 2…..,, l’administration c’est un fiasco pas possible avec le numérique et les contribuables, ils payent le néant.

    2. Si on en reste à une approche dans l’esprit de celle conduite par le comité de bio-éthique en France( CCNE ) , et en faisant fi des a priori ou a posteriori idéologiques , les accords citoyens qui semblent pouvoir se faire « par le haut » sur de sujets sensibles comme le transhumanisme , mais pas que , reposent sur les convergences suivantes :

      – ne pas interdire ce qui ne nuit pas à autrui ,
      – ne pas causer de souffrances ou s’opposer à ce qui peut soulager la souffrance ,
      – assurer la gratuité et la non marchandisation des technologies avant gardistes sous contrôle public strict .

      De ce que j’en sais , les transhumanistes adhèrent aux deux premières conditions …mais évitent soigneusement la troisième .

      https://www.franceinter.fr/emissions/le-grand-face-a-face/le-grand-face-a-face-24-juin-2018

      Liberté , Egalité , Fraternité étendue au vivant .

      1. Pourtant , selon moi , la troisième condition est largement moins ambigüe , relative et sujette à interprétation que les deux premières :

        – que signifie  » nuire à  » , et qui l’estime ?
        – comment définit -on et mesure-t-on la souffrance ?

      2. Juannessey,

        « qui l’estime ? »
        C’est nécessairement soi-même. Car si nous sommes des êtres sociaux, nous sommes aussi des corps sensibles insubstituables . Nous sommes seuls à sentir, éprouver, ce que nous sentons, éprouvons et partant, c’est ce qui fait que nous sommes des « individus » singuliers avec leurs histoires, leurs expériences particulières. Ces histoires, ces expériences ne sont pas tout à fait incommensurables, puisque nous les partageons avec nos contemporains et au delà, via l’écriture, et autres supports mémoriels. Elles ne sont donc pas incommensurables, mais elles n’en demeurent pas moins uniques tant et si bien qu’aucun être humain ne peut dire sérieusement qu’il est l’incarnation parfaite, en lui-même, par lui-même, de ce pourrait ou devrait être l’humanité parfaite.
        Jésus-Christ soi-même s’est bien gardé d’avoir cette prétention, il a juste prétendu être le fils de Dieu, et comme tel avait un corps souffrant.
        Or il me semble que le transhumanisme tend à nier, évacuer, cette complexité humaine, comme si elle était trop lourde à porter et qu’il vaudrait mieux finalement nous en passer, car après tout, dit-elle, elle n’est pas indispensable à notre survie biologique, à nos progrès technologiques. C’est la thèse que j’appellerais celle de l’illustre inconnu que serait l’humain. L’humain ne serait alors qu’une commodité de langage pour désigner en réalité une chose à laquelle nous attribuons des propriétés, chose à laquelle nous sentons bien que nous participons, mais sans plus. L’éthique peut alors devenir un épiphénomène de ce que nous observons de ‘l’illustre inconnu’. La thèse de l’éthique comme consubstantielle à l’humanité prend le parti pris inverse : nous sommes tous illustres parce que nous ne sommes pas des inconnus les uns pour les autres. Et ce pourrait même être une condition de notre survie collective que de l’admettre ….

      3. À PYD : bien sûr, et soyons direct : le T = épisode en cours
        du nihilisme…(haine de la condition humaine, grand ailleurs utopique, foule de fidèle et de crédule, mariage du capital et de l’Etat – les deux grandes machines à calculer.

      4. @PYD :

        Je peux suivre votre argumentaire , mais ce que je voulais souligner , c’est que si les convergences , si pas l’unanimité , peuvent se faire sur ces deux premières propositions , pour qu’elles soient traductibles et respectées en acte ( via la Loi ), elles ne devaient justement pas être trop à géométrie variable selon l’appréciation de chacun .

        Perfidement , c’est parce que nuisances et souffrances sont sans doute bel et bien d’estimation très diverses , que je pense sans difficulté pour les transhumanistes de les accepter dans leurs attendus .

        Gratuité et puissance publique ( bien public par la démocratie qui est la seule à pouvoir donner un cadre supportable pour les 3 propositions simultanément ) , c’est en revanche plus difficile à contourner sans se faire repérer .

        En ne gardant que cette approche sur le transhumanisme ,on pourrait le taxer des mêmes risques que le marché libéralo-capitaliste vis à vis de la démocratie ….humaniste .

        PS : que penserait le bouddha rieur du trans ou post humanisme , Bouddha qui ne fuirait pas comme Duralex 69 ?

      5. juannessy,
        A vrai dire aucune de vos trois propositions liminaires ne me pose de problème. J’y souscris-même.
        J’insiste seulement sur un autre aspect, que j’ai nommé éthique, comme plan plus essentiel sur lequel se détache il me semble tous les autres aspects, ce qui permet il me semble de relier vos deux premiers aspects au troisième. Ainsi je ne pense pas trahir votre triptyque, liberté égalité fraternité.

        Il me semble que le transhumanisme va plus loin que le souci légitime de soulager les souffrances et même les éliminer quand c’est possible. Il suppose que la souffrance, et son corollaire — éprouver un sentiment à la vue de de la souffrance d’autrui, ce qui n’est autre que la compassion ou dit autrement, le sentiment de dignité auquel se réfère Paul et que vont jusqu’à récuser les plus radicaux des transhumanistes –, c’est un faux problème. Ou plutôt que c’est juste un problème technique. L’éthique comme un défaut, un mauvais codage génétique, qu’il faudrait corriger, pour supprimer le symptôme : la souffrance. Et ce en passant allègrement si je puis dire l’étape du langage. Bref, sans transition, éliminer la souffrance et maximiser le plaisir, tel est le programme.
        Partant, pour eux la discussion est close, on peut tout faire puisque l’humain est une boule de cire dont on peut donner la forme qu’on voudra, pour reprendre l’image de Descartes. Or l’humain c’est toujours un dialogue, un vis à vis, il n’y a pas d’un coté une raison instrumentale et de l’autre une matière malléable à merci. Autrement dit l’outil ne se situe pas hors du monde humain, mais s’appréhende en son sein, pour le meilleur et le pire.
        Je ne sépare donc pas l’homme et l’outil,le monde humain est d’emblée un monde d’humains façonnant leur environnement, mais pour autant l’outil doit-il avoir la première place dans l’ordre de la compréhension, comme semblent le penser les transhumanistes ? Dans un monde qui ne se définit plus par l’humain, il n’y a plus à proprement parler de monde humain, il n’y a plus que des choses. Et alors il y a le risque de ne plus faire aucune distinction entre condition humaine et condition du robot intelligent.
        La tendance est très nette alors chez les transhumanistes à faire de l’humain une simple affaire d’ingénierie, ce qui s’accorde très bien avec le peu d’empressement qu’ils sont à faire de la justice sociale une question essentielle puisque leur présupposé a-éthique, ou anti-éthique, les prédispose à faire de l’humain (qui n’en est alors plus) un simple matériau dont on pourra définir les caractéristiques à sa guise, et tant pis alors si le bon plaisir de certains doit passer par la réification ou l’esclavage de certains humains.
        En une formule, si l’homme est mort, tout est permis. Ce qui doit se comprendre tout est permis pour certains représentants de l’espèce humaines, malheur aux vaincus !

      6. @PYD :

        1 – ce ne sont pas mes propositions , mais apparemment les points de convergences retenus par le CCNE . On verra ce qu’en fait le débat citoyen cet automne .

        2- je suis plutôt en concordance avec votre développement, et c’est bien en ça que j’avançais que le post et le transhumanisme étaient à ajouter à la liste des totalitarismes .
        « Tout est permis » est une autre expression de la fin justifie les moyens .
        Mais on le sait depuis les frères Karamazov .

        La parole à la défense .

  5. J’ai visité Wikipedia pour avoir quelques informations en particulier sur l’historique de la population de Ste Foy la Grande.

    Que s’est il passé après 1793 dans cette commune. Pourquoi y a t’il une forte chute de population ?

    Est ce une erreur de recopie des chiffres ou est ce un cas de famine ou autre chose significatif, cette baisse est très importante

    Comment a cette époque la population était recensée ?

    L’histoire et la préhistoire m’ont toujours intéressées.

    Qu’elle était la nourriture consommée à Ste Foy la Grande en 1793 ?

    1. @ Bernadette,
      Je n’ai pas l’envie de faire des recherches approfondies sur ce sujet géographiquement très éloigné de chez moi, mais l’apparente « chute démographique » post -1793 est peut-être simplement dû au mode de calcul de l’Ancien Régime en « feux » (foyer fiscal) et non pas en individus.

      1. Bonsoir Arkao,
        L’insee existe depuis 1946, sa mission principale sont les recensements de la population. Avant 1946 se sont le clergé avec l’armée qui procédaient à ce gros travail.
        Bonne soirée

  6. Commentaire concernant la photo: je trouve que vous manquez un peu de discrétion pour promouvoir vos bouquins 🙂 joke
    J’ai lu aussi que vous pratiquez la psychanalyse. Est-ce possible en France, exercer sans être médecin ni titulaire d’un DESS psycho clinique?

    1. Quand on écrit un livre en français, ce n’est pas le fait qu’il se vende ou ne se vende pas qui changera votre vie matérielle, à moins d’être Guillaume Musso ou Simone de Beauvoir… après sa mort. Quelqu’un m’a dit l’autre jour qu’il y avait 12 personnes en France qui arrivent à vivre de la vente de leurs livres. Ça me paraît un peu pessimiste, mais ce serait même 24 ou 36, ça ne changerait rien, si vous voyez ce que je veux dire.

      Une fois qu’on sait ça, on comprend facilement que quelqu’un qui dit « Lisez mes livres ! », ce n’est pas pour devenir millionnaire (à moins qu’il ou elle soit très faible en maths !), c’est pour être lu. Ce qui se conçoit bien vu l’effort que ça demande d’écrire un livre.

      Pour la psychanalyse, si on n’a pas de diplômes médical, etc. selon mon expérience, une notoriété par rapport au domaine peut remplacer. Je ne le savais pas, j’ai honnêtement été surpris quand quelqu’un qui s’occupe de l’habilitation en psychanalyse m’a dit il y a quelques années, quand je lui posais la question à mon propos, avec un gentil sourire : « Vous plaisantez, cher ami, j’ai assisté en 1985 à votre exposé au séminaire de Jacques-Alain Miller … ». On sait, dans la discipline, avec qui vous avez fait votre analyse, comment vous avez participé aux discussions, etc. Dans mon cas personnel, un fameux échange avec Lacan en 1972 fait office de passe-droit 😉

      1. J’ai eu l’occasion d’échanger fumeusement une fois avec Léonard Bernstein mais croyez moi si vous voulez ! on ne m’a jamais confié le New-York Philarmonic… Désormais je ne désespère plus, grâce à vous.

      2. Personnellement , je ne peux pas arger d’une pareille rencontre , mais j’étais sensiblement plus équilibré à 25 ans que maintenant .

      3. @ Juannessy.
        L’ âge et l’équilibre, m’en parlez-pas, douloureux.

        J’ai participé un an à la « gymnastique pour les vieux », patronné par l’hopital. Un test est de tenir l’équilibre sur une jambe. Au début je tenais 5 s, en fin d’année, 9s. A 20-25 ans, je suis sûr que je tenais une éternité, presque une heure. CQFD.
        Les yeux fermés, c’est encore plus difficile et à tout âge, selon le coach. Y’a-t-il une relation entre l’équilibre et les yeux grands ouverts?

      4. Pour préciser: je n’ai l’arrogance de critiquer votre choix, de vous installer en tant qu’analyste – ce serait de une ingérence insolente dans vos affaires privées. J’ai constaté, et je ne suis pas seul, que la « psychanalyse sauvage » par des incompétents, ainsi que de nombreux charlatans ont fait des dégâts quant à l’image du clincien. Tout dépend aussi du but: il y a de nombreux individus qui se font analyser pour trouver leur style de vie, un bon équilibre psychique, une voie……. – on trouve cette typologie de clients fréquemment aux Etats-Unis, beaucoup moins en Europe. Chez nous, les gens font spontanément le lien entre psychanalyse et clinique. Une psychothérapie n’est jamais une chose facile, à cause des implications psychosomatiques, psychiatriques etc.
        J’apprécie énormement votre précieux travail pédagogique, votre vision d’humaniste authentique, bien que ne sois pas d’accord avec tout ce que publiez – mais c’est normal. Bonne soirée!

      5. Il y a des gens qui vivent très bien de la vente des livres, ce sont les éditeurs. Je n’ai pas connaissance d’une faillite dans ce milieu là ces dernières années 😉

    2. @daniel 25 juin 2018 à 20 h 02 min
      Purée, je connais des « vieux » de plus de 80 piges qui jouent au tennis (les yeux ouverts 🙂 ), et battent des « vieux » de plus de 60…
      ‘L’ âge et l’équilibre’… La génétique est injuste !

  7. Pisque y a de la place pour corriger quelques hum hum (psychanalyse…) « étourderie » de lecteur pressé (le Bonhomme disant « qu’il a lu ») : pouvoir / puissance chez Nietzche (suivez mon regard) : une vieille conversation avec un chrétien (croyait-il) : ouais Nietzszche pas clair ouais Nietzsche confus ouais Nietzsche nazillon. Mézigue : tu confond pouvoir et puissance = l’amour est une puissance, l’église un appareil de pouvoir; aimer son prochain = actualiser une puissance, une force; tout le contraire du devoir kantien de tout ce que vous voulez, aucun croquemitaine d’outre-monde à l’horizon… : amour = puissance, force qui s’affirme; devoir = écrasement sous l’obligation et la négation de soi (sous le poids d’une belle fantasmagorie d’absolu) = ressentiment / masque sublimé de la haine. Les imbécile sont sidérés par la morale (toujours d’invocation, toujours d’outremonde et sublime, cad verbale), les élus fortifiés par l’éthique (un geste, un sytle, un mode de vie, bref : des ouis et des nons). Les premiers sont un grand troupeau (la grosse voix des réseaux dits sociaux -par coup de force techno-marchand- l’atteste), les seconds une petite tribu. Annie Lebrun par exemple fait partie de la petite tribu (et oui et son souci du sensible suffit comme argument dans la discussion avec le transhumanisme.

    Y aurait plein d’autre chose à dire sur le fond, sur les différentes positions (au moins théorique) sur la rapport de l’homme à la technique, mais tant de boiteries agacent d’abord.

      1. Sert à rien, l’incarnation (= pour moi : l’être-bidoche au sein d’un matière rétive) est indépassable (pour faire soigné : le hiatus vie / existence il est là pour toujours, quand on a compris on en prend son parti–> j’ai pas arrêté d’enseigner la philo pour des prunes. Spinoza est juste aussi fort que Prozac, et c’est ça qui est fort.

      2. blabla bla asiatisant, denier refuge de ceux qui n’ont rien à dire? Sinon je vous écouterai bien volontiers.

  8. Optimiste ?

    Cher Monsieur Jorion, dans cette vidéo vous passez insensiblement du « nous » les hommes, l’espèce humaine, le genre humain au « nous » les occidentaux. Étrange.
    Si « nous » sommes en danger, nous les hommes, du fait de nos extraordinaires inventions et de l’abus que nous en avons fait, nous sommes tous dans le même bateau, chinois comme occidentaux et autres. Et, si nous savons corriger le tir et que nous nous en sortons, nous nous en sortirons ensemble. Non ? Que les bonnes initiatives viennent de l’ouest ou de l’est quelle importance ? Mais justement, quelles peuvent être les bonnes initiatives ? Dans quelle direction aller ? Dans quelle direction chercher ?
    Saurons-nous rompre avec les réflexes d’aujourd’hui ? Saurons-nous être mesurés, raisonnables ? Saurons-nous ne pas mettre tous nos œufs dans le même panier de la technique triomphante, de l’innovation technique a tout prix ?
    Peut-être, nous occidentaux, avons-nous là une occasion d’être moins aveugles que dans le passé…

  9. Cela fait maintenant longtemps que je suis le blog de Paul Jorion (du temps où on le voyait en photo avec des lunettes de soleil 😉 !!!).
    J’ai même acheté pas mal de ses bouquins.
    Mais j’avoue que maintenant son « compagnonnage » avec le transhumanisme qui pour moi est une idéologie dangereuse me dépasse.
    J’arrête donc aujourd’hui de le suivre.
    Sans rancune.

    Alex

    1. Sed Lex, Alex.
      En bon français, c’est votre loi…

      D’un autre côté, c’est un abandon de poste. Désespériez-vous de ne pas devoir infléchir l’opinion de Paul sur ce sujet, alors qu’il est dangereux pour notre humanité ? Au moins, essayer.
      Je suis de votre avis, c’est pourquoi je reste.

      1. Satané accord. Du sexe partout, maudit français…
        C’est l’opinion qui est dangereuse et non Paul.

    2. C’est effectivement une idéologie dangeureuse, comme toutes les faussetés –> pour mettre tout au carré, faut équarrir, et là ça saigne en masse.

      Grandeur de Nietzsche : plutôt qu’une morale, « faire une guerre intelligente aux passions », « intelligente » -pour les dur d’oreille.

  10. Bonjour chers internautes,

    Il y a des choses à lire comme l’encyclique du pape Léon XIII,

    Rerum Novarum.

    Cette encyclique est à lire

    Bonne fin de journée

    1. Le pape Léon XIII aurait aujourd’hui 113 ans. Ce qu’il a écrit dans cette encyclique est bien la vérité de l’ordre mondial économique d’aujourd’hui.

      Il manque votre avis sur la franc maçonnerie.

      @ bientôt et au plaisir de vous lire

    2. J’ai lu rapidement la biographie de Léon13 et une analyse de l’encyclique, Wikipédia pour les 2.
      La direction est acceptable, mais c’est vieux, et daté avec des parti-pris contestables.
      Il est curieux de constater que les programmes socialistes-travaillistes ont presque (presque) satisfait les demandes de l’encyclique. La Sainte Trouille a été un facteur agissant… plus que les convictions religieuses. On ne saurait oublier, par exemple, la puissante impulsion de Bismarck sur la question sociale allemande dégagée des oripeaux des ratichons noirs, ou la lucidité du jeune Churchill sur la même question pour les Britt .
      Cependant, l’encyclique touche à nouveau à l’actualité sociale la plus immédiate. En ce sens, elle signe, ou elle est le témoin de la rétrogradation de la société actuelle. La seule différence est que le prolétariat a été laminé en nombre.
      Quand avons-nous bifurqué? ( Bifurquer, c ‘est pour faire bien. La vraie question est plutôt ‘Quand avons-nous déconné, et gravement?’). Rappel de l’encyclique : nous avons une responsabilité collective à cet égard, au moins en tant qu’électeurs.

      1. Bonjour Daniel,
        Je pense que l’étatisation des terres est injuste. Les paysans sovietiques n’etaient pas heureux. Ils donnaient presque tout à l’empire sovietique alors qu’ils travaillaient beaucoup. Il n’y avait pas d’indépendance. Il n’y avait pas de propriété privée puisque les terres appartenaient à l’empire soviétique. Pour moi c’est de l’exploitation humaine.
        Quant à la France la généralisation du chômage même si c’est rémunérée c’est aussi de l’exploitation humaine parce que c’est de l’assistanat.

        Bonne soirée

    3. Sinon, pour avoir de façon plus ciblée un avis catho ( Bernardins ) sur le transhumanisme , un bon petit bouquin de Dominique Folscheid , Anne Lécu et Brice de Malherbe ( les éditions du CERF , 12 euros ) : » le transhumanisme , c’est quoi ? »

      Dernières lignes dans la conclusion :

      « Enfin ,la leçon que nous donne une réflexion sur le transhumanisme est sans nul doute redevable à la grande tradition philosophique héritière d’Aristote et de Kant. La raison scientifique peut tendre à l’hégémonie, elle ne peut pas congédier la raison pratique sauf à se perdre. C’est la pratique des vertus, et elle seule , qui permet à l’homme d’être plus grand que lui même. »

      Mais je n’ai pas encore lu la moitié du bouquin . Commencé par la fin .

  11. @ Daniel,

    En France les frais de succession ou de donnation aux enfants sont hyper élevées pour des petits paysans. L’Etat s’en prend une bonne partie en plus values + le notaire qu’il faut payer. Les petits paysans servent les intérêts de l’Etat. La France n’est pas un pays de libertés pour les petits paysans.
    Et puis il y a le rôle affligeant de la commune qui sert toujours les intérêts des plus riches.

    1. @Daniel, pourquoi faut il payer une côte part à l’Etat lors d’une donation de biens aux enfants ?
      Savez vous Daniel si les autres pays ont la même attitude ?

    2. Ma très chère Bernadette, nous ne sommes pas sur la même longueur d’onde. Je ne méprise pas les questions de pognon, ni le pognon lui-même, mais ce n’est pas mon truc. On s’habitue très facilement à ne pas en avoir à satiété. Je refuse de croire que l’économie soit la base de la vie en société. Mais là, je m’égare vu que Paul traite la bourse comme un indicateur fiable.
      J’ai eu la chance de pouvoir travailler pour maintenir la famille le cou hors de l’eau. Cette chance est refusée à beaucoup de jeunes actuellement. Et si par bonheur, ils ont un emploi, il est très souvent sinon majoritairement précaire, et insuffisamment payé. L’heureux bénéficiaire est souvent considéré comme corvéable et, disons-le, méprisé et jeté comme un citron pressé. La nouveauté est que le diplôme post-bac ne garantit rien.
      Nous revenons ainsi à l’encyclique signalée. La question sociale est essentielle. Vraiment. Son auteur ou inspirateur, le Pape, a vu juste à l’époque, aidé par un bouillonnement d’idées généreuses. Nous vivons une régression telle qu’elle reprend sens. Triste paradoxe.

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